tag:blogger.com,1999:blog-73063404378440837102008-07-06T12:44:06.130-07:00GastronoteFrançoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comBlogger67125tag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-56830726173285285652008-07-06T12:17:00.000-07:002008-07-06T12:44:06.162-07:00RestoNoteLA DIVA - 1273 boul René-Lévesque, est 514 523 3470<br /><br />Il faut avoir l'âme bien chevillée au corps pour baptiser La Diva, un restaurant situe au bord du boulevard René-Lévesque, entre la tour de Radio Canada et La Catherine du Village. C'est une petite oasis. Aussi bien pour l'ambiance que pour la cuisine.<br />On laisse la ville dans son dos quand on entre dans cette maison qui semble n,avoir gardé que des bons souvenirs de ses vies antérieures. Débarrassée des cloisons qui pouvaient la morceler elle a pris la forme d'une grande salle. Et, pourtant d'une salle aux espaces différents. L'ensemble est clair et chaleureux, simplement accueillant à la manière de ces salles à manger que l'on peut encore trouver en province. De belles fenêtres bordent deux de ses quatre murs. Une cheminée peut s'animer quand reviennent les soirées tristes.<br />Un cuisinier est le maître de cette maison. On l'a connu dans les années 70 à La Sila de la rue Saint-Denis. Luciano Cipriano a ouvert La Diva au tout début des années 80. Bon pied, non oeil, il est toujours là comme si le temps n'avait pas de prise sur lui. Ni sur sa manière de cuisiner. Sa cuisine est d'une fidélité absolue aux règles de base de l'art culinaire de son pays natal. La constance est une autre de ses qualités. D'une fois à l'autre les champignons de "l'escalope de veau aux champignons" seront peut-être d'une autre espèces, mais l'escalope sera la même, aussi tendre, aussi fine et pourtant délicate, cuite juste ce qu'il fallait et la sauce sera nappante avec le parfum léger que donne, comme dans ce cas, le porcino..<br />C'est à La Diva que l'on sert les meilleurs "Rognons à la vénitienne" disait quelqu'un et un autre rétorquait...les meilleurs au monde!Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-45453380036652204892008-06-27T06:30:00.000-07:002008-06-27T06:54:27.562-07:00Les assiettes n'ont plus de trottoirOn ne met plus de nappe. On ne met plus de napperon. On sert directement sur le plateau de la table. Étrange attitude alors que l'on exige, maintenant, qu'une formation en hygiène et salubrité soit suivie par tous ceux qui manipulent des aliments.<br />Et sur cette surface nue, les assiettes que l'on dispose ne sont plus des assiettes! Une nouvelle vaisselle, de plus en plus à la mode, adopte toutes les formes, toutes les couleurs. De verre, de faïence, rarement de porcelaine, elle est ronde, triangulaire ou carrée, creuse comme une assiette à soupe ou profonde comme un bol, évasée ou rétrécie. Tout peut être imaginé du moment que le vaisseau surprend. <br />Et tous les malaises peuvent être ressentis. Que fait-on d'une fourchette et d'un couteau, quand la pièce à couper est au fond d'un puits. La forme va-t-elle l'emporter sur le fond. Combien coûte ces assiettes. A-t-on envie de payer pour le contenant. Quelle est la répercussion sur le travail de celui qui sert. C'est un art d'empiler des assiettes sur un avant-bras. Que fait-on avec des assiettes grandes comme des plateaux de service. Que se passe-t-il à la plonge....<br />Note. "assiette, petit ustensile de service de table. Le centre de l'assiette s'appelle ombilic, et marly le bord, formant bande autour du creux. Cette bande est parfois désignée sous le nom de talus" (Larousse gastronomique). Cette bande peut, aussi, être appelée trottoir.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-90039441515407642432008-06-25T05:47:00.000-07:002008-06-25T19:20:43.900-07:00Redécouvrir la GaspésieVue de loin, avec des envies de vacances, la Gaspésie, c'est la mer. Bien sûr. De Sainte-Flavie à Matapédia, en passant par Matane, Sainte-Anne-des- Monts, Rivière-au-Renards, Gaspé, Percé, PaspébiaC, Carleton, ce sont des kilomètres de côtes que déroule la 132! Des kilomètres d'une route qui fait le tour d'une péninsule. Une péninsule grande comme une région et qui ne se contente pas de pêcher le poisson et de développer des attraits touristiques. La Gaspésie vit en dehors du temps des vacances. <br />La mer, bien sûr, la terre aussi. La Gaspésie, c'est cinq régions: la Côte, la Haute-Gaspésie, la Pointe, la Baie des Chaleurs, la Vallée. Chacune a des particularités. Et dans celles-ci, on retrouve l'agriculture. Une agriculture de petits producteurs qui en font toute la richesse. Une richesse pour la table. Une richesse pour les paysages.<br />La Ferme Chimo, avec son troupeau de chèvres est l'une des plus anciennes fromageries fermières du Québec. Sylvain Tapp cultive, en régie bologique, des légumes et, surtout, des choux qu'il transforme en choucroute, depuis de nombreuses années. Des éleveurs de moutons ont choisi de nourrir leurs agneaux avec des algues pour mettre sur le marché une viande au goût particulièrement subtil....<br />La Gaspésie est, peut-être, la seule région du Québec à avoir regroupé tous ses artisans ,producteurs, agriculteurs, pêcheurs, transformateurs, cuisiniers, pour offrir une Route Gourmande qui est plus qu'un simple parcours. Tous ces artisans d'une mise en valeur commune se sont groupés dans un organisme baptisé Gaspésie Gourmande. Chaque année, une revue parait sous ce titre. Elle dresse une carte et répertorie tous les points d'arrêt et de séjour.<br />Un air de Gaspésie s'est infiltré à Montréal. Les Fous de la Gaspésie tient boutique rue Beaubien et les Frères Atkins en font autant au Marché Jean-Talon.<br />www.gaspésiegourmande.com<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />,Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-24041878588417845712008-06-21T11:39:00.000-07:002008-06-21T12:01:27.478-07:00RestoNoteRENOIR (la terrasse)- 1155, rue Sherbrooke, ouest- 514- 788-3038<br />www.restaurant-renoir.com<br /><br />Du petit-déjeuner pris au lever du jour, au dernier verre d'avant minuit, la journée s'écoule sans heurt sur cette belle terrasse.<br />Rue Sherbrooke, au coeur de la ville, glissée entre deux grands édifices, fleurie, protégée par ses parasols et, surtout, surplombant le trottoir, elle a tous les avantages, sans avoir les désagréments, des terrasses urbaines. La terrasse du Renoir est l'une de nos plus belles terrasses. Comme le Renoir est l'un de nos meilleurs restaurants.