Ben, quand on n'en meurt pas.... on devient solide. J'y ai survêcu, parce que là, je n'ai rien inventé; le parcours de l'arpette qui risque de prendre ce qu'elle rapporte en pleine tronche si elle s'est gourée a été le mien et c'était ma mère et ma grand-mère qui m'envoyaient au casse-pipe. C'est une forme d'éducation... mais c'est aussi pour ça que je ne suis guère compatissante avec certains et certaines dont je pense qu'ils feraient mieux de se secouer au lieu de gémir ... PS, quid de ta chatte fugitive??? A ça je compatis... kisses P.))))
J'ai perdu ma Sido, Pomme, définitivement je pense, ça fera trois semaines jeudi, pour une bête qui passait ponctuellement la nuit sur mon lit, qui venait plusieurs fois par jour au ravitaillement et était opérée, c'est pas normal, et j'en ai le coeur écorché pour un sacré bout de temps de celle-là, crois moi ! Ma Sido.....
Mon chat s'est à plusieurs reprises fait la malle. Bien qu'habitant en ville, j'avais une grille qui permettait les allées et venues. Des uns et des autres, bien que les autres n'étaient pas tolérés. Au bout de quinze jours que je m'inquiétais vraiment sérieusement, une nuit, je l'ai senti sur mon lit, en train de faire ses griffes sur la couette, comme ils font avant de se coucher, (ils font comme ça aussi un peu quand ils tètent).
Je me réveille, et en fait, c'était un autre chat qui était là. Assez incroyable, parce que c'était une chambre qui se trouvait au sommet d'un triplex, et il lui en avait fallu du courage ou de l'audace pour monter jusque là. Clairement, je l'ai pris comme un message, Yogi (mon chat) qui avait surement fort à faire à ce moment-là, avait du me l'envoyer pour mon réconfort... en attendant qu'il revienne. Et il est revenu.
Une autre fois, il s'est barré 3 mois.
PS : Je vous parle d'un chat que je devait semer au moment de partir faire une course, il était collant comme un chien.
16 mars 2010 à 20:50
S’il pleut à la Saint-Benoît,Il pleuvra 37 jours plus 3. La mercière-
Entre la luxueuse avenue Montaigne et le prestigieux faubourg Saint-Honoré, tournent autour du rond point des Champs-Elysées de nombreuses petites rues que l’on parcourt en voiture, sans vraiment les considérer, avec l’obsession fébrile d’y trouver une place pour stationner.Il existait naguère dans ces rues méconnues, une foule de petits commerces et artisanats ignorés de ceux qui fréquentent les « grandes maisons », mais bien connus de ceux qui y travaillent.Ainsi, rue de Ponthieu, dans une échoppe tenant du couloir biscornu plus que du magasin, Madame Jules fumait sa pipe. Etait-ce son nom ou bien un sobriquet que lui avaient valu sa voix de rogomme et son inamovible bouffarde ? Peu importe. Madame Jules était mercière.Ses clients portaient les plus grands noms de la mode mais on ne les y voyait jamais. Leurs émissaires étaient des gamines nouvellement arrivées de province ou de banlieue, toutes imbues de ce grand nom qu’elles représentaient et qui les intimidait encore. Elles venaient là, envoyées au « réassort » par Mme Agnès, flouteuse chez Dior, Mr Jean, tailleur chez Saint-Laurent ou Mme Nicole, modiste chez Cardin. Avec à la main un échantillon d’étoffe, elles devaient dénicher le fil ou le grosgrain dont la couleur « collerait » exactement. La crainte de l’erreur, souvent paralysait leur choix. Le boyau qui servait d’échoppe à Mme Jules était mal éclairé et la rue de Ponthieu assez peu lumineuse quand on allait « voir au jour ». Les commentaires de la « première », voire de tout l’atelier pouvaient être cinglants en cas d’erreur. Trop d’erreurs accumulées risquaient de chasser la novice loin de ces paradis où elles rêvaient de passer les épingles lors de l’essayage d’une célébrité.Mais l’œil de Mme Jules derrière ses grosses lunettes et en dépit de la pénombre qui régnait dans son antre, était infaillible. Et si son conseil était peu amène – l’arpette se faisait souvent traiter de gourde ou d’empotée-, il était toujours judicieux.Au retour dans l’atelier, il était vain pour la gamine d’espérer des éloges ; elle n’avait fait que « son boulot ». On ne félicitait jamais une apprentie ; sa seule récompense était de se voir enfin confier un travail un peu délicat, avec l’angoisse recommencée d’être ou ne pas être à la hauteur du « nom » auquel elle consacrait ses journées. P.
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4 commentaires
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireTout un monde ! mais qui ne brillait guère par sa douceur, dis donc !
16 mars 2010 à 11:04
Ben, quand on n'en meurt pas.... on devient solide.
J'y ai survêcu, parce que là, je n'ai rien inventé; le parcours de l'arpette qui risque de prendre ce qu'elle rapporte en pleine tronche si elle s'est gourée a été le mien et c'était ma mère et ma grand-mère qui m'envoyaient au casse-pipe.
C'est une forme d'éducation... mais c'est aussi pour ça que je ne suis guère compatissante avec certains et certaines dont je pense qu'ils feraient mieux de se secouer au lieu de gémir ...
PS, quid de ta chatte fugitive???
A ça je compatis...
kisses
P.))))
16 mars 2010 à 11:17
J'ai perdu ma Sido, Pomme, définitivement je pense, ça fera trois semaines jeudi, pour une bête qui passait ponctuellement la nuit sur mon lit, qui venait plusieurs fois par jour au ravitaillement et était opérée, c'est pas normal, et j'en ai le coeur écorché pour un sacré bout de temps de celle-là, crois moi !
Ma Sido.....
16 mars 2010 à 17:48
Mon chat s'est à plusieurs reprises fait la malle.
Bien qu'habitant en ville, j'avais une grille qui permettait les allées et venues. Des uns et des autres, bien que les autres n'étaient pas tolérés.
Au bout de quinze jours que je m'inquiétais vraiment sérieusement, une nuit, je l'ai senti sur mon lit, en train de faire ses griffes sur la couette, comme ils font avant de se coucher, (ils font comme ça aussi un peu quand ils tètent).
Je me réveille, et en fait, c'était un autre chat qui était là.
Assez incroyable, parce que c'était une chambre qui se trouvait au sommet d'un triplex, et il lui en avait fallu du courage ou de l'audace pour monter jusque là.
Clairement, je l'ai pris comme un message, Yogi (mon chat) qui avait surement fort à faire à ce moment-là, avait du me l'envoyer pour mon réconfort... en attendant qu'il revienne.
Et il est revenu.
Une autre fois, il s'est barré 3 mois.
PS : Je vous parle d'un chat que je devait semer au moment de partir faire une course, il était collant comme un chien.
16 mars 2010 à 20:50