tag:blogger.com,1999:blog-72817240460389946982009-07-19T12:00:07.918+02:00Le Carnet de Julien BezollesJulien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.comBlogger56125tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-62311705019141881012009-07-03T18:14:00.019+02:002009-07-19T12:00:07.933+02:00La haine du pauvre<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC1tGoqTrI/AAAAAAAAAW8/Tk3fP1SuHZc/s1600-h/cmu.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 155px; height: 130px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC1tGoqTrI/AAAAAAAAAW8/Tk3fP1SuHZc/s400/cmu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354979743423418034" border="0" /></a><br /><br /><br />Les gens n'aiment pas les pauvres. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils le sont, pauvres, et qu'ils le restent. Parce que la société les déteste. Quand un pauvre devient aimable, un "bon" pauvre, alors c'est qu'il est sur le chemin de la rédemption, qu'il a appris comment se comporter pour attirer la condescendance des gens. Il est pas loin de « s’en sortir », comme on dit. Un bon pauvre est un pauvre suffisamment intelligent ou hypocrite ou les deux pour savoir ce qu'il faut faire pour ne plus le rester. Un bon pauvre a perdu suffisamment de sa dignité pour faire ce qu’on attend de lui. Un bon pauvre est un larbin.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC1laWl_2I/AAAAAAAAAW0/TZGJ-pf6_ss/s1600-h/angry-hobo.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 329px; height: 370px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC1laWl_2I/AAAAAAAAAW0/TZGJ-pf6_ss/s400/angry-hobo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354979611277393762" border="0" /></a>Les vrais pauvres, ceux qui le restent, sont des mauvais pauvres, par définition. Un vrai pauvre sent mauvais, ne respecte pas les horaires du rendez-vous, ne prend pas son traitement, ne s'exprime pas correctement, est ingrat, agressif, revendicatif, chiant et con. Le vrai pauvre vous dégueule sa honte et son humiliation perpétuelles. Un vrai pauvre sait que sa misère empêchera de toute façon que les choses se passent bien et alors il prend les devants pour que tout rate. C’est ça la dignité qui lui reste.<br /><br />Le vrai pauvre sait qu'il restera dans la merde que la société prétende l'aider ou non, mais qu'après l'aide de la société, il aura l'humiliation en plus, car elle prétendra avoir des droits sur lui et lui reprochera de n'avoir pas fait ce qu'il fallait.<br /><br />Le vrai pauvre n'est pas aimable. Non pas par choix ou par militance. Si le vrai pauvre est désagréable, ce n'est pas par une misanthropie délibérée face à une société injuste qui le rejette. Le mythe du pauvre façon Michel Simon dans "Boudu sauvé des eaux" est une imposture d'intello, un fantasme de bo-bo. Si le vrai pauvre est infréquentable, c'est simplement parce qu'il est pauvre, et que sa condition de réprouvé de la société, de génération en génération, en fait un étranger sur sa propre terre, exclu de tous les comportements et les règles sociales qui permettent de différencier ceux qui sont dans la société et ceux qui n'en sont pas.<br /><br />Entendons nous bien, quand je parle de ces pauvres-là, ceux dont personne ne veut, ni dans des écoles, ni dans des logements, et bien sûr pas davantage dans les cabinets médicaux ou les hôpitaux, mais seulement dans les asiles et dans les prisons, je ne parle pas des pauvres provisoires, des pauvres de transition, ceux "tombés dans la misère", les "nouveaux pauvres" décrits par les sociologues de télévision. Non cette pauvreté-là, et je parle pour en avoir tâté, est une pauvreté aimable, propre sur elle, bien de sa personne. Car cette pauvreté-là, ma brave dame, on la connaît, on la touche du doigt, elle nous émeut même parfois, car on peut s'y identifier. Tout est là. Ca pourrait être nous, ou quelqu'un qu'on connaît. C'est celle de Jugnot dans "Une époque formidable".<br /><br />Non, le pauvre haï, le vrai pauvre, c'est celui qui vit un vie tellement invivable qu’on ne peut pas s’y identifier. La vie du miséreux est inimaginable, repousse les limites du pensable. La vie de Selma, jouée par Björk dans le film<span style="font-style: italic;"> </span><a style="font-style: italic;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dancer_in_the_Dark">Dancer in the Dark </a> de Lars von Trier , où on se dit en sortant que là ça va vraiment trop loin, est largement en dessous de la réalité de la vie du miséreux. Alors, pour ne pas devenir fou soi-même, on n'a pas d'autre explication pour rendre supportable cette vision insupportable de la misère incarnée que de dire que c'est de sa faute, sa responsabilité : la paresse, l'alcoolisme, le manque de volonté de s'en sortir, le gaspillage de la générosité publique, etc. Le vrai pauvre a une grosse télé, un téléphone portable, continue à fumer, achète des bonbons pour ses enfants, profite et abuse, au lieu d'économiser, de chercher du travail, de suivre les conseils de l'assistante sociale, de la puéricultrice, de la dame d'oeuvre du Recours Catholique, du médecin.<br /><br />Bref, tout est bon pour nous permettre d'oublier, de nier, que ceux qui sont dans la misère, ceux dont l'espérance de vie est celle du Mali alors qu'ils sont français de France au 21ème siècle, s'ils en sont là, on est nous, ceux de la société, directement et uniquement responsables, et que, prendre conscience de ça, c'est tout bonnement inacceptable pour tout être humain normalement constitué dont je me vante de faire partie. Le vrai pauvre, celui de la misère, celle qui dure, celle qui se transmet, celle qui s’aggrave, ne peut qu'en être l'acteur, le coupable, le responsable, le fautif. Le seul.<br /><br />Dès que vous vous mettez à être ému par la situation sociale de quelqu'un, que par ce mouvement tellement égocentrique, tellement naturel, tellement humain, vous vous dites que ce qu'il vit, cet artiste, ce chômeur, ce précaire, ça pourrait être moi, ou un de mon milieu, un jour ou l'autre, alors vous pouvez vous dire que vous êtes devant un bon pauvre, un pauvre aimable, et que ce n'est pas le bon. Et vous allez pouvoir vous intéresser à lui, si vous avez un peu de temps bien sûr. Mais ce qui vous émeut, dans cette pauvreté à visage humain, ce n'est pas la souffrance de l'autre, c'est la votre propre, celle qui pourrait vous arriver un jour peut être et puisque tout ce que vous avez construit dans la vie, ce n'est pas pour vivre, c'est à dire prendre des risques, c'est pour se protéger, par peur de tout. C'est comme pour le Téléthon. C'est pas la souffrance de l'autre qui nous émeut et nous fait donner; c'est que ça pourrait être nous. Le Téléthon, c'est la lâcheté, l'égoïsme et l'individualisme érigés en valeurs humaines. Le véritable engagement c'est celui pour l'autre souffrant, quand sa souffrance est telle qu'elle lui a fait perdre toute figure humaine, qu'il n'y a plus aucune chance que nous nous identifions à lui, mais que malgré tout il reste un homme, intégralement. Hors de celui-là, tout engagement est pipé, biaisé, suspect.<br /><br />Le vrai pauvre suscite la haine, l'incompréhension, le rejet, la peur. C'est celui là qui nous intéresse. Le vrai racisme, celui du quotidien, qui n'a pas besoin d'idéologie et de penseur, c'est celui de la classe sociale. Ce qui fait peur aux beaufs que nous sommes, ce n'est pas qu'il est noir, arabe, jaune, vert ou blanc, celui qui nous dérange, c'est surtout qu'il est pauvre. Vous avez déjà eu peur d'un fils d'ambassadeur africain du Vésinet vous ? Rama Yade, elle vous stresse ? Alors vous voyez bien que je suis pas raciste ma brave dame. Dès que Djamel Debbouze a eu sa première Porsche (gagnée honnêtement bien sûr et à la force de son talent - mais je ne connais pas la marque de ses voitures) il est devenu tellement sympathique et surtout signe que la France (éternelle) remplit sa mission universelle d’intégration. Djamel Debbouze nous rassure. Mais si Mohamed est à la rue, avec Jean-Pierre, Kevin ou Farida, alors plus de distinguo de race ou de couleur de peau : ce sont des fainéants et des parasites qui ne méritent pas tout ce qu'on fait pour eux.<br /><br />Le vrai pauvre, le mauvais pauvre, suscite le rejet, le malaise. Il révèle en nous l'échec de notre système, de nos valeurs, de tout ce que nous portons et transmettons. Comment ? Il résiste à nos tentatives d'intégration, d'insertion, à notre bonté !! Mais c'est donc parce qu'il le veut bien ! Le vrai pauvre c’est celui qui nous met en échec, qui nous fait tout rater alors que nous pensons être bon. Le vrai pauvre rate tout, se plante tout le temps, et son échec infini éclabousse tout ceux qui sont en contact avec lui, quels qu’ils soient. La rencontre du vrai pauvre est insupportable, intolérable. Elle ne peut être qu’échec, et s’il y a échec c’est donc de sa faute puisque, moi, j’ai réussi.<br /><br />Moi, médecin, pardon : docteur en médecine, savant par essence, j'ai passé tant d'années à apprendre à soigner tout le monde avec les outils de la meilleure médecine du monde. Comment peut on oser être en mauvaise santé ? Celui qui n'est pas en bonne santé, celui que je n'arrive pas à soigner, ce ne peut être parce que j'en suis incapable, parce que je suis incompétent. Ce ne peut être que parce qu'il ne veut pas se soigner bien sûr !! Salaud de pauvre... Sorti contre avis médical, absent au rendez-vous, ne prend pas son traitement, etc. ; et en plus réclame de ne pas payer sous prétexte de la CMU. Il ne prend pas mon traitement innovant suggéré par la visiteuse médicale en minijupe et en plus il ne me paye pas ! Qu'est ce que c'est que ce mec ?<br /><br />Allez, dehors !<br /><br />Enfin dehors, pas franchement, j'ai des principes quand même, je suis docteur, un peu d'éthique bordel. Oui, bien sûr je prends les CMU, bien que je sois libéral, confédéré, syndiqué, médical et français, et qu'à ce titre je soigne qui je veux quand je veux parce que je le vaux bien.<br /><br />Je les prends les CMU, oui, bien sûr, mais AAAttention ! exclusivement les CMU dressés, éduqués, propres sur eux, ceux qui mouchent leur nez, disent bonjour à la dame et s'excusent de demander pardon en faisant tourner dans leurs mains calleuses leur casquette poisseuse. Ceux-là je veux bien les soigner : le jeudi matin de 8 heures à 10 heures, parce qu'après y a pas trop de deux heures pour désinfecter la salle d'attente avant de recevoir mes secteurs 2 pour leurs injections de Botox, sur présentation de leur Carte Vitale ET de l'attestation papier à jour, avec une lettre du médecin traitant certifiée SS, datant de moins de deux mois. Parce que tu comprends Charles, pour ces personnes déstructurées qui ne font rien de leur journée, c'est es-sen-tiel de leur donner des repères stricts. Celui qui rentre dans le cabinet sans me saluer en disant "bonjour docteur", je me lève, je le regarde dans les yeux, et je lui dis en face : "Vous êtes sûr que vous n'avez rien oublié mon brave ?". Alors il commence à paniquer, tu verrais. "Non docteur... j'ai ma Carte Vitale, mon attestation, ma lettre du médecin traitant..." J'attends alors cinq secondes sans le quitter des yeux et je lui dis : "Non, autre chose". "Je vois pas quoi", qu'il me répond de plus en plus flippé le mec. J'attends encore cinq secondes, et je lui dis : "Eh bien, mais la politesse cher monsieur ! Voilà quoi ! Vous êtes rentré dans mon cabinet sans me saluer !" Alors je te dis pas dans quel état il est le mec. Heureusement que je lui prends pas la tension à ce moment là, dis donc !! Je peux te dire qu'il le refait pas deux fois ! Voilà, c'est ça qui compte Charles, leur donner des repères. Tu comprends ? Et s'il est pas content, il va voir ailleurs, c'est le libre choix du patient."<br /><br />Alors tout ça pour dire quoi ?<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC_G7WR_RI/AAAAAAAAAXE/aBVAOZYs1Tk/s1600-h/LeMonde2juil09.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SlC_G7WR_RI/AAAAAAAAAXE/aBVAOZYs1Tk/s400/LeMonde2juil09.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354990082674785554" border="0" /></a>Que le <a href="http://www.cmu.fr/site/cmu.php4?Id=16">Fonds CMU</a> s'est fendu d'un <a href="http://www.cmu.fr/site/cmu.php4?Id=3&cat=106">nouveau testing</a>, qui a fait la une du Monde celui-là.<br />C'était pas comme le précédent, celui de mai 2006 que personne ou presque y avait fait attention, à part<span style="font-weight: bold;"> </span><a style="font-weight: bold;" href="http://leblogducomegas.blogspot.com/">les médecins du CoMeGAS</a>, puis le <a href="http://www.blogger.com/www.leciss.org/">CISS</a>, qui avaient saisi la <a href="http://www.blogger.com/www.halde.fr/">Halde</a> à cette occasion.<br /><br /><a href="http://www.cmu.fr/site/cmu.php4?Id=3&cat=106">Le testing de 2006</a> disait que 40 % des spécialistes du Val-de-Marne refusaient de soigner les patients bénéficiaires de la CMU. Celui de 2009 montre que 25 % des médecins de Paris continuent à refuser les bénéficiaires de la CMU.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Vaste progrès ! C'est à dire aucun.</span><br /><br />Pourtant il s'en est passé des choses entre les deux dates. Ça s’est agité dans le petit monde de la bien-pensance. Après que la Halde a rendu son avis en septembre 2006 disant que c’était pas bien de pas soigner les pauvres, ils se sont réveillés les donneurs de leçons, les moralistes. J’ai encore le souvenir nauséeux du président d'un comité d’éthique de l’époque à qui Libé tendait une tribune complaisante pour qu’il puisse déclarer qu’il avait honte d’être médecin. Moi, c’est d’être éthiquement représenté par un comité comme ça dont j’avais honte. Joyeux réveil, les hauts penseurs de l'éthique.<br /><br />Quand c'étaient les peigne-culs de généralistes du CoMeGAS qui disaient depuis 2002 à qui voulait l’entendre, c’est à dire personne, que nombre de médecins refusaient de soigner les pauvres, tout le monde s’en foutait (à part Que Choisir en 2004), l’Ordre des Médecins continuait à nier alors qu'il savait (voir l'article du Monde à l'époque), mais quand ça devient médiatique, alors les éthiciens mondains sortent du bois.<br />Et puis le festival de la bonne conscience a continué : les ministres, les commissions, les déclarations, les machins et les trucs. Qui se rappelle de la conférence de presse de décembre 2006, où le ministre de l’époque, Xavier Bertrand, ceint du lobby caritatif français, jurait que ça avait assez duré, qu’on allait prendre les mesures et que si ça devait continuer il allait falloir que ça cesse. La sécu, les ministères, les ordres, tout le monde était révolté, indigné, et on allait voir ce qu’on allait voir.<br /><br />Belle unanimité.<br /><br />A peine relevait-on certains discours syndico-ordinaux dans de discrètes publications locales qui osaient continuer à dire tout haut ce que la plupart continuaient à penser tout bas : les pauvres nous font chier, et tous ce qui nous permettra de les foutre hors de nos cabinets sera le bienvenu. Merci donc à la sécu de perdre les dossiers des CMU, de rembourser avec retard, autant de prétextes pour qu’on puisse arguer de pseudo difficultés administratives pour cacher la vraie raison : celle de l’universelle haine des pauvres.<br /><br />Et effectivement rien n’a changé, les gesticulations n’ont rien changé. Les plus malades restent en dehors des cabinets médicaux moquettés de la médecine, et ceux qui arrivent à y entrer, en sortent parfois soignés et moins malades, mais le plus souvent davantage humiliés.<br /><br />Le Fonds CMU pourra redépenser son argent dans trois ans pour le prochain testing, disons dans les Yvelines par exemple, ou dans les Alpes Maritimes, pour s’apercevoir que la population pourtant la plus souffrante reste toujours indésirable chez les soignants, comme ailleurs dans le reste de la société.<br /><br />Non, décidément les gens n’aiment pas les pauvres, et les médecins pas plus que les autres, et ça arrange bien les gens de dissimuler leur haine des pauvres en en affligeant les médecins. Les médecins sont des êtres humains comme les autres. Je sais, quand je le dis, personne n’y croit. Mais pourtant.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-6231170501914188101?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com14tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-32117996251442515592009-06-25T19:55:00.010+02:002009-06-25T20:39:31.233+02:00Je vous l'avais pourtant bien dit !<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SkO_DjYZUJI/AAAAAAAAAWk/BhIlC4A3IUo/s1600-h/di-antalvic.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 267px; height: 251px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SkO_DjYZUJI/AAAAAAAAAWk/BhIlC4A3IUo/s400/di-antalvic.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351330850004357266" border="0" /></a><span style="font-size:100%;"><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">Di-Antalvic° c'est fini !<br /></span></span></span><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">Et toutes les autres saloperies contenant du dextropropoxyphène !</span></span><br /><br /><a href="http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-de-presse/Fin-de-reevaluation-europeenne-Retrait-progressif-de-l-association-dextropropoxyphene-paracetamol-Communique">L'Afssaps mange son chapeau dans un communiqué de presse et 6 pages de justification pathétique</a> , et nous explique si que pour l'ensemble des pays du monde et d'Europe le Di-Antalvic° c'était de la merde, en France, selon le fameux principe de Tchernobyl, c'était différent bien sûr .<br /><br />Si le ridicule tuait, les responsables de l'Afssaps n'en finiraient pas de mourir.<br /><br />Est ce que les médecins français qui savaient, ceux qui lisent Prescrire en gros, et en prenant la peine d'en tourner les pages, recevront une lettre d'excuse de l'Afssaps pour l'énergie, le stress qu'ils ont dû dépenser, souvent en vain, à expliquer aux patients maltraités par le Di-Antalvic° et les médecins qui le prescrivent, à quel point c'était une merde, que ça marchait sans doute pas mieux que le paracétamol seul, que ça tuait plus, que ça créait des dépendances, etc. ?<br /><br />Qui va nous dédommager du temps et de l'énergie perdus à expliquer pourquoi on ne voulait pas prescrire cette merde ?<br /><br />Qui va s'excuser auprès de nous de l'humiliation trop souvent ressentie d'être obligé, la plume tremblante, l'ulcère gastrique creusant, de recopier ces mots sur l'ordonnance : <span style="font-style: italic;">dextropropxyphène-paracétamol</span>,<br />parce que le patient en avait reçu de l'urgentiste de l'hôpital ou du médecin d'à coté, et que "<span style="font-style: italic;">vous comprenez docteur vraiment y a que ça qui me fait du bien et je peux pas m'en passe</span>r", et que dans le système de santé français du paiement à la passe le client est roi ?