<br />Dehors comme dedans la proposition du menu est la même. Fidèle d'ailleurs à un modèle qui a de grands avantages. Une carte courte, côté entrées et côté plats. Un prix fixe de table d'hôte et la liberté de choix des entrées et des plats. Quelques plats de spécialités, offerts uniquement à la carte. Au moment du dessert, un chariot élégant proposant des mini-douceurs, aussi bien faites que des "grandes". Par exemple, un Paris-Brest d'une bouchée et qui tient bien la route!<br />Ce midi là, une soupe froide et fraîche: melon et menthe. Un saumon, servi en forme de deux petits tournedos, sur du fenouil braisé...Surprise::un cornet de frites , non seulement distingué, mais aussi, composé des meilleures frites qui soient........De quoi revenir, à n'importe quel moment, pour ce cornet de frites!Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-9571909507629515442008-06-18T16:22:00.000-07:002008-06-18T17:02:31.914-07:00L'hydromel, pourquoi pas?Le vin fait bon ménage avec le fromage. On cultive depuis longtemps cette relation et l'on découvre, maintenant, que ce sont les blancs qui font les meilleurs mariages.<br />La bière s'accorde, elle aussi, avec le fromage. Moins souvent. Parce que l'on n'a peut-être pas encore admis sa présence à table. À ce sujet, le Marché des Saveurs du Québec organisait ,récemment, une rencontre de plusieurs fromageries artisanales et de micro-brasseries, artisanales elles aussi. <br />Au Salon du Goût Slow Food qui vient de se tenir à Marieville, on a lancé le projet de dégustations hydromel et fromage.<br />Le succès des cidres de glace a peut-être fait oublier que le Québec est, depuis plusieurs années, un producteur d'hydromels de grande qualité. Cette boisson est probablement la plus vieille du monde. Elle a l'âge des dieux de l'Olympe! Bue par les Grecs, par les Romains, par les Celtes et défendue ,ici, par d'irréductibles Gaulois-Québécois.<br />La qualité d'un hydromel dépend, évidemment, du savoir-faire de celui qui l'élabore. Mais une bonne hydromellerie dépend toujours d'une bonne miellerie. À la base de tout, il faut un miel très fin et de premier choix. Ce miel dépendra de plusieurs facteurs, et, en premier lieu, des fleurs où butineront les abeilles. Autant d'essences florales, autant de subtilités dans les saveurs du miel. Autant de nuances dans les hydromels.<br />Les abeilles de la Ferme apicole Desrochers ont pour terrain de récolte les grands espaces dénués de pollution des Hautes-Laurentides. Elles habitent Ferme-Neuve. Les abeilles du domaine Le Clos des Brumes, en Montérégie, ont le choix entre le trèfle, le sarrasin, le tilleul, les fleurs sauvages.....Autant de fleurs autant de miels, autant d'hydromels.<br />Le travail de l'hydromellier est un travail qui demande doigté et patience. L'hydromel développe lentement ses qualités. Et l'on peut être surpris d'apprendre qu'il doit vieillir en fûts de chêne pendant des mois qui peuvent devenir des années. Embouteillé, il continuerait à se bonifier. <br />Sec, demi-sec et, même, liquoreux, comme le vin l'hydromel peut passer à table et faire de beaux accords. Avec le fromage, particulièrement chèvre et brebis aux textures fines et parfois soyeuses, il réserve de belles surprises de dégustation.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-73383886122138053272008-06-13T06:34:00.000-07:002008-06-13T07:12:07.024-07:00RestoNotePORTUS CALLE -4281 boulevard St-Laurent 514 849 2070<br /><br />Aux quatre coins du petit parc du portugal, les rosiers sont fleuris. À quelque pas, plus au sud, l'enseigne de Portus Calle ne trompe pas :"restaurant marisqueira, bar à tapas". Le quartier portugais de Montréal reste fidèle à ses tables, même si le décor ne ressemble plus à ceux des premiers restaurants de St-Laurent, ceux du temps où Germano Rocha y chantait.<br />Portus Calle est un beau restaurant, une longue salle qui s'enfonce dans un espace large et coloré qui évoque la lumière et la fraîcheur. Les tables sont alignées sagement, belles et bien nappées. Il faudrait signaler la qualité de la banquette, une des rares qui offre du confort. Le service est allègre, un peu distant, mais très efficace<br />Restaurant portugais d'aujourd'hui qui n'invite pas le folklore sur ses murs, Portus Calle semble aussi "revisiter" la table. Le caldo verde est moins prêt de ses racines paysannes. Plus léger dans le bouillon, moins fort en chou, plus élégant en saucisson. Mais les trois éléments sont là et le plat est intéressant. La morue a Braz est servie, déchiquetée et moulée sur des tranches de tomates. le plat garde toute sa saveur et gagne en légèreté. Les tartelettes-flan sont présentées par trois, sur une belle assiette, accompagnées d'un sorbet. mais trop réchauffées elle perdait toutes leurs qualité. Également, au menu du jour de ce midi là ($16): gaspacho, salade de haricots verts et gravelax de truite, pieuvre et calmar, mérou, poulet rôti.<br />Un bon restaurant en tout temps...une belle escale pour l'été.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-34430403743400362842008-06-11T06:06:00.000-07:002008-06-11T06:45:20.881-07:00Salon du Goût de MarievilleUn Salon du Goût c'est un marché, mais un marché pas tout à fait comme les autres. On peut y faire des provisions. Mais on peut, surtout, y faire provision d'informations.<br />Organisé par le convivium Slow Food Les Montérégiennes, le Salon du Goût 2008 aura lieu les samedi et dimanche, 14 et 15 juin, à Marieville. Il est placé sous le thème "le consommateur est un co-producteur".<br />Le consommateur ne devrait pas être un acteur passif. Il doit savoir, il doit vouloir savoir et se renseigner sur ce qu'il achète. Il devrait être un "partenaire" du producteur. "Un co-producteur est un consommateur qui connait et comprend les problèmes de la production de la nourriture. Ce n'est pas seulement quelqu'un qui consomme. C'est quelqu'un qui veut connaitre". Quelle meilleure façon de se renseigner auprès de ceux qui produisent que de les rencontrer dans un lieu où ceux-ci sont réunis. Le Salon du Goût est aussi un Salon de l'information.<br />Les conviviums Slowfood du Québec participent à l'événement de Marieville. Le convivium de l'Abitibi Témiscamingue fera le point sur l'élevage VtaliPré basé sur des recherches de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et participera à une table ronde sur la nécessité d'identifier les pommes de terre par le nom de la variété. Le convivium La Vallée de la Batiscan présentera un projet de Zone laboratoire destinée à protéger la rivière, de sa source à son embouchure.