<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536</id><updated>2010-01-03T22:27:38.642-08:00</updated><title type='text'>RECORD REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>41</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-4716976885922726218</id><published>2010-01-01T04:07:00.000-08:00</published><updated>2010-01-01T04:23:54.214-08:00</updated><title type='text'>#35</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Salut,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux types de comique : le comique de répétition et le comique de répétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fêterai mes 30 ans cette année, Sade sort un nouvel album le 8 février (après 10 ans d'attente), tout comme Vanessa Carlton (et peut-être Interpol, avec un peu de chance). 2010 s'annonce donc correctement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de conneries à rajouter dans cet édito, tout est plus ou moins déjà écrit dans ce qui suit. J'expose ma bêtise au grand jour et j'aime ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continue à m'envoyer tes disques là :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis viens nous voir à l'Emile Vache, on redémarre sur les chapeaux de roux (aka la casquette de Nicole Kidman) avec quelques belles affiches au printemps (les ex-Nine Days Wonder, Ruby Throat, les nouveaux groupes respectifs de Rick Frohberg et Richard Adams, Bleubird, The Cesarians, The Skull Defekts et quelques autres surprises).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est belle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ADMIRALS ARMS&lt;/span&gt; Stories Are Told CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa lettre, le mec m’appelle « trou du cul pervers ». C’est « trou du cul prétentieux », mon ami. En même temps, on ne peut pas demander à un musicien de maîtriser son instrument sur le bout de doigts et de savoir lire ou parler anglais couramment. Ah, je suis d’humeur taquine. J’avais peur d’écouter une énième bouse émo métallique lookée trucker et barbe de trois jours (c’est quoi ce look de merde, franchement ? Je préférais quand les types se la jouaient androgynes, y’a plus de grâce à laisser son côté féminin s’exprimer que de jouer les ploucs américains, surtout quand tu viens d’Aubervilliers), mais non. Bon, en même temps j’ai jamais vu leurs gueules, si ça se trouve eux aussi ressemblent à KID ROCK. En tout cas, musicalement, on a plus à faire à un clone réussi d’ADAMANTIUM et SHAI HULUD première époque qu’à EVERY TIME I TRY (cherche pas la faute). Me suis pas fait chier une seule seconde, ça m’a rappelé de bon souvenir, c’est vachement bien mis en place et arrangé, l’exécution est parfaite, la hargne et le chaos sont là. Bon, c’est aussi très lisse, ça manque clairement d’un truc dangereux et bruitiste (un son plus brut, plus de plans speeds et de silences). J’espère que les gaziers (aux prénoms anglais auxquels on ne croit pas une seconde) sauront entendre mon appel et mettront un peu de sperme et de sang dans leur whisky. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/admiralsarms"&gt;www.myspace.com/admiralsarms&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT / L’ACEPHALE&lt;/span&gt; Split 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième volet de l’installation murale 7inchienne du GOAT. Il nous balance un morceau triste de toute beauté aux arpèges et progressions mélodiques rappelant aussi bien EARTH que les SWANS. Le son est d’une clarté incroyable. Le chant est sublime, plein de relief et de variété. J’adore. Son morceau le plus accessible à ce jour. Face ACEPHALE, une expérimentation black/noise assez violente. Les starts/stops décontenancent, le passage tribal à la SEPULTURA tient du génie pur, le chant donne envie de vomir. Georges Bataille dans l’œil du zyklon. (213/At War With False Noise/Carbonized Celles/Cold Void Emanations/New Scream Industry…) &lt;a href="http://www.213records.com"&gt;www.213records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLACKLISTED&lt;/span&gt; No One Deserves To Be Here More Than Me LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No one deserves to be here more than them. ONLY LIVING WITNESS not dead. FAVORI. (Deathwish) &lt;a href="http://www.deathwishinc.com"&gt;www.deathwishinc.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLACKTHREAD&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, je suis déçu, je m’attendais à un truc hardcore la crasse la haine la hype. C’est le nom, me suis fait niquer par mon cerveau. Encore une fois. Pierre (basse et teen pop dans ONE SECOND RIOT) s’adonne au drone, à l’ambient et aux textures sonores lointaines dans ce projet solo. Le premier morceau donne le ton : glacial. Ca se réchauffe par la suite, mais ça se perd aussi en conjectures. Je m’emmerde un peu, à dire vrai. Jusqu’à Dancing With Dave. Là, je comprends où le bonhomme veut en venir avec ses idées. Tout devient clair dans ma tête. Malheureusement, cet instant de grâce ne dure que 2.25 minutes. Pierre retombe dans la psychose. Je dis pas, je pense qu’il se démerde très bien là-dedans. C’est juste que ça ne me touche pas le moins du monde. Et j’en suis franchement désolé. Par contre, le jour où il monte un cover band de Stacie Orrico, je signe tout de suite. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/mynameisblackthread"&gt;www.myspace.com/mynameisblackthread&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;[BLEU]&lt;/span&gt; Sincère Autopsie De la Finesse CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fichtre, sacrebleu, bordel de chiasse, le début me fait penser au générique de Baywatch ! Je veux pas dire que c’est là le meilleur passage du disque, j’ai pas de raison d’être méchant. Quoique, la façon dont le groupe est présenté dans la bio pète un peu trop plus haut que son cul, je trouve. A sa lecture, tu crois avoir en face de toi les nouveaux KRAFTWERK alors qu’en fait tu te retrouves juste avec un honnête groupe de post-rock aux influences certes larges (musique classique, new age, métal, pop et d’autres genres dont je suis vierge de toute connaissance, très probablement), mais depuis quand quantité rime-t-elle avec qualité, ai-je envie de dire. Dans le genre, je crois qu’on n’a pas fait mieux en France depuis FILIA MOTSA. Tu risques d’ailleurs d’entendre souvent parler du duo nancéen dans les prochains mois à venir… Bref, cette Sincère Autopsie De la Finesse (et un doigt dans le cul) est agréable à l’écoute mais ne marquera certainement pas mon esprit embrumé par un trop plein d’alcool single malté. (DIY) &lt;a href="http://www.bleubleubleubleu.com"&gt;www.bleubleubleubleu.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BURNING HEADS&lt;/span&gt; Spread The Fire CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être honnête (c’est important l’honnêteté, surtout dans le journalisme, kikoo), je n’avais pas écouté un disque des BURNING HEADS en entier depuis Super Modern World. Quelques bribes des albums suivants, juste histoire de dire. Jamais convaincantes, et jamais convaincu. Je reste attaché aux trois premiers efforts (le S/t, découvert grâce à M40 et au concert de NOIR DESIR à Amnéville ; le Dive, sublime épitaphe ; Super Modern World, chef d’œuvre intemporel). Je dois donc avouer que l’écoute de ce dixième album (putain) est pas désagréable du tout. Certes, ça ne me marquera jamais comme leur version du Making Plans For Nigel de XTC, Learning To Crawl, Easy ou Out Of Time. Mais quand même, je peux plus dire que les BURNING c’est plus ce que c’était. C’est toujours pareil, sauf que j’ai pris quinze ans entre temps. Ptet même bien que j’irai les voir à Tucquegnieux en avril pour le festival de la Chaise Musicale. (Opposite) &lt;a href="http://www.oppositeprod.com"&gt;www.oppositeprod.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JULIAN CASABLANCAS&lt;/span&gt; Phrazes For The Young LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à en dire si ce n’est que ce premier album solo du chanteur maximo des STROKES enterre les tentatives similaires de ses collègues (Albert, Fabio) tout en permettant de patienter agréablement avant la sortie d’un quatrième hypothétique album du groupe prévu pour 2010 (ptet 2011 ou 2012, sait-on jamais… dans le doute, soyons optimiste). Sinon, le gazier remercie Drew Barrymore dans son insert. Rien que pour ça, cet album devrait être élu disque de l’année partout. Plus sérieusement, j’attends le jour où la petite rouquine enregistrera un disque. Ce jour-là, on pourra enfin parler musique, toi et moi. (Sony) &lt;a href="http://www.juliancasablancas.com"&gt;www.juliancasablancas.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CAT PARTY&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros morceau. On se souvient d’eux pour le joli split partagé avec les non-moins exceptionnels CUT CITY. Sur ce premier album, le trio balaie tous les espoirs placés en eux d’un revers de main et te dit, en te regardant dans le blanc des yeux : « Je suis capable de faire bien mieux que ça ». Ok, je te crois. Les influences sont évidentes, elles crèvent les tympans de leur superbe (WARSAW sur Further Into Ordinary, les WIPERS avec Tars &amp; Feathers, JOSEF K et BAUHAUS partout ailleurs). T’es conquis à la première écoute. L’équilibre entre tous les ingrédients qui font le bonheur des amateurs de cette anachronique musique (mélancolie, rigor rythmis, politisation littéraire, mélodies imparables) est respecté. Comment je kiffe sa mère. FAVORI. (Flat Black) &lt;a href="http://www.myspace.com/birdsofpreymusic"&gt;www.myspace.com/birdsofpreymusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE CHINESE STARS&lt;/span&gt; Heaven On Speed Dial LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième album. Les types se font de plus en plus rares depuis leur Listen To Your Left Brain raté. Normal, y’a moyen d’avoir honte d’avoir sorti un album pareil. Ce Heaven On Speed Dial fait d’autant plus plaisir à écouter. Les ex-ARAB ON RADAR (nous vous regretterons à tout jamais) ont l’air d’avoir appris de leurs erreurs. La noise urgente se retrouve ainsi de nouveau admirablement mélangée à la dance de zombies qu’on leur connaissait. Comme sur A Rare Sensation mais en plus sensuel, plus Voodoo Rythmien peut-être. Body tirerait même vers le tube rock à la RYE COALITION s’il n’était pas parasité par un refrain absurde. Quant à Slow Children, on dirait des montagnes russes à guitares. Le reste est à l’avenant, rock’n’roll as fuck, limite bluesy parfois (Bicycle). Un bon disque à écouter pendant les fêtes, quoi. (Anchor Brain) &lt;a href="http://www.thechinesestars.com"&gt;www.thechinesestars.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEATH VALLEY CLUB&lt;/span&gt; Flowers CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jolie présentation qui donne envie d’écouter ce qu’il y a à l’intérieur. Le contenu est étrange. Le premier morceau dans la folk fantômatique, le second dans le drone spectaculaire, le troisième dans le psychédélisme hardcore moderne et le suivant rappelle l’ANANDA de 5. Complètement ouf, pas totalement maîtrisé mais définitivement intéressant et original. Feeling cowboy, driving violent hardcore quelque chose dans le genre. BOTCH est une influence, EYEHATEGOD une autre. En fait, à partir du quatrième morceau les choses sérieuses démarrent. Etrange comme approche. Les passages chantés sont dignes du grand Etienne (Daho, pas Mougeotte). C’est cool. Je suis pas entièrement calotté (c’est pas APPOLLONIA, quoi) mais y’a un bon potentiel. Faut voir ce que ces petits jeunes vont donner avec deux/trois ans de route dans la gueule. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/deathvalleyclub"&gt;www.myspace.com/deathvalleyclub&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE DECLINING WINTER&lt;/span&gt; Haunt The Upper Hallways 7’+CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau projet de Richard Adams, l’homme derrière HOOD, THE DECLINING WINTER explore des territoires beaucoup plus ambient et éthérés que sa précédente incarnation musicale. L’objet est de toute beauté. Le 7’ contient trois nouveaux morceaux à tomber par terre. Un CD l’accompagne, reprenant ces titres ainsi qu’un remix de CARTA et des versions nouvelles de chansons de l’album précédent (Goodbye Minnesota). Je ne suis généralement pas ultra client de ce genre de zik mais là ça prend vraiment aux tripes, du fait de la digestion subtile des influences du bonhomme (le jazz rencontre l’électronica, la folk et le post-rock en un ballet sublime). Hâte de voir ce que ça donne en live avec la smala Sleepsound, Paul, Rich et toute la bande. (Home Assembly) &lt;a href="http://www.homeassemblymusic.com"&gt;www.homeassemblymusic.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DE HOJE HAELE&lt;/span&gt; Different Recordings CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme son nom l’indique. Me suis pris une bonne baffe au Soap Box Club y’a un mois quand je les ai vu avec MOR et FLEURS. Du punk son clair en trio qui envoie du tube au kilomètre, tranquillement, sans se presser. Les morceaux se retiennent au bout d’une écoute. Les riffs sont beaux, l’exécution est parfaite (le bassiste n’a pas écouté les STROKES mais c’est tout comme, puis le batteur est un métronome). Que dire de plus ? Encore un excellent groupe danois avec Simon Pegg à la guitare et au chant. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/dehjehle"&gt;www.myspace.com/dehjehle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEUX Z’ELLES&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme son nom l’indique. Deux meufs qui ont du talent et ne se privent  pas pour le faire entendre pendant ces cinq morceaux. Leur musique n’a rien à voir avec la chanson, la folk, la pop ou le swing mais est bien un mélange de tous ces styles, et bien plus encore. Ca me fait vraiment penser à une version féminine de ce que peut proposer Piero Moioli (ex-SKAFERLATINES et P’TIT JEZU, pour situer), notamment sur Le Fétichiste. De plus, les filles manient le verbe avec agilité, ce qui est plutôt agréable. J’aime beaucoup la voix de Laura, subtilement voilée. J’ai du mal à résister à ça. Puis le swing de nouch’ma et l’impression d’avoir dans les oreilles une version French Pop de ce que fait France Cartigny m’est plus que sympathique. Putain, j’écris comme un vieux. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/deuxzelles"&gt;www.myspace.com/deuxzelles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DRUNKDRIVER / MATTIN&lt;/span&gt; List Of Profound Insecurities Split LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc cool avec les disques de noise, c’est que tu t’en branles de les écouter en 33 ou en 45. Le résultat reste le même : inaudible. Ici, le plaisantin derrière BILLY BAO (de la noise basque surestimée et surexposée) s’amuse à trafiquer les larsens de mes copains DRUNKDRIVER (auteurs d’un très violent Born/Pregnant encore dans toutes les mémoires, ou du moins ce qu’il en reste). Ca fait donc Brrrrr Prrrrr Arrrrrggggg Blip Blip Crrrrrr Frrrrrr Touka Touka Touka Touka Brrrrrrrr Prrrrrr Ooooaaaaarrrrrggggfffg :kjb=kjn=lknvfl=sjn=lgnb=fglkbns=hfbd,MK,fKf,hLKhKLn,g,DQFnQDlknbdqgjn=n=fgln=fgxlngl=ngkl=ngl=knfgx= et puis ça s’arrête. Tu remets le disque dans sa pochette, tu le ranges dans son étagère pour ne plus jamais le ressortir ensuite. (Badmaster) &lt;a href="http://www.badmasterrecords.com"&gt;www.badmasterrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ED MUDSHI&lt;/span&gt; Hors Format 10’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le duo sudiste joue la musique que j’aime à écouter quand je lis des vieux Kill What. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/edmushi"&gt;www.myspace.com/edmushi&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EXTRAPHANTOM / MUE&lt;/span&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, je ne sais pas qui est qui sur ce disque. A en juger par le piano et les notes sur la pochette, je dirais que MUE ouvre les hostilités. Sympa mais j’ai pas envie de me taper le cul par terre. On dirait la chanteuse de LAMB qui jammerait avec Tom Waits s’il était resté bloqué sur un épisode de Mike Hammer, ce qui ne veut strictement rien dire mais qui donne quand même une idée du résultat. Haha merde je viens de voir qu’il y avait des numéros de chansons, du coup mon début de chronique n’a plus de raison d’être. Est-ce que j’efface ? Je peux vraiment être bête, parfois. Y’a écrit « buzz assuré » sur le sticker promo pour parler d’EXTRAPHANTOM. « Buzz » comme le bruit énervant qui donne mal au crâne au bout de cinq minutes ? Oui, c’est ça. Je suis vraiment pas fan de cette nouvelle mouture d’Ideal Résidence Mobil. Ptet la faute à un son extrêmement froid (qui se prête aux solis en folie du second morceau, certes) et à une exécution sans urgence. C’est con, les types ne manquent pas d’idées. C’est peut-être l’interprétation qui pêche. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/idealresidencemobilquintet"&gt;www.myspace.com/idealresidencemobilquintet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE FEELING OF LOVE&lt;/span&gt; Suck/Soul/Porn 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sitôt acheté, sitôt écouté, sitôt chroniqué. Ceux qui ont besoin de trente-cinq passages pour analyser un riff sont des freaks. Des malades des nerfs. Des ratés. Des râteaux. Trois nouveaux titres ultra bruitistes et barrés, comme si Guillaume s’était coincé la bite dans son capodastre et avait ressenti le besoin de retranscrire cette douleur en musique. The Way To Suck met déjà sur la voie : le rock est brutal mais catchy. Les gimmicks de guitare y sont grandioses. Soul Track, en revanche, c’est du BOTCH croisé à du BOB LOG 3. Ultra violent. Le disque se termine sur un I Hate Porn (reprise de FREE KITTEN) absurde, tellement à l’opposé de la déflagration précédente. Bel artwork et sublime gravure en face B. A Metz, on se fout pas de votre gueule. (HBSP-2X) &lt;a href="http://www.myspace.com/thefeelingoflove"&gt;www.myspace.com/thefeelingoflove&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE FRUIT BATS&lt;/span&gt; The Ruminant Band LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu aimes le classic rock, CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL, la country urbaine, Neil Young, THE SHINS et Sub Pop, y’a aucune raison pour que tu ne tombes pas amoureux sur le champ de ce nouvel album des FRUIT BATS. FAVORI. (Sub Pop) &lt;a href="http://www.myspace.com/fruitbats"&gt;www.myspace.com/fruitbats&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GREEN VAUGHAN&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dommage, j’ai pas de serviette sous la main. Je l’aurais fait tourner, sinon. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/greenvaughan"&gt;www.myspace.com/greenvaughan&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HERDS&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du hardcore comme je l’aime. Varié, violent, heavy et sale. Entre Clevocore et NEGATIVE APPROACH, avec cette touche moderne et chaotique à la SEX/VID tirant à certains moments sur le IRON LUNG des familles. Bel artwork sérigraphié. J’aime beaucoup les textes, la façon dont ceux-ci sont écrits. Courts, composés de mots qui en disent longs sans en faire trop, assénés avec juste ce qu’il faut de haine pour t’en faire saisir toute l’horrible signification (comme celui de The Floods, par exemple). Le batteur envoie du lourd (prends toi ce breakn pleine gueule, pour rire). Y’a de l’ex-CHARLES BRONSON, THREATENER, GET RAD et SEVEN DAYS OF SAMSARA dans l’affaire. Je dis ça juste histoire d’affoler le buzzomètre punk. C’est vrai, ce serait con de passer à côté de ce très bon disque. (Fashionable Idiots) &lt;a href="http://www.fashionableidiots.com"&gt;www.fashionableidiots.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;H.I.M.&lt;/span&gt; Mmmmm CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que le Dog ne me présente ce groupe comme son ultime favori qu’il emportera jusque dans sa tombe, je pensais qu’HIM n’était rien d’autre qu’un vulgaire groupe de gothpop scandinave auteur d’un tube effarant de niaiserie et puis s’en va (du moins en France, car en Allemagne ils font toujours un carton, à ce que j’ai cru comprendre). Tout faux, j’ai confondu. Le HIM qui nous intéresse est le joujou de Doug Scharin, batteur en chef de JUNE OF 44 (mythique), CODEINE (mythique) et MICE PARADE (moins mythique), qui s’amuse comme un petit fou avec ses amis japonais. Donc, ce murmure de plaisir est le premier album que j’écoute. On m’a dit que c’était du jazz, je dis ok. Je fais pas le malin avec les mecs qui s’y connaissent. Je ne leur tiens pas tête. Perso, ça me fait penser à de la (bonne) world music. C’est percussif, mélodique, dépaysant et riche d’idées nouvelles à mes frêles oreilles. Je ne suis pas aussi emballé que mon compère Rombasien mais j’avoue, j’aime me balader chez Nature &amp; Découvertes une fois de temps en temps. (Hip Hip Hip) &lt;a href="http://www.myspace.com/dougscharin"&gt;www.myspace.com/dougscharin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JEFF&lt;/span&gt; This Is Not A Gravestone DVD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff est mort. Vive Jeff ! (Altsphere) &lt;a href="http://www.altsphere.com"&gt;www.altsphere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JOE GIDEON &amp; THE SHARK&lt;/span&gt; Harum Scarum LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meilleur concert du festival Tout Partout, haut la main (devant un LIGHTNING DUST aussi pro que lisse, un BLACK HEART PROCESSION à côté de la plaque et un GITHEAD inaudible). Belle surprise, vraiment. Alexis Gideon c’est un grand blond qui ressemble à Julien Doré avec du talent, un don pour les mélodies qui restent collées dans le haut du crâne et une écriture pince-sans-rire qui fait mouche à chaque rime (souvent) réussie. The Shark c’est sa batteuse, une pieuvre impressionnante qui martyrise son instrument avec conviction et passion tout en lançant moult samples et boucles ravageuses. ALEXIS GIDEON &amp; THE SHARK c’est donc un duo qui vient de sortir un premier album excellentissime, croisement de plein de musiques qui tabassent (stoner, folk, post-punk, pop), et dont on va probablement beaucoup entendre parler cette année. C’est juste donc dommage qu’ils soient chez Tout Partout, l’agence de booking qui ne répond jamais aux mails que tu lui envoies et qui te prend toujours pour une petite merde, surtout si tu bosses pas à l’Autre Canal ou à la Laiterie. Demande à VETIVER ce qu’ils en pensent. M’enfin. (Bronzerat) &lt;a href="http://www.myspace.com/joegideonandtheshark"&gt;www.myspace.com/joegideonandtheshark&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KESKETOP&lt;/span&gt; Hote d’Orlens CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Keskekoi ? Hein ? Quoi ? Un type tout seul qui fait du blues, de la folk et de l’americana comme des dizaines d’autres. C’est super bien écrit et produit, mais alors putain c’est vraiment pas original. Je retourne écouter IRON &amp; WINE. (Les Disques De la Chambre De Louis) &lt;a href="http://www.myspace.com/bnazmusic"&gt;www.myspace.com/bnazmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KID FRANCESCOLI&lt;/span&gt; It’s Happening Again CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enzo Francescoli, de 86 à 90 lors de son passage en France (RC Paris, puis Matra Racing et enfin l’OM de la grande époque), c’était quand même un putain de tueur. Petit gabarit mais grand talent, bien à sa place aux côtés des Waddle et autres Boli, marquant onze buts pour les tocards du Sud pendant son court passage sur la Canebière. C’était cool, le foot dans les années 80. Je ne peux malheureusement pas en dire autant de la musique dans les années 2000. (Microphone) &lt;a href="http://www.kidfrancescoli.com"&gt;www.kidfrancescoli.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KILO&lt;/span&gt; Lock The Dogs Out CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur premier effort m’avait soufflé, synthèse presque parfaite de tout ce qui me plaisait dans le hardcore moderne new-yorkais (Wreckage/Exit Records) et californien (Revelation Records) des années 90. Ce Lock The Dogs Out nouveau en remet une couche. Et ça fait mal, putain. Les types n’en ont rien à battre, de ce qu’il est autorisé de faire ou pas en 2010. Ils sont déjà heureux d’être arrivés jusque là. Raison pour jouer la musique qu’ils aiment, c’est-à-dire un post-hardcore à la fois violent et lancinant, simple sans être simpliste (pense à QUICKSAND, HANDSOME et STOMPBOX), noisy (un peu à la COMPRESSION), voire même metal borderline (on dirait le PANTERA de Vulgar Display Of Power sur Get Out). Y’a aussi une bonne dose de groove à la ORANGE 9MM. ‘fin bref, j’adore. Je trouve ça fou qu’un groupe aie le culot d’assumer la réalisation d’un disque pareil. Bravo, les mecs. Puis thumbs up à Maximum Douglas également (qui a sorti le nouvel APPOLLONIA, dois-je le rappeler ?), parce qu’il faut des balls grosses comme ça pour proposer autre chose que du sludge doom ou du noisy post-SHELLAC en France aujourd’hui. FAVORI. (Maximum Douglas) &lt;a href="http://www.maximumdouglas.com"&gt;www.maximumdouglas.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JEREMIE KISLING&lt;/span&gt; Antimatière CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour paraphraser ma très chère Véro Bellskinner, Antimatière est le meilleur album de chanson française étrangère de 2009. Voire même de 2010. Y’a quelques effluves de Vanessa Carlton (musicalement, c’est flagrant), ça veut tout dire. Bon, faut surtout pas se fier aux textes du Bec Dans l’Eau, sinon c’est foutu. En concert à l’Emile mi-mars, yeah yo. (Sony) &lt;a href="http://www.jeremiekisling.com"&gt;www.jeremiekisling.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LAUDANUM&lt;/span&gt; Decades CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boire ou écrire, il faut choisir. Moi je vais vomir. Ceci dit, ce Decades est un très bon disque. (Monopsone) &lt;a href="http://www.ilovelaudanum.com"&gt;www.ilovelaudanum.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LEXOMYL / THE SIOUX&lt;/span&gt; Split 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’évidence même, ce split. L’artwork est beau, faudra juste dire à Ivan Brun qu’à Metz on boit pas de Label 5 (non mais !). Face LEXOMOULE, trois superbes titres de punk morvénervé qui ruent dans les branques hard de la mystique Kobenhavn. Les textes sont tristes, Lyon et Birmingham, même combat. Face SIOUXIESIOUX, deux nouvelles bombes de punk racé ainsi qu’une très belle reprise du Mystery des WIPERS. Textes dans ta gueule. Bon les mecs (et les meufs), faut maintenant vous bouger le derche pour sortir un LP (l’un comme l’autre hein). C’est vrai quoi, si MASS HYSTERI l’ont fait, pourquoi pas vous ? (DIY) &lt;a href="http://jjats.free.fr"&gt;http://jjats.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ISH MARQUEZ&lt;/span&gt; Ahab’d Again CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvert aux côtés d’André Herman Düne, Ish Marquez nous a marqué au fer rouge. Quelle présence. Quelle classe. Quel magnétisme. Quelles chansons ! Putain de merde. Il est revenu jouer en solo en décembre, il a électrisé les trente personnes présentes en trois minutes chrono. Sacrée performance. Son disque est enfin sorti, c’est une bombe à fragmentation. Il y a autant de talent dans un riff de guitare chez Ish Marquez que dans toute la discographie des ROLLING STONES. Le son est intemporel (urbain, moite, vintage). Les textes te prennent aux tripes. Les morceaux te donnent envie de danser. Imagine un croisement entre Carl Douglas, Nick Drake, Marvin Gaye et Richard Hell. C’est Ish. Putain. Je suis bourré. Je sais pas quoi écrire. J’ai pas envie, de toute façon. Ce que je fais ne sert à rien. Je ferais mieux de prendre une guitare et essayer d’écrire des morceaux aussi bons que ceux-ci. (DIY) &lt;a href="http://www.ishmarquez.com"&gt;www.ishmarquez.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MIMES OF WINE&lt;/span&gt; Apocalypse Sets In CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Tori Amos, j’aime tellement votre chef d’œuvre Boys For Pelé que j’ai décidé de m’en inspirer pour mon propre disque. Ne m’en voulez pas, si j’existe c’est d’être fan. (Midfinger) &lt;a href="http://www.midfinger.net"&gt;www.midfinger.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MINNAARS&lt;/span&gt; Of Our Delirious Former Loving Hours CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends du XTC dès qu’un groupe fait du rock racé en son clair avec un chant mélodique et un accent anglais distinct. J’ai cru comprendre que c’était tendance de citer le combo de Moulding et Partridge en ce moment. Ah ben alors je suis un gros hipster de merde. Manque de bol, je préfère largement English Settlement (la boursouflure pop expérimentale) à Drums &amp; Wires (le chef d’œuvre adoubé). Trop un rebelle, le Buddy Satan. Comme leur compatriotes de PHARAOHS (et comme beaucoup de groupes anglais en règle générale en ce moment, j’ai l’impression), on sent que MINNAARS ont beaucoup écouté d’indie rock et d’émo pop un peu intricate (CAP’N’JAZZ, TERA MELOS, RESCUE encore et toujours). Y’a un peu de FORWARD RUSSIA dans les parties disco dansante, ah ben tiens ils sont produits par le frontman. Spelt With A K Not A C est un tube. Au bout de trois morceaux (sur huit) moyens, il était temps. Le disque met donc un peu de temps à démarrer mais devient réellement intéressant à partir de ce moment-là, mêlant la dance de salon au progressisme noise et à la new new new new new new new wave. Mélange agréable. Bon, tu vas peut-être tiquer sur la voix glaireuse du chanteur (genre j’ai un gros molard dans la gorge mais je veux pas le cracher) qui rappelle furieusement celle du grand Rick Astley. Ce n’est qu’un détail. Allez, je retourne danser. (Hip Hip Hip) &lt;a href="http://www.myspace.com/minnaars"&gt;www.myspace.com/minnaars&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MK ULTRA&lt;/span&gt; Discography DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vache, Youth Attack met les petits plats dans les grands pour nous servir cette luxueuse discographie d’un des meilleurs groupes de punk violent ever. Double LP d’une beauté effarante, livret sublime et complet, le label de Mark McCoy ne m’avait pas habitué à ça. Je dis « cool », ptet qu’il commence à comprendre que le foutage de gueule a ses limites. Merde, y’a des liner notes intéressantes, puis les textes, de belles photos… Bordel. Ce groupe a quand même été l’influence majeure de LAURENT BOYAU (avec CHARLES BRONSON et SPAZZ). Chaque chanson présente sur cette rétrospective tient donc du génie, t’as compris ? C’est beau, putain de merde. Ca envoie chier toutes tes conneries haineuses modernes et tes expérimentations pseudo-artistiques avec la classe d’un bouquet de phalanges dans la tronche de Pedro Winter. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais ça doit soulager. (Youth Attack) &lt;a href="http://www.ihateyouthattack.com"&gt;www.ihateyouthattack.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MOA&lt;/span&gt; Do You Want Me, Death ? CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ancienne chanteuse de MELDRUM ressemble de plus en plus à Pink. C’est ouf. J’avoue, je connaissais pas ce qu’elle faisait en solo avant cet album. Je le confesse, ses photos promo m’ont intrigué. Puis après quelques mails échangées, la meuf a l’air cool. Bonne envie d’en découdre, de jouer et de rencontrer du monde. Y’a moyen que ça le fasse. Son rock est sans prétentions, anti-révolutionnaire et sympathique. Bluesy parfois, surprenant aussi (le saxo qui me fera toujours penser aux CIVILS et à rien d’autre). Quelques tubes (Bulldozer en ligne de mire, puis les morceaux avant et après). Une voix un peu maniérée qui peut taper sur le système suivant les jours. Mais une réelle présence et une simplicité qui font chaud au cœur. Franchement, j’ai pas envie d’aller chercher mon bonheur plus loin. Peut-être en concert un de ces quatre à l’Emile. Peut-être pas. (Fill In The Blank) &lt;a href="http://www.myspace.com/meetmoa"&gt;www.myspace.com/meetmoa&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MODERN FOLKS&lt;/span&gt; All The Neighbours, They Will Follow CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’habitude, je suis client de ce genre de came (les modernistes 70’s, le psychédélisme, le rock avec les balloches serrés dans le slim), mais là, j’ai juste l’impression d’avoir avalé un cendrier plein de mégots froids. J’ai plus de goût dans la bouche. On dirait un mauvais groupe belge. C’est dire. Je te parle même pas de la pochette (pas besoin de prendre de la drogue pour faire un mauvais trip). Ralala. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/modernfolks"&gt;www.myspace.com/modernfolks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NAKED&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, NAKED jouait de l’emo indie pop chanté pas passionnant. Aujourd’hui, NAKED joue du post-rock indie pop instrumental et c’est toujours pas ma came. Je trouve même ça chiant, en fait. Je vois pas l’intérêt d’un tel groupe. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/nakedrocks"&gt;www.myspace.com/nakedrocks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;N.A.M.B.&lt;/span&gt; B.M.A.N. CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bête dure pas loin de soixante-dix minutes. Je ne suis pas de ceux qui voient Mike Patton partout, je ne vénère pas le veau d’or, je reste fidèle à la vierge de fer. Mais merde quoi, on dirait vraiment FAITH NO MORE croisé à BRAN VAN 3000 et STABBING WESTWARD, genre le chaînon manquant entre The Real Thing et Angel Dust avec beaucoup de drogues et de rimmel noir (NIN n’est jamais bien loin). Peux pas dire que je sois vraiment emballé, par contre je reconnais l’ambition et l’avant-gardisme du bordel ambiant. Tu sais, moi il me faut des choses simples, du couplet-refrain, du trois accords, des voix de minettes et des morceaux de 3.30 ou je m’endors. Je ne plaisante qu’à moitié, hein. (Monotreme) &lt;a href="http://www.myspace.com/nambzone"&gt;www.myspace.com/nambzone&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NO DRUM NO MOOG&lt;/span&gt; Sushi Or Not Sushi CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jolie petite démo. Pilou et Oli, deux échappés des tellement géniaux et sous-estimés AGHOSTINO, se font plaisir sur cinq morceaux instrumentaux à base de (comme son nom l’indique) batterie et mini-moog. Rythmique et répétitive, cette galette l’est. Pour le meilleur. Progressive aussi. Le duo tape dans le krautrock moderne à la ZOMBIE ZOMBIE (influence évidente) et l’électro live (c’est flagrant sur Sabotage, la réussite du disque). J’aime bien, ça passe tout seul. Manque peut-être un poil de relief dans les sons utilisés ou du faux chant à la POLYSICS pour créer des séparations plus affirmées entre couplets et refrains. En tout cas, c’est un bon point de départ. Reste plus qu’à creuser. Profond. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/nodrumnomoog"&gt;www.myspace.com/nodrumnomoog&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OFELIA DORME&lt;/span&gt; Sometimes I’s Better To Wait CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joli groupe italien. Le premier morceau sonne comme un vieux tube de 27. Et dans le second, y’a la sonnerie de mon ancien portable, celle avec les enfants morts qui rient. Croyant recevoir un coup de téléphone de l’au-delà, j’ai tout de suite appuyé sur la touche « pause » de mon lecteur de compact-disc en l’entendant. Bordel, faut pas me faire des frayeurs pareilles. Mais bon, je suis un pro, on m’arrête pas comme ça. La suite m’a fait beaucoup penser à BLONDE REDHEAD, un petit côté bluesy acoustique en plus. Extrêmement sympathique mais ça me fait pas un second trou de balle. Dommage car en ces périodes de fin d’année, avec toutes les matières grasses et alcolisées ingérées, j’en aurais bien besoin. (DIY) &lt;a href="http://www.ofeliadorme.it"&gt;www.ofeliadorme.it&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PAINTBOX&lt;/span&gt; Relicts LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prank continue de faire le bonheur des petits cons et des grands dadais en sortant cette compilation de 7’ des géniaux PAINTBOX. Si tu ne connais pas encore le meilleur groupe japonais du monde, je t’encourage à télécharger illégalement d’urgence toute leur discographie. Pour comprendre. Ca ne sert à rien que je m’épanche sur quinze pages ou m’échine à t’expliquer le pourquoi du comment. Un groupe qui utilise aussi bien l’harmonica, le saxophone, la mandoline et les solos de shredder fou sans dénaturer une seule seconde leur punk hardcore furieux (Burning Spirit pour ceux qui savent, comme ça s’écrit pour les autres), ça s’écoute religieusement en fermant sa bouche. (Prank) &lt;a href="http://www.prankrecords.com"&gt;www.prankrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PAINTBOX&lt;/span&gt; Trip, Trance &amp; Travelling DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore psychedelia. C’est écrit en gros à l’intérieur du gatefold. Attention. Si tu t’extasies comme un tocard sur l’arnaque qu’est devenu FUCKED UP (ça fait un moment maintenant, c’est toujours bon de le rappeler, faut arrêter de se toucher là !), tu vas grave kiffer le bon son des Japs. Du vrai hardcore progressif et fantasque, fantastique même tellement certains morceaux sont d’un épique / épicurisme jusqu’au-boutiste. HELLOWEEN, COLOURED RICE MEN, GAUZE et QUEEN dans une même chanson, c’est possible. Si tu aimes le J-Rock mais que tu n’as jamais écouté de punk-rock, c’est un très bon début. L’inverse fonctionne également à merveille. Si y’a un terme apte à retranscrire l’essence même de ce troisième album, ce serait « génialitude ». Une odyssée de fun, un commando de batards, un bonheur sans précédent. FAVORI. (Prank) &lt;a href="http://www.prankrecords.com"&gt;www.prankrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PHARAOHS&lt;/span&gt; We’ve Tried Nothing &amp; We’re All Out Of Ideas CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groupe éminemment sympathique. Question : doit-on le mot “éminemment” à Eminem ? J’ai des fulgurances parfois, ça fait « boum » dans ma tête comme quand tu fais fumer une grenouille. Parce qu’Eminem, je le trouve justement pas éminemment sympathique. Mais PHARAOHS, oui. La vie, c’est à la fois simple et compliquée. Un peu comme ce disque. Les évidences pop le disputent aux complexes structures mises en place par le quartet anglais. Une collision passionnante entre les intérêts mélodiques du POLICE de Synchronicity (au feu, MONEEN) et l’emopop des années 90 (les Doghouse, les Caulfield, les Polyvinyl). Bien vu. Le spectre de RESCUE (groupe injustement méconnu, pourtant c’est de la putain de bombe de balle) refait surface au détour d’un riff qui shredde (y’en a tout plein) ou d’un break brise-nuque (y’en a tout plein). Attention, les types n’oublient jamais qu’une bonne chanson c’est un couplet, un refrain et un pont. Ils se « contentent » de remplir les interstices avec toutes leurs idées ébouRIFFantes. Ca fait du bien. Oh oui. Ouiiiii. (Hip Hip Hip) &lt;a href="http://www.myspace.com/pharaohstheband"&gt;www.myspace.com/pharaohstheband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;QUITZOW&lt;/span&gt; Juice Water CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca démarre comme un hommage déguisé à PEACHES et BUNNY RABBIT, puis glisse sans crier gare vers les kitscheries électroniques de ma Kylie bien aimée. Bon, on reste loin du carnage Your Disco Needs You (son pire morceau ; j’ai été surpris de la voir le jouer sur sa dernière tournée, live ça ne rendait pas trop mal finalement), on tend plus vers les délires sucrés de l’inoxydable Fever et des tubes euphoriques de Body Language. Tellement ma came que je la fais jouer à Metz le 8 mai. Enfile tes boots et viens danser. (Young Love) &lt;a href="http://www.myspace.com/quitzow"&gt;www.myspace.com/quitzow&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SACRED SHOCK&lt;/span&gt; You’re Not With Us LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aaaahhhh ce bon gros son gavé de basse… Y’a de l’HATRED SURGE, de l’ARMY OF JESUS et de l’IRON AGE dans le merdier. Riffs dissonants, rythmiques crusty punk et chant aboyé. Un groupe qui écrit des chansons et qui ne se contente pas de balancer missile sur missile, ça fait plaisir. Et puis ça sort sur Residue (qui est un peu, si je me plante pas, la suite de Council Records), ce qui fait exploser le niveau de sympathie que j’éprouve déjà pour le groupe. En gros, on dirait le chaînon manquant entre HIS HERO IS GONE et TRAGEDY avec une pointe de TALK IS POISON et un peu de BORN AGAINST pour faire bonne mesure. Ca donne envie, hein ? (Residue) &lt;a href="http://www.residue-records.com"&gt;www.residue-records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SETTING SUN&lt;/span&gt; Fantasurreal CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les trois premières notes, je me dis que je vais passer un super bon moment. BECK peut continuer à lire des bouquins de Scientologie, les bricoleurs pop de la galaxie ont une nouvelle icône à vénérer. Make You Feel, second morceau : paf, un tube. Sacrifice, troisième morceau : bim, une gifle. En dix minutes, Gary Levitt vient de régler son compte à toutes les merdes du style MGMT, EMPIRE OF THE SUN et autres bouffonneries estampillées « prochaine révélation 2010 ». Avec trois riffs, deux harmonies vocales et quelques notes de violon, le type te crée un univers tortueux et riche de mélodies qui touchent droit au cœur. Pop au sens noble du terme (comme chez FOLK IMPLOSION, auquel SETTING SUN ressemble comme deux gouttes d’eau). Elliott Smith ne se retournera pas dans sa tombe quand cet album sortira. Je pense par contre que le choix du nom est très mauvais. M’enfin. J’ai hâte de le voir en live avec sa copine QUITZOW. (Young Love) &lt;a href="http://www.settingsun.cc"&gt;www.settingsun.cc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TAYLOR BOW&lt;/span&gt; Thin Air LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y’a Dominic de PRURIENT dans ce groupe. Ceci explique cela. Du punk atonal mal joué. Aucune chance que la hype ne rattrape le groupe à l’avenir (même si la sortie de ce disque sur Youth Attack en dit déjà beaucoup). Du coup, j’ai ressorti l’album de TOTAL ABUSE que j’avais bâché dans une session précédente. Finalement, l’est pas si mauvais, le con. J’aime bien leur nom, sinon. (Youth Attack) &lt;a href="http://www.ihateyouthattack.com"&gt;www.ihateyouthattack.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TENDER FOREVER&lt;/span&gt; No Snare CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre une merde américaine rutilante surproduite et sa copie arty bobo indie, devine laquelle je choisis toujours en premier ? Je me suis racheté Wanderland et Tasty de KELIS en vinyle pas plus tard qu’hier. Grosses turbines, grosses machines, grosses instrus qui dégoulinent. Mais que veux-tu, c’est ça qu’est bon. Néanmoins, j’admets que la petite Mélanie (la moitié du temps à Bordeaux, l’autre à Portland… la meuf a tout compris, j’adhère) fait son petit effet une fois arrivé le tube Only The Sounds You Made. Les deux premiers morceaux n’étaient que des tours de chauffe. Les choses sérieuses commencent avec cette magnifique chanson épique et douloureuse. C’est fou, ils nous avaient refourgué l’émo pour les métalleux, le crust de salon, et maintenant ils nous sortent le r’n’b pour les intellos. Mais je suis pas contre, surtout si Mél’ me balance derrière un But The Shape Is Wide aussi carton. Deux bombinettes enrobées dans un écrin de chansonnettes sombres qui rappellent forcément THE XX (qui ça ?). Pas gênant du tout. When I’m In The Dark &amp; You Take The Light est un superbe décalcomanie de FEVER RAY. Très belle façon de clore un album. Bref, ce No Snare est un bon disque. Même si je préfère mille fois écouter EN VOGUE. (Vicious Circle) &lt;a href="http://www.viciouscircle.fr"&gt;www.viciouscircle.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TROUBLE EVERY DAY&lt;/span&gt; Let’s Go 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais bien aimé le film. Je suis moins fan du groupe. Du punk hardcore crié mélodique et sympathique comme tout. Je préfère KID DYNAMITE. (Opposite) &lt;a href="http://www.myspace.com/troubleeveryday44"&gt;www.myspace.com/troubleeveryday44&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Dark 80’s CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne idée que cette compile de reprises. C’est juste con d’avoir sollicité une bande de bras cassés pour illustrer ce premier volume. Je plaisante, je traîne sur Awesomeboard, j’ai pas envie de me faire péter la gueule. Deux reprises des CURE (un 100 Years tribal et industriel par les copains ONE SECOND RIOT et une très belle version Jarboesisante de Charlotte Sometimes pour les gaziers d’ABRONZIUS), une de KILLING JOKE (The Pandys Are Coming ; je connais très mal KILLING JOKE, jetez moi des tomates, je préfère THEY MIGHT BE GIANTS) par KILL THE THRILL et le Disorder de JOY DIVISION (avec Thomas de ROBOCOP KRAUS au chant) dans une version sulfureuse par les Bordelpifs de YEAR OF NO LIGHT. Putain, que de majuscules dans cette chronique ! Ca en devient ridicule. (Atropine) &lt;a href="http://www.myspace.com/atropinerec"&gt;www.myspace.com/atropinerec&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WHO NEEDS MAPS ?&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sent derrière ce projet l’envie de se faire plaisir. Des parties hardcore rapides accolées à de très bons passages metalcore belge circa 1997 saupoudrés de quelques bons riffs émoïsants. Comme un mix entre le CONVERGE du Carrying &amp; Killing, SPIRIT OF YOUTH et MILHOUSE. Plus proche de moi, ça me rappelle pas mal DESIDERATA et ce qu’on pouvait faire à l’époque avec DEAD FOR A MINUTE (je dis ça sans aucune vanité, c’est le morceau Lame De Fond qui m’y a beaucoup fait penser). Les fantômes d’AMANDA WOODWARD et GANTZ sont également évoqués. En bref, WHO NEEDS MAPS (avec des gens d’AGUIRRE et TAN CASE, si je ne m’abuse) est un groupe somme qui synthétise à merveille la deuxième vague emo hardcore française de la fin des années 90. Et cette démo est véritablement excellente. Message personnel à l’usage d’Adrien Kremer : si tu lis cette chronique, contacte les pour les faire jouer d’urgence. (Orchid Scent/Maldoror) &lt;a href="http://www.myspace.com/orchidscentmusic"&gt;www.myspace.com/orchidscentmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;YOUNG GOVERNOR&lt;/span&gt; Hidden Love 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire que ces cinq titres sont les meilleurs morceaux que JAY RE TARD et FUCKED UP aient jamais écrit. Dommage que le son soit à chier par terre. (Parts Unknown) &lt;a href="http://www.partsunknownrecords.com"&gt;www.partsunknownrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ZAK LAUGHED&lt;/span&gt; The Last Memories Of My Old House CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me fera pas croire que ZAK LAUGHED, du haut de ses quatorze piges, est le nouveau phénomène musical folk ou le prochain Will Oldham. Monstre de foire. Certes, le talent n’attend pas le nombre des années, mais dans son cas précis faudra quand même repasser plus tard, hein. Sa voix me donne des fourmis dans les mains et ses chansons me font l’effet d’un somnifère. J’aime bien les petits garçons. Je préfère juste quand ils ferment leur gueule. ZAK LAUGHED. Lol. (3e Bureau) &lt;a href="http://www.myspace.com/zaklaughed"&gt;www.myspace.com/zaklaughed&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-4716976885922726218?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/4716976885922726218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=4716976885922726218' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4716976885922726218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4716976885922726218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2010/01/35.html' title='#35'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-820645351813368954</id><published>2009-12-01T00:18:00.000-08:00</published><updated>2009-12-01T00:40:23.131-08:00</updated><title type='text'>TOP 31</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hey hey,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décembre, le mois du bilan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je me contentais d'aligner une liste de favoris lors des années précédentes, en 2009 (on fait du neuf) j'ai envie de développer un peu mon propos (comme dirait mon père, j'utilise mon cerveau). D'où re-publication des chroniques des disques qui auront rythmé la crise. Ma crise. Mon changement de statut et de travail. Sur 31 artistes et groupes portés aux nues, 12 ont déjà joué à l'Emile Vache (dont 3 à 2 reprises). 5 vont bientôt nous rendre visite. 4 ont failli arriver jusqu'à notre porte. Pour les autres, je peux bien me foutre une bouteille de Laphroaig au cul et rêver...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les favoris de 2010 sont d'ors et déjà les prochaines livraisons d'Austrasian Goat et Culture Reject ainsi que le quatrième et très attendu album de Vanessa Carlton. Tiens d'ailleurs, pas de teen pop dans ce top ? Ben ouais, je suis obligé de faire certains choix rédactionnels, comme tout bon connard de "journaliste de rock" qui se respecte. Du coup, j'ai passé les Demi Lovato, Pixie Lott et autres Miley Cyrus au placard. Ca ne veut pas pour autant dire que je n'ai pas fortement apprécié leurs petites ritournelles acidulées, hein (ce serait mal me connaître, en effet). Puis je ne compte pas toutes les rééditions et les vieux trésors dénichés au détour d'une bourse ou d'un bac obscur que j'ai écouté plus ou moins en boucle (dernier en date : le Hold It Down de Das EFX en DoLP, pas plus tard qu'il y a deux jours à Bruxelles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on espérer pour la nouvelle année ? Une bombe nucléaire, une nouvelle grippe espagnole, le chaos, la violence et l'anarchie, mais surtout un deuxième album solo de Fergie et un signe de vie de Gwen Stefani. Puis le prochain Burzum que je vais guetter avec attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon j'arrête mes conneries. Tous les disques que j'ai reçu en novembre seront chroniques pour l'update de janvier. Désolé les gens. Les lettres de mécontentement sont à envoyer à la même adresse, toujours :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous êtes sur la région, passez me faire un petit coucou au bar lors d'un concert. Si vous êtes d'ailleurs, passez me faire un petit coucou au bar lors d'un concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Keep it grim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CULTURE REJECT&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bon de rattraper son retard, surtout quand le hasard met sur ta route un projet aussi excitant que CULTURE REJECT, le one-man pop-band par excellence. From Toronto, la bête. Cet album est sorti en début d’année dernière mais est trop bon pour que je le passe sous silence. Il te donne envie de claquer les doigts en rythme, de te briser la nuque à force de la bouger, pis je te parle même pas de tes semelles qui s’affolent alors qu’il n’y a même pas de batterie. Le piano fait l’amour à la guitare et c’est juste « woaw bordel » pis je te parle même pas de cette voix démentielle qui renvoie Ben Gibbard au fin fond de son taxi. Je me répète, certes, mais je le répète : c’est pas de la merde, CULTURE REJECT. C’est même tout le contraire. FAVORI. (White Whale) &lt;a href="http://www.myspace.com/culturereject"&gt;www.myspace.com/culturereject&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE PARTI&lt;/span&gt; Excitement As Such LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh putain, comment j’ai miséré pour le chroniquer, cet album. Et putain, bâtard de tes morts, cet album il tue. Je me répète, et je le répète : cet album il tue. Et quand tu dis trois fois la même chose, ne te tripètes-tu pas ? En tout cas, ne te tripote plus sur tes disques de WIRE, GANG OF FOUR et PERE UBU, laisse tes FRUSTRATION au placard, bouge tes CHEVEU surtout si tu es né mauvais et laisse toi emporter par le doux flow de cet album (qui tue). Sans déc’, les gars du PARTI sont des potes, ma chérie et son copain ont réalisé l’artwork, mais même s’ils avaient été de parfaits inconnus, j’aurais quand même trouvé que cet album (qui tue) tue. Y’a déjà deux tubes immortels que tu les écoutes une fois tu les retiens tout de suite et jusqu’à ta mort ils restent collés dans un coin de ton crâne (I Don’t Know et Sufferings, déjà présent sur l’excellent premier maxi). Mais le reste est à l’avenant. Et quel avenant. Collision extraordinaire entre fraîcheur pop (les refrains), tension post-punk (les dialogues entre basse et guitare) et sueur rock’n’roll (ça joue, ça te donne envie de danser, voire de tout péter autour de toi). Les textes sont humbles et intelligemment écrits. L’artwork est beau, rappelant au passages aussi bien PULP que Factory Records. Bref, cet album (qui tue) tape dans le mille, je ne compte plus le nombre d’écoutes depuis que je l’ai reçu, je ne m’en lasse pas, il sera même second de mon top 30 de fin d’année (derrière l’album de CULTURE REJECT, faut pas délirer non plus). FAVORI. (Facto) &lt;a href="http://www.myspace.com/leparti"&gt;www.myspace.com/leparti&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JESSICA LEA MAYFIELD&lt;/span&gt; With Blasphemy, So Heartfelt LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le favori de 2008 en CD revient en vinyle en 2009. Favori. Y’a pas d’autres mots. Favori. Ce disque est tout simplement magnifique. Il s’écoute à burnes, quinze fois de suite. Il s ‘écoute les yeux ouverts ou fermés, bien réveillé ou à moitié endormi. Il s’écoute le cœur léger ou lourd de tristesse. C’est un chef d’œuvre de folk contemporaine. Et pourtant, le monde continue à l’ignorer. Combien de chroniques faudra-t-il que je torche pour t’en convaincre ? FAVORI. (Polymer) &lt;a href="http://www.myspace.com/jlmayfield"&gt;www.myspace.com/jlmayfield&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SAMMY DECOSTER&lt;/span&gt; Tucumcari CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont rares, les Français à savoir correctement jouer la folk à l’Américaine. Y’a FRENCH COWBOY et aujourd’hui le petit père Sammy qui sort de nulle part ce prodigieux Tucumcari. Premier album chez Barclay, ça rigole pas. Les influences se lisent sur son visage : SPARKLEHORSE, Dick Rivers, CALEXICO, Eddy Mitchell. Un bel équilibre entre americana respectueuse et contrefaçon française de goût. Le type est doué, y’a pas à chier. Sa composition est fine, a le sens du rythme, de l’arrangement et de la retenue. Son chant est profond et sa diction n’est même pas gênante. De plus, je dénombre pas moins de cinq réussites incontestables (Tucumcari, L’Homme Que Je Ne Suis Pas, Savannah Bay, The Drive et Tu Me Hantes qui clôt magnifiquement ce disque) évoluant au milieu de titres plus intimistes et ambiancés servant de ciment à la consolidation d’un talent qui m’a sauté à la gueule au bout d’une seule et unique écoute. Chapeau. FAVORI. (Barclay) &lt;a href="http://www.myspace.com/sammydecoster"&gt;www.myspace.com/sammydecoster&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; Piano &amp; Stump DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chroniquer un disque du GOAT est la chose la plus compliquée qui soit. Parce qu’hormis verser dans l’hystérie dithyrambique à chaque sortie, je ne vois pas quoi dire d’autre. C’est vrai, putain. J’entretiens un rapport tellement intime avec sa musique (gros pervers, ce n’est pas ce que tu crois). J’ai pu observer l’évolution, les remises en question et les décisions qui ont amené Julien à accoucher de ce nouvel opus. Je ne donnerai cependant pas dans le gossip et l’anecdote, ça ne sert strictement à rien. Je vais simplement souligner à nouveau quelque chose qui me paraît essentiel pour comprendre la portée de son œuvre : la musique d’AUSTRASIAN GOAT, aussi extrême et érudite soit-elle, est capable de toucher au cœur n’importe quel être vivant sur cette planète. Ouais. Sa beauté est universelle. Je pourrais écrire un bouquin sur ce disque (comme sur les précédents), te dire que l’artwork défonce, que le travail sonore est encore plus abouti, que le piano tient une place prépondérante et digresser sur d’autres œuvres qui sont chères à mes yeux, parler de la démarche pure et sans compromis du bonhomme, bref faire comme tout bon journaliste qui se respecte : s’en tenir aux faits. Ben voilà. Le meilleur disque de 2009, sans conteste. FAVORI (Burning World) &lt;a href="http://www.theaustrasiangoat.com"&gt;www.theaustrasiangoat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A SECOND OF JUNE&lt;/span&gt; The Inside Laws CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claque dans la gueule. Directe. Violente. Sans appel. Les Strasbourgeois viennent d’accoucher (sans le savoir ?) d’un très grand disque de pop moderne, à la croisée des chemins d’INTERPOL, OMD et NO KNIFE. L’alchimie est parfaite. Rock acéré et mélodique, avec quelques accidents de parcours et surtout des tubes qui ne se révèlent pas aussi facilement que chez certains. J’apprécie cette fragilité et cette capacité à construire des thèmes qui prennent toutes leurs dimensions pour l’auditeur qui daigne se donner la peine d’y plonger. Malheureusement, m’est avis que beaucoup vont passer à côté de ce splendide album, à cause du nom du groupe, de l’artwork anonyme ou de mes comparaisons foireuses. Belle erreur. Car pour l’instant, le meilleur disque de 2009 sorti en 2008 c’est bien lui ! Et c’est un putain de FAVORI. (Kim) &lt;a href="http://www.myspace.com/asecondofjune"&gt;www.myspace.com/asecondofjune&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TEITANBLOOD&lt;/span&gt; Seven Chalices DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Album métal de l’année. Y’a rien d’autre à dire. Et en même temps, je pourrais écrire quinze pages sur ce disque tellement celui-ci est profond, dense, classique et novateur à la fois. Chaque note t’éclabousse de boue, chaque raclement de gorge provoque un saignement interne. Primitivisme et modernisme s’affrontent dans un même combat à mort. Le duo espagnol convoque le MORBID ANGEL des débuts et le NILE de Black Seeds Of Vengeance, le tout avec un soupçon de POSSESSED (Seven Chalices / Seven Churches, t’as capté la référence ?) et de GRIEF. Alchimie parfaite. Graphiquement, on note une fidèle dépendance à l’univers Lovecraftien et à ses formes uniques. Si la couvrante est sublime, elle n’est cependant rien en comparaison de l’orgie crayonnée t’attendant à l’intérieur du livret. Un travail qui prend le contre-pied des inserts de DEATHSPELL OMEGA (dans le trip chiadé) tout en restant luxueux et soigné. J’apprécie quand le fond et la forme s’unissent pour ne faire qu’un. C’est le cas ici présent. Culte en devenir, parfait de bout en bout, indispensable à tout fanatique de musique pour comprendre ce qu’est le métal aujourd’hui. FAVORI. (Norma Evangelikum Diaboli) &lt;a href="http://www.teitanblood.com"&gt;www.teitanblood.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NAIVE NEW BEATERS&lt;/span&gt; Wallace CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me souviens encore avec émotion de leur concert taré au Tunnel pour l’anniversaire de Tof en 2007. Z’ont tout pété en une heure de temps. Putain de funkiness. Tout e monde sur le cul. Aujourd’hui, ça a l’air de bien marcher pour eux. Pubs pour Nokia, passages remarqués en festivals, et un premier album PARFAIT du début (LA Trumpets, intro bien débile) à la fin (The Last Badaboum, chanson pour enfant pas bien dans sa tête). Entre les deux, du tube (Get Love, Live Good), du tube (Wow Now, Can’t Choose), du tube (Just Another Day, Dual Income No Kids) et encore du tube (Janeiro, Boring David). J’avais jamais calé l’influence STROKES avant. Là, elle me saute aux yeux (en plus de ce côté Prince meets John Frusciante dans les grattes). Rien à dire, rien à jeter, ce disque est fait pour durer. C’est un FAVORI tout désigné. (Cinq7) &lt;a href="http://www.naivenewbeaters.com"&gt;www.naivenewbeaters.