tag:blogger.com,1999:blog-77248859988915052632009-06-06T19:45:25.851+02:00Sur Parole ... (et à côté)« Le discours philosophique toujours se perd à un certain moment; il n'est peut-être même qu'une manière inexorable de perdre et se perdre. C'est cela aussi que nous rappelle le murmure dégradant: <i>ça suit son cours. </i>» Maurice Blanchot.Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comBlogger352125tag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-13983661280693160932009-06-03T23:04:00.001+02:002009-06-03T23:08:24.711+02:00Oui, Ninon<br /><br />Ce soir, j'ai mal de ne pas être étendu à côté d'elle<br /><i>Just to pull her close to feel each breath she'd take.</i><br /><br /><br />Vous ne savez rien.<br /><br />Ces mots qu'elle écrit, c'est pour moi.<br /><br />Elle est ma poésie.<br /><br />Vous ne savez rien.<br /><br />Enviez moi. <br /><br /><br /> "Indéfiniment je crois". Tu te souviens? <br /><br /><br /><br /><br /><br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-1398366128069316093?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-76372295944353912272009-06-03T16:10:00.004+02:002009-06-03T16:25:17.888+02:0016.15 déjàSur la chaise en anis étoilé, alors même que je buvais un thé trop sucré de tes larmes,<div>Et que tu me demandais si Ondine en dessous en dentelle, n était pas celle-la même que tu avais </div><div>Par tout endroit  cherché ,éploré d'une destinée,ô combien contrariée.</div><div>Je t'avais assuré que sous le battement de ma main, que pince le soleil,</div><div>Il y avait, dans un papier de soi, un coeur , alangui sur l'aronde.</div><div>je t'avais dit"écoute", et tu t étais tu pour, en sourdine m'écrire, avec l'iris de tes yeux</div><div>une plume qu'un souffle de moi avait fait balancer dans l'air éméché.</div><div>L'absinthe que tu bois s'écoule dans tes vaines comme autant de petits vaisseaux de nous, ça chavire mais je vois mes pieds qui frisent les étoiles.</div><div>De mer.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-7637229594435391227?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-61373996401613187812009-05-30T21:45:00.001+02:002009-05-30T21:45:19.484+02:00Si on me demandeSi on me demande<br />Pourquoi je t'aime, <i>on and on</i>,<br />La réponse est en dessous;<br />Et au dessus de tout, <br />De fait.<br /><br />Jusqu'à toi.<br /><br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-6137399640161318781?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-66908635958329384872009-05-30T21:08:00.007+02:002009-06-02T20:15:56.881+02:00Papier de vair ou façon Light Red BullBien sûr, il était entendu qu'au point carré de notre attente,<div>Le virage se déroberait.</div><div>Ainsi, sur la maroufle d'un macadam plus dur qu'un fil de plomb,</div><div>Ta Citroën en forme  d'accroche-moncoeur, sur le parvis de l'Eglise Jean Foutre et bien d'autres encore.</div><div>Non, mais Seigneur! cette expression plantée sur ton visage,</div><div>Où sillonnent, à l'écart, tous, nos égarements.</div><div>Tu m'avais dit : ton rétro est de travers, et j'avais ri un doigt sur tes lèvres. </div><div>Chute, ça monte, le ballon gonflé d'air chaud ...</div><div>En suspension, dans la nacelle, Moi , Toi qui me tire la langue,</div><div>Un coup d'oeil, évidemment;</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-6690863595832938487?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-18843180934268520632009-05-06T08:05:00.001+02:002009-05-06T08:05:55.822+02:00Voilà[…] La phrase qui précède celle-ci ne pourra être écrite comme elle devrait l’être. Avec un certain recul, ou une mise à distance tout au moins. La chose relève d’une impossibilité physique autant qu’intellectuelle. Au point où j’en suis. Oui. Là, maintenant, je suis arrivé au bout. Le chemin fut moins long que prévu, mais, au vrai, au final (j’y reviendrai, vous vous en doutez), je suis très fatigué. Personne ne peut saisir ce que j’essaie, bien maladroitement, d’exprimer à l’instant même où la parole et la raison me font défaut. On ne prête qu’aux riches, néanmoins. C’est ce qu’on dit. À tort ou à raison. Un jour comme aujourd’hui est à marquer d’une pierre blanche — et noire. D’un noir d’obsidienne. Mais ai-je besoin d’un pense-bête——— moi ? <i>Allez savoir</i>, comme on dit. J’y suis allé pour ma part, et sans trop savoir pourquoi. C’était en effet ma part. Je commence à rédiger ces lignes alors que je devrais me taire, ne serait-ce que pour m’économiser. Il n’y aurait rien de plus urgent, a priori. Mais le silence m’est également impossible. J’écris, mais ce n’est déjà plus moi que vous lisez. Et de loin. Et pourtant, c’est aussi de moi qu’il s’agit. Et ça veut tout dire. Mais pas seulement. Croyez-moi. J’ai besoin d’être cru. <i>In fine</i>. Ma vérité tient dans ces termes. Je vais vous demander d’avaler un plat qui, pour tout dire, ne sera pas réchauffé, et ce en dépit des apparences. <div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-1884318093426852063?