<br />Le regroupement Fromage de Pays, en plus des fromagers exposants participera à une table ronde sous le thème "Fromage équitable", rejoignant ainsi la philosophie du "bon, propre et juste" selon laquelle un produit doit avoir du goût, respecter l'envronnement et être payé un juste prix....pour son producteur.<br />Au programme, des ateliers du goût pour les enfants organisés par la Tablée des Chefs, des ateliers du goût pour les adultes...des exposants de produits solides et liquides, des artisans de la Montérégie et des autres régions du Québec.<br />www.salondugout.qc.caFrançoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-655224080329807872008-06-06T11:34:00.000-07:002008-06-06T12:16:20.914-07:00RestoNoteVERTIGE- 540, rue Duluth, est 514-842-4443 www.restaurantvertige.com<br /><br />Rue Duluth, ils sont trois côte à côte, trois restaurant différents l'un de l'autre et, pour des raisons différentes, aussi intéressants l'un que l'autre. Au coin de la rue St-Hubert, La Colombe, table sérieuse bien implantée où l'on apporte son vin; Au Pied de Cochon où tous les abus sont au menu et entre les deux, Vertige.<br />Pourquoi ce nom? Les raisons qui poussent les restaurateurs à choisir leur enseigne est parfois intrigante. <br />C'est un beau restaurant. On pourrait croire qu'un décorateur sensible aux ambiances l'a dessiné. Pas du tout. Ce sont les propriétaires qui l'on installé. Ils ont su envelopper cette grande salle avec des moyens simples, en utilisant du bois et des miroirs, en jouant finement avec un jeu d'éclairage en rouge qui change tout. Un cuisinier sait travailler une assiette. Pourquoi serait-il moins habile dans le montage d'un décor. Les tables sont grandes, nappées impeccablement, la vaisselle, la verrerie sont celles qu'il faut pour dresser une table où sera servie, selon la devise de la maison, "une cuisine de caractère".<br />C'est une belle cuisine. Appuyée sur de beaux produits, elle sait les respecter et les transformer en même temps. Une cuisse de canard confit est maintenant devenue d'une triste banalité. Laquée, croustillante et fondante, elle est bien accompagnée de feuilles vertes, mais ce sont de toutes petites feuilles légèrement tombées pour ne plus craquer et se mêler à une purée d'un moelleux......vertigineux?<br />Le foie gras au torchon que l'on pourrait choisir en entrée est sans faille, accompagné d'un vrai pain brioché et d'une mousse fine de chocolat blanc. Les crevettes croustillantes, sur baguettes, à peine touchées par la friture et que l'on baigne dans un lait de coco parfumé, se déclinent par multiples de trois...<br />Le restaurant propose une carte bien composée, des menus table d'hôte que l'on peut bousculer, pour jouer soit du côté mer, soit du côté terre, sana aucune crainte puisque c'est le chef Thierry Baron qui est au fourneau.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-30941021927246348462008-06-01T16:03:00.000-07:002008-06-01T16:31:04.255-07:00Du fromage et bien plusAcheter du fromage, directement, chez celui qui le fait à de grands avantages.<br />Celui de rencontrer le producteur, de pouvoir poser des questions, se renseigner sur la fabrication, pouvoir goûter avant de faire un choix et, par le fait même, développer ses goûts.<br />Celui de s'assurer de la qualité de ce que l'on achète. Chez le producteur, les fromages sont vendus à la coupe et non emballés<br />Celui, non négligeable, de payer "le juste prix", c'est à dire moins cher puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire.<br />La plupart des producteurs fromagers ont un kiosque de vente, ou une petite boutique sur les lieux de production. Il suffit de se renseigner sur les heures d'ouverture...et de se munir d'une glacière ou de sacs isothermes.<br />Fritz Kaiser avait une toute petite boutique. Il vient de faire l'ouverture, officielle, de sa nouvelle boutique. Au milieu d'une vaste plaine, dans le rang baptisé 4è Concession à Noyan, elle ferait pâlir d'envie n'importe quel fromager-marchand urbain! Elle a pris le relais du tout petit local qui l'a précédée pendant vingt ans. Mais elle n'a pas changé d'orientation.<br />Fritz Kaiser, né au pays de la raclette, s'est établi là en 1981. Il a commencé par faire de la raclette et le Noyan. Le Douanier, la Tomme du Haut-Richelieu, le Miranda, l'Empereur et plusieurs autres, souvent primés, se sont ajoutés. Les haloirs abritent des centaines de meules.<br />À toutes ces pâtes, pressées ou molles, il faut ajouter le Soeur Angèle. La célèbre religieuse n'a pas donné la permission d'utiliser son nom les yeux fermés. Fritz Kaiser s'est engagé à verser une somme d'argent pour chaque fromage vendu. Le jour de l'inauguration de sa nouvelle boutique, il remettait un chèque de $10.000 à la Fondation Dignité Jeunesse qui aide les jeunes de 14 à 17 ans qui ont des difficultés avec la vie, pour "qu'ils décrochent un diplôme au lieu de décrocher de l'école".<br />Cet engagement citoyen du fromager de Noyan un autre fromager le remplit aussi. À St-Raymond de Portneuf, Éric Proulx de la fromagerie caprine La Ferme Tourilli, verse, depuis trois ans, un montant d'argent pour chaque vente de La barre à Boulard, à l'organisme Équiterre.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-34306261278538080402008-05-27T06:21:00.000-07:002008-05-27T06:41:58.008-07:00Le pourboire...pourquoi?Quand à la fin du repas, l'addition arrive sur la table, la question du pourboire se pose. Comment le calculer? Avant ou après la taxe. Avec ou sans le vin? En fonction de la qualité du service, de l'amabilité ou de la profondeur de l'échancrure du corsage. Le porter sur la carte de crédit ou le remettre en argent.... Quel que soit le pourcentage que l'on consentira à calculer, le montant sera le salaire de celui qui aura assuré le service. <br />Le service de table est payé au salaire minimum pour les employés à pourboire. C'est à dire à un taux inférieur au salaire minimum.<br />La cuisine a changé. La salle doit changer elle aussi. Mais, ce n'est pas parce que les assiettes sont maintenant montées par les cuisiniers que le service de table doit être composé de "porteurs d'assiettes". On ne reviendra pas aux préparations en salle. Pas tout de suite en tout cas. Dans le service de restauration, il y a bien plus à faire que le va et vient entre les cuisiniers et les clients. "Recevoir quelqu'un, c'est se charger de son bonheur tant qu'il est sous son toit".. Le service de table est chargé d'assurer ce "bonheur". Et c'est exigent. Cela demande de la souplesse, de la psychologie, de la patience, de l'intelligence et une bonne connaissance de la cuisine.