<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136</id><updated>2009-11-27T04:38:26.011-08:00</updated><title type='text'>Revue Noir et Blanc</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>48</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4135421933060247139</id><published>2008-03-16T08:42:00.000-07:00</published><updated>2008-03-16T08:43:48.219-07:00</updated><title type='text'>Cruauté</title><content type='html'>Je me promène. Je veux dire dans ma chambre. Le voisin parle d'une fuite  d'eau. Mes yeux ne sentent rien. On donne beaucoup. Je veux dire. Je donne  beaucoup. Je ne me résume qu'à une boule de fraise et une encre marine. J'ai  divisé des parties de mon corps. Je n'ai aucun appel passer minuit. Les années  passent et je me dévisse. J'ai peur. Il y a du sang dans le lavabo. Les tuyaux  mangent. C'est drôle toutes ces aberrations pour arriver à solitude. On ne me  laisse jamais une deuxième chance. On dit cerner. On dit petite. On dit  lointaine. Je cherche un aventurier. Ce n'est pas forcément un être. Je ne sais  pas. On parle aux plantes. Je suis surtout cactus. La résistance. Le plombier va  m'entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sandrine-Léonard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sandrine-Léonard&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4135421933060247139?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4135421933060247139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4135421933060247139&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4135421933060247139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4135421933060247139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2008/03/cruaut.html' title='Cruauté'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7509623810159081808</id><published>2008-01-30T19:20:00.000-08:00</published><updated>2008-01-30T19:21:53.771-08:00</updated><title type='text'>Mauvaise Passe</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;C'est pas de ma faute, je dis. Le shit, ça me rend morose. Mais pas possible de lui raconter tout le reste. Ca ressemblerait trop à un balbutiement littéraire d'une jeune pétasse qui se plaint de se faire baiser sous cocaïne et d'avoir trop de fric. Notre problème, nous, c'était le fric, justement. Nous avions tant besoin l'un de l'autre qu'on en oubliait le reste et qu'à force de pas de travers je me suis faite virée de ma compagnie. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à sentir ma peau gonfler sous ses désespoirs. J'avais un amour de petite fille. Je l'aimais plus que moi-même et je déprimais de le voir désemparé face à la disposition &lt;i style=""&gt;galérienne&lt;/i&gt; de notre trajectoire commune. Moi, rejetée de mes consoeurs salopes de la compagnie, lui, errant de bars en bars à la recherche d'un salaire au black capable de lui payer sa dignité. Ces pétasses ont commencé à me considérer de travers dès qu'elles ont senti que je ne rentrerais plus dans leurs jeans. Comme si pour s'aimer, il fallait pouvoir se refiler toute une armée de jeans 36 délavés et puant la sueur. Le laisser-aller ça n'a jamais plu à personne. Il y eut encore quelques cafés. Puis je refusais leurs invitations à faire du shopping. Nous n'avions pas la même bourse ni le même tour de taille. Un fossé de 5 ou 6 kilos s'était creusé entre ma vie d'avant et moi-même. Elles ont cessé de m'appeler. Je n'avais d'yeux que pour lui, lui qui ne se regardait plus de face. Alors, la fumée était une issue facile. Un temps mort dans notre chute. Une chute banale, comme on aimerait tous avoir vécu en guise de clôture de notre adolescence, la crise fantasme de tous les petits bourgeois qui se la jouent le soir et l'oublient au petit jour dans les draps en coton satiné pliés par leur maman.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Alors je me tais&lt;/b&gt;. Certaine encore du pouvoir de mon silence et consciente que mes mots, s'ils sortaient, ne sauraient exprimer la véracité de ce qu'il envisageait comme une crise de riche. Et dans ma tête résonnaient ces derniers mots. &lt;i&gt;C'est pas ma faute. Pas ma faute.&lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;Cette sensation étrange qu'on ne saura pas expliquer à quiconque la profondeur de notre chute, je ne l'ai plus retrouvée ensuite et elle m'a manquée. A l’avenir, je sus parfaitement prononcer les bonnes paroles en toutes circonstances, faire passer des choses merdiques en expériences de vie formidables mais ces secrets sont restés derrière la porte de cet homme froid, dur, qui profitait de la situation. Ma peau coincée entre les boutons de mon pantalon trop serré, le t-shirt qui remonte sournoisement à cause de la position assise, rebiquant pour dévoiler ma chair débordante, je ne peux pas retrouver mes moyens, mon aisance de langage qui a disparu avec ma silhouette de danseuse. Durant les temps morts où il ne s'entête plus à me reposer la question, je pense à tout cela. Et ça me fait l'effet du dernier instant, celui que l'on décrit dans les films ou les livres comme le déroulement de sa vie à toute vitesse. Souvent cela se passe lors d'une chute du trente-sixième étage, mais là, je suis simplement assise et les minutes qui me séparent d'une fin énigmatique semblent des heures.&lt;span style=""&gt;       &lt;/span&gt;Il faudrait expliquer tout ça, tenter de me dédouaner, sans le couvrir. Comment le dire, sans que cela m'injecte un coup brûlant dans le crâne, sans que je perde à tout jamais cette sorte de coeur ouvert qu'il représente sous cette couche de peau grossière. Je revois le premier geste d'impudeur. Un soir il est rentré à l’appartement et il m'a dit: &lt;i style=""&gt;C'est fini, Jeanne, on arrête de vivre ça. Et pour arrêter ce rien, il faut se séparer, diviser en deux nos soucis pour mieux les surmonter.  &lt;/i&gt;Comment ces mots ont-ils pu fuser hors de sa bouche tendre, de son palais soyeux? Je n'en sais rien. Ce que je sais c'est la façon folle dont ils ont frappé mon oreille et jusqu'à mon crâne. J'ai dit NON. Et je suis partie. Sans savoir où, bien sûr. Sous l'abribus du Père Lachaise, la pluie coulait à cause d'un trou. Mon t-shirt déjà trop moulant s'est mis à me coller la poitrine, un homme m' a souri. Je n'ai pas su comment prendre ce sourire mais cet à cet instant que j'ai compris que ce pauvre corps inanimé, croulant sous une graisse étrangère pourrait encore servir notre amour, une fois, rien qu'une fois. Je me revois en train de m'inventer des sourires de salope dans le reflet de la carte contre le mur transparent et trempé. Devant Terne, j'ai ouvert ma bouche lentement, souriant d'une manière sensuelle, je crois. Face à Pigalle, j'ai touché un de mes seins en souriant par le bas, relevant mon port de tête et misant sur le regard de biais, j'ai offert mille possibilités indécentes au métro  Commerce, mais c'est bien à Père Lachaise que ça a pris corps, si l'on peut dire. Echouée les jambes lâchée sur le banc humide, attendant que la pluie cesse pour bouger, un homme s'est arrêté. Jolie voiture, cuir intérieur. Rien de tout cela n'était programmé. Je n'ai pas attendu sa question. J'ai dit 400 ou rien, mais tu verras je suis exceptionnelle. Je n'avais aucune idée de l'exceptionnel en matière de sexe. Je ne pensais qu'à lui, mon amour. Qu'à lui rapporter vite de l'argent. Le reste, reste derrière nous. J'ai reçu 550 euros et il m'a déposé au petit matin, fatiguée et débraillée, en me plaquant une dernière fois la bouche sur son sexe gluant. Quand je suis rentrée, il m'a frappée en voyant ma panoplie explicite et le liquide dans ma main droite. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il a été arrêté le soir même. Nous n'avions pas pu payer à temps les factures Edf, je l'attendais dans le noir quand un policier est entré chez moi. Il m'a embarquée. C'était fini. Une mauvaise passe, comme ils disent dans les polars. Une réalité qui se plaquait aux fictions les plus incrédules dans un froid qui me glace toujours les os. Et mon visage poupon qui ne collait pourtant pas avec le décor. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J'ai su après. Il avait trouvé le numéro de mon client, mon unique client dans le derrière de mon jean. Ensuite, tout a été très vite. La seule chose que j'ai pu dire, c'est de ne pas appeler mes parents, des gens bien vous savez, ils sont médecins, à la clinique de Neuilly, je ne voudrais pas que tout cela leur fasse du tort. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Alors ?,&lt;/b&gt;hurle-t-on dans mon oreille gauche. Assise devant cet homme dur, je sens bien que je deviens une autre. Je me surprends encore à prier pour que tout cela soit une sale blague et qu'on se réveille demain. J’ai la chair de poule, la pièce est humide, mes yeux restent pourtant secs, je suis dépouillée d’une partie de mon cerveau. Heureusement que j’ai encore ces joints dans le sang. Ils me rendent mélancolique mais m’empêchent de tout perdre. Comme si je me raccrochais à quelque chose d’abstrait. Une sensation, une émotion interne. Comme celle que j’ai ressentie lorsque je suis partie de la maison de famille avec, dans mes valises, l’image floue de mon père frappant sa tête sur la table en verre à cause d’un trop plein d’alcool. Mauvais tour. Si le gros bonhomme froid me laisse tranquille, je promets d’accepter ma part d’héritage qu’il a voulu me laisser en échange d’un silence lourd à porter. Encore une fois me voilà à tricoter un silence derrière mes paupières. Et je vois les évènements passés à la lueur nouvelle de cet état de non-retour dans lequel nous nous sommes entraînés, seuls, comme des grands, alors que nous avions le choix. Il ne faut jamais céder totalement à une crise de post-adolescence.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je ne saurais pas dire pourquoi tous les deux nous avions voulu jouer aux gangsters ridicules. Ce que je sais, c'est que j'ai fait ça avec amour et pour lui. C'est précisément pour cela&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;que je ne dirai rien aujourd'hui. Rien du tout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour lui éviter le pire. Pour le voir sortir avant dix ans.&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivia M&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivia M  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7509623810159081808?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7509623810159081808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7509623810159081808&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7509623810159081808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7509623810159081808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2008/01/mauvaise-passe.html' title='Mauvaise Passe'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4771464333151113758</id><published>2007-11-12T17:47:00.000-08:00</published><updated>2007-11-13T01:07:27.950-08:00</updated><title type='text'>Ethique des zincs</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="q"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;", me racontait l'autre jour une connaissance qui ne pourrait jamais devenir un ami. Notamment parce qu'il n'avait rien compris. Le type qui pense sincèrement qu'il existe une seule manière de se bourrer la gueule (c'est à dire boire jusqu'à tomber), n'a jamais été ivre, ou alors le niera jusqu'à la fin de ses jours... et donc, dans un cas comme dans l'autre, ne sera jamais un ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe autant de façons différentes de se bourrer la gueule que de façons différentes de sourire à pleines dents pourries, de descendre une côte escarpée sur le dos, de draguer une jolie femme ou de jouer avec son gamin en bas âge. Les gens qui pensent le contraire n'ont jamais, selon les cas, souri à pleines dents pourries, descendu une côte escarpée sur le dos, dragué une jolie femme, ou joué vraiment avec leur lardon en bas âge. Les gens qui pensent le contraire ne sont pas mes amis - et ne le seront jamais, à moins qu'ils ne parviennent à faire sur eux-mêmes un effort théorique auquel je ne crois pas beaucoup pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Non. Il existe autant de façons différentes de se bourrer la gueule qu'il en existe d'être autiste. Un autiste pour un autisme, m'a-t-on toujours inculqué à raison (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rain Man&lt;/span&gt; n'étant qu'un épiphénomène - je ne connais pas d'autiste &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rain Man&lt;/span&gt; - sinon, d'ailleurs, je serai riche et l'autiste en question aurait joué dans Tootsie). Un alcoolisme pour un alcoolique, aussi, pour toujours et à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe, de fait, des tas de façons différentes de se bourrer la gueule. Prenons un exemple simple : les gens qui se défoncent la tronche à la bière, et exclusivement à la bière. Par définition, ce type d'éthique reste indissociable de certains fondamentaux évidents. Se retourner la tête à la bière, par exemple, exige qu'on soit entre mecs, ou, à tout le moins, entre gens qui ne visent à aucun niveau la séduction. La convivialité prime, les rots sont autorisés, la bêtise crasse et l'affaissement des paupières pas moins. On est dans un monde de bière - présent au fond du ventre, langoureux dans l'âme - mais l'amour n'existe pas, quand on boit de la bière. Nous avons tous entamé des discussions sérieuses autour d'une bière, qui se sont achevées dans la glauquerie benête la plus sympathique du monde. On appelle ça, simplement : se bourrer la gueule à la bière. &lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\n\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\nMais il existe des tas d&amp;#39;autres variantes. Et c&amp;#39;est bien pour\nça que l&amp;#39;alcoolisme dispose de toutes les meilleures raisons pour\nperdurer. Cet enfoiré. Ah ben oui, parce qu&amp;#39;on peut aussi se\ntransformer en zombie imbibé uniquement à base de champagne (nous nous\nsommes probablement tous rendus à un mariage, ou à une remise de prix,\nou à l&amp;#39;un de ces évènements qui, d&amp;#39;une façon ou d&amp;#39;une autre, semble\nnous imposer non pas de nous tenir droit, non (bien au contraire), mais\nde nous faire vaciller uniquement au rythme des &amp;quot;plops&amp;quot;.) Ce genre\nd&amp;#39;environnements au sein desquels commander un whisky nous classe à\nl&amp;#39;extrême, et exiger une bière frôle l&amp;#39;incident diplomatique. Non. Ici,\nc&amp;#39;est champagne, mon gars.\u003cbr\&gt;\n\u003cbr\&gt;\nVous notez déjà la différence. La bière nous enveloppe lourdement,\ncomme une catin pas forcément jolie, certes, mais prête à tout. Le\nchampagne, en revanche, nous grimpe au cerveau de manière nettement\nplus pernicieuse - il nous caresse la jambe avant de s&amp;#39;enfuir,\npiteusement. Le champagne nous laisse seul, et profondément, au bout du\ncompte. Mais il est comme une drogue immédiate et éphémère : il nous\npermet de n&amp;#39;être rien que pendant quelques secondes, tandis que la\nbière nous ramollit à long terme. On raconte plus de conneries quand on\nest plein de bière, mais on les dit moins vite. Chaque passage aux\ntoilettes nous aide à reprendre, un bref instant, entre nos mains, les\npoils de notre propre bête pour tenter de l&amp;#39;apaiser un instant. Vous\nsavez, le moment où on se tient au mur, en le fixant comme s&amp;#39;il était\nun miroir (alors qu&amp;#39;il n&amp;#39;est qu&amp;#39;un mur sale enrichi de tags plus ou\nmoins brillants, en fait), et qu&amp;#39;on lui dit quelque chose comme : &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;toi,\nmon gars, tu peux faire quelque chose de ta vie\u003c/span\&gt;&amp;quot;, alors même qu&amp;#39;on sait\ntrès bien (ou pas d&amp;#39;ailleurs), qu&amp;#39;à cet instant précis on ne parle pas\nà ce mur (qui n&amp;#39;est rien, finalement, et qui, donc, ne peut pas faire grand chose de sa vie, qui n&amp;#39;existe pas vraiment, en fait), mais qu&amp;#39;on se parle à soi-même\n(un soi-même qui, d&amp;#39;ailleurs, n&amp;#39;est pas grand chose non plus, en l&amp;#39;occurrence, mais peu\nimporte), sans trop oser se l&amp;#39;avouer.",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt; Mais il existe des tas d'autres variantes. Et c'est bien pour ça que l'alcoolisme dispose de toutes les meilleures raisons pour perdurer. Cet enfoiré. Ah ben oui, parce qu'on peut aussi se transformer en zombie imbibé uniquement à base de champagne (nous nous sommes probablement tous rendus à un mariage, ou à une remise de prix, ou à l'un de ces évènements qui, d'une façon ou d'une autre, semble nous imposer non pas de nous tenir droit, non (bien au contraire), mais de nous faire vaciller uniquement au rythme des "plops".) Ce genre d'environnements au sein desquels commander un whisky nous classe à l'extrême, et exiger une bière frôle l'incident diplomatique. Non. Ici, c'est champagne, mon gars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous notez déjà la différence. La bière nous enveloppe lourdement, comme une catin pas forcément jolie, certes, mais prête à tout. Le champagne, en revanche, nous grimpe au cerveau de manière nettement plus pernicieuse - il nous caresse la jambe avant de s'enfuir, piteusement. Le champagne nous laisse seul, et profondément, au bout du compte. Mais il est comme une drogue immédiate et éphémère : il nous permet de n'être rien que pendant quelques secondes, tandis que la bière nous ramollit à long terme. On raconte plus de conneries quand on est plein de bière, mais on les profère moins vite. Chaque passage aux toilettes nous aide à reprendre, un bref instant, entre nos mains, les poils de notre propre bête pour tenter de l'apaiser un instant. Vous savez, le moment où l'on se tient au mur, en le fixant comme s'il était un miroir (alors qu'il n'est qu'un mur sale enrichi de tags plus ou moins brillants, en fait), et qu'on lui dit quelque chose comme : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;toi, mon gars, tu peux faire quelque chose de ta vie&lt;/span&gt;", alors même qu'on sait très bien (ou pas d'ailleurs), qu'à cet instant précis on ne parle pas à ce mur (qui n'est rien, finalement, et qui, donc, ne peut pas faire grand chose de sa vie, qui n'existe pas vraiment, en fait), mais qu'on se parle à soi-même (un soi-même qui, d'ailleurs, n'est pas grand chose non plus, en l'occurrence, mais peu importe), sans trop oser se l'avouer.&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;Ok,\nd&amp;#39;accord. J&amp;#39;ai simplifié le propos, sans l&amp;#39;ombre d&amp;#39;un doute. C&amp;#39;est\nassez vrai : la bière du tout-venant, d&amp;#39;un côté, et le champagne des\nriches (vous croyez encore que le champagne, c&amp;#39;est pour les riches,\nfranchement ? Non, non. Le champagne, en fait, c&amp;#39;est pour les\nparasites, ni plus ni moins.), de l&amp;#39;autre côté. D&amp;#39;accord. Mettons. Vous\navez tort, mais mettons. Alors, développons tout le fil du truc :\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] ); D(["mb","- la bière, c&amp;#39;est une catin facile, un peu rude certes, mais\nqui vous semble familière. Vos propos se troublent, mais lentement. Votre\nélocution se fait moins distincte, mais tout le monde les suit si tout\nle monde vous suit.\n",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;- le champagne, donc, vous débloque le cerveau sur des\nfulgurances rances, certes, mais qui vous semblent géniales sur le\nmoment. L&amp;#39;effet ne dure pas, il vous en faut plus.\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="q"&gt;Ok, d'accord. J'ai simplifié le propos, sans l'ombre d'un doute. C'est assez vrai : la bière du tout-venant, d'un côté, et le champagne des riches (vous croyez encore que le champagne, c'est pour les riches, franchement ? Non, non. Le champagne, en fait, c'est pour les parasites, ni plus ni moins.), de l'autre côté. D'accord. Mettons. Vous avez tort, mais mettons. Alors, développons tout le fil du truc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- la bière, c'est une catin facile, un peu rude certes, mais qui vous semble familière. Vos propos se troublent, mais lentement. Votre élocution se fait moins distincte, mais tout le monde les suit si tout le monde vous suit. &lt;span class="q"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le champagne, donc, vous débloque le cerveau sur des fulgurances rances, certes, mais qui vous semblent géniales sur le moment. L'effet ne dure pas, il vous en faut plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;E\u003c/span\&gt;t la\nvodka, alors ?\u003c/span\&gt;&amp;quot; Ah, la vodka, c&amp;#39;est très différent. La vodka vous ruine\npresque dès la première gorgée. Elle fait fi de tout le reste, vous\nbrise les rotules, et nettoie la table, comme aurait pu l&amp;#39;écrire\nDescartes en français s&amp;#39;il avait été un peu moins snob (ou alors\npartisan de l&amp;#39;Internationale, sans doute). La bière s&amp;#39;immisce, le\nchampagne crépite, mais la vodka vous flingue. La vodka vous fait\noublier tout, le nom de votre mère, la retenue, le délire initial. La\nvodka vous fait frissonner ferme, parce qu&amp;#39;elle est froide, mais elle\nvous sussure, pas farouche, des mots intelligents à l&amp;#39;oreille. La vodka\nest l&amp;#39;amie des vrais poètes. Elle le sera toujours. Jusqu&amp;#39;à la\ncirrhose de ces derniers.\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;E&lt;/span&gt;t la vodka, alors ?&lt;/span&gt;" Ah, la vodka, c'est très différent. La vodka vous ruine presque dès la première gorgée. Elle fait fi de tout le reste, vous brise les rotules, et nettoie la table, comme aurait pu l'écrire Descartes en français s'il avait été un peu moins snob (ou alors partisan de l'Internationale, sans doute). La bière s'immisce, le champagne crépite, mais la vodka vous flingue. La vodka vous fait oublier tout, le nom de votre mère, la retenue, le délire initial. La vodka vous fait frissonner ferme, parce qu'elle est froide, mais elle vous sussure, pas farouche, des mots intelligents à l'oreille. La vodka est l'amie des vrais poètes. Elle le sera toujours. Jusqu'à la cirrhose de ces derniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;B\u003c/span\&gt;on, très bien. Mais la téquila, là-dedans, où est-ce que vous la classez ?\u003c/span\&gt;&amp;quot;\n- La téquila ? Faites-moi rire. Que celui qui n&amp;#39;a jamais vomi après un\nexcès de Téquila-paf me jette la première pierre. La téquila, de nos\njours, et si on veut tenir un peu la distance, ne peut être bue que\ndans le cadre extrêmement ouaté d&amp;#39;une Margarita (et il en va un peu de\nmême avec la Caïpirinha, c&amp;#39;est à dire avec la cachaça). Margarita ou\ncachaça, c&amp;#39;est un peu le même délire : c&amp;#39;est à dire un bon délire pour\nla première ou la seconde d&amp;#39;entre elle, et un beau tag à grumeaux\ninvolontaires dès la suivante. La meilleure façon de mourir en bonne\nsociabilité. Mais la meilleure façon de mourir quand même.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;span class="q"&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;B&lt;/span&gt;on, très bien. Mais la téquila, là-dedans, où est-ce que vous la classez ?&lt;/span&gt;" - La téquila ? Faites-moi rire. Que celui qui n'a jamais vomi après un excès de Téquila-paf me jette la première pierre. La téquila, de nos jours, et si on veut tenir un peu la distance, ne peut être bue que dans le cadre extrêmement ouaté d'une Margarita (et il en va un peu de même avec la Caïpirinha, fille ouatée de la cachaça). Margarita ou Caï, c'est un peu la même histoire : un bon délire pour la première ou la seconde d'entre elles, et un beau tag à grumeaux involontaires dès la suivante. La meilleure façon de mourir en bonne sociabilité. Mais la meilleure façon de mourir quand même. Sans rien laisser derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Ah oui, et le rhum, alors ?\u003c/span\&gt;&amp;quot;\n- Le rhum, mon petit pote, c&amp;#39;est totalement différent. Il est même\npresque vexant, à mon avis, que tu l&amp;#39;aies classé, dans ton ordre\nmaladif, entre la divine vodka et cette souillon de téquila. Le rhum,\nde source sure, c&amp;#39;est l&amp;#39;alcool qui rend fou. L&amp;#39;absinthe a été interdite\nen France, donc, et elle est refourguée à pleins tonneaux, coupée de\ntout et n&amp;#39;importe quoi, dans les tréfonds de quelques bars gothiques\nqui aiment bien faire semblant ? Parfait. De toute façon, l&amp;#39;absinthe\ncoupée, ça n&amp;#39;est rien d&amp;#39;autre que du mauvais Ricard - un truc qui\nsoigne les miasmes. Mais le rhum, bordel. Le rhum. Là, je te le dis,\nc&amp;#39;est un peu comme si tu avais placé un pantin grotesque entre deux\ndespotes éclairés (en plus de ça, le grog soigne mieux les miasmes que n&amp;#39;importe quel absinthe - j&amp;#39;en suis la preuve (presque) vivante). La vodka éclaire parce qu&amp;#39;elle transforme en poète.\nLe rhum éclaire parce qu&amp;#39;il transforme en doux dingue. Entre les deux,\nla Téquila éteint parce qu&amp;#39;elle transforme en cadavre exhalant son\ndernier souffle. Tu mélanges tout, l&amp;#39;ami. Le rhum est le roi des\nalcools, et une cuite au rhum dépasse (de très peu, certes) une cuite à la vodka,\nparce qu&amp;#39;elle est à la fois parfaite, comme la seconde, mais\naussi géniale, à la différence de toutes les autres.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Bien, et que te reste-t-il en stock ?\u003c/span\&gt;&amp;quot; Que me reste-t-il en stock ? Tu es certain que tu n&amp;#39;as rien oublié, interlocuteur fictif ? Le whisky, par exemple ? &amp;quot;\n\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Ah oui, c&amp;#39;est vrai.\u003c/span\&gt;&amp;quot;\nAbsolument, c&amp;#39;est vrai. Le whisky, c&amp;#39;est encore différent. Le whisky,\nquand tu l&amp;#39;ingères, te crame d&amp;#39;abord la langue, puis te gonfle la\nglotte (qui te hait systématiquement, quand tu en bois - mais il faut\nla comprendre, aussi, la pauvre chérie), puis se loge au creux de ton\nestomac pour te raconter des histoires indicibles. A ce moment là, et à\nce moment là seulement, tu peux juger s&amp;#39;il est bon - pas selon les\nmagazines en papier glacé, bien entendu, mais selon ton ventre (ta\nseule jauge en cas de cuite) : si son arôme grimpe en retour le long de\nton œsophage, jusqu&amp;#39;à te cogner de saveurs riches à l&amp;#39;arrière des\ndents, il est bon. S&amp;#39;il appuie de ses deux mains de boule de whisky sur\nton gros colon jusqu&amp;#39;à t&amp;#39;indisposer, il est médiocre.\n",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah oui, et le rhum, alors ?&lt;/span&gt;" - Le rhum, mon petit pote, c'est totalement différent. Il est même presque vexant, à mon avis, que tu l'aies classé, dans ton ordre maladif, entre la divine vodka et cette souillon de téquila. Le rhum, de source sure, c'est l'alcool qui rend fou. L'absinthe a été interdite en France, donc, et elle est refourguée à pleins tonneaux, coupée de tout et n'importe quoi, dans les tréfonds de quelques bars gothiques qui aiment bien faire semblant ? Parfait. De toute façon, l'absinthe coupée, ça n'est rien d'autre que du mauvais Ricard - un truc qui soigne les miasmes. Mais le rhum, bordel. Le rhum. Là, je te le dis, c'est un peu comme si tu avais placé un pantin grotesque entre deux despotes éclairés (en plus de ça, le grog soigne mieux les miasmes que n'importe quelle absinthe - j'en suis la preuve (presque) vivante). La vodka éclaire parce qu'elle transforme en poète. Le rhum éclaire parce qu'il transforme en doux dingue. Entre les deux, la Téquila éteint parce qu'elle transforme en cadavre exhalant son dernier souffle. Tu mélanges tout, l'ami. Le rhum est le roi des alcools, et une cuite au rhum dépasse (de très peu, certes) une cuite à la vodka, parce qu'elle est à la fois parfaite, comme la seconde, mais aussi géniale, à la différence de toutes les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bien, et que te reste-t-il en stock ?&lt;/span&gt;" Que me reste-t-il en stock ? Tu es certain que tu n'as rien oublié, interlocuteur fictif ? Le whisky, par exemple ? " &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah oui, c'est vrai.&lt;/span&gt;" Absolument, c'est vrai. Le whisky, c'est encore différent. Le whisky, quand tu l'ingères, te crame d'abord la langue, puis te gonfle la glotte (qui te hait systématiquement, quand tu en bois - mais il faut la comprendre, aussi, la pauvre chérie), puis se loge au creux de ton estomac pour te raconter des histoires indicibles. A ce moment là, et à ce moment là seulement, tu peux juger s'il est bon - pas selon les magazines en papier glacé, bien entendu, mais selon ton ventre (ta seule jauge en cas de cuite) : si son arôme grimpe en retour le long de ton œsophage, jusqu'à te cogner de saveurs riches à l'arrière des dents, il est bon. S'il appuie de ses deux mains de boule de whisky sur ton gros colon jusqu'à t'indisposer, il est médiocre. &lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003cspan\&gt;\u003cspan\&gt;",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;\n&amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n&amp;#39;importe comment, de toute façon\u003c/span\&gt;&amp;quot;.\nPfff... Le dernier type qui m&amp;#39;a dit ça aurait mérité, non pas de se\nretrouver la gorge ouverte sur un caniveau, mais de vivre une vie\npaisible à grands coups d&amp;#39;ennuis savamment célébrés, orchestrés - ce\nqui est bien pire, sans doute. Il aurait mérité que je l&amp;#39;applaudisse à\nson mariage, que j&amp;#39;embrasse le crâne de son gosse, que je le soutienne\nlors de son premier divorce, que je le méprise alors qu&amp;#39;il se tape des\ngamines de vingt ans de moins que lui pour se donner un genre et que je\nm&amp;#39;ennuie avec lui, des années durant, tandis qu&amp;#39;il me fatigue à me\nraconter ses graves problèmes existentiels. Alors même que son gosse,\ngrand garçon maintenant, m&amp;#39;appelle pour que je vienne le chercher à peu\nprès n&amp;#39;importe où. Comme tout le monde, en fait.