tag:blogger.com,1999:blog-72229412008-04-06T13:42:06.141-07:00Thémistocle le CimmérienThemistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comBlogger30125tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1116833359580801572005-05-23T00:24:00.000-07:002005-05-23T00:30:19.036-07:00DéménagementVoila, je suis passé du coté obscur de la force...le warp fondatorien m’a aspiré et après avoir longtemps résisté mon blog a finalement migré pour être directement hébergé sur le site des Pères Fondateurs. Retrouvez Themistocle le Cimmérien ici :<br /><br /><a href="http://www.peres-fondateurs.com/themistocle/">http://www.peres-fondateurs.com/themistocle/</a><br /><br />A bientôt.Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1113995290303218312005-04-20T04:06:00.000-07:002005-04-20T04:08:10.306-07:00Benoît XVIUn jour j’ai vu une émission sur des types en Allemagne qui régulièrement se retrouvent dans une cave où ils se mettent totalement nus. Ils prennent ensuite une centaines des très longues aiguilles qu’ils s’enfoncent dans la peau et ce sur toute la surface du dos, de la nuque aux fesses. Ils font de même sur l’arrière des cuisses, des fesses jusqu’au chevilles. Cela doit être particulièrement désagréable pour la majorité des être humains mais apparemment pas pour eux. Ils ne s’arrêtent néanmoins pas là puisque ces aiguilles qui les traversent de part en part sont ensuite attachées à des cordelettes elles même rassemblées en une corde attachée à une poulie. Quand ils sont ainsi « préparés » un de leurs amis tire sur la corde et les soulève jusqu'à un mètre cinquante du sol. Le poids étant reparti sur une centaine de points de la peau celle-ci ne cède pas mais s’étire de manière formidable, jusqu'à 20 cm, à vue de nez.<br />Pour presque tout le monde cela semble effroyable mais pas pour eux. Je frémis rien qu’à l’idée de la douleur mais si ils aiment cela qu’ai-je à y redire ? Ils ont librement choisi de pratiquer cette opération sur leur corps et lorsque la douleur est trop grande ou que la lassitude les prend ils demandent tout simplement à leur camarade de les redescendre au sol pour qu’ils reposent sur leurs pieds et que leur peau se repose un peu. Apres quelques heures passées ainsi ils rentrent chez eux ou ils ont des activités normales. Certains ne le feront qu’une fois dans leur vie et cesseront à tout jamais, d’autre ne pratique qu’occasionnellement, enfin quelque uns sont accro et sont présents à chaque réunion.<br />Si l’un d’entre eux venait se plaindre auprès des autorités, pour quelque raison que ce soit, que ce traitement lui a déplu par exemple, on lui rirait au nez en lui disant que personne ne l’a forcé à pratiquer ce rituel sur son corps et que personne ne le forcera à recommencer. Si quelque âmes sensible qui comme moi a vu ce reportage a cru bon de protester auprès des autorités pour demander que cesse de tels agissements, celles-ci lui ont également rit au nez en lui demandant de quoi elle se mêle ? Les gens font ce qu’ils veulent de leur corps et de leur temps libre ce n’est pas à un tiers de venir s’en mêler tant qu’il n’est pas lui-même contraint de pratiquer ces choses. Il est fort probable même que l’on traitera notre âme sensible d’intolérant, de réactionnaire voire de fasciste.<br /><br />Pourquoi vous ai-je raconté cette histoire ? Parce que depuis que Josef Alois Ratzinger a été élu Pape on nous gonfle avec son conservatisme et son caractère rétrograde. Et les critiques viennent de non catholiques comme de catholiques déçus. A ceux-ci je dit : réfléchissez à ce qu’est une religion. C’est quelque chose de contraignant, c’est un chemin difficile et dur, quelque chose qui fait parfois souffrir. Etre croyant c’est s’imposer des contraintes, comme ses allemands s’imposent des souffrances. Mais ce sont des contraintes librement consenties et qui peuvent cesser aussitôt que le croyant le voudra. De la même manière que ces allemands mettent fin à leurs souffrances aussitôt qu’ils le désirent. Pires ces contraintes morales et comportementales sont parfois source de plaisirs pour les croyants…encore une fois comme certains des participants à ces rituels masochistes éprouvent un plaisir réel mais inexplicable pour la majorité des gens à se faire trouer la peau.<br /><br />Ceux qui ne comprennent pas ça et traitent le pape de conservateur sont dans la peau du masochiste déçu qui porte plainte ou du spectateur émotif qui veut faire interdire de telles pratiques. Ce sont eux les intolérants et on devrait leur rire au nez. Hélas ce sont eux que l’on qualifie de progressistes, ce sont eux que l’on dit modernes et ouverts.Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1113811071308595312005-04-18T00:57:00.000-07:002005-04-18T00:57:51.316-07:00A propos du PapeAprès une longue interruption, pour diverses raisons, me voici de retour. Avant que ne s’ouvre le conclave des cardinaux qui sera chargé de déterminer quelque sera le prochain Pape je voulais écrire un billet sur Jean Paul II, ou JPII pour les intimes.<br />Depuis sa mort les medias ont fait leur choux gras de l’événement et une chose m’a marquée : après la constatation de la formidable popularité de ce Pape dans le monde, notamment auprès des jeunes, tous les journalistes français ne pouvaient s’empêcher de constater ou d’affirmer que JPII était un Pape extrêmement conservateur, arc-bouté sur la morale chrétienne, voire réactionnaire ou rétrograde…<br />J’analyse cela comme une tentative désespéré d’écorner l’image incroyablement positive de JPII mais aussi comme un aveux d’impuissance (comment nos d’jeuns si engagés dans toutes les bonnes causes si politiquement correctes vénéreraient un vieux réac polonais !?) mais aussi comme la preuve d’une formidable incompréhension de ce qu’est une religion. Bref la preuve, si il en fallait encore une, que la caste des journaleux est constituée de débiles profonds.<br /><br />Parce que qu’elle est la critique que l’on fait à JPII ? Il serait rétrograde car il refuserait de promouvoir le préservatif comme moyen de contraception numéro un et s’entêterait à prôner l’abstinence ou la fidélité dans le cas des couples mariés. De nombreux intervenants, lors des reportages diffusés dans les jours ayant suivi le décès de JPII, n’ont pas hésité à faire du pape un des responsables direct ou indirect de la propagation du sida. Donc ils ont accusé le pape et l’Eglise qu’il dirige d’être des meurtriers ou tout au moins des complices de meurtriers…<br />Cette critique est-elle juste ? Cette accusation est-elle fondée ? Est-ce à l’église catholique, au travers de la voix de son Pape, de faire la promotion des préservatifs ?<br /><br />Si le Pape pouvait endiguer la propagation du Sida en soutenant le préservatif cela signifierait que la puissance de sa parole est immense et qu’elle a valeur d’ordre pour les catholiques du monde. Ce que les hypocrites qui attaquent l’église sur ce point oublient tout simplement de considérer c’est que si la parole de l’Eglise est si forte alors lorsque le Pape prône l’abstinence et la fidélité les fidèles du monde entiers devraient suivre ces préceptes et donc être préservés du sida. Ici réside tout le vice et l’hypocrisie de cette accusation car on voit bien que le sida progresse, même au sein des populations catholiques et que donc la position de l’eglise n’a pas le poids que l’on veut lui donner. En fait si l’épidémie progresse il faut en chercher les causes et les responsabilités directement auprès des populations concernées, non pas à Rome. Mais comme les tenants de la bien pensance refusent absolument d’accorder la moindre responsabilité de l’individus quant au conséquence de leurs actes (cf Zek) il préfèrent repousser la responsabilité sur un autre, comme le Pape. C’est la même chose qui se passe en France quand des groupuscules ou des corporations surprotégées reportent toujours la responsabilité de leurs problèmes sur l’Etat, les patrons, les américains, le libéralisme etc.<br /><br />Analysons la situation : en Afrique le Sida se répand dans une population se disant catholique. Ces gens là communient, vont à la messe se marient devant un prêtre mais ils ont leur faiblesses... ils vagabondent à gauche à droite, couchent ici ou là et ne porte pas de préservatifs. Notez que ce n’est pas un phénomène propre aux africains et que l’homme (dans le sens « mâle ») est le même partout sur terre. Malheureusement pour les africains et les asiatiques c’est dans ces contrés que l’épidémie se développe le plus rapidement d’où mon exemple.<br /> Est-ce qu’un prêtre leur à recommandé de faire cela ? Est-ce que l’église l’a fait ? Non. C’est eux qu’y ont décidé de le faire et ils savent pertinemment qu’en agissant ainsi ils sont fautifs au regard de la morale chrétienne. Morale qui devrait être leur, donc, puisqu’ils se disent catholiques.<br />Face à cela la position de l’église consiste juste à rappeler ce qu’un chrétien devrait faire : être fidèle ou s’abstenir. Mais bien sur c’est beaucoup plus amusant ou jouissif de varier ses partenaires et ses plaisirs. Comme les gens n’entendent pas se priver de « croquer la pomme » et comme dans le même temps ils aimeraient bien pouvoir continuer de dire qu’ils sont membre de l’église et fidèle au dogme catholique leur réponse est de demander à l’église de changer sa morale et ses valeurs. Tout simplement ! Comme eux ne veulent renoncer ni aux plaisirs ni à la sécurité spirituelle de se dire chrétiens ils s’absolvent de toute responsabilité et repousse la faute sur l’église. Ce n’est pas eux qui doivent changer, c’est elle !!<br /><br />Outre la lâcheté et l’hypocrisie de ce comportement on voit ce qu’il a d’illogiques. Voici des gens à qui l’on n’impose pas, en tout cas plus, d’être catholiques, qui donc ont la possibilité d’appliquer leur libre arbitre, de faire un choix en jouissant de leur liberté d’être humains et de décider si ils préfèrent coucher à gauche à droite et prendre des risques avec leur vie ou bien s’adonner à une morale stricte, qui interdit ces plaisir mais assure d’une vie épargnée par le fléau qu’est le Sida. Le choix c’est donc : être un libertin ou être un Catholique (avec majuscule) mais pas les deux car ce n’est pas compatible. Incapables de faire ce choix, trop faibles ils repoussent la faute sur JPII…pathétique.<br /><br />Voici un exemple, une métaphore pour montrer combien cette position est absurde.<br /><br />Imaginons que Jean Paul II soit en fait le président de la fédération internationale de foot, sport très populaire dans le monde et crée il y a deux milles ans par un certain Jésus Christ. Pierre fut le premier président de la fédération et JPII est son lointain successeur. Les règles du jeux ont deux milles ans, elles sont publiques et connues. Les gens peuvent adhérer librement à la fédération et la quitter tout aussi librement. Bref tout est clair. Imaginons maintenant que j’adhère à la fédération de foot mais que je souhaite participer aux compétitions avec des équipes mixtes, comprenant 15 joueurs et évoluant en maillot de bains dans une piscine. Dans un tel cas de figure le Pape me dira que je ne peux pas dire que je suis footballeur (catholique) et que je ne peux pas adhérer à la fédé (être membre de l’église). Bien sur je peux pratiquer mon sport hors de la fédé, C’EST MON AFFAIRE, le pape et la fédération ne m’en empêche pas, mais elle ne veut pas me prêter ses stades et ses arbitres. Chacun est libre chacun fait ce qu’il veut. Dans un tel cas de figure les hypocrites qui attaquent le pape aujourd’hui réclamerait qu’on autorise les équipes mixtes, les matches à 15 etc…tout en prétendant jouer au football. Qui donc force la main à qui ici ? Qui donc fait du chantage, qui donc est un tyran et veux imposer ses conceptions aux autres ?