<br />La cuisine et la salle sont les deux pôles de la restauration. Alors, pourquoi l'un est à salaire fixe et l'autre à pourboire? Avec des disparités qui peuvent être choquantes. Si, dans les deux cas, ce sont des professionnels, formés dans des écoles, munis de diplômes, pourquoi ceux qui sont en salle sont-ils "à pourboire"?<br />Quelques établissements rétablissent l'équilibre en instaurant une politique de partage entre la salle et la cuisine. Au Kitch en Galerie, on a réglé, radicalement, la question. Ce sont les cuisiniers qui font le service. À Val d'Or, un restaurant a pris position. Au J'aime, les pourboires sont interdits! Tout le monde a un salaire, du côté de la salle comme du côté de la cuisine.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-20640867382347298312008-05-26T06:15:00.000-07:002008-05-26T06:56:00.734-07:00Slow Food en AbitibiLe champagne est un mousseux. Mais tous les mousseux ne sont pas du champagne.<br />La Yukon Gold es une pomme de terre à chair jaune. Mais toutes les pommes de terre à chair jaune ne sont pas des Yukon Gold!<br />2008 n'est pas l'année internationale du champagne, Mais c'est, officiellement déclarée, l'Année internationale de la pomme de terre.<br />Le convivium Slow Food de l'Abitibi-Témiscamingue a choisi de profiter de cette "année" pour insister, une fois de plus, sur la nécessité d'identifier, non seulement la provenance, mais aussi la variété des pommes de terre, qu'elles soient vendues en vrac ou ensachées.<br />À St-Eugène de Guigues, Jean-Luc et Nicole Baril, propriétaires de la Ferme Lunick, sont d'importants producteurs de pommes de terre. Non seulement par le tonnage, mais par le soin qu'ils mettent à sélectionner des variétés, à vouloir les identifier et à les mettre en marché.. Ils ont fait le point sur les résultats de leurs efforts lors d'un "dinatoire" organisé au restaurant La Rose des Vents, à Évain.<br />Il y a eu une période noire, en Abitibi, pendant laquelle toute la production de la région a dü être noyée dans la masse avec aucune possibilité d'identifier, sur les sacs de pommes de terre vendues dans les chaînes, la provenance et le nom du producteur.<br />La Ferme Lunick respire beaucoup mieux maintenant que, dans la région, Provigo et Loblaw identifient clairement les produits au rayon des pommes de terre. Le consommateur peut faire son choix, en toute connaissance. La Goldrush (pomme de terre longue à chair blanche) et la Yukon Gold (pomme de terre ronde à chair jaune) sont vendues en sacs avec un libellé clair. Aucune étude scientifique n'a été faite, mais le roulement accéléré est probant.<br />La Ferme Lunick identifie deux autres variétés. La Nordona (pomme de terre ronde à chair rouge) et l'Envol (pomme de terre ronde à chair blanche).<br />Il y a plusieurs années, pour recevoir la réunion annuelle de la Fédération des Producteurs de pommes de terre, Jean-Luc Baril avait planté, dans ses champs, quarante variétés de pommes de terre. Le temps a passé, mais il ne semble pas que tous aient compris le message. Sauf quelques producteurs artisans qui ont cmpris que la pomme de terre, avec les nombreuses varités possibles, peut être...un produit de niche.<br />À l'occasion de cette réunion le convivium de l'Abitibi-Témiscamingue, a dévoilé le logo qui accompagnera les coupes de viande VitaliPré. L'Abitibi-Témiscamingue a mis au point l'élevage d'un boeuf nourri uniquement d'herbes et du lait de sa mère, sans hormones de croissance artificielle et sans antibiotiques. La recherche a été menée à l'Université du Québec en Abitibi Témiscamingue. Les éleveurs doivent se conformer strictement à un cahier des charges.. La traçab ilité est assurée de la ferme à l'assiette. Et les premières bêtes arrivent tranquillement sur le marché.<br />Une conférence sur ce "boeuf en or" VitaliPré sera donnée dans le cadre du Salon du Goût organisé par le convivium Les Montérégiennes, à Marieville, les 14 et 15 juin. Et, lors de ce Salon, il sera, évidemment, question de la pomme de terre.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-10766160215514288132008-05-15T16:40:00.000-07:002008-05-15T17:02:26.896-07:00Les artisans de la merLa saison du homard est ouverte.<br />M. Laurent Lessard, minstre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, en conférence de presse au restaurant Toqué!, a placé le homard des IIes de la Madeleine et de la Gaspésie dans sa politique du Québec dans votre assiette. C'est un produit frais, bon au goût et bon pour la santé, un produit qui respecte l'environnement, un produit de proximité. Tous les ingrédients sont là pour que le ministre soit (peut-être sans le savoir) dans la philosophie du "bon, propre et juste" de Slow Food. Acheter le homard du Québec, c'est contribuer au bien-être des populations côtières. Même si, pour le volet "juste" de Slow Food on n'a pas précisé quel était le prix payé aux pêcheurs.<br />Normand Laprise, chef co-propriétaire du restaurant Toqué! est particulièrement sensible à la défense des producteurs artisans. il a insisté sur l'importance de soutenir "ces artisans de la mer" au même titre que "les artisans de la terre". Leur vie dépend du choix des achats que l'on fait, que l'on soit consommateur ou restaurateur.<br />Mais, ajoutait-il, il ne suffit pas de dire que c'est un produit du Québec. Il faut savoir d'où il vient et qui le fait. Comme partout il y a du bon et du moins bon. Normand Laprise insistait sur l'urgence d'établir un système crédible de traçabilité <br />Comment reconnaît-on le Homard du Québec? À l'élastique blanc marqué du logo de Aliment du Québec" qui enserre les pinces.<br /> www.homardduquebec.com.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-68755789074534526242008-05-14T14:15:00.000-07:002008-05-14T14:48:47.521-07:00RestoNoteL,IMPRESSIONNISTE- 245, chemin de la Grande Côte- SAINT-EUSTACHE- 450-491-3277<br />www.restaurantimpressionniste.ca<br /><br />L'Impressionniste, un petit restaurant qui a grandi au fil du temps, vient de fêter ses vingt-ans. Mais, avant....<br />Il y avait dans le Vieux-Montréal, au coin des rues St-Paul et St-Sulpice, un restaurant qui a marqué de belles heures les années soixante-dix. C'était la Belle poule. Aucune ambiguïté. Ce nom est celui qu'ont porté trois frégates françaises célèbres. Au sous-sol, il y avait un Vieux Rafiot, bar et restaurant, restaurant et bar, selon les heures. Il avait une particularité. Le service de table était chaussé de patins à roulettes.