tag:blogger.com,1999:blog-76498427890216617262008-07-17T02:03:11.623-07:00Carnet de MongolieEspace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comBlogger17125tag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-77623031665026504712008-03-26T11:47:00.000-07:002008-03-26T11:48:17.913-07:00Cérémonie des Oscars à la mongoleJ’espère que tout va bien chez vous. Et un grand bonjour pour tout le monde qui lit ma lettre. Je m’occupe toujours mes enfants. Mon fils a eu 2 ans au mois de janvier. Il parle maintenant avec beaucoup d’enthousiasme. Il a réussi à dire le mot « maman », ce qui, chez nous, est beaucoup plus difficile à prononcer que le mot « papa » qu’il dit déjà.<br />Le beau temps est de retour à Oulan Bator et avec le soleil, le thermomètre est descendu. Il n’y a plus de neige en ville, mais les montagnes autour de la ville sont toujours bien blanches.<br />Le 18 mars, nous avons fêté la fête des hommes. Autrefois, à l’époque soviétique, cette fête portait le nom de « Fête des soldats de l’Armée Populaire ». Sous la démocratie, elle est devenue simplement la fête de tous les hommes.<br />Pendant cette journée, les femmes donnent des cadeaux aux hommes de leur entourage, préparent des surprises pour leur mari, pères, frères amis et collègues de travail. Tsogi et moi avons invités Bagui et des amis à une soirée karaoké. Nous avons chanté des chansons mongoles, surtout Bagui et Tsogi qui chantent très bien. J’ai terminé la journée à la maison avec ma mère pour préparer le repas pour les hommes de ma famille : mes deux frères sont venus chez nous pour la fête.<br />J’ai offert mon père deux billets pour un nouveau spectacle consacré à un ancien roi mongol. Ce spectacle est parmi les finalistes des meilleurs pièces de théâtre de 2007. Nous sommes à quelques jours du grand prix du « Tapis Rouge » qui désigne chaque année les meilleurs acteurs du show biz mongol.<br />On vous racontera bientôt le résulat ! A bientôt.<br />OyunaEspace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-52163677706502809492008-02-20T23:49:00.000-08:002008-02-21T00:31:11.687-08:00La lettre de Tsogi pour le Nouvel An<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R70uDDmXI6I/AAAAAAAABvU/V_jNuqkMJpk/s1600-h/tsogi_mongolie_blog.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R70uDDmXI6I/AAAAAAAABvU/V_jNuqkMJpk/s200/tsogi_mongolie_blog.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169338577331889058" border="0" /></a>Le nouvel An mongol appelé « Lune blanche » a eu lieu en Mongolie du 7 au 10 février dernier. C’est l’année du rat qui commence. J’ai préparé 500 buuz, une spécialité mongole, et une salade « Capitale » dans une grande casserole de <st1:metricconverter productid="5 litres" st="on">5 litres</st1:metricconverter>. Ma mère est partie cette année dans la province du Khentii dans le nord du pays chez son frère. Ils préfèrent passer le début de l’année du Rat ensemble. Ma mère a préparé petit à petit 1200 buuz. <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal">Le 7 février, j’ai nettoyé toute la maison dans les moindres recoins, comme toutes les familles mongoles. C’est la tradition qui veut que toutes les saletés et les mauvaises choses doivent partir avant le nouvel an. On prend même une douche pour se débarrasser de la saleté du corps. On commence le premier jour à manger vers 18h. On mange vraiment beaucoup ! C’est le signe d’une vie aisée et heureuse pour la nouvelle année, pour monter qu’on ne va pas manquer de nourriture et de vêtement. Chaque famille passe cette soirée à la maison.</p> <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R702mDmXI9I/AAAAAAAABvs/2GzfL1FWVQg/s1600-h/IMG_0759.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R702mDmXI9I/AAAAAAAABvs/2GzfL1FWVQg/s200/IMG_0759.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169347974720332754" border="0" /></a>Le 2<sup>ème</sup> jour, le 8 février, nous nous sommes réveillés très tôt, avant le lever du soleil et j’ai commencé à bouillir le thé au lait salé que j’avais préparé moi-même et j’en ai servi à mes enfants et mon mari. On a ensuite choisi une direction pur notre première marche du nouvel an. C’est un symbole qui permet de trouver la bonne direction dans la vie à l’aide de l’enseignement des lamas. Chaque personne a sa direction. J’ai ensuite appelé ma mère et mon oncle pour les saluer en premier. Puis avec ma famille nous sommes allés rendre visite à mon beau-père. Voici la photo prise chez les parents de mon mari Bagi. C’était un plaisir de porter les vêtements traditionnels, les deels, pour cette journée. Nous aimons beaucoup voir les Mongols porter le deel.</p> <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal">Le 3<sup>ème</sup> jour, Bagi et Tenggis sont montés à l’ovoo « Khiimor », qui signifie « chance » en mongol. Les femmes ne peuvent pas aller là-bas, parce que c’est pour les hommes qui ont un rôle important et des grandes responsabilités familiales. Selon l’ancienne coutu<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R702ZzmXI8I/AAAAAAAABvk/zIxjqZCHVEU/s1600-h/pelerinage.jpg"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R702ZzmXI8I/AAAAAAAABvk/zIxjqZCHVEU/s200/pelerinage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169347764266935234" border="0" /></a>me, les hommes doivent nourrir leur famille et être respectueux parce qu’ils font leurs vœux à l’ovoo. Je t’envoie aussi une photo de cette cérémonie si ça t’intéresse et aussi parce que tu es un homme et mon ami.</p> <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal">Pendant la fête de la lune blanche, les jeunes montrent du respect pour les plus âgés. Ils parlent de toutes les choses positives de l’année passée et les jeunes écoutent leurs paroles.</p> <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal">Vielles paroles, sages paroles.</p> <p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal">Tsogi</p>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-6850716673067265312008-02-04T23:28:00.000-08:002008-02-04T23:32:21.696-08:00Tsagaan Sar, le Nouvel An mongol<span style="font-family:arial;font-size:100%;">Cette année, le nouvel an mongol tombe le 7 février.</span> <p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"><span style="font-size:100%;">Le nouvel an mongol est une importante fête traditionnelle avec des racines profondément populaires, à l’origine très éloignée du bouddhisme.