tag:blogger.com,1999:blog-76881410984611295032009-05-24T15:15:08.877+02:00paradoxnotre monde n'est pas logique, il est analogique.paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.comBlogger25125tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-62707574980731001182009-05-04T13:46:00.005+02:002009-05-04T13:54:17.206+02:00BARRIERES INTERACTIVES<div align="justify"><br />Selon la définition personnelle suivante, la notion de non-localité est une zone d’influence, donc, par extension (sic) de communication, de probabilités d’expression d’être, càd de caractèristiques prédéfinies d’un objet quelconque. Pourquoi prédéfinies ? Parce que si l’on suppose qu’il y a objet, alors on détermine d’office que quelque chose existe selon certains paramètres : on donne ainsi une frontière à l’objet même, quand bien même cette frontière n’est que virtuelle ou mathématique, d’autant que cette frontière ne renferme l’expression que d’un seul possible : c’est ici (ou là) que peut s’exprimer tel objet et pas un autre.</div><div align="justify"><br />Cependant, la non-localité en elle-même ne supporte aucune notion de limite expansive.</div><div align="justify"><br />Ainsi, elle peut se déployer théoriquement à l’infini, dans toutes les directions, selon tous les angles possibles à partir d’un point de départ, point de départ s’entendant aussi bien existant que non-existant. </div><div align="justify"><br />La non-localité peut donc s’étendre, se déployer selon une fractale exponentielle. Cependant, la non-localité n’est pas une entité unique, mais une entité fragmentée. C’est un tout (puisqu’elle peut se trouver partout, y compris à des échelles différentes de celle d’origine), mais un tout qui a des naissances multiples, et, où chaque partie contient le tout, càd la définition de la non-localité. Ce qui d’ailleurs est un atout majeur, puisque chaque partie peut disparaître, sans que le tout n’en soit affecté : c’est déjà l’expression induite de la continuité, donc l’expression d’un temps quelconque, mais surtout une puissante pérennisation pour que l’essence de l’être ait la chance de voir le jour et perdure (redondance volontaire). </div><div align="justify"><br />Or, dès l’apparition de ces zones d’expression, totalement autonomes les unes des autres, puisque correspondant aux zones d’expression de chaque objet qu’elles supportent et dont elles offrent l’opportunité d’être autrement que virtuellement, il existe une possibilité d’interaction, ne serait-ce que par recoupement de toutes les zones de non-localité dédiées à chaque objet. </div><div align="justify"><br /></div><div align="justify">Parce que 2 solutions s’offrent à nous :</div><div align="justify"><br />1) soit les diverses zones de non-localité s’épanouissent côte-à-côte, parallèlement ;</div><div align="justify"><br />2) soit, elles s’épanouissent en tout sens en donc elles finissent pas se rencontrer.</div><div align="justify"><br />La seconde solutions est la meilleure, car, ainsi, cela permet aussi l’expression concrète de certains possibles qui forment l’objet en lui-même : c’est parce que la zone d’expression de l’objet rencontre une autre zone d’expression d’un autre objet et que se confrontent ainsi les divers paramètres dont est pourvu chaque objet, que chacun peut ainsi exister vraiment : il y a interaction. Et elle commence par les zones d’expression.</div><div align="justify"><br />Ici, peut s’exprimer X, là Y, et, puisqu’il y a rencontre des zones ici et là, alors 2 objets prédéfinis apparaissent (bien qu’il faille une conscience pour révéler réellement les deux objets, mais cela est une autre affaire).</div><div align="justify"><br />Tout cela pour dire qu’il existe des barrières interactives. Afin qu’il puisse exister des objets réellement, et non pas en simples possibles.</div><div align="justify"><br />Et donc, si l’on veut utiliser l’expansion de la non-localité au-delà même de l’expression des objets réellement exprimés, alors il va falloir compter avec ces mêmes barrières.</div><div align="justify"><br />De plus, puisque l’on passe d’une échelle microscopique à une échelle macroscopique, voire à une échelle intermédiaire, alors il s’avère que les forces universelles vont aussi interagir. Elles-mêmes s’exprimant de manière expansive tout en respectant leurs champs d’applications, donc toujours en interagissant entre elles, mais également avec les zones d’expression de la matière. </div><div align="justify"><br />Aussi, vouloir utiliser la non-localisation primitive suppose qu’il faille savoir déjouer toutes ces barrières interactives qui s’opposent à un usage aisé.</div><div align="justify"><br />Car toutes les barrières interactives sont gage d’une certaine stabilité temporaire, afin que les choses existent telles quelles, au moins un certain temps. Càd un temps sans grand bouleversement. </div><div align="justify"><br />En effet, à chaque fois qu’un paramètre essentiel de stabilité est bousculé (même si le système est dynamique : puisque ce dynamisme suit toujours la même logique il est alors considéré comme stable), donc à chaque fois que la force d’inertie du système tout entier est perturbée, alors, il y a possibilité de transformation (mutation), parce que des ouvertures permettent le passages d’informations, les barrières interactives s’écartent sous l’influence du bouleversement temporaire, la coercition devient moins rigide. Il sera donc difficile de trouver des ouvertures au cœur de cette inertie systémique afin d’atteindre la cible visée, en dehors des périodes favorables. Bien sûr, difficile ne veut pas dire impossible. </div><div align="justify"><br />C’est ici qu’intervient le mot tabou en science actuelle : le déterminisme… Ce qui n’enlève en rien le probabilisme scientifique, mais vient le compléter.</div><div align="justify"><br />Parce que pour définir les failles dans l’inertie du système, il va falloir pouvoir les déterminer, càd chercher tous les paramètres possibles et imaginables, qui permettront d’éviter ou de contourner ces barrières interactives, de glisser dessus, voire de les utiliser. Car je suppose qu’il n’est pas concevable, aujourd’hui (demain peut-être) de bousculer volontairement tout le système, afin de faire passer une information.</div><div align="justify"><br />Bien sûr je parle du passage de l’information via le canal de la non-localité destiné à l’objet ciblé et non pas d’une mutation aléatoire produite au cœur de l’organisme, càd l’information elle-même.</div><div align="justify"><br />Une fois tous les obstacles de diffusion surmontés, il va falloir trouver quoi envoyer, ou plus exactement, c’est l’inverse qu’il faut faire : d’abord trouver l’information, ensuite ouvrir le canal.</div><div align="justify"><br />Ainsi, si jamais le canal était dors-et-déjà ouvert et qu’une information était déjà en préparation, il faudrait alors connaître impérativement les effets encourus en fonction de cette même information. Ce qui veut dire que la mutation éventuelle du virus doit certes être efficiente, mais surtout qu’elle n’engendre aucune complication pour les porteurs du virus, ni n’engendre d’autres types d’infections.</div><div align="justify"><br />Ce qui signifie que la recherche et l’expérimentation sur le virus doit être en amont de l’ouverture du canal de diffusion, afin de ne pas envoyer des messages qui auraient des conséquences néfastes et irréversibles. En tous les cas il n’est aucune place à l’improvisation.</div><div align="justify"><br />En conclusion, les obstacles sont nombreux, il va falloir les connaître et les reconnaître, mais les possibles offrent l’espoir de pouvoir utiliser un jour le principe de non-localité hors vecteur unique, dans la mesure où l’on saura dresser une cartographie détaillée des chemins les plus opportuns du réel. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-6270757498073100118?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-35417596053904033962008-11-30T12:11:00.054+01:002008-11-30T14:12:32.588+01:00HISTOIRE D'HOMMEL'élève se lève. Au milieu des autres.<br /><br />Le maître le regarde avec attention. Il reste assis, sur l'herbe grasse. Le pré se pare de mille fleurs bucoliques et d'insectes éspiègles. Les longs arbres alentours bercent leurs ramures harmonieuses au caprice du vent joufflu et condescendant.<br /><br />Il fait grand bleu dans le ciel matinal, où les oiseaux virevoltent, pépient, jouent et ignorent les hommes, en bas, perdus dans la verdure chaloupée par les douces ondes aériennes printanières. Le décor est planté. Chaque chose à sa place, une place pour chaque chose.<br /><br />L'élève, visiblement, veut poser une question. Il cherche ses mots. Le maitre lui sourit. Et l'encourage.<br /><br />"Parle, mon fils, que veux-tu savoir que tu ne sais déjà ?" Mais l'élève se met à rougir. Il a peur que ce qu'il va dire soit une absurdité.<br /><br />"Eh ben...voilà..."<br /><br />Quelques murmures s'ébatent au coeur de ses acolytes. Quelques coudes frappent les côtes des voisins, on s'échange des regards fuyants, on ironise en silence : que va-t-il encore faire remarquer ?<br /><br />"L'homme est une sorte d'animal, n'est-ce pas maître ?<br />- Sa nature physique est tirée de l'animalité, mais l'homme n'est qu'un homme, sinon, pourquoi aurait-il inventé un mot distinctif pour se qualifier lui-même ?<br />- Oui, c'est ce que je voulais dire en fait...<br />- Que veux-tu savoir une fois cette précision faite ?" L'élève hésite encore un peu; il se dandinne d'un pied sur l'autre, se gratte le crâne, regarde le vide à droite et à gauche, puis, finalement, prenant son courage à deux mains, il se décide : "Pourquoi l'homme est-il le seul animal qui a des cheveux ?<br />- Voilà une belle question pour une belle matinée. Tu peux t'asseoir."<br /><br />Le maître, dont chacun sait qu'il souffre de ses lombaires délicates, se lève lentement. Le maître aime bien marcher pour répondre. Les idées affluent parce que le cerveau doit fonctionner pour faire bouger les muscles du corps lorsqu'il se meut, c'est un peu comme s'il amorçait la pompe à idées.<br /><br />Le maître adore faire des réponses. Ca justifie son titre. Et puis, il faut bien avouer que le maître est un peu cabotin, il aime bien qu'on l'écoute avec enthousiasme.<br /><br />"Oui, voilà une belle question. Levez-vous et suivez-moi. Je vais vous raconter une histoire, l'histoire de l'homme et de Dieu."<br /><br />Il était une fois un animal qui changea d'état pour devenir homme.<br /><br />C'était il y a fort longtemps, des milliers d'années en vérité. Celui qui allait devenir homme, avait faim. Mais hélas, il dut s'éxiler de sa nature généreuse devenue par trop peuplée et intolérable, la promiscuité étant insoutenable. Il n'y avait plus assez de nourriture pour que l'homme puisse manger à sa faim. Ses enfants avaient de terribles crampes d'estomac, et puis l'eau devenait impropre, la diarrhée était devenue la norme, la survie impossible, il n'y avait pas d'autre solution, il fallait aller là-bas, loin, au-delà de ce qui avait été autrefois un monde merveilleux. L'homme fut chassé de son monde sécuritaire par le manque.<br /><br />Sauf que là-bas, au loin, c'était la plaine. De l'herbe haute à perte de vue. Un ours des cavernes pourrait facilement les croquer, surtout que ça court vite un ours des cavernes. Et puis il y a les tigres à dent de sabre. Les serpents...ah ! les serpents ! sutout le mamba noir ! quelle sale bête ! il avance presque aussi vite que le guêpard et sa morsure tue en moins d'une minute.<br /><br />Bien sûr, avant que l'homme devienne vraiment homme, ce n'étaient pas ces bêtes là qui existaient : elles étaient bien plus terribles encore ! Elles avaient plus de dents et des mâchoires démesurées. Et, mon Dieu, elles puaient le fauve ! Tout autant qu'elles couraient bien plus vite que l'homme, ce pauvre hère devenu un paria, un nomade, un sans logi, un moins que rien, trop lent pour tout, trop faible, trop peureux. Un qui ne devait pas survivre. Un moins que rien.<br /><br />Pourtant, le pré-homme osa l'impensable : il franchit le pas. Malgré toutes les mises en garde. De toute façon, c'était ça ou mourir.<br /><br />Main dans la main, solidaire, la peur et la faim au ventre, l'homme et sa famille s'engagea vers l'inconnu. Surmontant sa peur. Et quelle peur ! Celle qui donne des cauchemars, même quand on est réveillé ! Partout le mal pouvait frapper et le tuer. Sans se soucier de lui. Comme un vulgaire bout de viande.<br /><br />Alors, il a fallu réagir. L'homme a dû prendre son destin en main. Courageusement. Mine de rien, il venait d'inventer une notion que la nature n'avait pas prévue : surmonter la peur. Pourtant, la nature aurait dû le savoir : à un moment donné, il fallait bien que son système ne puisse plus offrir tout ce qu'elle avait promis. A moins, bien sûr, que la nature l'ait fait exprès. On ne peut pas savoir avec la nature, elle est tellement, comment dire...hasardeuse.<br /><br />Il s'élance donc vers son avenir. Il fait face à sa propre peur.<br /><br />Sauf que la nature lui avait réservé un chien de sa chienne : la plaine a ceci de particulier : la foudre y est particulièrement meurtrière, elle frappe tout ce qui dépasse, mais, surtout, il n'y a pas de moyen de lui échapper...<br /><br />Enfin, il semblait ne pas y avoir de moyen.<br /><br />Jusqu'à ce l'homme se rende compte que certains poils se mettaient droit sur sa tête à certains moments, juste avant l'orage. Alors, l'homme a observé. Et, il a fini par comprendre que les poils sur sa tête ne se dressaient qu'à certains endroits de la terre, ceux qui attirent la foudre justement.<br /><br />Alors, petit à petit, il a sélectionné ceux de son clan qui avait le plus de poils réceptifs sur la tête. Et, ainsi de suite, de générations en générations, l'homme a fini par avoir des cheveux sur le crâne, parce que les cheveux sont bien plus sensibles que les vulgaires poils d'animaux.<br /><br />C'est comme ça que l'homme est devenu vraiment homme, une fois que tous ont possédé des cheveux, ces poils fins qui poussent tout le temps et qui détectent la foudre.<br /><br />La prochaine histoire sera sur l'invention de Dieu par l'homme, l'animal devenu chevelu.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-3541759605390403396?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-18151188018380092372008-04-23T11:00:00.034+02:002008-04-23T12:15:43.998+02:00CERTITUDEJe suis humain, représentant de la matière pensante, de la matière qui s'organise afin d'avoir conscience de s'organiser.<br /><br />Toutefois, qu'est-ce qui s'organise finalement ?<br /><br />A partir de quoi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">s'organise-t-elle</span> ?<br /><br />Je suis donc humain composé de matière organique, c'est-à-dire de matière vivante, d'éléments chimiques inertes à l'origine, qui, une fois mis en présence et sous l'impulsion d'une énergie quelconque, fonctionnent <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">interactivement</span> les uns par rapport aux autres : tous ces éléments sont interdépendants, chacun ne peut survivre que si les autres survivent, chacun occupant l'espace et le temps qui lui est dévolu, qu'il doit utiliser pour assurer sa pérennité, pour assurer la pérennité de l'ensemble tout entier : <strong>il faut que ça tourne</strong>.<br /><br />Ma matière fonctionne parce qu'elle est en mouvement, parce que sa "<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">mécanicité</span>" est utilisée, parce qu'il n'y a pas de rupture dans la chaîne <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">d'interconnectivité</span>.<br /><br />Voilà pour ce qui est du domaine d'études.<br /><br />Soit, mais qu'étudie donc la matière, ma matière, qu'est-ce que j'étudie hors de moi ?<br /><br />Parce qu'il ne faut pas oublier non plus que si ma chimie organique fonctionne intérieurement en interdépendance avec tous ses éléments qui la compose, elle fonctionne aussi, extérieurement, sur une mécanique plus globale encore, tout aussi interactive avec son biotope, son milieu, son espace et son temps qu'elle occupe partout où je me trouve : ma chimie interne ne vaut que si j'ai une chimie externe qui l'accueille et lui permet de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">s'épanouir</span> : il ne peut, dans la réalité de notre monde, en être autrement.<br /><br />Tient, en parlant de réalité de notre monde : voilà une transition toute trouvée pour aborder mon sujet principal : qu'est-ce que nous percevons de la réalité ? Qu'est-ce que notre chimie intérieure perçoit de sa chimie extérieure ? Que perçoit l'<strong>interaction restreinte </strong>de l'<strong>interaction générale </strong>?<br /><br />D'abord, je suis matière. Je suis ainsi composé de molécules (chimie), elles-mêmes composées d'atomes (physique), eux-mêmes composés de particules qui ne sont que des vibrations que je pourrais qualifier de solidifiées (physique <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">quantique</span>).<br /><br />Vibrations. Voilà un mot qui me dit beaucoup de choses. Il m'éveille une quantité d'informations sur l'interaction qui concilie mon interaction restreinte et l'interaction générale.<br /><br />Vibrations = fréquences = mouvements plus ou moins réguliers répétés plusieurs fois = ondes ( de probabilité d'être ici et là, en même temps ). C'est ma définition actuelle, celle qui va me servir de point de départ à mon étude présente.<br /><br />Je vais même jusqu'à dire que : puisque les vibrations (ondes) sont répétées à <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">l'envi</span>, elles deviennent réalité, c'est la répétition qui donne corps aux ondes, c'est le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">process</span> qui solidifie momentanément les ondes. Vous voyez ce que je veux dire, n'est-ce pas ?<br /><br />Donc, la réalité dans laquelle j'évolue, c'est une succession d'ondes solidifiées temporairement.<br /><br />Ondes solidifiées que je capte de diverses manières.<br /><br />La plus parlante ( jeu de mot au combien évocateur...) est bien entendu (<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">re-jeu</span> de mot...) l'onde sonore : mes oreilles et sa mécanique interne captent les vibrations de l'air.<br /><br />La plus visible : les vibrations de lumière que renvoient les surfaces et leurs particularités respectives, par exemple, l'oxyde de cuivre est plutôt bleu, tirant sur le turquoise : il renvoie une fréquence spécifique de dose de lumière : si c'était une autre matière, la couleur obtenue serait différente, parce que chaque matière <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">absorbe</span> ou renvoie plus ou moins de lumière.<br /><br /><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10">Ça</span> encore, c'est assez facile à concevoir ou à comprendre.<br /><br />En revanche, pour ce qui est du touché, c'est beaucoup moins évident : quelles ondes captent le touché ? Ne serait-ce pas l'onde <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11">électrique</span> propulsée au travers du système nerveux central et qui rencontre un obstacle ? La solidité temporaire de la matière rencontrée ? Donc, une onde volatile qui rencontre une onde nettement plus statique ?<br /><br />Mais alors, l'odorat : quelles ondes que celles des odeurs ? Les molécules ? Cet agglomérat d'atomes, agglomérats de particules, agglomérats d'ondes, agglomérats de répétitions successives et simultanées d'un mouvement qui cherche son <em>équilibre paire*</em>...<br /><br />Quand au goût, ce ne serait pas une prolongation de l'odorat, une interprétation de l'odorat ?<br /><br />Bref, vous l'avez compris, je focalise mon idée sur le fait que notre réalité n'est qu'une affaire d'ondes, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12">d'interactivité</span> et d'interprétations.<br /><br />Ce que je veux dire dans tout ça c'est que nous ne faisons que capter des vibrations, alors que nous sommes vibrations nous-mêmes, nous ne captons donc que des niveaux différents de fréquences : nous sommes vibrations dans une réalité vibratoire, certes, mais il existe une quantité de vibrations différentes.<br /><br />Or, il se trouve que l'humain possède une matière qui s'organise bien entendu pour survivre dans la réalité, mais qui s'organise aussi pour avoir conscience de cette organisation, mieux, pour avoir conscience d'avoir conscience - ce qui au passage me renforce encore dans l'idée que notre monde est analogique : avoir conscience d'avoir conscience, c'est en quelque sorte une répétition de répétition : tout comme répéter des fréquences finit par engendrer leur solidification...mais cela est un autre sujet.<br /><br />Ainsi, ma matière organisée ou organique, s'arrange pour percevoir le monde et l'interpréter.<br /><br />Ce qui veut dire que mes capteurs sensoriels organisent mes connexions synaptiques, mes échanges neuronaux, mon arborescence intellectuelle en fonction des vibrations perçues : mon intelligence n'est donc due qu'à l'organisation de mon interconnexion, orchestrée selon ce que j'arrive à percevoir de la réalité, des vibrations, des ondes plus ou moins solidifiées <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13">temporairement</span> de la réalité.<br /><br />Ou : comment des ondes interprètent d'autres ondes. Comment des échelles de grandeurs différentes, comment des fréquences différentes, alors qu'elles sont en interaction totale, finissent par créer une intellectualité.<br /><br />Ou : la matière s'organise physiquement pour contenir l'intellectualité. L'intellectualité est donc dans l'organisation de la matière, selon l'agencement qu'elle met en place pour capter des ondes de probabilité d'être d'elle-même.<br /><br />Je ne dis rien d'autre que l'intellectualité est dans la matière. Et, en disant cela, je dis tout.<br /><br />Ce qui veut dire que matière et intellectualité sont indissociables, quelque soit l'échelle.<br /><br />La seule chose que je ne peux pas affirmer, c'est à partir de quand on considère que la matière est matière, à partir de quand elle cesse d'être virtuelle, d'être seulement vibrations, d'être ondes de probabilité d'être là ou là en même temps ? Quand elle devient tangible ? Par qui ou quoi ? Pourquoi se <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">solidifie-t-elle</span> ? Enfin, pourquoi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15">devient-elle</span> temporairement solide ? Ou, plus exactement, dans mon esprit, c'est-à-dire avec mes mots, quand <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">devient-elle</span> moins dynamique, un peu plus statique, au point de pouvoir être perçue ? Mince... J'ai l'impression de tourner en rond : si elle ne devient un peu plus statique que lorsqu'elle est perçue, alors il faut qu'elle soit déjà organisée pour percevoir...mais si justement elle n'est encore que mouvement, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17">qu'ondes</span> de probabilité d'être, elle ne peut donc être <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18">perçue</span>...<br /><br />Ah, paradoxe, quand tu nous tiens ! Pour que la probabilité de matière se solidifie un tant soit, il faut qu'elle soit perçue, et, pour percevoir, il faut qu'il se solidifie un tant soit peu avant de s'organiser !<br /><br /><strong><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19">Ca</span> tourne ! Non ?</strong> Pour que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20">l'interactivité</span> générale soit reconnue par <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21">l'interactivité</span> restreinte, il faut que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22">l'interactivité</span> restreinte soit engendré par <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23">l'interactivité</span> générale, que l'un puisse compter sur l'autre et vice-versa : si <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24">l'interactivité</span> générale ne <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_25">connaît</span> pas <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26">d'interactivité</span> restreinte, alors il se peut que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27">l'interactivité</span> générale n'existe pas.<br /><br />Donc la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28">non-certitude</span> de la première est confirmée par la certitude de la seconde.<br /><br /><em>*cf : équilibre paire &amp; impaire.</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-1815118801838009237?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-17951791089218405252008-04-06T07:55:00.056+02:002008-04-06T09:02:36.787+02:00EQUILIBRE : PAIRE & IMPAIREQu'est-ce que l'équilibre finalement ?<br /><br />Ne serait-ce pas lorsque deux extrémités s'opposent à force égale autour d'un point commun ? Autour d'un axe commun ?<br /><br />Et ces deux <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">extrémités</span> peuvent très bien présenter autant de divergences que faire se peut, c'est-à-dire, autant de différences, voire d'aucune similitude, ou inversement d'ailleurs, l'important résidant dans le fait que l'occupation des espaces de chaque côté de l'axe ne permet pas, à chacune des occupations, de prendre l'ascendant sur l'autre.<br /><br />Ainsi, je peux affirmer que les divergences convergent vers un point commun. C'est <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">l'antinomie</span> absolue.<br /><br />Cependant, ce que je viens de dire résume une idée qui s'érigerait en fonction d'un axe de raisonnement que je pourrais qualifier d'impaire.<br /><br />En effet, puisque j'ai deux extrémités ainsi qu'un axe, je peux considérer que j'ai donc trois éléments qui façonnent l'une de mes interprétations des lois de l'équilibre.<br /><br />Toutefois, cela suppose qu'il faille une loi pour déterminer l'équilibre, puisqu'il faut raisonner également avec la loi de la gravité : pour qu'un équilibre entre deux occupations d'espace se développe autour d'un point commun, il faut, impérativement, non seulement que chaque espace d'occupation soit irrésistiblement attiré quelque part, mais également, que cela soit dans le même sens. Donc, l'équilibre s'articule autour de deux égalités indispensables et dont l'une s'inscrit dans l'autre.<br /><br />Bien.<br /><br />Admettons maintenant que nous soyons dans un système encore plus simple, un système qui ne connaisse pas encore la loi de gravité, un système qui n'aurait pas encore intégré cette loi <strong>fondamentale</strong> (j'insiste sur le mot fondamentale).<br /><br />Par exemple, un système qui n'ait pas encore de masse. Seules des notions de masse future, seulement des prévisions de masse - donc d'amalgame - au mieux, ou bien encore, que des notions d'espace à remplir, voire à conquérir, par quelque chose qui ne serait pas rien, ou, plus exactement, qui serait rien et dont la notion de rien veut que ce soit déjà quelque chose.<br /><br />Aussi, puisque je parle d'équilibre pur, mais d'équilibre tout de même, il me suffit donc de n'avoir que deux espaces, quelque soit ce qu'il y aura <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">ultérieurement</span> à l'intérieur. Je peux donc me contenter de n'avoir que deux espaces vides. En présence.<br /><br />La présence est obligatoire. Elle est obligatoire de toute façon puisque si j'ai deux espaces, j'ai obligatoirement présence : un et un autre. Sinon, je n'ai qu'un seul et unique espace. <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">CQFD</span>. Alors, la présence, féminine comme il se doit, peut tout aussi bien être masculine : je peux dire présent, cela ne change rien à l'affaire.<br /><br />Deux espaces vides sont dans le présent. Ou, présentement, deux espaces vides : il est possible de voir les choses sous tous les angles, voire dans n'importe quel angle. Aussi, cela met également en évidence qu'espace et temps sont bien indissociables quelque soit la dimension que l'on étudie.<br /><br />Sauf que, pour le moment, je n'ai que deux espaces vides et rien d'autre. Encore qu'en disant cela - rien d'autre - j'introduis une troisième notion sous-jacente, donc une notion impaire.<br /><br />Pourtant, c'est la notion <strong>paire</strong> de l'<strong>équilibre</strong> qui m'intéresse <strong>présentement</strong>.<br /><br />Puisque je n'ai que deux espaces vides (qui ne demandent donc qu'à se remplir, mais j'extrapole déjà...) et que je pense en paire, je n'ai physiquement pas vraiment d'espace de démarcation entre ses deux espaces, je n'ai qu'un seul espace avec deux extrémités. Ou, plus exactement, je n'ai pas encore d'extrémité, mais seulement la possibilité minimum d'aller dans un sens ou dans l'autre. Malgré tout, j'ai une (la) notion impaire qui définit la notion paire. L'une et l'autre étroitement imbriquée.<br /><br />Mais j'ai déjà l'équilibre.<br /><br />Or, comment alors peut-il s'exprimer cet équilibre ? Puisqu'il n'y a pas d'axe autour duquel il ne peut mettre en évidence deux forces égales - aucun des deux espaces ne prend l'ascendant sur l'autre - dans le meilleur des cas (pour un équilibre rigousement parallèle à un plan de référence), puisqu'il n'y a pas encore de gravité, puisqu'il n'y a pas encore de masse, puisqu'il n'y a rien.<br /><br />Ne serait-ce pas en créant le mouvement ? D'une extrémité à l'autre ? Comme une oscillation permanente - de toute façon puisque nous sommes dans le présent tout est permanent - donc une onde qui se déplace d'un espace à l'autre, ou, plus exactement, puisque les espaces ne sont pas définis mais infinis, sans limite, dans un sens et dans dans l'autre. En même temps.<br /><br />Donc, un mouvement, à la fois, convergeant et, à la fois, divergeant. Ainsi, nous avons, présentement, tout ce qui fait qu'un raisonnement impaire de l'équilibre puisse se développer et <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">entraîner</span> tout ce qui fera la matière telle que nous la connaissons, c'est-à-dire en amalgamant tout ce qui peut l'être, tout et rien : en donnant un sens et unique sens : les divergences convergent vers un point d'équilibre.<br /><br />Et comme il faut <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">pérenniser</span> cette loi d'équilibre impaire, il faut donc quelque chose de solide qui le mette en évidence : la matière. Qui obéit à des lois bien établie par l'homme.<br /><br />L'homme, l'une des extrémités de la matière justement. Dont lui-même possède une autre extrémité : les mots et les notions qu'ils véhiculent.<br /><br />Aussi, quel est l'autre sens qui s'oppose aux notions des mots de l'homme ?<br /><br />Ne serait-ce pas d'autres notions ? A l'autre extrémité ? Enfin, dans l'autre sens...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-1795179108921840525?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com19tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-12053612499148592252008-02-10T08:42:00.000+01:002008-02-11T06:55:41.367+01:00HORIZONLe soir tombe. Offrant la banalité de l'explosion de ses couleurs chaudes au contraste du vide spatial exotique et froid.<br /><br />Je regarde le ciel sans nuage s'empourprer dans l'ombre de la Terre. La première étoile brille déjà, faiblement, là, juste à droite de mon regard émerveillé.<br /><br />Je suis debout, seul, tout en haut de l'immense dune de sable blanc, face à l'océan délicieusement chaloupé et pourvoyeur des fragrances de Neptune, qui éclosent sous quelques brisures écumeuses de lames bleues-grises, cassures de houle monotone et rythme volatile de la superficialité chahutée par le zéphir du ponant. Derrière moi, tout en bas et perdue jusqu'à l'horizon du sol incertain, la dense forêt de pins maritimes répond, avec son insolence verdâtre et l'onde fixée de sa canopée indifférente, à l'orgueil de l'océan insensible. La brise marine et printanière s'essouffle avec langueur. Il fait frais et je frissonne sous mes vêtements optimistes.<br /><br />Je scrute l'azimut. Je me sens léger et serein, heureux de pouvoir encore admirer le show condescendant de la rondeur de l'ouest impérial. Le spectacle a été rodé maintes et maintes fois dans les provinces de la planète. Et le nombre de spectateurs ne décline jamais, bien au contraire. Les critiques sont unanimes : la fascination est quotidiennement renouveler. Sans artifice.<br /><br />Je respire profondèment. J'inhale le monde jusqu'au tréfonds de ma chaire. Je bois la beauté qui m'accueille. Je mastique et je déglutis l'univers : je ressens dans mon maxilaire inférieur, comme un cannibale affâmé, le plaisir charnel d'être vivant.<br /><br />Je suis pourtant dissocié de mon environnement salutaire. Je suis autonome. Autonome, solitaire, égoïste, égocentrique, je suis le centre de tout. Mon esprit divague sous l'ivresse des convulsions de jubilation temporaire qui m'envahissent avec complaisance. La raison s'interpose dans un moment fugace : comment peux-tu être autonome alors que tu n'es que symbiose ? Illusion...<br /><br />Je ne suis que détachement. Détritus de la splendeur universel. Copeau inutile de l'arasement académique.<br /><br />Pourtant, perdu au coeur de cette partialité totalitaire, ma corruption arrogante prétend se sentir unitaire, prétend être entité, alors que, spiritualité oblige, je ne suis qu'amalgame admirablement compilé d'une multitude fragmentée de vibrations occasionnellement alourdies.<br /><br />Je suis la conscience de la matière. Même si, souvent, je m'égare dans ma propre insignifiance.<br /><br />Matière qui s'admire, qui admire le paysage qu'elle met en oeuvre. Qui ingurgite son expression. Qui s'automutile. Et qui recycle. En permanence.<br /><br />Je ferme les yeux.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-1205361249914859225?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com53tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-55510264807891129132008-01-18T18:35:00.000+01:002008-01-19T10:32:56.821+01:00CONSEQUENCESEt si j'appuie là, ça fait quoi ?<br /><br /><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">Ça</span> enfonce une sorte de courte manette carré en métal poli gris mat, <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">dessous</span> de laquelle l'inscription en capitales rouges intime l'ordre de ne toucher qu'en cas de nécessité absolue...<br /><br />Et <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">croyez-moi</span>, il vaut mieux que ce soit une nécessité absolue ! Parce que là, je ne sais plus vraiment ce qui se passe ! Malheur !<br /><br />D'abord, j'entends un son, mais pas n'importe quel son, non ! Quelque chose de super <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">strident</span>, qui siffle bien au-delà de l'audible, un machin <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">aigu</span> qu'il en peut plus, genre alarme hystérique de coffre-fort de banque, mais en bien pire, si vous voyez ce que je veux dire ! Je suis obligé de mettre mes deux mains sur mes deux oreilles ! Et encore, si je ne faisais rien ce serait pareil ! C'est comme si le bruit perforait ma chaire ! Mieux ! Comme si mes mains ne faisaient qu'amplifier et servaient de peau de tambour ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">Ça</span> fait si mal que je gueule comme un sourd ! Et Dieu sait combien j'aimerais être sourd à l'heure qu'il est ! J'en tombe à genoux ! Tellement ça fait une putain de douleur !<br /><br />Sauf que, dans tout ce <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">raffut</span>, je ne me rends pas compte tout de suite de ce qui ce trame tout autour de moi.<br /><br />D'un coup, finis les décibels ravageurs. J'ai la tête qui bourdonne tellement que je me sens vaciller. J'en ai des <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">hauts-le-coeur</span>. Je me tiens à quatre pattes, sans m'en être rendu compte. Il y a un manque de quelques secondes dans ma vie : je n'ai plus existé le temps d'un instant. Un bref, très, très bref instant. Avais-je sombré dans l'inconscience ?<br /><br />Mais non. Ce n'est pas moi qui vacille finalement : c'est le sol qui ondule. Incroyable ! Comment un plancher si rigide peut-il se soulever et retomber dans un même rythme ? Quelqu'un à l'autre bout de la pièce le secoue avec un malin plaisir ou quoi ?! Et oh ! Tient ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">Ça</span> fait aussi bouger toutes ces consoles noires, métalliques, piquetées d'une multitude parfaitement calibrée de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">lumières</span> multicolores et clignotant en silence, parfois presque en flashant, parallélépipèdes hautains, dressés à la manière des <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">menhirs</span> celtiques ! Elles se cognent et s'écartent en accordéon, les unes après les autres.<br /><br />Ce serait fascinant si je n'étais pas au coeur de la sinusoïde mouvementée !<br /><br />Comme quoi, un petit bouton de rien du tout peut <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11">entraîner</span> un désordre colossale !<br /><br />Moi et ma manie de toujours toucher ce qu'il ne faut pas ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">Ça</span> rate jamais ! Paf ! A chaque fois, je tombe sur un cirque pas possible ! A croire que c'est une façon de me sentir vivre : me mettre dans les pétrins les plus improbables ! Non mais ! Comment je pouvais savoir, moi, que <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">ça</span> allait <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_14">déclencher</span> pareille frénésie ? N'est-ce pas ? Je me sens soulever puis redescendre. C'est rigolo tout compte fait. Hop en haut ! Hop en bas ! Et ça recommence ! Et ça continue !<br /><br />Mais ça s'arrête donc jamais ?! Je vais devoir rester là ? Sans bouger ? Enfin, façon de parler... Parce que je fais du trampoline là !<br /><br />Ho ! Je glisse ! <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15">Aïe</span> ! Je suis sur les fesses, je dévale jusqu'au creux qui me remonte aussi sec ! Et qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16">m'éjecte</span> ! <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17">Bing</span> ! Je me cogne au plafond qui suit lui aussi les ondulations ! Et je suis <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18">projeté</span> à nouveau vers le bas ! Qui donne l'impression d'être plus bas encore, puisqu'il plonge vers un fond inconnu ! Je <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19">blackboule</span> jusqu'au <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20">tréfonds</span> puis je suis à nouveau transporté vers le haut ! J'essaie de m'agripper à n'importe quoi ! En vain ! Tout se dérobe ! Puis tout vient s'imposer à moi ! Je suis brinqueballé sans <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21">dessus-dessous</span> ! Je roule ! Je dégringole avant de gravir malgré moi ! Horreur ! Je suis <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22">ballotté</span> ! Je me sens propulsé ! Tout se déballonne ! Et ça recommence ! Encore ! Et encore ! Haut ! Bas ! Haut ! Bas ! Haut ! Bas ! Haut ! Bas !<br /><br />Lorsque...enfin ! Miracle ! Tout s'arrête ! Oh joie ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_23">Indicible</span> ! J'en suis tout retourné...j'ai du mal à trouver mon équilibre. Mes jambes <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_24">flageolent</span>. Je dois me tenir à l'une des consoles. Je ne sais plus où je suis vraiment. Attention à ne plus rien toucher par mégarde cette fois !<br /><br />Derrière moi, j'entends qu'on ouvre brutalement une porte. Elle claque contre le mur. Je me retourne. Des hommes, casqués, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25">carapaçonnés</span> de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26">kevlar</span> sombre, arme de guerre au poing, entrent en cavalant et en se mettant à genoux en position de tire.<br /><br />Je ne comprends pas tout de suite.<br /><br />"Descendez ce gaillard !!!"<br /><br />Je reçois un coup d'une violence incroyable dans l'épaule droite, tellement puissamment que je suis projeté vers l'arrière en pivotant. Je sens le même choc dans la cuisse gauche alors que je m'éclate le crâne sur le carrelage blanc. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_27">Ça</span> fait <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28">POK</span> ! Puis plus rien. Dans le cirage le plus complet.