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="q"&gt; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;". Pfff... Le dernier type qui m'a dit ça aurait mérité, non pas de se retrouver la gorge ouverte sur un caniveau, mais de vivre une vie paisible à grands coups d'ennuis savamment célébrés, orchestrés - ce qui est bien pire, sans doute. Il aurait mérité que je l'applaudisse à son mariage, que j'embrasse le crâne de son gosse, que je le soutienne lors de son premier divorce, que je le méprise alors qu'il se tape des gamines de vingt ans de moins que lui pour se donner un genre et que je m'ennuie avec lui, des années durant, tandis qu'il me fatigue à me raconter ses graves problèmes existentiels. Alors même que son gosse, grand garçon maintenant, m'appelle pour que je vienne le chercher à peu près n'importe où. Comme tout le monde, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","Les gens qui se bourrent la gueule, et qui aiment vraiment ça,\nne se la bourrent pas n&amp;#39;importe comment. Ils se la bourrent à la bière\navant que la jeune fille ne se pointe, au vin blanc pendant qu&amp;#39;ils\nparlent avec elle, à la vodka quand ils tentent leur approche et au rhum si elle veut\nbien les suivre dans leur mouvement. Ils se la bourrent à la bière entre\namis, puis à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis au\nwhisky lorsque des nanas se pointent. Ils se la bourrent au vin rouge\npour rompre, au champagne pour célébrer leur célibat, puis à la téquila\npour mourir, juste après. Ils se la bourrent au B52&amp;#39;s parce que c&amp;#39;est\nleur anniversaire, au Mojito parce que leur nana s&amp;#39;y est rendue, ou au\nGet 27 parce qu&amp;#39;elle n&amp;#39;a pas montré le bout de son nez. Ils se la\nbourrent au Monbazillac au premier rendez-vous, au Tariquet au second,\nau rhum arrangé au troisième, au Sex On the Beach au quatrième, au\nMartian Sperm au cinquième, à l&amp;#39;After Eight au sixième, au Long Island\nau moment de la rupture, puis à la Suze, en attendant l&amp;#39;occasion\nd&amp;#39;ouvrir le prochain Monbazillac à nouveau.\n\u003c/span\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;Les gens qui se bourrent la gueule, et qui aiment vraiment ça, ne se la bourrent pas n'importe comment. Ils se la bourrent à la bière avant que la jeune fille ne se pointe, au vin blanc pendant qu'ils parlent avec elle, à la vodka quand ils tentent leur approche et au rhum si elle veut bien les suivre dans leur mouvement. Ils se la bourrent à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis au whisky lorsque des nanas se pointent. Ils se la bourrent au vin rouge pour rompre, au champagne pour célébrer leur célibat, puis à la téquila pour mourir, juste après. Ils se la bourrent au B52's parce que c'est leur anniversaire, au Mojito parce que leur nana s'y est rendue, ou au Get 27 parce qu'elle n'a pas montré le bout de son nez. Ils se la bourrent au Monbazillac au premier rendez-vous, au Tariquet au second, au rhum arrangé au troisième, au Sex On the Beach au quatrième, au Martian Sperm au cinquième, à l'After Eight au sixième, au Long Island au moment de la rupture, puis à la Suze, en attendant l'occasion d'ouvrir le prochain Monbazillac à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="q" id="q_11636906549dfbe9_11"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; Ils se la bourrent à mort, de toute façon, mais toujours en fonction des circonstances. On ne picole pas seul comme en groupe. On ne picole pas en tête-à-tête amoureux comme en enterrement de vie de garçon. On ne picole pas l'âme tranquille comme la mort dans l'âme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;" Mon dieu. Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe une éthique des zincs, connard. Et si tu ne le sais pas, c'est que tu n'as jamais su boire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4771464333151113758?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4771464333151113758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4771464333151113758&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4771464333151113758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4771464333151113758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/11/ethique-des-zincs.html' title='Ethique des zincs'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8009257351191981175</id><published>2007-11-12T17:29:00.000-08:00</published><updated>2007-11-12T17:33:28.701-08:00</updated><title type='text'>Blanc sur blanc</title><content type='html'>La vie commence après dix-huit heures. Assez de diagrammes circulaires, d'états périodiques de trésoreries, d'amortissements, d'actifs, de transferts. Assez de réunions de service où des responsables arrogants assènent des objectifs, mobilisent des énergies pro-actives, perpétuent le culte de l'entreprise qui gagne. Assez de subalternes paresseux, de secrétaires analphabètes, de stagiaires sous-payés et sur-qualifiés. Cliquer sur « démarrer ». Clore la session administrateur. Refermer soigneusement la porte. Oui, à dix-huit heures, tu reprends les rennes de ton existence. Te voilà un homme rétabli dans ta légitimité. A nouveau, c'est toi qui soulignes.&lt;br /&gt;Les couloirs gris de l'entreprise. L'accueil, une bise à Martine, bonne soirée, à demain. Sur le parking, personne ne bloque ta voiture - de quoi envisager sereinement un retour à la surface. Une priorité à droite, deux ronds-points, une avenue du Onze Novembre, un boulevard de la République. Un créneau à gauche. A trois cents mètres, la récompense : le bar « Au grand sérieux ». Une goutte, un coup, un petit blanc bien frais, au comptoir. Le premier, c'est pour calmer tes nerfs. Après, tu observes. Le patron houspille son serveur.  Un grand échalas mal rasé coche les cases d'une grille de Loto sportif avec une application dont il fait rarement preuve au bureau - sauf quand il s'agit de changer les piles de l'horloge murale ou de remplir un gobelet en plastique de café bouillant. Un exemplaire fatigué de l'Equipe traîne sur une table encore encombrée de tasses vides et de miettes de sucre : le club de ton coeur a essuyé une sévère défaite, dix-neuvième du classement après quinze matches, médiocrité récurrente, le club jouera le maintien. Un deuxième blanc, tiens, pour te requinquer. Et pour accompagner les nouveaux entrants - d'autres travailleurs de l'ombre. Un troisième, souvent, il y a toujours quelque chose à arroser, la signature d'un contrat précaire, une augmentation de onze euros, une incroyable victoire dans le temps additionnel, un week-end de trois jours. Parfois, c'est le patron qui régale. Tu l'envies, celui-là. Au moins un qui aime son job.&lt;br /&gt;La chaussée défile à plusieurs dizaines de centimètres de tes mocassins. Il faut se souvenir de l'endroit où est garé ton carrosse. Enchaîner les pas, aussi, sans trébucher, ce serait dommage - tu n'es même pas saoul, juste un peu gai. Rentrer au bercail. Les feux, les intersections, les changements de file. Slalomer entre les cyclistes, surveiller les piétons, anticiper les ralentissements, dans une atmosphère de délicieux engourdissement. L'asphalte se déroule comme un prodigieux tapis rouge. Le flash info de vingt heures se mêle au vrombissement du moteur, un attentat suicide a fait vingt morts en Irak, un Fabiusien publie un pamphlet anti-blairiste, il faudra songer à faire le plein d'essence avant que le baril franchisse la barre des cent dollars. La voiture te ramène à la maison, sain et sauf. Tu t'en sors comme un chef.&lt;br /&gt;On te dit drôle et généreux. Tu n'as pas froid aux yeux. Tu pourrais faire pousser n'importe quoi dans un jardin de pierres. Mais comme mari, tu as toujours été un cauchemar. Quarante ans, deux mariages, deux échecs. Des traits tirés, des migraines, des cris. Elles ont déchanté, elle ont hurlé, elles ont disparu. A chaque fois, tu t'es accroché aux brouillards de l'alcool comme à une bouée. Ça t'a sauvé. Les liquides alcoolisés et toi : une histoire qui dure. Vous ne faîtes qu'un contre les nuées fantomatiques de l'adversité. C'est du solide. Même si les mauvaises langues prétendent le contraire, inversant cause et conséquence, estimant que la boisson a tout flétri sur son passage. N'importe quoi, souffles-tu en sifflant une bière. Certes, le frigidaire paraît rétrécir sans cesse, plus assez de place et trop de bouteilles. Mais ce serait mal connaître ton allié et ses troupes grandissantes. Elles sont là pour ton bien.&lt;br /&gt;A ce stade, en général, le micro-ondes entre en jeu. Une barquette en aluminium, boeuf bourguignon, navarin d'agneau, cassoulet : que les plats cuisinés soient chaudement remerciés pour l'aide qu'ils t'apportent. Cela te laisse beaucoup de temps à tuer. S'enfoncer dans un fauteuil, passer d'innombrables heures devant ton téléviseur. Traîner jusqu'à plus de minuit sur les chaînes du satellite, Derby du championnat des Pays-Bas, éliminatoires de la Copa America, tournoi indoor de Johannesbourg. Parfois, la championne olympique du cent mètres dos laisse sa place à une fille à la peau caramel, moins habillée, et qui pousse des cris gutturaux, même quand elle a la bouche pleine. Mais ça ne dure jamais bien longtemps, juste de quoi remplir un mouchoir, parce qu'au fond ça te déprime, toute cette misère sexuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps à autre, il y a de vraies femmes. Des buveuses chevronnées que tu rencontres dans des rades tristes. Ça trinque, ça parle de gosses déjà grands, mais ça fait rarement des blanquettes le dimanche, les enfants ne viennent plus, trop de chutes dans l'escalier, trop de trous noirs. Elles ont l'alcool triste. Suffit alors d'éviter que les pleurnichardes tombent dans les vapes - tu les ramènes vite chez toi, hop, et que ça saute. Il y a Internet, aussi, les solitudes  virtuelles des forums de rencontre. Slalomer entre les pseudonymes, tailler la bavette, s'inventer des affinités. Donner des rendez-vous dans des repaires plus propres, où les serveurs pianotent sur des télécommandes et où les vins du mois ne piquent pas le palais. Ressortir la veste de velours, le peigne, la voix grave. Parler posément, user d'alcools plus nobles, insister sur les années d'apprentissage, celles qui appellent toujours des sourires attendris. Espérer éviter les soeurs de collègues ou les infirmières en psychiatrie. Essuyer, en général, des refus polis : une longue journée de travail, des histoires de rhume et de migraines, une autre fois sans doute. Offrir quand même les consommations. Tandis que la marée se retire, que la secrétaire médicale te tend la joue, que la vendeuse de sous-vêtements te file un faux numéro, te promettre de ne pas recommencer.&lt;br /&gt;Un soir, pourtant, une nuit glaciale de la fin janvier, une femme dit oui. Entre deux âges, télé-vendeuse de produits surgelés, un fils ingénieur parti travailler au Canada ou en Irlande. Vous êtes tous les deux perdus - mais perdus au même endroit, on progresse. Son corps nu emballé dans un drap, impérial. Pas de lampées, pas de rasades, juste l'envie de la regarder dormir. Plus tard, la même nuit, la  bouche sèche. Sa cuisine, une bouteille de Chablis à peine entamée. Ça descend dans ta gorge. Sur la route de la chambre, un miroir. Avachi, ravagé - dix ans de plus, facile. Un pilier de bar rabougri qui prétend avoir quarante ans, quelle blague. Au bout de cinq minutes, tu as envie d'arrêter de boire. Tu te dis qu'elle t'aidera. Dans le salon, tu ramasses ton manteau. Tu remarques une photo sur la commode de l'entrée, une photo d'elle. Si tu te débrouilles bien, elle pourrait la remplacer par une photo de toi, un de ces quatre. Des plans se dessinent, des routes se construisent, où tu tiens sa main, où tu lui demandes si elle a envie de manger chinois, de voir un film à pop-corn, d'acheter une table basse en cerisier. Droit dans ses yeux, tu promets déjà ce que tu as promis à d'autres. Une promesse d'ivrogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, ou bien un autre jour. Tu te lèves tôt, la langue est pâteuse, la tête dit je ne veux pas y aller. Tu voudrais rester sous la couette, simuler une angine carabinée, comme dans ton enfance. Personne pour signer ton mot d'absence. Alors le parking, ta place habituelle. Un coup d'oeil à ta montre, neuf heures à tenir, une éternité. Une bise à Martine, parfois une petite blague, pour montrer que tu es de bonne humeur.&lt;br /&gt;« Bonne journée! »&lt;br /&gt;Un bref sourire. L'ascenseur arrive. Tu t'y engouffres, et là, naturellement, tu commences à mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8009257351191981175?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8009257351191981175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8009257351191981175&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8009257351191981175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8009257351191981175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/11/blanc-sur-blanc.html' title='Blanc sur blanc'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3437111238855777531</id><published>2007-10-26T09:28:00.000-07:00</published><updated>2007-10-26T09:29:28.643-07:00</updated><title type='text'>Piliers de rades</title><content type='html'>Qu'est-ce qu'un pilier de rade, au fond et après tout ?&lt;br /&gt;Un pilier de rade est précisément la personne à laquelle vous ne prêtez aucune attention alors même que vous pénétrez dans un bar. Et qui ne vous en veut pas pour ça - mieux, c'est la personne qui pense sincèrement que si elle ne doit pas vous en vouloir de ne pas l'avoir remarqué, c'est exactement parce que, dans sa vie ou dans sa journée (ce qui revient à peu près au même, en l'occurrence), pour une fois, elle ne sert enfin à rien, au sens de l'utilité d'une personne qui servirait à quelque chose, et à qui on demanderait, les yeux dans les yeux, de servir plus encore, plus toujours, jusqu'à la déraison.&lt;br /&gt;Le pilier de bar est un être presque végétal, posé, posté là en tout cas, qui vous remerciera silencieusement, et sans même le savoir, de l'avoir laissé vivre en tant qu'inutile profond, qu'être translucide, que copain de quatrième zone sans réelle existence.&lt;br /&gt;Le pilier de rade vous remerciera toujours, silencieusement ou non, de penser qu'il n'est pas là. Il viendra chaque jour, au même endroit, cultivant ainsi l'espoir ultime de pouvoir être, à un moment ou l'autre, assimilé par les plus fidèles du bar à une teinture murale ou une boîte à cacahuètes. A un Rien, présent quand même.&lt;br /&gt;Pour une fois, ce soir et les soirs d'avant, on ne lui demande rien. Pour une fois, ce soir et les soirs d'avant, le barman l'accueille d'un "bonjour" qu'il n'offre, tel quel, à aucun autre, et qui lui suffit. Il est triste, il est seul il est mal, mais là il se sent bien. Il sait, posé à l'endroit où il est posé chaque jour, dans ce creux de rien qu'est le zinc d'un bar, qu'il peut lui arriver aussi bien tout, très rarement, que n'importe quoi, de manière nettement plus fréquente.&lt;br /&gt;Vous l'ignorez ? Il vous remercie. Vous lui laissez vivre sa vie de plaies rentrées et d'accusations oubliées - il vous en remercie. Vous jouez, au contraire, la carte de l'amitié benoîte, et il peut, il doit, il ne peut que, vous tuer.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un soutien de rade, qui voudrait disparaître définitivement dans les combles, tranquille, au moins jusqu'à demain.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un mort en sursis qui espère pouvoir passer de bonnes heures riches pendant les quelques moments qui lui restent.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, ce n'est pas toi, ni moi, mais ça pourrait bien être nous deux, eux deux, ensemble et pour toujours.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un cadavre ambulant, le sourire aux lèvres et la pinte à deux doigts des veines battantes de sa gorge.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, c'est le client d'un rade que je considèrerai toujours avec le plus grand respect, parce que c'est un héros courageux qui a décidé de se flinguer à petit feu, certes, mais en public. Quelqu'un qui est reconnaissant quand on se souvient de son nom et qui sait, pourtant, qu'il rentrera seul dans sa misère.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, quand il sourit, porte la haine du monde - celle que le monde lui inspire, celle que le monde lui renvoie -  et l'espoir de l'improbable.&lt;br /&gt;Tout ce que j'aime dans un bar, c'est qu'il s'anime, et vraiment, d'une manière ou d'une autre. Et rien de tout cela - bien ou mal, triste ou joli, féérique ou cataclysmique - ne peut se dérouler, jamais, sans l'interaction d'un pilier. Qui va calmer, ou au contraire souffler sur les braises. Qui va se taire, ou bien silencieusement hurler, comme toujours. Hurler, certes, mais sans un son.&lt;br /&gt;Un pilier de bar, c'est ce qu'aucun d'entre nous ne veut devenir, mais qu'un quart d'entre nous deviendra quand même.&lt;br /&gt;Une baston naît dans les bas-fonds - un pilier est impliqué. Il peut être l'agent provocateur, le réceptacle innocent ou alors, mieux encore et plus souvent, le témoin allusif. Un jeune homme a invité une jeune fille, ou l'inverse, dans un bar - le jeune homme ou la jeune fille veut prouver à sa cible qu'il ou elle sait de quoi se compose la vie : il ou elle se lève, et va parler au pilier.&lt;br /&gt;Un navigateur fait le malin avec sa bête marine - il se doit, nécessairement, de recueillir l'assentiment tacite du Colosse de Rhodes pour explorer plus avant.&lt;br /&gt;Le pilier de bar, c'est celui qui est Tout sur place, précisément parce qu'il ne veut être Rien, mais alors tous les jours.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, je l'embrasse et je le respecte, parce que sans lui, aucun bar n'en est un vraiment. Le pilier de bar ne pourra jamais être tricard, parce qu'il se sent intimement trop mal pour ne pas bien se comporter. Le pilier de bar est un objet de mépris, sans doute et bien souvent, mais viens donc lui casser les nerfs, et tu me trouveras face à toi - surtout si, en l'espèce, le pilier de bar, c'est moi. Ca peut arriver.&lt;br /&gt;Je t'assure. Sois malin si tu veux braver l'espoir de tout oublier. Sois fort si tu veux te frotter à la violence d'une vie qui surnage. Sois grotesque si tu veux prouver en public qu'un pilier de rade ne sert à rien : parce qu'un pilier de rade, crois le ou non mon ami, est bien plus présent sur place que tu ne le seras jamais.&lt;br /&gt;Comme un distributeur de cacahuètes, certes, ni plus ni moins, mais comme un distributeur de cacahuètes quand même. Le pilier de rade, à la différence de toi, l'ami, est venu ici sans raison réelle - pas pour se sortir une poulette, pas pour impressionner un pote, pas pour fêter un événement quelconque -, mais il est là, dix fois plus que toi, et il ne te le dira jamais, mais malgré tout, je te l'assure : il t'emmerde, et bien, dans les tréfonds de son crâne. Il te regarde comme un énième blaireau, alors même que tu essaies de l'affronter parce que tu penses qu'il n'est pas grand chose.&lt;br /&gt;Détrompe-toi, l'ami. Le pilier de bar, par définition, tient les murs, et les tenait bien avant que tu ne naisses, au moins symboliquement, au moins ici et ce soir.&lt;br /&gt;Ne l'oublie jamais, imbécile. Il n'est rien, mais il est plus que toi, et très largement.&lt;br /&gt;C'est un pilier de bar. Toi, tu n'es qu'un client.&lt;br /&gt;Le pilier de bar, ici et ce soir, ne te regarde pas parce qu'il ne se sent pas digne de croiser un quelconque regard. Il sent la tristesse au fond de lui, et dans le fond de son verre il trouve un appel anonyme et propre, un espoir sans lendemain, un sourire allusif.&lt;br /&gt;Un pilier de bar ne ressent aucune afection, aucun besoin pour personne, et surtout pas pour lui-même. C'est précisément pour cela que tu ne pourras jamais l'égaler. Et que je ne te le souhaite pas.&lt;br /&gt;Il veut sentir au bout de ses doigts le Vide, et croquer à pleines dents le N'importe Quoi. Etre témoin, voire acteur, d'un de ces débordements absurdes qui naissent sur le sol de ce genre de lieu comme la mandragore aux pieds des pendus. Il veut sentir cela, mais ne le sent que rarement - mais une fois par an lui suffit, très largement.&lt;br /&gt;Et toi, tu n'est que le numéro 234 d'une année qui fait 365 jours un quart. Autant te dire qu'à ses yeux, tu ne représentes pas grand chose. Tu es un épiphénomène, tout au plus, émanation grotesque de ce que son lieu peut produire... alors même que tu penses, et très sincèrement, que l'anecdote, c'est sa gueule.&lt;br /&gt;Imbécile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W.Jonas  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3437111238855777531?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3437111238855777531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3437111238855777531&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3437111238855777531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3437111238855777531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/quest-ce-quun-pilier-de-rade-au-fond-et.html' title='Piliers de rades'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4460300928638145062</id><published>2007-10-15T21:42:00.000-07:00</published><updated>2007-10-16T13:18:17.356-07:00</updated><title type='text'>Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi</title><content type='html'>&lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ouvre la porte et elle saute sur moi, me gifle puis me griffe et je sens ses ongles trop souvent rongés me lacérer violemment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Si au moins, elle s'était tapée une manucure, ne serait-ce qu'une seule au cours de ces dix dernières années peut-être que j'aurais moins mal à l'heure actuelle mais à l'heure actuelle, je ne devrais pas trop penser à cela car elle s'acharne sur moi, elle fait rentrer l'extrémité de ses doigts dans ma peau, elle me donne un coup et je me retrouve à terre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Puis j'entends quelqu'un crier (je suis plutôt sûr que c'était moi) et moi la face collée au parquet je vois les pieds de Sarah sortir de la chambre et Elise debout qui chevauche mon corps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je ne comprends pas très bien ce qui m'arrive jusqu'à ce que je croise le regard de Elise et c'est en apercevant ses pupilles dilatées par la rage que j'ai réalisé (soudainement) qu'à l'heure actuelle, j'étais dans la merde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;span style="font-size:16;"&gt;Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est un dimanche soir marqué par la solitude que j'ai découvert que je suis victime de dépendance affective.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Toute ma vie, en fait, j'ai été victime de troubles comportementaux divers mais c'est en tombant sur ce reportage sur Discovery que j'ai réussi enfin à mettre un nom sur ce mal qui me berce et me pousse dans des chocs frontaux avec les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La psychiatre l'a dit de manière très explicite devant la caméra :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;i&gt;La dépendance affective se caractérise par des comportements acquis autodestructeurs et des traits de caractère qui se traduisent par une grande difficulté à amorcer et à maintenir des relations affectives saines.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Voila, en deux, trois phrases, mon état m'était révélé et sur le coup, je n'ai pas paniqué, j'ai fait tout ce que les gens normaux font lorsqu'ils se découvrent une maladie, je suis allé sur mon ordi et j'ai cherché des informations sur Google, là je suis tombé sur un site contenant des dizaines de témoignages de dépendants affectifs un peu partout sur la planète qui racontaient leurs histoires (toutes plus pathétiques les unes que les autres) mais aussi et surtout un petit questionnaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;N'écoutant que mon désir de m'auto-analyser (une technique que j'ai développée durant l'adolescence, plutôt que d'aller voir quelqu'un pour lui parler de mes problèmes, je m'assois et je me pose des questions à moi-même dans ma tête (tu vas bien ? oui, non, qu'est-ce qu'il y a ?), les bouddhistes appelleraient cela de la méditation mais moi j'ai juste mon moi et mon sur-moi Freudien qui s'entretiennent afin de savoir qu'est-ce que l'on pourrait bien faire de mon moi (le corps)), j'ai répondu à toutes les questions et le résultat a été clair, j'étais dépendant affectif à 90 %&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Plutôt une bonne note, si c'était un examen j'aurais pu dire que j'ai fièrement réussi mais là en fait tout ce que cela m'a annoncé c'est que j'étais officiellement atteint de DAA (bien sûr certaines personnes auraient voulu voir un médecin ou un thérapeute pour confirmer le tout mais pour moi mon auto-analyse et les résultats d'un test trouvé sur Google me suffisaient.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Voilà, triste réalité et puis pour être honnête le diagnostic était clair et établi depuis bien longtemps, il suffisait de lire entre les filles qui ont peuplé mon existence, quelques seins mais aucune relation saine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je suis toujours passé de phases ou je m'accrochais désespérément à la première femme venue (et cela sans aucune raison apparente) à des phases où je me complaisais dans l'abondance en ignorant les rares filles bien que je rencontrais mais malheureusement le nombre ne remplit jamais le vide.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'aurais préféré une dépendance sexuelle plutôt qu'une dépendance affective mais ce n'est pas dans la pénétration que réside mon addiction mais dans le moment juste après, celui où je les regarde se crêper le chignon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;L'expérience est si belle que l'on veut éternellement recommencer l'aventure mais cela ne se joue qu'à deux et du partenaire vient le drame.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Mon nom est Anthony Naglaa et durant toute ma vie d'adulte, je n'ai jamais été célibataire, pas une seule fois, je me contente de passer de relation désastreuse en relation merdique, les désastreuses étant celles qui se terminent sans dégât matériel dans mon appartement, les merdiques les autres et ……… je reçois un autre coup de Converse dans le ventre, Elise s'acharne sur moi, Sarah crie, veut nous foutre dehors, moi je relève, traite Elise de conne, lui demande quel est son problème.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Un bouton sur ma chemise Alessandro Fergana manque, si j'étais blanc en ce moment je serais rouge, ce n'est ni drôle, ni amusant, j'ai passé l'âge des conneries d'Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Là, je suis debout à 30 centimètres de la porte, Elise semble vouloir me péter la gueule (je suis et j'ai toujours été un jeune homme perspicace) mais ce qui me rassure c'est que Sarah semble vouloir péter la sienne, c'est bon, si les choses tournent mal (ou au moins pire qu'elles ne le sont actuellement (les choses)) j'aurai quelqu'un pour me défendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je décide de calmer un peu le jeu, je prends ma voix d'homme en contrôle de la situation (30 décibels plus haut dans le grave), je dis héroïquement : laisse moi faire, je vais régler ça, je prends Elise par sa vieille veste Zara qu'elle porte tout le temps et je la fous dehors, lance un clin d'œil a la Cary Grant a Sarah (héroïque, je vous dis) et rejoins Elise sur le palier, là je dis toujours avec mon ton grave (30 décibels dans le grave) &lt;i&gt;Sarah ferme la porte, Elise et moi, on doit se parler.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Bon, c'est quoi ton problème, c'est quoi cette idée de débarquer chez moi à cette heure-ci et te mettre a jouer la violente schizo névrotique, ça va pas ou quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-…………………&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Tu peux parler là Elise tu sais, pas besoin de jouer à la sociopathe névrosée, je t'ai déjà dit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-........&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-………..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La je lui fait mon air de type qui la regarde vachement méchamment, elle comprend et me dit, &lt;i&gt;dis a ta petite conne qu'on va faire un tour.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;En temps normal, j'aurais protesté, &lt;i&gt;comment ça ma petite conne, arrête de lui manquer de respect, etc….. &lt;/i&gt;mais vu l'état de la situation (j'ai eu beaucoup de plaisir a écrire ce milieu de phrase, &lt;i&gt;l'état de la situation&lt;/i&gt;, c'est de la grâce littéraire tout ceci) mais revenons a Elise, ah Elise…. elle ne changera jamais, 1m70, un vieux Levis, un t-shirt blanc trop large qui cache ses seins, une coupe carrée, une veste Zara tachetée achetée au début des années 2000, des Converses pourries, un regard de schizophrène et malgré tout un sourire d'ange.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Meilleure amie depuis l'enfance (un jour, on va se faire tatouer nos noms au milieu de cœurs bien rouges (charmant comme Milwaukee dans les années 1950), un même goût violent que moi pour les filles avec en plus beaucoup plus d'audace et de couilles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Si elle est aussi énervée, c'est qu'il y a sûrement quelque chose de relativement grave que j'ai fait (dans mon cas, ça peut aller d'avoir oublié une capote usagée dans son lit quand je me sers de son appart pour tromper Sarah en toute impunité ou d'être allé au bar au coin (de chez elle) où elle a ses habitudes et d'avoir commandé un peu trop d'alcool en disant au proprio que &lt;i&gt;t'inquiète, c'est sur la note à Elise&lt;/i&gt;).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je sais qu'il y a qu'une façon de la calmer, aller boire un kir martini mélangé avec une demi-kro (un truc infect qu'elle aime bien (je crois qu'elle se sent déglinguée chic quand elle boit ça) alors je lui dis, bon on va boire un verre, je t'invite, tu me diras ce qui ne va pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout de suite, je la sens sourire un peu (lèvre du haut qui se soulève d'un demi-millimétre, un truc&lt;i&gt; non repérable&lt;/i&gt; à l'œil nu, sobre et non habitué). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Direction le bar La Bouteille Vide, un charmant endroit si on oublie le fait qu'il y a un clebs malade que le proprio héberge et qui lèche la vaisselle de temps en temps (la bave de chien se distingue trés bien dans un verre de vodka sur glace, il ne faut pas s'en faire avec ça).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Comme d'habitude il n'y a pas grand monde, mais moi je suis sûr que le proprio fait fortune avec un petit racket d'antennes paraboliques braquées directement sur des pays du monde que l'on quitte avec le corps mais jamais réellement avec le cœur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Une histoire de contraception&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout de suite notre table du fond, on commande un couscous (à cette heure là pas de problème, il le réchauffe au micro-ondes, un peu (beaucoup) de Harissa et c'est presque bon), Elise prend deux kir-martini mélangé à une demi-Kro, je prends un diet Red Bull (sans sucre, c'est important pour un tas de raisons), deux shooters de vodka et une Heineken.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ça se passe presque bien, Elise est assise en face de moi, presque calme, en tout cas, l'air moins névrosé (si elle était un film de Woody Allen, là elle serait A Midsummer Night Sex Comedy et non pas Hannah et ses soeurs).