<br /><br />Qui va nous indemniser de ces années de préjudice qui nourrissent le burn-out des médecins honnêtes jusqu'à en tuer certains ?<br />L'Afssaps, toujours en retard d'un combat sanitaire ? Le confrère d'en face, qui ne se forme qu'avec des représentants de commerce ? Le pharmacien du quartier pour qui le seul indicateur qualitatif est celui de son chiffre d'affaires ? La HAS ? Les organismes de formation médicales ? Les leaders d'opinion hospitalo-universitaire du haut de leur arrogance ?<br /><br />Qui ? Oui, qui ?<br /><br />Et s'il n'y avait que le Di-Antalvic° !!<br /><br />La diacérhéine, les glitazones, les dernières statines ou sartans à la mode, les antitussifs à la bave d'escargot, le clopidrogrel pour les mains froides, le piroxicam, la smectite, les vasodilatateurs et autres antivertigineux, etc., etc.<br /><br />Combien de temps faudra-t-il attendre encore pour être débarrasser de ces saloperies, qui empoisonnent les patient, qui pourrissent la relation médicale ? Combien de temps encore !!<br /><br />Salut Di-Antalvic° ! Bon débarras ! Et honte aux autorités sanitaires françaises qui nuisent gravement à la santé !<br /><br />En attendant le mal est fait, pour les patients naïfs et crédules, pour les soignants compétents.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-3211799625144251559?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com35tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-34822401065944119042009-06-09T15:37:00.005+02:002009-06-09T15:52:59.981+02:00Arrêts de travail et Novlangue de la Sécu - La honte !<a style="font-weight: bold;" href="http://julienbezolles.blogspot.com/2009/05/la-novlangue-de-la-securitate-sociale.html">Je vous l'avais bien dit</a><span style="font-weight: bold;"> que l'expérience que je vous racontais sur l'avis de travail défavorable du médecin conseil alors qu'il était d'accord, cachait une opération de communication et de propagande et de culpabilisation des assurés et des professionnels.</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Aujourd'hui, le journal </span><a style="font-weight: bold;" href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090609trib000385551/exclusif-plus-de-10-des-arrets-de-travail-sont-injustifies.html">"La Tribune" est trop content de faire ses choux gras sur les soi-disant arrêts de travail de courte durée injustifiés révélés par une enquête de la sécu</a><span style="font-weight: bold;">.</span><br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://julienbezolles.blogspot.com/2009/05/la-novlangue-de-la-securitate-sociale.html">Le témoignage que j'ai rapporté sur ce patient victime de cette politique sociale sécuritaire</a><span style="font-weight: bold;"> montre à quel point les médecins conseil ont reçu ordre, avec des lettres type qu'ils ne pouvaient quasiment pas modifier, de fournir des données bidonnées pour que les responsables de sécu continuent à culpabiliser et à désinformer.</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Ceux qui visionneront </span><a style="font-weight: bold;" href="http://formindep.org/Les-Medicamenteurs-le-film">ce mardi 9 juin 2009 les Médicamenteurs sur France 5 à 20 h 35 ou sa rediffusion dimanche 21 juin à 21 h 30</a><span style="font-weight: bold;"> sur la même chaîne comprendront où se trouve le vraie déficit de la sécu, et à quelle point elle a besoin de cacher ses turpitudes et ses complicités en faisant porter le poids de sa faute à ses victimes.</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">La sécu trahit la mission de santé publique reçue du peuple.</span><span style="font-weight: bold;"><br />Honte à elle ! Honte à ses médecins qui se rendent complices de ses dérives et renient leur éthique ! Honte, honte, honte sur vous !<br /><br /></span><br /><br /><a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090609trib000385551/exclusif-plus-de-10-des-arrets-de-travail-sont-injustifies.html"></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-3482240106594411904?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com4tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-72847980653110105522009-05-13T08:12:00.010+02:002009-05-13T16:38:07.202+02:00J'avais les larmes aux yeux (Novlangue de la Sécu - suite)<span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">A quand la fusion ?</span></span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sgp6tls4-_I/AAAAAAAAAWU/BUEG5jyVIEE/s1600-h/images.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 172px; height: 129px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sgp6tls4-_I/AAAAAAAAAWU/BUEG5jyVIEE/s400/images.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335211632206871538" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sgp6t0hcBoI/AAAAAAAAAWc/An0-DfLk_nk/s1600-h/securite_sociale.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 172px; height: 128px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sgp6t0hcBoI/AAAAAAAAAWc/An0-DfLk_nk/s400/securite_sociale.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335211636185368194" border="0" /></a>C'est que je l'ai revu le patient victime de <a href="http://julienbezolles.blogspot.com/2009/05/la-novlangue-de-la-securitate-sociale.html">la Novlangue de la Securitate Sociale</a>. Pas plus tard qu'hier figurez vous. Ce matin il avait conduit son car d'une seule main tellement il avait mal au bras. Même que son patron lui a dit : “ Mais Georges, il s'appelle Georges, faut pas conduire comme ça.” Et c'est un collègue qui l'a déposé au cabinet médical cet après-midi.<br /><br />Alors je reprends son dossier, c'est jamais la deuxième fois que je le vois, et je redécouvre : tassements vertébraux en 1981. Suite à un accident de travail.<br /><br />“C'est vrai que votre traitement il m'a fait du bien, même si ça me m'endort un peu (la codéine) mais de toute manière j'en avais besoin. J'ai repris mon travail comme prévu, mais sur les chapeaux de roue comme on dit.<br />Mais le médecin de la sécu, elle m'avait forcé la main, vous comprenez.<br />Elle m'a dit : "Alors vous allez pouvoir reprendre, hein ?" Elle insistait. J'ai pas osé dire non bien sûr, ça allait un peu mieux.<br />Ca fait bientôt 40 ans que je travaille vous comprenez, je voulais pas passer pour un tire-au-flanc. Je suis d'une génération (il est né en 55) où le travail ça compte. Mon père il me disait toujours : "T'es qu'un fainéant, faut travailler dans la vie". Alors ça m'a marqué.<br />Vous comprenez, je sais bien que je suis pas indispensable, personne il l'est indispensable, mais enfin, mon entreprise elle a besoin de moi. Si quelqu'un manque comme ça, ça met le bazar, on n'est pas très nombreux. Et puis je transporte des enfants quand même, ils vont à l'école, c'est important.<br />Alors quand j'ai dit à mon patron : "Je reprends le travail, le médecin de la sécu il m'a dit que je pouvais", il a souri et il a dit : "Bon, mais fais attention à toi, c'est qu'un médecin de la sécu quand même"...<br />Alors vous comprenez j'ai repris, mais sur les chapeaux de roue. Je me suis pas ménagé. Je voulais pas passer pour un tire-au-flanc vous comprenez.”<br /><br />La sciatique elle a repris, et la névralgie cervico-brachiale est là maintenant aussi.<br /><br />- Mais j'avais oublié vos tassements de vertèbres. C'étaient quelles vertèbres, vous vous souvenez ?<br />- Je peux pas vous dire. C'était par là... en désignant son dos. Quand j'ai divorcé il y a 4 ans, ma femme elle est partie avec tout, même mes radios. Je me suis retrouvé qu'avec les vêtements que j'avais sur moi. En encore.<br />- Et la perte de la force dans votre main là, c'est récent ?<br />Je découvre un déficit moteur du membre supérieur gauche important.<br />- Oui, c'est depuis mon accident en 81; on m'a dit que je pourrais pas récupérer. Mais là c'est la douleur vous comprenez.”<br /><br />Il reparle de sa visite à la sécu.<br /><br />“J'ai un peu honte de vous le dire, docteur, mais en sortant de là, j'avais les larmes aux yeux. Je peux vous dire que j'ai pas mangé ce soir là. Ca c'est sûr. J'étais devenu un tire-au-flanc, vous comprenez docteur. C'est ça que ça voulait dire, hein. Et ça c'est pas possible. C'est pas possible.”<br /><br />Il l'a eu son nouvel arrêt de travail. Et les radios à faire avec.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-7284798065311010552?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com3tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-16201160999299888712009-05-08T17:10:00.029+02:002009-05-10T11:14:18.620+02:00La Novlangue de la Securitate Sociale<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWewVrcG1I/AAAAAAAAAV0/dfd3ez-9WtA/s1600-h/1984.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 254px; height: 258px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWewVrcG1I/AAAAAAAAAV0/dfd3ez-9WtA/s400/1984.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333843886980471634" border="0" /></a>Ceux qui ont lu "1984" de George Orwell savent comment l'utilisation du vocabulaire, et la manipulation du sens des mots permettent de diffuser l'oppression, de distiller le suc totalitaire afin de maintenir la terreur nécessaire à l'asservissement. Cela s'appelle dans le livre d'Orwell la <span style="font-style: italic;">Novlangue</span>. Ainsi par le miracle de la <span style="font-style: italic;">Novlangue</span> propagande se dit vérité, esclavage se dit liberté, chômage se dit travail, guerre se dit paix etc. "<span style="font-style: italic;">Arbeit macht frei</span>", lisaient à l'entrée d'Auschwitz ceux qui n'allaient jamais en sortir. Novlangue.<br /><br />Eh bien les aminches, j'ai pu découvrir que notre sécurité sociale s'essaye non sans quelque efficacité à la pratique de la Novlangue avec le relais complice de leurs agents de terrains, j'ai nommé les medcons (traduction novlangue de contrôleurs médicaux), où dans cet univers "désaccord" veut dire "accord".<br /><br />Voilà l'histoire.<br /><br />Par une belle journée de consultations banales s'il en est, je reçois en mon humble cabinet ce patient, que je ne connaissais précédemment ni des lèvres ni des dents, qui vient me faire part de sa souffrance, qualifiée de douleur.<br /><br />Chauffeur de car de son état sur les routes départementales défoncées d'un département rural laissé à l'abandon par son Conseil Général préoccupé essentiellement de maintenir ses prébendes politico-syndicales, notre homme souffre de sciatique. Le diagnostic n'est pas compliqué, dans la mesure où l'intéressé lui-même avance le diagnostic, qu'il prétend avoir déjà ressenti dans sa chair à une date antérieure, à l'inverse de sa présente douleur ressentie comme postérieure, elle. L'examen clinique, appliqué comme vous l'imaginez, me permet d'écrire en une calligraphie médicale dans son dossier du même nom : Lasègue gauche : 30°, Lasègue droit : 40°. L'homme déguste donc.<br /><br />Le traitement s'impose. Une vie est à sauver. Bardé des nécessaires antalgiques, ma longue expérience de la prise en charge globale me faisant intégrer, par un réflexe quasi pavlovien la dimension environnementale dans la décision médicale, m'amène proposer un arrêt de travail au douloureux impétrant. Une satisfaction béate se dessine alors sur son visage, puisqu'il m'expliquait souffrir depuis plusieurs jours le martyr sur le fauteuil défoncé du car déglingué que lui confie son employeur, qui roule en Porsche Cayenne lui.<br /><br />C'est donc pénétré à mon tour de la non moins béate satisfaction d'avoir répondu de manière adaptée à la demande du patient, qu'après avoir trempé ma plume d'oie dans l'encrier, je remplis en tirant la langue le formulaire idoine et en trois exemplaires sensé lui accorder le strict repos nécessaire pour lui permettre de reprendre, rétabli, le volant de la mission véhiculaire dont il est investi auprès de citoyens voyageurs qui ressentent pour des raisons qui ne regardent qu'eux le besoin d'être déplacés.<br /><br />Neuf jours d'arrêt, c'est pas du vol mon bon monsieur et si ça va pas mieux à la fin n'hésitez pas à me revoir. Si tout va bien vous reprendrez le 27 avril. La date a son importance, vous l'allez constater.<br /><br />Je ne le revis point ce brave assujetti social. Mais j'eus de ces nouvelles par le truchement de ce courrier déposé avec empressement par le préposé des postes dans le casier ferré qui me tient lieu de boîte à lettres.<br /><br />"<span style="font-style: italic;">Service Médical de la Meurthe-et-Garonne - confidentiel médical</span>" s'affiche en entête de la présente enveloppe sur laquelle s'inscrit également en une calligraphie douteuse mais non moins administrative mon nom titré et l'adresse de mon cabinet. Pas de doute, c'est pour ma pomme.<br /><br />Je ne sais pas pour vous, mais même après vingt ans de pratique médicale irréprochable fondée sur les données de la science et dans les normes d'une rigueur éthique que d'aucuns qualifient de rigide, l'intrusion dans votre boîte aux lettres d'une missive sécuritaire sociale non attendue et dont vous ne pouvez pas avoir immédiatement à sa présentation une idée précise du contenu, déclenche immédiatement ce petit battement cardiaque, que mes études médicales pourtant peu attentives sur cette question physiologique permettent de rapporter à une libération de catécholamines.<br /><br />Bref. Y a stress.<br /><br />"<span style="font-style: italic;">Kesskimmveulencorecékons ?</span>" est la formule habituellement orale qui exprime le mieux ce stress chez moi, et qui s'ensuit assez rapidement de l'ouverture de la dite enveloppe et de l'extraction de la feuille qui s'y trouve enserrée, afin de procéder à la lecture du dit parchemin.<br /><br />Je vous laisse en découvrir le contenu, dont j'ai bien évidemment fait disparaître tout signe permettant d'en identifier les acteurs.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWmrLb0naI/AAAAAAAAAWM/ABFnnnjr_4s/s1600-h/DesaccordSecu2.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 290px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWmrLb0naI/AAAAAAAAAWM/ABFnnnjr_4s/s400/DesaccordSecu2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333852594424290722" border="0" /></a>Vous lisez bien : "<span style="font-style: italic;">Désaccord cencernant la prescription d'arrêt de travail pour votre patient(e</span>)". Ma consoeure et néanmoins médecin conseil de la caisse primitive d'assurance maladie de Châtillon-sur-Prézeure, riante préfecture de Meurthe-et-Garonne, m'exprime donc son désaccord administratif et confraternel.<br /><br />Ainsi donc j'aurais failli. Pour la première fois.<br /><br />Se bousculent alors au milieu de mes neurones sidérés <a href="http://www.espacegeneraliste.info/Extrait-des-appels-a-la-cellule">les échos des procès inquisitoriaux que rapportent des syndicats médicaux aussi corporatistes que mauvais français</a>, voire anti-gouvernementaux si ça se trouve, qui prétendent défendre indument les intérêts de crapules qui se trouvent légitimement traînés devant les commissions sécuritaires sociales et arbitraires pour répondre de leurs ignominies. Serais je ravalé au rang de ces infamies de la médecine ?<br /><br />Je lève les yeux et aperçois alors une des poutres qui étayent le plafond de mon cabinet et j'y imagine l'espace d'un fugace instant une corde terminée par un noeud coulant en train de s'y balancer mollement, tandis que je place à sa verticale le marche-pied de ma table d'examens que je repousserai ensuite brutalement après l'avoir gravi et passé autour de mon cou le noeud de la corde suscitée.<br /><br />Mais non ! il y a peut être encore un espoir. On ne balaie pas ainsi 20 années d'intégrité médicale. Il faut se battre. Et je me lance, ma main gauche tentant vainement d'apaiser le tremblement de ma main droite qui tient la lettre d'infamie, dans la lecture de la missive.<br /><br />"<span style="font-style: italic;">Suite à l'examen de votre patient(e) Monsieur XXX le 23/04/2009 dans le cadre d'une </span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">prescription d'arrêt de travail</span><span style="font-style: italic;">, je vous informe que j'ai émis un avis défavorable d'ordre médical à compter du 27/04/2009 pour la raison suivante :</span><br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Apte à reprendre une activité professionnelle</span>.<br /><span style="font-style: italic;"><br />La Caisse d'Assurance Maladie notifiera cette décision à votre patient(e), qui pourra en cas de désaccord, contester cet avis selon les voies de recours réglementaires qui lui seront indiquées.</span><br /><span style="font-style: italic;"><br />Je reste à votre disposition et vous prie de croire, Cher Confrère, à l'assurance de mes meilleures salutations.</span><br /><span style="font-style: italic;"><br />Docteur YYY</span> <span style="font-style: italic;"><br />Praticien Conseil</span>"<br /><br />Encore sous le choc, titubant, je me traîne jusqu'au fichier médical (mort aux dossiers électroniques !) pour y extraire la fiche du patient, et reprendre l'observation suspecte qui me vaut le désaccord de ma pourtant bienveillante tutelle. J'y découvre que le patient semblait souffrir etc., je vous refais pas le baratin du début, et que l'arrêt de travail incriminé s'arrête au 26 avril 2009 et que le patient devrait reprendre son labeur le 27 avril, date précise de rentrée en vigueur du confraternel désaccord sécuritaire.<br /><br />Aaah, aaah !!, m'exclamé-je in petto, il y a donc matière à rentrer en dialogue confraternel pour comprendre les motifs de ce désaccord et, de nouveau, le petit battement de coeur qui signe la libération de catécholamines etc.<br /><br />Y a stress. Encore. Mais surtout y a maintenant motif à faire chier les cons, et là le battement de coeur se complète généralement d'un léger afflux sanguin par les artères honteuses jusqu'à mon corps caverneux, tel celui de Cro-Magnon.<br /><br />Je m'apprête donc à décrocher mon téléphone pour composer le numéro du contact SM indiquée en haut de la lettre. <span style="font-style: italic;">Contact SM</span>. Eh oui ! Ils l'auraient fait exprès ils auraient pas fait mieux. Il doit s'agir d'un contact très particulier, une ligne hot, surtaxée. Ca promet d'être torride.<br /><br />Auparavant, l'altruisme débridé dont vous savez maintenant que je suis affublé, m'aura instinctivement fait penser à ce pauvre assujetti social qui, tel Sam Lowry, le héros du film Brazil de Terry Gilliam, se voit chargé de la missive informant de la déviance sociale d'Archibald Tuttle chauffagiste. Lui et son médecin complice d'un jour plongés dans la même opprobre de la boue concupiscente d'une tentative de <span style="font-style: italic;">pwofitassion</span> de l'argent public, pour gagner plus tout en travaillant moins. Crime de lèse-sarkozysme, s'il en est.