<br /><br />Plus tard, trois jours après soi-disant, je me réveille dans une chambre de réanimation couvert de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29">tuyaux</span> au milieu de plein de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30">bip-bip</span> réguliers. Et j'ai un mal de tête ! J'ai soif ! J'ai envie de pisser, mais le pire, c'est que ça me démange dans le dos, à tel point que je crois que c'est ça qui m'a sorti du comas. Hélas, impossible de bouger sans que ça fasse un mal de chien ! Et quand je dis chien, je pense <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31">pitbull</span> ! Un chien bien agressif ! Bref, j'appuie sur la sonnette aussi longtemps que je peux, puisque quelques secondes à peine et me revoilà plongé dans l'obscurité complète.<br /><br />Voilà, monsieur le juge, comment je me souviens que ça c'est passé : je ne suis pas un terroriste, juste un simple curieux. Si j'avais su...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-5551026480789112913?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com56tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-48178612309103530782008-01-01T10:32:00.001+01:002008-01-01T11:43:38.256+01:00STRUCTUREL'esprit qui hante mon cerveau (ces mots ne sont pas posés au hasard de mon inspiration littéraire pour faire uniquement joli) repose sur une base matérielle indispensable : pour fonctionner, mon esprit a besoin d'une structure physique (les neurones - eux-mêmes <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">extension</span> de mon corps - et leurs connexions), d'énergie et de chimie : il fonctionne pour produire non seulement son fonctionnement (la fonction fait l'organe qui fait la fonction : cercle interactif en mouvement continuel, même <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">erratique</span>), mais également de notions et autres concepts qui, bien que reposant sur une matérialité, ne sont pas de l'ordre de cette matérialité, bien au contraire, mais représentent l'immatérialité absolue produite par une matérialité : le <strong>concret produit de l'abstrait in fine</strong> : il est indispensable de bien concevoir cet événement avant d'aller plus loin dans l'imaginaire.<br /><br />Les productions intellectuelles existent <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">concrètement</span> parce qu'elles suivent un chemin physico-chimique, réel, tangible, parfaitement identifiable par notre technologie contemporaine.<br /><br />Cependant, elles représentent des conjectures qui symbolisent les définitions des choses et de leurs actions respectives : impalpables, évanescentes, essentielles, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">visualisables</span> (c'est pourquoi l'on parle d'imaginaire, y compris dans la grammaire qui n'est <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">qu'associations</span> d'images lexicales) immatérielles donc.<br /><br />C'est une sorte de projection mentale d'images, <strong>comme si</strong> on projetait non pas les images en elles-mêmes, mais leur programme numérique : des <strong>informations</strong> binaires qui codent l'image, qui supportent les informations nécessaires pour avoir un rendu après transport par un support qui non seulement encode, mais émet, décode et transmet alors qu'il est lui-même récepteur.<br /><br />Cette <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">allégorie</span> "<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">transistorielle</span>" permet de bien comprendre le fonctionnement systémique de l'organe, à la fois producteur, vecteur et spectateur non pas de matérialité, mais de <strong>connaissances</strong>, fussent-elles plus ou moins proches de la vérité de la réalité censée étudiée.<br /><br /><strong>La matière produit de l'immatière au coeur de notre cerveau</strong> : ce n'est qu'ne simple constatation.<br /><br />Ce qui veut dire que l'immatière a besoin de matière pour être exprimée. Ce qui signifie aussi que l'immatière a une réalité puisqu'elle est exprimée par la matière bien réelle de la réalité, via notre esprit. Ce qui rend alors bien réels tous les concepts humains et leurs notions associées : tout ce qui est de la réalité est ipso facto réalité, même si cette réalité produite est intangible par excellence.<br /><br />Pour bien faire comprendre mon propos, je vais prendre un exemple <em>bien concret.</em><br /><em></em><br />J'imagine une maison. Simple : quatre murs écru, un toit à deux pans avec des tuiles de Marseilles et une cheminée en briques rouges; des fenêtes avec des volets bleu lavande, des portes-fenêtres, et, une porte d'entrée en bois exotiques claire. Bref, une maison que tout le monde visualise à sa manière, mais que tout le monde visualise tout de même : je viens donc de décrire non pas tout à fait une maison, mais un concept de maison avec des détails quelque peu suffisamment précis pour se faire une idée directive de ce que je voulais transmettre à autrui.<br /><br />Ainsi, je peux affirmer que la maison imaginaire que je viens de décire succintement est bien réelle dans l'imaginaire de chacun des lecteurs présents et continuera à exister dans leur mémoire si tel est leur bon plaisir.<br /><br />La maison conceptuelle est donc réelle au coeur de notre réalité, bien qu'elle ne soit pas tangible : je la vois, mais je ne peux pas la toucher autrement qu'en pensée.<br /><br />Le concept est donc réel.<br /><br />Mais ce qu'il décrit est irréel par essence.<br /><br />J'ai donc un esprit qui possède une structure matérielle qui lui est propre, et dont cette structure permet de fabriquer de la réalité conceptuelle qui permet de traduire de l'irréalité (autre mot pour réalité conceptuelle).<br /><br />La matière, par mon intermédiaire, par ce qu'elle a su fabriquer au fil du temps pour parvenir à se doter d'un esprit structuré de telle sorte qu'il crée de l'immatérialité par une organisation à la fois conceptuelle et à la fois physique, finit par rendre compte de son propre état, de ce qu'elle est elle-même par elle-même, c'est-à-dire par ce qu'elle dispose pour s'auto-comprendre, pour comprendre ce qu'elle est, pour exprimer sa compréhension d'elle-même et non pas pour exprimer une compréhension extérieure, qui n'aurait rien avoir avec elle, non, pas du tout : la matière ne fait que trouver un moyen d'auto-analyse avec l'une de ses finalités produites certainement au hasard : l'humanité.<br /><br />Les productions intellectuelles de mon esprit ne sont que le reflet analogique via un cheminement numérique si je puis dire, de ce qui me compose et rien d'autre : je suis d'un monde et de sa matière, je n'en suis pas exclu.<br /><br />Ce que je comprends du monde : c'est le monde entier que je comprends (phrase facilement inversable : je comprends le monde entier : sens éminamment universel).<br /><br />Redondance, mise-en-abîme, gouffre, reflet, rebond, renvoi, expansion, interaction, implication, imbrication, imbrications d'imbrications.<br /><br />Tout contient tout et inversement si j'ose exprimer pareille répétition : synecdoque confusionnelle perpétuelle, comme une lumière stromboscopique qui s'échange entre deux miroirs opposés symétriquement pour créer la réalité par antipodes interposés.<br /><br />Bref, mon intellectualité est une réalité qui repose sur une structure matérielle concrète, bien que cela ne serve qu'à produire de l'abstraction elle-même reproduction de la réalité : <strong>concret / production / abstraction / production...de concret par compréhension.</strong><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-4817861230910353078?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com34tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-48496784292164292452007-12-22T09:24:00.000+01:002007-12-22T10:37:37.879+01:00PASSAGEQuelque chose de nouveau. Je ne comprends pas. D'habitude, c'est toujours pareil. Je dis que c'est nouveau, mais je ne sais même pas ce que cela veut dire, je ne connais que le mot, que les sons mis <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">bout-à-bout</span>. <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">Nou</span> / <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">vô</span>.<br /><br />Je puis comment utiliser des phonèmes qui ne me disent rien. Cette phrase est mal faite. D'ordinaire, tout est merveilleusement bien organisé. Sans surprise. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">Égale</span>. Confortable.<br /><br />Comment <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">puis-je</span> utiliser des phonèmes qui ne me disent rien. Non, il manque quelque chose... Comment <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">puis-je</span> utiliser des phonèmes qui ne me disent rien ? Tient, c'est curieux, cela sonne maintenant. Pourtant cela dérange. Comme si c'était plus simple avant que tout était bien affirmé. Enfin je dis avant, mais avant quoi ? Avant ? <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">Ça</span> veut dire quoi avant ? <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">Étrange</span>.<br /><br />Oui, étrange, très étrange.<br /><br />Que se passe-t-il ? Serait-ce cela l'interrogation dont on m'a tant parlé ? Fascinant en tout cas. Tient, je vais essayer d'autres choses. Quelle question <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">pourrais-je</span> bien me poser ? Oh, comme c'est drôle ! Rien qu'en pensant ainsi, je pose des questions ! Alors voyons, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">amusons-nous</span> un peu...<br /><br />Question...euh...voyons...es-tu là ?! <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">Ahahah</span> ! Plaisant. Oui, vraiment plaisant. Alors...voyons que j'en essaie d'autres...<br /><br />Hum hum. Je respire un bon coup. <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">Pfff</span> ! Je souffle...question...euh, oui, ça vient, ça vient. Surtout ne pas oublier "?", c'est important, sinon, on comprend pas bien que c'est une question.<br /><br />Ah ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">Ça</span> y est en voilà une ou deux, d'un seul coup : question, qui es-tu ? Que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13">fais-tu</span> ? Que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">dis-tu</span> ? <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15">Crois-tu</span> ? <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">Vois-tu</span> ? En fait, il suffit de mettre le sujet après le verbe, c'est comme si j'inversais la certitude de mon affirmation : fabuleux comme démarche. Mais c'est plein de question par ici. Serait-ce là que les questions naissent ? Serait-ce la maternité des questions ?<br /><br />Et si j'ajoutais un petit complément après, histoire de colorer un peu ma phrase ? Ce serait pas mal non ? Est-ce que ça égayerait ma pensée ? Oh...mais voilà que je parle en question maintenant... Cela ne <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17">va-t-il</span> pas un peu trop loin ?<br /><br />Où suis-je finalement ? Quel est ce paysage que je ne reconnais pas ? Aurais-je bougé ? Aurais-je dévié ? Dérivé ? Malgré moi ? Contre ma volonté ? Mais, que se passe-t-il ? Serais-je emporté ? Vers où ? Vers quoi ? Comment ? Pourquoi ? Qu'est-ce que tout cela ? Pourquoi suis-je aspiré ? Englouti ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ? Pourquoi je tourne ? Pourquoi l'univers <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18">tourne-t-il</span> ? Où sont les autres ? A l'aide ? Au secours ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Là, ami, ne me <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19">vois-tu</span> pas ? Serais-tu toi aussi dans la même tourmente ? Quoi ? Je ne t'entends pas ? Quoi ? Cela <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20">finira-t-il</span> ?<br /><br />C'est donc ça...ah, je ne me questionne plus. C'est donc ça, "après". C'est donc ça l'espace : un avant et un après. Enfin bon...tout ça ne répond pas à mes questions...ah non ! Plus de questions ! Assez ! Pourtant il me semble que je savais tout ça, que je connaissais déjà, avant même de l'avoir suggéré. Pourtant, je me sens, comment dire ?...zut, encore une question qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_21">traîne</span>... Oui, comment dire ? Oui, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22">com-coment</span> dire ? <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23">Am-amputé</span> ? <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24">Cou-coupépé</span> ? <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25">Sé-sépa-paréré</span> ?<br /><br />C'est un peu comme si j'étais à moitié. C'est un peu comme si j'étais à moitié. C'est un peu comme si je me sentais en échos. C'est un peu comme si je me sentais en échos. Double. Double. Enfin non. Enfin non. Pareil, mais différent. Pareil, mais différent. Comme s'il me manquait moi-même. Comme s'il me manquait moi-même. Tout entier. Tout entier.<br /><br />Tient, c'est drôle ça. Tient, c'est drôle ça. Je. Je. Moi. Moi. Nous. Nous. Hello. Hello. Hop ! Hop ! Je parle en deux fois. Je parle en deux fois. Non, je ne me répète pas. Non, je ne me répète pas. Je suis. Je suis. Ici et là. Ici et là. En même temps. En même temps. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_26">Ça</span> va pas ça ! <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_27">Ça</span> va pas ça ! Je vais devenir fou ! Je vais devenir fou ! Allez ! Allez ! Mais, comment faire ? Mais, comment faire ? Il faut que je me réunisse ! Il faut que je me réunisse ! Il faut que je m'appelle ! Il faut que je m'appelle ! De toute mes forces ! De toutes mes forces ! Vient ! Vient ! Oui ! Oui ! Ensemble ! Ensemble ! Uni ! Uni ! Oh comme c'est bon ! Oh comme c'est bon ! <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28">En-ensem-semble</span> ! Enfin ! Moi-même.<br /><br />Oui, moi-même. Quelle sensation... Non : quel sentiment ! Voilà, oui, c'est beaucoup plus juste.<br /><br />Maintenant, je peux m'apaiser. Il fait bon ici. Il fait chaud. C'est doux. Liquide. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29">Ça</span> balance. Je m'endors...<span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_30">tranquillement</span>...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-4849678429216429245?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com9tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-21382800182423330082007-12-17T08:06:00.000+01:002007-12-17T19:05:08.181+01:00CHAOSJe me suis assis au milieu de la foule.<br /><br />D'abord, ceux de mon entourage m'ont regardé avec surprise, puis avec défiance. J'ai suscité le désordre, au risque de me faire piétiner : les regards hauts m'ont méprisé : qui est ce petit monsieur qui se permet de rompre l'harmonie : une foule, c'est fait pour être debout.<br /><br />Et puis, certains se sont penchés sur mon épaule pour me demander si tout allait bien, alors que d'autres, plus autoritaires, m'ont intimé l'ordre de me lever, au nom de la morale : une foule, c'est fait pour être debout. C'est une certitude acquise depuis de nombreuses années. Même la science le dit, alors...<br /><br />Bousculé, insulté, humilié, écrasé, je n'ai pas bougé. Sans arrogance. Sans fierté. Sans humilité non plus. Dignement. Voilà tout.<br /><br />Et puis, bon nombre de mes comparses se sont désintéressés de moi et de ma situation. Toutefois, quelques uns m'ont souri; alors, petit à petit, les uns après les autres, ceux proches de moi se sont d'abord <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">accroupis</span>, avant de se mettre assis à leur tour. En me regardant, en m'interrogeant du regard, en s'interrogeant mutuellement, en regardant autour de soi, en scrutant le flot continu de ceux, excentriques, qui ont fini par <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">s'asseoir</span> alors que la rumeur changeait de ton.<br /><br />Ainsi, l'incroyable se réalisa : la foule toute entière se mit assise.<br /><br />Silencieuse.<br /><br />Presque religieuse.<br /><br />Et, une fois le miracle accompli, la foule s'applaudit. Et l'enthousiasme grandit encore et encore : une foule, s'est fait pour être assis !<br /><br />Les rires s'envolèrent alors que la foule se souvint qu'il y a encore peu la norme était si intolérante, si conventionnelle, si peu créative, si différente : comment n'avait-elle pas compris que son destin n'était pas d'être verticale ? Impensable. Tant d'ignorance...<br /><br />Mais...<br /><br />Que ce passe-t-il ? Là-bas ? Une clameur. Du mouvement. Des cris. Du chahut. Qu'est-ce qui vient rompre l'harmonie nouvelle ? Je tends le cou. Je cherche à savoir, je regarde au loin, vers... Non ! Ce n'est pas possible ! Pas ça !<br /><br />Je bondit. Je suis debout.<br /><br />"<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">Oooooh</span> !!!" Crie l'entourage outré.<br />"Tu fais quoi là ?!"<br />"Assis !"<br />"Comment <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">peux-tu</span> te lever, toi qui t'es assis ?!"<br />"Quel toupet !"<br />"Quelle honte !"<br />"Salaud ! Ordure ! Fumier ! Traite !"<br /><br />Et moi de dire : "mais regardez donc ! Là-bas !" Je montre du doigt les yeux grand ouvert. "Ils sont levés ! Mais pourquoi ?! Allez, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">levez-vous</span>, regardez par vous mêmes ! Là-bas ! Et puis encore là-bas ! Il y en a d'autres qui se lèvent aussi ! Mais pourquoi ?!"<br /><br />Alors, ce fut le chaos. Mais attention, pas n'importe quel chaos : l'anarchie totale et entière, violente vulgaire rapide malsaine cruelle sanguinaire hurlante. Cris. Coups. Chocs. Surprise. Mal. Poings. Pieds. Têtes. Fractures. Salive. Entorses. Partout, dans tous les sens, plaintes, dans n'importe quel sens, gémissements, sans dessus-dessous, aigü, contre-pieds, aïe, bousculades, sourd, écrasements, flaques et jaïllissements, rhâ, râles, horreur, coudes, crocs, genoux, cracs, fétide, sueurs, mélanges, frontal, chocs encore et encore et toujours, cheveux, accrocs, courses, stops, poussez fort, retenir, danger, méchant, douleur, cris cris cris, partout des cris, de la peine de la peur du dégout de la gerbe, ça pue, c'est dingue, je marche, je zigzague, je cours je cogne je frappe je reçois, je tombe, je me relève, je m'appuie sur l'autre, je l'enfonce, je trébuche, je cogne à nouveau, je suis frappé, roué de coups, je crie, je pleure, je m'étouffe, je gémis, j'hurle<br /><br /><br />rien<br /><br /><br />silence<br /><br /><br />paix<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-2138280018242333008?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com35tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-26399550199761506112007-12-05T07:58:00.001+01:002007-12-06T09:44:25.120+01:00PROFONDEUR suite<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Cette suite vient en partie répondre au commentaire de Scheiro - <a href="http://scheiro.blogspot.com/">http://scheiro.blogspot.com/</a> - sur PROFONDEUR, dont il a soulevé certains malentendus.</span><br /><br />Mon propos originel <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">n'est</span> pas l'inconscient, mais puisqu'il semble vouloir en parler :<br /><br />à quoi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">sert-il</span> ?<br /><br />A faire fonctionner le corps humain sans qu'il ne soit besoin de penser volontairement pour cela.<br /><br />Il capte les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">stimulus</span> intérieurs ou extérieurs et envoie les réponses les plus appropriées.<br /><br />Il met en évidence, les besoins et les envies selon un schéma qui lui est propre : il crée une tension énergétique et envoie des signaux chimiques.<br /><br />Bref, il fonctionne sous le <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">commandement</span> de l'instinct de survie, son arborescence synaptique est rigide, les chemins <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">chimico-énergiques</span> sont bien établis (pour un adulte).<br /><br />Sauf que l'humain ne répond pas obligatoirement aux suggestions de l'inconscient : d'une part, parce que son éducation ou sa déontologie le limite, et, d'autre part, parce qu'il n'a pas toujours la possibilité de réaliser ce qui le motive.<br /><br />Il existe donc certaines tensions qu'il faut évacuer tôt ou tard.<br /><br />Et le rêve endormi est l'un des moyens <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">pour</span> y parvenir. Or, qu'est-ce que le rêve ?<br /><br />Principalement des images.<br /><br />Des images animées qui semblent suivre un scénario le plus souvent incohérent, voire fantasque, illogique, chaotique, décousu, <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">confus</span>, parfois linéaire, bref, souvent déroutant.<br /><br />Toujours est-il que ce sont des associations d'images qui n'ont pas forcément de lien évident entre elles, mais qui permettent de faire passer des fantaisies, des peurs, des craintes, des angoisses, identifiées comme telles <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">par</span> l'inconscient justement, par un mécanisme de fonctionnalité indispensable à la survie et pourvoyeur, soit de curiosité, soit d'envie, indispensables à <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">l'épanouissement</span> de la vie humaine, car utile aussi pour lutter contre l'ennui et pour fournir au conscient des énigmes à résoudre (pour distiller une image).<br /><br />Ainsi, l'inconscient use d'images pour communiquer avec le conscient, voire de réminiscence, et, dans ces images, beaucoup de choses sont transmises, notamment des symboles.<br /><br />Alors, il est vrai que l'on peut confondre les deux : les images sont porteuses de messages : elles sont médium : le décryptage n'est pas toujours évident, parce que l'inconscient ayant un rôle de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"><em>canalisateur</em></span>, rôle qui répond à des impératifs, ne doit pas générer davantage de tensions non utilisée : il se doit justement de les faire évacuer par le conscient tout en conservant un certain équilibre : ni trop, ni <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">trop</span> peu, en fonction de la limitation de l'individu, mais aussi, en fonction des limitations de son environnement.<br /><br />L'interaction est totale. Le schéma reproduit une réalité qui lui est antérieure.<br /><br />Le point de départ est arbitraire (il répond à une logique cartésienne ) : de la matière organique <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">génère</span> une activité spirituelle qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">génère</span> une activité corporelle, qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_14">génère</span> une activité extérieure, qui, cette dernière, <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15">génère</span> de l'activité spirituelle chez l'individu...etc...le cycle a commencé à la naissance de l'individu et s'arrêtera à sa mort : ça, c'est la seule certitude.<br /><br />En revanche, il est possible de penser que finalement, c'est l'activité spirituelle qui démarre l'ensemble.<br /><br />Pour le reste, nous sommes dans la spéculation tant qu'aucune preuve ne peut être fournie. Ce qui ne veut pas dire que tout ce qui se dit sur avant et après le cycle soit faux, mais simplement possible. Ce qui n'est pas à exclure d'office non plus, mais à prendre en considération comme paramètres possibles : sans jugement, ni mépris ou indifférence.<br /><br />Maintenant, je parle d'esprit et de matière au sens plus réducteur : l'esprit de la matière, c'est les lois qui permettent l'<em>apparition</em> de la matière : <strong>l'esprit est dans les lois</strong>.<br /><br />D'où <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">vient-il</span> ? Et qu'est-il vraiment ?<br /><br />Je ne peux pas y répondre (ou alors en questionnant) : c'est aussi simple que cela.<br /><br />Tout ce que je constate, selon la logique que me présente notre réalité, c'est que les lois sont au coeur de la matière même, au coeur de la fragmentation de la matière, au coeur de l'amalgame de la matière : parce qu'elles régissent <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"><em>l'interactivité</em></span> entre tous les fragments.<br /><br />Mais, le plus déroutant, c'est quand nos physiciens nous disent qu'au niveau <strong><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18">quantique</span></strong> (c'est-à-dire dans l'infiniment petit, mais également au niveau le plus individuel : les entités insécables)<strong> </strong>, la <strong>matière</strong> n'est pas encore matérielle : elle n'est <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19">qu</span>'<strong>onde</strong> (de probabilités d'être).<br /><br />C'est-à-dire qu'elle n'est qu'une sorte de vague, une sinusoïde, qui a une dualité que l'on peut voir comme étant : haut/bas, ou, droite/gauche, bref, un décalage, une différence, une amplitude dans laquelle peut se développer, selon des lois (voire selon simplement des définitions), quelque chose, à condition que cette chose connaisse une interaction avec autre chose : la matière originelle n'est qu'un espace d'expression représenté par une dualité quelconque, dans lequel peut s'épanouir un objet défini (par qui ou quoi, c'est le mystère) si quoi que ce soit d'autre l'oblige à s'exprimer.<br /><br /><strong>Tant qu'aucun observateur ne vient déranger,</strong> par son observation,<strong> l'onde de probabilité d'être d'une particule quelconque </strong>(encore non matérialisée donc)<strong>, alors, la matière ne s'exprime pas vraiment </strong>(réellement)<strong>.</strong><br /><strong></strong><br /><em>Elle ne reste que probabilité.</em><br /><em></em><br />Et ça, ce n'est pas <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20">new-âge</span> ou <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21">créationniste</span>, mais scientifique : cela s'appelle la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22">décohérernce</span>.<br /><br />J'ai donc :<br /><br />des lois qui contiennent l'esprit qui contient les définitions, sous forme d'ondes, de chaque particule / matière, si celle-ci est révélée par une interaction extérieure, bien que cette interaction soit aussi le fruit de ce même schéma de matière.<br /><br />(lois(esprit(définitions))) / (onde(dualité(zone d'expression))) / (matière(interaction(expression des lois))).<br /><br />Bien que cela ne suffise pas : il faut certes que la matière puisse être matérialisée par interaction, mais il faut aussi que cette interaction soit volontaire pour être complète : il faut (principe donc dégagé par les physiciens) que l'interaction soit consciente pour que la réalité soit entière, sinon, il est possible que cette réalité ne soit pas reconnue, donc qu'elle ne reste que virtuelle, perdant ainsi son jusqu'à son patronyme et sa définition.<br /><br />C'est aussi fondamental.<br /><br />D'où :<br /><br />lois / ondes / conscience / matière : schéma (simplifié donc) <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23">quantique</span>.<br /><br />Or, que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24">trouve-t-on</span> dans la matière ?<br /><br />Des lois. Donc de l'esprit. De l'esprit des lois. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_25">Ça</span> me rappelle quelqu'un.<br /><br />La question qui s'impose alors : est-ce que le cycle, s'il existe comme tel, se <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_26">perpétue</span> ? Puisqu'il s'est exprimé une fois, a-t-il la possibilité de s'exprimer une nouvelle fois ? Et qui dit nouvelle, dit différente. Bien que similaire ?<br /><br />Et, s'il s'exprime une nouvelle fois, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27">s'exprime-t-il</span> encore une autre fois ? Et ainsi de suite...<br /><br />En outre, s'il s'exprime une nouvelle fois, il ne peut le faire dans cette réalité : d'une part parce que ça se verrait, et, d'autre part, parce que ce ne permettrait pas de réaliser la réalité : elle serait constamment parasité, comme en pointillés, impossible de se structurer et d'avoir une logique, puisque <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_28">constamment</span>, ou alternativement contredite, voire simplement modifiée; il faut donc un régulateur d'expression de la réalité et je ne vois que le temps pour ça : avant / pendant / après : UN SENS UNIQUE.<br /><br />Donc, si le cycle a la possibilité de s'exprimer, puisqu'il en a la potentialité, c'est obligatoirement AILLEURS.<br /><br />Alors, pourquoi en profondeur ?<br /><br />Par dualité. Ce décalage indispensable (haut/bas par exemple) qui est le lieu d'expression des possibles (selon les définitions de l'esprit, dont la provenance reste un mystère, je le rappelle).<br /><br />Or, s'il <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29">existe</span> décalage, c'est que "l'autre côté", il n'existe pas vraiment, mais seulement potentiellement; ainsi, je parle de cartographie, donc de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"><em>planitude</em></span> où il est possible de rencontrer quelque chose avec un angle (sortant ou entrant), qu'il est possible ainsi de voir en profondeur. Ou plus simplement encore comme une ondulation.<br /><br />Donc, comme si la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"><em>planitude</em></span> avait à un endroit précis, bien que quelconque, la capacité de se déformer. D'elle-même ? Impossible à dire. Mais possible à concevoir.<br /><br />Alors, puisque cette capacité existe, la preuve étant notre réalité, confirmée par notre conscience, est-elle unique ? Impossible à dire. Mais possible à concevoir.<br /><br />Ce qui nous fait déjà deux choses possibles à concevoir. Donc de la conception possible. Alors, la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"><em>planitude</em></span> originelle peut très bien pouvoir se déformer partout, se plier, ou onduler, voire même se <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"><em>spiraler</em></span>, se trouer (?), ce qui fait que la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"><em>planitude</em></span> ne peut qu'être TEMPORAIRE : la notion de temps, ce grand sens unique, se dégage ainsi pour permettre <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_35">l'épanouissement</span> des possibles, de toutes sortes de possibles, y compris les plus farfelus vus d'ici. Voire les plus improbables : car rien ne peut nous certifier que les lois sont partout les mêmes hors de notre réalité; peut-être même qu'une loi domine toutes les autres, ne serait-ce qu'à petite envergure, mais domination tout de même, ou bien encore, qu'aucune ne domine les autres, qu'elles soient toutes égales, bref, notre imaginaire à encore de beaux jours devant lui.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-2639955019976150611?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com31tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-18919159824580884382007-11-24T16:50:00.000+01:002007-11-24T17:48:18.831+01:00PROFONDEURPourquoi la vie ?<br /><br />De la matière inerte, animée simplement par les lois de la physique aurait pu <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">suffire</span>...mais non ! Il a fallu que le vivant vienne <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">s'immiscer, vienne s'organiser bien au-delà de l'interactivité primitive.</span><br /><span class="blsp-spelling-corrected"></span><br /><span class="blsp-spelling-corrected">Et le pire (ou le meilleur ?) c'est que la vie ne s'est pas contentée d'organismes microscopiques unicellulaires, non, elle a voulu - enfin la volonté de la matière, l'esprit de la matière - a voulu de la fantaisie et, mieux encore, elle a voulu avoir une conscience qui rende compte de ce qu'elle est : c'est bien simple, la vie est narcissique !</span> Elle a besoin de se persuader qu'elle existe bel-et-bien, c'est-à-dire que la matière primitive existe, mais elle a besoin du vivant, d'une part pour s'étalonner, d'autre part pour que s'exprime l'esprit volontaire qui l'anime, comme l'expression d'une auto-reconnaissance.<br /><br />Pourquoi alors l'humanité ?<br /><br />Face à l'animalité davantage spécialisée selon la niche écologique de chaque espèce, l'humain est plutôt une sorte de généraliste qui possède cependant une spécificité : le langage articuler, langage qui lui a donné (et lui donne encore) la suprématie.<br /><br /><strong>L'esprit de la matière</strong>, celui qui organise la matière, enfin qui sélectionne les lois qui vont l'organiser, qui <strong>choisit les conditions de son émancipation en somme</strong>, avait donc besoin d'un généraliste capable de s'adapter partout et néammoins détenteur du vocabulaire et de son organisation : la grammaire qui permet l'image sémantique, synthèse finalement de ce que représente l'esprit lui-même.<br /><br />Mais alors, de quoi l'esprit a-t-il voulu se séparer ? Pourquoi -t-il eu envie de se matérialiser pour mieux se reconnaitre ensuite ?<br /><br />D'abord pour exister. A part entière. Pour connaitre donc l'indépendance. Il devait ainsi se sentir prisonnier, vassal de quelque souverain autoritaire. A moins qu'il ne fut affranchi. Ou bien encore qu'il fut expédié, envoyé en toute conscience pour investir un espace qui ne demandait qu'à être créé. La démarche est, de toute façon, implicative tout autant qu'exploratoire, voire conquérante ou colonisante. Bref, une volonté de connaissance et d'approfondissement qui, en retour, permet de faire la différence avec l'état initial où était l'esprit originel.<br /><br />Et si c'est un approfondissement qui permet de faire la différence, alors, c'est que l'état originel n'est pas profond.<br /><br />La cartographie commence à prendre forme. Si je puis dire...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-1891915982458088438?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com38tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-5131274506871979282007-11-07T15:03:00.000+01:002007-11-07T15:42:39.031+01:00UNITEIl existe dans notre proche réalité, très proche réalité, notre réalité quotidienne, standard, quelque chose, un seule et même chose qui se répète, qui peut se <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">répéter</span>, se copier, à l'infini...si l'on pouvait atteindre, nous humains, l'infini bien sûr...quoique nous le touchons avec notre imaginaire, mais ce n'est pas de l'infini dont il s'agit, bien au contraire.<br /><br />Cette chose, c'est le cercle. Il n'existe pas une multitude de cercles différents, mais il existe une multitude d'un seul et même cercle.<br /><br />Le cercle.<br /><br />Qu'il soit petit ou grand, c'est toujours le même (l'homme le sait depuis longtemps, très, très longtemps : <em>c'est derrière la banalité que se cache l'universalité</em>). Ce qui change c'est, non pas sa forme : il n'en existe qu'une, mais bien sa grosseur, CQFD. C'est pourquoi Pi fonctionne toujours, car si c'était à chaque fois une forme différente, alors Pi ne serait qu'un hasard sans signification particulière, ce qui n'en ferait pas un nombre transcendant réutilisable à l'infini, c'est-à-dire, quelque soit la grosseur du cercle : Pi fonctionne sur une seule figure géométrique : le cercle.<br /><br />Le cercle est alors ipso facto le symbole même de l'unité absolue puisqu'il représente une seule et unique forme, unité qui ne fait que changer de dimensions selon les besoins et les envies.<br /><br />Cependant, le cercle n'est pas seul; il a un correllaire : le carré, forme dans laquelle le cercle s'inscrit s'il existe concordance des dimensions bien sûr.<br /><br />Le carré a les mêmes caractéristiques élémentaires que le cercle, bien qu'il connaisse, <strong>en plus</strong>, 4 angles (droits pour les puristes).<br /><br />Ce qui fait qu'avec le <strong>cercle</strong>, j'ai une seule et unique <strong>forme</strong> applicable à l'<strong>infini</strong> dans une infinité de <strong>dimensions</strong> <em>possibles</em>, mais, <strong>en plus</strong>, le cercle <em>introduit </em>la <strong>dualité</strong> puisqu'il <em>suggère</em> qu'il peut s'inscrire dans un <strong>carré</strong> au combien <strong>différent</strong>, bien que <strong>similaire</strong> dans son élémentarité. Et, puisqu'il existe un <strong>"en plus",</strong> alors, la notion d'<strong>addition </strong>vient se greffer, s'<em>ajouter</em>, à la notion de forme.<br /><br />Le cercle est donc bien l'unité de toute chose ou de tout : sa notion engendre sa forme qui engendre la géométrie qui engendre l'arithmétique...etc...<span style="font-size:130%;">de la simplicité vers la complexité</span>.<br /><br />En effet, si je prenais le carré comme référence, j'aurais alors sa forme correllaire, le cercle, avec des caractéristiques similaires élémentaires, <strong>moins</strong>, les angles (droits) : le carré ne peut donc être la forme élémentaire de base puisqu'il est possible de lui retirer non une fois une caractéristique, mais quatre fois la même, alors que le cercle ne fait lui qu'ajouter la possibilité des angles.<br /><br />Ainsi, avec la notion du cercle j'ai tous les éléments qui vont permettre un épanouïssement possible quelconque, puisqu'elle suppose même une association possible avec la notion du carré, notion qui introduit, je le rappelle, 4 fois un angle à 90° selon le langage humain, donc, la possibilité, pourquoi pas, de voir cet angle s'ériger selon son degrès.<br /><br />Alors, le <strong>cercle</strong> peut se concevoir comme <strong>l'unité de référence absolue</strong>, unité puisque <strong>gravitent</strong> tout autour de cette unité toutes les <strong>notions élémentaires</strong>, d'abord <strong>similaires</strong>, quoique <strong>différentes</strong>, qui peuvent, une fois exprimées, <strong>engendrer</strong> une <strong>complexité</strong> que nous appelons <strong>réalité</strong>.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-513127450687197928?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com40tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-7797028396471426532007-11-01T07:25:00.001+01:002007-11-01T09:47:53.425+01:00GRAVITE<span style="font-size:130%;">Ces derniers temps, je m'interroge sur la force <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">gravitationnelle</span>.</span><br /><br />Que ceux dont la seule idée d'entendre le mot <em>physique</em> répulsent, aient la délicatesse de lire ce qui va suivre...<br /><br />Depuis toujours - enfin depuis mes études, c'est déjà pas mal - j'ai entendu dire qu'une <strong>force</strong> (parmi trois autres : forces nucléaires forte &amp; faible, et, électromagnétique, qui n'ont pas les mêmes ambitions au demeurant) permettait de nous maintenir, de maintenir n'importe quoi d'ailleurs, sur Terre. Mieux encore, cette force, au combien mystérieuse, permettrait également de faire s'attirer les masses entre elles, les plus volumineuses et les plus denses attirant leurs homologues moins massives justement.<br /><br />C'est donc la force de gravité, ou, prosaïquement, la gravité.<br /><br />La fameuse force qui fait tomber les pommes...<br /><br />Je n'entre pas dans les formules mathématiques qui ne nous sont d'aucune utilité ici. Je ne retiens que le concept.<br /><br />"On" (les autorités compétentes) nous dit que la gravité serait la force la plus faible d'entre toutes, la moins éfficace, celle dont l'énergie qu'elle déploie finit par se perdre en grande quantité sans jamais être utilisée, que c'est donc une force avec une forte entropie : selon les calculs, les masses de l'univers devraient générer beaucoup plus que ce qui est d'ordinaire constaté par les spécialistes.<br /><br />Il se peut que les équations utilisées soient fausses : je n'en suis pas convaincu, bien au contraire : elles ont été vérifiées plus-et-encore.<br /><br />Il se peut aussi, selon les recherches actuelles, qu'il existe de la matière suffisamment importante en quantité pour absorber l'énergie inexploitée de la gravité, mais que cette matière serait indétectable parce qu'elle absorberait aussi la lumière : la matière noire.<br /><br />Quand l'humain remarque une énigme, il se doit de trouver une réponse, fut-elle ésotérique, même pour un scientifique qui idôlatre la rationnalité : la matière noire n'est peut-être qu'un mythe comme un autre, mythe qui permet de continuer d'utiliser la gravité comme une force.