Quelle belle surprise pour toi et pour nous de nous le présenter aujourd'hui !!!
15 mars 2015 à 10:54
Un poète ignoré que je viens de découvrir: mon grand-père. Il est mort en 1924, juste rentré de la guerre, qu'il n'avait pas aimée. Il n'avait pas 35 ans.
Je lis que ce poème a été récupéré d'un manuscrit détruit dans l'incendie de Brin-sur-Seille, son village natal. Le manuscrit s'intitulait "Javelles et Brindilles".
[Image]
-Au Pays de la Seille
Les Faucheurs
Le chaud soleil de juin a flétri les prairies.
Les boeufs, en sommeillant, hument l'odeur des foins,
Car le parfum des prés, au fond des métairies,
Pénètre avec la brise, embaumant tous les coins.
Avant l'aube levés, le coeur joyeux, alertes,
Par bande les faucheurs s'en vont à leur travail.
Ils coupent l'herbe mûre en longues lignes vertes
Où le métal des faux a l'éclat de l'émail.
Je suis, dans leur labeur, ces rudes faucheurs d'herbes
Dont la faulx brille comme un tranchant nonpareil,
Car ils semblent des dieux, - ces paysans superbes -,
Qui coupent, dans les foins, des tranches de soleil!
(Juin 1914)Paul HUMBERT
2 commentaires
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireje découvre avec grand plaisir... La Seille est une rivière que je fréquente à l'occasion de mes séjours mosellan
14 mars 2015 à 18:30
Quelle belle surprise pour toi et pour nous de nous le présenter aujourd'hui !!!
15 mars 2015 à 10:54