<br /><br />Non, cela ne peut pas être. Il faut réagir<br /><br /><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Entretien avec le SM (service médical)</span></span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWewb_MoiI/AAAAAAAAAVs/cKLH-2t0V3s/s1600-h/EP_14_017-b.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 283px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWewb_MoiI/AAAAAAAAAVs/cKLH-2t0V3s/s400/EP_14_017-b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333843888673956386" border="0" /></a>C'est donc moralement vécu de la panoplie de Zorro médical que je compose le numéro de téléphone du Contact SM suscité, tout en prenant soin de respecter les heures de disponibilité des agents : 10 h 30 - 11 h00 et 15 h 30 - 16 h 00 du mardi au vendredi sauf le mercredi toute la journée et le vendredi après -midi.<br />A l'issue des 15 sonneries règlementaires, la voix qui me répond semble assez peu correspondre à ce que j'imagine être une voix de contact SM au numéro surtaxé. Il s'agirait donc davantage de sévice médical que de sado-masochisme. Quoique.<br /><br /><span style="font-style: italic;"> - Le Dr Machin est en entretien confraternel justement avec un de vos confrères, me répond la voix. Je ne peux donc la déranger. Elle peut vous rappeler ?</span>"<br /><span style="font-style: italic;"><br />- Bien sûr, répondis-je, je suis à mon cabinet au moins jusqu'à 19 heures</span>, ajouté-je fielleusement.<br /><br />Mais en même temps, intérieurement, je n'en menais pas large, car surgissait alors à mon esprit les images de l'entretien confraternel dont au sujet duquel l'agente de la SS faisait allusion. Le confrère en train d'être entretenu (s'agissait-il d'un entretien <span style="font-style: italic;">ordinaire</span> avec simples brodequins et pesons testiculaires, ou d'un entretien <span style="font-style: italic;">extraordinaire</span>, avec fer rouge et pal ? Je ne le saurai pas) l'était-il suite à une missive comme celle dont j'avais été le destinataire ? Avait-il, lui aussi, tout comme moi, été l'objet d'un désaccord sécuritaire et confraternel ? Je frémissais.<br /><br />Je vous épargne la façon dont se sont déroulées mes consultations de l'après-midi en attendant le rappel de la consoeur. J'expédiai de la façon la plus vive ceux qui se présentaient comme des malades, mais qui n'étaient en fait que des simulateurs, profiteurs, abuseurs irresponsables. Le gouvernement et l'UMP ont bien raison. C'est juste une question de regard. Vus avec les yeux des puissants tous les faibles deviennent coupables, naturellement.<br /><br />Puis vient le coup de fil du medcon. 17 h 15. Plus de deux heures après mon appel ! L'entretien confraternel devait donc être du genre extraordinaire. Je faillis demander où je pouvais récupérer les restes du confrère entretenu. Mais blague à part.<br /><br />- <span style="font-style: italic;">Bonjour, merci de me rappeler. Je vous ai contacté à propos du courrier de désaccord avec ma prescription d'arrêt de travail que j'ai reçu de votre part concernant Monsieur XXX. que j'avais vu à ma consultation pour une sciatique...</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Il ne s'agit pas d'un désaccord mais d'un avis défavorable.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Il me semble que l'objet de votre lettre s'intitule : "désaccord". Je disais donc que le sujet de votre lettre m'a mis mal à l'aise, puisqu'en près de 20 ans d'exercice c'est la première fois que la sécu m'exprime son désaccord sur une de mes décisions médicales. Et que l'on entend tout de suite derrière ce mot de désaccord ou d'avis défavorable d'ordre médical le fait que l'on pourrait être soupçonné de la rédaction d'un arrêt de travail de complaisance.<br />Sans compter ce que ressent le patient qui reçoit ce courrier.<br />Je vous précise que ce patient avait un Lasègue bilatéral à 30 et à 40 ° lorsque je l'ai vu, il était absolument en incapacité de travailler d'autant plus qu'il est chauffeur de car.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Ah oui, il était donc bien malade, s'étonne le medcon.<br />Je comprends bien ce que ce courrier peut avoir d'inquiétant dans sa formulation mais ce n'est pas cela du tout. j'ai reçu ce patient le 23 avril dernier, soit 6 jours après que vous l'ayez vu, il allait beaucoup mieux, il le reconnaissait lui-même et il se disait prêt à reprendre son travail le 27 avril comme prévu. j'ai donc émis un avis défavorable à ce que son arrêt de travail ne s'arrête pas le 26.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Donc si je comprends bien, le patient était prêt pour reprendre le travail comme prévu. De mon coté, j'apprends que l'arrêt de travail lui a été bénéfique. Vous, de votre coté, vous constatez qu'il pourra reprendre son travail effectivement le 27, comme prévu. Bref, nous sommes tous d'accord, vous, le patient et moi, et cela s'exprime par un courrier négatif de désaccord de votre part laissant entendre que le patient et son médecin auraient abusé.<br />Est ce qu'il n'y a pas un problème là ?</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Oui, oui, je comprends bien, mais nous sommes tenus de faire ce courrier.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Et qu'est ce qui vous empêche de le formuler positivement plutôt que de façon culpabilisante, dans la mesure où tous les acteurs sont d'accord pour faire le même constat, comme vous l'écrivez vous-même : "apte à reprendre une activité professionnelle" à la fin de son arrêt de travail ?</span><br /><br /><span style="font-size:85%;">L'Ordinateur Central de la Sécu</span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWjiftODbI/AAAAAAAAAV8/5_agClWEC6g/s1600-h/ElectriClerk.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWjiftODbI/AAAAAAAAAV8/5_agClWEC6g/s400/ElectriClerk.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333849146712264114" border="0" /></a>- <span style="font-style: italic;">Mais ce sont des lettres types qui sont formatées de cette façon dans notre logiciel et que nous ne pouvons pas modifier. Seules les parties que vous voyez en gras sont modifiables de notre propre initiative.</span><br /><br />Je laisse passer le silence consterné qui convient puis j'ose :<br /><br />- <span style="font-style: italic;">Puis je vous poser la question qui me vient à l'esprit et que je résume sous la forme d'une caricature : cela signifie-t-il que vous auriez des quotas d'avis défavorable et de désaccord à rendre à vos supérieurs ? Comme la police qui doit réaliser un minimum de gardes à vue et de contraventions pour montrer qu'elle lutte contre la délinquance ?</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">On ne peut pas dire ça comme ça...</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">C'est bien pour cela que je parle de caricature.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Mais nous avons des consignes pour contrôler les arrêts maladie de courte durée.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Je l'avais compris</span>.<br /><br />- <span style="font-style: italic;">Et ces lettres types nous sont fournies directement dans le cadre de ces campagnes</span>.<br /><br />- <span style="font-style: italic;">Très bien. Et pour répondre à l'inquiétude du patient, qui n'aura lui sûrement pas la possibilité de vous poser ces questions et d'accéder à ces informations, que dois-je lui répondre si, par exemple, sa sciatique récidive, et qu'il doit bénéficier d'un nouvel arrêt pour la même raison. Aura-t-il le droit d'être de nouveau en arrêt pour ce motif ?</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Oui, bien sûr, évidemment.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Merci pour lui. Vous comprenez que son inquiétude puisse être légitime en recevant de tels courriers et qu'il puisse être amené à s'interroger sur son droit à être de nouveau malade sur ce problème particulier.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Oui, je comprends. Ca peut-être inquiétant, évidemment.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Et vous en tant que médecin, vous n'avez pas la possibilité de faire remonter aux responsables rédacteurs de ce type de courrier le risque qu'il y a pour les relations entre prescripteurs, assurés sociaux et sécu d'être dans une communication négative et suspicieuse, alors que tout le monde est en fait d'accord ?</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Non, je ne peux rien faire. Nos logiciels sont programmés ainsi.</span><br /><br />- <span style="font-style: italic;">Eh bien moi si vous le permettez je vais faire remonter cette information avec mes faibles moyens.</span><br /><br />Vous allez encore me dire que j'exagère, chers lecteurs du carnet de Julien Bezolles, et que c'est peu de choses, mais franchement ça me fait froid dans le dos que les technocrates de la sécu élaborent délibérément, sans possibilité qui plus est d'y sursoir de la part de l'agent exécuteur qu'est le medcon, cette forme de communication permettant de maintenir l'oppression.<br /><br />J'imagine, pour ma part aisément, la propagande dont saura se saisir la sécu, sa direction et son Miniver (le ministère de la Vérité de George Orwell ) pour expliquer, chiffres à l'appui, que lors de sa campagne de contrôle des arrêts de travail de courte durée, les échelons locaux auront émis 80 % de désaccords et d'avis défavorables. Ce qui démontrera à quels points les assurés et les médecins généralistes creusent le trou de la sécu de façon irresponsable, et permettre à l'industrie pharmaceutique de continuer à le faire vraiment, elle. Et de prévoir la mise en place de nouvelles sanctions ou mesures de responsabilisation : une franchise sur les arrêts de travail, pourquoi pas ?<br /><br /><span style="font-size:85%;">Notification d'avis défavorable à un assujetti social</span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWjiqZhZCI/AAAAAAAAAWE/wrUn6odBstw/s1600-h/brazil17.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 218px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SgWjiqZhZCI/AAAAAAAAAWE/wrUn6odBstw/s400/brazil17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333849149582435362" border="0" /></a>Ainsi je témoigne par le petit bout de la lorgnette du terrain de la mise en place des outils totalitaires par les bureaucrates d'une structure qui a été créée autrefois pour le service de la population. Et comme d'habitude, les relais complices et complaisants sont là pour dire : "<span style="font-style: italic;">Ah ben, moi, j'obéis aux ordres, hein, je fais ce qu'on me dit.</span>"<br /><br />J'arrête là, parce qu'il y a tout d'un coup trop de colère qui me prend et il faut que j'aille souffler un peu.<br /><br />A bientôt.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-1620116099929988871?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com16tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-1662819827415310332009-05-03T11:54:00.007+02:002009-05-03T12:23:04.819+02:00Pandémie : Sarkozy-Aventis sauve le monde.<a href="http://www.sanofi-aventis.com/binaries/20090309_mexico_flu_fr_tcm29-24323.pdf">A ce niveau là</a>, c'est plus de l'anticipation, c'est de la voyance.<br />Ces gens-là sont des dieux.<br />Alleluia !<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_sELWsI/AAAAAAAAAVc/69oZh3-T8Qo/s1600-h/CommuniqueSA-1.jpg"><img style="cursor: pointer; width: 282px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_sELWsI/AAAAAAAAAVc/69oZh3-T8Qo/s400/CommuniqueSA-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331537375292775106" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_mpXBKI/AAAAAAAAAVU/KBNG5dZ-7AI/s1600-h/CommuniqueSA-2.jpg"><img style="cursor: pointer; width: 282px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_mpXBKI/AAAAAAAAAVU/KBNG5dZ-7AI/s400/CommuniqueSA-2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331537373838116002" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_HebtFI/AAAAAAAAAVM/Cvn46CEuIuI/s1600-h/CommuniqueSA-3.jpg"><img style="cursor: pointer; width: 285px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1s_HebtFI/AAAAAAAAAVM/Cvn46CEuIuI/s400/CommuniqueSA-3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331537365470786642" border="0" /></a><br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sf1qdRGo2II/AAAAAAAAAVE/wRZ0JpqCXtg/s1600-h/Sans+titre3.jpg"><br /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-166281982741531033?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com7tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-79791491836552647532009-04-25T16:13:00.010+02:002009-04-25T18:01:55.577+02:00Salopards<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SfMjkfJS38I/AAAAAAAAAUk/6zg9v81pDpg/s1600-h/Page17+de+20090426_QUO.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 272px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SfMjkfJS38I/AAAAAAAAAUk/6zg9v81pDpg/s400/Page17+de+20090426_QUO.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328641893852176322" border="0" /></a><br />Je lis dans le Monde daté du dimanche 26 avril 2009 des extraits des techniques d'interrogatoire, comment disent-ils ?, "accentué", pour obtenir aveux et coopération d'être humains, détenus par les Etats-Unis d'Amérique, dans leur lutte salvifique contre le terrorisme islamique.<br /><br />A moins que vous ne soyez amateur pervers de bondage et de sado-masochisme, vous risquez d'être à votre tour terrorisés par ce que vous lirez, à la fois sur l'immonde fond et sur la forme administrative, froide, descriptive, clinique comme un certificat médical : "vous nous avez informés oralement..." expliquent les auteurs de ces notes.<br /><br />Mais ce qui est déchirant pour un soignant comme j'ai la prétention de l'être c'est de lire quasiment à chaque ligne, que tout ça ne pourrait être rendu possible, sans la présence, la coopération, la collaboration de médecins, psychologues, qui vérifient à chaque étape et certifient que la victime est apte à être torturée.<br /><br />Ce n'est pas nouveau, vous me direz, que des médecins collaborent à la déchéance de l'homme. Oui, mais là on le lit, c'est écrit, ça se passe aujourd'hui, ça concerne ce qui se prétend être une démocratie occidentale, comme nous. Le sentiment d'écœurement est renforcée par l'immense hypocrisie où l'on veut donner l'impression et se donner l'impression qu'on respecte des règles, des limites, qu'il y a des bornes au delà desquelles ce ne serait plus acceptable. Et ce sont des médecins qui régulent et déterminent tout ça au bout du compte.<br /><br />Lisez jusqu'au bout, et vous verrez que l'OMS, oui l'OMS !, l'Organisation Mondiale de la Santé a été consultée et a donné son avis. Ainsi la santé mondiale est devenue complice de ces pratiques. Le directeur de l'OMS devrait démissionner sur l'heure.<br /><br />Salopards. Salopards. Salopards.<br /><br />A l'opposé de la pitoyable dérive ségoléniste, je demande au nom de la médecine que je pratique, et des soignants dont je suis, pardon à ces frères humains et à l'humanité entière, que des soignants comme moi, mes frères, aient cautionné et autorisé votre souffrance, votre humiliation.<br /><br />J'en chiale.<br /><br />D'abord ne pas nuire et n'agir que dans le seul intérêt des humains.<br /><br />Evidemment penseront certains, cela est exceptionnel, tu as raison, mais le risque est faible d'y participer. Il suffit de s'en tenir écarté. C'est tellement loin de notre pratique, de notre vie, de notre monde. Il ne s'agit que de quelques uns.<br /><br />En êtes vous si sûrs ?<br /><br />Ceux qui ont accepté de prescrire du Vioxx jusqu'en 2004, promu par les leaders d'opinions collaborateurs de l'industrie, sont ils dans une autre logique ? Le fait de ne pas savoir est il une circonstance atténuante ou agravante quand il s'agit d'un responsable professionnel de santé ? Les amputeurs de cancers qui n'en sont pas, de prostate ou du sein, et autres promoteurs de THS, sont ils dans une autre logique, quand ils bidouillent l'info pour s'y autoriser ?<br />Ceux qui prescrivent le lendemain d'un repas de labo trop arrosé la dernière glitazone de merde sont ils dans une autre logique ?<br />Celui qui vient de prescrire 6 antihypertenseurs différents à cette patiente de 89 ans, et qui dans sa lettre rajoute que ses chiffres justifieraient un traitement par statine, est-il dans une autre logique ?<br />Celui qui va participer aux futurs CAPI de la sécu, contrats d'amélioration des pratiques individuelles, va augmenter ses revenus en augmentant le dépistage du cancer du sein, alors que les bases scientifiques sur lesquelles repose ce dépistage sont loin d'être validées, et au contraire. S'agit-il vraiment d'une autre logique ?<br /><br />Oh là !, mais c'est qu'il y va fort le Bezolles, assimiler les prescriptions et les soins sous influences à des pratiques de torture, il faut pas charrier quand même.<br /><br />Evidemment, c'est moins visible, plus insidieux, plus dilué, moins choquant.<br /><br />Mais je prétends que partout où un soignant agit pour d'autres intérêts que celui de l'intérêt de la personne humaine en face de lui, alors il se renie et se dévoie en prenant le risque de gravir le sentier qui mène aux pratiques de la CIA.<br /><br />Ce n'est ensuite qu'une question d'étape et d'échelon, mais la route est ouverte.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-7979149183655264753?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com3tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-119656296468949892009-04-05T11:55:00.008+02:002009-04-06T07:31:33.862+02:00La prétention à l'éducation pour la santé<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SdiGoqmhFqI/AAAAAAAAASo/1-clehKkAGs/s1600-h/Lettre48.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 212px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SdiGoqmhFqI/AAAAAAAAASo/1-clehKkAGs/s400/Lettre48.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321150992926971554" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold;">Bon d'accord, </span><a style="font-weight: bold;" href="http://www.ciane.info/article-29780366.html">le CIANE (collectif interassociatif autour de la naissance) a rejeté la paternité de ce poisson d'avril</a><span style="font-weight: bold;">.</span> On ne peut pas se fâcher avec tout le monde.<br /><br />Bon d'accord, <a href="http://www.inpes.sante.fr/">l'INPES,</a> Institut National de Prévention (et non pas de Prétention, comme l'ont insinué ces odieux plaisantins) et d'Education à la Santé, dont "on" a utilisé le logo de sa publication "Equilibres" <a href="http://www.ciane.info/article-29752540.html">en a fait un caca nerveux</a>, et a demandé que soit retiré ce poisson d'avril immédiatement. Il faut pas déconner quoi, non mais quand même.