tag:blogger.com,1999:blog-95242312009-06-10T11:57:22.760+02:00Ma vie de patateLes palpitantes aventures d'un tuberculeChristophemonsieurcre@gmail.comBlogger2125tag:blogger.com,1999:blog-9524231.post-33541200912792805252009-04-07T00:01:00.001+02:002009-04-07T13:59:39.447+02:00Sortie du bassin un quart d'heure avant la fermeture<p align="center"><img height="333" alt="Last exit" src="http://farm4.static.flickr.com/3605/3309484903_914a0f10f3.jpg" width="500" /><br /></p><p align="center">Pour connaître nos nouveaux horaires d'ouverture :<br /></p><p align="center"><span style="font-size:130%;"><strong>monsieurcre</strong>[at]<strong>gmail</strong>[point]<strong>com</strong></span></p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9524231-3354120091279280525?l=maviedepatate.blogspot.com'/></div>Christophemonsieurcre@gmail.com0tag:blogger.com,1999:blog-9524231.post-1161553047825587502006-10-24T00:55:00.002+02:002009-06-10T11:46:31.161+02:00Le syndrome de la page blanche<span style="color: rgb(255, 255, 255);"><br />Toujours fourbu, mal foutu, la sinusite s'est mise de la partie cette fois-ci, il y avait bien trois ans que je n'avais pas mouché comme ça, mais un mois sans piscine me semble fatal. Je suis en train de pourrir de l'intérieur. Un cadavre ambulant, rongé par les microbes, une carcasse encore bronzée mais jour après jour de plus en plus creuse. A moins que je meure en avalant de travers un cachet de Vitamine C comme l'autre jour, m'apprendra à tousser tout le temps, m'apprendra à ne pas acheter de cachets effervescents. De toutes façons, c'est dégueulasse la vitamine C, et les cures ne marchent jamais. <br />"Salut, j'adore ton profil<br />- Merci<br />- Je suis en vacances chez des amis dans le centre, et j'utilise leur profil, mais tu peux voir mes photos ici."<br />Plan foireux, fake, et cette petite voix que je n'écoute pas et qui me dit qu'on joue franchement pas dans la même catégorie. Mais le gars à l'air réglo, me laisse un vrai numéro de téléphone, me chauffe à blanc, m'avoue que sa bite c'est de la bombe à retardement. Ne connait pas Bordeaux, ce qui m'oblige à aller le chercher. Il est plus bronzé que moi, se déclare satisfait de la marchandise, je le ramène chez moi. Et après deux trois échanges labiaux et un escamotage de T-shirts, prend un air dégoûté et me fait "Non mais finalement ça le fera pas." <span style="font-style:italic;">Heaven knows I was miserable then, but so what ? </span>J'aurais du faire quoi, à part lui éclater sa jolie petite gueule bronzée de gravure de mode habitué à <span style="font-style:italic;">le crème de le crème</span> ? Sexe homéopathétique (deux fois dans la même soirée j'abuse un peu quand même, mais je savais que je réussirai à le replacer), <span style="font-style:italic;">what's the point ? A glimpse of love, a glimpse of normality ? </span>Une normalité que je refuse telle que mes collègues sociopathes me la foutent dans la gueule chaque jour, <span style="font-style:italic;">happy in your job, happy in your family, happy with your children, or unhappy, whatever,</span> l'important finalement n'est pas d'y être heureux ou non, l'important est d'avoir conscience que tu n'existes que pour ton boulot ta famille tes gosses. Quitte à regarder "Sexy or not" sur la TNT une fois les enfants couchés, parce qu'il n'y a rien sur les autres chaines.<br />Oui, j'ai de temps en temps un aperçu d'une normalité à laquelle j'aspire, mais je n'arrive pas à me détacher de ce sentiment que je suis dans une oasis et qu'il faudra à un moment regagner le désert pour une nouvelle longue traversée. <br /><span style="font-style:italic;">We're nothing<br />And nothing will help us</span><br />Bizarrement les larmes montent ce midi en entendant ce morceau. Arrête, c'est vraiment trop débile de chialer seul comme un con dans ta bagnole, juste au dessus de l'autoroute, c'est probablement les vapeurs pourrissantes acides de la sinusite qui s'attaquent à tes orbites. <br />Le héros est prisonnier d'une vie normale, grise, froide, métallique, ce cube du son implacable et indestructible monté par Brian Eno au son des guitares de Robert Fripp et Carlos Alomar. Porté par son choeur antique, il se débat, crit, hurle, pour exister au moins un jour, quitte à en mourir.<br />Moi, je ne suis héros de rien ni de personne. Ou alors mon choeur est en pleine pause café cigarettes. Enfoiré de choeur antique.<br /></span><br /><p align="center"><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://cre33.free.fr/dewplayer/dewplayer.swf?son=http://cre33.free.fr/dewplayer/heroes.cre" height="20" width="200"> <param name="movie" value="http://cre33.free.fr/dewplayer/dewplayer.swf?son=http://cre33.free.fr/dewplayer/heroes.cre"> </object><br /><span style="font-style: italic;font-size:85%;" >David Bowie - "Heroes"</span></p><br /><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1838/697/400/image2971.0.png" border="0" alt="Eno, Fripp & Bowie - Berlin, 1977" /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9524231-116155304782558750?l=maviedepatate.blogspot.com'/></div>Christophemonsieurcre@gmail.com32