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-23489818216576991082009-05-01T10:52:00.004+02:002009-05-01T12:14:38.603+02:00Attalante et Jules ChlorophyleElle avait marché dans l'épais sillon bleu laissé par Esope.<div>Serrée contre son coeur qui récitait un beau M, la pivoine à la moue enjôleuse, </div><div>Clignait de l'oeil à un rai de Lune, fatigué d'attendre le dégel</div><div>Et le déluge qui s'ensuivrait, évidemment.</div><div>Elle n'avait pas failli, dans le minutieux égrainage du temps a ses raisons,</div><div>et sen allait , soyeuse, courir le Gai Luron.</div><div>Elle avait revêtu, hier déjà, sur la chaise en marquise, posées sur le tulle,</div><div> Et frisottées de frais, les quelques lettres volées à l'Odéon.</div><div>Bien, se disait-elle, en caressant les plis du chien Tric-Trac, à bascule, </div><div>Jules est en retard, il revient de Loin.</div><div>Ca n'est pas si près de la Lune, pourtant...</div><div>M, moi, soupirait-elle, c'est étrange,</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-2348981821657699108?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-34073966828961625102009-04-09T22:13:00.001+02:002009-04-09T22:14:33.813+02:00Love inc.Here I am. Hardly. And yet I am.<br /><br />This woman I love, beyond words. And now talk is cheap.<br />(You know)<br /><br />I need her hand, still and gentle, on my forehead. As usual.<br />I need her words of love. I need her tenderness. As usual.<br />I need to sleep beside her. At last.<br />Otherwise thinking is a thing of the past.<br />Otherwise there is no other wisdom I can talk to you about.<br /><br />I've grown old lately.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-3407396682896162510?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-20707169565272384542009-03-08T08:41:00.001+01:002009-03-08T08:41:14.126+01:00CecityNo horse in the field for me running free.<br />Come. Go. Giddyup, giddyup, giddyup go.<br />The fence was too low, <i>obviously</i>.<br /><br />Who said that?<br />—— I walk about with a white stick, the tip of<br />Which someone sawed off.<br />"Hey, mind your step!"<br />"You're talking to me sir?"<br />....<br /><br />Touch my face with your fingers,<br />I've lost my eyes, you'll see. <div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-2070716956527238454?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-56139476094334300242009-03-05T22:32:00.001+01:002009-03-05T22:32:17.463+01:00Blablablabla<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-5613947609433430024?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-8116156951878757902009-03-05T14:44:00.003+01:002009-03-05T14:59:04.100+01:00EgolocalisationUn lieu qui dérive devient le véhicule de ses véhicules.<br />Nulle relativité pourtant ne s'applique, oblitérée par un discours de repli.<br />La parole d'elle-même se porte alors sur ses commentateurs.<br />Mais au son de l'être cédant la place au temps de l'étant, il se peut que l'on tique.<br />Cet en-droit n'est pas hors ladite loi.<br />Je parle d'ici.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-811615695187875790?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Netzachhttp://www.blogger.com/profile/17585363567327130748noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-24932956182672848462009-03-01T09:09:00.001+01:002009-03-01T09:09:36.263+01:00You know there remains a kitchen sink in between.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-2493295618267284846?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-33967041530869166062009-02-28T14:53:00.002+01:002009-02-28T14:55:28.633+01:00The end of us.By thou, unfortunate wretched thing,<div>The story hath now been deflated and completed.</div><div>Irrietrievably.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-3396704153086916606?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-59577916194099777532009-02-28T12:08:00.001+01:002009-03-01T18:34:20.011+01:00ConteNe jamais écrire la morale avant la fin de l'histoire.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-5957791619409977753?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-15417872922079800762009-02-28T10:28:00.004+01:002009-02-28T14:17:17.025+01:00Les comptes des mille et une nuitsIl était une fois un beau prince, le comte de Monte-à-l'Envers, qui avait un harem ,des titres et des manières.<div>D'une marquise, il s'était entiché,du moins s'était-il imaginé, à la vie à la mort, il lui avait juré.</div><div>Zoulida, la favorite, de la situation, maintes fois éclairée, s'en tenait là, elle filait...</div><div>O, soupirait l'indécis en faisant des comptes d'usurier, me faudra-t-il me mettre en frais?