<br /><br />Au final et en guise de conclusion je ne dis pas qu’il est interdit de coucher à gauche à droite. Rien n’est interdit. On peut même avoir de fortes convictions chrétiennes, apprécier le dogme et la morale catholique en générale mais « pêcher » quand même... Dans ce cas là, si ces aventures aboutissent à la contraction du sida, le « pêcheur » doit avoir l’honnêteté et le courage que ce n’est pas la faute de l’église mais sa propre responsabilité. La conséquence de ces choix. L’église, qui a quand même fait du pardon une de ses valeurs centrale, accueillera sans doute le malheureux dans son sein. Mais elle n’a pas à être tenue pour responsable de ses souffrances.<br /><br />Bref ce procès fait au Pape et à l’église est un mauvais procès de gauchiste et c’est un athée convaincu qui vous le dit.Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1108721848719538062005-02-18T02:16:00.000-08:002005-02-18T06:21:45.183-08:00La gauche contre l'individuUn argument récurrent dans la bouche des adversaires du libéralisme est que si on lâche la bride aux patrons, si on détruit le carcan administratif qui bride l’économie de marché alors ces patrons en profiteront pour exploiter leurs employés et les réduire en semi esclavage. En fait les gauchistes et autre gaullistes sont à peu près convaincus que le rôle de l’Etat est tout à la fois d’assurer le bonheur et le bien être financier de tout un chacun que d’empêcher les riches d’exploiter les pauvres, d’empêcher les forts d’opprimer les faibles. Ce point de vu est en fait en profonde contradiction avec l’une des bases philosophiques de cette pensée de gauche. Voyons pourquoi. L’un des penseurs favoris de la gauche française (et de l’UMP) est Rousseau, célèbre pour sa théorie du bon sauvage. En fait l’homme naîtrait bon et le sauvage resté à l’état de nature resterait bon. Pour Rousseau et ses épigones modernes c’est la société qui rend l’homme mauvais, qui fait de l’homme un loup pour l’homme. Cette théorie apparaît clairement dans le discours déculpabilisant sur les banlieues que l’on peut entendre partout: la criminalité qui y règne n’est pas le fait des individus qui la perpètrent mais le fait de la société (société parfois nommée ou stigmatisée sous différents avatars : l’exclusion, le racisme ambiant, le chômage) qui poussent ces personnes à commettre des crimes. Prenez ces même personnes, offrez leur le bien être, l’aisance et alors le crime cessera ! L’individu n’a donc plus de prise, plus de responsabilité sur ses actes ! Il tue, il vole, il brûle ? C’est la société qui l’y contraint. Il est évident que ce constat est faux car d’une part tous les habitants des quartiers chauds ne sont pas des criminels et que d’autre part toutes les personnes aux revenus importants ne sont pas des anges. Or tous les individus, tous les êtres humains étant les même, les mêmes causes devraient avoir les même effets sur tous. Puisque ce n’est pas le cas c’est bien la preuve que l’individu et que le libre arbitre ont un rôle à jouer. In fine, même si vivre dans la misère est certainement un facteur aggravant, ou criminogène si vous préférez, c’est chaque être humain qui décide ou non de sombrer dans le crime. Chaque être humain, et non pas la société !<br /><br />Maintenant revenons à notre patron évoluant dans un monde libéral parfait. Pourquoi devrait-il forcément se transformer en tyran ? Après tout si on s’en tient à la théorie chère aux gauchistes si un homme est affranchit des contraintes matérielles et sociales il est naturellement bon. Un patron affranchit du racket étatique, un patron pouvant faire prospérer ses affaires devrait donc être naturellement bon et ne pas exploiter ses employés. Or pour l’anticapitalisme de base c’est impossible : baissez les impôts, libéralisez le monde du commerce, assouplissez le monde du travail et c’est un retour au XIX siècle, au capitalisme sauvage ! Là on se pose deux questions : Est-ce que la fameuse règle du bon sauvage ne s’appliquerait pas aux patrons ? Est ce que les patrons, pourtant eux aussi des êtres humains, ne naîtraient pas naturellement bons ? Et deuxièmement est-ce que nécessairement un groupe d’individus, ici les patrons mais ailleurs les ouvriers, les pauvres etc. doit toujours et systématiquement réagir et fonctionner de manière unanime ? TOUS les riches, TOUS les pauvres….Le premier point est une grosse épine dans le pieds des gauchistes…en effet si les patrons ne naissent pas naturellement bons il y a deux possibilités : soit on balance Rousseau à la poubelle et avec lui toute la philosophie socialiste et son traitement social de la criminalité, soit, pour conserver la théorie, on postule que les riches, les « puissants » ne naissent pas comme les autres, pas naturellement bons….mais alors ce ne sont pas des êtres humains comme les autres…et là le gauchiste se trouve emmêlé dans un problème encore plus poisseux : justifier que certains êtres humains sont « autres »…..bref on aborde là le thème d’une nouvelle forme de racisme : les riches non soumis à la règle de la bonté naturelle, naissent « différents ». Par essence.<br />Un problème connexe apparaît : comment traite t-on ceux qui deviennent riches ou puissants au cours de leur vie ? Est-ce que cette infirmité, cette malice (au sens ancien) essentielle (au sens qu’elle leur est intrinsèque) peut s’acquérir ? A ce point certains gauchistes peuvent croire triompher en voulant réintroduire le concept de la société corruptrice : « c’est l’argent, c’est le pouvoir qui les rends mauvais ! C’est la société donc ! Et na ! Rousseau avait raison ! ». l’ennui c’est qu’on a vu que tout n’est pas aussi simple car TOUS les puissants ne sont pas des exploiteurs et que TOUS les pauvres ne sont pas des criminels…en outre pris dans sa boucle le gauchiste ne voit pas que son système condamne tout et ne propose pas d’issue : le pauvre est contraint au crime (envers le riche qu’il détrousse), il faut donc éradiquer la misère, quand au riche il est contraint au crime (envers le pauvre qu’il exploite) il faut donc éradiquer le bien être….il faut choisir ! Là on touche au second problème du gauchiste évoqué plus haut, c'est-à-dire l’absurdité profonde qu’il y a à s’attacher à des théories englobantes, valables pour tous et capables d’expliquer tout. Cette remarque n’est d’ailleurs pas limitée au socialisme ou aux étatistes de droite mais également à certains libéraux qui voient dans le libéralisme une philosophie générale. Ces libéraux qui imaginent que pour toute action il existe une manière libérale de l’accomplir et une manière non libérale, donc mauvaise, de la faire…mais passons. Là on arrive au cœur de l’erreur des opposants au libéralisme : ils ont complètement évacué l’homme et son libre arbitre de leur système de pensé, l’homme ne choisit plus rien, ne décide plus rien car des grands ensemble, pour la plupart immatériels, comme l’état, la société ou Dieu pour certaines religions, décident de leur actes et de leur réactions à leur place. Or de telles bases philosophiques conduisent forcément dans le mur car face à la réalité les individus réagissent forcément chacun à leur manière. Cela conduit aussi au totalitarisme car, plutôt que de se défaire d’une idéologie absurde, nos gauchistes préfèrent contraindre les individus par la force à rentrer dans les cadres théoriques qu’ils ont imaginé pour eux.Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1106323412117522262005-01-21T07:58:00.000-08:002005-01-21T08:03:32.116-08:00Vous avez aimé la Turquie ? Vous adorerez le Maroc…..Parfois, quand je lis <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=269623">un article</a> (étrangement ce « parfois » devient un « systématiquement » quand c’est un article du Monde ou de Libération…), je me dis que le journalisme français est vraiment le moltonel de la presse mondiale….La pilule Turquie est à peine passée (ne vous leurrez pas, la Turquie entrera dans l’Europe, qui imagine sérieusement qu’après 10 ans de négociations on puisse dire aux turcs : Rohhhh ben naaan !! on veut pas de vous…), la pilule turque est a peine passé donc que Libération se pointe déjà avec un gros clystère et ce clystère a pour nom Maghreb…..ben, voui ! Qu’on est bête nous, on avait même pas remarqué que le Maghreb c’est l’Europe….enfin c’est la méditerranée…et comme la méditerranée c’est l’Europe… le Maghreb c’est l’Europe…C’est simple non ! Naan ????M’enfin, gars ! C’est pourtant évident…regarde un peu les supers raisons qu’on a d’intégrer le Maroc dans l’Europe :
<br />
<br /><em>"S'il n'y avait qu'un seul pays du Maghreb à faire partie de l'Europe selon des modalités à voir et à négocier plus tard, ce serait le Maroc. Les raisons sont nombreuses :
<br />- 14 km seulement séparent les côtes espagnoles de Tanger ; d'ailleurs, par temps clair, on voit ces côtes et leurs lumières assez distinctement. D'où le rêve de traverser le détroit de Gibraltar au péril de sa vie ;"
<br /></em>
<br />Super ! Donc quand la Turquie sera dans l’Europe et que 0 cm nous séparerons de l’Iran et de la Syrie ça nous fera une bonne raison pour intégrer ces deux pays dans l’Europe!
<br />
<br /><em>"- deux villes marocaines, Ceuta et Melilla, occupées depuis cinq siècles par l'Espagne, font de ce fait partie intégrante et étrange de l'Europe. Quand on est à Ceuta, on passe de l'Afrique à l'Europe en traversant une dizaine de mètres ! Si cette amorce européenne se maintient, alors il n'y a pas de raison pour exclure de l'espace européen M'Diq, le village qui jouxte la ville de Ceuta, à moins que l'Espagne rétrocède ces deux présides au Maroc, leur propriétaire naturel ;"
<br /></em>
<br />Ca me fait penser aux anglais ça….quels cons quand même ! Au lieu de rétrocéder Hong-Kong à la Chine ils auraient du proposer au Chinois d’intégrer l’Union européenne. Les français de leur coté devraient proposer aux brésiliens, nos frères européens qui s’ignorent, d’adhérer à l’Europe…La Guyane les mecs, la Guyane….vous aviez oubliez la Guyane tss !tss !
<br />
<br /><em>"- les Marocains sont d'authentiques Méditerranéens, dans le sens où la Méditerranée est une culture, un état d'esprit, une conception du temps et de la durée, et puis une relation affective et solidaire entre les gens. Pour eux, la Méditerranée est une vision du monde basée sur l'échange et la solidarité."</em>
<br /><em>
<br /></em>Je me demande pourquoi on intégrerait pas les USA et le Canada aussi…on partage quand même l’océan atlantique avec eux, c’est une culture…en plus de ça on a une frontière commune avec eux : Saint Pierre et Miquelon…on a vu que ça compte comme argument.