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'essaye de rester calme, surtout ne pas penser qu'avant qu'Elise débarque j'avais presque réussi à obtenir une faveur sexuelle de Sarah en lui promettant de faire la vaisselle (ah, la magie et le romantisme des vieux couples de plus de six mois), je rentre pas directement dans le vif, je lui dis des trucs très importants en prenant un air très sérieux comme &lt;i&gt;bon et ta journée&lt;/i&gt;, la relaxer dans la &lt;i&gt;calmitude&lt;/i&gt; mais apparemment ça ne marche pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle me répond pas, bouffe en me regardant a peine, se tape ses deux kirs en une seconde, relève la tête de temps en temps et me lance un regard sérieusement menaçant, se remet a bouffer, regarde un peu Euronews (sans que personne ne comprenne réellement pourquoi, le poste de télé du bar est toujours branché sur Euronews), apprend que le CAC 40 a baissé, ça semble l'intéresser, tant mieux, si ça peut la détendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Finalement, elle finit la semoule, commande deux autres kir recette Elise, regarde deux filles passer, se lève, va en draguer une, revient, me demande 20 euros, dans la situation présente j'ai pas le choix de les allonger, elle les prend sans me dire merci, paye a boire aux filles, discute avec, ça dure une heure, moi j'en profite pour prendre une dizaine de shooters et finalement Elise revient.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle semble heureuse, je pense qu'elle va conclure avec une des deux filles plus tard dans la soirée, elle me dit, il faut qu'on parle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me lève, je paye, on va dans la vieille gold d'Elise et c'est la qu'elle m'annonce la nouvelle :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Anthony, je suis enceinte, enceinte de toi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Elise&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise a toujours été une jolie fille, le genre a faire des collectes entre les cuisses des jeunes filles, je la connais depuis au moins une bonne quinzaine d'année, classe de CM2 pour être précis, cours de français Madame Portobin qui nous terrorisait, moi comme toujours nul en dictée mais excellent en rédaction et Elise le contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise était ma voisine assignée pour l'année et découvrant nos aptitudes naturelles et opposées on a très vite compris que l'on pouvait s'entraider, alors on a passé un contrat (Malabar et VHS porno comme bonus de signature), elle m'aidait à passer à travers les dictées de Madame Portobin et moi, je lui donnais des idées pour les rédacs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De là s'est développée une profonde amitié qui a enduré le cours des années.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ensemble, on a vu notre goût pour les filles se développer, ensemble on s'est mis a draguer sans succès à peu prés tout ce qui bouge et qui a des seins du collège au lycée et nos week-ends on les passait à monter des plans pas possibles pour réussir à voler de l'alcool dans le bar de ses parents, à salir les Union magazine de son grand frère, a organiser un trafic de film du premier samedi du mois sur Canal ou à nous gaver de mangas japonais sous-titrés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle et moi, on était les marginaux de la sixième a la terminale, étant moi quasiment le seul noir de cette fichue école privée catholique et elle la seule fille avec une coupe au carrée qui foutait une trempe à n'importe quelle gamine qui lui manquait de respect.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On était les deux seuls avec des comportements asociaux, ceux qu'on invitait dans aucune soirée mais bon on était là l'un pour l'autre, une sorte d'amitié étrange nous unissait, un peu comme des frères et sœurs, on faisait tout ensemble, prenait nos douches ensemble même parfois défoncés pour délirer et pourtant sans que l'idée de faire quoi que ce soit ensemble ne nous traverse jamais la tête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A 18 ans, on a décidé de quitter Paris ensemble, direction Montréal, l'Amérique en français et on n'a pas été déçu, les filles, la belle vie, la nuit, Montréal a tenu toutes ses promesses mais au bout de quelques années, on s'est lassé, de tout, de rien, de la facilité sûrement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Montréal commençait à ressembler à un immense buffet et on en avait assez de se gaver.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ainsi peu de temps après notre graduation, Elise a décidé de rentrer et moi je suis resté, seul, a Montréal, je me suis fait a l'idée d'être sans elle ……..j'ai tenu quatre mois avant d'aller la rejoindre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah (une ex-actrice de théâtre reconverti dans la comptabilité) celle avec qui je sors depuis déja deux ans, a trouvé un stage à Paris et moi qui ne faisais pas grand-chose à Montréal et avec en plus Elise qui me manquait (accessoirement ma famille aussi) alors voila, je suis venu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Sarah&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah et moi on s'est trouvé un petit appart pas loin de Montparnasse (pour le trouver, c'est Sarah qui s'est occupé de tout, les jeunes noirs aux cheveux longs, diplômés mais qui font pas grand-chose de leur vie sont rarement les locataires privilégiés des propriétaires.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Revoir Elise m'a fait du bien, habiter avec Sarah beaucoup moins alors les soirs de déprime, je me précipitais chez ma meilleure amie pour boire et me ressourcer comme je l'ai fait avec elle tout au long de ma vie et c'est un soir de grammes de sang dans l'alcool que tout est allé beaucoup trop loin entre nous. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La boîte de Sarah organisa une convention entre les meilleurs comptables Européens a Deauville, l'occasion pour les D.R.H., les D.G., les D.A., les D.P. et même les stagiaires éternels chairs à canon du monde de l'entreprise comme Sarah de se réunir entre gens passionnants (des comptables donc) pour discuter de tout et de rien (le tout comprenant les nouvelles méthodes de dresser des bilans comptables en prenant en compte les nouveaux logiciels et les paradigmes financiers mis au point récemment et le rien comprenant leurs vies privées).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La convention se déroulait à Deauville et Sarah y est allée tous frais payés par sa boîte, une semaine plus ou moins de rêve dans un hôtel convenable, elle avait même le droit d'amener son compagnon mais ledit compagnon ne voyait dans cette convention qu'une occasion rêvée de passer une semaine a faire autre que regarder la télé et baiser la femme de sa vie de maniére mécanique a la fin d'un épisode particulièrement, je cite là encore, bouleversant de Grey's Anatomy.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah est partie comme prévu un lundi matin assez tôt (je le sais parce que Télématin jouait encore alors que d'habitude je me lève avec le journal de 13 heures (j'aime me faire peur le matin au réveil, je vis dangereusement moi)).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il y a eu un petit flottement dans le vide quand elle a franchi la porte avec sa fausse valise Gucci, je me suis rendu compte que j'étais seul, réellement seul.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il vient un moment dans la vie d'un homme ou il se rend compte que pour l'être qu'il croit aimer, il a sacrifié ses amis, sa famille et même sa carrière et ce moment-là a été pour moi ce lundi matin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était vrai, même si je faisais semblant du contraire, j'étais tellement bien avec Sarah que je n'avais pas ou plus le désir de faire quoi que soit, je me complaisais dans sa présence comme une excuse pour ne plus avoir de désir ou d'envies autres que celle d'être avec elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et cela à un point tel que depuis mon retour à Paris, je n'avais encore passé une seule soirée complète avec mes parents ou même revu certains de mes vieux potes du quartier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Certes, je trompais (ce mot est inapproprié) quelques fois Sarah avec des filles rencontrées dans les boîtes crades où Elise traînait mais il n'y avait rien d'autre dans ces actes consumés que de la très fade consommation destinée à agrémenter mon ego parfois chancelant de ne rien ou de ne quasiment rien faire de mes journées et pour tout dire ma vie sociale se résumait à deux femmes, Elise et Sarah.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était triste mais c'était ma triste réalité et je pense que ça arrangeait Sarah, mon cercle de fréquentation étant réduit a deux personnes et l'une d'entre elles étant justement ma compagne et l'autre ma copine lesbienne, Sarah était convaincu qu'au moins ainsi je ne la tromperais pas et cette idée lui fit passer outre la répulsion évidente qu'elle avait pour Elise.Ces deux-là se sont en effet immédiatement et incroyablement détestées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je pense que Sarah reprochait à Elise de me rassurer dans ma quête permanente de légèreté et qu'Elise détestait Sarah pour toutes ces envies qu'elle créait en moi de gravité, de soirées a la maison et de dimanche au lit à regarder une rediffusion d'un Woody Allen sur ArtTV.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elles étaient mon ombre et ma lumière mais les jours d'éclipse étaient rares et je ne pouvais donc que les fréquenter séparément.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Cette dichotomie de mes fréquentations féminines a créé en moi la perception de mener une double vie et cela de manière tout à fait légitime car chacune des parties impliquées connaissait parfaitement l'existence de l'autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Le Départ&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il existait ainsi deux Anthony Naglaa et avec le départ de Sarah, le Anthony Naglaa qui ne se sent vivant que pendant les quelques secondes où il compte les pas avant d'entrer dans une nouvelle boîte se sentait libre de concubiner platoniquement avec sa meilleure amie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Dés le départ de Sarah, je suis allé a la boulangerie du coin me prendre un café-croissant puis je suis allé au Monoprix, celui avec la petite caissière qui sent bon comme un après-midi sur la plage à Barcelonita et qui donne des sourires gratuitement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai du prendre assez d'alcool pour survivre a un enfermement dans une cave avec Elise pendant un mois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai pris tous les habits nécessaires pour attirer le regard de n'importe quelle jeune fille moindrement superficielle et je me suis précipité chez Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Les premiers jours se sont très bien déroulés, débarquement de femmes (principalement pour Elise) et d'alcools (principalement pour nous deux).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La journée on essayait de n'avoir rien à faire en se couchant le soir le plus tard possible,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On faisait tout ce qu'on pouvait pour ne pas avoir à se réveiller avant 15 heures minimum. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ensuite, il suffisait juste de traîner un maximum jusqu'à ce que l'on puisse commencer à boire sans (trop) culpabiliser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout se passait bien entre cuisses et fonds de bouteilles (Elise était une beaucoup plus grande consommatrice des deux que moi) et c'est le quatrième soir que l'on est devenu fou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, on était trop fatigué tous les deux pour tenir la longueur ou pour sortir nous donner des raisons d'utiliser notre langue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On a alors décidé de rester a la maison, de se louer des vieux Woody Allen et de se reposer en buvant modérément.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On s'était fixé une limite d'une bouteille de rhum qu'on buverait après le Allen en lisant chacun un Gutierrez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Le rhum était importé directement de la Havana, un peu fort mais un peu trop bon pour que l'on s'en soucie, Elise surtout qui ce soir là n'avait pas consommé de stupéfiants devait se sentir mieux que d'habitude mais il faut croire que notre fatigue était telle qu'après quelques verres, l'on s'est mis très rapidement a délirer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise a commencé à parler de la fille qu'elle avait ramenée hier du Neon Lounge, une belle brunette, le corps de Belluci (Monica) et le charme de Gainsbourg (Charlotte).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Dés que la fille a croisé Elise, elle lui a balancé toute sa chaleur et son désir de chair en un regard, Elise très vite s'est mis a ressentir beaucoup d'amour au niveau des hanches et n'a pas pu se retenir et des envies délicieuses se mirent a couler tout au long de ces cuisses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle et la brune se sont attrapées très vite, je pense que ça a fini (une longue fin de deux bonnes heures) dans les escaliers qui menaient à l'appartement d'Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De reparler de tout ça, de la fille d'hier, de sa bouche qui semblait avoir été faite pour se fondre sur le con d'Elise, de l'équilibre et de la justesse de ce monde qu'Elise avait ressentie quand elle s'immisça dans les cuisses de cette charmante inconnue nous a irrémédiablement donné envie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il y a des choses qui se sont mis à naître naturellement dans nos bas-ventres mais on avait réellement pas envie de sortir de l'appartement d'Elise pour satisfaire ces envies et encore moins envie qu'une étrangère s'immisce parmi nous ce soir là ou l'on avait désespérément envie d'être seul (tout ceci est une question d'envie).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De temps en temps, on avait tous les deux un fort besoin de s'isoler, c'était pour nous une nécessité, un besoin que même l'envie de regards lubriques et de corps feutrés les uns contre les autres ne pouvait changer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Pendant qu'Elise pensait à sa rencontre furtive avec des talents linguistiques dignes des plus grandes péripatéticiennes de Porte de la Chapelle, moi je ne pensais qu'à Sarah (uniquement à elle, j'avais beaucoup couché avec d'autres femmes, ma mémoire ne gardait qu'une vague impression de plaisirs fugaces, agréables uniquement dans le contexte où ils étaient socialement répréhensibles et cependant malgré le peu de plaisir que je retirais de ces adultères consommés, une force en moi m'empêchait d'arrêter, comme une pulsion et un ardent désir de profiter de tout, de profiter de rien dans le fond car après l'orgasme (les fois où je ne le simulais pas) avec ces filles de passages, je ne ressentais rien d'autres qu'une sensation de vide et des regrets que je m'empressais de noyer dans tout ce que je pouvais trouver (parfois même d'autres jus issus de femmes éphémères).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Malgré mes regrets post-éjaculatoires, de maniére générale, je ne ressentais pas réellement de remord dans le fait de tromper Sarah, une partie de moi se disait même que si Sarah faisait la même chose de son côté, ma grandeur d'âme ne lui en voudrait pas (comment décemment pourrais-je) et ce soir là mon désir pour Sarah était tel que je me mis à la voir entre les mouvements d'Elise, quand Elise souriait cela me rappelait Sarah, quand à un moment elle s'est levée avec sa petite culotte Chloé, je me suis rappelé les week-ends ou l'on s'enfermait Sarah et moi pour ne faire rien d'autre que le faire et où son seul vêtement pendant prés de 48 heures était ces petites culottes American Apparel que parfois même elle n'enlevait pas et l'on s'arrangeait pour que je puisse la pénétrer légèrement, tendrement en mettant sa petite culotte de coté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;C'est un truc qui a rapport avec les seins.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, pour la première fois, je me suis mis à regarder Elise différemment, je ne sais pas si c'était d'avoir passé tellement de temps enfermé dans notre appartement avec Sarah mais revoir Elise pour la première fois pendant plusieurs jours d'affilée a semble-t-il grandement perturbé ma vision d'elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est comme si un amalgame s'était amené dans mon cerveau et que je prenais Elise pour Sarah, pour la première fois depuis l'époque de mes quinze ans je me suis mis a regarder Elise avec attention quand elle se changeait devant moi, pour la première fois depuis mes 17 ans et demi je me suis mis à fixer la pointe de ses petits seins qui s'agitaient sous son beaucoup trop grand t-shirt quand elle riait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je ne sais pas si Elise l'a remarqué mais pour la première fois devant moi elle n'était plus ma meilleure amie mais une femme qui avait passé la soirée a demi-nue devant moi, une femme pour qui je ressentais quelque chose d'incongru, du désir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai pris l'éveil puissant de mon désir pour Elise pour une simple maladresse du destin, un coup du sort qui me donnait envie d'un coup de langue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai fait semblant de ne rien ressentir et j'ai continué à passer la soirée à regarder ces vieux Woody Allen, je pense que j'ai réussi à me contrôler jusqu'à ce que je voie Julia Louis Dreyfus de Seinfeld baiser au coin d'une fenêtre au début de Deconstructing Harry.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Puis, ce qui ne devait surtout pas arriver arriva mais il faut savoir que c'est avant tout la faute de Woody Allen, sa faute si Elise finit par remarquer que je n'arrêtais pas de la regarder mais surtout que je me suis mis à la regarder très différemment d'un coup.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je mets la faute sur Allen mais aussi sur Gutierrez et ses lignes sales, Elise m'a demandé si j'allais, elle avait l'impression que je semblais légèrement agité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-T'es sûr que ça va Anthony ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là moi qui ne savais pas très bien mentir je lui dis oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Tu sais très bien à quel point je fantasme sur Elaine Benes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Ouin……qu'elle me dit avec le sourire puis elle s'est remise à fixer l'écran. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était un petit moment magique, on était à trente centimètres l'un de l'autre, elle était assise en moine bouddhiste à mes côtés, on voyait de plus en plus la forme de ses seins se dessiner sous son Martin Maguilera, sa position du lotus faisait ressortir le coté qui me donnait envie de ses hanches, j'étais troublé, réellement troublé, pour la première fois je ressentais une envie de brûler pour cette femme avec qui j'avais passé mon enfance et mon adolescence, j'en aurais même eu du chagrin tiens de désirer cette femme qui était avant toute chose mon amie tant j'avais l'impression que sur son corps semblait couler une fine couche de lubricité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Que m'arrivait-il, étais-je devenu à moitié fou, ce n'était pas réellement le moment de briser une amitié de quinze ans, il fallait que je me ressaisisse ou qu'au moins je me saisisse autre chose ailleurs pour réussir à asservir ce désir naissant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je suis parti à la salle de bain me rincer le visage et quand je suis revenu, les choses ne se sont vraiment pas arrangées, elle était cette fois sur le ventre sur le tapis du salon, je la voyais à terre et je me disais que je n'avais pas remarqué qu'elle avait d'aussi belles fesses, quelle connerie quand même l'amitié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me suis dit que c'était un sévisse de la voir ainsi et moi qui ruisselais de vices, d'idées et de perversité, je me suis dit qu'il fallait que je la touche pour que je devienne à nouveau calme et tranquille, calme et tranquille, je ne sais plus trop comment s'est arrivé, ma fièvre et mon agitation me l'ont fait oublier mais j'ai posé ma main sur ses fesses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sur le coup, Elise n'a pas bougé, elle est habituée à ce que je la touche mais cela a toujours était amical.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je lui dis &lt;i&gt;Elise t'as changé non&lt;/i&gt; et elle me demanda &lt;i&gt;changé comment ça&lt;/i&gt;, là je dis ben, &lt;i&gt;je sais pas, ton corps, tes formes, je sais pas, t'as changé&lt;/i&gt; et puis d'un coup très brutalement elle me demanda d'enlever mes mains de sur ses fesses. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Bon, si tu insistes…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et on s'est mis à re-regarder Deconstructing Harry et ce petit jeu entre elle et moi dura un instant, je trouvais n'importe quel prétexte pour la toucher et elle violemment elle me le faisait regretter (quelle conne violente elle pouvait être).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Tentative(s) de rapprochement&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;b&gt;Tentative # 1&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est la scène où Woody Allen se fait agresser par la sœur de son ex-femme sur le toit de son immeuble.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Méthode :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'essaye de me coller à Elise par derrière, dans la position de la cuillère pour être précis. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Résultat :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle me fout un coup de coude dans le ventre puis fait &lt;i&gt;repeat&lt;/i&gt; sur la scène.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;b&gt;Tentative # 2&lt;/b&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Woody Allen se voit out-of-focus et a l'impression d'être flou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Méthode :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise s'est mise sur le canapé, je m'assois derrière elle (jusqu'ici tout va bien), passe mes bras autour de sa taille (tout va toujours bien, il nous arrive fréquemment de nous coller entre amis) puis discrètement je tente de remonter le long de son corps pour toucher ces seins qui m'intriguent depuis tout a l'heure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A un moment, las de ces attouchements elle me demanda ce que j'avais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça rien, t'arrêtes pas de me toucher depuis tout a l'heure, t'as bien quelque chose, tu me touches pas sans raison.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ah parce qu'il faut avoir une raison maintenant pour toucher sa meilleure amie, dans quel monde vit-on.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Arrête de faire l'offusqué.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'as changé tu sais, je veux dire tes ……… et tes ……………., t'as vraiment changé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je pense que j'ai compris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle se leva sur le canapé en un bond, enleva son Martin Maguilera et me montra naïvement son corps saisissant. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu vois, j'ai arrêté le régime sushi et coca-cola light que j'avais a Montréal et boom, voila, j'ai pris un peu de poids, j'ai bronzé un peu aussi à Barcelone, donc &lt;i&gt;pa-pam&lt;/i&gt; me voila.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle n'avait aucune idée d'à quel point ce qu'elle était devenue était une femme belle et désirable, je ne sais pas où j'étais les trois derniers jours, en fait où j'étais depuis mon retour à Paris mais je ne m'étais pas rendu compte d'à quel point mon amie névrosée avait disparu pour laisser place à une fille immensément jolie avec des seins qui pointaient vers la vie, des jambes qui semblait faite pour conquérir Paris, j'avais envie de poser ma main sur elle de maniére désintéressée, un peu partout sur son corps et elle, elle et sa naïveté qui me considérait toujours comme l'ami qui l'avait vue nue des centaines de fois et même plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Au fond, peut-être qu'elle n'avait absolument pas changé mais le fait que pour la première fois de ma vie, j'ai été séparé d'elle pendant prés de quatre mois a rompu un lien de chasteté et d'amitié purement platonique qu'il y avait auparavant entre elle et moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A un moment ne tenant plus et me promenant dans les sillons d'une saine honnêteté qu'il y a toujours eu entre Elise et moi, je me suis assis prés d'elle et je lui ai dit les quelques mots que je pensais jamais prononcer devant elle :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise, je ne sais pas ce qui m'arrive mais j'ai vraiment envie de toi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle s'est levé, m'a regardé, elle a ri un peu puis souri, pris un air sérieux, un air très sérieux, elle m'a menacé, elle s'est énervée, m'a demandé ce qui me passait par la tête, elle a ri encore un peu, elle s'est assise puis elle est allé se chercher une bière, elle m'a demandé ce qui pouvait bien me passer par la tête, elle a mis son bras autour de mon cou, a serré un peu (elle est parfois violente), s'est relevée et a enchaîné une autre bière, m'a fixé des yeux en se balançant un autre shooter de rhum puis m'a demandé le plus sérieusement du monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'es con ou quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non, je veux dire oui, oui mais …….je sais pas, c'est comme si………je veux dire……on est la et tout et puis c'est comme si d'un coup mais vraiment d'un coup. j'ai eu envie de toi mais vraiment là d'un coup tu vois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non, je vois pas et puis qu'est-ce que tu veux que ça me fasse que t'aies envie de moi, est-ce qu'on peut finir le film tranquillement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin…..mais……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Il y a pas de mais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'as besoin d'être autoritaire comme ça ? Attends, moi, ton pote, je viens je te parle d'un truc profond et sérieux que je ressens et tu…………&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et tu veux qu'on fasse quoi, que j'écrive un haïku sur toi parce que soudainement t'as eu envie de moi ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Faut vraiment que tu gâches tout toi, c'est pas possible, on est là, on passe une superbe soirée, du bon rhum, la classe quoi et toi tu viens et tu m'annonces que tu as envie de moi, tu veux quoi, un cookie ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non…. je…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et on s'est mis à rire tous les deux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Le contrat&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Deux, trois heures ont passées, on a continué a boire dans la morosité et la banalité, film de Woody Allen après film de Woody Allen quand à un moment j'ai cédé et je lui demandé :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ça t'a jamais tenté d'essayer ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- D'essayer quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, avec moi…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je ……je veux dire…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, on a déjà essayé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle s'est mise a me remémorer quelques tentatives infructueuses de pénétrations vaginales qui sont arrivées au cours de notre adolescence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il faut dire que je les avais oubliés ces &lt;i&gt;incidents (sauf la fois où il y avait du Nutella impliqué)&lt;/i&gt;, après tout, on était que deux jeunes qui découvrait notre corps ou plutôt le corps du sexe opposé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il faut dire qu'à Elise, cela ne lui a vraiment pas donné envie de prolonger l'expérience, et sur moi cela eut l'effet contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est drôle, c'est comme si j'avais totalement rangé dans une case de mes mémoires toutes ces expérimentations sexuelles, je me demandais d'ailleurs comment Elise faisait pour s'en souvenir encore et c'est là que j'ai compris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça se fait que tu y penses encore toi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça, comment ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je sais pas là, ça fait vachement longtemps quand même, dix ans au moins et ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, j'ai pas connu beaucoup d'hommes depuis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin, je sais mais……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Te sens pas flatté et là elle s'est mise a me frapper (avec l'oreiller).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pourquoi, il faut toujours que tu sois violente quand il se passe quelque chose de sérieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Parce que tu penses que c'est sérieux tout ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle s'est mise à me faire la liste de toutes les choses absolument très sérieuses qui se déroulaient dans le monde quand moi je lui ai annoncé très clairement que j'allais me coucher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Seulement voila, elle et moi, on a pris l'habitude de dormir dans le même lit et ce soir là, on a en même temps eu l'intuition que ce ne serait peut-être pas la meilleure des idées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Bon ce soir, je vais dormir sur le canapé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Arrête de te la raconter, je te signale que c'est toi qui saute sur moi depuis tout à l'heure et non pas le contraire, donc tu devrais réellement te calmer deux secondes et arrêter d'être paranoïaque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Moi, j'essayais juste d'arranger les choses, je savais bien que me coller a nouveau à elle m'aurait rendu a nouveau hystérique et comme j'étais le seul ici a être émoustillé par tout ceci alors mon âme humaniste lui a dit :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, je pense que toi et moi, on devrait……..tu vois quoi, je veux dire toi et moi, entre potes juste pour essayer Elise, je te promets ça va être sympa.