<br /><br />Ce qui ne veut pas dire que la matière noire (ainsi que l'énergie qui va avec) n'existe pas, mais qu'elle n'est peut-être pas si importante qu'il n'y paraît selon l'arithmétique sidérale, pour éviter la répétition.<br /><br /><span style="font-size:130%;">Et si, tout simplement, la gravité n'était pas une force ?</span><br /><br />Aïe !!! Remettre en question la force gravitationnelle !!! Avec de la seule logique littéraire !!! IMPENSABLE !!!<br /><br />Je vais donc mesurer mon propos : et si la force gravitationnelle n'était qu'une force par <em>effet et non par cause</em> ? La résultante d'un phénomène bien plus important encore qu'une simple force, qu'une énergie mécanique qui assurerait son fonctionnement ?<br /><br />Je m'explique.<br /><br />D'abord, j'écoute ce que la vulgarisation scientifique nous dit, puis j'observe tout ce qu'elle met à la disposition du grand public, enfin, tout ce qui me tombe sous la main (je fais confiance à la synchronicité) : le cheminement intellectuel - que je viens de vous confier - s'engage alors.<br /><br />Et, comme je vis dans un monde censé être décrit scientifiquement entre autre, je constate, moi aussi, comme tout le monde, que, sous l'<em>effet</em> (ce n'est pas moi qui le dit) de la gravité, tout objet, quelque soit l'objet, qui tombe, de n'importe quelle hauteur, non seulement va du haut vers le bas (par rapport à l'observateur lui-même "les pieds sur terre"), mais va à la même vitesse qu'un autre objet, même plus lourd, qui serait lâché en même temps que lui : mystère ? Non ? Les frottements de l'air selon le volume et la forme entrent dans une autre observation.<br /><br />Première constatation : les objets soumis à la gravité vont vers la masse qui génére la soi-disante force en <strong>ligne droite</strong>, selon un vecteur <strong>haut/bas</strong> qui accorde la même vitesse à chacun des objets.<br /><br />Deuxième constatation : (après réflexion spirituelle) : j'admets que la Terre est une sphère ou presque et puisqu'elle est quasi sphérique, l'axe du vecteur suit l'axe imaginaire qui part du centre de la quasi sphère et détermine, à la périphérie de cette même quasi sphère, le point tangentiel. Donc, la notion de haut et de bas se déploie sur un plan ou une <strong>dimension</strong> "en éventail", qui introduit la notion de <strong>droite/gauche</strong>. (Comme une portion de...camembert !)<br /><br />Troisième constatation : <strong>haut/bas et droite/gauche se conjugent</strong> - selon un angle quelconque - par rapport au point central de la quasi sphère que je peux appeler zéro. Et cette conjugaison offre la possibilité d'un déploiement, dans un sens, selon un cône, ce qui, dans l'autre sens, est <strong>la convergence vers le point zéro </strong>et<strong> s'appelle gravité</strong>.<br /><br />Je peux dores-et-déjà tirer des conclusions. (Selon l'hypothèse que la gravité s'applique partout dans l'univers avec les mêmes caractéristiques.)<br /><br />Physiquement donc, la gravité nous donne l'impression qu'elle est une force puissante (à notre échelle) qui sait attirer les objets "vers le bas", pour faire simple. Quoiqu'elle pourrait tout aussi bien les pousser... Il est donc question d'une bidimensionnalité. Toujours. Puisque la gravité suit un axe et comme tout axe connait 2 sens contradictoires, alors : <span style="font-size:130%;">la force gravitationnelle connaît ainsi 2 dimensions. </span><br /><br /><span style="font-size:100%;">Même si c'est dans une seule que la gravité s'entend et s'exprime : la <strong>convergence vers le point zéro</strong>. </span>Et ces 2 dimensions acceptent d'<strong>interferer</strong> avec des axes différents, pourvus qu'ils aient eux-mêmes 2 dimensions, ce qui, par définition ne peut être que compris comme tel : <em>tout axe ayant 2 dimensions</em> (ou sens)<em> opposées</em>, je le rappelle pour ceux qui s'endorment !<br /><br />Donc, tout naturellement, <strong>j'en déduis que la gravité est l'expression intrinsèque de la deuxième dimension et rien d'autre. </strong>C'est le support de toutes les antinommies, de toutes les contradictions, de tous les opposés, de tous les contraires, mais, (ou si et seulement si), toutes les divergences ont, pour chacune, rigoureusement le même axe.<br /><br />C'est un support au même titre qu'une feuille de papier, support qui connaît donc un recto/verso, tout aussi bien qu'un droite/gauche, support qui, à partir du point zéro, permet le déploiement, en fractale, des superpositions selon un principe auto-implicatif, et, inversement, le maintient, ou l'attirance de tout objet (lui-même empilement ou amalgame : parce que la gravité se duplique autant de fois qu'un objet existe, donc par exponentiation).<br /><br />Bref, <em>ce n'est pas une force, mais le résultat d'une division qui tend vers zéro</em>. Et ce que nous assimilons à une force n'est que le cheminement de cette division, le mouvement implicatif de la tendance : tous les objets semblent attirés vers une même masse colossale : en vue de s'annuler !!! NOS PERCEPTIONS NOUS TROMPENT !!!<br /><br /><strong>C'est un support 2D immatériel </strong>(puisque de valeur zéro)<strong> </strong><em>qui permet "d'écrire", certes, des angles et des azimuts quelconques,</em><strong> mais bien davantage encore de les ANNULER !!!</strong><br /><em></em><br /><em></em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-779702839647142653?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com10tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-71079359516409604692007-10-28T09:16:00.000+01:002007-10-28T10:51:23.280+01:00DEFINITION DU ZERO<span style="font-size:130%;">Les mathématiques nous enseignent que la division par zéro est impossible.</span><br /><span style="font-size:130%;"></span><br />Parce que les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">mathématiques</span> partent de l'hypothèse arithmétique que 1+1=2. Elles construisent leurs concepts sur cette base hautement <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">rationnelle</span> : c'est le référentiel, même si, dans d'autres domaines exploratoires, elles savent utiliser d'autres référentiels indispensables.<br /><br />Soit.<br /><br />Donc : <strong>1/0 = impossible</strong>.<br /><br />Pourtant...<br /><br />La seule logique du langage et de l'observation (et encore, je n'évoque même pas l'intuition...) peut venir contredire cette vérité première pour apporter un entendement nouveau capable de bouleverser la totalité des mathématiques.<br /><br />Les mathématiques se targuent de n'user que de logique selon le référentiel choisi.<br /><br />Alors, je vais user de logique.<br /><br />J'observe le zéro, qui représente rien, l'état de rien, de ce qui n'existe pas, mais qui existe en qualité d'état, qui n'est donc pas exactement rien en tant que tel, qui est déjà quelque chose, puisqu'un état, fut-il le néant.<br /><br />Le zéro est, bien qu'il représente ce qui n'est pas : il a donc une existence irrationnelle par essence : c'est un paradoxe, peut-être même le paradoxe des paradoxes.<br /><br />Or, pour exprimer cet état plénipotenciaire du rien, l'humanité a choisi de tracer une ligne sans début ni fin qui cerne hermétiquement du vide (ovale ou ronde par souci d'esthétisme et de facilité d'écriture).<br /><br />Ainsi, une ligne sans début ni fin caractérise ce qui est infini, puisque sans limite quelque soit l'endroit où j'en commencerais le cheminement si je pouvais la chevaucher : je la parcourerais à l'infini. Un infini certes plutôt symbolique, puisque relatif au mouvement que je ferais pour le parcours, mais un infini tout de même puisqu'il s'exprime dans l'espace/temps de mon cheminement.<br /><br />Cependant, d'un côté cela symbolise l'infini, mais, comme cela représente aussi un état, donc quelque chose de défini (à défaut d'être fini, si je puis dire), il est naturel que ce soit une ligne qui délimite finalement l'infini : c'est là que l'on retrouve la notion du paradoxe suggérée plus tôt : l'infini délimité, c'est la notion même du zéro, notion qui englobe bien entendu ce que je viens d'énoncer (plus en) avant.<br /><br /><strong>Ainsi, zéro est </strong><em>un</em><strong> état.</strong><br /><br />Rien qu'en disant cette petite phrase de rien du tout (sic) j'introduis dors-et-déjà le concept même de l'unité.<br /><br />L'unité (ou 1) vient donc dans le même temps, si j'ose dire (parce que cela introduit aussi la notion de temps), que zéro. Mais elle ne peut venir qu'au minimum en pensant, voire en écrivant zéro. Elle ne vient donc que <strong>par rapport</strong> à zéro. Par rapport à l'état de rien.<br /><br />Alors, il m'est permis, selon la logique que je viens de développer, selon donc mon référentiel, de dire que : 1 = 1/0 .<br /><br />STOP !!! Les mathématiques nous interdisent de penser 1/0, parce que, d'après leur autorité, c'est impossible.<br /><br />Malgré l'évidence que l'impossibilité a elle-même une existence propre, les mathématiques nient cette évidence (quoique 1/0=1 est faux en y réflechissant bien...), sous couvert de rationnalisme justement ! Ce à quoi quiconque peut simplement contredire en argumentant que : l'impossible est, par définition même, par représentation l'impossible : l'impossible représente ce qui n'est pas possible, donc, l'impossible est possible. Au même titre que rien est un état. Si je dis : impossible = impossible, je peux le remplacer par : impossible est impossible (ou ce qui n'est pas possible) : c'est le principe d'existence, d'être, malgré ce que cela représente, puisque je suis obliger d'utiliser un verbe d'état pour l'exprimer.<br /><br />C'est une irrationnalité, c'est même l'irrationnalité première. Celle qui va engendrer la rationnalité. Celle dont d'écoule, obligatoirement toute rationnalité, c'est-à-dire 1/0 => 1.<br /><br />Ce n'est donc pas exactement une égalité, mais une implication sous-jacente.<br /><br /><span style="font-size:130%;">Parce que cela signifie aussi qu'entre rien et l'unité représentant l'état de rien, s'interpose l'infini qui délimite, en son coeur, hermétiquement, le vide.</span><br /><span style="font-size:130%;"></span><br />1/0 est donc une impossibilité qui a la possibilité d'être, que je peux ainsi écrire : 0 = 1/0.<br /><br /><strong>Mais, surtout, c'est une possibilité qui contient toutes les notions et tous les concepts que l'humanité peut appréhender !</strong><br /><strong></strong><br /><em>Etat, espace, temps, mouvement, possibilité, irrationnalité, rationnalité...etc...</em><br /><br />C'est comme si <strong>l'abstraction</strong> de la définition de l'impossibilité première, de l'irrationnalité originelle, prenait corps, devenait matière, parce qu'impossible à diviser : c'est l'ultime entité, l'unité qui ne peut plus être sécable, qui, virtuellement, <strong>s'oppose</strong> à toute rationnalité, oppose donc une <strong>réalité</strong> intrinsèque, fabrique, ipso facto, la notion de matérialité dont nous sommes dépositaire de l'expression, par notre langage, expression lui-même de notre <strong>conscience</strong>.<br /><br />Ce qui m'amène à penser tout naturellement que si j'use du référentiel suivant :<br /><br />0 = 1/0 => 1 [alors, je peux aller jusqu'à affirmer que] 1 + 1 = x<br /><br />mais c'est déjà une autre histoire...<br /><br /><br /><br /><br /><strong><br /></strong><strong></strong><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-7107935951640960469?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com13tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-29280390842585483892007-10-28T06:49:00.000+01:002007-10-28T06:55:39.815+01:00EMERGENCEPeut-être que pour la mort il faille raisonner en concept d'émergence ?<br /><br />Si je suis tiré du néant par la matière préexistante que sont mes parents (eux-mêmes symbiose temporaire du monde d'en-bas) : j'émerge à la vie, je prends corps (et esprit) comme si j'enfilais un vêtement : puis je meurs : je retourne au néant : MAIS LE "je" <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">SUBSISTE</span> !!! avec peut-être sa conscience, mieux encore, avec peut-être le souvenir, voire la mémoire totale (ou partielle, au pire) de sa conscience...<br /><br />Et si l'esprit est directement lié au corps qui le fabrique, alors, peut-être que si seul l'esprit survit dans un premier temps et comme il est totalement lié au corps : l'esprit "<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">refabrique"</span> le corps qui l'a engendré...<br /><br />C'est tout a fait rationnel ce que j'énonce là : pas de paranormal, mais de la simple dialectique, celle qui nous sert à avoir conscience de notre monde et de nous-mêmes : si je peux survivre (ou même vivre) au-delà de la matière d'ici, ce sera par les mots. Par mes mots.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-2928039084258548389?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-29604008404115723592007-09-22T11:16:00.000+02:002007-09-22T11:50:40.622+02:00NOUVEAU PARADIGMEL'humanité est arrivée à un aboutissement. Temporaire.<br /><br />Hier encore elle expérimentait sa propre nature (tout en sachant que dans ce mot s'exprime certes la nature humaine, mais également son environnement...).<br /><br />Elle s'est fait souffrir. Sous prétexte d'une certaine noblesse dont elle serait le dépositaire.<br /><br />Noblesse qui, en réalité, cachait la totalité de sa nature sombre. De sa nature toute entière !<br /><br />L'humanité n'est pas toute blanche, l'humanité n'est pas toute noire, l'humanité n'est pas toute grise : l'humanité a une palette de couleurs infinies : elle est nuances.<br /><br /><span style="font-size:180%;">Et toutes ses nuances ont toutes la même valeur !</span><br /><br />C'est son trésor, sa richesse, son potentiel : sa puissance.<br /><br />L'humanité entre dans une nouvelle temporalité : celle de la réconciliation avec elle-même.<br /><br />Avec toutes ses forces et toutes ses faiblesses. Avec toutes ses <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">vertus</span> et tous ses défauts. Avec tout son honneur et tout son déshonneur.<br /><br />Plus rien de ce qui vient d'elle ne sera abominable.<br /><br />Car, maintenant, <strong>elle sait de quoi elle est capable. Vraiment.</strong><br /><br /><span style="font-size:180%;">L'humanité entre dans une ère nouvelle.</span><br /><br />Elle est disposée à s'engager dans un futur fécond. Car son cycle <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">d'auto-analyse</span> est parvenu à son terme.<br /><br />Maintenant, elle peut grandir.<br /><br />Maintenant que toutes ses forces vont tendre, <strong>ensemble</strong>, vers son épanouïssement. Et non plus à sa dispersion.<br /><br /><span style="font-size:180%;">Ensemble, le juste et l'injuste travaille(ro)nt dans l'harmonie.</span><br /><br />La symphonie de l'humanité va s'écrire et se jouer au coeur d'elle-même mais elle s'entendra bien au-delà.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-2960400840411572359?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com15tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-11833030685749758602007-08-28T14:49:00.000+02:002007-08-28T15:13:13.910+02:00EXPRESSIONJe fais le pari que l'univers, la matière de l'univers, a besoin d'une valeur de référence pour s'organiser, pour <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">s'étalonner</span>, pour être de la manière dont il est : soit c'est un dieu quelconque qui fixe arbitrairement cette valeur (par exemple, il décide que ce sera le photon : avec telle dimension, pas de masse, juste de lumière pour le "voir" et beaucoup d'énergie... bref, une unité définie dès les origines pour faire référence, un matériau pour bâtir l'édifice tout entier.); soit, il faut fixer un objectif à atteindre (qui le fixe : mystère...).<br /><br />Les deux possibilités sont envisageables avec autant de chance.<br /><br />Ou bien encore, une règle, une loi, un principe, bref, une "spiritualité" quelconque s'exprime via une matière soit préexistante, soit à créer.<br /><br />Toujours est-il qu'il n'est pas facile de trancher en faveur de telle ou telle hypothèse.<br /><br />Il faut donc reconnaître que toute tentative d'explication plausible conserve sa part de véracité : j'en conclus donc que la création de notre univers est irrationnelle par définition.<br /><br />Donc, puisque c'est par définition, c'est aussi par le principe même de cette définition...<br /><br />Alors, finalement, il m'est permis de choisir comment l'univers, et même pourquoi, il s'est déployé : je suis seul juge, comme n'importe quel humain...<br /><br />Ainsi, puisque je me considère comme l'un des aboutissements de l'univers, que j'ai un esprit doué d'une conscience et d'une mémoire, alors, je peux considéré que l'univers s'est déployé pour me permettre d'exister à mon tour : d'abord de la matière, puis une organisation de cette matière, puis, toujours en continuité de cette organisation, et selon le principe de départ, la vie, et, enfin : moi. (Enfin l'humanité.)<br /><br />Je suis donc l'objectif initial, fut-il atteint par hasard : qu'importe le chemin, toujours est-il que je suis là ! J'existe. Et que je constate qu'il me faut un environnement pour exister, je constate donc qu'il existe, et même qu'il a existé avant moi, pour <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">m'accueillir</span> justement, un univers (d'ailleurs magnifique vu d'ici).<br /><br />C'est donc grâce à ma conscience que l'univers, la matière, moi, bref, que tout existe : sans ma conscience, et il se peut que rien n'existe. Pour que quelque chose existe : il faut, et c'est une vérité absolue, il faut donc, que cette chose soit exprimée, sinon, elle n'existe pas vraiment. Or, ma conscience exprime que l'univers, et elle-même aussi, existent : sans ma conscience (celle de l'humanité, au moins jusqu'à ce qu'une autre conscience aussi forte soit découverte), rien n'existe : <strong>parce que je l'exprime.</strong><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-1183303068574975860?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com7tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-87366726730781328072007-08-23T09:50:00.000+02:002008-02-10T10:05:10.757+01:00PRINCIPE SPIRITUEL FORTQuoi que l'on puisse dire sur les origines de la vie ou de la matière en générale, quelque soit la grammaire utilisée pour les décrire (scientifique, religieuse, métaphysique, philosophique, vulgaire, poétique, encyclopédique, mystique), quelque soit le langage choisi, quelque soit le langage de référence, quelques soient les définitions qu'il impose, alors, on <strong>détermine</strong> un cadre au développement syntaxique utilisé pour en décrire les appréhensions intellectuelles relatives.<br /><br />Le <strong>déterminisme </strong>est <strong>indispensable </strong>à toute <strong>définition</strong>. (Attention, je parle ici du <em>déterminisme de cause et non d'effet</em>, ce dernier faisant référence à <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Laplace</span></span>.)<br /><br />Oui, mais alors, qu'en est-il du principe d'incertitude cher à <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">Heisenberg</span></span>?<br /><br />Ce principe nous dit qu'il n'est pas possible de connaître en totalité l'expression de chaque élément qui font la matière : il n'est possible de savoir qu'une seule de leurs caractéristiques à la fois, les autres restant alors indéterminées, donc incertaines.<br /><br />Eh bien, rien qu'en disant cela, on <strong>détermine</strong> précisément la matière selon ce principe, et, c'est en ce sens que je pose le déterminisme comme cause fondamentale (et non comme effet prévisionnel).<br /><br />Je prends l'électron libre pour exemple. (Même si cette notion n'était que pure théorie.)<br /><br />Un électron libre serait un <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">plop</span></span> de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">probabilités</span> d'être ici <strong>ou</strong> là, voire, ici <strong>et </strong>là, <strong>partout en même temps : </strong>il aurait la capacité d'occuper un nuage, une zone nébuleuse, sans que l'on puisse dire exactement où, dans cet espace, à un moment donné (à un temps T). L'électron libre serait donc comme un espace occupé partout, qui serait, quelque part, <strong>une zone entièrement pleine de probabilités d'être</strong>. Et, tant qu'aucune interférence extérieure ne vient <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">s'immiscer</span>, ne vient parasiter cet état ou cette zone, alors, l'électron libre est toute la zone en même temps. En outre, un électron possède une masse comprise dans les limites de sa zone d'expression, avant même d'être matière à proprement parler, parce qu'il serait une sorte d'amalgame de photons, qui, eux-mêmes n'ont pas de...masse !<br /><br /><strong>Je viens donc de déterminer l'électron libre par définition.</strong><br /><br />Eh bien, et malgré cette définition, alors que je devrais me satisfaire de la compréhension qu'elle me fournit, comment se <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">fait-il</span> que cela m'inspire beaucoup plus de questions que de réponses?<br /><br />Qu'est-ce qui détermine cette zone? Pourquoi l'électron libre a la capacité de s'exprimer ici et là, mais pas ailleurs? Pas au-delà de sa zone d'expression justement? Pourquoi l'électron libre a une zone d'expression, une limite en somme? La logique voudrait qu'il n'en ait pas : il pourrait vouloir ou pouvoir s'exprimer sur une <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">surface</span> infinie.<br /><br />Et comment se <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">fait-il</span> que l'électron ait une masse? Serait-ce cette masse donnée qui délimiterait la zone d'expression? Mais qui (ou quoi) détermine cette masse? Pourquoi cette masse et pas une autre?<br /><br />Pourquoi l'électron est d'abord une onde de probabilités? Pourquoi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">faut-il</span> qu'une interférence vienne le contredire pour s'apercevoir que l'onde devient matière? Qui (ou quoi) l'a décidé?<br /><br />Certains pensent que le vivant (quelque soit sa forme) permet d'étalonner la matière, parce que le vivant a besoin d'une stabilité relative pour pouvoir continuer à être : si tel n'était pas le cas, il n'aurait pas la possibilité d'assurer sa pérennité. (Rien qu'en énonçant cette phrase, je viens de donner un principe d'expression du vivant, avant même l'apparition du vivant...)<br /><br />Toutefois, cela suppose que la matière avait comme objectif, dès le début de sa création, de sa <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">mise-en-oeuvre</span></span>, la prévisibilité du vivant, <strong>en qualité de loi d'épanouissement</strong>, comme si le vivant était intrinsèquement indispensable pour une certaine cohésion matérielle, pour pouvoir, si je puis dire, donner du corps à la matière.<br /><br />La matière serait donc encadrée par la possibilité, la potentialité du vivant à venir : l'effet final trouverait sa source dans une cause primordiale : la finalité serait prévue dès les origines : les origines de la matière, finalement, ont la vie en point de mire comme nécessité pour pouvoir se construire. (J'entends déjà la virulence acide de certaines critiques expressément négatives !)<br /><br />Alors, si je pars de ce principe, il faudrait qu'il s'exprime, ou plus exactement qu'il se <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"><strong>sous-exprime</strong></span>, dès les origines, bien qu'il ne soit pas manifeste, mais sous-jacent, puisqu'il ne finirait que par aboutir à la vie tôt ou tard : <strong>pas avant d'avoir de la matière pour exister vraiment</strong>.<br /><br />Ce ne peut donc être qu'un principe spirituel : le vivant n'existe que par principe aux origines, il ne peut exister que dans l'esprit de ce principe, tant qu'il n'a pas de support pour exister vraiment, donc réellement, donc dans la réalité.<br /><br />D'ailleurs le réel utilise (réellement, sic !) ce schéma pour fabriquer la vie : d'abord une organisation physique avant de recevoir une organisation physiologique : dans les deux situations je retrouve l'organisation au coeur de ce développement, or, toute organisation suppose une certaine réflexion pour être mise en oeuvre, même si cette organisation s'appelle hasard (selon certains), car même le hasard à une définition ! (Une définition c'est l'esprit de ce qui est défini.)<br /><br />Et même si cette organisation est le résultat des combinaisons de chaque élément de la matière, ces combinaisons sont, par essence, des définitions - donc des principes - obligatoirement imbriqués dans la matière : pas de matière sans principe et vise versa, les principes étant l'autre face de la matière : par <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">consubstantialité</span>.<br /><br />La matière intègre donc des principes en elle pour exister : elle est spirituelle tout autant que matérielle : c'est un couple simultané : [matière et esprit].<br /><br />Soit.<br /><br />Mais alors, qu'est-ce que l'esprit?<br /><br />Je prends la définition encyclopédique, celle la plus proche du vulgaire : l'esprit égale principe (intellectuel) plus activité (<span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">intellectuelle</span> et physique). Donc, l'esprit définit les limites tout autant qu'il les met en oeuvre dans ses propres limites qu'il vient de définir. C'est donc une définition active (activée). Je sais que cela inspire de la <strong>redondance</strong>, mais c'est parce que c'est comme cela que cela fonctionne (d'après l'intuition humaine).<br /><br />L'esprit, c'est donc les principes mis en oeuvre, ou, la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">mise-en-oeuvre</span></span> des principes (dans cette phrase,<strong> le verbe devient substantif</strong>) : pour que les principes s'expriment il faut une activité qui les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">révèle</span>.<br /><br /><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10">Évidence</span> :<br /><br />l'esprit n'est pas une simple fiction sans fondement, ce n'est pas un mythe, ni un fantasme, ni même une abstraction romantique ou baroque, ni une légende : l'esprit est une vérité qui existe dans notre réalité tangible : il me sert maintenant, tout comme il sert le lecteur, il sert donc à comprendre...<br /><br />L'esprit s'exprime dans le vivant, notamment animal, qui le fabrique tout autant qui le gouverne, tout autant que l'esprit gouverne aussi l'animal (rappel : tous les mots comptent, y compris leurs sens <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11">évanescents</span>).<br /><br />Or, l'animal est fait de matière physique ! Je n'ai rien inventé ! Matière physique organisée selon une chimie qui, elle-même, est activité (<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">interactivité</span></span>) de matière :<br /><br /><br /><div align="center"><strong>IMBRICATION</strong> d'<strong> IMBRICATIONS </strong>.</div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="left">Une translation directe et réciproque existe implicitement entre matière et esprit : elle se traduit dans l'une de ses ramifications qui conduit à une autre ramification et à un aboutissement vérifiable : l'animalité, dont l'inflorescence ultime est l'humanité.</div><div align="left"></div><div align="left"></div><div align="left"><strong>La matière est donc, quelque part, spirituelle : elle le prouve dans l'une de ses finalités.</strong></div><div align="left"><strong></strong></div><div align="left"><strong></strong></div><div align="left">Les questions qui restent alors ouvertes : cette finalité est-elle potentielle dès les origines? Ou n'est-elle finalement qu'une succession due au hasard?</div><div align="left"></div><div align="left"></div><div align="left">(Je rappelle simplement que si le hasard est une condition <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">sine</span></span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12">qua</span></span> non pour l'émergence du vivant, alors, dès les fondements, il conditionne la matière, il n'est donc pas impartial, puisque déterminant.)</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-8736672673078132807?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-88853884612415765882007-08-22T12:18:00.000+02:002007-08-22T12:35:04.218+02:00INTERFACE HUMAIN<span style="font-size:130%;">L'humain est une interface à lui tout seul :</span><br /><br />issu de la matière - et de l'univers qui l'a engendré - aboutissement de l'une de ses multiples ramifications, matière lui-même, il possède, en outre, un esprit et une conscience qui conceptualisent par les mots - conjugués à l'image - via ses propres perceptions sensorielles et son intuition, sa propre essence (de ses origines physiques, puis physiologiques, puis intellectuelles).<br /><br />Il est donc matière spirituelle, matière dotée d'un esprit qui pense être matière et fabrique , par la conceptualisation, une matière immatérielle, qu'il nomme aussi sujet d'étude.<br /><br />Son activité neuronale <strong>dégage</strong> des notions qui, par nature, ne sont pas matérielles (même si elles s'intéresse à la matérialité), mais qui indique la <strong>potentialité de l'être</strong>. <em>Cette phrase doit s'entendre à plusieurs <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">degrés</span> : dégage implique émergence et <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">effacement</span>; potentialité de l'être : au vu de la phrase même (syntaxe), mais aussi, au vu de l'universalité du verbe être, verbe d'état, je le rappelle.</em><br /><em></em><br />Alors, s'il est interface, il l'est par rapport à quoi ?<br /><br />Entre : la matière (lui-même) et la conceptualisation de l'esprit (toujours lui-même). Or, cette phrase a un sens.<br /><br />Mais, il est possible de la dire à l'envers (sans en perturber le sens...) : entre : la conceptualisation de l'esprit et la matière. C'est alors tout autant un jeu de mots qu'une définition.<br /><br />Ce qui me permet de donner un sens à la vie humaine. Et un sens à la spiritualité. Universelle :<br /><br /><strong>principe spirituel fort fondamental / matière / humanité / intellectualité / spiritualité.</strong><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-8885388461241576588?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-64556790354399177662007-08-20T09:30:00.000+02:002007-08-20T09:48:20.240+02:00DEFINITION HASARDEUSE<a title="Espace Pédagogique" href="http://www.ac-grenoble.fr/accueil_peda/accueil.php"></a><br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/admin/index.htm" target="_blank"></a><br />Une définition représente l'idée que la majorité se fait de quelque chose. Cette idée est partagée entre les diverses interprétations des uns et des autres.<br /><br />Je prends le hasard pour exemple.<br /><br />Le hasard c'est d'abord une coïncidence ou conjonction confusionnelle : au moins 2 situations occupent le même espace/temps : c'est une zone événementielle active.<br /><br />Cependant, lors de la confusion, il existe une probabilité que rien ne se produise : "il était moins une que quelque chose n'arrive" relate le vulgaire.<br /><br />Et le penseur s'empresse d'ajouter que malgré cela, il existe aussi une probabilité qu'une réaction puisse interagir et que cette interaction ait la propension à se <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">répéter</span> : si cela s'est produit une fois, alors ça peut se reproduire, d'une façon ou d'une autre, au moins une fois.<br /><br />Le vulgaire : "un peu comme un détonateur qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">enclencherait</span> une réaction en chaîne."<br /><br />Exactement. Ainsi, plus le nombre d'interactions susceptibles de proches compatibilités est élevé, et, moins elles sont éloignées les unes des autres, alors, la continuité événementielle sera <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">importante. Le</span> hasard suppose donc une <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">préexistence</span> d'éléments interactifs,<strong> ce qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">restreint</span>, de fait, le choix de futurs possibles</strong>, mais engage aussi des influences, qui, elles-mêmes, établiront, selon un objectif imprécis, des calculs balistiques capables de prévoir une trajectoire irrégulière, vers laquelle tendra la projection.<br /><br />Il y a donc une chance sur deux pour que les jeux du hasard s'animent, une <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">demie-chance</span> que cela fonctionne, ce qui la représente aussi indispensable qu'un comburant est indispensable à la réactivité d'un carburant.<br /><br />Ainsi, le hasard n'est aléatoire que pour moitié, et, cette moitié est sujette à division.<br /><br />Toutefois, au final, le hasard aboutit toujours, il a donc une chance sur une infinité d'autres, une chance sur l'infini, d'engendrer un résultat <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">non-nul</span>, plus ou moins grand.<br /><br />J'ai donc besoin de confusion de matériaux préexistants et subordonnés, au moins partiellement, à suivre des conditions favorables de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">réceptivités</span>, d'échange et de transmission, ou, d'attirance, d'assimilation et de rejet; d'une <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">demie-chance</span> initiative qui, dans tous les cas, apportera le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">succès. Il</span> ne faut pas négliger la puissance (ce qui est potentiellement utile) et la force (ce qui est réellement utilisé) mises au départ et tout au long de la destinée imaginée ou probable.<br /><br />Voilà un exemple d'enrichissement individuel d'une définition.<br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/adm_msg.php?lng=fr&action=1&amp;to=paradox&from=paradox"></a><a href="http://paradox-paradoxal.blogspot.com/" target="new"></a><a href="javascript:WriteMailTo("></a><br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/printfaq.php?lng=fr&amp;pg=8822" target="_blank"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postedit.php?lng=fr&typ=edit&amp;num=822&cat=1&amp;pg=8822"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postguest.php?lng=fr&typ=frth&amp;num=822&pg=8822&amp;goodcat=1"></a><br /><br /><br />Toutefois la possibilité de toutes ces différences, même si je n'en emprunte qu'une seule, fait partie intégrale de moi-même, parce que toutes ces différences ne peuvent être mise en oeuvre que par mon intermédiaire, que par mes moyens disponibles, ma puissance, qui m'autorise à convoiter tel ou tel chemin. Ainsi, le hasard se soumet, de fait, à mes/nos propres contraintes, il n'est pas un souverain absolu, il est inféodé à ce que je suis, à la force que je lui <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">déploie. Le</span> hasard est non seulement une nécessité, il est aussi loi universelle fondatrice. Il permet la rencontre et l'amalgame. Il permet le mouvement : puisqu'il existe, c'est une condition à <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">remplir. Virtuellement</span>, des coïncidences sont possibles. Mais, seul, le hasard ne suffit pas, il faut lui associer la loi de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12">cause-à-effet</span>, celle qui privilégie la facilité. Et il a besoin de temps pour <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">s'épanouir</span>. Et d'un peu de chance.<br /><br />La rupture est son ennemi et la prévision sont alliée.<br /><br />Cependant, le hasard reste un étalon difficile à domestiquer : nous sommes aussi son jouet.<br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/adm_msg.php?lng=fr&action=1&amp;to=paradox&from=paradox"></a><a href="http://paradox-paradoxal.blogspot.com/" target="new"></a><a href="javascript:WriteMailTo("></a><br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/printfaq.php?lng=fr&amp;pg=8953" target="_blank"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postedit.php?lng=fr&typ=edit&amp;num=822&cat=1&amp;pg=8953"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postguest.php?lng=fr&typ=frth&amp;num=822&pg=8953&amp;goodcat=1"></a><br /> <a name="5"></a><br /><br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/adm_msg.php?lng=fr&action=1&amp;to=paradox&from=paradox"></a><a href="http://paradox-paradoxal.blogspot.com/" target="new"></a><a href="javascript:WriteMailTo("></a><br /><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/printfaq.php?lng=fr&amp;pg=8954" target="_blank"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postedit.php?lng=fr&typ=edit&amp;num=822&cat=1&amp;pg=8954"></a><a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/plugins/coolforum/postguest.php?lng=fr&typ=frth&amp;num=822&pg=8954&amp;goodcat=1"></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-6455679035439917766?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-67965295159515001852007-08-19T13:29:00.000+02:002007-08-19T14:07:22.388+02:00COMMENT DEFINIR LE VIVANT ?Qu'est-ce que la vie?<br /><br />Si l'on considère la vie comme une activité d'échanges et de reproductibilité, alors, il est possible de voir de la vie partout où ces conditions sont réunies, du volcanisme à l'animalité.<br /><br />Sauf que dans la chimie tellurique, il est surtout question d'une apparence du vivant : beaucoup d'échanges, de chaleur, de transformations en tous genres, beaucoup d'activités qui se reproduisent. Bien que les matériaux y soient inertes par nature, qu'ils ne "vivent" sans vraiment d'autonomie, qu'ils soient soumis à l'activité pour exister dans le mouvement.<br /><br />Donc, le vivant serait d'abord une question d'autonomie.<br /><br />Bien que cette définition ne m'enthousiasme guère si je l'arrête à ce niveau : il manque quelque chose pour définir ce qu'est vraiment la vie, bien au-delà de la seule chimie reproductible et de l'autonomie.<br /><br />Alors, quel particularisme nécessite le vivant pour mériter son appellation?<br /><br />Personnellement, je n'en vois qu'un seul et il se situe au niveau énergétique : dans le cas des forces de la Terre, l'energie est produite par sa propre activité autoengendrée par l'activité nucléaire de son coeur : l'énergie fournie et utilisée provient du même corps, pour entretenir ce corps : ce n'est, finalement, qu'un limon qui permet le développement de la vie organique (évidence).<br /><br />Le vivant est une organisation chimique qui doit prendre son énergie ailleurs qu'en son sein : il doit se fournir ailleurs : le vivant n'a pas d'énergie propre, sinon, il redevient un simple générateur de nature inerte dans la composition de ses éléments, bien qu'il paraisse actif, quasi-vivant dans sa propre mise en oeuvre.<br /><br />Le vivant ne produit pas son énergie : il ne fait que la gaspiller pour être, il l'utilise et ne fait que l'utiliser, quand bien même cet usage puisse être détourné (comme, par exemple pour l'humain, le travail : mais l'humain à cette particularité de pouvoir se substituer à toute chose de cet univers : il peut, s'il le désire, ou s'il en est contraint, d'une manière ou d'une autre, devenir générateur et dépasser ainsi son simple statut de gaspilleur : voilà qui est à méditer...).<br /><br />L'énergie est donc l'interface entre le vivant est son support en apparence vivant; pour définir donc la vie, il faut d'abord savoir comment est fabriqué puis dépensé l'énergie du système étudié.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-6796529515951500185?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-47427302161535277332007-08-17T10:04:00.000+02:002007-08-26T11:42:30.142+02:00CONSCIENCE ELARGIEJe suis objet.<br /><br />Ce qui me caractérise c'est mon existence, c'est-à-dire toute chose qui converge pour que je sois objet : particules (sub)atomiques organisées selon un principe de vie, donc, particules organiques animées afin d'acquérir une autonomie relative à un temps donné, à une temporalité : tant que je vivrai, je serai.<br /><br />Toutefois, à défaut d'être définitif ici, je suis au moins défini. Par les limites de mon organisation : au-delà de moi, je n'existe pas, selon les apparences.<br /><br />Donc, puisque mes limites sont mon existence (à l'intérieur, limites incluses), alors, ma non-existence est tout autour de moi, durant toute ma vie, durant toute mon existence ici.