<br /><br />Mais n'empêche.<br /><br /><span style="font-size:130%;">Il est quand même </span><span style="font-weight: bold;font-size:130%;" >absolument excellent ce poisson. </span><br /><br />Et avant que l'INPES me demande à mon tour de le retirer, le Julien Bezolles, dans un acte désespéré de résistance loufoque, comme l'aurait aimé le regretté Pierre Dac, soumet à votre contemplation amusée ce document transgressif, donc par définition apte à faire vraiment réfléchir.<br /><br />En conclusion de ce texte, je pourrais dire que les patients éduqueront les soignants le jour où les zéducateurs sanitaires finiront de se prendre au sérieux. C'est pas demain.<br /><br />Rappelons que le <a href="http://www.leem.org/actualites/philippe-lamoureux-nomme-directeur-general-des-entreprises-du-medicament-prendra-ses-1282.htm">précédent directeur de l'INPES, Philippe LAMOUREUX, est devenu Directeur général du LEEM</a> en septembre dernier. Ce pantouflage n'a évidemment aucun rapport avec le sujet de la prétention à l'éducation dont au sujet duquel je vous entretiens présentement, petits vicieux.<br /><br />Le voili, le voilà ce poisson subversif. Inutile de rajouter du citron.<br /><span style="font-style: italic;"></span><span style="font-style: italic;">+++ Lettre de l'INPES, Equilibres N°48, 1er avril +++</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />+++ Journée nationale de l'éducation des professionnels de santé +++</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />L'INPES édite des documents destinés aux patients qui, dans leur vie, ont souvent affaire aux professionnels de santé. Comment leur parler ? Comment tenir compte de ce qu'il sont pour arriver à se faire soigner ? L'enjeu est de taille pour les patients qui, dans le contexte actuel, devront de toute façon consulter moins pour consulter mieux.</span> <span style="font-style: italic;">Décryptage.<br /><br />Patients, les 7 commandements à retenir pour contribuer à l'éducation de votre professionnel de santé.</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">1. Dites bonjour à votre professionnel de santé et présentez-vous, lors d'une consultation aussi bien que lors d'une hospitalisation. Les soignants peuvent ressentir de la gêne, voire des traumatismes de degrés variés, lorsqu'ils se rendent compte qu'ils se trompent de personne dans des situations d'examen, de suivi ou d'intervention.</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">2. En contrepartie, exigez toujours du professionnel de santé qu'il se présente et dise bonjour, même dans le cadre d'une hospitalisation. Certains soignants le prennent mal. Soyez poli, mais ferme. Le maintien d'une courtoisie élémentaire est de votre responsabilité.</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />3. Informez toujours votre professionnel de santé des raisons de votre visite, des questions et demandes que vous souhaitez partager avec lui. Cela doit se faire dans une idée de dialogue : incitez-le, par des questions simples et bienveillantes, à reformuler ce qu'il comprend de la situation et à exprimer son ressenti. Il est essentiel que le professionnel de santé se sente écouté, informé et respecté.</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />4. Tout en préservant la liberté de pensée de votre médecin et en veillant à le faire participer à la décision, vous devez mettre une grande conviction à le convaincre que vous êtes la personne concernée en premier lieu par le choix du traitement, que vous avez la capacité de réfléchir et de prendre les décisions qui vous concernent à partir des informations qu'il partage avec vous. Il est recommandé d'obtenir une compréhension et l'adhésion du médecin par une information adaptée et transmise avec tact et humanité.</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">5. Votre professionnel de santé n'est pas tenu de rester au courant des dernières avancées en matière de diagnostic et de traitement. Il ne connaît pas forcément les recommandations des organismes nationaux tels que l'INPES, l'HAS, l'AFSSAPS, et a très rarement accès aux publications non francophones. Lorsqu'il vous propose une conduite thérapeutique ou des examens complémentaires, demandez-lui toujours s'il dispose de recommandations nationales ou internationales à ce sujet, et de quelle année elles datent. S'il ne connaît pas l'existence d'organismes susceptibles d'émettre des recommandations, changez de sujet. S'il vous répond que les experts qui rédigent les recommandations sont tous des vendus, approuvez par des grognements.</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />6. Précipitez-vous sur Internet pour vérifier si la conduite que votre professionnel de santé vous propose est cohérente avec les recommandations des organismes nationaux et internationaux. Si elle ne l'est pas, dites-vous que les experts de ces organismes sont tous des vendus. Imprimez néanmoins les résumés des recommandations et allez nuitamment les glisser sous les essuie-glaces du véhicule de fonction de votre professionnel de santé. Ne les envoyez surtout pas à son cabinet : il ne les lirait jamais.</span> <span style="font-style: italic;"><br /><br />7. Vous devez prêter attention aux signes de conduites addictives ou aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC) de votre professionnel de santé. Un signe d'appel à connaître est la rédaction effrénée d'ordonnances, parfois sans rapport avec les attentes d'écoute et de compréhension que vous, patient, tentez d'exprimer.</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">Patients, l'accompagnement de vos professionnels de santé est une mission de santé publique qui fait partie de vos responsabilités. Prenez-la au sérieux !<br /><br /><br /><br /><br />PS : d'autres sites ou blogs relaient cette info :<br /><br />- </span><span>Atoute.org</span><span style="font-style: italic;"> : </span><a href="http://www.atoute.org/n/article121.html">Le médecin, le malade et l’éducation thérapeutique</a><br />- Winckler's webzine : <a href="http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=944"><span style="font-family: times new roman;font-family:verdana,arial;font-size:100%;" >Soignez votre médecin : ça lui fera du bien (et à vous aussi)</span></a><br />- Un air neuf : <a href="http://unairneuf.blogs.psychologies.com/billets/2009/04/poisson-avril.html"><span style="font-weight: normal;font-size:100%;" >INPES : La lettre de la prétention de l'Éducation pour la santé (canular</span><span style="font-size:100%;"><span style="font-weight: normal;">)</span></span></a> <blockquote></blockquote><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-11965629646894989?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com0tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-81990903728374679752009-04-01T11:30:00.006+02:002009-04-01T11:54:27.802+02:00Je suis volontaire pour soigner les grévistes de la faim de la HAS<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SdM4ZbysTTI/AAAAAAAAASg/oQbS7pEZE1I/s1600-h/BocalHAS.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 345px; height: 337px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SdM4ZbysTTI/AAAAAAAAASg/oQbS7pEZE1I/s400/BocalHAS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319657594462948658" border="0" /></a><br />Les membres du <a href="http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_434776/composition-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante">Collège de la HAS </a>s'apprêtent à se lancer dans <span style="font-weight: bold;">une grève de la faim illimitée</span> pour demander à la ministre de la santé les moyens de l'indépendance de la HAS. Désemparé, le Leem rappelle en urgence dans ses locaux la ministre pour "consultation".<br /><br />Voilà <a href="http://formindep.org/INCROYABLE">l'incroyable nouvelle que le Formindep annonce</a> ce premier avril.<br />Devant cette situation, le Formindep s'engage à fournir un suivi médical indépendant de l'industrie pharmaceutique aux futurs grévistes.<br /><br />Par la présente, <span style="font-weight: bold;">j'informe le Formindep que je suis volontaire pour assurer le suivi médical</span> de Madame Rochaix et de Messieurs Degos, Bouvenot, Briet, Caniard, Guérin, et Dubernard, membres du <a href="http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_434776/composition-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante">Collège de la HAS</a>.<br /><br />Il manque dans cette énumération un membre : Claude Maffioli.<br /><br />Concernant Monsieur Maffioli, il s'avère en effet qu'un suivi médical indépendant de l'industrie risquerait de provoquer chez lui une intolérance massive pouvant mettre sa vie en danger, compte tenu de ses antécédents. En cas d'urgence, je l'invite donc à se retourner vers ses collègues de la CSMF ou de n'importe quelle société savante de médecine générale (voir <a href="http://julienbezolles.blogspot.com/2009/03/cest-pas-lautre-cest-moi.html">le post précédent</a>) ou autre.<br /><br />Si vous êtes <span style="font-weight: bold;">généraliste libéré des firmes</span> <span style="font-weight: bold;">pharmaceutiques</span>, et volontaire pour assurer le suivi de ces futurs grévistes, laissez-moi un message en commentaire ! Je ferai suivre.<br /><br />Merci pour eux !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8199090372837467975?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com4tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-62770208198535260262009-03-25T10:11:00.014+01:002009-03-26T10:03:59.715+01:00C'est pas l'autre, c'est moi !<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z6EkdPI/AAAAAAAAARA/PF0h1iTcg80/s1600-h/090320+-+RSSMG+-+Communiqu%C3%A9.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 283px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z6EkdPI/AAAAAAAAARA/PF0h1iTcg80/s400/090320+-+RSSMG+-+Communiqu%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317055505244648690" border="0" /></a><br />Rions un peu (jaune) avec le communiqué ci-joint du cartel des "sociétés savantes" de médecine générale, qui nous explique que la médecine générale, c'est pas<a href="http://www.lemedec.com/"> le Médec</a>, c'est eux.<br /><br />Attendons le communiqué du <a href="http://www.leem.org/medicament/accueil.htm">Leem</a> qui les départagera et pourra confirmer que, Médec ou <a href="http://www.congresmg.fr/">Congrès de médecine générale</a> de Nice, ces deux réunions restent avant tout les congrès de rabattage des médecins pour l'industrie pharmaceutique.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z0EeGDI/AAAAAAAAARI/Y9C6ziZk9AM/s1600-h/3eme+Congres+de+la+Medecine+Generale+-+Partenaires.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 253px; height: 358px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z0EeGDI/AAAAAAAAARI/Y9C6ziZk9AM/s400/3eme+Congres+de+la+Medecine+Generale+-+Partenaires.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317055503633618994" border="0" /></a><br /><br /><br /><br />En terme d'image et de crédibilité pour l'industrie, le congrès de médecine générale est même sans doute plus efficace. Ci-contre les partenaires "principaux" du Vrai Congrès de Médecine Générale. Effectivement le Médec va devoir faire attention... Il ne leur manque que Nestlé, Coca-Cola, Lesieur et Mac Do pour faire aussi bien.<br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z6NiwPI/AAAAAAAAARQ/jo33JZh_qjI/s1600-h/Extrait+de+la+charte+de+la+SFTG.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 386px; height: 52px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Scn5z6NiwPI/AAAAAAAAARQ/jo33JZh_qjI/s400/Extrait+de+la+charte+de+la+SFTG.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317055505282285810" border="0" /></a><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />Laissons enfin couler une larme de colère sur la participation de <a href="http://www.sftg.net/">la <b><span style="color: rgb(153, 0, 0);">S</span>ociété de <span style="color: rgb(153, 0, 0);">F</span>ormation <span style="color: rgb(153, 0, 0);">T</span>hérapeutique du <span style="color: rgb(153, 0, 0);">G</span>énéraliste (</b>SFTG)</a> à cette mascarade qui, pour maintenir ses parts de marché dans la formation des généralistes, s'assoit copieusement sur son éthique. (voir ci-joint l'extrait de la charte éthique de la SFTG, consultable sur leur site).<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Pour conclure, une devinette :</span><br />A quoi reconnait-on en France un formateur (masculin) de médecine générale qui a conservé un peu de souci éthique ?<br /><span style="font-weight: bold;"><br />Réponse :</span><br />Au fait qu'il a le visage tailladé.<br />Parce que comme ils n'ose plus se regarder dans la glace, il se coupe en se rasant le matin.<br />Sauf les barbus... Bien entendu !<br /><br />PS : Ceux qui sont glabres et sans cicatrices sont probablement professeurs de médecine générale.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-6277020819853526026?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com2tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-45745565937289573652009-03-16T22:48:00.004+01:002009-03-16T22:58:14.824+01:00De quoi la HAS est-elle le nom ?<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sb7KxT-ZBoI/AAAAAAAAAQ4/VDAk0psbrf0/s1600-h/gestion_conflit_d_interet_HAS.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 362px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sb7KxT-ZBoI/AAAAAAAAAQ4/VDAk0psbrf0/s400/gestion_conflit_d_interet_HAS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313907558868125314" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold;">Réponse : de l'industrie pharmaceutique.</span><br /><br />A nouveau, le <span style="font-style: italic;">Formindep </span>assène les faits dans toute leur cruelle réalité, à travers un article de la qualité d'une publication internationale, et en tire normalement les conséquences politiques et médicales :<br /><br />Il faut que la HAS arrête de se moquer des soignants et des patients.<br /><br />A lire d'urgence sur le site du <span style="font-style: italic;">Formindep</span> :<br /><div style="font-weight: bold;" class="surtitre"><a href="http://formindep.org/Des-recommandations">HAS et conflits d’intérêts </a></div> <div style="font-weight: bold;" class="titre"><a href="http://formindep.org/Des-recommandations">Des recommandations professionnelles peu recommandables</a></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-4574556593728957365?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com3tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-51632329284303855712009-03-04T08:46:00.002+01:002009-03-04T16:41:47.344+01:00Prescrire la faute : la réponse au Jeu<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sa4xaseoF2I/AAAAAAAAAQw/DhoniwKyd2E/s1600-h/logoGrandGrisFonce.gif"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 386px; height: 107px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/Sa4xaseoF2I/AAAAAAAAAQw/DhoniwKyd2E/s400/logoGrandGrisFonce.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309235345402369890" border="0" /></a><br />Bravo à tous ceux qui ont essayé de trouver la faute inexcusable de Prescrire dans<a href="http://julienbezolles.blogspot.com/2009/02/revue-prescrire-ca-devait-arriver-le.html"> le jeu que je vous ai proposé le 18 février dernier</a>.<br /><br />Les efforts étaient méritoires et la capacité à la lecture critique des participants est remarquable : oui, Tiphaine, il semble bien que la mort ne soit un trouble psychiatrique que dans certaines circonstances très rares. Bien vu.<br /><br />Mais la tâche était ardue pour qui ne pratique la sodomie de diptères que de manière occasionnelle. Ne vous en voulez pas trop, donc.<br /><br />Il s'agit d'une faute qui, même si elle peut sembler mineure à ceux qui ne se contentent que d'une information superficielle et grossière, met assurément en danger la crédibilité de l'information fournie par cette revue.<br /><br />Voilà l'erreur, voici l'horreur :<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SaugFRE_DWI/AAAAAAAAAQo/yfsdtR8b4D4/s1600-h/Image+1.png"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 424px; height: 277px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SaugFRE_DWI/AAAAAAAAAQo/yfsdtR8b4D4/s400/Image+1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308512598130363746" border="0" /></a>Elle se situe dans la troisième colonne de la page, dans l'article concernant la 5ème époétine bêta pégylée...<br /><br />Au milieu du troisième paragraphe...<br /><br />Regardez bien.<br /><br />Oui, ça y est ! <span style="font-size:130%;">Vous avez bien vu !...</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;font-size:180%;" >L'apostrophe entre le "L " et "hémoglobinémie" EST A L'ENVERS !!!!</span><br /><br />Comme pour le nez de Cléopâtre, cette apostrophe invertie change aujourd'hui la face de la médecine. Pour des milliers de soignants francophones indépendants de par le monde, c'est un mythe qui s'effondre.<br /><br />Revêtez le crêpe noir et les habits de deuils, déchirez vos vêtements, convoquez les pleureuses.<br />Jour sombre et funeste.<br /><br />Prescrire est faillible. La preuve consternante s'étale, là, sous nos yeux baignés de larmes et de colère<br /><br />Ainsi, il n'aura pas fallu longtemps après le départ de ses fondateurs pour que les choses se dégradent au sein de cette revue, faisant perdre aujourd'hui, aux rares tenants d'une information fiable, indépendante et de qualité, les seuls repères qui leur restaient pour des soins de qualité.<br /><br />Les responsables actuels mesurent-ils le désarroi dans lequel ils nous plongent !<br /><br />D'ores et déjà, les experts s'interrogent :<br /><br />S'agit-il d'un transitoire relâchement ainsi qu'il peut s'en produire chez des êtres humains non mutants, dont on croyait pourtant qu'ils étaient immanquablement récusés lors des entretiens d'embauche dans cette revue ? Ce serait déjà très grave, mais tout espoir ne serait alors pas perdu.<br /><br />Ou bien, est ce le premier signe d'une dégradation lente et inéluctable de cette publication, dont on peine à imaginer avec horreur la suite : fautes de ponctuations (c'est fait), puis d'orthographe, puis de mise en page, jusqu'à des numéros de références inexacts ?<br /><br />On n'ose aller plus loin. Ca tourne au cauchemar.<br /><br />Sur la pente glissante, verglacée et savonneuse de l'approximation, va-t-on en arriver un jour à des informations non fiables, des données biaisées ? A promouvoir un produit de santé dont les effets indésirables seraient mal connus, l'efficacité mal étayée, l'apport à la pratique médicale nul ou mal établi ?<br /><br />Non ! Pitié ! Tout mais pas ça !