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin, peut-être qu'elle me répondit, mais je déteste le faire à cette heure la en étant sobre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Sobre, on s'est tapé deux bouteilles, qu'est-ce que tu racontes ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Écoute, tu comprends jamais rien et puis je veux dire de toute façon, j'en ai pas envie, moi tu sais j'aime me faire manger le matin plutôt, ça s'est un véritable plaisir, tu te réveilles, tu n'as rien a faire et tu jouis, le paradis alors que là avec toi après m'être tapé une heure et demi de l'autre névrosé New-Yorkais, cela me donne beaucoup moins envie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Donc Woody Allen est le responsable de tout ceci, c'est ça, quand tu n'as rien à faire, tu blâmes le…..bref, ça n'a aucune importance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et c'est ainsi, que l'on est allé se coucher elle et moi ou plutôt elle est allée se coucher et moi j'ai tenté de dormir devant la télé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Une heure a passée avant qu'Elise ne revienne me voir, elle était toute excitée, quasiment hystérique et m'a parlé d'une idée GÉ-NIA-LE qu'elle venait d'avoir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Voila, j'arrivais pas a dormir et tout (Oui, j'ai compris) et j'ai pensé à une chose, tu vois, toi et moi, ça fait quoi, dix, quinze ans qu'on se connaît, tu vois, ce qu'on pourrait faire c'est trouver un moyen d'être ensemble, je veux dire, d'essayer des choses ensemble, sans que ça change notre amitié, tu vois ce qu'on a entre nous est vraiment bien et vraiment important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Très important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est une pure amitié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pure, pure, je ne saurais dire mieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et bien voila, notre amitié est tellement pure que ce serait con de la gâcher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tout à fait con, tout à fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc, il faudrait trouver un moyen d'essayer de……&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu veux dire essayer de …….de……… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, essayer de…….mais.........&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui parce qu'il faut absolument qu'il y ait un mais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt; - Tout à fait Anthony, le mais est très important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je confirme sur l'importance du mais…..mais quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Mais voila, j'ai envie d'essayer, je veux dire, t'es mon pote. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ton meilleur pote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, mon meilleur pote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- En fait Elise, je crois bien que je suis ton seul pote. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Seul, meilleur, ça n'a aucune importance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Aucune Elise, aucune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et donc, on pourrait essayer à condition que cela ne change rien mais je veux dire absolument rien entre nous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Absolument rien du tout Elise, absolument rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc t'es partant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Moi, moi mais bien sur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On essaye alors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On le fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est un contrat absolument clair.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc, on va dans le lit, on essaye ce qu'on a envie d'essayer, on voit ce que ça nous fait…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Beaucoup de bien, beaucoup de bien….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, donc on essaye mais après voila, on en parle plus, on se prend jamais la tête avec ça, voila, on essaye comme la fois où  on a essayé de rencontrer des filles de Polytechnique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ah, ne parle pas des filles de Polytechnique, qui aurait pu penser que…..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- J'y pensais tu sais mais comme tu m'écoutes jamais Anthony.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Bref, bref…donc voila, c'est un contrat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Deal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On garde le meilleur des mondes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, notre amitié doit strictement rester inchangée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- IN-CHAN-GÉE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est le mot clé, le mot C-L-É.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pourquoi tu épelles le mot clé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- …………….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- …………..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On y va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Let's go.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Fin&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et c'est comme cela que j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Bien sur, avant cela, Elise a fait que c'était absolument inapproprié d'employer l'expression Let's go juste avant d'aller dans le lit avec elle mais bien sûr j'étais trop ailleurs (dans l'envie d'elle qui baignait profondément dans mon cerveau pour être exact) pour donner une quelconque importance à une de ses énièmes divagations.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, Elise et moi, on l'a essayé une fois, puis une deuxième (encore plus maladroitement que la première) puis on a réussi à comprendre comment cela pourrait fonctionner entre une femme qui a beaucoup d'expérience (énormément (mais aucune avec un homme)) et un homme qui avait eu un étrange et intense désir pour son amie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai le souvenir qu'à des moments cela avait été bon (très) et à d'autre, terriblement inconfortable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me souviens aussi que l'on s'était protégé mais apparemment pas assez puis qu'à des moments on se reprenait avec ardeur et qu'on a du dans tous ces élans oublier les contraceptifs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Résultat, deux mois plus tard, le soir où cette histoire a débuté, Elise m'annonçait qu'elle était enceinte (de moi) et c'est là que tous les grands bouleversements ont commencé mais ça, ça s'est une autre histoire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anthony Naglaa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4460300928638145062?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4460300928638145062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4460300928638145062&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4460300928638145062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4460300928638145062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/je-crois-que-ma-copine-lesbienne-est.html' title='Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7294379539775369930</id><published>2007-10-05T01:16:00.000-07:00</published><updated>2007-10-05T01:19:29.880-07:00</updated><title type='text'>Bribes de poésie nocturne</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Bribes de poésie nocturne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Spectre dans la nuit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Mon esprit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Sans fin, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Erre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Splendeur de l’insomnie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;        &lt;/span&gt;Nourrit mon cœur,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;                        &lt;/span&gt;Ce désert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;BRUISSEMENT D’AILES D’UN PAPILLON&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;BRUTALEMENT ELLES &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;S’ÉPRENNENT D’UN CON.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te tue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te tue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;À tous les jours dans le théâtre de mon esprit,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te fais subir les pires sévices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Bourreau infâme &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;qui se délecte de ma chair et broie mon âme &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;d’un seul regard,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 70.8pt; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Ton venin m’abreuve et me saoule,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 212.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Me laissant servile et imbécile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang gicle et gicle encore!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Qu’il nourrisse tous mes remords.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que mon règne vienne!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que tes cris déferlent sur moi pour apaiser ma haine!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang gicle et colore mon corps!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Qu’il nourrisse ma rancoeur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;Et abreuve ma douleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ma volonté soit faite&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Sur la Terre &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;comme au Ciel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang GICLE et éclabousse ma peau d’ivoire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que je me délecte &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;de cette victoire sur ton être&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Amen !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Miss TRASH&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Miss TRASH &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7294379539775369930?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7294379539775369930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7294379539775369930&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7294379539775369930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7294379539775369930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/bribes-de-posie-nocturne.html' title='Bribes de poésie nocturne'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8275777840967435763</id><published>2007-09-23T14:44:00.000-07:00</published><updated>2007-09-23T14:47:23.284-07:00</updated><title type='text'>Maman, tu crois en Dieu ?</title><content type='html'>- Maman, maman!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voilà Kawabi, ma fille de 8 ans, toujours surexcitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, Kawabi?&lt;br /&gt;- Tu crois en Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préparais une tarte aux amandes, mais là, je tenais la garniture en suspension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, mon cœur. Je crois en Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle resta silencieuse un moment. J'ai lavé mes mains et je l'ai assise sur le comptoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi tu le demandes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jo Ann von Haff&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle haussa les épaules.&lt;br /&gt;Si j'ai appris quelque chose avec ma fille, c'est que rien n'est jamais gratuit. Elle ne pose jamais des questions par œuvre du Saint Esprit. Alors, si elle me posait des questions à propos de Dieu, je n'ai qu'à chercher la sagesse et la patience là où on les trouve...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qui te préoccupe?&lt;br /&gt;- Pourquoi tu crois en Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voilà la question à un million!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, ma puce... C'est quelque chose qui vient de l'intérieur... je le sens dans mon cœur...&lt;br /&gt;- Mais tu ne Le vois pas!&lt;br /&gt;- C'est ce qu'on appelle la "foi", Kawabi. Tu ne vois pas Dieu, mais tu sais qu'Il est là.&lt;br /&gt;- Il est là maintenant?&lt;br /&gt;- Toutes les secondes. - j'ai pris ses petites mains entre les miennes - Il est partout.&lt;br /&gt;- Il nous aime?&lt;br /&gt;- Oui... nous sommes Ses enfants. Il nous aime comme je t'aime toi. - j'ai souri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai aussitôt vu son expression sérieuse, signe avant-coureur s'il en est qu'elle allait poser une question qui nécessitait plus de sagesse que je n'en possédais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu peux me poser des questions. - j'ai dit.&lt;br /&gt;- Dieu, Il est puissant?&lt;br /&gt;- Oui, très puissant. Il donne la vie. Il crée. Il guérit. Il sauve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, je croyais entendre ma mère, moi qui étais croyante mais non pratiquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il sauve?&lt;br /&gt;- Oui, Kawabi.&lt;br /&gt;- Il n'a pas sauvé papa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... la question à cinq millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si Dieu existe... pourquoi papa est mort?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciel... comment répondre à cette question? Comment dire à ma jolie fille que c'était un coup du destin, que c'était un accident? J'entendais déjà ses questions... Si Dieu existe, pourquoi a-t-Il détruit notre famille? Pourquoi a-t-Il laissé des orphelines? Pourquoi leur avait-Il pris un homme qui avait tant à donner? Pourquoi...?&lt;br /&gt;Non... ce n'étaient pas les questions de Kawabi, c'étaient les miennes. Des questions qui n'avaient toujours pas de réponses à mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hein, maman? Comment tu peux croire en Dieu s'Il nous a enlevé papa?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis assise et j'ai pris Kawabi dans mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, ma jolie... c'est parce que je crois en Dieu que je sais que papa va bien. C'est parce que je crois en Lui que je sais qu'un jour, Il nettoiera mes larmes, guérira mes blessures. Ton papa est un ange et il est toujours avec toi. Tout le temps. Tu peux lui parler. Il t'écoutera. Il te protégera. Il sera toujours là pour toi et tu le sauras dans ton cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hocha la tête et se mit son pouce dans la bouche. J'ai caressé ses cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Demain, le soleil se lèvera à nouveau, Kawabi. Et il brillera. Peu importe s'il pleut. Il y aura toujours un arc-en-ciel. Tous les jours tu seras plus forte... La vie est comme un vélo... Tu tomberas plusieurs fois, mais tu te relèveras et tu rouleras... Souviens-toi que ton chemin, c'est toujours devant, jamais derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas si ma fille, aussi intelligente était-elle, comprenait tout ce que je disais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te souviens des éclipses?&lt;br /&gt;- Oui, maman... le Soleil disparait alors que c'est encore jour...&lt;br /&gt;- C'est exact. Quand tu es triste, c'est comme une éclipse. La joie, la santé, l'amour, le bonheur... toutes les bonnes choses, reviennent avec le soleil... Une éclipse ne dure jamais longtemps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kawabi aida sa mère à préparer la tarte aux amandes qu'elles aimaient tant. Quand ce fut prêt, Kawabi oublia ses questions à propos de Dieu et se blottit dans les bras de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t'aime, maman.&lt;br /&gt;- Je t'aime de la terre au ciel, Kawabi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jo Ann von Haff&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;Pour contacter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jo Ann von Haff &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8275777840967435763?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8275777840967435763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8275777840967435763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8275777840967435763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8275777840967435763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/09/maman-tu-crois-en-dieu.html' title='Maman, tu crois en Dieu ?'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6636698224514378672</id><published>2007-08-28T14:34:00.000-07:00</published><updated>2007-08-28T14:40:29.210-07:00</updated><title type='text'>Au Fond Du Trou</title><content type='html'>Il m’a donné un enregistreur pour que je vous explique pourquoi il faut que vous me sortiez d’ici au plus vite. D’abord, je l’ai laissé traîner à côté de moi dans une obscurité si profonde que mes yeux ne s’y sont pas encore habitués. Je n’avais pas trop envie, au début, mais je m’ennuyais tellement que je me suis dit que c’est peut-être mieux de tout vous raconter.&lt;br /&gt;Je ne sais pas depuis combien de temps il m’a jetée dans ce trou. Ca me paraît tellement long que je dirais au moins quinze jours même si je crois bien que ça fait beaucoup moins. La pièce est ronde, comme ce bocal où mon petit poisson tourne à en devenir fou depuis des années, même qu’il a perdu sa belle couleur noire veloutée pour devenir rouge et puis tout doré. Je me demande si je suis en train de changer de couleur moi aussi. Sûrement parce qu’ici, c’est tellement étroit que je peux à peine m’allonger. &lt;br /&gt;Il me jette du pain de temps en temps et il m’oblige à le manger en me disant qu’il a un fusil pointé sur moi et que ça va mal se passer si je n’obéis pas. Il ne me laisse jamais sortir, même pour, enfin, vous voyez quoi. Et l’endroit où il m’a enfermée est si exigu que ça sent mauvais. J’essaie de me retenir tant que je peux mais il faut bien que je me lâche à certains moments. Pour pas que mon corps explose. Et je dors dans ce qu’i n’arrive plus à contenir. Je me répugne, pour la toute première fois de ma vie.&lt;br /&gt;J’ai tout le temps froid. Je lui ai dit. Et il s’en fiche. Il n’a pas voulu me donner de couverture. Il m’a dit que j’aurai droit à un peu plus de confort quand vous lui aurez envoyé un peu d’argent. « On n’est pas dans un cinq étoiles comme chez tes parents », il me le répète tout le temps. Alors j’essaie de penser à des choses gaies comme quand je me faisais faire une nouvelle coiffure après avoir passé toute la journée à dévaliser mille et une boutiques en buvant du champagne avec mes copines. &lt;br /&gt;Je crois bien que je vais mourir si vous ne faites rien. Je vous préviens : je n’ai pas de dernières volontés. Enfin si, juste une : je voudrais que mon poisson puisse nager dans la piscine parce que maintenant je sais combien il doit souffrir et avoir peur lui aussi.&lt;br /&gt;Je n’aime pas parler dans ce stupide appareil. Je ne suis même pas certaine qu’il enregistre tellement je n’y vois rien. Je parlais de coiffeur et je sais que j’en aurai bien besoin si je sors un jour d’ici. Il m’a coupé mes jolis longs cheveux avec un grand couteau. Je pleurais tellement qu’il m’a giflée violemment. Il m’a dit d’arrêter tout ce cinéma sinon son grand couteau continuera à s’amuser sur moi.&lt;br /&gt;Il a dit qu’il faut vous convaincre de lui verser dix millions de dollars. Il a encore dit que ça ne se verra pas trop sur tous les chiffres de votre compte en banque. Alors je vous en prie, sortez moi de là. Je vous promets de ne plus jamais écumer les boutiques sans compter, de ne plus jamais bousiller une seule voiture en reculant contre un mur, d’être une gentille fille et tout ça. Mais je vous en supplie, sortez moi de là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, c’est comme si j’étais en enfer. Ca fait longtemps maintenant qu’il m’a fait parler dans cet enregistreur qu’il m’a à nouveau donné. Il m’a dit que vous étiez contents de vous être enfin débarrassés de moi. Il m’a dit de vous dire que j’allais bientôt mourir. Je me sens si faible que je crois que ça se passera très naturellement. J’espère juste que je ne souffrirai pas. Pitié, je vous en conjure, envoyez lui son fric à ce con !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a dit que personne n’avait le droit de le traiter de con. Il m’a encore dit que personne ne viendra jamais me délivrer parce que c’est vous qui l’avez payé pour s’occuper de moi. Il raconte que vous en aviez marre, que j’allais finir par vous ruiner avec mon train de vie exagéré, que vous étiez prêts à payer ce qu’il fallait pourvu que je ne traîne plus dans vos pieds. Et que vous l’avez fait. Il paraît que vous étiez tellement soulagés ! &lt;br /&gt;Il m’a dit qu’il est très riche maintenant. Je crois aussi qu’il est  très content. « C’est pour demain », ça aussi il me l’a dit, je m’en souviens. J’attends et j’ai de moins en moins peur parce que je suis tellement triste de tout ce gâchis. Et je vous déteste tous autant que vous êtes. Parce que vous m’avez vendue, abandonnée. Moi, votre princesse chérie, adorée. Mais je crois que ce n’est pas ça le pire. Le pire, c’est quand il m’a expliqué qu’il avait revendu mes cheveux à un perruquier. De ça c’est sûr, jamais je ne m’en remettrai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-family:Arial;font-size:11;"  &gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laura Berent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Laura Berent&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6636698224514378672?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6636698224514378672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6636698224514378672&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6636698224514378672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6636698224514378672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/08/au-fond-du-trou.html' title='Au Fond Du Trou'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-2738387671152594489</id><published>2007-08-28T14:33:00.000-07:00</published><updated>2007-08-28T17:30:11.395-07:00</updated><title type='text'>Mes vacances ou le mythe de l'éternel retour</title><content type='html'>I&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a commencé comme ça :&lt;br /&gt;     J’ai regardé l’Irlandaise aux yeux clignotants et j’ai dit : « Sorry, I’m too drunk to fuck. » Et puis je me suis dit que cette phrase ferait un bon titre de poème, et qu’il faudrait que je pense à l’écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Quelques heures plus tôt, j’étais seul chez moi, tranquille pépère en train de regarder Derrick, quand j’ai reçu l’appel de mon pote Vincent tout excité :&lt;br /&gt;« Tu fais quoi ?!&lt;br /&gt;- J’regarde Derrick... (Mon pote Vincent, il a pas la télé et il y connaît rien aux séries, je peux donc lui dire que je regarde Derrick sans risquer la moindre réaction moqueuse.)&lt;br /&gt;- Eteint ta télé et ramène toi !!  J’suis au pub, j’ai dégoté deux Irlandaises à moitié saoules !! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Ouais, bon, c’est vrai que cette partie de Derrick elle était plutôt bien, mais j’ai jamais su résister aux spécialités Irlandaises. Et deux minutes après, j’étais donc dans ma rue, direction le pub.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il faisait gris et un peu frais, c’était l’été mais on aurait juré qu’on était au mois de Novembre ; sauf que les rues de Paris, elles étaient désertes, et ça ça voulait dire qu’on était pas au mois de Novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Après ces fines constatations météoro-démographique, j’arrive au pub. Et j’ai envie de me frapper en voyant que mon pote Vincent est bien attablé avec deux Irlandaises à moitié saoules, mais qu’elles ont l’age de nos mamans. (Bien que je respecte le goût de mon pote Vincent pour les femmes mûres, je ne le partage pas vraiment.) (Mon truc à moi, c’est plutôt les jeunes pucelles pas farouches.) Mais je me dis que puisque je suis là, autant boire une pinte.&lt;br /&gt;     Quatre pintes plus tard, mon pote Vincent bouffe le visage d’une des deux Irlandaises, pendant que l’autre, Eryn, me montre la photo de Sissi, sa chienne, un  bichon à poil court. Et une pinte après ça, je me demande ce que fait la langue de Eryn enfoncée dans ma gorge.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;     Ensuite, je leur ai dit que j’me cassais, parce que j’avais un truc à faire, ce qui était faux, et que j’avais plus une thune, ce qui était vrai. Mais Eryn a dit qu’elle voulait nous inviter à dîner, parce qu’elle retournait demain en Irlande et qu’elle voulait faire une bonne bouffe à la française, avec du bon vin. Alors je suis resté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On a mangé et bu comme des Princes, mon pote Vincent et moi, à l’œil, dans une belle brasserie, aux frais des Princesses carrément saoules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Après ça, mon pote Vincent a demandé aux Irlandaises si elles voulaient s’éclater, vu qu’il connaît un mec qui vend des ecstas terribles mais un peu chers, et les Irlandaises ont allongé la monnaie, avec le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Moi j’en ai pas pris, j’ai juste continué à boire ; j’ai arrêté de prendre des ecstas depuis un bon moment, je supporte plus les descentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Et donc on s’est retrouvé à leur hôtel, un truc assez chic vers St-Lazare, moi dans la chambre de Eryn et mon pote Vincent dans celle de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Eryn avait les yeux qui clignotaient, elle disait qu’elle était heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Eryn m’a beaucoup embrassé, longtemps, mais c’était trop tard, je valais plus rien. Et c’est là que je lui ai dit que j’étais trop bourré pour baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Eryn a dit que c’était pas grave, et puis on a beaucoup parlé, de je sais plus quoi, mais c’était bien. Après on a pleuré ensemble, je sais plus pourquoi, mais ça m’a fait du bien.&lt;br /&gt;Et j’ai fini par m’endormir sur ses seins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                     *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’ai été réveillé par le bruit de quelqu’un qui tapait à la porte. J’étais seul. Je suis allé ouvrir, c’était une femme de chambre, elle a dit qu’il fallait que je parte. J’avais l’impression d’avoir un bout de bois pourri à la place du cerveau, mais je me suis habillé et je me suis cassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Dans le hall, le réceptionniste m’interpelle. Je fais comme si je l’avais pas entendu et je presse le pas, mais il m’interpelle encore et il quitte la réception pour venir vers moi. Je le regarde et je vais pour dire « J’vous jure que j’ai rien fait ! » Quand il me tend une enveloppe épaisse et me dit : « La Dame qui a réglé la chambre m’a chargé de vous remettre ceci, bonne journée Monsieur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Une fois dans la rue, j’ouvre l’enveloppe et j’y comprends rien : des billets de banque, un tas de billets de cent euros... Je vois que y a aussi un mot, je le lis, et je comprends toujours rien. C’était Eryn, elle me remerciait de cette nuit, elle disait que ma vulnérabilité l’avait profondément touchée, et qu’elle voulait me faire un cadeau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je rentre dans le premier café, je commende un demi et je vais directe aux chiottes. Je compte l’argent : 1500 euros ! Rien que ça ! Cette femme doit être dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’avale mon demi qui me réveille un peu, et j’appelle mon pote Vincent. Il est déjà chez lui. Je vais le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Putain de bordel de Dieu ! » Qu’il a dit. « Mais quesse tu lui as fait !&lt;br /&gt;- Rien...&lt;br /&gt;- Putain de bordel de Dieu ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Et puis, on s’est demandé ce qu’on allait en faire, de ce fric, et mon pote Vincent a eu une idée :&lt;br /&gt;« Et si on partait en vacances ?!&lt;br /&gt;- Ok ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Sur Internet, on a trouvé un voyage d’une semaine au Mexique, à 500 euros par tête, tout compris, en formule All Inclusive. (Ça veut dire qu’on peut boire à volonté, que c’est open bar tout le temps : un avant-goût du le Paradis.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà comment on a débarqué, mon pote Vincent et moi, sur la côte Mexicaine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                II&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carnet de voyage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour 1 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On a picolé comme des malades dès qu’on s’est réveillés. Mon pote Vincent a failli se noyer dans la piscine de l’hôtel. Je me suis endormi sur un transat et je me suis réveillé avec un coup de soleil incroyable, même dans le nombril !