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Voir la cathédrale en flammes et la flèche embrasée s’écrouler c’est
une catastrophe qui bouleverse, qui sidère et pourtant … plus le malheur est
grand moins il faut s’y complaire…
Dans la pensée des indiens Navajo, tout mal, toute maladie, toute
douleur, toute destruction est une rupture de l’ « hozro »,
l’harmonie universelle à laquelle nous participons, dans laquelle nous
baignons, qui nous fait vivre. Et quand cette harmonie est détruite,
endommagée, il est urgent de la rétablir. Plus urgent que de trouver et punir
qui est coupable de cette rupture.
Devant ce symbole de notre culture pas seulement chrétienne puisque la
figure de la Vierge Marie est ce que nous avons fait des anciennes divinités
représentant la terre nourricière. Le voile bleu et les épis de blé sont aussi
les attributs de Déméter. Ne serait-ce pas cette Terre que nous maltraitons
tant que nous avons vu brûler hier au soir ? Incendie qui frappe comme un avertissement ?
Un avertissement indulgent puisqu’ il n’y a eu aucun mort et un seul blessé
chez ceux qui se sont portés à son secours… indulgent car la cathédrale n’est
pas détruite et elle pourra être réparée.
Elle sera réparée et aussi l’harmonie car on voit que nos responsables
loin de chercher un coupable ne parlent que des moyens de restaurer Notre-Dame.
On voit alors se profiler des chantiers, des emplois, des artisans, des
artistes, tous unis pour travailler en beauté. L’argent des plus modestes viendra grossir le fleuve
de celui offert spontanément par les très riches.
Puisse cet incendie réchauffer les cœurs que notre civilisation pousse
à l’indifférence aux autres. Alors on comprendra pourquoi il est bon de prier
Notre-Dame.
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