<br />Jean-Pierre Hans faisait partie de cet équipage au pied marin. Après un court passage sur la Rive sud de Montréal où il avait ouvert Les Loufiats, c'est à Saint-Eustache qu'il a posé ses patins.<br />On est loin, dans l'espace et dans le temps, de l'époque de ces peintres qui a inspiré le nom du restaurant. Mais le décor, l'ambiance peuvent l'évoquer. Il y a quelque chose de frais, et de non commercial, dans la manière dont les lieux sont conçus. Des voilages légers transforment l'éclairage, la succession des pièces "à grandeur humaine", une jolie terrasse jouent bien le jeu de la convivialité et de la détente. On n'a pas oublié, évidemment, les évocations "impressionnistes" sur les murs. Et particulièrement cette grande murale, dans le fond de la salle à manger, où revit le Déjeuner des Canotiers de Renoir.<br />L'Impressionniste est un restaurant français. la table est fidèle à la tradition des foies de veau, confit de canard, carré d'agneau, bisque de homard, filet et contre-filet, mais en réservant les surprises du jour. Il y a des accents asiatiques qui se promènent par ci par là, des utilisations de produits de la région. par exemple, un filet de cerf de Boileau, sauce au cassis d'Intermiel et Téquila.<br />Et le maître des lieux n'a rien perdu de son savoir-faire.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-23170607770044791812008-05-10T17:05:00.000-07:002008-05-10T17:31:24.179-07:00Cette bouteille a une histoireC'est l'histoire de ZEITOUNA, une huile d'olive palestinienne. C'est comme une bouteille à la mer. Elle transporte un message, une sorte d'appel à l'aide.<br />Pour les raisons politiques que l'on connaît les frontières des marchés locaux de la Palestine ont été coupés. Or, la production d'huile d'olive est la source principale de revenu pour des milliers de familles. L'olivier est cultivé là depuis 3000 <br />ans. Les marchés locaux bloqués, le seul espoir de survie est l'exportation. <br />L'huile Zeitouna est inscrite dans le commerce équitable. Mais c'est plus que cela.<br />Le commerce équitable s'applique généralement à des produits qui ont été développés pour l'exportation, au détriment des cultures de subsistance. On espère, en payant le juste prix aux producteurs que ceux-ci pourront améliorer leurs conditions de vie et qu'ils pourront réinstaller ces cultures.<br />Pour Zeitouna, c'est une culture inhérente au pays qu'il faut aider à maintenir. L'exportation, dans ce cas, est une question de survie. Du commerce équitable. Du commerce solidaire.<br />L'importation et la vente de cette huile s'inscrit dans un projet d'économie sociale lancé en 2001 en partenariat avec la DEC Rosemont-Petite-Patrie. Sur la vente d'une bouteille, un pourcentage revient à l'agriculteur et un autre à l'Aide médicale pour la Palestine.<br />Zeitouna est une huile d'olive biologique,, extra vierge, première pression à froid. Elle est vendue en bouteille de verre teinté. La date de péremption est clairement indiquée. Elle est bien distribuée.<br />www.mapcan.orgFrançoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-28603390169542769772008-04-30T17:49:00.000-07:002008-04-30T18:06:31.027-07:00La pomme de terre à la rescousseIl y avait une vieille petite chanson française qui disait "Quand on n'a plus d'pain, eh bien/ on mange des pommes de terre..."<br />Eh bien, voilà. On manque de pain. Ici, non. Ailleurs, oui. Faudra-t-il se tourner vers la culture de ce tubercule, plus facile que celle des céréales. L'automne dernier, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation avait-elle prévu cela en déclarant 2008, Année internationale de la pomme de terre?<br />Voici un extrait d'une infolettre "Terra madre" Slow Food<br />"L'armée péruvienne mange du pain de pommes de terre.<br />Le coût du froment a augmenté de 35% en un an, ce qui a eu des répercussions sur le prix du pain. Cette hausse continue a eu des conséquences importantes au Pérou, un pays où le blé n'est pas produit en quantité suffisante et doit donc être importé.<br />Pour faire face à ce bond des prix de la farine, les soldats péruviens ont commencé à manger du pain fabriqué à partir de pommes de terre.<br />Le "papapan" est également servi depuis le mois de janvier dans les prisons et dans les cantines de certaines écoles publiques. La volonté du gouvernement est d'économiser des fonds, mais également de promouvoir la culture du tubercule (produit traditionnel de la région des Andes) en donnant un nouvel élan à l'agriculture nationale, notamment dans les zones rurales les plus pauvres.<br />Début mars Plaza Vea, l'une des principales chaînes de supermarchés du Pérou, a mis en vente le "papapan" dont la fabrication est confiée à une entreprise d'État qui enfourne chaque jour des pains et des pâtisseries de tailles variées"Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-60163112694792883172008-04-26T11:33:00.000-07:002008-04-26T12:12:20.070-07:00RestoNoteLE BOUCHON DE LIÈGE- 8497, rue St-Dominique-514-807-0033<br /><br />Quand on ouvre un restaurant dans une rue qui s'appelle de Liège, le choix d'un nom n'est pas long à trouver<br />Le Bouchon de Liège n'est pas un bouchon au sens lyonnais du terme. Ce n'est pas un bistrot. C'est un restaurant. Le nom choisi n'est pas, non plus, une figure de style. Il va bien aux deux propriétaires qui marient le verre et l'assiette harmonieusement. Steve Lemieux, en cuisine, s'occupe des nourritures solides tandis que Sylvain Leduc, en salle, prend soin des nourritures liquides.<br />Cuisinier et maïtre d'hôtel sommelier s'accordent régulièrement pour proposer à leur clientèle des soirées de rencontre avec un vigneron invité .<br />Ce vient d'être le cas. Jean-Marie Winter des Domaines Sclumberger a joué le jeu de voir quelques uns de ses vins servis avec les plats préparés par Steve Lemieux. Habituellement, on choisit les vins en fonction des plats. L'exercice était inversé. les vins ont dicté les plats.<br />Le "S" de Schlumberger ouvrait la marche suivi d'une sélection les P:rinces Abbés, Riesling 2004, Pinot gris 2005, Gewurtraminer 2004. Les plats allaient de la fameuse tarte flambée, à la choucroute, aux brochettes de râble de lapin...Mais, évidemment, interprétés par le cuisinier, qui connaît bien la cuisine alsacienne pour avoir travaillé longtemps avec un chef alsacien...et qui peut apporter ses propres variantes sans trahir. <br />Le Gewurztraminer a été servi avec le Bouton d'Or, de la fromagerie Au pays des Bleuets (on est loin de l'Alsace!)