<br /><br />Si je veux élargir ma vision personnelle de ma propre existence (mon individualité), je peux dire que je suis jusque dans les contours externes de mon être et que, par là même, je crée alors une sorte de vide dans ma non-existence : un espace volumineux (moi) dans tout ce qui est autour de moi (non-moi).<br /><br />Or, cet espace volumineux est l'évidence du vide qui me constitue, ou, plus exactement, du vide qui acueille ma constitution.<br /><br />Si je fais un zoom arrière et que je prends en considération tout le plan large ainsi déployé, j'ai un espace qui existe et qui entoure l'espace que j'occupe. Et puisque ce n'est qu'un zoom, je peux considérer que l'espace qui m'entoure a la potentialité à être infini. Ainsi, je peux considérer que cet espace extérieur à ce que je suis, participe à définir les contours de ce que précisément je suis à l'intérieur.<br /><br />Je peux donc me concevoir comme un espace fini au coeur d'un espace infini potentiellement.<br /><br />Je peux alors élargir ma définition : mon existence est rendue possible par ma non-existence qui l'entoure : c'est parce que je n'existe pas là que j'existe ici : voilà donc ma définition complète : moi et non-moi. Concrétement, je suis tout autant existence que non-existence. Physiquement. C'est ma nature.<br /><br />J'en conclus donc que je suis autant par ce que je ne suis pas : même là ou je n'existe pas, j'existe quand même.<br /><br />Je n'existais pas avant de naître, c'est pourquoi j'existe après : ma non-existence n'a pu que révéler mon existence, qui révélera ma non-existence (mort) : ce n'est qu'une simple évidence.<br /><br />Alors, puisque j'existe aussi par (ou dans) ma non-existence, j'existe toujours. Ou à jamais. Ce qui revient au même.<br /><br />Parce que j'ai existé au moins un jour, ici. Ou un millième de seconde.<br /><br /><br /><br /><br /><div align="center"><strong><span style="font-size:130%;">SCHEMA </span></strong></div><div align="center"><span style="font-size:130%;">intuitif :</span></div><div align="center"><span style="font-size:130%;"></span></div><div align="center"><span style="font-size:130%;"></span></div><br /><div align="center">>>>>>>>>>>>>>>>>>>> sens du temps >>>>>>>>>>>>>>>>>>></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"><span style="color:#ffffff;"></span></span></span></div><div align="center"><span class="blsp-spelling-error"><span class="blsp-spelling-corrected">NÉANT</span></span>/<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">VIRTUALITÉ</span></span>/<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">MATÉRIALITÉ</span></span>(interface)/<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">INTELLECTUALITÉ</span></span>/<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">NÉANT</span></span></div><div align="left"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center">(égale)</div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">prédéfinition</span></span> (avant la définition) / définition / redéfinition</div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center">(égale)</div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center">ce que je pourrais être / voilà ce que je suis / ce que je pense être </div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center">(égale)</div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><br /><div align="center">conditionnel / indicatif / subjonctif (exprime l'éventualité)</div><div align="center"></div><br /><div align="center"><<<<<<<<<<<<<<<<<<<< <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">feed</span></span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">back</span></span> <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< </div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div align="center"></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-4742730216153527733?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-9234464331814501212007-08-16T11:50:00.000+02:002007-08-26T12:02:31.881+02:00EVOLUTIONLa théorie de l'évolution et de la sélection naturelle des espèces selon <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Darwin</span></span>, fait office de référence absolue dans le monde scientifique, voire médiatique, pour expliquer de façon rationnelle comment la nature use du hasard (et de la chance) pour fabriquer un être doué de conscience, a tel point que sur l'infini des possibilités pour qu'apparaissent l'humain, nous avons une coordination de conjectures tellement efficace qu'il n'a fallu attendre à peine quinze milliard d'années, alors que cela aurait tout aussi bien pu ne pas encore se produire, ni même <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">entâmer</span> la procédure.<br /><br />Le hasard fait donc bien les choses.<br /><br />Soit.<br /><br />Mais, jusqu'à quel point?<br /><br />Je veux bien croire qu'il s'occupe <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">volontiers</span> de la partie sélection (vision simplifiée) : des erreurs génétiques produisent des modifications qui, si elles sont adaptées au mieux à l'environnement - surtout si cet environnement se modifie aussi - profitent à l'heureux bénéficiaire, ainsi qu'à sa descendance dont il lègue la totalité de ses nouveaux pouvoirs (d'action), mais de là à changer radicalement un reptile en un mammifère par exemple, c'est déjà plus difficilement concevable.<br /><br />Certes, certains scientifiques évolutionnistes pensent qu'il a existé des intermédiaires, des monstres prometteurs <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">disent-ils</span>, mais, là aussi, cela me paraît difficilement concevable, notamment pour des animaux : lorsqu'une mère donne naissance à un rejeton mal formé, elle aura tendance à s'en désintéresser le plus souvent. Mais, bon, admettons.<br /><br />Je me demande seulement comment une maman reptile, qui n'a pas encore de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">mamelles</span>, nourrit son bébé après avoir enduré une gestation vivipare... Avait-elle déjà une demie <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">mamelle</span> qui produisait un <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">succédanée</span> de laitance? En outre, est-ce que les bactéries de la flore intestinale de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">l'espèce</span> archaïque n'étaient pas inadaptées, voire pathogènes, pour le petit hybride? Mais, bon, admettons...<br /><br />Est-ce que ce nouveau représentant d'une nouvelle espèce s'est fait bien accepter par ses demis frères et soeurs? N'ont-ils pas tenté de le bouffer? La maman l'a-t-elle alors protégé du bas instinct de sa race? A-t-elle pris faits et causes pour que cet illustre individu vienne un jour supplanter sa propre génération animale? L'instinct maternelle a-t-il été si fort qu'il a balayé toute <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">réticence</span>? Les autres <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">congénères</span> ont-ils eux aussi accepté en bloc ce nouvel arrivant?<br /><br />Bref, j'ai beaucoup de mal à concevoir que cela se soit produit de la sorte, même sur de nombreuses générations, ou alors, il faudrait que cela soit inscrit dans la génétique animale, ce qui remet en cause de fait le hasard originel.<br /><br />De plus, le hasard originel doit d'abord se satisfaire des matériaux mis à sa disposition : voilà déjà qui le canalise et qui réduit sa capacité aléatoire : le hasard n'est plus infini, mais conditionné à l'environnement, même si les combinaisons aléatoires peuvent tendre vers l'infini.<br /><br />Le hasard est <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">dors-et-déjà</span> soumis à certaines contraintes, il n'est donc pas souverain mais vassal. Qui n'a que les apparences de la souveraineté. Bien sûr, il est possible de voir le hasard dès les origines : il aurait mis en place tout ce dont il aura besoin pour créer la vie, puis, plus tard, il s'organisera à nouveau pour pour créer la conscience. Le hasard serait donc intentionnel. Il ne s'appliquerait donc pas à lui-même.<br /><br />Le hasard ne serait ainsi pas hasardeux du tout. Ou alors, le hasard intégrerait dans sa définition la chance de pouvoir créer la vie, puis la chance, tirée de cette vie, de créer la conscience. Le hasard serait donc la somme de toutes les probabilités déjà énoncées avant même sa propre apparition. Le hasard serait <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">réceptacle</span> de toutes lois possibles et imaginables. Donc, cela renforce l'idée qu'il n'est pas hasardeux, mais dirigiste. Quelque soit la direction prise.<br /><br />Mais, bon, ce n'est l'idée que le commun se fait du hasard : le hasard, par définition, n'agit que par hasard justement ! Donc, il ne dirige rien si ce n'est qu'il interdit toute direction : donc, rien qu'en énonçant cela, il dirige...<br /><br />Alors, pourquoi mettre le hasard au centre de tout et certifier qu'il n'est pas possible qu'il en soit autrement?<br /><br />Question dont je laisse la réponse aux spécialistes convaincus de détenir la seule et unique vérité...<br /><br />Alors, qu'elle alternative aux évolutionnistes?<br /><br />Actuellement, il n'existe que les <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">créationistes</span>, qui, pour faire simple, affirment que la Terre a été créée par Dieu <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">himself</span> voilà seulement 6000 ans etc...je ne vais pas plus loin car j'estime qu'ils se fourvoient en refusant d'admettre certaines notions devenues élémentaires, comme notamment l'âge de l'univers.<br /><br />Pourtant, et parce que je ne suis pas scientifique (je n'ai donc pas leur intransigeance) je pense qu'ils détiennent une part de vérité dans leurs propos...<br /><br />Je vais faire une analogie.<br /><br />Mon grand-père a construit, de ses propres mains, la maison toute en pierres sèches que je viens d'hériter après sa mort.<br /><br />Hélas, les outrages du temps l'ont mis en piteux état : je dois refaire entièrement la toiture et quelques murs se sont effondrés, le reste étant largement envahi par les ronces, il y a même un arbre qui pousse dans le salon.<br /><br />Que faire?<br /><br />Soit je rénove : je réutilise les matériaux existant et je les agence selon une optique de similarité plus ou moins approfondie (rénovation à l'identique ou presque), soit je rénove, mais partiellement, en m'autorisant quelques excentricités, quelques individualités, bref, je personnalise un peu.<br /><br />Donc, dans ces deux types de rénovations, je <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">conserve</span> tout de même le même concept, c'est-à-dire celui du grand-père, je n'apporte que des améliorations plus ou moins importantes, comme le chauffage central par exemple, l'eau courante, l'électricité, le confort <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">moderne</span> donc. Mais j'ai une maison terriblement similaire à la <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_14">précédente</span>. Pour ne pas dire la même, à une ou deux variations près.<br /><br />Oui mais voilà, après mûre réflexion, je me dis (enfin surtout mon épouse) que ce serait mieux si nous avions une maison neuve, entièrement neuve, avec des pièces dont l'utilité serait prévue dès les origines (elle veut surtout une grande salle de bains avec des toilettes séparées, un salon avec une belle cheminée, elle veut... de la vraie modernité QUOI ! Pas quelque chose qui paraisse <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15">rapiécé</span>, mais une maison dont elle serait fière parce que contemporaine et tellement mieux adaptée à notre société actuelle et à ses impératifs.).<br /><br />Or, je suis de son avis.<br /><br />Cependant, après avoir fait nos calculs, je m'aperçois que notre budget ne nous permet pas de construire avec des matériaux entièrement neuf. Que faire?<br /><br />De toute façon, il faudra détruire la maison du grand-père si nous voulons faire du neuf.<br /><br />Alors, pourquoi ne pas utiliser les pierres déjà existantes? Nous ferons alors l'économie des matériaux neufs.<br /><br />Voilà où s'achève l'analogie : pour faire du neuf, je dois de toute façon détruire l'ancien, sinon, je ne fais que rénover, ce qui change radicalement, non seulement l'action entreprise, mais également le résultat.<br /><br />Donc, pour créer une espèce entièrement neuve, il a fallu d'abord détruire l'ancienne, voire le plus grand nombre des anciennes espèces : après, effectivement, la théorie de la sélection a pu faire son oeuvre. Après seulement... Et après une nouvelle création...<br /><br />Le schéma serait le suivant :<br /><br />équilibre environnemental = jeu d'espèces vivantes réparti sur toutes les niches disponibles / DESTRUCTION / <strong>redistribution du jeu</strong> / création d'espèces nouvelles / sélection naturelle.<br /><br />Notez que je ne fais intervenir quiconque pour la création : elle se fait d'elle-même : parce qu'une fois la vie apparue, celle-ci ne s'efface pas comme ça : elle perdure, sous une forme ou sous une autre : <strong>la vie a la vie dure </strong>! (A entendre comme vous voudrez.) Là où elle s'installe, il n'est pas si facile que ça de la détruire : elle obéit à une loi qui ne peut être éradiquée... Les virus comme <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16">extrémité</span> (peut-être), mais nous entrons là dans une autre histoire...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-923446433181450121?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-83529707791127400222007-08-09T14:07:00.000+02:002007-08-09T14:25:08.144+02:00INTUITION DE CONSCIENCE<span style="font-size:130%;"><strong>Etat de conscience vulgaire :</strong></span><br /><br />état psychique conditionné et à l'environnement, et aux caractéristiques personnelles, qui permet de survivre individuellement et de vivre collectivement, parce qu'il tire des conclusions plus ou moins bien adaptées.<br /><br />C'est un bilan chronométrique de synthèse des événements aléatoires répertoriés.<br /><br />(Les événements non répertoriés n'étant pris en compte que globalement et représentés selon un seul facteur de probabilité; c'est une variable le plus souvent ignorée.)<br /><br />La définition diffère lorsque la conscience devient plus analytique que synthétique.<br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-size:130%;">Etat de conscience altéré :</span></strong><br /><strong></strong><br />le bilan chronologique est invariablement faux, c'est-à-dire que quelque soient les événements, les conclusions sont toujours les mêmes, la chronologie devient chronique récurente : une seule réponse remplace la multitude des réponses possibles.<br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-size:130%;">Etat de conscience modifié :</span></strong><br /><strong><span style="font-size:130%;"></span></strong><br />la suggestion supplante les stimulis ce qui permet d'explorer la géographie psychique non aléatoirement.<br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-size:130%;">Etat de conscience sublimé :</span></strong><br /><strong><span style="font-size:130%;"></span></strong><br />c'est une extériorisation introspective, l'exploration devient totalement volontaire.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-8352970779112740022?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com7tag:blogger.com,1999:blog-7688141098461129503.post-59776882708535860392007-08-06T14:02:00.000+02:002007-08-26T10:05:36.801+02:00TRACES D'INFINI<div align="justify"><br /><br /><br /><br />« Cet exorde à pour but de vous immerger dans l’intelligence de ma conscience : la rhétorique analytique que vous allez découvrir doit s’entendre selon des sens multiples, et, si tel n’était pas le cas, je le préciserai entre parenthèses. Les italiques servent à mettre en exergue le sens d’un mot dont seul un « néologisme » pourrait apporter un sentiment nouveau, ou une notion modifiée , mais qui me demanderait de longues explications. Je fais donc confiance à votre meilleur entendement. En outre, la complexité du sujet m’impose une mise en forme tout aussi complexe, que je vais devoir simplifier par des rappels ou des mises au point constantes afin, non seulement de faciliter la compréhension - fut-elle de syntaxe - mais également la progression du récit. Car, il est extrêmement facile de faire compliquer et extrêmement difficile de faire simple. Et puisque mon écrit n’est pas linéaire, il est préférable de lire sa totalité, avant de se faire une opinion. C’est aussi pourquoi il est concis. </div><div align="justify"><br />Je ne prétends soumettre ici <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">qu</span>’une pensée à caractère philosophique. Toutefois, je m’appuie aussi sur des schémas scientifiques et je vais introduire des idées de concepts nouvelles et des hypothèses. Par ailleurs, à bien y réfléchir, vous remarquerez que, parfois, mes raisonnements font échos à des vérités du commun. Il m’arrivera même de les énoncer. Voilà un bel exemple de ma logique, dont l’apparence peut paraître ambiguë. Un conseil donc : ne nous fions pas aux seules apparences, écoutons plutôt notre intuition (à ne pas confondre avec nos perceptions). Et pardonnez moi l’utilisation de la première personne du singulier qui bouleverse la tradition de l’usage du pluriel.</div><div align="justify"><br />Et, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">puisqu</span>’un exemple n’a jamais rien prouvé, je vous propose de m’accompagner dès maintenant dans notre univers et bien plus loin.</div><div align="justify"><br />En effet, le voyage que nous allons entreprendre ensemble à pour objectif de comprendre ce que peut être la matière et ce que nous, homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">sapiens</span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">sapiens</span>, pouvons être face à elle, ou, tout au moins, quelle conception nous pouvons en avoir.</div><div align="justify"><br />Rien que ça… </div><div align="justify"><br />Et n’oubliez pas, avant toute lecture, que simplicité est source de complexité. </div><div align="justify"><br /> </div><div align="justify"></div><div align="justify"><br /><strong><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">MATIÈRE</span> FICTIVE</strong><br /><br />MESSAGE INITIAL<br />Tentative de contact</div><div align="justify"><br />Pour pénétrer dans notre univers - j’irai même jusqu’à dire dans n’importe quel univers - nous avons besoin d’un passeport, d’une clé, d’un sésame. Ce visa s’appelle loi de probabilités. Il faut admettre que cette loi de probabilités existe car elle est rigoureusement indispensable. Et, pour convaincre les plus rationalistes, je dirais que la loi de probabilités existe parce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">qu</span>’il existe une probabilité que cette loi de probabilités n’existe pas, ce qui engendre indubitablement son existence et introduit le principe d’ambivalence « <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">auto-implicative</span> ». À vous de comprendre toutes les implications <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">non-expliquées</span> mais suggérées dans mon récit. Toutefois, la loi de probabilités n’est pas la seule loi. Et s’il fallait numéroter les lois, je lui donnerais le numéro zéro.<br />Définition de la matière : substance constituant les corps (par opposition à esprit). En physique, substance composée d’atomes et possédant une masse.</div><div align="justify"><br />Dictionnaire encyclopédique Hachette - édition 2000 - page 1182.</div><div align="justify"><br />La matière, c’est donc quelque chose de concret. Quelque chose qui existe.</div><div align="justify"><br />Pourquoi quelque chose existe?</div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify">C’est la première interrogation qui me vient à l’esprit. Vous pouvez la juger arbitraire et décider de ne pas poursuivre à mes côtés, je n’ai aucun a priori à votre encontre. Il est encore temps, pour vous, de renoncer.</div><div align="justify"><br />Énoncée de cette manière, la question est si vaste que le sujet en deviendrait inabordable dans sa globalité, si je n’utilisais pas une issue qui me permette de m’immiscer au cœur du problème.<br />Pour les amoureux de l’analogie, je suis comme un archéologue face à un temple perdu; je vais devoir ouvrir une brèche dans le mur d‘enceinte, ce qui, se faisant, restreint ma vision de l’ensemble. Et ouvre tout un champ de possibles et d’impossibles : mon imaginaire. Que <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">vais-je</span> découvrir? Quelle(s) conclusion(s) en dégager? Je ne vous cache pas que ma curiosité s’offre une surcharge de puissance phénoménale.</div><div align="justify"><br />Ainsi, j’ouvre la boîte de Pandore, si vous permettez cette expression devenue populaire. Mais pas si anodine que cela : veuillez comprendre que mes conclusions n’échapperont - temporairement ou non - ni à l’indifférence, ni au mépris, ni à l‘engouement, trois éléments fondamentaux et indissociables de toute pensée soumise à autrui. Et qui constitue, je l’avoue, mon objectif sous-jacent.</div><div align="justify"><br />Je reformule la question de cette façon : pourquoi quelque chose existe, plutôt que rien? Restriction.</div><div align="justify"><br />Pour définir objectivement <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">qu</span>’un objet existe, il faut avoir l’objet - controverse soi-disant impossible - une référence qui confirme, entre autre, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">qu</span>’il y a bien un objet, et, un observateur conscient que l’objet existe, soit par rapport à cette référence, soit par rapport à l’observateur lui-même s’il n’y a pas de référence - l’observateur devient dans cette éventualité la référence - (il est donc juge et partie).</div><div align="justify"><br />Je viens d’ouvrir la brèche. Je me trouve dans une pièce close, sans fenêtre. Je ne distingue aucun objet. Seule une porte fermée m’indique un passage possible. <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">Qu</span>’y a-t-il derrière? Un ou plusieurs objets? Rien?</div><div align="justify"><br />Je fais le point : j’observe <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12">qu</span>’un objet existe, parce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13">qu</span>’il se distingue par rapport à autre chose - la référence - ou, parce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">qu</span>’il n’y a rien d’autre.</div><div align="justify"><br />En revanche, si je ne vois pas l’objet, ce n’est pas parce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15">qu</span>’il n’existe pas obligatoirement, mais <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">qu</span>’il se peut que mes sens - ou mes capteurs artificiels - ne me permettent pas de l’observer. Il me manque donc une preuve irréfutable de l’existence de l’objet. Peut-être même est-il ailleurs.<br />Une nouvelle interrogation résume les deux premières : l’objet <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17">existe-t-il</span> ou n’<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18">existe-t-il</span> pas? </div><div align="justify"><br />Quel dilemme. </div><div align="justify"><br />Comment <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19">puis-je</span> répondre à cette énigme?</div><div align="justify"><br />Pour le moment seules les questions surgissent et si je veux que nous allions plus en avant, je dois faire une tentative de réponse qui puisse satisfaire les deux parties (existence et non-existence de l’objet).</div><div align="justify"><br />Il m’est impossible de trancher en faveur d’une hypothèse ou d’une autre, je choisis donc une hypothèse irrationnelle et de dire que : <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20"><strong>SIMULTANÉMENT</strong></span> l’objet existe ET <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21">qu</span>’il n’existe pas derrière la porte, les deux probabilités ayant chacune autant de chance d’être vraie, personne ne peut apporter de démenti formel. En outre, je ne peux pas utiliser la conjonction de coordination « ou », car cela laisserait supposer que l’existence et la non-existence de l’objet pourrait se faire alternativement (cela sous-entend « ou bien alors »). Or, derrière cette porte, les deux possibilités sont à envisager exactement dans le même temps et le même espace, ce qui revient à dire que, dans l’immédiat, un objet est virtuellement existant et virtuellement <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22">non-existant</span>. </div><div align="justify"><br />Ce que je peux traduire en langage binaire : si l’objet existe, j’ai donc quelque chose d’irréfutable soit le chiffre « 1 », et, si l’objet n’existe pas « 0 ». Soit un couple que j’écris non pas (0,1) mais (0 et 1); l’ordre étant interchangeable, je choisis simplement celui-ci en vue de ne pas compliquer nos conventions occidentales : le zéro se place avant le un. </div><div align="justify"><br />Un couple est composé de 2 choses différentes qui ne sont pas nécessairement des contraires et encore moins des similaires, car si tel était le cas nous aurions affaire non plus à un couple mais à une paire.</div><div align="justify"><br />Subséquemment, j’accepte <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23">qu</span>’un objet simultanément existe et n’existe pas théoriquement.<br />C’est la Loi des Couples Simultanés - <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24">LCS</span> - qui règne en ce temple perdu, ou loi numéro un. Monsieur <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25">Schrödinger</span>, physicien grand amateur de chat, aurait aimé cette théorie.</div><div align="justify"><br />Ainsi, pour simplifier davantage, si quelque chose existe c’est parce que simultanément rien n’existe. </div><div align="justify"><br />La simultanéité est donc intrinsèque.</div><div align="justify"><br />Si quelque chose existe, c’est une matière que je peux étudier.</div><div align="justify"><br />Si rien n’existe, c’est le néant. Et, si je veux préciser mieux mon raisonnement je dirais que le néant c’est de la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26">non-matière</span>, c’est-à-dire quelque chose différent de la matière.</div><div align="justify"><br />Définition du néant : rien; état de ce qui n’existe pas. Page 1284. (J'ajoute que puisque c'est un état, c'est déjà quelque chose qui ne demande qu'à se manifester.)</div><div align="justify"><br />Or comme l’un et l’autre sont indissociables en théorie, je peux conclure que la matière existe parce que simultanément rien n’existe : matière et néant finissent par ne former <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27">qu</span>’un. Ils sont consubstantiels, pour user d’un terme théologique dans un sens commun, un peu comme les deux faces d’une même pièce de monnaie. Il faut se résoudre à l’accepter.</div><div align="justify"><br />Il est encore tant pour vous de renoncer, mais je vous fais remarquer <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28">qu</span>’il existe cependant une probabilité que rien n’existe.</div><div align="justify"><br />Vous pouvez également objecter que dès le début de notre fouille je tire des conclusions. La logique veut que nous démontrions un tant soit peu nos affirmations.</div><div align="justify"><br />Je dois donc étayer mes arguments en ce qui concerne : la matière, la référence et l’observateur conscient.</div><div align="justify"><br />Je commence par le dernier - j’adore aussi bousculer les protocoles - c’est-à-dire par l’observateur conscient. Moi en l’occurrence (ou vous).</div><div align="justify"><br />Qui suis-je?</div><div align="justify"><br />Je suis un humanoïde de la lignée des homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29">sapiens</span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30">sapiens</span>. Outre le fait que je trouve la phrase jolie - elle me fait rêver - je me dois de l’expliquer.</div><div align="justify"><br />Je suis matière évoluée, aboutie dans ma lignée car si elle n’était pas aboutie signifierait que quelque chose de nouveau, une évolution en somme, viendrait s’ajouter plus tard. Serai-je toujours un homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31">sapiens</span>?</div><div align="justify"><br />Je me considère donc matière finie qui pense <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32">qu</span>’elle existe. Je prends donc conscience que j’existe, que la matière aussi existe et <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33">qu</span>’il y a une probabilité que le néant ne peut se justifier que si quelque chose existe.</div><div align="justify"><br />D’après <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34">Descartes</span> : « cogito <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35">ergo</span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36">sum</span> » (je pense donc je suis). Est-ce suffisant pour dire que j’ai une conscience? Oui, à la condition que « avoir une conscience » soit compris dans le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37">package</span> du vocabulaire de mon esprit. Instinctivement. Ou intuitivement. Ou par <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38">cognition</span> (acte intellectuel par lequel on acquiert une connaissance).</div><div align="justify"><br />Que s’est-il passé avant ma venue au monde dont j’ai souvenir? </div><div align="justify"><br />Vous devez me faire confiance si je vous dis : rien dont je me souvienne, mais je ne peux pas le prouver. Mes premiers souvenirs remontent au moment où je pouvais déjà marcher. Pourtant, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39">quelqu</span>’un m’a raconté ce qui s’est passé juste après que je sois né. Pour ce qui est de ma gestation, je fais confiance aux manuels de médecine.</div><div align="justify"><br />D’abord, bébé ouvre les yeux, bien <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40">qu</span>’il puisse le faire plus tard.</div><div align="justify"><br />Le plus urgent c’est <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41">qu</span>’il faut crier. Pleurer est bien vu aussi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42">paraît-il</span>. Quand bébé ne sait pas <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43">qu</span>’il doit faire ça, on le tient par les pieds, la tête en bas et, parfois, on lui frappe les fesses afin de lui faire connaître plusieurs choses indispensables à la survie dans cet univers : il faut d’abord hurler. Ainsi, bébé apprend <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44">qu</span>’il a une voix s’il n’est pas sourd - l’entourage suffisamment proche aussi, ce qui le rassure - et <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45">qu</span>’il faut s’en servir très fort pour se faire entendre. Et <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46">qu</span>’il ne faut pas pleurer pour rien.</div><div align="justify"><br />On lui coupe le cordon ombilical, puis, si on veut, on peut l’essuyer sommairement avant de le déposer sur la poitrine de sa génitrice. Mine de rien, il vient de découvrir qui est maman et à quel endroit il peut se sustenter. Mais pour le moment, bébé n’a pas tout compris et n’a pas tout assimilé de sorte <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47">qu</span>’il puisse l’exprimer clairement. Il lui reste tant de choses à découvrir et à apprendre.</div><div align="justify"><br />Bébé devra, dans les temps qui viennent - indéterminés pour lui - s’adapter à des rythmes dont il n’a même pas conscience : jour/nuit, éveil/sommeil, manger/déféquer, rire/pleurer, assis/allongé, la liste n’est pas exhaustive.</div><div align="justify"><br />Bébé et parents devront subir l’épreuve des dents de lait qui sortent la nuit ou le jour, des coliques, de la fièvre ou autres éruptions cutanées et divers désagréments qui peuvent vous venir à l’esprit. Il devra apprendre à les combattre. Et ce ne sera pas toujours facile.</div><div align="justify"><br />Bébé commence à marcher à quatre pattes, parfois avec quelques variantes personnelles, puis il faut se tenir debout - il a le droit de s’appuyer sur un support, c’est même vivement conseillé - et enfin, il faut apprendre à marcher sur ses jambes. Heureusement <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48">qu</span>’il a pu observer, pendant une révolution terrestre environ , comment font ses semblables (petits et grands) pour y parvenir. Il faut dire que le procédé est complexe et <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49">qu</span>’il faut un corps solide - en tout cas adapté - pour le mettre en œuvre. Rien ne se fait rapidement en ce monde - mais je reviendrai sur le temps plus tard.</div><div align="justify"><br />L’apprentissage est loin d’être terminé.</div><div align="justify"><br />Je ne suis plus bébé. Je perçois le monde avec les moyens dont je dispose. Je comprends ce que certains autres me disent mais je ne sais pas encore vraiment parler, avec des mots je veux dire.<br />Je <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50">zappe</span> un peu.</div><div align="justify"><br />Je suis à l’école, j’apprends à lire, à écrire - c’est dur je préfère le dessin; à compter - c’est ennuyeux; que mes ancêtres étaient gaulois et que l’homme a fini quand même par marcher sur la Lune. Bref, je ne fais que ça, apprendre, apprendre, apprendre. Même hors de l’école. Quelque soit le sujet pour lequel j’éprouve de l’intérêt, je dois le connaître tôt ou tard, ou, du moins en partie, ça peut faire l’affaire. Il a bien fallu que j’apprenne à embrasser une fille - ou un garçon - parce que, comment dire? Ça me fascinait.</div><div align="justify"><br />J’apprends à conduire une voiture. Je ne me débrouillais pas trop mal en deux roues. Où <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51">faut-il</span> insérer la carte bancaire pour avoir de l’argent? A quelle heure ouvre le bureau de poste du quartier déjà? </div><div align="justify"><br />Je le répète, je ne fait <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52">qu</span>’apprendre. Mais alors, rien ni personne ne peut me reprocher d’avoir une sacrée mémoire!</div><div align="justify"><br />Je fais un flash <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53">back</span> : je suis de la matière aboutie qui pense <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54">qu</span>’elle existe, en tout cas qui apprend à penser <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55">qu</span>’elle existe.</div><div align="justify"><br />Ai-je acquis suffisamment de connaissances qui peuvent me permettent de savoir si j’ai une réelle conscience de moi-même? Conscience d’avoir conscience? Conscience du monde qui m’entoure? </div><div align="justify"><br />Après toutes ces années, je considère avoir acquis un bagage substantiel pour oser une explication. Car je n’ai pas fait <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56">qu</span>’apprendre, c’eût été stérile et contre ma nature. </div><div align="justify"><br />Méditer et élaborer des modèles - parfois incohérents - ont été et sont toujours des activités cérébrales qui me passionnent. Faire du ski ou de la marche en montagne aussi. Et bien d’autres choses encore. </div><div align="justify"><br />En claire, j’ai acquis de l’expérience. Ce qui ne me donne pas pour autant une conscience humaine.</div><div align="justify"><br />Définition de la conscience : sentiment, perception que l’être humain a de lui-même, de sa propre existence. Page 416.</div><div align="justify"><br />Ainsi, homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57">sapiens</span> doit tout apprendre. Tout. Essayez, si vous êtes homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58">sapiens</span>, de vous souvenir de quelque chose vraiment d‘inné. Rien ne lui est attribué dès la naissance. Sauf, peut-être, que son organisme doit, pour survivre, manger et évacuer ses déchets organiques. Soit. Cependant, étant civilisé, j’ai dû apprendre quelques usages…</div><div align="justify"><br />Mais pourquoi homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59">sapiens</span> doit-il tout apprendre?</div><div align="justify"><br />Homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60">sapiens</span> est avant tout un mammifère, doté, comme tout mammifère, d’un cerveau. Or, il est avéré que, chez les mammifères, chaque neurone du cerveau est pourvu, très tôt, d’un nombre déterminé de synapses (zone de contact entre deux cellules nerveuses), ce qui, techniquement, permet les connections entre les neurones justement. C’est ce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61">qu</span>’on appelle la capacité synaptique. Cette capacité synaptique a la particularité d’être à son apogée dans les phases initiales du développement de l’individu et décroît fortement avec la maturation neuronale. Ce qui signifie que l’influx nerveux peut circuler dans une multitude de directions telle, puisque le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62">maillage</span> est considérable, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_63">qu</span>’il pourrait finir par se perdre et n’aboutir à rien. Ainsi, au fil du temps, le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64">maillage</span> originel fini par se dissoudre en partie, pour ne conserver <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65">qu</span>’un minimum utile de chemins utiles, ou, plus précisément, de chemins utilisés. C’est donc l’usage qui crée le cheminement. Cet usage sert aussi d’apprentissage : le cerveau finit par trouver les chemins qui conviennent à son fonctionnement.</div><div align="justify"><br />Lorsqu’il s’agit de se nourrir, de défendre un territoire, de sauvegarder l’espèce, dans un environnement plus ou moins hostile, les réflexes prédéterminés de survivance sont prépondérants. Bien que l’expérience ait un rôle à jouer, il faut surtout parer au plus urgent. Fort heureusement, la vie d’un mammifère ordinaire est relativement simple. L’instinct pourvoit, entre autre, rapidement à l’urgence. Chez homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_66">sapiens</span>, c’est une toute autre affaire. Certes, il doit s’alimenter pour vivre. Cependant, la complexité d’une vie d’homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_67">sapiens</span> est telle <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_68">qu</span>’il ne peut échapper à un apprentissage long et laborieux. Si la prédétermination était totale ou s’accaparait d’un contingent majoritaire, les connections synaptiques seraient prématurément saturées, ce qui restreindrait de ce fait son aptitude à s’autodéterminer : homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_69">sapiens</span> a besoin d’un maximum de capacité synaptique pour devenir homo <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_70">sapiens</span>. Volontairement exagérément, je dirais que l’évanescence résiduelle d’instincts primaires ne peut emplir qu’une ration insignifiante - sous une configuration atrophiée - pour ne pas dire inexistante, bien que, parfois, elle ressurgisse en cas de nécessité absolue, comme par exemple l‘instinct de survie suscité par la peur. D’ailleurs, je pourrais ajouter : malheur à celui qui ne connaît pas la peur.</div><div align="justify"><br />Définition de l’instinct : ensemble des tendances innées et contraignantes qui déterminent certains comportements spécifiques et immuables, communs à tous les individus d’une même espèce du règne animal. Page 968.</div><div align="justify"><br />N’échappant pas à la règle, j’ai dû apprendre que j’avais une conscience. Tout comme Pinocchio. J’avais sept ou huit ans et je venais de voir ce merveilleux conte de fée au cinéma. Merci Monsieur Walt Disney. Chacun prend ses informations où il le peut, surtout à cet âge là.</div><div align="justify"><br />D’accord, je savais maintenant que la conscience existait. J’avais un mal fou à comprendre ce qu’elle représentait. Ma mère me répondait que c’était « la petite voix dans ma tête qui me disait ce qui était bien ou mal ». Comme je n‘entendais pas grand chose à ce que me disait cette petite voix - à peine était-elle audible - je ne savais pas si j‘avais, à l‘instar de ce petit pantin de bois, également une conscience. </div><div align="justify"><br />Et puis d’abord, la conscience était-elle propre à chacun ou bien n’était-ce qu’une entité que tout le monde se partageait? Plus tard, je chercherai une réponse dans la religion : des conclusions temporaires satisferont ma curiosité. Mais, pour l’heure, la notion de conscience restait à approfondir.