Que de souvenirs cette petite chèvre ! Et surtout la voix de Fernandel qui la raconte si bien ! Non seulement on ne lui conteste pas son titre de conteur, mais on le range dans les classiques ! Bises !
4 septembre 2011 à 09:43
Septembre en sa tournure,De Mars fait la figure
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Alphonse DAUDET
Ni les Lettres de mon Moulin ni les Contes du Lundi ne font partie de ce qu’il est d’usage de nommer « contes merveilleux », puisqu’on n’y rencontre ni fées, ni sorcières, ni ogres, ni lutins ni aucun des êtres qui hantent les contes de fées. Ce sont plutôt des nouvelles ou des chroniques, telle l’émouvante Dernière Classe , qui relate un passage douloureux de notre histoire. Tel aussi le Moulin de Maître Cornille dont les ailes tournent aux vents de Provence, et el aussi ce joli poème en prose où le berger raconte Les Etoiles à la « demoiselle » pour une nuit égarée.
Mais voici que Daudet nous parle de légende avec celle de L’Homme à la Cervelled’Or qui pourtant relève de la fable ; un fable triste certes .et pour nous consoler nous pourrons rire avec celle de L’Elixir du Révérend Père Gaucher, qui déjà s’approche de la légende. Cette légende, qu’il va nous raconter dans Les Trois Messes Basses peuplée de fantômes. Et puis enfin, le conte et ses merveilles s’insinuent chez le délicieux Sous-Préfet aux Champs où parlent les fleurs et les oiseaux qui transformeront le fonctionnaire en poète.
Et enfin Blanquette la Petite Chèvre blanche qui elle aussi parle à monsieur Séguin va trottiner sur ses sabots vernis jusqu’au monde du Petit Chaperon Rouge où se tient en embuscade le Loup qui va la dévorer.
Alors, qui osera contester à Daudet sa place de « conteur » au rang de Perrault, des Grimm ou d’Andersen ?
-…Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête…..… Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c’était le soir….
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Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireQue de souvenirs cette petite chèvre ! Et surtout la voix de Fernandel qui la raconte si bien !
Non seulement on ne lui conteste pas son titre de conteur, mais on le range dans les classiques !
Bises !
4 septembre 2011 à 09:43