<br />
<br />Je ne sais pas pourquoi mais malgré tous ces excellents arguments je ne vous sent pas convaincus….c’est parce qu’on a pas encore tapé là où ça fait mal…Après ces amuse-bouches voici de quoi vous ôter toute envie, toute idée même, de contester.
<br /></em>
<br /><em>"En intégrant ce pays, l'Europe corrige l'erreur coloniale et l'invite à accélérer le rythme et l'audace des réformes qui lui ouvriront les portes de la modernité. En même temps, elle règle sa dette avec la rive sud de la Méditerranée qu'elle a négligée et qui souffre aujourd'hui de pauvreté."</em>
<br /><em>
<br /></em>Parce qu’on a une dette, encore, toujours, à jamais est éternellement. C’est gravé dans le marbre, c’est écrit c’est tatoué, les erreurs coloniales nous poursuivrons encore dans 1000 ans euh…non pas mille ans…c’est quand déjà la fin de l’occupation de l’Espagne par les maures ? 1492 ? Donc ça nous poursuivra encore 513 ans…..ah mais on me souffle à l’oreille que la Grèce n’a obtenu son indépendance vis avis des ottomans qu’en 1830…hum…bon…on va pas compter hein ? Ce serait mesquin entre européens…disons que nous méchants européens blancs chrétiens nous avons une dette envers les « européens » arabes musulmans et qu’il est grand temps de rassembler la famille….
<br /></em>
<br /><em>"Ce sera l'occasion pour créer une harmonie entre le nord et le sud de la Méditerranée, le Nord étant sous-peuplé et développé, le Sud surpeuplé et pas assez développé, faire enfin de cette région où les conflits abondent un vrai lac de paix, d'entente et de coopération. De là à tourner le regard vers une autre région qui souffre depuis un demi-siècle, il n'y a qu'un pas qu'il faudra bien franchir : en forçant à peine l'histoire et la géographie, l'Europe pourra, en intégrant Israël et la Palestine, régler un des conflits des plus sanglants et des plus longs de ces dernières décennies et damer ainsi le pion à la puissance américaine, qui décide du destin de ces populations.
<br />Si l'Europe a assez d'audace de suivre certains de ses visionnaires et intègre ces fameux «barbares», elle gagnera en puissance et en humanité, renforcera ses valeurs humanistes et coupera l'herbe sous les pieds de tous les extrémistes de toutes tendances.
<br />(1) Le Seuil, 1995.Par Tahar BEN JELLOUN, écrivain."</em>
<br /><em></em>
<br />Enfin l’argument qui tue (à garder pour de futures extensions): l’Europe réglera le conflit israélo-palestiniens en intégrant ces deux pays….comme ça…Ben moi je dis que si l’Europe peut faire ça on devrait aussi intégrer le Soudan ainsi on réglerait le problème du Darfour. On pourrait aussi intégrer la Colombie…j’ai l’impression que les gens en ont marre des FARCS. Je crois aussi qu’ils ont des sécessionnistes aux Philippines, faudrait voir si ils respectent le pacte de stabilité mais il y a quelque chose à faire, non ?
<br />
<br />
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1106064275641679542005-01-18T07:53:00.000-08:002005-01-18T08:04:35.640-08:00La gentille ch'tite norganisation!On se fout de la gueule de qui?
<br />
<br />Le fait que les USA ont fournit une énorme aide aux victimes asiatiques du Tsunami et que dans la pratique c’est <a href="http://www.peres-fondateurs.com/forum/viewtopic.php?id=3063">l’armée US</a> qui coordonne et prend en charge l’aide apportée aux sinistrés nous aurait presque fait oublier que Bush est un salaud…dingue naan ?
<br />
<br />Par exemple observez avec quel <a href="http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/bush/dossier.asp?ida=431289">acharnement</a> pervers le cow-boy s’en prend à la gentille ch’tite n’organisation des nations unies. C’est carrément une guerre, comme le dit le titre ! Bigre…et la rhétorique de l’article est là pour nous prouver que si L’ONU à bien quelques petit trucs à se reprocher il ne s’agit que de peccadilles : Voyez comme sont présentés les torts de l’ONU :
<br />
<br /><em>"Le 9 janvier, Jan Egeland annonçait que la distribution des millions de dollars d'aide aux victimes du tsunami ferait l'objet d'un contrôle permanent supervisé par la société d'audit PricewaterhouseCoopers et accessible sur Internet. <strong>Cette louable transparence</strong> trahit surtout l'embarras de la bureaucratie onusienne devant <strong>les cafouillages et les malversations</strong> d'une autre opération - le programme «Pétrole contre nourriture». Celui-ci, mis en place en 1995 pour soulager les souffrances des civils irakiens, affamés à cause des sanctions prises contre le régime de Saddam, permettait au pays d'exporter son pétrole et d'en affecter les revenus, via un compte supervisé par l'ONU, à l'achat d'aide humanitaire. Près de dix ans et quelque 64 milliards de dollars de transactions plus tard, <strong>les failles, les abus, la corruption du système et l'inefficacité des auditeurs internes de l'ONU</strong> ont fait de «Pétrole contre nourriture» le reflet humiliant <strong>des lacunes</strong> de l'organisation<strong>.</strong> …
<br />…Une commission dirigée par Paul Volcker, ex-président de la Réserve fédérale américaine, a été chargée par Kofi Annan d'enquêter sur <strong>ces possibles</strong> malversations. Les premiers éléments de son rapport, présentés le 9 janvier, <strong>révèlent moins une corruption généralisée qu'une classique gabegie bureaucratique, et l'inefficacité de quelque 55 audits effectués à l'ONU. "
<br /></strong></em>
<br />
<br />En gros le sentiment qu’on a c’est que les fonctionnaires de l’ONU sont des gentils télétubbies, bien braves mais un peu bas du front. Ils ne pensaient pas à mal mais que voulez-vous c’est des incompétents…c’est le bordel, la gabegie…Moi ça me fout encore plus la trouille. Je préférerais qu’une bande de corrompus malins se soient bien remplis les poches plutôt qu’avoir une bande de niais avec un QI à la Forest Gump…Niais qui prétendent diriger le monde de surcroît...
<br />
<br />De l’autre côte, c'est-à-dire le Satan impérialiste américain on a les vrais méchants :
<br />
<br />
<br /><em>"Volcker se garde pourtant, du mieux qu'il peut, de fournir des arguments à la cohorte des ennemis de Kofi Annan et de participer à ce qu'un ancien diplomate américain appelle <strong>«une campagne de destruction inexorable de l'ONU".</strong></em>
<br />
<br />Continuons dans l’analyse des erreurs de l’ONU :
<br />
<br /><em>"D'abord, en raison de</em> ses erreurs<em>. Annan a, par exemple, admis que</em> son jeune fils<em> Kojo avait bien été embauché comme consultant par une société, la Cotecna, qui cherchait à participer au programme, mais qu'il avait démissionné de cet emploi en 1998, peu de temps avant que cette entreprise obtienne un contrat de 4,8 millions de dollars. Mais on découvre que <strong>le fiston</strong> a continué à recevoir de cette même Cotecna 30 000 dollars annuels pendant cinq ans au titre d'une étrange clause de non-concurrence... Outre cette <strong>regrettable bourde éthique</strong>, Kofi Annan <strong>peut aussi</strong> se reprocher quelques <strong>maladresses politiques</strong>."
<br /></em>
<br />Je ne sais pas pour vous mais quand Bush demeure abasourdit plusieurs minutes lorsqu’on lui annonce que deux avions viennent de se cracher sur le World Trade Center l’Express fait des pages et des pages pour expliquer que cela démontre que Bush est un crétin congénital…par contre quand le secrétaire général de l’organisation qui donne le plus de leçon de morale aux USA se comporte comme une fripouille il s’agit « d’ erreurs », de « regrettables (sic !) bourdes éthiques » ou des « maladresses politiques ». Le choix des mots est comme toujours crucial et jamais innocent…En plus de ça Annan n’a pas à se reprocher quoique ce soit « il peut » se reprocher…c’est au choix…c’est comme il sent. Selon son feeling, en somme. Son fils détourne de l’argent ? Allons bon c’est son « fiston »…il faut que jeunesse se passe. Le fait d’employer le mot fiston vise à créer un lien d’affection avec le lecteur. On va pas se fâcher pour ça c’est une connerie de jeunesse, d’ailleurs c’est son « jeune fils »…
<br />
<br />Avec tout ça qu’est-ce qu’on peut bien lui reprocher à Kofi Annan…qu’on le prive de quatre heure et l’affaire sera réglée….
<br />
<br />Vous voulez peut-être savoir de quelles « bourdes » et « maladresses » il s’agit ?
<br />
<br /><em>"Annan, contrairement à une rumeur sournoisement servie aux médias, n'a jamais été menacé d'une motion de censure de la part de ses subordonnés, mais il lui reste à réparer <strong>des bévues impopulaires</strong>. Son refus de réclamer le départ du dignitaire Ruud Lubbers, patron du Haut-Commissariat pour les réfugiés, pourtant officiellement convaincu de harcèlement sexuel sur une subordonnée; <strong>sa réponse trop mesurée aux viols commis par des Casques bleus au Congo; les lacunes effarantes dans le domaine de la sécurité qui ont contribué à l'attentat de Bagdad et à la mort de son adjoint Sergio Vieira de Mello...</strong> "</em>
<br />
<br />
<br />C’est vrai quoi !!!On ne va pas chipoter ! Le harcèlement sexuel d’une femme, le viols de plusieurs congolaise et la mort de plusieurs personne…qu’est-ce ? Des bévues impopulaires, vous dis-je !
<br />
<br />
<br />Parce que regardez un peu « qui » accusent Kofi Annan..
<br />
<br /><em>"<strong>Cette haine irrationnelle et xénophobe</strong> a suffisamment inquiété des diplomates démocrates comme Richard Holbrooke, ancien ambassadeur de Bill Clinton à l'ONU, pour que celui-ci tente de convaincre Kofi Annan de tout faire pour améliorer sa légitimité et l'efficacité de sa fonction. Lors d'une réunion secrète tenue en décembre 2004 dans l'appartement new-yorkais de Holbrooke, en présence de plusieurs conseillers diplomatiques de gauche, Kofi Annan s'est vu conseiller de renouer le dialogue avec l'administration Bush, et d'entamer un grand ménage afin de rétablir l'image de son organisation."</em>
<br />
<br />Des racistes irrationnels (c’est vrai que, comme on l’a vu s’en prendre au chef d’une organisation dont certains membres se livre à des viols est irrationnel…). Il est en outre très marrant d’entendre Bush taxé de raciste alors que c’est le président qui a le plus représenté les minorités dans son administration : Collin Powell, Condoleeza Rice, Alberto Gonzales.
<br />
<br />Enfin il sembleraient que les USA ne sont <a href="http://www.peres-fondateurs.com/forum/viewtopic.php?id=3078">pas les seuls </a>à avoir compris que l’ONU c’est du pipeau….