<o:p></o:p><br /><br />Autrefois, le début de l’année mongole avait lieu avec l’équinoxe d’automne, avant l’hivernage des troupeaux. Les animaux donnant alors moins de lait, on se mettait à consommer du fromage blanc. Ainsi, le « mois blanc » ou « lune blanche » peut être compris comme le mois du fromage blanc. Mais plus tard, le Khan Kubilaï transféra cette fête au début de l’année lunaire en faisant une fête de la fin de l’hiver et du début du printemps. </span></p> <p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"><span style="font-size:100%;">Tsagaan Sar signifie « mois blanc » ou « lune blanche ». En Mongolie, la couleur blanche est le symbole de la pureté et <st1:personname productid="de tout ce" st="on">de tout ce</st1:personname> qui est bénéfique. C’est aussi évidemment la couleur de tous les produits la</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R6gQ6Lrh_gI/AAAAAAAABuU/mE94KRianNo/s1600-h/nouvel_an_mongol.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R6gQ6Lrh_gI/AAAAAAAABuU/mE94KRianNo/s400/nouvel_an_mongol.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163395564534103554" border="0" /></a><span style="font-size:100%;">itiers consommés en abondance par les Mongols.</span></p> <p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"><span style="font-size:100%;">Cette fête très ancienne et très populaire a obligé le pouvoir religieux à l’intégrer dans son propre système. Ainsi, les lamas l’on transformée en fête religieuse. </span></p> <p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"><span style="font-size:100%;">Un peu comme Noël chez nous, la fête prend deux formes distinctes : une religieuse (bouddhiste) et une populaire. </span></p> <p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"><span style="font-size:100%;">Aujourd’hui, le nouvel an lunaire donne lieu en Mongolie à des festivités très semblables à celles que nous connaissons dans nos pays pour le Nouvel An solaire (31 décembre). Autrefois, on célébrait ce jour là tous les anniversaires. C’est la seule fête mongole qui ait lieu en hiver, sous la yourte, dont on apprécie la tiédeur et le confort. A l’époque moderne, quel que soit leur date de naissance, tous les Mongols se rajoutent un an au moment du Tsaagan Sar et font de même pour leurs têtes de bétail.</span></p> <span style=";font-family:";font-size:12;" ><span style="font-family: arial;font-size:100%;" >Plusieurs jours à l’avance, les femmes préparent les aliments blancs, ainsi que les milliers de « buzz », ces succulents raviolis de viande mongols, des galettes et des confiseries. Pour la fête elle-même, chacun met son<span style=""> </span>plus beau « deel » de soie, doublé de fourrure d’agneau, offre des « khadag » (écharpes aux couleurs bouddhistes) aux anciens, invite la famille et les amis et offre de petits cadeaux. On joue de la musique, on chante, on raconte et on mange beaucoup...</span><br /></span>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-13938816422147037142008-01-07T23:27:00.000-08:002008-01-07T23:43:25.869-08:00La lettre de Oyuna d'Oulan Bator<img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5153007989775045186" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R4MpdwNKkkI/AAAAAAAABno/FXyVSAtoEpc/s200/oyuna_mongolie.jpg" border="0" />C’est presque un honneur que d’écrire la première lettre de l’année !<br /><div><br />Savais-tu que les mongols célèbrent deux fêtes du nouvel an ? Le Nouvel An du calendrier occidental est l’une des fêtes les plus importantes pour nous. Entre le 10 et 30 décembre c’est la fête dans toutes les entreprises, les universités et les écoles. On organise des soirées dans les grandes salles et dans des restaurants bien décorés. Les gens qui arrivent à la fête, se mettent sur leur 31. Ils sont vraiment élégants. Les femmes soigneusement maquillées. On mange, on chante, on danse, on récompense les gens qui ont travaillés et étudiés mieux que les autres pendant l’année écoulée. Des chanteurs, des danseurs, des artistes et comédiens participent à la fête pour offrir la joie à tous les invités. Mais c’est très très cher. Surtout les chanteurs très connus et célèbres en Mongolie, qui demandent entre 500 et 1000$ pour une seule chanson.<br />A la maison tout le monde décore le sapin, surtout pour les enfants. Les grands eux, mettent de l’argent sur le sapin lorsque les invités arrivent. Et quand on le démonte, tous les enfants de la maison se partagent cet argent. </div><br /><div><br />Comme tu le sais, j’habite chez mes parents avec mes deux enfants et mon mari. Le 31décembre toute la journée, j’ai préparé le repas de fête du soir. Parce que tous mes frères et sœurs avec leurs maris, femmes et enfants sont venus chez leurs parents avec les cadeaux. C’est la coutume. J’ai préparé de la salade de choux, de pomme de terre et de différents légumes, et bien sûr des « bouzs », nos raviolis mongols comme plat principal. En fait, nous préparons ces raviolis surtout pour la fête du Nouvel An mongol (qui coïncide avec le Nouvel An chinois). Pour cette fête, on prépare plus de mille bouzs. Pour le 31 décembre j’en ai fait une soixantaine. Vers 20 heures tout le monde est arrivé. Autour de la table nous avons mangé et parlé et regardé les émissions de la fête à la télévision. Comme chez les Russes, nous avons invité le Père Noël (qui s’appelle chez nous le Grand-Père Hiver) habillé en blanc avec sa barbe blanche. Il est passé chez nous et a donné des cadeaux aux enfants. Les petits ont chanté et dansé pour le Père Noël.<br />Quelques minutes avant minuit, le présidant mongol prononce son allocution de salutation pour Nouvel An au le peuple mongol. Dès qu’il a fini de parler, sonnent les 12 coups, tout le monde débouche le champagne et se félicite. Les majorités des familles mongoles célèbrent Nouvel An comme ça.</div><br /><div><br />A tous, je vous souhaite une très belle année 2008 plein de joie.<br /></div><br /><div>Oyunaa.</div>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-88132112815932280872007-12-27T10:53:00.000-08:002007-12-29T09:57:33.747-08:00La lettre de Tsogi de Mongolie<div><div><a href="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3P1IQNKj9I/AAAAAAAABiw/sQE5OilTJnM/s1600-h/tsogi_mongolie_blog.