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Aucun souvenir de la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour 2 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Et si on allait visiter un truc, je dis. Comme quoi ? Il répond. Un temple Incas, je propose. Et si on restait là à picoler, il suggère. Ok, je dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Aucun souvenir de la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour 3 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On décide de rester un peu frais, histoire de pouvoir chopper quelque chose, et on se tape deux Française pas terribles rencontrées au bar de l’hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour 4 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    On se dispute avec le gérant de l’hôtel, parce que soit disant mon pote Vincent aurait vomi dans la piscine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Aucun souvenir de la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour 5 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je dis que je veux sortir de l’hôtel, parce que je suis pas venu ici pour des Française pas terribles, et que je veux tomber amoureux d’une Mexicaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Et donc on se retrouve en ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Comme je suis très sensible aux peaux mates et aux longs cheveux bruns, je tombe amoureux tous les quart d’heures ; je suis content. Et puis, mon pote Vincent et moi on se sépare, parce qu’il veut trouver une prostituée et pas moi. J’aime pas payer pour ça. C’est pas qu’il est moins romantique que moi, c’est pas que je suis moins dépensier que lui, c’est juste que moi j’aime bien le jeu de la drague et de la séduction ; je vois pas l’intérêt de payer et coucher directe, ça tue le charme du truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je me retrouve dans un bar, il fait chaud, il y a des Mariachis, alors je mange un tacos et je bois une Margarita, pour faire couleur locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je change de bar, il y a une chanteuse, je tombe fous amoureux d’elle, et je suis triste parce que je sais que je ne l’aurais pas ; c’est pas le genre de femme qu’on a rapidement. Alors je bois des Margaritas pour l’oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Jour 6 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je me réveille. Je suis par terre, dans une petite pièce qui sent mauvais, je ne porte pas de chaussures. Je finis par comprendre que je suis dans une cellule. Je me lève, je panique, je crie que je suis là. Un flic moustachu s’amène, il me dit « 150 Dollars ! » Je dis « Quoi ? Pourquoi ? » Il répète « 150 Dollars ! » Je fouille mes poches : rien. Je lui demande en Anglais où sont mes affaires, il dit : « 150 Dollars ! » Et il se casse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je m’écroule sur le sol dégueulasse, j’ai envie de pleurer, qu’est-ce que j’ai encore fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Une bonne heure passe, je désespère ; je me dis que j’aurais du rester chez moi, tranquille pépère à regarder Derrick... Je me dis que je vais croupir ici, pour le restant de mes jours, et que dans 5 ans, quand je serai présumé mort, on me ferra un enterrement symbolique et on écrira sur ma pierre tombale : « Alex C., écrivain raté, il mourut dans une prison Mexicaine sans que personne ne le sache. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mais ça s’est pas passé comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Mon pote Vincent s’est réveillé tard à l’hôtel, et comme il me trouvait nulle part, il a fini par aller voir le gérant, par s’excuser d’avoir vomi dans la piscine, et par le supplier de l’aider. Le gérant a appelé directement le commissariat pour savoir si ils avaient quelqu’un qui correspondait, ils ont dit que oui et qu’il fallait 150 Dollars pour le faire sortir. Soit disant ils l’auraient trouvé en train de chanter sur le capot d’une voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Alors mon pote Vincent s’est ramené avec la thune, et le flic moustachu est venu ouvrir ma cellule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’ai demandé où étaient mes chaussures, mes affaires, mais le moustachu m’a dit avec un petit sourire qu’ils m’avaient retrouvé comme ça, que j’avais du me faire voler en ville. Il a ricané et ses collègues ont ricané aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On sort de la, je me brûle la plante des pieds sur le goudron fumant. Mon pote Vincent me file une de ses tongs, et on marche à cloche pied en essayant d’arrêter un taxi.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;     Je dis à mon pote Vincent qu’au moins, en France, quand les keufs te relâchent de garde-à-vue ils te rendent tes affaires ! Je dis vive les keufs Français, et vive la France ! Mais t’es toujours bourré il me dit. Je crois qu’il a raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On passe à l’hôtel et on revient en ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On fait quelques bars, je suis encore un peu contrarié, et je crois que ça plait parce que je me fais chauffer par une mexicaine aux yeux sombres, et aux fesses émouvantes que je ramène à l’hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Jour 7 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     C’est le dernier jour, alors mon pote Vincent veut profiter de l’open bar de l’hôtel. Et donc on reste là à picoler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     En début de soirée, mon pote Vincent fait ami-ami avec un groupe d’Irlandais, parce qu’ils font un concours de tequila et que mon pote Vincent sort gagnant, comme d’hab.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je parle avec une des filles du groupe, elle est défoncée à quelque chose, elle a les yeux qui clignotent ; et je sais pas comment on se retrouve dans sa chambre. Elle m’embrasse, mais je suis mort depuis un bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Alors j’ai regardé l’Irlandaise aux yeux clignotants et j’ai dit : « Sorry, I’m too drunk to fuck. » Et puis je me suis dit que cette phrase ferait un bon titre de poème, et qu’il faudrait que je pense à l’écrire.&lt;br /&gt;     Ça c’est fini comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Axl Cendres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Axl Cendres&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-2738387671152594489?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' 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gratter le sol avec ses ongles s’il le fallait mais les germes, les germes devaient partir, c’était son obsession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle contrôlait tout, on devait se laver les dents avec du chlore, laver les fruits avec de la térébenthine avant de les manger, nous laver les mains avant et après avoir touché quoi que ce soit (cela allait de la main d’un monsieur qu’on devait saluer a la télécommande du salon que maman ne voulait jamais voir avec ne serait-ce que quelques traces de doigts sur celle-ci, en tout temps l’hygiène entre notre poignet et notre index devait être impeccable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, au début, mon pére avait du au moins tolérer les petites névroses de ma mère parce que je ne me souviens pas de les avoir déjà entendu se disputer.&lt;br /&gt;Lui aussi avait eu une éducation stricte et il disait que cela ne pouvait nous faire que du bien, nous former un peu toute cette discipline et ce catéchèse de la propreté mais l’épisode de l’eau de javel a été la goutte de chlorure en trop et il a été brûlé cet abcès aussi bien que la peau de ma sœur Talia et la mienne, surtout que Talia a eu une érosion de la cornée du a l’hypochlorite après cela, pauvre Tania, elle a du perdre 1/3 de sa vue ce jour la et le reste ne lui a servi qu’a voir les claques de ma mère arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je ne comprenais pas très bien ce qui se passait, c’est pourquoi d’ailleurs, a l’époque je me disais que ma mère voulait juste nous voir propre, propre enfin nous qui a ses yeux étions si sales, si sales tout le temps.&lt;br /&gt;Il faut dire que ma sœur et moi étions pour elle les enfants du péchés, du moins c’est comme cela que le pére de ma mère nous appelait, notre grand-père donc, qui n’a jamais vraiment accepté que sa fille unique finisse par avoir deux rejetons avec un étudiant noir de passage.&lt;br /&gt;Un trop plein de mélanine a laissé pour lui un goût amer, saleté qui a du mal a passer, quinine sans le bienfait.&lt;br /&gt;Quand plus jeune, on passait nos vacances en Italie, mon grand-père nous appelait les petites mierdas, plus tard j’ai compris que  ma mère nous javelliser pour mieux blanchir son péché, son erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela n’a pas suffit et un jour, peu après qu’elle soit rentrée de l’hôpital psychiatrique, mon pére a baissé sa garde et a laissé ma mère nous amener, ma sœur et moi,  pour une promenade.&lt;br /&gt;Je pense que c’était la derniere fois qu’on la revu lui.&lt;br /&gt;Si je me souviens bien tout s’est bien passé jusqu'à ce que ma mère nous amène au bord de la mer, elle a aperçu  toute cette eau comme un grand bain immense d’où elle pourrait renaître en laissant ses péchés dans l’océan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère est allée se baigner mais n’est jamais revenu, elle nous a abandonné dans la voiture et on a fini par brûler au soleil et plus tard la police a trouvé  les corps calcinés de deux petits raisins secs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anthony Naglaa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6949291463973007945?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6949291463973007945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6949291463973007945&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' 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en fonction de la personne que j’avais en face de moi. Si j’estimais qu’elle était instruite et bien au courant des tarifs de la concurrence, alors je m’en tenais au propos officiel. Par contre, si je sentais que le client potentiel était plutôt crédule, alors je laissais quelque liberté à mon imagination. Je me permettais des excentricités qui auraient certainement provoqué une réaction chez les individus méfiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite dame m'écoutait attentivement en serrant son sac à main contre elle. Elle portait des lunettes dont les verres étaient énormes et qui grossissaient ses yeux comme des loupes. Elle hochait docilement la tête au cours de mon argumentaire comme pour me montrer qu'elle était attentive à ce que je lui disais. J’employais tous les procédés oratoires et les formules rhétoriques que l’on nous avait enseignées pour la convaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces grands yeux au milieu de cette toute petite figure ridée me regardaient fixement. J'étais déjà parvenu à la faire souscrire à des contrats parfaitement inutiles et inadaptés à sa situation. Emporté par un zèle que la morale n’encombrait pas, je soutenais à ma cliente que son univers était rempli de risques qu’elles n’imaginait pas et dont les conséquences pouvaient être désastreuses. Elle pensait vivre dans son petit quotidien où tout était parfaitement réglé, attendant paisiblement, après une vie bien chargée, une mort tranquille. Elle découvrait, stupéfaite, les périls presque aussi inquiétants que ceux qu’elle avait connu pendant sa jeunesse durant la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais aucun scrupule à exploiter la faiblesse de personnes qui n'étaient pas en mesure de défendre leurs intérêts. Contrairement à certaines professions, nos clients n'étaient pas poussés à la faillite par des mensonges ou et des pratiques relevant de l'escroquerie. Je ne faisais que leur vendre des services dont ils n’avaient pas besoin pour leur soutirer quelques dizaines d’euros par moi. Je leur révélais l'existence de besoins essentiels qu'ils avaient négligés jusqu’alors. En fait, je ne faisais que reproduire à mon échelle la logique d’un système qui encourageait la surconsommation en créant des frustrations qui ne pouvaient être calmées que si les personnes visées dépensaient leur argent. Nous étions comme des médecins qui prescrivaient des médicaments pour lutter contre un mal qu'ils avaient crée ou comme des dealers qui permettaient à des drogués de satisfaire leur dépendance en entretenant leur addiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les nouveaux qui n'avaient pas compris les usages implicites du métier, la peur du chômage devenait une motivation efficace. Si la hiérarchie constatait de mauvais résultats persistants en dépit de mises en garde, alors une machinerie infernale se mettait en route pour pousser à la faute afin de disposer d'un prétexte assez solide pour justifier un licenciement. Des stratégies de harcèlement étaient mises en place pour isoler le personnel concerné et pour l'affaiblir professionnellement et moralement. Les plus anciens nous racontaient ce dont d'anciens collègues avaient été victimes et cela produisait une espèce de terreur très efficace car nous ne parvenions jamais à nous défaire d'un sentiment latent et diffus de crainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille dame se crispait désormais sur les hanses de son sac à main. Je voyais bien qu’elle était en train d’essayer de reprendre cette parole que je lui avais confisquée. Assise dans ce grand fauteuil, elle me regardait en train de répondre aux questions que j’avais posées en son nom. J’augmentais le débit de ma phrase et j’essayais de l’assommer sous les arguments, les faits, les chiffres, les anecdotes afin qu’elle oubliât ce qu’elle voulait dire. Il y eut un très cours instant au cours duquel je repris mon souffle. Elle s’en saisit pour me dire que ce que je lui proposais ne l’intéressait pas. Sa voix était tremblante et elle paraissait presque s’excuser.&lt;br /&gt;Elle était venue pour un renseignement et elle ressortait avec deux nouveaux contrats. En dépit de mes efforts, je ne l'avais pas convaincue de l'utilité du contrat couvrant les risques liés à la pratique d'un sport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir signé les derniers documents, nous nous levâmes, nous serrâmes la main et la petite dame se retourna, ouvrit la porte et quitta mon bureau. Je m’assis et profitais de ce moment pendant lequel je me retrouvais seul. Cela ne durerait pas longtemps car la venue de la personne suivante troublerait cet instant si rare et si précieux au milieu de ma journée. Même lorsque je demeurais ainsi pendant plus d’un quart d’heures, il m’était impossible de sortir un livre qui m'aurait permis de m'évader quelques instants. Mon bureau, ou plutôt mon boxe, était entièrement vitré. C’était un lieu ouvert à tous les regards. Cela permettait de mieux nous surveiller. Nous assurions nous-mêmes cette besogne les uns envers les autres. J’avais la chance de n’avoir qu’un seul collègue avec lequel je m’entendais bien. Sa voisine de gauche était bien connue pour ses médisances. Nos faits et gestes pouvaient être observés également par les clients, assis sur les chaises accolées au mur ou debout, qui faisaient la queue pour aller au guichet ou pour aller voir un conseiller. Certains lisaient, d’autres discutaient et les plus désemparés promenaient leurs regards et trompaient leur ennui en nous épiant. La présence invisible et insaisissable du directeur de l’agence, personnage mystérieux que l'on voyait rarement, planait dans nos bureaux. Il savait ce que l'on faisait même s'il ne nous voyait pas et alimentait cette peur inconsciente qui nous prenait quand nous étions désoeuvrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première heure qui suivait un repas riche était particulièrement difficile. Je revenais d’un pas lourd au bureau et je m’effondrais de tout mon poids sur mon fauteuil. Le café que j’avais pris n’avait pas fait encore son effet. Il fallait alors lutter contre une fatigue écrasante qui me poussait à me pencher en arrière, à fermer les yeux et à reconnaître la victoire de mon organisme en pleine digestion sur ma faible volonté. L’absence de clients en face de mon bureau et la présence bienveillante de Jacky dans le bureau voisin avait bien failli me convaincre de me laisser doucement emporter par le sommeil. Mais le directeur pourrait surgir à l’improviste et j’essuierais une remarque désobligeante ou faussement humoristique, selon son humeur, sur mon attitude. Françoise, que mon voisin appelait la « langue de pute », pouvait passer dans le couloir et me surprendre. Je sentais que je si restais une minute de plus dans mon fauteuil, je m’endormirais. Mon combat pour rester éveillé devenait de plus en plus dur. Mes paupières se fermaient mécaniquement et j’avais l’impression de fournir un effort à chaque fois que je les rouvrais. Dans de telles circonstances, il fallait aller aux toilettes et se passer un coup d’eau sur le visage. Je me levai et sortis de mon bureau pour m’y rendre. Je devais profiter de l’absence de personnes faisant la queue au guichet pour me hâter d’y aller. En passant devant eux, je remarquai l’air affairé de mes collègues. Jacky était devant son écran tandis que Françoise classait et rangeait des dossiers. Une fois à l’intérieur, j’ouvris le robinet d’eau froide et plaçai mes mains sous le jet. Je me passai de l’eau sur le visage et sur la nuque. Je me sentais revigoré par cette sensation de fraîcheur qui me faisait oublier la fatigue de la digestion. Les brumes qui noyaient mon esprit et m’empêchaient de penser se dispersèrent. Je m’essuyai les mains et je retournai à mon bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle était la journée type qui se reproduisait quasiment à l'identique de jour en jour. L'ennui suscité par l'accomplissement d'un travail vain et absurde se mêlait à la crainte de perdre ce même travail qui me donnait les moyens de vivre sans exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alain Trepanier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Alain Trepanier&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3419987775635837310?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3419987775635837310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3419987775635837310&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3419987775635837310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3419987775635837310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/07/1er-chapitre.html' title='1er Chapitre'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-9188460784461050778</id><published>2007-07-17T08:35:00.000-07:00</published><updated>2007-07-17T08:38:18.924-07:00</updated><title type='text'>La Madone des Vitrines</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Acte 1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un beau gosse&lt;br /&gt;Deux beaux gosses&lt;br /&gt;Trois beaux gosses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu les auras collectionnés, dans ta vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genre « Je mate mais je touche pas »&lt;br /&gt;On ne sait jamais&lt;br /&gt;« Tu casses, tu paies »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton style, c’est plutôt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lèche-vitrine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ne me regardez pas comme ça ! Je bave, c’est tout. Je fais rien de mal. J’ai de quoi payer, vous savez. Si je voulais… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton problème, c’est que tu ne veux pas.&lt;br /&gt;Pas assez, en tout cas.&lt;br /&gt;Pas comme il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas comme celles qui entrent, l’air décidé, sans un regard pour la petite vendeuse, montrant du doigt en baissant les paupières avec des moues bourgeoises, « Ça‍! Ça‍‍!‍ Et aussi ça ! ».&lt;br /&gt;Quand on aime, enfin, quand on achète, on ne compte pas.&lt;br /&gt;Leurs cartes noir et or font des éclairs dans la machine.&lt;br /&gt;Elles ressortent les mains pleines, avec des étoiles dans les yeux.&lt;br /&gt;Rentrent chez elles.&lt;br /&gt;Ecarquillent des yeux innocents devant leur mari.&lt;br /&gt;Des airs d’excuse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as retenu tes mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourtant pas l’envie qui te manquait de la leur mettre au cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur cul…&lt;br /&gt;Quelle merveille…&lt;br /&gt;Elles te les raflent sous le nez. Les entraînent dans les cabines d’essayage. Les enfilent… Enfin, tu vois ce que je veux dire. Leurs soupirs sonnent faux, ceux des garçons aussi, tu vois quand même les rideaux s’agiter, tu fantasmes, « Moi, à leur place… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi à leur place…&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;Que de la gueule.&lt;br /&gt;Je veux dire,&lt;br /&gt;Que des yeux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les yeux, tu les lèches, tu les suces, tu les avales,&lt;br /&gt;Les beaux gosses&lt;br /&gt;Qui défilent sans bouger dans leur vitrine,&lt;br /&gt;Tellement chauds,&lt;br /&gt;Tellement chers qu’ils n’ont pas de prix,&lt;br /&gt;Pas d’étiquette au cul&lt;br /&gt;A vendre, à louer, mais&lt;br /&gt;A prix d’or,&lt;br /&gt;Un prix qu’on n’affiche pas,&lt;br /&gt;Un prix chic,&lt;br /&gt;Le prix des beaux garçons.&lt;br /&gt;Le prix de ta salive, au coin des ta bouche enflée de désir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix du désir – pas du plaisir.&lt;br /&gt;Trop facile, « Je ne suis pas celle que vous croyez ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vendeuses s’affairent,&lt;br /&gt;Leur tournent les hanches,&lt;br /&gt;Le buste,&lt;br /&gt;Les tripotent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n’aimes pas les tripotages, « Très peu pour moi ! ».&lt;br /&gt;Toi, ce que tu aimes, c’est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Cette salive qui dégouline, invisible, sur le carreau.&lt;br /&gt;La salive des yeux.&lt;br /&gt;L’eau du désir.&lt;br /&gt;« Pas touche ! »&lt;br /&gt;La Vierge des Vitrines.&lt;br /&gt;Jamais un homme ne t’a touchée.&lt;br /&gt;Jamais. A aucun prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais tu n’as touché un homme.&lt;br /&gt;Pour quoi faire ?&lt;br /&gt;Gâcher le plaisir ?&lt;br /&gt;Casser la vitre ?&lt;br /&gt;Avec entre deux feuilles de verre ton reflet désirant ?&lt;br /&gt;Briser le rêve ?&lt;br /&gt;Le rêve des beaux faux culs, des hanches étroites, de la taille parfaite des beaux garçons.&lt;br /&gt;Le rêve d’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Une fille, assez belle, l’air de rien, l’air de ne pas y toucher, passait nonchalamment d’une vitrine à l’autre, admirant les beaux hommes de cire conservés dans la glace, ces garçons qu’on essaie en cabine, qu’on emporte peut-être dans un sac élégant, sans un regard pour la petite vendeuse etc.&lt;br /&gt;Pas vue, pas prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte II&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’est-ce qu’elle a à me regarder comme ça, celle-là ? Elle a de la chance que je puisse pas bouger. Dis-donc, c’est pas parce que je suis obligé de montrer mon cul dans une vitrine pour gagner ma vie qu’il faut me prendre pour une pute !... Pas le droit de parler non plus, c’est le règlement, sinon je lui dirais deux mots, à cette mijaurée. Non mais, qu’est-ce que c’est que ces manières… Elle bave, littéralement… T’as jamais vu un mec de près ? Tu veux ma photo ? T’aimerais bien toucher, hein ? Mais pour ça, ma belle, il faudra allonger ton fric. Ah non… Madame n’achète pas… Madame est une reluqueuse… Demain, on rase gratis !… Revenez pour les soldes, on vous fera un prix !... Seulement, il s’agira pas de faire la difficile… Moi, ça fera longtemps que j’aurai fondu entre les doigts d’une middle-class en chaleur. Entre nous, on les appelle demi-mondaines, qu’est-ce qu’elles croient ? C’est qu’elles sont pas comme toi, elles ont pas froid aux yeux. Demande à mes copains. Ceux qui y sont déjà passés… Ah oui, j’oubliais, tu mates aussi la cabine… T’aimerais bien être à la place de la caméra… Rêve toujours… Qu’est-ce que tu veux, la patronne est pas une sainte et y a pas de petits profits. Elle vend les films sous le manteau, à des amateurs, comme on dit… Et puis j’en ai marre qu’on s’intéresse qu’à mes fesses… Moi ce que je voudrais… C’est qu’une petite pas dans ton genre vienne me voler la nuit pour me tirer de cette merde… Une petite qui penserait pas à mal… Qui m’aimerait pour moi, comme ça… Pas comme la vendeuse, qui sait pas quoi inventer pour me palucher, « Oh ? Encore de la poussière ? Pourtant j’ai passé le doigt y a pas dix minutes. Franchement… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte III&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne vit pas les larmes qui emplissaient le bord des yeux de la jeune femme. Quand elle vint le chercher cette nuit-là, brisant la vitrine et déclenchant les sirènes, il ne la reconnut pas. Il dormait à moitié, et puis, la nuit, tous les chats… Le feu dansait dans la cheminée. Elle le posa sur les peaux de bête, sans autre intention que de continuer à l’admirer. Elle vit les premières gouttes de sueur se former sur le front du jeune homme, à la racine des cheveux noirs, puis sur les tempes, à l’intérieur des ailes du nez, au-dessus de la lèvre supérieure si sensuelle… Elle s’agenouilla, comme en prière. Son premier homme. Comment aurait-elle pu savoir ? La fonte dura jusqu’au matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, dans un groupe de badauds rassemblés devant un kiosque à journaux, une méchante femme disait « Elle n’aurait pas pu le laisser dans sa vitrine ? », tandis qu’une autre méchante femme répondait « Pour quoi faire ? Un destin de poussière ? Une vieillesse de mannequin ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Philip Pilato&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Philip Pilato&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-9188460784461050778?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/9188460784461050778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=9188460784461050778&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/9188460784461050778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/9188460784461050778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/07/la-madone-des-vitrines.html' title='La Madone des Vitrines'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-2305962395318085228</id><published>2007-06-16T02:31:00.000-07:00</published><updated>2007-06-16T02:34:02.919-07:00</updated><title type='text'>Un monde à part.</title><content type='html'>Je vous parle d’un monde, un autre monde pas si éloigné du nôtre, pas si différent, quelque peu inversé, avec ses libertés, égalités, fraternités. Et ses inégalités. Je vous présente un monde imparfait que seul sauve une poignée d’âmes ayant la foi, une foi incommensurable en l’Homme, et sa capacité à être meilleur au sein d’une société, pour peu qu’il sache s’en donner la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur des déroutes de nos années deux mille, guerres, suprématie de certains états, égoïsme latent grandissant, individualisme exacerbé, intolérance de ce que l’on ne connaît pas, réactions de violence dans l’ignorance, nous en revenons à l’âge de pierre en nous dissimulant derrière nos acquis matériels, illusoire preuve de notre évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’on se réfugie dans le travail, les habitudes, nos rengaines jour après jour ! Que nos yeux s’endorment fixés sur un écran de télévision ou d’ordinateur ! Ceux-là même se détournent ou accusent dès lors qu’un jeune homme trop bronzé a un mouvement d’humeur, dès lors que sur un banc public deux femmes embrassent tendrement leurs lèvres. Leurs pupilles savent refléter l’Humanité, elles. D’autres yeux blasés font la moue et quelque esprit se perd de ne pas comprendre ledit monde dans lequel nous évoluons. Nous en sommes pourtant les créateurs jour après jour, c’est à chacun d’entre nous d’y apporter le ciment de notre société. A chacun de nous de partager, compatir, comprendre, s’ouvrir à l’autre, tolérer, et aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce n’est pas con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces paroles, ce sont celles d’un ancien gamin qui a subi l’intolérance quand il était enfant. Parce qu’il a toujours été différent. Il a dû se battre pour être lui-même. Quitte à emmerder les pseudos bien-pensants, piètres brebis de Panurge léchant les bottes de rigides traditions assénées par de vieilles bigotes. Voient-elles qu’elles sont contrôlées et que meurt ainsi ce qui fait de chacun de nous une étincelle de cette Humanité ? Notre libre-arbitre vis-à-vis de notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doux nigaud vit désormais dans cet autre monde la plupart du temps. Ailleurs. Car il est plus simple d’être heureux, quand bien même cela signifierait devoir rêver cet état, que d’affronter les blessures quotidiennes de la réalité, quelles qu’elles soient. Notre société ne semble pas prête à le laisser libre. De nos jours, quelques dizaines d’années post-guerre mondiale plus tard, après s’être tournée bon gré mal gré vers l’amélioration progressive de nos conditions de vie, elle se nourrit à nouveau de plus en plus d’intolérance à mesure que d’une vigueur toujours plus forte, les besoins de liberté réclament à juste titre l’égalité pour tous. L’on n’offre plus hélas ce qui définit naturellement l’Humain, ce qui irait de soi, le naturel généreux. L’on analyse, compartimente, domine sans se soucier du plus essentiel, vivre en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous, laissez-vous entraîner quelques instants à un songe salvateur. Puis enfin, apprenez à réellement aimer chacun de vos prochains. Ecoutez cette voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mon Père, punissez-moi parce que j’ai pêché. Pardonnez les faiblesses de ma chair, de mon esprit. Mon Père, je sombre une fois de plus, désespérée. Que voulez-vous, mon cher, je pensais être forte mais je crois n’être que trop fière, peut-être même un peu altière, mais ce n’est pas le sujet de ma confession ! Mon Père, je ne peux nourrir mon propre enfant d’une tétée féminine et naturelle. Je crois pêcher d’avoir gâché mon corps en le gardant si pur.&lt;br /&gt;Comprenez-moi, je vous en conjure ! Ce n’est pas si compliqué ! Mon mari est si épanoui, si vous saviez, avec ses joues rosies, ses rondeurs qui doucement s’effacent sans que lui-même ne s’affaisse… Mon Père, je pêche de jalousie. Le voilà qui a rondement mis notre fils au monde et je travaillais. Je les ai laissés seuls dès les premiers instants ! Est-ce normal pour une mère, mon Père ? Je me questionne sur la normalité car c’est un sujet qui peut être débattu, il vaut mieux être riche de sa personne que jugée comme normal, ce qui est un peu pauvre. Ne trouvez-vous pas ?&lt;br /&gt;Me suivez-vous, mon Père ? Car je pars souvent sur des chemins de traverses, un peu méandreux, mais je m’y retrouve. Et vous ? Où que vous soyez, notez bien ! Merci.&lt;br /&gt;Pardonnez-moi, mon Père, d’envolées vocales j’ai daigné me soulager quelque peu, accompagnée d’une batterie de verres brisés sous le coup de ma douloureuse passion. Mon Gospel n’a pas plu à la vaisselle, pensez-vous ! J’ai explosé notre plus beau service à gesticuler comme une folle. J’ai réveillé notre fils et mon mari m’a enfermée. Dehors ! Quelle ironie ! Il m’a jetée comme une traînée. Alors j’ai déambulé, voyez-vous, pour finir par noyer ma tristesse dans un baril de bière, je crois ? J’ai chanté tout mon soûl… oui, dans les deux sens, oui… Les alcools aidant, j’ai dû fumer un peu. Je ne sais plus trop quoi, mon Père. Ce n’est qu’un détail, mon Frère. Mon Père ! Tout ce dont je me souviens, c’est d’un rond panneau rouge barré en son centre d’un épais trait blanc. C’est flou. Auriez-vous une idée, mon Père ? Figurez-vous que je me suis fait arrêter aussi ! Oui ! J’en ai giflé le gendarme en costume de soie. Enfin, je l’ai raté. J’ai heurté le rétroviseur, vacillé et je me suis fait le trottoir en sanglotant avant de goûter aux barreaux d’une cellule de dégrisement.