</div><div align="justify"><br />Je vous fais grâce des détails du cheminement.</div><div align="justify"><br />La conscience fait partie intégrante de l’homme, même s’il doit l’apprendre. Et, c’est également parce qu’il doit apprendre ce qu’est la conscience que cela le distingue de l’animal qui ne fait qu’obéir à ces instincts. </div><div align="justify"><br />Sauf maladie mentale, l’homme est aussi homme parce qu’il peut choisir de suivre sa (ou la) nature ou d’aller contre nature, même si, parfois, l’homme veut vivre certaines expériences pour mieux les comprendre. Et si par hasard un animal plus ou moins domestiqué reproduisait ce qu’un homme lui aurait appris, cet animal ne ferait qu’obéir à son instinct : cette action lui fera peut-être gagner une récompense, ou au pire, lui éviter une correction. Il le fera, parce que son instinct lui dicte de le faire quelques soient les objectifs de cet instinct. En a-il conscience? J’ai la faiblesse de croire que non. Que quelqu’un apporte une preuve irréfutable du contraire ou d’une différence.</div><div align="justify"><br />L’homme, quant à lui, son intuition lui suggère quelque chose. À lui d’en tirer toutes les conclusions qu’il estime correspondre à ses attentes. </div><div align="justify"><br />Définition de l’intuition : connaissance directe et immédiate, sans recours au raisonnement. Page 976. (Ce qui n’exclue pas que l’intuition se doit d’être apprise.)</div><div align="justify"><br />Je fais en conséquence un distinguo entre l’animal dont les actions lui sont dictées par son instinct et entre l’humain qui peut choisir en connaissance de cause. </div><div align="justify"><br />J’entends une contestation : tout ce qui est vivant doit apprendre à survivre. Homme ou pas. Car toute espèce doit correctement s’adapter à son environnement - par quelques procédés que ce soient. C’est la loi de la survie. Donc l’apprentissage n’est pas l’apanage exclusif de l’homme et par la même, peut-être la conscience.</div><div align="justify"><br />La question n’est pas là. Tous les êtres vivants, et pourquoi pas les non-vivants (autre que morts), ont-il une conscience plus ou moins développée? Selon la définition du dictionnaire la réponse est non […dont l’être humain…]. Il m’est donc difficile de répondre par la dialectique, sans créer un concept : il coexiste une conscience restreinte et une conscience, cette dernière étant réservée à l’homme.</div><div align="justify"><br /><strong>Je commence par instruire la conscience selon mon point de vue.</strong></div><div align="justify"><br />D’après Freud, la conscience (le conscient) est le contenu du moi (le contenant); mais ils ne sont pas seuls : l’inconscient est le contenu du ça et, entre les deux, s’intercale le préconscient, contenant les limites fluctuantes de l’un et de l’autre, situé dans le surmoi. </div><div align="justify"><br />Lorsqu’un stimuli quelconque se manifeste à l’être, soit intérieurement - venant de l’inconscient, comme par exemple la sensation de faim - soit extérieurement - comme par exemple une caresse sensuelle sur la peau - une énergie, voire un processus, se met en ordre pour répondre plus ou moins favorablement ou défavorablement à ce stimuli, à condition que l’individu s’en rende bien compte (conscient) et que ces limites morales ne le lui interdisent pas (préconscient).<br />D’après cela, je pourrais penser que l’homme est privilégié : il n’a que deux besoins biologiques, s’alimenter - qu’il doit cependant apprendre, souvenez-vous de ce qui se passe juste après sa naissance - et évacuer ses déchets organiques. Ses envies feront le reste. Cette facilité toute apparente cache une réalité bien plus complexe : il lui arrive de ne pas toujours bien comprendre ce que veut ce stimuli, quand c’est tout simplement qu’il ne prend pas conscience qu’il existe un stimuli. Mais stoppons là pour ne pas nous éloigner du sujet.</div><div align="justify"><br />Mais alors, une conscience restreinte, c‘est quoi? Avoir conscience de ses besoins?</div><div align="justify"><br />Je reprends un animal. Ses instincts lui imposent des obligations. Il est dans un environnement qu’il connaît plus ou moins bien. Il réagit en fonction d’une espèce de programme contre lequel il ne peut pas lutter seul, c’est-à-dire sans le soutien ou sous l’autorité de l’homme, et répond relativement docilement aux appels de ce programme. Il est sous domination de sa propre nature. Le simple fumet d’une femelle en situation de réceptivité sexuelle excite un ou plusieurs mâles : il est bien rare qu’elle ne trouve pas preneur. Mais le mâle qui détecte ce fumet, en a-t-il conscience, même restreinte?</div><div align="justify"><br />Je ne peux pas répondre.</div><div align="justify"><br />Ce que je peux en dire, c’est qu’il laissera faire la mise-en-œuvre qui est prévue dans son programme, malgré lui : c’est ce que j’assimile à une conscience restreinte. De plus, l’animal a peut-être une faculté de conscience de son environnement immédiat (son territoire) et, peut-être même, pour certains comme les grands singes, de lui-même; cependant, dispose-t-il suffisamment de mémoire non-instinctive pour en faire appel à la demande? En outre, s’il a une conscience partielle de son territoire, il est presque certain qu’il n’en a aucune au-delà : une cigale ne sait pas qu’elle est cigale, ni qu’elle vit parmi nous. </div><div align="justify"><br />Mais alors, de quoi est composé la conscience humaine? </div><div align="justify"><br />C’est certes le fruit d’un apprentissage. Gageons que ce dernier soit des plus précieux afin d’éviter à devoir expliquer tout les variations.</div><div align="justify"><br />Où puise-t-il cette connaissance? Ce savoir?</div><div align="justify"><br />De ses propres expériences, cela est indubitable. Mais insuffisant. </div><div align="justify"><br />Seule la société humaine peut lui offrir ce qu’il lui manque et le lui transmettre (dans le désordre) : ses espoirs, ses angoisses, ses modes, ses tendances dans la mode, son histoire, ses joies, ses peines, ses rumeurs, ses incertitudes, ses erreurs, ses acquis…etc… le complément du listing est à discrétion. Et tous ces éléments permettent à l’individu de se faire une idée plus ou moins précise de ce qu’il est par rapport aux autres et par rapport à son environnement. En résumé, c’est un tout indéfini difficilement appréhensible dans sa globalité et qui façonne une conscience. Mais également un inconscient. </div><div align="justify"><br />Aussi, la conscience individuelle n’est pas unitaire : elle est partagée, selon un ratio plus ou moins important, avec les autres consciences individuelles : ainsi, les psychanalystes admettent qu’il existe une conscience collective, appelée - parce que difficilement reconnaissable et exprimable, et, n’appartenant à personne en particulier, une sorte de multipropriété partagée par tous - inconscient collectif (et que, de toute manière, le seul fait qu’une personne en ait la lucidité suffise pour lui en supprimer le préfixe : ce qui devient conscient est ipso facto désolidarisé de l’inconscient), un peu comme une imbrication d’imbrications. La conscience collective est donc l’amalgame des consciences individuelles, c’est-à-dire que la somme des consciences individuelles fabrique le conscient (inconscient) collectif. Or puisque la conscience individuelle contient une partie de cette conscience collective, je peux affirmer que l’un n’existe pas sans l’autre - ce qui me fait un parallèle lointain avec la LCS, comme une espèce de projection.</div><div align="justify"><br />En épilogue, un observateur conscient ne peut être, jusqu’à preuve du contraire, qu’au minimum un homo sapiens, en l’état actuel des choses. Mais je le développerai plus tard, car pour comprendre cette notion je dois définir d’autres paramètres.</div><div align="justify"><br />J’ouvre maintenant le paragraphe de la référence qui peut, entre autre, confirmer ou infirmer la présence de l’objet.</div><div align="justify"><br />Ne peut-on pas se passer de ce référent?</div><div align="justify"><br />On pourrait croire que c’est un élément tout juste utile à nous fournir quelques indications plus ou moins précieuses sur l’objet lui-même. Je pense qu’il est indispensable.</div><div align="justify"><br />Premièrement, il me fournit une notion au pire approximative de l’emplacement de l’objet. Deuxièmement, il m’indique peut-être sa taille ou son volume s’il en a un. Peut-être m’apporte-t-il des informations sur sa texture, sa couleur, une estimation de son poids, bref, non seulement il distingue l’objet par rapport à son environnement, mais en plus, il me donne les moyens de me faire une idée de ce qu’il est par rapport à cette référence justement, voire par rapport à d‘autres références que j‘ai synthétisé sous forme de souvenirs. Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié que je peux être la référence de l’objet s’il n’y a rien d’autre. </div><div align="justify"><br />Ce que je veux dire c’est que la référence crée un décalage opportun entre l‘objet et moi. Et puisque je parle de l’objet, parlons de la matière qui le compose. </div><div align="justify"><br />Rappel : selon la LCS, néant et matière ne font qu’un simultanément, soit le couple (0 et 1).</div><div align="justify"><br />Nouvelle porte close. Quel labyrinthe !</div><div align="justify"><br />En vérité, je dois bien avouer que j’ai déjà réaliser l’exploration et ce que je vous fais découvrir n’est que le résultat de mes investigations. Mais peu importe, vous l’aviez accepté intuitivement à n’en pas douter. J’ouvre la porte. J’entre au cœur de l’univers restreint de la simultanéité, juste avant l‘apparition du célèbre big bang. Que vais-je découvrir? Suspens… </div><div align="justify"><br />Voici la première dimension. La seule qui ne peut exister dans l’immédiat.</div><div align="justify"><br />Pour le moment, je vais m’intéresser à ce qui se passe entre 0 et 1, en oubliant volontairement ce qui se passe ensuite, bien que ce mot et cette conception soient caduques.</div><div align="justify"><br />Procédons par ordre, c’est-à-dire par convention occidentale, donc par le 0.</div><div align="justify"><br />Que se passe-t-il lorsque j’observe rien (0)?</div><div align="justify"><br />Lorsque j’observe rien : rien ne bouge. J’en déduit que rien (0) est stable. Or puisque 0 est différent de 1 - CQFD - et si 0 est stable, j’en conclue que 1 est instable. Même de manière infime, à peine détectable à l’œil nu ou avec des instruments de mesures.</div><div align="justify"><br />Nous avons en présence deux entités dont l’une ne peut exister que par rapport à l’autre simultanément et réciproquement, parce que nous sommes dans le présent : cette notion est capitale. Ces deux entités sont différentes par essence. </div><div align="justify"><br />Alors, que se passe-t-il entre elles?</div><div align="justify"><br />Je peux avancer qu’il se passe <strong>ET</strong> quelque chose <strong>ET</strong> rien. En continu. Une espèce d’échange/non-échange pourrait-on dire grossièrement, rendu possible par la différence même des deux entités (l‘une est stable, l‘autre instable). De plus, il existe une probabilité que quelque chose existe selon un procédé quelconque.</div><div align="justify"><br />Pour les inconditionnels des schémas intellectuels je vais imaginer un modèle qui reflète faussement la réalité mais qui est bien utile pour comprendre.</div><div align="justify"><br />Imaginons une sphère pleine et finie que l’on coupe en deux par moitié. L’une représente le néant, l’autre la matière.</div><div align="justify"><br />Lorsque les deux demies sphères sont en contact, il se crée entre elles deux un échange à l’infini. Je compare cet échange à une création et à un anéantissement permanent de matière.</div><div align="justify"><br />Pour éviter toute confusion, je préfère dire qu’il se passe entre les deux demies sphères une dynamique éternelle, ou, infinie (sans début ni fin), à cause de la simultanéité de l’existence de l’un et de l’autre rappelons le (existence de l‘un et non-existence de l‘autre).<br />Maintenant, oublions le modèle.</div><div align="justify"><br />Considérons que nous sommes au début du commencement de l’ébauche de la matière, à son origine. Mais que ce n’est pas déjà de la matière : c’est le résultat d’une dynamique entre non-matière et potentialité de matière, bien que ce résultat soit intangible (que l’on peut voir mais que l’on ne peut pas toucher). À peine si un observateur conscient et disposant d’instruments artificiels pourrait deviner ce qui se passe, non pas au cœur de cette dynamique, mais seulement à sa surface. Et encore, cet observateur conscient ne peut se tenir que du côté de la matière, le néant ne lui étant accessible que dans son imaginaire.</div><div align="justify"><br />Je suis donc en présence d’une surface : c’est la première dimension, bien que cette nomenclature soit toute subjective et ne serve qu’à rythmer la narration. En vérité, il n’existe à proprement parler aucune dimension, et, a fortiori, aucune progression, puisque nous sommes dans la simultanéité. Je peut prendre l’ordre qu’il me convient, l‘important est de rendre la compréhension le plus claire possible.</div><div align="justify"><br />Il m’est impossible de préciser où se situe cette surface, car, pour cela, j’ai besoin d’une référence qui m‘indique, plus ou moins précisément, les coordonnées de l’emplacement. Et si je me considère comme le référent, je dirai que je suis cette surface - je suis dans la première dimension, je ne peux être ailleurs.</div><div align="justify"><br />Cette surface a-t-elle des limites?</div><div align="justify"><br />Puisque c’est le résultat de la combinaison néant et non-néant, cela signifierait que le néant a ses propres limites, ce qui est antinomique par définition : quelque chose qui n’existe pas n’a pas et ne peut avoir de limites réelles.</div><div align="justify"><br />Alors, cette surface n’est pas une limite en soi. Je la qualifierais de modélisation de création virtuelle. Cette surface en réalité existe et n’existe pas simultanément. C’est, en quelque sorte, un conflit permanent : la matière veut exister, le néant aussi, ou plutôt, le néant ne veut pas exister. Et puisque le néant c’est l’état de ce qui n’existe pas, il faut, pour prouver le néant, que quelque chose existe, c’est indispensable. Sinon, qui, ou quoi, peut confirmer cet état. En outre, il existe une probabilité que rien n’existe.</div><div align="justify"><br />Cette surface virtuelle est-elle plane?</div><div align="justify"><br />Ayant un caractère intangible je ne peux pas l’affirmer. Toutefois, puisque je suis dans la logique de la première dimension, aucun angle - virtuel ou non - ne peux exister ou plus précisément existe et n’existe pas. J’écarte momentanément l’hypothèse que cet angle existe parce je me permet de disséquer un ensemble qui, par nature, ne peut être fractionné du fait de sa simultanéité.</div><div align="justify"><br />Mais restons dans la première dimension, même si cela est impossible.</div><div align="justify"><br />J’ai donc une surface infinie, sans angle, donc rigoureusement plane et conséquemment sans épaisseur. Un espace plat est né, sans début ni fin. Ainsi un temps n’est pas encore créé, parce que dispensable dans l’immédiat .</div><div align="justify"><br />Je reviens sur la dynamique qui fabrique cet espace plat. </div><div align="justify"><br />Qu’en vois-je précisément?</div><div align="justify"><br />J’observe une activité plate (sans relief), et, cette activité est en fait une interactivité. Mais comme cette activité se construit et se détruit simultanément je ne devrais rien voir. Sauf que je suis déjà du côté matière, je dois donc avoir quelque chose.</div><div align="justify"><br />Et que puis-je avoir sur une surface plane côté matière?</div><div align="justify"><br />Des traces. Des empreintes plates qui sont laissées par la dynamique elle-même, des signatures, des tags, ou quelque chose qui s‘y apparente. Un conflit laisse toujours des stigmates derrière lui, même si ce conflit finit par ressembler à un corps à corps dont l’issue sera une communion unidimensionnelle ondulatoire incertaine. Le dripping de Jackson Pollock en ferait la meilleur illustration. Toutefois, il faut faire attention : je répète que nous avons à faire à un système dynamique et non statique et les traces engendrées sont ainsi de nature énergique désordonnée malgré leur platitude.</div><div align="justify"><br />Des traces dynamiques donc. Rien de plus. Et de moins : l’arithmétique est ainsi la deuxième loi, n’en déplaise aux mathématiciens, car le 0 est obligatoirement divisé par quelque chose, tout au moins en surface. Et s’il est divisible, c’est qu’il peut se multiplier, donc s’additionner et se retrancher, au même titre que 1, puisqu’il y a simultanéité. </div><div align="justify"><div align="justify"><div align="justify"><br />Il faut également se faire à l’idée que, quelque soit le procédé et si complexes soient ses implications, les origines sont toujours simples. Par exemple, lorsqu’un architecte conçoit un projet, aussi ambitieux soit-il, celui-ci commence toujours par un vague croquis avant de devenir schéma, puis, au fur et à mesure de la progression du projet, tout devient de plus en plus complexe. Rien ne peut infirmer que la création de la matière suive un autre principe.</div><div align="justify"><br />J’en déduis que le début de la matière repose sur un infini plat qui marque une frontière perméable entre rien et quelque chose.</div><div align="justify"><br />Cependant, et parce que je suis dans une logique de simultanéité, vient s’ajouter quelque chose à cette surface plane et sans épaisseur. C’est le moment de la deuxième dimension, soit le couple simultané (1 et 2), que je peux traduire par (0 et 2).</div><div align="justify"><br />Pour l’instant, tout est plat - simultanément, rien n’est plat. Je suis alors en présence d’un couple non-volume et volume. Ce qui techniquement revient à dire que la surface plane est aussi un angle plat, dont la valeur, je le rappelle est quantifiable : 180°.</div><div align="justify"><br />L’angle réel vient de se créer, c‘est-à-dire qu‘il existe une probabilité que l‘angle existe. </div><div align="justify"><br />Puisque l’angle existe, j’ai donc bien un volume en deux dimensions, soit une surface ayant une épaisseur. Dorénavant, j’évolue non seulement dans l’espace, mais également dans le temps. Je résumerais donc le temps comme un espace volumineux, car s‘il fallait que je me déplace dans ce volume, j‘aurais besoin de temps pour le faire. Mais je n’ai pas vraiment de matière (physique), je n’ai que des traces énergiques et chaotiques visibles, au loin.</div><div align="justify"><br />Certes, le couple espace et temps existe; je pourrais en rester là, ce qui me suggère que j’aurais à faire à un système stable. Sauf que le temps a la singulière tendance à s’écouler. Et pas n’importe comment : d’une manière linéaire.</div><div align="justify"><br />C’est-à-dire que le temps fuit vers l’avenir et la seule trace immatérielle qu’il laisse derrière lui c’est le passé. Il n’y a donc aucune place pour le présent réel. Imaginez une ligne droite ou non qui s’affaisserait sur elle-même au fur et à mesure de la progression du temps. Tout retour est impossible, car nous sommes passés, dès la mise en œuvre du temps, dans la troisième dimension : ce qui sera n’est déjà plus. Ce qui implique que tous les futurs possibles existent déjà, mais que seul subsiste le passé.</div><div align="justify"><br />La troisième dimension justement, le couple simultané (2 et 3), ou (0 et 3).</div><div align="justify"><br />C’est l’étape de la création de la matière telle que nous la connaissons, car nous sommes au début de l’espace/temps - enfin juste avant - la loi des couples simultanés s‘en éloigne inéluctablement.</div><div align="justify"><br />Qu’est-ce-qui me permet d’avancer une telle hypothèse?</div><div align="justify"><br />Comme j’ai horreur de la complication, je ne vois apparaître qu’une idée rudimentaire. </div><div align="justify"><br />Le volume ainsi créé, en expansion constante vers le futur, engendre forcément quelque chose. Pourtant, il me semble ne rien voir. Mais ce rien n’ai pas le Néant. Ainsi, un espace où il n’y a rien, c’est un espace qui ne peut contenir que du vide.</div><div align="justify"><br />Or, tout comme le temps, le vide possède une singularité qui n’est plus à démontrer : il attire toute matière qui se trouve sous son influence : la pompe à vide en est sa merveilleuse représentation. En outre, je subodore qu’une relation particulière lie étroitement fuite du temps et gourmandise du vide. Vous comprendrez plus loin…</div><div align="justify"><br />Pour le moment, comme matière, le vide n’a pas grand chose à se mettre sous la dent ! Tout au plus des traces plus ou moins lointaines d’une sorte d‘effervescence « planéïforme » anarchique. Qu’à cela ne tienne, le vide fait feu de tout bois, il attire ce qu’il a : il arrache ces traces éloignées et les entraîne dans sa course folle vers le futur. Ces traces, malgré elles (conscience restreinte), prennent du volume : la matière est née (enfin presque : c‘est de la quasi matière, des embryons de matière). Je précise plus loin comment j’imagine cette naissance et comment j’imagine ce qui se passe par la suite, car n’oubliez pas que je suis dans mon imaginaire.</div><div align="justify"><br />Avec la matière, prennent aussi naissance toutes les autres lois qui la compose et dont nos scientifiques s’évertuent à en déchiffrer les rouages.</div><div align="justify"><br />Une question me vient à l’esprit : pourquoi la matière a une masse qui lui est propre?</div><div align="justify"><br />Le vide attire les signatures - elles-mêmes plus ou moins denses, c’est-à-dire surchargées ou non - et les amasse, d’une manière plus ou moins importante (densité), et, puisque la nature de ces traces c’est d’être aplatie, soumises par la contrainte du volume elles opposent, bien involontairement, une force d’inertie propre. C’est aussi l’apparition des premiers décalages en hauteur (relief), à cause des différentes densités et des différentes masses et non-masse. Les traces agissent donc contre leur nature. Cela ne vous rappelle-t-il rien?</div><div align="justify"><br />Une nouvelle question surgit : qu’elle forme a la matière?</div><div align="justify"><br />Puisque que la matière embryonnaire résulte d’une dynamique irrationnelle et rationnelle plus ou moins dense, soumise à une contrainte contre nature, il n’est pas envisageable de déterminer une seule forme. Alors, la matière prend toutes les formes possibles imaginables et non imaginables. Si tel n’était pas le cas, elle serait monolithique et nous pourrions être à l’heure actuelle de simples boules de pétanque par exemple.</div><div align="justify"><br />Mais au fait, pourquoi nos scientifiques ne dénombrent-il qu’une quantité restreinte de matière élémentaire (environ une centaine)? Alors qu’il devrait en exister une quantité infinie? En effet, le néant ne pouvant avoir de limite nous devrions avoir une infinité d’éléments.</div><div align="justify"><br />Je suppose que c’est la quantité juste qui correspond à notre univers : l’univers dans son état n’a pas besoin d’avoir plus d’éléments pour être ce qu’il est. Si tel n’était pas le cas, l’univers serait différent. Ce qui signifie qu’à un moment donné la création de la matière utile s’est arrêté, engendrant par la même notre univers. Je dirais même que c’est parce que notre univers s’est créé que la matière utile a cessé d’être créée : il s’éloigne du big bang sous l’influence du temps.<br />En résumer, si je m’éloigne de notre univers et que je repasse le film de sa création, qu’est-ce que je verrais? Ou, plus exactement, qu’est-ce que je croirais voir?</div><div align="justify"><br />Je dirais que j’ai le sentiment de voir surgir de nulle part, ce qui va devenir un colosse gigantesque : notre univers. Ma première conclusion logique serait de dire que c’est du néant que l’univers s’est formé. En y réfléchissant bien, j’irais même jusqu’à dire que c’est le néant qui crée quelque chose. Mais le néant, par nature ne peut engendrer que du néant. Alors, par quelle volonté ce prodige s’est-il réalisé? Une réponse ne me vient à l’esprit : c’est un être indépendant qui l’a voulu. Et comme je suis seul je peux penser que cet être, c’est peut-être moi. Voire que mon imagination me joue des tours, ce qui voudrait dire que la conscience que j’ai d’exister n’est qu’une illusion? Pourtant il me semble bien que je suis fait de matière.</div><div align="justify"><br />Cette explication ne me satisfait que partiellement, même si elle m’entraîne dans un voyage intellectuel empli d’hypothèses. Je l’écarte sans état d’âme, mais sans la supprimer pour autant.<br />Et si la matière surgissait non pas du néant mais qu’elle se frayait un chemin par un tout petit trou? Cela voudrait dire que la matière existait déjà de l’autre côté de l’ouverture. Ce serait une possibilité envisageable à la seule condition que le néant soit une matière percée. Or, le néant n’est pas une matière. Le néant est une non-matière. Je ne peux donc pas retenir cette supposition.</div><div align="justify"><br />Et si la matière existait en quantité infinie et depuis toujours, et, qu’un cycle, lui-même infini, se mettait en place, non pardon, existerait depuis la nuit des temps… alors, il ne faudrait pas qu’il y ait de perte quelconque, sinon le cycle finirait par s’arrêter de lui même. Et, peut-être, qu’un autre cycle, différent du précédant se mettrait en place, sous l’impulsion de forces préexistantes. Je dois bien avouer que c’est une possibilité qui n’est pas a exclure et qui pourrait faire l’objet d’une étude ultérieure. Toutefois, cela ne me permettrait pas d’apporter une réponse à ma question : pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien?</div><div align="justify"><br />Par conséquent, je m’en tiens à la description antérieure, car je n’entrevois aucune autre solution raisonnable (je vous fais grâce des autres systèmes que j‘ai élaboré) et qui correspond à une interprétation littéraire librement inspirée des découvertes de la physique quantique et dont j’effectue une extrapolation anticipative, avant même l‘apparition de la physique quantique. Et comme j’ai pris du recule je me contente de contempler l’univers dans son ensemble.</div><div align="justify"><br />Enfin, quand je dis que je me contente de contempler l’univers dans son ensemble… cela ne m’empêche pas de penser.</div><div align="justify"><br />Je m’aperçois que les galaxies qui le composent ont une fâcheuse tendance à s’éloigner les unes par rapport aux autres et que le mouvement semble s’accélérer. </div><div align="justify"><br />Que se passe-t-il réellement et jusqu’où vont-elles aller comme ça? Mais la question est mal posée, je devrais dire : que s’est-il passé pour en arriver à cette observation?</div><div align="justify"><br />Pour répondre je dois faire un rappel.</div><div align="justify"><br />D’abord, il existe la première dimension représentée par une surface sans épaisseur (espace). Dans le même temps, il existe la deuxième dimension représentée par un volume (temps). Toujours dans le même temps, il existe la troisième dimension représentée par un angle qui s‘enfuit vers l‘avenir. Cependant, si l’angle reste plat, le couple non-volume et volume ne peut que ne pas exister : tout resterait plat. Or, il existe une probabilité que ce couple existe. Donc, l’angle peut et ne peut pas rester plat. Et, puisque la matière existe dans l’espace temps, j’en conclue que l’angle est inférieur à 180° pour faire simple. Je peux dire aussi que l’angle est inférieur à 360° parce qu’il existe une probabilité que cet angle le soit, sans qu’un mécanisme quelconque n’agisse d’une manière quelconque pour obtenir ce résultat. Ce serait donc un état de fait et il faut l’admettre comme tel, en dépit du principe d’action/réaction : c’est parce que le phénomène existe qu’il se met en œuvre. Je constate aussi que le phénomène se déroule en amont des lois de la physique de la matière telle que nous pouvons l’observer et que donc, l’encyclopédie descriptive de la physique de la matière n’est pas encore écrite. Ce qui est acceptable ici ne l’est pas obligatoirement là-bas. Et pour faire une comparaison avec l’art du bâtiment, je dirais que les fondations d’un édifice ont besoin davantage de solidité que d’ornements et ne doivent que refléter ce que sera le fini du bâti, car elles doivent effectivement soutenir l‘ensemble dans le but d‘une cohésion future : il ne faudrait pas, de fait, que l‘édifice s‘écroule parce que les soubassements n‘étaient pas suffisamment conséquents. </div><div align="justify"><br />Toutefois, il existe, aussi, une probabilité, non conforme à la raison, qu’une volonté quelconque - intégrée ou non - fasse plier l’espace et engendre le temps. Je ne puis me permettre de l’écarter sans même daigner l’entrapercevoir, au risque même de trahir ma démarche davantage fondée sur un matérialisme radical. </div><div align="justify"><br />Pour le moment, nous sommes à la frontière aléatoire entre le présent éternel de la LCS (sa zone d’influence) et l’espace/temps.</div><div align="justify"><br />Ainsi, quelque soit la mesure de l’angle prise par le temps, des embryons de matière arrachés par le vide créé, prennent le même angle, en parallèle, comme si ces embryons de matière avait un vecteur commun, au moins dans une même région. Il existe plusieurs (un nombre astronomique!) embryons de matière - même selon des angles différents - parce que si tel n’était pas le cas cela voudrait dire que la surface de la première dimension se résumerait à une unité quelconque et ne serait donc pas infinie.</div><div align="justify"><br />Pourquoi des embryons de matière prennent-ils la même mesure d’angle dans une même région?</div><div align="justify"><br />Parce qu’il n’existe qu’un seul temps dans le même univers, sinon, il serait impossible que la matière se synchronise pour s’ordonnancer et perpétrer cet univers. Et, plus exactement, le mouvement se fait en même temps, dans le même angle, partout sur une région plus ou moins importante, pour quoique ce soit, dès le départ. En revanche, une fois que la matière entre dans l’espace/temps, les lois diffèrent et le temps peut s’offrir autant de variations d’allures (vitesses) qu’il le désir, ou plutôt, selon les impulsions originelles. Ce qui revient à dire que pour façonner un univers tel que le notre, il a fallu qu’un nombre considérable de matière suive le même angle, en même temps, dès le début - ce qui limite un nombre d’univers éventuels à cette condition - et que, hypothétiquement, de la matière proche qui aurait pris un angle différent puisse être capturée par une masse importante de matière de cet univers en formation. Ce qui m’amène à penser que puisque il existe une probabilité qu’un angle quelconque (inférieur à 180°) existe, cet angle quelconque peut prendre tous les azimuts possibles, soient 360°.</div><div align="justify"><br />Ainsi, lorsque je conjugue angle inférieur à 180° et azimut à 360°, j’obtiens, idéalement, une quasi demie sphère virtuelle parfaite - et plus communément un cône - dont l’expansibilité de sa zone d’influence peut s’exercer vers l’infini. Voilà pourquoi le temps fuit vers l’avenir, comme si le temps était aspiré par le vide de l’infini, engendrant lui-même le vide de l‘espace/temps. Je peux même dire que c’est parce qu’il existe une quasi demie sphère virtuelle (la probabilité de son existence) que le procédé se met aussi en marche. </div><div align="justify"><br />Mais je reviens juste avant la frontière aléatoire zone d’influence de la LCS et espace/temps.<br />Le vide attire toutes les traces qu’il voit. Ces traces sont un peu ou beaucoup d’embryons de matière et parfois même quasiment rien : une quantité de quasi matière plus ou moins dense occupe partout le volume utile et suit le même angle sous tous les azimuts. Cependant, pourquoi ce phénomène là se produit-il dans une région déterminée?</div><div align="justify"><br />La loi zéro ne m’interdit pas de penser que, par hasard, de la quasi matière très dense existe et que donc, corrélativement, sa masse est importante - ces deux facteurs différents se combinent - et que tout le phénomène se concentre ainsi tout autour. C’est, peut-être une (ou plusieurs) duplication d‘un phénomène analogue. C’est peut-être aussi le phénomène originel, rien ne me permet de choisir.</div><div align="justify"><br />Cette masse attire à elle de plus en plus de quasi matière, et en premier lieu, la moins dense, quasi rien, et forme une nouvelle masse de plus en plus dense. De ce fait, tout ce qui est vraiment trop éloigné de cet masse n’en subit que très partiellement son attirance - je rappelle que la surface primaire est infinie - et ce qui est totalement hors de son influence continue sa route et entre dans l’espace/temps d’une manière solitaire. Ce qui implique une perte - pour cet univers - considérable de matière première et, très probablement, la création d’autres univers, peut-être à l’infini. D’ailleurs, souvenez-vous, il existe la probabilité que quelque chose existe selon un procédé quelconque, ce qui implique qu’il existe la probabilité que ce procédé se renouvelle. </div><div align="justify"><br />Toutefois, si un nombre incalculable d’univers se crée, la question est de savoir si cette création se fait en même temps partout? </div><div align="justify"><br />Ce que je constate, c’est qu’aucun autre univers, proche (ou très proche) du même angle et du même azimut que le notre n’a été créé en même temps que le notre, sinon, une collision serait survenue. Or, personne n’a encore détecté de collision d’univers à ce jour. Ce qui signifie plusieurs hypothèses. Premièrement, notre univers est unique. Deuxièmement, si un autre (ou plusieurs) univers, proche du notre a été crée en même temps, c’est qu’il a pris un azimut et un angle foncièrement différent, ou, parallèle. Troisièmement, cet (ces) univers différent du notre l’est aussi par sa forme et que, peut-être, dans le futur, une collision est envisageable. Quatrièmement, un autre univers (ou plusieurs) s’est créé suffisamment éloigné du notre pour éviter toute collision à l’heure actuel. Cinquièmement, les univers ne se créent pas en même temps. Je n’ai pas suffisamment d’éléments de réponse pour étayer une thèse ou une autre. Il est donc possible que ce soit l’une d’elles, ou, une mixtion partielle ou totale de ces cinq hypothèses, voire qu’au moins une autre probabilité, complètement ou partiellement différente puisse exister. </div><div align="justify"><br />Mais je reviens aux embryons de matière qui suivent le même angle sous tous les azimuts. Quelque chose ne va pas. En effet, si tous les embryons de matière suivent le même angle et le même azimut dans une même région, comment se fait-il que les moins denses soient attirés par une ou plusieurs masses très denses? </div><div align="justify"><br />La seule conjoncture envisageable c’est que chaque droite (vecteur) que suit chaque embryon de matière moins dense et/ou moins massive va devoir impérativement se courber. </div><div align="justify"><br />Ainsi, chaque embryon de matière moins dense va avoir tendance à se regrouper autour de la plus dense. Néanmoins, la matière la moins dense, quasi rien, a la propension à se disperser, à batifoler librement, tantôt attirée irrésistiblement par la plus dense, aussitôt aspirée par le vide, puis à nouveau la masse, puis le vide… en claire, sa sinuosité extravagante finit par investir une nébuleuse indéfinissable, un peu à la manière d’un nuage électronique. En outre, il n’est pas à exclure que même des morceaux de rien soient eux aussi extrait du substrat original.</div><div align="justify"><br />Mais toutefois, cet amalgame n’est qu’une tendance, puisque la masse de plus en plus dense continue sa course vers le futur. Je ne dis pas que cette course ne puisse pas également subir les influences des nouvelles trajectoires déformées des différents embryons de matière nouvellement agglomérés. Un amas de pseudo-graines de matière instables plus énergie que matière, toujours en mouvement vers le futur, grossit et se resserre tout en même temps. Je vous laisse imaginer le volume : il est si important qu’il en devient inimaginable ! Vous rendez-vous compte, nous sommes en présence de toute la quasi matière de l’univers ! Concentrée sur un seul point (vue de loin) ! Que de frottements ! Quelle chaleur ! Et une poussée (attirance) irréversible a dors-et-déjà été mise en œuvre ! Que plus rien ne peut arrêter ! C’est le big bang ! La matière suit sa course folle, oublie, momentanément, qu’elle vient de se regrouper comme si un instinct grégaire premier venait de la rassembler malgré elle. Mais attention, ne voyez pas là de l’anthropomorphisme primaire : je ne prête pas à la matière des dispositions intellectuelles humaines. Je raisonne en qualité de matière moi-même, car même si je ne suis pas toute la matière, je suis matière quand même : l’humain est le plénipotentiaire de la matière, c’est-à-dire qu’il est matière, ambassadeur de la matière ayant reçu les pleins pouvoirs.</div><div align="justify"><br />Ainsi, les poussées originelles curvilignes concaves - elles ne pourraient être convexes que si elles tendaient vers un point fixe - s’additionnent (donc se multiplient) à un regroupement massif, créant, en résonance, une sorte de prisme cyclonique distordu - sous l’effet de la chaleur intense - qui envoie, éparpille, la matière première dans l’espace/temps. L’univers - selon Max Planck - vient de naître vraiment à dix puissance moins quarante quatre seconde de notre temps, ce qui signifie que le procédé a été ultra rapide à notre échelle de temps, quasi instantané. </div><div align="justify"><br />Et pour connaître ce qui se passe ensuite, je vous invite à vous inscrire à la faculté des sciences la plus proche de votre domicile, ce qui vous évitera des frais de transport inutiles et contribuera à préserver notre climat. </div><div align="justify"><br />De fait, voici la quatrième dimension, là où tout ce que nous sommes s’organise tel que nous le connaissons, la dimension qui donne la vie, qui permet à la matière de devenir vivante. La dimension où la loi des couples simultanés n’est plus qu’un souvenir, une réminiscence inexorablement inaccessible. Quoique…</div><div align="justify"><br />Pourquoi la matière devient-elle vivante? Ou plus exactement, pourquoi un peu de matière devient vivant?</div><div align="justify"><br />La première réponse qui me vient à l’esprit c’est que, par hasard, voire par accident - ce qui rendrait le procédé plus violent - se sont mis en place tous les éléments nécessaires pour que la vie apparaisse. Ce qui signifierait que par rapport à une infinité de probabilités nous avons eu beaucoup de chance d’exister; le hasard aurait donc bien fait les choses. Cette explication me paraît satisfaisante. Cependant, je vais reprendre la progression.