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148728321152552914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3P1IQNKj9I/AAAAAAAABiw/sQE5OilTJnM/s200/tsogi_mongolie_blog.jpg" border="0" /></a>Le temps passe vite et nous arrivons déjà à la fin de l'année 2007. Mon dernier fils Thomas aura bientôt 1 an, son anniversaire est le 3 janvier, tu t’en souviens puisque tu étais là l’année dernière. Il a déjà 6 dents et 2 autres pointent. <a href="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKGgNKkII/AAAAAAAABkI/dMffR1dCZnA/s1600-h/famille_tsogi.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149455068273741954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKGgNKkII/AAAAAAAABkI/dMffR1dCZnA/s200/famille_tsogi.jpg" border="0" /></a><br />2007 a été une année bénie des Dieux pour moi. Thomas est mon troisième fils. Selon la tradition mongole, je suis devenue une « <em>Darkhan ber</em> ». Ce qui veut dire: « Une belle fille immunité ». Une belle fille qui a eu ses propres 3 garçons sans avoir les filles entre les garçons est considérée comme une « belle fille immunité » par ses beaux parents.<br />Dès la naissance du troisième garçon, la belle fille peut s’’asseoir au même niveau que le beau père et peut participer aux affaires de la famille. Elle a son mot à <a href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKOwNKkJI/AAAAAAAABkQ/1Z9Vrr71DPg/s1600-h/famille_tsogi_2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149455210007662738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKOwNKkJI/AAAAAAAABkQ/1Z9Vrr71DPg/s200/famille_tsogi_2.jpg" border="0" /></a>dire et est désormais entendue et respectée. Personne n’a le droit de la mettre à la porte puisqu’elle est la mère de trois garçons qui sont les héritiers de la famille.<br />En Mongolie, on dit qu’une femme qui a eu un seul enfant ne doit pas être considérée. Si elle a deux enfants, alors considérer la comme un enfant mais si elle a trois enfants, il faut considérer qu’elle a deux enfants. Je pense personnellement la même chose. Comme les autres mongols, je préfère les chiffres impairs. La vie commence heureuse, s’ench<a href="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKagNKkKI/AAAAAAAABkY/YHZiF6-DYmA/s1600-h/tsogi_famille.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149455411871125666" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R3aKagNKkKI/AAAAAAAABkY/YHZiF6-DYmA/s200/tsogi_famille.jpg" border="0" /></a>aîne avec de la souffrance et fini toujours dans le bonheur, n’est-ce pas ? J’aimerais bien être à la hauteur de ce proverbe mongol :<br /><em>« Femme prudente, intelligente et bien sage<br />Est l’ornement du ménage ».</em><br />Ce matin, il a neigé. Tout le monde est très content, d’autant plus que c’est la première réelle neige de l’année. Mais aujourd’hui, la nature est magnifique. Un vrai paysage de Nouvel an.<br /><br /><strong>Je vous souhaite à tous une Bonne Année et plein de bonheur de tout mon cœur!</strong><br /><br /><div>Tsogi</div></div></div>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-7291594110539456822007-12-23T01:33:00.000-08:002007-12-23T01:35:12.976-08:00Découvrez la Mongolie avec Bruno Solo jeudi 28 décembre France 2 à 20h50Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-66679054339266513332007-12-14T00:31:00.000-08:002007-12-14T00:36:48.665-08:00Pollution à Oulan Bator<div><a href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R2JAjwNKisI/AAAAAAAABUg/QPecgnlUUOU/s1600-h/oyuna_mongolie.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143744707390245570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R2JAjwNKisI/AAAAAAAABUg/QPecgnlUUOU/s200/oyuna_mongolie.jpg" border="0" /></a>C’est vrai que je n’ai pas donné de nouvelles depuis longtemps. Ma famille et moi allons très bien. Pour l’instant, je m’occupe surtout de ma famille. Ma fille ainée va à l’école, elle est en deuxième année secondaire. Mon fils, le petit dernier, vient de subir sa deuxième opération de l’intestin qui s’est bien passée. Il doit seulement faire très attention à ce qu’il mange : ni trop, ni trop gras, ni trop froid… il faut donc le nourrir plusieurs fois par jour petit à petit car son intestin est maintenant très très court. Pauvre chou à 1 an et 10 mois… Mais en Mongolie, il y a beaucoup d’enfants qui doivent faire cette opération de l’intestin. Heureusement, les médecins mongols sont bien expérimentés pour cette opération.<br /><br />Ces derniers temps, il ne fait pas très froid en Mongolie. L’hiver peine à venir, la neige aussi. Seules les montagnes autour de la ville et à la campagne sont couvertes de neige. C’est pour cela que nous sommes allés en famille le week-end dernier respirer l’air frais de la campagne à environ 20 km d’Oulan Bator. Quel joie et quel plaisir ! Les paysages sont très jolis et mes enfants étaient très contents de pouvoir jouer avec la neige.<br /><br />Malheureusement, il y a beaucoup de pollution en hiver à Oulan Bator à cause des yourtes situées autour de la ville qui utilisent du charbon pour chauffer le poêle. Mais l’usine de la centrale électrique crache aussi sa fumée noire, sans parler de toutes les voitures… Tout autour de ma maison, l’air est difficilement respirable, parce que nous sommes tout près du quartier de yourtes. Surtout le matin et le soir, l’air fait tousser car il sent très fort le charbon.<br /><br />Un grand bonjour à tous de ma part et à bientôt,<br /><br />Oyuna</div>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-33445795018935018992007-11-30T05:53:00.000-08:002007-11-30T06:06:31.058-08:00La lettre de Tsogi de Mongolie<div><div><div><div><a href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AYwmEd8vI/AAAAAAAABLA/l-9crmWl-vI/s1600-R/tsogi_mongolie_blog.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138634397961810674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AYwmEd8vI/AAAAAAAABLA/YSurRQvvEqE/s200/tsogi_mongolie_blog.jpg" border="0" /></a>Bonjour Très Cher ami,<br /><br />Le temps passe beaucoup trop vite. C’est déjà la fin de l’année. Encore un an de plus. Nos enfants grandissent. Mes fils Bulaka et Tenggis vont maintenant tous les jours à l’école. En Mongolie, les enfants doivent aller à l’école de 7 à 17 ans. Le plus grand, Bulaka, aura bientôt 12 ans et le programme scolaire est vraiment exigeant. <a href="http://bp3.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AXFGEd8uI/AAAAAAAABK4/4QkaF-z_WYc/s1600-R/mongolie_enfant.