&lt;br /&gt;Mon Père, à vous, je peux bien le dire, je vous le dis, je vous l’avoue ! Ca me rend folle ! Je suis perdue ! Je n’en puis plus et je perds pied ! Pardonnez-moi mon Père, parce que j’ai pêché ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une rasade de pastis, le regard perdu dans le vide au travers des voitures qui passent quelque part au loin, vers les verdoyants arbres de l’immense parc protégé, le jeune et charmant prêtre Alexandre Vatel pense et murmure en un souffle : « Où veut-elle en venir ? Qu’est-ce que c’est con l’Humain quand même, ça souffre sans arrêt, ça se complique la vie à chasser des problèmes là où ils n’existent pas encore ». Un peu blasé, le curé. Ca, c’est la solitude. A force d’être tout seul, rien d’étonnant, ça ne vous épargne pas un homme. Un coup à la santé de la charité ! Heureusement que contrebalance à jamais l’idéalisme, non pas apanage de la jeunesse mais de l’Homme. Ici en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thérèse la tavernière n’en revient pas. C’est déjà un drôle de monde que les curés se permettent de recevoir les confessions sur une de ces horreurs d’ordinateurs portables, et ce directement par les connexions sans fil imposées en libre service partout ! Même son bar à elle, le sien qui n’appartient à personne d’autre, son précieux bijou orné de magnifiques boiseries du dix-huitième siècle, est connecté, alors qu’elle n’en conçoit pas l’utilité ! Il faut bien que modernité se passe. Mais si au lieu d’un confessionnal, le bel homme en soutane utilise une de ses tables, à sa terrasse à elle, et se bourre la gueule en marmonnant des infamies sur les pauvres âmes qui se libèrent de leur pêchés à la recherche de la rédemption perdue, non mais où va-t-on ! Quel monde tout de même ! Les valeurs se perdent !&lt;br /&gt;Bon… Il lui arrive de libérer son âme sur Internet, mais uniquement par manque de temps, entendons-nous bien ! L’air de rien, c’est bien pratique. On parle face au micro connecté au site des confessions en ligne, et très vite, on peut retourner servir les bourrés. Les habitués, pardon ! Le temps, c’est de l’argent ! Thérèse ne vous dira pas le contraire !&lt;br /&gt;« Et la vie, ça s’apprécie » pense-t-elle au fond d’elle-même, sa tasse de verveine bouillante à la main, le petit doigt de la main gauche relevé, la soucoupe dans l’autre main. Hôtesse de relations très privées à la retraite, alcoolique anonyme multirécidiviste à la Une des journaux dans sa jeunesse, elle s’était un soir réfugiée avec bonheur dans une goutte de cette boisson chaude qui lui avait derechef titillé les papilles à chaque libératrice gorgée goulûment sirotée, puis lapée sur la fin. Ca remplace un homme et ça ne mange pas de pain ! Vieille fille à l’allure de veuve noire point du tout éplorée, hors marché des désirs du corps, c’était son petit plaisir à elle, la verveine. Elle avait bien tenté l’addiction à la camomille, mais non, il n’y avait que cette boisson douce-amère dans sa vie, son herbe aux enchantements, son évasion, son herbe à foie surtout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inconscient des réflexions existentialistes de la bonne Thérèse, Alexandre Vatel écrit de son agile doigté sur le clavier :&lt;br /&gt;« Chère paroissienne, ne perdez point pied dans une bassine d’eau, quand bien même vous n’en apercevez pas le fond. Vous êtes femme et le resterez. Votre mari a porté votre enfant, ce qui représente un acte progressiste incommensurable pour notre beau monde encore et toujours sur le chemin de l’égalité pour tous. Soyez fière ! Bien que votre compagnon ait développé quelques liens avec le fruit de vos ébats, qu’il l’ait senti grandir en lui au long de ces mois, je puis vous rassurer, votre connexion à votre garçon existe bel et bien.&lt;br /&gt;Tendrement, regardez-le. Chantez-lui quelque comptine, appréciez ses premiers gestes, entendez ses cris de faim, protégez la fragilité de ses petites mains, aimez son besoin de vous. Voyez votre mari encore épuisé, et épanoui. Vous ramenez le pain sur la table, oui, mais l’éducation de votre enfant se fera à deux. Rien ne vous a été volé, surtout pas votre affection. Retrouvez-vous petit à petit. Ouvrez-vous à lui. Il saura vous comprendre. Ayez confiance. »&lt;br /&gt;J’ai toujours dit qu’un curé, c’était un psy avant l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève en remerciant d’un large sourire Thérèse qui papillonne des paupières, les joues roses de plaisir, la verveine dégoulinante aux commissures des lèvres, la fumante jatte de tisane tremblotante à la main. Alexandre Vatel s’apprête à emprunter tranquillement les blondes allées gravelées du parc réhabilité et élargi. Des années de bataille ont payé et remplacé l’ancienne avenue surchargée de pots d’échappements, accélérations en tout genre et autres klaxons de bourgeois engraissé contre l’humble bicyclette agressée sans piste cyclable protectrice ! Le vent y souffle désormais un air un peu plus pur et serein, le soleil perce au travers des feuilles et fait de l’œil aux promeneurs plus ou moins solitaires dans un centre vert au lieu d’un centre-ville pollué. Les représentants de la loi ont abandonné leurs tristes et monotones uniformes bleu, blanc et gris pour les troquer contre les couleurs de l’arc-en-ciel, teintes plus extravagantes qui les rendent sympathiques aux yeux de chacun. Ne représentent-ils pas notre protection à tous avant tout ? Et non pas la répression à coups de primes dès qu’une personne sans couleur se gare de travers, qu’un jeune ose répliquer avec raison à une brute policière assurée de sa domination, ou qu’un cycliste grille un feu rouge à trois heures du matin alors que les places, rues, ponts, chaussées, impasses et autres chemins d’asphalte sont vides. Ce goudron cède aussi peu à peu place à une matière écologique qui permettra sous peu de ruiner les grands magnats du pétrole, éviter les naufrages sur les belles et sauvages côtes Bretonnes de fort peu ragoûtants noirs pétroliers appartenant à ces mêmes grands patrons trop assoiffés de sous, et qui offrira surtout un confort de vie amélioré à tous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien le but de la vie. Passer au mieux quatre-vingt ans sur cette terre, puis s’éteindre. Autant se permettre la meilleure existence, tellement vivre, c’est court. Le mieux possible, le plus en paix possible. Quelle décadente utopie claudicante pour un certain monde adjacent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte à peine entrebâillée, le poste de radio ancestral soudain crépite, tout comme autrefois à la nouvelle de la libération par le Général De Gaulle. Thérèse relève le museau de son bol à l’eau de verveine, toute pleine d’espoir, mille souvenirs remémorés. Tous se figent. Une voix glauque s’époumone:&lt;br /&gt;« Dépêche suite à l’interdiction du trop-plein de narcissisme exacerbé ! Non seulement suspecté d’asservir ses proches collaborateurs, la personnalité politique de l’année vient d’être incarcérée pour avoir déclamé avec véhémence et ironie assumée qu’elle briguait la place suprême de l’Etat. Croquée par surprise en caméra cachée, le regard enfiévré des assoiffés de pouvoir au service d’une économie dictatoriale asociale, elle menaçait d’écraser coûte que coûte quiconque se dresserait sur son passage, tout en s’esclaffant et faisant fi de ses compatriotes en marche sur le même chemin de croix !&lt;br /&gt;C’est un explosif concentré stéréotypé d’horreurs que révèlent aujourd’hui les journaux échappant à son influence. Il aurait tenu de vils propos apparentés entre autres à l’antisémitisme, l’homophobie et le sexisme. Il aurait ajouté sur le ton intime de la confidence que même le matin alors qu’il se rasait, les yeux rivés sur la froide glace reflétant fidèlement sa personne, il ne pouvait se persuader du contraire, la machine étatique lui appartenait déjà. Tout appât du gain non nécessaire à une existence rassasiant nos désirs d’harmonie ayant été interdite, elle sera présentée sous huitaine en Cour de Cassation sans stagner par la case Tribunal Correctionnel. Jusqu’où ira-t-on dans la recherche effrénée de justice ? L’Etat juste, oui, mais l’Etat au service des Hommes !&lt;br /&gt;« Un peu d’Humanité ne tue personne en ce monde » ont déclaré plusieurs anciens élus enclins au feint mépris envers l’abject personnage dont la langue a fourché. Toute la classe politique s’est cotisée pour lui offrir derrière les barreaux un unique quartier d’orange, se partageant le reste du fruit. Chacun s’en est ensuite retourné à sa vie de tous les jours, car une fois arrivés à terme leurs mandats, tout salaire se perd. Il faut bien retourner à une vie plus réelle, et garder à l’esprit la raison pour laquelle nous nous battons. Aider son prochain. Le pouvoir oui, mais point trop n’en faut. »&lt;br /&gt;Le dernier air à la mode couvre ces dernières paroles, la chanson d’un artiste effleure un infime rayon de lumière et souhaite transmettre cette vision aux nombreux enchaînés de l’ombre : « Un monde à part » se révèle libre. Ses notes et ses mots expriment l’indicible espoir que d’aucuns nulle part ne devrait peser sur quiconque pour arriver à ses fins. La liberté reste pour un temps préservée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quel encouragement pour la suite de sa carrière, un bout d’orange. Je ne puis m’empêcher de penser qu’au moins ici, ces personnages trop imbus d’eux-mêmes n’accèdent pas au pouvoir. Je pêche de justice, mon bon seigneur, je pêche, je m’en repens, nous sommes tous d’humbles pêcheurs. Mais reconnaissez que le sens de l’Humanité ne disparaît pas, bien qu’au prix de quelques excès, ce qui est regrettable. La nature humaine, la bienveillance, la protection des plus faibles et l’ouverture à l’acceptation de tous sans se bouffer les uns les autres restent néanmoins les fers de lance de notre société. » Aucune réponse divine. Les pêchés de pensée semblent tolérés. Alexandre ferme la porte et retrouve la rue. Au même instant dans un autre monde, il ressent comme une vaine rage froide l’envahir, tel un effet désespéré de l’injustice. Le narcissique n’a pas été écroué. Certaines de ses idées ébranlent le respect de chaque Droit de l’Homme qui en tremble d’appréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre siffle le refrain qu’il vient d’entendre tout en descendant les allées menant à la calme rivière, avant de traverser le pont et rejoindre le presbytère en contrebas du bar, juste à droite de l’église, bien avant le cimetière et après l’école de quartier. Une classe d’enseignement de la tolérance et d’ouverture d’esprit l’y attend. Il y écoute et discute avec les plus jeunes afin qu’ils s’habituent à d’autres univers que les leurs, sans quoi ils risqueraient pour une partie de s’enterrer dans des cercueils fonctionnarisés de froids agents administratifs ou du fisc, procéduriers, sans voir au-delà de leurs courriers de redressement et leur petite vie de minuscule carré en deux dimensions dont ils n’aperçoivent cependant pas les limites. Autant pour l’objectivité. Je purifierai mon âme de trois Pater supplémentaires au coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a aucune idée du choc fracassant qui va changer sa vie à jamais. C’est pourtant simple. On devine facilement. La suite s’écrit de fait tout simplement, tout normalement, comme dans toutes les histoires où il faut bien que quelque chose se passe parce qu’il est grand temps, mais pas trop non plus sinon on n’y croit vraiment plus du tout. Une bicyclette roule tranquillement et entame la petite descente, le cycliste admirant la forêt poussée comme une fleur dans la ville, ses arbres centenaires, l’eau verdâtre dans son lit de vertes branches, ainsi que du coin de l’œil la démarche de l’homme en robe un peu plus bas.&lt;br /&gt;C’est alors qu’il se prend le pantalon dans l’engrenage de la pédale, perd le contrôle du guidon, survole un bout de trottoir qui se trouvait là, ses fesses rebondissent avec violence sur le cadre ; il coupe au travers des verts, fuchsias et jaunes parterres de bougainvilliers piquants et montants sur des treillis. Il fonce ! Un crissement inopiné ! Les freins viennent de lâcher. Une légère déflagration ! Un sifflement ! Un pneu a explosé, l’autre a crevé. Alexandre se retourne à peine que le vélo est déjà sur lui, lancé à toute berzingue, un être aux yeux de fous renonçant à faire l’amazone sur la selle. Puis il lui rentre dedans. Littéralement.&lt;br /&gt;La dynamo s’étant mystérieusement déclenchée par intermittence contre le pneu percé et gondolé, elle en profite pour électrocuter un pore de poil de peau de bras d’Alexandre. Un vrai coup de foudre. Si ce n’est pas le destin ! Thérèse aux aguets sort de son bar, la gamelle de verveine tombe dans les hortensias roses, violets et bleus tellement elle tremble d’émotion et d’excitation. Toute heureuse de l’animation, le téléphone sans fil à la main, elle compose le numéro des urgences. Elle a accompli son devoir humain et citoyen, venir en aide à quiconque en a besoin. Elle ramasse les débris de la soupière tisanière et court enclencher la théière. Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre entrouvre les paupières, allongé sur un nuage de coton, des anges en blouses blanches s’affairent tout autour ; une fontaine perfuse son goutte à goutte apaisant et salvateur dans son bras. Légèrement commotionné aux jambes, à l’estomac, au thorax, au cou, il sent sa nuque le gratter, bien égratignée lors de la projection impromptue dans un buisson d’orties et de ronces cultivées en ville afin de permettre aux enfants de cueillir des mûres l’été. Et en sus, une fracture du cubitus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En toute autre circonstance, cet événement aurait été malencontreux. Le responsable, Reza Versato, atterré et fasciné d’un subtil sentiment doux-amer, joue tout penaud avec ses dix doigts à côté du lit. Il relève un sourcil timide, plonge son regard dans celui d’Alexandre, mais garde sa bouche scellée. Malgré la vitesse folle de son deux-roues lorsqu’il a pratiquement effleuré le jeune curé, et maintenant soucieux bien que frais comme la rosée, il n’a souffert d’aucune égratignure hormis un sérieux coup au coeur. La bicyclette avait valdingué sur la droite après avoir percuté Alexandre, le lâchant dans les vapes et les plantes, couché sur le dos, libre pour servir de matelas au cycliste ! Une fois posé comme une fleur de soixante-dix kilos, il s’était aussitôt confondu en excuse sur le beau au bois dormant qui avait bien amorti la chute, mais chaque chose en son temps. Tout vient à qui sait attendre. L’évanoui n’était alors pas en état. Reza sourit, toujours aussi muet. Sa gorge est sèche. Il ne pipe mot. Seuls ses yeux parlent un langage qu’aucun mot n’égalera jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui devait arriver arriva. Les paroles font bien souvent pâles figures face à l’éclat des baisers. Je n’en sais pas plus. Toujours est-il que Thérèse l’éternelle ne se rappelle pas les avoir vus bien longtemps séparés l’un de l’autre depuis, que le jeune curé a repris goût aux consultations personnelles dans sa paroisse, plus uniquement par Internet et que le vélo a pu être réparé. Quelques mois plus tard, ils ont fêté. La mairie et l’Eglise se sont fait une joie de célébrer un heureux évènement. Alexandre et Reza. Mariés. Comme le chantait si bien Léo Ferré, ils ont dès lors vécu un chagrin qui se repose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerise sur le gâteau, Alexandre est rapidement tombé enceint et a donné naissance à un gros bébé tout mignon, tout dodu, adorable bien que geignard. Les deux jeunes parents l’ont élevé avec amour. Vingt-quatre années plus tard, je trouve que je ne m’en sors pas si mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains autres mondes pourraient en prendre de la graine, là où les conditions de vie ne risquent pas d'évoluer au sein de la société par exemple, sachant qu’une majorité conservatrice d’apparences autant que renfermée et non forte d’Humanité a accédé au pouvoir, peu soucieuse du couple de femmes ou d’hommes qui vivent en couple depuis tant d’années et ne souhaitent qu’une chose, se marier, comme tout le monde, car ils sont comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et non, ces deux couples ne souhaitent pas une mesure parallèle au mariage qui n’a pas été uniquement créé pour un homme et une femme, mais pour célébrer l’amour entre deux personnes. Certains dirigeants français de cette fin de première décennie d’années deux mille se font le porte-parole d’un discours d’Amour et de Respect, argumentant avec raison que si Alexandre et Reza, Cécile et Marie ou encore Florence et Roman s’aiment, c’est leur droit, leur vie. Au vu du respect de la liberté de chacun, choix ou pas, qu’ils s’aiment ! Qu’ils vivent leur vie ensemble s’ils le décident, non dissimulés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimez… C’est la seule chose qui compte vraiment. L’homosexualité ou l’hétérosexualité restent des concepts vides et rétrogrades qui n’intéressent heureusement pas ces dirigeants. Selon leurs termes, ce qui compte, c’est l’Amour. Parce qu’au fond, tout ce qu’on fait, c’est par Amour. Réapprendre à Aimer, c'est le plus grand défi auquel se trouve confrontée la civilisation moderne. Ils oublient uniquement la compréhension envers leurs prochains. L’Amour a besoin d’une reconnaissance sociale, approuvent-ils, car l’Amour est si fort, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’on a besoin de le partager, bien sûr avec son cœur, mais aussi avec ceux qui nous entourent. L’Amour d’une personne pour une autre devrait être reconnu, quel que soit le genre des personnes. Il n’est pas question de sexualité mais d’Amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amour. Amour. Amour toujours. Les mêmes droits devraient s’appliquer à tous. Certains affirment aimer cette France de la diversité, des différences et des mélanges. Ces mêmes dirigeants ne déçoivent-ils néanmoins pas par leur sectarisme, leurs positions rétrogrades, statiques et butées en ne respectant pas leurs propres paroles ? Ils lâchent avec justesse de belles phrases sur la fraternité en tant que valeur la plus importante de la République. Où agonise-t-elle lorsqu’ils se permettent d’exclure une partie de la population en leur refusant le droit au mariage par exemple ? Et ils sont les premiers à  parler d’Amour et de Respect ! Aimez-vous, qu’y disaient, aimez-vous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand bien même il n’y aurait qu’un seul couple dans toute la France à souhaiter se marier, il devrait leur être donné ce droit. Il ne s’agit même pas d’autorisation, mais de Droit de l’Homme pour chacun d’être libre et égal. Naïve évidence avortée. Cette liberté est bafouée et continuera à l’être sauf miracle et ouverture inopinée d’esprit que je serais fort aise de saluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’instant, nos couples relèveront les manches, blessés une fois de plus au plus profond de leur cœur, et continueront à se battre. Pour ne plus être discriminés alors même qu’aucune raison n’existe dans ce monde où l’ignorance grandit sans cesse, creuse son nid, assoit son règne, et engendre des peurs inconsidérées face à l’enrichissante différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez ces lettres, ces mots, ces phrases, ces récits, ces courtes folies plus vraies qu’il n’y paraît, ces silences d’espoir qui les entrecoupent. Usez-en et réfléchissez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gwennaël Tristan Houdayer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gwennaël Tristan Houdayer&lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-2305962395318085228?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/2305962395318085228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=2305962395318085228&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/2305962395318085228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/2305962395318085228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/06/un-monde-part.html' title='Un monde à part.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6837708497396544008</id><published>2007-06-16T02:30:00.000-07:00</published><updated>2007-06-16T02:31:41.168-07:00</updated><title type='text'>Mes M&amp;M’s fondants et Mon garçon du Metro</title><content type='html'>Sur une piste enfumée, et sous une lumière bleue, j’ai longtemps dansé avec une métisse qui roulait du cul comme une reine. Un superbe cul en plus, moulé dans un fute élastique prêt à craquer. Et puis, tout en dansant, je lui ai dit ma phrase magique, ma phrase qui me fait savoir en moins d’une seconde si je vais conclure ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Elle m’a dit d’aller me faire foutre et elle s’est cassée en me laissant en chien. Perdu. Elle avait qu’un gros cul finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Un peu après, sur une banquette en faux cuir, toujours sous la lumière bleue, j’ai tripoté les seins d’une blonde aux grands yeux défoncés, et elle m’a suçoté le cou en miaulant comme un petit chaton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Je lui ai dit ma phrase magique et elle a ri. Bingo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      On s’est ensuite finis dans une petite ruelle, à l’arrache, moi et mon p’tit chat blond aux grands yeux défoncés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Après ça, on a pris un café sur le Boulevard. Elle a dit qu’elle s’appelait Emilie, que c’était la première fois qu’elle faisait ça comme ça. Elle a dit : « C’est pas mon genre. » Alors je lui ai menti sur mon prénom et je lui ai dit que moi aussi, c’est pas mon genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Et puis j’ai pris le premier Metro pour renter chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Dans la rame, j’ai allongé mes jambes sur le siège vide en face, et j’ai commencé à jouer à mon jeu du Metro quand je m’emmerde. C’est un jeu que j’ai inventé et qui s’appelle « Mon jeu du Metro quand je m’emmerde », le principe est simple : je regarde quelqu’un, et je me concentre pour l’imaginer à poil, j’imagine ses fesses, son sexe, son ventre, et puis je l’imagine en train de jouir. Après ça, je choisis une autre personne et je fais la même chose. Pour finir, je les accouple mentalement, en essayant de former les meilleurs couples possibles, ou parfois je leur fais des plans à plusieurs, ça dépend. Evidemment, quand une fille me plait, je la garde pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Ce matin là, y avait pas grand monde, alors j’ai accouplé un maghrébin aux yeux sombres et fatigués avec une dame très blonde plus âgée que lui ; surprenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Ensuite, le Metro s’est arrêté et un jeune mec est entré. Il est resté debout, adossé à la porte ; sans aucun doute possible un lève tôt. Il m’a fait pensé à la chanson de Dalida, parce qu’il était beau comme un enfant et fort comme un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Qu’on se mette tout de suite d’accord, les garçons ne m’attirent pas, mais je suis sensible à leur beauté comme je suis sensible à la beauté d’un tableau : sans avoir envie de le baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Donc, je déshabille le garçon. Je vois les muscles de son torse, tracés sous sa peau lisse et imberbe, je vois son ventre dur, son cul bombé et ses cuisses fermes et minces. Je remonte à son visage. Comment tu jouis toi ? Sûrement comme une jeune fille, avec tes joues qui s’empourprent, tes yeux qui se plissent, et ta bouche qui se tord un peu quand c’est fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Je regarde dans la rame, j’ai envie de lui choisir quelqu’un de jeune ; j’ai envie que ça ressemble à un jeu d’enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Je regarde bien autour de moi, personne ne me convient. Alors je décide que ce sera moi, parait qu’il faut tout essayer au moins une fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                        *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Comme j’ai ma pudeur, j’vais pas vous raconter, mais c’était plutôt bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J’ai fumé ma clope d’après l’amour en marchant dans ma rue, pendant que je sifflotais cette chanson de Dalida. Chouette soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Ah, peut-être vous demandez vous quelle est cette phrase magique, celle qui permet de savoir instantanément comment ça va finir. Et bien la voici : « Tu me fais penser à des M&amp;M’s... Parce que j’suis sûr que tu fonds dans la bouche et pas dans la main... » Si la personne a qui vous dites ça vous dit d’aller vous faire foutre, c’est mort ; si elle se met à rire, vous concluez dans la demi-heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Essayez donc, pour voir... Je vous jure que c’est une science exacte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Axl Cendres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Axl Cendres&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6837708497396544008?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6837708497396544008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6837708497396544008&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6837708497396544008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6837708497396544008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/06/mes-m-fondants-et-mon-garon-du-metro.html' title='Mes M&amp;M’s fondants et Mon garçon du Metro'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8038331604285845187</id><published>2007-06-16T02:28:00.000-07:00</published><updated>2007-06-16T02:30:23.985-07:00</updated><title type='text'>Paraître, brûler, tomber.</title><content type='html'>Passer beaucoup de temps devant la glace. Utiliser des litres de gel à fixation forte.  Dissimuler un bouton disgracieux à l'aide d'un soupçon de fond de teint Dior pour hommes. Hésiter longuement entre un pull en cachemire à col V et une chemise en popeline de coton. Gueuler un bon coup, putain, parce qu'il n'y a plus de jus d'orange sanguine dans le frigo américain. Partir sans faire le lit - la bonne des parents passe dans la matinée, elle s'en chargera. Marcher au milieu de la rue piétonne, les bras le long du corps, la poitrine gonflée. Rayonner de suffisance.&lt;br /&gt;Se concentrer sur les jambes parfaites de filles à papa ou d'héritières. Dévisager ces demoiselles d'un oeil dur, sans âme. Trouver dans leur anatomie un ou deux éléments déplaisants, hanches trop larges, poitrines trop menues, lèvres trop minces. Décider de les ranger dans la catégorie «  peut mieux faire ». Changer de cibles. Flatter des croupes abonnées à des clubs de fitness haut de gamme. Caresser des seins siliconés par les meilleurs chirurgiens. Tourner une langue avide dans des bouches parfumées à la cigarette menthol. Être tenu pour un expert en jeux bucco-linguaux.&lt;br /&gt;S'ennuyer à mourir dans une école de commerce aux frais de scolarité élevés. Rêver d'une vie paresseuse. Une vie de chat d'appartement, concentrée sur les seuls plaisirs de la chair, des croquettes de régime à la pulpe de betterave, et des siestes sur des coussins confortables. S'imaginer parfois à la tête d'une entreprise du CAC quarante, ou d'un magazine luxueux et vaguement pornographique. Licencier trois cents personnes pour gagner en productivité et satisfaire les actionnaires. Échafauder des plans de développement d'activité à long terme. Se considérer comme une graine soigneusement triée et semée, pour laquelle on a tout prévu - soleil au zénith, quantité d'eau conséquente, jardiniers compétents. Se moquer ouvertement des inégalités, des commis, des ajusteuses, des boursiers. Sécher la plupart des cours, les récupérer à la hâte, miser sur la chance, exceller au jeu de la roulette russe, alors que tant d'autres doivent se contenter de la roulette belge (là, il y a toutes les balles dans le barillet). Passer de justesse, au rattrapage.&lt;br /&gt;Se fier à ses goûts, à son instinct. Miser sur ses relations. Passer pour un dilettante, sur-jouer, savourer tranquillement les avantages d'une mauvaise réputation. Dévorer des filets de sole et des tartes à l'orange amère dans des restaurants où un père absent depuis l'enfance invite régulièrement ses maîtresses. Se resservir un verre de vin dans la froide clarté d'un duplex rempli d'objets coûteux. Acheter un briquet qui ressemble à un petit revolver doré. Emprunter la Porche gris anthracite des parents, rouler trop vite, passer la soirée à Deauville. S'immobiliser avec délice devant la porte d'établissements interdits aux neuf dixièmes de la planète. Franchir la grande porte sans encombres, et avec les félicitations du jury.&lt;br /&gt;Profiter de tout, en direct, ou en léger différé. Commettre des crimes sans se soucier du châtiment. Accoudé au bar, chercher un titre formidable pour une future autobiographie. S'il fallait donner un titre à cette histoire, ce serait quelque chose d'ambitieux, de long, de définitif. De violent, aussi. Une suite de verbes à l'infinitif, peut-être? Manquer d'imagination, se contenter d'un titre que l'on sait provisoire. Chercher à donner au moins une fin convenable au chapitre en cours. Triturer des boutons de manchette en nacre. Jeter son dévolu sur une fille bronzée, aux dents blanches éclatantes, dont la famille possède une demi-douzaine de sociétés florissantes. L'embrasser du regard. S'approcher avec assurance. Discourir sans fin dans son oreille. Des sujets fantastiques, des prouesses incroyables. L'entraîner à l'écart. Lui mentir, la quitter, se remettre en quête.&lt;br /&gt;Remarquer que les jours et les nuits, lorsque l'on boit beaucoup, se mettent à rétrécir. Changer d'humeur. Devenir irritable. Maigrir, saigner du nez, perdre goutte à goutte du suc de vie. Perdre la mémoire, aussi. Éprouver les pires difficultés à se concentrer. Sentir un voile opaque s'abattre devant ses pupilles. Molester un camarade de promotion, menacer de se dévêtir entièrement, oser des gestes obscènes, prononcer entre ses dents des paroles incohérentes. Ne plus tenir sur ses jambes. Se faire raccompagner jusqu'à la porte par des amis moins éméchés. Ne se souvenir de rien. Penser pourtant tenir toutes les ficelles. Augmenter les doses.&lt;br /&gt;Dériver avec classe, sans chaussettes, un verre de whisky dans la main droite, un cigare dans la gauche. Dériver les poches pleines, anesthésié par des produits de qualité, fournis par les meilleurs dealers de la ville. Dériver quand même. Aller croissant.