tag:blogger.com,1999:blog-86196800963040660362009-07-04T15:02:50.185+02:00Silence la queue du chat balanceD'Est en Ouest et autres projections : notes éphémères et lapidaires ...Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.comBlogger206125tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-7989342323560813032009-04-18T17:57:00.002+02:002009-04-18T18:08:44.271+02:00Vanité<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/Sen7A8ueoaI/AAAAAAAAA0I/8hn2k5dw2kk/s1600-h/vanité.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326064028061966754" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/Sen7A8ueoaI/AAAAAAAAA0I/8hn2k5dw2kk/s200/vanit%C3%A9.JPG" border="0" /></a><br /><div>Moi ce qu'en dis, c'est pas pire que ce que disent les autres. ça vaut pas plus que ça le coup de se prendre la tête. Bon, faudrait encore avoir de quoi se la prendre, la tête. C'est vrai que dans la mienne, y'a pas grand-chose. Une tête de mort avec une tête de drôle autour. C'est comme ça que disait ma grand-mère. Vanité des vanités. J'ai pas trop compris. Mais, en gros, ça veut dire qu'on ne sait pas pour combien de temps on reste là. Que s'y faut demain j'suis raide. Pas besoin d'être très malin pour le comprendre ça. J'ai vérifié sur les oiseaux que je chope à la glue parfois. Crac t'es mort. C'est pas plus dur que ça. Alors, quand je dis que c'est normal qu'elle soit morte la gosse d'à côté, j'dis pas pire que les autres. Je vois pas pourquoi tout le monde me fait des gobilles comme si je disais un truc d'énorme. Qu'est ce que ça change son âge et tout. Et même qu'elle soit morte comme ça, clac. Comme les oiseaux. Le résultat c'est le même. Et c'est comme ça. Normal. J'dis juste ça...</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-798934232356081303?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-44503619702092064652009-04-15T22:50:00.002+02:002009-04-15T23:10:44.603+02:00Tout le monde ment.<a href="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SeZNHX4u0PI/AAAAAAAAA0A/PE7N6qAA1as/s1600-h/1196945143.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325028398478577906" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SeZNHX4u0PI/AAAAAAAAA0A/PE7N6qAA1as/s200/1196945143.jpg" border="0" /></a>Les mains dans les poches comme d'un qui rentrerait chez lui. Tranquillement. Peut-être au coucher du soleil. Peut-être un soir de printemps à se vêtir encore comme en hiver. Un homme de dos. C'est peut-être un qui renonce. Qui remonte vers la nuit. Ou bien, simplement, chaque jour c'est ici qu'il revient, sur les bords du lac : compter les canards. C'est peut-être le lever du jour. Face à la montagne, le soleil finira par réchauffer ses épaules. Un homme de dos, c'est peut-être un qui chemine. Face à lui, sur le chemin, va le rejoindre une femme. Ou bien un chien... C'est peut-être elle, sous l'arbre gris, les yeux pleins d'eau à s'imbiber du lac. Ils sont là où hier d'autres passaient. Seuls, le lac et la montagne, des siècles à voir rêver des Lamartine, glisser des barques, et pêcher des humains accrochés aux pontons. L'hiver, le lac se fige. Comme sur l'image l'homme de dos. Comme dans les mots l'homme qui renonce, à la nuit tombée, et qui ferme sa porte.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-4450361970209206465?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-78837370429829370892009-03-08T18:30:00.002+02:002009-03-08T18:43:44.871+02:00Après tout...<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SbP1kJUb08I/AAAAAAAAAz4/QHO_r6EGqO8/s1600-h/15mans-nuit-weekend-magazine-267782.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310858386925671362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 132px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SbP1kJUb08I/AAAAAAAAAz4/QHO_r6EGqO8/s200/15mans-nuit-weekend-magazine-267782.jpg" border="0" /></a><br /><div>Et pourquoi pas là ? Les gens n'y semblent pas pires qu'ailleurs et les murs pas si sombres. Parfois, il y a même du soleil par dessus les toits et encore quelques mimosas géants dont les feuilles mordues par le gel de l'hiver tendent à la fenêtre leurs folioles noircis... Quelques rues où se perdre encore quelques jours, comme autrefois à Sainté ou à Lyon, ou bien encore sur les berges de Maine. Ensuite, peu à peu se repérer aux abords de l'Huisne ou bien de la Sarthe, au passage sous "le tunnel" que je nomme "trémie", à tort ; aux noms de quartiers, Pontlieue, Ribay, Chasse-Royale ... </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-7883737042982937089?