<br /><br />D'ores et déjà, lors de la prochaine réunion sabbatique dans laquelle ils se complaisent à se retrouver, j'ai nommé <a href="http://www.lemedec.com/">le Médec</a>, les nombreux adversaires de Prescrire s'apprêtent à sabler un champagne qu'ils n'auront pas payé. On les imagine, réunis autour du représentant du Leem à queue fourchue, les diaboliques suppôts ordino-syndicaux, les succubes des zautorités sanitaires, les hydres des sociétés savantes, les gorgones de la formation médicale et autres rabatteurs de chair médicale pour l'industrie, les vampiriques assureurs privés et publics, tous clapotant dans la même fange nauséabonde, éructant leurs sarcasmes les plus gras, se gobergeant de la faiblesse enfin révélée de notre Phare Maceutique. Ils ont gagné !<br /><br />Aussi, chers amis indépendants, qui à travers ce post, prenez conscience de la catastrophe qui nous menace, je vous en supplie, gardez cette information pour vous.<br /><br />Mais pour autant, ne restez pas consternés, abattus par le tsunami qui nous submerge à travers cette dramatique apostrophe.<br /><br />Agissez ! Réagissez ! Il est encore temps.<br /><br />Submergeons dans une vague unanime de réprobation encore fraternelle les responsables de Prescrire de courriels, les invitant à se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard ! Exigeons d'eux la fidélité aux engagements qu'ils nous facturent de façon astronomique.<br /><br />Ainsi, à travers cette action coordonnée et majestueuse, porteuse de toute la curatoire dignité dont nous sommes humblement mais fermement investis, nous ferons que cette apostrophe méphitique ne devienne pas la virgule de la décadence qui nous entraînera inéluctablement vers l'abime de la déchéance sanitaire dans lequel nous nous engageons à reculons les yeux fermés, poussés par les forces sataniques du commerce, du lucre et du profit réunis !<br /><br />Aux l‘armes, citoyens soignants !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-5163232928430385571?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com6tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-87794279651011970852009-03-01T09:22:00.028+01:002009-03-03T16:33:47.719+01:00Poésie médicale<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapjynIwPeI/AAAAAAAAAQg/-ydJKhTUc2A/s1600-h/pleine+lune+ange.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 378px; height: 283px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapjynIwPeI/AAAAAAAAAQg/-ydJKhTUc2A/s400/pleine+lune+ange.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308164831959858658" border="0" /></a><br />Certains reprochent à ce blog un coté trop noir, qui ne mettrait en évidence que l'aspect négatif des choses médicales.<br /><br />L'objet de ce présent post n'est pas d'expliquer à ces lecteurs, pour qui la fréquentation de ce blog est parfois pesante, combien ce sont eux qui voient trop roses les choses (on verra ça plus tard), mais de leur donner une occasion de souffler, un petit moment de détente quoi, dans ce monde de brutes, à travers cette vraie page de poésie médicale que nous offre cette semaine le magazine <a href="http://www.lagardere-pub.com/presse/les_fiches_titres/version_femina">"Version Fémina" du groupe Lagardère</a>.<br /><br />Version Fémina est à la femme ce que <a href="http://www.prescrire.org/">la revue Prescrire</a> est aux soignants. Une publication indépendante, donnant des informations fiables, à l'abri des influences industrielles et commerciales.<br /><br />D'aucuns, sûrement des Bezolles des medias, prétendent que la presse papier serait en difficulté en France... Qu'ils regardent Version Fémina ! C'est<a href="http://www.ojd.com/engine/adhchif/chif_fiche.php?adhid=3278"> le plus gros tirage de la presse en France</a> : près de 4 millions d'exemplaires chaque semaine, et plus de 10 millions ! de lectrices et lecteurs. Comme Prescrire je vous dis. Si un généraliste sur six lit Prescrire, un français sur six lit Version Fémina.<br /><br />Ainsi, Version Fémina accompagne chaque semaine, avec son alter ego télévisuel TV Magazine, la quasi totalité de la PQR, j'ai nommé la presse quotidienne régionale.<br /><br />Tout ça pour dire que quand Version Fémina se targue de nous parler santé c'est du lourd.<br /><br />Sauf qu'en plus, Version Fémina y ajoute la touche de poésie, la goutte de rosée sur la feuille (de papier) du matin qui donne à cette information un peu ardue, technique, froide parfois, la sensibilité et la douceur nécessaires pour la rendre assimilable par le plus grand nombre. Cette sensibilité et cette douceur que nous aimons retrouver chez nos compagnes, quand, le soir, après une journée harassante à avoir négligemment sauvé quelques vies dans l'ingratitude générale, nous la retrouvons, pétulante, parfumée, apprêtée et désirable, elle, qui a passé toute sa journée à bouffer des corn-flakes sur la moquette accrochée au téléphone avec ses amies du club.<br /><br />Bref. Version Fémina, le rayon de soleil de notre santé. Le rayon de lune, plutôt.<br /><br />En effet, c'est dans le numéro de cette semaine (n° 361, 1er mars 2009, pages 38 et 39), à la page santé, que la journaliste Marie Robin nous parle de l'influence de la lune sur notre santé. Elle interviewe pour cela un médecin généraliste, si, si, qui s'apprête, comme le hasard est bien fait, à sortir un ouvrage de fond sur la question, qui va paraître, heureuse coïncidence, le 5 mars prochain. Je ne donnerai pas le nom de cet ouvrage qui sera en vente dans toutes les bonnes librairies et dont je ne doute pas qu'il sera bientôt disponible à la Pléiade, compte tenu de son apport à la littérature mondiale, mais son auteur mérite d'être cité : le Dr Henry PUGET, qu'une rapide recherche sur le <a href="http://www.conseil-national.medecin.fr/">site du conseil de l'ordre des médecins</a> localise rue de la Pompe dans le 16ème arrondissement de notre capitale. Quasiment un médecin de banlieue.<br /><br />Julien Bezolles ne reculant devant aucun risque pour satisfaire la curiosité enflammée de ses lecteurs, et toujours dans la perspective de fournir une information fiable, sourcée, pour permettre à chacun de se faire une idée par lui-même, met à votre disposition, bande de petits saligauds, un tiré à part de cet article bouleversifiant.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapStR9V_7I/AAAAAAAAAQQ/Drunfn3EHFs/s1600-h/FeminaLune1.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 257px; height: 332px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapStR9V_7I/AAAAAAAAAQQ/Drunfn3EHFs/s400/FeminaLune1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308146048677838770" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapStfK313I/AAAAAAAAAQY/QVLKSPeXLHQ/s1600-h/FeminaLune2.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 246px; height: 334px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SapStfK313I/AAAAAAAAAQY/QVLKSPeXLHQ/s400/FeminaLune2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308146052224243570" border="0" /></a><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />Vous l'avez constaté, tout mérite d'être lu, dégusté, j'allais dire siroté. Mais sans perdre de temps davantage, arrêtons nous sur quelques extraits :<br /><blockquote>"<span style="font-style: italic;">Les germes Escherichia coli, responsables, la plupart du temps, des crises de cystite, prolifèrent lorsque les urines sont alcalines, c'est à dire peu acides. Et justement, c'est le cas en période de pleine lune. Cela a été démontré par des milliers d'analyse d'urine faites sur de nombreuses années. Si une infection urinaire nécessite systématiquement un avis médical, les femmes concernées par ces </span><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">cystites de pleine lune</span><span style="font-style: italic;"> peuvent agir en prévention grâce à des infusions de canneberge et à une alimentation adaptée pour acidifier leurs urines pendant la pleine lune et durant la semaine qui précéde.</span>"</blockquote>Je demande au lecteur de ces phrases de laisser résonner en lui toute la poésie qui émane de ces cystites de pleine lune, et s'imprégner de la puissance évocatrice de cet alexandrin : "<span style="font-style: italic;">Ô cystit' de plein' lune, infusions de cann'berge</span>"...<br /><br />"Aaah ! s'écrit Gérard Depardieu dans <a href="http://www.dailymotion.com/video/x5iecq_uranus_shortfilms">Uranus</a>, le film du regretté Claude Berri. Je fais enfin des vers !...". Et hop ! une lampée de jaja pour l'inspiration et acidifier ses urines.<br /><br />Ouuuh ! ouuuh ! Voici le cri lugubre et glaçant de la cystite de pleine lune, désemparée, douloureuse, irritée et errante dans la nuit solitaire éclairée par une lune blafarde et néanmoins pleine, à la recherche éperdue du médecin de garde ou du service d'urgence, découvrant soudain, au détour d'un chemin creux les quelques épis de canneberge salvifique se balançant au mouvement d'une douce brise, dont l'ombre en contre-jour se dessine devant le doux visage de Séléné. Sauvée ! La propriétaire de la souffrante vessie tend une main tremblante d'espoir pour recueillir tendrement, au creux de sa paume, les quelques grains strictement nécessaires, qu'elle rapporte avec respect et reconnaissance pour Dame Nature vers son humble chaumière de la rue de la Pompe, où Conchita l'attend déjà, infusoire en main, pour préparer la décoction bienfaisante.<br /><br />J'arrête là quelques secondes pour essuyer les larmes qui glissent lentement vers mon clavier. Si vous n'êtes pas aussi ému que moi, c'est que vraiment, vous avez l'âme sèche.<br /><br />Mais le bon docteur Puget ne révèle pas en nous la seule capacité à émettre des vers. Il nous permet aussi des mycoses. Jugez en par vous même :<br /><blockquote>"<span style="font-style: italic;">Le pH de l'organisme, et donc le pH vaginal</span> [on pardonnera à cet éminent scientifique le dérapage technique qu'il s'autorise en parlant de pH, mais c'est ainsi, un peu de rigueur que diable, on ne se refait pas] <span style="font-style: italic;">devient plus acide en période de pleine lune; or les champignons microscopiques responsables de ces mycoses se développent particulièrement en milieu acide. Et puis la comparaison peut paraître osée, mais elle est plausible : la lune a les mêmes effets sur les champignons de la nature... Les jardiniers et les agriculteurs le savent bien : croissante, elle augmente les flux de liquide dans les végétaux, notamment la circulation des éléments nutritifs, et accroît leur vitalité. Donc les champignons poussent</span>."</blockquote>Que de bucolique simplicité dans cette évocation mycotique. Pour en percevoir toute la splendeur, n'hésitez pas à la relire en écoutant les premières mesures de la Symphonie Pastorale, qui exprime avec la même puissance toute la grâce d'une Nature confiée aux outils binants d'agrestes travailleurs mycophiles.<br /><br />Jean-Pierre Coffe, lui-même, me confiait que les <span style="font-style: italic;">candida albicans</span> de pleine lune sont beaucoup plus goûteux, surtout lorsqu'ils sont confits dans leur leucorrhée d'origine.<br /><br />Mais le plus beau reste à venir :<br /><blockquote>"<span style="font-style: italic;">En phase de pleine lune, tout se passe comme si l'organisme subissait une sorte de minuscule marée intérieure, le volume de sang "gonfle" dans les veines. Chez les personnes qui souffrent d'insuffisance veineuse, la sensation de jambes lourdes est alors accentuée. Cela vaut aussi pour les symptômes des hémorroïdes. Cela explique également que les piqûres saignent davantage et qu'il y ait plus de risques d'hémorragies.</span>"</blockquote>Ami de la poésie, sens-tu monter en toi la marée lunaire dans tes hémorroïdes ?"<br />Hein ? La sens-tu ?<br /><br />Pour ma part, c'est maintenant une vraie congestion qui m'habite.<br /><br />Ah ! Imaginer cette petite marée dans mes veines et mes artères.<br />Ah ! Songer à ce ressac dans mes ventricules, mes varices et mes anévrismes...<br />Ah ! Ressentir mes hématies monter, tel le cheval au galop, vers mon Mont Saint-Michel...<br /><br />Aaaaaah, aaaahh, aaah !... (blanc)<br /><br />Excusez moi de cette interruption momentanée. J'ai dû aller m'essuyer.<br /><br />Bon.<br /><br />Alors je vous vois venir, vous, les esprits chagrins, les ayatollahs de la médecine fondée sur les preuves, ceux qui voient tout en noir, ceux qui ne voient dans le corps humain qu'une compilation d'organes.<br /><br />Je vous entends déjà pousser vos cris d'orfraie : "Charlatanisme !... Scandale !... Comment un médecin peut-il ainsi déconsidérer la médecine ?... Que fait l'Ordre ?... Comment peut-on s'abaisser ainsi ? Tout ça pour faire du fric sur la crédulité des gens ! Des années de patiente et laborieuse éducation à la santé avec nos patients, balayée d'un revers de conneries !..."<br /><br />Eh bien, amis, calmez-vous !<br /><br />Moi je dis que quand le foutage de gueule atteint ce niveau de sublime, quand l'art médical rejoint à ce point la <span style="font-style: italic;">poiesis</span>, quand Hermès (dieu du commerce) nait ainsi d'une si tendre et forte étreinte entre Erato (muse de la poésie pastorale) et Æsclapios (dieu de la médecine), alors, oui vraiment, tout devient possible et il faut, tel le docteur Puget, ne pas hésiter car, comme disait le poète, c'est même à ça qu'on les reconnaît.<br /><br /><blockquote></blockquote><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8779427965101197085?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com4tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-9226680024918322512009-02-18T17:04:00.014+01:002009-02-20T10:14:02.916+01:00Revue Prescrire : ça devait arriver - le Jeu -<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SZ0LKWRp4iI/AAAAAAAAAQI/btz8T7ouD-g/s1600-h/PrescrireLaFaute.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 276px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SZ0LKWRp4iI/AAAAAAAAAQI/btz8T7ouD-g/s400/PrescrireLaFaute.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304408208518537762" border="0" /></a><br /><br />Chacun connaît l'excellence de <a href="http://www.prescrire.org/">la revue Prescrire</a>.<br /><br />En ce qui me concerne, sa lecture régulière, acharnée et continue depuis le premier jour de ma coupable pratique médicale a constitué, dans un premier temps, mon dépucelage pharmaceutique après ma formation universitaire commercialo-industrielle, suivi d'une forme d'orgasme intellectuel (vous savez les petites étoiles qu'on voit dans sa tête l'espace de quelques secondes et puis après on s'endort repu et ronflant) qui au fil du temps s'est mué en une relation certes moins excitante, mais tout aussi enrichissante, me permettant d'accéder aux sphères trop rares mais privilégiées d'une prescription médicamenteuse rationnelle et surtout débarrassée de ses vilénies commerciales.<br /><br />C'est évidemment mon opinion, doublée d'une expérience qui, comme on le sait après la lecture récurrente de cette publication, n'a aucune valeur scientifique, mais cela ne m'empêche pas de la partager avec moi-même et accessoirement avec d'autres qui, ailleurs, assimilent la fréquentation de cette revue à une forme de religiosité, qui pour être laïque, n'en reste pas moins suspecte, comme toute croyance.<br /><br />"<span style="font-style: italic;">Hors de Prescrire, point de salut</span>", proclament certains. D'autres prononcent son Nom avec la déférence propre à toute chose sacrée, en l'accompagnant d'un "<span style="font-style: italic;">béni soit son Nom</span>" systématique et canaliforme lorsqu'il s'agit du déférent.<br /><br />Je reconnais qu'il fut un temps où je n'étais sans doute pas éloigné de cette forme de vénération, d'autant plus que le mode de relation qu'avait établi son fondateur au sein de cette revue, j'ai nommé Gilles Bardelay lui-même, pouvait, selon certains qui s'étaient trouvés écartés du cercle des Elus, s'apparenter à un despotisme éclairé, voire à une dictature de droit divin. Certains médisants m'ont même rapporté que, selon les propos du Maître lui-même, de GB (qui est le chiffre de sa Hautesse) à KGB, la nuance n'était que d'une lettre.<br /><br />Putain, qu'est ce que je fais des phrases quand je cause de Prescrire.<br /><br />Mais voilà, tout à une fin.<br /><br />Et dussé-je provoquer une vague de suicide parmi les membres thuriféraires de son association dite Mieux Prescrire, ou une avalanche de désabonnement parmi les abonnés exsangues par des tarifs que seuls peuvent se permettre des leaders d'opinion arrosés par les labos, ou pire, la pathétique litanie des sarcasmes pitoyables des cuistres à l'anus déchiré par leurs relations industrielles qui attendent depuis bientôt trente ans la première vraie raison de pouvoir continuer à lui chier dessus avec toute l'arrogante connerie qui caractérise les KOL de la caste hospitalo-universitaire-leemique, servilement relayés par le lumpenproletariat libéro-syndico-ordo-généralistique, eh bien, preuve à l'appui, je le révèle aujourd'hui, accrochez vous à vos ordonnanciers publicitaires : PRESCRIRE N'EST PAS INFAILLIBLE !!!<br /><br />Si.<br /><br />Evidemment la Faute est vénielle, mais n'en est pas moins réelle et suffisante pour voir s'effondrer en quelques secondes les années de croyance dans l'infaillibilité prescrificale.<br /><br />Evidemment la connaissance de la faute prescririenne n'est accessible qu'à une élite dont je me vante d'être un des représentants les plus éclairés, élite de la précision de lecture, élite du discernement critique, et dont vous allez pouvoir vérifier par vous-mêmes, bande de gueux, l'appartenance ou non.<br /><br />Car vous ne pensiez quand même pas, bande de galopins vicelards, que j'allais, tout benoîtement vous révéler ainsi la réalité de la faute, sans que vous-mêmes, misérables petits scarabées médicaux, vous ne preniez la peine de connecter quelques uns de vos pathétiques neurones pour y accéder par vous-mêmes.<br /><br />Voir l'Erreur de Prescrire n'est pas, et ne pourra jamais être donnée à tous. Déjà l'accès à cette publication, tant par les efforts financiers qu'elle demande que par sa présentation indigeste que la lecture des Pages Jaunes en commençant par la fin ça ressemblerait à un roman de Tom Clancy, justifie une tournure d'esprit que certains parmi les détracteurs suscités qualifient de perverse. Alors pensez donc ! déceler dans Prescrire une erreur, l'Erreur, n'est plus de l'ordre de la simple perversité, c'est atteindre un sommet du vice, auquel seuls quelques Bénis auront accès.<br /><br />Je vous soumets donc le défi, bande de débris. Et ceux qui le relèveront se verront accorder par ma Majesté le titre envié, sans passer par les douloureuses épreuves de sélection, d'Enculeur de Mouches de Premier Grade, dont je me flatte d'être le Grand Maître et l'Initiateur.