</div><div align="justify"><br />Lorsque le temps se met en route s’ouvre à lui une infinité de futurs possibles. Ça, c’est ce qui l’attend. Toutefois je fais remarquer que le temps emporte dans ses bagages ce que je considère comme déjà de la matière qui, certes, a été arraché par hasard, mais qui constitue le matériau originel. Or, puisque ce matériau originel a permis de construire un édifice si complexe sans un architecte connu de façon irréfutable, c’est qu’il était dans sa nature même de construire cet édifice de cette manière. Ce qui veut dire que c’est parce que c’est cette matière là - et pas une autre - qui a été arraché à l’origine, que cela donne, sous la pulsion originelle du prisme de la frontière de la zone d’influence de la LCS et de l’espace/temps - ce qui implique une restriction de futurs possibles - le type d’univers que nous connaissons. En clair, cette matière contient dès sa création tout ce qu’il faut pour que la vie telle que nous la connaissons apparaisse. Évolution comprise. </div><div align="justify"><br />À propos d’évolution, également dès le commencement celle-ci est une composante indispensable à la vie, ou, plus précisément, à la survie de la vie. Car en effet, chaque chose serait amenée à se transformer au fur et à mesure de la course de l’univers vers son avenir - puisque l’univers se transforme lui-même (évolue) - chaque être vivant ne peut avoir qu’une durée de vie limitée. Sinon, chaque être vivant serait (pourrait être) en transformation perpétuelle, en mutation, tout au long sa vie éternelle (avec un début mais sans fin) et je ne vous explique pas le désordre. Je mets ainsi en marge le vieillissement : pour que la vie apparaisse, sous quelque forme soit-elle, elle a besoin d’une naissance. Tôt ou tard, le nombre d’individus serait si important que même l’univers ne serait pas suffisamment vaste pour contenir la vie, il faut donc que la mort intervienne (avec ou sans violence) pour réguler ce nombre, car, si des êtres vivants, mêmes doués d‘auto-mutations volontaires, se déplaçaient vers un autre univers, il serait indispensable que cet autre univers soit quasiment identique ou, tout au moins, repose sur une matière suffisamment proche de l’univers d’origine; sinon, l’adaptabilité deviendrait une nouvelle construction de matière différente de la précédente et cela suppose qu’une révolution de fabrication de matière soit entreprise avec de nouveaux matériaux. Comment y parvenir sans détruire la matière originelle? Certes, il reste bien la magie, mais peut-on raisonnablement fonder que la matière repose sur une fantaisie miraculeuse? C’est une probabilité qui n’est cependant pas à exclure, vous le réaliserez par la suite, quand bien même vous ne seriez qu‘un cartésien pur et dur. Toutefois, je peux aussi m’appuyer sur la science-fiction et penser qu’une technologie ultra-performante, maîtrisée par des êtres immortels et indestructibles, à la civilisation ultra-développée, puisse intervenir d’une manière quasi divine et, ainsi, s’autoriser l’impensable : l’avenir des possibles reste ouvert. Mais je ne vais pas plus loin dans mes divagations baroques et je reviens à mon propos d’origine.</div><div align="justify"><br />Donc, pratiquement, chaque être vivant subirait une désorganisation, puis une réorganisation permanente - à l‘échelle de temps de notre univers - de la matière. Or, puisque la matière, à son origine, est une combinaison néant et non-néant, donc stabilité et instabilité, cela voudrait dire que la stabilité serait obligatoirement occultée dans notre univers, alors que, selon la LCS - je reconnais qu‘il faut admettre l’existence de la LCS - la matière repose sur le principe de cette combinaison et que, de toute façon, si la stabilité n‘existait pas, qu‘est-ce qui justifierait l‘instabilité? En outre, je peux affirmer que la matière est instable puisqu‘elle est soumise à la dégradation, ne serait-ce que par érosion. Et je n’évoque même pas la radioactivité. </div><div align="justify"><br />Il est donc plus facile de faire évoluer par générations afin d’assurer un minium de stabilité, fut-elle temporaire. Ce qui ne veut pas dire que des corrections imprévisibles ne peuvent apparaître, donc des erreurs : tout le charme du hasard - tout originel soit-il - n’est-il pas de comprendre une part d’imprévisibilité? Une part seulement. Par exemple, lorsque je trace, sur une feuille à dessin, une ligne à main levée entre deux points et si je m’impose comme critère que cette ligne soit la plus droite possible, je serai obligé de corriger en permanence la progression de la pointe de mon crayon. Les erreurs induites ne sont pas voulues, mais je ne peux faire autrement, quand bien même ma maîtrise serait exceptionnelle, car même la texture du papier peut faire dévier mon geste : je ne peux donc pas maîtriser tous les éléments. En outre, puisque la matière est instable, comment voulez-vous que des erreurs n’interviennent pas lors de son organisation? Ainsi, même si l’incertitude du hasard était seule en cause, la construction d’un organisme quel qu’il soit supposerait que les matériaux utilisés soient indéfectibles, ce qui n’est pas le cas. Ce principe d’incertitude oblige donc à une remise en œuvre perpétuelle, un peu comme si un artiste s’évertuait à sculpter un liquide et que, pour y parvenir, doive le solidifier d’une manière ou d’une autre, donc d’user d’un stratagème qui lui autorise son œuvre : la stabilité épisodique. En outre, la conjonction stabilité / fabrication / instabilité agrée - astreint pratiquement - le perfectionnement, afin de rendre la mise en œuvre toujours plus facile. Ainsi, l’univers engendre des erreurs. La correction de ces erreurs, ou la tentative de correction de ces erreurs induites, est source de progrès. Or, l’univers est en constante progression et comme aucune intervention extérieure n’est connue, je peux affirmer qu’il s’auto corrige. Et je peux même envisager l’erreur comme une loi fondamentale de l’univers, à ne pas confondre avec fondatrice, qui suppose que c’est avant qu’elle intervient, avant sa naissance physique. </div><div align="justify"><br />Et c’est ainsi qu’apparaît l‘humain, qui ouvre la cinquième dimension. Qui est la cinquième dimension : voici homo sapiens.</div><div align="justify"><br />Mais d’abord, pourquoi sommes nous humanoïdes? Un batracien aurait pu tout aussi bien faire l’affaire. Je dirais que c’est la petite part d’imprévisibilité du hasard originel qui ressurgit. D’ailleurs, une tentative reconnue a été mise en place durant homo sapiens : néandertalien. Il m’est suggéré que cette tentative a subi une correction… mais je n’entre pas plus dans les détails d’une hypothèse qui pourrait faire l’objet d’une étude postérieure.</div><div align="justify"><br />Lorsque j’ai dit qu’un observateur conscient ne pouvait être qu’au minimum un homo sapiens, je parlais d’une façon générale. Le fond de ma pensée était (est) de dire que seul un être fait de la matière de notre univers et possédant une conscience - malgré la définition de la conscience - peut être un observateur conscient. Cela veut dire que je dois élargir le champ de conscience non plus seulement à l’être humain mais à tout organisme fait de la matière de notre univers ayant conscience d’exister dans un environnement particulier, donc non animal. Ce serait, en quelque sorte, une conscience élargie. Sauf que, dans l’immédiat, personne n’a jamais eu la preuve qu’un autre être (de la matière de notre univers), différent d’homo sapiens, ait conscience de sa propre existence. Et je ne parle même pas d’un être conscient d’avoir conscience fait de la matière d’un autre univers. </div><div align="justify"><br />Par transposition, ma définition de la conscience (humaine donc) : c’est la matière qui s’exprime avec des mots (pensés, écrits, ou dits) : l’alchimie de la matière - biochimie plus énergie - fabrique mieux que des images - fussent-elles holographiques - elle fabrique des concepts abstraits pour exprimer ce qui est plus ou moins physique, parfois métaphysique, pour exprimer ce qu‘elle est, quand bien même non utilisons les mots pour un usage le plus souvent domestique et, de temps à autre, fort heureusement humoristique, ce qui ressemble alors à une démonstration par l‘absurde. Cependant, l’intelligence humaine n’est qu’imaginaire aurait pu dire Platon. En effet, l’humain est un fabriquant d’images : il ne peut concevoir son univers et lui-même qu’au travers de l’image. Le seul moyen qui lui permet de considérer hors de l’image c’est par les mathématiques pures, c’est-à-dire sans recours à aucune géométrie de quelque nature soit-elle, c’est aussi pour cela qu’il est difficile de les comprendre. Ce qui reviendrait à dire que l’intelligence humaine convertit en images toutes les informations qu’elle reçoit : ne parle-t-on pas de la couleur d’un son rond par exemple. Le plus difficile serait, peut-être, la conversion de l’odorat, parce que ce dernier sens est, au fil du temps, progressivement mis en jachère : l’odeur est associé à l’animal, l’homme s’en désintéresse, même si, par exemple, le souvenir d’une odeur perçue dans l’enfance fait ressurgir des images. Mais peut-être que l’odeur n’est que le médium d’images, à défaut d’en fabriquer. Et cela convient à tout ce qui est difficilement exprimable : l’association d’image, plus intellectuelles cette fois, telle la parabole, résume ce procédé. Il faut alors voir l’image certes comme une interprétation de la réalité, sujette à divergences, mais surtout comme une projection au cœur de l’esprit humain. Ainsi, l’intellect humain associe les mots à des images plus ou moins physiquement proche de la réalité qu’il observe. Mais, au final, c’est bien le vocabulaire qui l’emporte, car c’est l’ultime mise en évidence des reliefs multiples de l’univers. Au delà des mots, il n’y a plus rien.</div><div align="justify"><br />Dans ces conditions, les mathématiques, dont l’essence est l’abstraction, sont-elles un langage? Et quel langage?</div><div align="justify"><br />Les mathématiques, qui utilisent aussi des mots, se contentent volontiers de chiffres ou de symboles. Ce qui est bien utile pour décrire, de façon abstraite bien qu’universelle (quiconque peut les comprendre avec un peu de bonne volonté - ou beaucoup d‘efforts pour certains - quelque soit sa langue maternelle) un état des choses le plus précisément que faire se peut. Toutefois, les mathématiques, paradoxalement, ne peuvent rendre compte d’un état quand le figeant dans le temps ou l‘espace (malgré l’adjonction de paramètres variables), parce qu’elles ne font que décomposer ces états les uns après les autres, comme si tout se jouait par étapes - ce que j’ai pratiqué pour mon récit - et éliminent ce qui est sensément impossible selon des conventions établies - ce que je n’ai pas pratiquer pour mon récit. De ce fait, elles s’interdisent des domaines exploratoires. De plus, il faudrait connaître la totalité des mathématiques pour que son langage devienne le langage du vulgaire. Or, toutes les découvertes mathématiques n’ont pas encore été réalisées. Est-il possible qu’elles le soient un jour? Mais n’est-ce pas là tout le charme des mathématiques? Un voyage intellectuel dont personne n’en connaît la fin… et un potentiel incommensurable. Sera-ce l’évolution du langage de la conscience? </div><div align="justify"><br />Après cet aparté, j’en reviens à l’univers. Ce qu’il faut bien comprendre, et il est indispensable de le voir de la sorte, c’est que c’est parce que le résultat existe que tout l’édifice a été engendré, et, s’il a été engendré de la sorte, c’est pour obtenir le résultat que nous connaissons : la fin justifie les moyens (la mise en œuvre). Ici, le hasard, même s’il a un rôle fondateur primaire - il n’est plus hasard mais loi de probabilités qui, elle-même, intègre le hasard comme élément qui la compose - n’est pas le héros de toute l’aventure. Ou alors, si l’univers est fils du hasard, le hasard s’apparente à Dieu, est peut-être Dieu lui-même et, il me semble, que ce n’est pas exactement l’idée dont les théologiens se font de Dieu, encore moins les religieux. Par exemple, si je décide d’envoyer un projectile quelconque dans les airs, je vais devoir m’imposer des paramètres ne serait-ce que par défi ou par sécurité : le plus haut et le plus loin possible pour que ce projectile ne me retombe pas sur la tête. Ce paramétrage engendre obligatoirement une prédétermination plus au moins approximative de la trajectoire, donc du point de chute. Ce qui signifie que dès qu’un angle et un azimut ont été emprunté par un objet quelconque, quelques soient les corrections qui pourraient intervenir au cours du trajet, une implication quelconque est obligatoirement prédestinée, il est impossible d‘en être autrement que, à l’extrême, par la destruction de l‘objet qui a été projeté. D’ailleurs toute projection suppose un avenir plus ou moins bien défini, tout autant qu’un point de départ et une impulsion ou un projecteur et, éventuellement, des corrections « implicatives » selon le futur engendré. Certes, il est envisageable que des dérives occasionnelles soient inclues dans la trajectoire ou l’impulsion originelle, ce qui révèle qu’une succession d’erreurs conduise de toute façon à un résultat. Notre univers ne déroge pas à cette règle. </div><div align="justify"><br />Ainsi, si notre univers a été engendré de la sorte c’est qu’il avait un objectif sous-jacent indispensable, une loi d’univers en quelque sorte : pour qu’un objet existe, il faut qu ‘un observateur conscient atteste l’existence de cette objet. La réalité d’un objet est donc subordonné à une mise en évidence intelligente : pas d’observateur conscient pour rendre compte que l’objet existe, alors, il se peut que cet objet n’existe pas. Et donc que tout ce qui a été entrepris soit vain et inutile, quand bien même si l’univers n’était qu’une œuvre d’art qui se suffise a elle-même, un exercice de style remarquable - donc à remarquer - car seul un public peut rendre une œuvre vivante, confirmer qu’elle existe bel et bien, quelque en soit le résultat, ou quelque en soit la critique. Ce qui m’amène à penser que la destruction des dinosaures est peut-être une correction de trajectoire, parce que ceux-ci occupaient un espace de vie qui était prédestiné à recevoir un être conscient de l’existence de l’univers, parce que les dinosaures n’avaient pas cette capacité, mais qu’ils étaient tout juste utiles à préparer le terrain.</div><div align="justify"><br />Ce qui revient à dire qu’homo sapiens - ou son équivalent - est le résultat d’une conception initiale - où le hasard n’a qu’une part modeste à jouer - et que l’univers qui l’a engendré avait pour finalité la création d’un être capable de rendre compte que lui-même existait, afin de sortir officiellement de la virtualité. Et je peux le traduire différemment : l’observateur est l’observé qui observe l’observateur. Un peu comme, pour user d’une image courante, un jeu de miroirs opposés qui se renvoient à l’infini l’image de l’autre et donc sa propre image. Et, la fréquence de ces renvois crée implicativement, par une sorte d’interactivité permanente, la matière, l’univers et tout ce qu’il comporte. Toutefois, un décalage est nécessaire pour prendre conscience que tout cela existe. Ce décalage s’appelle l’homme. Mais je vais plus loin que le simple discours matérialiste, j’affirme que la matière qui a engendrée l’homme, la matière qui s’est faite homme, s’utilise, utilise l’humain comme un projecteur d’images pour voir, comprendre et fixer ce qu’elle est. Par l’image, puis par les chiffres, et, enfin, par les mots. Ainsi - pour remettre l’humain à la place qu’il occupe - l’humain n’est qu’un outils de la matière. Et l’animal s’apparente au prototype de l’outils, quand bien même l’animal à sa nature propre.</div><div align="justify"><br />Intuitivement, quasiment instinctivement, homo sapiens sapiens l’a toujours su. Certes, il lui manquait des précisions et, pour pallier ces manques, il a inventé des mythes satisfaisant temporairement sa curiosité en expliquant, tant bien que mal, ce que rien ni personne - et pour cause ! - n’était en mesure de lui enseigner. Chemin faisant, ses nouvelles connaissances, acquises empiriquement, lui ont permis de rectifier des erreurs ou des anomalies inéluctables, cependant suffisamment acceptables pour qu’elles soient reconnues comme vérités en l’état actuel de ses recherches et de ses découvertes. Homo sapiens a beaucoup appris de ses erreurs, ou, plus exactement, de la correction de ses erreurs. Mais, cet apprentissage, parfois douloureux, il a fallu qu’il puisse en stocker toutes les informations utiles à son développement, car sa seule faculté d’analyse, aussi importante soit-elle, ne suffit pas : faut-il encore pouvoir se souvenir de ses erreurs et de ses corrections afin de les appliquer et de les adapter volontairement lors d‘un événement proche de ce qui a déjà été vécu. Fort heureusement, homo sapiens a une capacité mémorielle interne d’une redoutable efficacité, même s‘il doit l‘acquérir et l‘entretenir. Cependant, chaque individu ne pouvant pas tout retenir à lui tout seul et chaque individu étant amener à disparaître, homo sapiens a inventé la mémoire externe collective, d’abord par la transmission de la parole, puis par l’écrit. Ainsi, homo sapiens combine intelligence et souvenirs pour le meilleur comme pour le pire. </div><div align="justify"><br />Toutefois, je remarque que celui qui sait paraît toujours plus intelligent que celui qui ne sait pas. Aussi, n’ayons pas peur de nous instruire, quand bien même nous devrions repenser différemment qu’auparavant. </div><div align="justify"><br />Offrez-vous un voyage dans votre imaginaire et n’ayez pas crainte de commettre des fautes, elles seront, en leur temps, rectifiées sans états d’âme. Cependant, ne vous trompez pas sur un point - je ne fait en aucun cas l’apologie de l’erreur : cherchez l‘exactitude, quand bien même celle-ci ne serait qu’un leurre. </div><div align="justify"><br />En effet, je peux dire qu’il existe une probabilité pour ce que je vienne d’énoncer soit vrai. Cependant, il existe également une probabilité pour que ce que je vienne d’énoncer soit faux. Et, il existe aussi une probabilité pour que ce que je vienne d’énoncer soit en partie vrai et en partie faux, en des proportions qui admettent un équilibre. En effet, la vérité, comme n’importe quel objet, a de multiples facettes : considérons qu’elle soit plate et finie, disons parallélépipédique. Je vois un côté. Qu’y a-t-il au recto? Sur les arêtes? Ou sur les bords? Si je peux me déplacer, je vais voir. Mais, durant ce temps, ce que j’ai vu est-il toujours là? Ou bien encore, ma mémoire sera-t-elle suffisante pour tout retenir? À moins qu’elle ne retienne que l’essentiel. Et si je m’éloigne davantage je pourrai certes voir l’ensemble mais au risque d’en perdre les détails et, ces détails, ne sont-ils pas indispensables au moins à la compréhension de l’ensemble? Et si la vérité était sphérique ou de forme quelconque, le problème resterait entier : il faudrait que je sois multiple - ce que je ne suis pas - non seulement dans l’espace, mais également dans des temps différents pour voir si la vérité n’évolue ou ne régresse. J’en conclue que je ne peux avoir qu’un seul point de vue en même temps sur la vérité. Je peux donc qu’en saisir, au mieux, le principal, au pire, une vague idée. Fort heureusement, les points de vue des autres de tous temps, consignés dans notre mémoire collective, me permettent de me faire une opinion plus ou moins approximative de la vérité, quel qu’en soit le sujet. Hélas, il faut aussi composer avec les erreurs acquises et transmises. Bref, ce n’est pas simple.</div><div align="justify"><br />Toute vérité est donc sujette à contenir des fluctuations parfois délicates et seule la somme de ses fluctuations peut permettre de s’en approcher au plus prêt, sans jamais parvenir à la toucher, car, constamment, elle se dérobera à la moindre tentative de contact, fut-il des plus superficiels. Michel Ange l’a admirablement peint sur le plafond de la chapelle Sixtine. En définitive, seul l’éloignement peut permettre d’entrevoir la somme des parties et seule une idée plus ou moins approximative permet d’élaborer des concepts aux nuances subtiles, plus ou moins inexacts : tout n‘est qu’une question d‘échelle. Et d’imagination. Et de partage de points de vue et de partage d’imagination. Et puisque c’est un partage, c’est donc une rationalité. Une rationalité aléatoire.</div><div align="justify"><br />Pour moi, (pour vous, pour chacun de nous), l’univers a pris réel existence lorsque j’ai pris conscience qu’il existait un environnement où je devrais, désormais, vivre ma vie. Et, toujours pour moi, l’univers cessera d’exister lorsque moi-même je cesserai d’exister. Je suis matière et je redeviendrai matière (matière organisée, matière désorganisée). Au delà, il subsistera dans l’inconscient collectif, somme de toutes les consciences individuelles. </div><div align="justify"><br />L’aventure s’arrêtera-t-elle après moi? D’autres dimensions sont-elles à découvrir? Je présume qu’il en reste quatre et que la septième est d’une importance capitale. Ensuite, tout n’est-il que décuplement? Mais n’avais-je pas dit que les dimensions étaient fictives? Aisément utiles à la narration? Toutefois, la notion de dimensions que j’utilise ne doit pas être confondue avec les dimensions de la physique. Cette notion me permet certes d’imaginer qu’il existe des dimensions non observables, si ce n’est dans le contexte des mathématiques, ce qui confortent les mathématiques dans la quête que je leurs ai assigné implicitement, à savoir devenir le futur langage de la conscience, mais surtout de nous familiariser avec un concept intellectuel évocable qui permet de mettre en évidence la probabilité de leur existence.</div><div align="justify"><br />Cependant, l’important reste le questionnement. Je veux susciter, comme d’autres que moi, la remise en questions, sans toutefois bannir radicalement les acquis, tout juste les rectifier. Car le fait d‘appartenir, d‘être (entendez le sous tous les sens) l‘univers que nous sommes - univers natif d‘une logique progressive - nous impose cette contrainte : la vérité n’est non seulement pas définitive, mais elle intègre le principe d’erreur comme l’un de ses indivis composants, au même titre que son rectificatif, qui entraîne un progrès inéluctable et salutaire. Il est malaisé de le percevoir et de l’accepter. C’est à la fois une grossière évidence et, à la fois, une subtilité imperceptible, dont la frontière est ténue : suis-je dans le ridicule ou suis-je dans l’intelligence? Seul votre jugement sera retenu comme critère. Et seule votre position - intellectuelle ou sociale et reconnue en son temps - apportera du poids ou non à ma démonstration. Ainsi, tout n’est vraiment qu’une question d’échelle, fut-elle de valeurs subjectives : un équilibre doit exister. </div><div align="justify"><br />À propos d’équilibre, je n’oublie pas que le point d’équilibre n’est pas forcément au centre, je préfère le voir comme un barycentre, c’est-à-dire, pour utiliser une image, si j’additionne deux volumes différents, pour que cette addition soit soutenue au point d’équilibre je dois avoir une égalité de masse ou, tout au moins de poids, si je suis dans un système soumis à la loi d’attraction universelle. Et, bien sûr, la densité a aussi son rôle à jouer.</div><div align="justify"><br />Mais je veux aussi provoquer la cohérence et l’incohérence, je veux provoquer l’ordre et le désordre, je veux provoquer la différence, je veux provoquer la tension et le conflit, je veux provoquer l’obscurité et la clarté, je veux provoquer le mouvement, l’échange perpétuel, source de création à la seule condition de lui donner de l’amplitude, parce que je/nous sommes dieux. Par procuration. Par auto-proclamation. Par provocation. Car j’ai la volonté de réconcilier matière et esprit. Quand bien même cette réconciliation n’apporterait que la querelle. Car, pour ceux qui l’auraient oublié, je rappelle que l’esprit humain n’est autre que l’un des aboutissement de la matière et qu’il faut bien l’entendre ainsi.</div><div align="justify"><br />Tiens, d’ailleurs en parlant d’esprit, je m’aperçois que je n’ai pas disserté sur l’esprit.</div><div align="justify"><br />Définition de l’esprit : substance incorporelle consciente d’elle-même - page 660.</div><div align="justify"><br />Je prends le commencement, c’est-à-dire par la substance incorporelle. Ce vocabulaire nous apprend beaucoup de choses. Tout d’abord - et traduit littéralement - que l’esprit est une matière, un corps (substance : page 1794) qui n’a pas de corps. J’en conclue que l’esprit n’est que matière organisée différemment du corps qui l‘engendre, et que, cette matière est aboutissement extérieur de matière. Ainsi, tout comme les mots sont aboutissement d’esprit, après l’esprit, il n’y a plus rien. Au moins à ce stade de notre évolution. Et au moins à ce stade observable. De plus, ce non-corps, pour finir, sait qu’il existe, qu’il a conscience d’avoir conscience.</div><div align="justify"><br />Toutefois, comment sait-il qu’il existe? Ou plus précisément, par quels moyens, dont-il dispose, sait-il qu’il existe? Et puis, d’où vient-il ce non-corps? Comment a-t-il été engendré? Et enfin, pourquoi a-t-il été engendré?</div><div align="justify"><br />Ce non-corps sait qu’il existe par l’intermédiaire des perceptions sensitives, qui, chez les mammifères en ce qui nous concerne, peuvent varier de cinq à six : l’odorat, la vue, l’ouïe, le goût, le toucher, et, pour quelques espèces, un sixième sens mal défini, comme par exemple la lecture ultra sonique chez la chauve-sourie, qui s‘apparente à une vision par l‘ouïe. Or, ces récepteurs sensitifs sont plutôt localisés, à partir du cerveau, en périphérie et, puisque ils sont des organes, font partie d’un ensemble corporelle bien perçu par l’esprit comme un corps fait de matière physique. Donc d’une substance capable de produire une autre substance, plus chimique cette fois. En effet, la chimie n’est qu’une combinaison de matière qui se produit sous l’impulsion d’une énergie qui, elle-même, est une combinaison d’une masse (de quelque chose, donc de matière) multipliée par le carré de la vitesse de la lumière selon Einstein. Ainsi, l’énergie symbolise le mouvement de la masse. Nous retrouvons alors le principe d’auto-implication ou, par extension, d’imbrication d’imbrications.</div><div align="justify"><br />Toutefois, l’esprit humain n’est pas uniquement perceptions corporelles. Il est aussi le réceptacle d’autres sensations comme la faim ou le plaisir, mais également des sentiments, des émotions, des mots, des raisonnements, des intuitions, de la conscience (et aussi du préconscient et de l’inconscient), des rêves (éveillés ou non), de la mémoire et de la volonté, car souvenez-vous que la matière veut exister. De là à s’imaginer que la matière vivante n’est que pur état esprit, il n’y a qu’un tout petit pas qu’il me serait maladroit de ne pas oser. Le plus extraordinaire c’est que ce non-corps sait aussi qu’il est un non-corps. Comment s’accommoder alors de ce dilemme? En usant d’un subterfuge habile qui consiste à ce que, peut-être, cette dualité n’est que le prélude flou d’un avenir inéluctable. Comprenez que cela peut engendrer maintes interprétations. </div><div align="justify"><br />Ainsi, il serait réducteur de dire que l’esprit ne fait qu’animer la matière, réducteur à l’état d’animal bien entendu. Il faut bien comprendre que l’esprit est à la fois matière et à la fois appariteur de la matière, c’est-à-dire qu’il auto-constate que le matière dont il est fait existe bel et bien. L’esprit est donc émetteur/récepteur de la matière, pour user d’une métaphore relative aux ondes radio ou télévisuelles. L’esprit de l’homme est donc un non-corps qui a et la sensation et l’illusion - même s’il l’accepte - d’être un corps, dans le but, je le répète, de faire prendre conscience à la matière qu’elle existe, afin de la faire sortir de sa virtuelle propriété.</div><div align="justify"><br />D’après mes descriptions précédentes, j’établis que l’esprit est indissociable de la matière, elle-même indissociable du néant, au moins d’un point de vue élémentaire. Je ne vais pas jusqu’à dire que l’esprit est, à son tour, indissociable du néant. Cependant, je peux penser que c’est le cas. En effet, il existe une sérieuse probabilité que, le jour de ma mort - peut-être dans les jours qui suivent, je n’ai pas suffisamment d’éléments pour le savoir - mon esprit sombre dans le néant, puisque mon corps ne sera bientôt qu’un souvenir improbable. </div><div align="justify"><br />Et si mon esprit sombre dans le néant, rien ne l’empêche de traverser la frontière perméable qui le sépare de la matière - de le rendre ainsi dissociable du néant, tout comme la matière s’est dissociée de lui sous l‘impulsion du vide de l‘espace/temps - pour entamer un nouveau cycle. Car le simple fait de sombrer dans le néant implique de pénétrer le couple simultané (0 et 1) : l’esprit redevient matière qui engendrera peut-être l’esprit à nouveau, si tel est son objectif sous-jacent.</div><div align="justify"><br />Rien ne m’interdit de supposer que mon esprit, alors redevenu primaire, ne s’exprime plus que par la seule volonté d’être et, qui sait? de tout réapprendre, de se réadapter, en fonction de la nouvelle matière - différente de la précédente (puisque les signatures seront différentes) - du nouvel univers.</div><div align="justify"><br />Mais alors, pourquoi seule la volonté d’être subsisterait?</div><div align="justify"><br />Si je fais un parallèle avec mon corps, lorsque celui-ci subira l’épreuve inéluctable de la mort dans notre univers, qu’en subsistera-t-il? Si j’observe bien, je découvre que seule une partie de ce corps ne se dissoudra pas dans la matière de notre univers : le squelette. Cette ossature pourra survivre dans le temps sous certaines conditions et, notamment, en se minéralisant, c’est-à-dire en changeant de structure chimique, tout en conservant sa forme : les fossiles des dinosaures, encore eux, en sont un bel exemple. Or, je dirais que l’ossature de l’esprit c’est la volonté d’exister, la volonté d’être de la matière, puisque l’esprit est aboutissement de matière. Et que, pour faire un rappel, pour prouver que rien n’existe, la matière se doit (veut) d’exister. La volonté est donc bien le squelette de l’esprit et, à l’instar de son modèle, peut survivre sous certaines conditions lors du passage dans l’au-delà, notamment en changeant d‘état.</div><div align="justify"><br />Avant d’aller plus en avant, je me rends compte que je ne vous ai pas encore décrit, de façon précise, l’aspect de la surface primaire telle que je l’imagine. Mais je suis sûr que la votre, celle engendrée par votre imaginaire, est tout aussi belle. </div><div align="justify"><br />Songez donc que je viens de passer de vie à trépas, que la totalité de mon esprit se concentre dans l’infiniment petit : je suis réduit, pourquoi pas, à n’être qu’un neutron - soit 1/0n - et que je suis déjà du côté de la matière - que je me suis donc apparié à un proton - et que mon passage dans le néant ne m’a laissé que le souvenir de ténèbres absolues, de ténèbres plus ténébreuses que la plus ténébreuses des ténèbres, si profondément intensément noires, plus noires que la plus noires de toutes les noirceurs, si noires que les mots n’existent pas vraiment pour dépeindre ce non-état.</div><div align="justify"><br />D’abord, la surface primaire n’est pas obscure. La clarté n’est pas violente non plus. Une demie pénombre diffuse une luminescence régulière, homogène et froide. Il ne fait ni jour ni nuit, aussi, on distingue plus qu’on ne voit réellement, il faut même faire un petit effort de concentration. Une fois que la vue s’est accoutumée, laissez-vous bercer par le tumulte silencieux qui se déroule dans la surface, qui est la surface.</div><div align="justify"><br />Tout le spectre des couleurs connues et inconnues défile devant et tout autour de moi, libérant des fréquences insoupçonnées. Ainsi, les ondes, quelles qu’elles soient, existent en puissance. J’essaie de focaliser mon regard à un endroit précis. Hélas, sans véritable corps matériel, j’ai un peu de mal à contrôler mon esprit, d’autant que j’ai la sensation de m’éparpiller et, conjointement, de me réunifier, telle une pulsation contradictoire. Et, croyez-moi, c’est très paradoxal, peu agréable sans être vraiment désagréable. Mais je dois bien avouer que ça me donne mal au cœur, comme si j’avais le mal de mer ou des transports. Je me répète qu’il me suffit de m’habituer à mon nouvel état d’esprit, mais, pour le moment, j’ai vraiment envie de vomir. Pardonnez ce petit soliloque domestique, mais il faut bien que je vous prévienne.</div><div align="justify"><br />Je reprends mes esprits si je puis dire.</div><div align="justify"><br />Je vois des traits, droits et courbes, longs et courts, incisifs et doux, nets et imprécis, qui apparaissent et disparaissent plus ou moins rapidement. Je vois des points ronds et carrés et triangulaires et ovales et rectangulaires et difformes, minuscules et énormes. Je vois des volutes. Je vois des angles. Je vois des lézardes. Je vois des éclairs. Je vois des hachures. Je vois des taches. Je vois même des ombres diaphanes, presque transparentes. Et je vois bien d’autres choses encore. Inénarrables. </div><div align="justify"><br />Mais, le plus troublant, c’est lorsque je ne vois rien. Car, en réalité, je vois le néant. Impersonnel. Majestueux. Envoûtant. Ensorcelant. Je vois l’autre face par laquelle je viens de passer. Par intermittence. Je vois l’hégémonique plénitude. Je vois l’invisible. Je vois l’inconcevable. Je vois le non-être. Quel embrasement intérieur. Puissant. Ultime. Tout mon corps spirituel est littéralement submergé de spasmes émotionnels incontrôlables. Je suis tout absorbé par ce spectacle prodigieux. Et lorsque je dis absorbé, ce n’est pas littérature : je me sens précisément absorbé, avalé, englouti. J’ai la sensation de m’enfoncer dans le sol. J’ai la sensation d’être haché, brisé, dissolu, et, dans le même temps, j’ai la sensation de me réorganiser, de me reconstruire, de me rassembler confusément. Mais je m’enfonce toujours.</div><div align="justify"><br />J’étais dressé, haut et fier, je deviens plat, bas, terrifié et honteux. Je m’enfonce. Je dois réagir. Je dois avoir la volonté de m’en sortir, de me redresser, de me reconstituer debout. Je ne dois pas me laisser envahir. Je ne dois pas me laisser faire. Et vite.</div><div align="justify"><br />La dernière idée qui me vient à l’esprit, la dernière volonté qui subsiste encore, celle qui me saute aux yeux, alors que, déjà, ma tête, enfin ce que je crois être ma tête, est sur le point d’être, à son tour, absorbée par la surface primaire, c’est que je suis un homo sapiens. Je ne peux être autrement, puisque l’univers d’où je viens l’a voulu ainsi. Et l’homo sapiens est destiné à autre chose qu’à être absorbé par la première dimension. J’en acquière la certitude instantanée.</div><div align="justify"><br />Et la magie opère. Que Dieu bénisse cette fantaisie miraculeuse que j’avais naguère dénigrée ! Je me redresse avec orgueil et humilité tout à la fois. Je suis homme et je le resterai.</div><div align="justify"><br />Mais, pour le moment, je mets de côté mon orgueil. En effet, je ne dois pas être beau à voir. Je fais des efforts désespérés. Je me débats. Ce n’est pas si facile que ça, croyez-moi. Il faut une sacrée volonté pour s’en sortir. Ne jamais, jamais, jamais renoncer en pareilles circonstances. Il faut que je me sente léger, aérien, vaporeux, tout en restant unifié. J’ai chaud et je suis fatigué. Je dois puiser dans mes réserves. Je dois redoubler d’efforts et me concentrer. Surtout ne pas se laisser disperser.</div><div align="justify"><br />Puis, finalement, petit-à-petit, je m’extirpe difficilement, comme si mon corps était englué, étalé, sucer par une ventouse impitoyable. Ma dignité est en sommeil, mais je n’y pense même pas : je dois sauver ma peau coûte que coûte, d’autant que la douleur est terrible. Un peu d’aide extérieure ne serait pas de refus.</div><div align="justify"><br />Et, enfin, je me sens renaître. Libre. Heureux. Soulagé. Je me rends alors compte que j’avais oublié les sensations que procure le passage de la mort, comme un horrible souvenir que j’eus délibérément jeté dans les cachots sordides de ma mémoire. Alors, un sentiment de bonheur m’inonde : je suis entier, debout, homo sapiens à nouveau. Je me souhaite la bienvenue dans la deuxième dimension et je retiens ma première leçon : dans l’univers de l’instabilité, il ne faut jamais rester immobile et statique, seul le mouvement perpétuel est garant de survie. Je suis donc contraint à me mouvoir sans cesse. Alors, je marche. Et, tout en marchant, je m’aperçois que je ne suis pas si entier que ça. Dans la bataille, j’ai perdu l’orteil droit. Mais cela ne m’inquiète pas, je me dis que ce maigre tribut au néant aurait pu être bien plus catastrophique.<br />Je marche. Et comme je n’ai rien d’autre à faire, je me pose des questions. La première : suis-je seul? Il devrait y avoir d’autres âmes. Alors, où sont-elles? Où dois-je les chercher? Je n’ai aucun point de repère. Finalement, durant tout une partie de ma vie terrestre, j’aimais la solitude, et voilà, maintenant, que je cherche la compagnie d’autrui. Qu’une nécessité impérieuse m’intime de ne pas rester seul. Quelle ironie.</div><div align="justify"><br />Cependant, avant de me mettre à la recherche d’une présence amicale ou non, j’ai autre chose à faire. En effet, il existe deux autres probabilités que je me doive d‘explorer auparavant. Deux autres probabilités différentes que la seule survie de la volonté dans l’au-delà. Aussi, tout en marchant, mon esprit d’analyse se met en marche lui aussi.</div><div align="justify"><br />La première, que lorsque l’esprit sombre dans le néant, rien ne se passe. Le néant absorbe le nouvel arrivant sans possibilité de traverser la frontière perméable qui sépare néant et matière. Un peu comme si l’esprit se perdait dans le néant, peut-être parce que l’esprit n’avait pas suffisamment de volonté pour traverser. Ou bien alors, parce que quelque chose le retient : il faut arriver l’esprit libre dans l’au-delà. Et j’ajouterai le cœur léger. Libre et léger, voilà un bon moyen de traverser. C’est pourquoi il est nécessaire d’assumer ses fautes ou ses erreurs, car, souvenez-vous que vous venez d’un monde où le principe d’incertitude, d’erreur, en est l’un des fondements. Quoi que vous ayez fait, vous l’avez fait en pensant qu’il était juste de le faire. Mais j’arrête là : je ne suis pas un moralisateur.</div><div align="justify"><br />La seconde est bien plus prometteuse. En effet, je peux penser que puisque l’esprit sombre dans le néant (rien) et que, simultanément, rien n’existe sans matière, quelle qu’elle soit, alors, mon esprit pourra conserver tous ses acquis précédents et investir la nouvelle matière, voire le nouvel univers, sans subir d’altération particulière, car il n‘aura pas le loisir de se perdre. Et, cette fois-ci, c’est une probabilité non-négligeable et soumise à la non-contestation, d’une part, pour que la logique soit respectée et, d’autre part, parce que je le veux. Ainsi, il existe une probabilité que même l’impossible soit possible, ce qui revient à dire, par application, que toute pensée, tout concept, toute idéologie même, tout imaginaire, toute production spirituelle peut engendrer un univers dont je ne précise pas le sens. Et cette fois-ci, l’architecte est connu de façon irréfutable : moi. Voici comment je compte m’y prendre.</div><div align="justify"><br />D’abord, il faut sortir du cercle (cycle infiniment répété): …néant/matière/esprit/néant/matière/esprit/néant/matière/esprit/néant/matière/esprit… dans lequel je suis enfermé et dont je ne suis pas maître et qui est, peut-être, le cycle primordial.<br />Je dois m’évader. Et, pour cela, je n’ai qu’un seul échappatoire possible : je dois me projeter. Essayez d’imaginer une autre issue. C’est à la fois un défi et à la fois un conseil : ne tentez pas de me suivre tout de suite…</div><div align="justify"><br />Certes, je dois me projeter, mais je dois me projeter où?</div><div align="justify"><br />Vers un avenir que je vais décider.</div><div align="justify"><br />Je vais donc devoir faire plier l’espace et engendrer le temps par ma seule volonté - je n’ai aucun autre outils à ma disposition - ce sera, en quelque sorte, le tremplin de ma projection.</div><div align="justify"><br />Je dois donc choisir un angle sur tous les azimuts. J’ai donc le choix entre une quasi-demie sphère virtuelle et un cône virtuel, qui s’échappera de la région où je suis selon un périmètre quelconque : je n’ai qu’à pivoter sur moi-même, donc sur 360°, et projeter mon regard avec la volonté de déterminer mon champ d’action.</div><div align="justify"><br />Si je me décide pour un cône avec un angle très aigu, comme par exemple 1°, juste en regardant l’emplacement de ce qui était, dans l’autre monde, mes pieds : l’espace (de l’espace/temps) engendré sera extrêmement restreint au départ, il me faudra donc très peu de temps pour le parcourir de bord à bord. Toutefois, il ne faut surtout pas oublier la zone d’expansibilité du cône virtuel qui s’étend vers l’infini. En parcourant cette zone de bord à bord, je vais aussi m’élever et mon cheminement se fera en spirale. J’ai alors trois possibilités : marcher vite, marcher lentement, ou, opter pour une allure intermédiaire. Je peux aussi décider de m’arrêter. D’accord. Mais le temps, lui, ne peut pas s’arrêter : il est irrémédiablement attiré par le vide de l’infini engendré par la zone d’expansibilité du cône, irrémédiablement attiré par le vide du futur. Dans le mouvement, l’espace/temps arrache, dissocie des embryons de matière de la surface primaire et les emporte dans son vortex. Or, comme l’espace est peu large au départ, le débit de ce vortex est d’autant plus intense, j’irai jusqu’à dire que son importance est inversement proportionnelle. Et comme je ne suis que pur état d’esprit, il ne faudrait pas que je rate le train de matière première au passage ou au départ.