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SHINING&lt;/span&gt; VI : Klagopsalmer DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a plus ou moins été dit dans les stratosphères du journalisme métal suite à la sortie de ce disque. Je n’avais pas eu l’occasion de lire des chroniques aussi longues et détaillées depuis un bon moment, d’ailleurs. Preuve que SHINING est désormais un groupe qui compte. Canonisé. Panthéonisé. Loin d’être mort. Perso, je ne vais pas taper dans le lyrisme de comptoir ou l’analyse sociologique (y’en a qui se débrouillent mieux que moi) mais simplement souligner et appuyer un fait : ce sixième album a tout d’un classique indémodable. C’est un truc qui m’a sauté aux oreilles dès la première écoute. Les Suédois emmènent leur black métal encore plus loin que sur le V, décourageant ainsi les prétendants au trône de meilleur groupe du monde noir. Là, ils sont intouchables. Vas-y pour les rattraper ou ne serait-ce qu’effleurer le même niveau d’excellence, de musicalité et de génie. Ce disque est juste incroyablement évident. Tout y coule de source : les solos déglingués, les prouesses vocales de Kvalforth, les ambiances acoustiques mystiques confinant au grand FLOYD, les matraquages épiques, les expérimentations délétères. Ce disque s’écoute avec le même respect et le même plaisir, que tu le découvres pour la toute première fois ou que tu le connaisses par cœur. Une œuvre maladive, totalement inhumaine mais définitivement bien réelle. Un tour de force absolu. Une bombe sans nom. Tellement bouleversante que je ne sais même pas quoi en dire ni par où commencer. Ce Klagopsalmer se passe de commentaires, voilà tout. Let the music do the talking. FAVORI. (Osmose) &lt;a href="http://www.myspace.com/shininghalmstad"&gt;www.myspace.com/shininghalmstad&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JUNIOR BOYS&lt;/span&gt; Begone Dull Care CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque de l’été ! FAVORI. (Domino) &lt;a href="http://www.myspace.com/juniorboys"&gt;www.myspace.com/juniorboys&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CENTENAIRE&lt;/span&gt; The Enemy CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe qui a du manger beaucoup d’épinards et boire beaucoup de Bordeaux avant de composer ce nouvel album. Du fer, du vin, la référence ne t’aura pas échappé. Ou si, peut-être. Faut dire, mes vannes tombent souvent à plat. Tout le monde le sait, je suis aussi drôle qu’une gastro un jour de mariage. Bref, je m’égare. Tout ça pour dire que les Parisiens de CENTENAIRE ont probablement beaucoup écouté IRON &amp; WINE avant de s’atteler à l’enregistrement de The Enemy . Voilà, six lignes pour faire une comparaison. Rentre chez toi, Philippe Manœuvre. Re-bref. Tout ça pour dire que ce nouvel opus est de toute beauté. Sept compositions charnelles, envoûtantes et hypnotiques qui tournent inlassablement dans la platine depuis que le facteur me les a apportées. Sept compositions qui élèvent le groupe à la droite de SYD MATTERS. Fa-fa-fa-fafafa-fa-favori ! (Clapping Music/Chief Inspector) &lt;a href="http://www.centenaire.net"&gt;www.centenaire.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PIERO MOIOLI&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Les Squares et Lolly se sont installées dans ma tête depuis la première fois où je les ai écoutées. Plus moyen de les en déloger. Normal, je suis là en présence de deux petits bijoux dotés d’arrangements orfèvres et d’une assise mélodique affirmée. Je n’avais pas vraiment suivi les aventures de Piero dans LE P’TIT JEZU, je le retrouve donc maintenant aux commandes d’une carrière solo qui s’avère, à l’écoute de ce premier maxi, plus que prometteuse. Sa pop solaire douce-amère est protéiforme, tournée vers le passé (Gina) mais regardant quand même droit devant (Je Sors et son clin d’œil à Marc Minelli). Chose rare, pour une fois le chant en français ne me gène pas (sauf sur It’s Over, le morceau le plus faible du disque). Probablement la faute à des textes mieux écrits que la moyenne (Dans Les Squares, encore et toujours). Connaissant mes goûts mieux que personne, j’en suis donc le premier surpris. Plutôt bon signe, non ? (Casa Nostra) &lt;a href="http://www.myspace.com/pieromoioli"&gt;www.myspace.com/pieromoioli&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE LOVE ME NOTS&lt;/span&gt; Detroit CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois passé le petit blocage du chant féminin qui peut paraître un peu atypique (une rugosité à la AFFINITY), la soul garage 60’s qui inonde ces treize tubes se révèle on ne peut plus jouissive. L’énergie punk le dispute à la nonchalance yéyé, les grattes surfisent comme c’est pas permis, les claviers te font voir trente-six couleurs différentes, entre la spirale hypnotique et le kaléidoscope si tu vois ce que je veux dire. Tout pour la danse, tout pour la transe. Les LOVE ME NOTS ont la classe. Point barre. J’ai même envie de mettre des jupes blanches et de me faire une choucroute, c’est dire. FAVORI (et en concert à l’Emile le 16 avril). (Atomic A Go Go) &lt;a href="http://www.myspace.com/luvmenots"&gt;www.myspace.com/luvmenots&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MASS HYSTERI&lt;/span&gt; Var Del Av Stan LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain de bordel ! Voilà enfin le chef d’œuvre que j’attendais ! THE VICIOUS n’était qu’un apetizer. Avec MASS HYSTERI, les Scandinaves ont enfin trouvé la bonne faille temporelle les transportant aux débuts du punk et de la new wave. Tout est parfait sur ce disque. Les bons riffs et les bons refrains aux bons moments avec les bons breaks et les bonnes voix mixtes sur les bons tempos pendant le bon nombre de minutes pour pas que ça devienne chiant. Bon. Si je ne dois en garder qu’un parmi les GORILLA ANGREB, les KNUGEN FALLER et autres je sais plus quoi, ce sera bien celui-là. Comment je kiffe, putain. FAVORI. (Feral Ward) &lt;a href="http://www.feralward.com"&gt;www.feralward.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LYRINX&lt;/span&gt; Ending The Circle Of Life LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de passer pour un abruti fini par la trve élite BM, ce nouveau LP de LYRINX (les morceaux sont tirés du split avec AUSTERE) me fait le même effet physique que lorsque j’écoute certains morceaux de Josh Wink et Carl Cox. Un thème, une infinité de montées vertigineuses et de descentes salvatrices. Tout l’art de la techno condensé dans un magma de mélancolie d’un peu plus d’une demi-heure. J’ai rarement eu l’occasion d’écouter une œuvre aussi belle et sombre depuis le dernier AUSTRASIAN GOAT. Les grattes t’arrachent des larmes, le chant te déchire l’âme de part en part et le batteur déroule un jeu aussi simple que subtil, toujours sur le même tempo (ou presque). Les textes respirent la souffrance et le mal de vivre. L’artwork est noir comme le souvenir. Je l’écoute en boucle, même (surtout) quand il fait beau. Grand FAVORI. (Insidious Poisoning/Eternity) &lt;a href="http://www.myspace.com/lyrinx"&gt;www.myspace.com/lyrinx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WILLIAM ELLIOTT WHITMORE&lt;/span&gt; Animals In The Dark LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que ce magnifique cinquième album, ce sont les circonstances de ma rencontre avec le personnage que je retiendrai. Au départ, un message de Martin (driver extraordinaire) qui me demande de lui caler une date en urgence. Sept jours pour réagir. La date est arrangée le lendemain de son appel à l’aide. J’en fais la promotion comme je peux, à l’arrache. J’en parle autour de moi, je balance quelques messages sur les forums. Le soir du concert. J’ai prévu de le faire jouer avant Poney Club, pour l’apéro (19h30). Il est 19h00, il y a déjà quarante personnes à l’Emile et William n’est toujours pas arrivé. 19h15. Il entre dans le bar. 19h20. Il pose ses affaires sur scène. 19h25. Son soundcheck dure trente secondes. 19h30. William démarre son concert. 20h30. Ovation de l’assemblée, en une heure il vient de couper les jambes de toutes les personnes présentes dans la salle. Martin et Paul (merch guy) sont pris d’assaut, ils vendront pour 150 euros de disques. Jamais vu un truc pareil. Son concert m’a tué, j’ai même eu une révélation en entendant Hard Times. On passe le reste de la soirée à boire des coups au bar, puis à la maison on vide deux bonnes bouteilles de whisky tout en se racontant nos vies. Depuis l’expérience 3 Cool Cats, je n’avais plus vécu quelque chose de semblable avec un groupe/artiste. Je crois que ça me manque beaucoup. Mais rien que pour cette soirée, merci Paul, merci Martin (putain, oui) et merci William. FAVORI. (Anti) &lt;a href="http://www.myspace.com/williamewhitmore"&gt;www.myspace.com/williamewhitmore&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JONJO FEATHER&lt;/span&gt; Is Or Ok CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joli disque fracturé. La pop du gars Jonjo se confectionne à l’aide de bouts de métal divers et variés. La dissonance est une composante indivisible de son mur du son. Certaines mélodies valent carrément le détour. Lo-fi comme pouvait l’être SONIC YOUTH sur son chef d’œuvre Experimental Jet Set Blah Blah Blah, avec une légère touche anglaise genre le BLUR de Parklife et un goût douteux pour le psychédélisme de babeloche (entre BECK et les 13TH FLOOR ELEVATORS). Mais ça marche. Quatre trubes imparables : Taxi, Little Spark, I Suppose et Rickenbacker Baby. C’est plus que sur le dernier Franz Ferdinand. (Dead Young) &lt;a href="http://www.jonjofeather.com"&gt;www.jonjofeather.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OESTROGENA ORCHESTRA&lt;/span&gt; Ni Vues, Ni Connues CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux chiottes, l’éthique. Wondernoise a sorti ce disque, en coprod’ avec les filles. Je ne suis pas peu fier d’y avoir participé avec Jennie. Il est des groupes qui transcendent les genres et qui me foutent directement les larmes aux yeux quand j’écoute leurs disques. Les OESTRO font partie de cette catégorie. Et c’est un métalleux/hardcoreux/punk/grindeux/ce que tu veux qui te le dis. Et c’est pas pour en vendre trente-cinq caisses. On en écoulerait trois exemplaires que j’en aurai de toute façon rien à foutre. Il fallait juste qu’on prenne part à ce beau projet. C’était plus fort que nous, que la raison ou le bon goût. C’est tout. On aime les filles, leur musique, leurs textes, leur humour, leurs prestations scéniques. Ah oui, j’oubliais : c’est de la chanson française. On se foutra probablement de ma gueule dans les milieux autorisés. C’est pas grave, ce sera l’occasion de mettre quelques baffes dans la gueule en signe de bienvenue. Artwork signé New Work City, beh ouais on reste en famille. (Wondernoise) &lt;a href="http://www.oestrogenaorchestra.com"&gt;www.oestrogenaorchestra.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE CESARIANS&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce disque est un chef d’oeuvre. Pour situer (car les mots manquent pour le décrire), tu prends Frank’n’Furter, Oliver Twist, Nick Cave, Tori Amos, Gatsby Le Magnifique, Tom Waits, tu secoues bien fort et tu bois cul-sec. Comédie musicale imaginaire, cabaret infernal, musicalité à nulle autre pareille. Sérieusement. Je ne sais pas dans quelle mesure mes petites chroniques de merde portent à conséquence, si tu t’intéresses aux groupes que je mets en avant, si tu fais la démarche d’aller y jeter une oreille, voir de télécharger quelques morceaux, ou encore (folie pure) d’acheter leurs disques. Mais merde putain, s’il y a un disque à se procurer d’urgence ce mois-ci, c’est bien celui-là. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.thecesarians.com"&gt;www.thecesarians.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JESSIE EVANS&lt;/span&gt; Is It Fire ? CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant j’ai eu du mal avec la personne lors de son concert au Tunnel (capricieuse, pas très sympathique), autant sa prestation m’a mis sur les rotules tellement c’était bon. Constat similaire à l’écoute de ce premier album. De la bombe, bébé. Is It Fire ? Quelle question ! Toby Dammit déconstruit ses rythmes pour les remonter à la sauce salsa du demon avec la rigueur d’un metronome et l’inventivité d’un Buddy Miles. La diva, quant à elle, invoque les dieux de la danse avec conviction et stupre. La recette fonctionne sur chaque titre (à neuf reprises, donc, sans compter l’horrible résucée DEAD CAN DANCE To The Sun et la version espagnole du morceau-titre), transformant ton salon cosy en dancefloor moite. Impressionnant. Bizarrement, je n’en attendais pas moins. Maintenant, interrogation cruciale : serais-je prêt à la faire rejouer, ne serait-ce que pour me reprendre une gifle monumentale, en faisant abstraction de tous ces côtés qui m’énervent chez elle ? (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/jessieevansmusic"&gt;www.myspace.com/jessieevansmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GOSSIP&lt;/span&gt; Music For Men CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque le plus attendu de l’année démarre gentiment avec un Dimestore Diamond qui marche sur des œufs malgré sa basse qui crépite. Une ouverture plutôt maline pour qui s’attendait à des pétarades à facettes en veux-tu en voilà. Mais faut pas se leurrer, au bout de trois minutes, les filles sortent l’artillerie lourde : Heavy Cross et 8th Wonder (qui rappelle Jealous Girls) explosent de guitares acérées en refrains perturbants. Lessivant. Love Long Distance et Pop Goes The World calment le jeu, synthétisent un peu plus l’univers du trio, tapant allègrement dans la dance music intelligente des années 90. Claviers acérés et refrains perturbants. C’est le mot d’ordre. On n’est même pas à la moitié du skeud que le pari semble déjà gagné. La déception n’est plus qu’un mauvais souvenir, un doute à la con. GOSSIP confirme bien là son statut de machine à écrire du tube. D’ailleurs, tu penses déjà avoir eu ton quota qu’elles t’en envoient encore un peu dans la gueule, histoire de parfaire le carnage. Bon, je dirais pas qu’on a droit là à un album parfait (ça s’essouffle un peu en fin de parcours) mais en tout cas l’affaire se révèle du niveau de Standing In The Way Of Control, ce qui est déjà un exploit en soi. Rendez-vous dans trois ans pour le prochain missile, en espérant que les tournées mondiales et couronnées de succès ne les auront pas rendues connes comme leurs pieds. (Columbia) &lt;a href="http://www.gossipyouth.com"&gt;www.gossipyouth.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KACEY JOHANSING&lt;/span&gt; Many Seasons CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des disques qui aiment à te tomber sur le coin de la gueule sans crier gare. Comme ça. Boum. Et ces même-disques te laissent bien souvent des marques indélébiles. Comme ça. Schlak. La recette de la jeune Kacey est simple comme bonjour. Feist et Norah Jones par une belle matinée d’été. C’est léger comme un Malteser et onctueux comme le cheesecake de Maman. Cette musique respire la joie de vivre et la mélancolie des jours d’ennui ensoleillé (Angel Island, single évident). Tout ça avec un piano, quelques cordes, un peu de batterie et une voix féminine hors du temps. L’écouter, c’est succomber (m’a fallu une seule écoute pour en tomber amoureux). A noter que la belle sera en concert à l’Emile Vache vendredi 17 juillet avec sa copine Vera Gogh et les potes Morgan Manifacier et Travis Vick, le tout pour 0 euros. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/kaceyjohansing"&gt;www.myspace.com/kaceyjohansing&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KICKBACK&lt;/span&gt; No Surrender CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour aux fondamentaux. CONVERGE, BLOODLET, INTEGRITY. Il était temps que les Parisiens modernisent un peu leur son. Dix ans d’attente, pour une fois je ne suis pas déçu. Le chant est toujours aussi délirant. Le groove est écrasant. Les riffs sont grandioses. KICKBACK (enfin, Stephen Bessac et ses intérimaires) s’est surpassé, réussissant à transcender les espoirs mis dans le groupe avec Forever War (impasse sur le très mauvais 150 Passions Meurtrières ; le titre était joli, cependant). Larsens, douleur, moshparts. La Sainte Trinité du pit en flamme. A côté de ce disque, l’intégralité de la production hardcore française actuelle sonne comme des chutes de studio du dernier GUERILLA POUBELLE. FAVORI. (GSR) &lt;a href="http://www.myspace.com/kickback"&gt;www.myspace.com/kickback&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RUINS&lt;/span&gt; Cauldron LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black death moderne. L’Australie accouche de nombreux et immondes talents. Un soupçon de doom dans le bordel. Le résultat impressionne. Les sept titres présents dans ce Chaudron sont passionnants de bout en bout. De superbes riffs black classiques genre torrents de sulfure accouplés à de purs passages heavy death mélodique (Cauldron, modèle du genre) pour de véritables chansons qui ne se contentent pas d’enchaîner les passages terrifiants les uns après les autres comme à l’usine. T’entends ?! Sérieusement, après dix mille heures de musiques et 564 chroniques en trois jours, je suis un peu à cours de vocabulaire pour exprimer tout le bonheur que provoque l’écoute de ce bijou noir. Y’a pas de sac, tu peux t’y jeter les yeux fermés et les cages grandes ouvertes. FAVORI. (Debemur Morti) &lt;a href="http://www.myspace.com/ruinsblackmetal"&gt;www.myspace.com/ruinsblackmetal&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BART DAVENPORT&lt;/span&gt; Palaces LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce quatrième album, Bart Davenport parvient à faire fusionner sans aucune faute de goût le génie de Burt Bacharach, la folie sexuelle du George Michael de Listen Without Prejudice, la virtuosité pop des HOUSEMARTINS, le charme désuet de Jonathan Richman et la moiteur soul d’Otis Redding. Cet album est aussi discret (sorti dans une confidentialité rare alors qu’il met à l’amende tous les petits cons Anglais en terme de tubes qui restent dans la tête pour le reste de l’éternité à venir) qu’il est énorme. C’est un favori tout ce qu’il a de plus naturel. (Antenna Farm) &lt;a href="http://www.myspace.com/bartdavenport"&gt;www.myspace.com/bartdavenport&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;YETI LANE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais pas trouvé leur concert du début d’année aux Trinitaires (en première partie d’ELYSIAN FIELDS) plus passionnant que ça. Ce premier album est donc d’autant plus surprenant qu’il me scotche la gueule dès First-Rate Pretender (single potentiel au refrain entêtant). Merde, on parle bien du même groupe là ? Apparemment oui. Twice enchaîne directement avec une orgie de tricotage guitaristique foudroyant (chanter les mêmes mélodies que son instrument c’est con mais ça marche toujours). Black Soul temporise et t’expédie dans une dimension parallèle faite de pochettes de disques couleur pastelle. Comme si SPY VERSUS SPY avait fumé Syd Barrett. Le reste est du même acabit que ce démarrage en trombe. Le trio parvient à confondre dans une même chanson orfèvrerie pop (ils doivent l’entendre tous les jours, ce terme-là), psychédélisme folk et personnalité propre. Les comparaisons revenant le plus souvent (THE FLAMING LIPS, PAVEMENT) me gonflent un peu, je préfère donc jouer la carte du « aurait sa place à l’aise sur Jagjaguwar ou Absolutely Kosher ». Ouep, on a la classe ou on ne l’a pas. Lonesome George est un tube interplanétaire, tout le monde sera d’accord. Ouep, on a la classe ou on ne l’a pas. Les types viennent de placer la barre tellement haute qu’il va être difficile de la sauter, même avec une perche de dix mètres de long. FAVORI. (Clapping Music) &lt;a href="http://www.myspace.com/yetilane"&gt;www.myspace.com/yetilane&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;APPOLLONIA&lt;/span&gt; Blank Solstice LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rooohhh le riff de cochon, y’a pas mieux pour commencer un disque. Comble du bonheur et de l’humour, les Bordelais s’arrêtent là où un groupe tel que KEELHAUL commence à devenir chiant. Parfait. Je le dis depuis le début, ces trois jeunes gens ont un talent fou. Ils osent les pires hérésies (chant clair, guitares acoustiques, morceaux longs, arpèges étranges, arrangements extraterrestres) avec majesté, classe et défiance. Pourtant, le petit monde de la musique (nianiania) continue à les ignorer. Du néo métal au black en passant par la pop, l’ambient, le hardcore chaotique, le punk, tous les styles qu’APPOLLONIA pratique sont finement digérés et resservis avec intelligence, maîtrise et intensité. Le chant me fait parfois penser aux premiers SHAI HULUD : expressif, arraché, viscéral. Je me pose une question à l’écoute de ce disque : les types seraient-ils fans de SHINING ? Ce serait vrai que ça ne m’étonnerait même pas. On va mettre les compliments en veilleuse et juste exprimer vite fait notre ressenti envers des tempos un peu trop monotones (en cela, Among Wolves, leur précédent opus, apparaît comme un album beaucoup plus diversifié et surprenant) et un artwork décevant de la part de Jüül, capable de faire beaucoup mieux (cf Among Wolves, encore une fois). Mais c’est faire là la fine bouche. Je préfère l’ouvrir en grand et avaler toute la générosité dont ce Blank Solstice déborde. (Maximum Douglas) &lt;a href="http://www.myspace.com/appolloniageeks"&gt;www.myspace.com/appolloniageeks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LEONORE BOULANGER&lt;/span&gt; Les Pointes &amp; Les Détours CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une raison qui m’est inconnue, cet album de Léonore Boulanger reste pour moi un mystère insondable. Mais j’aime beaucoup ce que j’entends. De la poésie sonore. Des textes français qui ne me font penser à rien dans le sens où ceux-ci me vident la tête de toute pensée objective. Un feeling jazz constant qui me fait tourner la tête. Piano volatile. Batterie volage. Voix sensuelle et expressive. Profonde et chevrotante. Une véritable révélation. Ce disque n’est pas un favori. Il ne le sera même jamais. Par contre je l’écoute régulièrement, la tête en arrière, les yeux fermés, allongé sur mon canapé. Je divague. Je m’évade. Ce disque n’est pas un favori. Mais il bouleverse mon quotidien en me rappelant à quel point je peux être surpris par ce que je ne connais pas encore. (Le Saule) &lt;a href="http://www.myspace.com/leonoreboulanger"&gt;www.myspace.com/leonoreboulanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FILIA MOTSA&lt;/span&gt; Tribute To KC LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hydre à deux têtes, la FILIA MOTSA martèle ses peaux et caresse ses cordes avec l’énergie du désespoir, celle-là même qui appelle au dépassement de soi et à l’accomplissement de nos fantasmes sonores. Une expérience musicale et physique totale qui donne enfin naissance à un premier album très attendu. Ce sont les potes de Percolation qui sérigraphient la chose (très belle œuvre, encore une fois) et les intimes de Chez Kito Kat qui se chargent de la sortie et de la distribution. Rien à dire, l’association de ces trois entités donne un résultat vraiment impressionnant. Anthony et Emilie se lâchent complètement, délivrant une musique autre. Quelque chose qui n’existait pas avant et qui continuera peut-être à exister après. Les influences pourraient être nombreuses (Constellation les a à l’œil, ils jouent avec OXBOW et Steve Shelley), elles sont tellement finement digérées qu’il m’est à l’heure actuelle impossible d’en sortir une. FILIA MOTSA se décrit mieux avec des adjectifs : expérimental, noisy, hypnotique, envoûtant, angoissant, beau (comme une prison qui brûle). FILIA MOTSA s’écoute surtout, les tympans à l’affût, les oreilles toutes ouïes. Bien entendu, entre ce qui se retrouve gravé sur ce disque (aura noire, mystique, violente et sensuelle) et ce que les espoirs mis dans le duo augurent, il y a une marge de progression assez folle qu’il me tarde d’expérimenter. En pleine gueule. J’ai encore trop bu, cherche pas la logique dans ma syntaxe. (Chez Kito Kat) &lt;a href="http://www.chezkitokat.com"&gt;www.chezkitokat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LIGHTNING DUST&lt;/span&gt; Infinite Light LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les fais jouer le 13 décembre à l’Emile Vache. Bonheur. Depuis que je sais, je n’en peux plus. J’attends ce concert avec la plus folle des impatiences. Je peux être très con, parfois. Tout ça parce que Joshua et Amber jouent aussi dans BLACK MOUNTAIN. Mais pas que. LIGHTNING DUST n’est pas qu’un side-project cash machine bouche trou pour combler les emplois du temps de nos deux hippies virtuoses. C'est aussi, et surtout, de la beauté en forme de notes de musique. FAVORI. (Jagjaguwar) &lt;a href="http://www.myspace.com/lightningdust"&gt;www.myspace.com/lightningdust&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;31.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE XX&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé bé, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas aveuglément fié à une chronique de disque pour en acheter un (de disque). En l’occurrence, après avoir lu la dithyrambe du dernier Magic et être tombé comme de fait exprès sur le dit-disque à la Face Cachée, je n’ai même pas réfléchi deux secondes. Et c’est vrai qu’il est bon. Il tombe pile-poil au bon moment. Il est doux, léché, spontané et pétri de bonnes influences (Chris Isaak, THE CURE, JOY DIVISION… les rocks critics sont abrutis par leurs reprises d’Aaliyah et voient du R’n’B partout, il est enfin respectable d’avouer qu’on aime s’envoyer un petit Beyoncé entre deux WIPERS, en gros c’est comme avec le métal dans les années 90). Seul problème : ces petits cons ont annulé leur prestation Luxembourgeoise trois jours avant la date fatidique sous prétexte de grosse fatigue. Les mecs (et meufs), si vous n’êtes pas prêts à supporter la vie de rockstar et les ponts d’or que l’on va vous faire pour votre bien précieux (et futile), lâchez l’affaire de suite. Ou choisissez un autre agent. (XL) &lt;a href="http://www.myspace.com/thexx"&gt;www.myspace.com/thexx&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-820645351813368954?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/820645351813368954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=820645351813368954' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/820645351813368954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/820645351813368954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/12/top-31.html' title='TOP 31'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-5957635065873911221</id><published>2009-11-02T11:45:00.000-08:00</published><updated>2009-11-25T01:19:19.373-08:00</updated><title type='text'>#34</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Heil,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh putain, la lose que c'te retard. Je m'excuse auprès des trois millions cinq cent cinquante cinq mille internautes pendus aux lèvres virtuelles de mes mises à jour menstruelles. Gag. Je m'excuse sincèrement auprès des cinq geeks qui rient dans leurs barbes (singulier ou pluriel ? fais chier) de mes commentaires sarcastiques même pas drôles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, j'ai pas d'excuse si ce n'est faire une belle update de la mort. Je me suis demandé si j'allais continuer à raconter des conneries par le biais de ces chroniques. D'ailleurs, une petite parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Chronique, adjectif : qui évolue lentement, qui dure longtemps)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien dit (parenthèse), pas "guillemets".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, bon ok je fais ce que je peux pour me rattraper. Car putain, je ne supporte même pas d'être deux minutes en retard, alors un jour... J'ai tellement pensé à ça aujourd'hui que j'en ai frisé l'ulcère. Mais là ça va mieux, je suis en train de torcher l'édito, petite mise en ligne, dix minutes de promo et c'est réglé, je vais pouvoir souffler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc ouais, pour ceux et celles que ça intéresse, après un petit passage à vide, quelques doutes à la con (tous les génies en chient, c'est connu), je me suis décidé à poursuivre l'aventure. Vraiment. Du fond des tripes. Ca me fait marrer. Parce que ça en fait marrer. Et parce que ça en énerve certains aussi (mais ils se gardent bien de le dire). C'est cool. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux/trois trucs vite fait : j'emmerde la France; j'emmerde la France; j'emmerde la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bon gars Jeff Sisquellas m'a envoyé une interview pour le prochain numéro de Up The Zines. Trente-sept putains de questions, cong. Je vais passer mon mois à y répondre, et peut-être publier le tout ici bas, avec son accord. Narcisse. Ca fera une belle update de décembre, en attendant le 12 Mois Aux Chiottes. J'ai aussi réalisé une interview des Verduns. Elle paraîtra peut-être ici aussi, avec quelques chroniques. Faut que ce blog change un peu de gueule. J'ai envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, toujours la même merde : si tu veux connaître la gloire d'être chroniqué par une future star du show business, envoie ton erreur digitale à l'adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je n'arriverai à égaler l'impitoyable verbalité de Sir Lelo Jimmy Battiston (remember 1982) mais gitan un peu plus chaque jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UP YOURS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AALEHX&lt;/span&gt; Le Pantin Sans Visage CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jolie petite démo. Trois titres studio + deux lives. La pochette (style BD poétique pour enfants) ne renseigne en rien sur le contenu musical. Si la première salve évoque le RADIOHEAD d’OK Computer, le second morceau rappelle à l’auditeur qu’il est en présence d’un artiste francophone (cf le riff chansonnier). Le dernier déroute par sa rythmique minimale violente et son piano chopinesque. Les prises live (reprise de Britney Spears, faut arrêter avec les covers décalées, ça commence à fatiguer) ne sont pas super convaincantes. En même temps, ce n’est qu’une démo. Si je me base sur les trois premières compositions, y’a quand même un potentiel certain chez cet artiste nancéen. A voir s’il va transformer l’essai ou l’enterrer définitivement. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/aalhex"&gt;www.myspace.com/aalehx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A BRIDGE TO MANY&lt;/span&gt; Weights 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissance. Le groupe prend le temps pour installer une ambiance de plomb. Un riff de basse qui tourne, des guitares qui déchirent le ciel gris, un batteur qui claque des motifs progressifs. Jusqu’à ce que ton cul décolle violemment du siège. Sans que tu t’en rendes compte, A BRIDGE TO MANY bascule dans la folie. Y’a eu des progrès de faits depuis la démo. De gros progrès. Le son est incroyablement massif, le chant est parfaitement mixé (trop souvent en avant sur la plupart des productions modern hardcore de mes couilles, comme s’il suffisait de geindre à moitié - et bien fort - pour susciter des émotions) et l’exécution est sans faille. Après, faut être fan du style. Si je n’en écoute qu’épisodiquement, je peux néanmoins affirmer compter les Toulousains dans mes groupes favoris en la matière. Merci Julien, tu peux être fier de toi. Maintenant j’attends un vrai bon disque de pop que je pourrai écouter jour et nuit. (Distorted Charly Brown/Eternalis) &lt;a href="http://www.myspace.com/abridgetomany"&gt;www.myspace.com/abridgetomany&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AMELIE&lt;/span&gt; Dina Dinah CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bosser à l’Emile Vache m’a vite catalogué comme un fan invétéré de folk music. Ok, j’aime beaucoup ce genre de musique. Mais j’écoute aussi plein d’autres choses. Alors arrêtez de me harceler avec vos quinze propositions par jour. J’ai envie de faire autre chose que des ripoffs de Bob Dylan et des copies carbones de BELLE &amp; SEBASTIAN, CALEXICO et Devandra Banhart. Amélie, fort heureusement, brouille les pistes en injectant un peu d’expérimental dans sa sauce à cordes de nylon. Un poil de soul espiègle également (Someday We’ll Turn To Dust). Pis la jeune fille a une voix de trompette. Et je la vois bien finir comme une Camille des champs, le côté tête à claque en moins (j’aime Camille, je précise). Son disque reste agréable à écouter, même si j’aurais préféré plus de fantaisie plutôt qu’un simple démarquage de ce que font COCOON, MORIARTY ou COMING SOON. En attendant, je me demande toujours si je vais la faire jouer en 2010 ou pas. Un avis sur la question ? (MVS) &lt;a href="http://www.myspace.com/ameleia"&gt;www.myspace.com/ameleia&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;APPOLLONIA&lt;/span&gt; Blank Solstice LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rooohhh le riff de cochon, y’a pas mieux pour commencer un disque. Comble du bonheur et de l’humour, les Bordelais s’arrêtent là où un groupe tel que KEELHAUL commence à devenir chiant. Parfait. Je le dis depuis le début, ces trois jeunes gens ont un talent fou. Ils osent les pires hérésies (chant clair, guitares acoustiques, morceaux longs, arpèges étranges, arrangements extraterrestres) avec majesté, classe et défiance. Pourtant, le petit monde de la musique (nianiania) continue à les ignorer. Du néo métal au black en passant par la pop, l’ambient, le hardcore chaotique, le punk, tous les styles qu’APPOLLONIA pratique sont finement digérés et resservis avec intelligence, maîtrise et intensité. Le chant me fait parfois penser aux premiers SHAI HULUD : expressif, arraché, viscéral. Je me pose une question à l’écoute de ce disque : les types seraient-ils fans de SHINING ? Ce serait vrai que ça ne m’étonnerait même pas. On va mettre les compliments en veilleuse et juste exprimer vite fait notre ressenti envers des tempos un peu trop monotones (en cela, Among Wolves, leur précédent opus, apparaît comme un album beaucoup plus diversifié et surprenant) et un artwork décevant de la part de Jüül, capable de faire beaucoup mieux (cf Among Wolves, encore une fois). Mais c’est faire là la fine bouche. Je préfère l’ouvrir en grand et avaler toute la générosité dont ce Blank Solstice déborde. (Maximum Douglas) &lt;a href="http://www.myspace.com/appolloniageeks"&gt;www.myspace.com/appolloniageeks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; Witch 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n’est pas un teaser de l’album à venir. Il pourrait cependant être accepté comme tel, tant ces deux nouveaux morceaux orientent sur la direction que le GOAT est en train de prendre. Un hommage à toutes les sorcières du monde, un artwork signé Eva Gastro (magnifique, drôle, malsain) et un regain d’espoir au niveau des textes qui m’étonne autant qu’il me fait du bien à lire. Celebration est d’une beauté troublante, notamment son break violoncelle/voix féminine (tiens tiens, qui pousse donc la chansonnette… ?) et sa relance électrique que l’on dirait submergée par la boue et la mélancolie. Froid, touchant, complémentaire. Pas si surprenant que ça pour qui connaît la discographie et les goûts musicaux du bonhomme. Face B, Amenorrhea accélère le tempo, résonnant à mes oreilles comme une ballade industrielle (breaks brûlants et mélodies entrelacées à l’appui). Depuis AFBM, jamais un morceau du GOAT n’avait sonné aussi « catchy ». Sinon, je viens d’écouter le futur 7’ de reprises, c’est juste à se damner tellement c’est beau, original, inventif et génial. THE AUSTRASIAN GOAT continue de construire une œuvre musicale moderne parfaite. La France du métal l’ignore, et c’est tant mieux. (Noxious Noize) &lt;a href="http://www.theaustrasiangoat.com"&gt;www.theaustrasiangoat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MATTEAH BAIM&lt;/span&gt; Laughing Boy CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matteah Baim est connue pour avoir été la moitié de METALLIC FALCONS aux côtés de Sierra Casidy (COCOROSIE). En solo, la belle demoiselle développe une espèce de folk psychédélique planante, tantôt électrisante (He Turned My Mind Around), tantôt mystique et intimiste (Wilderness), n’hésitant pas à verser dans le blues (Birthdays) et la pop (Monkey Chant). Une guitare, un piano, quelques percussions, quelques bidouilles sur un laptop. Et ça fonctionne plutôt bien. Laughing Boy est un disque touffu sans être longuet, toujours surprenant et surtout très apaisant. Je kiffe. (DiCristina) &lt;a href="http://www.matteahbaim.com"&gt;www.matteahbaim.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BETHLEHEM&lt;/span&gt; Dictius Te Necare LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ostra a la bonne idée de rééditer l’un des chefs d’œuvres les plus noirs de l’histoire du métal, dans une version remasterisée et augmentée d’un disque de reprises + un t-shirt collector. Je dis ouais ok je prends ! Comment décrire ce groupe ? Collectif mystique allemand et culte, en avance de vingt ans sur son temps. Apôtres du suicide et de la malédiction. Ils sont à la musique ce que Buttgereit fut au cinéma : des visionnaires radicaux et dotés d’un hénaurme sens de l’humour. Merde putain de bordel, tu t’excites sur toutes tes merdes black métal intellos et tu connais même pas ce putain de grand groupe ? Va te pendre, connard. (Ostra) &lt;a href="http://www.ostrarecords.com"&gt;www.ostra-records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE BIG PINK&lt;/span&gt; A Brief History Of Love CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j’ai d’emblée aimé avec ce disque de THE BIG PINK, c’est que le livret du CD sentait bon le papier peint et la peinture fraîche, en gros les travaux que mon père effectuait quand j’étais gamin. Une odeur familière et rassurante. Une odeur qui occulterait presque la musique de la nouvelle entité hype du jour (avec THE XX, chroniqué plus loin). C’est vrai, je pourrais m’arrêter là et ne pas parler du fait que le groupe soit un énième ersatz (talentueux, mais ersatz malgré tout) du revival pop shoegaze mur du son bouclé légèrement dancey. Dont acte. Bon disque un peu long mais qui sent infiniment bon. (4AD) &lt;a href="http://www.musicfromthebigpink.com"&gt;www.musicfromthebigpink.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BOB &amp; LISA&lt;/span&gt; Rosethorns CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant les BELLRAYS étaient Bob &amp; Lisa. Après un album décevant, il paraît presque évident que l’infatigable couple revienne aux racines de sa musique. Une voix (et quelle putain de voix, quand même), une guitare (avec un son vraiment pas top, faut dire), un tambourin et dix chansons à l’âme blues, gospel, soul et jazz. La simplicité. L’efficacité. La base. Ca fait du bien en ces temps de nawakerie post-mes couilles, où la valeur d’une formation en se mesure plus à la qualité de ses chansons mais bien au nombre de visites sur Myspace ou à l’opiniâtreté avec laquelle on te vend sa musique. Blues is the teacher. Punk is the preacher. Love is the answer. (Vicious Circle) &lt;a href="http://www.viciouscircle.fr"&gt;www.viciouscircle.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LEONORE BOULANGER&lt;/span&gt; Les Pointes &amp; Les Détours CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une raison qui m’est inconnue, cet album de Léonore Boulanger reste pour moi un mystère insondable. Mais j’aime beaucoup ce que j’entends. De la poésie sonore. Des textes français qui ne me font penser à rien dans le sens où ceux-ci me vident la tête de toute pensée objective. Un feeling jazz constant qui me fait tourner la tête. Piano volatile. Batterie volage. Voix sensuelle et expressive. Profonde et chevrotante. Une véritable révélation. Ce disque n’est pas un favori. Il ne le sera même jamais. Par contre je l’écoute régulièrement, la tête en arrière, les yeux fermés, allongé sur mon canapé. Je divague. Je m’évade. Ce disque n’est pas un favori. Mais il bouleverse mon quotidien en me rappelant à quel point je peux être surpris par ce que je ne connais pas encore. (Le Saule) &lt;a href="http://www.myspace.com/leonoreboulanger"&gt;www.myspace.com/leonoreboulanger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHICKEN DIAMOND&lt;/span&gt; Snake Eat Snake CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHICKEN DIAMOND est un one man band en provenance de Thionville (ville dortoir, là-bas même le H&amp;M du centre-ville est en faillite). Comme l’ennui ronge, le gazier délivre six brûlots de blues déviant. La corrosion de l’anticonformisme. T’as intérêt à le prendre au sérieux. Après tout, DEAD FOR A MINUTE venait bien de Vitry/Orne. Si la voix de rocaille du poulet diamant évoque la rugosité de l’ours mal léché, le groove de ses instrumentations rappelle à notre bon souvenir de blanc-bec que le blues vient d’Afrique. Beauté et sensualité au milieu d’un déluge de larsens. J’ai bien fait de ne pas me fier à l’emballage artisanal. Cette démo est un petit bijou, brut, noir, original et sans concession. A suivre de très près. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/chickendiamond"&gt;www.myspace.com/chickendiamond&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DISTORTIONS&lt;/span&gt; Autoproducted LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les types ont tellement pas de « succès » qu’ils donnent leurs disques. Respect. Avec MENY HELLKIN on fait pareil, de toute façon à part quelques amis le reste du monde n’en a rien à branler. On a beau essayer de se faire connaître, d’envoyer des disques à droite à gauche, les oreilles restent fermées. Même problème pour ce trio lorrain. Putain, pourtant leur musique déboîte. Sincèrement. Leurs albums sont peut-être un poil longs mais contiennent toujours de purs morceaux d’extase. Ils explorent des spectres musicaux assez vastes (garage, pop, dub, punk, funk) dans un esprit complètement post (anglais, de préférence), avec une dynamique propre à te faire danser, quelques refrains tubesques, beaucoup de réverb sur la voix, des cris salvateurs, des expérimentations tordues… Pas très loin de la clique à Nafi (AH KRAKEN), mais en plus rock. Hâte de les voir fin janvier à l’Emile (c’est moi ou je termine toujours mes chroniques de la même manière, en ce moment ?). (Electrophone) &lt;a href="http://www.myspace.com/lithiumforyou"&gt;www.myspace.com/lithiumforyou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DO AS INFINITY&lt;/span&gt; Eternal Flame CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier morceau (en anglais) ne rassure pas vraiment sur la nécessité de ce comeback. Mais bon, le talent de mélodiste de Ryo associé à cette voix puissante, magique, céleste, envoûtante (oui, je suis fan de Tomiko Van, et alors ?) finit par me convaincre de leurs bonnes intentions. Puis, si tu fais bien attention au design de la pochette, tu comprends tout de suite où le duo veut en venir. Les guitares sont mises en avant tout du long et rappellent de ce fait le chef d’œuvre Gates Of Heaven (album inaccessible, incomparable, un sommet qu’aucun groupe de J-Rock ne pourra atteindre). Même dans ses fautes de goût réputées inavouables pour tout fan de musique qui se respecte (sûr qu’il faut un aplomb certain pour assumer apprécier ce genre de came). Je sais cependant que je prêche dans le désert et qu’hormis Sven (pilier d’Emofrance), cette chronique n’intéressera absolument personne. C’est pas grave. Van Gogh est bien mort pauvre. (Avex) &lt;a href="http://www.d-a-i.com"&gt;www.d-a-i.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FIELDHEAD&lt;/span&gt; Introductions CD–R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Membre de GLISSANDO, Paul Elam est l’une des têtes pensantes de l’excellente agence de booking Sleepsound (avec son pote Richard Knox, également guitariste du quintet de Leeds). En solo, au sein de FIELDHEAD, il s’adonne à la création d’hymnes down-tempos aussi magnifiquement désespérés que mélodiquement labyrinthiques. Ses morceaux sont profonds, denses, originaux et terriblement sensuels. Ils s’écoutent et se réécoutent sans broncher. Le regard perdu dans le vide de cette caverne froide qui te sert de studio d’écoute. Hâte de voir ce que ça donne live en février 2010 à l’Emile (avec THE DECLINING WINTER, le nouveau groupe du chanteur de HOOD) pour le festoche Chez Kito Kat. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/fieldhead"&gt;www.myspace.com/fieldhead&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FILIA MOTSA&lt;/span&gt; Tribute To KC LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hydre à deux têtes, la FILIA MOTSA martèle ses peaux et caresse ses cordes avec l’énergie du désespoir, celle-là même qui appelle au dépassement de soi et à l’accomplissement de nos fantasmes sonores. Une expérience musicale et physique totale qui donne enfin naissance à un premier album très attendu. Ce sont les potes de Percolation qui sérigraphient la chose (très belle œuvre, encore une fois) et les intimes de Chez Kito Kat qui se chargent de la sortie et de la distribution. Rien à dire, l’association de ces trois entités donne un résultat vraiment impressionnant. Anthony et Emilie se lâchent complètement, délivrant une musique autre. Quelque chose qui n’existait pas avant et qui continuera peut-être à exister après. Les influences pourraient être nombreuses (Constellation les a à l’œil, ils jouent avec OXBOW et Steve Shelley), elles sont tellement finement digérées qu’il m’est à l’heure actuelle impossible d’en sortir une. FILIA MOTSA se décrit mieux avec des adjectifs : expérimental, noisy, hypnotique, envoûtant, angoissant, beau (comme une prison qui brûle). FILIA MOTSA s’écoute surtout, les tympans à l’affût, les oreilles toutes ouïes. Bien entendu, entre ce qui se retrouve gravé sur ce disque (aura noire, mystique, violente et sensuelle) et ce que les espoirs mis dans le duo augurent, il y a une marge de progression assez folle qu’il me tarde d’expérimenter. En pleine gueule. J’ai encore trop bu, cherche pas la logique dans ma syntaxe. (Chez Kito Kat) &lt;a href="http://www.chezkitokat.com"&gt;www.chezkitokat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FRANCOIS &amp; THE ATLAS MOUNTAINS&lt;/span&gt; Plaine Inondable CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est lundi, je suis à l’usine, il fait gris, j’ai pas envie de travailler, j’écoute l’album de FRANCOIS &amp; THE ATLAS MOUNTAINS. L’en faut pas plus pour déchaîner ce torrent de mélancolie douce-amère dans lequel j'aime me noyer. (Talitres) &lt;a href="http://www.talitres.com"&gt;www.talitres.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ALEXIS GIDEON&lt;/span&gt; Video Musics CD+DVD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des images qui mettent dans un état second et des sons qui crament les synapses encore plus rapidement qu’une anthologie d’Attention A la Marche. Le gars Alexis vient de Portland, aime le rose, le psychédélisme, G-UNIT et APHEX TWIN. Son disque, œuvre multimédia réussie, fleure bon le second degré et la passion du travail bien fait. Glitch, twitch, screech sous le soleil glacé de l’Antarctique. Vingt minutes de bonheur abrutissant. (Africantape) &lt;a href="http://www.alexisgideon.com"&gt;www.alexisgideon.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HUCK&lt;/span&gt; Shake, Shoot, Strike CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux titres. C’est assez pour se faire une petite idée mais encore trop peu pour se forger une véritable opinion. HUCK est un jeune groupe de Thionville qui tente de mélanger MARS VOLTA et ARCTIC MONKEYS en y insufflant (maladroitement) une énergie hardcore qu’il ne maîtrise pas encore. Les propos sont rock’n’roll (cf les riffs), la rythmique est carrée (très bon basse/batt), le chant est difficilement supportable (indolent, mauvais accent). En concert par contre, j’ai l’impression que les gaillards privilégient le visuel (je saute partout, j’ai une coupe de cheveux étrange) au détriment de la mise en place (hormis le batteur, véritable métronome). C’est dommage. Le chaos naît de la capacité intrinsèque à inverser l’essence de la nature (la virtuosité devient violence incontrôlable) et pas d’un jean slim ou d’un t-shirt trop grand pour soi. On a mis du temps à le comprendre avec DEAD FOR A MINUTE. C’est tout le bien que je souhaite aux petits HUCK. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/noisehuck"&gt;www.myspace.com/noisehuck&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I AM JOHN SPARTAN / THE BORING&lt;/span&gt; Split CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Split sympathique. I AM JOHN SPARTAN fait dans l’émo old-school. Voix hurlées, tempos rapides, riffs directs. De bons blasts grindisants quand il faut, quelques passages orchidiens de rigueur. Un petit feeling FINGERPRINT meets DAITRO pas dégueu. Textes politico-poétiques. J’ai Peur Du Noir est un excellent morceau. THE BORING enchaîne avec quatre petites pépites de hardcore old-school hyper mélodique qui me rappellent fortement les meilleurs moments de BETTER THAN A THOUSAND et BANE. Humble, pas prétentieux, connaissant son affaire sur le bout des doigts. No Sense To Us est le moment fort de leur partie du disque, voire même leur meilleur morceau à ce jour. Bien cool. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/theboring"&gt;www.myspace.com/theboring&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I AM JOHN SPARTAN&lt;/span&gt; Démo CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I AM JOHN SPARTAN est un groupe généreux. Tout comme sa musique. Bel objet cartonné très épais, un poster de papier glacé, un livret gavé de textes correctement écrits et imprimés… Manque plus que le badge et le patch, donc. C’est par contre dommage de tirer son blase d’un film avec Val Kilmer. Six titres au son un peu crevette par rapport au split chroniqué plus haut. Les morceaux sont un peu plus hésitants, moins variés, moins catchy aussi. Un galop d’essai imparfait qui a eu le mérite d’avoir été transformé par la suite. (Dreams Come True/Emotionally Unstable/Gehirn) &lt;a href="http://www.myspace.com/dreamscometruerecords"&gt;www.myspace.com/dreamscometruerecords&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LADY SHOT FROM A TREE&lt;/span&gt; The Trouble With O CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pop belge jouée sans électricité. C’est drôle comme tu peux tout de suite sentir la provenance du groupe dans ses mélodies. Ca me fait la même chose avec les groupes allemands (je pense à OLIVER TWIST, MAGGAT et tous leurs suiveurs). Ici donc, on nage en plein MUD FLOW versus SHARKO avec un soupçon de mélodica et quelques voix féminines bien senties. Au niveau du son, on pense à PARAMOUNT STYLES (même façon de chanter, mais pas la même voix, malheureusement). C’est bien joué, sans aucune faute de goût. Las, ça ne décolle jamais, restant toujours au ras de leurs influences un peu trop voyantes. Manquent la hargne et le stupre inhérents à la musique rock. (DIY) &lt;a href="http://www.ladyshot.be"&gt;www.ladyshot.be&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LIGHTNING DUST&lt;/span&gt; Infinite Light LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les fais jouer le 13 décembre à l’Emile Vache. Bonheur. Depuis que je sais, je n’en peux plus. J’attends ce concert avec la plus folle des impatiences. Je peux être très con, parfois. Tout ça parce que Joshua et Amber jouent aussi dans BLACK MOUNTAIN. Mais pas que. LIGHTNING DUST n’est pas qu’un side-project cash machine bouche trou pour combler les emplois du temps de nos deux hippies virtuoses. C'est aussi, et surtout, de la beauté en forme de notes de musique. FAVORI. (Jagjaguwar) &lt;a href="http://www.myspace.com/lightningdust"&gt;www.myspace.com/lightningdust&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LOOPZILLA&lt;/span&gt; Première Embuscade CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire des chroniques à 5h00 du matin n’est jamais une très bonne idée. Surtout lorsque le groupe s’appelle LOOPZILLA, qu’il fait de la funk scolaire et qu’il enfile les clichés comme les perles d’un collier. Et par pitié, pendez le chanteur par les pieds. (DIY) &lt;a href="http://www.loopzilla-music.com"&gt;www.loopzilla-music.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MAMAGREYO&lt;/span&gt; Kind Of Poultry CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut réussir à passer outre une pochette d’un autre temps et d’un goût pas vraiment certain. A l’intérieur du boîtier cristal, un disque. Et sur ce disque, quatre titres qui rappellent furieusement MUTHA’S DAY OUT, DA PRESIDENT, SHOOTYZ GROOVE, voire même un ATOMIC KIDS dans certains riffs « montagnes russes ». Bon, y’a aussi certains côtés LIMP BIZKIT et PLEYMO un poil plus dérangeants. Mais ça va, c’est loin d’être la tehon. Le quatuor s’en sort bien, notamment grâce à une funkiness de tous les instants et un plaisir de jouer non feint que tu peux sentir tout au long de ce petit quart d’heure. Donc si un petit trip nostalgique te tente, n’hésite pas à y jeter une oreille. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/mamagreyo"&gt;www.myspace.com/mamagreyo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MINA MAY&lt;/span&gt; Skylarking CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque disque que Dorian sort avec Silverstation est un coup de cœur. Ca débute mal avec un titre instrumental que je zappe au bout d’une minute trente, agacé. La suite est, fort heureusement, plus intéressante. Les MINA MAY sont québécois et se cognent contre des murs de guitares opaques tout en surfant sur des nappes de claviers dissonantes. Ils évitent de sonner comme des benêts de la pop, et je les en remercie. Y’a un petit côté glacial chez eux qui me le fait plutôt bien. Mais je ne suis pas totalement convaincu. Ca manque de tubes, tout simplement. Et quand on fait ce genre de musique, ça ne pardonne pas. Bons textes et très bel artwork, ceci dit. (Silverstation) &lt;a href="http://www.silverstationrecords.com"&gt;www.silverstationrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MY LITTLE PONY&lt;/span&gt; Think Too Much LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou comme les Scandinaves sont en avance sur le reste du monde. Prends les Norvégiens de MY LITTLE PONY, par exemple. Dix-neuf piges, en tête des charts indie dans leur pays, une première tournée européenne couronnée de succès et des morceaux qui tiennent incroyablement bien la route. Dix-neuf piges, les gaziers. Jamais rencontrés des gens aussi professionnels. Les Français traqueurs de cachets et de déclarations d’intermittence peuvent retourner pousser des caisses dans les Zéniths de notre cher pays, ils ne sont pas prêts d’arriver au niveau d’excellence atteint par mes cinq petits amis du Nord. Si tu ajoutes à cela le fait qu’ils étaient adorables et faciles à vivre (ils ont joué à l’Emile le soir de la Nuit Blanche, pas une grosse affluence mais ils étaient juste heureux d’être là avec nous), tu te retrouves avec un Think Too Much qu’il est impossible de ne pas aimer. Surtout si tu kiffes BELLE &amp; SEBASTIEN, VETIVER, ce genre de came. (Spoon Train Audio) &lt;a href="http://www.myspace.com/mylittleponyoslo"&gt;www.myspace.com/mylittleponyoslo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JP NATAF&lt;/span&gt; Clair CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce disque soit bon ou pas, dès les premières secondes le plaisir m’étreint à l’idée de retrouver la voix de ce bon vieux JP, ex-chanteur des INNOCENTS. Elle a pris un coup de vieux, ça s’entend. Ce n’est pas pour me déplaire. Elle s’est fragilisée, quelque peu voilée. La barbe fournie de cette très belle pochette trahit l’âge qui s’empare inexorablement des attributs de l’artiste. Mais JP a de beaux restes. Un peu de George Harrison par ci (Clair), un peu de CAKE par là (Viens Me Le Dire), du Cat Stevens à droite (Monkey), du Delpech à gauche (Après Toi), bref plein d’influences, de spectres, de parrainages plus ou moins conscients pour un disque construit en forme d’hommage déguisé à toute la musique qu’il aime. Cet album n’est à personne d’autre qu’à son auteur. Ne va pas croire au plagiat éhonté ou bien au manque d’inspiration. Au contraire. Preuve en est ce Seul Alone expérimental de près de dix minutes ou les textures sonores minimalistes finement ciselées (Les Lacets). JP se fait plaisir, ça se sent, ça s’entend. Es-tu seulement prêt à en faire autant ? (Tôt Ou Tard) &lt;a href="http://www.myspace.com/jpnataf"&gt;www.myspace.com/jpnataf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NINE ELEVEN&lt;/span&gt; City Of Quartz CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NINE ELEVEN fait du punk-rock estampillé Warmzine (collectif informel, voire inexistant, mais les quelques personnes élues comprendront ce que je souhaite signifier par là). D’énormes prétentions, une connaissance certaine de la culture hardcore, une expérience de la scène qui ne peut être remise en question et des promoshoots. Faut ce qu’il faut pour faire la nique aux Ricains sur leur propre terrain. A ce propos, bien cool l’interview de KICKBACK dans le dernier Noise (celles de Lelo étant hors-compét’, ça faisait du bien de lire quelque chose d’intéressant pendant ma correspondance Metz-Hagondange). Il faut niquer les Ricains sur leur propre terrain. NINE ELEVEN s’y emploie avec maestria, dextérité et application scolaire. On dirait un vieux skeud de newschool (ADAMANTIUM, anyone ?). C’est cool, si ce n’est cette voix over the top qui gagnerait à moduler un peu plus son timbre. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/nineeleven"&gt;www.myspace.com/nineeleven&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE PARTI&lt;/span&gt; Excitement As Such LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh putain, comment j’ai miséré pour le chroniquer, cet album. Et putain, bâtard de tes morts, cet album il tue. Je me répète, et je le répète : cet album il tue. Et quand tu dis trois fois la même chose, ne te tripètes-tu pas ? En tout cas, ne te tripote plus sur tes disques de WIRE, GANG OF FOUR et PERE UBU, laisse tes FRUSTRATION au placard, bouge tes CHEVEU surtout si tu es né mauvais et laisse toi emporter par le doux flow de cet album (qui tue). Sans déc’, les gars du PARTI sont des potes, ma chérie et son copain ont réalisé l’artwork, mais même s’ils avaient été de parfaits inconnus, j’aurais quand même trouvé que cet album (qui tue) tue. Y’a déjà deux tubes immortels que tu les écoutes une fois tu les retiens tout de suite et jusqu’à ta mort ils restent collés dans un coin de ton crâne (I Don’t Know et Sufferings, déjà présent sur l’excellent premier maxi). Mais le reste est à l’avenant. Et quel avenant. Collision extraordinaire entre fraîcheur pop (les refrains), tension post-punk (les dialogues entre basse et guitare) et sueur rock’n’roll (ça joue, ça te donne envie de danser, voire de tout péter autour de toi). Les textes sont humbles et intelligemment écrits. L’artwork est beau, rappelant au passages aussi bien PULP que Factory Records. Bref, cet album (qui tue) tape dans le mille, je ne compte plus le nombre d’écoutes depuis que je l’ai reçu, je ne m’en lasse pas, il sera même second de mon top 30 de fin d’année (derrière l’album de CULTURE REJECT, faut pas délirer non plus). FAVORI. (Facto) &lt;a href="http://www.myspace.com/leparti"&gt;www.myspace.com/leparti&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RAILCARS&lt;/span&gt; Cathedral With No Eyes 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saignée électronique complètement expérimentale. Ces Californiens sont cinglés et le font savoir à grand renfort de sons cintrés, de saturations déglinguées et de mélodies défigurées. Happy hardcore légumineux. Un PARTS &amp; LABOR de freak party. Bricolage extrême toujours sur le fil du rasoir. Clap your hands say Aaaarghhhh. Va y avoir du sport. Va y avoir des morts. (Stumparumper) &lt;a href="http://www.myspace.com/railcarsmusic"&gt;www.myspace.com/railcarsmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE REAGANS&lt;/span&gt; Super You Super Me Super Everybody CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, écouter de la musique à l’usine ça me fait le même effet que boire du café réchauffé au four à micro-ondes (ouais ok c’est une obsession chez moi, et alors ?). J’ai un sale goût dans la bouche et un vieux mal de bide qui apparaît. Les REAGANS font du rock un peu particulier sitôt écouté sitôt oublié avec un chanteur qui rappelle Jello mais en pire (plus chevrotant). Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/reagansband"&gt;www.myspace.com/reagansband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ANDREA ROTTIN&lt;/span&gt; Songs About Nightmares CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disque tordu. Je ne saurais dire à quoi la musique d’Andreas me fait penser. Une espèce de folie douce parcourt ses morceaux (l’Italien fait même la poule sur Austria). « Psyché » semble être le maître mot de cet album. « Lo-fi » aussi. Bref, encore un apôtre de ce bon vieux Syd (rien qu’à voir le nom du label). Et ces douze chansons bricolées avec amour passent plutôt bien par les temps qui courent. (Madcap) &lt;a href="http://www.maledetto.it"&gt;www.maledetto.it&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;(THE) SILENT DAYS&lt;/span&gt; I’m Nothing CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouh la vache. J’ai 14 ans et je passe tous mes étés en Angleterre. J’écoute les POSIES et TEENAGE FAN CLUB à fond la caisse, je traîne avec les outcasts grunge du quartier de ma famille d’accueil à Londres, je passe mes après-midi à fouiller les petites boutiques de Camden à la recherche de live pirates. Je me prends mes premières cuites, j’ai un sale goût de Marlboro froide dans la bouche, l’herbe du dealer local me file le tournis. Bon, ce groupe lorrain est quand même un poil plus abrasif que ce qui se faisait dans les années 90. Et à ce jeu-là (la nostalgie), je dois avouer que le quatuor s’en sort plutôt bien. Pas encore assez pour me donner envie de les faire jouer ou d’aller les voir mais suffisamment pour transformer une pauvre journée de bureau à l’usine en voyage dans une machine à remonter le temps. C’est déjà pas si mal. (Anorak Supersport) &lt;a href="http://www.myspace.com/thesilentdays"&gt;www.myspace.com/thesilentdays&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MATHIAS STEN&lt;/span&gt; Avaray CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui différencie Mathias Sten des millions d’autres songwriters ? Sa voix. Voilé et fragile, cet organe protéiforme (soniquement parlant) est la force de son propriétaire. Sa musique, elle, ne se distingue pas des masses de la masse des néo-cowboys à jouer de la folk par amour pour les westerns de la Dernière Séance. Mais elle se situe tout en haut du panier. Mathias est un très bon guitariste, un mélodiste aguerri et un arrangeur brillant. Ses chansons sont bonnes. Mais on est encore loin du frisson qu’Elliott Smith ou IRON &amp; WINE font parcourir sur mes bras à chaque fois que j’écoute un de leurs disques. (Silverstation) &lt;a href="http://www.mathiassten.net"&gt;www.mathiassten.