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138632551125873378" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AXFGEd8uI/AAAAAAAABK4/rMJVE3tHEuE/s200/mongolie_enfant.jpg" border="0" /></a>Les deux grands ont beaucoup de devoirs tous les jours. Tenggis, le plus jeune est en 1ere classe. Il y va tous les jours de 13h30 à 17h30. Il rentre toujours affamé, et il mange donc juste à son retour d’école et ensuite, il faut faire les devoirs de mathématique. C’est pas facile et souvent, il faut travailler avec lui jusqu’à minuit pour qu’il finisse tout. Tenggis se réveille alors à 10h le matin et il fait ses devoirs de langue mongole jusqu’à 13h avant de partir à nouveau pour l’école. Il attend avec impatience les week-ends pour pouvoir jouer un peu.<br /><br />La semaine dernière, c’était la fête de l’Alphabet qui est célébrée chaque année en Mongolie. Le <a href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AW7mEd8tI/AAAAAAAABKw/0xNa9xhVuSI/s1600-R/mongolie_3.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138632387917116114" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AW7mEd8tI/AAAAAAAABKw/4lpNZ5KIvCs/s200/mongolie_3.jpg" border="0" /></a>but de cette fête et d’apprendre à lire aux enfants. Ainsi, chaque enfant devient une lettre. Mon fils est devenu la lettre «3 » Z, dans l’alphabet cyrillique mongole. Tu sais bien qu’il y a deux écriture différentes en Mongolie, l’alphabet cyrillique et l’ancienne écriture uïgur. Evidemment, mes enfants apprennent l’écriture cyrillique moderne. Pour cette fête, c<a href="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AW0mEd8sI/AAAAAAAABKo/a-Ux1o9C6i8/s1600-R/mongolie_2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138632267658031810" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_g98Z2V5cVqU/R1AW0mEd8sI/AAAAAAAABKo/_FD50jbiR5o/s200/mongolie_2.jpg" border="0" /></a>haque enfant se prépare avec application. Ils apprennent par cœur une longue poésie et des chansons. Samedi dernier, mon mari et moi sommes allés à la fête avec les autres parents et nous avons donné un joli cadeau à notre fils. J’étais fière et heureuse d’être sa mère ! Voilà une histoire à raconter aux enfants qui t’entourent. Ca les intéressera sûrement de connaître la vie en Mongolie.<br />Je t’embrasse<br />Tsogi</div></div></div></div>Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-77847095781590398622007-11-21T11:42:00.000-08:002007-11-25T04:59:55.586-08:00De l'argent, et très viteJe ne pouvais pas ne pas m’intéresser à cette ruée sur l’argent que connaît la Mongolie moderne. Ainsi, c’est dans un bistrot récemment ouvert « la propriétaire a emprunté de l’argent pour l’ouvrir, mais aujourd’hui ça marche » que je rencontre Thaira, homme d’affaire d’une quarantaine d’année qui revient de deux jours de chasse au loup. «Je n’ai pas réussi à en tirer un seul, ces animaux sont très malins et avec nos gros 4x4, il nous entendent arriver de loin ». Nous échangeons quelques points de vue sur le tourisme de la chasse, permettant aux occidentaux de venir chasser en Mongolie hors des réglementations qu’ils jugent trop sévères des pays europeéens… Thaira est de mon avis et partage l’idée que les seuls habilités à faire la chasse en Mongolie sont les Mongols eux-mêmes. « Mais avec l’argent, tout est possible », réaffirme Thaira.<br /><strong>Recherche investisseur</strong><br />Ingénieur, spécialiste de la construction de bâtiment, il cherche un investisseur « pour juste 200'000 dollars » pour terminer son bâtiment de 8 étages au centre ville, juste à côté du café restaurant Brauhaus. «J’ai bien reçu un crédit de la banque, mais il est trop cher. L’idéal serait de trouver quelqu’un qui puisse me prêter l’argent et me permettre de le finir avant l’été.». Je ne souhaite pas vendre ce bâtiment, mais le garder dans mon patrimoine et le faire fructifier ». Comment ? « En ouvrant un bon restaurant et en le transformant en hôtel », répond Thaira. Et vous connaissez le domaine hôtelier ? « Non, mais je voudrais confier le management à d’autres ». Nous poursuivons notre discussion devant nos assiettes copieusement remplies. La discussion se développe dans toutes sortes de comparaisons entre l’Occident et la Mongolie, comment tout est différent ici, comment il est facile de devenir riche en peu de temps, etc. Ses deux portables ont sonnés au moins 7 fois pendant notre discussion. Poli, calme et à priori sincère, Thaira construit plus vite qu’il ne planifie. « Ca ira très vite pour terminer le bâtiment, encore plus vite pour préparer le restaurant », tente-t-il de me convaincre. « On fera moitié moitié sur les revenus, en toute transparence et surtout sans coup bas ». J’ai beau lui expliquer que je n’ai pas cet argent et que cela ne m’intéresse pas beaucoup, il insiste : « Tu connais peut-être quelqu’un qui pourrait investir ? »<br /><strong>Rêves et espoirs</strong><br />On se sépare à la fin du repas, il a un rendez-vous important. La discussion se poursuit avec Tsogi, mon interprète et amie mongole que j’ai rencontré en Suisse lorsqu’elle y vivait avec son mari et ses deux enfants. Son retour en Mongolie n’est pas facile : difficulté de gagner sa vie honnêtement (dans les deux sens du terme), manque d’argent, sollicitation de toutes parts pour commencer un business…. «J’ai des dizaines de rêves en tête, raconte Tsogi, mais il me manque toujours de l’argent, mais ce qu’il manque le plus, c’est le sens du service et de la qualité, c’est ce que j’essaie de faire avec le tourisme et mon occupation dans une agence de voyage». Il y a une dizaine d’année, fraîchement mariés, Tsogi et son mari vendent leur appartement et tous leurs biens pour se payer le voyage en Europe francophone et y trouver du travail. Naïfs et sans expériences, ils paient très chers leur rêve et tombent entre les mains de passeurs qui vont leur confisquer passeport en France, sans possibilité de retour. «C’était le cauchemar, je ne savais pas comment m’en sortir, j’ai beaucoup pleuré ». Que retient-elle de son séjour de 4 ans en Suisse ? «Il faut que les jeunes mongols fassent leurs expériences et un séjour en Europe est une belle leçon de vie. J’y ai vécu assez de temps pour me rendre compte que même si tout se passait très bien et que nous vivions bien, j’étais toujours considérée comme une étrangère. J’avais le mal du pays, ma famille me manquait et c’est d’un commun accord avec mon mari que nous avons décidé de revenir en Mongolie. Maintenant je sais que c’est dans mon pays que je veux vivre et dont je souhaite participer au développement ».Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-56423396016253603662007-11-21T11:37:00.000-08:002007-11-21T11:45:31.737-08:00Quelques réponsesMerci pour votre témoignage. Vous avez vraiment un projet exceptionnel qui ne peut que vous apporter, même si les difficultés ne vont pas manquer. Je ne suis pas un spécialiste, encore moins un conseiller. Je vis les choses avec les gens, au fil de mes rencontres depuis plus de six ans en Mongolie avec des amitiés fortes avec ce peuple unique. Plus les années passent, moins je suis certain de comprendre. Enormément d’attitudes, de comportement me surprennent encore. C’est donc très humblement, plus avec le cœur qu’avec la tête que je vais vous donner quelques éléments.1. Le peuple mongol est en principe très pacifique. Non, une révolution ne se prépare pas, encore moins une guerre civile. Mais les grandes disparités entre riches et pauvres dans les villes produit une misère sociale qui génère ce que nous connaissons dans nos grandes villes occidentales : alcoolisme, violences… mais cela reste valable uniquement dans certains quartiers et à certaines heures. Je ne connais encore personne qui ai été agressé dans ce cadre (les pick-pockets par contre sont légions à Oulan Bator et dans les marchés). Je suis foncièrement optimiste : la jeunesse est souvent bien éduquée, ouverte, et possède un immense potentiel. Le développement est fulgurant. Si l’équilibre entre tradition et modernité se poursuit, la Mongolie restera l’un des plus merveilleux pays du monde. Je ne vois pas de dangers politiques particuliers.2. Le froid est toujours relatif. Un équipement adéquat permet de l’affronter sans problème particuliers. Les habitants de la steppe savent comment s’en protéger. Dans la yourte, il fait toujours chaud tant que vous avez du combustible (bouze, crottin ou bois). Vivre avec la nature peut-être un choix. Souvent, les citadins mongols retournent à la campagne où ils se sentent mieux dans leur immensité. A votre place, pour assurer la réussite de votre implantation, je me laisserait adopter par une famille nomade pour partager leur savoir. Cela veut dire travailler pour eux pour apprendre. La grande difficulté est d’avoir les bons réflexes. Les nomades mongols (surtout les anciens) ont un savoir traditionnel qu’aucun stage ni livre ne pourra jamais vous donner. Pour savoir comment affronter le froid, soigner le bétail, le préparer pour l’hiver, réparer la yourte, préparer le feutre, cuisiner, préparer la viande, le fromage etc. Comment choisir son bétail ? Comment évaluer son état de santé ?… cela conduit directement au point trois…3. De nombreux mongols sont retournés ces dernières années dans la campagne pour retrouver leurs racines mais aussi pour s’enrichir, le bétail étant « facile » à rentabiliser avec les naissances. Les grandes pertes des Zuud sont en grandes parties dues au fait que les réflexes ont été perdus. Il ne suffit pas d’avoir un grand troupeau pour être riche. Il faut préparer l’hiver avec précaution, amasser suffisamment de fourrage (ce que faisaient très très bien les organisateurs de l’agriculture planifiée) pour permettre aux bêtes de trouver de la nourriture même si la neige dépasse les 15 cm. Evidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais mes rencontres avec les nomades me laisse l’impression que les « anciens » sont mieux à même de surmonter ce genre de catastrophe naturelle que les « nouveaux », plein de bonne volonté mais qui manquent de savoir faire. Après, la nature est ce qu’elle est et il faut faire avec. Perdre tout du jour au lendemain est une réalité dans ces régions. Comme chez nous d’ailleurs, même si nous voulons nous assurer contre tout.Il faudrait des heures pour aborder toutes ces questions… si importantes et passionnantes. Peut-être que d’autres ont des opinions différentes ? Je pense qu’il y a vraiment matière à discussions. voici l'adresse email du Père Serge Patrick de la Cathédrale St Pierre et Paul d'Oulan Bator sergepatrico@yahoo.com qui peut également certainement vous aider à votre arrivée.Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-41435738741844617242007-11-21T11:35:00.000-08:002007-11-21T11:36:48.115-08:00Religion et réflexionTiens, ce matin il n’y a que de l’eau bouillante au robinet. C’est l’enfer dans le premier sens du terme. L’eau glacée, passe encore. On peut au moins se laver le visage, mais de l’eau bouillante ! La seule technique un peu acceptable est celle de mouiller une serviette et de la laisser refroidir… je vous laisse imaginer.<br />Depuis notre arrivée, il n’y a pas eu un seul nuage et la température sous le soleil éblouissant est plutôt confortable bien que largement en dessous de zéro.<br /><strong>Ironie de l’histoire</strong><br />La Mongolie a longtemps été un pays complètement fermé au monde extérieur. Il en allait de même à l’époque de Gengis Khan. La Mongolie, c’est vraiment l’autre bout du monde, l’ailleurs tel que beaucoup de monde le fantasme.<br />La rencontre d’aujourd’hui serait complètement anecdotique si elle ne faisait pas écho à l’Histoire avec un grand H. En 1253, un certain français de Flandre, William de Roubrouk, missionnaire catholique, visite la Mongolie à la recherche de croyants faits prisonniers par les Mongols. Marco Polo n’est pas encore revenu de son voyage en Chine. De sorte que William de Roubrouk est aussi l’un des tout premiers à rapporter un témoignage très vivant de la vie de cette civilisation qu’il a beaucoup apprécié. Il raconte même qu’il n’avait plus envie de retourner en Europe… ces mémoires sont publiées en français et se trouvent dans les grandes bibliothèques.<br />En rencontrant Serge Patrick, prêtre camerounais responsable de la cathédrale en forme de yourte d’Oulan Bator, je n’ai pas pu m’empêcher de tirer un parallèle avec les récits de Roubrouk. La ressemblance va même jusqu’à la pointe non négligeable d’accent belge de cet homme africain à la carrure de basketteur. Avec la fin de la guerre froide et la faillite soviétique, le pays frère mongol s’est retrouvé livré à lui-même. Depuis environ 15 ans, les religions occidentales se sont engouffrées dans le vide moral laissé par l’échec de l’espoir communiste. Pour le meilleur et pour le pire. «Je suis très sensible à la manière dont se passe le baptême des croyants mongols en Jesus Christ, souligne d’emblée Serge Partick. En tant que camerounais, je ne connais que trop bien les errements de l’église pendant la colonisation de l’Afrique. Ici, nous procédons avec beaucoup de retenue et de respect ».