&lt;br /&gt;Échouer dans une clinique privée, commencer une cure. Voir une mère morte d'inquiétude sécher ses larmes dans un mouchoir en soie. Feindre d'emprunter un nouveau chemin, une route vertueuse. Recommencer, d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;Vociférer en agitant les bras, comme un homme qui se noie. Bafouiller de façon incontrôlable, comme si la langue devenait indépendante du corps. Devenir une bouillie de chair, se faire nourrir par des tuyaux,  servir de contre exemple,se défendre faiblement. Puis plus du tout. Se faire laver par des aides soignantes quadragénaires, assez fortes, maquillées à la truelle. Demeurer exécrable. Entendre des hurlements, des aboiements dans sa tête. Passer ses journées à espérer que les cris vont s'estomper.&lt;br /&gt;Préférer la vie d'avant, la vie flamboyante, celle qui avait le bruit des flûtes de champagne qui se cognent, celle du titre provisoire. Mais ne pas pouvoir faire marche arrière.&lt;br /&gt;Ne pas pouvoir marcher, putain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Arnaud Dudek&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8038331604285845187?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8038331604285845187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8038331604285845187&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8038331604285845187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8038331604285845187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/06/paratre-brler-tomber.html' title='Paraître, brûler, tomber.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3529648506762382398</id><published>2007-05-25T19:14:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T08:03:56.278-07:00</updated><title type='text'>Les Réparacoeurs</title><content type='html'>Les réparacoeurs, c'est rare parce qu' être réparacoeur est un métier bien dur.&lt;br /&gt;C'est un peu comme réparer une horloge mais en plus compliqué.&lt;br /&gt;Faut trouver les rouages qui s'assemblent correctement et si par malheur on se trompe on doit tout recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez, après des heures de travail, à recoller ça et là, à bricoler, à rapiecer, voilà que Oh malheur! vous avez mis le souvenir de son ancien amoureux juste à côté du souvenir de ce qu'elle a mangé à midi, bah là paf non seulement il y a risque d'indigestion mais en plus badaboum le coeur (re)explose en miette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce travail acharné, toute cette reconstruction pour rien. Juste à cause d'un souvenir. Il faut donc être très soigneux et surtout patient!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que parfois c'est long. Il y a tellement de petits morceaux éparpillés dans la cage thoracique qu'il ne faut surtout pas oublier ne serait est ce qu'un seul et après il faut tout recoudre à la main, et ça picote, parfois on peut entendre la personne faire des aie aie ou bien déverser une grande quantité d'eau (n'oubliez pas votre parapluie!). Des fois il faut des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains réparacoeurs abandonnent mais dans ce cas ce n'était pas des vrais, au pire même, ils n'étaient là que pour faire mumuse, parce que c'est marrant de voir l'humain se tordre de douleur quand on serre bien fort les morceaux de coeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca arrive plus souvent qu'on ne le croit, mais ne vous inquietez pas, ils sont séverement puni! C'est quand même dommage que ce métier soit souillé par quelques imbéciles...! Parce qu'en vrai un réparacoeur c'est merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ne demande rien en échange. Voir un coeur battre lui suffit. Il sait que c'est précieux. Il aiment les faire rire un peu et les chatouiller quand il passe la colle sur les bords. Il aime le son different de chaque coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apprécie les forts, s'attendri devant ceux qui tambourinent à chaque émotion et aime protéger ceux qui peine à avancer. Ces mains sont douces et abiles. Avoir le coeur carresser par un réparacoeur est une sensation très agréable. On a l'impression que notre coeur est le plus precieux au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour le réparacoeur il l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, quand il s'éprend d'un coeur il reste avec lui toute la vie. Il se reveille et s'endort en l'écoutant battre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il guette tout cognements anormaux et lui dit des mots d'amour à chaque fois que le coeur se sent rabougri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir un réparacoeur est une chose merveilleuse et unique. Parfois je pleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils quittent un coeur. Mais aussi quand je vois un coeur qui souffre et un réparacoeur qui tarde à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais tant qu'ils soit tous heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ces coeurs malmenés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fée-Brile&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Fée-brile&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3529648506762382398?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3529648506762382398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3529648506762382398&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3529648506762382398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3529648506762382398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/les-rparacoeurs.html' title='Les Réparacoeurs'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4976248031957360401</id><published>2007-05-25T19:10:00.000-07:00</published><updated>2007-05-25T19:14:03.800-07:00</updated><title type='text'>D'un bistrot à l'autre.</title><content type='html'>On ne sait jamais ce qu'on est venu faire dans un débit de boissons, quel qu'il soit.&lt;br /&gt;Enfin, pour être plus précis, on sait toujours ce qu'on est venu y faire, certes, parce que c'est souvent annoncé en devanture : on est venu y boire, donc.&lt;br /&gt;On sait aussi toujours ce qu'on est venu y chercher, même si on ne se l'est pas toujours distinctement susurré dans l'oreille interne au moment où on y a plongé le premier pied.&lt;br /&gt;En réalité, ce qu'on ne sait jamais, jamais ou presque, ce n'est pas ce qu'on est venu y faire, ni venu y chercher, mais ce qu'on y fout, finalement.&lt;br /&gt;Ce qui fait qu'on est là, plutôt qu'ailleurs, en un ailleurs entre les murs duquel quelqu'un nous attend peut-être de pied ferme, quelqu'un d'autre ou alors simplement un autre nous-même, un nous-même que nous pourrions être (ou faire semblant d'être) si nous n'étions pas là - chez nous, donc, ou bien à la salle de sport, à un vernissage, au lavomatic, sur notre lieu de travail, dans la belle-famille, au supermarché... ou bien, encore, et ne l'oublions jamais, dans un autre bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on y fait, au sens "activité physique", voire "activité sociale" du terme, c'est bon, je l'ai déjà précisé - d'autant plus que ça tombe sous le sens : on y picole, seul ou à entouré de prétextes souriants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est en interrogeant finalement, et avec un tant soit peu de bonne foi, ce qu'on est venu y chercher que deux révélations nous sautent immédiatement au yeux, sinon à la gorge : premièrement, le bar X n'offre pas la même chose, en sus de la boisson proprement dite, que le bar Y ; deuxièmement, ce qu'on est venu y chercher nous renseigne presque toujours, et instantanément, sur la raison essentielle pour laquelle on est là.Qu'ont donc à offrir les différents types de bar, et, par extension, que vient-on y chercher ? Un bar n'est pas le bar voisin. Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je suis debout, seul, au zinc du Commerce : pas d'happy hour ici ("une "happy quoi ?" - ça va pas ou bien ? on n'est pas des Ricains.") ; MTV ou une chaîne de sport extrême tourne en boucle sur l'écran, son de la télévision coupée sauf quand El Presidente prend (encore ?!) la parole ; trois journaux salis par des milliards de mains se reposent enfin sur la pompe à bière ; un ramequin entâmé d'olives avec noyaux dépérit devant moi, tandis que la chair flasque des fesses de la patronne gît, glissée en portefeuille, sur le revêtement skaï du tabouret planté dans le coin-tabac.&lt;br /&gt;C'est l'heure de la sortie des bureaux, la seule heure du jour qui rassemble autour d'un godet les alcooliques bon-teint-car-pères-de-famille, les professeurs dépressifs, les chômeurs immigrés et les loosers magnifiques. Un peu d'animation, personne ne veut embêter personne, tout le monde a ses secrets : un lieu vivant sans être intrusif, trop de douleurs existentielles cumulées pour faciliter l'échange, trop de peines refoulées, aussi, pour empêcher qui que ce soit de sourire - voilà ce que je suis venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, tard, je siégeais, entourée d'une flopée de connaissances (dont certaines que je ne connaissais pas du tout, il faut bien le reconnaître), dans l'arrière-salle d'un bar-boîte à la musique assourdissante, peuplé de touristes en goguette, de fêtards au nez plein, de jeunes adultes fugueuses et de pré-trentenaires les yeux gorgés de foutre. Des cigarettes et des briquets en veux-tu-en-voilà, vomis sur les tables comme des espoirs de touches furtives et de moiteurs partagées exhibés aux démons. Beaucoup trop bruyant pour qu'une seule discussion collective ne s'engage, bien trop cacophonique pour qu'il ne faille pas se pencher à l'oreille de quelqu'un pour lui dire quelque chose - glace brisée en deux secondes, ciblage immédiat, il n'y a plus, ensuite, qu'à marcher un peu sur les pattes avant en tortillant subtilement du bas-ventre pour obtenir une réponse immédiate et décisive. Voilà ce que j'étais venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille, plus tôt dans la soirée, je partageais un drink dans un bar à cocktails cosy avec quelqu'un que je ne voulais pas effrayer de prime abord. La musique était branchée, et bien présente certes, mais en arrière-fond. Un truc latino, ou du reggae un peu vif, ou bien un song-writer plus ou moins magnifique. Peu importe. Les tables se tenaient à une distance respectable les unes des autres, de gros canapés ou des sofas criards les encerclaient toutes, de frêles bougies en magnifiaient le faux bois. Les tables voisines ne pouvaient rien entendre de nos tractations intimistes, chaque espace convivial ayant été pensé comme une bulle - à peine si les serveurs et serveuses se hissaient au niveau d'ingérence de spectres quelconques. De quoi jouer à plein régime l'esthétique de la bulle, le jeu mensonger de la bulle, l'anomalie de la bulle - l'exceptionnalité de la bulle, donc. La parenthèse, donc. Nous étions différents quoique tout comme les autres, ensemble mais inconnus, uniques quoique standards. Voilà ce que j'étais venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même soirée avait pris quelques longues heures dans la tête quand je retrouvai deux collègues dans un pub. Vous savez, mais si, les pubs. Tout en bois, jusqu'aux pintes ou presque. Un gros-grand type derrière le bar, et/ou une fine barmaid blonde aux seuls seins généreux, et un voire deux bus boys qui ramènent les verres vides presque plus rapidement que vous ne les buvez - cela dit, si, si, vous les buvez bel et bien à ce rythme là, je vous promets. "Service au bar" spécifié sur des pancartes, en deux langues au moins. Du vert à foison, des verres partout, de la poésie nulle part - des tas de lombrics, en revanche, hésitant entre un concours de culs-secs, un festival de lourdeur molle et un avachissement progressif pourtant aussi inévitable que parfaitement diluable dans le reste des activités. Selon les cas, des trèfles-déco ou des drapeaux-de-rugbymen-déco ou des posters-en-anglais-déco, et toujours, toujours, un écusson Guiness illuminé en devanture. En bref, le temple de la soûlerie virile, avec même quelques filles au début, puis une poignée de folles furieuses, puis seulement une ou deux pochardes, puis exclusivement des carcasses aussi masculines qu'embuées de bière au mazout. La tête nous tourne vite, en ces lieux, aussi rapidement, d'ailleurs, qu'on cesse de la tourner à droite à gauche dans l'espoir d'y dénicher quelque pépite improbable, car de moins en moins plausible. Le royaume du "on s'en fout, on est des mecs", la lourdeur décomplexée, en attendant le mal de crâne. Voilà ce que j'étais venu essayer de récupérer ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour d'avant, il y avait eu, aussi, le troquet convivial, ce genre de lieu où les mauvaises chaises de bois brut crissent au sol en menaçant de rendre l'âme une bonne fois pour toutes, où les verres claquent lourdement sur la table gravée au couteau depuis des lustres, où les prix stagnent au sol comme des mouches mortes, où les toilettes sentent le cadavre et exhalent la folie, où les sourires sont décochés aussi rapidement que les torgnoles, où tout le monde se mélange sans trop réfléchir, où n'importe qui peut entrer n'importe quand en faisant n'importe quoi, où hausser un soucil en guise d'étonnement constitue un crime de lèse-majesté, où un chien ne vaut pas plus qu'un homme, qui ne vaut pas plus qu'un chien. Ce genre de lieu où l'on ne sait jamais ce qui peut arriver, où l'on attend un peu d'y être surpris, mais où l'on se sent bien malgré tout même si rien ne se passe d'autre. Où l'électricité rôde dans l'air comme une promesse de résurrection, de rédemption, de délivrance, en tous ces termes religieux donc, alors qu'aucun figurant n'y croit en un dieu quelconque - en des chimères au profil de tumeurs fleuries, à la rigueur. Voilà ce que je savais que je trouverais là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bistrot, bar-boîte, bar à cocktails, pub, rade de quartier. Cinq visages, déjà, pour un même concept arbitrairement posé comme homogène. Et je ne rentre ni dans le détail, ni ne vise une quelconque exhaustivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait jamais ce qu'on fout dans un bar donné. Mais on sait toujours ce qu'on est venu y chercher.Et si on ne le trouve pas ce coup-ci, on le trouvera demain. Ces enfoirés de macs à picole sont précisément là pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F. W. Jonas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;F.W. Jonas&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4976248031957360401?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4976248031957360401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4976248031957360401&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4976248031957360401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4976248031957360401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/dun-bistrot-lautre.html' title='D&apos;un bistrot à l&apos;autre.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3354416449022738963</id><published>2007-05-25T19:07:00.000-07:00</published><updated>2007-05-25T19:09:47.126-07:00</updated><title type='text'>Amina a New-York</title><content type='html'>Amina est une fille très cool. Son problème c’est qu’elle est tombée dans le piège de New York.&lt;br /&gt;Le piège de New York c’est que cette ville hurle en permanence, à des kilomètres à la ronde, le chant des sirènes. C’est une fée brûlante et cruelle, qui fait oublier aux gens d’où ils viennent, elle aspire leurs âmes, et ils doivent lui rester fidèles alors, et lui jurer de ne plus jamais partir, aussi longtemps qu’ils ont un peu de sang frais et jeune dans les veines. Il n’y a pas de vieux ici, après cinquante ans les gens se barrent vivre ailleurs. Ou alors ils se font des cocktails jeunesse au Botox et au collagène qu’ils payent des millions de dollars, mais c’est peu cher payé pour la jeunesse éternelle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette putain de fée nous enivre, nous rend ivres d’elle, et possédés, on erre sans trop savoir ce qui nous attend, on croit qu’on vient vivre la vie, mais c’est la vie qui vient nous vivre ici, car Succube a pris possession de qui on est, en utilisant les chimères qu’on a quittées pour s’installer ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On oublie nos fantômes et on les remplace par d’autres, parce qu’ici c’est peuplé de fantômes, de cadavres vivants, bloqués dans un rêve qui n’existe pas. New York est le limbe de ce monde. NYC est une petite prostituée, une muse inspirante qui rend fou. New York est la pierre Philosophale. Elle est intense. Dure à digérer, violente. Charnelle. Traîtresse et menteuse. Magnifique et meurtrière. Incroyablement photogénique, et aberrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York est une ville que je comparerais à une de ces petites putains dont la beauté et l’intelligence font tourner la tête de tous les hommes, si j’étais moi-même un homme. Je ne suis pas un homme, et New York reste une putain magnifique, une ‘bi-atch’ clinquante, pour laquelle n’importe quelle âme sensée se damnerait.&lt;br /&gt;Imagine que ta ville soit sans cesse envahie par un million de touristes.&lt;br /&gt;Imagine qu’à chaque coin de rue, on parle toutes les langues du monde, même des langues dont tu ne soupçonnais pas l’existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imagine que la terre entière se soit donnée rendez-vous ici, que tout le monde vienne du monde entier et que tout le monde ait laissé tomber sa vie pour vivre ici.&lt;br /&gt;Imagine qu’une odeur permanente de mort règne un peu partout, à chaque heure du jour et de la nuit, mêlée à une drôle d’odeur de vie, qui t’affame et te nourrit en même temps, sans jamais vraiment te satisfaire.&lt;br /&gt;Imagine un tuyau planté dans ton crâne, qui te nourrit et t’abreuve d’idées en permanence, alors qu’un tuyau planté dans ton ventre te vide constamment de ton énergie.&lt;br /&gt;Un tel endroit existe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New. York. Fuckin’. City.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York est pareille à ces légendes urbaines bien connues, tu n’y trouveras rien d’authentique, sauf si tu es très crédule. Tu n’y trouveras d’authentique à part la personne que NYC révèle en toi.&lt;br /&gt;Tu n’y trouveras que ce que tu n’es pas venu y chercher. Tu en reviendras avec tout ce dont tu ne soupçonnais pas l’existence.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de fumée sans feu, il y a belle bien quelque chose d’insaisissable et de fascinant ici; New York est la capitale de ce monde malade, insensé, et sublime en dépit de tout.&lt;br /&gt;Amina est tombée dans le piège selon moi, parce qu’elle ne fait rien de bien avec elle-même. Elle ne fait rien d’elle à part subir NYC, et je ne peux pas lui pardonner de se gâcher.&lt;br /&gt;La peur n’est pas une excuse, on a tous peur, ça doit être le moteur, l’essence de nos vies, pas le fichu frein.&lt;br /&gt;La vie est un putain de combat de boxe, et c’est dur, et injuste, et bien sûr que parfois on s’effondre, seuls sur nos genoux cassés et saignants, et alors, et alors?&lt;br /&gt;Que ce ne soit pas un prétexte pour rater sa vie, ou pour descendre du ring, parce que le problème ce n’est pas la façon dont la vie nous traite, c’est la façon dont on décide de traiter sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je suis prête à me battre. Je me bats tous les jours en fait: j’ai mes gants de boxe dans ma poche, et je n’ai pas peur de transpirer. J’ai le style, l’humour et le talent pour me battre, alors j’irai jusqu’au dernier round.&lt;br /&gt;Rien d’autre ne compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claire Michaud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Claire Michaud&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3354416449022738963?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3354416449022738963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3354416449022738963&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3354416449022738963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3354416449022738963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/amina-new-york.html' title='Amina a New-York'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4258503910464609987</id><published>2007-04-29T20:52:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T20:58:26.358-07:00</updated><title type='text'>Etre né pour les bars.</title><content type='html'>Je suis né pour les bars.&lt;br /&gt;J'essaie d'y remédier, croyez-moi. Sincèrement.Mais je suis né pour les bars. La preuve, j'en ai déjà expérimenté toutes les postures, tous les horaires, tous les métiers, et chacun d'entre eux m'a plu, presque sans condition.&lt;br /&gt;Barman ivre, j'ai fait - quand tu regardes les gens dans les yeux, que tu veux être gentil avec eux, mais quand la caisse fait "dring-dring" et ton patron fait "dong-dong" et le taxi qui t'attendra à la fin de la soirée (si tu chiffres bien en pourboires) s'acharne à faire "faut-voir-faut-voir".&lt;br /&gt;Barman sobre, j'ai fait - quand tu t'étonnes en t'abreuvant du spectacle des gens ivres, tandis que tout ce qui te permet de ne pas penser "bande de cons", c'est qu'à toi tout seul tu as déjà été une fameuse bande de cons trois jours auparavant. Donc tu offres. Plus que le précédent, en fait. Les bouteilles s'alignent comme des connes, et le tube de néon rouge, planqué juste derrière, ne te fait plus autant d'effet que quand tu vacilles de l'autre côté du miroir de zinc. Mais tu es là et les bouteilles aussi ; ce qui constitue quand même une bonne base pour s'entendre - d'autant plus que tu les prostitues un peu, après tout. Le souteneur de la picole. Le Saint-Jonas du Kahlua. C'est toi.&lt;br /&gt;Serveur fatigué, j'ai fait - quand ton corps t'hallucine des trésors qu'il révèle quand tu le fais enfin bosser un peu, mais quand ton foie, aussi, t'hallucine de ce qu'il peut continuer à absorber quand il est déjà mort depuis longtemps.&lt;br /&gt;Serveur sobre, j'ai fait - quand tu débarasses une table vide pour vérifier si des numéros de portables ont été griffonnés à l'arrière des sous-bocks et que, parfois, ben oui, ils ont été griffonnés à l'arrière, ces cons de numéros - que tu n'appelleras jamais, parce qu'il te semble plus prudent de collectionner les petites vanités plutôt que de te coltiner des tas d'emmerdes. Parce que.&lt;br /&gt;Parce que client sympa, entouré d'amis et ivre, j'ai fait aussi - quand le monde se résume à peu près à ce qui est à portée immédiate de tes yeux, quand tu sens que tout ce qui se présente à toi est une création maladive de ton cerveau, et quand tu sais que tu n'es rien d'autre qu'une petite crotte qui prend ses fantasmes pour des réalités.&lt;br /&gt;Client sympa et seul, j'ai fait encore - quand tu es incroyablement présent avec le barman et séducteur avec les gens qui t'entourent et tellement mortel, en somme, que tout le monde s'étonne que tu sois seul... et par conséquent, se taille tracer sa route sans demander son reste. Ce type est trop inquiétant pour être honnête, sans doute. Sans doute oui, donc, d'autant plus que...D'autant plus que client pas sympa et entouré, j'ai également essayé - quand tout le monde te déteste mais que tu t'en branles parce que tu te sens fort. Ensuite, souvent, tu sens que tu es un peu de droite quand même, alors tu vas vomir, et la cuvette des toilettes te semble être le meilleur avenir que tu puisses espérer en ce bas-monde.&lt;br /&gt;Client chiant et seul, je me suis baladé aussi sur ces boulevards là - quand tu es déjà mort depuis longtemps, mais que tu ne sursautes encore frénétiquement dans ta verdeur moisie que parce que tu espères que tout le monde le saura, l'entendra, l'intègrera et ne le comprendra pas. Tu oscilles du rond et tu ne parles à personne : ton objectif n'est ni de t'amuser avec tes amis, ni de draguer, ni de t'entendre bien avec qui que ce soit, mais de te vider de tout sur les pieds du premier branleur qui passera - pourvu que tu puisses te répandre sur ses chaussures et qu'il les ait rutilantes. Ah tiens, d'ailleurs, les tiennes sont rutilantes et propres, comme par hasard. Et vlan, tu te mets à l'ouvrage.&lt;br /&gt;Etre désincarné, j'ai essayé une fois - quand tu te remplis jusqu'à ta propre indignation, que tu te gonfles des horreurs maltées du monde, dans le seul espoir de tomber, d'écraser tes genoux au sol carreleux, une bonne fois pour toutes, en attendant patiemment (ça ne traîne jamais trop) que le monde entier présent dans ce bar (qui n'est autre qu'un création de ton cerveau - ne l'oublie pas) détourne le regard avec gêne.&lt;br /&gt;L'être masochiste, j'ai surfé deux trois fois avec lui, et donc avec moi - quand tu attends un peu, avant de sortir, parce que tu gardes une dignité quand même, - attention, tu es un con au fond -, et puis que tu te lâches, que tu te sors quand même, et que si ton pied droit peine farouchement à rejoindre ton pied gauche, si ta tête en lambeaux peine à accompagner le mouvement global, tu sais intimement que tu as tout gagné, parce que tu es tout ridicule.&lt;br /&gt;L'être seul et malade, loin d'un quelconque lieu de sociabilité, j'ai traîné avec lui, aussi, et un paquet de temps en plus - quand tu rentres chez toi, et que tu te pisses dessus, le pantalon baissé, les fesses congelées contre la froideur du sol et le dos trempé, englué dans la faiblesse de ta puissance, de tes propres sécrétions tellement communes, aussi, que la chaleur de ta pisse sur ton ventre te dit "c'est chaud" et que ta pisse sur ton ventre te dit "tu es une merde " et que ton ventre te dit "pourquoi tu me fais ça, connard ?" et que toi, tu ne te dis plus à toi, connard, rien d'autre que : " tu le mérites, minable, c'est même presque un cadeau que tu te fais."&lt;br /&gt;Quand je vous dis que je suis né pour les bars... finalement.&lt;br /&gt;Vous pouvez me croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F. W. Jonas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;F.W. Jonas&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4258503910464609987?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4258503910464609987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4258503910464609987&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4258503910464609987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4258503910464609987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/etre-n-pour-les-bars.html' title='Etre né pour les bars.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4625965872703378493</id><published>2007-04-29T20:50:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T20:52:21.422-07:00</updated><title type='text'>Le Temps des Yoyos</title><content type='html'>Je marche dans la rue déserte. J’entends les pneus crépiter sur la chaussée mouillée, je sens l’air frais qui s’insinue sous le col de ma veste. Les lumières orangées donnent au trottoir une teinte mélancolique. Une soirée paresseuse se présente. Elle ne semble pas prête à sortir pour briller, même le bruit se calme pour la laisser approcher. Les passants paressent, eux aussi, paraissent soudain moins pressés. Ils se demandent si la nuit en attend davantage, si leur respect suffira à calmer ses envies de soupirs et d’yeux mouillés. En attendant de se satisfaire des regrets des hommes, elle couvre le goudron et le béton d’une fine pellicule humide. La légère bruine dégouline et fait couiner les chats de gouttières. Ils n’auront pas de croquettes ce soir, personne n’ouvrira ses fenêtres. Trop peur que le froid en profite pour s’installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le froid ne vient pas de l’extérieur, mais du plus profond de toi, que les jours raccourcissent, et te laissent sans lumière sur tes idées, il est temps d’aller se saouler. Je suis descendu dans le métro le plus proche pour parvenir plus rapidement à mes fins. Une fois installé dans la rame quasi déserte, mes yeux ont commencé à scanner les sièges à la recherche d’une distraction en jupon. En voici une, les doigts crispés sur son Blackberry, ce qui enlaidit des mains que je devine fines en temps normal. Amazone technologique, tes boucles brunes embrassent tes joues et embrasent mes joues. Ton front se plisse sous les soucis ; j'admire tes jambes lisses et le velours qui enserrent tes cuisses. Dans cette cage de verre et d'acier que tu chevauches vers ton armée, j'aperçois la femme fatale perdue en toi. J'ai envie de t'enlever, d'enlever tes vêtements, je suis l'or de tes boucles d'oreille, le nylon de tes bas, la laine de cette écharpe posée autour de ton cou, la dentelle sur ta chair. Tentatrice dévouée, tes yeux francs appellent le monde à ton amour, ton odeur m'envahit par rafales, je suis à tes genoux attendant la délivrance, tranche ma nuque ou embrasse moi mais pose tes mains sur moi. Tu pars et je reste coi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veux-tu vraiment savoir ce qui se passe ? Je me le suis demandé, et la réponse a vite pointé le bout de son nez… En y réfléchissant, je n’avais jamais été réellement seul. Pourtant ce sentiment hostile m’asphyxiait chaque nuit et chaque jour, comme une seconde peau, une pensée unique universelle adaptable à toutes les situations. Si peu de gens me connaissent, et même eux ne peuvent me sauver de mes angoisses. Il aurait fallu y penser avant peut-être. Il aurait fallu se réveiller il y a quelques années. Mais comme pour tant d’autres matins, ce réveil-là n’a pas sonné. Ma solitude par une sonnerie brisée, mon univers par quelques mots simples sauvé. La chaleur de son cou rayonne encore dans mes yeux ; les étoiles que l’on voit si mal sont mortes depuis longtemps. Leur lumière fantomatique nous parvient tel un message du passé, une réminiscence de choses disparues. Leur éclat qui semble réel s’avère fictif. Ainsi en est-il de mon sourire et des éclairs passagers dans mes yeux : ils s’effaceront vite, rattrapés par la réalité de son absence, la cruauté de son départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fumée me cache la vue, la fumée me gâche la vie, le brouillard me conduit dans un mur. Je ne sais pas me diriger, ma liberté m’envoie dans les mauvaises directions, je n’épouse pas les élans de mon cœur car ils m’envoient dans les bras d’un malheur programmé. Une pulsion morbide inévitable, mes rêves me rappellent la réalité, j’y sombre plus concrètement que dans mes journées mascarades. Chaque nuit a son échec particulier, les formes de la déchéance m’y sont clairement détaillées. Tout le monde est là pour la mort du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Julien Sorrenti&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Julien Sorrenti&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4625965872703378493?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4625965872703378493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4625965872703378493&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4625965872703378493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4625965872703378493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/le-temps-des-yoyos.html' title='Le Temps des Yoyos'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6442206346604092757</id><published>2007-04-05T18:57:00.000-07:00</published><updated>2007-04-07T06:30:19.822-07:00</updated><title type='text'>La tête nue, à peines levées.