[Image]A partir du X° siècle, on voit près des cathédrales et des monastères, s’ouvrir
des écoles qui, au XI° et XII° deviennent des centres de haut enseignement. Des
maîtres réputés y dispensent le savoir. A Paris, au Quartier Latin, Pierre
Abélard est l’un des plus connus. Un des rares auteurs du Moyen-Age sur lequel
on dispose de sources précises. Sa notoriété n’allait pas sans lui valoir
rivalités et jalousies. Celle de Guillaume de Champeaux le chasse de
Notre-Dame. Il s’installe à Melun, puis sur la Montagne Sainte-Geneviève.
Pierre Abélard, homme d’un
grand charisme est un philosophe important. Au Moyen-Âge, les femmes n’étaient
pas exclues des Universités. L’une d’entre elles va s’éprendre de son maître.
Elle se nomme Héloïse. Abélard répond à son amour mais un évènement tragique va
transformer l’idylle en un mythe amoureux.
Héloïse attend un enfant. Pour ne pas briser la carrière de son amant
qui est clerc, elle accepte un mariage clandestin. Mais son oncle, le chanoine
Fulbert découvre l’affaire et divulgue le secret. Héloïse est battue et son
amant l’enlève pour la mettre à l’abri au monastère d’Argenteuil. Fulbert
poursuit Abélard, l’attire dans un guet- apens et le fait châtrer.
Humilié, ridiculisé, le malheureux se fait moine à Saint-Denis.
Héloïse prend le voile à l’abbaye du Paraclet. La renommée d’Abélard est telle
qu’il reprend bientôt son enseignement, mais il est rebelle ; il conteste
l’Eglise, ce qui lui vaut bon nombre de mésaventures.
Les amants en tout cas, ne se reverront jamais, ce qui nous vaut les
plus belles lettres de l’histoire amoureuse. Car ils continueront à
correspondre jusqu’à la mort d’Abélard en 1142 au couvent de Saint-Marcel.
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