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1103033443356668812004-12-14T06:07:00.000-08:002004-12-14T06:10:43.356-08:00Le Metternich des alpagesEt dire que ces débiles d’américains nous prennent pour des lavettes nous les européens….. Les Rumsfeld et autres Bush veulent voir ce que c’est qu’un français en colère? Ils veulent avoir une idée de ce qu’est une diplomatie en béton, qui n’a pas peur du bras de fer international et qui est prêt à taper du poing sur la table lorsqu’il le faut ? Ah !! Mais qu’ils écoutent notre ministre des affaires étrangères ! Qu’ils écoutent et prennent de la graine devant ce titan, ce négociateur aux nerfs d’acier qui fera plier la Turquie par la seule force de sa volonté et de ses exigences incontournables !!! Voyez : <a href="http://permanent.nouvelobs.com/europe/20041214.FAP0591e.html?0903">là</a>, n’est-ce pas la marque d’une volonté imparable !
<br />
<br />On pleurerait….
<br />
<br /><em>« La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est «une question», mais pas «une condition» posée par la France à la Turquie dans le cadre du débat sur l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, a expliqué mardi le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.
<br />Ce n'est pas une condition que nous posons pour l'ouverture de négociations comme celle dont les chefs d'Etat vont discuter jeudi et vendredi», a affirmé Michel Barnier sur France-2, deux jours avant le Conseil européen qui doit se prononcer sur l'ouverture de négociation d'adhésion entre la Turquie et l'Union européenne.»
<br /></em>
<br />Ben non…c’est pas une « condition »…faudrait tout de même pas mâcher notre ami Erdogan….Il pourrait se fâcher tout rouge et faire les gros yeux, et ça Michou Barnier il ne le supporte pas, ça lui fait peur et son petit cœur se serre si fort que parfois il croit qu’il va mourir…..
<br />
<br /><em>« Le ministre a toutefois précisé que la France demandera à la Turquie de reconnaître le génocide arménien de 1915. «Le moment venu, la Turquie devra faire ce devoir de mémoire par rapport à cette tragédie du début du siècle qui a touché des centaines de milliers d'Arméniens», a-t-il dit, soulignant que «le projet européen est fondé sur l'idée-même de la réconciliation». Paris posera cette question «dans le courant d'une négociation qui va sans doute commencer l'année prochaine», a précisé Michel Barnier. «Nous avons une dizaine d'années pour la poser, les Turcs ont une dizaine d'année pour réfléchir à leur réponse.» »</em>
<br />
<br /> Ah mais ! C’est pas de l’autorité ça ?! On leur demandera le moment venu ! C'est-à-dire quand ils seront dans l’Europe, puisque les négociations vont « sans doute commencer l'année prochaine » (ou on voit comme nos dirigeants se soucient de l’opinion des européens…) qu’on sera des copains…parce que vous comprenez c’est une question difficile M’sieur, Dames…il faut bien une dizaine d’années pour formuler « Bon alors, oui ou non 1.5 millions de kurdes ont été massacrés sur ordre du gouvernement turc en 1915 ? »…et il faut aussi une bonne dizaine d’années pour dire « oui »…ou « non ». C’est qu’on a des cerveaux, m’sieurs, Dames ! Des deux cotés du Bosphore !
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1102692445894111502004-12-10T07:14:00.000-08:002004-12-10T07:27:25.893-08:00(Ré)EducationBon je sais, je sais, ça fait trés longtemps que je n’ai rien écrit…Si j’ai encore des lecteurs ils doivent être super déçus….ok !ok ! Mais enfin, me revoilà !…et rien de tel qu’un <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=260543">bon gros article </a>de chez Libération pour essayer de réamorcer la pompe….Au menu d’aujourd’hui Kultur et charabia estampillé Education Nationale version IUFM….
<br />Pour introduire le sujet sachez que M. Travert, maître de conf à Aix Marseille, n’est pas du tout d’accord avec le projet de réforme de l’enseignement de Fillon, mais alors du tout ! Que nous dit ce brave homme ?
<br />
<br /><em>Les arts, la musique, l'éducation physique et sportive sont rassemblés, dans le projet de réforme du brevet, dans un «portefeuille de matière au choix». Cette nouvelle position qu'occuperont ces disciplines dans le premier diplôme que les élèves auront à acquérir témoigne de la considération que le pouvoir politique leur accorde. Elles ne sont plus obligatoires ; elles deviennent optionnelles. A terme, on peut penser qu'elles seront prises en charge par des structures extra-scolaires en dehors des missions qui incombent à notre école publique. Dans la vie de tous les jours, de nombreux adolescents, souvent ceux qui sont d'ailleurs en situation d'échec à l'école, «taguent», «rappent», s'affrontent dans une partie de «football de pied d'immeuble». La connaissance qu'ils ont, de soi et des autres, se façonne au gré de ces expériences sensibles dans lesquelles l'engagement corporel est un chaînon essentiel. </em>
<br /><em>
<br /></em>En gros, si on supprime le caractère obligatoire des arts plastiques, de la musique et du sport, les adolescents <em>« qui sont d’ailleurs »</em> n’auront plus que les tags, le rap et des <em>« affrontements »</em> (sic !) de foot en bas des tours pour augmenter « La connaissance qu'ils ont, de soi et des autres, pour se façonner au gré de ces expériences sensibles dans lesquelles l'engagement corporel est un chaînon essentiel. ». Ce serait ballot non ?
<br /></em>
<br /><em>On va donc se retrouver face à une situation où, d'un côté, on aura une école dont le fondement légitime est la transmission d'un «socle commun de connaissances et de compétences» et, de l'autre, des adolescents dont <strong>les «connaissances et les compétences induites par des expériences communes» seront ignorées.</strong> Sauf à considérer ces connaissances et ces compétences comme des sous-produits culturels ou comme subversives et suspectes, on peut se demander s'il n'est pas regrettable de se passer de ces connaissances «ordinaires» ?</em>
<br />
<br />C’est là ou ça se gâte car ce que notre Maitreudeuconférençeuh regrette ce n’est pas que l’on n’enseigne plus la musique, le sport ou les arts en général à l’école mais que l’on n’enseigne pas le rap, les tag et « l’affrontement footbalistique » à l’école…Et si quelqu’un, qui ne serait pas opposé à l’enseignement des arts à l’école, voulait avancer que enseigner le rap ou les tags ne fait pas forcément parti du <em>« socle commun »</em> il est immédiatement mis en garde : <em>« Sauf à considérer ces connaissances et ces compétences comme des sous-produits culturels ou comme subversives et suspectes »</em>…ce qui signifie en gros : Quoi ? vous êtes contre !? Pourquoi ? C’est louche….Vous ne seriez pas raciste par hasard pour dénigrer ainsi ses formes d’expressions artistiques ou corporelles de ces <em>« adolescents qui sont d’ailleurs » </em>?
<br />
<br /><em>Oui, c'est regrettable, en terme de sociabilité ! On ne peut pas ignorer <strong>qu'au travers de ces expériences </strong>se construisent des règles de vie en communauté ; une socialité. <strong>Elles</strong> ne sont pas que des moments de partage d'émotions, elles sont aussi partage de principes singuliers, parfois différents suivant les groupes, à l'origine de la régulation de leur vivre ensemble. Laissées à l'abandon, loin des valeurs et des principes qui donnent corps à notre république, <strong>elles </strong>peuvent alimenter les voies d'un communautarisme figuratif, musical ou ludique. Oui, c'est regrettable en terme de rapport au corps ! L'engagement corporel est un des facteurs essentiels qui caractérise ces expériences. Il l'est d'autant plus, qu'à cette période de la vie il participe activement à la construction du regard que l'adolescent porte sur lui-même, et de l'image sous laquelle il entend être reconnu. <strong>Ne pas relayer ces expériences par un cadre structuré, stable et culturellement signifiant, c'est prendre le risque de laisser se développer un rapport au corps sans repères extérieurs, uniquement soumis aux aléas et soubresauts des conflits intérieurs</strong>. Oui, c'est regrettable, en terme de réussite ! </em>
<br /><em>
<br /></em>Bon là accrochez vous bien car il est passé au niveau supérieur…Il faut lire le paragraphe trois fois….Il attaque cash avec <em>« socialité »</em>….je me demande si c’est pas juste pour plaire aux collègues ; pour gagner un pari, genre : tu vois je l’ai placé ton mot de merde !
<br />Avant que le lecteur n’ai réussit à comprendre il enfonce le clou par <em>« Elles ne sont pas que des moments de partage d'émotions, elles sont aussi partage de principes singuliers, parfois différents suivant les groupes, à l'origine de la régulation de leur vivre ensemble »</em>…Rahhh…le « vivre ensemble » que c’est bon !
<br /></em>Bon mais après ces papouilles littéraires qu’est-ce qu’il veut nous dire le gars Travert ? Non pas qu’il est nécessaire de former les jeunes à la musique en général, à l’art plastique en général ou au sport en général…non ! Il faut que les tags et le rap soient enseignés dans les collèges et lycées pour que ceux-ci leurs donnent une valeur républicaine : <em>« Laissées à l'abandon</em> (c'est-à-dire le rap et les tags qui constituent les expériences au travers desquelles les jeunes se construisent bla, bla….),<em> loin des valeurs et des principes qui donnent corps à notre république, elles peuvent alimenter les voies d'un communautarisme figuratif, musical ou ludique. Oui, c'est regrettable en terme de rapport au corps ! L'engagement corporel est un des facteurs essentiels qui caractérise ces expériences. Il l'est d'autant plus, qu'à cette période de la vie il participe activement à la construction du regard que l'adolescent porte sur lui-même, et de l'image sous laquelle il entend être reconnu. » </em>
<br /><em>
<br /></em>La solution de Travert c’est donc : plutôt que les jeunes s’enferment dans leur valeurs communautaires faisons de ces valeurs la norme ! Rap et tag pour tout le monde ! Et du simple fait que l’Etat s’en empare tout sera mieux ! Oui…et nounours viendra nous border le soir en disant bonne nuit les petits !
<br />Que l’on m’explique où est la logique là dedans ? On se demande bien de toute manière à quoi servent les cours de musique ou d’arts plastiques tels qu’ils sont enseignés actuellement et je comprends fort bien que les adolescent ne ressentent qu’un exaltation très modérée à l’idée d’apprendre à jouer « jeux interdits » au pipeau….C’est sur que si on leur laisse le choix entre ça ou rien ils risquent de choisir rien.