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE SWAMP&lt;/span&gt; Back To The Swamp LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours cru que THE SWAMP tapait dans le rock’n’roll lourdingue à la QUEENS OF THE STONE AGE / EAGLES OF DEATH METAL, qui sont, comme chacun sait, les deux seuls groupes de rock 70’s (lol) que la jeunesse chauve de France connaît. Mais au fait, qu’est-ce donc ? Le jeune chauve de France est un type qui a passé la trentaine, s’habille chez Gémo, aime à la fois le rock et la variété (sans trop l’avouer de manière ostentatoire, faut pas déconner), répète avec son groupe tous les samedis après-midis dans le garage de ses parents, sort avec la même meuf depuis le lycée… Tu dépeins le désastre ? Même si mes amis Strasbourgeois se retrouvent parfois au bord du gouffre (Save My Soul ou The Ripper par exemple), leur vision de la musique est vachement plus bluesy et roots que le clinquant dont fait preuve Josh Homme et ses fidèles aujourd’hui. Une version plus heavy que sheavy d’Elvis. Reprise du Death Letter Blues de Son House, histoire d’enfoncer un peu plus le clou. Ouep, c’est un bon disque réalisé par un bon groupe. Faut juste arrêter avec les pochettes affreuses. (Up For The Crack) &lt;a href="http://www.myspace.com/withtheswamp"&gt;www.myspace.com/withtheswamp&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TICKLEY FEATHER&lt;/span&gt; Hors d’Oeuvres CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annie Sachs semble enfin avoir trouvé le parfait équilibre entre improvisation et songwriting. L’écriture même de son nouvel album s’en ressent. Celui-ci n’a de lo-fi qu’une apparente indolence dans l’exécution et le chant de sirène alcoolique. Le reste (textures sonores, mélodies contagieuses) place la jeune demoiselle à la droite de ses sauveurs ANIMAL COLLECTIVE. Je suis curieux de voir ce que ça donne en live. Ah ben tiens, elle joue le 11 novembre à l’Emile avec TOHU BOHU. (Paw Tracks) &lt;a href="http://www.paw-tracks.com"&gt;www.paw-tracks.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TURZI&lt;/span&gt; B CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier morceau de ce nouvel album se finit comme l’hymne Black Sabbath de qui tu sais, en apothéose et toutes guitares dehors. Marrant d’enchaîner directement sur une pièce kraut synthétique puis sur une KING CRIMSONerie jazzy oriental. J’apprécie énormément la musique de TURZI. Elle est fine, lettrée, subtile, jamais vulgaire. J’ai par contre parfois la désagréable impression d’avoir entre mes deux oreilles un déballage de tout ce qu’il faut jouer en ce moment pour choper des articles dans les magazines de rock. Les bonnes influences dans l’air du temps. Je ne mets pas en doute la sincérité du bonhomme. C’est juste ma méfiance naturelle à l’encontre des éloges qui veut ça (encore que, avec XX dernièrement, je me suis bien fait avoir). Bon, y’a un morceau qui s’appelle Baden Baden, mon préféré sur ce second opus, donc je lui pardonne volontiers cet excès de bon goût. (Record Makers) &lt;a href="http://www.myspace.com/turzi"&gt;www.myspace.com/turzi&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Opuces CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler à l’Emile vache me permet de faire des rencontres précieuses. Je vais pas citer tout le monde mais c’est grâce à ce bar que j’ai pu tomber amoureux des VERDUNS, découvrir Romain (SHAKE THE DISEASE), Julien (mon agent immobilier) ou Antonin (prochain sur la liste des mecs à passer absolument sur scène) et faire connaissance avec d’autres amoureux de la musique. Les Baka Sama sont venus me voir au concert de TRESPASSERS WILLIAM. Le courant est tout de suite passé. Au bout de cinq minutes, j’avais déjà envie de leur proposer une date. Des trentenaires qui abordent le hip hop avec philosophie et intelligence, j’aime. Cet Opuces est leur premier méfait. Méga compilation regroupant vingt-et-un titres de hip hop et d’expérimentations électroniques, de breaks un peu fous (26 Years, entêtant) et de tubes bien huilés (24 Heures) qui n’hésitent pas à taper dans la pop (Mister Jackguile) ou le rock (No Limits). Ouverture d’esprit bienvenue, instrus aux petits oignons, textes intelligents (les MC naviguent constamment entre conscience politique et humour laid back), franchement j’ai rien à redire. Si les gaziers parviennent à retranscrire le bouillonnement créatif que dégage cette heure et vingt minutes de musique, y’a moyen de passer un excellent moment sur scène. (Baka Sama) &lt;a href="http://www.myspace.com/bakasamaprod"&gt;www.myspace.com/bakasamaprod&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Schatten Aus Der Bethlehem, A Tribute To Dictius Te Necare CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CD accompagnant la réédition limitée du chef d’oeuvre des Allemands psychotiques de BETHLEHEM. Six formations y reprennent à leur compte, dans la joie et le suicide, les chansons du dit-album. MAIEUTISTE, VOODOO PLANET, ATARAXIE, MINDAIN, MOURNING DAWN et MAGNUM OCCULTUM INNOMINANDUM (fallait le déchiffrer, celui-là) composent la tracklist. La lame de rasoir n’est pas livrée avec le CD. (Ostra) &lt;a href="http://www.ostrarecords.com"&gt;www.ostrarecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VERGOGNE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock instrumental (‘fin presque) français. Ce qui n’a rien à voir avec la chanson française. Le terme « chanson française » convoque à ton esprit des images et des sons bien précis (des paroles connes, des mélodies niaises qui se ressemblent toutes, un humour d’étudiant en arts plastiques). C’est comme le « rock français » (textes sociaux-démagos réjouissants, gros pulls en laine, riffs que même les Ramones refuseraient de jouer). Mais le « rock instrumental ('fin presque) français », cela n’évoque rien à personne. Et pour cause. Je ne sais plus dans quels autres groupes jouent les types de VERGOGNE. En tout cas, je sais d’où vient leur musique. Le tricotis de guitares rappelle l’écurie 5440 Or Fight Records (que de bons souvenirs à écouter ces disques avec Romain et Phil) ainsi que certaines influences affichées gaillardement (RUMAH SAKIT, OXES et Sickroom Records en règle générale). Ca joue compliqué et vicelard, des fois tu ne sais pas bien où le groupe veut en venir, et juste au moment où il commence à te perdre, hop il retombe sur ses pattes ! Y’a bien un peu de chant mais on s’en fout, honnêtement. C’est pas ce sur quoi l’on se concentre en premier. Bien vu, la clarinette. Je dirais pas que je suis fan, mais ce disque a eu le mérite de me rappeler de bons et heureux souvenirs. Rien que pour ça, je l’en remercie. (Théâtre/Désormais) &lt;a href="http://www.myspace.com/vergogne"&gt;www.myspace.com/vergogne&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE XX&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé bé, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas aveuglément fié à une chronique de disque pour en acheter un (de disque). En l’occurrence, après avoir lu la dithyrambe du dernier Magic et être tombé comme de fait exprès sur le dit-disque à la Face Cachée, je n’ai même pas réfléchi deux secondes. Et c’est vrai qu’il est bon. Il tombe pile-poil au bon moment. Il est doux, léché, spontané et pétri de bonnes influences (Chris Isaak, THE CURE, JOY DIVISION… les rocks critics sont abrutis par leurs reprises d’Aaliyah et voient du R’n’B partout, il est enfin respectable d’avouer qu’on aime s’envoyer un petit Beyoncé entre deux WIPERS, en gros c’est comme avec le métal dans les années 90). Seul problème : ces petits cons ont annulé leur prestation Luxembourgeoise trois jours avant la date fatidique sous prétexte de grosse fatigue. Les mecs (et meufs), si vous n’êtes pas prêts à supporter la vie de rockstar et les ponts d’or que l’on va vous faire pour votre bien précieux (et futile), lâchez l’affaire de suite. Ou choisissez un autre agent. (XL) &lt;a href="http://www.myspace.com/thexx"&gt;www.myspace.com/thexx&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-5957635065873911221?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/5957635065873911221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=5957635065873911221' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5957635065873911221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5957635065873911221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/11/34.html' title='#34'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-582942376321336840</id><published>2009-09-30T13:38:00.001-07:00</published><updated>2009-09-30T23:29:42.621-07:00</updated><title type='text'>#33</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Heil,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est le 30 septembre 2009, il est bientôt 23h00. Je pourrais attendre encore une heure pour poster mes conneries, mais non. J'ai besoin de sommeil. Demain je n'aurais probablement pas le temps de faire ce que je suis en train de faire maintenant. D'où anticipation. Première fois que je suis en avance sur mon planning. Première fois que j'écris mon édito un jour avant sa publication. En ce moment-même, j'écoute le nouvel album de DO AS INFINITY. Y'a du très bon et du bien dégueu. Un groupe comme j'aime. Marrant, j'y pense : au moment où tu seras en train de lire ces bêtises, un jour sera passé et la pertinence de ces quelques mots se sera envolée. Question : le sont-ils plus (pertinents) le jour même de leur création ? J'en doute. Je n'écris que de la merde, c'est de notoriété publique. La preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Tattoo The Mind s'est lamentablement ramassé la gueule et je ne sais si je dois m'en réjouir. J'avais très envie de voir SHINING, mais pas de payer 38 euros pour une demie-heure (aussi magistrale soit-elle) de set. Dans le même temps, j'apprends qu'AD HOMINEM jouera au 412 en novembre. Ce soir-là, faudra prévoir un attentat anti-cons. Je me rends compte enfin que j'ai oublié de chroniquer l'album d'AFFLICTIS LENTAE. En repensant à mon dernier échange de mails, je me dis qu'après tout... Putain, c'est quand même dur d'être fan de métal quand tu as un peu plus de 2 neurones valides en Lorraine (phrase trve elite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envoyez moi vos productions afin que je les donne au premier venu dans la rue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca devient de plus en plus difficile de trouver le temps d'écrire. Je vais cependant trouver la force de m'accrocher. Témoignez moi un peu de tendresse, bordel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bise,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(bien entendu, je me suis encore moins relu que d'habitude, alors s'il y a des fautes, faites signe et je corrige)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE ANALS&lt;/span&gt; Total Anal LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle une pieuvre sicilienne, la Triple Grande Alli…, nan, la Grande Triple Alliance de l’Est… Internationale… la Grande Triple Alliance Internationale de l’Est (putain !) étend un peu plus son influence sur le petit monde du bruit avec cette nouvelle offrande. Nafi et Guillaume (nan chut faut pas dire les vrais prénoms) exaltent dans ce projet leur amour d’un krautrock à la fois bruitiste et déviant. Le synthé est en fin de vie et meurt sur le dernier morceau. Les guitares crissent et sifflent pires que des ouvriers du bâtiment. Les sons de batterie sont tellement mal enregistrés qu’on les dirait bidouillés sur ordinateur. Les voix, tu les connais. Par delà le chaos, le duo parvient à insuffler un groove plutôt contagieux, qu’il fleurte avec l’afro beat de tonton macoute (sur She’s A Man, par exemple) ou la no wave no New New Yorkaise (Vaginal Death Tunnel, Love Lives In The Street, I Prefer Her Dead repris de chez les NORMALS). Yep. En bref, ce Total Anal constitue une nouvelle pierre aussi passionnante qu’impressionnante de pertinence à l’édifice « Metz ville de freaks ». (Permanent) &lt;a href="http://lesfillesdelest.free.fr"&gt;http://lesfillesdelest.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AN ORANGE CAR CRASHED&lt;/span&gt; Ich Bin Ein Berliner, The Texas Sessions Volume 2 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais plutôt aimé leur concert en première partie de FRUSTRATION l’année dernière. Par contre là, sur numérique, ça a du mal à passer. La faute à une voix complètement forcée, écueil perpétuel des formations qui tendent vers la poésie noire et urbaine de l’originel JOY DIVISION. C’est con, leurs morceaux sont pas mauvais, parfois proches des EDITORS et THE NATIONAL dans ce qu’ils ont de plus pop et accessible, bien qu’encore un peu tro scolaires (voir quand même à éviter le recopiage trop évident d’INTERPOL cf Innocence). Mais la voix (et son accent anglais approximatif), je peux vraiment pas. Dommage. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/anorangecarcrashed"&gt;www.myspace.com/anorangecarcrashed&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;APSE&lt;/span&gt; Climb Up CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dirait de la soul sous xanax (premier morceau). On dirait de l’indie pop sous xanax (deuxième morceau). On dirait du Tom Waits sous xanax (troisième morceau). On dirait du PORNO FOR PYROS (quatrième morceau). On dirait du AIR sous xanax (cinquième morceau). Pouf, arrêt cardiaque. (ATP) &lt;a href="http://www.apsemusic.net"&gt;www.apsemusic.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AU REVOIR&lt;/span&gt; Keys Of Misery CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métal asiatique réserve parfois de très bonnes surprises (surtout celui qui trashe). Ce n’est malheureusement pas le cas ici. AU REVOIR est un duo malais qui envoie donc un métal insipide avec un son de merde et des compos chiantes comme trois disques de post-rock. A la limite pour rigoler quand t’as bu deux litres de Zubrowka, ok. (Faithcraft) &lt;a href="http://www.myspace.com/thetrueaurevoir"&gt;www.myspace.com/thetrueaurevoir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BARAD-DUR&lt;/span&gt; Under The Curse CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La simplicité de l’accord qui fait chier dans son froc. Nathan Watson sait. La simplicité de la chanson thrash mid-tempo enregistrée en pyjama dans son home-studio. Nathan Watson sait. La simplicité du black doom aux accords qui font un peu chier enregistrés en pyjama dans le home-studio juste à côté de la chambre de ses parents. Nathan Watson sait. La simplicité d’une suite de riffs mélancoliques joués en son clair avec les tripes du diable sur la table. Nathan Watson sait. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/baraddurblackmetal"&gt;www.myspace.com/baraddurblackmetal&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BBYB&lt;/span&gt; Debbybutt CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déplié, le livret du CD se transforme en robot. Impressionnant. Un peu à l’image de ce métal technoïde. Mélange d’ambient, de trance goa, de gabber ultra violent et de goregrind inaudible. Les Tchèques sont vraiment pas biens dans leurs têtes. Je les vois bien se marrer comme des baleines derrière leurs machines de guerre. Version extrême et slave du GUY GEORGES PROJECT. (Khaaranus) &lt;a href="http://www.myspace.com/bbyb"&gt;www.myspace.com/bbyb&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE BLACK HEART PROCESSION&lt;/span&gt; Six CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dieux de la musique sont de retour. Pall Jenkins réactive son projet et signe avec ses potes de San Diego un sixième album qui mérite le qualificatif de chef d’œuvre dès les deux premiers morceaux. When You Finish Me plombe d’entrée l’ambiance tandis que Wasteland s’acharne à faire danser les morts. Ceux encore en vie iront se noyer, une Witching Stone au pied. Rats, premier single, aurait pu être joué dans un bar à Twin Peaks. Mazette, c’est pas humain d’écrire pareils morceaux. Et Heaven &amp; Hell qui rappelle outrageusement I Put A Spell On You, et Drugs qui se paye le luxe de faire aussi bien que Leonard Cohen, et All My Steps qui tape dans un délire orchestral cadavérique américain. Je pensais connaître ce groupe par cœur, et depuis Amore Del tropico il me surprend à chaque nouvelle sortie. Si The Spell avait mis du temps à se faire une place au creux de mes oreilles (mais y était parvenu, soyons clairs), ce Six (Six Six) me séduit direct par sa pâle immédiateté et ses tubes mortifères, ses ballades lugubres et son rock de cowboy drogué. J’attends avec impatience la sortie officielle en vinyle. Et dire que j’aurais pu les faire jouer le 19 décembre, bordel. FAVORI. (Temporary Residence) &lt;a href="http://www.myspace.com/theblackheartprocession"&gt;www.myspace.com/theblackheartprocession&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLANCHE NEIGE&lt;/span&gt; S/t K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite de MON DRAGON (disque chroniqué plus bas, feignasse). Le son est aux fraises, avec le pantalon remonté jusqu’aux genoux. Les morceaux envoient bien mais sont joués à la nawak totale, j’ai l’impression. Moi j’aime ce mélange entre émo 90’s et punk arraché. Moi j’aime quand les deux ne font qu’eux. Moi je dis qu’on aurait jamais dû les séparer. Les textes sont toujours aussi particuliers, politisés et imagés, « poétiques » n’est pas le mot mais je me comprends. (DIY) &lt;a href="egienehcnalb@gmail.com"&gt;egienehcnalb@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CAFETERIA DANCE FEVER&lt;/span&gt; Man The Life Boats ! 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les copains de Portland reviennent avec un nouveau 7’. Des morceaux expéditifs et pop définitifs, punks et pas accordés. Un trip enfantin et régressif rafraîchissant. La quatuor sauvera le monde de la déliquescence. L’artwork est excellent mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Estomacs fragile s’abstenir. (Hovercraft) &lt;a href="http://www.hovercraftpdx.com"&gt;www.hovercraftpdx.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CÂLIN&lt;/span&gt; Sûrement Pas De La Harpe ! CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Base KRAFTWERK sur lit de POP CORN à la sauce ZOMBIE au carré. Les types jouent également dans RIEN. Le chant (quand il y en a, mais c’est franchement mieux sans) rappelle DEATH TO PIGS ou LE SINGE BLANC. Ouais, je suis chauvin, régionaliste et sectaire. Et alors ? CÂLIN est un bon groupe qui ne m’impressionne qu’à moitié. Je suis curieux de voir ce que ça peut donner sur la longueur. (L’Amicale Underground) &lt;a href="http://www.myspace.com/calincanin"&gt;www.myspace.com/calincanin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CASPIAN&lt;/span&gt; Tertia CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casse-pieds (comme dirait ma grand-mère). (The Mylene Sheath) &lt;a href="http://www.myspace.com/caspiantheband"&gt;www.myspace.com/caspiantheband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CLUES&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CLUES mélange avec bonheur ambiances post-rockeuses et tricotis émopop. En résulte une confrontation intense entre voix doublées, riffs catchy bien qu’alambiqués, textures barrées en fond sonore et grandiloquence de l’ensemble (dès la fin de Remember Severed Head). Et on progresse vers un truc de plus en plus personnel, de plus en plus grandiose, de plus en plus classique (dans le sens « woah, ce disque a tout d’un classique », pas « ouais ok c’est bon j’ai déjà entendu ça mille fois »). In The Dream, et déjà CLUES me perd dans le dédale de son esprit malade en ébullition. Déboulent les cordes de You Have My Eyes Now puis le tube Perfect Fit. L’immersion est totale. Le sentiment de perdition, également. La suite, un poil en dessous, évoquera RADIOHEAD ou HAL AL SHEDAD avant une fin intimiste. Voix et piano. Un Tom Waits sans nodules. Excellent disque, pas assez Florian Schallesque pour devenir favori (putain, qu’est-ce qu’il m’arrive aujourd’hui ???) mais très très bon quand même. (Constellation) &lt;a href="http://www.cclluueess.com"&gt;www.cclluueess.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CRYPTACIZE&lt;/span&gt; Mythomania CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet album de CRYPTACIZE démarre comme une folie douce. Le chant de la jeune demoiselle rappelle étrangement celui de Nedelle, une sirène que j’ai découvert il y a quelques lunes de ça chez Matador. Renseignement pris, c’est bien elle. Oh bordel… Sa voix et ses chansons me hantent encore. Croiser son chemin à nouveau, complètement par hasard, au détour d’un échange de mails, me file des frissons. Littéralement. Le ventre des filles bouillonne au contact de l’organe (vocal) de Jon Spencer. Ben moi c’est Nedelle. Bon bref, je ne vais pas à nouveau faire une déclaration d’amour ici-bas. Y’a aussi un mec de DEERHOOF dans le merdier mais on s’en cogne. La voix de Nedelle (rraaahh ce nom) suffit à rendre ce disque (fait de bric 60’s et de broc lo-fi noisy) tout bonnement passionnant. Un petit côté psyché freakbeat (à chant féminin, différence majeure) qui le fait bien. Quoi, je fais une fixette. Et alors ? En plus de ça je me répète à longueur de chronique ! Oh et puis merde, j’ai des obsessions, autant les assumer. Nedelle, je te kiffe. Viens vite jouer à l’Emile ! (Asthmatic Kitty) &lt;a href="http://www.myspace.com/cryptacize"&gt;www.myspace.com/cryptacize&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BART DAVENPORT&lt;/span&gt; Palaces LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce quatrième album, Bart Davenport parvient à faire fusionner sans aucune faute de goût le génie de Burt Bacharach, la folie sexuelle du George Michael de Listen Without Prejudice, la virtuosité pop des HOUSEMARTINS, le charme désuet de Jonathan Richman et la moiteur soul d’Otis Redding. Cet album est aussi discret (sorti dans une confidentialité rare alors qu’il met à l’amende tous les petits cons Anglais en terme de tubes qui restent dans la tête pour le reste de l’éternité à venir) qu’il est énorme. C’est un favori tout ce qu’il a de plus naturel. (Antenna Farm) &lt;a href="http://www.myspace.com/bartdavenport"&gt;www.myspace.com/bartdavenport&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEAD CHRIST CULT&lt;/span&gt; Your Absurd Life CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Death/black russe bien haineux comme il faut. Le son est plutôt bon et les compos tiennent la route. Ca ne révolutionne d’octobre pas le sacrifice de poulets vierges mais ça passe comme une lettre à la Faust. Une Vie Absurde pas exempte d’un feeling thrash absolument indispensable par les temps qui courent (ça permet d’alléger un peu la sauce tout en faisant croire qu’on connaît ses classiques sur le bout des doigts alors qu’en fait c’est juste parce qu’on n’arrive pas à jouer aussi vite et fort que MARDUK). Certains riffs se répètent (impression de déjà-entendu sur le premier et le troisième morceau) mais bon, who gives a shit ? Le label soutient l’underground black métal et bizarrement j’ai bien envie de le croire. (The Kether Crown) &lt;a href="http://www.kethercrown.nightmail.ru"&gt;www.kethercrown.nightmail.ru&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE DEAD MUSICIAN / ARCANE XVII&lt;/span&gt; Split CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fallait oser le crossover black metal / hip hop. Chaque artiste se relaie pour nous proposer sa vision de la colère destructrice. ARCANE XVII verse dans le rap blasphématoire, souvent proche de DALEK et ANTIPOP CONSORTIUM, une version groovy et minimaliste du black métal pratiqué par THE DEAD MUSICIAN sur cette galette. Preuve que les deux extrêmes se complètent plutôt bien. TDM justement et ces cinq morceaux terriblement aboutis, à la fois catchy as fuck et effrayants. Le projet de ce bon vieux Jeff est arrivé à maturité. Dommage que l’on en entende plus parler à l’avenir. Très bon split, très bonne idée, en plus l’artwork est réalisé par New Work City et le GOAT a fourré son nez dans le mastering. Cool que ça reste dans la famille. (Altsphere/Skyzominus) &lt;a href="http://skyzominus.over-blog.com"&gt;http://skyzominus.over-blog.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DIABLERIKTUS / HAVARAX&lt;/span&gt; Split K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIABLERIKTUS : BURZUM goes death metal avec des paroles probablement orientées cul si l’on se réfère aux titres ainsi qu’aux samples. Feeling punk (ça reste musical). Je suis pas plus fan que ça. HAVARAX : tristesse glaciale. Riffs somptueux, raclements de gorge délicats, arrangements simples mais pertinents. Tempête black comme je les aime (même si bon, le début de Burn Till est ridicule). Et en plus le type kiffe The Devils. Pochette bondage et joli papier doré. (Infernal Kommando)  &lt;a href="http://www.myspace.com/havarax"&gt;www.myspace.com/havarax&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DOMOTIC &amp; MY JAZZY CHILD&lt;/span&gt; Chansons d’Eté CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les joies du téléchargement (légal ou pas). Deux vieux (au moins CENTENAIRE) prennent la poudre d’escampette au sein d’une petite auto à toit sans toit. De cette escapade résulte un étrange résultat, cinq chansons d’été psychotimides et pas si éloignées d’une version krauty de leur présente formation. J’avais loupé leur concert à l’Emile pour cause de Villette Sonique, je m’en bouffe encore les doigts de pied. Là j’apprends qu’ils squattent les Trinitaires pour la Nuit Blanche avec SECTION AMOUR. Ben merde alors, serais-je plus visionnaire qu’aveugle ? (L’Amicale Underground) &lt;a href="http://www.amicale-underground.org"&gt;www.amicale-underground.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DOOMED TO FAILURE&lt;/span&gt; Disgraceful Generation CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collaboration réussie entre ZBT et TDM. DOOMED TO FAILURE verse dans le drone psychédélique maladif (avec un soupçon de mélodie bien noyée sous la masse de folie barrée). Ca m’a fait penser à une version primitive de NADJA ou à un JESU crucifié dès sa naissance. Les deux cadavres derrière ce projet ont bien capté que la variation dans le son était leur meilleur atout (rendant l’enchaînement Gaz Mask Area / Disgraceful Generation difficilement supportable si tu n’as pas le ventre bien accroché). Te souviens-tu de cette scène dans Frayeurs de Lucio Fulci où une jeune fille vomit tripes et boyaux ? Beh DOOMED TO FAILURE m’a fait le même effet… (Altsphere) &lt;a href="http://www.altsphere.com"&gt;www.altsphere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EL REDROP ROCK&lt;/span&gt; Death To Santafe CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un WELLDONE DUMBOY se fait plaisir en impro solo. Se fout pas de nous, l’animal. Le skeud dure presque soixante minutes. Une œuvre vaste et profonde faite de drones paysagers et de larsens suffocants. Laisse parler le Lee Ranaldo qui sommeille en toi (I Told You So). Le dyptique Fuck You Machiner pourrait illustrer un film sur la pédophilie au Texas. Y’a même des morceaux chantés (Ten Bucks, complètement anecdotique). La démarche est intéressante et le disque passe plutôt bien. Bien entendu, ça dépend de l’humeur. Tout dépend toujours de l’humeur. (DIY) &lt;a href="http://elredroprock.perso.sfr.fr"&gt;http://elredroprock.perso.sfr.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GATES OF CARPATHIA&lt;/span&gt; To Watch Them Burn In Their Own Lies K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démo deux titres d’un nouveau one man band gallois fortement influencé par IMMORTAL. Exécution sans faille, son excellent, dynamique de groupe (et pourtant le type est bien seul aux manettes). Les solos sont terribles et rappellent le meilleur de Chuck Schuldiner. Tout bien batard. (Thorn Laceration) &lt;a href="http://www.myspace.com/gathesofcarpathia"&gt;www.myspace.com/gathesofcarpathia&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KALDUR&lt;/span&gt; Echoes Of The Killed Life K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Russie, l’autre pays de la dépression. L’alcoolisme et la connerie y font des ravages. Le black métal y règne en maître. Beaucoup de bons groupes, plein de trucs infects et puants aussi. J’imagine bien les mecs de KALDUR dans leur bunker de répétition, sérieux comme des tombes en train de jouer ce Forgotten Road lancinant et électrique, avec une espèce d’absence dans les yeux, puis finir le morceau et éclater de rire en trinquant à la gloire du dernier LEVIATHAN. Si tu aimes ton black hypnotique, répétitif et déférent vis à vis de ses paris (reprise de NARGAROTH), fonce. (Kether Crown) &lt;a href="http://www.kethercrown.nightmail.ru"&gt;www.kethercrown.nightmail.ru&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KIM&lt;/span&gt; Mary Lee Doo CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite de l’excellent Don Lee Doo paru il y a deux ans de ça. La Jeanne d’Arc de l’indie pop français (rapport à la coupe de cheveux, pas à la schizophrénie) continue sur sa lancée onaniste et pond dix nouveaux titres succulents. Les années 80 sont le thème central de cette nouvelle œuvre (la 18e, si la bio ne ment pas honteusement… Vanina vient de me confirmer que non, elle ne ment pas, la bio). Et putain, je dois admettre que ça le fait plutôt vachement bien. On pense souvent aux TALKING HEADS ou à un doublé DEVO/OINGO BOINGO moins hystérique. Plus près de nous, quelque chose de Daho, voire de Jacno plus qu’Elli. Le loustic connaît ses classiques indés mais n’oublie jamais de parer ce bon goût musical d’une grosse couche de saloperie mainstream (les claviers, certaines vocalises). Et c’est ça qu’est bon chez le gars Kim. Cette dichotomie tantôt subtile, tantôt grossière mais jamais vulgaire car toujours respectueuse de ses influences (qu’elles soient avouables ou non) est bien le sel de son talent. Big up, respect and greetings, man. (Vicious Circle) &lt;a href="http://www.myspace.com/kimlive"&gt;www.myspace.com/kimlive&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LAATZ&lt;/span&gt; The Broz CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groupe du Bitcherland. Bitche, Sarreguemines (enfin presque), tout ça. Pas la région mosellane la plus funky du monde. Raison de plus pour faire du bruit. Un maximum de bruit. Ces quatre jeunes gens pratiquent donc un hardcore incisif et moderne. On y trouve un poil de BOTCH, du MODERN LIFE IS WAR, une pincée de BLACKLISTED (même envie de varier les ambiances). Feeling rock’n’roll (Drain, Go Spartak). Ca ne révolutionne rien mais ça le fait vachement bien. Peut-être avec un autre artwork et un son moins carton-pâte ? A travailler mais en bonne voie pour tout péter. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/laatzmusic"&gt;www.myspace.com/laatzmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LATE NIGHT VENTURE&lt;/span&gt; Illuminations CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pop music et post-rock font bon ménage chez ce quintet danois. Ces quatre titres me rappellent MOLLY MCGUIRE et certains groupes de chez Doghouse. Bonne époque. Bon disque. (Quartermain) &lt;a href="http://www.latenightventure.dk"&gt;www.latenightventure.dk&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LAUTER&lt;/span&gt; The Age Of Reason DoCD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais me faire chier. Imagine : un mec et sa guitare sortent un double CD. La corde au bout de trois chansons. Sacrés préjugés, je suis con parfois. C’était sans compter le talent et la musicalité intrinsèque du gars Boris, sa facilité à arranger ses morceaux comme si ceux-ci lui tombaient du ciel et sa voix ni trop profonde ni trop chevrotante. Il sait aussi demander de l’aide à ses potes cf la liste des participants. Une fois la touche Play enclenchée, mange-toi donc ta baffe. Les fantômes de SEBADOH, CLINIC et DEAD MEADOW dansent un boogaloo endiablé avec SMOG et Jason Molina. Classe et pas chiant une seule seconde. Vraiment impressionnant. Les louanges sont justifiées. (Clapping Music/Herzfeld) &lt;a href="http://www.myspace.com/_lauter"&gt;www.myspace.com/_lauter&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LIFE ILLUSION&lt;/span&gt; Into The Darkness Of My Soul CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux fermés, j’aurais reconnu la Suède. Ancien membre de DPOS et PROSECUTOR, le gars Grenstam alias Golgara se la joue dictateur solo de son propre projet. Sa vision du black est froide, figée dans une marche tête baissée vers le cimetière. Le spectre d’IMMORTAL, de BLODSRIT et d’HYPOTHERMIA rôde. On pense parfois à un ARCKANUM qui aurait constamment le blues du dimanche soir. Le tempo invite au suicide. Les guitares chialent. Laisse toi aller. C’est beau comme un soleil qui ne s’est jamais levé. (Blacksaw) &lt;a href="http://www.myspace.com/lifeillusionsweden"&gt;www.myspace.com/lifeillusionsweden&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MOLOCH&lt;/span&gt; A Journey To The Vyrdin CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’arrive pas à dire si c’est « Vyrdin » ou « Byrdin » (ou « Dyrdin »). Saloperie de police. Elle n’est pas spécialement illisible, en plus. Et je n’arrive pas à dire non plus s’il y a une batterie enregistrée sur ce disque ou s’il n’y que de la guitare tellement le son est crapuleux. Ah si attends, j’entends une cymbale au loin, bien cachée derrière l’effet scie sauteuse de Garage Band. Putain, heureusement que l’artwork et les vocalises sauvent le tout. Je veux bien croire que MOLOCH fait du trve black de puriste nihiliste (y’a une reprise de DARKTHRONE version dream music), il n’empêche, il aurait pu se démerder pour se taper un son à peu près correct et dynamique (même XASTHUR y parvient, c’est dire). Bon allez, je vais manger un yahourt. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/molochukr"&gt;www.myspace.com/molochukr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MOLOCH&lt;/span&gt; Depression Of Surtr K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tape regroupant l’album dont on parle ci-dessus ainsi qu’une chiée de morceaux inédits et quelques extraits de réalisations passées. Marrant, ces excavations futures passent beaucoup mieux. Le son est bien meilleur et les compos naviguent entre Burzumeries cheaps mais intéressantes (Elivagr, Echoes Of Nidd) et saloperies pestiférées diaboliques (Depression Of Surtr, Sylgr From Essence). Le type a compris comment faire fonctionner son logiciel, je l’en remercie du fond de l’estomac. (Kether Crown) &lt;a href="http://www.kethercrown.nightmail.ru"&gt;www.kethercrown.nightmail.ru&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MON DRAGON&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui n’écrit jamais et préfère rester terré dans mon sordide terrier, j’aime bien recevoir du courrier. Si si, c’est vrai, Jennie pourra en témoigner. Ok, j’arrête avec les rimes, ça ne fait rire que moi. Bref, j’ai reçu ce disque (sorti en 2007) en début de mois. Les mots de son auteur m’ont fait chaud au cœur. Un peu comme quand Cyril du PARTI m’a envoyé la démo de son groupe. J’ai mis un peu de temps avant de le mettre dans mon lecteur. Mais une fois dedans, impossible de l’en déloger. MON DRAGON (joli nom) est un groupe de punk rock splitté qui a le cul entre plein de chaises. Un coup on dirait BALLAST, un coup on dirait ANOMIE. Mais un coup on dirait surtout CRIATURA. C’est fou comme on dirait Pepa au chant. J’aime également beaucoup l’ouverture d’esprit musical dont font preuve ces musiciens expérimentés. On peut être punk et cultivé, ben ouais c’est pas incompatible. Leur émo épineux s’acoquine donc avec des ambiances froides tantôt industrieuses, tantôt folk sombre, voire même swinging insouciant. Le bon gars CALAVERA fait une apparition remarquée en début de disque. Les textes, quant à eux, abordent des sujets très politiques d’une façon personnelle que j’apprécie beaucoup. Le doute et les questionnements sont toujours présents, comme sur 343 Salopes par exemple. La lecture de Petite Trousse fait l’effet d’un direct à l’estomac. Pis si tu t’en fous de ce qu’ils/elles racontent, y’a du tube pour te faire oublier ta misérable existence (3x45, incroyable). Nan franchement, j’ai l’air de pas savoir quoi raconter mais plus je l’écoute plus je me dis : 1. J’aurais aimé les connaître de leur vivant 2. Je ferais mieux de fermer ma gueule et de me le remettre encore une fois. FAVORI. (FZM) &lt;a href="http://kapitainekomandant.free.fr"&gt;http://kapitainekomandant.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MUCKRACKERS / THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; La Destruction Est Aussi Création Volume 4 Split CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins de deux minutes pour te fumer la gueule. Quarante-trois secondes de pilonnage industriel pour MUCKRACKERS. Tournevis dans l’œil et fils électriques en lieu et place de veines. Une minute et sept secondes pour THE AUSTRASIAN GOAT. Petite comptine du soir pour enfants malades de la peste. EARTH peut aller se rhabiller, le Bouc en connaît aussi un bout sur la maîtrise des émotions funèbres. (Forces Alliées) &lt;a href="http://www.forces-alliees.org"&gt;www.forces-alliees.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NDIDIO&lt;/span&gt; Move Together CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca a failli commencer comme ce disque de Stan Getz et Bill Evans que j’écoute souvent. Mais passée cette fausse impression (de quelques secondes), ça part vite en orgie soul, en festin pop, en carnage chaud et moite. La jeune Ndidi Onukwulu aime le blues et le rock, ça se sent. Si elle n’hésite pas aussi à mettre quelques cordes en avant pour le bien de la communauté, la guitare reste l’instrument dominant. Superbe reprise limite folk du He Needs Me d’Harry Nilsson. Ce Move Together, sans être un chef d’œuvre transcendant, s’écoute plutôt bien en cette rentrée scolaire ensoleillée. En tout cas, je te le conseille chaudement. (Naive) &lt;a href="http://www.ndidio.com"&gt;www.ndidio.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ONEIDA&lt;/span&gt; Rated O TriCD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y’a une chanson des BEE GEES que j’adore par dessus tout (et que je place au même niveau que leur chef d’œuvre Massachussetts), c’est I Started A Joke (sur l’album Idea). Marrant comme son texte s’applique à décrire parfaitement ce nouvel album d’ONEIDA. (Jagjaguwar) &lt;a href="http://www.myspace.com/oneidarocks"&gt;www.myspace.com/oneidarocks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OPITZ&lt;/span&gt; Globalni Orgie, Striktni Protokol CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros métal grindisant tchèque. Ca file droit. Moins de vingt minutes de complexité autoroutière et de fureur qui me rappelle parfois DIE MY WILL dans le genre attaque frontale et dissonante. Je capte pas trop l’artwork (des meufs à poil, Napoléon, la fin du monde). Par contre, le découpage du livret est sublimement ludique. Michal s’est fait grave chié pour proposer un objet CD intéressant (malgré la rigidité du boîtier cristal). Voilou. (Khaaranus) &lt;a href="http://www.myspace.com/khaaranus"&gt;www.myspace.com/khaaranus&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ORIGINAL FOLKS&lt;/span&gt; Common Use CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis désolé, les mecs. Ca fait deux mois que je me passe et repasse votre disque. Y’a rien qui sort. Pas une seule phrase correcte à part « j’aime bien mais cet accent français est vraiment à chier ». (Herzfeld) &lt;a href="http://www.myspace.com/originalfolks"&gt;www.myspace.com/originalfolks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PART CHIMP&lt;/span&gt; Thriller CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca joue fort et noise avec un gros côté stoner. Oui mais voilà, SOUNDGARDEN ont déjà tout dit. Jolie pochette, ceci dit. (Rock Action) &lt;a href="http://www.partchimp.com"&gt;www.partchimp.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PATTON&lt;/span&gt; Hélénique Chevaleresque Récital CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un mauvais groupe, ni un mauvais disque. La fratrie belge a le mérite de taper dans l’original là où beaucoup de faiseurs de sons se contente de suivre la mode de l’instant. Eux préfèrent prendre leur temps. Certaines ambiances créées sont particulièrement envoûtantes (Macarons Montgolfières Ballons) et la tonalité des morceaux me ramène (dans l’ensemble) à toute cette période de ma vie où je bouffais du Copper Press à longueur de journée. D’ailleurs, encore aujourd’hui, je pense fermement que ce zine est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis un obscur A4 photocopié en provenance de Belgique un soir de 1996. Mais je reste quelque peu hermétique à ces sons de guitare acoustique qui partent dans tous les sens (version pop de L’OCELLE MARE ?) et le cut-up me laisse complètement froid. Qualité conviction moitié déception. Insomnie rédaction nicotine. Radiateur dance music rédemption. Kamoulox. (Prohibited/matamore) &lt;a href="http://www.prohibitedrecords.com"&gt;www.prohibitedrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JAY REATARD&lt;/span&gt; Watch Me Fall CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It Ain’t Gonna Save Me et Hang Them All sont deux énormes tubes. Le reste s’écoute d’une oreille distraite et s’oublie aussitôt. Ferait mieux de continuer à sortir des singles à 300 euros pour la retraite plutôt que des albums à 15 euros aussi fades que ce Watch Me Fall. (Matador) &lt;a href="http://www.matadorrecords.com"&gt;www.matadorrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RUBUFASO MUKUFO / DESTRUCTIVE EXPLOSION OF ANAL GARLAND&lt;/span&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pliage improbable et rondelle transparente, merci Khaaranus ! RUBUFASO MUKUFO envoie huit missiles goregrindisant à la puissance de feu nucléaire et au groove d’acier. M’ont fait parfois penser à ASSUCK, le côté groin groin en plus. Même recette pour leur collègues de DEOAG mais dans un style plus proche d’EXCRUCIATING TERROR (avec les vocalises d’animal non repertorié dans la grande famille des êtres vivants). Bon, c’est pas tout ça mais où est-ce que j’ai mis le dernier remix de Kylie Minogue… (Khaaranus) &lt;a href="http://www.myspace.com/khaaranus"&gt;www.myspace.com/khaaranus&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LES SANS NOM&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite de GOLEM OF FLESH. Hip-hop athée acide et sulfureux. Les textes sont un bonheur à lire et à écouter. L’équivalent littéraire d’un film tel qu’EVENT HORIZON (malgré la référence à Balaguero, c’est bien vers la science-fiction de chair et de son que l’on se désoriente). Je suis resté en apesanteur durant les vingt petites minutes du disque. Seule critique : faut arrêter de sortir des CD-R et passer fissa au 33 tours. Ce serait tellement mieux. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/skyzominus"&gt;www.myspace.com/skyzominus&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE TERRORDACTYLS&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur concert en septembre dernier avec les BUNCH avait surpris tout le monde. Chanson après chanson, les deux jeunes dinosaures avaient fini par conquérir l’attention et le cœur du public présent, à coup de blagues pas drôles et de fulgurances poétiques, de passion et de tension mêlées. Bien entendu, ce disque ne rend pas justice à ce que nous avons vécu live avec eux. Néanmoins, quelques perles subsistent : la comptine Zombie Girl, les tubes I Want To Cry, Decoration Daniel et Fall (enchaînement terrible), le duo avec Kimya Dawson sur Devices, le punk lo-fi de Shipping… En fait, tout l’album tue mais je ne les ai pas devant moi, leurs sourires et leurs rires. C’est ça qui me trompe. Ouah, comment j’écris bien comme je parle. (Bachelor) &lt;a href="http://www.myspace.com/theterrordactyls"&gt;www.myspace.com/theterrordactyls&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; One Foot On The Grave CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pied dans la tombe. Un seul. Normal de titrer ainsi une compile ne réunissant que des one man bands. Blues, garage, rock’n’roll. Les amis sont là (SHERIFF PERKINS, THE FEELING OF LOVE, KING AUTOMATIC, MR VERDUN, MISS-IPI) et c’est le principal. Y’a aussi DECHEMAN, REVEREND BEATMAN et THE VENUS FLY TRAP qui le font carrément. Petit dessin de Nico Moog en bonus. Le bonheur est simple comme un coup de crayon. (Kizmiaz) &lt;a href="http://www.myspace.com/kizmiazrds"&gt;www.myspace.com/kizmiazrds&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THEE VERDUNS&lt;/span&gt; Damn 6 Songs CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six titres. Les VERDUNS c’est la joie. C’est tout simple et c’est ça qu’est beau. J’ai du mal à décrire leur musique avec des mots. Certes, y’a des termes évidents qui viennent à l’esprit. Blues, rock’n’roll, duo mixte, roots, vaudou, rue des Allemands. Mais derrière ces facilités descriptives se cache un univers tellement plus riche en émotions que cette énumération rapide le laisse supposer… Chaque morceau te fend le cœur. La voix de Nico semble tellement fragile que ça en devient crucial et déchirant pour l’âme (L’Eau Ecarlate). La transe mystique n’est jamais loin (comme sur Men Men Men) et lorsque le tempo s’emballe (sur J’Attends, par exemple), tu te prends sans t’en rendre compte pour un poulet à qui l’on aurait coupé la tête. Quand Madame donne de la voix sur Outlaw, on frôle le bonheur d’un club enfumé au fin fond de l’arrière pays Lynchien. Bref, si, à ce point de la chronique, tu ne vois toujours pas de quoi je veux parler, mieux vaut passer à la suivante. FAVORI. (Bang Bang) &lt;a href="http://www.myspace.com/theeverduns"&gt;www.myspace.com/theeverduns&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WHEN ICARUS FALLS&lt;/span&gt; Over The Frozen Seas CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un habitué d’Emofrance qui m’envoie un disque, je dis « cool » ! Trois titres de post-rock suisse avec un chant black métal littéralement dégueulé. Ca le fait plutôt bien même si je suis pas fan du genre (les grosses montées toujours au même rythme… je préfère largement écouter des mixes de Carl Cox, perso). Je préfère le morceau-titre, longue plage ambiante se terminant en apothéose de cordes synthétiques. Alors ouais, j’apprécie ce genre de morceaux mais je déteste MONO. Je ne suis pas à une contradiction près, j’en ai conscience. Et je t’emmerde de toute façon, si t’es pas content t’as qu’à faire ton propre blog ! Ouah, comment je m’énerve tout seul… (Get A Life) &lt;a href="http://www.getaliferecords.com"&gt;www.getaliferecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SHANNON WRIGHT&lt;/span&gt; Honeybee Girls CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Septième opus pour la fougueuse Shannon. A mesure qu’elle vieillit, sa musique rajeunit. Elle n’a pas perdu « the edge » que tant d’autres ont paumé en route (mes vieilles copines Juliana, Heather ou Tanya). Trente et quelques minutes pour aller droit au but. Et elle y fonce tête baissée, défonçant tous les obstacles se brandissant sur son passage. Cet Honeybee Girls est lourd et menaçant (Ember In Your Eyes, Honeybee Girls) malgré son ouverture intimiste poignante. Il s’évapore dans des volutes de piano ivre (Sympathy On Challen Avenue) et d’arpèges faussement rieurs (Black Rain, à l’ambiance trompeuse) avant d’exploser dans un final tétanisant (Strings On Epileptic Revival et Asleep). Lyrisme, quand tu nous tiens. Rien d’exceptionnel, cependant. N’oublie pas que l’on parle ici du nouvel album de Shannon Wright. (Vicious Circle) &lt;a href="http://www.myspace.com/shannonwright"&gt;www.myspace.com/shannonwright&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;YETI LANE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais pas trouvé leur concert du début d’année aux Trinitaires (en première partie d’ELYSIAN FIELDS) plus passionnant que ça. Ce premier album est donc d’autant plus surprenant qu’il me scotche la gueule dès First-Rate Pretender (single potentiel au refrain entêtant). Merde, on parle bien du même groupe là ? Apparemment oui. Twice enchaîne directement avec une orgie de tricotage guitaristique foudroyant (chanter les mêmes mélodies que son instrument c’est con mais ça marche toujours). Black Soul temporise et t’expédie dans une dimension parallèle faite de pochettes de disques couleur pastelle. Comme si SPY VERSUS SPY avait fumé Syd Barrett. Le reste est du même acabit que ce démarrage en trombe. Le trio parvient à confondre dans une même chanson orfèvrerie pop (ils doivent l’entendre tous les jours, ce terme-là), psychédélisme folk et personnalité propre. Les comparaisons revenant le plus souvent (THE FLAMING LIPS, PAVEMENT) me gonflent un peu, je préfère donc jouer la carte du « aurait sa place à l’aise sur Jagjaguwar ou Absolutely Kosher ». Ouep, on a la classe ou on ne l’a pas. Lonesome George est un tube interplanétaire, tout le monde sera d’accord. Ouep, on a la classe ou on ne l’a pas. Les types viennent de placer la barre tellement haute qu’il va être difficile de la sauter, même avec une perche de dix mètres de long. FAVORI. (Clapping Music) &lt;a href="http://www.myspace.com/yetilane"&gt;www.myspace.com/yetilane&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-582942376321336840?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/582942376321336840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=582942376321336840' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/582942376321336840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/582942376321336840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/09/33.html' title='#33'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-8017428155656909124</id><published>2009-09-01T07:44:00.000-07:00</published><updated>2009-09-18T03:09:44.228-07:00</updated><title type='text'>#32</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Salut la compagnie,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1er septembre, jour de rentrée. Les toits de Metz dégoulinent de grisaille et d'humidité, j'ai le ventre noué à l'idée de publier mes nouvelles chroniques. Tout va bien. Plaisir de retrouver des groupes improbables et des fautes de frappe, des tournures alambiquées et des sentences de deux lignes. Enfin toi je ne sais pas mais moi ça me fait encore rigoler. Alors autant continuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit mot d'excuse à l'attention des copains du PARTI : j'ai pas eu le temps de bafouiller sur votre chef d'oeuvre. Je l'ai pourtant écouté jusqu'à l'overdose (avant de ressusciter, en bon zomblard affamé) mais les bons mots ne me sont pas venus à temps. ce sera pour octobre. Pareil pour les promos que l'on m'a envoyé dernièrement. Je ne vous oublie pas, je suis juste un peu lent en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sort des travaux de l'Emile (pas encore terminés, je précise) et on attaque déjà la nouvelle saison en fanfare. N'hésite pas à passer boire un verre, c'est un endroit simple et sympathique, un lieu un peu unique à Metz. Ouais bon je prêche pour ma paroisse, ça fait batard mais si je n'en profitais pas au moins un petit peu sur mon propre blog, où irait le monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direct aux chiottes, d'ailleurs je prépare un gros numéro pour la fin d'année. 1 an aux chiottes, donc. On (je ?) fêtera la sortie en grandes pompes en début d'année prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, une seule et même adresse pour le courrier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon appétit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;400 COLPI&lt;/span&gt; Homo Homini Lupus CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chorus Of One ayant décidé de m’envoyer d’un coup d’un seul une partie de sa discographie, on peut dire que c’est « lumière sur » le label italien. Du coup, je me lance avec 400 COLPI. Hardcore métallique brutal et holyterrorisant. Deux voix (graves, arrachées), deux guitares (adroites et complémentaires) et dix chansons rappelant à la fois INTEGRITY, MORNING AGAIN et KEEPSAKE (en beaucoup plus bourrin, ceci dit). Le tout est chanté en italien. Ca passe plutôt bien. Musicalement, on ne sort pas des sentiers battus mais 400 COLPI joue avec sincérité, amour et passion. Ca s’entend. Ca se sent. Hibakusha est même un morceau de choix. A découvrir. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/400colpi"&gt;www.myspace.com/400colpi&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BOOZED&lt;/span&gt; One Mile CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock’n’roll glamisant. Du hard-rock, en fait. Et tous les morceaux déboîtent. Normal, y’a l’aval du sieur Nicke Andersson qui vient branler du manche sur un morceau. Très bon, tout ça. La classe allemande. Rien à dire. Mes baffles apprécient. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.boozed-rocks.com"&gt;www.boozed-rocks.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BURMESE&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CADAVER EYES&lt;/span&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BURMESE : toujours plus psychotique, absurde, violent et déliquescent. Bruit blanc, dégueulis, spoken words. Entre NAPALM DEATH et GEROGERIGEGEGE. Impressionnant d’extrémisme musical. CADAVER EYES : le même délire, mais sur des morceaux plus longs. Rythmiques de plomb, aigus qui niquent les gencives. No doom total qui penche vers le bruitisme de NEW-YORK AGAINST THE BELZEBUTH. Shit lo-fi avec un gros son. Mange ta merde. Mange tes morts. Souvenir ramené du Canada par les 213, j’aime ce genre de cadeau ! (HCB/New Scream Industry) &lt;a href="http://newscreamindustry.blogspot.com"&gt;http://newscreamindustry.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE CRAWLERS&lt;/span&gt; Level The Forest LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excellentissime petit disque de punk rock qui sonne instantanément comme un classique dès la première écoute. Le trio de Portland continue sur sa lancée. Jusqu’où s’arrêteront-ils ? En bas de chez moi pour un petit concert sauvage, j’espère. Rien à dire de plus, les types ont un Shitspace, suffit d’écouter puis de commander. (Blind Spot) &lt;a href="http://www.myspace.com/thecrawlers"&gt;www.myspace.com/thecrawlers&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE DADDS&lt;/span&gt; Idées Choc &amp; Propos Chic CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excellent skeud de 60’s beat chanté en français. Je suis impressionné. J’ai ri à la première écoute, puis je me suis agenouillé en priant Saint Brian Auger. Les textes sont de la véritable science-fiction pop culturelle, mélangeant allègrement des références à TF1, Théophile Gautier, Ebay, François Truffaut et les PRETTY THINGS. Un fourre-tout bordélique et sensé pour ces cinq jeunes postmodernes fans de MUSIC MACHINE, YARDBIRDS, CREATION et MONOCHROME SET (enfin quelqu’un de sensé). Musicalement, relis ce que je viens d’écrire et tu auras déjà une petite idée de la musique pratiquée par notre quintet extraordinaire. Perso, je trouve leur disque excellent. (Green Cookie) &lt;a href="http://www.greencookie.gr"&gt;www.greencookie.gr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE FEELING OF LOVE&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillaume m’a gentiment passé ce CD-R avec le tish de son groupe. Merci mec. Aujourd’hui, tout Metz adore THE FEELING OF LOVE. C’est le syndrome CHAPELIER FOU. Un jour, la ville endormie se réveille enfin et prend conscience du trésor qu’elle tient entre ses mains. La hype à l’œuvre. N’interprète cependant pas mal mes propos. Je pense sincèrement que Louis et le désormais trio méritent cette attention impromptue. Quid de ces six nouveaux titres ? Maturité, tubes, richesse mélodique, tubes, univers en expansion, tubes. Aux confins du garage, du psyché, du blues, du freakbeat et de la noise, THE FEELING OF LOVE explose les espoirs portés en lui à la sortie de son premier LP et emmène l’auditeur consentant dans les tréfonds de son âme détraquée (The First Dead man, morceau-somme de toutes les peurs rappelant le meilleur de SONIC YOUTH). Impressionnant. M’est avis que son prochain album risque de faire très très mal. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/thefeelingoflove"&gt;www.myspace.com/thefeelingoflove&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FUCK OFF AND THRASH&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau projet éphémère de l’ami Jeff. Comme le Port-salut, c’est marqué dessus. Huit morceaux de thrash métal à l’Allemande. Pas pour rien que The Conqueror de SODOM et Tormentor de KREATOR sont repris en fin de galette. Faire de la musique, dans le cas présent, est plus qu’une thérapie. C’est quelque chose de vital à l’équilibre de mon pote. Faut que ça sorte. Que ça explose. Coûte que coûte. Quitte à pas placer le chant correctement ou à bâcler parfois ses morceaux. Quitte aussi à prendre l’auditeur à la gorge pour lui faire avaler sa pilule (Shift Your Arse, qui synthétise un peu ces deux tendances). J’aime beaucoup l’artwork, surtout la back cover. Le Jeff rock’n’roll sexy, celui qui aime le cinéma, les filles, le foot, le métal. Celui aussi qui bout de colère et de révolte, qui se remet constamment en question. J’ai hâte d’écouter son groupe de doom avec Régis, Faz et le Goat. (Altsphere) &lt;a href="http://www.altsphere.com"&gt;www.altsphere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE FURTHERMOST&lt;/span&gt; All Against The World CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disque de hardcore moderne numéro 589214. Au secours. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.chorusofonerecords.it"&gt;www.chorusofonerecords.it&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VERA GOGH&lt;/span&gt; Blue Pearl Of Happiness CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heather Nova et Kate Bush se sont réincarnées en Vera Gogh. C’est assez fou d’écrire ça mais je ne vois pas d’autres comparaisons possibles plus justes pour décrire la belle. Grâce, folie et douceur cohabitent en musique au sein de cet être venu d’ailleurs. Compositrice et interprète hors-pair, la miss s’est adjointe les services, pour la réalisation de ce disque, de (tiens donc) Kacey Johansing, avec qui elle est également partie en tournée en Europe cet été. Résultat, une grosse baffe dans ma gueule lors de leur passage à l’Emile Vache. Impressionnante de bizarrerie, d’humour et de charisme, la Vera. Voix féline, arpèges fragiles, moog omniprésent. Le disque tourne en boucle à la maison, comme celui de sa copine. Bref, encore une chronique de merde écrite avec les pieds pour dire que j’aime. C’est plus facile de casser du sucre sur el dos des groupes (encore que). FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/veragough"&gt;www.myspace.com/veragogh&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GONZALES&lt;/span&gt; Checkmate CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock’n’roll glamisant. Du hard rock, en fait. Et tous les morceaux se ressemblent. Je préfère encore me taper vingt-sept heures de piano que cette demi-heure insipide. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/thegonzales"&gt;www.myspace.com/thegonzales&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GUILTY FACES&lt;/span&gt; Domestic Bliss LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cool, un disque de punk rock pas distordu ! Par les temps qui courent, ça change ! Ici, ça cause ADOLESCENTS et ANGRY SAMOANS le long de dix titres mélodiquement exquis. Voix rauque et tricotis de riffs bien sentis. Tout bien, bâtard ! (Deranged) &lt;a href="http://www.derangedrecords.com"&gt;www.derangedrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HUMAN MESS&lt;/span&gt; Follow You Home LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du sang sur les murs. C’est ce qu’indique la très jolie couvrante. Je m’attendais donc à m’ouvrir les veines en entendant les premiers larsens. Mais pas. Punk rock distordu et hurlé, certes, mais super joyeux. Bizarre, le contraste pour un con triste comme moi. Au final, leur mix surprend la première fois mais n’accroche pas suffisamment pour qu’on y revienne. C’est pas grave, y’a plein d’autres bons groupes à découvrir. (No Way) &lt;a href="http://www.nowayrecords.com"&gt;www.nowayrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JEFF&lt;/span&gt; In &amp; Between CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce In &amp; Between est sa version de la pop music, dixit son auteur. Le piano est mis en avant, les voix se font claires et profondes, les morceaux sont intelligemment construits sur des thèmes qui ne sont pour une fois pas expédiés en trente secondes (Death Before Birth, Dead Star). La plupart du temps, cependant, ça part soit en couilles (Waste, Whiskey Talks), soit dans des délires hypnotiques étranges (Empty, Another World). J’apprécie le fait que Jeff ose, se lâche complètement (Tell Me Why) et explore des territoires encore vierges en ce qui le concerne. Mais ce nouvel opus reste malgré tout difficile à écouter d’une traite, pas super accessible et souvent proche de l’improvisation. Parti-pris à la fois intéressant et casse-gueule. Je sais que Jeff s’en branle mais s’il me file ses productions avec autant de régularité, c’est qu’il aime, quelque part, avoir mon avis sur la question. (Altsphere) &lt;a href="http://www.altsphere.com"&gt;www.altsphere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE JUMPIN QUAILS&lt;/span&gt; What’s Your Jump Like ? CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Garage ! Beat ! Surf ! Ce quatuor italien marie ces trois influences avec bonheur le long de quatorze titres sympas comme tout. Et avec beaucoup d’humour, en plus. « I was born again under her shoes » (sur Moonatic et son thème entêtant), « One more drink, one more broken heart » (Liza) ou bien ces titres prometteurs (Blue Hot sauce, Werewolves In The Sun). Reprise des Sucettes (en français, s’il te plaît) écrit par Gainsbourg pour France Gall. A leur décharge, les JUMPIN QUAILS tapent un peu dans tous les sens, bouffant à tous les râteliers. Jeunesse et passion n’ayant jamais été motifs d’exécution publique, je t’encourage à profiter et savourer cette petite rondelle pleine de fraîcheur. (Green Cookie) &lt;a href="http://www.greencookie.gr"&gt;www.greencookie.gr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KAMIKATZE&lt;/span&gt; Falling Down LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvel album. Pochette ultime. Se sont plaisir concernant l’artwork. Des chats à deux têtes, du sang, beaucoup d’humour. J’ai toujours préféré les Suédoises à leurs collègues Danois(es). Tapent moins dans le cliché punk, chaos, destruction, patchs partout, respect nulle part. Les filles sortent aujourd’hui l’artillerie lourde, remplacent leur frêle bassiste par un fier Viking et gravent douze morceaux de punk rock à la fois tubesque (Killing Me, Nightmare, Daydreams, Too Good For You), aiguisé (Should I Care) et chaotique (I’m Dreaming). Le D-Beat est même plus que fréquent sur ce nouvel opus (No Dogs No Masters). Je les ai fait jouer à l’Emile à la mi-août, j’ai trouvé leur concert carton (bien qu’un peu brouillon), contrairement à l’avis général (mollasson). Pis les filles sont toujours aussi adorables, ça fait plaisir de voir que certaines choses ne changent pas. (Dirty Faces) &lt;a href="http://www.myspace.com/kamikatze"&gt;www.myspace.com/kamikatze&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KILO&lt;/span&gt; Front Kick CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;KILO est un groupe français rassemblant en son sein un bien joli line-up. Un ex-CUT THE NAVEL STRING (toute ma jeunesse industrielle), deux actuels HINT et SEXYPOP, entre autres. Le quintet envoie une purée noise hardcorisée qui fait mal : chant papier de verre (qui n’hésite cependant pas à taper dans la mélodie de haut-vol cf le Frantic d’ouverture), rythmiques en béton armé et riffs tranchants. Le tout rappelle les débuts de DROWNINGMAN, UNSANE bien entendu, le KYLESA du To Walk A Middle Course aussi, mais surtout le post-hardcore de HANDSOME (si ces derniers ne te disent rien, imagine un QUICKSAND en plus funky) et l’écurie Wreckage/Exit (STILLSUIT, notamment) à partir de Slow, morceau-charnière de ce Front Kick rageur. Ce con m’a immédiatement donné envie de me replonger dans mes vieux BAD TRIP / MIND OVER MATTER, putain. Disque schizophrène et jouissif aux influences parfaites en ces temps de crise d’inspiration. J’aime et c’est assez rare pour le souligner. (Maximum Douglas) &lt;a href="http://www.wearekilo.com"&gt;www.wearekilo.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KUMISOLO&lt;/span&gt; My Love For You Is A Cheap Pop Song CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joli premier essai pour la petite Kumi, échappée du génialissime trio parisien THE KONKI DUET. Avec quatre mélodies en poche et quelques boucles malicieuses, elle te sort quarante-trois minutes de simplicité électropop imparable. Top niveau de la candeur. « Tu peux avoir confiance en moi », nous dit-elle sur Confiance Absolue. Les yeux fermés, Kumi. Les yeux fermés. Beatleserie électronique sur Triangle, machine à danser (la bien nommée Danse Music), LADY GAGA goes intimiste (I Know What Boys Like, le méga-tube du disque). C’est toujours joyeux sans être niais et simpliste (les mélodies tourbillonnantes de nostalgie de Cheap Pop Song, la progression Mineralesque de Earth). Etrange comme ce mélange m’a directement renvoyé à France Cartigny et Juliana Hatfield, deux artistes féminines pourtant éloignées l’une de l’autre (et qui n’ont, de plus, rien à voir, musicalement parlant, avec la petite Kumi). Des connections zarbies se font dans ma tête, pour pas changer. Pas grave. J’aime ce disque, c’est tout ce qui importe. (Active Suspension) &lt;a href="http://www.kumisolo.com"&gt;www.kumisolo.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LINTERNO&lt;/span&gt; Take The Train Of Your Soul CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore italien. Ca rappelle ENSIGN et BETTER THAN A THOUSAND avec un côté punk-rock un peu plus prononcé. Pas loin de ce que certains coreux français peuvent pratiquer, également. Loin d’être passionnant, en ce qui me concerne. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/chorusofonerecords"&gt;www.myspace.com/chorusofonerecords&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LOSER LIFE&lt;/span&gt; Friends With A Demon LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut vraiment pas se fier au morceau d’ouverture. Répétitif, bancal, joué n’importe comment et pas passionnant. Les choses sérieuses commencent avec Discontent. Le même mais en mieux. LOSER LIFE, c’est END OF THE LINE, ECONOCHRIST et TORCHES TO ROME réunis. Une espèce de symbiose fabuleuse et surannée. L’Ebullition de la grande époque (pas celle d’ORCHID, donc). Le groupe anti-hype par excellence. Des tempos tachycardiques sur lesquels se posent des riffs à la fois simples, efficaces et mélodiquement au poil, auxquels s’ajoute un chant qui ne triche pas avec les émotions. A la fin de ce Friends With A Demon (clin d’œil à Colin Tappe, chanteur de CRIME DESIRE et responsable de Life’s A Rape ?), j’ai qu’une envie : fouiller ma collection pour ressortir mes disques de MEREL, ARMSTRONG’S SECRET NINE et ICONOCLAST. Définitivement l’un des meilleurs groupes d’emo moderne avec WHAT PRICE, WONDERLAND. Favori. (Life’s A Rape) &lt;a href="http://www.myspace.com/loserlife"&gt;www.myspace.com/loserlife&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LYBIANS&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un MINOR THREAT avec chant féminin et un batteur qui rentre correctement ses roulements. Tout à fait juste bien. Le disque est fourni avec un autocollant du label, une sur-pochette transparente sérigraphiée… et un planeur en bois à assembler soi-même. Cool, hein. Bon je te laisse, je vais jouer dehors. (Upstate Chamber Of Commerce) &lt;a href="http://www.myspace.com/thelybiansarecoming"&gt;www.myspace.com/thelybiansarecoming&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MUTE&lt;/span&gt; The Raven CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou comme MUTE me rappelle STRUNG OUT et TEN FOOT POLE. Punk-rock technique et véloce aux antipodes des merdes que l’on nous sert aujourd’hui par wagons entiers (A WILHELM SCREAM, BELVEDERE et tous leurs clones). Alors bon, faut aimer le genre et je t’avouerais que je ne m’y suis plus replongé depuis ma dernière cascade en skateboard il y a plus de dix ans. Ca me passe un peu au-dessus de la tête, même si j’avoue que les Québécois s’en sortent admirablement bien (morceaux solides, quelques tubes, exécution irréprochable). Bref, bon skeud pour les amateurs de roulettes à punk. (Craze/Feuzeul/Fond Of Life/Kickass/ST) &lt;a href="http://www.mutepunkrock.net"&gt;www.mutepunkrock.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE NERDS&lt;/span&gt; Murder Is Now CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore rock’n’roll italien. Le groupe cite ANTISEEN et RUPTURE. Malheureusement, le chant est ridicule (Lemmy avec une extinction de voix) et gâche tout. C’est con, les morceaux n’étaient pas mauvais. Basiques mais efficaces. Comme quoi. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.chorusofonerecords.it"&gt;www.chorusofonerecords.it&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NUDE PUBE BANGLERS&lt;/span&gt; New Wave Of Norwegian Hard Rock CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est dans le titre. Excellent disque de hard-rock moderne, dynamique et fun. Moins lourdingue que TURBONEGRO, moins garage que les HELLACOPTERS, tout aussi bien torché que les débuts des HIVES. Le texte du livret sur les abréviations dans la musique est à hurler de rire. Bien vu. Je ne puis que te le conseiller. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/nudepubebanglers"&gt;www.myspace.com/nudepubebanglers&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PISSED JEANS&lt;/span&gt; King Of Jeans LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième album. Je n’aurais jamais parié sur une telle longévité. Et pourtant. JESUS LIZARD s’étant reformé pour quelques concerts, ensemble tout devient possible. Marrant de noter qu’après un No Hope For Men en demi-teinte (trois écoutes et puis s’en va), le quatuor revient enfin aux choses sérieuses avec ce magnifique King Of Jeans. Torturé, violent, heavy métallique. Une sainte trinité magnifiée par le doublé Dream Smotherer / Pleasure Race, synthèse parfaite de leurs influences multiples (NIRVANA, MELVINS, SOUNDGARDEN, SCRATCH ACID). Le rock’n’roll est à l’honneur (She Is Science Fiction, Human Upskirt), je ne vais pas m’en plaindre. Chant de possédé, larsens dans tous les sens et tube intégral (Lip Ring). Les types remontent dans mon estime, c’est bien. (Sub Pop) &lt;a href="http://www.subpop.com"&gt;www.subpop.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PRETTY MARY DIES&lt;/span&gt; Put Our Names On The Walls Of Your City CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formation bordelaise splittée pour l’heure (avec éventuelle possibilité de reformation). Screamo/post-hardcore plutôt bien branlé mais qui ne me passionne guère. Pour dire, j’ai eu du mal à aller au bout du premier morceau. Vraiment plus ma came, ce genre de trucs. Ca m’a vite-fait fait penser à du MILHOUSE sans la folie furieuse qui animait ce groupe à l’époque. Puis je ne suis pas sûr que marcher sur les traces de METRONOME CHARISMA soit une bonne idée (surtout si c’est pour déboucher sur un nouvel ADAM KESHER). Bon, bref. (Maximum Douglas) &lt;a href="http://www.maximumdouglas.com"&gt;www.maximumdouglas.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;REACHING HAND&lt;/span&gt; Threshold CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je dis oui. Si tu ne connais pas le groupe portugais, c’est l’heure de rattraper ton retard. Hardcore moderne moshy mosha female fronté par la sublime Sofia O (bien plus classe que la Karen des OUAIS OUAIS OUAIS). Cinq morceaux classiques et frondeurs, cartons dans les speeds, dansants dans les ralentissements. Une version réactualisée et féminine de JUDGE. Bon, le batteur en met parfois à côté mais c’est pas grave, on s’amuse bien pendant dix minutes et c’est le principal. Très bel artwork, très beau livret, très bons textes. Très bon groupe. Très bon disque. (Chorus Of One) &lt;a href="http://www.myspace.com/reachinghand"&gt;www.myspace.com/reachinghand&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RUNNAMUCKS&lt;/span&gt; Clawing Back LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais été fan du trio (et encore moins de ses artworks). Aujourd’hui quatuor, le talent des RUNNAMUCKS m’explosent en pleine figure. Enfin ! Ils sont allés puiser aux sources de la musique heavy (un peu à la façon de leurs potes d’ANNIHILATION TIME) pour transfigurer leur musique. Excellente idée. Ce Clawing Back, c’est du bonheur sur toute sa longueur. Les solis transpirent la classe, les intros de morceaux sont terrifiantes (Mind Of God, Love In Vein) et le chant nique tout. Putain, ça devrait être aussi simple que ça, le rock’n’roll. Un minimum de talent, de bonnes influences et une envie de tout péter en rigolant. Quelques claviers et autres percussions interdites discrètes ajoutent une petite saveur de transgression dogmatique bienvenue. Je doute qu’ils récoltent plus de succès avec ce troisième album mais en tout cas ils ont fait de moi un croyant. Un adepte. Un disciple. (Six Weeks) &lt;a href="http://www.sixweeksrecords.com"&gt;www.sixweeksrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SHINING&lt;/span&gt; VI : Klagopsalmer DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a plus ou moins été dit dans les stratosphères du journalisme métal suite à la sortie de ce disque. Je n’avais pas eu l’occasion de lire des chroniques aussi longues et détaillées depuis un bon moment, d’ailleurs. Preuve que SHINING est désormais un groupe qui compte. Canonisé. Panthéonisé. Loin d’être mort. Perso, je ne vais pas taper dans le lyrisme de comptoir ou l’analyse sociologique (y’en a qui se débrouillent mieux que moi)  mais simplement souligner et appuyer un fait : ce sixième album a tout d’un classique indémodable. C’est un truc qui m’a sauté aux oreilles dès la première écoute. Les Suédois emmènent leur black métal encore plus loin que sur le V, décourageant ainsi les prétendants au trône de meilleur groupe du monde noir. Là, ils sont intouchables. Vas-y pour les rattraper ou ne serait-ce qu’effleurer le même niveau d’excellence, de musicalité et de génie. Ce disque est juste incroyablement évident. Tout y coule de source : les solos déglingués, les prouesses vocales de Kvalforth, les ambiances acoustiques mystiques confinant au grand FLOYD, les matraquages épiques, les expérimentations délétères. Ce disque s’écoute avec le même respect et le même plaisir, que tu le découvres pour la toute première fois ou que tu le connaisses par cœur. Une œuvre maladive, totalement inhumaine mais définitivement bien réelle. Un tour de force absolu. Une bombe sans nom. Tellement bouleversante que je ne sais même pas quoi en dire ni par où commencer. Ce Klagopsalmer se passe de commentaires, voilà tout. Let the music do the talking. FAVORI. (Osmose) &lt;a href="http://www.myspace.com/shininghalmstad"&gt;www.myspace.com/shininghalmstad&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE SHITTY LIMITS&lt;/span&gt; Beware The Limits LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Punk rock. Post-punk. Post-punk rock. Le quatuor anglais brouille les pistes. Le son de guitare fenderise bien dans les aigus. Petit feeling hardcore SxE (la tension ambiante). Certains morceaux rappellent les CLOROX GIRLS et AUTISTIC YOUTH sans forcément verser dans le tube pop guilleret. C’est dommage, y’avait un bon potentiel (Your Limits Are My Limits, par exemple). Les gaziers semblent plus à l’aise dans la dissonance maîtrisée (Just Like Before et surtout Hardwired, terrible). Pas un mauvais disque, donc. Au contraire. Manque juste le petit truc qui fait la différence. (La Vida Es Un Mus) &lt;a href="http://www.lavidaesunmus.com"&gt;www.lavidaesunmus.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SPEEDBALL&lt;/span&gt; Three Seconds CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ex-FOOTNAILSUCKERS. J’aimais bien le nom de ce groupe. On ne se refait pas. SPEEDABLL donne dans le technicomoshisantmélodicorapide. NO TRIGGER, COMEBACK KID, SATANIC SURFERS, dixit la bio. C’est tout à fait ça. Même remarque que pour leurs collègues de label MUTE : c’est super bien foutu mais ça m’en fait bouger une sans toucher l’autre. Le genre a ses fans, ce n’est pas une chronique qui changera quoi que ce soit. Ceux-ci savent de toute façon que SPEEDBALL assure bien plus que n’importe quelle super production américaine ou canadienne et que ce Three Seconds est indispensable à leur collection. (Don’t Trust The Hype/Oni Red Chords/Craze) &lt;a href="http://www.crazerecords.com"&gt;www.crazerecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE TIMEBOMBS&lt;/span&gt; I Belong In Hell LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrire. Décharger sa rage et sa frustration. Evacuer sa haine envers autrui par le verbe. C’est un truc que je faisais souvent. J’étais pas très doué pour ça, mais le but n’étant pas d’intégrer la Pléiade, j’en avais un peu rien à battre. Ca me faisait du bien. Aujourd’hui je n’écris plus. J’écoute les autres se décharger à ma place. Ca fait du bien aussi. Les TIMEBOMBS martyrisent leurs instruments pour en sortir le plus de jus possible. Larsens, distorsion, chaos. Un peu à la manière de leurs collègues de CULT RITUAL ou SEX/VID. Zéro originalité, tout dans le rouge. Sang pour sang pur sang. Punk rock. Y’a rien à comprendre. Tout à ressentir. Bel artwork qui donne la gerbe. 495 copies. (Cowabunga) &lt;a href="http://www.cowabungarecords.com"&gt;www.cowabungarecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TRIBE NIHASA&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une longue plage de quinze minutes divisée en quatre parties. Black métal glauque, froid et très cinématographique. L’intro met dans l’ambiance. Quand les guitares entrent en jeu, un souffle épique s’abat sur les terres dévastées de la tribu Nihasa. Jusqu’à partir en gros bordel en cours de route. Gros travail sur les voix, effectivement. Celle-ci devient un instrument à part entière. J’aime quand ça se calme à huit minutes. Il faut savoir temporiser pour repartir de plus belle, ce qui semble être le cas ici. Et je suis sûr qu’en poussant le délire ambient ritualiste encore un peu plus loin, y’a moyen de sortir un truc complètement fou et autre. Je souhaite en tout cas longue mort à ce nouveau et mystérieux projet. (DIY) pas de contact&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Africantape / Sickroom Sampler CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sampler qui a la classe. Ca change des merdes hardcore métalemoderne que je reçois généralement. Mathrock, noiserock, pop expérimentale, déglingue à trois bras, instrumenthe à l’eau. Bonne pioche : PUSH-PULL, PASSE MONTAGNE, Alexis Gideon, MASS SHIVERS, BEAR CLAW (entre HARAM et SICBAY, assez énorme) et L’OCELLE MARE (tornade de soie blanche). Le reste me laisse un peu plus froid, mais rien que pour ces découvertes/confirmations, le vieux en vaut la champs d’elle. (Africantape/Sickroom) &lt;a href="http://www.africantape.com"&gt;www.africantape.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Universal Western Attractions CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compilation gentiment offerte par la talentueuse Kacey Johansing. Musique de hippie qui pue le chanvre. Sur vingt artistes, ci-après mes préférés : THE BLANK TAPES et MAGIC LEAVES en ouverture (rêve de la Californie), Indianna Hale (étrange réappropriation de l’univers des CHORDETTES et des ANDREWS SISTERS), Vera Gogh (aussi gracieuse que la Heather Nova de Waste A Day), Colin Ludlow-Mattson (les KINKS tout seul), Kacey Johansing (forcément, avec un tube aussi énorme qu’Angel Island…), THE SWEET SWEET THINGS (qui porte très bien son nom), HONEYBODY MOONBEE (moins énervante que dix COCOROSIE) et CORINNEY &amp; THE DREAMIES (COCTEAU TWINS à la campagne). Moi je dis ouais. (DIY) à télécharger gratuitement sur &lt;a href="http://www.fuzzhouse.com/Recordings/Universal-Western-Attractions"&gt;www.fuzzhouse.com/Recordings/Universal-Western-Attractions&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LES WAD BILLYS&lt;/span&gt; Hot Brain 10’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douze minutes de bonheur. Le trio enclenche la machine à tubes, quatre titres durant. J’étais pas super fan avant de les voir sur scène. Là, bonne claque. Carré, fun, humble et efficace. Le groupe de rock’n’roll par excellence. Energie débordante, danse urbaine, refrains fédérateurs à reprendre en cœur. Ce vingt-cinq centimètres traduit bien la folie qui anime le combo lors de ses prestations live. Enregistré par Kevin (batteur du SINGE BLANC, son aux petits oignons) et sérigraphié par la famille Percolation (encore du beau boulot). Le morceau-titre va te hanter jour et nuit. (Schnitz Prod) &lt;a href="http://www.myspace.com/leswadbillys"&gt;www.myspace.com/leswadbillys&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WALLS&lt;/span&gt; S/t One Sided 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je vois tous ces beaufs de la musique de France qui essaient par tous les moyens de se la péter violence et gros bras pour imposer leur style de baltringues tatouées et H&amp;Misées, genre moi je suis un danger moi (mais je ne fais peur qu’aux vieilles), j’ai qu’une envie : leur  balancer ce disque de WALLS en pleine gueule. Le malaise et l’agression résident en ces six titres littéralement dégueulés par un groupe dont la furie est devenue beauté. COLD SWEAT faisait déjà mal au bide. Le premier album de WALLS m’avait prix à revers avec ses emberlificotements hérités des plus belles heures de DAZZLING KILLMEN. Ce nouveau 12’ fait aujourd’hui la synthèse de ces deux époques en explosant tout sur son pasage. DEADGUY et MILHOUSE sont revenus d’entre les morts. Amen. (Iron Lung) &lt;a href="http://www.myspace.com/lifeironlungdeath"&gt;www.myspace.com/lifeironlungdeath&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ZERO BOYS&lt;/span&gt; History Of LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Secretly Canadian me fait le plaisir de sortir un bon disque. Il était temps. Premier fois que ce History Of voit la lumière du jour depuis les obscures 80’s. Il était temps. Midwest punk mythique que même les rats de forum français en sont raides dingues. Va comprendre. La musique appartient à tout le monde, remarque. Perso, je préfère mille fois les BIG BOYS à tous les autres groupes essentiels de cette époque. Franchement, entre un We Got Your Money et un Johnny Better Get, y’a pas photo (même si Blood’s Good a tout d’un énorme classique, j’avoue). Bon, je tiens quand même entre les mains un « document », alors un peu de respect. Savais-tu que le groupe existe encore aujourd’hui et continue à jouer ? Beh oui, tout le monde les connaît, désormais. (Secretly Canadian) &lt;a href="http://www.zeroboys.net"&gt;www.zeroboys.net&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-8017428155656909124?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/8017428155656909124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=8017428155656909124' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8017428155656909124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8017428155656909124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/09/32.html' title='#32'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-1242682722798395477</id><published>2009-08-01T01:59:00.000-07:00</published><updated>2009-08-01T02:06:10.267-07:00</updated><title type='text'>#31</title><content type='html'>Hey,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours en vacances, pas eu le temps ni l'envie de chroniquer le moindre disque. Là on démarre les travaux d'insonorisation à l'Emile, puis on enchaîne sur deux concerts-test. Dans la foulée, je vais glander un peu en Moselle-Est, puis ce sera le moment de vernir la nouvelle collection de réjouissances musicales de mon cher club. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu peux t'attendre à une avalanche de bons mots et d'avis intéressants à partir du 1er septembre pour mon retour fracassant dans l'univers du journalisme endimanché (scribouillard du dimanche, donc). Je sais que tu es impatient mais il te faudra néanmoins attendre. Chienne de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bise,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-1242682722798395477?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/1242682722798395477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=1242682722798395477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1242682722798395477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1242682722798395477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/08/31.html' title='#31'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-8473570412717219890</id><published>2009-07-01T00:09:00.000-07:00</published><updated>2009-07-06T00:42:38.986-07:00</updated><title type='text'>#30</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hey,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, je suis en vacances ! 'fin, je vais organiser six fois moins de concerts cet été (quatre en deux mois, pour être précis). Du coup, je vais avoir plein de temps pour peindre des tableaux Black Metal de John Phillip Law, enregistrer des voix sur un titre de Jörge, composer mes morceaux pour le split avec The Austrasian Goat, me remettre à jouer avec Meny Hellkin, commencer à répéter avec Twin Pricks, partir à l'aventure avec Jennie, explorer la campagne mosellane, faire du vélo, boire des coups en terrasse, dormir, mater des films improbables... Bref, vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de concerts, la programmation de fin d'année de l'Emile Vache est d'ors et déjà bouclée, tu peux aller y jeter un oeil là : &lt;a href="http://www.myspace.com/lemilevache"&gt;www.myspace.com/lemilevache&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des travaux d'insonorisation seront effectués durant le mois d'août et on va s'arracher un peu sur la déco, histoire de te présenter un lieu tout beau tout neuf pour la rentrée. Voilà, autopromo hein mais j'y tiens, pour une fois que je peux dire que "j'aime mon travail"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, rien de spécial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le coeur t'en dit, tu peux toujours envoyer tes productions à l'adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, bonne lecture et bonnes vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ALL THE COLD&lt;/span&gt; One Year Of Cold CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambient black metal à son meilleur. Répétitif, glacial, nauséeux. Bel artwork. J’aime ces mélodies simplissimes qui s’étirent sur des kilominutes. Et ce New Day Without Me complètement barré que tu t’endors comme un bébé avant de te réveiller en sueur. Un sublime supplice. (Kunsthauch) &lt;a href="http://www.myspace.com/allthecold"&gt;www.myspace.com/allthecold&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ARCKANUM&lt;/span&gt; PPPPPPPPPPPPP DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon sans être génial, le projet ARCKANUM révèle enfin tout son potentiel maléfique avec ce nouvel album. Ou alors c’est peut-être moi qui avait du mal avec les précédents. On oublie donc les Kampen, Trulen et autres Antikosmos (pas mal, celui-ci) pour se concentrer sur ce concentré de haine mystique. Onze titres de black scandinave, véloce et à l’ancienne. Car c’est bien le classicisme d’ARCKANUM qui fait tout son charme. Les oreilles chauffent sur les trois premiers morceaux avant de se retrouver carbonisées vives à l’écoute de Fiursvitnir, chant guerrier mélodiquement imparable. Ca me fait penser à de l’émo sans le côté pleurnichard. Marrant, je sens que cette comparaison va m’attirer beaucoup de sympathie. Bref moi quand j’écoute ce disque, j’imagine les mecs d’ORCHID avec du corpsepaint et des cheveux longs. Blague à part, le Shamaatae responsable de tout ce vacarme est un très bon zicos (il gère tout, tout seul). Ca s’entend, notamment au niveau des subtilités de la basse.  Bon, c’est con une chronique. Chercher à justifier pourquoi j’aime ou pas tel disque alors que le monde entier à part toi (et encore) s’en contrecogne. Je me tais, je me le remets et je vais me coucher. (Debemur Morti) &lt;a href="http://www.arckanum.se"&gt;www.arckanum.se&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHAMBRE FROIDE&lt;/span&gt; Split 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;THE AUSTRASIAN GOAT : retour à la tristesse délétère et à cette abstraction progressive qui faisait tout le charme de son premier album. Morceau très classique mais de toute beauté, magnifié par des arpèges à se pendre. CHAMBRE FROIDE : du bon black lofi direct dans ta gueule avec des aigus qui remplissent toute la pièce. Encore un punk qui a tout compris à l’essence même de cette musique. Comme pour son collègue lorrain, les riffs scotchent le cortex. Un excellent split, une fois de plus. (213/Carbonized Cells/WeeWee/Nuclear Thrash/etc) &lt;a href="http://www.213records.com"&gt;www.213records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BATTLETORN&lt;/span&gt; Reflect The Filth LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain de thrash. Troisième album, toujours en duo, toujours incroyablement carton. Moitié studio (pression jamais relâchée, son parfait, rythme infernal), moitié live (pression jamais relâchée, extrêmement fun). Pourquoi ce groupe n’est-il pas plus connu ? Parce qu’il n’a pas vendu son cul à Metal Blade ou Century Media et qu’il n’a pas attendu Municipal Waste pour en jouer, du thrash. On ne le retrouvera jamais à l’affiche du Hellfest ou au sein des chroniques de Metalorgie. L’intégrité, quelque part c’est quand même vachement rassurant. (Mad At The World) &lt;a href="http://www.myspace.com/battletorn"&gt;www.myspace.com/battletorn&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLUT AUS NORD&lt;/span&gt; Memoria Vetusta 2 : Dialogue With The Stars DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grandiose. Epique. Céleste (nan, pas le groupe de Lyon). (Candlelight/Back On Black) &lt;a href="http://www.blutausnord.com"&gt;www.blutausnord.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BUD SPENCER&lt;/span&gt; Le Commencement CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Award haut la main du meilleur insert du monde (un mini-Bud Spencer en carton à faire soi-même). J’ai hurlé de rire en ouvrant le boitier DVD. Musicalement par contre c’est beaucoup moins original. 3 ex-SHALL NOT KILL qui réécrivent l’histoire de leur ancien groupe avant qu’il ne verse dans le doom poisseux + un GU GUAI XING QIU pour asseoir un peu plus ce côté écrasant et groovy indiscutablement efficace. En manque depuis la sortie du dernier album de KEELHAUL ? Viens te prendre ta baffe, tu l’as bien mérité. (DIY) &lt;a href="budspencerband@gmail.com"&gt;budspencerband@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BURZUKH&lt;/span&gt; The Abyss CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;One man band pakistanais. Troisième album. Rigole pas. Loué soit le démon, ce disque est parvenu sans encombres jusqu’à mes oreilles. Je veux pas faire mon polémiste ou mon socialiste à deux balles, mais y’a plus de mérite à faire du métal dans un pays musulman que de jouer aux petits provocateurs nazillons dans une commune quelconque du Nord Pas De Calais. BURZUKH (et non pas BURZUM, gros débile), c’est donc Syed Suleiman Ali. Il réside à Islamabad et joue de tous les instruments. Sa zik me fait beaucoup penser à celle de ce bon vieux Jeff. Il n’hésite pas à taper dans un peu tous les genres qui l’intéressent, à savoir le black, le doom, l’indus, la new wave, la folk… C’est bancal, un peu schizophrène, parfois génial. C’est une initiative à soutenir et un disque à écouter au moins une fois dans sa vie, histoire de pas mourir con. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/burzukh"&gt;www.myspace.com/burzukh&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE CESARIANS&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce disque est un chef d’oeuvre. Pour situer (car les mots manquent pour le décrire), tu prends Frank’n’Furter, Oliver Twist, Nick Cave, Tori Amos, Gatsby Le Magnifique, Tom Waits, tu secoues bien fort et tu bois cul-sec. Comédie musicale imaginaire, cabaret infernal, musicalité à nulle autre pareille.  Sérieusement. Je ne sais pas dans quelle mesure mes petites chroniques de merde portent à conséquence, si tu t’intéresses aux groupes que je mets en avant, si tu fais la démarche d’aller y jeter une oreille, voir de télécharger quelques morceaux, ou encore (folie pure) d’acheter leurs disques. Mais merde putain, s’il y a un disque à se procurer d’urgence ce mois-ci, c’est bien celui-là. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.thecesarians.com"&gt;www.thecesarians.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;COPY OF A COPY&lt;/span&gt; This Is It CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier album après un maxi remarqué et une paire de concerts remettant la sueur au goût du jour. Ca sonne hardcore moderne avec une pointe de punk-rauque mélodique. Entre COMEBACK KID et STRIKE ANYWHERE. Très juste. Huit titres efficaces, bien branlés, joués dans les règles. Jamais été un gros fan de ce genre de musique, à dire vrai. Me suis arrêté après le premier BANE et No Division d’HOT WATER MUSIC. Néanmoins, COPY OF A COPY semble être un bon groupe. Du moins, c’est ce que mes oreilles me suggèrent. (What We Believe/Bad Mood/Flix/Shattered Thoughts/etc) &lt;a href="http://www.myspace.com/copyofacopyband"&gt;www.myspace.com/copyofacopyband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CULT RITUAL&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je suis sensé ne pas aimer ce disque. Ca va hein. Le hardcore c’est moi. J’ai tout inventé. Je sauve l’industrie du disque en achetant de la musique grand format chaque mois. Sans compter tous les artistes que mes chroniques nourrissent. Tu peux me remercier. Tu peux t’agenouiller. Et me lire à haute voix. Ce premier long de CULT RITUAL est pas mauvais. Il est même bon, dans l’absolu. Non ? Hardcore d’épouvantail méchant et bruyant, tu commences à connaître la chanson puisqu’il n’y a plus que ça qui t’intéresse ici bas de toute façon. Si ça sature pas dans les aigus et que ça chante pas faux, tu t’en branles gelée royale. Manque plus qu’un petit sample d’un discours d’Hitler pour faire bonne mesure. Danse de la pluie de règles sur Saturday’s Blood, à l’aise le meilleur morceau du disque. Là je dis oui, ce groupe est génial, il a tout compris. J’espère juste que tous ces groupes ne suivront pas la même direction que FUCKED UP (ça m’étonnerait mais on n’est jamais à une incohérence près, aujourd’hui). Merci Mark McCoy. (Youth Attack) &lt;a href="http://www.ihateyouthattack.com"&gt;www.ihateyouthattack.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DROWNING THE LIGHT&lt;/span&gt; Blood Of The Ancients LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le meilleur album de l’année de true raw black metal est également une sombre crapulerie déguisée. La formation australienne entretient des relations malsaines avec la scène NS (cf la tournée avec STORMHEIT et SATANIC WARMASTER ou l’ancien logo à base de Totenkopf), les parant, par manque de courage, d’un nihilisme cliché et d’une misanthropie dont on a fait le tour depuis Varg Vikernes. C’est bon, on a compris. Simple provocation d’adolescent attardé ? Idéologie nauséabonde mal-assumée ? Un mélange des deux ? C’est dommage, le type est doué, compose de sublimes morceaux old school où l’équilibre entre claviers primesautiers (façon de parler), riffs tronçonneuse et vocalises de reptile cancéreux est respecté. Azgorh, à sa décharge, écrit même de bons textes pas vraiment connotés. Mais bon, faut croire que la solitude, le désespoir, la nature, l’occulte et le vampirisme (thèmes abordés dans les textes du bonhomme) rendent CON. (Obscure Abhorrence) &lt;a href="http://www.obscure-abhorrence.com"&gt;www.obscure-abhorrence.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EMMOS&lt;/span&gt; Volume 1 &amp; 2 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;354e épisode de la discographie foisonnante de notre punk aux cheveux longs préféré. Jeff est un mec attachant. J’ai beau ne pas être tout le temps d’accord avec lui et trouver aussi qu’il s’éparpille parfois un peu trop, musicalement parlant, j’admets avec sincérité que notre chère ville ne serait pas la même sans lui, son sourire de beau gosse et sa grande gueule de fan de KREATOR. EMMOS est son projet thrash black métal punk old school. Je ne me rappelle plus du sac à propos de la sortie de ce nouvel album (en deux parties désormais distinctes). En tout cas, je préfère le second volet au premier (plus court et cash dans ta face). Bel artwork (par le grand Wun) et textes toujours aussi exaltés. Ca aide à patienter en attendant le chef d’œuvre que sera le premier album d’ABSURD ANNIHILATION. (Altsphere) &lt;a href="http://www.altsphere.com"&gt;www.altsphere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JESSIE EVANS&lt;/span&gt; Is It Fire ? CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant j’ai eu du mal avec la personne lors de son concert au Tunnel (capricieuse, pas très sympathique), autant sa prestation m’a mis sur les rotules tellement c’était bon. Constat similaire à l’écoute de ce premier album. De la bombe, bébé. Is It Fire ? Quelle question ! Toby Dammit déconstruit ses rythmes pour les remonter à la sauce salsa du demon avec la rigueur d’un metronome et l’inventivité d’un Buddy Miles. La diva, quant à elle, invoque les dieux de la danse avec conviction et stupre. La recette fonctionne sur chaque titre (à neuf reprises, donc, sans compter l’horrible résucée DEAD CAN DANCE To The Sun et la version espagnole du morceau-titre), transformant ton salon cosy en dancefloor moite. Impressionnant. Bizarrement, je n’en attendais pas moins. Maintenant, interrogation cruciale : serais-je prêt à la faire rejouer, ne serait-ce que pour me reprendre une gifle monumentale, en faisant abstraction de tous ces côtés qui m’énervent chez elle ? (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/jessieevansmusic"&gt;www.myspace.com/jessieevansmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EVERWAITING SERENADE&lt;/span&gt; Lungwork CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore métallique Luxembourgeois. L’artwork computerisé à l’extrême n’engage pas vraiment à l’ouverture du boitier cristal. Mais la musique blaste dans les règles. Modernité, dissonance, toughguyisme pour de faux (voix bien virile comme il faut). Ca me fait fréquemment penser à un SHAI HULUD monolithique ou un CONVERGE qui n’aurait pas évolué. Autant je pouvais trouvé ça appréciable et funky il y a plus de dix ans, autant maintenant tout ce que j’entends c’est une suite de riffs et de breaks mis bout à bout en dépit de toute logique et manquant cruellement d’émotions. En bref, c’est bien joué mais je m’emmerde comme une tombe. (Granny) &lt;a href="http://www.everwaitingserenade.com"&gt;www.everwaitingserenade.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FEVER RAY&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fever Laid, ouais. (Rabid) &lt;a href="http://www.rabidrecords.com"&gt;www.rabidrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GENTLEMAN REG&lt;/span&gt; Jet Black LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son It’s Not Safe sur la BO du film Shortbus hante encore mes jours et mes nuits. Quatrième album (cinq si tu comptes la compilation Little Buildings) et toujours aucune reconnaissance en France pour cet ex-HIDDEN CAMERAS. Mes compatriotes ont de la merde dans les oreilles. Du doublé d’ouverture pop as fuck (Coastline et To Some It Comes Easy) au tube très ROMEO VOID How We Exit en passant par le gospel de Rewind, la disco mutante de We’re In A Thunderstorm, ce disque te fera passer par tous les états possibles et imaginables de la douceur moderne, si tant est que tu sois prêt à ouvrir ton cœur et tes tympans à la beauté du monde sonique créé de toute pièce par ce jeune éphèbe blond.  J’aimerais tellement le faire jouer à l’Emile Vache… (Arts &amp; Crafts) &lt;a href="http://www.arts-crafts.ca"&gt;www.arts-crafts.ca&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GOSSIP&lt;/span&gt; Music For Men CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque le plus attendu de l’année démarre gentiment avec un Dimestore Diamond qui marche sur des œufs malgré sa basse qui crépite. Une ouverture plutôt maline pour qui s’attendait à des pétarades à facettes en veux-tu en voilà. Mais faut pas se leurrer, au bout de trois minutes, les filles sortent l’artillerie lourde : Heavy Cross et 8th Wonder (qui rappelle Jealous Girls) explosent de guitares acérées en refrains perturbants. Lessivant. Love Long Distance et Pop Goes The World calment le jeu, synthétisent un peu plus l’univers du trio, tapant allègrement dans la dance music intelligente des années 90. Claviers acérés et refrains perturbants. C’est le mot d’ordre. On n’est même pas à la moitié du skeud que le pari semble déjà gagné. La déception n’est plus qu’un mauvais souvenir, un doute à la con. GOSSIP confirme bien là son statut de machine à écrire du tube. D’ailleurs, tu penses déjà avoir eu ton quota qu’elles t’en envoient encore un peu dans la gueule, histoire de parfaire le carnage. Bon, je dirais pas qu’on a droit là à un album parfait (ça s’essouffle un peu en fin de parcours) mais en tout cas l’affaire se révèle du niveau de Standing In The Way Of Control, ce qui est déjà un exploit en soi. Rendez-vous dans trois ans pour le prochain missile, en espérant que les tournées mondiales et couronnées de succès ne les auront pas rendues connes comme leurs pieds. (Columbia) &lt;a href="http://www.gossipyouth.com"&gt;www.gossipyouth.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE HUNCHES&lt;/span&gt; Exit Dreams LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Truc de ouf, In The Red. Depuis 2/3 ans, le label est révéré à chaque sortie. Ca loupe pas. N’importe quel groupe d’attardé répétant dans sa cave peut péter dans un seau à chique en pensant réinventer le blues, il suffit que le label chéri le commette en cire pour que le hipster crie au génie. THE HUNCHES, donc. C’est sympa, garage fuzz sauvage et fragile blah blah blah c’est bon je commence à connaître. C’est vrai que ça rappelle vite fait les KINKS. Sauf que ceux-ci savaient écrire des chansons et qu’elles passaient vite tellement elles étaient bonnes. Ici, j’ai l’impression que ça dure trois plombes. Not Invited est terrible, par contre. Plus de tubes comme celui-ci, please. Bon, vivement le prochain AH KRAKEN. (In The Red) &lt;a href="http://www.intheredrecords.com"&gt;www.intheredrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;IRON &amp; WINE&lt;/span&gt; Around The Well TriLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compilation pour fan hardcore. Trois galettes pétrolées gavées de morceaux inédits et de faces B obscures. Sam Beam est un génie. Point barre. (Sub Pop) &lt;a href="http://www.subpop.com"&gt;www.subpop.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KACEY JOHANSING&lt;/span&gt; Many Seasons CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des disques qui aiment à te tomber sur le coin de la gueule sans crier gare. Comme ça. Boum. Et ces même-disques te laissent bien souvent des marques indélébiles. Comme ça. Schlak. La recette de la jeune Kacey est simple comme bonjour. Feist et Norah Jones par une belle matinée d’été. C’est léger comme un Malteser et onctueux comme le cheesecake de Maman. Cette musique respire la joie de vivre et la mélancolie des jours d’ennui ensoleillé (Angel Island, single évident). Tout ça avec un piano, quelques cordes, un peu de batterie et une voix féminine hors du temps. L’écouter, c’est succomber (m’a fallu une seule écoute pour en tomber amoureux). A noter que la belle sera en concert à l’Emile Vache vendredi 17 juillet avec sa copine Vera Gogh et les potes Morgan Manifacier et Travis Vick, le tout pour 0 euros. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/kaceyjohansing"&gt;www.myspace.com/kaceyjohansing&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KASMS&lt;/span&gt; Spayed CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noisy, psyché et terriblement sexuelle. Cette musique a tout pour me plaire. De toute façon, comment résister à un groupe qui cite ANTIOCH ARROW et LOVE LIFE en influences ? Post-punk déglingué d’amazones dehors pour tuer. Je t’aurais prévenu. (Trouble) &lt;a href="http://www.myspace.com/kasms"&gt;www.myspace.com/kasms&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KICKBACK&lt;/span&gt; No Surrender CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour aux fondamentaux. CONVERGE, BLOODLET, INTEGRITY. Il était temps que les Parisiens modernisent un peu leur son. Dix ans d’attente, pour une fois je ne suis pas déçu. Le chant est toujours aussi délirant. Le groove est écrasant. Les riffs sont grandioses. KICKBACK (enfin, Stephen Bessac et ses intérimaires) s’est surpassé, réussissant à transcender les espoirs mis dans le groupe avec Forever War (impasse sur le très mauvais 150 Passions Meurtrières ; le titre était joli, cependant). Larsens, douleur, moshparts. La Sainte Trinité du pit en flamme. A côté de ce disque, l’intégralité de la production hardcore française actuelle sonne comme des chutes de studio du dernier GUERILLA POUBELLE. FAVORI. (GSR) &lt;a href="http://www.myspace.com/kickback"&gt;www.myspace.com/kickback&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KOENIGSTEIN YOUTH&lt;/span&gt; S/t 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau groupe de ce bon vieux Thrash. Avec des types de CHACHI ARCOLA et KEN PARK. Comme si ces deux groupes avaient vraiment fusionné amoureusement. La lourdeur de l’un, le punk arraché de l’autre. Un petit côté STRONG AS TEN indéniable. Musique cool, textes biens écrits, pochette classe, que demande le peuple ? Des frites ! (Plein de labels) &lt;a href="http://www.koenigsteinyouth.com"&gt;www.koenigsteinyouth.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LOVE OF EVERYTHING&lt;/span&gt; Ghosts &amp; Friends LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JOAN OF ARC, MAKE BELIEVE, OWEN, CHIN UP CHIN UP. Bobbi Burg est un vétéran de l’émo bancal et lumineux. LOVE OF EVERYTHING est son projet solo. Ghosts &amp; Friends, son nouvel opus. Elisse, sa femme, y joue de la batterie. Ces deux-là sont venus à l’Emile et nous ont offerts un sublime moment d’intimité et de bonheur. En restant honnête avec le public, sans chercher à le tromper sur la marchandise. C’était drôle, tendre et touchant. Ils ont samplé l’horrible bruit de la porte des chiottes qui emmerde tout le monde pour en faire un morceau. Coup de génie. Rien que pour ça… (Coraille) &lt;a href="http://www.coraille.com"&gt;www.coraille.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MOLLOY&lt;/span&gt; Thursday Electric CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clin d’œil à JUDAS PRIEST ne m’aura pas échappé (les deux guitaristes se nomment Hellbent et Leather). Point de heavy metal chevrotant ici bas, mais quatre bons morceaux d’électro rock féminin pas si dansant que ça. Ca change du truc prémâché pour dancefloor amorphe. Cool mais inoffensif. Si y’a un album qui suit, ça peut le faire, mon frère. (Silverstation) &lt;a href="http://www.silverstationrecords.com"&gt;www.silverstationrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NAIVE NEW  BEATERS&lt;/span&gt; Wallace CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me souviens encore avec émotion de leur concert taré au Tunnel pour l’anniversaire de Tof en 2007. Z’ont tout pété en une heure de temps. Putain de funkiness. Tout e monde sur le cul. Aujourd’hui, ça a l’air de bien marcher pour eux. Pubs pour Nokia, passages remarqués en festivals, et un premier album PARFAIT du début (LA Trumpets, intro bien débile) à la fin (The Last Badaboum, chanson pour enfant pas bien dans sa tête). Entre les deux, du tube (Get Love, Live Good), du tube (Wow Now, Can’t Choose), du tube (Just Another Day, Dual Income No Kids) et encore du tube (Janeiro, Boring David). J’avais jamais calé l’influence STROKES avant. Là, elle me saute aux yeux (en plus de ce côté Prince meets John Frusciante dans les grattes). Rien à dire, rien à jeter, ce disque est fait pour durer. C’est un FAVORI tout désigné. (Cinq7) &lt;a href="http://www.naivenewbeaters.com"&gt;www.naivenewbeaters.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NITWITS&lt;/span&gt; Le Marécage De La Mélancolie CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parts Unknown fait des émules en France. Les NITWITS font du grunge punk boueux, sale et bruyant. Ils me rappellent au bon souvenir des HOMOSTUPIDS ou du premier PISSED JEANS avec un chant entre TRANS MEGETTI et RED SCARE. Et on en revient toujours au même point : MUDHONEY. Leur sens du psychédélisme a un côté très punk, j’en veux pour preuve ce Kératectomie central. Neuf minutes totalement éprouvantes et jouissives résumant parfaitement l’état d’esprit du groupe. Equilibre serein entre primitivisme crade et mélodie entêtante. Groupe intéressant et discret qu’il ne faudrait cependant pas perdre de vue. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/nitwits13"&gt;www.myspace.com/nitwits13&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;N’RELAX&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit vicelard, cet album. Au début, tu te dis « mouais ok, encore un groupe d’acid jazz à écouter en buvant du champagne dans mon jacuzzi ». Et puis tu te surprends à le chercher frénétiquement parmi la pile de promos pour le réécouter. Merde, c’est vrai que cette Marine a une belle voix. Vrai aussi qu’on se casse pas le cul pour donner dans l’originalité mais force est d’admettre que dans leur genre, les zikos de N’RELAX sont grave putain d‘efficaces. Manque encore un peu de soul, de groove et de moiteur pour que je sois vraiment scotché, cependant. J’espère qu’ils iront à fond dans cette direction. S’éloigner de l’Hôtel Costes pour se diriger vers le ghetto. Ce serait vachement bien. (Grolektif) &lt;a href="http://www.myspace.com/nrelaxx"&gt;www.myspace.com/nrelaxx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’OBJET&lt;/span&gt; S/t + Monorail CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Organiser des concerts, c’est aussi et surtout l’occasion de découvrir des groupes dont tu n’as jamais entendu parlé. L’OBJET. Quel drôle de nom. Trio instrumental austère et froid. Et c’est bien comme ça. A-t-on sincèrement besoin d’un nouveau FATAL PICARDS ?  Bien sûr que non. Le S/t est de 2006, on dirait de l’emo noisy de la fin des années 90 en moins costaud et sans chant. C’est un peu long parfois. Monorail est beaucoup plus lumineux. Plus court aussi, et pourtant plus hypnotique. A écouter. (Structure) &lt;a href="http://www.structure-records.com"&gt;www.structure-records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PEDRO DE LA HOYA&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre titres, neuf minutes. Le sens du timing. Très important chez les boxeurs. On dirait du THE FALL croisé à UN POQUITO SENOR. Tu vois le truc complètement absurde et improbable ? Y’a une reprise du Crazy In Love de JAY-Z et BEYONCE. Pas besoin d’en faire plus pour m’acquérir à ta cause, mec. (Rock’n’Roll Masturbation) &lt;a href="http://www.myspace.com/mellamopedrodelahoya"&gt;www.myspace.com/mellamopedrodelahoya&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PHOENIX&lt;/span&gt; Wolfgang Amadeus Phoenix CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un It’s Never Been Like That, jetable, les Versaillais reviennent enfin avec un disque potable. Digne de ce nom. Digne d’intérêt. Un vrai bon skeud qui explose dès la première écoute mais qui révèle tout son potentiel charmeur avec celles qui suivent. Et crois moi, elles sont/seront nombreuses. Quelques tics VAMPIRE WEEKEND, un peu de BLOC PARTISME. Après, faut aimer la formule (rythmiques électroniquées, voix d’anorexique moustachu, mélodies dégoulinantes). Les suiveurs me saoulent, les leaders m’enchantent. Du tout vu. (Loyauté) &lt;a href="http://www.wearephoenix.com"&gt;www.wearephoenix.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE RUBIKS&lt;/span&gt; Universal Satisfaction CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te souviens tu de cet excellent morceau caché mid-tempoïsant sur le 666 Motor Inn des SATANIC SURFERS ? Pour une raison qui m’ignore, ce disque tout entier des RUBIKS m’y fait penser. Bref. Les Lyonnais font de la bonne pop bancale rafraîchissante. Joyeuse, bordélique, angélique. Jamais très loin des LOVES UGLY CHILDREN (que je cite à longueur de chroniques, beh ouais). Ah oui, histoire de te faire peur, la troisième chanson fait 22 minutes et marie l’électro analogique white trash avec le post-rock des verts pâturages. Comme quoi, je pensais avoir cerné le trio au bout de deux morceaux, alors qu’au final, j’ai l’impression d’écouter les HAL AL SHEDAD jouant de la country au synthétiseur. Ouep. Ces types sont pas nets. (Rock’n’Roll Masturbation/Rejuvenation/Boom Boom/SK) &lt;a href="http://www.skrecords.org"&gt;www.skrecords.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RUINS&lt;/span&gt; Cauldron LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black death moderne. L’Australie accouche de nombreux et immondes talents. Un soupçon de doom dans le bordel. Le résultat impressionne. Les sept titres présents dans ce Chaudron sont passionnants de bout en bout. De superbes riffs black classiques genre torrents de sulfure accouplés à de purs passages heavy death mélodique (Cauldron, modèle du genre) pour de véritables chansons qui ne se contentent pas d’enchaîner les passages terrifiants les uns après les autres comme à l’usine. T’entends ?! Sérieusement, après dix mille heures de musiques et 564 chroniques en trois jours, je suis un peu à cours de vocabulaire pour exprimer tout le bonheur que provoque l’écoute de ce bijou noir. Y’a pas de sac, tu peux t’y jeter les yeux fermés et les cages grandes ouvertes. FAVORI. (Debemur Morti) &lt;a href="http://www.myspace.com/ruinsblackmetal"&gt;www.myspace.com/ruinsblackmetal&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SANCHO&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis pas ça par flatterie ou parce que c’est un bon pote. Je le pense vraiment. Olivier alias SANCHO réussit le tour de force de faire sonner cette langue honnie qu’est le français comme si c’était de l’anglais rural et millénaire. Neil Young, Bob Dylan, Johnny Cash, Willie Nelson. Et Olivier Sanchez, donc. Faudra désormais compter avec lui. Quelques regrets, cependant. Quinze chansons pour un premier album, c’est beaucoup trop, surtout lorsque le socle musical reste minimal (guitare, chant, harmonica). J’aurais également apprécié une petite ritournelle dans sa langue maternelle (l’italien de bello). Mais y’a aussi beaucoup de bonnes choses. Une maitrise indéniable de la langue, des textes qui s’écoutent avec autant d’attention que ces riffs américains, un bel emballage simple et efficace, quelques tubes de ci de là (On A Pas Perdu De Vue l’Essentiel, Mélomane, Pékin, Mirage). Cool pour un début. J’espère que mon Rombasien préféré (à égalité avec le Doc et le Dog) ne s’arrêtera pas en si bon chemin. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/lesancho"&gt;www.myspace.com/lesancho&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SLON&lt;/span&gt; Antenne CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu cherches de la noise, tu vas en trouver. Perso, je trouve ça très chiant. (Valeot) &lt;a href="http://www.valeot.com"&gt;www.valeot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SUICIDAL INC&lt;/span&gt; Leave This World Behind CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black mexicain bien cool. Six morceaux choisis de désespoir en cercueil. BURZUM era Filosofem dans les riffs et l’atmosphère, mais avec un vrai batteur qui tape (et qui le fait avec force et ingéniosité). On dirait LYRINX, parfois. J’aime cette voix plaintive et ces structures évolutives. Gros feeling punk dans l’exécution. Y’a même un tube qui s’appelle Dead After Tomorrow et qui va à coup sûr devenir un petit classique du genre. Hé bé. Bonne grosse tarte dans les règles. (Blacksaw) &lt;a href="http://www.myspace.com/suicidalinc666"&gt;www.myspace.com/suicidalinc666&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TEITANBLOOD&lt;/span&gt; Seven Chalices DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Album métal de l’année. Y’a rien d’autre à dire. Et en même temps, je pourrais écrire quinze pages sur ce disque tellement celui-ci est profond, dense, classique et novateur à la fois. Chaque note t’éclabousse de boue, chaque raclement de gorge provoque un saignement interne. Primitivisme et modernisme s’affrontent dans un même combat à mort. Le duo espagnol convoque le MORBID ANGEL des débuts et le NILE de Black Seeds Of Vengeance, le tout avec un soupçon de POSSESSED (Seven Chalices / Seven Churches, t’as capté la référence ?) et de GRIEF. Alchimie parfaite. Graphiquement, on note une fidèle dépendance à l’univers Lovecraftien et à ses formes uniques. Si la couvrante est sublime, elle n’est cependant rien en comparaison de l’orgie crayonnée t’attendant à l’intérieur du livret. Un travail qui prend le contre-pied des inserts de DEATHSPELL OMEGA (dans le trip chiadé) tout en restant luxueux et soigné. J’apprécie quand le fond et la forme s’unissent pour ne faire qu’un. C’est le cas ici présent. Culte en devenir, parfait de bout en bout, indispensable à tout fanatique de musique pour comprendre ce qu’est le métal aujourd’hui. FAVORI. (Norma Evangelikum Diaboli) &lt;a href="http://www.teitanblood.com"&gt;www.teitanblood.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THIS CO&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As You Know débarque en piste 2. Hop là, les Chiliens viennent de mettre une branlée à tous les Anglo-Saxcons du type FRIENDLY FIRE, LATE OF THE PIER et toutes ces merdes MP3 mâchés pour suceurs de sucettes. De la dance tiers-mondiste, c’est peut-être ainsi que l’Europe considèrera le travail de ce groupe. Beh ouais, on n’est pas au Brésil, on s’appelle pas CSS (RIP) ou BONDE DO ROLE (RIP). Et pourtant, THIS CO (note le jeu de mot) envoie carrément. Un peu comme DELOREAN en plus Factoriel. Trente-trois minutes de jouissance 80’s qu’on se lasse pas de mettre dans les dents des hipsters qui croient tout connaître sur tout. (Sonar) &lt;a href="http://www.thisco.cl"&gt;www.thisco.cl&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TOTAL NEGATION&lt;/span&gt; Zeitenwende CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier album pour ce jeune one man band allemand. Quatre titres, quarante minutes d’excavations émotionnelles. Le thème de prédilection de notre jeune corbeau : la solitude. Pas l’ennui. Il parvient à l’éviter royalement grâce à une utilisation discrète et parcimonieuse du clavier (Missgefühl, énorme) et quelques jolies idées de mise en place rythmiques (Missgefühl, énorme). Les riffs sont simples sans être simplistes, mélodiquement chiadés sans verser dans le shred brouillon, et le gazier cale de jolis solis là où il faut. Voix classique du type pas bien dans sa peau (les aigus partent vers le haut). Bel artwork. Très bon disque. (Temple Of The Torturous) &lt;a href="http://www.myspace.com/totalnegation"&gt;www.myspace.com/totalnegation&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VALOY-BROWN &amp; THE PI’S&lt;/span&gt; 24’ Piece CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca commence par une reprise morbide comme il faut du Heart &amp; Soul de JOY DIVISION, puis ça embraie sur un blues noisy et mortifère. Moi ça me fait penser à une version doom et sans maquillage des KILLS. Va comprendre les connexions qui se font dans ma caboche quand j’écoute un disque… Plus proche de moi, j’ai pensé à VENUS IN THE DUST également. Tristesse, mélancolie, soif de grands espaces car on étouffe dans nos petites boîtes. Transe poussiéreuse aventureuse et hypnotique. On pourrait presque entendre le cul des serpents sonner. Kss kss kss avant le déluge de There’s A Home. Havalina ou le vrai Texas Français. (Havalina) &lt;a href="http://www.havalinarecords.net"&gt;www.havalinarecords.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Clone – Play Slow, Die Fast LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scenesters de papier glacé vont se chier dessus. ‘fin, encore faille-t-il qu’ils topent la version coffret bois sérigraphié limité à 200 exemplaires. J’ai chopé le numéro 32 grâce au GOAT qui nous gratifie d’ailleurs de sa présence en seconde position sur la face A. Le concept : des reprises cools à la sauce doom/sludge/funeral. Au programme, le Blueprint de FUGAZI revu et corrigé de bien belle manière par SALOME, un Mask de BAUHAUS transfiguré par mon copain génial (abstraction complète), ATAVIST qui se prend les pieds dans le Mindless d’INFEST (pas l’originalité qui les étouffe, eux), Ebony Tears de CATHEDRAL à la sauce doom/death des psychopathes de COFFINS. MONARCH reprend DISCHARGE, on rigole poliment. LA CUENTA martyrise un titre de BL’AST et FISTULA me donnerait presque envie d’aimer DRI. Pour clôturer cette histoire, HC MINDS reprend de façon magistrale un tube de CIRITH UNGOL. Classe. Trois autres volumes sont attendus jusqu’à l’année prochaine. Ca me donne presque envie de monter un groupe exprès pour soumettre un titre. (Blind Date) &lt;a href="http://www.blinddaterecords.de"&gt;www.blinddaterecords.de&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Dreams Come True Volume 1 CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compile-compote de potes. Je suis pas fan de tous les groupes présents mais y’a des copains (SOFY MAJOR, THE BUNCH, CHAOS IS, LE TEMPS DES MOBYLETTES, FAREWELL) et d’excellentes surprises aussi (les TAN CASE, toujours au top, les monstrueux KIRUNA ou le morceau d’IBLYLOM, impressionnant). Présentation soignée et joli livret faits par les groupes. Une superbe initiative de l’Emo Musée d’Erstein, pour pas changer. Y’a aussi un morceau inédit de MENY HELLKIN, pour la petite histoire. (Dreams Come True) &lt;a href="http://www.myspace.com/dreamcomestruerecords"&gt;www.myspace.com/dreamcomestruerecords&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-8473570412717219890?