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-7076604796641873362009-02-21T21:53:00.003+02:002009-02-21T22:00:17.202+02:00Girojonquiairelles<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SaBdArmMdoI/AAAAAAAAAzg/z-c4uvwP58c/s1600-h/normal_champs-jonquilles.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305342627326752386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SaBdArmMdoI/AAAAAAAAAzg/z-c4uvwP58c/s200/normal_champs-jonquilles.jpg" border="0" /></a><br /><div>Girolles jonquilles airelles. Sachant que les airelles sont des myrtilles, les jonquilles des narcisses et les girolles des chanterelles. Voilà. Ainsi ma vie se résume à ce tour de passe-passe des mots collés aux images tronquées. Faux-sens, faux-frères. Pourtant, le goût du sucre et la fleur d'oranger dans le prononcé... L'un serait un père, un oncle, un regret ; l'autre serait mon frère, mon double, mon jumeau ; et le troisième l'amant secret. Que chacun se reconnaisse.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-707660479664187336?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-79450381029344072012008-12-29T12:14:00.002+02:002008-12-29T12:26:47.246+02:00Trois francs six sous<a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SVilswG1-tI/AAAAAAAAAx0/uNFgUPoIwAI/s1600-h/Sans+titre.bmp"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285156350965709522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SVilswG1-tI/AAAAAAAAAx0/uNFgUPoIwAI/s200/Sans+titre.bmp" border="0" /></a><br /><div>J'ai laissé <a href="http://maviepoireau.blogspot.com/">là-bas </a>quelques notes de voyage à trois francs six sous, des trucs légers qui n'engagent à rien ou si peu.</div><br /><div>Je t'ai laissé comme ça, comme un départ à trois francs six sous, un truc de bien peu d'importance, comme simplement à demain ou bien à tout à l'heure...</div><br /><div>En suspens dans le ciel noir, la main qui s'attarde pourtant, oiseau lien, fil invisible. Retenir encore quelque chose de vivant.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-7945038102934407201?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-78426674424104557812008-12-13T19:36:00.002+02:002008-12-13T19:40:00.253+02:00L'indubitable instant<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SUPzXjtJ4oI/AAAAAAAAAxs/RNNBKQAr0ME/s1600-h/TigreBorgesWeb.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279330774255526530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 141px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SUPzXjtJ4oI/AAAAAAAAAxs/RNNBKQAr0ME/s200/TigreBorgesWeb.jpg" border="0" /></a><br /><div>Nous chercherons un troisième tigre. Celui-ci</div><br /><div>Sera comme les précédents une forme</div><br /><div>De mon rêve, une suite de mots</div><br /><div>Humains et non le tigre vertébré</div><br /><div>Qui, au-delà des mythologies,</div><br /><div>Foule le sol. Je le sais. </div><br /><div>Mais quelque chose</div><br /><div>Me contraint à cette aventure infinie,</div><br /><div>Insensée et ancienne, et je continue</div><br /><div>A chercher tout le temps que dure le soir</div><br /><div>L’autre tigre, celui qui n’est pas dans le poème.</div><br /><div></div><br /><div>J.L.Borges, «L’autre tigre»</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-7842667442410455781?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-4810001909391711322008-12-12T12:04:00.003+02:002008-12-12T19:16:39.282+02:00Mi riccordo.<a href="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SUI3YDQHmWI/AAAAAAAAAxk/mHpMwlUGHRA/s1600-h/1003241go1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278842599560943970" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 238px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SUI3YDQHmWI/AAAAAAAAAxk/mHpMwlUGHRA/s320/1003241go1.jpg" border="0" /></a> Saint Genest Malifaux ...<br /><div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-481000190939171132?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-25443185758160060502008-12-10T14:14:00.002+02:002008-12-10T14:17:31.379+02:00relie la terre au ciel...<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/ST-y0jypO9I/AAAAAAAAAxc/xv0YW-ZK-4Y/s1600-h/viaduc_millau.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278133904332110802" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/ST-y0jypO9I/AAAAAAAAAxc/xv0YW-ZK-4Y/s320/viaduc_millau.jpg" border="0" /></a><br /><div>Des mots filins haubannent mes pensées <a href="http://maviepoireau.blogspot.com/">...