<br /></em>
<br /><em>Tout le monde s'accorde pour que l'école mène l'élève sur la voie de la réussite. Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école. C'est également se passer des conditions initiales d'une réussite pour les mettre en relation avec des échecs. Seule la dialectique réussite/échec prend sens. L'une sans l'autre mène soit vers le désespoir, le rejet, soit vers l'utopie, l'absence d'apprentissages. Ignorer ces «différentes réussites», c'est se couper d'une entrée favorable dans les apprentissages. Oui, c'est regrettable en terme de culture ! </em>
<br /><em>
<br /></em>Là on commence à avoir une idée du néant…si pépère n’a pas fondamentalement tort lorsqu’il dit que l’objectif de l’école c’est d’amener l’élève à la réussite il s’écrase comme une merde lorsqu’il s’agit de définir ce qu’est la réussite….Pour le commun des mortels non estampillés « élevés aux grains du gauchisme national» la vocation première de l’école c’est d’enseigner aux jeunes (et non pas d’éduquer les jeunes !) des compétences et des connaissances qui leur permettront d’avoir un travail rémunéré dont ils pourront vivre. Mais pour Maxime le Minus (spécial dédicace latinistes…) quand Karim ou Jean Pierre réussissent un ciseau retourné sur la pelouse de la cité, ou bien si ils taguent dans un somptueux mélange de couleurs primaires un « Nik La polisse » sur le mur d’une crèche, alors c’est une réussite. Du moins c’est une réussite pour eux aux yeux de leur potes…mais ce que Travert propose c’est ni plus ni moins que cela devienne aussi une réussite tout court, une réussite pour l’EN et que celle-ci se charge de l’enseigner….C’est ce qu’il dit ici : <em>« Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? ».</em>
<br /></em>
<br />Deuxième raison d’être de l’école : attirer les jeunes : <em>« L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école »</em>….humm ! l’école n’est elle pas obligatoire jusqu'à 16 ans en France ? En outre pourquoi l’école devrait-elle être complaisante, attirante ou alléchante ? C’est chiant de bosser, même pour gagner sa vie ! Alors pourquoi faut-il que les enseignements s’adaptent au bon vouloir des élèves ? A quand les cours de Playstation (arts graphique…), de tournantes (sport…je vois les conseils du prof…. « non tu dois la tenir d’une main pendant que tu la marque sinon elle peut s’échapper !!») et autres conneries ?
<br />
<br /><em>Vouloir transmettre un socle de connaissances et de compétences n'est pas contestable. Il reste à débattre de sa nature. Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. Le problème est alors posé en terme traditionnel et seuls sortent vainqueurs les conservatismes. Prendre en compte ces cultures premières, c'est déplacer le débat sur la définition d'une «commune culture» dont un des fondements reste le réalisme, et alors sort vainqueur l'enrichissement des élèves. </em>
<br /><em>
<br /></em>Maintenant arrive le couplet sur tout ce que l’autre peut nous apporter et sur tout ce que surtout, Oh ! oui surtout ! nous ne devons pas lui imposer….Tout d’abord brave gens sachez que la <em>« culture commune »</em>, en France, n’est pas imposée par l’histoire…tss !tss ! Vous pouviez penser bêtement que ce que vous croyez, les auteurs que vous aimez, les valeurs que vous chérissez, bref que ce qui fait notre société est le fruit de 2000 ans d’histoire et bien vous avez tort ! Car c’est l’éducation nationale qui décide ce qu’est la culture commune : <em>« Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. ».</em> Or nos penseurs ont décidé que notre nouvelle culture devait prendre en compte les cultures « premières »…ce qui est absurde quelque soit le sens que l’on choisisse. Si il parle de culture « première » pour des « adolescents qui sont d’ailleurs » c’est qu’il pense à l’islam et plus généralement à l’immigration non européenne. Mais maintenant que le gros mot non politiquement correct, mais bien plus clair, est lâché, la remarque du sieur Travert n’est pas plus claire car ces adolescents sont français ! Leur culture première c’est celle de la France ! Leur culture « secondaire » c’est celle de leurs parents, et même très souvent de leurs grand-parents, que personne ne leur demande d’abandonner, mais qui ne doit pas devenir la culture ou la civilisation de la France. Ce que propose Travert c’est tout simplement une assimilation à l’envers : puisque le « socle de culture commun » traditionnel n’est pas apte à faire réussir les jeunes immigré (l’intégration dans la société et l’acceptation de ses coutumes ancestrale ça aide aussi pour la réussite) alors faisons table rase des ce socle et bâtissons en un nouveau sur la base de la culture primaire de ces jeunes !
<br /></em>
<br /><em>Et puis pour finir, pensons à ceux et à celles pour qui «taguer», «rapper» et jouer au foot dans la rue sont interdits ou inaccessibles. Pour eux, la pratique de ces matières, optionnelles ou se pratiquant à l'extérieur de l'école, reste suspendue à leurs choix. Or, il n'y a rien de plus inégalitaire que l'égalité devant le choix. On sait bien que l'appétit, la curiosité pour des disciplines restent profondément dépendants des contextes sociaux, culturels et confessionnels dans lesquels évoluent les personnes concernées. Réduire au choix, la rencontre avec une matière, c'est, dans le meilleur des cas, renforcer une situation déjà existante et, dans le moins bon, ne jamais la provoquer. Bref, c'est renforcer les inégalités en entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix. Ne pas rendre obligatoire les arts, la musique et l'éducation physique et sportive au brevet, c'est aussi regrettable, en terme d'égalité » </em>
<br /><em>
<br /></em>Voici le dessert : Les pauv p’tit bourges coincé du cul qui ne peuvent pas « taguer » et « rapper » dans leur manoirs qui c’est qui pense à eux ? hein !? heureusement que l’école est la pour les éduquer (pas enseigner) et leur inculquer obligatoirement les vertu du maniement de la bombe de peinture !
<br />Et ça c’est la figurine en pâte d’amande sur la génoise (version actualisé de la cerise sur le gâteau…) : <em>« Or, il n'y a rien de plus inégalitaire que l'égalité devant le choix.»…</em>Donc on est trop con pour choisir par nous même, trop abruti par notre milieu qui nous a transformés en zombies, incapables à 16 ans de choisir si on veut faire 2 heures de rap ou 2 heures de Puccini par semaine (Putain ! le choix philosophique…)…Mais ne paniquez pas ! Super-Maxime (Les ciceronophiles se régalent là, non ?) veille ! Il est là pour nous guider, pour nous éduquer ! plus de soucis, plus de choix, l’état décide pour nous, l’éducation (de « ducere » en latin qui a donné Duce en italien…y’en a compris maintenant !) prends tout en mains….En conclusion choisir c’est inégalitaire et se voir imposer une matière c’est la liberté : <em>« Bref, c'est renforcer les inégalités en entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix. Ne pas rendre obligatoire les arts, la musique et l'éducation physique et sportive au brevet, c'est aussi regrettable, en terme d'égalité » </em>
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1096624391274930712004-10-01T02:49:00.000-07:002004-10-01T02:58:50.746-07:00La stratégie des preneurs d'otagesLa nouvelle nous parvient qu’une autre vidéo de l’otage anglais Kenneth Bigley, retenu en otage par des égorgeurs musulmans, a été communiquée à la presse. Dans cette vidéo on le voit enchaîné et mis en cage, comme un animal. L’humiliation infligée à cet homme n’est bien sur pas involontaire, en fait elle résume et traduit ce que sont les véritables intentions des différents preneurs d’otages. Leur objectif n’est pas un retrait des troupes britanniques ou italiennes, ce n’est pas une révocation de la loi sur le voile par la France. Non, le véritable but est tout autre. Ils veulent envoyer un message aux musulmans du monde entier et ce en utilisant trois sources d’images différentes : les images que eux même filment, les reportages effectués par les télévisions du monde musulman, et plus généralement des pays pauvres ou en voie de développement, ainsi que les reportages effectués par les télévisons occidentales à la suite de ces prises d’otages. Ces prises d’otages sont en fait les batailles d’une guerre psychologique basée sur une analyse très juste des sentiments des masses musulmanes et occidentales de la part des terroristes. Les chaînes de télévisons telles Al Jazira ou Al Arabia représentent la première pièce du puzzle. Ces canaux distillent le message suivant depuis de nombreuses années dans le monde arabe: tous vos problèmes, tous vos échecs, toutes vos frustrations, tout ce qui ne marche pas dans vos pays, tout est la faute de l’occident. Cet occident vous opprime, vous méprise et vous exploite. Les occidentaux sont vos ennemis et pour une raison inconnue sont plus puissants que vous. Ce ressentiment, cette colère, sont soigneusement alimentés par des références à un age d’or de l’islam largement fantasmé ou l’islam était une civilisation de pointe, la référence scientifique et intellectuelle de la planète. Cette propagande parfaitement effectuée conduit les masses de déshérités des pays musulmans à haïr l’occident et à rejeter la faute de toutes leurs frustrations sur celui-ci. Dans le même temps ces masses entretiennent un complexe d’infériorité par rapport au monde occidental car l’accès aux medias, occidentaux ou non, leur permet de se rendre compte de la différence de niveau de vie existant entre les occidentaux et eux. Or ce complexe d’infériorité est le principal obstacle pour les islamistes à un recrutement plus large et, peut-être, à un embrasement du monde musulman. Il convient donc de réduire ce complexe et pour ce faire il faut humilier les occidentaux et les montrer sous un autre jour que celui de mécréants, certes, mais de mécréants tout puissants et à qui tout réussit.
<br />Donc on enlève des occidentaux et pour se donner un prétexte on réclame le retrait des troupes de l’Irak ou l’abrogation d’une loi sur le voile en faignant de croire que ces revendications aboutiront. Mais l’objectif n’est pas là. Il s’agit de rabaisser les occidentaux (et par là j’entends également les coréens et les japonais qui cumulent le double tort d’être riches tout en étant parti d’aussi bas que les pays musulmans…quel affront !) de les montrer à genoux, implorant, suppliant leurs gouvernements de les sauver. Il s’agit des les exhiber en larmes, ânonnant une supplique. Comme une bête de foire on montre Kenneth Bigley enchaîné et mis en cage, rabaissé plus bas qu’un animal. On montre les deux otages italiennes voilées d’une bourqa noire, image de la femme occidentale domptées, présage d’un futur rêvé par les ravisseurs. On montre une otage japonaise en larme clamant sa volonté de vivre ou un groupe de coréens à peine libérés, prostrés dans une attitude soumise et craintive, montrant une reconnaissance servile de dhimmis à l’imam, à peine moins intégriste que leurs ravisseurs, à qui ils doivent leur libération. C’est l’image de l’islam dispensant la vie et la mort sur les occidentaux, l’islam tout puissant qui peut épargner trois coréens, comme on retient son pied au moment d’écraser un escargot, ou qui peut broyer sans pitié ces infidèles, ennemis d’Allah. Il va de soit que ces images sont abondamment relayées par les chaînes arabes au sein du monde musulman.
<br />
<br />Le troisième volet du plan est dévoué aux chaînes de télévision occidentales, indispensables à la propagande des terroristes. En effet montrer des otages implorant et suppliant n’est pas suffisant pour redresser la fierté des musulmans qui seraient tentés par le terrorisme, il faut leur montrer que la société occidentale, dans son ensemble, est veule, lâche et prête à toutes les compromissions. Or quel meilleurs argument que les images que diffusent les chaînes occidentale ? C’est irréfutable, on ne peut pas dire que c’est trafiqué par les terroristes puisque cela vient directement de France, d’Italie, des USA ou d’ailleurs. On voit des gens manifester pour que les troupes soient retirées. Et comment la population des pays musulmans, fanatisée et excitée contre l’occident, comprend t-elle cela ? Ce sont des lâches ! On voit des brochettes d’hommes politiques implorant pour la libération des otages au nom de l’amour, de la compassion et de la charité (mais qu’est-ce que les terroristes peuvent bien en avoir à foutre de l’amour et de la compassion ? Si de tels sentiments les animaient enlèveraient-ils des gens pour les égorger ?). Et comment la masse des musulmans fanatisés comprend cela ? Ce sont des faibles ! Incapables de supporter la mort de trois des leurs alors que des millions d’entre nous meurent par la faute de l’occident ! On voit des gouvernements incapables de réagir par eux même, obligés de confier leur diplomatie à des groupes radicaux musulmans. Et comment cela est-il compris dans les pays musulmans ? Ce sont déjà des dhimmis prêts à se placer d’eux même sous le joug de l’islam triomphant !
