[Image]J'ay mille et mille fois baisé et rebaiséLe beau petit Connin de ma gente Maistresse,Je l'ay tant caressé de si douce caresse,Que mon feu violent s'est un peu apaisé.
Mais si je suis un jour de son jour devisé,Je brusle à petit feu ayant triste liesse;Car je pers maugré moi la feconde richesse,Ce doux flux qui d'Amour a son nom déguisé;
Je ne fay, je ne dy, je ne pense, et ne songeQu'en elle toute en moy, qui toute en moy se plonge,Sans elle les plaisirs deplaisent à mes yeux.
Sans elle je ne suis, je ne suis point sans elle,Je suis comme en extase en un goulfre orgueilleux,Il me faut dont pour estre, accompaigner ma belle.
Marc LAPHRISE de PAPILLON
1 commentaire
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J'ai pas les mots...
8 juin 2010 à 16:49