Profitant alors de cette faveur à vrai dire inespérée, je lui dis, à brûle-pourpoint et avec un élan juvénile :
· Monsieur, je crois comprendre qu’un grand tourment vous retient hors du monde… Que ce soit votre santé ou une autre cause, il y a toujours un remède à tout, ne serait-ce que celui de ne pas rester seul à porter un pesant fardeau… Si je puis vous en soulager de cette façon…
Je regrettai aussitôt d’avoir dévoilé ma curiosité avec tant de naïveté et je m’attendis à être promptement mis à la porte.
A mon grand étonnement, le comte de R… eut un terne mais indulgent sourire et me dévisagea pour peser ma sincérité ; puis, m’ayant sans doute jugé digne de sympathie, il me répondit avec une subtile amertume :
· Au rythme où vont les choses, ni vous ni personne ne pouvez rien pour moi… et, quoi que j’en éprouve en bien ou en mal, je suis un être condamné à user ses forces jusqu’à leur ultime lampe dans les plus brefs délais… Regardez la mèche de cette lampe… si je la sortais entièrement elle flamberait dix fois plus vite et s’éteindrait, calcinée après avoir rapidement brûlé tout son pétrole… N’est-ce pas ?…
Et il me raconta…
A suivre...
2 commentaires
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentairepfffff.....pis nous faut qu'on attende demain !
23 juillet 2009 à 08:40
Ben oui!
C'est le "cliff hanger"...
PP
23 juillet 2009 à 10:32