Un billet doux amer. On sourit, un peu, et le coeur se serre...
26 juillet 2014 à 08:22
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Souvenirs de fonds de tiroirs: le village-racine dans l'état où la Grande Guerre l'a laissé. En haut à droite, le pont-frontière qui marquait celle entre la France et l'Alsace-Lorraine.
Et puis quelque vers du grand-père qui, heureusement defuncta des suites justement de cette guerre avant d'avoir eu la confusion de réaliser qu'il n'était pas Paul Déroulède et encore moins Victor Hugo!
Ca s'intitule:
Au Pays Seillois: Mon Village Mon village était joli Dans son cadre de verdure;Les oiseaux, en gazouillis,Harmonisaient ses ramures.Brodant son riant coteau,Ses maisons, en grappes blanches,A son clocher à créneaux,Moulaient de superbes hanches. La Seille, en ses claires eaux,Roulait son image vive,Et ses bouquets de roseauxJasaient entre eux des deux rives.point ne semblait étrangerLe bord où les hirondellesFrancisaient l'air annexéL'espérance sur les ailes! L'Allemand a passé làEt ce n'est plus que ruines!Mais l'herbe repousseraEt renaîtront les chaumines.Lors, au ciel du renouveau,La Gloire, soleil qui dure,Va grandir tout le hameauDe l'éclat de sa blessure! Paul HUMBERT Pépère, pépère ( on ne dit pas papy chez nous!), c'est dur hein, de trouver la rime? On ne t'en veux pas, tu étais si jeune... à peine plus de trente ans...
2 commentaires
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireEt dire qu'il arrivait tout de même à en tirer un poème !
26 juillet 2014 à 07:15
Un billet doux amer. On sourit, un peu, et le coeur se serre...
26 juillet 2014 à 08:22