<br /><br />Vous allez prendre connaissance de la page 17 du numéro de janvier 2009 de la revue Prescrire, là où se trouve la preuve de la déchéance prescririenne. Cette page est en haut de ce message. Je vais laisser 15 jours aux lecteurs de ce blog (déjà 10 000 visites ! mais vous n'avez donc rien d'autre à foutre !...) pour tenter de déceler sur cette page l'erreur.<br /><br />Dans deux semaines exactement, je vous donnerai la réponse. Et ceux qui auront trouvé LA FAUTE, pour peu qu'ils se soient identifiés par une adresse de courriel valide, recevront par mes soins, spécialement confectionnés à leur attention, le diplôme d'Enculeur de Mouches Prescririennes de Premier Grade.<br /><br />Vous êtes prêts ?<br /><br />Auparavant, je tiens à formuler les avertissements suivants :<br /><br />La participation à ce Sublime Jeu risque, en cas de prescrirodépendance avérée, pour peu que vous trouviez la réponse, d'entraîner de sévères symptômes de sevrage, pour lesquels je décline toute responsabilité et mon avocat est déjà informé.<br /><br />La désillusion que pourrait entraîner la prise de conscience de la réalité de la faiblesse humaine de Prescrire, pourrait entraîner des gestes impulsifs et désordonnés d'abonnement aux publications industrielles et commerciales susceptibles de nuire à la santé des patients qui persisteraient à vous faire, hélas, confiance. Là encore, dans cette éventualité, Julien Bezolles décline lâchement toute responsabilité.<br /><br />Bon voilà. C'est tout. A vos commentaires. N'oubliez pas que l'enfer est dans le détail. La réponse le 4 mars 2009.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-922668002491832251?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com5tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-1205497203911620502009-01-23T17:53:00.006+01:002009-01-23T19:06:01.205+01:00Je ne suis pas un abonné. Je suis un homme libre !!<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SXoG5zmXSaI/AAAAAAAAAP0/2KHvqZshUKQ/s1600-h/180px-Patrick_McGoohan_-_Acteur.png"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 180px; height: 136px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SXoG5zmXSaI/AAAAAAAAAP0/2KHvqZshUKQ/s400/180px-Patrick_McGoohan_-_Acteur.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294551902100867490" border="0" /></a><br /><br />Ca y est. Abonné 0027537...<br /><br />15 jours. Ils ont mis 15 jours à me repérer après que j'ai vissé ma plaque.<br /><br />Le 1er j'ai ouvert. Le 15 j'ai commencé à recevoir leurs journaux. Quotidien du médecin, Le Généraliste, etc.<br /><br />Big Pharma is watching you !<br /><br />J'avais compté trois semaines avant que le rabatteur des firmes, j'ai nommé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cegedim">Cegédim</a>, me repère et me mette dans ses fichiers. Record battu ! 15 jours chrono. Je suis même pas encore dans les Pages Jaunes.<br /><br />C'est qu'il y a urgence. Il faut les fliquer les médecins, pardon les prescripteurs à potentiel fort ou faible, la chair à médicaments... Pas question d'en laisser passer un.<br /><br />Question de part de marché. C'est que ça bouffe un actionnaire de l'industrie pharmaceutique. Crise ou pas crise.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SXn8erFIHDI/AAAAAAAAAPs/V4c61WI1RwQ/s1600-h/200px-PennyFarthing.svg.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 162px; height: 168px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SXn8erFIHDI/AAAAAAAAAPs/V4c61WI1RwQ/s400/200px-PennyFarthing.svg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294540440841231410" border="0" /></a>Déjà, j'avais pas ouvert depuis 5 jours, un premier coup de fil voulait me vanter les mérites de la <a href="http://julienbezolles.blogspot.com/2008/02/lthique-mdicale-marque-dpose-par.html">proximologie®, marque déposée par Novartis</a>, à travers une pseudo-association de formation médicale. Je lui ai dit d'aller <a href="http://formindep.org/La-proximologie-l-Espace-Ethique">voir au Formindep</a> si j'y étais.<br /><br />Je ne suis pas un abonné, je suis un homme libre. Paix à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_McGoohan">Patrick McGohan</a>.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-120549720391162050?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com5tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-17188448111576104932009-01-03T16:46:00.001+01:002009-01-03T16:47:35.274+01:00Les pauvres me font chierEt vive la communication non verbale !<br /><br /><div><object width="420" height="339"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7vjvm"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7vjvm" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x7vjvm">Quand Bachelot oublie qu'elle est filmée à la radio</a></b><br /><i>par <a href="http://www.dailymotion.com/rue89">rue89</a></i></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-1718844811157610493?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com1tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-44955331615955097952008-12-12T13:04:00.011+01:002008-12-13T09:02:01.111+01:00Souvenirs, souvenirs...<span style="font-size:78%;"><br /><a class="copyright" href="http://www.parisenimages.fr/fr/conditions-utilisation.html" target="_blank">© Roger-Viollet</a></span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SUJTq4nSyeI/AAAAAAAAAPg/s-xL_CDwQe8/s1600-h/153-12.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 292px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SUJTq4nSyeI/AAAAAAAAAPg/s-xL_CDwQe8/s400/153-12.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278873709448448482" border="0" /></a>En février 1935, les étudiants en médecine français font grève contre l'"<span style="font-style: italic;">invasion métèque</span>" dans les facultés de médecine, soutenus par leurs professeurs et "maîtres", le syndicat médical de l'époque, les journaux médicaux, etc. Bref, la quasi totalité de la profession.<br /><br />Pour en savoir plus :<br /><span style="font-weight: bold;">Le Monde des médecins au XXème siècle </span><br />par <span class="addmd">Bénédicte Vergez-Chaignon</span><br />Editions Complexe, 1996<div class="bookinfo_section_line">ISBN 2870276427, 9782870276426</div><div class="bookinfo_section_line">312 pages</div><span style="font-weight: bold;">Lire en particulier à partir de la page 62 :</span><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://books.google.fr/books?id=bXZXXm0wp8gC&pg=PA3&source=gbs_selected_pages&cad=0_1#PPA62,M1">Femmes , étrangers et juifs : les indésirables de l'entre-deux-guerres.</a><br /><br /><br /><span style="font-size:78%;"><br /><br /></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-4495533161595509795?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com2tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-38450899100091532282008-12-12T09:43:00.018+01:002008-12-12T14:12:52.238+01:00Le monde merveilleux des étudiants en médecine<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SUJSftLlFhI/AAAAAAAAAPY/Mi_skiKCJBw/s1600-h/soiree2106.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SUJSftLlFhI/AAAAAAAAAPY/Mi_skiKCJBw/s400/soiree2106.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278872417889228306" border="0" /></a><br /><span style="font-style: italic;"><br /><br /></span>Vous voulez prendre un bon coup de consternation avant un week-end qui s'annonçait serein ?<br /><br />Julien Bezolles va encore vous défoncer le moral.<br /><br />Allez jeter un coup d'oeil sur <a href="http://www.e-carabin.net/forumdisplay.php?f=250&order=desc">la page <span style="font-weight: bold;">Actualités du Forum des étudiants en médecine</span></a> (de l'Association nationale des Etudiants en médecine de France). Je n'en ai jamais fait partie, et par un heureux hasard lorsque je végétais carabin je n'en avais jamais entendu parler. Mais ça fait si longtemps, on soignait encore par clystères et on apprenait la médecine dans les incunables.<br />Alors vous pensez, Internet...<br /><br />Vous avez vu ?<br /><br />Je ne sais pas si les étudiants en médecine qui s'expriment sur le forum de l'Anemf sont représentatifs des étudiants en médecine en France, mais je frémis à l'idée qu'ils soient significatifs...<br /><br />Bon, maintenant, sans déconner, est-ce que vous voyez une différence entre les thèmes d'actualités abordés par ceux-là, à qui vous allez confiez votre vie et celles de vos enfants, et le journal télévisé de ... prenons un gars au hasard... par exemple ... je ne sais pas, moi, allez, disons... Jean-Pierre Pernod, pardon, Pernaud ?<br /><br />Mais ça pourrait aussi bien être <span style="font-style: italic;">"Franche Démence"</span>, "<span style="font-style: italic;">La Fesse du Matin</span>", "<span style="font-style: italic;">Franche Foire"</span>, "<span style="font-style: italic;">Ici Pourri"</span>, <span style="font-style: italic;">"Closet"</span>, <span style="font-style: italic;">"Quéquêtes et Refellations"</span> le nouveau magazine de reportages, etc.<br /><br />Sans oublier, les pages économiques de "<span style="font-style: italic;">Votre Fric</span>", "<span style="font-style: italic;">Plein les Fouilles</span>", "<span style="font-style: italic;">Actions Directes</span>", "<span style="font-style: italic;">La Bourse c'est la vie</span>", parce que quand même faut pas que du trash, l'argent aussi ça compte...<br /><br />Et enfin, les meilleures pages du "<span style="font-style: italic;">Petit Corporatiste Illustré</span>", "<span style="font-style: italic;">Mémoires Edifiantes de Robert Poujade</span>", "<span style="font-style: italic;">Le Médecin (Ré)Actionnaire en 10 leçons</span>", "<span style="font-style: italic;">La Médecine l'Oréal, parce que je le veau bien</span>", "<span style="font-style: italic;">Les pauvres méritent-ils encore d'être soignés ?</span>", etc.<br /><br />Non ?<br /><br />Prenons au hasard quelques uns des thèmes les plus lus et les plus commentés (les chiffres entre parenthèses correspondent aux visites à la date d'aujourd'hui, 12 décembre 2008) :<br /><br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=55945" id="thread_title_55945" style="font-weight: bold;">devis et dépassement d'honoraires</a> <span class="smallfont" style="white-space: nowrap;">(</span>8 147)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=66651" id="thread_title_66651" style="font-weight: bold;">Les biologistes inaugurent la contre-attaque des professions de santé libérales</a> <span class="smallfont" style="white-space: nowrap;">(3682)</span><br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68223" id="thread_title_68223" style="font-weight: bold;">Un malade psy poignarde un étudiant à Grenoble</a> (3384)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=67615" id="thread_title_67615" style="font-weight: bold;">toujours, misérabilisme et mépris...</a> (6789)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=66050" id="thread_title_66050" style="font-weight: bold;">dermatologues VS esthéticiennes</a> (3936)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68428" id="thread_title_68428">enquetes et révélations sur..... TF1</a> (1291)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68474" id="thread_title_68474" style="font-weight: bold;">Une mineure séquestrée par un pédophile récemment sorti de prison</a> (1030)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68371" id="thread_title_68371">Le député UMP Jean-Marie Demange tue une femme avant de se donner la mort</a> (1412)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=67720" id="thread_title_67720">Un patient lui enfonce un couteau dans le cou</a> (2245)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=33296" id="thread_title_33296">Deux chirurgiens tués dans un crash</a> (32288 - le record !)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=66876" id="thread_title_66876">Guillaume Depardieu est décédé</a> (2703)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=66172" id="thread_title_66172">Quelles actions acheter?</a> (2759)<br /><br />Et ce ne sont que les deux pages les plus récentes. Il y en a 45 comme ça.<br /><br />Accordons à l'honnêteté qu'il n'y a pas que des thèmes d'actualité de ce genre. Certains semblent plus en phase avec la découverte et l'apprentissage de l'exercice professionnel. Il suffit alors de regarder parmi les moins consultés :<br /><br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=69295" id="thread_title_69295" style="font-weight: bold;">Réforme des CHU</a> (654)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=69141" id="thread_title_69141">Article : influence de l'industrie pharmaceutique sur les prescriptions</a> (353)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68740" id="thread_title_68740" style="font-weight: bold;">Le gouvernement veut enfermer les SDF contre leur gré</a> (566)<br />- <a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68508" id="thread_title_68508" style="font-weight: bold;">Greffe de Trachée sans Immunosuppresseurs !!!</a> (445)<br /><br /><a href="http://www.e-carabin.net/showthread.php?t=68508" id="thread_title_68508" style="font-weight: bold;"></a><div>Pour ceux qui en ont encore le courage, je les laisse parcourir les commentaires à la recherche de ceux qui permettent de continuer à espérer.<br /><br />Il y en a.<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-3845089910009153228?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com4tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-84221671952383716432008-12-04T08:38:00.005+01:002008-12-04T08:55:25.263+01:00La loi de l'industrie - A lire d'urgence sur le site du Formindep<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/STeMU901foI/AAAAAAAAAO4/sOHIJCSBNP4/s1600-h/le_dictateur.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 279px; height: 388px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/STeMU901foI/AAAAAAAAAO4/sOHIJCSBNP4/s400/le_dictateur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275839780309270146" border="0" /></a><br />C'est essentiellement la propagande pharmaceutique qui détermine les prescriptions de médicaments en France et dans le monde. Les connaissances scientifiques n'y ont quasiment aucune part.<br /><div class="titre"><br />Pour ceux qui en doutent encore (et aussi pour les autres), prendre le temps de lire cet article du New York Times et l'enquête du Formindep :<br /><a href="http://formindep.org/Grande-etude-petites-consequences">Grande étude, petites conséquences</a></div> <div class="soustitre"><a href="http://formindep.org/Grande-etude-petites-consequences">Comment l’industrie pharmaceutique a étouffé l’essai ALLHAT</a><br /><br />N'est-il pas temps d'entrer vraiment en résistance ?<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8422167195238371643?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com2tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-86208184790482316762008-12-01T18:43:00.006+01:002008-12-12T14:15:00.096+01:00Maltraitance d'Etat3 p'tits liens et puis s'en vont :<br /><br /><a href="http://www.20minutes.fr/article/276558/France-Les-propositions-de-la-commission-Varinard-pour-reformer-la-justice-des-mineurs.php">http://www.20minutes.fr/article/276558/France-Les-propositions-de-la-commission-Varinard-pour-reformer-la-justice-des-mineurs.php</a><br /><br /><a href="http://www.20minutes.fr/article/277180/France-Delinquance-des-mineurs-detecter-les-troubles-du-comportement-des-3-ans.php">http://www.20minutes.fr/article/277180/France-Delinquance-des-mineurs-detecter-les-troubles-du-comportement-des-3-ans.php</a><br /><br /><a href="http://www.yetiblog.org/index.php?post/LES-CHIENS-AU-COLLEGE">http://www.yetiblog.org/index.php?post/LES-CHIENS-AU-COLLEGE</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8620818479048231676?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com4tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-69125502308004863402008-11-30T17:33:00.006+01:002008-11-30T19:07:00.807+01:00"J'ai trouvé ça plus éthique"<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/STLGrdLM02I/AAAAAAAAAOg/S4kF5iwnao8/s1600-h/EP_14_017-b.jpg"><img style="cursor: pointer; width: 283px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/STLGrdLM02I/AAAAAAAAAOg/S4kF5iwnao8/s400/EP_14_017-b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274496563472552802" border="0" /></a><br /><span style="font-style: italic;">Soirée-labo éthique</span><span style="font-weight: bold;"><br /><br />Ce </span><a style="font-weight: bold;" href="http://docteurvincent.blogspot.com/2008/11/gnreux-labos.html">post</a> issu du blog "<a href="http://docteurvincent.blogspot.com/">les états d'âme du docteur Vincent</a>" rapporte <a href="http://formindep.org/Essai-Psychotherapie-bat-Zybano-39">un article du professeur Robert Molimard</a>, paru dans la rubrique "<a href="http://formindep.org/-L-Alter-tabacologie-">alter-tabacologie</a>" du site du <a href="http://www.formindep.org/">Formindep</a>. Une occasion de parler de l'influence de l'industrie pharmaceutique sur l'information et la formation médicales.<br /><br />Mais c'est le dernier paragraphe qui est incroyable :<br /><span style="color: rgb(102, 0, 0); font-style: italic;"><blockquote>"Au fait hier je suis allé à une réunion de labo: discours de 90 minutes, on nous avait demandé de rendre les stylos prêtés à l'arrivée (plus de cadeaux!) et nous avons eu droit à un buffet froid ensuite. J'ai trouvé ça plus éthique."</blockquote></span>Le bon docteur Vincent est allé à une soirée labo, donc pour apprendre rien et se faire manipuler, et il se réjouit de n'y avoir reçu aucun cadeau. Ils ont même ramassé les stylos à la fin, qu'il explique ! Les participants n'auront donc utilisé ces stylos que le temps d'y lire le logo du médicament dessus. Et la bouffe était un buffet froid.<br /><br />Formidable !<br /><br />Les labos n'ont même plus besoin de dépenser du fric pour attirer les médecins. Quand ils les inviteront en les faisant assoir sur un cageot et en leur filant un sandwich, il y en a encore qui trouveront ça éthique ! Formidable ce labo, il nous traite comme de la merde, quelle éthique !<br /><br />Et avec un fouet et des cuissardes en latex à talon aiguille, ça sera encore meilleur, hein docteur ? : "Oui, j'ai amené ma vaseline, maîtresse VM... Ce n'est pas la peine que vous m'en mettiez... Comment ? Bien sûr que je l'ai achetée moi-même ! Qu'est ce que vous croyez ? C'est beaucoup plus éthique !"<br /><br />L'étape suivante, ce sera quand le labo, toujours au nom de l'éthique, demandera au médecin de payer lui-même les voyages et les congrès qu'il organise pour diffuser sa propagande. Et sa communication s'en trouvera même renforcée, car une démarche aussi éthique, ça c'est le signe d'un labo sérieux !