</div><div>Puis le sort s'en mêla, la Marquise , parée d'exquises qualités offrit alors tous ses trésors,</div><div>Elle n'avait jamais su chiffrer!</div><div>Monsieur,  S'écria la belle,vous voilà libéré d'un insupportable poids, aimons-nous bien maintenant—</div><div>Le muet faisait des signes, la voix mouillée,</div><div>Il prit alors une petite ardoise et mesura leur amour, à l'aide d'un coupe-papier.</div><div><br /></div><div>La morale de cette fable qui pourtant se produisit est la suivante:l'homme est lâche, menteur et effronté, la femme paresseuse, médiocre et vile, la Marquise vous l'a ainsi démontré.</div><div><br /></div><div><br /></div><div><br /></div><div><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-1541787292207980076?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-8022133886523731612009-02-07T23:08:00.000+01:002009-02-08T12:23:14.682+01:00ItSome call <i>it</i> the "craft", thinking<br />They thereby prove their familiarity with it.<br />Yet such naming only shows their ignorance.<br /><br />You don't call it, it calls you.<br /><br />Language is The Beast.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-802213388652373161?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-30715016515053370232009-02-05T22:07:00.001+01:002009-02-06T07:27:12.398+01:00Trial<i>Déchoir</i>.<br />Falling from grace.<br />I'm looking for your hand and the kiss of your lips.<br /><br />Write.<br /> to me.<br /><br />I'm now eating ashes.<br />Yes.<br /><i>You</i> know what I'm talking about.<br /><br />Ashes....<br />Trying to convince myself it is bread.<br /><br />And my tears fill in the bottle.<br /><br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-3071501651505337023?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-19496578526453345682009-02-04T07:19:00.001+01:002009-02-04T07:19:50.984+01:00With a Clot of red Blood in One's BodyAnger is inseperable from fear.<br />I'm sailing towards a harbour<br />That is now receding. <br />I've already begun <br />To lift my hand.<br />Fear.<br /><br />And this feeling which I cannot name. <br />The same as when my father died years ago.<br /><br />There is —— before me, at some distance ——<br />this figure that tries to avoid light.<br /><br />I'm so tired, you understand.<br />It is now time. <br /><br />Tell them if they ask any questions.<br /><br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-1949657852645334568?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-54263768897231185672009-02-01T12:39:00.001+01:002009-02-01T12:39:58.730+01:00You as a GiftQuivering —— I am. <br />As ever. With you.<br />Your hand touches me, here below.<br />My tongue and my fingers seek your offerings<br />And my lips taste the arching of your soft body,<br />while you hands run through my hair.<br /><br />I am breathing in your breath——up and down——<br />Drinking the juice of you,<br /><br />before responding to your call: "Come".<br /><br />I shall soon collapse on you.<br />Never mind the position<br /><br /><br /><br /> <div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-5426376889723118567?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Seingalthttp://www.blogger.com/profile/00848074633659234878noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-49068902490017799882009-02-01T12:07:00.004+01:002009-02-10T11:50:02.518+01:00Josephine in a cage.O my joy, you slither under the gushing mouth.<div>Divest thyself of that slashing gown I had given thee, at the feet of the Temple.</div><div>The parrot I disrobed from Harsh Marquis is screeching a lull song for thee.</div><div>At dusk,under a gaping moon, flushing by the pond of bare Fany, </div><div>We shall penetrate our dark mystery,</div><div>Under the cloak, by Hecate and the griffon's prophecies,</div><div>I shall possess thee, brand thee with the salted pallid blood </div><div>that exuded from my lip.</div><div>Lick it, gulp it down, I command thee</div><div>For, to the eastern woods, on the verge of the crabbed passage tree,</div><div>Thy reason is hovering over the cage of Jove.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-4906890249001779988?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-69983281103391299682009-02-01T10:53:00.005+01:002009-02-01T12:26:02.490+01:00Stabat MaterCouchée sur le flanc, je saisis, sous la courbure de mes cils,<div>Le frémissement brutal de ton sexe.</div><div>Tendue vers l'onde dissoute d'un désir qui te tue,</div><div>Je me soulève,comme brisée,sur le cierge incandescent.</div><div>Passio.</div><div>De ta langue,  geste langoureux, tu lapes au bénitier</div><div>O Marie, que tes gémissements me secouent, comme ils te rendent fou.</div><div>Sur la chevauchée du monde ,va et  vient, balancelle,et te retiens.