<br />
<br />Dans cette histoire les groupes terroristes tirent les ficelles, les chaînes arabes sont complices et les medias occidentaux sont des marionnettes. Par exemple pourquoi n’a-t-on vu aucunes images des deux otages italiens exécutés ? Fabrizio Quattrocchi et le journaliste Enzo Baldoni ? Le ministre italien des affaires étrangères a déclaré que Quattrochi, comprenant qu’il allait mourir, aurait arraché sa cagoule en hurlant : « maintenant je vais vous montrer comment meurt un italien !». Enzo Baldoni se serait lui battu, ou au moins aurait essayé, pour ne pas mourir comme un mouton le jour de l’aïd…Al jazira a prétendu que ces images étaient insoutenables et s’est <a href="http://www.corriere.it/Primo_Piano/Cronache/2004/08_Agosto/27/video.shtml">refusée</a> à les diffuser... Plus insoutenables que les autres décapitations maintenant disponibles sur Internet ? Ou alors pas assez humiliantes, pas en ligne avec le message à adresser ? De même pensez-vous que d’autres Népalais seront enlevés au vu de la réaction de la population de Katmandou qui s’en est prise aux musulmans de la ville ? J’en doute. Lorsque les tortures d’Abou Ghraib furent révélées je me suis rendu compte que cette guerre avait été une erreur. Ces images de prisonniers irakien humiliés ont pour moi salit l’image de l’Amérique et de l’occident tout entier dans l’esprit des musulmans. Or à cette époque Antoine Sfeir fit un commentaire surprenant. Pour lui, aussi étrange que cela puisse sembler, ces humiliations infligées à des prisonniers n’auraient pas forcément un effet négatif sur les musulmans, au contraire ! Etonnant, non ? Antoine Sfeir avançait que ces images montraient à ceux qui étaient susceptibles de se dresser contre les américains que ceux –ci ne sont pas des « faibles »…Peut-être n’avait-il pas tort…dans son analyse de la mentalité des musulmans car de mon point de vu rien ne peut justifier ces tortures.
<br />
<br />Alors que faire ? Aujourd’hui le fils de l’otage britannique, qui vient de voir son père enchaîné et en cage, a remercié, REMERCIE, les preneurs d’otages de ne pas l’avoir tué. Agir sur les groupes terroristes eux-mêmes ? Certes ! Eradiquons les. Point. Peut-on agir sur les médias arabes et musulmans ? J’en doute car je ne vois pas comment justifier une telle pression d’un point de vu libéral. Après tout ces médias sont libres de diffuser ce qu’ils veulent et ils peuvent toujours avancer qu’ils se contentent de donner à leurs auditeurs ce que leurs auditeurs attendent. Peut-on alors agir sur les populations musulmanes ? Peut-être mais alors cela se fera sur du long terme et cela ne peut se faire que par la persuasion. Ce sera en outre très difficile car comment contrecarrer l’ascendant des medias arabes ? Comment effectuer une contre-propagande efficace, c'est-à-dire qui ne ressemble pas à de la propagande, tout en étant ?! Finalement le seul maillon de la chaîne sur lequel nous pouvons agir c’est celui des médias occidentaux et des sociétés occidentales. Disons le tout net je suis contre la censure des médias. Il est hors de question de donner des directives aux grands canaux hertziens ou à la presse écrite. Même si ceux-ci sont les fidèles et zélés relais de la propagande terroriste je m’y refuse. Les gouvernements ? Soyons sérieux….En fait le seul levier que nous ayons c’est sur nous même. Chaque individu, qui tous ensemble formons la « société » occidentale. C’est là qu’intervient le concept de « citoyen soldat », abordé sur le site des Pères Fondateurs. Les occidentaux doivent comprendre que les attitudes et les mentalités sont aussi importantes que les armes et la puissance militaire. Il faut montrer à ces assassins que nous ne les craignons pas. Non pas que nous ne craignons pas la mort. Eux l’adorent. Non, nous devons leur montrer que nous ne céderons pas. Je comprends la peine et le désespoir d’une mère, d’un fils ou d’une épouse. Je ne juge pas leurs larmes et leurs suppliques, elles sont naturelles et normales. J’en ferais de même si ma femme ou un membre de ma famille était retenu en otage. Par contre pourquoi 80% de la population européenne fait-elle exactement ce que ces assassins attendent ? Pourquoi défile-t-elle au son de slogans qui sonnent comme des victoires aux oreilles des égorgeurs ? Dans cette guerre chacun doit se caparaçonner. Mentalement. Endurer la souffrance, non pas l’accepter, mais serrer les dents (et je précise encore que je ne parle pas de la famille des otages). Quelles images de l’occident verraient alors les masses musulmanes ? Des gens touchés et blessés mais qui font face, qui soutiennent leurs idéaux et leurs valeurs. Pas besoin de déclaration belliciste, pas besoin de réaction horrible comme celle des népalais qui sont aller massacrer des innocents au seul motif qu’ils étaient musulmans. Juste un message : nous n’aimons pas souffrir, nous n’aimons pas la mort, ces enlèvement nous touchent et nous blessent, mais nous croyons en nos valeurs, nous ne les renieront pas. Les seules larmes dont pourraient alors se repaître les monstres seraient celles de la famille.
<br />Chacun d’entre nous peut comprendre que c’est une guerre qui se joue et une guerre ne se gagne pas uniquement avec des combattants. Contrairement à ce que certains veulent croire être citoyen-soldat ne signifie pas forcément se battre physiquement. Et cette notion n’est pas récente. Dans son Histoire Romaine, Chapitre II, Jules Michelet narre l’anecdote suivante à propos de la guerre que les romains eurent à soutenir contre Pyrrhus d’Épire roi des Molosses :
<br />
<br /><em>« …à la première rencontre près d’Héraclée, les Romains furent étonnés par les éléphants qu’ils appelaient dans leur simplicité boeufs de Lucanie. Toutefois la victoire coûta cher à Pyrrhus. Comme on l’en félicitait : encore une pareille, dit-il, et je retourne seul en Épire. Cependant, fortifié par les Samnites, les Lucaniens et les Messapiens, il marcha sur la Campanie dans l’espoir de la soulever. Rien ne remua. Il poussa jusqu’à Préneste, découvrit Rome du haut des montagnes, mais de toutes parts les légions approchaient pour le cerner ; il se hâta de regagner Tarente.
<br />Cependant il fallait sortir avec honneur de cette guerre. Après avoir tenté vainement de gagner Fabricius, envoyé vers lui pour racheter les prisonniers, il envoya à Rome le rusé Cinéas, par l’éloquence duquel il avait, disait-il, pris plus de villes que par la force des armes. L’adresse de l’envoyé et les présents du roi ébranlaient le sénat en sa faveur. Alors le vieil Appius Claudius, ancien censeur, qui était devenu aveugle, se fit porter au sénat par ses quatre fils, qui tous avaient été consuls. Ce vieillard plein de vigueur et d’autorité, gouvernait toujours avec un pouvoir absolu sa nombreuse maison, ses quatre fils, ses cinq filles et une foule de client. C' était, dit Cicéron, un arc toujours tendu, que les ans n’avaient pu relâcher. Ses esclaves le craignaient, ses enfants le révéraient. C' était là une maison de moeurs et de discipline antique(…). Ce vieillard austère fit honte au sénat de sa mollesse, et dicta la réponse qu’on devait faire au roi d’Épire : s’il veut la paix, qu’il sorte sur-le-champ de l’Italie. »
<br /></em>
<br />Jules Michelet, Histoirre Romaine Chapitre II
<br />
<br />Si le public pour qui cette manipulation est préparée voit que nous croyons à la liberté, en la démocratie, à l’égalité entre hommes et femmes peut-être sera-t-il moins sensible aux sirènes de la propagande. Peut-être sera-t-il moins prompt à gober la rhétorique selon laquelle tout cela n’est que de l’impérialisme, qu’une guerre pour le pétrole, une croisade contre l’islam. Si il voit que les mots démocratie et liberté peuvent susciter des réactions fermes, dignes, susciter l’abnégation et la résistance des peuples qui s’en réclament, c'est-à-dire qu’ils cessent d’associer ces concepts à décadence, faiblesse, frivolité ou luxure alors peut-être commenceront-ils à envisager réellement la possibilité d’avoir eux aussi leur propre liberté, leur propre démocratie.
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1096485763311458352004-09-29T13:12:00.000-07:002004-09-29T12:22:43.310-07:00Bertrand "la baffe" qui ne reçoit ni la cinq ni la six dans une geôle fascisteOh! Non !!! C’est vraiment trop injuste…<a href="http://permanent.nouvelobs.com/societe/20040929.FAP2939.html?0933">un être souffre </a>et tout le monde s’en fout !! C’est quoi cette saloperie de société égoïste et indifférente aux souffrances d’un homme ! Aux souffrances d’un artiste ! Engagé (bouh le vilain pléonasme…) en plus ! Franchement quelle chierie notre monde libérale-capitaliste fascistoïde…Bertrand « la Baffe » Cantat (1) ne sais comment exprimer son mal de vivre et tout le monde s’en fout !!!? Bande de sale bourgeois-rances…(2). Heureusement que le pote Themistocle est là pour vous déciller les yeux sur le triste sort de bicounet…Le nouvel Observateur nous apprend par l’intermédiaire de la tendre (mon boucher m’a toujours dit qu’il faut bien battre sa « viande » pour l’attendrir…) moitié du z’artiste que celui-ci <em>« vit dans une souffrance inouïe face à son acte»</em> et <em>«n'arrive pas à comprendre ces moments de folie qui ont pu amener à la mort de Marie Trintignant »…..</em>Rôôhhhh nâân !! C’est qu’il a bobo à son p’tit cœur le Bertrand…c’est qu’il souffre, vous comprenez ?! Autant que Marie Trintignant qu’il a laissé pour « endormie » avec des lésions au cerveau dans son hôtel lituanien ? Vous croyez ? Bon c’est mon côté réac qui me fait m’égarer ainsi parce que, bien sûr, CA-N’A-RIEN-A-VOIR !!! On s’en fout qu’il ait battu une femme à mort, qu’il n’ait même pas capté qu’elle allait crever et qu’il n’ait pas bougé son cul (de poète, tout de même !…s’il vous plaît) pour lui venir en aide bourré et défoncé comme il l’était….naaann ! La souffrance morale d’un artiste, source de création, muse éternelle et patati et patata…ça c’est incomparable, ça c’est boulifiant….Mais est-ce qu’au moins vous vous rendez compte de comme cela a été dur pour lui ??? 14 mois sans suivi psychologique ! Alors que trois heures de suivi médical pour Marie Trintignant après la séance de punching-ball et 20 ans de suivi psychiatrique pour le sombre zéro de la merde auraient, peut-être, tout résolu. Ou au moins évité le pire. Maintenant éviter le pire c’est éviter que bicounet ne meurt lui aussi ! Il faut donc qu’il <em>« soit suivi pour qu'il puisse vivre, et pas peut-être mourir lui aussi, vivre avec son acte »</em> …pourquoi ? Il est devenu la « copine » d’un co-détenu et il à peur que celui décide un jour de le baffouser ? Si il y en a une qui a besoin d’une analyse c’est Kristina Rady qui défend bec et ongle son « mari qui a battu à mort sa compagne »…Capisci ?