</title><content type='html'>« Regardes ma poitrine elle est petite, tu ne trouves pas ? ». Elle m’avait dit cela.&lt;br /&gt;D’une voix à la faiblesse insoutenable ; de celle que l’on voudrait faire taire pour ne pas être celui qui aura assisté aux derniers souffles à peine humides.&lt;br /&gt;De lèvres tout autant effrayantes ; même sans peinture elles paraissaient d’un rouge écarlate sur son teint hâve d’avoir trop jeûné, de s’être trop fait vomir.&lt;br /&gt;Elle m’avait dit cela en pointant ses seins en ma direction.&lt;br /&gt;Le regard fixe sur des amas de graisse atrophiés, une seule réponse me donnait envie de tarir mes poumons d’air :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pourrais te parler durant des heures. T’expliquer ton corps. Te dire que je veille à ce que tu ne parviennes pas à te nier suffisamment bien pour disparaître. Mais tu sais quoi ? Je préfère user ma salive à te la lécher cette poitrine, aussi petite soit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas que ma réponse avait fait émerger en elle un semblant de lucidité. La douleur en bandoulière, elle avait immédiatement poursuivi sa trajectoire idiote :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Et mes trop larges cuisses, tu les supportes toi ? Tu les trouves comment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais sciemment opté pour la carte « perversité sexuelle ». Lui faire croire que malgré ce corps émacié je l’aimais au point de la désirer. D’un œil faussement vicieux je lui avais répondu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tes cuisses ? Probablement indispensables parce qu’elles savent encore te mener jusqu’à moi. Qu’elles me ramènent leur commissure sombre et ça me va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses mollets. Ses fesses. Son ventre (la partie la plus délicate peut-être : terrain miné de bourrelets invisibles). Ses joues. Ses bras…&lt;br /&gt;Mine de rien, nue, elle venait de réviser son anatomie. Comme avant dans nos cours de sciences naturelles où les corps décharnés faisaient plus rire que peur.&lt;br /&gt;Elle ne paraissait toujours pas tenir compte de mes savantes réponses. Elle préférait pleurer.&lt;br /&gt;Pleurer sans se cacher de moi. Ni d’elle-même d’ailleurs.&lt;br /&gt;Des larmes en effusion qu’elle n’avait à aucun instant tenté de contenir. Pas de place au théâtre lorsque l’on s’occupe à survivre.&lt;br /&gt;Ce liquide salé en plein visage la démangeait et même qu’à trop frotter elle aurait pu s’égratigner les joues.&lt;br /&gt;Elle était planté là, nue, face au miroir à se regarder par-dessus ses yeux brouillés, à se fondre dans la froideur du verre.&lt;br /&gt;Je pouvais entendre les dédales de ses pensées. Je m’ y perds rarement. Je connais les contours de ses faiblesses comme si je les avais créé de mes propres réflexions.&lt;br /&gt;Se mettre nue pour mieux constater les dégâts de mère nature. Un corps entièrement gros.&lt;br /&gt;Un large pantalon, un large pull, un large manteau. Une large dissimulation. Circulez y a rien à voir !&lt;br /&gt;Une grosseur extrême qu’elle s’invente comme un gosse s’inventerait un ami imaginaire. Toujours à ses cotés et personne ne la voit mise à part elle.&lt;br /&gt;Sont corps est atrocement gros, et non d’une périlleuse maigreur. Lui dire le contraire, c’est peine perdue.&lt;br /&gt;Des mois étaient passé sans que je ne lui dise rien.&lt;br /&gt;Et puis ce jour là, sans que je m’y attende vraiment, après son défilé de questions improbables, elle avait fini par me confier une chose.&lt;br /&gt;Je suppose qu’elle non plus ne s’attendait à rien. Jusque là, elle caser tout dans la rubrique « C’est comme cela et puis c’est tout, je ne sais pas moi ! ».&lt;br /&gt;Pas cette fois.&lt;br /&gt;Elle s’était approché de moi pour me verser à l’oreille ce que je pense être un avant goût d’explication. Comme si au plus prés de moi personne d’autre ne risquait d’entendre.&lt;br /&gt;Elle savait pourtant que nous étions seuls dans cette chambre. Il y avait bien notre chat, mais elle comme moi savons que cet amas de poils sur pattes s’en fout pas mal de son existence malhabile.&lt;br /&gt;Probablement qu’elle susurrait ses confessions pour moins les faire exister.&lt;br /&gt;Ne pas trop attiser les fantômes, ceux d’un passé qui cogne plus qu’il n’effleure le cours d’une vie.&lt;br /&gt;Reconstruite sur des ruines, c’est toujours fébrile une vie parait-il.&lt;br /&gt;J’ignore où elle avait puisé le souffle suffisant pour expulser le tout.&lt;br /&gt;« Allez, c‘est bon pour aujourd’hui», c’est ce que j’avais voulu lui dire à plusieurs reprises. Jamais fait.&lt;br /&gt;Je sentais une régurgitation pour une fois salvatrice, bien loin de celle qu’elle savait provoquer les mains en bouche pour maigrir à en crever.&lt;br /&gt;Tout aussi Immonde cette vomissure verbale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, moi je ne m’en souviens pas vraiment. Ce n’est pas mon souvenir.&lt;br /&gt;C’est la mère d’une amie d’enfance qui me remémore cette anecdote.&lt;br /&gt;Chaque fois que j’ai le malheur d’aller dîner chez elle, elle me ressert cette même histoire de phrase prononcée.&lt;br /&gt;Elle me répète sans cesse, comme si j’allai oublier, à quel point j’étais une enfant triste.&lt;br /&gt;Des amies j’en avais, beaucoup même. Un nombre que tes doigts ne te permettent plus d’afficher.&lt;br /&gt;Dés cinq ans, j’allais seule à l’école. Sans regrets ni craintes. Sûrement que je savais déjà.&lt;br /&gt;Je savais que dans cette petite vie pour subir il valait mieux être le plus seul possible.&lt;br /&gt;Etre tranquille à ne faire pitié à personne, à ne pas devoir garder la face, celle que l’on voudrait voir éclater contre un mur. A ne rien leur imposer aussi.&lt;br /&gt;Sur la route, ce n’était pas des petits cailloux blancs que je jetais. Retrouver le chemin de ma maison ou le perdre, j’avais inconsciemment fais mon choix.&lt;br /&gt;C’était cette phrase que je laissais à la terre propre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ma mère des fois elle est méchante comme les loups. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement que cette phrase que je répétais à m’en faire mal aux lèvres, était une sorte d’appel à l’aide. Emprisonnée dans une vie de petite fille aux allures un peu tristes mais qui ne manque de rien. La timidité c’est comme l’ivresse, elle a souvent bon dos.&lt;br /&gt;Pas de formulation claire. Il aurait fallu qu’une personne capte le message au-delà de pleines explications, preuve indéniable qu’elle pourrait m’aider me comprenant déjà.&lt;br /&gt;Enfin là j’analyse. À épuiser toutes les façons de percevoir la chose, je n’imagine que celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, qui aspirais à détendre l’air d’un passé suffocant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ignorais que ta mère t’avait fait du mal dans ton enfance. Tu ne m’avais jamais parlé de tout ça. Tu penseras tout de même à me remémorer ce fait.&lt;br /&gt;Juste entre la phrase qui dira « Nous allons séjourner chez ma mère » et celle qui répondra « Non vraiment je ne veux pas séjourner chez ta mère ».&lt;br /&gt;A la campagne, à me demander où sont vraiment les vaches, si tu vois ce que je veux dire ?&lt;br /&gt;Mais bon, je ne vois pas le rapport avec tout ce qui t’arrive depuis des mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me fais rire ! Cela ne se voit pas mais tu me fais rire.&lt;br /&gt;Du mal, si on veut…&lt;br /&gt;Autant que je puisse racler les fonds de ma mémoire, je crois que je n’ai jamais été suffisamment bien pour elle.&lt;br /&gt;Elle voulait que je sois belle. Elle avait toujours rêvé d’avoir une fille belle. Elle l’était elle-même alors je peux comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A la naissance il y a dû avoir maldonne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase, sortant de sa propre bouche écoeurante, je l’avais entendu pour la première fois vers l’âge de neuf ans.&lt;br /&gt;Je me souviens avoir étais dans nôtre bibliothèque qui paraissait immense de mes yeux d’enfants. Un dictionnaire, ça dit la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Maldonne : n.fém : erreur dans la distribution des cartes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette définition, aussi vague et éloignée du sujet soit elle, était venu mordre ma tête de fillette.&lt;br /&gt;Comme si depuis le début j’avais saisi le sens de cette phrase, ce leitmotiv que ma mère prononçait d’une discrétion malsaine à mon sujet.&lt;br /&gt;La révéler dans sa littérale exactitude n’était qu’un détail. Je savais déjà tout.&lt;br /&gt;Et ce tout j’avais du mal à me l’enfoncer dans les espoirs.&lt;br /&gt;Je savais que j’étais trop grosse selon elle, « normale » selon ma courbe de croissance pourtant bien gravée dans mon carnet de santé.&lt;br /&gt;J’allais parfois vérifier dans ce carnet. Être bien certaine, ne pas m’être trompé de courbe.&lt;br /&gt;Je demandais aussi à mes copines de classe leurs poids, histoire de comparer.&lt;br /&gt;Je m’étais vite résigné en me disant que ma mère avait ses propres exigences, qu’il n’y avait rien à démentir, rien à comprendre.&lt;br /&gt;Et puis l’abîme déjà amorcée que pouvais-je bien faire ?&lt;br /&gt;Elle scrutait tous les concours de beauté pour enfant, les castings d’acteurs, de mannequins. Elle m’achetait des tas de robes que j’aimais à peine.&lt;br /&gt;Vu que la vie avait décidé d’enfoncer le clou dans ma chair d’enfant, j’allais d’échecs en échecs. SES échecs. Moi je n’étais jamais déçue de perdre ses concours. J’espérais que de cette manière elle allait se rendre.&lt;br /&gt;Mais tu sais, tout ça je m’en foutais pas mal, comme le reste qui aurait pu me percer mais qui effleurait à peine mes émotions.&lt;br /&gt;Ne pas manger ce que je désirais comme une enfant de mon âge c’était du gâteau si j’ose dire. Supporter ses phrases assassines, je savais faire.&lt;br /&gt;J’étais assez téméraire comme enfant en faite.&lt;br /&gt;Ce qui embrasait ma peine d’enfant c’était ma culpabilité. Je voulais qu’elle l’ait sa jolie fille.&lt;br /&gt;Première partie du travail accomplie sans aucun apport personnel : j’étais sa fille.&lt;br /&gt;Etre belle désormais, minutieusement longiligne comme notion première. Plus dure. Je n’avais même pas le sentiment d’être trop grosse.&lt;br /&gt;Alors évidement, je crois que jamais je ne suis parvenu à atteindre ses idéaux à la perte.&lt;br /&gt;Fossoyeuse d’équilibre mental qu’elle était, elle semblait ne rien regretter. Je la soupçonnais parfois d’extraire une jouissance de tout cela.&lt;br /&gt;Elle m’abandonnait aux concours de beauté en sachant que j’y allais à reculons, que j’y perdrai plus que les récompenses, mon bien être.&lt;br /&gt;Pourtant, je n’ai jamais su lui en vouloir, juste l’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les années ont passé avec ce goût âcre de déception infligée à ma mère.&lt;br /&gt;Je suis parti faire ma vie sans trop traîner de poids. Il fallait bien que je grandisse. Penser à panser les plaies.&lt;br /&gt;Toi, en amant figé sur mon corps qui te plaisait, je ne pouvais qu’être bien.&lt;br /&gt;Les choses ne sont pas pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis de longues minutes, tu m’écoutes placide. Je vois ton visage. Tu attends comme un chien la gueule sèche. De mon passé comprendre ce corps encombrant.&lt;br /&gt;Mais le problème n’est peut-être pas là. Et puis on s’en fout parce que la solution non plus de toute façon.&lt;br /&gt;Je ne sais toujours pas pourquoi depuis quelques mois je suis là, à dégueuler toute ma peine d’un passé qui remonte malgré moi.&lt;br /&gt;Dans les chiottes, les doigts enfoncés dans le fond de la gorge. Effleurer mes amygdales, leur trouver un touché immonde.&lt;br /&gt;C’est sûrement parce que je sais que mon corps est gros. Cette fois il l’est pour de bon. Je le vois. Je ne suis pas à 35 kilos.&lt;br /&gt;Il ne faut pas faire confiance aux machines électroniques qui te disent soit disant combien pèse ta douleur.&lt;br /&gt;Je suis sacrément trop grosse. Ne me dis pas le contraire, c’est peine perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je ne te dis pas le contraire si tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais laisse moi perdre ma peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des yeux gênés sur moi. Un regard que je voulais fuir pour ne pas avoir à lui faire&lt;br /&gt;trop mal. Un regard semblable à celui d’un enfant perdu dans le noir, les bras tendus vers un infini vide qu’une confession venait d’ébrécher.&lt;br /&gt;En geste réflexe, elle s’était empressé de cacher son corps nu sous un tas de couvertures.&lt;br /&gt;Sous un parfait silence, cacher ses douleurs passées, jaillissantes pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais elle ne s’était senti aussi nue je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sonia Moussaoui &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sonia Moussaoui&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6442206346604092757?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6442206346604092757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6442206346604092757&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6442206346604092757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6442206346604092757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/la-tte-nue-peines-leves.html' title='La tête nue, à peines levées.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7354168336522471497</id><published>2007-04-05T18:56:00.000-07:00</published><updated>2007-04-05T18:57:48.028-07:00</updated><title type='text'>La fragilité</title><content type='html'>Je m'envole à la hate, mais sans vouloir, jusqu'aux cieux à partir des maisons sans toits, je m'étends pour un baiser, chacun dure cinq secondes entieres. je vois ses yeux. des flaques cachées de granite liquide. chaque baiser dans une maison différente sous les plafonds noirs et gris, les salles étaient toujours vides et ombragées, dans les maisons que je ne reconnais pas. les nuages se balancaient dans le ciel.  il faisait jour. chaque maison sans plafond, sans toit non plus. cieux gris et couverts. je me suis evanouie et je crois que mon esprit s'est fondu. dans une cité inconnue. je ne me rappelle pas du dialogue mais les mots étaient francais. je me demande pourquoi j'avais besoin de m'en fuir. j'étais peut-être un fantôme. l'air était assez froid bien que je sois trop engourdie pour m'en faire. j'ai vu son visage qui s'éteindait, j'ai essayé de voler plus vite. j'imagine que les fantomes puissent voler, si seulement ils pouvaient nager car je nage vite sauf à travers le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Emily&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Emily&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7354168336522471497?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7354168336522471497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7354168336522471497&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7354168336522471497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7354168336522471497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/la-fragilit.html' title='La fragilité'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8760491783941848952</id><published>2007-04-05T18:55:00.000-07:00</published><updated>2007-04-24T05:29:49.160-07:00</updated><title type='text'>Nue, C'était Horrible</title><content type='html'>Nue. Je n’aurais jamais pensé qu’elle serait aussi belle nue.&lt;br /&gt;La première fois que je l’ai vue, c’était à un arrêt de bus, en plein hiver, elle portait un énorme manteau, si énorme qu’elle avait a peine allure humaine, c’était horrible.&lt;br /&gt;Elle ressemblait à un monstre, à un sale type genre bonhomme Michelin perdue sous moins 40 à Montréal.&lt;br /&gt;Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais j’ai tout de suite était attiré par elle.&lt;br /&gt;Elle semblait pas tellement belle, carrément pas très jolie mais on pouvait sentir une douceur, une fragilité qui était irrésistible chez elle.&lt;br /&gt;Alors ça était comme une évidence, il fallait que j’aille lui parler et cela même si elle était mal habillée et qu’elle avait une démarche carrément bizarre, je sentais à l’avance qu’elle allait me plaire, il ne pouvait y avoir que de la beauté sous autant de centimètres de nacryline synthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Il fait froid, hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’a a peine regardée, elle m’a jeté un regard froid et cruel, mais pour qui elle se prend celle la, c’est elle qui est habillée n’importe comment et c’est moi qu’elle snob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J’ai dit il fait vraiment froid ici ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…………….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie est un échec, 25 ans est toujours incapable de dire autre chose à une fille que je rencontre à un arrêt de bus que &lt;em&gt;il fait froid aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;-Ça fait longtemps que tu attends le bus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, au moins 13 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf, elle a répondu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’est chiant hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…........&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Dis moi, ça te tente de marcher, moi j’en peux plus d’attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, pourquoi pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est comme ça que moi et le bonhomme Michelin, on s’est mis à marcher pour rentrer chez nous, c’était aussi simple que ça, cinq minutes avant je ne la connaissais pas et cinq minutes plus tard, la fille au manteau horrible me proposait de marcher avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit que si on marchait dans le même sens elle devait forcément habiter a coté de chez moi, c’est étrange, une habillée comme ça j’aurais du la remarqué bien avant, &lt;em&gt;come on&lt;/em&gt; elle avait un rayon complet de l’Armée du Salut sur elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-T’habite proche d’ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, au coin de Levesque et Rachel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-T’es sérieuse moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle coïncidence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y en a eu d’autres des coïncidences, on a du marché pendant au moins 30 minutes et j’ai appris beaucoup d’autres choses sur elle.&lt;br /&gt;Elle était célibataire, elle habitait seule dans un tout petit studio au coin de Levesque et Rachel, l’appart était a son ex qu’elle a fini par mettre dehors en récupérant le bail, elle est comédienne dans une troupe de théâtre ( je l’aurais juré, en la voyant, j’ai tout de suite su qu’une fille habillé de façon aussi horrible ne pouvait être qu’une excentrique, une artiste ……….), qu’elle avait des chaussures rouges ( une excentrique, je vous le dis…………) et qu’elle aimait beaucoup la glace a la vanille de Haagen Danz ( ne me demandez pas comment je l’ai su ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était étrange, je n’étais pas de nature social, pas du genre en tout cas à rencontrer comme ça des jeunes filles excentriques en plein hiver a Montréal mais avec elle, j’ai tout de suite était à l’aise.&lt;br /&gt;Moi qui ne disais jamais rien sur rien, j’ai encore dit rien sur rien mais je l’ai écouté me parler d’elle.&lt;br /&gt;Malheureusement, le trajet était court et on est arrivé chez nous en 30 minutes a peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coté positif était qu’en fait, on était quasiment voisin…….de palier……..d’immeubles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle habitait sur ma rue mais juste quelques numéros plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bon, on est arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, j’habite juste la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Enchanté, au fait, c’est quoi ton nom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Si tu montes prendre un verre pour te réchauffer, je te le dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable, mais c’est qui ce monstre, cette chose qui bouge qui dit ce qu’elle veut, qui a un manteau énorme et qui m’invite a venir chez elle, comme ça, mais merde ou sont passés les codes de l’éthique amoureuse, ah non, non, ça ne fait pas, quelle impolitesse, quelle indécence, je, je…….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui sans problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas refuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne fallait pas s’imaginer trop de choses, j’en ai connu d’autres des femmes qui te disent ouin, ouin, viens chez moi et qui en fait veulent que tu gardes leurs chats ou quelque chose comme ça.&lt;br /&gt;Peut être qu’elle ne voulait rien de plus que parler avec moi, je sais pas la ou réellement me donner quelque chose a boire.&lt;br /&gt;Et puis les femmes ne sont pas comme les hommes, pour une femme &lt;em&gt;prendre un verre pour se réchauffer = prendre un verre pour se réchauffer&lt;/em&gt; alors que pour un homme &lt;em&gt;prendre un verre pour se réchauffer = on baise&lt;/em&gt; mais de toute facon, pour un homme, il n’y a pas grand-chose qu’une femme peut dire qui ne se traduit pas dans son esprit arriéré par &lt;em&gt;on baise ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On est donc monté dans son studio, un truc horrible, tout petit mais horrible, c’était propre mais le mauvais goût régnait, je vous le dis l’endroit était juste horrible.&lt;br /&gt;Il y a avait des stores violets, un set de cuisine a l’entrée qui devait dater des années 50, un lit qui était au milieu de la pièce avec un couvre-lit a édredon vert, des chaussures de toutes les couleurs, de tous les styles et de toutes les tailles qui traînaient un peu partout et des livres, des tas de livres, des encyclopédies, des atlas, des vieux trucs jaunes, des livres neufs et même des machins horribles qui semblaient être des livres de Dan Brown ou de Werber, je vous dis, plein de trucs horribles que je pourrais décrire mais je n’ai juste pas envie ( d’abord, c’est très chiant de décrire des trucs horribles, ensuite………..ensuite, c’est très chiant de décrire des trucs horribles ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Fais comme chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est facile a dire, chez moi ça ressemble pas a ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j’ai taché d’être gentil, j’ai enlevé mes bottes pleines de neiges et je me suis assis sur le lit, c’était le seul meuble qui semblait stable et de toute facon je ne trouvais rien d’autres ou je pouvais m’asseoir dans ce truc horrible qu’elle osait appeler un appart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est la, la, que tout a déraillé, je me suis assis sur le lit dans cette pièce horrible, j’ai enlevé mon manteau et je l’ai posé a terre.&lt;br /&gt;Je l’ai regardé, elle, elle ne faisait rien, elle me regardait puis d’un coup comme ça, elle s’est mise a me fixer fixement ( fixer quelqu’un fixement, c’est bien plus que le fixer simplement, c’est un autre niveau dans le fixage, un niveau au-dessus ), elle semblait en trance, totalement.&lt;br /&gt;Et la, elle a doucement commencer a dézipper, son manteau, doucement, tout doucement,en continuant a me fixer, elle me regardait vraiment dans le blanc des yeux, les yeux dans les yeux, elle se déshabillait littéralement et c’est la, la , que j’ai vue, qu’en fait, si elle portait un manteau si énorme, c’est parce qu’elle était nue en dessous, elle ne portait rien, elle était nue, complément nue ( Bon, elle avait un jean et ses affreuses chaussures rouges mais a part ça, elle était complétement nue )..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était incroyable, elle avait des seins magnifiques, qui tenait bien en place, qui vous fixait eux aussi, des seins droits, ferme, des seins qui donnait des autres, des seins magnifiques, magnifiques, ces seins, ils devaient servir a donner des leçons dans un cours de chirurgie esthétique tellement ils étaient parfaits..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je m’appelle Aurélie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle était belle, son manteau ( celui qui est horrible ) m’avait empêché de le voir mais elle était réellement belle, elle avait de beaux cheveux mi brun, mi blond, elle avait sur elle un peu de soleil et un peu de nuit.&lt;br /&gt;Sa peau était mat et la fois si pale, légèrement brillante mais en même temps plongé de noirceur.&lt;br /&gt;Elle avait la peau d’une gothique qui passait ses vacances à bronzer à Ibiza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Aurélie je te dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je ne disais rien, rien, absolument rien, je la regardais et c’était tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Excuse moi mais je suis pleine de neige, je vais me changer, ça ne te dérange pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Moi pfffffff non, va y, fais comme chez toi, en plus tu sais ici, c’est chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Haha, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anthony Naglaa, toujours le mot pour rire, quelle turfillion ce Anthony Naglaa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle a fait comme chez elle, son manteau a terre, elle s’est penchée et j’ai vu ces seins bouger, ces seins comme deux poires remplis de soleil, elle avait de belles et larges aréoles, on voyait, on sentait ces tétons durcir, ces seins bougeant de droite a gauche comme un balancier, de ceux qui hypnotisent, de ceux qui donnent envie de vivre, de bander, de baiser, de boire et d’écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, elle a ôté ses affreusetés rubis, elle s’est relevé langoureusement ( comme si le poids du monde était littéralement sur ses épaules et que conséquemment cela prenait de temps pour se relever mais qu’elle le faisait comme même avec grâce ), a détaché sa ceinture, m’a fixé encore avec un petit sourire, le même qu’une hardeuse ferait devant Saint-Pierre et elle m’a dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ca te dérange si je me mets nue, avec le chauffage, maintenant, je suis tout chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la, elle a enlevé tout doucement son jean, je voyais sa culotte, ni un string, ni une culotte grand-mère, juste une culotte; on voyait de face ses hanches et dans sa culotte ( blanche ), on voyait une motte se dessiner, je sentais qu’elle avait des poils, plein, en temps normal je trouvais ça horrible mais la encore une fois, étrangement, j’étais plutôt attiré.&lt;br /&gt;Je voyais aussi ses jambes, elle avait des longues jambes, pales et magnifiques.&lt;br /&gt;Il n’y avait rien à dire sur elle a part qu’elle était magnifique, divine, bandante et exaltante.&lt;br /&gt;Je me suis levé, je n’ai rien dit ( je vous l’ai dis il n’y avait rien a dire sur elle ), je me suis levé, comme ça simplement, naturellement et je suis allé vers elle, elle est restait debout a me regarder et moi je suis allé la rejoindre, elle qui était encore debout prés de sa porte, je l’ai aidé a enlever le reste de son jean qui traînait a ses pieds, je l’ai jeté je ne sais plus ou ( le jean pas elle ), j’ai regardé encore un peu son corps, ses seins, ( je bandais réellement ), ses fesses qui était pas vraiment belle, pas énormes mais au point ou j’étais je m’en foutais royalement, en fait elle m’avait eue a « Si tu montes prendre un verre pour te réchauffer, je te le dis. », j’avais déjà joui la, alors je l’ai amené jusqu’au lit, sans un mot, je me suis déshabillé et sur son lit vert, on a baisé, comme ça, simplement, presque amoureusement mais cette nuit la ce que je lui ai fait une fois son corps nu posé contre le mien, je peux pas le dire tellement c’était horrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8760491783941848952?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8760491783941848952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8760491783941848952&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8760491783941848952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8760491783941848952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/nue-ctait-horrible.html' title='Nue, C&apos;était Horrible'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3758730281082156255</id><published>2007-04-05T18:53:00.000-07:00</published><updated>2007-04-10T08:15:50.441-07:00</updated><title type='text'>Amour Fou</title><content type='html'>Un soir de Juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un feu qui crépite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le 14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fête des têtes en haut d'un échafaud.&lt;br /&gt;Je marchais dans la rue comme une fille qui attend. Je serrais la main de mon amoureux. J'attendais de monter les marches et de me fourrer dans les draps. Une vieille femme vendait des masques de monstres à visages humains. Ils avaient de grosses balafres et des dents jaunes. Enfin,des choses comme cela. J'ai supplié mon homme d'en acheter un parce que je voulais donner un peu de révolution au dos courbé de cette vieille dame et qu'étant indisposée, j'étais plus faible face à mon enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les escaliers étaient montés. Enfin, j'étais cachée par la saleté de mes draps. Mon homme nu à côté de moi. Ma main balladeuse pour trouver le masque tombé par terre. Une fellation si tu mets ce masque. Sans ce chantage, de toute façon, mon homme l'aurait posé sur ce visage chaud car il m'aime. Je suis une fille malade et chanceuse. J'avais en moi le sexe de mon amoureux et sur ma nuque, le souffle d'un monstre aux dents remplies de pue. J'étais si épanouie. Je poussais des cris comme si un chien me brisait un orteil. L'épée de mon homme était ensanglantée. J'ai réparé la nature, en la léchant avec amour. Je me suis endormie dans le creux de la nudité floue de mon amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3758730281082156255?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3758730281082156255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3758730281082156255&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3758730281082156255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3758730281082156255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/un-soir-de-juillet.html' title='Amour Fou'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='18328118348421852907'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry></feed>