</a></div><br /><div></div><br /><div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-2544318575816006050?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-63378482928886739322008-12-01T18:04:00.003+02:002008-12-01T18:21:16.554+02:00Le silence de la merLà. On se retrouve là. Sur le fil, immobile. Eternellement là. Impossible goutte de givre. Statut de sel. Sans droit d'option. Que seul le vent décide de babord ou de tribord. <a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/STQNHcSjIAI/AAAAAAAAAxU/RBhk-yxEZ9c/s1600-h/Partagedeseaux.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274855485061931010" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/STQNHcSjIAI/AAAAAAAAAxU/RBhk-yxEZ9c/s320/Partagedeseaux.jpg" border="0" /></a><br /><div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-6337848292888673932?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-5328630544469384662008-11-24T12:35:00.000+02:002008-11-24T22:05:35.896+02:00mon Dieu malheur ma vie poireau.<br /><br /><br /><a href="http://maviepoireau.blogspot.com/">Maviepoireau</a><br /><br /><br /><br />.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-532863054446938466?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com10tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-44786729203702112652008-11-18T19:19:00.002+02:002008-11-18T19:24:24.873+02:00Pô l'emploi.<a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SSL51MraJWI/AAAAAAAAAxM/sc38zsBCN3k/s1600-h/titeuf2.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270049206308578658" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SSL51MraJWI/AAAAAAAAAxM/sc38zsBCN3k/s200/titeuf2.JPG" border="0" /></a><br /><div>Fusion : acculturation. Faire et défaire c'est toujours travailler, merci mémé. Ensuite, après la phase tabula rasa c'est : assimilation, marginalisation, séparation, intégration. Au grand loto, que chacun joue sa mise. Avec les moyens qui lui restent.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-4478672920370211265?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com8tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-10221520382571643102008-11-03T22:48:00.009+02:002008-11-04T14:42:39.825+02:00Seulement les eaux...<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SQ9kB99RXXI/AAAAAAAAAlI/ZdkQjf6YtdU/s1600-h/topelement.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264536474393599346" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SQ9kB99RXXI/AAAAAAAAAlI/ZdkQjf6YtdU/s200/topelement.jpg" border="0" /></a> J’ai pris la route. J’ai fais ce qu’il fallait pour tirer ma carcasse de là :<br /><br />fermer les yeux. Tes rues sombres et tes odeurs de métal rouillé enfermées dans la boite à colère. (Le fer rouillé ça sent le sang ; le sang et l’amer)<br />Boite à n’ouvrir que sous peu de prétexte.<br />Fermer les portes. Laisser derrière les artères vides (exsangues, les artères vides).<br />Jeter les clés. Ferrailler. Croiser les fers. Monter des barreaux d’acier rougi.<br /><br />... Seulement les eaux.<br />Les eaux passent par-dessus tout.<br />Les eaux ruissellent, ravinent, dévastent.<br /><br />(Ça sent le métal, les eaux, parfois)<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-1022152038257164310?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-78800626926681341092008-11-01T20:30:00.006+02:002008-11-01T23:11:21.359+02:00Pardon.<a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SQygmtAG3CI/AAAAAAAAAlA/mCVbzxJ1IPo/s1600-h/103_lac.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263758651264785442" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SQygmtAG3CI/AAAAAAAAAlA/mCVbzxJ1IPo/s200/103_lac.jpg" border="0" /></a>Puisque tu veux mon pardon, tu l’as. Maintenant,tu l’emportes et tu te tires avec ! Ça ne change rien, le pardon. Ça n’enlève pas la douleur.<br />Mon pardon, je te le donne.<br />Tu verras vite que c’est pas la clé, pas la réponse à tes remords, pas la vie qui repars comme avant.<br />Voilà : je te l’accorde, ce pardon que tu viens quémander à ma porte.<br />Je sais juste que t'en feras rien.<br />Que c’est pas la fondation, pas même le début d’un oubli, pas même … c’est rien.<br />T’auras sans cesse au fond des yeux les eaux du lac où elle se noie, comme un voile de brume, un filet sombre entre toi et la vie. La barque à l’abandon et les matins gris d’avant la neige, les vagues sur les eaux : toujours.<br />Mon pardon ne te sert à rien.