</div><div>Derrière le planisphère qui ondule , tu perces le mystères, t'y appliques, en barbare</div><div>Et remontes au plus profond, jusqu'au entrailles, Mater Dolorosa, et hurles ta prise:</div><div>Elle est à Moi— </div><div><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-6998328110339129968?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-89177210962685447692009-01-22T18:10:00.002+01:002009-01-22T18:18:52.039+01:00Etre avec toiEtre avec toi, c'est ainsi que je conjugue le verbe. Mon complément et mon attribution. S'il devait en être autrement, saches-le, l'autre ment car il était mon amnésie.Je te le dis, que tu l'inscrives sur le dos de ta main, je ne sais pas les nombres, je ne retiens pas les noms, si ce n'est le tien, car ils ne sont pas—rien avant Toi. Sur le saute-mouton de notre écriture, je tire la langue à l'abandon d'un sens, rien qu'un , olfactif.Au cul de l'humanité, les manants sentent pas bons, ne sont qu'une présente négation.<div>Sur notre amstramgram, compte avec moi, les lettres du lien.Le compte de Niel, sur mon seing.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-8917721096268544769?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-20023895035260466662009-01-19T09:03:00.005+01:002009-01-19T10:55:19.080+01:00Quand il fallut écrireQuand la machine s'enraya, il fallut bien continuer.<div>Il fallut bien écrire les noms avec ses doigts.</div><div>Alors il griffa le papier.</div><div>Il mouilla l'encre de son sang pour traverser la trame de sa chair.</div><div>Il ne cessait de répéter—plus encore, plus de noms.</div><div>Alors, il sortit de sa poche, celle qui était sous son sein,</div><div>Un coupe- papier qu'il tenait de sa mère—peut-être plus loin.</div><div>Sur la veine qui tremblait sur son poignet,</div><div>Il ouvrit une croix</div><div>Qui se mit à couler.</div><div>Le sang qui sauve.</div><div>Ma Foi.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-2002389503526046666?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-53253411136537542662009-01-19T08:48:00.005+01:002009-05-01T11:10:37.888+02:00A Christmas DayD'abord, ils s'étaient donnés la main, <div>Puis s'étaient surpris, au même instant,les yeux mi-clos,</div><div>A contempler les cendres de neige.</div><div>Sur le vison de l'élégante, elles font une cape,</div><div>Puis recouvrent tout d'une fine pellicule,</div><div>Qui  se développe en noir et blanc. C'était Noël, crurent-ils pour un moment,car les paillettes s'étaient mises à scintiller en volutes vers Abraham.</div><div>Dans le ciel liquide et sombre ,les plumes de cendres s'agitent d'un trouble. Mais quel était le sens et la direction de cet éparpillement?Mille ans plus tard, il songeait toujours.</div><div>La cheminée se dresse sur le champs de ses pensées.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-5325341113653754266?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-22112337136147795852009-01-19T08:36:00.003+01:002009-01-19T08:48:21.358+01:00A train for Ashes CampLes mains encore graciles des chérubins s'abaissent et se lèvent,<div>Pour saluer d'un rire le galop des mères. Dans le train en partance pour Ashes  Camp .</div><div>Les  bouches syncopées aspirèrent par hoquets.</div><div>Il avait demandé que l'eau s'élance, elle avait alors jailli sur le brasier fumant des corps encore vivants d'horreur. </div><div>Quand elle suinta à l'intérieur, le geignement se fit plus pénétrant.</div><div>Son regard s'accrocha alors sur la stase de l'instant.</div><div>Il se mit à prier la Mort .</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-2211233713614779585?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7724885998891505263.post-55898811697354836142009-01-18T21:50:00.005+01:002009-01-19T09:23:15.465+01:00La petite fille au manteau rougeLa petite fille rouge marche  entre  la ligne,<div>Une main dedans, une main ballant</div><div>Sur la colline, Il la regarde, de cet air nonchalant.</div><div>Rythme un coup, deux coups.La petite fille ouvre  alors une porte pour  se glisser</div><div>En haut de  l'escalier, elle s'arrêtera peut-être,</div><div>pour, de ses petites mains caresser son oreiller.</div><div>Pour faire taire le grondement des talons qui dansent avec le diable.</div><div>Les fous se tiennent par la main , font une ronde , impénitents.</div><div>Là haut, à tous les étages les médecins de l'enfer sondent de leur stéthoscope </div><div>Le ventre et les intestins de la maison  indigne.</div><div>L'enfant déambule sur la rapsodie de Mozart,</div><div>Psalmodie des hurlements et des rafales de mitraillettes. Cette nuit n'a pas de fin</div><div>Que l'embrasement du clair obscur</div><div>Rouge fantasque sur le mur;</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7724885998891505263-5589881169735483614?l=sur-parole.blogspot.com'/></div>Ninon2lencloshttp://www.blogger.com/profile/16191826284363649647noreply@blogger.com