Je n'ai jamais eu de belles mains fines et longues, car courtes et potelées. Les ongles, peu souvent ornés, plus souvent courts et accompagnés d'envies... J'ai tant utilisé le clavier qu'elles sont balafrées, chacune, d'une couture pour réparer le fameux carpien... rien à voir avec le carpe diem... ;)
Idem... Je n'ai jamais pris soin de mes mains, ongles courts, pas toujours de gants pour jardiner... Quand même la première petite tache interpelle peut-être plus que le visage, car le visage on le regarde au quotidien, on s'habitue aux marques du temps. Moi j'arrive à un âge où il est inutile de lutter, je sais que le temps va gagner. ça permet de faire des économies sur les crèmes anti-rides et de les réinvestir en bons p'tits restaus ! C'est le sourire qui sauve l'ensemble ! J'adorais les mains de ma grand-mère, toutes fripées, tordues, et le bruit de ses bagues qui tournaient sur ses doigts amaigris... Bises !
Comme ce billet est beau et me touche ... C'est beau quand tu parles vrai ou plutôt de toi ... J'ai les mêmes tu sais, bon un peu plus jeunes sans doute mais je fais tout comme toi, et la bretonne de terre que je suis ne peut mettre de gants que ce soit pour le jardin le ménage la cuisine et je préfère vivre comme ça, mettre des crèmes nourrissantes car elles se dessèchent mais elles sont le vrai bout de moi ...
Je viens ajouter mes mains à la ronde de tes lectrices ... elles ont bien vécu elles aussi et ne cherchent pas à le cacher. En plus, depuis une fracture du poignet, elles ne sont plus du tout symétriques, ça m'embête plus mais c'est la vie. Joli billet Pomme !
22 février 2013 à 09:17
-"Passé quarante ans, disait Lulu ma grand-mère au parler rude, on n'a que la gueule qu'on mérite!"
Gonfler les lèvres, tirer les paupières et le menton, teindre les cheveux , blanchir ou remplacer les dents ne trompent personne. Au contraire, ils soulignent l'âge auquel ces rafistolages deviennent envisageables.
Il est deux témoins qu'on ne peut mettre en doute. Le premier, le décolleté... mais là encore, il n'est pas indispensable de l'exhiber; on peut porter un col roulé, nouer un foulard.
Restent les mains; les mains sont cruelles. Crèmes et onguents n'y font rien, à l'horloge du temps, elles marquent l'heure exacte et l'on ne peut vivre avec des gants.
[Image]Quand je regarde les miennes, j'en suis parfois effrayée; j'ai du mal à les reconnaître. Elles sont brunies, veinées, tachées, fripées. Le jardin en est en grande partie la cause. Ce sont des mains qui ont plongé dans la terre, qui se sont griffées aux épines, qui ont taillé, gratté, creusé, tiré, poussé. Ces mains ont travaillé; elles sont devenues laides, mais j'en suis fière quand même. Ce ne sont pas des "mains de paresseuse" aurait dit encore la précédente grand-mère.
Elles se sont abîmées pour faire, pour donner; elles ont lavé, épluché, cueilli, se sont brûlées parfois aux fourneaux. Elles ont cousu, tricoté et j'en vois le résultat quand une de mes amies frileuse s'enroule dans un plaid que j'ai crocheté; quand elles posent des tasses sur une nappe que ces mains qui portent encore la trace des aiguilles, ont quilté, puis offerte.
Ces mains ont trié, porté, circulé des livres; leurs ongles s'y sont cassés. Et ma foi, si ces mains devenues laides me ressemblent, il n'y a pas lieu d'en avoir honte.
P.
Soignez le balisier au Jardin et allez voir Morgane dans les contes
5 commentaires
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireDu coup j'ai regardé les miennes attentivement... elles ont vécu aussi et puis tant pis !!!
GROS BECS Pomme
21 février 2013 à 07:45
Je n'ai jamais eu de belles mains fines et longues, car courtes et potelées. Les ongles, peu souvent ornés, plus souvent courts et accompagnés d'envies... J'ai tant utilisé le clavier qu'elles sont balafrées, chacune, d'une couture pour réparer le fameux carpien... rien à voir avec le carpe diem... ;)
21 février 2013 à 10:03
Idem...
Je n'ai jamais pris soin de mes mains, ongles courts, pas toujours de gants pour jardiner...
Quand même la première petite tache interpelle peut-être plus que le visage, car le visage on le regarde au quotidien, on s'habitue aux marques du temps.
Moi j'arrive à un âge où il est inutile de lutter, je sais que le temps va gagner. ça permet de faire des économies sur les crèmes anti-rides et de les réinvestir en bons p'tits restaus !
C'est le sourire qui sauve l'ensemble !
J'adorais les mains de ma grand-mère, toutes fripées, tordues, et le bruit de ses bagues qui tournaient sur ses doigts amaigris...
Bises !
21 février 2013 à 15:32
Comme ce billet est beau et me touche ... C'est beau quand tu parles vrai ou plutôt de toi ... J'ai les mêmes tu sais, bon un peu plus jeunes sans doute mais je fais tout comme toi, et la bretonne de terre que je suis ne peut mettre de gants que ce soit pour le jardin le ménage la cuisine et je préfère vivre comme ça, mettre des crèmes nourrissantes car elles se dessèchent mais elles sont le vrai bout de moi ...
Tendresse aux mains
21 février 2013 à 19:32
Je viens ajouter mes mains à la ronde de tes lectrices ... elles ont bien vécu elles aussi et ne cherchent pas à le cacher. En plus, depuis une fracture du poignet, elles ne sont plus du tout symétriques, ça m'embête plus mais c'est la vie.
Joli billet Pomme !
22 février 2013 à 09:17