<br />Arrivé il y a 5 ans, Serge Patrick s’est beaucoup investi : il a d’abord appris la langue puis s’est associé avec les autorités pour aider la population. «J’ai été très frappé par l’absence totale de racisme de la société mongole. Un accueil d’une exceptionnelle générosité et d’une grande ouverture comme je n’ai jamais rencontré au cours de ma vie ». Serge Patrick se plait tellement à Oulan Bator qu’il parle la Mongolie comme de son pays. Son récit est émaillé de « dans notre Mongolie, dans notre pays ». « C’est vrai que cela peut paraître prétentieux, mais je le vis vraiment comme cela, même si je reste évidemment un étranger, raconte le prêtre. J’ai même expliqué à mes parents qu’ils avaient une sérieuse concurrence de la part de mongols pour la place qu’ils occupent dans mon cœur ».<br />De son premier hiver, il en garde un souvenir mitigé. « Je n’avais pas trop d’inquiétudes avant de partir pour la Mongolie en pensant que je pourrais me procurer le nécessaire sur place. Mais c’était sans penser à ma taille : je n’ai pas trouvé de manteau ni de chaussure susceptible de me protéger. J’ai dû alors faire venir des vêtements depuis l’Europe ».<br /><strong>La Mongolie à la croisée des chemins</strong><br />Lorsqu’il parle de la Mongolie, Serge Patrick le fait avec une réelle passion. Pourtant, on sent naître une inquiétude : «Aujourd’hui, la Mongolie se trouve devant un défi très important. L’arrivée de l’argent roi est en train de tuer l’âme unique et exceptionnelle de ce pays. Je ne compte plus les jeunes mongols prêt à absolument tout pour devenir riche ». A tel point que le prêtre me raconte que certains jeunes sont convaincus qu’en se baptisant catholiques, ils auront accès à un nouveau réseau et ainsi pouvoir épouser de riches occidentaux.<br />« La Mongolie jouit d’une culture unique, faite de chaleur humaine, de sens de la famille et d’entraide. Mais cela est en train de se perdre. Ouverts et généreux, les jeunes mongols sont convaincus que tout ce qui vient de l’occident est parfait. Il m’arrive souvent de les mettre en garde sur les dangers que représente la société de consommation hypercapitaliste. Avant l’ouverture et l’arrivée des étrangers, on ne connaissait pas la drogue ni la violence dans le rues. La corruption se développe dans le cadre de l’argent roi. Avec des dollars, on peut absolument tout faire : acheter un visa pour l’étranger ou se payer un poste important ».<br />Finalement, le message que le missionnaire catholique amoureux de la Mongolie apporte n’est pas tellement différent de celui communiqué par les lamas bouddhistes : garder une morale (ou une éthique comme vous le préférez) pour que le pays reste ce qu’il est. «Il faut expliquer aux Mongols que l’argent ne fait pas le bonheur et que plus on en a, plus il faut avoir une très haute morale pour ne pas en abuser ».Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-85509050215152407862007-11-21T11:34:00.000-08:002007-11-21T11:35:33.248-08:00Anarchie architecturale en MongolieLa Mongolie connaît aussi ses héros. C’est un peu le cas de Luvsandorj Ganjuurjav, l’un des plus célèbres architectes que connaît le pays. Aujourd’hui âgé de 70 ans, il vit en reclus. «Je ne sors plus qu’une ou deux fois par semaine, raconte Luvsandorj Ganjuurjav du fond de son fauteuil. Son appartement est douillet mais simple. Hormis les médailles et diplôme qui ornent ses murs, rien ne permettrait de dire qu’il abrite l’une des grandes célébrités du pays. Du fond de son fauteuil, le plus connu des architectes mongols poursuit «le problème est que je connais trop de monde et tous veulent m’inviter à boire un verre et je ne le peux plus ». Est-ce la seule raison qui le retient à la maison ? Au fil de la discussion, cette première motivation en laissera pointer une autre, beaucoup plus amère. «Je n’aime plus la ville, elle se développe dans l’anarchie la plus complète, poursuit celui qui, il y a 30 ans, a largement participé à la planification urbaine de la capitale mongole. Le boom immobilier d’Oulan Bator donne naissance à une diversité architecturale impressionnante. A côté des bâtiments historiques de la ville se dressent des tours de verre de 15 ou 20 étages. Chaque espace vide au centre ville donne naissance à un édifice aux formes très diverses. Anarchie et argent roi «Il n’y a aucune discipline, c’est le monde de l’argent roi, tempête l’architecte le plus célèbre de Mongolie. On construit tout n’importe comment. Je n’appelle pas cela de l’architecture, encore moins de l’architecture mongo le. Plus personne n’a besoin de moi aujourd’hui. Lorsque je discute avec un homme d’affaire, c’est lui qui se prend pour l’architecte et il ne m’écoute pas ». C’est vrai que la société mongole a énormément changé ces 15 dernières années, depuis la « démocratisation ». Luvsandorj Ganjuurjav n’apprécie-t-il pas cette nouvelle liberté ? « Ce n’est pas de la liberté, c’est du n’importe quoi ». Au fil de notre échange, il s’anime et livre toujours davantage le fond de sa pensée. « Pourquoi construire tous ces grands bâtiments au centre ville alors que nous en Mongolie, nous avons de la place sans limite ? C’est totalement illogique. La Mongolie perd son âme avec ces nouveaux bâtiments au look occidental. Il nous faut une architecture mongole. Pas européenne. » Vision pessimiste «A force de continuer comme cela, nous allons tous finir par devoir retourner vivre sous la yourte », continue le vieil homme. Pourquoi ? « On construit tout en surface, au propre comme au figuré et personne ne s’inquiète de ce qu’il y a dessous ». Selon Luvsadorj Ganjuurjav, la ville va au devant d’une vraie catastrophe : pénurie d’eau, pannes de chauffage, absence d’électricité et… tremblement de terre. Avec la faillite du système socialiste, l’entretien des infrastructures a été complètement négligé et le développement fulgurant de ces dernières années annonce une série de problèmes très sérieux. «Et vous pensez que les businessmen s’en préoccupent ? Pas du tout, s’ils peuvent voler l’eau ou le courant à leur voisin ils le font », explique l’architecte à la retraite. Et il poursuit dans sa vision