On comprend mieux l'effarant taux de mortalité de l'époque.....de la terre sur un abcès, ça arrangeait très bien les septicémies, ça...:)))))
26 mai 2011 à 11:18
On croyait autrefois dans les campagnes, que les abcès n'étaient pas tous de même nature et partant, ils devaient être soignés de façon différente. Les saints étaient en général les praticiens désignés. Ainsi, il fallait distinguer l'abcès de Saint Eloi de celui de Saint Antoine ou de Saint Blaise ou de Saint Rémi etc..., afin de prier le saint compétent.
Mais comment reconnaître un abcès d'un autre?
Tout simplement en coupant en deux un ver de terre. Le procédé déplaisait fortement au petit animal et chaque tronçon se tortillait frénétiquement en guise de protestation. On plaçait alors l'un des deux tronçons sur l'abcès; sans le perdre de vue, on récitait les litanies des saints. Quand épuisé le demi-ver cessait de s'agiter, le saint qui venait d'être cité était le bon.
Il ne restait plus au malade - ou à défaut à l'un de ses proches- qu'à se rendre sur le lieu du culte du saint désigné où l'on trouvait généralement une fontaine. Avec l'eau de cette fontaine additionnée d'eau bénite, mélangée à de la terre prélevée sur le lieu consacré, on formait, sans cesser de prier, un cataplasme qui, posé sur la lésion ne manquait pas de la guérir.... ou bien alors.... c'est qu'on s'était trompé de saint!
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Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireOn comprend mieux l'effarant taux de mortalité de l'époque.....de la terre sur un abcès, ça arrangeait très bien les septicémies, ça...:)))))
26 mai 2011 à 11:18