</div><div align="justify"><br />En effet, je dois retenir les embryons de matière par ma seule volonté - comme si l’illusion de mes mains formait un couvercle - et décider de partir en avant, pourquoi pas en allant très vite, puis, laisser échapper les embryons de matière et, au passage, m’accrocher à ce qui se présente, afin de réintégrer de la matière par une alchimie quelconque, une transmutation rendue, pour l‘heur, obligatoire et volontaire, car je peux presque tout me permettre. Cette technique, hélas, est très aléatoire : imaginez, justement, que je rate le wagon de matière auquel je me destinais - car il se peut que je sois maladroit - que se passera-t-il? </div><div align="justify"><br />L’univers que j’aurais voulu, que j’aurais aimé contrôler, se fera sans moi, par devant moi, sans que je ne puisse le rattraper, car, plus il avancera dans le futur, plus il ira vite, de plus en plus vite. Je serai alors condamné, pour ne pas dire damné, à errer seul dans le vide de l’infini, pour toujours à la traîne de ce qui devait être mon chef-d’œuvre. Certes, avec un peu de chance, peut-être, je pourrai sortir de se cône de solitude, m’échapper à nouveau et rejoindre un autre univers qui ne sera pas le mien. Ou, peut-être, arriverai-je à subtiliser de la matière solitaire qui n’aurait pas été utilisée lors de la formation d’un univers quelconque. Hypothèse peu ragoûtante que celle de devoir se raccrocher au rebus d’univers, vous en conviendrez.</div><div align="justify"><br />Pour éviter qu’un tel scénario catastrophe ne se produise, je ferais mieux de prendre le train d’embryons de matière dès la gare de départ. Ce faisant, étant noyé dans la masse, je ne peux pas faire grand chose, ballotté dans le chaos originel, je ne peux que suivre le mouvement. D’architecte, je deviens matériau, de metteur-en-scène, simple interprète, quand bien même mon jeu d’acteur serait des plus talentueux, je ne maîtriserais plus grand chose.</div><div align="justify"><br />Alors, supposons tout de même que je ne prenne qu’un tout petit peu d’avance, afin de pouvoir me retourner pour évaluer la qualité des matériaux originels - et leur positionnement - qui s’élèvent vers tous leurs futurs possibles, créant, ainsi, un décalage opportun entre la matière et moi. Disons que je m’éloigne d’un pas. Je peux alors juger bon d’intervenir ou non.</div><div align="justify"><br />Si j’interviens - toujours grâce à ma volonté - par exemple en ordonnançant certains matériaux d’un façon plus ou moins complexe selon le temps qui m’est imparti, j’en réduis alors le nombre de futurs possibles. Puis, je laisse filer l’ensemble sans moi : advienne ce que pourra. Cependant, une fois intervenu, je peux aussi, si cela me chante, décider d’intégrer le système. Ainsi, quasiment dès le départ, tout mon esprit et son cortège d’acquis inhérent colonisera, au mieux, toute la matière, au pire, un peu de matière.</div><div align="justify"><br />Si je colonise toute la matière, alors nos vieux chamans des coutumes anciennes avaient raison : la matière n’est qu’esprit.</div><div align="justify"><br />Si je ne colonise qu’un peu de matière, je peux la rendre vivante et vous connaissez la suite; ainsi, à vouloir sortir d’un cercle qui n’était pas la mien en propre, j’imposerai à d’autres individus, si tel est mon bon plaisir, mon propre cercle et je ne vous cache pas la lourde responsabilité que cela incombe.</div><div align="justify"><br />Toutefois, j’en reviens à la matière de cet univers que je viens d’ouvrir. Puisque le vortex de l’espace/temps aura un débit rapide, ultra rapide même, lorsque les embryons de matière seront emportés vers le futur, cette quasi-matière aura, dès le début, un relief très prononcé. Je ne pourrai obtenir qu’un univers, un monde, contrasté, peu nuancé, où la déclivité sera importante. Les écarts seront profonds, aux amplitudes incroyables : les divergences auront grande altitude. Un monde d’à-pics vertigineux, de gouffres inouïs. Un monde difficile où la vie sera rapide et peu constructive, un monde catastrophique, disparate, tourmenté, imprévisible, dangereux. Un monde où tout sera aigu, idem à l’angle choisi, un monde incisif, tranchant. Un monde violent dans ses contraires, où tout sera brusque et vertigineux, un monde ou tout se fera dans l’urgence absolue et obligatoire, un monde contraignant à peine adapté à l’animal, si tenté que celui-là y ait le temps de s’y développer. Un monde de terreur et d’angoisse permanentes où les rares plaisirs seront certes intenses, presque au-delà du supportables, si proches de la douleur, bref, en un mot, un véritable enfer brutal et cruel. Un monde que je souhaite à personne. J’ai donc tout intérêt à le laisser fuir vers son avenir sombre. Et vous avez bien fait de ne pas me suivre tout de suite. Ne nous montrons surtout pas impatient lorsque l’éternité nous attend, mais je vais y revenir plus loin. Le seul conseil que je me doive impérativement de graver en ma mémoire c’est de ne devoir, en aucune circonstance, me laisser griser, enivrer par la vitesse du vortex de l’espace/temps. Fort heureusement, je n’y ai fait qu’un pas. Et encore, un tout petit pas. En prenant grand soin de conserver un pied, enfin la sensation d’un pied, sur la surface plane de l’infini primarité, qui a la fâcheuse tendance à vouloir l’ingérer.</div><div align="justify"><br />Fort heureusement, avant d’engager toute action, je me suis permis de réfléchir; d’ailleurs, j’ai eu toute une vie terrestre pour le faire. Si j’interviens, je dois le faire en faisant bien attention de ne pas ralentir la matière : en effet, si tel était le cas, celle-ci, une fois libérée, augmenterait progressivement sa vitesse pour rattraper le temps perdu si je puis dire. Ce serait alors doublement catastrophique : cela accentuerait davantage les effets néfastes de la déclivité prononcée originelle. D’un enfer acceptable, je fabriquerai un enfer inacceptable où la vie se résumerait certainement à l’état de bactéries ou de virus, si jamais une vie s’y établissait. Je dois donc, au contraire, accélérer cette matière, je dois la rendre, autant que faire se peut, le plus synchrone possible avec le temps, afin, au moins, de l‘alléger de sa force d‘inertie. De toute façon, c’est à peu prêt la seule chose que je puisse faire, car je n’aurai pas le temps pour autre chose. Et je suis attendu ailleurs. Ce faisant, j’atténuerai un peu le relief. Et si la matière de cet univers juge utile ou nécessaire de produire un être capable d’être conscient d’elle-même, donc de lui-même, elle a toute ma bénédiction, je ne peux faire mieux.</div><div align="justify"><br />Cependant, avant de partir ailleurs, je vais regarder un moment ce qu’il va se passer par devers moi si jamais je n’intervenais pas.</div><div align="justify"><br />D’abord, la quasi-matière s’étire à l’extrême, aspirée par le débit élevé du vide de l’espace/temps, sa compacité est donc faible. Elle essaie, tant bien que mal, de se regrouper autour de la plus massive. Sa force d’inertie, donc de non-mouvement, freine considérablement son démarrage. Ça commence mal : la masse est élevée mais la densité est faible. Difficile dans ces conditions de fabriquer une matière suffisamment homogène, elle va avoir tendance à se casser, à se disloquer à la moindre perturbation. Difficile aussi de s’élever dans de bonnes conditions, de se conglomérer puis de fusionner, de créer des échanges, de se combiner et de se transformer en alliages utiles. Pourtant, les frottements faramineux, les compressions ahurissantes et la chaleur induite sont bien au-delà de l’inimaginable. La matière incertaine finit par trouver sa route et se disperse dans l’espace/temps. Mais, ici, plus question de big bang, plutôt un big badabang explosif, peu producteur. Des nébuleuses, avides de vitesse, peu regardantes à respecter de quelconques lois de physique bafouées en permanence, engendreront, quand elles le pourront, des galaxies et des amas galactiques « disharmonieux ». Les étoiles, ou ce qui s’en approchera le plus, et encore s’il y en a, seront plus ovoïdes irrégulières que sphériques régulières. Les semblants de planètes et autres corps astraux, quant à eux, seront difformes, patatoïdes oblongues, et, peu enclins à l’agglomérat qui assurerait un minimum de stabilité : ils seront fragiles et lourds tout à la fois et le moindre choc aura des conséquences tragiques. Dans ces conditions, les systèmes solaires auront peu de chance de s’établir, encore moins de s’épanouir. Un seul mot d’ordre : vitevitevitetoujoursplusvite. Lorsque tout n’est qu’urgence ultra-urgente, rien ne peut s’organiser vraiment. Seules des successions de pis-allers succéderont à d’autres successions de pis-allers. Il existe donc une forte probabilité que, de toute façon, aucun univers ne voit jamais réellement le jour, à peine un brouillard grumeleux incohérent et distendu. Vitevitevitetoujoursplusvite. Bien courageux - ou inconscient - celui qui déciderait qu’une vie, que dis-je une vie, une survie y serait possible. </div><div align="justify"><br />Je me détourne de ce spectacle d’horreurs. Je n’y ai rien à faire : plutôt sombrer et me perdre dans le néant. Enfin, peut-être que je dramatise un peu. En effet, il existe aussi une probabilité que, dans le temps, un équilibre se trouve et, qu’enfin, un univers, digne de ce nom, fasse son entrée dans le monde de la physique structurée, quand bien même il résulterait d‘une cote mal taillée originale. Il existe aussi la probabilité que non. Qui peut le prédire? Il faudrait faire des relevés, puis des calculs balistiques considérables et comme je ne suis pas mathématicien, je m’en désintéresse. </div><div align="justify"><br />Et comme j’ai déjà fait un premier pas, je me décale de l’autre côté. C’est-à-dire dans l’angle de 179°. Et cette fois-ci, mon regard fait un tour d’horizon le plus large possible : je suis ainsi dans une quasi demie-sphère virtuelle. D’office, les tags d’embryons de matière présents s’élèvent.<br />Enfin quand je dis qu’ils s’élèvent… je ne vois pas grand chose se produire. À peine un frissonnement au ralenti le plus extrême. Apparemment, ici, tout est lent, très, très lent. Si lent que j’ai le sentiment d’être au cœur de la stabilité du néant. Si j’avais encore mon corps physique, je me tâterais pour constater la réalité de ce que j’observe : est-ce que ça bouge vraiment?</div><div align="justify"><br />Mais je pense que vous avez dors-et-déjà compris que dans cet espace si ouvert, le temps s’écoule, certes à la même vitesse de départ que de l’autre côté de l’angle, mais que son débit y est beaucoup, beaucoup plus indolent. En effet, pour faire le tour bord à bord de l’espace large que je viens de m’adjuger, il va me falloir une période bien plus longue. Ainsi, en créant une zone d’influence aussi vaste, le vortex de l’espace/temps va user abondamment de son temps. De tout façon, le vide de l’infini qui l’attend n’est pas pressé puisqu’il dispose de tout l’avenir qu’il veut. Il peut donc patienter. En outre, l’élévation aussi sera douce, puisque la pente à gravir - si je peux parler de pente, tout juste un faux-plat - elle aussi sera douce.</div><div align="justify"><br />Mais alors, comment la quasi-matière va-t-elle pouvoir s’organiser pour devenir un univers bien physique cette fois-ci?</div><div align="justify"><br />Pour le moment, tout est calme, très calme, pour ne pas dire endormi.</div><div align="justify"><br />Soudain, une sensation à laquelle je n’étais déjà plus habitué : un son. Diffus. Éparse. Lointain. À peine perceptible. À peine un murmure. Je prends aussitôt conscience du malaise qui m’habitait jusque là, j’avais l’impression d’être dans un monde artificiel, un monde muet. Ainsi, de l’autre côté de l’angle, même le bruit a été emporté par la supra-vitesse excessive du temps.</div><div align="justify"><br />Mais, comment se fait-il que j’entende quelque chose? Il n’y a pourtant pas d’air ici.</div><div align="justify"><br />À bien y réfléchir, ce n’est pas exactement un son que j’entends, je dirais, avec plus de nuances, que c’est un son que je comprends, un son qui me traverse l’esprit.</div><div align="justify"><br />Surtout, ne pas oublier de se déplacer en permanence.</div><div align="justify"><br />Je prête quand même l’oreille. Serait-ce un bourdonnement? Un bruissement? Un chuintement frémissant. Un grésillement chancelant peut-être. Ou des cliquetis. Non, un sifflement modulé… je n’arrive pas à déterminer clairement cette imprécision mélodique. Elle se rapproche, s’éloigne puis revient en s’élevant d’un demi ton qui se perd vers l’infini et le cycle recommence en un rythme régulier. Je réalise alors que j’entends l’écoulement harmonieux du temps vers son avenir. L’ondoiement du sol est de plus en plus sensible, quoique toujours aussi langoureux. Je pressens qu’il va se produire quelque chose. Je pense alors que les musiciens ont raison de considérer que la musique se joue en clé de sol, car j’ai, sous les yeux, la preuve que tout part du sol. Ce jeu de mots français me fait sourire par sa vérité première.</div><div align="justify"><br />Un bouillonnement sonore irrégulier d’une multitude de petits plops retentit, comme les impacts d’une pluie diluvienne de grêlons minuscules. Ces milliards de milliards de notes délicates entonnent un chant merveilleux à l’unisson de la symphonie de la matière. C’est le chant des ondes électromagnétiques.</div><div align="justify"><br />La première matière apparaît alors, la plus légère, encore plus légère que légère d‘ailleurs, puisqu’elle n’a même pas de masse et n’est que luminescence : les photons. D’abord ils éclosent lentement, au rythme de l’écoulement du temps présent, telles des myriades de grains de pollen libérés par des myriades d’anthères laborieuses. Puis, très vite, leur nature méga-dynamique les pousse à suivre leur vélocité intrépide et spontanée. Ils jaillissent et s’échappent à la vitesse de la lumière. Cette fois, la clarté est totale et inonde l’immensité de la plaine. Je plisse mes paupières virtuelles. Rien y fait je suis aveuglé par l’intensité lumineuse irradiante. Je finirai bien par m’y accoutumer.</div><div align="justify"><br />Je continue à me dandiner d’un pied sur l’autre, tout en continuant à observer le spectacle merveilleux de la création d’un monde dont la surface et le volume sont en expansion permanentes. Et je reste ainsi des heures, des jours, des semaines, des mois, des années, des décennies, des siècles, des millénaires à contempler mon œuvre. Et je me dandine toujours entre mes randonnées éternelles. Je n’ai jamais faim ni soif, je n’ai jamais froid ni chaud, je n’ai jamais sommeil, je n’ai plus aucune contrainte physique corporelle et mon esprit se familiarise à son nouvel état, il se transforme tout comme un squelette se minéralise dans le temps de l’autre monde. </div><div align="justify"><br />Ici, le relief est douceur. Des collines effilées, arrondies, sereines succèdent à de larges vallées étalées et peu profondes. Ici, la matière est dense et légère, tendre, souple et sucrée. Elle roule timidement sur elle-même, ondule, tournoie, enfle, embrasse, caresse, se juxtapose, s’abandonne, s’alanguit, se mélange. Elle est calme et retenue. Elle a la simplicité de la crème au beurre. Je suis au cœur d’une pâtisserie géante multicolore.</div><div align="justify"><br />Parfois, au sommet d’un monticule plus élevé qu’ailleurs se forme une baudruche onctueuse de matière molle et suave qui, paisiblement, prend un essor indifférent et empesé et s’expatrie lourdement en surnageant vers des cieux lointains et impatients.</div><div align="justify"><br />Par jeu, il m’arrive de me baigner dans des lacs - souvent de grosses marres - de photons incandescents, il m’arrive alors de croire que mon corps spirituel s’enveloppe de lumière et me donne le sentiment d’exister physiquement. C’est le seul bonheur qui m ‘est réellement accordé.<br />Je marche encore et toujours. Et je rêve. Et je raisonne. Et je chante. Et je cours. Et je m’ennuie. Je n’ai toujours pas rencontré âme qui vive. Si je dois passer l’éternité ainsi, je me laisse couler dans le néant et advienne que pourra. Survivre dans la chantilly, c’est bon pour une mouche ou une abeille. Je commence à comprendre pourquoi personne ne songe à me rejoindre et je n’ai aucune envie de faire subir à quiconque pareille aventure : je décide que cet univers, qui peine à se déployer, si jamais il y parvient, ne sera jamais colonisé par la vie. </div><div align="justify"><br />Je me donne vingt quatre heure, enfin ce que j’estime être vingt quatre heure, ce qui, à l’échelle de l’éternité est insignifiant, inexistant. Je m’arrête.</div><div align="justify"><br />C’est alors que je le perçois. Que je l’entends. Il est là. Mais qui? Et où? Je ne distingue rien ni personne que la pâte gélatineuse qui m’obsède : j’implore une réponse impérative. »</div><div align="justify"><br /><br /><br /><br />REPONSE</div><div align="justify"><br />« Je suis synthèse et je suis en toi. Prends simplement le temps de me considérer car j’ai toujours été en toi. J’ai toujours été toi. L’autre toi. Mais tu m’as toujours méprisé. Et, cette fois, je m’impose à toi, à nous, avant que tu ne commettes l’irréparable, ton ultime égarement.<br />Je suis ton double, celui qui existe par réflexion. Comprends le dans tous les sens. Et je suis là, entre autre, pour corriger tes erreurs. </div><div align="justify"><br />D’abord, tu avais raison de dire que rien n’existe. Mais, tu aurais dû ajouter : vraiment. Rien n’existe vraiment. En effet, le zéro peut aussi s’écrire zéro virgule zéro à l’infini et l’infini, c’est déjà quelque chose. Quelque chose de très grand qu’il n’est pas possible d’atteindre, juste d’approcher perpétuellement.</div><div align="justify"><br />Ensuite, un repose bien sur l’infini, puisque avec zéro virgule neuf, quand bien même tu mettrais une infinité de neuf, tu n’obtiendrais jamais un. La première dimension se construit donc sur l’infini. Il existe ainsi une chance sur l’infini que quelque chose existe : la réalité est temporaire, elle se construit en permanence dans la virtualité.</div><div align="justify"><br />Rien n’existe vraiment engendre d’autres significations.</div><div align="justify"><br />Cependant, là où tu t’es trompé à nouveau, c’est que l’angle virtuel de la deuxième dimension, celui qui fait prendre du volume, est bien plus que la mesure que tu as fourni. Il est, au même titre que les azimuts, de trois cent soixante degrés. Tu avais des difficultés à comprendre pourquoi un angle se mettait en œuvre, parce que tu avais omis de penser que la virtualité de cet angle ne soit pas fixe. Alors, tu as créé une constante qui répondait tant bien que mal à ton questionnement.</div><div align="justify"><br />Ainsi, la conjugaison des angles et des azimuts de trois cent soixante degrés chacun forme une sphère virtuelle extensible à l’infini, dont nul n‘en connaît l‘origine, ce qui engendre une infinité de dimensions, mais quelques unes seulement investissent un univers. Le zéro, symbolisé par un cercle, en est sa représentation et le un sera le résultat de l‘expansibilité infini de la sphère, à condition de lui ajouter quelque chose. En effet, un univers pourra se remplir d’une infinité de matière, il n’existera pas tant qu’une conscience issue de cette matière n’attestera de son existence.</div><div align="justify"><br />Tu as aussi écrit x + y = 1 . Je le traduis par x + y = z . Ainsi, je constate que l’addition de deux chiffres en donne un troisième, j’en déduis donc que un et un donnent trois. Voilà pourquoi il existe trois dimensions pour que la matière existe, car un couple engendre un être en partie semblable et totalement différent de lui-même.</div><div align="justify"><br />En outre, tu n’as pas pensé que les failles spatio-temporelles engendrées par la conjugaison des angles et des azimuts pouvait se faire dans un sens et dans l’autre lors de l’ordonnancement de la matière, soit dans quatre directions possibles, donc dans la quatrième dimension.</div><div align="justify"><br />Et ce qui justifie que la cinquième dimension existe bel et bien, c’est que pour observer et comprendre tout cela, il faut que quelque chose d’intelligent issue de la matière, en conséquence de la quatrième dimension, s’éloigne, donc soit une unité supplémentaire extérieure.</div><div align="justify"><br />Et puis me voilà, ton double. Je suis ton double, parce que je suis deux fois matière, c’est-à-dire, deux fois trois. Et comme moi aussi je prends du recule, je suis moi aussi une unité supplémentaire. Je suis la septième dimension. Au de-là, tout n’est que matière supplétive : double organisation et triple matière et le cycle recommence, décuplé à l’infini, comme tu l‘avais supputé. Je viens de l’univers qui a été engendré en parallèle au tien lors de leur création : la mesure de l’angle était alors de quatre vingt dix degrés. Voilà pourquoi nos univers sont si bien équilibrés malgré leurs différences fondamentales. </div><div align="justify"><br />Mais maintenant encore tu es dans l’erreur. Si tu veux connaître l’infini, tu n’es pas au bon endroit. Alors viens avec moi, réunissons-nous et rejoignons les voies du milieu. Laissons les chiffres premiers et les quatre autres. Glissons-nous entre zéro et un, les seuls qui existent vraiment. Ensemble.</div><div align="justify"><br />Et puisque que nous serons alors quelque chose plus quelque chose, visitons l’étendue infinité arborescente de tous nos futurs possibles. »<br /><br /><br /><br /><br /><br /><strong><br />MATIERE DEDUCTIVE</strong><br /><br /><br />Je vous ai conduit précédemment de la frontière néant/matière jusqu’à l’homme au cœur de son système solaire, selon une conception qui pourrait être possible, c’est d ‘ailleurs pourquoi j’ai choisi la fiction pour l’exposer : la matière est le révélateur du néant et l’homme en réalise sa mis en évidence selon un procédé quelconque. (Ce n'est bien sûr pas la vérité, mais c'est d'abord un moyen de compréhension.)</div><div align="justify"><br />Cependant, si la matière fictive que je viens de décrire contient certes des erreurs, elle contient aussi sa part de vérité, elle découvre l’une des facettes de la vérité. (La vérité étant volumineuse, elle est délimitée par les erreurs qui l'entoure : découvrez l'erreur et vous aurez la porte du temple perdu...)</div><div align="justify"><br />Je conserve donc l’hypothèse d’une frontière infinie et rigoureusement plate et sans épaisseur qui marque la division entre rien et quelque chose. Et, j’ai décidé, moi, plénipotentiaire de matière fait, d’aller en direction de rien.</div><div align="justify"><br />J’ose rappeler que rien ou néant, c’est l’état de ce qui n’existe pas, c’est-à-dire, un non-état. Or, il ne peut y avoir de limite à ce qui n’existe pas. Ainsi, tout ce qui existe a des limites, puisque ce sont 2 conditions différentes.</div><div align="justify"><br />Imaginons, même si c’est impossible, que je marche sur cet espace plat. J’ai le choix d’aller à droite, à gauche, devant derrière - je peux même sautiller - bref, j’ai surtout 360° d’azimuts possible, c’est à dire un cercle qui a la propension d’avoir une expansivité qui peut s’exercer à l’infini.</div><div align="justify"><br />Je m’arrête. Maintenant, je me considère comme le centre fixe d’un cercle non fixe. Je suis à la verticale, c’est ma condition humanoïde qui me l’impose. Je suis donc à 90° par rapport à la surface. Au-dessus de moi, le vide, en-dessous, rien. Le vide est instable, rien est stable, puisqu’il existe au moins une différence entre vide et rien, sinon, le langage de l’homme, donc de la matière, n’aurait pas créé 2 vocables différents pour comprendre ces 2 notions différentes, bien que relativement similaires : le vide n’est pas rien et réciproquement. </div><div align="justify"><br />En dehors de sa propension à aspirer tout objet sous son influence, le vide peut contenir, mais rien ne peut contenir du vide : rien ne contient rien. Aussi, dans un temps premier, je dirais que le vide ne contient rien, sinon, il n’est plus vide.</div><div align="justify"><br />Je choisit donc que le vide est instable et que rien ne l’empêche de bouger. En outre, la surface qui les sépare ne peut fluctuer, puisque, non seulement elle est rigoureusement plate, mais également sans épaisseur. Ainsi, pour qu’il y ait mouvement, il ne reste plus qu’à la surface toute entière de bouger. C’est donc la surface dans sa globalité qui se déplace. Cependant, se faisant, si le néant occupe l’espace en-dessous il est possible de comprendre deux choses : soit le néant accompagne le déplacement de la surface, soit, il ne l’accompagne pas. Dans les deux cas, cela rendrait une partie du néant instable, or, par convention, le néant est stable - mais cela fonctionne tout aussi bien si c’était le vide qui était stable - et cela crée une anomalie. </div><div align="justify"><br />Une anomalie prête à confusion: par exemple, il est possible d’exprimer la même chose avec des mots différents, mais il est aussi possible d’exprimer deux choses différentes avec les mêmes mots. Mais, surtout, une anomalie présente une particularité incongrue, c’est-à-dire quelque chose qui ne devrait pas être là. </div><div align="justify"><br />À nouveau, j’ai le choix : soit je considère qu’en surface rien est instable et stable en son cœur, soit je considère que rien est stable partout.</div><div align="justify"><br />S’il est stable partout, je peux alors penser que la surface se déplace à la tangente d’un cercle de rien. Mais, comme il existe 360° degrés d’azimuts, il faut s’imaginer que cette surface infiniment plate ne roule pas autour d’un cercle mais sur une sphère. Ou, plus exactement sur une zone d’influence sphérique qui annihile tout.</div><div align="justify"><br />La surface est infinie parce qu’elle symbolise le contact entre rien et quelque chose de vide dans l’immédiat, parce que rien, c’est-à-dire non-existence, ne peut avoir de limite. Or, comment une sphère pourrait ne pas avoir de limite?</div><div align="justify"><br />En devenant expansive à l’infini.</div><div align="justify"><br />Or, c’est impossible : rien est stable, donc sa forme aussi. Enfin, quand je parle de forme… rien, c’est rien : ce n’est pas une surface, un volume ou quoi que ce soit d’autre. Par conséquent, rien ne peut avoir une forme quelconque ni de forme. Rien c’est un non-état qui cependant a la virtualité d’être, parce que rien est irrationnel. Donc indivisible. Infini. C’est un infini qui ne commence ni ne termine.</div><div align="justify"><br />Cependant, puisque rien a la virtualité d’être, alors, la virtualité lui impose quelques principes et, notamment, que c’est un volume indéfiniment virtuel qui ne contient rien, ce qui lui confère ni limite ni masse ni densité. Ce qui est très logique dans la virtualité. J’userai plus volontiers du terme non-volume illimité. Et qu’il soit stable ou non n’a finalement qu’une importance réduite, voire induite.</div><div align="justify"><br />Ainsi, il ne peut y avoir de contact entre la non-limite de rien et une surface quelconque, tout symbole soit-elle. Sinon, le néant se limiterait ipso facto à cet endroit précisément, si minuscule soit-il.</div><div align="justify"><br />Je dois donc adopter un compromis : la seule manière qui me permette d’admettre une notion d’infinité pour une surface sphérique, c’est le mouvement.</div><div align="justify"><br />Si je marchais sur une sphère régulière ou non, mon parcours serait infini. Par contre, lorsque je m’arrête, je me rendrais compte que la sphère sur laquelle je me déplace est finie. J’en conclue que rien n’est infini sans mouvement. C’est-à-dire que, soit, rien est toujours en mouvement - dont je réfute d’emblée la permanence obligatoire - soit, c’est autre chose différent de rien, quelque chose qui n’est pas rien, qui bouge autour de lui. </div><div align="justify"><br />J’en déduis que rien et autre chose ont la faculté de se mouvoir alternativement. la simultanéité est quasi impossible car où se réfugierait la stabilité? Temporairement ailleurs? Pourquoi pas dans l’univers physique? De plus, si la simultanéité des 2 mouvements s’exerçait, comment les différencier? Par leur fréquence respective? </div><div align="justify"><br />Ainsi, la stabilité ou l’instabilité de rien ou de quelque chose se confirme ou s’infirme réciproquement. Je peux donc dire que l’état vide est tout aussi infini que le non-état de rien est fini. Ainsi, 2 sens sont possibles lorsque des éléments très ou très peu contradictoires sont en présence, du fait même de cette présence. Car s’ils n’étaient pas en présence, chacun resterait sur ses positions, le mouvement n’existerait pas, le système serait statique, un équilibre parfait, au point d’équilibre (double sens), maintiendrait les deux entités hors de portée et comment, alors, justifier l’une sans l’autre? L’éloignement lointain ne me suffit pas, pour les comparer je dois aussi utiliser un éloignement proche.</div><div align="justify"><br />Mais le contact est inévitable : la zone virtuelle d’influence de rien, tout comme celle du vide, est exponentiellement expansive : c’est leur nature qui veut cela : rien ne peut limiter du vide et vise versa, tant qu’il n’existe pas de matière quelle qu’elle soit.</div><div align="justify"><br />Alors, qu’est-ce qui détermine la limite entre le vide et rien?</div><div align="justify"><br />Je prends le parti que rien n’a pas de limite. Je pressens que le vide a toutes les prédispositions pour n’avoir lui aussi pas de limite.</div><div align="justify"><br />Ainsi, je dirais que les non-limites de rien sont contenues par des limites vide, et que donc, la démarcation appartient au vide. Je dirais même que la démarcation est tout autant virtuelle que la virtualité dans laquelle elle s’exprime. Conséquemment, une frontière virtuelle cerne rien dans sa globalité et s’apparente à ma frontière rigoureusement plate et sans épaisseur qui démarque rien et quelque chose.</div><div align="justify"><br />Mais je reviens sur la mise en présence. Une question s’impose : comment apparier 2 choses, enfin une chose et une non-chose, fondamentalement différentes?</div><div align="justify"><br />Il existe deux solutions possibles.</div><div align="justify"><br />La première solution : un liant capable de s’adapter à 2 états différents, qui aurait donc la capacité de contenir lui-même deux états différents suffisamment proche de l’un et de l’autre et capables d’adhérer à l’un et à l’autre. Et puisqu’il ne peut pas exister d’égalités entières entre 2 choses différentes, y compris dans un liant, il ne peut alors exister seulement que des similarités. Similarités elles aussi soumises à des différences plus ou moins importantes : fortes, faibles et moyennes. Certes. Mais s’il est facile de mettre en évidence ces notions, ces idées, ces concepts, il est beaucoup plus difficile de les constater. Par exemple, les différences entre vide et rien sont très faibles, elles peuvent se confondre facilement, ce qui implique qu’il est facile de confondre vide et rien. En revanche, les différences entre vide et plein sont très fortes, pourtant, qu’un volume soit vide ou soit plein, il reste un volume, il m’est donc facile de confondre contenu et contenant, bien que les différences soient notoires.</div><div align="justify"><br />D’accord. Mais comment constater les différences alors qu’elles sont en présence? Il est possible qu’elles soient tout autant visibles qu’invisibles. Heureusement, j’ai à disposition 2 procédures à forte similarité pour faire un constat : l’imagination et le déplacement. Dans les 2 cas, cela suppose un changement de point de vue (double sens). Car l’imagination est une projection. Mentale. Donc un déplacement. De la pensée. Or, il se trouve qu’il existe un déplacement simple : le zoom qui représente un sens et son sens inverse; il permet de s’approcher sans se déplacer donc de restreindre le temps d’observation, ce qui permet ainsi de voir l’ensemble et le détail quasiment en même temps. Toutefois, si la force majeure du zoom est de restreindre le temps, cela signifie qu’il restreint aussi l’espace : rien n’affirme que l’ensemble vu est fini, il n’est fini que dans les limites de son champ opératoire maximal de définition. Et inversement. Malgré cela, l’alternance répétée entre micro et macro me permet de constater dans un espace fini bien qu’ayant la potentialité à être infini, les différences des états, ou, mieux encore, la force de ces différences. </div><div align="justify"><br />La seconde solution : par emboîtement ou compatibilité. C’est-à-dire que 2 états différents sont prévus en partie l’un pour l’autre et réciproquement. Et s’il existe prévision, il existe futur. Donc, ces 2 états doivent intégrer le futur dans leur définition. Ensuite, il faut qu’il existe des zones de contact qui permettent la réunion. Ces zones de contact imposent la compatibilité des 2 états à cette endroit, afin d’assurer justement une possibilité de contact. </div><div align="justify"><br />Comment dans ces conditions, avoir compatibilité de 2 états fondamentalement différents?</div><div align="justify"><br />La logique impose alors un peu de similarité, comme pour un liant. Un peu suffit. Par exemple, rien qui ne contient rien peut paraître vide et vide paraît ne rien contenir. Ainsi, pour qu’un contact s’établisse entre 2 états différents, il leur faut à chacun d’eux un peu de similarité. Ce qui revient à se passer d’un liant qui aurait les mêmes propriétés.</div><div align="justify"><br />En outre, je peux mettre en évidence que si j’étais au cœur de rien ou au cœur du vide, je ne verrais pas la différence : vide et rien sont similaires bien que différents, et, c’est à leurs limites que je verrais les différences : il me suffirait de mettre quelque chose dans le vide pour constater qu’il n’y a rien ailleurs, ou inversement. Les différences naissent/apparaissent de la présence de l’un ou l’autre, il n’en faut pas douter. </div><div align="justify"><br />Je reste à la frontière vide/rien. Le contact n’est que virtualité. En effet, je peux comparer une frontière, n’importe quelle frontière, comme un liant entre deux parties, un liant dont la fonction principale est de séparer tout autant qu’unir. Ainsi, de part et d’autre de la frontière, une unité touche l’autre et réciproquement par l’intermédiaire d’une démarcation qui détermine l’un et l’autre. Rien peut alors s’habiller de toutes les formes que bon lui semble. Ou bien est-ce quelque chose qui fait prendre forme à rien? Force est de constater que rien est extrêmement malléable. Virtuellement, cela va sans dire, car il est impossible de former/déformer rien autrement qu’avec quelque chose. Même si cette chose s’apparente à rien. Je suis donc dans une logique du tout ou rien.</div><div align="justify"><br />Toutefois, je ne peux être dans rien. Dans rien il n’y a rien. Je ne peux donc n’être que dans quelque chose autre que rien et comme il n’y a que la vide à ma disposition, je suis dans le vide. Qui n’est plus vide pour le coup. Je ne peux donc pas non plus être dans le vide, conceptuellement parlant. Je peux aussi dire que dans rien il n’y a rien et rien d’autre. Et ce rien d’autre fait toute la différence : c’est le vide.</div><div align="justify"><br />Puisque je ne peux être nulle part, je n’existe que virtuellement, je ne peux être que dans la virtualité : je suis à la frontière vide/rien. La virtualité a implicitement une existence dès que quelque chose apparaît, avant même que quelque chose n’apparaisse, car il faut bien qu’il existe un réceptacle, un contenant, avant qu’il existe un contenu. Voire même que si le contenu est préexistant, il faut que le contenant le soit aussi et qu’il se manifeste avant le contenu, afin de remplir sa fonction. Ce qui veut dire que la virtualité existe virtuellement, elle connaît une propension à exister, elle a une préexistence. Parce que 2 entités différentes, vide et rien, bien que similaires ne souffrent pas de contenir quelque chose en leur cœur respectif à moins de s’autodétruire. Ce qui dans tous les cas, ramènerait tout à rien.</div><div align="justify"><br />Ainsi, je suis virtuellement dans la virtualité. Et là, je peux bouger en toutes directions : droite/gauche/devant/derrière/haut/bas et en tous sens, rien ne l’empêche, puisque rien est ailleurs et que tout est vide ici. Ainsi, la virtualité n’a plus vocation à ne pas fluctuer, elle devient souplement expansive. Au même titre qu’elle peut être rigidement plate. La nature de la virtualité c’est de pouvoir tout revêtir. Elle est donc sujette à n’importe quelle influence, tant sa malléabilité est infinie : il est possible de faire faire ou dire tout ce que l’on veut à la virtualité, c’est sa propriété principale. En ce sens - la malléabilité - il est possible de confondre virtualité et vide/rien.</div><div align="justify"><br />Ainsi, le vide a la propension à se remplir de virtualité, tout en la repoussant pour rester vide, et comme la virtualité est extrêmement malléable, le vide n’a que la solution de s’enfuir vers le futur ou bien, il va finir par se remplir de cette virtualité. Mais bon, la virtualité, ce n’est pas grand chose. C’est une hypothèse sans réalité physique. Et une hypothèse ne peut rien remplir. À part des conditions.</div><div align="justify"><br />Ainsi, le vide peut attirer en son cœur tout objet quelconque, à condition d’être dans un système vide d’objet, auquel cas des interactions pourraient intervenir. Ce qui signifie que dans un système avec objets, des interactions sont prévisibles en fonction des particularismes des objets. Et si tous les objets étaient rigoureusement similaires, des interactions agiraient tout de même au nom d’aucune particularité : s’ils étaient semblables, ils occuperaient le même volume, le même espace, ils auraient la même masse, la même densité, ils seraient fixes ou mobiles pareillement, la seule différence résiderait dans leur séparation, ils ne doivent donc jamais entrer en contact : c’est une interaction.</div><div align="justify"><br />L’interactivité permet de réunir/séparer, c’est une espèce de frontière.</div><div align="justify"><br />De plus, l’interactivité prévisible ne suppose pas obligatoirement que des objets doivent exister pour les actionner. Les interactions existent en puissance, comme toute autre chose dans la virtualité. L’interactivité est préexistante. Indépendamment. Elle remplit la virtualité de conditions. De principes. De lois. La loi de cause-à-effets en est un bel exemple. </div><div align="justify"><br />Malgré tout, pour qu’il y ait tentative de contact, par la même de mouvement, il faut qu’il existe une ligature préexistante : les interactions deviennent prioritaires. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont les premières, mais qu’elles apparaissent avant tout objet, dont la préexistence est induite par les conditions de la virtualité. En outre, ces interactions ne peuvent être que des productions virtuelles, il est donc possible de voir l’interactivité comme un objet virtuel qui contribue à définir la virtualité dans laquelle il va s’épanouir. Ainsi, les interactions vont alors servir de support aux objets dont elles définissent implicitement ce qu’ils doivent être : les objets deviennent réalisations selon un cahier des charges précis, même si cette précision peut être floue, la matière s’en accommodera. La virtualité permet tout.</div><div align="justify"><br />Ainsi, les interactions peuvent être assimilées à de la virtualité, parce que virtualité elles-mêmes. Je compare le processus d’apparition des interactions à une automutilation de la virtualité : des copeaux de virtualité prélevés sur la virtualité. De toute façon, il n’y a rien d’autre.</div><div align="justify"><br />La virtualité est donc un état entre rien et le vide qu’elle sépare pour mieux les contenir dans son état pour l‘un, et, dans son non-état pour l‘autre. La virtualité permet aussi d’inverser toute valeur. En effet, si j’introduis un objet dans du vide, celui-ci ne sera plus vide alors que rien n’occupera l’espace vacant : c’est l’état de confusion, car si je me détourne de l’objet, je ne sais pas si je peux qualifier l’espace de vide ou de rien. Et je ne me prends pas en considération pour ne pas fausser l’analyse, il faut me considérer entièrement extérieur au système.