pessimiste : un jour, le grand « state departement store » va s’écrouler. Le matériel utilisé pour la construction n’était pas de très bonne qualité et il est très mal entretenu. Il en va de même pour tous les autres bâtiments élevés de la ville, même les plus modernes. Nous avons eu un tremblement de terre à la fin des années soixante de plus de 7 sur l’échelle de richter. Les constructions modernes ne respectent aucune norme sismique ». Ancré dans le présent Il ne cache pas ses regrets pour le passé mais conserve un pointe d’humour, très éloignée du cynisme qui pourrait le ronger. Il me parle du Corbusier, énumère longuement toutes les constructions qu’il a dirigé au centre ville (plus de 80 au total, du bâtiment du gouvernement au Palais de la jeunesse, le musée Lénine (aujourd’hui le musée d’historie de la Mongolie), le bâtiment central de la Banque mongole de commerce et de développement, etc, etc. Pourtant, même s’il se considère comme un homme du passé, il vit bien ancré dans le présent. Avec son épouse, ingénieur en bâtiment, il s’occupe toute la journée de trois de leurs petits enfants âgés de 2, 9 et 14 ans. Nous partageons une tasse de thé, échangeons encore quelques idées sur la qualité de construction de son appartement et du bâtiment qui l’abrite «qui devrait, selon les autorités supporter un tremblement de terre. Mais les expériences en Ouzbékistan montrent que ce type de bâtiment (ils sont tous pareils dans toute la zone de l’ex URSS) s’écroulent comme un château de carte. Mais je ne serais probablement plus là pour le voir ».Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-48809040050657115962007-11-21T11:33:00.000-08:002007-11-21T11:47:52.982-08:00Leçon de chant khomi chez le maîtreCe matin, le soleil pointe à peine à travers le brouillard. Une forte odeur de charbon et de bois brûlé flotte dans la ville et le smog semble bien installé. Le vent s’est arrêté et l’air stagne même si le froid reste suffisamment piquant. C’est aussi aujourd’hui que je suis mon premier cours de langue mongole. Pas trop difficile pour le moment car le russe m’aide beaucoup pour déchiffrer les lettres, même si certaines se prononcent un peu différemment. C’est vraiment très motivant de pouvoir commencer à communiquer directement avec les gens, même si c’est pour rester à la base de la communication au bonjour-merci-c’est-gentil-au-revoir.<br /><strong>Mystères du chant khomi</strong><br />Aujourd’hui, Tsogi et moi nous intéressons au chant khomi, le célèbre chant guttural mongol. La technique à la base de ses mélodies d’un autre monde reste encore un mystère pour moi. Pour commencer à découvrir cette richesse, nous avons pris rendez-vous avec le maître du khomi à l’université artistique d’Oulan Bator. Il nous reçoit en plein cours, fait sortir ses élèves et c’est assis devant un vieux piano droit qu’il me raconte de sa voix grave l’histoire de sa passion pour le khomi. Il le pratique depuis 40 ans mais son amour pour le chant mongol a commencé alors qu’il avait 5 ans. Il parle vraiment comme le professeur respectable et respecté qu’il est. Il réfléchi longuement avant de répondre à mes questions de néophyte, n’hésite pas à utiliser des métaphores et ne se laisse absolument pas démonter. Alors le khomi, qu’est-ce que c’est ? « C’est un moyen d’entrer en relation avec la nature, les oiseaux, les insectes » répond le professeur. Un peu étonné, je lui repose encore une fois la question. «Le khomi, c’est vraiment ça ! ». Bon, encore une fois j’ai beaucoup à apprendre. Mais je n’en saurais pas beaucoup plus sur la technique de chant qui s’enseigne par imitation « et par une bonne respiration ». Un son lourd, guttural et continu se double d’une mélodie de flûte. On peine à en croire ses oreilles lorsqu’on remarque que ces deux sons très différents sortent presque indépendamment de la même gorge…<br /><strong>Tradition et modernité</strong><br /> Le professeur à gardé trois jeunes hommes pour nous faire la démonstration. Le plus jeune s’asseye au piano et accompagne ses camarades avec une mélodie très émouvante. Pas nostalgiques pour deux sous, les étudiants parlent fièrement de leur technique, de la difficulté de l’apprendre, mais surtout de la magie de chanter. « Si vous apprenez le khomi, vous découvrirez un nouveau monde sans limite », me répond un étudiant de 19 ans, qui pratique le khomi depuis plus de 5 ans et dont l’objectif est de devenir un vrai professionnel. Cheveux long, jeans et baskets, c’est un jeune parfaitement contemporain. Plus triste : le professeur me raconte également qu’il a beaucoup voyagé dans le monde pour enseigner et présenter ce chant mongol. « A plusieurs reprise, raconte-t-il, les occidentaux ont tenté de récupérer ma technique pour parler à Jésus Christ ou à d’autres. Je ne suis pas d’accord. Le Khomi est un chant mongol, né dans la steppe et sur les pentes des monts Altaï. Il n’appartient à personne d’autre qu’au peuple mongol ». La leçon est claire et j’ai une nouvelle fois un peu honte d’appartenir à ce monde qui instrumentalise tout à son profit. J’avais presque envie de m’excuser pour eux… Je consacre la fin de l’après-midi à la découverte des nouveaux cafés d’Oulan Bator avec Tsogi et Andrey. C’est la grande mode des Irishs pub. Au moins de trois viennent d’ouvrir en ville. Une atmosphère typique d’un bar à whisky, bois sombre et coussins verts attire la jeunesse plus ou moins dorée d’Oulan Bator. Le plus intéressant est qu’à cette période de l’année, il n’y a pas de touriste. Les nombreux clients sont tous mongols et ils boivent du café, du thé ou un whisky. Tout ne va pas si mal en Mongolie ! La crevaison routinière Sur le chemin du retour en fin de soirée, nous avons de nouveau crevé. C’est presque la routine et nous optimisons à chaque fois le temps et la technique pour changer les roues. Ce n’est pas plus mal car cette fois aussi il faisait nuit noire. Demain, on pourra changer la roue les yeux fermés, même s’il fait jour !Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-26569535718750895022007-11-21T11:32:00.001-08:002007-11-21T11:46:51.439-08:00Un portemonnaie et un mystèreC’est sous un soleil resplendissant et par une température de -27 que je sors avec Bagy, mon hôte mongol, en direction du marché de pièces détachées automobiles. En ce dimanche matin, les rues sont encore vides et les échoppes containers du marché s’ouvrent peu à peu devant nos yeux. De jeunes adolescents aident les vendeurs à sortir leur pneus ou autres chambres à air. Bagy m’explique comment reconnaître le matériel chinois « pas cher mais de mauvaise qualité » du matériel japonais ou russe. Il ne veut pas mettre plus de 8'000 turgrik (7$) pour la chambre a air qu’il cherche pour sa grosse jeep japonaise. On négocie un peu sous le soleil glacial et finalement repartons avec 2 chambres à air pour 16'000 turigk. Content de son achat, Bagy nous balade un peu dans cet immense marché. Les vendeurs de voiture se la coulent douce moteur alumé, musique et chauffage enclenché. Seul un petit panneau « Zarna »à vendre indique qu’il n’est pas là que pour attendre…La chambre à air est replacée dans la roue crevée (par un jeune homme en maillot de corps sans manche alors que la température s’est à peine réchauffée à -23 me laisse songeur : soit il a trop bu de vodka Gengis Khan, soit il veut, même en plein hiver, épater la galerie avec ses biscotos.<br /><strong>Un portemonnaie et une photo</strong><br />Nous prenons la route sur 150 km en direction de l’ancienne capitale mongole Karakorum, à la rencontre d’une famille nomade éleveur. Loin des clichés de bon sauvage, Altnabazar, le maître de famille, grand-père de 70 ans à la retraite nous donne à tous une leçon de savoir vivre : Oui, il a vécu 30 en ville à Oulan Bator, mais arrivé à la retraite, il n’a pu résister à l’appel de la steppe « comme tous les mongols, j’ai cela dans le sang ». Il a donc embarqué femme et enfants pour retourner vivre sous la ger (yourte). « J’ai fais une sorte de compromis, m’explique-t-il en montrant la télévision et le décodeur satellite sur lequel sont portable est posé ». Le seul problème est que pour attraper le réseau, il doit monter au sommet de la montagne mais « ce n’est pas grave, je le fais presque tous les jours pour parler à mes enfants qui vivent en ville lorsque je sors le bétail ». Soudain, il se lève et va fébrilement fouiller dans son coffre-buffet au fond de la yourte et en revient avec un tout vieux porte-monnaie en toile à velcro. « Je l’ai trouvé ouvert dans la steppe un jour, raconte-t-il. Et cette découverte m’a causé beaucoup de souci ». Avec ses mots, Altnabazar sort une photo un peu déchirée d’un petit garçon blond et une carte d’identité française avec une poignée d’euros et surtout trois francs suisses ! « Ce petit garçon est un peu devenu le mien, et je voudrais que son image retrouve son papa. J’ai eu plusieurs touristes qui sont venus me voir cette année, mais je n’ai jamais été suffisamment convaincu pour le leur donné. Le jour est arrivé de le faire suivre si vous le pouvez à son propriétaire ». Ce ne devrait pas être trop difficile car la carte électorale du propriétaire s’y trouve avec toutes ses coordonnées. « Je ne serais complètement soulagé que lorsque j’aurais reçu une photo de ce petit garçon avec son papa », insiste Altnabazar. Je prends le porte-monnaie que sa femme a emballé dans un petit sachet en plastique, et comme une pièce à conviction, je le range dans mon sac à dos en espérant que le propriétaire répondra à la demande d’Altnabazar.<br /><strong>Retour mouvementé</strong><br />Sur le chemin du retour dans la nuit, la chambre à air achetée nous lâche. C’est la première fois que je change une roue dans le noir complet par -25 degrés et je ne sens plus mes doigts après avoir serré les boulons. Arrivés sain et sauf à la maison, nous nous couchons tous ensemble dans le petit appartement de Tsogi et Bagy avec Boulaka 11 ans et Tenggis (6ans) qu’ils partagent avec Zaya (la sœur de Tsogi), Dzorgo (le frère de Tsogi) sa femme et leur petit garçon de 6 mois. Avec Andrey et moi, cela fait 10 personnes dans un minuscule 2 pièces. En plus –et nous n’avons pas pu discuter- une pièce entière nous est donné pour la nuit, tous les autres partageant la même pièce… « C’est comme ça, vous êtes nos invités et cela ne se discute pas » explique Tsogi.Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-9553296000476578082007-11-21T11:31:00.001-08:002007-11-21T11:31:55.509-08:00Avion Pékin-Oulan BatorDans l’avion entre Pékin et Oulan Bator je noue conversation avec ma voisine, une charmante jeune mongole qui parle un très bon anglais. Au fil de la discussion, elle me raconte qu’elle revient de Pékin ou elle vient d’ouvrir un restaurant « Modern Nomad » à Pékin pour le compte de la chaîne de restaurant du même nom d’Oulan Bator. Ces derniers temps, les propriétaires ont ouvert presque un restaurant par mois. Ce développement fulgurant est le résultat d’un concept novateur qui allie cuisine traditionnelle mongole (viandes et laitages) et cuisine internationale. On partage notre passion pour l’accueil et la création d’entreprise. Soudain, elle m’assure qu’elle me connaît. « Si si, je me souviens très bien de toi. Tu es venu avec ton groupe dans notre restaurant à Oulan Bator. Nous avons tous été très surpris d’un guide européen qui parle un peu mongol. Tu avais un polo vert et surtout demandé que tous les clients soient assis à la même table et c’est toi qui regroupe l’argent pour les boissons à la fin du repas ». Pas doute, ce ne pouvait être que moi… Que le monde mongol est petit !Le plein d’idée businessA notre arrivée Tsogi et Bagy nous attendent. Immédiatement nous sommes enveloppés dans leur gentillesse et leur enthousiasme.Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-79961371565898282832007-11-21T11:28:00.000-08:002007-11-21T11:30:49.326-08:00Reportage en Mongolie en hiverEn escale à Pékin après une longue nuit à bord d'un vieux Boeing. L'hiver est bien là mais l'aéroport grouille de monde.Une découverte: les passagers en transit à Pékin obtiennent un visa gratuit pour 12h à partir de leur arrivée. Ainsi, entre deux avions, on peut vite aller faire un tour sur la Place Tien An Men.Le voyage en Mongolie se mérite toujours. Y arriver sans encombres, c'est déjà très bien. Là, Andrey et moi avons testé une nouvelle route par Budapest avec Malev. Pas mal du tout, surtout si on souhaite faire une halte en Chine.L'avion repart dans 1h30 pour Oulan Bator.Espace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7649842789021661726.post-59505823849344263602007-10-18T18:32:00.001-07:002007-10-18T18:32:48.161-07:00bienvue sur carnet-de-mongoliebienvenueEspace Est-Ouesthttp://www.blogger.com/profile/08744427372851165206noreply@blogger.com