Nouvel Obs
cette semaine…
Les jeunes femmes qui ne veulent plus de
la pilule au motif que c’est chimique et qu’il y a des méthodes naturelles…..
Première réaction : Non mais !
Ca va pas ? On les connaît les méthodes naturelles et leur efficacité qui
nous a menées à nous battre pour la
méthode chimique certes, mais au moins efficace. Avoir tant lutté pour la
contraception d’abord, l’IVG ensuite… ces écervelées n’ont pas connu nos angoisses
à nous qui avons vécu le temps d’avant…
Et puis, à la réflexion… Les mœurs et les
mentalités ont tellement évolué en un demi-siècle, grâce à nos combats c’est
certain, mais nous vivons un temps où une grossesse hors couple – voyez, je ne
dis même plus hors mariage- n’est plus l’indignité absolue qui stigmatisait la
« fille-mère », la honte et la réprobation de toute une famille, un
enfant que parfois il fallait cacher, faire passer pour un petit frère ou une
petite sœur.
Les jeunes femmes d’aujourd’hui
s’assument, ont des professions alors au fond, pourquoi tant de
précautions ? Si la prise de température a ses failles, une femme peut
accepter d’élever seule un enfant si le géniteur est défaillant. Leurs mères
(nous autres) une fois le choc passé de se faire appeler Mémé , nous qui avons
oublié de vieillir, ne les jugeront pas , prendrons le relais les mercredi et
quand des obligations professionnelles l’exigeront.
Alors oui, deux générations plus tôt
c’était la honte ; désormais c’est tout au plus une contrariété et plus
souvent une joie. Et puis le géniteur n’est pas toujours défaillant.
Aussi effectivement, pourquoi se
médicamenter ? D’autant plus que si j’ai bien lu jusqu’au bout, il existe
des applis sur smartphones qui évitent les erreurs de calcul.
Le progrès passe souvent par des chemins
imprévus !
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