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/8473570412717219890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=8473570412717219890' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8473570412717219890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8473570412717219890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/07/30.html' title='#30'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-1243152321051828924</id><published>2009-06-01T06:42:00.000-07:00</published><updated>2009-06-04T01:42:15.601-07:00</updated><title type='text'>#29</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hey,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est le 4 juin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai exprès attendu pour faire cette mise à jour. Pour voir les réactions indignées et inquiètes. Hé ben merde, mon retard est complètement passé inaperçu. Ca m'apprendra, tiens. L'orgueil est un vilain défaut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon sinon, au rayon des news, je ne suis pas sûr qu'un 6 Mois Aux Chiottes #5 voie le jour. J'ai juste absolument pas le temps de m'y consacrer en ce moment. Trop de concerts à l'Emile Vache en ce mois de juin. J'attends la quille avec impatience, the summer is magic, j'aurai deux mois à combler. Et ça va y aller. Faire de la musique, faire de la peinture, faire du vélo et regarder des films. Ca fait longtemps et ça va faire du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'aura bien une update en juillet hein, je continue le blog contre vents et marées pour te faire gentiment marrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adresse remains the same :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si t'es de passage sur Metz, viens boire un verre à l'Emile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cheers up yours,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AEUHW&lt;/span&gt; Déguisé En Veau CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disque d’enregistrements en direct. Près de quatre-vingt minutes de rock barré complètement nawak. Super classe ou super chiant, suivant l’humeur. Toujours le même délire avec les trucs improvisés. Perso, j’ai pas les codes pour dire si c’est bien branlé ou pas. C’est juste une question de moment. Là, à l’heure où je me sors les doigts du derche pour écrire ces quelques lignes, je suis sous le charme. Demain, en le réécoutant, je trouverai ce disque probablement imbuvable. (Komfrat) &lt;a href="http://www.myspace.com/aeuhw"&gt;www.myspace.com/aeuhw&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ART BRUT&lt;/span&gt; Art Brut Versus Satan CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En compète pour le lauréat du meilleur album de 2009. Et cela dès le premier riff. It’s A Bit Complicated était un bon disque un poil très gnan gnan à mon goût (d’excellents morceaux côtoyaient des chansons un peu poussives). Ce troisième opus rectifie le tir. La production est tellement au top qu’on dirait presque du PIXIES sous amphètes. Normal, c’est Frank Black derrière les manettes. Les textes puent toujours autant la classe et le groupe déroule ce qu’il sait faire de mieux : du tube au mètre carré. Une autoroute déserte, un dragster, le pilotage automatique. Le quintet mal assorti t’emmène à l’autre bout de la planète. Faudra juste abandonner ta discographie complète de THE FALL, mais de toute façon elle ne te servait à rien (hormis Totally Wired, une chanson que tu peux à la limite garder sur ton Ipod). Et en plus il fait beau dehors, tu peux rouler les fenêtres ouvertes. FAVORI. (Cooking Vinyl) &lt;a href="http://www.cookingvinyl.com"&gt;www.cookingvinyl.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BEESWAX&lt;/span&gt; Le Beest Of CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jolie compilation de demos, morceaux de compiles, split (avec TANTRUM) et lives. Le groupe s’est récemment reformé et a ouvert pour PICORE à l’Emile Vache. Honteux, j’avoue ne pas avoir été présent (j’avais de bonnes raisons, enfin je crois). Mais tout le monde m’a dit que ça l’avait carrément fait. Bref, ce Beest Of est en tout cas une belle rétrospective, témoignage vivant de l’évolution d’un groupe précurseur en matière de duels basse-batterie sauvages (et qui a commencé, comme tout le monde, avec une guitare cf les deux premières démos qui naviguent à vue entre NIRVANA, JESUS LIZARD et KYUSS). Plaisir aussi de réentendre les tubes qui ont fait leur succès dans les deux Vallées (Orne et Fensch). Cette bonne vieille noise à l’ancienne qui ne vieillira jamais. Je leur souhaite en tout cas une nouvelle et très longue vie. (Metro Sapiens) &lt;a href="http://www.myspace.com/beeswaxdrumbass"&gt;www.myspace.com/beeswaxdrumbass&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BILLY THE KILL&lt;/span&gt; Joy, Sex &amp; War CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne jamais juger un disque à sa pochette. Là, en l’occurrence, j’aurais pu me coltiner la 153 e décalcomanie française de Chuck Ragan (car chez les punks à paillettes, folk rime avec HOT WATER MUSIC, va comprendre). Heureusement pour moi, BILLY THE KILL (qui s’est peut-être rendu coupable d’avoir joué dans des groupes Guerilla Poubellesques, qui sait) a l’air d’avoir écouté autre chose que Oui FM. Il nous livre donc un très joli second album entre folk américaine enlevée et pop mélancolique, quelque part le chaînon manquant entre JAWBREAKER era Dear You et les élucubrations de jeunesse de Ben Kweller. C’est rare qu’une bio vise juste. Autant le souligner. Un petit côté ACTIONSLACKS goes Midwest aussi. Tout ce que j’aime, quoi. Manque peut-être un poil de variété dans le chant et deux/trois tubes aptes à emmener ce disque (collection de morceaux homogènes) vers les sommets étoilés de la pop de salon. Sur le prochain opus ? (Kicking/Dog Days) &lt;a href="http://www.kickingrecords.com"&gt;www.kickingrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CONFUSE THE CAT&lt;/span&gt; Kericky CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ex-REIZIGER se font plaisir avec ce nouvel album (sorti l’année dernière, ok je ne suis jamais de la première fraîcheur). Marrant comme ce Kericky me rappelle mes premiers amours rock new wave. OPPOSITION, ABC, O.M.D. dans certaines mélodies, le U2 des débuts également. Les refrains sont au diapason, entre mélancolie chaude et festivité froide. On pense fréquemment à une version 80’s de ROBOCOP KRAUS ou THE PLANE IS ON FIRE. Très bel artwork qui prouve par A + B qu’une simple photo vaut toujours mieux que dix mille bidouillages post-Bannon. Bref, bon disque. (Zeal) &lt;a href="http://www.confusethecat.be"&gt;www.confusethecat.be&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEAD AS A DODO&lt;/span&gt; Démo CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démo sature. Normal, c’est du garage. Y’a ce côté 60’s que tous les groupes ont assimilés aujourd’hui (avec du retard, mais fallait bien que la mode prenne un de ces quatre). Je reviens toujours avec les mêmes comparaisons de mois en mois mais ça me rappelle furieusement les COUNTDOWNS. Même remarque que concernant tous leurs collègues lorrains : les mecs, faut essayer d’aller droit au but. Car malgré la courte durée de cette démo (dix huit minutes), je me suis surpris à parfois regarder ma montre (comme on dit). Peut-être le son qui manque de subtilité (n’est pas COUNT 5 qui veut). Mais je suis sûr que c’est moins chiant en live. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/deadasadodoinacave"&gt;www.myspace.com/deadasadodoinacave&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ESCAPE / TURNED PAGE / BURN MY BRIDGES&lt;/span&gt; Bridge The Gap Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ESCAPE (Malaysie) : hardcore moderne et foufou avec un chant criard qui peut faire mal aux oreilles. Leurs quatre missiles tiennent la route, le son est puissant et l’exécution sans sommation. TURNED PAGE (France) : la même mais en plus viril et approximatif. BURN MY BRIDGES (Corée du Sud) : plus classique et trashy mais au moins aussi baston que les premiers. En fait, on aurait pu aisément se passer des Français. Comme d‘habitude. (Kawaii/Holdstill/Hidden Value) &lt;a href="http://www.kawaiirecords.com"&gt;www.kawaiirecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JONJO FEATHER&lt;/span&gt; Is Or Ok CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joli disque fracturé. La pop du gars Jonjo se confectionne à l’aide de bouts de métal divers et variés. La dissonance est une composante indivisible de son mur du son. Certaines mélodies valent carrément le détour. Lo-fi comme pouvait l’être SONIC YOUTH sur son chef d’œuvre Experimental Jet Set Blah Blah Blah, avec une légère touche anglaise genre le BLUR de Parklife et un goût douteux pour le psychédélisme de babeloche (entre BECK et les 13TH FLOOR ELEVATORS). Mais ça marche. Quatre trubes imparables : Taxi, Little Spark, I Suppose et Rickenbacker Baby. C’est plus que sur le dernier Franz Ferdinand. (Dead Young) &lt;a href="http://www.jonjofeather.com"&gt;www.jonjofeather.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FORGET THE HEROES&lt;/span&gt; We Don’t Need Guitar CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FORGET THE HEROES est un bon groupe et We Don’t Need Guitar, un excellent disque. Problème : c’est tellement bien joué et composé qu’on a l’impression que le quintet a perdu son âme en route. C’est tellement propre et léché qu’on en vient à espérer qu’il y eut au final cette guitare ironiquement mise au banc de la société des artistes. C’est funky et moderne, furieusement féminin, gorgé de violons qui dégoulinent parfois. Ca peut faire penser à KT Tunstall ou aux BRAND NEW HEAVIES (très vite fait). C’est bon mais ça manque d’un grain de folie qui pourrait faire toute la différence. Trop clinique, trop parfait. Beh ouais, ça arrive aussi. L’artwork remporte le prix du plus laid de ces dix dernières années, à l’aise. Produire un truc pareil en 2009, ça me laisse pensif… (Un Autre Jour) &lt;a href="http://www.forgettheheroes.com"&gt;www.forgettheheroes.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GLAUKOM SYNOD&lt;/span&gt; Macabre Remixes CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GLAUKOM SYNOD est le jouet électronique de Gabriel, tête pensante de Nihilistic Holocaust (qui héberge en son sein le meilleur groupe de death français actuel : IMPUREZA). EBM triggée jusqu’à la nausée, techno hardcore sludgisante. Je le soupçonne d’avoir branché un marteau-pilon sur son ordi pour enregistrer les rythmiques. Le coup de génie du disque : le remix de Money Money Money d’ABBA. (Under The Average) &lt;a href="http://www.myspace.com/nihilisticholocaust"&gt;www.myspace.com/nihilisticholocaust&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GLAUKOM SYNOD&lt;/span&gt; Spirit Kleptomania CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit remixes et dix-huit minutes de torsions chaotique entre noisecore synthétique et indus maladif. Le pendant glauque et underground d’OTTO VON SCHIRACH (tu sais, ce mec qui joue à la Laiterie tous les trois mois). Viens fumer ta boulette de violence. (Powder Sniffer) &lt;a href="http://www.myspace.com/glaukomsynod"&gt;www.myspace.com/glaukomsynod&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GOLDEN BOOTS&lt;/span&gt; The Winter Of Our Discotheque CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime les types qui ont de l’humour. Les GOLDEN BOOTS font ouvertement référence au dernier roman de Steinbeck dans le titre de cet album. Drôle comme un simple jeu de mot bien pensé peut parfois mettre en confiance. Leur indie rock est à l’image de ce calembour pour gourmets : bancalé (bancal et décalé, comme sur Easy Lie), aérien l’air de rien (le très PAVEMENT meets AIR Ghosts), pince-sans-rire (Love Is In The Air et ses accents BEATLES goes dub), un peu noisy aussi (Makebelieve). Le tout rappelle fortement les années 90 et WEEN. Ca donne envie, hein ? En tout cas, merci aux bons gars d’Havalina qui ont eu le nez assez creux pour nous dégoter cette petite perle à remonter le temps. (Havalina) &lt;a href="http://www.havalinarecords.net"&gt;www.havalinarecords.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;IDEAL RESIDENCE MOBIL&lt;/span&gt; Highest Of Seven Heavens Live Tour CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du rock chelou pas inintéressant. Excentrique, en équilibre entre le barré et le catchy. De bons riffs, un chant maniéré, une section rythmique audacieuse. Bonne idée, les percus. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/idealresidencemobilquintet"&gt;www.myspace.com/idealresidencemobilquintet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INYS&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Testament d’un groupe aussi discret qu’intéressant, cet ultime trois titres envoie les désormais défunts INYS au septième ciel. Les Chambériens (habitants de Chambéry, pour les ignares) réalisent enfin leur potentiel en injectant une définitive dose de déstructure dans leur chaos rampant. Difficile de ne pas penser parfois à un certain SUBMERGE quand le tempo s’emballe. Emboîte Le Pas rappelle également un DEADGUY industriel screamoïsant (c’est difficile d’arriver à la hauteur d’une vocalise de Tim Singer, on est d’accord), et j’aime, oh oui j’aime, quand ils partent dans ce délire-là, à la fois noisy, boueux et mélodique. L’artwork est cool, simple et efficace. Le livret est plein de beaux textes et de réflexions politique et poétiques sur la musique et la vie. J’espère que la mort d’INYS (pour ISIS malheureusement, va falloir encore attendre) donnera naissance à de nouveaux projets aussi excitants. Ce disque est prix libre. Ce disque est gratuit. Ce disque n’est pas une marchandise. Ce disque est plus qu’un disque. (Taenia Solium/J’Appelle Les Flics) &lt;a href="http://www.inys.fr"&gt;www.inys.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I PILOT DAEMON&lt;/span&gt; Happily Depressed LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moitié convaincu. C’est ce que j’avais écrit dans ma chronique de leur CD. Le format change aujourd’hui mais mon avis reste le même. I PILOT DAEMON est un bon groupe avec un bon chanteur et qui recrache ses influences de manière flagrante mais correcte. Malheureusement, l’habillage sonore est parfois difficilement supportable. Je dis pas, j’ai bien aimé certains groupes de néo métal (ça se résume aux deux premiers KORN et DEFTONES, HUMAN WASTE PROJECT, MANHOLE et puis basta) mais c’était en 1994/1995. Je les réécoute aujourd’hui avec plaisir, ces disques. Mais de là à vouloir sonner presque pareil… Bon, à leur décharge, on sent la jeunesse du projet et le groupe qui se cherche (les riffs pompés chez BOTCH). J’ai pas écouté ce qu’ils ont fait depuis. C’est peut-être vachement mieux. Bel artwork, joli poster, sorti par des gens que j’apprécie. (Ruin Your Fun/Distorted Charly Brown/Lacrymal) &lt;a href="http://www.myspace.com/distortedcharlybrown"&gt;www.myspace.com/distortedcharlybrown&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MADELINE&lt;/span&gt; White Flag CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvel album de MADELINE, rien de neuf sous le soleil si ce n’est que c’est toujours aussi beau, sensible, touchant, enjoué, plein d’espoir et gavé de trucs bizarres qui remuent les papillons que tu as dans l’estomac. Puis tu tombes sur le morceau-titre et là c’est le drame. Tu ne l’écoutes plus que lui, en boucle. Jour et nuit. Nuit et jour. Pire qu’une drogue. White Flag, l’album, est excellent. White Flag, le tube, est MONUMENTAL. A devenir fou. La prochaine qu’elle vient en Europe, je m’arrange pour la faire jouer seule et pendant au moins deux heures (sauf tout le respect que je dois aux DEFIANCE, OHIO). (Orange Twin) &lt;a href="http://www.myspace.com/madelinesongs"&gt;www.myspace.com/madelinesongs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MAXIMO PARK&lt;/span&gt; Quicken The Heart CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le premier morceau, on sent un changement. Un truc imperceptible mais prégnant. Indicible. Comme les bestioles de Lovecraft. MAXIMO PARK a besoin de grandir. MAXIMO PARK a envie de vieillir. Ceci explique le son plus grave (les grattes manquent de tranchant), le ton plus noir de certains morceaux (The Kids Are Sick Again, pas un premier single très évident), la nostalgie des textes de Paul Smith. Ceci explique un artwork sobre, limite austère (même si l’objet est beau : double digisleeve avec livret de photos, paroles et DVD d’un concert à Newcastle). Ceci explique la présence d’un seul véritable tube (Questing, Not Coasting) parmi douze plus qu’honnêtes compositions (Wraithlike, Calm, Let’s Get Clinical, Tanned). Sûr que, pour quelqu’un qui découvre MAXIMO PARK avec ce troisième album, le groupe reste au top du top en matière de pop anglaise moderne. Mais quand tu compares avec leurs deux précédents opus, tu sens quand même la déception poindre au bout d’une dizaine d’écoutes. Tu reviendras donc volontiers sur A Certain Trigger et Our Earthly Pleasures en laissant malheureusement ce Quicken The Heart de côté. Un faux-pas ça arrive, même aux meilleurs. (Warp) &lt;a href="http://www.maximopark.com"&gt;www.maximopark.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JESSICA LEA MAYFIELD&lt;/span&gt; With Blasphemy, So Heartfelt LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le favori de 2008 en CD revient en vinyle en 2009. Favori. Y’a pas d’autres mots. Favori. Ce disque est tout simplement magnifique. Il s’écoute à burnes, quinze fois de suite. Il s ‘écoute les yeux ouverts ou fermés, bien réveillé ou à moitié endormi. Il s’écoute le cœur léger ou lourd de tristesse. C’est un chef d’œuvre de folk contemporaine. Et pourtant, le monde continue à l’ignorer. Combien de chroniques faudra-t-il que je torche pour t’en convaincre ? FAVORI. (Polymer) &lt;a href="http://www.myspace.com/jlmayfield"&gt;www.myspace.com/jlmayfield&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OESTROGENA ORCHESTRA&lt;/span&gt; Ni Vues, Ni Connues CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux chiottes, l’éthique. Wondernoise a sorti ce disque, en coprod’ avec les filles. Je ne suis pas peu fier d’y avoir participé avec Jennie. Il est des groupes qui transcendent les genres et qui me foutent directement les larmes aux yeux quand j’écoute leurs disques. Les OESTRO font partie de cette catégorie. Et c’est un métalleux/hardcoreux/punk/grindeux/ce que tu veux qui te le dis. Et c’est pas pour en vendre trente-cinq caisses. On en écoulerait trois exemplaires que j’en aurai de toute façon rien à foutre. Il fallait juste qu’on prenne part à ce beau projet. C’était plus fort que nous, que la raison ou le bon goût. C’est tout. On aime les filles, leur musique, leurs textes, leur humour, leurs prestations scéniques. Ah oui, j’oubliais : c’est de la chanson française. On se foutra probablement de ma gueule dans les milieux autorisés. C’est pas grave, ce sera l’occasion de mettre quelques baffes dans la gueule en signe de bienvenue.  Artwork signé New Work City, beh ouais on reste en famille. (Wondernoise) &lt;a href="http://www.oestrogenaorchestra.com"&gt;www.oestrogenaorchestra.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OPEN WIDE&lt;/span&gt; Japan Youthcrew Discography CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuf titres de Youth Crew Japonais, qui peut refuser ? Personne. L’artwork évoque RELEASE et un CRUCIAL SECTION sain d’esprit. Musicalement, on se retrouve à l’exacte intersection des quatre groupes que nos amis Nippons reprennent (avec forte classe, d’ailleurs) : MAINSTRIKE, BOLD, RANCOR et surtout BUILDING. Classique, efficace, hardcore. (Kawaii/Legion/World’s Appreciated Kitsch Records) &lt;a href="http://www.kawaiirecords.com"&gt;www.kawaiirecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ROGERTHAT&lt;/span&gt; The Vanilla Gorillas CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est bien avec ce taf de programmateur, c’est que tu reçois plein de disques. Des trucs parfois très biens (CULTURE REJECT, révélation de 2009), des trucs parfois pas biens (j’ai pas assez de place pour en causer) et des trucs parfois à côté desquels tu serais passé… à côté… OK, ma syntaxe est à chier aujourd’hui. Bref, si on m’avait pas filé ce disque de ROGERTHAT, je n’y aurais probablement jamais prêté attention. Six titres de musique du soleil en provenance d’Australie. Funky fresh, raggapop, 70’s roots. Le quatuor évoque les RED HOT, SUBLIME, voire un SUGAR RAY qui serait resté dans le droit chemin. Ca pète pas trois dents à un junkie mais c’est pas mal du tout. (Cruiser Weight) &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.myspace.com/rogerthatofficial"&gt;www.myspace.com/rogerthatofficial&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SLIVER&lt;/span&gt; Music Is A Weapon CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intro de Chuck Palahniuk. On peut dire que Ben est obsédé par cet auteur. C’est vrai. Chacun ses vices, n’est-ce pas ? Hier soir j’ai bien regardé un concert de Kylie Minogue en entier. Y’a pas de mal. Bref, intro qui augure de bonnes choses. J’avais été sévère avec leur précédent album. Celui-ci rectifie quelques fautes de goût. Cool. Musicalement, je ne suis toujours pas grand fan de leur emo mélodico-metallisé (THURSDAY, HELL IS FOR HEROES) mais faut avouer que les gaillards commencent à bien maîtriser leur sujet. Ca chante plus juste qu’avant, les compositions sont plus catchy, les textes s’orientent vers le commentaire social plutôt que la métaphore politique de base. Ils commencent à me faire penser à ROMEO IS BLEEDING dont je n’étais pas non plus grand fan à l’époque. Mais c’est juste histoire de faire une comparaison. Vaut mieux leur ressembler plutôt qu’à BORDERLINE ou EMPYR, non ? (We Are All Liars/Winged Skull) &lt;a href="http://www.slivering.net"&gt;www.slivering.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TACITURN / ANEMONE&lt;/span&gt; Split CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TACITURN : screamo, métal, ORCHID, cordes qui frisent, BOKANOVSKY, mosh parts. C’est encore un peu jeune pour me claquer la gueule correctement mais c’est déjà plein d’entrain et de promesses pour la suite. ANEMONE : je me souviens de sa prestation avec Richard Bohringer dans Le Grand Chemin. Cool film qu’il faudrait que je me remate à l’occasion. (Abitbol/Desormais/Hey Hey/respira/Theatre) &lt;a href="http://www.myspace.com/desormaisprod"&gt;www.myspace.com/desormaisprod&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE TAN CASE / KLL&lt;/span&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude du groupe dont tout le monde se fout, je ne connais que trop bien. Pour ça que j’aime THE TAN CASE. Ce quatuor érige, disque après disque, une œuvre originale et atypique dans le paysage DIY français. Loin du glamour black metal des uns ou du respect des règles de bon goût des autres (on peut encore découvrir BREACH en 2009, ce n’est pas pas un mal, mais de là à en faire une obsession…), les Montcelliens (habitants de Montceau-les-Mines, pour les débiles) délivrent quatre nouveaux morceaux fourre-tout, entre screamo habité (les incultes ne verront pas plus loin, de toute façon), emo 90’s, hardcore métal straight-edge et rock’n’roll post-REFUSED. Un joli mélange qui, même bancal dans la façon dont certaines parties sont assemblées, reste passionnant de bout en bout. Leurs potes de KLL font, de ce fait, limite pâle figure. Je vois où ceux-ci veulent aller (l’Allemagne du milieu des 90’s) mais ça manque encore de gniak pour convaincre (n’est pas CAROL qui veut). L’artwork rappelle PG99 en moins bien. (Orchid Scent/Paranoïa/Vinyl Kisses) &lt;a href="http://www.myspace.com/vinylkisses"&gt;www.myspace.com/vinylkisses&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE THIRD MEMORY&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime pas THE THIRD MEMORY. J’ai jamais aimé. J’arrive pas. Leur émo violent me passe complètement au-dessus de la tête. Ce n’est pas ce nouveau disque qui changera quoi que ce soit. (Itai Itai/Hidden reainbows/Petit Chantier/Désormais) &lt;a href="http://www.myspace.com/thethirdmemory"&gt;www.myspace.com/thethirdmemory&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TOBAÏAS&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore émotionnel à l’ancienne. Rapide, mélodique, finement métallique. Bien plus convaincant que la plupart des bouses modernes pseudo pleurnichardes. Dommage que le chant lead soit encore un peu trop connoté tough guy. A part ça, rien à dire, c’est carton comme il faut. Dans le même genre, ils mettent la branlée à leurs collègues de THE NY HILL STILLNESS. Les textes sont politico-personnels, mais ça tu t’en doutais. (L’Artiisant) &lt;a href="http://tobaias.blogspot.com"&gt;tobaias.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TOY FIGHT&lt;/span&gt; Peplum CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier groupe français à signer chez City Slang (THE NOTWIST), TOY FIGHT fait dans la dentelle sonore. Ce Peplum nouveau (second album pour les Parisiens) rappelle furieusement le BELLE &amp; SEBASTIAN de If You’re Feeling Sinister. Aussi doux, soyeux et joyeux que le joyau des Ecossais. N’oublions pas que le sextet dont on cause aujourd’hui vient du pays qui a vu naître Serge Gainsbourg, d’où ce french côté atypique qui n’est pas pour me déplaire. Le quota de tubes est, quant à lui, respecté (Your Own Fireworks, Minute Song, Bob II, Les Indes Noires, Trucmuche). A écouter d’urgence, surtout en cette période de l’année. Car Peplum est un album qui s’accommode plutôt bien d’un bol de fruits fraichement coupés, d’un canapé et d’un ventilateur. (City Slang) &lt;a href="http://www.cityslang.com"&gt;www.cityslang.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TRACY GANG PUSSY&lt;/span&gt; Number 4 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleures blagues sont souvent les plus courtes. Celle-ci fait quarante-deux minutes et cinquante-sept secondes. (Apokalypse) &lt;a href="http://www.tracygangpussy.com"&gt;www.tracygangpussy.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Kito Sounds Volume 2 CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain mais ce morceau de MR BIOS en ouverture, c’est juste de la pure folie ! Ou comment fusionner TARENTEL et DELOREAN dans une orgie de danse aérienne. Christophe (le véritable Ian Curtis de Metz) prend la tendance à contre-courant. Par les temps qui courent (filtres à gogo et crissements de pneus électroniques), c’est plus qu’appréciable. C’est salutaire. C’est indispensable. Ce Update anthologique mérite à lui seul la mention « Favori ». Cependant, ce serait occulter bêtement les excellents morceaux des potes de FILIA MOTSA, KOMPARCE, THE BUNCH, DEAD BIRDS, THIRTEEB DEAD TREES ou DOG BLESS YOU qui valent également leur pesant de shit. Y’a aussi PICASTRO, FRACTURE, Felicity Mangan et même la toute première comptine solo de ton serviteur. Incroyable, hein. Là tout de suite t’as envie d’écouter la merde que j’ai pondu juste pour te foutre de ma gueule, non ? Si c’est le cas, n’hésite surtout pas une seule seconde et commande cette rondelle d’urgence chez les Kito Kat. (Chez Kito Kat) &lt;a href="http://www.chezkitokat.com"&gt;www.chezkitokat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XULFNI&lt;/span&gt; Colorifique CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ambient fracturé, improvisations constantes, textes en forme d’exorcismes. Si je reconnais l’originalité de la tâche, j’admets avoir énormément de mal à rester concentré pendant toute la durée du disque. Je vais encore passer pour le mec qui comprend rien à l’art contemporain mais c’est pas bien grave. (Komfrat) &lt;a href="http://www.komfrat.org"&gt;www.komfrat.org&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-1243152321051828924?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/1243152321051828924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=1243152321051828924' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1243152321051828924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1243152321051828924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/06/29.html' title='#29'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-8718601338654418044</id><published>2009-05-01T03:54:00.001-07:00</published><updated>2009-05-01T04:11:47.668-07:00</updated><title type='text'>#28</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hey,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de spécial à raconter en ce premier mai 2009. Hier on a écouté Angel Dust de Faith No More avec Alex, Steph, Jul et Christelle. Putain, 17 ans que ce disque est sorti. On s'est regardé avec Christelle, l'air hagard. Ca passe vite. On devient vieux. J'ai presque pas bu et pourtant je me traîne un mal de crâne carabiné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain on trace en Espagne avec Jennie pour prendre quelques jours de repos. Faire un break avec toutes les activités liées à l'Emile Vache. J'en ai grandement besoin. Faire et voir autre chose que ces concerts et ce bar que j'aime. Revenir avec la patate et l'envie de taper dedans. D'en profiter tant que ça existe encore. En espérant qu'on ne chope pas cette putain de grippe. J'ai mal à la tête. J'écoute Promise Ring. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que j'aurai updaté ce blog, avec toujours cette ponctualité obsessionnelle qui me caractérise, j'irai faire le tri dans mes disques pour me débarrasser de quelques pièces inutiles à la prochaine bourse aux disques. Depuis que j'ai interviewé Colin de Crime Desire, mon avis a changé par rapport à cette passion. Il a raison, le mec. Une collection de disques, ça doit être une entité fluide. Doit y avoir du mouvement. Du changement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il nécessaire que je te retape l'adresse ? Oui, je te retape l'adresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais dédicacer cette mise à jour à Federico Pelegrini dit Lonesome French Cowboy dit Baby Face Nelson (autrement dit, l'ancien chanteur des Little Rabbits, pour les plus vieux d'entre nous), qui m'a pour ainsi dire foutu une énorme baffe dans la gueule avec son concert du 28 avril dernier à l'Emile. Je te l'ai pas dit ce soir là, mais je vis pour assister à des moments comme celui que tu nous as offert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heil Satan, plein de bises à vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AIGRO MUCIFELAM&lt;/span&gt; Lost Sounds Depraved CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite d’une commande chez Insidious Poisoning pour causer un peu de son back catalog. En effet, suite à mon courrier, Monsieur IPR m’a gentiment envoyé quelques skeuds à chroniquer. Un peu le Burn Out du black métal, quoi (cool, pro, petits prix). AIGRO MUCIFELAM est le projet solo du batteur de MALEFICUM ORGIA (tu saisis le sens du nom faussement portugais à coucher dehors ?). Et putain, ça rigole pas. Un peu moins de quarante minutes d’agression constante. T’en ressors complètement lessivé. Les couches de guitare s’empilent les unes sur les autres jusqu’à te donner envie de vomir. La caisse claire te pilonne la gueule jusqu’à t’ouvrir le crâne en grand. La quatrième piste offre un petit passage à la DARKTHRONE histoire de reprendre un peu son souffle et d’éviter de se noyer dans cet océan de blasts suffocants. Quelques secondes salutaires puis on reprend la chevauchée hallucinée. Le rythme est infernal. Noise, malade, punk as fuck. Du grand art noir, comme ils disent. Excellent skeud, du coup je vais me le pécho en LP héhé. (Insidious Poisoning) &lt;a href="http://www.insidious-poisoning.com"&gt;www.insidious-poisoning.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLOOD STAINED DUSK&lt;/span&gt; Black Faith Inquisition CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intro fait pas loin de cinq minutes et met bien dans le bain. Bien. C’est parti pour une heure dix de black métal classique, école DIMMU BORGIR et DISSECTION. Mélodique, atmosphérique et symphonique juste ce qu’il faut. Les compositions sont aussi longues (dix minutes en moyenne) que riches (vas-y pour te souvenir de quoi que ce soit au bout de trois écoutes). Faut aimer la tricote et les compositions alambiquées. Moi ça dépend vraiment des jours. Aujourd’hui ça va, ce Black Faith Inquisition m’aide à tuer le temps à l’usine. En sera-t-il de même demain ? Rien n’est moins sûr. (Moribund) &lt;a href="http://www.myspace.com/bloodstaineddusk"&gt;www.myspace.com/bloodstaineddusk&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CERCUEIL&lt;/span&gt; Shoo Straight Shoot LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vérité dans le titre de cet album. Straight. Ca file droit. Les nouveaux morceaux vont à l’essentiel tout en étoffant un peu plus la cathédrale sonore édifiée par le trio Lillois (nouveau venu : le batteur de GOMM). La voix de Pénélope a gagné en relief ce qu’elle a perdu en mystère. Basse et guitare se ressentent désormais au plus profond de la chair auditive. Trois écoutes suffiront à en faire un favori. Etrangement, j’ai envie de faire durer le plaisir et de pas épuiser la manne musicale trop rapidement. Comme le bon whisky. (Rock’n’Roll Charity Hospital) &lt;a href="http://www.cercueil.org"&gt;www.cercueil.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DARK WOODEN CELL&lt;/span&gt; Old Belfry Landlady CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;WEEPING MINDS OF SILENCE. Ca fait un bail qu’on m’a pas susurré ce nom à l’oreille. Dans mes souvenirs, un groupe sympa mais un peu chiant. Est-ce donc logique qu’il en soit de même pour DARK WOODEN CELL, nouveau projet de Mike Gory (ancien gratteux des précités) ? J’en sais foutrement rien. En tout cas, cet Old Belfry Landlady austère et répétitif ne m’a absolument pas passionné. Shit happens. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/darkwoodencell&lt;br /&gt;"&gt;www.myspace.com/darkwoodencell&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE DEAD MUSICIAN&lt;/span&gt; Set Your World On Fire K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand retour du vieux Jeff dans les pages de ce blog/zine après son exil d’un an au Yukon. Je me suis un peu perdu dans toutes ses productions. Le type est quand même un fantastique boulimique musical, l’égal d’un Jay Reatard pour le métal underground DIY. THE DEAD MUSICIAN est donc l’un de ses nombreux projets, one man band à l’orientation black métal primitif entre trashitude old school et mélancolie suicidaire moderne. Les textes causent révolution, dégoût de cette société de merde et respect des animaux. Une politisation libertaire bienvenue en ces temps d’affirmation d’idéaux clairement réactionnaires dans l’underground français (faire les choses soi-même aide apparemment certains à assumer leurs orientations sarkozystes). Cinq titres qui démontent comme il faut. (DIY) &lt;a href="http://www.jeffworks.fr.st "&gt;www.jeffworks.fr.st &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEZPERADOS&lt;/span&gt; Elephantyasis CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qualités : bonne production, artwork pas moche (ça aurait pu être pire) et de très bonnes idées au niveau de la composition (des contretemps, des passages noisy au milieu d’un rock somme toute classique). Défauts : les morceaux sont trop longs et le chanteur est imbuvable. Ce disque aurait fait un carton dans les années 90. (DIY) &lt;a href="http://www.dezperados.fr"&gt;www.dezperados.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ELYSIAN BLAZE&lt;/span&gt; Levitating The Carnal DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecouter Levitating The Carnal dans son intégralité, c’est comme garder la tête sous l’eau pendant 68 minutes. (Insidious Poisoning) &lt;a href="http://www.myspace.com/officialelysianblaze"&gt;www.myspace.com/officialelysianblaze&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EMPIRE AURIGA&lt;/span&gt; Auriga Dying CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EMPIRE AURIGA est un mystère schizo. L’entité sonore non-identifiée est amatrice de grands écarts. CURRENT 93 et BURZUM sont des influences clairement revendiquées. Parfois dissociées (ct Time Expanding évoquant le premier, puis Sorrow Song le second), souvent associées (Dreaming Of Breath &amp; Star). L’ambiance est à la pesanteur (et non l’apesanteur… je l’ai pas déjà faite, celle-là ?). Le délétère et le morbide c’est sympa, mais ici à la longue ça finit par tourner à vide (Waiting For The Fall et ses synthés pompés chez l’aut’ con de Varg). En rond, même. Interesting fact : la mélodie de Soul Interrupt rappelle fortement celle de Strangers In The Night. Fortuite ou non, la ressemblance est plutôt drôle. (Moribund) &lt;a href="http://www.moribundcult.com"&gt;www.moribundcult.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GNAW&lt;/span&gt; This Face CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai tenté l’écoute de ce This Face après une soirée riche en mirabelle. J’ai tout vomi par le cul. Estomacs et colons sensibles s’abstenir. (Conspiracy) &lt;a href="http://www.myspace.com/gnaw666"&gt;www.myspace.com/gnaw666&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HKY&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est effectivement très OLD MAN GLOOM. Tant que ça tape pas dans le ISIS d’aujourd’hui, ça va. Ouais, c’est facile de tirer sur des ambulances, surtout quand celles-ci s’en moquent, de se défendre. Bref. J’aime bien ces riffs de guitare quand dirait du synthétiseur tellement c’est fin. Les notes sont des nappes de distorsion jouées avec intelligence et référence. On pense effectivement à Mosquito Control et au premier maxi d’OMG. Ca va, y’a pire. En plus on fait pas que du bruit (cf la superbe mélodie de Curve &amp; Abundance). Mais y’a quand même des fréquences qui me font mal aux oreilles (dans Monument Inversion, à un moment donné je suis obligé de zapper le morceau). L’artwork est mystiquement joli. Bon disque sorti par un bon label (qui sortira prochainement le meilleur disque de tous les temps, mais chut, j’ai pas le droit d’en parler). (Music Fear Satan) &lt;a href="http://www.musicfearsatan.com"&gt;www.musicfearsatan.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JOHN 3:16&lt;/span&gt; The Solemn Truth CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le psychopathe derrière le projet JOHN 3:16 a compris qu’il n’était pas obligé de taper dans le sempiternel « 20 minutes et des poussières » pour rendre son ambient hypnotique et intéressant. Ici, les morceaux font quatre minutes en moyenne et ont autrement plus de gueule que les longues fresques chiantes et improvisées qu’on nous sert habituellement dans le genre. L’orgue (et non l’orc, espèce de geek psychorigide) est au centre des débats. Normal quand on emprunte son patronyme au verset de la Bible le plus fréquemment cité. Aucun prosélytisme, cependant. Son auteur, avec beaucoup d’humour et d’inventivité, nous propose juste sa version de la musique d’église : répétitive, glaciale, industrielle, postmoderne. Merde, j’en viens presque à regretter que ce Solemn Truth ne soit pas sorti en vinyle. En tout cas, si j’ai un bon conseil à donner à tous les addicts de la musique étrange, cérébrale, bruyante et atypique, c’est bien de se jeter sur ce nouvel opus de JOHN 3:16. (Alrealon) &lt;a href="http://www.alrealon.co.uk"&gt;www.alrealon.co.uk&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JUNIOR BOYS&lt;/span&gt; Begone Dull Care CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque de l’été ! FAVORI. (Domino) &lt;a href="http://www.myspace.com/juniorboys "&gt;www.myspace.com/juniorboys &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KAOSPILOT&lt;/span&gt; Shadows CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde. Le retour qui fait plaisir. Les Norvégiens mettent la branlée à tous les screamo/postcore posers du monde en l’espace d’une chanson. Et y’en a douze. Je te raconte pas le carnage. Comme tous les groupes du moment, ils ont ajouté une touche de BREACH, rendant leurs passages atmosphériques encore plus pesants. Côté jardin, les gratteux tricotent des riffs réellement passionnants, soutenus qui plus est par un son aussi démentiellement bon que titanesque. C’est bien la première fois que je scotche autant à l’écoute d’un disque de ce genre, tout tympan dehors. Et l’artwork claque. Bref, range tous tes clones de daubes au placard et va m’écouter ce Shadows maintenant là tout de suite. (Magic Bullet) &lt;a href="http://www.myspace.com/kosepilot"&gt;www.myspace.com/kosepilot&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LEXIE MOUNTAIN BOYS&lt;/span&gt; Sacred Vacation CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LEXIE MOUNTAIN BOYS, c’est pas un groupe à écouter chez soi. LEXIE MOUNTAIN BOYS, c’est un groupe à voir en live. (Carpark) &lt;a href="http://www.myspace.com/mountainlex"&gt;www.myspace.com/mountainlex&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LUMP200&lt;/span&gt; Untitled CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Autrichien qui se cache derrière LUMP200 fantasme à mort sur les STREETS. Sur le premier album de Mike Skinner, surtout. Y’a pas de mal, c’est pas la pire des influences. C’est cependant dommage de pas réussir à transcender tout ce monde de collages divers et variés. En effet, on se retrouve avec un résultat hétéroclite et intéressant (Hope Love Hope, My Belly Was Too Big, Name Me Dog) mais qui manque parfois, voire souvent, de fluidité. Merde, j’ai envie de me briser la nuque direct et pas de me faire un torticolis, si tu vois ce que je veux dire. C’est con. Bon sinon y’a Roselyne Bachelot déguisée en chauve-souris dans le livret. Et Nadine Morano en Joker, elle est où ? (Aredee) &lt;a href="http://www.aredee.ch"&gt;www.aredee.ch&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LYRINX&lt;/span&gt; Ending The Circle Of Life LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de passer pour un abruti fini par la trve élite BM, ce nouveau LP de LYRINX (les morceaux sont tirés du split avec AUSTERE) me fait le même effet physique que lorsque j’écoute certains morceaux de Josh Wink et Carl Cox. Un thème, une infinité de montées vertigineuses et de descentes salvatrices. Tout l’art de la techno condensé dans un magma de mélancolie d’un peu plus d’une demi-heure. J’ai rarement eu l’occasion d’écouter une œuvre aussi belle et sombre depuis le dernier AUSTRASIAN GOAT. Les grattes t’arrachent des larmes, le chant te déchire l’âme de part en part et le batteur déroule un jeu aussi simple que subtil, toujours sur le même tempo (ou presque). Les textes respirent la souffrance et le mal de vivre. L’artwork est noir comme le souvenir. Je l’écoute en boucle, même (surtout) quand il fait beau. Grand FAVORI. (Insidious Poisoning/Eternity) &lt;a href="http://www.myspace.com/lyrinx"&gt;www.myspace.com/lyrinx&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MALEFICUM ORGIA&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mec à la basse s’appelle Decimator. On prend souvent les types qui font du black métal pour des idiots sans aucun sens de l’humour. Je ne suis pas d’accord. Faut en avoir un sacrément solide pour assumer un patronyme pareil. Bon, au menu de la messe noire ce soir, du black primitif, violent et paillard. Du cul, du cul, du cul et des boucs. Je comprends mieux. Le son est pas gégé mais les compos sont assez variées pour capter l’attention durant les 66 minutes que durent cet opus (y’a trois bonus cachés). Black Hate représente un morceau de choix et constitue même un petit classique dans le genre : ralentissements écrasants, accélérations foudroyantes, bref tout ce dont j’ai besoin quand le soleil se met à poindre par la fenêtre de mon bureau (j’écoute aussi SUBLIME mais chut, faut pas le dire). (Insidious Poisoning) &lt;a href="http://www.insidious-poisoning.com"&gt;www.insidious-poisoning.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MIJOTRON&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MIJOTRON et FILIA MOTSA partagent des membres mais y’a pas photo, entre les deux formations c’est bien pour ces derniers que mon cœur balance. Pas que les cuistots me servent de la bouffe dégueulasse. Au contraire, même. Les types ont appris de nouvelles recettes plutôt élaborées qu’ils nous servent avec un savoir-faire indéniable. Mais il manque une épice, une saveur particulière qui pourrait faire toute la différence entre les plats de MIJOTRON et les délices de FILIA MOTSA : un chant. Là où le duo n’en a absolument pas besoin pour hypnotiser l’auditeur, le trio en manque parfois cruellement. Faudrait peut-être travailler là-dessus, je sais pas. En même temps, je ne fais que donner mon avis de connard prétentieux, et Satan sait qu’on s’en bat la race hein ! Sérigraphie fournie par ces bonnes gens de Percolation qui font comme d’hab’ un travail de maboule tellement c’est beau. (Komfrat) &lt;a href="http://www.komfrat.org"&gt;www.komfrat.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MINIPLI&lt;/span&gt; I Go Boom ! CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meilleur groupe luxembourgeois du moment, tous styles confondus. Rien que ça. Deux mecs (dont un ancien black métalleux) et une meuf qui envoient une électro décomplexée, lunaire, fun et intelligemment arrangée (très bon travail sur les voix), aussi limpide que le fait de claquer des doigts en rythme. Ouais, ça le fait. Leurs morceaux se retiennent instantanément. Parce qu’en plus d’être gentils et drôles, les trois comparses maîtrisent la science du tube qu’on arrive plus à se sortir de la tête après l’avoir entendu. Ouep. A mon avis, ces jeunes vont aller très très loin. (Proscenium) &lt;a href="http://www.myspace.com/minipli"&gt;www.myspace.com/minipli&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MONTREAL ON FIRE&lt;/span&gt; Decline &amp; Fall CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me rabat tellement les oreilles avec ce groupe, fallait bien que j’écoute. Et forcément, je passe complètement à côté. Du rock atmosphérique et mélodique teinté de post-rock. Ca manque d’urgence et de feu, certes. C’est pas inintéressant, au contraire. C’est même bon. Enfin je crois. Mais c’est juste pas du tout ce que j’ai envie d’écouter en ce moment. Chope le, écoute le, fais toi ta propre opinion. C’est pas avec mes conneries que tu seras plus avancé, de toute façon. (Lacrymal) &lt;a href="http://www.lacrymalrecords.com"&gt;www.lacrymalrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NEMESIS THRONE&lt;/span&gt; Stupid Existence K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier NEMESIS THRONE sort en K7 chez Maltkross, label au nom et au logo plus que tendancieux. Provocation ou maladresse ? Stupid Existence est une longue procession d’une demi-heure qui semble aller nulle part. Je préfère de loin le Garden Of Hate (qui est actuellement aux enchères sur Ebay pour la modique somme de quatre euros). (Maltkross) &lt;a href="http://www.myspace.com/nemesisthrone"&gt;www.myspace.com/nemesisthrone&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NOCTURNAL FEAR&lt;/span&gt; Code Of Violence CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des Américains qui mettent le trash teuton à l’honneur. C’est à se demander si la Bay Area a un jour existée dans tout ce revival ordure métal. Mais c’est cool hein, j’aime beaucoup SODOM (Tapping The Vein, surtout), KREATOR (Renewal, bon c’est pas le plus trash, ok) et DESTRUCTION (petite préférence pour le Ep Mad Butcher). Et je crois que je vais continuer à les écouter, ces groupes et leurs disques mythiques. (Moribund) &lt;a href="http://www.moribundcult.com"&gt;www.moribundcult.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NORDGARDEN&lt;/span&gt; The Path Of Love CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Folk nordique qui sait faire fondre la neige grâce à un sens de la soul typiquement southern et moite. Quelques touches de gospel pour faire chanter dans les églises. Une gueule de beau gosse, une voix chaude comme la braise et un sens aigu de la mélodie qui fait mouche. Terje le blondinet a tout pour plaire. Son nouvel album, pour peu que tu apprécies à la fois Springsteen et Norah Jones, la pop, le jazz, la folk et le blues, est une bombe. Dix tubes de velours complètement imparables. (Giardino Del Nord) &lt;a href="http://www.myspace.com/nordgarden"&gt;www.myspace.com/nordgarden&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’OMBRE DU VENT&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des potes expatriés en Chine (dont le bon DR GEO) s’éclatent à jouer un bon trip-hop teinté de world music, situation géographique oblige. Ca rappelle aussi bien FROU FROU que LAMB, HOOVERPHONIC et MASSIVE ATTACK (influences embrassées avec amour), avec une petite touche folklorique chinoise qui fait toute la différence. Leurs morceaux paient pas de mine mais sont franchement remarquablement bien écrits et interprétés. Les arrangements d’Eric et Geo sont aussi exceptionnellement justes que la voix de Lily est puissante et envoûtante. L’artwork est par contre complètement laid. C’est vraiment dommage qu’ils l’aient sorti dans un simple CD-R, ce disque. Ces dix petites pépites auraient mérité d’être gravées dans du pétrole analogique, t’entends ?! Et comme je suis un blogger so cool, je dis « top fave » comme les journalistes so altmodisch. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/ombreduvent"&gt;www.myspace.com/ombreduvent&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PEACHES&lt;/span&gt; I Feel Cream CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain mais laisse Kylie Minogue tranquille ! (XL) &lt;a href="http://www.myspace.com/peaches"&gt;www.myspace.com/peaches&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SATAN’S HOST&lt;/span&gt; Great American Scapegoat 666 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je disais donc, les black métalleux ont de l’humour. Par exemple, le guitariste de SATAN’S HOST s’appelle Patrick Evil. Et le batteur, Michel Diabolic. Non, je plaisante (pour Michel Diabolic). Mais les mecs ont quand même du goût pour choisir des pseudos à la con et jouer leur musique sérieux comme des tombes. Y’a un côté ABIGOR chez SATAN’S HOST que j’aime assez mais qui est malheureusement tempéré par de grosses lourdeurs modernes (gros son de gratte, trop de death tue le death). Dommage. Disque chiant, donc. C’est con, la pochette est plutôt classe. (Moribund) &lt;a href="http://www.satanshost.com"&gt;www.satanshost.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WILLIAM ELLIOTT WHITMORE&lt;/span&gt; Animals In The Dark LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que ce magnifique cinquième album, ce sont les circonstances de ma rencontre avec le personnage que je retiendrai. Au départ, un message de Martin (driver extraordinaire) qui me demande de lui caler une date en urgence. Sept jours pour réagir. La date est arrangée le lendemain de son appel à l’aide. J’en fais la promotion comme je peux, à l’arrache. J’en parle autour de moi, je balance quelques messages sur les forums. Le soir du concert. J’ai prévu de le faire jouer avant Poney Club, pour l’apéro (19h30). Il est 19h00, il y a déjà quarante personnes à l’Emile et William n’est toujours pas arrivé. 19h15. Il entre dans le bar. 19h20. Il pose ses affaires sur scène. 19h25. Son soundcheck dure trente secondes. 19h30. William démarre son concert. 20h30. Ovation de l’assemblée, en une heure il vient de couper les jambes de toutes les personnes présentes dans la salle. Martin et Paul (merch guy) sont pris d’assaut, ils vendront pour 150 euros de disques. Jamais vu un truc pareil. Son concert m’a tué, j’ai même eu une révélation en entendant Hard Times. On passe le reste de la soirée à boire des coups au bar, puis à la maison on vide deux bonnes bouteilles de whisky tout en se racontant nos vies. Depuis l’expérience 3 Cool Cats, je n’avais plus vécu quelque chose de semblable avec un groupe/artiste. Je crois que ça me manque beaucoup. Mais rien que pour cette soirée, merci Paul, merci Martin (putain, oui) et merci William. FAVORI. (Anti) &lt;a href="http://www.myspace.com/williamewhitmore"&gt;www.myspace.com/williamewhitmore&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ZOMBI&lt;/span&gt; Spirit Animal CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai grave le moral, je sors de ma cambrousse messine à la fin du mois pour monter à la capitale et voir GOBLIN en concert exclusif à la Villette Sonique. Du coup ouais, c’est sympa ZOMBI. Pas un top fave (non mais lol), ça ne vaudra jamais la BO de l’Aldila mais c’est quand même gentil comme tout. On avait émis l’idée marrante de faire une affiche ZOMBI + ZOMBIE ZOMBIE (+ ZOMBIE ZOMBI ZOMBIE, si jamais un tel groupe existait) avec Patrick Perrin il y a trois ans en arrière mais je pense qu’on peut aujourd’hui enterrer définitivement ce coup de génie. (Relapse) &lt;a href="http://www.myspace.com/zombi"&gt;www.myspace.com/zombi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-8718601338654418044?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/8718601338654418044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=8718601338654418044' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8718601338654418044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/8718601338654418044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/05/28.html' title='#28'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-4180032297067555049</id><published>2009-03-31T23:55:00.000-07:00</published><updated>2009-04-02T04:58:47.482-07:00</updated><title type='text'>#27</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Heil,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La presse est morte, vive les blogs, la messe est dite. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pas tous les jours qu’on me dit que je suis un blogger so cool (cf la chronique du nouveau ZOMBI dans le dernier Noise). Si tu ajoutes à cela la publication de mon nom complet dans le supplément du Télérama de la semaine dernière, j’ai vraiment de quoi me la péter maintenant, hein ? C’est le début de la gloire, merde ! Bientôt je vais même plus prendre la peine de répondre à mes mails, je vais juste encaisser les disques gratos sans me faire chier à les écouter ! Pareil pour les concerts, ouais ! Non mais ! Bâtard ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin c’est marrant, ces petites piques qu’on se lance à distance. Comme quoi, même 2/3 conneries postées sur un forum (Awesomeboard) peuvent porter à conséquence. Et en attendant de me retrouver avec une tête de cheval dans le lit, tu peux, comme d’habitude, envoyer ton œuvre à l’adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Records reviewers are pretentious asshole. J’adore ce nom de baptême. Plus que jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relecture is for wankers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AGON&lt;/span&gt; Violence Procreation CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choucroute massacre. Hormis NILE, je préfère franchement le death qui se faisait au début des années 90 que la soupe qu’on nous sert aujourd’hui. Les Mulhousiens musiciens d’AGON sont pas mauvais à ce petit jeu. Malheureusement, leur musique reste tout ce qu’il y a de plus quelconque. Mais bon, leur disque a au moins le mérite d’être court (une demi-heure bien tapée… je sais, ça peut paraître long). « Non mec, ça se prononce Hagondange, pas Agondeath ». (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/agondeath"&gt;www.myspace.com/agondeath&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A.H. KRAKEN&lt;/span&gt; Tatiana 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’en dis du bien, je passe pour le hypeux à t-shirt sale de base. Si j’en dis du mal, on va me dire que je le fais exprès juste pour pas passer pour un hypeux à t-shirt sale de base. Si j’écris une chronique détaillée, on va dire que je me la raconte et que j’ai enfin découvert un dictionnaire. Si je l’expédie en trente secondes, on va me reprocher d’être un connard juste là pour choper du disque gratuit (alors que je l’ai acheté chez Médé). Bref, je sais plus quoi faire. La confusion c’est le sexe, comme ils disent. (Gaffer/Downboy) &lt;a href="http://www.myspace.com/ahkraken"&gt;www.myspace.com/ahkraken&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;APPLETOP&lt;/span&gt; Don’t Tell All Of Your Friends CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pop française en power trio d’obédience new-yorkaise (les STROKES en plus pachydermique, SONIC YOUTH dégraissé, avec un petit côté ARCTIC MONKEYS complexé). Très bien produite, très bien jouée, y’a rien qui dépasse. De ce fait, je trouve ça dommage d’apporter justement un tel soin à sa musique et de négliger à ce point son artwork, réalisé avec Word 1997 et de superbes polices Arial de différentes tailles. J’espère que leur prochain effort sera plus convaincant. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/appletop"&gt;www.myspace.com/appletop&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A SECOND OF JUNE&lt;/span&gt; The Inside Laws CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claque dans la gueule. Directe. Violente. Sans appel. Les Strasbourgeois viennent d’accoucher (sans le savoir ?) d’un très grand disque de pop moderne, à la croisée des chemins d’INTERPOL, OMD et NO KNIFE. L’alchimie est parfaite. Rock acéré et mélodique, avec quelques accidents de parcours et surtout des tubes qui ne se révèlent pas aussi facilement que chez certains. J’apprécie cette fragilité et cette capacité à construire des thèmes qui prennent toutes leurs dimensions pour l’auditeur qui daigne se donner la peine d’y plonger. Malheureusement, m’est avis que beaucoup vont passer à côté de ce splendide album, à cause du nom du groupe, de l’artwork anonyme ou de mes comparaisons foireuses. Belle erreur. Car pour l’instant, le meilleur disque de 2009 sorti en 2008 c’est bien lui ! Et c’est un putain de FAVORI. (Kim) &lt;a href="http://www.myspace.com/asecondofjune"&gt;www.myspace.com/asecondofjune&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AFFLICTIS LENTAE&lt;/span&gt; Split 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier volet d’une série de quatre splits 7’ réunissant le GOAT et ses potes. Sa face latte, pour pas changer. On oublie les atmosphères poisseuses et délétères. La guerre, la guerre, la guerre. Trois missiles d’ultraviolence (mention spécial au premier qui te brise la nuque en deux) à peine temporisés par des interludes aussi drôles qu’ils font froid dans le dos. De l’autre côté, AFFLICTIS ne fait pas non plus dans la dentelle. Deux tueries trash black old school avec un son digne du dernier LEBENDEN TOTEN. C’est dommage, le son de gratte de Thierry Glacial manque cruellement de graves. Bon, c’est quand même très bien et ça vaut mieux que toutes les merdes arty black françaises encensées par les intellos du métal. (213 Records/Carbonized Cells/Nuclear Trash/Wee Wee et quelques autres) &lt;a href="http://www.213records.com"&gt;www.213records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BONE AWL&lt;/span&gt; Meaningless Leaning Mess LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très joli jeu de mot. Niveau décibels, ça envoie un gros black primitif et répétitif en duo. Résolument punk. Ca fait pas peur mais c’est pas le but. L’artwork est vraiment sublime, très CRASS dans l’esprit. Et cette pochette est d’une beauté tellement venimeuse qu’elle me donne presque envie de l’encadrer. (DIY) &lt;a href="http://www.klaxonrecords.com"&gt;www.klaxonrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BREATHING FIRE&lt;/span&gt; Years Of Lead LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Furieux. Abrasif. Noisy. Painkiller Records. (Painkiller) &lt;a href="http://www.painkillerrecords.com"&gt;www.painkillerrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CULTURE REJECT&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bon de rattraper son retard, surtout quand le hasard met sur ta route un projet aussi excitant que CULTURE REJECT, le one-man pop-band par excellence. From Toronto, la bête. Cet album est sorti en début d’année dernière mais est trop bon pour que je le passe sous silence. Il te donne envie de claquer les doigts en rythme, de te briser la nuque à force de la bouger, pis je te parle même pas de tes semelles qui s’affolent alors qu’il n’y a même pas de batterie. Le piano fait l’amour à la guitare et c’est juste « woaw bordel » pis je te parle même pas de cette voix démentielle qui renvoie Ben Gibbard au fin fond de son taxi. Je me répète, certes, mais je le répète : c’est pas de la merde, CULTURE REJECT. C’est même tout le contraire. FAVORI. (White Whale) &lt;a href="http://www.myspace.com/culturereject"&gt;www.myspace.com/culturereject&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DAMAAR&lt;/span&gt; Triumph Through Spears Of Sacrilege LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un disque thermolactyl. Voilà, on fait la blague de merde au début de la chronique, comme ça on est tranquille. L’obscur trio joue un bon black de barbare influencé par DARK FUNERAL, BURZUM et IMMORTAL FATE, voir BLACK WITCHERY et REVENGE, bref le métal joué par des punks, tu commences à connaître. Son de crapule et exécution aussi sommaire que brutale. Ca me rappelle vaguement ce qu’aurait pu devenir un groupe comme ARKANGEL dans mes fantasmes les plus sadiques. Bref, bon skeud. (Nuclear War Now) &lt;a href="http://www.nwnprod.com"&gt;www.nwnprod.