<br />
<br />Quand je vous dis que c’est elle qui a besoin d’une analyse : «<em> le chanteur « n'admettrait jamais son geste puisque ce n'est pas un violent».</em> <em>«Il va falloir qu'il puisse comprendre et qu'il puisse vivre avec» ».</em> Logique non ? Le type n’est pas violent donc il n’admet pas son geste…Un vrai lien de cause à effet serait : il a battu sa compagne à mort DONC il est violent…mais non, pas là. En bon gauchiste alter-mondialiste ce qui compte c’est la doctrine, ou l’idéologie ou l’opinion que l’on se fait de soit même, bref la conceptualisation mais surtout pas les actes. Les actes, et ici on parle du tabassage d’une femme, les actes donc n’ont pas de valeur. Ils ne représentent et ne signifient rien. Cette sous-merde bien pensante, cet alter-mondialeux-millionnaire révèle ici un autre défaut de son caractère : c’est un lâche. Incapable de se maîtriser il n’assume même pas ses actes, il les nie.
<br />
<br />Comme on dit : « qui se ressemble s’assemble » ; parce que si le bicounet est vraiment une sale raclure de rebord de chiotte sa tendre (quoique je commence à la trouver de plus en plus filandreuse la barbaque à « Pif-Paf » Bertrand) est pas mal non plus ! Voyez-vous elle envisage de <em>« parler «un jour» avec la famille Trintignant »</em>, mais tout en mettant en garde l’opinion française et incidemment les Trintignant : <em>« «Je pense qu'on ne pas voir la vie en noir et blanc, en méchant et en gentil», a-t-elle ajouté. «Pour qu'on puisse vivre il faut plutôt être dans autre chose que la haine.» »</em>…Tout n’est pas noir et tout n’est pas blanc….c’est donc que les torts sont partagés. J’aimerais bien qu’on m’explique quel « tort » Marie Trintignant » a pu faire à l’équarisseur pour que celui-ci la batte à mort ? D’ailleurs qu’on me dise quel tort pourrait bien commettre une femme, n’importe quelle femme, pour qu’un homme, n’importe quel homme, la batte à mort ? Ca n’existe pas. Je comprendrais, je ne dis pas que j’excuserais ou que pardonnerais, mais je comprendrais qu’un homme qui rentre chez lui et trouve sa femme au lit avec un autre homme puisse lui tirer dessus. Mais frapper une femme jusqu’à ce qu’elle en meurt ça veut dire la maîtriser, serrer ses poignets, user de l’unique supériorité de l’homme sur la femme : la force physique, pour lui faire mal, plusieurs fois, en frappant, longtemps, jusqu'à ce qu’elle meurt. Ca veut dire sentir la chair du visage qui s’écrase sous la main ou le poing, ça veut dire entendre les os qui se brisent, les dents qui se déchaussent et les hurlements de la malheureuse. Battre une femme à mort c’est long, c’est quelques minutes, ce n’est pas tirer une balle et puis réfléchir à son geste. C’est une horreur car on sait ce que l’on fait, on a le temps de comprendre. Il y a une réflexion pendant que l’on commet l’acte, on pense que l’on va faire mal, on veut faire mal, l’acte est préparé même si cette préparation ne dure que quelques secondes. Battre une femme à mort c’est de la faiblesse et c’est une lâcheté, car oui c’est très facile. Alors qu’est-ce qu’elle a fait Marie Trintignant pour que tout ne soit pas « tout noir ou tout blanc » ? Et pourquoi les Trintignant ne devraient-ils pas haïr celui qui a tué et torturé (il l’a laissé plusieurs heures sans assistance) leur enfant ? Pour que eux puissent vivre ? Ca oui ils vont vivrent eux ! Dans le malheur et le désespoir. Pour que Bertrand Cantat ne soit pas trop triste ? Pour qu’il puisse manger des bons cassoulets-qui-sont-meilleurs-que-la-sale-bouffe-lituanienne dans sa prison toulousaine ? Et pourquoi feraient-ils ça ? Parce qu’ils lui doivent ça en plus ? Non Bertrand la baffe, non. Tenez relisez une des œuvre du « poète » et remplacez « France » par « Lituanie » , « bistrot » par « victoires de la musique » et « pognon » par « marrons »:
<br />
<br />Un jour en France
<br />
<br /> A bistrot comme toujoursil y a les beaux discours
<br /> Au poteau les pourris, les corrompus aussi
<br /> Dents blanches et carnassiers
<br /> Mais à la première occasion
<br /> chacun deviendrait le larron
<br /> de la foire au pognon oui qui se trame ici
<br /> Allez danse avec Johnny
<br />
<br />(1) Taranne tous droits réservés
<br />(2) Zek tous droits réservés
<br />Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1095357912959329102004-09-16T10:51:00.000-07:002004-09-16T11:05:12.960-07:00Les leçons de liberté de l'Arabie saouditeVoici <a href="http://www.lewrockwell.com/latulippe/latulippe27.html">un long article</a> publié sur le site libertarien Lew rockwell. Cet article prétend montrer que les USA auraient des leçons de démocratie à prendre auprès de l’Arabie Saoudite. Il va sans dire que je ne suis pas d’accord.
<br />
<br /><em>As events in the Middle East unfold in an ever more chaotic and violent fashion, America finds herself on the precipice of a cataclysmic "clash of civilizations" with the Muslim world. While I believe that much of this conflict could have been avoided, I nevertheless remain convinced that it behooves us all to learn more about the peculiarities of Islamic Culture in order to generate more informed opinions about our involvement there.
<br />It was with this in mind that I recently obtained a copy of </em><a href="http://www.amazon.com/exec/obidos/tg/detail/-/0393324176/lewrockwell/"><em>The Saudis</em></a><em>, by Sandra Mackey. Saudi Arabia, as the location of the two holy cities of Islam, remains the ultimate focal point of this conflict and the land where crucial events will occur which will determine the ultimate outcome of this war.
<br />Mackey is both an excellent writer and the wife of an American physician who practiced at King Faisal Specialist Hospital in Riyadh during the oil rush of the 1970s and again during 1980s. The Saudis represents a personal history of her life there and an adept analysis of the social, political, and cultural conditions of the kingdom. She weaves her numerous experiences with a sober discussion of hard data and statistics to draw a variety of important conclusions about both the contemporary conditions in Saudi Arabia and about its future challenges.
<br />As a preface, I should emphasize that I am not herein engaging in an adulation of Saudi Arabia. In our current political atmosphere, any sympathetic portrayal of the Middle East is immediately exposed to accusations of "sympathizing with the enemy". Saudi Arabia is not a utopian society by any stretch of the imagination. On the contrary, the numerous social and political defects of that land have been commented upon ad nauseam by a myriad of neoconservative writers. It was with a consciousness of these frequent attacks on Saudi Arabia that I perused Mackey’s analysis with the intent of hopefully gaining a more balanced perspective of Saudi society. If we are to make any progress in our current conflict, it will ultimately occur within the framework of knowledge rather than distortion.
<br /></em>
<br />Il tente de se justifier en premier lieu : "<em>am not herein engaging in an adulation of Saudi Arabia"</em>, <em>" Saudi Arabia is not a utopian society by any stretch of the imagination.". </em>Mais il biaise d’entrée l’introduction : primo ce qu’il dit n’est même pas que ceux qui font un portrait sympathique du Moyen Orient sont dépeints comme des traîtres, non c’est pire, il dit que ceux qui font un « quelconque portrait sympathique du Moyen Orient » sont vus comme des traîtres. Ce n’est pas pareil. Ce « quelconque » implique que l’adversaire est incapable d’une quelconque mesure ou nuance dans sa critique. Il sous-entend que l’adversaire a une vision collectiviste et surtout bornée. Or cela est faux car que dise les pro-guerre ? Qu’ils conduisent la guerre pour apporter la démocratie et la liberté au Moyen Orient. N’est-ce pas de la sympathie ça ? Apporter la liberté ? Ici je ne me penche pas sur la véracité des sentiments des pro-guerre ou sur leurs intentions réelles. C’est un autre débat et d’ailleurs si on pense systématiquement que les pro-guerre mentent, sciemment, pourquoi faudrait-il admettre que les anti-guerre ne mentent jamais eux ? Cette première phrase vise également à le présenter comme une victime des persécutions des pro-guerre et c’est une façon de s’attirer la sympathie du lecteur. C’est une manière de forcer le trait des pro-guerre en leur donnant un visage inquisiteur et oppresseur. De même le commentaire <em>« ad nauseam »</em> est péjoratif et disqualifie d’office toutes les critiques que les conservateurs peuvent faire sur le système social des pays du Moyen Orient. Lorsqu’on a déjà la nausée toute nouvelle critique même justifiée, même prouvée, étayée et démontrée n’a aucun effet car on ne sent plus rien, on vomit, on est blasé…et pourtant, une nouvelle critique essayée et justifiée ne devrait jamais être ignorée, ne croyez-vous pas ?
<br />Ce paragraphe met en place le style de l’article : il prétend avoir une approche objective mais dès l’introduction il a déjà condamné la thèse qu’il entend contester. D’ailleurs il dit que en attaquant ce livre il avoue qu’il souhaitait avoir une perspective plus équilibrée de la société Saoudienne : <em>« I perused Mackey’s analysis with the intent of hopefully gaining a more balanced perspective of Saudi society. »,</em> mais comme d’un autre côté il a suggéré que ses adversaires sont des contempteurs fanatiques et bornés du Moyen Orient en général et de l’Arabie Saoudite en particulier, une vision plus équilibrée signifie : avoir un point de vue <strong>élogieux</strong> sur l’Arabie Saoudite. Il sait donc ce qu’il cherche.D’un point de vue intellectuel cette approche est malhonnête car comment doit-on aborder un débat ? En sachant à l’avance ce que l’on cherche ? Ou bien en « doutant » comme je crois avoir compris que se définit la manière anarco-capitaliste de raisonner ? La conclusion précède la démonstration, avant même la lecture du livre. Ce trait saillant du style de l’auteur est confirmé dans la suite de l’article. Ce n’est pas honnête. Il place le lecteur dans une position favorable et il utilise des trucs de rhétorique qui n’ont rien à voir avec le raisonnement pur.
<br />
<br /><em>Upon finishing her book, one idea stood out. Namely, Saudi Arabia is not a totalitarian society. While it is portrayed by its Western critics as being a benighted land of authoritarian oppression administered by an absolute monarchy, its king actually rules within the rubric of two overwhelming constraints.