..Un biscuit à l'avoine, un chutney de poires et romarin au miel de fleurs sauvages répondait au vin.<br />Ces soirées conviviales plaisent. Le vigneron est à table. Il explique et répond à toutes les questions. Les convives sont à l'aise. L'esprit du vin est là. Sans flafla....Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-69621459809907520222008-04-18T12:13:00.000-07:002008-04-18T12:56:58.498-07:00Saint-Uguzon dans la confusionSaint-Uguzon, patron des fromagers....<br />Le destin d'un fromage "artisan" est-il de devenir un fromage "industriel"<br />Créé par Tournevent en 1988 et passé maintenant chez Damafro, le Chèvre Noir est sur cette pente.<br />C'est aussi cette chute qu'a connu l'Oka. Qui a encore en mémoire ce fromage à l'odeur puissante, à la saveur fine et noisetée. L'Oka, fromage de monastère par excellence, était un grand fromage quand les moines surveillaient attentivement la qualité du lait et la lenteur de l'affinage. C'était avant la pasteurisation et avant qu'Agropur en devienne propriétaire. Créé par les Cisterciens de la trappe d'Oka, à l'image du Port-du-Salut, en France, il a connu le sort de celui-ci, devenu, simplement, du Port-Salut.<br />Il y a, aussi, les fromages que l'on croit être des fromages "artisans" et qui sont des fromages "industriels".Il suffit d'un nom pour que la confusion s'installe. Celui de cette marque, par exemple: Alexis de Portneuf. C'est un nom évocateur, mais, disait la journaliste Pamela Cuthbert, dans un article paru dans le Maclewan's du 14 avril, "Alexis de Portneuf n'existe pas plus que Betty Crocker! " C'est une création de Saputo. Et c'est une marque crée pour "faire des fromages industriels qui ont le goût des fromages d'artisans". <br />La question n'est pas de critiquer et de comparer les goûts des fromages. mais, quand on achète du Cheese Weese on sait ce que l'on achète. Ce n'est pas de la fausse représentation.<br />L'essor que connaît le domaine fromager au Québec mériterait que des appellations crédibles viennent protéger et les consommateurs et les producteurs artisans.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-39860129697233720432008-04-16T17:15:00.000-07:002008-04-16T18:04:07.149-07:00Rêves, vélo et macaronsQuel rapport peut-il y avoir entre un vélo et des macarons? Aucun. Sauf si cette pâtisserie délicate est servie pour saluer le retour d'un cycliste à la fin d'un long voyage.<br />Cette petite chose sucrée, craquante et moelleuse devait faire sourire Bertrand Lemeunier qui, pendant onze mois, a connu bien d'autres nourritures.<br />Ce jeune homme avait entrepris de traverser le Canada, seul et à bicyclette pour recueillir des fonds pour l'organisme Rêves d'Enfants. Il s'était fixé de revenir avec autant de dollars que de kilomètres avalés. Il a dépassé son objectif. Parti de Terre-Neuve en mai dernier, il a traversé les Rocheuses et pris la Route des Glaciers en plein hiver...avec sérénité! On aura plus de détails quand il racontera ce voyage, en photos. Car il est photographe et sa caméra faisait évidemment partie de ses bagages.<br /> Jérôme Ferrer. chef et co-propriétaire des restaurants Européa et Beaver Hall (où avait lieu la conférence de presse organisée par Rêves d'Enfants) a redécouvert le macaron, l'a remis au goût du jour et en a presque fait sa signature. Il a choisi le macaron de Paris. Celui qui arrive par deux, scellés par une petite préparation qui varie en saveur, et lisse sur sa surface.<br />L'histoire de cette pâtisserie se perd dans le temps et dans les origines, Même si on pense qu'elle est arrivée d'Italie à la Renaissance, c'est à Nancy que des religieuses réfugiées pendant la Révolution auraient préparé cette friandise faite de blancs d'oeufs, de sucre et d'amandes. Le macaron de Nancy est rond et d'un blond léger et craquelé à la surface.<br />Il y a un rapport direct entre le Paris-Brest et la bicyclette. Il y a même un rapport entre ce gâteau et la roue de bicyclette!<br />Le Paris-Brest a été inventé par un pâtissier de la région parisienne pour célébrer une course cycliste, d'un parcours de 1200km.Un Paris Brest, aller-retour, organisé pour faire la promotion du vélo...en 1891 C'est d!ailleur le plus vieux tour cycliste encore couru. Il a lieu tous les quatre ans. le prochain en 2011.<br />Le Paris-Brest évoque un pneu de bicyclette...un anneau en pâte à choux farci d'une crème prâlinée et parsemé d'amandes effilées.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-41482354791139540762008-04-13T13:02:00.000-07:002008-04-13T13:48:08.499-07:00RestoNoteLE PETIT BISTRO- 1550, rue Fullum- 514-524-4442 <br /><br />Le petit bistro...l'adjectif n'est pa utilisé pour donner une idée de la mesure physique de l'établissement. C'est plutôt comme dans: un petit café, un petit baiser, un petit air de printemps.. Il donne une idée de l'ambiance de la maison. Elle est accueillante, chaleureuse, conviviale.<br />Le décor n'est d'ailleurs pas celui d'un bistro. C'est celui d'un restaurant. Il s'est construit au fil des années, transformant de l'intérieur une maison d'un quartier paisible sans en briser l'apparence extérieure. Il y a près de vingt-cinq ans, s'installait là l'Armoricain. Le décor était bretonnant, la carte des vins résolument tournée vers la Loire, mais la cuisine était simple et fraîche, bien faite. Le Petit Bistro occupe, maintenant, beaucoup plus que la salle des débuts. Elle est toujours là, embellie mais reconnaissable. Un petit salon privé, une grande salle installée en terrasse vitrée, toute saison, une salle de réception à l'étage et une terrrasse sur le toit pour les beaux jours complétent l'offre de cette maison qui reste, malgré tout...petite.<br />La cuisine est fidèle à l'histoire de la maison et fidèle à l'histoire de la cuisine des petits restaurant français. Elle est simple et bien faite. Un saumon poché peut faire le bonheur d'un repas. Des asperges en entrée aussi. Tout dépend de la qualité du produit et du savoir-faire du cuisinier. <br />L'ardoise annonce les plats. Elle décline la séquence poisson, volaille, viande rouge. On peut y trouver, évidemment, le steak frites et la bavette à l'échalote, le confit de canard, le tartare, le coq au vin, le cassoulet, le pâté de campagne, les rillettes d'oie, une crème brûlée au foie gras et...le saumon poché et les asperges. Mais, il peut arriver que l'un des plats inscrit au menu du jour ait déjà disparu au moment de la commande. On ne stocke pas au Petit Bistro.