<br />Pas de bouée, pas de rewind, pas de retour arrière, pas de case départ. <div><br />J’emporte ma solitude, je te laisse le pardon.<br />Le pardon, c’est juste une ânerie de plus. Un truc qu’on </div><div>dit quand on sait pas.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-7880062692668134109?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-26048695221966473422008-10-22T12:54:00.007+02:002008-10-22T21:47:30.741+02:00Chardons<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SP8HLz2xXLI/AAAAAAAAAk4/idUCnHb0zdU/s1600-h/IMG_5691.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259930789271919794" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SP8HLz2xXLI/AAAAAAAAAk4/idUCnHb0zdU/s200/IMG_5691.JPG" border="0" /></a>Je suis désolée. Vraiment désolée. Pourtant, je reste là, en silence, je n’ose qu’à peine lever vers toi mes yeux. Tellement désolée.<br />C’est déchirant, l’automne venu, de laisser les pages se tourner, de regarder tomber, feuille morte, un pan de sa vie. Un gros morceau. Tu ne sais plus trop combien de temps passé ici. Au juste, tu ne veux pas compter...<br />Un jour, pourtant, comme pour les autres, les lambdas, les voisins, ceux qui, sur la chaîne, vissent ou boulonnent, ceux qui, dans les couloirs, poussent les balais, ceux qui pointent, ceux qui triment ; comme pour eux tous, un jour, la porte claque. Elle claque trop tôt. Toujours.<br />Je suis tellement désolée aujourd’hui de devoir te dire adieu. On aurait pu avoir plaisir à travailler ensemble, si… Si tu étais plus jeune encore, si les temps n’étaient pas ce qu’ils sont devenus, si les fusions, si les acquisitions, si les changements, les nouvelles têtes, les nouveaux staffs… Et puis, demain qui sait, c'est peut-être mon tour...<br /><br />Alors, je ne dis rien : je te regarde partir et je suis juste désolée…<br /><br />J’en ai vu tant et tant des hommes de dos. Des ateliers se fermer. Des portes claquer. Des machines rouiller. Des fours s'éteindre. Des vitres tomber des chassis à force d’abandon. Des toits s’affaisser sur les ateliers noirs. Pousser les chardons dans les cours des usines. Passer les chats furtifs au long des couloirs vides. Vieillir nos hommes aux mains vides, aux bras ballants…<br />J’ai jamais rien pu faire.<br />Seulement pleurer…<br />C’est con.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-2604869522196647342?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-48006235017650612242008-10-20T09:41:00.002+02:002008-10-20T11:53:30.594+02:00Alphabet<img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259138370312630578" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SPw2e9MccTI/AAAAAAAAAkg/yxbFNwt_xuQ/s200/p.jpg" border="0" />Au début, c’est facile et léger, ça s’enroule, ça s’envole !<br />Bouder. Assis, buté, contre les genoux jointures serrées.<br />Coulisses. Claques. Claquer puis filer. S’éclipser.<br />Défiler. Se défiler. Ne plus chercher de rime en « f »<br />Neutre. Sur le banc, transparent.<br />Un coup de fouet. Un éclair. Une étoile filante. Disparue.<br />Jérémiades et des plaintes. Geindre. Sur ton épaule pleurer.<br />Silence. Hôpital silence. Ce qui plane sent le souffre. Ou le sapin.<br />T’as pas idée ? Il rit, s’éloigne toujours. Point lumineux (sur la lune).<br />Joutes. Sur le gite renversé. Oubliés les vieux bassins. Ville morte.<br />Abécédaire képi koala l’impertinent.<br />J’ai deux ailes pas de quoi m’envoler pour autant. Des plumes cependant. Et des enclumes.<br />Matrice bien sûr ou bien marâtre. Aime les doubles-sens, les contre-sens et les renversements.<br />Noël bonhomme et Nicolas aux épices. Chapeau pointu et nananère !<br />Tête à Toto. Nul et non avenu. Refoulé. Sans cesse à la surface remonté.<br />Ego. Pétaudière.<br />Fait rire les enfants. (ne sert plus à rien quand les enfants sont grands)<br />Parapluie. Grise mine pour repli. Gris souris. Cathédrale de Paris.<br />Serpents des allitérations sublimes sourires aussi, repères.<br />Tu parles !<br />Lu, berlue (je sais c’est pas malin juste enfantin)<br />Volets. Persiennes mi-clos, ombres et lumière, moiteur des siestes d’été.<br />Aime à l’envers<br />Aime en secret<br />Thierry la fronde, Belle et Sébastien, le Patou, le chalet dans la montagne…<br />Z ? et bien, Zorro ! Facile.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-4800623501765061224?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-58465531854349934202008-10-15T11:24:00.007+02:002008-10-15T19:00:02.577+02:00Le bleu des hortensias<a href="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SPW3By9tniI/AAAAAAAAAkQ/dTAArco9zNM/s1600-h/le-bleu-des-hortensias.