<br /><br />L'industrie n'aura même plus besoin de dépenser du fric pour manipuler les médecins. Elle va même en gagner ! La propagande pharmaceutique a encore de beaux jours devant elle. Et les dégâts qui vont avec.<br /><span style="font-style: italic;"></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-6912550230800486340?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com3tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-74870839018307496992008-11-29T12:22:00.010+01:002008-11-30T10:17:23.615+01:00Heureusement les achats ont pu continuer<span style="font-weight: bold;">Un léger effet collatéral de la société de consommation.</span><br /><br />Un employé de la chaîne de grandes surfaces Wal-Mart a été piétiné à mort par la foule des acheteurs à l'ouverture du magasin.<br />Ca s'est passé à New-York vendredi 28 novembre 2008 à 5 heures du matin, pour les soldes.<br />Le société Wal-Mart a exprimé ses regrets à la famille.<br />Heureusement ce n'était qu'un intérimaire et cela n'a pas interrompu les achats.<br />Noël est en effet une fête si importante, et la crise si difficile. Malgré le drame qui nous étreint, les soldes doivent se poursuivre.<br /><br /><object height="344" width="425"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5ObKm4w9igM&hl=fr&fs=1"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowscriptaccess" value="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/5ObKm4w9igM&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="344" width="425"></embed></object><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-7487083901830749699?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com0tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-85837399622617890552008-11-26T08:16:00.015+01:002008-12-13T08:57:05.051+01:00C'est du Propre !...<span style="font-style: italic;">Publicités vues hier dans un grand quotidien national qui sort l'après-midi...</span><br />Chacun à sa place dans une société plus propre :<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSz6vawEeOI/AAAAAAAAAM4/DM109pYmKME/s1600-h/Proprete1.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 364px; height: 286px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSz6vawEeOI/AAAAAAAAAM4/DM109pYmKME/s400/Proprete1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272864956285745378" border="0" /></a><br />- l'immigré africain tient le balai,<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0CX4rHdjI/AAAAAAAAAOQ/60jlxEJU-oo/s1600-h/Proprete2.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 364px; height: 285px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0CX4rHdjI/AAAAAAAAAOQ/60jlxEJU-oo/s400/Proprete2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272873348094195250" border="0" /></a><br /><br />- l'immigré européen mais quand même un peu au sud distribue les balais,<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0CQTDK8bI/AAAAAAAAAOA/flFPyBUODzo/s1600-h/proprete3.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 361px; height: 280px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0CQTDK8bI/AAAAAAAAAOA/flFPyBUODzo/s400/proprete3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272873217735455154" border="0" /></a><br />- et le français BBR (une femme quand même, faut vivre avec son temps) dirige.<br /><br /><span style="font-style: italic;"></span><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0BnLgDXaI/AAAAAAAAAN4/1C5lVDmPdCU/s1600-h/Proprete4.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 360px; height: 516px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SS0BnLgDXaI/AAAAAAAAAN4/1C5lVDmPdCU/s400/Proprete4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272872511334473122" border="0" /></a><br /><br /><br />Et au dessus de tout ça les Patrons de la Propreté (avec un P majuscule, s'il vous plaît) qui font leur com pour nous faire croire comment ils luttent contre l'exclusion.<br /><br />Si ça se trouve, ils ont carrément des particules eux, style : Jean-Aymard d'Etre de Corvée de Chiottes de Mainmatin de Bonneheure.<br /><br />La RSE ça s'appelle en langage marketing des firmes : Responsabilité Sociale de l'Entreprise.<br /><br />La Propreté : le sens des vrais valeurs et de la hiérarchie sociale.<br /><br /><span style="text-decoration: underline;"><br /><br /><br /></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSz-oZ5FD7I/AAAAAAAAANo/NqZ_qFVr6-s/s1600-h/51LTKhMaVxL._SL500_AA240_.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSz-oZ5FD7I/AAAAAAAAANo/NqZ_qFVr6-s/s400/51LTKhMaVxL._SL500_AA240_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272869233842524082" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold;">Pour mieux comprendre, lire :</span><br /><a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSz6wjgwiDI/AAAAAAAAANY/xA1c827GAxQ/s1600-h/51LTKhMaVxL._SL500_AA240_.jpg">"</a><a style="font-weight: bold;" href="http://www.editions-fayard.fr/livre/fayard-316704-La-Guerre-des-classes-hachette.html">La guerre des classes" de François RUFFIN</a><span style="font-weight: bold;">, </span><br /><span style="font-weight: bold;">Editions Fayard - Paris 2008 : </span><b style="font-weight: bold;">ISBN :</b><span style="font-weight: bold;"> 978-2213638164 - 19 euros.<br /></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8583739962261789055?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com1tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-81769869039161968222008-11-25T08:17:00.003+01:002008-11-25T08:26:49.345+01:00Communiqué du Formindep - OUI à l’accès public aux conventions entre les médecins et l’industrie pharmaceutique !<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSuoBQc9QrI/AAAAAAAAAMw/pEDvrbDZ5fY/s1600-h/transparence.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSuoBQc9QrI/AAAAAAAAAMw/pEDvrbDZ5fY/s400/transparence.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272492528317055666" border="0" /></a><br /><div class="soustitre"><span style="font-weight: bold;">Une occasion exceptionnelle lors de l’examen du PLFSS 2009</span> </div> <div class="image"><br /></div> <!-- Fin detail --> <div class="chapo">Le <i class="spip">Formindep</i> demande le maintien de l’amendement à la loi sur la transparence de l’information médicale voté par le sénat le 19 novembre lors de l’examen du PLFSS 2009, qui autorise les ordres professionnels à rendre publiques les conventions passées entre les médecins et l’industrie pharmaceutique.</div> <h3 class="spip">Communiqué</h3> <p class="spip">Le 19 novembre dernier au Sénat, lors de la discussion du PLFSS 2009, les sénateurs ont adopté un amendement à la loi sur la transparence de l’information médicale (Article L4113-13 du code de la santé publique) qui prévoit que les conventions passées entre les médecins et l’industrie pharmaceutique soient rendues publiques par l’ordre des médecins.</p> <p class="spip">Cette possibilité accordée aux citoyens de prendre connaissance des liens d’intérêts des médecins avec l’industrie est une avancée considérable pour la transparence de l’information médicale, pour la qualité et le coût des soins qui en découlent, pour la vie démocratique en général car l’impact des conflits d’intérêts dépasse largement le monde de la santé.</p> <p class="spip">Malheureusement, du fait de l’opposition de la Ministre de la santé et de l’influence du lobby pharmaceutique, cet amendement risque très probablement d’être rejeté par la commission mixte paritaire des deux assemblées qui va se réunir jeudi 27 novembre pour finaliser la loi.</p> <p class="spip">Le <i class="spip">Formindep</i>, association citoyenne de patients et de professionnels de santé, demande que les élus de la République ne laissent pas passer cette chance de mettre réellement en place les moyens de la transparence de l’information médicale, et maintiennent cet amendement dans le texte de loi définitif.</p> <p class="spip">En matière de santé, l’intérêt des patients et des professionnels de santé doit primer sur celui des firmes et de leurs actionnaires. A travers le maintien ou le rejet de cet amendement, les députés et sénateurs auront l’occasion de dire clairement au nom de quels intérêts ils agissent.</p> <p class="spip"><a href="http://formindep.org/IMG/pdf/Formindep241108.pdf" class="spip_in"><strong class="spip">Télécharger le communiqué du <i class="spip">Formindep</i> </strong></a> Format pdf. Taille :115 ko.</p> <hr class="spip"> <h3 class="spip">Pour en savoir plus :</h3> Le 19 novembre dernier, lors du débat au Sénat sur le projet de loi pour le financement de la sécurité sociale (PLFSS) de 2009, s’est déroulé un événement passé inaperçu mais capital pour la transparence de l’information médicale, transparence indispensable à la qualité de cette information et aux soins qui en découlent. <p class="spip">En effet, un alinéa additionnel à l’article <a href="http://formindep.org/spip.php?article113" class="spip_in">L 4113-13 du code de la santé publique</a> a été voté par le Sénat. Cet amendement, rédigé par le sénateur François Autain et présenté par la sénatrice Isabelle Pasquet au nom du groupe communiste républicain et citoyen, stipule que <strong class="spip">les ordres professionnels doivent rendre publiques les conventions passées entre les professionnels de santé et l’industrie pharmaceutique.</strong></p> <p class="spip">(<a href="http://www.senat.fr/seances/s200811/s20081119/s20081119_mono.html" class="spip_out">voir le compte rendu</a> des échanges, et l’extrait concerné en bas de ce message)</p> <p class="spip"><a href="http://formindep.org/spip.php?article113" class="spip_in">L’article L 4113-13</a> du code de la santé publique, voté en 2002, (article 26 de la loi dite Kouchner sur les droits des malades) oblige en effet les professionnels de santé qui s’expriment publiquement (supports grand public ou professionnels) sur un produit de santé à déclarer leurs liens d’intérêts avec des firmes pharmaceutiques. L’application de cette loi est confiée aux ordres professionnels.</p> <p class="spip">Cette obligation de transparence de l’information médicale et d’exposer les liens d’intérêts des leaders d’opinion en médecine s’impose depuis des années dans l’ensemble des pays développés, comme <a href="http://formindep.org/spip.php?article187" class="spip_in">une question d’hygiène</a>. L’opacité de l’information médicale dissimule dépendances et compromissions des professionnels de santé avec l’industrie pharmaceutique, et cherche à leurrer patients et soignants en <a href="http://formindep.org/spip.php?article184" class="spip_in">faisant passer de la communication promotionnelle pour de l’information scientifique</a>. Cette opacité constitue maintenant un facteur de risque sanitaire avéré, mettant en danger la qualité de l’information, la qualité des soins (cf scandale du Vioxx), et aggravant inutilement les dépenses de santé et les déficits sociaux.</p> <p class="spip">Cette loi de la transparence de l’information n’est donc pas une loi anodine.</p> <p class="spip">En 2006, les décrets d’application de la loi n’étaient toujours pas parus, malgré les demandes répétées du <i class="spip">Formindep</i> et du sénateur Autain. Le <i class="spip">Formindep</i> dépose alors <a href="http://formindep.org/spip.php?article111" class="spip_in">un recours devant le Conseil d’Etat</a>, et <a href="http://formindep.org/spip.php?article118" class="spip_in">les décrets sont enfin promulgués en mars 2007</a>. <a href="http://formindep.org/spip.php?article143" class="spip_in">Le Conseil d’Etat condamne même le gouvernement à verser 3 000 euros au <i class="spip">Formindep</i> en dédommagement</a>.</p> <p class="spip">La loi peut enfin s’appliquer.</p> <p class="spip">Un an après la parution des décrets, le <i class="spip">Formindep</i> décide de <strong class="spip"><a href="http://formindep.org/spip.php?article186" class="spip_in">vérifier l’application de cette loi</a></strong>. Durant le mois d’avril 2008, il observe la prise de parole de plus de 100 professionnels de santé dans des media professionnels ou grand public. Aucun d’entre eux n’a déclaré de conflits d’intérêts. Le <i class="spip">Formindep</i> interroge alors les ordres concernés pour avoir confirmation que leur absence de déclaration d’intérêts lors de leur intervention correspond bien à une absence de liens d’intérêts.</p> <p class="spip">Les ordres professionnels sont en effet les seuls à détenir systématiquement les preuves de ces liens : ils sont en effet dépositaires de toutes les conventions passées entre les médecins et les firmes pharmaceutiques pour lesquelles ils doivent donner un avis consultatif. En l’absence d’information des ordres, le <i class="spip">Formindep</i> estime que <a href="http://formindep.org/spip.php?article170" class="spip_in"><strong class="spip">plus de 100 000 conventions</strong></a> sont passées annuellement en France entre les médecins et l’industrie pharmaceutique.</p> <p class="spip">Seul l’accès des citoyens à ces conventions permettrait de vérifier facilement le respect ou non de la loi par les médecins. L’IGAS elle-même dans son <a href="http://formindep.org/spip.php?article142" class="spip_in">rapport d’octobre 2007 sur « <i class="spip">l’information des médecins généralistes sur le médicament</i> »</a> recommandait ; pour la bonne application de cette loi, que ces conventions soient accessibles publiquement.</p> <p class="spip">Interrogé par le <i class="spip">Formindep</i> sur l’absence de conflits d’intérêts des médecins qui se sont exprimés sans déclarer de lien, l’Ordre des médecins a refusé de répondre à cette demande. Certains ordres départementaux et médecins sont même allés jusqu’à menacer le <i class="spip">Formindep</i> de suites judiciaires ! Uniquement parce qu’il demande les moyens d’appliquer une loi dont l’ordre des médecins à la responsabilité. Le <i class="spip">Formindep</i> confirme donc les propos de la sénatrice Isabelle Pasquet lors de la séance du 19 novembre (voir en fin de cet article) : « <i class="spip">les ordres professionnels n’assurent pas la mission de contrôle et de vérification de cette loi dont ils ont pourtant la responsabilité.</i> »</p> <p class="spip">L’adoption de cet amendement par le Sénat est <strong class="spip">une avancée considérable</strong> pour les patients et les citoyens.</p> <p class="spip">Il permettra de vérifier la réalité de la transparence de l’information médicale diffusée par les médecins lors de leur prise de parole devant le grand public ou devant leurs confrères : s’expriment-ils dans le seul intérêt des patients ou sont-ils influencés, voire payés, par les firmes pour relayer un message publicitaire ? L’adoption de cet amendement permettra aux citoyens de distinguer l’information médicale, utile aux patients et à ceux qui les soignent, de la communication promotionnelle, utile aux firmes et à leurs actionnaires.</p> <p class="spip">Il s’agit également d’une <strong class="spip">avancée pour la vie démocratique</strong> en général, car la transparence de l’information et l’exposition des conflits d’intérêts ne concernent pas, loin s’en faut, que le monde de la santé.</p> <p class="spip">Malheureusement cet amendement <strong class="spip">risque de ne pas passer l’obstacle</strong> de la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat qui doit se réunir le jeudi 27 novembre pour finaliser le texte de la loi de financement de la sécurité sociale. <strong class="spip">L’opposition affichée de la Ministre</strong> de la santé, Mme Bachelot, et <strong class="spip">l’influence du lobby pharmaceutique</strong> sur nombre d’élus de la République font craindre que, là encore, l’intérêt des patients et de la santé publique passe après celui des firmes et de leurs actionnaires.</p> <p class="spip">Le <i class="spip">Formindep</i> ne peut accepter cette perspective alors qu’une étape décisive pour la transparence de l’information médicale, la qualité des soins et la démocratie sanitaire est sur le point d’être franchie.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le <i class="spip">Formindep</i> demande solennellement aux députés et sénateurs</strong> qui se réuniront en commission le 27 novembre pour examiner la version définitive de la loi sur le financement de la sécurité sociale, de ne pas supprimer cet amendement.</p> <p class="spip">Le maintien de cet amendement sera un signal fort adressé aux citoyens que les élus de la nation peuvent s’extraire des pressions des lobbies pour rester fidèles à l’intérêt général.</p> <hr class="spip"> <h3 class="spip"> <strong class="spip"> Extrait du <a href="http://www.senat.fr/seances/s200811/s20081119/s20081119_mono.html" class="spip_out">compte rendu de la séance du 19 novembre 2008 au Sénat</a></strong> </h3> <p class="spip"><strong class="spip">M. le président.</strong> L’amendement n° 430, présenté par M. Autain, Mme David, M. Fischer, Mmes Hoarau, Pasquet et les membres du groupe Communiste Républicain et Citoyen, est ainsi libellé :</p> <p class="spip">Après l’article 33, insérer un article additionnel ainsi rédigé :</p> <p class="spip">Après le premier alinéa de l’article L. 4113-13 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :</p> <p class="spip">« Les conventions conclues entre les membres des professions médicales et les entreprises ou établissements mentionnés au premier alinéa doivent être rendues publiques. Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. »</p> <p class="spip">La parole est à Mme Isabelle Pasquet.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Mme Isabelle Pasquet.</strong> Depuis le 25 mars 2007, date de la parution du décret d’application, l’article 26 de la loi relative aux droits des malades est enfin applicable ; il s’agit de l’article L. 4113-13 du code de la santé publique. Il prévoit que tout professionnel de santé – médecins, pharmaciens – doit déclarer ses liens d’intérêts avec les entreprises commercialisant ou fabriquant un produit de santé.</p> <p class="spip">Cette obligation s’applique aux interventions professionnelles et dans les médias grand public, quel que soit le support : écrit, oral, électronique ou audiovisuel.</p> <p class="spip">En effet, imposer l’indépendance, renforcer la transparence sont essentiels pour la garantie de soins de meilleure qualité, mais aussi pour la réduction des dépenses de sécurité sociale.</p> <p class="spip">L’information subjective, partisane, manipulée, émise par un professionnel de santé à destination d’un patient, d’un confrère ou de n’importe quel citoyen peut entraîner des soins injustifiés et avoir de graves conséquences en termes de vie humaine au premier chef, comme ce fut le cas lors de l’affaire du Vioxx en 2004, mais aussi des conséquences financières.