[Image]Olympe de Gouges, y est mentionnée comme la première féministe de France, mais ... et Christine de Pisan, alors???
Née en 1364 et restée veuve à 25 ans d’un mari très aimé, elle n’en hérita
qu’une situation financière fort embrouillée: on lui réclamait des sommes
qu’elle ne devait pas alors que par ailleurs, on refusait de lui verser ce qui
lui était dû.
Ruinée, seule au monde avec à charge trois enfants, deux frères, sa mère et
une cousine plus pauvre qu’elle, elle a fait face; au moyen de la seule chose
qu’elle savait faire et très bien: écrire. Elle a loué ses services aux grands
du monde d’alors dont elle a su se faire rémunérer.
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Poète, historienne, polémiste, chroniqueuse, elle a été aussi éditrice de
ses oeuvres.
Des oeuvres dont certaines et non des moindres sont adressées aux femmes de
son temps: Mutation, de Fortune, le Livre de la Cité des Dames entre autres.
Elle fut ainsi la Benoite Groult de son temps.
En pleine Guerre de Cent Ans, elle n’a pas hésité à adresser des
remontrances à Isabeau de Bavière et en un temps où commençaient les chasses aux
sorcières, elle a eu le front de se dresser face à l’Université de Paris en
défendant la cause des femmes malmenées dans la seconde partie du Roman de la
Rose; son adversaire dans le débat était Pierre Cauchon de redoutable
mémoire.
Oubliée, pratiquement absente des manuels d’histoire et de littérature
(sauf pour quelques poèmes), elle n’en est pas moins une grande féministe.
Régine Pernoud lui a consacré un livre et pour ma part, j’en raconte un peu
plus long que dans ce post, sur rvcontes.blogspot.com à la
rubrique pages sous le titre le Dît de Christine.
1 commentaire
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireMerci pour ce billet Alma.
9 janvier 2013 à 10:22