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257309381513289250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SPW3By9tniI/AAAAAAAAAkQ/dTAArco9zNM/s200/le-bleu-des-hortensias.jpg" border="0" /></a>Tu prends un pinceau et un tube de PANTONE 18-3943 Blue Iris, c'est ce bleu, exactement. Alors, sur la feuille épaisse, c’est le bleu qui te guide. C’est ta main qui, seule, trace une mer, un océan, d’une goutte, un bonheur.<br /><br />L'hiver, parfois, là-haut, le ciel est bleu, de ce bleu, exactement.<br /><br />Tu tires et étires la note sur le fil. Un bourdon. Un son très bleu, exactement. Dans l'azur, c’est le fil qui te tient, qui s’étire, coule, et s’épand, liquide : Bleu pétrole.<br /><br />Alors, le ciel est bleu, de ce bleu, exactement.<br /><br />Il y a ce sang d’encre qui coule dans tes veines. De ce bleu, exactement. Le bleu des hortensias. Alors, comme d’une marée, les mots surgissent et s’emplissent et cavalent en cheval au galop. Sur le clavier tes mains trahissent parfois. Accrochent, agrippent, dérapent, intercalent. C’est qu’elles sont moins agiles que les mots.<br /><br />Que le bleu des mots.<br /><br />Que ce bleu exactement.<br /><br />Jusqu’à l’étale les mots, bleus, exactement.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-5846553185434993420?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-65436993897319559672008-10-12T12:02:00.009+02:002008-10-13T13:38:53.915+02:00Pensée magique<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SPHLl3df3dI/AAAAAAAAAkI/QSoGcIIwDEk/s1600-h/pierre-et-gilles2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256206091521351122" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SPHLl3df3dI/AAAAAAAAAkI/QSoGcIIwDEk/s200/pierre-et-gilles2.jpg" border="0" /></a>J’ai posé les bougeoirs en symétrie. Bien alignés, chacun à son bout d’enfilade. J’ai tendu sur le mur trop blanc une toile trop rouge.<br />J’ai rangé côte à côte sur les étagères de la bibliothèque de bois blond les livres par éditeurs. Puis par ordre alphabétique d’auteur. D'abord le nom, puis le prénom.<br />J’ai serré par dégradé de couleurs les petits animaux en verre de Murano sur les rayonnages, devant la lignée des éditions de l’Olivier. Ça donne un air un de bêtes sauvages sur un fond de forêt noire. J’ai collé face à face, sur deux murs opposés, à la même hauteur, deux biches désuètes au petit point de croix. Leurs grands yeux bleus se font écho. Sur la longue étagère grise de la cuisine, qui semble au mur flotter, j’ai disposé à chaque extrémité un petit pichet à lait en barbotine. A droite, j’ai mis celui au décor de pivoine, à gauche, les violettes.<br />J’ai à peine entendu les rires des enfants dans la rue, ni démarrer sans cesse les voitures au feu d’en bas. Pourtant, le soleil a tapé toute la journée comme pour un long dimanche d’été. Aux fenêtres ouvertes, mes rideaux blancs (les mêmes à l’est répondent à ceux de l’ouest : je vis dans un grand appartement traversant), les rideaux blancs claquent comme des voiles. J’ai fini de passer le chiffon à poussière. J’ai brulé dans une coupelle de verre quelques bâtons d’encens. J’ai fini par m’asseoir.<br />Tu n’es pas revenu.<br />L’eau qui coule de mes yeux s’échappe malgré moi.<br />Comme la nuit tombera bientôt, je ferme les fenêtres.<br />Je sors une assiette et un verre. Des couverts.<br />J'allume la radio.<br />J’ai mis sur le grand lit une couette de lin grège. A droite et à gauche, deux grands oreillers de plume. C’est plus pratique, pour lire au lit, deux oreillers…<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-6543699389731955967?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-19877479499625772432008-10-08T13:37:00.011+02:002008-10-08T19:30:40.438+02:00Le monsieur des Assedic.<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOybyildGJI/AAAAAAAAAkA/nTrUFkILqSI/s1600-h/je-t-aime02.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254746157814192274" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOybyildGJI/AAAAAAAAAkA/nTrUFkILqSI/s200/je-t-aime02.jpg" border="0" /></a> Ce matin, ses enfants sont venus récupérer la voiture abandonnée sur le parking devant l'Assedic.<br />Il n’a pas survécu, l’inconnu aux photocopies. Arrêt cardiaque un matin d’octobre qu'il reproduisait de désormais inutiles documents sur le papier floqué du « A » de l’assurance chômage.