<br />L'ardoise tient aussi lieu de carte des vins. Cela permet au patron de suivre les arrivages et de faire des suggestions. Car cette maison a un vrai patron, un professionnel de la restauration, Claude Glavier.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-91924377693823144452008-04-08T13:17:00.000-07:002008-04-08T14:06:19.077-07:00RestoNoteM sur MASSON -2876, rue Masson- 514-678-2999<br /><br />La nouvelle façade manque encore de finition. Ce n'est pas grave. L'essentiel est à l'intérieur. Et là, tout est au point. M sur Masson est revenu à la vie après quelques mois de fermeture. La petite maison n'a pas changé de décor. Il n'aurait pas fallu. Elle a augmenté son espace vital. Sans casser les murs. En ouvrant deux portes. Il y avait une petite salle d'une vingtaine de places. Il y en a deux maintenant. Deux salles jumelles comme des siamoises. On n'y est pas dépaysé. L'ambiance est là même. M sur Masson se définit comme un bistro de quartier. Le bon goût, la convivialité sont au rendez-vous<br />Le restaurant a la particularité d'étendre le service du midi jusqu'à 17heures et d'entamer celui du soir à 17heure trente pour le poursuivre jusqu'à 23 heures. Le quartier en profite. Les autres aussi.<br />Bistro oblige, la table a ses classiques: la soupe à l'oignon au gruyère réserve (que les beaux jours verront sans doute disparaître), le saumon fumé-grillé, le foie de veau poêlé, l'onglet de boeuf grillé accompagné de frites, les pétoncles rôtis avec risotto au citron confit et ce plat rarement fait comme il doit l'être et qui l'est, le tartare de boeuf coupé au couteau!.<br />Ce midi là, la table d'hôte proposait, trois entrées, quatre plats, un dessert. La demi-poire pochée à l'espresso était accompagnée d'une glace à la vanille. Le Parmentier, accompagné d'un jus à la moutarde mauve, était assis sur une viande de bison braisé. Concassé d'avocats et véritable mayonnaise accompagnaient un beau beignet de poisson <br />Avec la cuisine, le service marche à l'unisson. Simplicité soignée. Professionnalisme souriant..<br /><br />Parlant de ré-ouverture. ..le Mikado de la rue Laurier va bientôt mettre pied à terre. Installe depuis des années en haut d'un escalier droit (ce qui ne l'a pas empêché de se faire une réputation enviable) le restaurant va déménager au début de l'été et s'installer, de l'autre côté de la rue,x dans ce qui fut la SpaghettataFrançoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-15059615435686940412008-04-03T06:59:00.000-07:002008-04-03T07:21:14.941-07:00La mort du Chèvre NoirLe Chèvre Noir est sur le point de disparaître. Ce ne sera pas la première fois que meurt un fromage important dans l'histoire fromagère du Québec, mais c'est une fois de trop. Ce n'est plus une rumeur. C'est vrai. Les amateurs fidèles n'achètent plus le Chèvre Noir. Ils l'ont rayé de leur plateau de fromages. Un deuil? Presque.<br />Fondée en 1979, la fromagerie Tournevent mettait sur le marché, en 1988, un cheddar de lait de chèvre baptisé Chèvre Noir à cause de la couleur d'une enveloppe qui mettait en lumière la blancheur particulière des laits caprins. Sans doute une première. Sûrement une réussite marquante. Le Chèvre Noir était un grand fromage<br />Quand Damafro a acheté Tournevent, on avait toutes les raisons de croire que l'entreprise respecterait le savoir-faire lié à la production, à l'affinage de ce fleuron. On ne le reconnaît plus. Rien ne reste de la finesse de cette pâte que l'on dégustait comme on déguste les grands chocolats, étalée entre la langue et le palais pour la sentir s'épanouir.<br />À quoi bon vouloir construire une réputation quand les pierres de la base s'effritent!Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-76593101112425892712008-03-31T16:39:00.000-07:002008-03-31T17:18:17.708-07:00Slow Food au Salon des vinsAu salon des vins et spiritueux de Montréal qui vient de se terminer à Montréal, le mouvement Slow Food participait avec un kiosque, de modeste apparence dans cet environnement de prestige, mais qui a connu beaucoup de succès. C'est le convivium Les Montérégiennes qui en avait eu l'initiative, l'avait organisé et l'animait.<br />Dans le cadre de ce Salon où le liquide a la vedette, ce kiosque particulier mettait l'accent sur le solide. Le but de cette présence était de donner la parole aux producteurs artisans qui font partie du convivium. Faire goûter est quelque fois le meilleur moyen de prendre la parole. C'est ce qu'ils ont fait.<br />Avec les produits du canard gavé, Aux Champs d'Élisé a pu, non seulement faire goûter le foie gras, mais expliquer aussi pourquoi un magret n'est pas une simple poitrine, comment le foie gras au torchon est préparé, comment on poêle une tranche de ce foie délicat, etc. Avec des petites bouchées d'une viande peu connue, la Ferme Miboulay a fait découvrir le pigeonneau. Cette ferme est l'une des rares a élever cette volaille. Elle élève aussi du veau de grain. Elle fait pousser du lin...Avec une patience qui ne s'est jamais démentie la Chèvrerie de Monnoir a détaillé un fromage de chèvre de lait cru, affiné pendant des mois, surprenant le palais des visiteurs et l'étonnant encore plus avec un saucisson de chèvre. Avec la présentation d'une viande de porc naturel, c'est à dire issue d'une pratique d'élevage sans utilisation d'antibiotiques, la Porcherie Ardennes a attiré l'attention. Avec ses chocolats, ses Florentins, ses aiguillettes d'oranges, ses tranches d'orange confites, la chocolatière de la Chocolaterie Colombe aurait pu venir tout droit du ....film Chocolat.<br />Mettre en contact étroit les consommateurs et les producteurs, faire se rencontrer les ruraux et les citadins sont des buts de Slow Food. Cette présentation au Salon des Vins était une invitation du convivium Les Montérégiennes au 2è Salon du Goût qui se tiendra à Marieville, les 14 et 15 juin prochain. <br />info@salondugout.qc.ca<br />,Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-18661395742668259592008-03-29T10:26:00.000-07:002008-03-29T10:56:52.445-07:00Les maux des motsBOUFFER des PATATES, en buvant du PINARD...l'indigestion suivra. Trois mots qui font grincer des dents.<br />Pinard- Dans un article récent paru dans Le Soleil, on pouvait lire:"si vous êtes amateur de pinard, alors vous connaissez au moins de réputation le vin canadien Osoyoos Larose".. Il est peu probable que les buveurs de rouge qui tache et de blanc qui donne mal à la tête, les vrais pinards, ouvrent jamais une bouteille de ce vin que l'on qualifiait "de petit miracle".<br />Qui aurait l'idée de nommer le Salon des Vins....le Salon des Pinards?