</p> <p class="spip">Une étude en date de 2008 réalisée par le Congrès des États-Unis tend à démontrer qu’une économie de 35 % pourrait être réalisée chaque année sur les dépenses de santé si les patients comme les professionnels de santé disposaient de données non biaisées sur l’efficacité des traitements médicaux.</p> <p class="spip">Or la loi n’est pas appliquée. On pourrait d’ailleurs en dire autant de l’article R.161-85 du code de la sécurité sociale puisque la Haute Autorité de santé n’a toujours pas rendu possible à ce jour la déclaration publique d’intérêts des membres de la commission de transparence pour la période 2004-2006.</p> <p class="spip">Il semble que les ordres professionnels n’assurent pas la mission de contrôle et de sanction qui leur a été confiée par la loi dans ce domaine. Dépositaires des conventions et contrats liant le professionnel avec une entreprise en vertu de l’article L. 4113-6 du code de la santé publique, ils sont pourtant les seuls à pouvoir dire qu’un médecin qui n’a pas déclaré de lien d’intérêt n’en a effectivement pas en vérifiant qu’il ne leur a pas transmis de convention passée avec une entreprise.</p> <p class="spip">Bien entendu, la mise en place d’une obligation, à la charge des professionnels, de rendre publiques les conventions passées avec les entreprises agissant directement ou indirectement dans le domaine de la santé ne doit pas porter sur l’ensemble des éléments inscrits dans ces conventions, telles que des données pharmacologiques ou cliniques, qui doivent rester dans le domaine de la propriété industrielle ; elle porte uniquement sur le fait que ce professionnel a un rapport de dépendance financière vis-à-vis de l’entreprise.</p> <p class="spip">Pour aider les ordres professionnels dans cette tâche difficile, je propose, par cet amendement, que les conventions soient rendues publiques. Ainsi, quiconque le souhaite pourrait vérifier que le professionnel concerné s’exprime en toute indépendance sur un produit de santé.</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. le président.</strong> Quel est l’avis de la commission ?</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. Alain Vasselle, rapporteur.</strong> Avis défavorable.</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. le président.</strong> Quel est l’avis du Gouvernement ?</p> <p class="spip"><strong class="spip">Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre.</strong> Je comprends le souci de transparence de Mme Pasquet. Il y a transmission de ces conventions au conseil de l’Ordre et cela est vérifié sur le plan ordinal. Simplement, si ces conventions étaient rendues publiques, se poseraient évidemment des problèmes graves d’atteinte à la vie privée que cet amendement ne permet pas de résoudre.</p> <p class="spip">Les contrôles existent mais ils doivent, à mon avis, rester de l’ordre de la surveillance ordinale.</p> <p class="spip">C’est la raison pour laquelle je ne peux pas être favorable à votre amendement, madame Pasquet, même si je partage votre souci de transparence, laquelle est assurée.</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. le président.</strong> Je mets aux voix l’amendement n° 430. <i class="spip"> (Après une épreuve à main levée déclarée douteuse par le bureau, le Sénat, par assis et levé, adopte l’amendement.)</i></p> <p class="spip"><strong class="spip">M. le président.</strong> En conséquence, un article additionnel ainsi rédigé est inséré dans le projet de loi, après l’article 33. (Applaudissements sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.)</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. François Autain.</strong> Monsieur le président, devant le succès remporté par cet amendement, je retire les amendements nos 139 rectifié, 433 et 432. (Sourires.)</p> <p class="spip"><strong class="spip">M. Jean-Jacques Jégou, rapporteur pour avis.</strong> Bravo !</p> <!-- Sarka 1.9.1 : redimensionnement configuré dans espace privé --><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-8176986903916196822?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com1tag:blogger.com,1999:blog-7281724046038994698.post-21207272593323833682008-11-24T09:15:00.019+01:002008-12-02T15:23:43.700+01:00La xénophobie : réponse à la pénurie de généralistes dans les campagnes<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSrQoExsULI/AAAAAAAAAMo/IJGmyMcvSDE/s1600-h/200605_-_Artemare_2.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 390px; height: 291px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_62FaJGbchnc/SSrQoExsULI/AAAAAAAAAMo/IJGmyMcvSDE/s400/200605_-_Artemare_2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272255700686098610" border="0" /></a><br />- Ah, la crise de la démographie médicale !...<br />- Ah, la pénurie de médecins généralistes dans nos campagnes !...<br />- On ne peut plus se soigner, ma pauv'dame !<br />- Mais que font les élus, le gouvernement ?<br />- Les médecins ne veulent plus travailler de nos jours ! Tous des fainéants !<br />- Maintenant je dois faire des kilomètres pour trouver un médecin.<br />- Impossible de trouver quelqu'un la nuit ou le dimanche pour mon rhume, mon renouvellement de pilule, un certificat de pétanque, etc.<br /><br /><a href="http://julienbezolles.blogspot.com/2008/06/de-la-dmographie-mdicale-et-autres.html">J'ai dit dans un autre post ce que je pensais</a> de la crise de la démographie médicale et comment les médecins et les zautorités avaient été amenés à créer le marché de la consommation médicale dans les années 70-80, et qu'ils se trouvaient maintenant pris au piège consumériste dans lequel ils avaient enfermé les patients (avec leur accord il faut bien le reconnaître) : c'est pratique SOS Pizza à domicile.<br /><br /><a href="http://www.france5.fr/programmes/articles/sante/757-les-medecins-du-mythe-a-la-realite.php">Mardi 25 novembre à 20 h 35 sur France 5, la rediffusion du film</a> de Gilles Cappelle tourné en 2006 : "<span style="font-style: italic;">Les médecins, du mythe à la réalité : chronique d'une catastrophe annoncée</span>", nous rappelle cette situation.<br /><br />Mais la semaine dernière c'est, une fois n'est pas coutume et sans doute bien involontairement, TF1 qui nous a permis de mieux appréhender les dessous de cette question.<br /><br />Mardi 18 novembre à 23 h 20 était en effet diffusé un numéro du <a href="http://lachaine.tf1.fr/lachaine/magazines/0,,3938135,00-enquetes-et-revelations-.html">"nouveau" magazine de TF1 "Enquêtes et Révélations"</a>. Ce magazine remplace avantageusement le pourtant déjà excellent "<span style="font-style: italic;">Droit de Savoir</span>" anciennement présenté par Charles Villeneuve, ancien légionnaire récemment passé au PSG. Mais qu'on se rassure, la direction éditoriale, elle, n'a pas bougé. Rigueur et éthique, donc.<br /><br />Ce numéro était consacré à la santé, avec un titre pas racoleur du tout :<br />"<span style="font-style: italic;">Fraudes, abus et manque de moyens : qui menace notre système de santé ?</span>" Attention, ça va enquêter et révéler. Accrochez vous à votre canette !<br /><br />Pour les intrépides cette émission peut être regardée <a href="http://www.atoute.org/a/2008-enquetes-et-revelation-tf1-19nov.mp4">là</a>. Attention, le téléchargement prend du temps (fichier de 850 Mo) et l'émission dure près d'une heure trente, et le reportage dont je veux causer se trouve à peu près entre le premier tiers et la moitié de l'émission. Vous pouvez regarder le reste de l'émission d'un derrière distrait et néanmoins nauséeux.<br /><br />Au programme différents reportages sur les immondes crapules qui sabordent notre admirable système de soins : les médecins compromis avec l'industrie, ceux qui refusent de soigner les pauvres, font des arrêts de travail bidon et les jeunes qui ne veulent plus travailler, les ambulanciers qui transportent des malades à pied, les pharmaciens et leur personnel qui se font rembourser des ordonnances bidon, etc., et bien sûr ceux, les purs, qui luttent contre ces scandales : la sécurité sociale et sa police, dont certains de ses représentants n'auraient sûrement pas été recalés à l'examen d'entrée à la Stasi, les élus, les médecins vertueux (il en reste, au moins un), etc.<br /><br />Bref, rien ne change, tout est pareil dans le monde merveilleux de TF1 et de son temps de cerveau disponible.<br /><br />Arrivons donc à notre sujet.<br /><br />Un village du Puy-de-Dôme se retrouve donc sans médecin généraliste. Par un reste de charité chrétienne dont je n'ai pas encore pu me défaire, je ne dirai pas son nom que j'ai d'ailleurs oublié. Quand je dis un village, il s'agit plutôt d'un "<span style="font-style: italic;">pôle rural</span>" si on en croit son sympathique et dévoué maire. 2 000 habitants au bourg, mais 7 000 dans l'ensemble du secteur. De quoi se remplir les poches pour un médecin libéral digne de ce nom. En plus, selon les nombreux mailings envoyés par le maire, ce charmant village bénéficie des dernières modernités : eau courante dans les maisons, électricité, téléphone, télévision avec TF1 et M6, bar-tabac, ... Non, je déconne.<br /><br />Mais voilà, personne ne vient. Aucun médecin français ne vient, ni même ne se manifeste. On vous l'avait bien dit. Tous des fainéants qui ne veulent plus travailler. Pendant ce temps-là, les gens meurent, les vieux se déshydratent, les quelques habitants disposant d'une calèche doivent traverser les forêts envahies de loups et de chauffeurs (ceux qui brûlent les pieds de leurs victimes) pour aller à la ville se faire soigner dans les longues files d'attente aux urgences de l'ignoble anarcho-autonome Pelloux.<br /><br />Alors que faire ?<br /><br />Mais le libéralisme est là, bien sûr !<br /><br />Avec ses chasseurs de tête, ses délocalisateurs prêts à importer des médecins qu'il sont partis débusquer dans les pays sous-développés, des médecins qui n'ont pas dans leur pays les revenus dignes de leur statut social et voient à leur portée l'Eldorado franchouillard, maintenant qu'ils font partie de l'Union Européenne. J'ai nommé : la Roumanie.<br /><br />Et voilà donc notre maire auvergnat prêt à débourser 40 000 euros - vous avez bien lu : 40 000 euros dépensés par un auvergnat, c'est dire si la situation est grave ! - pour se payer les services d'une société chargée d'importer en France des médecins roumains pour remédicaliser nos campagnes agonisantes. Et les caméras de TF1 de suivre ces glorieux explorateurs dans leur mission salvatrice.<br /><br />Vous vous souvenez peut-être de ces vieilles publicités néo-colonialistes du café Jacques Vabre, où un <span style="font-style: italic;">gringo</span> en cravate plongeait une main méprisante dans le sac de café d'un <span style="font-style: italic;">campesino</span> terrorisé à l'idée que son bon maître lui refuse le fruit de son labeur. Le gringo encravaté portait alors à son nez une poignée de café, et faisait comprendre au serf d'une moue expressive, que vraiment c'est de la merde ton café, Manuelito, pas bon pour les blancs. Et la pub se terminait par un slogan : "C'est pour vous que Jacques Vabre se donne tant de mal." Et bien ce mardi soir sur TF1 on a vu la version médicale de cette pub caféinée.<br /><br />Voilà donc nos chasseurs de médecins en safari au pays des Roumains. D'abord visite surprise dans un grand hôpital local, histoire de surprendre un anesthésiste exportable pour vérifier sur le terrain qu'il est bien médecin. Des fois que. Puis déplacement dans la brousse pour aller sur place voir le candidat généraliste pour notre village auvergnat.<br /><br />Parce que figurez vous qu'il bosse notre généraliste d'importation. Il a déjà son cabinet médical dans un autre village, de Roumanie, où il soigne des malades, même si ce ne sont que des Roumains, qui ne payent pas le médecin (horreur libérale ! Père Jean-Marc Sylvestre et Saint CAC40, protégez-moi) et même si ce n'est que pour gagner 400 euros par mois dans un système étatisé. "<span style="font-style: italic;">Ah oui, la médecine en France c'est beaucoup plus développé, </span>explique notre candidat dans un bon français (les missionnaires ont dû faire un sacré boulot là-bas)<span style="font-style: italic;">, et surtout on gagne beaucoup plus d'argent !</span>"...<br /><br />Le reportage se poursuit dans un salon d'hôtel où d'autres candidats sont examinés. "<span style="font-style: italic;">Oui, les dents sont saines, ça va... Dis bonjour en français maintenant.</span> " - "<span style="font-style: italic;">Bonjour Madame</span>", s'exécute l'autre candidat dans un splendide baise-main comme on en fait plus par chez nous (Nadine de Rothschild a fait du sacré boulot elle aussi !) "<span style="font-style: italic;">Je suis positivement enchanté de faire votre connaissance.</span>" - "<span style="font-style: italic;">Bon, OK, on le prend. Il est correct</span>", indique notre maquignon à son collègue. Symbole ultime de l'intégration française : la remise officielle du dictionnaire Vidal de l'année, compilation publicitaire des meilleurs produits de l'industrie pharmaceutique que reçoit gratuitement tout prescripteur français - "<span style="font-style: italic;">Moi j'ai un exemplaire de 1994</span>", explique le médecin aux anges. - Ainsi tout est accompli : le médecin reçoit l'onction pharmaceutique et va pouvoir prendre sa part au déficit français de la sécu française.<br /><br />Et voilà, c'est parti pour l'Auvergne, non sans avoir fait pour le postulant une première visite de découverte du décor et de l'environnement : un trois-pièces cuisine réhabilité avec vue sur les "Champs-Elysées locaux" précise le commentateur dans un humour suffisant du plus pur style parigot dont il ne se départira pas tout au long du reportage. Et un cabinet médical tout aménagé par la municipalité du village. "<span style="font-style: italic;">Oui, ça me paraît bien</span>", indique le médecin. Dans une réunion à la mairie, le maire rappelle le contrat : "<span style="font-style: italic;">Et t'es pas là pour 6 mois, hein ! J'ai pas claqué 40 000 balles pour rien. T'es là pour de loooongues années ! Compris ?</span>"<br /><br />Alors commence l'exercice du bon docteur Lenadjapleinlcu dans son nouveau village.<br /><br />Et nos caméras de télévision viennent faire le point au bout d'un mois. Alors, on croule sous le boulot, docteur ? La file des malades s'étire 7 jours sur 7, à la sortie du cabinet médical et remonte le long de la rue ? La pénurie médicale est enfin comblée ? La population revit ? Combien de vies sauvées ? La population en liesse ne vous pas encore élevé une statue ?<br /><br />Mon cul, oui ! A peine 50 consultations en un mois, un seul malade le jour où vient la télé. On l'interroge : "<span style="font-style: italic;">Pourquoi venez vous chez le docteur ? Qu'est ce qu'il vous arrive ? Vous êtes malade ?</span>" - Réponse du patient : "<span style="font-style: italic;">Faut bien que tout le monde vive</span>" !!<br /><br />Hallucinant ! Ainsi la mairie s'est saignée aux quatre veines pour faire venir un médecin dans une région soi-disant démédicalisée. Un village roumain a perdu son médecin dans une région sans doute réellement démédicalisée, elle. Et tout ça pour quoi ? Pour voir un (je dis : un) malade par jour ? Mais elle est où, la crise démographique, les populations abandonnées livrées aux épidémies, au SRAS, au virus H5N1 et à Sarkozy réunis ?<br /><br />Eh bien, portés par une déontologie qui me laisse encore sans voix, nos reporters vont chercher la réponse au milieu des autochtones, s'il en existe encore. Peut-être le médecin est-il arrivé trop tard ? Peut-être que tout le monde est mort et que les quelques survivants sont partis grossir les bidonvilles de la préfecture, Clermont-Ferrand, puisque la vie n'était plus possible au village ?<br /><br />Oui ! Les caméras de TF1 finissent après des heures de marche dans la brousse, traçant leur chemin au coupe-coupe, par retrouver quelques indigènes. Ils sont au stade de football. C'est donc là qu'ils se réunissent : peut-être pour une ultime assemblée rituelle afin de sacrifier quelques vierges aux dieux et implorer l'arrivée d'un médecin. Ils ne doivent pas être au courant ! L'information passe mal dans les campagnes, les pistes sont inondées, le garde-champêtre en arrêt maladie pour burn-out, le tam-tam en réparation.<br /><br />Mais TF1 va leur apporter la bonne nouvelle, alléluia ! Un médecin est arrivé parmi vous ! Vous ne le saviez pas ? Précipitez vous... il suffit de suivre l'étoile dans le ciel, et vous le trouverez, là, entre l'âne et le boeuf, dans son cabinet. Hosannah !<br /><br />Le journaliste, n'écoutant que son courage, finit par trouver une habitante : "<span style="font-style: italic;">Vous le connaissez le nouveau médecin ?</span>" - "<span style="font-style: italic;">Heu, oui... mais vous comprenez, c'est un étranger !</span>" Et les gens assis derrière elle sur les gradins du stade, en train de sourire grassement, genre, en voilà une qui dit tout haut ce qu'on pense tout bas. Hein, Jean-Marie ?<br /><br />Tout devient clair.<br /><br />La simple présence d'un étranger a suffit pour guérir tout le monde à Plouc City et à faire passer à la population tout problème de santé et surtout toute envie de consommer de la médecine : faut que le produit soit attirant quoi, on n'est pas du genre à être malade avec n'importe qui. Rien que la perspective de se faire toucher par des mains métèques suffit donc pour régler tous les problèmes de santé dans notre beau pays. Plus personne n'est malade ! Encore plus fort que le grand marabout africain de mon quartier, celui qui résout tout problème, fait revenir l'être aimé, et même démarrer les motos russes.<br /><br />Voilà enfin la solution définitive au trou de la sécu : disposez quelques médecins étrangers judicieusement disséminés sur tout le territoire français et plus personne ne sera malade. Quelle meilleure illustration sanitaire du bon sens français rappelé encore dans un sondage récent après l'élection du noir Obama : "<span style="font-style: italic;">Oui, bien sûr je veux bien voter pour un noir, mais à condition qu'il soit élu dans un autre pays.</span>"<br /><br />Et pendant ce temps là, les habitants du village roumain dont est parti le docteur Lenadjapleinlcu, eux, n'ont vraiment plus de médecin, ce médecin dont ils avaient, eux, vraiment besoin...<br /><br />Vous voulez que je vous dise : il y en a vraiment encore beaucoup trop des médecins généralistes en France. Ce qui fait vraiment pénurie grave par chez nous, c'est les proctologues, les spécialistes des trous du cul.<br /><br />Vive la France, vive la médecine. Vive TF1.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7281724046038994698-2120727259332383368?l=julienbezolles.blogspot.com'/></div>Julien Bezolleshttp://www.blogger.com/profile/04633315738135518922julienbezolles@gmail.com7