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DARIA&lt;/span&gt; Open Fire CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais fait tirer les oreilles par ces messieurs pour avoir dit du mal de leur groupe lors d’une précédente chronique. Aujourd’hui, leur nouvel album sort sur Crash Disques. Autant dire qu’ils me tendent clairement le bâton pour se faire battre. Mais au moment d’ouvrir la bouche pour raconter mes conneries habituelles, une curieuse envie de dormir m’étreint. Preuve que ce deuxième somnifère fait de l’effet. (Crash) &lt;a href="http://www.crashdisques.org"&gt;www.crashdisques.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SAMMY DECOSTER&lt;/span&gt; Tucumcari CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont rares, les Français à savoir correctement jouer la folk à l’Américaine. Y’a FRENCH COWBOY et aujourd’hui le petit père Sammy qui sort de nulle part ce prodigieux Tucumcari. Premier album chez Barclay, ça rigole pas. Les influences se lisent sur son visage : SPARKLEHORSE, Dick Rivers, CALEXICO, Eddy Mitchell. Un bel équilibre entre americana respectueuse et contrefaçon française de goût. Le type est doué, y’a pas à chier. Sa composition est fine, a le sens du rythme, de l’arrangement et de la retenue. Son chant est profond et sa diction n’est même pas gênante. De plus, je dénombre pas moins de cinq réussites incontestables (Tucumcari, L’Homme Que Je Ne Suis Pas, Savannah Bay, The Drive et Tu Me Hantes qui clôt magnifiquement ce disque) évoluant au milieu de titres plus intimistes et ambiancés servant de ciment à la consolidation d’un talent qui m’a sauté à la gueule au bout d’une seule et unique écoute. Chapeau. FAVORI. (Barclay) &lt;a href="http://www.myspace.com/sammydecoster"&gt;www.myspace.com/sammydecoster&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DE TEKOOPTEHUUREN&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fridebidehuedebouledebiz. Salut les filles. J’ai mis un an à prononcer correctement ce bordel de nom à coucher dehors. Merci les mecs. Que se cache-t-il derrière ce barbarisme hollandais (qui n’en est pas un) ? Des échappés de SOLAR FLARES et CAPSEED qui se font plaisir à boucler guitares et (prince de) chants mêlés pour créer de jolies chansons brutes de pop, clairement influencées par la Belgitude dont il reprenne d’ailleurs ici l’un des plus fiers hymnes (Overflow, nom de DEUS). Coup de pilon du Pilou, parce que jamais deux-cent trois. Sérigraphie percolatoire bandulatoire, preuve qu’on peut faire de beaux objets qui ont de la gueule avec pas grand-chose. Do It Together. J’aime bien. (Bawapioute) &lt;a href="http://www.myspace.com/detekooptehuuren"&gt;www.myspace.com/detekooptehuuren&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DUSTHEADS&lt;/span&gt; Little Pieces LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne FUCKEDUPerie dans les règles. Et pas celles imposées par YES et KING CRIMSON, hein. On revient à BLACK FLAG et BL’AST, ouf. Ca change des loulouteries progressives. Y’a de la variété dans ce Little Pieces, de la hargne 70’s rock, de la furie punk, quelques digressions bruitistes, bref l’équilibre parfait que le coreux de chez Warmzine cherche en ce moment, le tout exécuté avec vista et classe. Un bon skeud, quoi ! Par contre, l’artwork est à chier par terre et y’a pas de textes. (Don Giovanni) &lt;a href="http://www.dongiovannirecords.com"&gt;www.dongiovannirecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EVE-R&lt;/span&gt; Organique CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock poppy ultra catchy à chant féminin en français aux ambiances pouvant parfois se rapprocher du Sac Des Filles de Camille, la variété en moins. Ca a pas l’air génial, dit comme ça, et pourtant la plupart des morceaux ici présents font mouche. Le trio lorrain sait écrire de bonnes chansons, simples, précises, efficaces, avec de vrais refrains et de bonnes mélodies. Puis les arrangements et les chœurs sont au poil. Je devrais logiquement trouver mon compte et finir cette chronique par un FAVORI aussi surprenant que justifié, et pourtant y’a un truc qui cloche. EVE-R est un excellent groupe, certes, mais bien trop propre et d’un classicisme en béton armé pour emporter mon adhésion totale et indubitable. Merde, c’est vraiment dommage. Ils auraient gagné à ne pas gommer toutes leurs aspérités, laisser du défaut et de l’éclat brut au lieu de tout polir. C’est dommage de passer aussi près du but. (Chorus 1.0) &lt;a href="http://www.eve-r.com"&gt;www.eve-r.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FAILURES&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mark McCoy publie des textes lisibles dans le disque d’un de ses groupes ??? Mais qu’est-ce qui se putain d’passe là ??? On revient à un délire CHARLES BRONSON meets le premier DAS OATH, plutôt frais et bien powerviolent léger. On est d’accord, le son de gratte est excellent. Et je crois que c’est un excellent skeud, même si j’ai pas l’air si emballé que ça. (Clean Plate/Youth Attack) &lt;a href="http://www.cleanplate.com"&gt;www.cleanplate.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HEAT FROM A DEADSTAR&lt;/span&gt; Seven Rays Of The Sun CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouh la vache, cet artwork… Couleurs agressives et collages nonsensiques. Très peu pour moi. Heureusement, la musique du trio rattrape le désastre visuel. Marrant, ça me rappelle étrangement A SECOND OF JUNE (chroniqué précédemment) en plus noise et 90’s. Parfois on dirait presque un album posthume de DRIVE BLIND, voir des chutes de studio de POLICY OF 3 et HAL AL SHEDAD bœuffant ensemble. Ouais. Et c’est aussi bon. Enregistré par Bob Weston et comptant une participation de Roger Miller (MISSION OF BURMA), on a la classe ou on a la classe. On a la classe. (Ace Of Hearts) &lt;a href="http://www.heatfromadeadstar.com"&gt;www.heatfromadeadstar.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INVASION&lt;/span&gt; La Caza LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi qui cherche un sens à ta vie, tu veux connaître la recette du bonheur absolu ? Oui ? Hé bien c’est tout bête : quand un groupe en lequel tu avais misé beaucoup d’espoir sort un second album assez décevant pour te donner envie de te mettre à l’électro, tu te remets son premier chef d’œuvre. Facile, non ? Par contre, la pochette est juste sublime. Preuve que les idées les plus simples sont toujours les meilleures. (la Vida Es Un Mus) &lt;a href="http://www.lavidaesunmus.com"&gt;www.lavidaesunmus.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JACK &amp; THE BEARDED FISHERMEN&lt;/span&gt; Hunting Ain’t Easy When Dogs Become Wolves CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai du mal à comprendre le sens du titre de ce disque. Ca doit être vachement plus simple de chasser avec des loups, non ? ‘fin bon je vais pas me mettre à contredire des barbus, surtout s’ils sont comme celui du clip A Ghost In The Fog de CRADLE OF FILTH. On sent bien que ceux-ci ont écouté les MELVINS, d’ailleurs. Y’a aussi une pointe de KYUSS, en effet. Merde, la bio tape juste, j’ai même pas besoin de me casser la tête à empiler les comparaisons improbables. Pardon ? Je pourrais… écrire pour une fois une vraie chronique intéressante, référencée et documentée, avec des phrases qui collent au sujet de réflexion sans digresser sur tout et n’importe quoi ? Autant me passer les couilles au mixer ! (Vouh Voue) &lt;a href="http://www.myspace.com/jackandthebeardedfishermen"&gt;www.myspace.com/jackandthebeardedfishermen&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JACK DUPON&lt;/span&gt; L’Echelle Du Désir CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y connais rien en jazz-rock progressif, MAGMA et tout le tintoin. J’aime bien KING CRIMSON, par contre. JACK DUPON tape dans le même registre. J’écoute. J’aime bien. Mais les mots me manquent pour en parler. Y’a des choses qui m’échappent. (Gazul) &lt;a href="http://www.jackdupon.net"&gt;www.jackdupon.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;K-BRANDING&lt;/span&gt; Facial CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Violence tribale industrielle postmoderne/mortem. Un très mauvais trip free jazz moderne dangereux pour la santé à ne surtout pas mettre entre toutes les oreilles. Les belges ont de l’humour. (Humpty Dumpty) &lt;a href="http://www.k-branding.be"&gt;www.k-branding.be&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KEN PARK&lt;/span&gt; La Haine Dans Les Yeux LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pas trop bien compris l’attitude de Gunther au concert de MENY HELLKIN et des BUNCH à Saint-Étienne en octobre dernier. Peut-être qu’on aurait pas dû parler football, dire qu’on était crevé et se moquer de sa ville. En tout cas je comprends toujours pas ce qui a pu justifier autant d’agressivité latente de sa part. Pas bien grave. Je suis fier d’être un sale Lorrain. (Dead Kids/Emergence/Kawaii/WeeWee/I Don’t Think It Will Be Possible)  &lt;a href="http://www.deadkidsrecords.com"&gt;www.deadkidsrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LONG TIME TO LAY A TRACK&lt;/span&gt; Mayday CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime pas le rock. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/longtimetolayatrack"&gt;www.myspace.com/longtimetolayatrack&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE LOVE ME NOTS&lt;/span&gt; Detroit CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois passé le petit blocage du chant féminin qui peut paraître un peu atypique (une rugosité à la AFFINITY), la soul garage 60’s qui inonde ces treize tubes se révèle on ne peut plus jouissive. L’énergie punk le dispute à la nonchalance yéyé, les grattes surfisent comme c’est pas permis, les claviers te font voir trente-six couleurs différentes, entre la spirale hypnotique et le kaléidoscope si tu vois ce que je veux dire. Tout pour la danse, tout pour la transe. Les LOVE ME NOTS ont la classe. Point barre. J’ai même envie de mettre des jupes blanches et de me faire une choucroute, c’est dire. FAVORI (et en concert à l’Emile le 16 avril). (Atomic A Go Go) &lt;a href="http://www.myspace.com/luvmenots"&gt;www.myspace.com/luvmenots&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LUG-NA&lt;/span&gt; On A Winter Morning In A Schoolyard CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wahou, on dirait les LIMITS sans l’exubérant Jo au chant mais avec le même genre de mélodies mi-PINK FLOYD, mi-RADIOHEAD. Pop stellaire et lunaire, à vent ou à corde, très BEATLES dans l’esprit. Le piano est bien présent. Ne me retourne pas le cerveau comme ça devrait car ne va pas droit à l’essentiel mais je reconnais le colossal travail d’écriture et d’arrangement abattu. Et j’aimerais bien voir ce que ça donne en live. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/lugna"&gt;www.myspace.com/lugna&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MASS HYSTERI&lt;/span&gt; Var Del Av Stan LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain de bordel ! Voilà enfin le chef d’œuvre que j’attendais ! THE VICIOUS n’était qu’un apetizer. Avec MASS HYSTERI, les Scandinaves ont enfin trouvé la bonne faille temporelle les transportant aux débuts du punk et de la new wave. Tout est parfait sur ce disque. Les bons riffs et les bons refrains aux bons moments avec les bons breaks et les bonnes voix mixtes sur les bons tempos pendant le bon nombre de minutes pour pas que ça devienne chiant. Bon. Si je ne dois en garder qu’un parmi les GORILLA ANGREB, les KNUGEN FALLER et autres je sais plus quoi, ce sera  bien celui-là. Comment je kiffe, putain. FAVORI. (Feral Ward) &lt;a href="http://www.feralward.com"&gt;www.feralward.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MONOTEKKTONI&lt;/span&gt; Different Steps To Stumble CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les albums passent et l’électroclash de Toni a toujours autant la classe. Fou ce que la petite Berlinoise parvient à créer avec un synthé, une guitare et sa voix. Sa dance guerrière et féminine se pare d’une mélancolie à la fois foutraque (quand les rythmiques déglinguent à tout va) et bucolique (quand les claviers s’évaporent dans des volutes de fumée bleue) qu’elle seule semble capable de maîtriser. Les DRESDEN DOLLS et les RITA MITSOUKO fusionnent avec NEUBAUTEN, ATARI TEENAGE RIOT et PEACHES. Comme ça. L’espace de quarante-six minutes. On a beau y être habitué, le résultat impressionne toujours autant. Aux dernières nouvelles, elle attend un heureux évènement et part donc en tournée une dernière fois avant de prendre une pause bien méritée. On a la chance de l’accueillir à l’Emile le 10 avril, ça va tout péter. (Sinnbus) &lt;a href="http://www.myspace.com/monotekktoni"&gt;www.myspace.com/monotekktoni&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MONTAG&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu n’aimes pas la pop anglaise chantée en Allemand, tu n’as rien compris au pouvoir universel de la musique qui a, entre autres, le don de transformer une langue non-musicale en miel sonore pour les oreilles. Les FOTOS nous avait déjà fait le coup en 2007. Deux ans plus tard, les MONTAG leur pique la place (fallait pas s’endormir sur vos lauriers, les mecs). A lil bit of soul entre deux refrains, voilà vous avez tout compris à la recette du succès assuré. Et pendant ce temps-là, où sont passés ces feignasses de PALE ? Sacré label que ce Tapete Records. (Tapete) &lt;a href="http://www.tapeterecords.de"&gt;www.tapeterecords.de&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NITAD&lt;/span&gt; Ibland Kan Man Inte Hindra Sig Sjalv LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop FUCKED UP de la tête, ce disque. (Deranged) &lt;a href="http://www.derangedrecords.com"&gt;www.derangedrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NOISE EMISSION CONTROL&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous vous masturberez certainement à l’écoute de NOISE EMISSION CONTROL », dixit la bio. Je sais pas pour toi mais moi j’ai tout simplement changé de disque. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/noiseemissioncontrol"&gt;www.myspace.com/noiseemissioncontrol&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NOW, NOW EVERY CHILDREN&lt;/span&gt; Cars CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pop féminine telle que je l’aime : rugueuse, rageuse, minimaliste, aussi douce qu’amère. Troisième album pour ce duo mixte emmené par Cacie Dalager, chipie de première. Les LOS CAMPESINOS font moins de boucan à sept. Un petit côté Polyvinyl Pop (MATES OF STATE en moins kitsch, SATURDAY LOOKS GOOD TO ME en plus abrasif… ah tiens merde, deux autres duos mixtes). J’aime bien. Ca me parle. (Tapete) &lt;a href="http://www.tapeterecords.de"&gt;www.tapeterecords.de&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PANTHER&lt;/span&gt; The Birds 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le duo de Portland se popise dangereusement. Ce n’est pas pour me déplaire, loin de là. On oublie les ambiances tribales sans perdre pour autant le groove au change. Se renouveler avec classe et subtilité. Les types ont tout compris. Puis en live, ces six nouveaux morceaux (qui augurent du meilleur pour ce troisième album à venir bientôt) passent vachement bien. NO AGE n’a qu’à bien se tenir. (Altin Village) &lt;a href="http://www.myspace.com/panthertouch"&gt;www.myspace.com/panthertouch&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE PENELOPE(S) &amp; MORPHEUS&lt;/span&gt; Priceless Concrete Echoes CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bio est tellement confuse et mal écrite que je n’ai strictement rien compris au concept de ce disque. Qui est qui, qui fait quoi… Beuh. Heureusement qu’il me reste des tympans. Collaboration entre deux entités sonores dont le résultat s’apparente à une new wave mutante tendance boum boum borderline (l’insupportable tube Joey Santiago, à vomir). Le début du disque est intéressant, plus cold et éthéré que la suite (après la cinquième piste, donc) qui part dans des sphères THE WHIP meets ELLEN ALIEN qui me branchent moins. Plutôt cool quand même dans l’ensemble. Dommage qu’un des chanteurs se sente obligé d’en faire trois tonnes pour sonner comme Dave Gahan, ça en devient limite ridicule. La reprise du Sabotage des BEASTIE est fun. (Citizen) &lt;a href="http://www.thepenelopes.com"&gt;www.thepenelopes.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PICORE&lt;/span&gt; Libranos Del Mal CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;THE EX et FUGAZI sous le soleil de Zaragoza. Rock légèrement noisy, mathématique ce qu’il faut et qui me rappelle un peu ce que faisaient à l’époque leurs compatriotes de SHEREGANO. Je suis pas le plus gros fan de ce genre de chuche mais ça le fait bien une fois de temps en temps, et les types ont l’air vraiment super cools. (Magofermin) &lt;a href="http://www.myspace.com/picorelaposturaperfecta"&gt;www.myspace.com/picorelaposturaperfecta&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;POLLYANNA&lt;/span&gt; On Concrete CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très jolie pop folk jouée en duo et chantée en anglais par une voix féminine aussi douce que le satin de mes draps (non je plaisante, c’est du coton, mais bref on s’en fout). Le genre de disque qui paie pas de mine mais qui a tendance à revenir régulièrement sur la platine. Le groupe sait jouer de l’électricité tout comme il aménage d’intimes moments feutrés, évoquant tour à tour BRIGHT EYES et 27 dans un seul et même morceau (Run). Classe. Hâte de les voir en concert (les gars, si vous me lisez, répondez moi s’il vous plaît). (Waterhouse) &lt;a href="http://www.pollyanna.org"&gt;www.pollyanna.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;REZA&lt;/span&gt; Moonless CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indie folk americana abrasive, déjantée gentille mais un peu trop poussive pour me satisfaire. Et j’aime vraiment pas la voix du bonhomme. Heureusement, il a la bonne idée d’inviter H-BURNS, et là ça le fait carrément. Les mecs, faudrait peut-être envisager une collaboration sur un album entier, non ? (French Toast) &lt;a href="http://www.french-toast.fr"&gt;www.french-toast.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TEENAGE RENEGADE&lt;/span&gt; Is There Life After High School ? CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y’a-t-il une vie après SECOND RATE ? (Kicking/Vampire/Oni Red Chords/Chanmax) &lt;a href="http://www.myspace.com/oniredchords"&gt;www.myspace.com/oniredchords&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TIGER LOU&lt;/span&gt; A Partial Print CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TIGER LOU serait-il devenu un groupe chiant, avec le temps ? Ou bien l’a-t-il toujours été mais je ne m’en étais jamais rendu compte ? Perso, je commence franchement à m’emmerder. (Startracks) &lt;a href="http://www.myspace.com/tigerlou"&gt;www.myspace.com/tigerlou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TOTAL ABUSE&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, je comprends pas comment je fais pour pas aimer… (Deranged) &lt;a href="http://www.derangedrecords.com"&gt;www.derangedrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TYCHO BRAHE&lt;/span&gt; Le Temps Qui Passe CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile pour moi de catégoriser la musique de TYCHO BRAHE. Dix-sept vignettes de musique concrètement bricolée et expérimentale que je peux écouter comme ça, en fond sonore. Mais à partir du moment où je me concentre, je commence à m’ennuyer. La démarche d’exploration ainsi que son résultat sont très intéressants, c’est juste Bibi qui passe totalement à côté. Puis c’est pas forcément ce que j’ai envie d’écouter en ce moment. Mais je sais à qui ça va faire plaisir. (Les Disques Normal) &lt;a href="http://www.myspace.com/tychobraheband"&gt;www.myspace.com/tychobraheband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Fly Girls Volume 1 &amp; 2 DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art de la réédition. Un univers aussi vaste que celui de la sortie d’album lambda. Y’a des bons et des mauvais labels, des pratiques abusives et d’excellentes surprises, comme ce Fly Girls. Double compilation opulente qui fait le point sur 30 ans de hip hop au féminin. ‘fin bon, on remonte pas jusqu’à aujourd’hui mais à mon avis, ce projet s’inscrit naturellement dans la durée. Dans dix ans, d’autres volumes seront sortis, à n’en pas douter. Les piliers sont là (MC LYTE, QUEEN LATIFAH, Roxanne Shanté, Missy Elliott), on remarque aussi quelques absences (où sont DA BRAT et UNIVERSAL 2 ?) mais l’essence même du projet est intact. Les morceaux sont bons. J’ai tanné Médé pendant six mois avec ces deux compiles, et quand elles sont arrivées au magasin j’en croyais toujours pas mes yeux. C’est con, le bonheur. (Soul Jazz) &lt;a href="http://www.souljazzrecords.co.uk"&gt;www.souljazzrecords.co.uk&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE YUPPS&lt;/span&gt; Démo CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les a souvent comparés aux BB BRUNES. A tort. Les YUPPS (un an d’existence au compteur) n’ont pas la prétention de réinventer la guitare en abâtardissant honteusement une musique qu’ils feraient semblant de connaître et d’apprécier juste pour faire plaisir aux actionnaires de leur maison de disque (qu’ils n’ont pas encore, mais ça ne saurait tarder). Pas de faux son roots (le mastering est loupé, le mixage laisse à désirer MAIS c’est pas là le plus important), pas de paroles absconses mal chantées en français (le ton est juste, l’accent irréprochable et les textes personnels). Et surtout, une poignée de bonnes chansons où le trio laisse exploser son amour pour les STROKES, les ARCTIC MONKEYS, les LIBERTINES, probablement même un peu les KINKS, Dylan et les BEATLES (l’air de rien). Alors ouais, faut aimer la pop anglo-saxonne et ne pas s’arrêter à l’image que véhicule le groupe (z’ont de belles gueules, c’est pas de leur faute) pour apprécier les YUPPS à leur juste valeur. Car ces trois jeunes gens ont du talent. Avec un peu de travail (moins de nonchalance et plus de hargne en live) et les bonnes personnes pour les entourer (enregistrement mais aussi artwork), y’a moyen qu’ils aillent vraiment loin. Et m’est avis qu’on risque d’en entendre pas mal parler prochainement. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/theyuppsmusic"&gt;www.myspace.com/theyuppsmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ZERO DEGRE&lt;/span&gt; Des Etoiles Plein Les Yeux CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de chroniquer ce très bon premier album de ZERO DEGRE, projet solo de Nicolas Tochet (bassiste de MELATONINE, tête pensante du Kit, du Bœuf Nocturne et de Kermetz). ‘tain c’est tellement facile d’écrire des phrases et de les publier ensuite ! Pardon, j’avais promis de ne pas digresser et de ne plus chercher noise… Bref, notre grand barbu aura mis le temps mais ça y est, son petit bébé est bien là. Bel artwork, simple mais pas simplet, à l’image de la musique limpide composée par le bonhomme. Une electro discrète et éthérée ne manquant jamais de relief et qui sait aussi bien se faire douce et souffreteuse que dancefloor friendly. On pense forcément à DIABOLOGUM et EXPERIENCE la première fois, mais ces influences un peu lourdes disparaissent naturellement au profit d’une véritable personnalité qui se dégage au fil des écoutes, notamment grâce à la voix particulière de Nico (et son phrasé mélancolique) et à ses mélodies douces-amères, entre ciel de traîne et terre aride. Merde, Des Etoiles Plein les Yeux auraient très aisaiment pu sortir chez Anticon. Excellentes contributions de CHAPELIER FOU, ANGIL (mon morceau préféré) et CASCADEUR, sans oublier les amiEs de toujours que sont Suzanne, Julien et Fabio. J’imprime leurs noms noir sur blanc, c’est volontaire, sans eux ce disque ne serait pas le même et je serai probablement le seul à le faire. Les journalistes de mes couilles vont quand même pas s’embarrasser à citer d’illustres inconnus dans leurs pages. La presse est morte. Vive les blogs. (Unique Records) &lt;a href="http://www.zerodegre.net"&gt;www.zerodegre.net&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-4180032297067555049?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/4180032297067555049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=4180032297067555049' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4180032297067555049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4180032297067555049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/03/27.html' title='#27'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-5446133160299610436</id><published>2009-03-01T23:29:00.000-08:00</published><updated>2009-03-07T04:13:59.596-08:00</updated><title type='text'>#26</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hello,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite mise à jour en ce doux mois de mars. Plusieurs raisons à cet état de fait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* pas reçu grand chose dans ma boîte à loutres, hormis des factures;&lt;br /&gt;* pas acheté grand chose récemment, hormis des vieux disques de blues, de funk et de psyché;&lt;br /&gt;* pas trop eu le temps d'écrire, mon nouveau boulot-passion me bouffant une bonne partie de mes journées/soirées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure actuelle, je ne sais encore si je vais continuer. Je tirerai probablement jusqu'à juin, histoire de sortir un numéro 5 de 6 Mois Aux Chiottes. Pis si je sens que l'inspiration et le fun que je tire de ce projet sont prêts à me quitter définitivement, je les laisserai partir sans regret. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, la vie ne s'arrête pas avec la mort d'un projet. Tout comme l'amitié, n'est-ce pas ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan x Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AGASKODO TELIVEREK&lt;/span&gt; Psycho Goulash CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bonne bande de tarés, Anglais de surcroît. DEERHOOF, MELT BANANA, le math-rock et les jeux vidéos. Un artwork débile et une furie japonaise au chant. Des looks de footballeurs est-allemands et une putain de patate qui fume tout ce qui bouge. Gay Hussar est un tube. Je sais plus comment je m’appelle. (Adaadat) &lt;a href="http://www.adaadat.com"&gt;www.adaadat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ARCH WOODMANN&lt;/span&gt; Draped Horse Blue Licorne Argentée Feather Blue CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des kids en or. Un disque en or. J’ai eu la chance de les faire jouer à l’Emile début février. Crois-moi, ils ont bien calmé ceux et celles qui étaient présents. Une heure de set et des applaudissements à n’en plus finir. Des kids en or qui se la pètent pas (alors qu’ils le pourraient largement) et qui ont bien déliré pendant la soirée. Un disque en or à ranger aux côtés de tes plus beaux joyaux de folk moderne et que certains vétérans feraient mieux d’étudier. Clean, classe, cool, à écouter d’urgence. (Black Shoes) &lt;a href="http://www.myspace.com/archwoodmanntimber"&gt;www.myspace.com/archwoodmanntimber&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AUSTIN NEWCOMERS&lt;/span&gt; Avalanches &amp; Snow Storms CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort quand encore, le nouveau MAXIMO PARK ? (Le Sonotone) &lt;a href="http://www.myspace.com/austinnewcomers"&gt;www.myspace.com/austinnewcomers&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BARZIN&lt;/span&gt; Notes To An Absent Lover CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What the folk ? Comment j’ai pu passer à côté de BARZIN aussi longtemps ? Encore du retard à rattraper, putain je m’en sortirai jamais. Bref, rien à dire car rien à jeter. Ah si, un truc : ce disque est un putain de FAVORI. (Monotreme) &lt;a href="http://www.barzinh.com"&gt;www.barzinh.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLOCKSHOT&lt;/span&gt; After The Beep CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon mix de punk rock classique et d’influences plus pop alternative. BIKINI KILL, les DAMNED, TEAM DRESCH et le early SLEATER KINNEY sont convoqués au bureau de la Police du Bon Goût. Mmm. Ouais. C’est bon, vous pouvez passer. L’artwork n’est pas très beau, mais les textes (politisés) et la musique rattrape facilement la faute. En concert bientôt à l’Emile Vache. Plutôt hâte de les rencontrer. (F Spin) &lt;a href="http://www.f-spin.de"&gt;www.f-spin.de&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BOMBADILOM&lt;/span&gt; Derrière Les Fagots CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime beaucoup la musique du trio, entre pop moderne et chanson expérimentale. Par contre, la voix et les textes gâchent tout le plaisir que j’en retire. Dommage. Comme quoi, y’a encore des trucs qui me bloquent dans ce style de musique. Mais bon c’est pas très grave. Excellents remixes de l’ami QSB qui officie à la contrebasse au sein du combo. (Rose Music) &lt;a href="http://www.myspace.com/arnobombadilom"&gt;www.myspace.com/arnobombadilom&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CENTAUR NOIR&lt;/span&gt; Rock The Hall CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain. Belle classe. On dirait du VIOLENT FEMMES croisé avec les morceaux les plus calmes de NO KNIFE et quelques délires d’obédience THE KILLS. Ajoute à cela cette touche typique « je fais ce que je veux et je t’emmerde » pour laquelle les METH &amp; GOATS sont connus et tu obtiens CENTAUR NOIR, le projet solo de Jon Burns, chanteur des suscités.  Quinze titres agréables qui coulent sans heurt à sortir bientôt en LP, car oui, encore une fois, le Connard Prétentieux t’offre une super chronique en avant-première exclusive. Merde, t’en as de la chance. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/centaurnoir"&gt;www.myspace.com/centaurnoir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE ELDERBERRIES&lt;/span&gt; It Doesn’t Really Matter CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quoi ça, une promo pour l’Oréal ? Dans la bio, François Berthier (mais c’est qui ce tocard ?) les compare très sérieusement à LED ZEPPELIN, les STOOGES et ACDC (pour la voix, apparemment). « La relève du hard » en France. Merde, tout ce que j’entends c’est un mix grossier de BLOC PARTY et PLACEBO joué par des rockeurs qui se fringuent chez H&amp;M et portent la moustache comme ma grand-mère. Des pantins qu’on a envie de baffer, quoi. La blague du mois. (Discograph) &lt;a href="http://www.the-elderberries.com"&gt;www.the-elderberries.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EPILEPTIC&lt;/span&gt; A Piece Of Eternity CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est zarbi, je me souvenais pas d’un chant aussi rocailleux chez EPILEPTIC. Bref. Nouvel album, toujours aussi content de recevoir de leurs nouvelles dans ma boîte à loutres. Le groupe trace sa route, suit son bonhomme de chemin avec humilité, privilégie la discrétion pour durer  au lieu des gesticulations habituelles (marque de fabrique des années 2000). Alors ouais, la musique du trio n’est pas formatée « bon goût de forum », elle n’a pas de cools tattoos, elle ne verse, ni dans le bruit intello inaudible, ni dans la célébration d’un virilisme hardcore que je pensais personnellement mort avec Good Life, ni dans une quelconque forme de revival sénile ayant pour but de faire plaisir aux trentenaires ringards (et à ceux qui en ont vingt mais qui sont déjà vieux dans leur tête). Ouais. C’est juste de la bonne musique qui mûrit bien avec le temps et qui révèle des trésors d’inventivité, de tensions et de mélodies, sous réserves que l’on passe outre un chant sonnant un peu trop « je me force là, j’espère que ça s’entend pas trop ». A cet effet, Living Rough, Fake et surtout All The Religions m’ont bien calmé. Ouais. Très très bon disque, peut-être le meilleur du trio à ce jour. (Pi-Core/Rejuvenation/Theatre) &lt;a href="http://www.myspace.com/epilepticband"&gt;www.myspace.com/epilepticband&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;EVERY MAN HAS YOUR VOICE&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Projet solo d’un membre d’ARCH WOODMANN. Jolie folk américaine sans batterie. Les cordes sont au centre de la discussion. La voix est chaude et réconfortante. Ca me fait parfois penser à KINGS OF CONVENIENCE, les refrains tubesques en moins. Ouep, je trouve ça très cool dans l’ensemble mais je regrette vraiment l’absence de catchiness (sauf sur Life Under Water, terrible). Merde, y’a bien moyen de faire cinq hits qui tuent, avec un potentiel pareil. Alors ouais, j’espère que ce sera le cas la prochaine fois, hein. Excellent début, en tout cas. (Black Shoes) &lt;a href="http://www.myspace.com/emhyv"&gt;www.myspace.com/emhyv&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FILIA MOTSA&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la chope enfin avec une pochette ! J’étais bien à côté de la plaque sur ma précédente chronique de FILIA MOTSA. C’était du violon et pas du violoncelle, tocard. Puis après m’être pris une bonne grosse mandale à l’Emile, je retire ma comparaison avec HELLA. Le duo nancéen se situe bien au-delà des sphères expérimentales herculéennes de la formation précitée. L’émotion. Ce qu’il manque à 98% des groupes de post/math/rock/mes/couilles. L’étincelle de vie. La grâce. Voilà ce qu’ils ont pour eux. Voilà ce qu’on ne pourra jamais leur enlever. Après leur concert, Jennie m’a confié avoir été assez bluffée. Sentiment partagé par tout le public. Le message se propage. Et ça ne fait que commencer. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/filiamo"&gt;www.myspace.com/filiamo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FORDAMAGE&lt;/span&gt; Belgian Tango CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’artwork est sublime, comme d’habitude chez Kythibong. Faudrait mettre le label en contact avec les New Work City. Je suis sûr qu’ils pourraient s’entendre. Sinon, hello MILEMARKER. C’est fou comme les Nantais me rappellent au bon souvenir du défunt combo d’Al Burian. Un petit côté QUETZAL (du Dead End Tracks, notamment) qui le fait franchement bien. Bref, de la zik pour les mi-vieux comme moi. En tout cas, j’ai passé une excellente demi-heure en leur compagnie, et franchement je n’en demandais pas tant. (Kythibong) &lt;a href="http://www.myspace.com/fordamage"&gt;www.myspace.com/fordamage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FREYSSAC&lt;/span&gt; Désolé CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ça, tu peux l’être. (Exil Musique) &lt;a href="http://www.freyssac.com"&gt;www.freyssac.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;RANDY TWIGG&lt;/span&gt; Undone CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ex-FUCK PUPPETS exilée à Berlin sort là un putain d’album qui permet de confortablement patienter avant le nouveau PEACHES. Bel équilibre entre grosses guitares qui tâchent et rythmiques électroniques cheapouilles qui donnent malgré tout envie de bouger son boulard (Centerfold, single évident). La voix de Randy suinte le sexe à des kilomètres à la ronde. Excellence sur toute la ligne. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/randytwigg"&gt;www.myspace.com/randytwigg&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;REIGNS&lt;/span&gt; The House On The Causeway CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh zut, ce disque va plaire à DOG BLESS YOU. Une version délétère et mortifère d’AMERICAN ANALOG SET, avec quand même, baignant dans ce jus de mélancolie épaisse, quelques moments de lumière absolue. Irréelle, éthérée, pure et claire. Un très très bon disque à ne pas mettre en toutes les oreilles. Ultime paradoxe d’une musique qui ne se donne pas en pâture mais qui se mérite bien. (Monotreme) &lt;a href="http://www.reigns.net"&gt;www.reigns.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SAIBU&lt;/span&gt; Happy Life CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie réserve bien des surprises. Comme la découverte de ce groupe qui a de la pulpe. Il va s’en dire qu’il en a également beaucoup écouté. PULP, grosse référence pour ces Parisiens. Ces quatre titres m’ont beaucoup fait penser à l’effort solo de Jarvis Cocker. Feeling acoustique agréable. Indolence british. L’accent suit pas des masses, tout comme le batteur qui, semble-t-il, a encore quelques cours à prendre au conservatoire. Mais les morceaux, bien qu’un peu longs, ont tout de même la classe. C’est le principal. Ils ont suffi à me convaincre de les faire jouer à l’Emile en fin d’année. Je pourrai donc juger sur pièce. (French Toast) &lt;a href="http://www.saibu-music.com"&gt;www.saibu-music.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SOFY MAJOR&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version promo cadeau du nouveau 12’. Les Clermontois font chanter les guitares. Tu sens qu’elles sont heureuses de jouer. C’est l’autoroute, y’a aucune limitation de vitesse, ça file droit sans se retourner. Bref, rien que ça, c’est un véritable régal pour les oreilles. Puis y’a cette couleur métallique violente envoûtante et ces petites pincées de BOTCH (Endive, l’air de rien). Sinon, le chant a gagné en profondeur et s’intègre vraiment bien à l’ensemble. J’adore, j’adhère. En plus de ça, il me dédicace un morceau (Satan). Merci les mecs. Ah oui, quatre titres de cette trempe, faut pas abuser : c’est trop court ! Album, schnell ! (Emergence/Communication Is Not Words) &lt;a href="http://www.sofymajor.com"&gt;www.sofymajor.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;STINKING LIZAVETA&lt;/span&gt; Sacrifice &amp; Loss CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les types ont quand même sorti un disque chez Tolotta. Rien que pour ça, respect. Ce Sacrifice &amp; Loss est leur sixième effort. Ca doit pas être leur meilleur car je me suis endormi au bout du premier morceau. Merde. (Monotreme) &lt;a href="http://www.monotremerecords.com"&gt;www.monotremerecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;STUKAZERO&lt;/span&gt; First Wave CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock’n’roll moderne qui a déjà quelques années de retard. TURBONEGRO, anyone ? Pas que ce soit mauvais. Non, dans un style qui m’emmerde généralement, je trouve la musique de STUKAZERO plutôt bien branlée. Ca manque cependant de tranchant et de hargne, et c’est malheureusement tout ce qui fait la différence entre les meneurs et les suiveurs. Peut-être qu’en travaillant le son et les compositions, la tendance pourrait s’inverser. Ah oui, ne laissez plus votre pote Yurga s’occuper de vos artworks. (Cheeky Cherry) &lt;a href="http://www.myspace.com/stukazero"&gt;www.myspace.com/stukazero&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TOHU BOHU / DR GEO&lt;/span&gt; Patchwork CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai participé à ce disque (deux textes, ma voix sur un morceau), je ne sais pas encore si je vais en dire du bien, en tout cas j’en cause. Je me nettoie le séant avec la pseudo déontologie dont font preuve certains. Face TOHU BOHU : de l’électronica pure et dure. Guitares cristallines, nappes éthérées et saccades électriques. Ca bidouille sec. Les ambiances sont maîtrisées à la perfection, à la manière d’un CHAPELIER FOU. Certaines textures me rappellent également le travail de Louis. Y’a quelque chose qui est là, présent, un sens mélodique évident mais encore un peu en retrait, qui ne demande qu’à éclater au grand jour. Au prochain disque, peut-être ? Face DR GEO : folk électronique inclassable. Lui, ça fait un moment déjà que je le dis et que je le répète : il pue le talent. C’est pas pour le flatter bassement. C’est quelque chose dont je suis absolument convaincu. Et je pourrais dire la même chose du GOAT (qui signe d’ailleurs l’artwork de ce split), de John Rimbaud ou de Fabien Simon. Mes potes sont doués, j’y peux rien. J’ai de la chance. Et lui aussi. Sa partie est collégiale. Pour le meilleur. (Le Kit) &lt;a href="http://www.lekit.net"&gt;www.lekit.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WELLDONE DUMBOYZ&lt;/span&gt; Magnetic Hippies Vol.1 K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psycho psyché déglingo dérangé. Mais vachement inspiré. Foutraque et bordélique, drôle sans être relou (à croire qu’ils ont pris mes remarques en compte… fallait pas, les mecs !), c’est pas comme si les types savaient pas jouer. Si ça doit arriver, c’est qu’ils font semblant, histoire de coller au concept du morceau. Bref. Un groupe que j’apprécie à mesure qu’il enchaîne les sorties. Un groupe à la démarche libre qui m’en rappelle un autre, étrangement. Faudra peut-être songer à faire un split. (DIY) &lt;a href="http://welldone.dumboyz@free.fr"&gt;welldone.dumboyz.free.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-5446133160299610436?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/5446133160299610436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=5446133160299610436' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5446133160299610436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5446133160299610436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/03/26.html' title='#26'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-4224218099603858432</id><published>2009-02-01T04:01:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T04:40:29.702-08:00</updated><title type='text'>#25</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Salut,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Metz a été classée 39e ville à visiter en 2009 par le Times. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cons, ils ont même pas parlé du blog le plus cool du monde, premier sur les chroniques, les jeux de mots fulgurants et le bon goût indiscutable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier, car j'ai une réputation de connard prétentieux à défendre. Premier, car j'accepte la critique et les crachats dans la gueule avec le même sourire en coin et ce petit majeur tendu bien dissimulé au fond de la poche de mon blouson en jean. Les mecs qui prennent ce qu'ils gribouillent au sérieux (me suis encore gentiment mangé la gueule avec un de ces spécimens y'a pas longtemps) me motivent. Plus que jamais, ce sont eux qui me donnent envie de continuer à écrire. Je suis premier grâce à eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à toi aussi, qui sait lire entre les lignes et apprécier les quelques conneries dissimulées dans ces avis de pseudo-journaliste. On se marre bien, non ? J'espère que je te fatigue pas trop pour l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, je fête mon deuxième abonné ! Merci Ocinatas ! Si j'habitais à Paris (Dieu m'en préserve), on se croiserait probablement régulièrement aux concerts que tu organises. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon sinon, comme d'habitude, si t'as envie d'envoyer un ou plusieurs disques, l'adresse reste la même :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peace, love and Laphroaig,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan X Noir Fluo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : on est dimanche, je décuve, je me suis pas relu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;12XU&lt;/span&gt; Démo K7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, l’influence WIRE est évidente. J’y retrouve également un petit quelque chose des ZOUNDS dans les mélodies et certains riffs de gratte. Sans oublier la touche fraîcheur French emo. Les types sortent pas de PETRON pour rien. Je serais même tenté de trouver une ressemblance avec les SALES MAJESTES dans le chant. Haha, désolé les mecs, c’est de votre faute aussi, à force de vous foutre de la gueule de notre patrimoine local (le punk messin), je me sens obligé de vous rendre la pareille ! Bon, trêve de plaisanterie. Cette démo est beaucoup trop courte car ces morceaux sont beaucoup trop bons. Je sais pas, faut sortir un LP là tout de suite et me faire le même coup que THE ESTRANGED. Parce que y’a le potentiel pour faire quelque chose de grand. Vous vous en rendez compte, hein ? La reprise de Neil Young est mortelle, les textes sont tip-top comme d’hab’. Bref, démerdez-vous comme vous voulez mais dépêchez-vous ! (DIY) &lt;a href="http://weare12xu.blogspot.com"&gt;weare12xu.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A.S.T.R.O.&lt;/span&gt; From My Window CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.S.T.R.O. ou l’histoire d’un groupe qui redonne ses lettres de noblesse à un genre qui a bien mauvaise presse depuis quelques années, le screamo. Remballe tes riffs pseudo métal à deux balles, ici les six-cordes te causent le vrai diabolisme électrique, celui hérité d’ORCHID et de ses inspirateurs (URANUS, DRIFT, ACME, SYSTRAL, t’entends ??) sans oublier ce petit côté JOSHUA FIT FOR BATTLE qui leur sied à merveille. Ouais, Valentin c’est un peu le Robert Johnson de l’Île-de-France, ses doigts sont putain d’evil. Bref. J’aime ce groupe pour plein de raisons que je vais pas énumérer mais si en fait et sans les détails parce que sinon ça va prendre de la place : la musique est cool (ok, je l’ai dit quinze fois déjà), elle est faite par des types encore plus cools (putain mais ouais) qui ont tout compris au DIY (contrairement à la plupart des groupes ricains qui le font juste pour se la péter) et en plus de ça c’est la vraie déboîte en live (la seule différence avec ORCHID c’est que les gens connaissent pas les morceaux d’A.S.T.R.O. par cœur, et merde c’est vraiment une honte). Alors si je dois garder qu’un seul groupe de skramz ce sera eux et personne d’autre (non, même pas machin de Rochester ou bidule de Boston dont j’en ai strictement rien à carrer), surtout avec un tube aussi énorme que The Link. Ouep, gros FAVORI (et je parle pas seulement de Valentin huhu humour tout pourri je ferme ma bouche). (Happy Hang) &lt;a href="http://www.myspace.com/myastro"&gt;www.myspace.com/myastro&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE AUSTRASIAN GOAT&lt;/span&gt; Piano &amp; Stump DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chroniquer un disque du GOAT est la chose la plus compliquée qui soit. Parce qu’hormis verser dans l’hystérie dithyrambique à chaque sortie, je ne vois pas quoi dire d’autre. C’est vrai, putain. J’entretiens un rapport tellement intime avec sa musique (gros pervers, ce n’est pas ce que tu crois). J’ai pu observer l’évolution, les remises en question et les décisions qui ont amené Julien à accoucher de ce nouvel opus. Je ne donnerai cependant pas dans le gossip et l’anecdote, ça ne sert strictement à rien. Je vais simplement souligner à nouveau quelque chose qui me paraît essentiel pour comprendre la portée de son œuvre : la musique d’AUSTRASIAN GOAT, aussi extrême et érudite soit-elle, est capable de toucher au cœur n’importe quel être vivant sur cette planète. Ouais. Sa beauté est universelle. Je pourrais écrire un bouquin sur ce disque (comme sur les précédents), te dire que l’artwork défonce, que le travail sonore est encore plus abouti, que le piano tient une place prépondérante et digresser sur d’autres œuvres qui sont chères à mes yeux, parler de la démarche pure et sans compromis du bonhomme, bref faire comme tout bon journaliste qui se respecte : s’en tenir aux faits. Ben voilà. Le meilleur disque de 2009, sans conteste. FAVORI (Burning World) &lt;a href="http://www.theaustrasiangoat.com"&gt;www.theaustrasiangoat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BEHALF FIEND&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VERSOS MIRIADES&lt;/span&gt; Honor &amp; Pride For Satan CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est heureusement ici loin du black métal pour lecteur de Noise. Point de propreté clinique et d’ésotérisme à lunettes. Ouf. Terreur, haine et satanisme au programme. Yeah. Ces Brésiliens fantasment le soleil glacé de Norvège, la mort et le chaos. Le métal noir selon BEHALF FIEND est certes primitif mais loin d’être bête (en témoigne ce magnifique Witches de clôture) tandis que celui de VERSOS MIRIADES tape dans un gothisme mélodique qui ferait presque froid dans le dos si je n’étais pas déjà habitué à ce genre de traitement (CELTIC FROST, yup). Au niveau du son, l’approximation règne, mais franchement on s’en branle royal. Très bon split, avec une petite préférence pour les seconds. (Demon’s Pride) &lt;a href="demonsprideprod@hotmail.com"&gt;demonsprideprod@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE BIG BLACK BOOTS&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plein de bonnes choses dans cette démo. Des influences qui renvoient aux glorieuses 60’s (THEM, THE ANIMALS, Dylan) ainsi qu’à la pop anglaise actuelle (THE VIEW, THE LIBERTINES). Une énergie frappante et une sincérité indéniable qui transpirent à l’écoute de ces neuf titres. Ces jeunes gens semblent aussi bien à l’aise avec le rock racé et frondeur que la ballade piano/gratte sèche. Cool. Y’a aussi, malheureusement, pas mal de lacunes dans l’exécution (au niveau rythmique, notamment), les morceaux sont trop longs (merde, faut aller à l’essentiel) et j’ai parfois eu du mal à me concentrer sur le chant sans avoir envie de pouffer de rire (accent anglais improbable et le sentiment que le frontman a enregistré certaines de ses prises sur le pot). Voilà. La bonus track est excellente, c’est con, pourquoi ne pas en avoir écrit plus, des chansons comme ça ? (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/thebigblackboots"&gt;www.myspace.com/thebigblackboots&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLACK JESUS&lt;/span&gt; He Who Ain't With Me Is Against Me CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y’a de plus en plus de gens qui m’écrivent pour me dire que mes chroniques les font rire, et qui me joignent dans leur courrier un disque de leur groupe afin de paraître sur le blog et dans le zine. Je sais pas s’ils se foutent de ma gueule, hein. Mais c’est cool. BLACK JESUS, bon nom. Je connaissais pas avant de recevoir cette démo. Je sais pas d’où ils viennent. Un des mecs a un t-shirt BLACK FLAG, et son pote d’à côté ressemble à Adam Horowitz. Marrant. Leur zik de branleurs explore le versant californien de la chose, CIRCLE JERKS et TSOL en tête de gondole. Les morceaux les plus rapides m’évoquent les OFFENDERS. Hardcore punk du soleil era 1982, par là. Les textes ont l’air de bien délirer aussi (Metalheadbanging On My Dick, White Rasta, Prince Of Darkness), dommage qu’ils ne soient pas inclus dans la pochette. Voilà, un disque cool et sans prétention. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/blackjesus"&gt;www.myspace.com/blackjesus&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE BORING&lt;/span&gt; The Masquerade CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BETTER THAN A THOUSAND et BANE avec un petit soupçon de MINOR THREAT (normal). Bon, y’a encore quelques merdouilles au niveau de l’exécution (le batteur raccroche, deux/trois riffs manquant d’inspiration, certains chœurs limites) mais dans l’ensemble THE BORING (nom pas du tout approprié) s’en sort avec plus que les honneurs. J’ai pas entendu beaucoup de groupes de hardcore posi français aussi énergiques et humbles, disposant de textes intelligents et d’un sens mélodique aiguisé. Donc ouais, direct dans le top 5 du genre. Les GUERILLA POUBELLE feraient bien de les faire apparaître sur une de leurs compiles en lieu et place de toutes ces merdes mélos peu inspirés dont ils nous gavent habituellement. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/theboring"&gt;www.myspace.com/theboring&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CERCUEIL&lt;/span&gt; Ghost Get Toasted LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours du mal à causer correctement d’un disque quand je l’ai trop écouté. C’est le cas avec ce premier LP de CERCUEIL. Merde, je le connais tellement par cœur… Je vais quand même pas me rabaisser à réécrire leur bio ? Non, t’es fou ou quoi ? T’as juste besoin de savoir que c’est de la bonne came, du genre à hanter tes veines nuit et jour jusqu’à la fin des temps… Les arrangements électroniques sont à la fois glaciaux et organiques, rampants et majestueux, tous entiers dévoués à la mise en valeur de cette voix de sirène cristalline et décharnée, véritable moteur hypnotique et obsédant de ce disque. Juste magnifique. Artwork explosif, reprise de James Brown. Bref, FAVORI (Label Brasseuse) &lt;a href="http://www.cercueil.org"&gt;www.cercueil.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHAPELIER FOU&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, et dire qu’il y a un peu plus de deux ans, Louis jouait devant cinq personnes à l’Elixir. Qui en avait quelque chose à battre à l’époque, du CHAPELIER FOU ? A Metz, quasiment personne, et ailleurs encore moins. Aujourd’hui, Louis blinde l’Emile Vache et performe dans toutes les plus grandes SMAC de France et de Navarre, participe au Printemps de Bourges et aux Eurockéennes avec un succès sans cesse renouvelé. Aujourd’hui, tout le monde est son ami. Avant que tout ce bordel ne lui tombe sur le coin de la gueule, nous étions supposés, avec Wondernoise, lui sortir un quatre titres. C’était un projet qui nous tenait à cœur mais je suppose qu’on peut désormais se le carrer bien profond. C’est pas bien grave. Louis mérite tout ce qu’il lui arrive. Sa musique est un don du ciel qui réchauffe le cœur, le corps et l’esprit. (Ici d’Ailleurs) &lt;a href="http://www.myspace.com/chapelierfou"&gt;www.myspace.com/chapelierfou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CORDE BREVE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CORDE BREVE est un concept. Le duo bordelais met en musique des poésies d’auteurs parfois obscurs du XIXe siècle. Décrit comme ça, ça donne pas envie. Et pourtant. Le groupe évite l’écueil de l’intellectualisme bobo à deux boules pour offrir au monde un disque aventureux, gracieux, beau, plaisant. Bref, une réussite sur toute la ligne. Mes deux nouveaux amis ont l’intelligence de ne pas seulement illustrer ces écrits en gratouillant comme des souris défoncées à la colle mais bien en composant de jolies pépites folk américaine, n’hésitant même pas à dépasser les frontières de la pop pour nous délivrer un tube magistral (Il Pleure Dans Mon Cœur, de Verlaine). Bon, si le chant en français, les guitares sèches, les voix féminines et les albums de France Cartigny te laissent de marbre, autant passer à la chronique suivante. Mais je compte sur ta curiosité naturelle et ton ouverture d’esprit gigantesque pour laisser une chance à CORDE BREVE (putain, quel nom). Le disque ne sort qu’en avril, merde on commence enfin à me prendre au sérieux. (Vicious Circle) &lt;a href="http://www.viciouscircle.fr"&gt;www.viciouscircle.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE CURE&lt;/span&gt; 4 :13 Dreams DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¼ de Pornography + ¼ du S/t + ½ de Bloodflowers = cet album qui aurait pu être aussi magique que le précédent. L’est pas catastrophique non plus, du moins pas comme ils l’ont dit dans la presse. Mais quand la diaspora se décide à aligner une de ses victimes, elle n’y va pas de main morte. Bref, ces treize rêveries feront l’affaire en attendant le prochain. (Geffen) &lt;a href="http://www.thecure.com"&gt;www.thecure.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEATH TO PIGS&lt;/span&gt; La Horse 10’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, faut arrêter les polémiques stériles avec leur artwork. Celui de l’album de BLIND FAITH était bien pire. Révolution chez les Nancéens, quatre textes sont imprimés sur l’insert. La vache !! Décadence à fond la caisse, moins de rock’n’roll, un poil plus de bruit. Ils se rapprochent dangereusement d’EX-MODELS et ce n’est certainement pas pour me déplaire. Reprise des BRAINBOMBS en face B. Tu sais, le groupe à la mode qui a influencé AH KRAKEN. Bon disque. (Down Boy/213/Bande Noire) &lt;a href="http://www.213records.com"&gt;www.213records.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DESIGN A WAVE&lt;/span&gt; Zeitgeist Correctional Facility CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvel épisode de la série des polaroïds conçus avec amour par la petite RAYMONDE HOWARD. DESIGN A WAVE, c’est Tom de CHECKHUDDERSFAX en solo. Le gazier semble être passé maître dans l’art de la conception d’hymnes à la danse froide, même lorsque ceux-ci durent près de dix-huit minutes (le titre d’ouverture). Il empile les sons et les rythmes avec une facilité aussi déconcertante qu’il tient l’auditeur en haleine. Old school et fun as fuck. KRAFTWERK et P.I.L. sont évoqués à demi-mots. La new wave minimaliste des années 80 n’est jamais bien loin non plus. Bref, je trouve ça über cool. Sortie aussi audacieuse qu’intéressante, vivement la suite ! (Angry Ballerina) &lt;a href="http://angryballerina.free.fr"&gt;angryballerina.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DESPISE YOU&lt;/span&gt; West Side Horizons LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est belle. J’ai un travail qui me plaît, j’habite avec l’amour de ma vie, la discographie de DESPISE YOU est enfin sortie en LP. Merci à Ivan le Macédonien pour son joli boulot. Un peu cheap mais le principal est là. Soixante-deux tueries powerviolentes, chants mixtes destructeurs, reprises de POSSESSED, DRI, CIRCLE JERKS et BEOWULF. Bel artwork à l’intérieur du gatefold. Je regrette juste que les textes soient difficilement lisibles. Mais la vie est belle quand même. (Fuck You) &lt;a href="http://www.hellmilitia.com"&gt;www.hellmilitia.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DISTORSIONS&lt;/span&gt; Psychic Reverb LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre groupe de Metz que je ne connaissais pas et qui sort là ce deuxième LP. Trio garage qui n’hésite pas à injecter du psyché, de la dance et de la pop dans son merdier. Influences revendiquées : 13TH FLOOR ELEVATORS, FLIPPER et MC5. Je rajouterais les COUNTDOWNS, parce qu’hormis la voix (psyché et réverbérée, comme dans le titre), ça y ressemble vraiment. Petit côté surf pas dégueu parfois (Fetish Action) voire même post-punk (le très GANG OF FOUR Radio Hit, qui porte bien son nom). Disque vraiment cool dans l’ensemble, y’a de bons tubes qui se révèlent au fil des écoutes mais je vais leur faire cependant le même reproche qu’à leurs potes des BIG BLACK BOOTS : vos morceaux sont trop longs, les mecs. Ou alors allez droit au but et pétez cinq titres par face. Bon, hormis ce détail qui ne gênera que moi, c’est du tout bon hein. (Electrophone) &lt;a href="http://www.myspace.com/lithiumforyou"&gt;www.myspace.com/lithiumforyou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DRUNKDRIVER&lt;/span&gt; Born Pregnant LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Cyril Lignac chroniquait des disques de noise au lieu de se la jouer « Paul Bocuse chez les Beaufs », il dirait probablement de ce Born Pregnant que c’est « un truc de malade ». Malade comme chez RUPTURE, BRAINBOMBS, JESUS LIZARD et THROBBING GRISTLE. Ou Albert Fish. Bref, un truc dangereux qui file le cancer à son écoute. (Parts Unknown) &lt;a href="http://www.myspace.com/drunkdriverusa"&gt;www.myspace.com/drunkdriverusa&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GAEL &amp; THE TENDINITES&lt;/span&gt; La Cata Marrante CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Projet d’un seul homme, Gael Le Billan, cette Cata Marrante est un disque ambitieux qu’il va m’être difficile de résumer en quelques lignes. Donc je vais faire comme j’ai l’habitude (et comme tu aimes me lire), c'est-à-dire avec des phrases courtes presque sans verbe et des références qui ne feront écho que dans mon subconscient malade. Parfois je pense à du bon Lavilliers (sans tout le folklore reggae), parfois aussi à du BEATLES qui aurait survécu aux années 70, souvent à du Gainsbourg rêveur. J’écoute. Je tente de saisir ce qui m’échappe. La musique de Gael n’est pas aussi simple et évidente qu’elle n’en a l’air. J’écoute. Je commence à comprendre. Qu’il n’y a rien à comprendre. Mais j’aime beaucoup ce que j’entends. Les cinquante idées à la seconde. La théâtralité intrinsèque de ces treize pièces. Le blues, les récits de voyage, le piano qui s’emballe, le jazz saoul et le whisky qui ne demande qu’à être bu. Plus je me le passe, plus je suis fasciné. Il y a encore quelques années, j’aurais envoyé ce disque valser avec les paquets de clopes vides dans ma poubelle. Aujourd’hui, je me cale dans mon fauteuil, un verre à la main, et je tends l’oreille pour essayer de capter les subtilités qui m’auraient échappé lors des premières écoutes. Merde, faut y aller pour qu’un disque chanté en français me captive à ce point. Merci Gael. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/quivapiano"&gt;www.myspace.com/quivapiano&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GENERAL LEE&lt;/span&gt; Hannibal Ad Portas CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mecs, je crois qu’il faut arrêter les frais de suite là. Le hardcore métal fou fou d’il y a trois ans, ça n’avait rien donné. Le hardcore métal chiant et dépressif d’aujourd’hui, ça ne donne rien non plus. En plus de CULT OF LUNA, j’ai parfois l’impression d’écouter BOTCH en 78 tours (Tyrant, flagrant). Torture. Tiens, hier je lisais la chronique de ce disque dans le dernier Noise et je me disais que, pour une fois, j’étais d’accord avec son auteur (Bil, le type dont le pseudo est aussi ridicule que sa plume est, lol, assassine). Comme quoi, tout arrive. (Basement Apes) &lt;a href="http://www.basementapesind.com"&gt;www.basementapesind.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;GLASS CANDY&lt;/span&gt; Deep Gems CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;That joke isn’t funny anymore. (Italians Do It Better) &lt;a href="http://www.myspace.com/glasscandy"&gt;www.myspace.com/glasscandy&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GUEULES D’AMINCHE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est marrant, le premier morceau me fait penser à du hardcore joué sans guitare électrique ni batterie ni basse. Non, je n’ai rien pris ce matin. Les GUEULES D’AMINCHE font de la chanson (avec un nom pareil, quoi de moins étonnant), gratte sèche + accordéon + une voix plaintive dégageant plus d’émotion que n’importe quel ersatz post-AMERICAN NIGHTMARE. Si tu veux mon avis de newbie, je trouve ça carrément cool. Je te le dis, tout arrive. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/gueulesdaminche"&gt;www.myspace.com/gueulesdaminche&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HATEFUL ABANDON&lt;/span&gt; Famine (Or Into The Bellies Of Worms) CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca a le toucher et l’odeur du black métal, ça y ressemblerait presque si on n’avait pas déjà essayé de nous la faire mais ça n’en est pas du tout. Bon, la dynamique est noire, tout comme le sont les mélodies et certaines vocalises, très SHINING dans l’esprit. Mais l’ensemble sonne majoritairement comme de la bonne dark cold wave des familles. Les guitares sont belles et tristes, le son est glacial, entouré d’un épais brouillard fantômatique, évoquant aussi bien BURZUM que BAUHAUS, THEATRE OF HATE ou JOSEF K. Le mélange est intéressant, vraiment. Je n’en viens pas encore à crier au génie (on se calme et on boit frais, les mecs) mais j’avoue, y’a un truc, quelque chose dans l’air, un goût de reviens-y. (Todestrieb) &lt;a href="http://www.myspace.com/hatefulabandon"&gt;www.myspace.com/hatefulabandon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;JULLIAN ANGEL&lt;/span&gt; Life Was The Answer CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait beau dehors, pourtant. (Another) &lt;a href="http://www.another-record.com"&gt;www.another-record.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KOMANDANT COBRA&lt;/span&gt; Baboon Qu4tre CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sent beaucoup l’influence de 31KNOTS dans la musique des français de KOMANDANT COBRA. Celle d’HAL AL SHEDAD aussi, même si plus diffuse. On note également une discipline rythmique typiquement noise, limite martiale (un petit côté AGHOSTINO croisé avec BAXTERS, french touch quoi). Ca file droit, pas un pet de travers. Je regrette cette absence de folie, perso. L’exécution clinique tranche avec l’émotivité de la voix. KOMANDANT COBRA fait souffler le chaud et le froid. Comme pour l’artwork, d’ailleurs (la beauté du babouin contre la banalité de la police). D’ailleurs, je m’en rappelle comme si c’était hier. Je collectionnais les points cadeaux au dos des emballages GI Joe dans le but de pouvoir m’offrir le chef des méchants. Je me souviens avoir attendu au moins trois mois avant de le recevoir dans ma boîte à lettres, un bras en moins. Mais bon, je vais pas rejeter la faute d’un souvenir traumatique enfantin sur les KOMANDANT COBRA, ils n’ont rien demandé et n’y sont finalement pour rien. Avec un blase aussi classe, je leur souhaite en tout cas une carrière proche de celle de leur modèle de Portland, c'est-à-dire beaucoup d’albums, de tournées et une évolution dans le bon sens. (Kithybong) &lt;a href="http://kythibong.free.fr"&gt;kythibong.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LA SECONDA VOLTA&lt;/span&gt; Soft Power CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vlà un bon groupe qui sort un plutôt bon disque. Ca plairait bien à mes copains d’AGHOSTINO et de BEESWAX, pour situer. La tension de FUGAZI et la pop de BLUETIP, avec un chant mixte qui le fait bien, sauf quand le mec tire un peu trop sur ses cordes vocales. Heureusement, il ne le fait pas souvent. La zik est cool sans être renversante, y’a même quelques petits tubes de derrière les fagots (Who’s Gonna Save The Boys, Find A Way To Justice, Mystery Plan) et les textes sont bien écrits. Bon, y’a toujours ce satané problème d’accent (voir chronique suivante) qui me gave grave (répète le, pour voir). Voilà voilà, c’est l’ami Tamagawa qui sort le disque sur son label Mayo, attention il écoute les STONES et mange des enfants. (Mayo) &lt;a href="http://www.myspace.com/lasecondavolta"&gt;www.myspace.com/lasecondavolta&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LEBENDEN TOTEN&lt;/span&gt; Near Dark LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du punk-rock de dentiste. Les types jouent avec des fraises. D’où le son gencive-unfriendly. Chant féminin hystérique et muret du son. Derrière ces artefacts américano-japonais (GAUZE, CONFUSE, CONSUME, ATROCIOUS MADNESS) se cache un petit côté pop que je dois probablement être le seul à déceler et à apprécier. Bon, si je déplore encore un manque certain de puissance par rapport à ses illustres modèles, je commence doucement à trouver ce Near Dark carrément bon au fil des écoutes. Un peu le même effet Kiss Ghoul qu’avec le dernier SEX/VID, d’ailleurs. Sorti sur Wicked Witch, comme c’est étonnant ! (Wicked Witch) &lt;a href="http://www.burnoutzine.net"&gt;www.burnoutzine.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE SKELETON BAND&lt;/span&gt; Preacher Blues CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blues moderne et tellurique en provenance du sud de la France. Fils illégitime du grand Tom. Un rejeton de plus à compulser. Si j’apprécie ce que j’entends, je crains ne pas pouvoir supporter plus de quelques minutes le chant et sa diction. Si tu as la prétention de t’exprimer dans une langue autre que la tienne, prends au moins le temps de travailler ton accent. Parce que là, ça gâche vraiment tout. (Nova Express) &lt;a href="http://www.novaexpressrecords.com"&gt;www.novaexpressrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LES MARIE SALOPE&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une blague ? Prochain album sur Crash Disques ou chez Guerilla Asso, au choix. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/lesmariesalope"&gt;www.myspace.com/lesmariesalope&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MIKEY RANDALL&lt;/span&gt; Zero Of Our Time CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clin d’oeil à SATANIC SURFERS ne t’aura pas échappé. Celui à Parker Lewis Can’t Lose non plus. Sortie de ces habiles références, la musique du quatuor s’avère on ne peut plus nostalgique d’une époque où les révélations de Revelation (GARRISON, FARSIDE et autres BY A THREAD) constituaient le haut du panier en matière de tendance trendy. Une trame de base malheureusement entachée par un passé de keupon mélodique (rigor mortis rythmique, double voix insupportables) et un sens de la composition qui veut clairement en faire trop. Sitôt écouté, sitôt oublié. Dommage. Point positif : y’a un haut-fourneau sur la pochette. (Truffle Shuffle) &lt;a href="http://www.myspace.com/mikeyrandall"&gt;www.myspace.com/mikeyrandall&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MIND ERASER&lt;/span&gt; Conscious/Unconscious LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau long, nouveau carton. Nouveau monstre de tension. Fusion bouillonnante de powerviolence, de hardcore punk malsain, de métal scandinave et de sludge doom marécageux. Avec une description pareille, on sent poindre le buzz chez les webzineux. Surtout que le disque est sorti sur Clean Plate, le label de Will ex-ORCHID blah blah blah. Ah merde, j’oubliais que les types préféraient écouter de la musique sur Myspace. Bon c’est pas bien grave, quel que soit le support on se retrouve toujours avec la même équation : deux morceaux + deux faces = deux tueries. Le buzz est finalement justifié. Et le groupe est aussi bon que le cocktail du même nom. (Clean Plate) &lt;a href="http://www.myspace.com/minderaserhc"&gt;www.myspace.com/minderaserhc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KYLIE MINOGUE&lt;/span&gt; Boombox CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, X n’était pas un si mauvais disque. (EMI) &lt;a href="http://www.kylie.com"&gt;www.kylie.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MONOSOURCIL&lt;/span&gt; S/t 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mononoise. Monoface. MONOSOURCIL. Monocéphale. Je ne suis pas plus fan que ça de ce disque. Le bruit blanc émis par mes enceintes rappelle méchamment SIGHTINGS, THE HOSPITALS et ARAB ON RADAR. Monocorde. Monotone. C’est dommage, y’avait du potentiel. Prochaine fois, peut-être. (Gaffer/Down Boy/Steak Au Zoo) &lt;a href="http://www.myspace.com/monosourcil"&gt;www.myspace.com/monosourcil&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MY ONLY SCENERY&lt;/span&gt; Begin To Walk CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène « emo » à Metz se réduit à peau d’zob. Les rescapés du néo découvrent la mélodie, THURSDAY, les arpèges et ENVY. Forcément, ça donne des idées. Pas toujours les meilleures, d’ailleurs. Attention, MY ONLY SCENERY joue extrêmement bien avec les codes de ses nouveaux genres musicaux préférés (emo + post-rock, ben ouais fini le néo), enchaînant montées vertigineuses et descentes violentes. C’est malheureusement (pour eux comme pour moi) juste chiant comme la mort. Entre les breaks ou intros entendus des milliers de fois et le chant clair faux (ça n’a pas le même charme que chez les Kinsella), je trouve plus de mal à en dire que de bien. Pas de leur faute s’ils arrivent trois ans après la guerre, remarque. Peut-être qu’avec d’autres influences, un peu plus d’expérience, ça pourra déboucher sur quelque chose plus à mon goût. En même temps, tout le monde s’en fout, c’est pas cette chronique qui changera la face du monde. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/myonlyscenery"&gt;www.myspace.com/myonlyscenery&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NAHVALR&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je chie dans ma guitare et que je la branche sur mon Laney VH100R, j’aurais peut-être le même son. (Enemies List) &lt;a href="http://www.myspace.com/nahvalr"&gt;www.myspace.com/nahvalr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ORDER OF THE VULTURE&lt;/span&gt; Death Disciple LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vautour a perdu en chair depuis son précédent méfait. Les Ricains ne sont plus que trois. Ca sonne moins FALL OF THE BASTARDS du coup, c’est plus minimaliste, cru et punk. J’aime bien, on revient à l’essentiel. VENOM, BATHORY, POSSESSED, CELTIC FROST, tu commences à connaître. La couvrante est belle. Très belle, même. Preuve que la classe en noir et blanc a encore de beaux jours devant elle. (Aborted Society) &lt;a href="http://www.abortedsociety.com"&gt;www.abortedsociety.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE OXFORD COLLAPSE&lt;/span&gt; Bits CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journalistes rock se prennent souvent au sérieux. Un fond de culture, quelques disques promos et des entrées gratuites à tous les concerts de merde suffisent pour choper un bon gros melon. Toi, petit connard de province avec ton blog tout pourri, t’as surtout pas intérêt à la ramener, au risque de te faire rabaisser jusqu’au trente-deuxième sous-sol. Forcément, je n’étais pas d’accord avec toutes les chroniques que j’ai pu lire dans la presse rock française de ce dernier OXFORD COLLAPSE en date. Comme j’aime bien faire le malin, je l’ai fait savoir par mail aux intéressés. A chaque fois, je me suis fait immanquablement remballer. Marrant. Les types manquent justement de ce fond de culture dont je parlais plus haut pour apprécier ce Bits à sa juste valeur. Un disque qui me ramène à mes années pop émotive et superslacker, à PIEBALD, WEEZER et PAVEMENT. Un disque qui est passé inaperçu, submergé qu’il était par le flot de sorties electrorock merdiques et expérimentalomesburnes. Note pour les Lorrains : ils vont jouer gratuitement le vendredi 13 février à l’Emile Vache à Metz, alors sortez vos machettes et venez tailler le bout de gras. (Sub Pop) &lt;a href="http://www.subpop.com"&gt;www.subpop.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;PARAMOUNT STYLES&lt;/span&gt; Failure American Style CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Classe absolue. Scott Mc Cloud, rescapé de GIRLS AGAINST BOYS et NEW WET KOJAK, revient sur le devant de la scène indie whatever avec PARAMOUNT STYLES. Ou comment se réinventer en onze titres tous plus magistraux les uns que les autres. Un secret ? Malgré les excès et tout ce qu’on pourra en dire, le rock ça conserve. La preuve. Failure American Style est un petit disque simple comme bonjour. Bête comme tout. Génial par essence. Indispensable. Un classique en devenir dès la première écoute. Guitares spectrales, piano magique, acoustique impeccable. Et cette voix bourbonnée, profonde et brûlante, qui ferait tomber enceinte n’importe quelle vierge effarouchée sur le champ. Quatre chef d’œuvres à extraire de ce magma bouillonnant : All Eyes Are On You Now My Pet (tube imparable en ouverture), Race You Til Tomorrow, Come To New York (ok, j’arrive) et I Keep Losing You. Plus généralement, tout l’album en boucle. FAVORI Style. (Cycle) &lt;a href="http://www.myspace.com/paramountstylesnyc"&gt;www.myspace.com/paramountstylesnyc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;PROJECT SERENDIPITY&lt;/span&gt; Linear Lullabies CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente-deux pistes au compteur. Faut en vouloir pour se les enfiler d’une traite. Les berceuses linéaires de Paul Russell se veulent le point de chute entre breakcore ravageur (les rythmiques qui s’emballent et qu’on n’arrête pas) et electronica candide (les mélodies enfantines). Pari réussi la plupart du temps. C’est juste con parfois d’arrêter ses morceaux en plein milieu, quand ceux-ci commencent à devenir intéressants (Db War, par exemple). Mais bon, c’est peut-être le style qui veut ça. J’en sais rien, en fait. (Hollow Soul) &lt;a href="http://www.myspace.com/projectserendipity"&gt;www.myspace.com/projectserendipity&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SEX/VID&lt;/span&gt; Communal Living 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Long format après une poignée de courts. ‘fin long, un peu plus d’un quart d’heure. C’est déjà pas mal. Hardcore sauvage, haineux, bruyant et bruitiste, tout ce que le punk de forum aime depuis six mois. SEX/VID prochainement signé chez Bridge 9. M’enfin, au moins on a réussi à se sortir du revival CRO MAGS. Et pendant ce temps-là, CRIME DESIRE sort des disques dont le monde se fout éperdument. Mais le monde c’est de la merde. Ouais. Il a des goûts de chiottes. Monde de merde. Bref, l’affiliation à ORCHID ne m’avait pas sauté aux yeux jusqu’à ce que Phil m’en parle. Ouais, y’a de ça. La violence, la saleté et l’intensité associées à cette science du chaos que seuls les rois incontestés du screamoemoviolenceaarrrggghh étaient capables de maîtriser correctement. Comme disait le vieux sage dans une chronique d’un ancien numéro de Burn Out, à propos de je ne sais plus quel disque : « Il pleut des hangars ». Ouais, c’est à peu près ça. (Dom America) &lt;a href="http://www.burnoutzine.net"&gt;www.burnoutzine.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;UGLY STICK&lt;/span&gt; Still Glistening LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les spécialistes appellent ça du cow-punk. En gros, du punk un peu laid-back, bluesy et rustaud, se laissant parfois aller à des délires country folk ou psyché 60’s, comme c’est le cas avec ce groupe de comiques troupiers. Putain merde, il est d’ailleurs vachement bon, ce groupe. Bon, encore faille-t-il être un minimum cultivé ET ouvert d’esprit aux mélanges intercommunautaires rock’n’roll pour apprécier la musique faussement ringarde et molle (je me met dans la peau de quelqu’un qui aime pas, là) du trio. Mais comme tel est ton cas, je ne me fais aucun souci pour toi ! Bref, ce Still Glistening s’est doucement fait sa place sur ma platine sans que je m’en rende compte, bien calé entre un FUNKADELIC et un DEEP PURPLE. FAVORI, quoi. (Hovercraft) &lt;a href="http://www.hovercraftpdx.com"&gt;www.hovercraftpdx.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Brazilian Evil Legions Attack LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ok, j’ai imaginé les types de ces quatre groupes, qui posent comme des Norvégiens à l’arrière de la pochette, torse nus en train de jouer au foot sur une plage de Copa Cabana. Argh. Tout de suite, le folklore evilistique en prend un coup. Bon, à bien y regarder, le second degré de cette imagerie est également flagrant, alors concentrons-nous plutôt sur la musique. GOAT VENGEANCE démastique deux morceaux furieux et bordéliques, les cymbales explosent de partout, tu comprends rien mais c’est ultra jouissif. Le chanteur frise l’arrêt cardiaque. PILLARS OF EMPIRE récite son petit MARDUK/DARK FUNERAL illustré avec brio puis s’évade dans des délires plus BURZUMesques. Approche non dénuée d’intérêt. Face B, AQUERONTE joue trash nawak meets black de foire, c’est marrant mais ça me fatigue vite. SHEITAN, absolument dans le même délire. Plat et sans saveur, le jour et la nuit avec la première face. Le label soutient le satanisme, le nihilisme et le terrorisme partout dans le monde. Ca méritait d’être dit. (Demon’s Pride) &lt;a href="demonsprideprod@hotmail.com"&gt;demonsprideprod@hotmail.com&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-4224218099603858432?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/4224218099603858432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=4224218099603858432' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4224218099603858432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/4224218099603858432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/02/salut-metz-ete-classee-39e-ville.html' title='#25'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-5766074797478646547</id><published>2009-01-01T04:50:00.000-08:00</published><updated>2009-01-11T03:43:35.555-08:00</updated><title type='text'>#24</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hello Fuckface,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain, nous sommes dans la merde jusqu'au cou. Qu'est-ce qui pourra sauver l'amour ? La ponctualité, très cher. Raison pour laquelle l'on se retrouve aujourd'hui en ce premier jour de l'an 2009 avec une poignée de chroniques à lire, la gueule encore bien enfoncée dans ton cul mais heureux de constater que tu peux toujours compter sur ton copain Buddy, le chroniqueur de l'extrême. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maladresse, mauvaise foi, subjectivité, limitation des relectures, assomption de mon goût (douteux, à n'en point douter), tels sont les engagements que je m'..., hum, m'engage à respecter à l'aube de cette nouvelle ère devant vous, mes trois fidèles lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au passage, merci à Gilles de s'être abonné au blog. Vous devriez en faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour figurer sur ce site et dans sa version papier semestrielle, rien de plus simple. Il suffit d'envoyer un disque à l'adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te laisse, je suis en plein milieu de la saison 2 des X-Files, y'a encore du boulot avant d'en voir la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Buddy Satan X Noir Fluo&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;10LEC6&lt;/span&gt; Cannibal To Be LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEERHOOF qui aurait mangé des BANANES FONDUES (MELT BANANA, pour ceux qui comprennent pas mes vannes pourries). Malheureusement, ce disque est moins mémorable que son artwork qui me ramène à la putride époque de l’Horreur Est Humaine. (Fiat Lux) &lt;a href="http://www.10lec6.com"&gt;www.10lec6.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AUTUMN PICTURE&lt;/span&gt; The Field CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait comparer la musique d’Hubert à du ONE AM RADIO sans arrangements électroniques. Même sensibilité, même colère retenue. Le traitement est juste différent. Et pour la peine, je la trouve un peu moins passionnante que celle de son collègue Hrishikesh. Dix très jolis titres qui me laissent un peu froid. (Hill Billy Stew) &lt;a href="http://www.myspace.com/autumnpicture"&gt;www.myspace.com/autumnpicture&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MALCOLM BAULD&lt;/span&gt; Covered In Dust CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chanteur des FRENETICS (excellent combo post-JAWBREAKER) revient aux affaires avec son projet solo. Si le premier morceau donne le ton (punk as folk), le second remet de suite les choses en perspective. Une superbe ballade country folk, compagne du désert, épouse de la solitude. Et plus tu avances dans l’écoute de ce Covered In Dust, plus tu te rends compte que tu as affaire à un pur disque de lover. Un grand disque de lover, même. Et n’y vois là rien de péjoratif, au contraire. J’ai eu la chance de jouer avec lui et je suis resté sans voix pendant tout son concert, soufflé par la puissance de ses chansons et la sincérité du bonhomme. De bons souvenirs, n’est-ce pas Geo ? Allez, FAVORI. (Art Of The Underground) &lt;a href="http://www.myspace.com/malcolmbauld"&gt;www.myspace.com/malcolmbauld&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE BELONE QUARTET&lt;/span&gt; 1802 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain. J’ai beau le réécouter, j’ai beau me forcer, me torturer les méninges, me presser le cœur pour en ressortir ne serait-ce qu’une goutte d’encre, je n’arrive pas à écrire quoi que ce soit sur cet album du BELONE QUARTET. Je ne sais même pas si je l’aime ou pas. Je crois que, pour la première fois, je suis absolument et unanimement partagé entre deux sentiments bien distincts l’un de l’autre, m’empêchant de ce fait d’être critique à l’égard de ce disque. Putain. Néanmoins, si tu aimes la new wave et les musiques pour robots en mal de moutons électriques, jettes-y une oreille. (Kythibong) &lt;a href="http://www.belonequartet.org"&gt;www.belonequartet.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLAKE EEE&lt;/span&gt; Border Radio CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEATH CAB FOR CUTIE produit par Adrian Sherwood = BLAKE EEE. Quel drôle de nom, soit dit en passant. Prononce-le à l’Anglaise, tu passes pour un hystérique. Un doux-dingue, à l’image de ce Border Radio. Tiens donc. Un disque qui devient de plus en plus tribal et ténébreux à mesure que tu progresses dans son écoute. Dub évanescent, country diaphane, pop barrée dans les sphères nuageuses, le tout passé au mixer de l’expérimentation débridée jamais bridée. Un mois plus tard, je ne suis toujours pas parvenu à en percer ses mystères. Il n’y a que chez Disney qu’on apprivoise une bête sauvage avec du chocolat. (Unhip) &lt;a href="http://www.unhiprecords.com"&gt;www.unhiprecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CENTENAIRE&lt;/span&gt; The Enemy CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe qui a du manger beaucoup d’épinards et boire beaucoup de Bordeaux avant de composer ce nouvel album. Du fer, du vin, la référence ne t’aura pas échappé. Ou si, peut-être. Faut dire, mes vannes tombent souvent à plat. Tout le monde le sait, je suis aussi drôle qu’une gastro un jour de mariage. Bref, je m’égare. Tout ça pour dire que les Parisiens de CENTENAIRE ont probablement beaucoup écouté IRON &amp; WINE avant de s’atteler à l’enregistrement de The Enemy . Voilà, six lignes pour faire une comparaison. Rentre chez toi, Philippe Manœuvre. Re-bref. Tout ça pour dire que ce nouvel opus est de toute beauté. Sept compositions charnelles, envoûtantes et hypnotiques qui tournent inlassablement dans la platine depuis que le facteur me les a apportées. Sept compositions qui élèvent le groupe à la droite de SYD MATTERS. Fa-fa-fa-fafafa-fa-favori ! (Clapping Music/Chief Inspector) &lt;a href="http://www.centenaire.net"&gt;www.centenaire.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CEREBRAL TURBULENCY&lt;/span&gt; Segregace K0 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les disques de chez Khaaranus sont toujours aussi laids. C’est une constante. Tout comme les CEREBRAL TURBULENCY sont toujours aussi cérébralement turbulents. Siphonnés, même. Normal quand on joue du techgoregrind futuristicopasséiste, bref quand on fait ce que l’on veut dans la violence la plus décomplexée qui soit. Quinze ans d’existence et le groupe se sépare aujourd’hui sur un dernier coup d’éclat. Comme on dit, ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier. (Khaaranus) &lt;a href="http://www.myspace.com/cerebralturbulency"&gt;www.myspace.com/cerebralturbulency&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHACHI ARCOLA&lt;/span&gt; A Terre CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wouah, on dirait des inédits de SUBMERGE. Cinq titres posthumes (car le groupe a splitté… Ca aurait pu tomber sur CELESTE mais non, fallait que ce soit CHACHI ARCOLA) qui offrent une suite intéressante au fast thrash chaos de mes Rémois chéris (eux aussi splittés depuis un bail, et qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui dans le genre ? De la merde !). Ca pue le métal et la mort. Les textes sont toujours aussi beaux, crus et intenses. Uppercut. J’ai hâte de voir ce que va donner le prochain projet de mon cher Jean-Charles. (Los Discos De la Bestia) &lt;a href="http://chachiarcola.free.fr"&gt;chachiarcola.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CVANTEZ&lt;/span&gt; Yvettela Musipontaine CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rock indé classieux chanté fémininement en français. La monolitisme reste le maître mot, un peu comme chez LUNGFISH. Entre NOIR DESIR, ENGINE KID, MAZZY STAR et le VERUCA SALT de 21, ces onze titres se laissent tranquillement écouter (malgré quelques plans limites). C’est pas immédiatement la claque dans la gueule mais y’a moyen que la galette revienne tourner régulièrement dans le mange-disque à l’avenir. Un nouvel album doit sortir début 2009, je suis bien curieux de l’écouter. (Drunk Dog) &lt;a href="http://www.myspace.com/cvantezmusic"&gt;www.myspace.com/cvantezmusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEERHOOF&lt;/span&gt; Offend Maggie LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A se prendre plus que de raison pour SONIC YOUTH, DEERHOOF perd tout ce qui faisait son charme décalé mais gagne son ticket vers le succès public et critique. La vie est une question de priorité. (Kill Rock Stars) &lt;a href="http://www.myspace.com/deerhoof"&gt;www.myspace.com/deerhoof&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DEERHUNTER&lt;/span&gt; Microcastle LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour et la nuit avec leur Turn It Up Faggot que je garde encore bien au chaud tout contre moi. Seulement trois années séparent la sortie de ces deux disques. Pourtant, on ne dirait pas le même groupe. Les journalistes appellent ça la « maturité ». Pourquoi pas. Je t’avoue que je m’en fous. Ce nouvel album est bon, et c’est tout ce qui m’importe. Je ne saurais te donner de comparaisons pour parler de DEERHUNTER puisque je ne lis pas la presse spécialisée. Mais j’aime bien passer quelques moments avec eux dans les airs. J’aime même beaucoup. (4AD/Kranky) &lt;a href="http://www.myspace.com/deerhunter"&gt;www.myspace.com/deerhunter&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ARRINGTON DE DIONYSO&lt;/span&gt; I See Beyond The Black Sun CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chanteur d’OLD TIME RELIJUN en solo, ça donne quoi ? Une gorge qui frémit, un saxo pris de convulsions spontanées et des plages de silence. Trip tellement barré qu’il fait régulièrement planter ma platine et tous les ordis sur lesquels j’ai tenté de lire ce disque. Merci mec ! (K) &lt;a href="http://www.krecs.com"&gt;www.krecs.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE DITCH&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept titres de punk hardcore basiques et funs en provenance de Saint-Étienne. Pas loin d’un LOST BOYS en moins carton, cependant. Pas la passion sur disque mais en live ça doit bien le faire. (DIY) &lt;a href="http://www.theditch.fr"&gt;www.theditch.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ED WARNER’S CAGE&lt;/span&gt; Lera Anagrafh CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ED WARNER’S CAGE font du screamo. Du bon. Du vrai. De l’original. Du toujours inattendu. Du jamais honteux. Chose plutôt rare pour être signalée. Je n’en écoute plus depuis SONG OF ZARATHOUSTRA donc je vais pas traîner, juste dire que c’est un excellent disque qu’il faut écouter si on aime bien cette musique moderne émergente. Maintenant, la question qui tue : Jason R est-il toujours en vie ? (Jason R/Bestiality/Sigma/ESB) &lt;a href="http://www.myspace.com/edwarnerscage"&gt;www.myspace.com/edwarnerscage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ELIOTE &amp; THE RITOURNELLES&lt;/span&gt; Goodbye Ghosts CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq titres d’une délicatesse bouleversante. La vache, comment il m’a pris par surprise, ce disque ! J’en suis tombé raide dingue à la première écoute. En formule trois et emmenée par une voix d’ange sublime, la folk limpide de la petite Eliote et ses deux Ritournelles vise juste. Droit au cœur. Les instruments employés sont des jouets entre leurs mains. On s’amuse, on expérimente, on prend des risques (les chœurs sur Pour Les Enfants Qui Ont Peur De l’Orage). Surtout, on déroule les bonnes influences au bon moment (CAT POWER sur Sweet Hereafters ou PINK FLOYD sur Olof). Et cette voix, juste parfaite… Et cette reprise crépusculaire de Strange Fruit qui se hisse sans mal au niveau de la version qu’en avait donné Billie Holiday en son temps, la douleur en moins (normal). Merde merde merde. Il est trop court, ce disque. Je veux un album. Putain. Je les fais jouer le 27 mai à l’Emile Vache avec GENERAL BYE BYE, inutile de préciser que j’ai grave hâte de les voir. Oui, un peu de prosélytisme ne fait pas de mal. FAVORI. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/eliotee"&gt;www.myspace.com/eliotee&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EL PUNTO DEVIL&lt;/span&gt; Aprendiendo A Morir CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Punk hardcore thrashy borderline, hargneux et cagneux comme il faut. Espagnol, bièn èntèndou. Reprises de DEFIANCE et VENOM. Aussi bien branlé qu’anecdotique. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/elpuntodevil"&gt;www.myspace.com/elpuntodevil&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ESCARRES&lt;/span&gt; Plumérid CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bel, très bel objet. Enfin un peu d’originalité visuelle dans ce monde de brutes numériques. Si ce Plumérid flatte mes mirettes, il a tendance à un peu trop violenter mes esgourdes. Dans le genre « je capte que dalle à c’qu’il m’arrive », les Nancéens se posent là. Avec toute leur force. En même pas dix minutes t’as l’impression d’avoir écouter douze morceaux alors qu’en fait y’en a même pas trois qui sont passés. Tu piges, mon frère ? Do you speak l’ultraviolence ? Pour être honnête c’est pas trop ma came, même si, j’avoue, leur étrange crossover GU GUAI XING QIU meets DILLINGER ESCAPE PLAN passe plutôt bien après quelques écoutes. J’aime beaucoup les titres des morceaux (mais c’est I’m A 88Bit Boy que vous auriez dû l’appeler, vot’ morceau… Merde, la fierté vosgienne, bordel !). (Oni Red Chords) &lt;a href="http://www.myspace.com/escarres"&gt;www.myspace.com/escarres&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EUROSHIMA&lt;/span&gt; Tant Qu’il Y A De La Vie Il Y A Du Désespoir CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, le premier avril tombe un mercredi. (Crash Disques) &lt;a href="http://www.myspace.com/euroshimyspace"&gt;www.myspace.com/euroshimyspace&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FAST MOTION&lt;/span&gt; Sailing To Nowhere CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bel artwork. C’est donc ça le punk rock Warmzine. Energie et chœurs hardcore, riffs modernes, un poil de rock’n’roll et de jolies mélodies. A ce titre, FAST MOTION semble plus doué que la moyenne et distance sans problème tous les tâcherons qui oeuvrent dans le genre (TWISTED MINDS étant le premier nom qui me vient en tête). Ici au moins les refrains se mémorisent dès la première écoute. Pas besoin de tortures répétées pour au final faire le même constat : « c’est de la merde ». C’est donc pas le cas ici, et les Nordistes m’en voient ravi. Seul défaut du disque : le traitement de la voix. C’est quoi cet réverb à la mord moi l’nœud ? Mais ça va, je vais quand même pas faire mon chieur pour ça. Bon groupe, bon skeud, t’entends ? (Street Machine/Don’t Trust The Hype) &lt;a href="http://www.fastmotion.fr"&gt;www.fastmotion.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GENERAL BYE BYE&lt;/span&gt; Démo CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Teaser d’un album qui s’annonce gouleyant. La bio évoque BLONDE REDHEAD. On n’en est pas loin. A défaut de posséder le même talent de composition (mais, à entendre ces quatre morceaux, ça ne serait tarder), les Parisiens ont à leur avantage un goût affirmé pour le psychédélisme et la schizophrénie borderline qui les font parfois pencher du côté de la Belgique (on pense à une version féminine de VENUS ou de MUD FLOW). Et je suis une guiche en la matière, mais leur tube When It’s Gonna Rain m’a également rappelé les BEATLES. Je crois que c’est plutôt un compliment, non ? Bref, je jugerai sur pièce le 27 mai à l’Emile Vache, ils y jouent avec les fabuleux ELIOTE &amp; THE RITOURNELLES. Oui, ceci est un message subliminal. (Brebre Music) &lt;a href="http://www.myspace.com/generalbyebye"&gt;www.myspace.com/generalbyebye&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GLU&lt;/span&gt; Aucun But CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun Intérêt. (Rekin) &lt;a href="http://www.myspace.com/glubrut"&gt;www.myspace.com/glubrut&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE HEALTHY BOY&lt;/span&gt; Jusqu’à Ce Que Nous Soyons Repus CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’artwork est magnifiquement glauque. Peinture d’un personnage shakespearien livide, les yeux rougis, tirant la langue. Au diapason de la musique de THE HEALTHY BOY, qui ne doit pas l’être tant que ça (healthy). Une référence, une seule, revient et suffit à renseigner sur le ton général de ce disque : SMOG. Guitare sèche et fantomatique, voix profonde et spectrale, bienvenue dans la forteresse de solitude du Nantais. Une tristesse minimaliste qui doit faire de l’effet les jours de grisaille, quand tu n’as pas envie de sortir de chez toi, qu’il fait trop froid, trop moche dehors. Alors tu regardes par la fenêtre la pluie tomber, et les silhouettes mouvantes se protéger, tandis que THE HEALTHY BOY égrène ses 47 minutes décharnées avec la plus pure des mélancolies. Jusqu’à ce que toi aussi tu sois repu. (Kythibong) &lt;a href="http://www.kythibong.org"&gt;www.kythibong.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KABU KI BUDDAH&lt;/span&gt; Life Is A Picnic CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la Palme d’Or du meilleur pressbook revient à KABU KI BUDDAH. Haut la main. Dans la foulée, je lui attribue aussi celle de l’artwork le plus chargé. J’ai bien wigolé en découvrant ce nouvel album. La recette reste la même (section rythmique en béton sur laquelle viennent se greffer divers instruments à cordes et à vent) et se déguste toujours aussi fraiche (difficile de prédire les trente secondes qui vont suivre l’introduction d‘un morceau), surtout avec ces textes à hurler de rire (la Flèche d’Or, les bloggers et les babos en prennent plein la gueule), entre dadaïsme et private jokes séniles. Tiens allez, je vais me laisser à tenter une comparaison hasardeuse comme tu les aimes tant : ce Life Is A Picnic est un pont lancé entre THE EX, ROBOTNICKA, BODY BAG et PEU-ÊTRE. Joli, non ? Maintenant, commande-leur en une copie. (Rock’n’Roll Masturbation) &lt;a href="http://www.myspace.com/kabukibuddah"&gt;www.myspace.com/kabukibuddah&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KIRUNA&lt;/span&gt; Penundaan CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version promo de leur one sided 12’ tiré à 250 exemplaires. Déjà, la démo parue l’année dernière montrait les signes tangibles d’un grand groupe en devenir. Ce nouveau cinq titres persiste, signe et confirme ce premier constat. KIRUNA a un son à la croisée du screamo et de la noise, light pour les deux ingrédients, juste le bon dosage qui évite au groupe de tomber dans la caricature facile et le Grand Gognol (ceci n’est pas une faute d’orthographe). KIRUNA a également une voix. Une sacrée putain de voix. C’est même son atout majeur. Un organe qui n’en fait jamais trop, toujours juste. Encore le bon dosage entre cri, chant et déclamation. Il donne au groupe toute sa personnalité. Malheureusement, et ça me fait chier de l’admettre, je prédis à KIRUNA une « carrière » dans l’indifférence la plus totale, seulement soutenu par une poignée d’amis et de fanatiques de passage qui auront su reconnaître de son vivant tout le talent et la dextérité de ce quatuor. Être culte avant d’avoir splitté, finalement y’a pire comme statut. (Emotionally Unstable/Dreams Come True/Bigoût) &lt;a href="http://www.myspace.com/kirunanoise"&gt;www.myspace.com/kirunanoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LAFIDKI / ROLAND VOLAPÜK&lt;/span&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LAFIDKI : Saphy (MONOSOURCIL) aux commandes d’un mutant aquatique en liberté. Quinze plages d’electro abstraite et ambiante. Paysages modernes, du bleu partout. Invitation au voyage et au recueillement. ROLAND VOLAPUK : Imran (UPFALL ?!) en fragile équilibre sur une corde de guitare. Il s’amuse avec son instrument et tout ce qui lui passe sous la main. Je passe un peu à côté de son délire mais connaissant le personnage ça doit être bien fun en live. (Steak Au Zoo/Angry Ballerina) &lt;a href="http://www.steakauzoo.com"&gt;www.steakauzoo.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LONELY DRIFTER KAREN&lt;/span&gt; Grass Is Singing CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est fou. Fou de ne pas reconnaître à sa juste valeur le talent immense de la jeune Tanja. Ses chansons douces fredonnées, sur toutes les lèvres de ceux et celles qui pensent avec leur cœur. Son premier album m‘avait déjà mis à genoux. Celui-ci finit par m’achever. Guitare espagnole, accordéon espiègle, piano processionnaire et cette voix d’ange bleu tombé du ciel… Ou comment te transporter, en quarante-cinq minutes, hors de ta vie quotidienne. Hors du temps et de l’espace. Entre Marlène Dietrich, Tom Waits et Yann Tiersen, ces treize ritournelles paraîtront anachroniques pour l’amateur de merdes branchouilles electro/noise/metal qui comble le vide de son existence en écrivant trois chroniques par an sur son blog. C’est dommage, car Grass Is Singing s’adresse aussi à lui. Un disque dont l’universalité intemporelle saura résonner au plus profond de l’âme de l’Humanité. Non, sérieusement, c’est un putain de disque. FAVORI. (Crammed) &lt;a href="http://www.lonelydrifterkaren.net"&gt;www.lonelydrifterkaren.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LOVE2LOVE&lt;/span&gt; Punk Is Dead, Let’s Go Dance 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas qui se cache derrière ce projet, en tout c’est toujours plus drôle que les soirées Suce Le Beat. Un (des) punk qui fait de la véritable eurodance cuvée 1991. Y’a tout : les mélodies nazes, les paroles débiles, les vocalises à la SCOOTER et surtout un artwork vintage du plus bel effet. Six morceaux, dont un en allemand + le remix du tube Love2Love par AEROSTEAK. Classe américaine, mec. (All Is Blue) &lt;a href="love2love@no-log.org"&gt;love2love@no-log.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LES MEATLES&lt;/span&gt; Hillbillies Are Human Too CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain c’est marrant, les MEATLES c’est les sixties en dix morceaux et vingt-huit minutes. Vraiment. Ces trois allumés parviennent, avec une simplicité aussi candide qu’extraordinaire, à synthétiser une décennie de chansons, comme ça, rien qu’en claquant des doigts. Beat, acid, folk, pop, soul, r’n’b, psyché, tout y passe. Mixé, malaxé et restitué avec autant de déférence/référence que de culot. La périlleuse opération demande talent et courage, deux qualités que les Lensois ont plus qu’à revendre. On pourra même revérifier cela à l’occasion de la sortie de leur nouvel album prévu pour le début de l’année prochaine. Cool. Ah oui, j’oubliais : ils viennent jouer le 10 avril à l’Emile Vache. On te compte parmi nous ? (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/lesmeatles"&gt;www.myspace.com/lesmeatles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MEMORIES OF A DEAD MAN&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros métalcore qui défouraille bien comme il faut. Sauf quand ça chante. Grosse faute de goût, le chant dans le métal moderne. Sinon c’est bien mais ça manque juste un poil de variété. Les tempos sont toujours lourds, ça peut vite devenir aussi chiant que NEUROSIS dans ces cas-là. Pas de doute, ces jeunes gens ont bien écouté CULT OF LUNA. Alors bon, un peu d’urgence et de chaos (d’anarchie ?) ne serait pas du luxe, hein. Ah oui, le chanteur se fait appeler Bones. Wouah. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/memoriesofadeadman"&gt;www.myspace.com/memoriesofadeadman&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PIERO MOIOLI&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Les Squares et Lolly se sont installées dans ma tête depuis la première fois où je les ai écoutées. Plus moyen de les en déloger.  Normal, je suis là en présence de deux petits bijoux dotés d’arrangements orfèvres et d’une assise mélodique affirmée. Je n’avais pas vraiment suivi les aventures de Piero dans LE P’TIT JEZU, je le retrouve donc maintenant aux commandes d’une carrière solo qui s’avère, à l’écoute de ce premier maxi, plus que prometteuse. Sa pop solaire douce-amère est protéiforme, tournée vers le passé (Gina) mais regardant quand même droit devant (Je Sors et son clin d’œil à Marc Minelli). Chose rare, pour une fois le chant en français ne me gène pas (sauf sur It’s Over, le morceau le plus faible du disque). Probablement la faute à des textes mieux écrits que la moyenne (Dans Les Squares, encore et toujours). Connaissant mes goûts mieux que personne, j’en suis donc le premier surpris. Plutôt bon signe, non ? (Casa Nostra) &lt;a href="http://www.myspace.com/pieromoioli"&gt;www.myspace.com/pieromoioli&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MONNO&lt;/span&gt; Ghosts CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, comment j’aimerais les voir en live, eux. Si une musique doit donner l’envie de se pendre, c’est bien la leur. Ce Ghosts nouveau m’évoque un magma dégueulasse et rampant qui avancerait inlassablement, enveloppant dans sa masse boueuse l’auditeur distrait, annihilant en lui toute trace d’humanité. C’est la musique que l’on jouerait pendant une invocation à Yog Soggoth et qui serait scandée par une horde de morts-vivants à la conscience élevée. Bref c’est une mélopée de fin du monde, et t’as intérêt à prier pour mourir vite. (Conspiracy) &lt;a href="http://www.conspiracyrecords.com"&gt;www.conspiracyrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NLF3&lt;/span&gt; Ride On A Brand New Time CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce troisième LP, les Parisiens se la pètent africanistes, comme à peu près tous les groupes de rock en 2008. Sauf que les ex-PROHIBITION savent se démarquer de la meute. On ne la leur fait pas. Dix années de maturation n’auront pas servi à rien. Eux, au moins, ont l’intelligence de ne pas rester stationné toute l’année à Bamako. Leur désir de voyage les emmène tout naturellement à New-York (BATTLES, la plupart du temps), Washington DC (SUPERSYSTEM, mais on ne se rachète pas une conduite comme ça), Montréal (berceau du postmodernrock), j’en passe et des meilleures. On pourrait jouer aux devinettes géographiques pendant des heures mais on n’a pas vraiment le temps, ben oui il faut déjà penser à la destination suivante. Tiens, pourquoi pas la conquête des sommets du monde pour le prochain album ? (Prohibited) &lt;a href="http://www.myspace.com/nlf3"&gt;www.myspace.com/nlf3&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OPENIGHTMARE&lt;/span&gt; The Harder We Come CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Toulousains persistent et signent. Un pas en avant dans l’horreur. Humour de lycéens (« Trop cool on va mettre nos surnoms dans la démo ! ») qu’on pourrait leur pardonner. Des textes mal écrits et sans intérêt, passe encore. On est pas tous touchés par la grâce de l’inspiration. Non, le véritable problème du groupe réside dans la présence de leur chanteur. Soit ses collègues n’ont pas d’oreilles (ce que je me demande parfois à l’écoute de certains morceaux cf No Buck No Fuck, Deaf Youth Klub, Rock’n’Roll Sucks et quelques autres), soit ils sont vraiment très copains pour effectivement le laisser jouer tout seul avec le micro. Merde, sa voix est insupportable. Putain, je suis le seul à le remarquer ou quoi ? Sérieux, Yves Vai (trop lol) devrait se taire et se concentrer sur son jeu de guitare. Bon, j’ai l’air gratuitement méchant, mais c’est juste parce que je comprends pas OPENIGHTMARE. C’est trop dur pour moi. (Vegas) &lt;a href="http://www.openightmare.net"&gt;www.openightmare.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PAPIER TIGRE&lt;/span&gt; The Beginning &amp; End Of Now CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les types ont joué au Tunnel à l’arrache devant quinze personnes (parce que les mecs de l’Elixir les avaient planté la veille… Sont toujours aussi cools là-bas) et ils ont tout tué. Concert impérial, technique imparable et sens du groove acéré. Pareil sur galette. Ok, ça sonne absolument comme Q &amp; NOT U, FARAQUET, 31 KNOTS et compagnie. Mais c’est très bien branlé. Et c’est Français, Monsieur. Pis A Killer Gets Ready est un morceau juste sublime qui justifie à lui seul l’achat de ce disque. Schnell ! (Effervescence) &lt;a href="http://www.collectif-effervescence.com"&gt;www.collectif-effervescence.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PARTS &amp; LABOR&lt;/span&gt; Receivers LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où la dithyrambe pointe le bout de son nez chez les retardataires, la déception se fait sentir chez les fans de la première heure. Mapmaker fut une claque dans la gueule, l’apothéose d’un mélange visionnaire (indie rock 80’s meets indie noise 2000) travaillé depuis les débuts du groupe, une porte ouverte vers le vertigineux vide de tous les possibles. Et Receivers la referme à clé. Comme ça, juste pour se foutre de ma gueule. C’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qui est arrivé à PARTS &amp; LABOR pour se transformer en groupe indé lambda ? L’appât du gain ?  L’envie d’être reconnus et d’arrêter de jouer au Tunnel quand ils passent à Metz ? Sorti de Nowhere Nigh (sublime), le reste de l’album donne la nausée : mélodies au rabais, chants plats, dynamique boursouflée. Ben merde hein. Bon, je parie qu’il finira quand même dans certains tops des meilleurs albums de l’année 2008 alors ça va, l’honneur est sauf. (Jagjaguwar) &lt;a href="http://www.jagjaguwar.com"&gt;www.jagjaguwar.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;POLITE SLEEPER&lt;/span&gt; Seens LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a fait le dernier concert du Tunnel en leur compagnie (bip up à PROZACK MAURICE et DEAD BIRDS, au passage). Une soirée blindée d’émotions. Pas l’affluence des grands soirs mais on s’en foutait un peu. Tout ce qu’on voulait c’était se retrouver une dernière fois devant un bon groupe, une bière à la main, et se moquer de l’affiche de Gérard Philippe une dernière fois. A ce titre, Alright, Alright restera gravée dans ma mémoire jusqu’à la fin des temps. Putain de chanson pour la putain de fin d’une putain d’ère avec tous nos putains de copains. A l’heure où je réécoute ce morceau, j’ai juste envie de chialer rien que de penser à tous ces moments magiques qu’on aura passés ensemble. Merci pour tout. (Sabotage) &lt;a href="http://www.politesleeper.com"&gt;www.politesleeper.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;THE SEASON STANDARD&lt;/span&gt; Squeeze Me Ahead Of Time CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces psychopathes m’ont bien calmé. Imagine un instant KING CRIMSON, BATTLES, Jaco Pastorius et Joe Satriani en train de jammer dans la même salle de répet. C’est, au choix : 1. Casse-couilles, 2. Pète-couilles, 3. Génial-couilles. Alors, à ton avis, pour quelles couilles je penche ? Tu te tâtes ? Les couilles ? Bon, en plus de ne pas toucher le sol, ces Allemands sont passés maîtres dans l’art et la manière de modeler le kraut à leur image : profond, fougueux, introspectif et sauvage. Ce qui donne au final un album à la fois épique, inventif, imprévisible (dont surprenant), dont la technique donne le tournis mais qui n’oublie jamais en route la raison d’être de toute œuvre viscérale : procurer de l’émotion. A découvrir d’urgence. (Discorporate) &lt;a href="http://www.theseasonstandard.com"&gt;www.theseasonstandard.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SNEW&lt;/span&gt; Snew You CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, c’est Dex au micro ou quoi ou bien ? Fusion TURBONEGRO/JUDAS PRIEST avec une touche d’AC/DC pour faire bonne mesure. Hardrock’n’roll sévèrement burné comme il ne s’en fait plus depuis les hors-séries Hard Force consacrés aux GUNS. Bon, c’est marrant cinq minutes mais ça rejoint vite la pile des promos qui prennent la poussière sur l’étagère. (DIY) &lt;a href="http://www.snewworldorder.com"&gt;www.snewworldorder.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BRITNEY SPEARS&lt;/span&gt; Circus CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porcinette revient de loin. Problème : son nouvel album ressemble au dernier Madonna. Le mimétisme est tout aussi impressionnant que la déception est grande. J’attendais de la moiteur, une tension sexuelle confinant au danger, une dimension trash et violente dans les limites imparties de la musique commerciale de masse. Je peux toujours me brosser. Réaliser un disque de daronne de cinquante balais se voulant encore dans le coup quand on a même pas trente ans, putain mais quel gâchis. (Jive) &lt;a href="http://www.britneyspears.com"&gt;www.britneyspears.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;STATUES&lt;/span&gt; Terminal Bedroom CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est moi ou ils ont un peu trop écouté MAXIMO PARK ? J’ai l’impression d’halluciner : on dirait les Anglais dans un format plus court et avec cette énergie punk propre aux groupes de chez Deranged (SMALLTOWN, au hasard). Putain. Pas besoin d’en dire plus. FAVORI. (Deranged) &lt;a href="http://www.myspace.com/statues"&gt;www.myspace.com/statues&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TRANZMITORS&lt;/span&gt; S/t 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre nouveaux titres pour le meilleur groupe du monde. Oui je sais, je dis ça au moins quinze fois par jour. Disque court, un poil en dessous de leur génialissime premier album. Les UNDERTONES branchés sur du 220 ou SMALLTOWN qui reprendrait le répertoire de DEXY’S MIDNIGHT RUNNERS, telles sont les références que m’évoque ce joli 12’ (qui rippe off au passage la pochette du premier album des CLOROX GIRLS). Reprise des MOONDOGS en prime. (Deranged) &lt;a href="http://www.myspace.com/thetranzmitors"&gt;www.myspace.com/thetranzmitors&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TRISTESS&lt;/span&gt; Hog &amp; Lag Blues LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les branleurs suédois reviennent avec un deuxième album conjointement sorti par Deranged et Ny Vag (le label-caution punk de ce très cher Dennis Lyxzén). J’aime beaucoup les couleurs de ce disque (du jaune, du noir, du blanc et du presque rose, quel beau mélange). Et dans la course à qui sonnera le plus roots, les TRISTESS mettent la barre très haut (cf la photo à l’arrière du skeud). Les revivalistes de tout poil l’ont bien profond. Et toi tu manges ton Petit Manuel du THE KIDS Illustré (ben oui, les CLASH ça le fait moins maintenant). Jennie me demande d’arrêter de faire des parenthèses. C’est vrai quoi, c’est chiant. (NyVag/Deranged) &lt;a href="http://www.derangedrecords.com"&gt;www.derangedrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;V/A&lt;/span&gt; Suburban Home Records Sampler CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt habiter à Paris que de réécouter cette compile. (Suburban Home) &lt;a href="http://www.suburbanhomerecords.com"&gt;www.suburbanhomerecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VOETSEK&lt;/span&gt; Infernal Command LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins rapide et plus thrash. A l’image de la pochette. Moins de morceaux, plus de cheveux. Ajout d’un guitariste qui nous gratifie de jolis solos. Ca burne. Amy Lawless la sorcière du métal se gène d’ailleurs pas pour te les empoigner à pleines mains et te les arracher dans d’abondantes gerbes de sang. VOETSEK n’a pas été l’auteur d’un Castrator Album pour rien. Bon sinon pour l’instant ça me parle pas des masses mais je lui laisse le temps de se faire sa place. (Tank Crimes) &lt;a href="http://www.tankcrimes.com"&gt;www.tankcrimes.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VOGUE&lt;/span&gt; Dickfaced LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ban san du hardcore belge. J’ai rien contre le H8000 ou toutes les merdes en short édition limitée cinquante couleurs différentes. Au contraire. Sur ce Dickfaced, les quatre fans de Madonna jouent vite, fort et bien. Rapide, lourd, moderne et bruyant. Y’a même quelques morceaux qui tapent dans le DIE KREUZEN gothique. Je préfère d’ailleurs cette face à l’autre plus bourrine. Et comme y’a aucune annotation sur les ronds centraux, t’es bien avancé là ! Ah ces Belges, faut toujours qu’ils se prennent pour des Américains. (Holy Shit) &lt;a href="http://www.holyshitindustries.com"&gt;www.holyshitindustries.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WARCRY&lt;/span&gt; Not So Distant Future LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te souviens-tu de la pub pour les tronçonneuses Echo dans laquelle Valérie Lemercier déclamait cette jolie ligne accrocheuse « Débite, débite, mêmes les plus grosses ! » ? Oui ? Ben vlà un gros rondin de D-Beat pour ta gueule ! (Feral Ward) &lt;a href="http://www.feralward.com"&gt;www.feralward.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ZOSCH&lt;/span&gt; Ta Gueule CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T’as kampris ?! Quintet allemand qui hésite entre le tout éléctro et le tout éléctrique. Le résultat s’avère intéressant. Une grosse basse pleine d’effets, des synthés à gogo et une vraie batterie qui tape. Les chants féminins sont en complète roue libre. Ce groupe aime la France, comme en témoignent leurs tubes Ta Gueule et Mon Amour, concentrés d’insouciance adolescente et de débilité trentenaire. Pis y’en a un troisième (de tube) en la présence d’I Don’t Know qui finit de calmer l’audience. C’est déjà plus que chez certains groupes sur toute une vie (suivez mon regard). J’adore, j’adhère (et je recycle allégrement les phrases de mes illustres collègues de forum). (Aggressive Plankton) &lt;a href="http://www.myspace.com/zoschgrrrls"&gt;www.myspace.com/zoschgrrrls&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-5766074797478646547?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/5766074797478646547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=5766074797478646547' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5766074797478646547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/5766074797478646547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2009/01/24.html' title='#24'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-1926936955400737425</id><published>2008-12-21T09:51:00.000-08:00</published><updated>2008-12-21T09:57:32.044-08:00</updated><title type='text'>6 MOIS AUX CHIOTTES #4</title><content type='html'>&lt;a href="http://s5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/?action=view&amp;current=6MAC4-1.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/6MAC4-1.jpg" border="0" alt="Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;56 pages&lt;/span&gt; mises en beauté par &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jennie New Work City&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;* &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;178 chroniques laxatives&lt;/span&gt; qui ne pètent jamais plus haut que leur cul !&lt;br /&gt;* « Tonton Louis, qu’as-tu donc sous ton grand chapeau ? » : un entretien crucial avec &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Chapelier Fou&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;* Interview-vérité : plus flamboyant que John Philip Law dans Danger Diabolik, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lelo Jimmy Batista&lt;/span&gt; nous fait des révélations sur ses collègues de Tsugi et Noise !&lt;br /&gt;* Le roman photo de l’hiver : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Energy Drink&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;* Le DIY pour les nuls : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le top de fin d’année à faire soi-même&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;* Concours « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;la phrase qui tue&lt;/span&gt; » : retrouve l’auteur de la maxime dissimulée dans les pages du fanzine et gagne ton poids en disques promos ! &lt;br /&gt;* Bonus exclusif : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Simon Aux Chiottes&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix libre, échanges bienvenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envois promos, lettres d'insultes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mails d'insultes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;the_dead_kid@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-1926936955400737425?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/1926936955400737425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=1926936955400737425' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1926936955400737425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/1926936955400737425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2008/12/6-mois-aux-chiottes-4.html' title='6 MOIS AUX CHIOTTES #4'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-822941284924489562</id><published>2008-11-04T02:39:00.000-08:00</published><updated>2008-11-04T03:11:16.338-08:00</updated><title type='text'>#23</title><content type='html'>&lt;em&gt;YÖ !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour de tournée et plus à la bourre que jamais ! Pour un maniaque de la ponctualité, un obsédé du temps qui passe, ça le fait pas des masses. Mais bon, je fais ce que je peux... J'ai déjà une pile de disques en retard à chroniquer pour janvier, ça tombe bien, j'ai plus d'argent pour m'en acheter des neufs ! Si ça te branche de faire un don, n'hésite surtout pas à m'envoyer du son à l'adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SCHALL Florian&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me reste encore un mois à tirer aux archives d'ArcelorMittal avant de profiter de mon temps libre pour bosser sur le numéro 4 de &lt;strong&gt;6 MOIS AUX CHIOTTES&lt;/strong&gt;. Hier, mes futures ex-chefs m'ont puni parce qu'elles se sont rendues compte que j'avais abusé de leur confiance durant mes deux années et demie passées en leur compagnie. "A partir de maintenant tu ne touches plus un seul ordinateur du service ! Fini Internet, les messageries et le téléchargement !" Pauvres connes... On arrête pas un nerd qui a décidé de rien branler comme ça ! Je suis d'ailleurs en train de préparer mon départ, ça risque de chier bien comme il faut... Mais ceci est une autre histoire à lire dans le prochain épisode de &lt;strong&gt;CLICHé&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à Fabio pour ce surnom de Noir Fluo, il me va à ravir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Have fun reading that shit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Satan Noir Fluo.