<br />Patate- Espérons que 2008 ,décrété par l'UNESCO, année in internationale de la pomme de terre, redonnera sa dignité à ce beau légume. Et que l'on va cesser de l'appeler patate en pensant bien faire.<br />Patate serait un anglicisme né au Québec! la pomme de terre n'est arrivée en terre française d'Amérique que par le biais du Régime anglais. C'est ainsi que la potatoe serait devenue la patate et que, sous ce vocable, elle serait passée en France.<br />Qu'importe cette explication, le mot patate est un mot du langage familier qui ne dit rien de bon: "Patate", un gros nez en langage vulgaire. .."faire la patate", pour finir par "faire patate.!<br />Bouffer- le plus excécrable. Pour être élégant, on va bouffer au restaurant! On peut bouffer dans un établissement de fastfood, mais certainement pas au Toqué!. La bouffe, mot qui se répand comme un cancer dans le langage est un mot vulgaire. Bouffer veut dire gonfler. On fait bouffer un jupon, on fait bouffer une coiffure. Mais quand on fait gonfler ses joues, c'est que l'on mange comme un goinfre!<br />Le respect de la langue française, c'est aussi le respect des mots ordinaires du quotidien.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-44404607479797516242008-03-25T11:38:00.000-07:002008-03-25T12:22:08.156-07:00Jambon et saucissons des Iles-de-la-MadeleineTout est bon dans le cochon. Tout, cela dépend des goûts, mais tout est bon à transformation. Les oreilles et les pieds, le sang et les tripes, rien ne se perd chez cet animal, porc quand il est debout, cochon quand il est couché dans l'assiette. Sans parler de ce gras, le saindoux, prisé depuis l'antiquité et honni aujourd'hui.<br />On a déjà dit que ,plus que le chien, le cochon est le meilleur ami de l'homme. Il l'accompagne, domestiqué depuis longtemps. Saint Antoine, bien avant de devenir le patron des charcutiers, se promenait avec son cochon...c'est ce que prétend la légende et l'iconographie du saint homme. <br />L'ancêtre du charcutier, c'est le chair-cuitier, celui qui a obtenu le droit de faire cuire les chairs du cochon au cours du 16è siècle. Ce qui explique que Les Cochons tout Ronds des Iles de la Madeleine ne fait pas de la charcuterie. Cette entreprise artisanale, ne cuit pas, elle sale et elle sèche. Elle fait de la salaison. Et elle le fait de main de maître.<br />Au cours d'un "atelier du goût" organisé par le convivium de Montréal de Slow Food, Patrick Mathey et Vincent Lalonde ont présenté, ont expliqué et fait goûter une demi douzaine de leurs produits: un jambon d'une grande finesse, à peine salé, ourlé d'un gras d'une blancheur parfaite et une variété de saucissons secs, mais pas trop, épicés avec mesure, goûteux et toujours faits selon des méthodes anciennes et qui ont fait leur preuve, sans agents artificiels de conservation.<br />L'aventure des Cochons tout Ronds est singulière et logique en même temps. Les deux propriétaires sont des Madelinots d'adoption. Patrick Mathey est cuisinier, ancien propriétaire de La Marée Haute. Vincent Lalonde est fromager, initiateur de la fromagerie le Pied-de-Vent. S'inspirant de l'histoire du prosciutto di Parma, ils eurent l'idée d'utiliser le petit lait de la fromagerie pour nourrir des porcs. Les permis pour une petite porcherie sont acquis. Il manque, pour l'instant (mais pour l'instant seulement) un éleveur. En attendant, les porcs sont élevés à l'Ile-du-Prince-Edouard selon des spécifications bien précises. Et les échanges avec la France et l'Italie se poursuivent pour apprendre, échanger ou, simplement, pour le plaisir. Patrick Mathey revient du Mondial du Boudin à Mortagne où, même s'il ne fait pas de boudin, il a remporté une médaille d'or dans la catégorie "créativité"...avec une utilisation de sirop d'érable et d'atocas !<br /> Toute la gamme des produits des Cochons tout Ronds est vendue dans la boutique qui porte ce nom, au marché Jean Talon à Montréal et au marché du Vieux-Port, à Québec.Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7306340437844083710.post-46365400104296296092008-03-19T10:52:00.000-07:002008-03-19T11:25:36.385-07:00Les brebis de CharlevoixElles sont patientes les brebis de Charlevoix. Depuis des années elles attendent que leurs agneaux obtiennent une appellation d'origine. Le temps passe. Les agneaux passent... Mais voilà que d'autres brebis arrivent qui n'auront pas besoin d'attendre le bon vouloir des lois et des ministères pour être reconnues. Ce sont des brebis laitières. Et, de leur lait, La Maison d'Affinage Maurice Dufour vient de faire un fromage particulier. Et particulièrement bon et intéressant.<br />La Tomme d'Elles est un fromage où les laits de brebis et de vache se partagent la composition en mesures égales. La patience, là aussi, fait partie du processus. Ces fromages sont affinés pendant 225 jours. C'est une nouveauté sur notre marché. Un fromage "long en bouche" pour parler le langage des dégustateurs, d'une finesse de pâte remarquable et d'une saveur à l'unissons. La Tomme d'Elles a été lancée dans le cadre du festival Montréal en Lumière.<br />Un autre fromage, de la même maison, sera lancé dans quelques semaines. Fait uniquement de lait de brebis, affiné pendant 25 jours, le Secret de Maurice se mange, littéralement, à la petite cuillère. Il ne se mange pas...il se déguste.<br />Dans Charlevoix, il n'y a pas assez de brebis laitières pour approvisionner la fromagerie. Maurice Dufour doit faire appel à des bergers de l'extérieur, du Saguenay-Lac St-Jean, de l'Abitibi, par exemple, pour compléter la traite de ses cent-cinquante brebis.. Son souhait, serait que des troupeaux de brebis viennent s'installer dans Charlevoix....des troupeaux de brebis laitières qui, elles, ont un avenir assuré.<br />On se rappellera que la maison d'Affinage Maurice Dufour, de Baie St-Paul, a créé en 1993 et mis sur le marché, en 1995, Le Migneron, fromage de lait de vache affiné pendant 50 jours et qui, à l'époque où on ne jurait que par le lait cru pour assurer la qualité, a surpris les plus convaincus puisque le Migneron est un fromage de lait pasteurisé. Tous les quatre ans, Maurice Dufour ajoute quelques membres à la confrérie des "Chevaliers du Migneron". Sa mère a été la première Chevalière. Sa mère et sa belle-mère sont les deux "Elles" de la tomme d'Elles et c'est à la mémoire d'une ancêtre, dont c'était le nom, que Le Migneron s'appelle ainsi. Le prochain fromage....le Secret de Maurice? <br />Il faudra y goûter!Françoise Kaylerhttp://www.blogger.com/profile/11985587769778405923noreply@blogger.com