</div><div align="justify"><br />Ce que je déduis c’est que pour que des états différents se rencontrent, il faut qu’au minimum un peu de similarités se confondent. Et, qu’ils finissent par se rencontrer pour mettre en valeur leur particularisme respectif qui viendra confirmer chaque état dans la différence, à la limite de chaque état. Mais ces différences peuvent être à peine murmurées ou extrêmement bruyantes, à peine séparés ou extrêmement séparées, être mêmes aux antipodes. Car mêmes les antipodes ont une similarité : chaque pode est autant éloigné : c’est ce qui rapproche les deux extrêmes par définition. Il est même plus faciles de rapprocher les extrêmes qu’il n’y paraît : il suffit d’appliquer des caractéristiques à l’un, pour en connaître l’autre par symétrie, l’extrême n’est plus un facteur d’éloignement tangible dans la virtualité, mais davantage un facteur de confusion. Mais attention, la symétrie n’est pas obligatoirement régulière, les projections peuvent être approximatives, selon l’équilibre rencontré; équilibre qui symbolise tant la stabilité forte, moyenne ou faible, que la régularité forte, moyenne ou faible, équilibre qui représente une interaction des différences qui ont propension à vouloir s‘égaler à un point d’équilibre où elles sont moyennes, donc source de déséquilibre.</div><div align="justify"><br />En outre, avoir des différences est déjà une similarité. Par exemple, 2 objets physiquement différents et destinés à 2 usages différents - que rien ne rapproche et dont la mise en présence souligne l’incongruité de leur rendez-vous - si différents donc que leur contact est à lui seul une anomalie, je peux les considérer comme similairement différents : chacun a autant de différences que l’autre, autant d’incompatibilité, les différences s’égalent. Et c’est irrégulier de dire que les différences s’égalent.</div><div align="justify"><br />Bon, une frontière ténue existe. Mais pour exister vraiment, c’est-à-dire hors de la virtualité, il faut qu’une autre système apparaisse, différent du précédent vide/rien. Et j’en connais au moins un autre : l’univers physique, dont je représente la matière, et qui est l’antipode de la virtualité, sa symétrie inversée plus ou moins régulière. La réalité confirme que la virtualité existe, qui confirme le système vide/rien.</div><div align="justify"><br />Pour démontrer cela, l’univers physique que je représente doit se confronter à la virtualité.</div><div align="justify"><br />D’abord, je n’existe que virtuellement : avant ma naissance j’étais dans le néant. Mais j’existe aussi parce que, avant moi, de la matière physique existe. Et cette matière préexistante est bien sortie de quelque chose.</div><div align="justify"><br />Mais, maintenant, je change de point de vue : certes j’existais virtuellement, mais rien ne me dit que la matière dont je suis issu était préexistante. </div><div align="justify"><br />Peut-être même, dans les deux cas, que la préexistence de la matière connaît 2 interprétations différentes : déjà existante avant, ou, en prévision d’existence. </div><div align="justify"><br />Ainsi, cette matière préexistante contient autant de chance d’être virtuelle que physique, selon mon point de vue : une fois naît, je peux affirmer que la matière physique existe et était préexistante avant moi. Avant, je ne peux rien affirmer, puisque je suis rien.</div><div align="justify"><br />Alors, que s’est-il passé avant?</div><div align="justify"><br />Pour commencer, il faut donner un sens à tout ça. Je choisis la direction de la virtualité. Je pourrais toujours rebrousser chemin.</div><div align="justify"><br />Première constatation : là où il existe beaucoup de quelque chose, il y a peu de rien, là où s’exerce une grande intelligence, il y peu de non-intelligence. Mais attention, cela dépend de l’amplitude du point de vue de celui qui observe.</div><div align="justify"><br />Ainsi, par exemple, je confronte matière physique et virtualité. Les 2 états ont 2 options.</div><div align="justify"><br />La première, ils se juxtaposent : les 2 espaces/volumes se confrontent en alternance. En supposant que la force égale qui les oppose est la force d’inertie.</div><div align="justify"><br />La seconde, ils se superposent : les 2 espaces/volumes se confrontent simultanément. La confrontation tourne à la confusion.</div><div align="justify"><br />Et pourtant, la juxtaposition revient au même que la superposition, il est possible de les confondre, seul mon point de vue déterminera l’une ou l’autre position. Si j’ai la possibilité d’être sur la tranche qui me permet de voir en coupe, je pourrais me prononcer. </div><div align="justify"><br />Je dois donc diviser. </div><div align="justify"><br />Là d’où je suis, j’ai 360° degrés d’azimuts possibles, donc une infinité de directions. Je peux frapper au hasard dans n’importe quelle direction, mon geste n’est pas irréversible dans la virtualité, bien au contraire.</div><div align="justify"><br />J’ai ainsi à ma disposition dans la virtualité toutes directions en deux sens.</div><div align="justify"><br />Je divise.</div><div align="justify"><br />A force de diviser, il va bien arriver à un moment donné que je ne rencontre plus grand chose à diviser, puis presque rien, puis rien. La seule matière sujette à division sera, alors, la seule idée de la matière. Pourtant, il m’est impossible de concevoir la matière sans rien déduire. De cette impossibilité découle la possibilité de concevoir la matière non plus en déduisant, mais en ajoutant, c’est arithmétique. Plus ou moins égalent multiplier ou diviser, le point d’équilibre/déséquilibre devient zéro, plus ou moins zéro, plus ou moins l’infini jusqu’à zéro, les 2 infinis finissant par se confondre, puisque aux antipodes. C’est tellement simple que la complexité induite est prodigieusement complexe : il faut beaucoup de mots pour la décrire. Mots que se partagent plusieurs matières, telles que la littérature, la physique/chimie ou l’histoire. Et ces disciplines, qui répondent à des interactions grammaticales, engendre d’autres disciplines comme la philosophie, la poésie, la fiction ou les mathématiques : essayez de formuler un simple théorème sans aucun mot.</div><div align="justify"><br />Simplicité/complexité.</div><div align="justify"><br />Par exemple, pour bien comprendre la simplicité et la complexité : je dois me rendre d’un point A à un point B (simplicité), (et début de complexité) : quel itinéraire vais-je emprunter? La ligne droite s’il n’y a pas d’obstacle (simplicité), ou non s’il y a des obstacles (complexité). Si j’ai un plan, c’est qu’il existait une prévision pour qu’un itinéraire quelconque me permette de me rendre le plus facilement possible de A à B (simplicité/complexité). Si aucun plan n’a été prévu (simplicité) c’est par imprévoyance (simplicité) volontaire (simplicité visible/complexité invisible) ou non (simplicité/complexité), et, s’il y a beaucoup d’obstacles (complexité), alors, le parcours peut être difficile (complexité visible), aisé (simplicité visible), ou, s’arrêter (simplicité apparente). La complexité est donc prévisible/imprévisible.</div><div align="justify"><br />Je suis à l’arrêt au point A. Il y a de fortes chances que j’ai dû me mouvoir pour pouvoir m’arrêter. Mais si ce n’est pas moi qui ait bougé, c’est alors le point A qui est venu à moi. Dans les deux sens, les trajectoires sont rigoureusement opposées. Ainsi, quelque soit l’angle des 2 trajectoires régulières/irrégulières à l’origine aux antipodes, elles finissent par se joindre/rejoindre. Je suis donc arrivé au point A soit sans bouger, soit en bougeant moi-même, je peux donc confondre les 2 sens. A est donc un point fixe/mobile qui est mon point de départ/arrivée. J’avance en direction de B depuis A. B subira la même part d’équivalence/similitude que A tout en étant différent puisqu’il est B, c’est-à-dire que B sera mon point mobile/fixe d’arrivée/départ. Départ si je le veux. </div><div align="justify"><br />Il y a un obstacle sur ma ligne droite. Je vais à gauche. L’espace étant relativement restreint, je peux me permettre d’aller vers B en prenant tout mon temps et en m’offrant quelques détours, c’est sans conséquence immédiate (simplicité). À condition que B ait pour finalité de me rejoindre/joindre : et si par hasard/préméditation, B avait/ou pas lui/moi comme objectif/non-objectif de me/nous repousser impérativement? Je devrais plutôt m’abstenir de toute circonvolution retardante. On ne sait jamais/toujours. Et si cela vous paraît confus, c’est que j’ai usurpé la place de A, par rapport à B. je suis donc la projection de A vers B, je suis virtuellement A, il est possible de me confondre avec lui.</div><div align="justify"><br />Fixité/mobilité sont donc aléatoires. Bien que prévisibles. En tout cas, quantifiables. Même difficilement.</div><div align="justify"><br />Je prends comme exemple le chaud et le froid. 2 états facilement reconnaissables. Dans quelle mesure? Selon quelle force?</div><div align="justify"><br />D’après les observations de nos scientifiques, dans notre univers, le froid a une limite qu’ils ont qualifiée de zéro absolu : il ne peut pas faire plus froid. En revanche, le chaud semblerait avoir une exponentiation infinie : il peut, toujours/encore faire plus chaud. En effet, si je dis qu’il peut toujours faire plus chaud, ce n’est pas restrictif. Mais si je dis qu’il peut encore faire plus chaud, la restriction est sous-jacente : cela ne veut dire que l’on a atteint une limite invariable, mais qu’au-delà de cette limite, même si la chaleur continue d’augmenter, elle augmente moins que précédemment. Ainsi, à cette limite, l’exponentiation se divise, tout comme l‘invariabilité de la limite, qui par conséquent, s’offre un caprice surnuméraire. Or, comme la chaleur à toujours propension à augmenter, je peux en conclure que la division de l’exponentiation ne peut être égale à zéro, car si tel était le cas, elle deviendrait logiquement nulle. En outre, elle ne peut pas non plus égaler un au risque d’invariabilité, car elle perdrait alors sa propension naturelle à une expansivité infinie, c’est-à-dire sa propension à la propension.</div><div align="justify"><br />Toutefois, la virtualité de zéro ou de un existe : c’est rien ou quelque chose, ainsi, toute température peut être limité à l’unité entre rien et quelque chose. Sauf que si quelque chose peut avoir des limites, rien n’a pas de limite autre que celle de quelque chose. En outre, entre zéro et un, une progression/régression est possible. Il ne peut donc pas faire plus froid au-delà de rien, quelle que soit la mesure donnée à la régression, quelque soit la limite obtenue par la progression de la régression, les observations le confirment.</div><div align="justify"><br />Ou alors virtuellement. (Parce que dans la virtualité, tout est possible !)</div><div align="justify"><br />Ce qui laisse entrevoir la possibilité que le zéro absolu soit une limite variable et par symétrie antipodique inversée, que un soit invariable : s’il ne peut plus faire plus chaud, il peut toujours faire plus froid. Ainsi, l’expansivité exponentielle entre zéro et un, entre rien et quelque chose, peut être considérer comme infinie dans la virtualité, quand bien même les limites seraient fixes et invariables. Cette expansivité peut se confondre avec l’interactivité : voilà deux noms communs, du genre féminin, engendrés par la virtualité, dans la virtualité, avec une forte propension à grandir entre deux limites invariables ou non, avec une possibilité de dépasser ces limites, en les contournant s’il le faut. De plus, l’interactivité des interactions engendre toujours d’autres interactions : si un système dynamique quelconque parvient à mettre en œuvre un équilibre parfait, il est prémonitoire que ce système tout entier ait eu une préexistence prévisible et que, ainsi, il existe déjà une interaction préexistante avec autre chose de préexistant : cela ne peut finir, l’interactivité a la propension à l’expansivité infinie, au moins dans la virtualité. Ce qui permet d’avoir une quantité infinie de matériaux, tous virtuels soient-ils. Matériaux contenus dans l’interactivité. Matériaux préexistant contenus dans l’interactivité préexistante. </div><div align="justify"><br />Et, pour ajouter, qu’une progression/régression correspond à un mouvement qui a une limite finie : l’arrêt, ou aucune limite, qui a donc une propension à l’expansivité exponentielle, expansivité exponentielle divisée et restreinte. Ainsi, même si les limites sont fixes, l’espace qui les sépare est fluctuant. Et qui parle espace, parle temps.</div><div align="justify"><br />J’ai obtenu des matériaux, puisés dans la virtualité de leur préexistence.</div><div align="justify"><br />Or, si j’ai des matériaux, j’ai de la matière. Matière que je peux diviser. Au moins virtuellement. En outre, j’ai de la matière parce que la différence fondamentale entre vide et rien, différence qui s’exprime à leur frontière alors que vide et rien se confondent facilement, c’est que le vide a la propension à se remplir, à contenir, et en premier lieu à ne rien contenir, a donc une propension à l’attirance, alors que rien, même s’il peut connaître une propension à l’attirance, a, quant à lui, une propension à l’anéantissement. Ce qui signifie que ces 2 notions représentent l’une pour l’autre déjà quelque chose de différent, déjà quelque chose tout court. Et comme quelque chose n’est pas rien, j’ai donc de la matière. Et si je me réfère à la part de vérité de la matière fictive, je dirais que quelque chose plus quelque chose d’autre égalent encore autre chose.</div><div align="justify"><br />Mais j’étais en train de diviser. </div><div align="justify"><br />Avant d’aller plus en avant, je remarque, non sans humour, que la division a une particularité : plus je divise l‘ensemble, plus je multiplie les détails, que je peux formuler/simplifier : plus je fragmente, plus j’augmente.</div><div align="justify"><br />Rappel.</div><div align="justify"><br />Vide et rien se confondent, seulement séparés par une frontière virtuelle (virtualité) emplie de conditions. Parce qu’elle ne peut pas être anéantie, la virtualité s’exprime dans le vide : la virtualité existe en puissance, l’univers physique le confirme.</div><div align="justify"><br />Vide/virtualité/rien est un système extrêmement malléable auquel il est possible de faire prendre toutes les formes et, par symétrie antipodique inversée régulière/irrégulière, apparaît l’univers physique (réalité), dès que les conditions sont remplies dans la virtualité, c’est-à-dire, dès que le jeu des interactions préexistantes ordonne à la matière virtuelle préexistante d’accomplir son rôle sur la scène de la matière physique : la virtualité d’un côté ne rencontre rien d’autre que du vide, et, de l’autre côté, par projection, la séparation de la réalité. C’est une frontière physique cette fois-ci, préexistante dans la virtualité, donc prévisible selon l’interactivité préexistante.</div><div align="justify"><br />Alors se produit la confrontation vide/virtualité/réalité/rien, dont la confusion est plus ou moins chaotique. Aux faux-contacts, des anomalies interviennent : ici il ne devrait rien avoir alors qu’il y a quelque chose, ou bien encore, là il n’y a rien pourtant il devrait exister quelque chose. Chacun se manifeste à force de différences.</div><div align="justify"><br />Les différences majeures et mineures s’y repoussent tandis que les moyennes oscillent des unes aux autres : voilà la source du déséquilibre.</div><div align="justify"><br />Les différences majeures usent de grandes forces qui finissent par les diviser, l’usure étant forme de division. Avec le temps, toutes les forces se fragmentent, augmentant ainsi les faiblesses : c’est une interaction comme une autre.</div><div align="justify"><br />Je finis par obtenir un tout, contraire et renfort de rien, qui a été prévu pour être mis en œuvre, pour être actionné, pour être mu.</div><div align="justify"><br />J’ai déjà pas mal divisé. Mais si je divise encore, tout en amalgamant, j’ai 2 systèmes différents : vide/rien/ qui fait écho à virtualité/réalité. Et qui répond au schéma : confrontation/confusion/effusion, qui implique une multitude d’interprétations possibles, toutes réversibles, à condition sine qua non de prévisibilité, donc de futur, donc de temps. J’ajoute que la confrontation entre virtualité et réalité opère une transformation : les possibilités de la virtualité deviennent les probabilités de la réalité. Phrase que je peux aisément inverser. Leurs différences jouent. Jouent leurs différences. Ce qui est possible là-bas est improbable ou probable ici. Pareil pour ce qui est impossible : telle est la transmutation. Quoique pour l’impossible, la frontière peut se déplacer : ce qui est impossible là-bas est improbable et probable ici, que je peux nuancer par : ce qui est impossible là-bas est improbable et plus ou moins ici aussi, la symétrie antipodique inversée régulière/irrégulière joue à plein rendement.<br />Or, dans la réalité, le temps est unique et symbolise ce qui s’est passé avant moi et ce qui se passera après moi. Je peux donc considérer que le passé va vers le futur, mais également que le futur attire le passé. Donc selon le point de vue de l’observateur, le temps peut avoir 2 sens différents, si différents qu’ils sont contradictoires. Le temps oppose 2 forces majeures dans sa définition, c’est pourquoi il est possible de parler d’usure du temps et qu’il est facile à diviser.<br />Soit. Mais hors de la réalité? Le temps reste tout autant unique que la virtualité, ou le vide, ou rien le restent. Comment exprime-t-il son double sens? </div><div align="justify"><br />Soit il existe un point de départ, soit il n’existe pas de point de départ, que je traduis : point de départ (double sens), ce qui induit qu’un même temps roule sur lui-même. Et si j’aplatis ce roulement, j’obtiens un courant qui circule en 2 sens inverses, séparés par une frontière vide qui ne contient rien. Mais, si j’aplatis le volume régulier ou non, j’obtiens par la même 2 angles sortants. Ainsi, l’écoulement du temps, à la périphérie exponentiellement expansive de l’angle sortant, connaît un débit plus rapide et a donc un dédit exponentiellement infini, tandis qu’il diminue plus il se rapproche de l’angle.</div><div align="justify"><br />Toutefois, je souligne que nous sommes en présence d’un système extrêmement malléable. Or, puisque j’assimile le temps à un courant, j’implique obligatoirement une force. Et cette force doit s’exercer tôt ou tard, sinon, elle s’annihile. La force du courant du temps peut donc influer la forme du système, dans toutes les directions possibles et en 2 sens pour chaque direction ne serait-ce que par symétrie antipodique : les angles sortants doivent avoir un corollaire : les angles rentrants. Mais, tout cela n’est pas forcément régulier, la forme du système peut donc être tout autant régulière qu’irrégulière. Les différences ne sont pas forcément rigoureusement symétriques, puisqu’il existe une graduation des différences.</div><div align="justify"><br />Cependant, le débit du temps à un angle rentrant va connaître une inversion par rapport au débit de l’angle sortant : le débit le plus rapide se fait non plus vers l’extérieur, mais vers l’intérieur de l‘angle, impliquant une expansivité restreinte du débit du temps, une exponentiation divisé de ce débit, une exponentiation presque finie, alors qu’à l’extérieur d’un angle rentrant, le débit sera lui de moins en moins rapide : la symétrie est presque totalement inverse, le seul degrés de différence réside dans la contrainte de l’expansivité à l’angle rentrant et une propension à la nullité au barycentre de l‘angle, l‘expansivité exponentielle réside alors dans le déplacement du barycentre. Et si je met côte-à-côte angle rentrant et angle sortant sous influence du temps, j’obtiens soit une sphère exponentiellement expansive, soit 2 demies-sphères dos-à-dos, dont chaque expansivité est infinie, 2 infinis qui finiront par se confondre en leur cœur, ce qui, dans les 2 configurations différentes, revient au même. </div><div align="justify"><br />Ce qui implique que le temps est porteur d’une virtualité divisible entre une réalité à exponentiation extérieure et une réalité a exponentiation intérieure. Et que, pour des raisons d’équilibre, l’un fait contre-poids à l’autre et réciproquement, renouvelant ainsi un déséquilibre porteur d’équilibre, je ne peux pas dire mieux puisque tout est lié. Dans un sens comme dans l’autre. Et le zoom permet sa mise en évidence partielle.</div><div align="justify"><br />Le système propose alors à la fois un circuit fermé et à la fois un circuit ouvert, selon l’endroit où l’observateur se situe. Et selon l’amplitude de du zoom qu‘il utilise.</div><div align="justify"><br />J’ai fini de diviser je crois : je suis arrivé à rien. Ce qui fournira une arme à d’éventuels adversaires dans l’intellectualité.</div><div align="justify"><br />Toutefois, puisque je suis arrivé à rien, si je me retourne, je constate que j’ai multiplié d’autant dans l’autre sens. Et que j’ai engendré beaucoup d’interactions. Donc de perturbations. Je vous laisse imaginer la suite.</div><div align="justify"><br />Mon errance introspective s’arrête là. Cette stabilité apparente facilite le questionnement : de quels ingrédients aurai-je besoin pour fabriquer de la réalité?</div><div align="justify"><br />D’abord, je n’ai besoin de rien. Cette simplicité cache en réalité que la notion de rien est extrêmement difficile à imaginer. J’ai donc une limite. Une limite fluctuante. Certes, mais une limite avec quoi? Avec quelque chose de différent.</div><div align="justify"><br />Ici, je n’ai pas rien à mon disposition : j’ai le vide, plus facile à appréhender. C’est donc quelque chose que je peux cerner et qui peut aussi cerner quelque chose, bien que le vide ait propension à le rester par définition, alors que c'est l'inverse par action.</div><div align="justify"><br />Rien égale zéro. Le vide est donc différent de zéro. Et puisque le vide à propension à quoi que ce soit, alors, il existe dors-et-déjà prévisibilité.</div><div align="justify"><br />J’ai donc une dualité implicative aux origines. Je rejoins la fiction. Dualité qui correspond à une force d’opposition. Opposition qui crée une frontière où s’expriment une infinité d’anomalies, même à partir de rien. J’ai donc le néant plus le vide qui implique la frontière de la virtualité qui implique la réalité. Bien que le néant ne soit qu’une virtualité : existe-t-il quelque chose qui détruit tout? Qui est la négation absolu de tout? Qui s’autodétruise? Qui n’est pas une chose? Qui ne peut donc exister? Pourtant, avant ma venue au monde, je rappelle que j’étais dans le néant, que je n’étais rien qu’une virtualité humaine. </div><div align="justify"><br />Pour la suite, il m’est impossible de donner un ordre : c’est un système qui fonctionne de lui-même et, quelque soit la zone que j’observe, elle est directement liée à une ou plusieurs autres que je ne peux observer en même temps, ou, plus exactement, qu’en alternance.</div><div align="justify"><br />J’ai donc besoin de :</div><div align="justify"><br />Volume qui égale le contenant plus le contenu. </div><div align="justify"><br />Temps qui est égale à un espace volumineux plus du futur, celui-ci étant du passé à venir plus du passé devenu. De plus, le futur implique la prévisibilité qui implique l’interactivité préexistante, impliquée de la virtualité qui est le domaine du possible tout autant que des conditions. </div><div align="justify"><br />Confrontation égale à confusion plus effusion le tout diviser par une frontière. </div><div align="justify"><br />Frontière qui limite et délimite. </div><div align="justify"><br />Polarité qui est une différence plus ou moins. </div><div align="justify"><br />Sens dont la progression est divisée par la régression et la régression est divisée par la progression avec un résultat qui se positionne avant moins deux et après plus deux au moins dans la virtualité. Le sens implique la fréquence. </div><div align="justify"><br />Équilibre qui est tout aussi bien la différence que l’adjonction entre stabilité et instabilité.</div><div align="justify"><br />Symétrie qui est une projection aux antipodes inversés mais dont la régularité est perturbée par un point d’équilibre lui-même instable dû aux fluctuations des différences moyennes qui ont un mal fou à se déterminer. </div><div align="justify"><br />Inversion qui engendre erreur et sa correction. </div><div align="justify"><br />Malléabilité qui invente toute forme possible. </div><div align="justify"><br />Jeu de contradictions : un polarité plus un sens, associés à leur exponentiation infinie plus leur exponentiation divisée, et dont le résultat est retranché par son contraire à plus ou moins une différence prêt, afin qu’il soit différent de zéro, donc mouvement. En revanche, si le résultat égale zéro, alors le mouvement est nul soit parce qu’il n’y a pas eu de mouvement, soit que le mouvement rétablit un équilibre parfait initial. Dans le premier cas, cela ne supprime pas sa potentialité mais la met en souffrance. Dans le second, le mouvement existe bien mais ne se manifeste pas ailleurs qu‘à l‘équilibre parfait, si bien qu‘il est impossible de faire la différence entre mouvement et non-mouvement. Dans les deux cas, le mouvement reste force de mise-en-œuvre, et, ainsi, remplit l’une des conditions de la virtualité, c’est-à-dire, l’interactivité, car si cette force est en puissance, alors elle induit l’interactivité préexistante. Mais le jeu des contradictions peut se confondre facilement avec l’interactivité. C’est une synecdoque dans son ensemble, à la manière d’un volume.</div><div align="justify"><br />Voilà. (Exemple où les mathématiques - enfin celles moins fantaisistes ! - deviennent langage de conscience : par la compréhension, qui est un schéma de prise de conscience, donc de progrès intellectuel.)</div><div align="justify"><br />Avec un peu de chance, j’arrive à la réalité. Enfin, plus tard, bien plus tard. Ou plus tôt avec beaucoup de chance. Car pour que le phénomène prenne de l’ampleur, il doit se renouveler. Sans cesse. Sinon, tout s’arrête. C’est-à-dire qu’un phénomène similaire doive reproduire au moins une fois le phénomène préexistant plus ou moins approximativement afin de confirmer l’état précédant, par inversion, ou par projection, il m’arrive de les confondre. Et si cela se reproduit au moins une fois, je peux dire que j’ai un cycle, même interrompu. Mais pour que ce cycle fini soit reconnu comme tel, il faut obligatoirement qu’un autre cycle se mette en ordre de marche. Les projections inversées peuvent alors s’appliquer quasi indéfiniment, quand bien même elles engendrent des erreurs, ce qui peut produire des cycles irréguliers que je qualifie de séries, d’autant que ces projections inversées s’apparentent aux antipodes et que si des erreurs surviennent, pour que l’antipode ne perde pas sa définition alors le point d’équilibre doit varier afin de respecter une équidistance, ou un équivolume, ou une équidensité, ou une équimasse : si ce n’est pas l’un qui bouge, c’est l’autre.</div><div align="justify"><br />C’est un peu schématique mais très suggestif : j’implique plus que je n’explique. Mais bon, un schéma de départ est bien utile pour construire un édifice plus complexe. </div><div align="justify"><br />Mais, je vais résumer pour apporter un point de vue légèrement différent.</div><div align="justify"><br />D’abord, il n’existe virtuellement Rien, qui peut se confondre avec un espace, qui peut se confondre avec un volume. Un espace infini qui progresse naturellement : le mouvement est le seul moyen pour prouver l’infini.</div><div align="justify"><br />Puis, cet espace à propension à expansivité exponentielle se scinde et cette scission correspond à la naissance effective du temps, car elle engendre une réunion prévisible due à la progression. En outre, cette scission se produit parce que pour confirmer l’infini d’un état ou d’un non-état, il n’y a qu’à réaliser quelque chose de fini : il suffit d’aller en sens inverse et le seul sens à disposition conduit à une limite. De toutes les façons, si rien à une exponentiation infinie, alors il est possible d’aller dans une infinité de directions, ce qui implique, inéluctablement, qu’elles peuvent devenir contraires naturellement, donc sujettes à s’éloigner, donc à se séparer. Et inversement.</div><div align="justify"><br />Il est alors possible de considérer que rien est instable par la définition de son infinité : son infini est mouvement et qu’il finit par rencontrer quelque chose qui est non-mouvement, voire qui est mouvement inverse. Je rappelle que nous sommes dans la virtualité de rien. Que je raccourcis volontiers à la virtualité.</div><div align="justify"><br />L’onde de choc se transmet dans le vide et stabilise rien momentanément : un décalage s’opère alors entre l’onde de choc - donc mouvement - qui fuit vers son avenir et le choc - donc arrêt - lui-même. Et c’est au cœur de ce décalage que se manifeste l’interactivité, qui se détruit côté néant et entre en expansion côté vide.</div><div align="justify"><br />Ainsi, Tout est mouvement. </div><div align="justify"><br />Soit.</div><div align="justify"><br />Cependant, si j’ai un schéma originel, alors, je dois retrouver des traces de ce schéma. Ici. Dans la réalité. L’édifice complexe de la réalité doit reposer sur les principes de ce schéma originel.<br />Je considère que la réalité est l’expression temporaire de la virtualité, afin de la mettre en évidence dans un volume qui s’oppose à un autre volume. Or, puisque la virtualité est impalpable, le volume opposé impose la possibilité inverse : je peux toucher la réalité, d’une manière ou d’une autre, alors que je ne peux toucher la virtualité que par imagination. La réalité est ainsi aux antipodes de la virtualité, et, à ce titre, je peux considérer la réalité comme un subterfuge de la virtualité, car la virtualité est subterfuge. C’est donc un moyen artificiel qui donne refuge à tout et à rien. Par exemple, pour me déplacer dans la réalité je peux user d’un subterfuge en faisant venir à moi le lieu où je dois me rendre, comme l’usage d’un ascenseur, ou mieux encore, un autobus qui a la possibilité de déplacer son espace n’importe où : si je n’y étais pas habitué, je pourrais songer que c’est le lieu où je vais qui se déplace vers moi, c’est un subterfuge que la réalité réfute. Or, pour revenir à l’artifice, qui dit artificiel dit art, et, l’art a pour vocation la mise-en-œuvre d’une expression quelconque. Mais, surtout, l’art suppose un matériau quel qu’il soit, c‘est-à-dire tangible ou non. </div><div align="justify"><br />En outre, il est possible de considérer l’univers physique comme un univers amputé, parce que coupé de la virtualité. En effet, dans la virtualité, il est simple d’emprunter indifféremment un sens ou un autre, au risque de la rendre incohérente. La réalité quant à elle ne permet pas tout, parfois même, elle ne permet presque rien malgré toutes les forces mises en œuvres : parce que la réalité n’a qu’un seul sens, celui du temps qui s’écoule vers le futur : tout retour est impossible, au nom de la cohérence physique : l’usage de la simplicité de la virtualité se transforme en réelle complexité d‘usure de la réalité.</div><div align="justify"><br />Mais, l’évidence, évoquée précédemment, rebute l’homme, dont l’arrogance, la vanité ou la candeur réfutent avec force l’authenticité. Tout ce qui touche à l’évidence prête à rire, voilà pourquoi il est plus facile d’en faire de l’humour, comme chacun sait : l’incohérence n’a droit de citer dans nos sociétés que si elle met en valeur la cohérence qui nous rassure. Et qui nous assure d’exister.</div><div align="justify"><br />Je vais continuer par un exemple.</div><div align="justify"><br />Un mauvais exemple : Hitler, synthèse de haine et d’ignominie, spécialiste de la duplicité et de la propagande disait : « plus un mensonge est gros et plus il est facile à faire gober. » Staline, comme n’importe quel autre dictateur, aurait approuvé, tandis que Néron aurait bien rit.<br />Certes, cet exemple ne prouve rien, mais il permet de rebondir sur l’idée que pour cacher facilement quelque chose - les plus grands spécialistes s’accordent sur ce point - le plus sûr moyen reste sa mise en évidence : puisque c’est évident, ce n’est pas caché, CQFD.</div><div align="justify"><br />Mais, cette simplicité apparente apporte de la confusion. Notamment chez les plus rationalistes d’entre nous, qui peuvent aller jusqu’à suspecter quiconque qui oserait dire qu’une évidence ne cache rien, en argumentant qu’il faut aller voir ailleurs puisque tout est visible, dit, répertorié, entendu. Une bonne rhétorique balayera les convictions les plus fortes.</div><div align="justify"><br />Or, si les évidences apportent confusion entre réalité visible et invisible, je peux aussi confondre réalité et virtualité dont l‘invisibilité est exemplaire, au risque de passer, au pire, pour un schizophrène pathétique, au mieux, pour un imbécile dont la perception distordue de la réalité est bien naïve.</div><div align="justify"><br />Je prends le risque. Tout en sachant qu’entre 2 extrêmes, il existe une infinité d’intermédiaires. Et tout en sachant que la perception des autres, comme la mienne, est limitée à la capacité de leur zoom intellectuel. À ce jeu, nos différences dans leur globalité apparaissent égalitaires.<br />Je vais donc mettre en évidence quelques évidences insoupçonnées/soupçonnées d’évidence : il est impossible que cela soit si simple dans un univers si complexe. </div><div align="justify"><br />Je prédis même que certains mépriseront jusqu’à l’indifférence un discours qualifié de simpliste par eux-mêmes - confondant avec simplification - que beaucoup d’autres hésiteront et se rangeront à une majorité qu’ils reconnaîtront et, enfin, que certains autres apporteront beaucoup de crédits, parfois même jusqu’à l’excès, ce qui renforcera la positon des premiers.<br />Le schéma originel n’est déjà plus très loin.</div><div align="justify"><br />Mais, prenons notre monde comme référence. En apparence, il paraît simple, vue de loin. Sa complexité ne survient que dans les richesses de sa biodiversité, de sa géologie ou de l’histoire humaine par exemple.</div><div align="justify"><br />Notre Terre n’est qu’une sphère anodine noyée dans l’immensité de l’espace/temps, que seule l’éloignement permet de percevoir, à condition de ne pas s’éloigner au-delà de l’aperçu, puis de l’entraperçu. Dans l’univers, il est possible d’assimiler tout notre système solaire comme rien de bien signifiant, qui est à différencier de totalement insignifiant. Pour mieux cerner notre planète, il faut s’en approcher jusqu’à la diviser dans tous ses détails. Et, plus on s’approche d’elle et plus on perd la trace de la forme arrondie originelle, il peut même arriver qu’elle soit plate selon le point de vue de celui qui le formule.</div><div align="justify"><br />Le schéma originel transpire.</div><div align="justify"><br />Mais je me rapproche de moi-même, excroissance de la Terre. Selon l’éloignement, je suis soit émergeant de l’univers si l’observateur est plus petit que moi, soit immergé dans un univers colossale si l’observateur prend davantage de recule, et, avec une excellente vue cela va sans dire, parvient à me localiser. Ainsi, d’un côté, l’univers peut paraître infiniment grand et, de l’autre côté, bien fini et bien fermé sur lui-même. D’un côté il représente l’extérieur d’une sphère par exemple, et, de l’autre, l’intérieur. Mais cela fonctionne avec un volume quelconque.</div><div align="justify"><br />Je reste avec moi. L’humain que je suis est fait de tout et de rien. Je suis fait de toute la matière utile qui me permet d’être ce que je suis. Tout autour de moi : rien, en dehors de moi je n’existe pas vraiment. J’ai donc une forme qui m’appartient en propre et elle existe parce qu’elle se démarque de rien. Les valeurs se sont inversées au passage de la réalité, ici, ce qui cerne c’est rien. Mais ce rien n’est pas vide, il est composé de réalité physique qui confirme que j’existe bel et bien tout en me permettant de vivre. Ainsi, je ne peux pas dire qu’autour de moi c’est néant. Enfin, jusqu’à un certain point : notre champ d’investigations est limité à nos perceptions sensorielles, tout autant qu’il est limité à notre perception intellectuelle, qui a la propension, elle, a être illimitée, même si cela ne se remarque pas de prime abord chez tous les individus.</div><div align="justify"><br />Le schéma originel transpire toujours.</div><div align="justify"><br />Il est même envisageable de confondre cette propension illimité de notre perception intellectuelle avec l’infini, ce que certains mystiques traduisent par éternité. Dans ces conditions, ma mémoire survivra-t-elle en dehors de son corps physique? Mais je m’égare. Je voulais simplement souligner que le néant est au-delà de ce qui nous entoure, c’est-à-dire au-delà même de notre imagination.</div><div align="justify"><br />Ainsi, le tout dont je suis fait peut se diviser jusqu’à pas grand chose, puis presque rien, puis rien, seul le souvenir de ma matière fournira, peut-être, matière à division. Tout comme le commencement de ma vie : il a fallu que 2 êtres différents bien que similaires par beaucoup d’aspects, entrent en contact et entraînent, avec de la chance, la division cellulaire d’une matière quasi insignifiante, presque rien.</div><div align="justify"><br />Le schéma originel transpire encore. </div><div align="justify"><br />Et que dire du conflit? Voilà 2 forces différentes en présence, ces forces sont composées d’humains, de familles, de clans, de tribus, de nations, elles sont donc similaires dans l’absolu, ou partagent plusieurs similarités. L’enjeu du conflit est la terre et les richesses qu’elle produit. Parfois, la terre se confond avec une région ou un pays. Lors de la confrontation, le plus forts a toutes les chances de l’emporter sur le plus faible, mais il risque aussi, avec le temps, de s’affaiblir, divisé par les faiblesses dont il s’affligera. Et cela fonctionne avec l’animal ou le végétal.</div><div align="justify"><br />Je continue?</div><div align="justify"><br />Ici, le schéma originel transpire tellement que certains pourrait le confondre avec de l’anthropomorphisme ou de l’enthropocentrisme.</div><div align="justify"><br />Je constate simplement qu’à l’échelle de l’univers, l’humain n’est qu’une chiure de mouche sur l’océan. Et que son chemin sera difficile jusqu’aux antipodes. Mais pas impossible, même dans la réalité, car, fort heureusement, il existe des raccourcis.<br /><br />Tel est mon point de vue.</div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify"><strong>Pour finir, je subodorre que notre monde n'est pas logique, mais analogique.</strong></div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify">En revanche en ce qui concerne la prévisibilité énoncée plus haut, je sais que cette notion est en totale contradiction avec la physique quantique qui, selon Heisenberg, intègre le principe intrinsèque d'incertitude, que je traduirais par : la matière n'est pas faite d'objet, mais d'expression d'un potentiel d'objet. Toutefois, je tiens à ajouter qu'à un moment donné, il est nécessaire que ce principe d'incertitude s'adresse aussi à lui-même, notamment lorsque les masses gigantesques engendrent les lois de la physique macroscopique.</div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify">De plus, les mots que vous venez de lire ne sont pas la vérité, mais ils sont destinés à provoquer de la réflexion : n'ayant qu'une formation scientifique rudimentaire, je demande à celui qui le souhaite de corriger les éventuelles erreurs : c'est par ces corrections que nous approcherons, ensemble, de notre vérité, bien que cela concerne aussi des domaines autres que scientifiques.</div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify">N'oubliez pas : il existe très certainement des erreurs ci-dessus : alors, cherchez ce qui est caché derrières elles...<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /></div></div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7688141098461129503-5977688270853586039?l=paradox-paradoxal.blogspot.com'/></div>paradoxhttp://www.blogger.com/profile/00193404985391607543noreply@blogger.com3