<br />Fin de l’histoire dans l’espace d’attente d’une institution dont il n’aurait même jamais du connaître le nom.<br />Dont il ne pouvait, pas même, prononcer le nom.<br />Car il était biélorusse, le monsieur de la salle d’attente, celui que nous avons vu tomber comme une arbre mort, un matin d’octobre, au pied du photocopieur de l’assurance chômage.<br />C’est du côté de Minsk, qu'il était né, l'homme de l'Assedic, dans un pays que l'on n’appelait pas alors Belarus ...<br /><br />Ce matin, ses enfants sont venus chercher sa voiture stationnée là, sur le parking.<br />Et puis, sont repartis.<br />Un petit tour et puis s'en va.<br /><br />La pluie a cessé ce midi, le soleil, de retour, a un de ces avant-goûts de promesse ; une odeur de pomme surette ; la légèreté des jours fragiles ou nul somnambule ne tombera d’un fil tendu entre deux rêves. C'est certain.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-1987747949962577243?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-5555070214554678672008-10-06T19:05:00.002+02:002008-10-06T19:09:37.927+02:00Poule ou coq<a href="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOpFp7LsoiI/AAAAAAAAAj4/HftJ57lEm_U/s1600-h/poule.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254088501844812322" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOpFp7LsoiI/AAAAAAAAAj4/HftJ57lEm_U/s200/poule.jpg" border="0" /></a><br /><div>Peau à peau, je me défais, maille à maille détricote.<br />Poule ou coq, graminées.<br />Le poids du temps, celui des corps qui se défont.<br />Brin de ficelle, tour Eiffel.<br />Les doigts qui souffrent syndrome carpien.<br />A la marelle de la terre jusqu’au ciel, caillou, genou<br />J’ai plus confiance j'm sens pas belle (quand tu ris, tu ris de quoi ?)<br />Osselets rouges, osselets d’argent<br /><br /><br />Restent les rêves, les nuits très longues, restent les mots, les livres épais.<br /><br />La nuit qui tombe.<br /><br />Le je.<br /><br />Tu.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-555507021455467867?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com7tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-85083713104484327882008-10-04T12:18:00.004+02:002008-10-04T20:12:43.154+02:00I lunghi capelli della morte<a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOdDPo0rsQI/AAAAAAAAAjw/02jXPEZstkM/s1600-h/sorciere.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253241426286457090" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SOdDPo0rsQI/AAAAAAAAAjw/02jXPEZstkM/s200/sorciere.jpg" border="0" /></a> Amarcord : je me souviens. Je suis partie ce matin de Lucca comme le soleil, boule rouge à l’horizon suspendue, prenait son jour de garde.<br />Sorcière : j’abandonne les miens.<br />Je roule et je roule dans la clarté venue de l’est. Vers Rimini, je roule.<br />Sorcière! Dans mon dos ce soir hurle le bûcher. La vindicte. Pleurent les enfants. Se griffent les femmes, ragent les hommes : sorcière.<br />Seulement, je me souviens. Le malheur nait du souvenir. Je me souviens d’un long long long collier de bitume, des liens qui se dénouent, des murs de verre de nos maisons prisons, des plaintes de nos chansons, des rêves que nous rêvions à haute voix parfois…<br />La nuit, je rêve que tu m’aimes.<br />Ça me réveille en creux, en vide, en négatif photo, en moulage de plâtre. Des empreintes.<br />Le jour je marche encore.<br />A défi, à remords, pendule entre-deux, entre deux-mers, entre-deux terres, j’oscille, vacille, somnambule funambule la nuit, le jour en automate, à ressort, à déclics.<br />Décliquer les déclics déglingués.<br />Un matin je me souviens alors je quitte Lucca et je roule.<br />Sorcière.<br />Sur la plage à Rimini, tu m’attends.<br />En chemin, je croise des lignées de bitume et les animaux qui les bordent. Biches d’autoroutes, goélands de décharges publiques à grands cris sur les cieux.<br />Finalement je roule encore. Ils ont allumé le feu, là-bas. Le feu qui brule les sorcières. Autour, ils dansent. Autour ils crient. Autour, ils pleurent.<br />A la nuit, j’ai les pieds nus dans le sable gris humide et froid. Sur la plage dansent les flammes d’un autre feu. Un feu follet. Une illusoire flambée qui ne dure qu’une nuit.<br />Cette nuit sur la plage, je rêve que tu m’aimes. Encore. Les longs cheveux de la mort sont gris. Ils poussent sans cesse. Les crabes grignotent les restes. Le sable crisse.<br />La bobine lâche.<br />Dans son perchoir, le projectionniste s’endort…<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-8508371310448432788?