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ABYSSE&lt;/strong&gt; Le Vide Est Forme CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai plus trop de références en métal moderne. Soit j’écoute des vieux trucs, soit j’écoute des nouveaux trucs qui sonnent vieux. MESHUGGAH, je t’en parle même pas. ABYSSE, par contre, c’est pour maintenant tout de suite. Deux titres sur ce disque dans une veine métallique progressive et instrumentale, où les tempos sont posés, les solos appropriés et où tu comprends tout ce qu’il s’y passe. Les types prennent le temps de développer des motifs mélodiques intéressants (notamment sur le second morceau). Et ça j’aime bien. Pas comme MESHUGGAH. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/abyssegroupe"&gt;www.myspace.com/abyssegroupe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA BESTIOLE&lt;/strong&gt; B Comme… CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais beaucoup aimé leur précédent maxi. Passée la bonne surprise, ce nouvel opus me déçoit quelque peu. Ca joue sur les terres d’un rock français un peu suranné (certains riffs sont d’un classicisme absolu) tout en faisant parfois preuve d’une mélancolie mélodique qui fait mouche (Caméléon est un bijou). Malheureusement, trop de morceaux posés et trop de guitares électroacoustiques font que je lâche vite l’affaire. Ca me fait même vite fait penser à une version sage des RITA MITSOUKO, et j’aime pas trop cette comparaison. C’est dommage, j’aurais vraiment aimé être plus emballé. (DIY) &lt;a href="http://www.la-bestiole.com"&gt;www.la-bestiole.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BLOOD CEREMONY&lt;/strong&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain on dirait vraiment COVEN avec un son 2008, des riffs trademark BLACK SABBATH et un flutiau à la JETHRO TULL. Le genre de zik qui te donne envie de danser cul-nu dans ton jardin avec un bonnet rouge sur la tête. T’as pas l’air con, tiens. Les pisse-froids qui trouvent ce groupe banal sont des CONS. (Rise Above) &lt;a href="http://www.myspace.com/bloodceremony"&gt;www.myspace.com/bloodceremony&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CAFETERIA DANCE FEVER&lt;/strong&gt; Heck On Earth LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sacré bordel, ce groupe. Deux frangins férus de rock’n’roll associés à une furie qui ne tient pas en place derrière sa batterie et un guitariste/chanteur autiste (qui compose d’ailleurs tous les morceaux de l’album). Ca ne ressemble franchement à rien de connu et au croisement de tout ce que la Terre peut compter de formations pop barrée à 15000 lieux sous la mer. Entre DEERHOOF, SONIC YOUTH et les SHAGGS, on va dire. Chants faux, larsens dans tous les coins, mélodies bancales, bref tout ce qu’il faut pour bien te faire mal aux oreilles. Pars pas en hurlant, y’a aussi des « tubes » (Pig Sty, Robot Bird). L’artwork est signé Cain (le gentil weirdo au micro) et il fait terriblement PEUR. (Hovercraft) &lt;a href="http://www.hovercraftpdx.com"&gt;www.hovercraftpdx.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DEFEATER&lt;/strong&gt; Travels CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon disque de hardcore moderne qui a parfois tendance à se perdre dans les méandres de la mélodie banale limite progressive. Les types y gagneraient à aller droit au but au lieu de se la jouer VERSE (dont le dernier album se nomme Aggression ; je le rappelle car ça me fait toujours hurler de rire). Mais non, le batteur veut quand même en foutre partout (on a compris que t’arrivait à faire des flaps et des roulements mec, c’est bon) et les guitaristes se regardent jouer. Malgré cela, je trouve ce disque plus attachant que bien d’autres œuvres dans le même genre (lol VERSE et son dernier album, Aggression lol), distillant des idées de génie (y’a quand même des riffs mortels ainsi que des passages qui tabassent grave) et commettant des erreurs grossières avec la même passion. Bon, c’est pas encore demain que BLACKLISTED sera emmerdé par les groupes de seconde zone mais sait-on jamais, DEFEATER pourrait surprendre avec son prochain album. (Topshelf) &lt;a href="http://www.myspace.com/defeater"&gt;www.myspace.com/defeater&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EIGHT LEGS&lt;/strong&gt; Searching For The Simple Life LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe qui s’abrite derrière les culs de Carl Barat et Eddie Argos. Un groupe qui vient de Londres et qui sonne on ne peut plus anglais. Un groupe qui n’apporte strictement rien de nouveau sur la table des négociations, si ce n’est une poignée de pop songs efficaces et mélodiques, entre le meilleur des LIBS (Freaking Out The Neighbour, Simple Life) et un ART BRUT qui aurait trop écouté les RAKES (Pass The Bucket). Un groupe sans prétention dont j’aurai oublié l’existence dans six mois mais qui me le fait bien à l’heure où j’écris ces lignes. (Weekender) &lt;a href="http://www.myspace.com/eightlegs"&gt;www.myspace.com/eightlegs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EINNA&lt;/strong&gt; Les Angoisses d’Arcadie CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime vraiment pas le son de batterie. Tout étouffé, manquant cruellement de puissance. Le gazier derrière son kit a pas l’air d’être un manche en plus, il joue bien et sait emmener le reste du groupe dans le déluge. Y’a aussi de très bons riffs mélodiques, des arpèges qui s’entremêlent pour former de véritables pièces guitaristiques épiques. Mais dans l’ensemble j’ai du mal à apprécier ces cinq titres à leur juste valeur. Leur hardcore chaotique est vraiment pas mauvais pourtant, se situant aux confluences de BURNT BY THE SUN et KISS IT GOODBYE (je vois large), avec une pincée d’influences Lyonnaises qui le font bien (CELESTE). Peut-être que le problème vient de moi, en fait. Peut-être que mes oreilles se fatiguent. Peut-être que j’ai juste envie d’écouter autre chose à l’orée de mes trente piges et que ce genre de musique ne m’excite plus autant qu’il y a dix ans (je pourrais en dire de même du screamo et de l’emo). Et peut-être que c’est pas si grave, au final. (Communication Is Not Words/Swarm Of Nails) &lt;a href="http://www.myspace.com/einnarock"&gt;www.myspace.com/einnarock&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EVERGREEN TERRASSE&lt;/strong&gt; La Question Des Murs CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre titres de pop électronique. Très joli disque. Le chant rappelle celui de Keke BLOC PARTY alors que les mélodies m’évoquent de vieux groupes d’emo pop des 90’s. Faudrait juste peut-être penser à remplacer la boîte à rythmes par un vrai batteur car l’ensemble manque cruellement de chaleur. Et y’a un bon truc à développer avec l’emploi de l’accordéon (instrument trop vite catalogué comme ringard dans notre communauté de geeks obsédés par le bon goût). Bref, je suis pas totalement convaincu mais j’attends la suite de pied ferme. (Suntorii) &lt;a href="http://www.evergreenterrasse.com"&gt;www.evergreenterrasse.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EXTREM CHEROKEE&lt;/strong&gt; Cocktail Cobra CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ultime missile pour le quatuor Rouennais. Eux vont me manquer, c’est certain. Leur mixture de powerviolence, de thrash, de métal et de hard-rock joué avec un humour bien sérieux me l’a toujours fait. C’est con d’arrêter maintenant. J’aurai au moins eu la chance de partager un concert avec eux. Chanteur tête à claque, guitariste virtuose et section rythmique de plomb. Me suis pris une grosse baffe. Bon sinon les titres sont toujours aussi évocateurs (Marduk Ellington, Whale Of Death, Planet Metal… merde ça me donne envie de reformer LAURENT BOYAU rien que pour en écrire des pareils), le son est maousse, l’exécution impressionnante et le plaisir de courte durée (un petit qu’art d’heure). A télécharger au plus vite sur leur Scheissespace. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/extremecherokee"&gt;www.myspace.com/extremecherokee&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;FOOTNAIL SUCKERS&lt;/strong&gt; Angel Of Dance CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime beaucoup leur nom. Six titres de punk mélodique et violent qui me rappellent GUERILLA POUBELLE (au pire) et QUEERFISH (au mieux), avec un petit quelque chose du 666 Motor Inn des SATANIC SURFERS. Belle énergie déployée. Leur disque est pas chiant, même si ça me passionne pas plus que ça. Le métal du morceau titre (leur meilleur, celui qui synthétise à la perfection leurs influences) me cause bien. L’artwork est phénoménalement moche. Je comprends pas, là. Peut-être qu’ils ont pas osé dire à leur pote que c’était laid. Ok y’a Bob l’Eponge, mais ça ne justifie pas tout le reste. (Craze) &lt;a href="http://www.myspace.com/footnailsuckershxc"&gt;www.myspace.com/footnailsuckershxc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;FUCKED UP&lt;/strong&gt; The Chemistry Of Common Life CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Canadiens persistent et signent. Le monde est aujourd’hui à leurs pieds. Les magazines se branlent sur leurs ganaches. Tous les tocards trentenaires fans de doom, d’electro et de folk sont en admiration devant leur talent. Leur punk ressemble à du rock progressif. Wouah. Attends, je vais mettre mes lunettes pour relire. Leur punk ressemble à du rock progressif. Wouah. Le tocard trentenaire est pas loin de se faire dessus. Sur tous les forums il va désormais prétendre traquer la discographie complète de son nouveau groupe préféré sur Ebay (bonne chance mon pote) alors qu’en fait il va juste tout télécharger sur Soulseek (mais c’est un con, faut pas l’oublier). A part ça, ce disque est moins transcendant et immédiat qu’Hidden World (je parle même pas des maxis, le temps où ce groupe était valable est révolu). Tourne trop souvent autour du pot au lieu d’aller à l’essentiel. Les passages synthétiques sont indigestes. Quelques morceaux de bravoure, cependant (Son The Father, Black Albino Bones). Un joli gâchis. (Matador) &lt;a href="http://lookingforgold.blogspot.com"&gt;lookingforgold.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GABLE&lt;/strong&gt; Seven Guitars With A Cloud Of Milk CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca sent le buzz autour de GABLE. Et je comprends que ça le fasse flipper. Victoire d’un tremplin CQFD, et les vautours de rappliquer. Bande de connards. GABLE fait ce que le journaliste branché appelle de l’antifolk (de l’anti Dylan, si tu préfères). Genre oh combien fourre-tout et terme pratique quand tu veux faire le kéké pour impressionner tes lecteurs. En gros, une idée = un morceau. Chez GABLE, un morceau = deux à trois idées, au moins. Ses titres sont imprévisibles, bricolés, fignolés avec amour pour certains, crachés à la figure pour d’autres. Ecoute. C’est limpide. C’est clair. Mathieu a du talent. Faudrait être sourd pour affirmer le contraire. A présent je ferme ma bouche. Car son disque se passe de commentaires. (Loaf) &lt;a href="http://www.myspace.com/gableacute"&gt;www.myspace.com/gableacute&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ALBERT HAMMOND JR&lt;/strong&gt; Como Te Llama ? DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éprouve de l’affection pour le petit gratteux frisé des STROKES. C’est vrai, c’est plutôt dur de porter l’héritage de son visionnaire de père sur les épaules. Je plaisante. Ce second opus me le fait moins que le précédent. La faute à ces morceaux indigestes mous du genou et dégoulinants de mauvaises idées Lou Reediennes et Bowiesques. Beurk. Par contre, lorsque l’Albert daigne s’exciter un tant soit peu sur sa six cordes, il nous offre de si jolies pépites (In My Room, par exemple) qu’il devient difficile de ne pas craquer. Jusqu’au moment où je me mets à taper machinalement avec mes doigts sur le bord du bureau. Tou ka toutou ka, c’est l’heure d’écouter MOB 47 (Chute de merde à part, mieux vaut se (re)pencher sur son premier album). (Rough Trade) &lt;a href="http://www.alberthammondjr.com"&gt;www.alberthammondjr.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HANGIN’ OUT&lt;/strong&gt; In Common Solitudes CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis aussi largué en punk mélodique de maintenant qu’en métal moderne. Je me suis arrêté au Unleashed de TEN FOOT POLE et à celui de STRUNG OUT au titre compliqué. Bon ok, j’ai aussi acheté la Short Music For Short People qui, pour moi, représentait le truc définitif en la matière. Tu me diras, j’aurais peut-être dû jamais commencer, et je te dirai que t’as peut-être pas tort. Malgré un artwork abominable, HANGIN’ OUT est un groupe qui sonne à mes oreilles comme totalement sympathique. Mid-tempo tout du long, refrains évidents, textes de révoltés à roulettes. Point fort du groupe : sa voix. Très expressive, touchante, toujours au bord de la cassure. Avec un organe pareil, faut absolument qu’il fasse de la new new wave. (Craze) &lt;a href="http://www.crazerecords.com"&gt;www.crazerecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HEY LOVER&lt;/strong&gt; Piranha 7’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;They’ll fuckin eat you. Nouveau 7’ spécialement confectionné pour leur dernière tournée européenne. Le duo diabolique te masse la gueule à grands coups de pop déglinguée et de punk sucré. Juste imparable. Bon apetizer avant un second album qui s’annonce monumental (et que je ne devrais pas tarder à recevoir dans les prochains jours). Pour l’anecdote, ils ont fait leur premier concert le jour de leur mariage. Merde, je les aime ces gens. (Hovercraft) &lt;a href="http://www.myspace.com/heylovermusic"&gt;www.myspace.com/heylovermusic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;JEX THOTH&lt;/strong&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même que BLOOD CEREMONY en plus roots aka toujours cette lourde influence COVEN (un chant féminin presque à l’identique) avec en plus ce petit côté vieillot/moderne (je m’y perds) à la DEAD MEADOW du premier album. Psyché dans les règles de l’art. Juste superbe. Les pisse-froids qui trouvent ce groupe banal sont des ABRUTIS. FAVORI. (I Hate) &lt;a href="http://www.ihate.se"&gt;www.ihate.se&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KAZAN / AFTER TASTE&lt;/strong&gt; Split CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux formations dijonnaises besogneuses et discrètes se réunissent le temps d’un disque. Ce sont des copains qui le sortent alors j’écoute. Post hardcore maousse du côté d’AFTER TASTE. Z’ont bien changé depuis la démo sortie il y a quelques lunes de ça. On oublie HELMET, aujourd’hui ça joue clairement sur le terrain de DAITRO, MIHAI EDRISCH et consorts. Travail sonore d’orfèvre, je regrette juste des pièces un peu trop longue pour totalement capter mon attention. Les KAZAN développent une approche plus métal de la chose tout en restant accro à la mélodie qui le fait bien. Ca double de partout, ça beugle avec les veines qui ressortent, ça fait aussi quelques pains pas trop dérangeants, et dans l’ensemble ça me passionne un peu moins que leurs collègues. Ils passent souvent à Metz et je ne suis jamais allé les voir. Honte sur moi. (Radical Dreamers/Dreams Come True/Orchid Scent) &lt;a href="http://dreamscometrue.over-blog.net"&gt;dreamscometrue.over-blog.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;JESSICA LEA MAYFIELD&lt;/strong&gt; With Blasphemy So Heartfelt CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvert la petite par hasard. Commandé son disque dans le foulée. Pris une grosse tarte dans la gueule. Si tu te retrouves dans les cordes de guitare de l’univers d’Hope Sandoval (en solo ou avec MAZZY STAR), ce disque va t’envoyer direct à la droite de la créatrice en chef. Il s’écoute religieusement, sans résistance, le sourire jusqu’aux oreilles et la larme à l’œil. Si les morceaux de bravoure sont nombreux, je retiendrai surtout le tristoune I Can’t Lie To You (le tube du disque), le crépusculaire Greater Heights (pour regarder le soleil se lever aux côtés de tes amis morts) et le très Heather Nova Bible Days. Dans tous les cas, plus j’écoute cet album, plus je deviens accro. Et dire que la belle n’a même pas vingt piges. Putain. Putain de FAVORI, ouais. (Polymer Sounds) &lt;a href="http://www.myspace.com/jlmayfield"&gt;www.myspace.com/jlmayfield&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MEL TEAM PLUGS&lt;/strong&gt; Be Poor &amp; Die CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y’a un petit côté KID DYNAMITE pas dégueu dans leur son. Une touche de rock’n’roll qui le fait bien aussi. Dans le même genre (ou presque), ils fument sans aucun problème les TWISTED MINDS et compagnie. Merci les mecs ! Les tempos bastonnent sans relâche et dans l’ensemble je crois que c’est un très bon disque. J’en suis même certain. (Chanmax) &lt;a href="http://www.chanmaxrecords.com"&gt;www.chanmaxrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MORKOBOT&lt;/strong&gt; Morto CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ressemble à une bonne grosse impro. Un long morceau de quarante minutes découpé en trois mouvements bien distincts. Première partie, round d’observation, ça part un peu dans tous les sens au début (mur du son, cymbales fracassées) pour se calmer par la suite. Seconde partie, MORKOBOT révèle son véritable visage : un groupe de doom instrumental à deux basses. Ca manque un peu de variété dans les sonorités (ça fuzze à donf dans les aigus pendant dix minutes, super). Je préfère la fin de l’acte, plus bruitiste. Troisième partie, je commence à rentrer dans leur délire. Pas de surprise, on retrouve les ingrédients précédemment développés mais vachement mieux maîtrisés (larsens, batterie qui s’emballe). Pas loin de l’industriel barbare. Joli final bruitiste. Bon disque à écouter au coin du feu, pour regarder ses amis partir en fumée. (Supernatural Cat) &lt;a href="http://www.supernaturalcat.com"&gt;www.supernaturalcat.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MORNE&lt;/strong&gt; Demo 2008 CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Z’ont bien choisi leur nom, ceux-là. Ok, le line-up fait rêver les gens qui ont découverts ces groupes y’a six mois (ex-FILTH OF MANKIND, GRIEF et DISRUPT) mais la musique ne ferait même pas bander un crust bourré au Todos Es de Luzy. Enfin si, peut-être. Ces gens-là écoutent vraiment n’importe quoi. Entre UK Crust et salooneries toujours à la mode aujourd’hui, ces sept titres ne me passionnent guère (malgré deux-trois riffs redoutables) et s’étirent en longueur jusqu’à l’abstraction (neuf minutes pour Sorrow). A ce prix-là, je préfère encore écouter un mix de Carl Cox. Ou me remettre le Final Chapter des Polonais. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/mornecrust"&gt;www.myspace.com/mornecrust&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MUTATORS&lt;/strong&gt; Secret Life LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Bohumilerie, comme on dit par chez nous. Je les avais découvert par le biais de leur split avec SHEARING PINX (comme un con j’avais confondu les deux groupes, merci Pavel). Lo-fi noise punk déglinguée. No-wave, forcément. J’aime bien le son de Fender légèrement saturé, ça me rappelle celui de DR GEO quand il fait du bruit. Pis la chanteuse semble bien possédée, genre Kathleen Hannah sous l’emprise de Pazuzu. Treize plages répétitives mais pas chiantes pour un bon disque de sauvage qui devrait plaire aux Darty Punks de Metz(Nominal) &lt;a href="http://www.recordsnominal.com"&gt;www.recordsnominal.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THE NIGHT CRASH&lt;/strong&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Leigh, le merveilleux batteur des SCUL HAZZARDS. Duo d’impro emo noise metal bruyant, dansant, chaotique et décomplexé. Tout ça en même temps. Enregistrés à l’arrache, les quatre morceaux font preuve d’une patate assez phénoménale. Le gratteux est pas un manche. Bon c’est pas joué à la perfection mais ça on s’en fout. Les types se sont faits plaisir et c’est le principal. J’aime particulièrement la dernière pièce et son introduction 90’s emo progressive. (Tenzenmen/Appliance &amp; Cars) &lt;a href="http://www.tenzenmen.com"&gt;www.tenzenmen.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ONE SECOND RIOT&lt;/strong&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’artwork (signé par la petite Marion d’OVERMARS) me remplit de bonheur. Du noir, du blanc, de la beauté. Par contre, l’intérieur est très moche. Musicalement, le duo Lyonnais ne cesse de progresser. Ce premier album dépasse en effet les espérances qu’ils avaient su faire naître en moi par le biais de leurs splits avec NEPTUNE et SOFY MAJOR. Leur noise minimaliste a étrangement gagné en grain, en puissance et en massivité ce qu’elle a perdu en folie furieuse. Les nouveaux morceaux prennent le temps de s’imbriquer les uns dans les autres pour construire un univers où tout n’est que frissons d’effroi (ces cris inhumains) et température en baisse constante (la basse, le travail sonore saisissant sur la batterie), jusqu’à un final qui met sur les genoux tellement il fait froid dans le dos. Difficile de sortir un titre du lot tant le tout se doit d’être écouté dans la continuité chronologique. Chapeau bas, les mecs. (Music Fear Satan) &lt;a href="http://www.musicfearsatan.com"&gt;www.musicfearsatan.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KATY PERRY&lt;/strong&gt; One Of The Boys CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prends garde à toi PINK ! La relève de la pop sucrée faussement subversive pour adolescents rebelles est assurée en la personne de la jeune Katy qui sort là un premier album presque parfait. Les tubes s’enchaînent à une vitesse folle (One Of The Boys, I Kissed A Girl, Waking Up In Vegas = pas entendu une ouverture aussi mortelle depuis le dernier Vanessa Carlton), les ballades mielleuses de rigueur se fondent parfaitement dans le décor, y’a juste cette horrible faute de goût qu’est Hot’N’Cold qui, en milieu de parcours et malgré un gros refrain, gâche un peu la fête. Sinon, la petite a une voix légèrement éraillée qui se révèle parfaitement séduisante et jamais irritante (ce qui n’est pas le cas de la plupart de ses concurrentes), surtout après une centaine d’écoutes. C’est important. Faut voir maintenant combien de temps elle va durer. En tout cas, je lui souhaite le même parcours que la frangine Simpson dont je cause plus loin. Pour la petite histoire, elle a déjà joué au Vans Warped Tour. Pan dans les dents, les punks ! (Capitol) &lt;a href="http://www.katyperry.com"&gt;www.katyperry.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PUTIFERIO&lt;/strong&gt; AteAteAte CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, on dirait DIE PRINCESS DIE. Je sais pas si ces Italiens sont aussi intenses que les Ricains en live, en tout cas sur disque la ressemblance est parfois frappante. Et ça me dérange pas du tout, à dire vrai. Je préfère ce genre de clones aux tâcherons qui copient MODERN LIFE IS WAR, FRANZ FERDINAND ou les ADOLESCENTS. Pis ferme ta gueule Flo, parle même pas de clones, les PUTIFERIO ont leur personnalité propre. Une propension à partir dans le nawak et l’improvisation décalée qui touche au sublime. Un sens de la mélodie qui confine à la mélancolie de cercueil. Des idées folles, comme sur ce Putiferio Goes To War, pièce maîtresse de treize minutes complètement folle. Bowie, TRICKY, KORN et THE FLYING LUTTENBACHERS dans une lutte sans merci pour te défoncer les oreilles à coups de hachoir. Danse sur du verre pilé, eux s’occuperont de te lécher les plaies une fois que tu seras tombé dans les pommes. « On demande AM THAWN à la caisse numéro 666 pour faire un split avec ces quatre malades ». (Robot Radio) &lt;a href="http://www.myspace.com/putiferio"&gt;www.myspace.com/putiferio&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ROYBOT&lt;/strong&gt; There Is No Disko CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROYBOT est un bon groupe. There Is No Disko est un bon disque. Très allemand (riffs, tempos, chant, je vais pas te la refaire quinze fois non plus, j’ai un truc avec les groupes allemands, je sais les reconnaître dès les premières notes, et même quand ceux-ci chantent dans un anglais parfait, j’y peux rien, ça me fait ça depuis que j’ai écouté MAGGAT pour la première fois). Normal, ces jeunes gens habitent à Mainz. Indie rock mâtiné d’electro décadente et de sonorités très POP CORN dans l’esprit. Vocalises mixtes, riffs qui restent en tête, on s’en fout si on rate un roulement vu qu’on est pas là pour trop se prendre la tête. C’est cool, j’aime bien cette attitude. C’est frais et ça fait du bien, un groupe dénué d’ambitions carriéristes. (DIY) &lt;a href="http://www.roybot.de"&gt;www.roybot.de&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;RQTN&lt;/strong&gt; We Were… We Are CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais arrêter de radoter (non, je ne le répèterai pas) et plutôt essayer de parler de ce disque. C’est du post-rock. Voilà. Le mot est lâché. J’aime pas le post-rock. Merde. En fait, ce cinq titres de RQTN me donne à remettre en question tous mes a priori par rapport à ce style de musique. Si je regarde ma discothèque, j’ai une paire de disques de post-rock que j’apprécie. Il y a même des groupes que je respecte énormément. En plus, depuis que je chronique régulièrement de la musique en ces pages, je me rends compte que je n’ai jamais vraiment bâcher un skeud de post-rock en disant que c’était de la merde. Bref, je suis enfermé dans mon rôle (cette phrase fera probablement plaisir à certains guignols de forums). Bref, à l’écoute de ce disque, je suis obligé d’avouer que c’est bien. J’en suis pas fana au point de l’écouter quinze fois dans la journée mais je lui reconnais des qualités intrinsèques : sens de la mélodie aux petits oignons, arrangements soignés et maîtrise des ambiances qui montent et qui descendent. Le gars Mathieu a bien bossé ses gammes. Maintenant, s’il pouvait composer des titres de 3.30 minutes avec couplets et refrains, j’en serais encore plus fondu. (Swarm Of Nails) &lt;a href="http://www.swarmofnails.com"&gt;www.swarmofnails.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SERPENTCULT&lt;/strong&gt; Weight Of Light CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sludge doom (pléonasme) à chant féminin, ma marotte du moment. Content de pouvoir enfin écouter autre chose que des vieux groupes de psyché obscurs. Je suis amoureux des formations à voix de fifilles. Pendant un moment, je n’ai acheté que ça, et ce dans tous les styles possibles et imaginables. Aujourd’hui encore, à choisir, je me tourne plus volontiers vers WALLS OF JERICHO que TERROR, ou SERPENTCULT en lieu et place d’EYEHATEGOD dans le cas présent. Allez-y, tirez moi dessus, je suis prêt à recevoir vos balles. Y’a des gens de THEE PLAGUE OF GENTLEMEN dans le merdier, pour info. (Rise Above) &lt;a href="http://www.myspace.com/serpentcult"&gt;www.myspace.com/serpentcult&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ASHLEE SIMPSON&lt;/strong&gt; Bittersweet World CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième album pour la sœur de Jessica. Comme les deux précédents, celui-ci est passé complètement inaperçu à sa sortie en Europe. Merde, la jolie brune mériterait pourtant une reconnaissance internationale. Non, au lieu de ça elle reste cantonnée aux talk-shows du matin et aux Kids Choice Awards. Dommage. J’apprécie ce qu’elle fait depuis le début. Faut pas que je le crie trop fort sur les toits cependant, la pop adolescente c’est pas un truc qu’on approuve dans les milieux autorisés. Bande de pisse-froids, vous feriez mieux d’y jeter une oreille attentive, tant ce Bittersweet World regorge de tubes insensés qui se révèlent impossibles à oublier au bout de trois écoutes. Merde, ces refrains, quoi… J’aime le fait que la guitare soit devenu un élément omniprésent dans la construction de ses chansons (et cela même sur les titres plus Timbalandesques) et je fonds toujours comme un chocolat au soleil dès que j’entends résonner sa voix pleine de whisky. Point noir : un Little Miss Obsessive honteux qui évoque le pire de Britney Spears et Stacie Orrico réunies (et faut y aller pour se rabaisser jusqu’à ce niveau). Mais comme je suis gentil, je le lui pardonne volontiers. Voilà, maintenant tu peux me lapider. FAVORI. (Geffen) &lt;a href="http://www.ashleesimpsonmusic.com"&gt;www.ashleesimpsonmusic.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SISTERHOOD ISSUE&lt;/strong&gt; Démo CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore punk au féminin. Trois nanas qui jouent quatre morceaux simples et mélodiques sans se la péter. Je suis pas plus emballé que ça. A mon avis, avec du travail (la batterie est molle, les riffs sont pas mémorables) et de nouvelles influences y’a moyen que ça donne un truc carrément carton. C’est tout le bien que je leur souhaite. (Chabane’s) &lt;a href="http://www.myspace.com/sisterhoodissue"&gt;www.myspace.com/sisterhoodissue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SOCIALCIDE&lt;/strong&gt; Unapproachable LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douze morceaux, douze minutes. Pourquoi faire dans le superflu ? 1982 in 2008, leur hardcore découenné rappelle Boston (GOVERNMENT ISSUE, JERRY’S KIDS, NEGATIVE FX) avec une pointe de modernisme (ouais enfin c’est vite dit) à la GOVERNMENT WARNING. Y’a pas à dire, c’est putain d’efficace et le son est fidèle au matériau d’origine. Si je les avais découvert à treize ans sur une compile Lost &amp; Found, je crois que je n’y aurais vu que du feu. Bref, un très bon disque de H.A.R.D.C.O.R.E. (Even Worse/Kangaroo) &lt;a href="http://www.geocities.com/evenworserecords"&gt;www.geocities.com/evenworserecords&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THE VIRGINS&lt;/strong&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elvis Costello s’est mis à la dance music. Incroyable. Incroyable comme ce chanteur me rappelle le petit à lunettes. Parfois sa voix me fait aussi penser à Chris Martin et là c’est pas cool. Mais c’est rare. Bref. Sérieux, si tu dois choisir une merde parmi le wagon de bouses sorties durant l’été 2008 (LATE OF THE PIER, METRONOMY, THE CAZALS, bref suffit de lire Tsugi pour savoir), je te conseille humblement ce petit chef d’œuvre instantané des VIRGINS, funky en diable (les STROKES avec le bassiste d’INDEEP), tubesque (tout l’album), 80’s (les synthés qui dégoulinent) et sincère dans leur quête du succès. Si t’as touché le fond avec MGMT, vlà enfin une chance de te ressaisir. (Atlantic) &lt;a href="http://www.thevirgins.net"&gt;www.thevirgins.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;FRANCOIS VIROT&lt;/strong&gt; Yes Or No CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu ne connais pas encore François, il te suffit simplement d’écouter les trente premières secondes de ce Yes Or No pour être conquis. Pour savoir qu’il a la classe. Pour en tomber follement amoureux. Petite voix, grand talent. Lorsqu’il se fait tard et que j’écoute son disque, seul dans mon bureau, dans le noir presque complet, c’est comme s’il était à côté de moi. J’entends les cordes taper le bois de sa guitare, j’entends les fausses notes, je tape dans mes mains en rythme, sans m’en rendre compte. Sa folk dépouillée est résolument pop (les arrangements vocaux sont imparables) et c’est ce que j’aime surtout chez lui. Reprise d’un morceau de Billie Holiday, comme ça, parce qu’en plus de toutes ses autres qualités le gazier a aussi du goût. Ben merde. Hâte de le revoir par chez nous en février. (Clapping Music) &lt;a href="http://www.clappingmusic.com"&gt;www.clappingmusic.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;WOLVES IN THE THRONE ROOM&lt;/strong&gt; Two Hunters CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dia Artio, le premier morceau, donne clairement pas envie d’écouter le reste. Trop festif et mélodique. Pas assez AUSTRASIAN GOAT. Heureusement, les true grim ecowarriors se rattrapent par la suite. Leur black métal breaké aux amphétamines naturelles me donne envie de planter une hache en travers de la gueule à ma chef. Comme dans Friday The 13th. Et même lorsque le tempo s’apaise sur Cleansing, que les voix féminines font leur apparition, l’on reste à errer sur des terres calcinées par leurs riffs de guitare lance-flammes. Le feeling est limite industriel, comme sur la dernière pièce, morceau-somme qui résume bien l’univers des ces hippies. J’aime beaucoup. Ouais, faut vraiment pas se fier à l’intro doucereuse, donc. Bon, ce disque est sorti l’année dernière mais ce n’est pas une raison pour ne pas en causer vite fait. (Southern Lord) &lt;a href="http://www.myspace.com/wolvesinthethroneroom"&gt;www.myspace.com/wolvesinthethroneroom&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THE ZONNHAIDER’S CLUB&lt;/strong&gt; Galao CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou comme ce groupe allemand ressemble à IMMENSE. Une espèce d’électro organique post-quelque chose qui te donne envie de fermer les yeux pour apprécier le paysage mental qui s’offre à toi. Lorsque le train démarre et que les rythmiques s’emballent, on pense aussi bien à FOUR TET qu’à JEANS TEAM (mais pour ces derniers c’est vraiment moi qui délire). Les chants (masculin en avant, féminin en retrait), se complètent plutôt bien et sont très agréables à l’oreille. Malgré ses cinq titres et sa courte durée, la richesse de ce disque est assez confondante et révèle ses trésors sonores au fur et à mesure des écoutes. Cette phrase ne veut strictement rien dire mais on s’en branle. Il faut absolument que tu écoutes ce groupe. (Discorporate) &lt;a href="http://www.discorporate-records.com"&gt;www.discorporate-records.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-822941284924489562?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/feeds/822941284924489562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7735524879559390536&amp;postID=822941284924489562' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/822941284924489562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7735524879559390536/posts/default/822941284924489562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pretentiousasshole.blogspot.com/2008/11/23.html' title='#23'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10793239394652561353'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7735524879559390536.post-6621748177753149251</id><published>2008-10-01T12:32:00.000-07:00</published><updated>2008-10-01T13:03:13.858-07:00</updated><title type='text'>#22</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Yo,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, j'en ai chié ce mois-ci... Dur de rendre mes chroniques à l'heure, entre le manque d'inspiration, le manque de temps, le manque d'argent... J'avais autre chose à faire, notamment préparer mon départ des archives d'Arcelor Mittal. La chose a été officialisée aujourd'hui même. Incroyable. Après un an et demi de boules dans le ventre, je me casse enfin de là pour faire un truc qui me plaît. A partir du premier décembre, je m'occuperai de la programmation d'un café concert de Metz qui s'appelle l'Emile Vache (&lt;a href="http://www.myspace.com/lemilevache"&gt;www.myspace.com/lemilevache&lt;/a&gt;). Tu peux donc encore et toujours plus que jamais m'envoyer des disques à cette adresse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SCHALL Florian &amp; ZAKRZEWSKI Jennie&lt;br /&gt;16 rue des Huiliers&lt;br /&gt;57000 Metz&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te garantis pas d'être frais, dispo et au rendez-vous ici même le 1er novembre, on part en tournée avec MENY HELLKIN et les BUNCH à ce moment-là. Les chroniques du mois prochain auront donc un poil de retard, je préfère m'en excuser par avance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, comme d'hab', je corrigerai les fautes de frappe pour la version papier. J'espère que, dans ton immense bonté, tu ne m'en tiendras pas rigueur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nez en moins, le petit Buddy t'embrasse bien fort. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AMEN RA&lt;/span&gt; Mass III CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne nuit. (Hypertension) &lt;a href="http://www.churchofra.com"&gt;www.churchofra.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ANAPHYLACTIC SHOCK&lt;/span&gt; 2000 Years CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, toi aussi. (Hypertension) &lt;a href="http://www.myspace.com/anaphylacticshock13"&gt;www.myspace.com/anaphylacticshock13&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ANACHRONICXP&lt;/span&gt; Arbre Et Rupture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disque anti-joie de vivre. Les Québécois d’ANACHRONICXP sont pas là pour rigoler. Faut pas oublier qu’il fait froid chez eux. Hip hop lourd à l’accent chantant (le magnifique Jour Et Nuit), drum’n’bass de cimetière (Baobab), ambient délétère (Piano Rompu). Cinq titres, histoire de se faire une idée du mal être de leur tête. Une découverte DOG BLESS YOU, bien entendu. (Ondes Carrées) &lt;a href="http://www.anachronicxp.com"&gt;www.anachronicxp.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AVSKUM&lt;/span&gt; Uppror Underifrän LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grosse déception. Balèze de passer après un mammouth clouté tel que Punkista, certes. Là, je trouve que ce nouvel album tombe à plat. Ca sent la redite. Moins catchy, plus anecdotique, bref pas le AVSKUM que j’ai appris à aimer. Bon hé c’est pas grave non plus, y’a toujours les vieux disques pour se consoler. (Prank) &lt;a href="http://www.avskum.com"&gt;www.avskum.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BACK TO BASICS&lt;/span&gt; S/t CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore old-school. Neuf titres difficiles à classer. Groupe bordelais qui sort clairement du lot. Ca me fait penser à BETTER THAN A THOUSAND avec un côté punk insouciant plus affirmé. Belle énergie. Les mélodies et le chant sont frais. Y’a pas de textes, j’aurais bien aimé les lire. Voilà, faut écouter. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/drinals"&gt;www.myspace.com/drinals&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BAXTERS&lt;/span&gt; Subintrant Crisis CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noise à la Française (PORTOBELLO BONES, SLEEPERS, TANTRUM) avec un gros doigt d’UNSANE et d’HELMET. Bon groupe qui fait sa sauce dans son coin depuis un moment maintenant. Rigueur rythmique exemplaire, quelques beaux riffs de droite à gauche et un chant qui scande un monde à l’image de la musique qu’il illustre : froid. Pas vraiment ce que j’ai envie d’écouter en ce moment mais si les quelques groupes cités en influences te font bondir au plafond, fonce. (Opposite) &lt;a href="http://www.oppositeprod.com"&gt;www.oppositeprod.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BLACKLISTED&lt;/span&gt; Heavier Than Heaven, Lonelier Than God CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franchement, j’aurais jamais parié un seul kopek sur BLACKLISTED. Tout juste bon à faire comme tous les hardcoreux modernistes qui pullulent aujourd’hui (c’est le crust de salon en short et baskets Nike), avec un poil plus de hargne peut-être. Heureusement, avec ce nouvel album les gaziers ont eu la merveilleuse idée d’écouter un peu plus de métal et un peu moins de CHAMPION. Résultat, un carnage en onze mouvements dévastateurs (et un peu moins de vingt minutes au compteur). Les types sont touchés par la grâce et osent l’impensable : quelques riffs southern fried stoner par ci, des vocalises chevrotantes par là, de l’ambiance et de la violence bien dosées. Toujours en rupture, au bord de la cassure. Et ça marche. Y’a enfin de la matière à remplir le crâne vide des danseurs/posers professionnels (qui ont l’air d’aimer ça, un comble). Le ton est au mid-tempo, mettant ainsi en valeur les accélérations brutales qu’on leur connaissait déjà (et dont la puissance se retrouve ici décuplée). Les tubes sont déroulés au kilomètre et à une vitesse hallucinante. We’re Unstoppable, disaient-ils fut un temps. Ouep. Et en plus de ça, ils ont bien dix ans d’avance sur le reste du peloton. Ca mérite un gros FAVE. (Deathwish) &lt;a href="http://www.myspace.com/blacklisted"&gt;www.myspace.com/blacklisted&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BORDERLINE&lt;/span&gt; From Tales To Reality CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais que c’est pas mon genre de dire du mal gratuitement. Du coup, là faudrait vraiment me coudre la bouche avec du fil barbelé pour m’empêcher de déverser de la merde sur cet album de BORDERLINE. Ramassis de clichés assez impressionnant, ce disque réussit l’exploit macistien de devenir instantanément ringard (voix anonyme, batteur aussi robotique que son homonyme de cuisine, riffs déjà entendus en mieux au vingtième siècle) et cela au bout d’une seule et unique écoute. Vache. Me fait le même effet que le 2001 de Kubrick. Les interrogations se bousculent dans ma tête : qu’est-ce que le néant ? l’univers a-t-il une fin ? où irons-nous après notre mort ? …Mais surtout le néant, en fait. Ce disque constitue donc un parfait sujet de philo, du genre à te donner une migraine tout en te faisant prendre conscience du vide intersidéral qui sépare ces quatre irresponsables de la vie réelle. Mais le plus grave reste peut-être le fait qu’ils soient parvenus à me redonner envie d’écouter THE JULIANA THEORY… Certes, je pourrais continuer à donner dans le sarcasme facile et la prescription de bon goût maladroite. Je préfère cependant m’arrêter là afin de suivre les conseils de Françoise Hardy qui, déjà à l’époque, me disait de ne pas tirer sur l’ambulance, et te conseiller de cliquer sur le lien ci-dessous afin de te faire ta propre idée sur la question… (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/borderline"&gt;www.myspace.com/borderline&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;BRAIN DEAD&lt;/span&gt; No Consequences LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hardcore moderne à la (ça en devient redondant) AMERICAN NIGHTMARE ou MODERN LIFE IS WAR. C’est speed, les guitares pleurent, ça crie. C’est lent, les guitares pleurent, ça crie. Formule approuvée par tous les coreux de la planète qui ont écouté à fond de new wave quand ils étaient amoureux. En plus, Guilt &amp; Shame est un superbe morceau mélodique qui tranche avec le reste du disque (bien aussi mais plus générique). Bref ça le fait bien. (Burn Bridges) &lt;a href="http://www.burnbridges.net"&gt;www.burnbridges.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CEREMONY&lt;/span&gt; Still Nothing Moves You LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Bridge Nine se mette à sortir des groupes plus orientés powerviolence et musique qui tabasse les os que leurs habituelles moshetés, soit. Avec ce nouveau CEREMONY, on reste quand même dans un registre hardcore/punk (avec des ralentissements plus écrasants à la IRON LUNG et des speeds moins sexy, ok). Très bon, d’ailleurs. Rien à dire, le disque se tient. C’est un bon disque. Bien. Bon. Suivant ? (Bridge Nine) &lt;a href="http://www.myspace.com/ceremony"&gt;www.myspace.com/ceremony&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CHROME HOOF&lt;/span&gt; Pre-Emptive False Rapture DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me ramène avec mes gros sabots et mes trois guerres de retard pour parler de cet album de CHROME HOOF. Bon, les hipsters s’en foutent, ils le connaissaient déjà par cœur avant même sa sortie, donc c’est aux autres que je m’adresse, ceux et celles qui aiment découvrir et écouter de la (bonne) musique. A ma décharge, j’attendais de pouvoir choper la bête en LP plutôt qu’en MP3 dégueux avant de pouvoir en parler. C’est vrai, c’est mieux d’avoir un vrai disque entre les mains, non ? Je te jure, je me cherche pas de fausses excuses… Alors, cet album ? De la balle. Disco, krautrock, post-prog, métal et noise se collisionnent dans un joli fracas de notes froissées, de chants incantatoires et de basse qui fait des vagues dans ton estomac. Mélange parfait. Je passe sur les détails (line-up et autres conneries), l’important restant le mot de la fin : FAVE. (Southern) &lt;a href="http://www.southern.net"&gt;www.southern.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;CLOAK/DAGGER&lt;/span&gt; We Are Cloak/Dagger LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe qui fait l’unanimité. Certains l’apprécient pour son côté rock’n’roll déjanté, d’autres pour ses racines punk affirmées, en tout cas d’aucuns s’accordent à dire que CLOAK/DAGGER latte. Dans les grandes largeurs. J’arrive après la bataille (comme souvent ce mois-ci) mais bon, les retardataires n’ont pas forcément toujours tort. Des ex-COUNT ME OUT, AMERICAN NIGHTMARE et TRIAL BY FIRE (entre autres) dans le merdier, une poignée de morceaux qui tuent (Bended Knee, Runways, Kamikazes) pour un album qui se tient admirablement bien (parfaite balance entre hardcore hargneux et punk rock catchy). Epatance à l’état pur. (Grave Mistake/Jade Tree) &lt;a href="http://www.myspace.com/wearecloakdagger"&gt;www.myspace.com/wearecloakdagger&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;DISARRAY&lt;/span&gt; Edge Of My Demise CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui”, disait Desproges. Faux. De ce disque, on peut rire de tout ET avec n’importe qui. Sinon y’a un morceau qui s’appelle Punishment For Being Born et qui retranscrit parfaitement ce que je ressens à l’écoute de ce truc. (Inner Void) &lt;a href="http://www.disarrayonline.com"&gt;www.disarrayonline.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ELECTRIC ELECTRIC&lt;/span&gt; Sad Cities Handclappers CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mecs sont des prodiges. Leur math-rock parvient à la fois à te tordre les neurones en dix et à te faire danser comme un déglingo. Tout est résumé dans le premier morceau. Minimal = Maximal. Les boucles t’hypnotisent pendant que le charley frise l’hystérie collective. La contagion l’est tout autant. Le duo prouve également une autre équation. Musique instrumentale = tube. Y’a qu’à écouter Tchernovsky, Cut, Hydraviolet, The Watkins Theory, La Motta, Bamako… Bref, je vais pas toutes te les faire. Electric Electric = fête du slip. Ce groupe réussit le pari de mettre à la fois LIGHTNING BOLT et FOALS à l’amende. De la sueur, de la passion et du travail, ce disque en transpire. C’est aussi un petit classique en devenir. Favori Favori. (Herzfeldt) &lt;a href="http://electric.electric.free.fr"&gt;electric.electric.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FAT BEAVERS&lt;/span&gt; There’s No End To That Shit CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nom de merde pour musique qui latte. Si le BURNING HEADS du Dive avait fait une overdose de JAWBREAKER era 24 Hour, ça aurait donné ce There’s No End To That (Good) Shit. Un disque qui prend son envol après deux morceaux d’ouverture un peu trop sombres pour ma petite gueule d’amour (hier j’ai appris que j’allais enfin pouvoir me barrer de mon taf donc j’ai le moral et j’ai juste envie d’écouter des trucs joyeux). Ca doit être bien cool en concert. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/fatbeavers"&gt;www.myspace.com/fatbeavers&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GIT SOME&lt;/span&gt; Cosmic Rock CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palme d’or du groupe le plus surestimé de l’année. Les types parviennent à booker leur première tournée en Europe avec seulement des enregistrements de répet, juste sur la bonne foi de leur présence au sein d’une formation que beaucoup de monde a aimé en son temps : PLANES MISTAKEN FOR STARS. Arrive aujourd’hui ce disque, et j’espère sincèrement que toutes les personnes qui se sont démenées pour les faire jouer s’en mordront les doigts. Belle bouse qui sent pas bon le rock en carton pâte. (1234 Go) &lt;a href="http://www.myspace.com/fuckengitsome"&gt;www.myspace.com/fuckengitsome&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HALO FAUNA&lt;/span&gt; Durak CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne remercierai jamais assez Julien de m’abreuver en bons disques qui butent. C’est une fois de plus le cas avec cet album d’HALO FAUNA. Pour situer, on dirait un PIEBALD à fond midwest qui aurait craqué sur l’œuvre de DEFIANCE OHIO. Lointaine parenté avec un LAST DAYS OF APRIL rural. Qui a dit GET UP KIDS ? Bref, pile poil ma came à l’heure où je déterre tous mes vieux disques du lycée. Mélancolie envahissante, son clair qui t’enveloppe dans sa douceur et chant juste parfait. Rien à dire, c’est de la balle. (Plan It X) &lt;a href="http://www.plan-it-x.com"&gt;www.plan-it-x.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;HOME BLITZ&lt;/span&gt; Weird Wings 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bedroom garage rock. Pas aussi drôle que BILLY BAO mais presque. Y’a une reprise de SLADE, et j’adore SLADE (pis je dois avouer qu’ils s’en sortent encore pas trop mal). Un morceau qui sauve ce 12’ de la poubelle dans laquelle il était destiné à finir ses vieux jours. Ca m’apprendra à pas télécharger avant d’acheter. (Parts Unknown) &lt;a href="http://www.partsunknownrecords.com"&gt;www.partsunknownrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I MADE THIS MISTAKE&lt;/span&gt; It’s Okay CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à Julien Punk Ass Folk j’ai pu me taper toute la discographie de ce joli groupe en plus de leur dernier album. On dirait une obscure formation de chez Caulfield circa 1995 croisé avec le DEFIANCE, OHIO de chez No Idea (sans oublier le JAWBREAKER de Dear You… Accident Prone, anyone ?). Pop, punk et folk à doses raisonnables et justes. Ca me renverse pas mais c’est très cool, bonne soundtrack pour envoyer chier mes chefs ou sauter partout juste après leur avoir remis ma lettre de démission. Ah bordel, ça faut du bien…  A noter que cet album n’est sorti qu’en 12’ et cassette. (The Cottage Records) &lt;a href="http://www.myspace.com/imadethismistake"&gt;www.myspace.com/imadethismistake&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INDUSTRI ROYAL&lt;/span&gt; You Broke My Nose But I Broke Your Heart CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux premiers titres sont des tubes. Clairs, nets, précis. Imparables. Bonne pop-punk qui se tient bien, malgré le maquillage outrancier et les poses skate glam cold wave. Les trois suivants sont plus anecdotiques par contre, et là j’ai envie de dire non. Crier ma différence. Passer à autre chose. Pourquoi ? Pourquoi gâcher un disque qui s’annonçait aussi bien ? Vous ne méritez même pas que je finisse ma chronique. (Strepnjec) &lt;a href="http://www.industriroyal.com"&gt;www.industriroyal.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LOSER LIFE&lt;/span&gt; My Hell 12’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonheur. Les cinq titres de ce My Hell sont merveilleux. Joué à l’arrache, ce punk rapide et émotionnel (de l’emo, comme on l’aurait appelé à l’époque, c’est-à-dire avant de ne plus savoir de quoi on parle) aurait eu sa place dans le catalogue Ebullition, bien calé entre les disques de BORN &amp; RAZED, END OF THE LINE et ECONOCHRIST. Aujourd’hui un truc comme ça sort sur Life’s A Rape (CRIME DESIRE, WACO FUCK) et ça renforce tout le bien que je pense de cet obscur mais précieux label. Maintenant faut que je tope leur I Have Ghosts &amp; I Have Ghosts. Rapidement. (Life’s A Rape) &lt;a href="http://www.myspace.com/loserlife"&gt;www.myspace.com/loserlife&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MENEGUAR&lt;/span&gt; The In Hour CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus en plus barré, leur trip. Pop psyché faussement lo-fi qui se rapproche dangereusement de ce que peut expérimenter un NO AGE aujourd’hui (sauf que ces derniers prennent le train en marche, contrairement à MENEGUAR). Les comparaisons aux SWELL MAPS, à GUIDED BY VOICES et autres PAVEMENT fusent, mais c’est définitivement CLINIC qui vient à l’esprit quand t’écoutes ce troisième album. Même approche du son lugubre, même recherche de la pop song parfaite. Ouais, y’a de ça. Y’a aussi et surtout une personnalité propre au trio, un truc indicible qui les sépare du reste du troupeau (un peu le même délire qu’avec AM THAWN) et qui en fait un groupe bien plus attachant que tous les suiveurs du moment. Que cela soit dit, écrit et retenu. (Woodsist) &lt;a href="http://www.fuckittapes.com"&gt;www.fuckittapes.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OLD SEED&lt;/span&gt; The World Laughs With You When You Cry CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai très peu de référents en folk music. J’ai très peu de référents en tout, d’ailleurs. Ce qui ne m’empêche pas de donner mon avis, remarque. C’est le principe même de cet exercice d’écriture (j’insiste, au cas où certains me prendraient encore au sérieux). Se prendre pour le mec qui sait tout, même s’il ne sait rien. Comme un critique musical lambda, quoi (sauf que lui ne joue pas). Bref, OLD SEED c’est de la folk, un mec tout seul avec sa guitare. Les dix titres de ce petit disque sont de toute beauté. Une mélancolie qui te retourne le coeur, le poing levé, la rage au ventre. Je suis vert de pas pouvoir le faire jouer à Metz (on s’y est mal pris avec toute la clique, ce sera pour une prochaine fois, j’espère) parce qu’en plus de ça il paraîtrait qu’il reprend du MINOR THREAT. Gaaahhhh. (Sysiphus) &lt;a href="http://www.myspace.com/oldseed"&gt;www.myspace.com/oldseed&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PAINTBOX&lt;/span&gt; Singing Shouting Crying LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Ken. Prank represse le Singing Shouting Crying de PAINTBOX (sorti à l’époque chez Ugly Pop avec un artwork différent). Y’a l’ancien gratteux de DEATHSIDE dans ce groupe. Autant dire que niveau riffs et solos, ça envoie le pâté (en croûte). Feeling limite garage quand ça mid-tempoïse, c’est du hardcore japonais, du Burning Spirit dans toute sa splendeur dominé par un vocaliste au timbre aussi rocailleux que profond, un vrai funambule de la gorge ! Rock’n’roll as fuck, et désolé si je suis lourd avec ça mais les leads de guitare sont juste magnifiques… Indispensable. (Prank) &lt;a href="http://www.prankrecords.com"&gt;www.prankrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PAINTBOX&lt;/span&gt; Earth Ball Sports Tournament LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même en mieux. Rien que l’intro vaut l’achat de ce disque. Pis les solos… Du HELLOWEEN puissance 10… FAVE.(Prank) &lt;a href="http://www.prankrecords.com"&gt;www.prankrecords.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LE PARTI&lt;/span&gt; S/t CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marrant. En sortant le disque de son enveloppe, rien qu’en le regardant, j’ai tout de suite eu un pressentiment. Je me suis dit que cette petite rondelle allait beaucoup tourner dans la platine digitale durant les prochains mois. Me suis pas trompé. A la maison, avec des copains, en bagnole, au boulot. Depuis que je l’ai reçu, ce petit disque me suit partout. Je le fais écouter à tout le monde. Surtout, je ne m’en lasse pas une seule seconde. LE PARTI vient de Saint-Etienne et joue ce que l’on appelle plus communément du post-punk. Leur huit titres me font penser à plein de groupes (PERE UBU, GANG OF FOUR, DEVO, WIRE) mais à force de les écouter je ne les distingue même plus (les influences). Je me dis aussi qu’un concert avec les BUNCH et LE CŒUR NOIR serait juste une pure tuerie. Chance, ça devrait probablement bientôt arriver. « Se dit de la toison pubienne qui pousse sur les joues de Fabien Simon » &gt;&gt;&gt; FAVORI. (Faux Disques) &lt;a href="http://www.myspace.com/leparti"&gt;www.myspace.com/leparti&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PIVOT&lt;/span&gt; O Soundtrack My Heart DoLP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disque hybride. Groupe intéressant. Pile poil entre TRANS AM et GOBLIN. Avec la touche bleep bleep, Warp oblige. Pas le truc de la mort mais ça se lasse écouter. Pour une chronique plus détaillée, je t’invite à lire celle du fantastique Lelo Jam Master Jay dans le Tsugi de septembre, ok ? (Warp) &lt;a href="http://www.myspace.com/pivotpivot"&gt;www.myspace.com/pivotpivot&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PLOW UNITED&lt;/span&gt; The Dustbin Of History CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réédition de leur dernier album (sorti en 2000 chez Coolidge). J’ai jamais trop aimé ce groupe, leur préférant largement WESTON (avec qui ils ont d’ailleurs partagé un disque). Pop punk au son approximatif, fun mais pas mémorable. Je vais écouter les MEICES. (Coolidge) &lt;a href="http://www.ballcar.com/coolidge"&gt;www.ballcar.com/coolidge&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SANTOGOLD&lt;/span&gt; S/t LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cool, un disque avec des paillettes ! (Lizard King) &lt;a href="http://www.santogold.net"&gt;www.santogold.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SAVIOURS&lt;/span&gt; Into Abaddon CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Truc de hippie. Je pensais que ça allait puer la mort et le souffre. Ben même pas. Mélange les morceaux hargneux de BLACK MOUNTAIN à la technique de BARONESS et au riffing inspiré des MELVINS de Stoner’s Witch. Pas original pour un sou mais ultra efficace pour impressionner les types et les nanas qui pensent encore que QUEENS OF THE STONE AGE est le plus grand groupe de rock’n’roll au monde. Sept excellents titres (et une immonde pochette BM). (Kemado) &lt;a href="http://www.killforsaviours.com"&gt;www.killforsaviours.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;SHIZUKA / ZNO&lt;/span&gt; Koalition Split CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas qui fait quoi, et à vrai dire je m’en branle. Ce split s’écoute d’une traite. Electro carton, protéiforme, dancefloor industriel digital, tribalisme de fin du monde. Un gros glaviot purulent à la gueule de Sarkoshit. Très bel artwork, comme toujours avec Les Forces Alliées. Limité à cinquante petits exemplaires, tu peux toujours t’accrocher pour le trouver. (Les Forces Alliées) &lt;a href="http://www.forces-alliees.org"&gt;www.forces-alliees.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MARNIE STERN&lt;/span&gt; This Is It And I Am It… CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Gwen Stefani (ou Karen O) jouait dans HELLA, ça donnerait à peu de choses près cela. Fingerpicking à fond les ballons, chant tellement sucré qu’il m’a fait rougir et grosse déglingue rythmique. Franchement, je suis généralement plus vraiment client de ce genre de bêtises pour tordus du manche mais là j’avoue que ça passe hyper bien. Je l’ai même écouté deux fois de suite quand je l’ai reçu. C’est dire. (Kill Rock Stars) &lt;a href="http://www.myspace.com/marniestern1"&gt;www.myspace.com/marniestern1&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;UN POQUITO SENOR&lt;/span&gt; Soy Un Cabron, Loco ! CD-R&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mamat est partout. Excellentissime batteur de MICROFILM et MYRA LEE, le gazier laisse éclater son amour pour la variétoche francophone par le biais de ce projet complètement fou. Ok, tu rigoles bien pendant cette trentaine de minutes, mais tu t’en prends aussi plein les cages à miel (le gars joue avec ses tripes, y’a rien qui dépasse). La formule est bien plus subtile qu’une première écoute peut le laisser supposer (la reprise de Rockollection de Voulzy, juste incroyable). Annie Cordy, LA COMPAGNIE CREOLE, TELEPHONE, Patrick Bruel et Jean Schulteis dans le shaker yaourt espagnol. Un délice. Tout comme son interview pour le site d’Air Guitar France, à base de privates jokes sur Thomas Bonvallet (CHEVAL DE FRISE et L’OCELLE MARE). L’quivalent one man band des franés du bulbe qu’on appelle X-OR. Fave direct pour l’éternité. (DIY) &lt;a href="http://www.myspace.com/unpoquitosenor"&gt;www.myspace.com/unpoquitosenor&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VERSE&lt;/span&gt; Aggression CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hardcore moderne à son pire niveau. « Mielleux » me semble être un terme parfaitement approprié pour qualifier ce nouvel album. J’ai jamais aimé THURSDAY, THRICE et toutes ses merdes qu’on a voulu nous faire passer pour de l’emo, j’aime encore moins quand on en dilue les plus putassiers des ingrédients dans mon hardcore rageur. Tout le contraire du dernier BLACKLISTED que je vais de toute façon me remettre dans les oreilles là maintenant. (Bridge 9) &lt;a href="http://www.myspace.com/verse"&gt;www.myspace.com/verse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;WARBRINGER&lt;/span&gt; War Without End CD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méchant revival thrash métal qui te piétine la gueule sans ménagement. Les débuts de SLAYER et METALLICA (ainsi que d’autres formations évidemment bien plus obscures) comme influences. Y’a pas à dire, les modes c’est vraiment de la merde. Je te parle même pas de GAMA BOMB et BONDED BY BLOOD (je préfère l’EXODUS de Force Of Habit, de toute façon). Bon sinon y’a aussi un passage dans Dread Command qui est un total rip-off d’un morceau d’IRON MAIDEN, et dans l’ensemble j’aime bien (je préfère ça à BORDERLINE hein, y’a pas à chier). (Century Media) &lt;a href="http://www.myspace.com/warbringer"&gt;www.myspace.com/warbringer&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7735524879559390536-6621748177753149251?l=pretentiousasshole.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pretentiousassh