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-36000883892539129482008-09-28T15:28:00.006+02:002008-09-28T20:05:01.192+02:00Poussoir<a href="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SN-HUQLNqTI/AAAAAAAAAjM/0Ng-VS0173I/s1600-h/pot+a+lait.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251064472546421042" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SN-HUQLNqTI/AAAAAAAAAjM/0Ng-VS0173I/s200/pot+a+lait.jpg" border="0" /></a> Il y a, bloqué sous l’index, le « clac » bien net du petit poussoir métallique de l’interrupteur de faïence blanche. L’interrupteur arrondi, rebondi, comme un sourire qui dépasse des murs.<br />« clac » fait la lumière.<br />« clic » l’ombre à nouveau.<br />« clic » « clac » les jeux d’enfants ; ombre et lumière suffit de pousser de l’index la petite boule argentée qui dépasse. Et re-clac !<br />Sur la table éclairée de blafard par le plafonnier de ferraille dentelée, fils électriques torsadés, dehors jaune orangé, intérieur blanc, chiures de mouche en pointillés noirs ; sur la table, donc, traîne encore le pot à lait en forme de vache souvenir de Montreux .<br />La lumière de l’ampoule oscille et vacille, effleure là-bas le bord du buffet de formica ou trônent les napperons de dentelle. Le petit chalet météo d’où sortent l’homme en parapluie pour les jours gris, la dame coloré pour les jours ensoleillés, et puis, le chat qui change de couleur selon la température et qui finit un jour bloqué sur violet. Définitivement temps d’orage. Violet sombre.<br /><br />« clac » dernière pression sur le bouton poussoir.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-3600088389253912948?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-22757021060212390002008-09-23T21:37:00.006+02:002008-09-28T15:36:40.942+02:00Mémoires croisées<a href="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SNlLeYGO8qI/AAAAAAAAAjE/tN_vUTv4YqM/s1600-h/anneau_buren_1_800.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249309825913778850" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SNlLeYGO8qI/AAAAAAAAAjE/tN_vUTv4YqM/s200/anneau_buren_1_800.jpg" border="0" /></a> <a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SNlFnbXQ1pI/AAAAAAAAAiU/K9TyBSrkp2U/s1600-h/22173-nantes-magazine-249557.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249303384339568274" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 11px; CURSOR: hand; HEIGHT: 1px" height="1" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SNlFnbXQ1pI/AAAAAAAAAiU/K9TyBSrkp2U/s200/22173-nantes-magazine-249557.jpg" width="200" border="0" /></a>C’est à Nantes, quai des Antilles, Camille, et ça fait lien. Dans la perspective des anneaux sur la Loire. Des anneaux de mémoire. Et Bordeaux se fait silence, sais-tu ? Bordeaux sur les quais glisse des miroirs d’eau ou pataugent les enfants. Au temps du commerce triangulaire pourtant, sur les quais de l’une comme sur les quais de l’autre, les entrepôts noircissent. Des cris et des fers. De la chair humaine pas plus ni moins que de la chair animale.<br />Sur les collines ou les berges, les longs des quais, Loire ou Garonne, dorment les belles maisons d’antan. Les volets clos. Les eaux passent.<br /><br />C’est à Nantes, quai des Antilles, Nathalie, et ça fait lien. Dans la perspective des bâtiments industriels sur le Rhône, Lyon confluence, berges de Saône, secoue ses vieilles pierres. Au fil de l’eau, s’agitent les voiles des temps modernes. C’est "lounge" ou bien encore "conceptuel". Des lieux Uniques. Au temps des péniches chargées, pourtant, les poudres blanches des aspirines du Rhône, les anthracites menaçant remontés des fonds tout près, les cris des sirènes.<br />Sur la colline face aux berges, le long des quais, Saône, Rhône, Loire ou Garonne, dorment les maisons d’antan. Les volets clos. Les eaux passent .<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-2275702106021239000?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-56012703146478336212008-09-16T08:09:00.002+02:002008-09-16T08:12:08.431+02:00Palimpseste.<a href="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SM9N7DZzNtI/AAAAAAAAAiM/7l-NZQmWNgQ/s1600-h/maine.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246497767831058130" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SM9N7DZzNtI/AAAAAAAAAiM/7l-NZQmWNgQ/s200/maine.jpg" border="0" /></a><br /><div>Aujourd’hui, 16 septembre est le premier jour du printemps. J’ouvre les vitres de la voiture dans les ralentissements de la circulation en bord de Maine pour que le soleil entre. Après ces journées de brumes, de froid, de pluie, de fausses tempêtes, le temps va vers l’été.<br /><br />Palimpseste. Comme l’oubli entre les lignes de notre mémoire laisse parfois surgir des accidents de pensée. De faux souvenirs peut-être.<br /><br />Palimpseste. Comme les sables des bancs sur le fleuve recouvrent d’autres courants.<br /><br />Palimpseste. Ce texte par-dessus les autres. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-5601270314647833621?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-91940436558893734012008-09-12T18:42:00.002+02:002008-09-13T12:15:50.274+02:00Rivets.<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SMqcSYcoTuI/AAAAAAAAAiE/ybnOn-rtNOE/s1600-h/pierre+et+gilles.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245176555640475362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SMqcSYcoTuI/AAAAAAAAAiE/ybnOn-rtNOE/s200/pierre+et+gilles.jpg" border="0" /></a> Dis-moi si t’as perdu ta langue ou bien si c’est le chat ?<br /><br />T’as faim encore. T’entends sans cesse la voix qui te dit de manger ta main. De garder l’autre pour demain. Alors tu chemines ventre creux. Ventre en creux. Parce que c’est ainsi qu’on arrondi les angles. Sinon on se cogne dedans sans cesse.<br /><br />On n’aurait fait que fuir. On aurait dit « pouce », hors jeux, hors rêve et garder la ligne droite. Marin d’eau douce. Pieds au rivage. Vissé là. Rivé. Joli pompon, note-le-bien...<br /><br />On pourrait encore faire semblant parfois. Jouer à se faire peur. Prendre le large pour quelques heures. A quelques encablures de l’océan l’otarie remontée dans la Maine. Par erreur. Peut-être pas si mal en eau douce en fin de compte. Ou bien trop loin des océans pour songer à faire demi-tour. Va savoir : blanc manteau…<br /><br />Tu parles. Les creux se remplissent à coup d’images. Des images d’Epinal. Du kitsch à la Koons, des guirlandes lumineuses et des photos de Pierre et Gilles. Ça donne au dehors l’impression d’être au-delà. Faire le malin.<br /><br />J’entre en silence dans un bouquin très lourd et très long. Un livre de train qui chemine comme on parle. Sans points ni suspension. Zone ça s’appelle comme bergère ô tour Eiffel. Ensuite je mélange tout. Le ciel par-dessus les toits et la lune comme point sur un « i ».<br /><br />Il ne me reste pas grand-chose. Des mots, des expressions, des « je me souviens » comme des strates accumulées. Il me reste surtout ce que je ne dis pas. Ce que je tais. Ce que je n’ose dire.<br />As-tu déjà pensé à tout ce que tu lirais de sombre dans la tête de ton voisin ? Et dans la mienne, de tête ? A tout les crimes. A toutes les larmes. A toutes les hontes. Les humiliations. Les peurs surtout. Alors au final la peur partagée comme chape de plomb. Immobile et pesante.<br /><br />Je suis là, en eau douce. Je suppose qu’il y a trop longtemps que j’ai perdu le goût du reste.<br />Ma langue, je l’ai donnée au chat.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-9194043655889373401?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-8619680096304066036.post-27943129640361610912008-08-22T11:11:00.003+02:002008-08-22T16:51:43.219+02:00Gloria Gloriette… (comptine pour les petits enfants)<a href="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SK6DTad4HOI/AAAAAAAAAh8/cWp1pXyz36g/s1600-h/gloriette.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5237267786223852770" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ph9Kb_oWsCg/SK6DTad4HOI/AAAAAAAAAh8/cWp1pXyz36g/s200/gloriette.JPG" border="0" /></a> Gloriette. Gloria gloriette comme petite gloire. Sur la Loire en promontoire. Mes pieds seuls sur le chemin de halage. En cette fin d’été, les bancs de sable grignotent peu à peu les eaux, séparent le fleuve en de multiples bras, élargissent la plaine. Fin août, la pauvre gloriette ne veille plus que sur de longs bancs de sable ocre. Les plates sur le flan échouées attendent vainement une marée d’eau douce. Les eaux restent basses. La vie ensablée. Comme ralentie. Comme un temps où se poser encore en espérant ailleurs. Autrement. Les heures ou les gloriettes retentissent des rires des enfants ou bien celles où les eaux, réunies de nouveau, ne forment plus qu’un seul long fleuve clair qui file loin, où le regard ne porte.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8619680096304066036-2794312964036161091?l=outreterre.blogspot.com'/></div>Elvirehttp://www.blogger.com/profile/14847208223353194754noreply@blogger.com6