<br />First, is the Islamic religion itself. Although Islamic law is administered in a heavy-handed fashion that would be totally unacceptable to a Western population, Mackey skillfully shows the extent to which Islam provides a commonly-agreed upon set of rules which are apart from, and above, the monarchy. The basic tenets of Islam are accepted by the overwhelming majority of the population as being the dictates of God. As such, the Saudi royals are strictly constrained by Islam and are virtually powerless to enact laws which contradict it. Islamic law grants citizens certain privileges and rights which are thus literally beyond the authority of the monarchy to detract. And the royals are well aware that any attempt at such detraction would either be completely ignored by the populace, or would meet with almost universal, violent resistance. This is not a condition commonly found in a totalitarian society (and it also demonstrates why Western leftists have always been antagonistic towards religion, since it exists as an independent source of ideas and power apart from the leftist god of centralized government).</em>
<br />
<br />Ce passage est d’une malhonnêteté intellectuelle criante. Il se focalise sur un aspect de la dictature : la monarchie, et prétend que cette dictature est tempérée par l’islam en oubliant que l’islam est décrit lui-même comme étant une dictature par de nombreux commentateurs occidentaux. Pour prendre l’exemple de deux totalitarismes c’est un peu comme parler de fascisme tempéré par le communisme…super ! Comme il ne veut pas rentrer dans le débat qui consiste à déterminer le degré de totalitarisme de l’islam il est obligé de justifier la valeur de cet élément tempérant d’une autre manière. Tout d’abord il prétend que … <em>“Islam provides a commonly-agreed upon set of rules which are apart from, and above, the monarchy. The basic tenets of Islam are accepted by the overwhelming majority of the population as being the dictates of God.”.</em> La première objection que l’on peut faire à cette affirmation est : comment le sait-il? Comment cela a-t-il été déterminé et par qui ?
<br />Comment ? parce que plus loin il avance que la société saoudienne refuse de se plier aux opérations de recensement et de statistiques…Si d’un côté les saoudiens sont rétifs à toute intrusion dans leur vie privée en ce qui concerne leurs biens matériels on peut imaginer qu’ils le sont d’autant plus en ce qui concerne leur vie spirituelle ! Donc comment sait-on vraiment ce que les saoudiens pensent des lois de l’islam ? Cela est donc contradictoire avec l’affirmation que la grande majorité de la population accepte de bon cœur les règles de l’islam, car cela est une statistique ? On a l’impression que cet argument est juste basé sur « tout le monde sait que… ». Mais imaginons que ces recensements-là soient autorisés en Arabie Saoudite et que les habitants du pays acceptent volontiers de donner leurs opinions sur les règles religieuses qui régissent leur pays…la question qui s’impose alors est : qui fait ce recensement ? Un américain du Kansas mandaté par le gouvernement saoudien ? ou un membre de la police religieuse saoudienne ? On comprend aisément que les réponses données à l’institut de sondage ne seront pas les mêmes….et vue qu’il y a peu de chance que ce soit un yankee qui effectue cette statistique…. Donc cette affirmation est scientifiquement malhonnête car elle omet de citer ses sources et elle omet l’aspect coercitif du régime saoudien, aussi « limitée » que soit la dictature de la monarchie saoudienne, qui rend tout chiffre saoudien inutilisable. Notez également la phrase riche de sens implicite :
<br />
<br /><em>« the Saudi royals are strictly constrained by Islam and are virtually powerless to enact laws which contradict it . »</em>
<br /><em>
<br /></em> Ainsi donc la monarchie saoudienne est strictement contrainte par l’islam…je veux bien admettre que la monarchie saoudienne soit une dictature molle mais elle n’en demeure pas moins la principale autorité politique du royaume ; or cette autorité est strictement contrainte par l’islam, c’est donc reconnaître plusieurs choses : Tout d’abord l’aspect contraignant ou coercitif de l’islam, même si appliqué aux princes saoudiens cela peut faire sourire. Ensuite c’est reconnaître l’aspect politique de l’islam puisqu’il contraint le gouvernement. Enfin cette phrase implique autre chose : si le pouvoir saoudien est contraint par l’islam alors quand est-il du saoudien de base ? Quand est-il de l’étranger résident en Arabie Saoudite ? Ce n’est pas dit mais on le comprend : la main mise de l’islam est totale sur ces couches inférieure de la société. Qui peut contraindre le roi, peut contraindre l’épicier. C’est à garder en mémoire lorsque l’auteur critiquera les atteintes aux libertés individuelles aux USA. In fine cela démolit toute possibilité de crédit aux statistique sur la perception de l’islam par la population saoudienne.
<br />Dernier point, cette affirmation est en même temps tendancieuse et sexiste car affirmer que : «<em> Islamic law grants citizens certain privileges and rights »</em> c’est vite oublier la moitié de la population saoudienne, j’ai nommé les femmes. Quels sont les privilèges et les droits des femmes en Arabie Saoudite ? Oh ! bien sûr en fouillant bien on trouvera par exemple que en cas de divorce une femme peut emporter avec elle tous les bijoux qui ont pu lui être offert… mais c’est oublier que ce divorce est une répudiation qui peut advenir du jour au lendemain et être accomplit en trois minutes le temps pour l’homme de répéter trois fois qu’il répudie sa femme…
<br /></em>
<br /><em>In many ways, this condition loosely resembles the concept of "natural law" which was so precious to our own Founders. The signers of Declaration of Independence noted that men are "endowed by their Creator with certain inalienable rights, among them life, liberty, and the pursuit of happiness." In making this claim, the Founders were stating that there is a force (the Creator) that exists apart from and above the government. The rights thus granted to the people are beyond the power of the government to legitimately infringe. </em>
<br /><em>
<br /></em>C’est là aussi passer un peu vite sur la déclaration des pères fondateurs. Il feint de ne voir que la ressemblance entre la loi divine islamique de l’Arabie saoudite et l’allusion à dieu dans la déclaration d’indépendance mais il oublie que cette déclaration fait aussi allusion au droit au bonheur et à la liberté. Que les USA fassent référence à Dieu pour définir l’essence de leurs droits fondamentaux, comme le font les saoudiens, n’empêche pas de comparer ces droits fondamentaux….il faut donc prouver que ce que vive les femmes saoudiennes est « la liberté »….ça va être dur. Je précise qu’affirmer « qu’elles aiment ça » est malhonnête car on en sait rien, comme on l’a vu, puisqu’elles ne peuvent s’exprimer librement et parce que par exemple elles n’ont pas la liberté de venir vivre deux ans aux USA pour savoir ce qui leur plaît le plus. C’est comme moi je ne peux pas dire si j’aime la cuisine brésilienne ou non car je n’en ai jamais goûté.
<br /></em>
<br /><em>Over time, this concept has been systematically undermined by our governing elites. As secularists with delusions of grandeur, our governing classes have done everything in their power to erode this notion and to imbue the populace with the idea that government is the ultimate authority. Tragically, our government has come to define the limits of its own power…a situation which our Founders consciously strove to avoid.</em>
<br /><em>
<br /></em>Ca c’est un peu le refrain de ce texte. Une petite charge purement libertarienne contre l’état et le gouvernement. Je ne nie pas à ce libertarien le droit de critiquer l’état mais c’est comme si, cherchant à savoir qui de la poire ou de la pomme a le meilleur GOUT, de manière soit disant objective, je m’arrêtais toutes les trois phrases pour préciser que la poire pourrie plus vite…rien à voir avec le goût mais très efficace psychologiquement pour influencer les juges qui devront décider quel est le meilleur fruit !Il existe une autre possibilité : cette plaidoirie pour l’Arabie saoudite s’adresse uniquement à des libertariens convaincus pour qui le béhémoth c’est l’état. Quoi qu’il puisse se passer en Arabie Saoudite tant que l’état y est plus faible, c’est mieux….Bon c’est une position mais dans le « quoi qu’il puisse se passer »…on peut mettre plein de choses. Il est d’ailleurs assez frappant que des gens plutôt maximalistes en matière de libéralisme, qui ne laisseront pas passer la moindre petite déviance à l’orthodoxie libérale en Europe ou aux USA, qui jetteront aux oubliettes les USA, un des pays le plus libéral au monde, pour une question de taux, de privatisation de trottoir ou autre détails techniques, il est frappant donc de constater que ces gens omettent de mentionner les violations aux libertés fondamentales en Arabie Saoudite et s’attachent à démontrer que l’Amérique a des leçons de démocratie à prendre de ce pays en développant trois broutilles !
<br /></em>
<br /><em>The second great limitation on the power of the Saudi monarchy arises from the peculiarities of Bedouin culture. Since the vast majority of the Saudi people were, within living memory, desert dwellers, this culture still has a powerful influence on how they live their lives and interact with their government. The Bedouins cling to a ferocious individualism that is grounded in egalitarianism and an exaggerated sense of honor. Their culture disdains claims of class privilege and is careful to acknowledge each man’s rights within his family and tribe. There are intricate rules which accompany this culture, and these rules are stringently followed by the monarchy lest they run afoul of the universally accepted beliefs of the Saudi people.
<br />In reading Mackey’s description of Bedouin culture, I was reminded again of our own frontiersmen. In colonial America, the inhabitants of our frontiers were notoriously independent and jealously guarded their rights from any encroachment by government. They were armed and dangerous. Attempts to infringe upon these rights and privileges by government were ignored or met with violent resistance (the Whiskey Rebellion being the most prominent historical example).</em>
<br /><em>
<br /></em>Ici encore c’est la paille et la poutre ! Ainsi donc la société bédouine ne connaît pas de différence de classes : "<em>Their culture disdains claims of class privilege and is careful to acknowledge each man’s rights within his family and tribe"</em>. Et l’auteur de verser une larme nostalgique sur les temps héroïques de la conquête de l’ouest, véritable modèle de société libertarienne à l’entendre…..mais de quoi parle-t-on ? Et dans quels termes ? Notons que notre anarcap emploie un vocabulaire marxiste et parle « de classe »…premier point, mais dans son panégyrique de l’Arabie saoudite n’oublie-t-il pas quelques détails ? Par exemple que la population saoudienne est au moins divisé en deux entre hommes et femmes comme je l’ai déjà dit….et je n’ai pas besoin de revenir sur statut de la femme dans ce pays. Les gens sont également divisés entre musulmans et non musulmans et le statut des employés de maison philippins en Arabie Saoudite et plus proche de l’esclavage (abolit en 1963….) que du salariat. Il y a les distinctions entre sunnites, wahhabites et chiites, très nombreux au nord du pays à la frontière avec l’Irak, et qui sont opprimés par le pouvoir de Riad. Il y a également les discriminations raciales entre saoudiens de souche et les ouvriers égyptiens, yéménites ou pakistanais qui viennent chercher du travail dans la péninsule. Le racisme que subissent ces ouvriers donnerait aux noirs américains une idée de ce que vivaient leurs ancêtres juste après la guerre civile américaine… Bref l’auteur prend un point de détail, le dépouille de tout se oripeaux gênants et contradictoires et surtout compare ce fait avec son propre référentiel de société idéale : le far-west et les cow-boys….qui, à part une groupuscule d’anarcap peut aujourd’hui se plaindre que l’Amérique ne soit plus celle de Billy the kid et Calamity Jane ?
<br /></em>
<br /><em>It goes without saying that our government has done everything in its power to defang this frontier culture in America and transform the American people into a more docile populace who will obey government dictates without offering inconvenient resistance. </em>
<br /><em>
<br /></em>Encore la poire qui pourrit plus vite que la pomme…..
<br /></em>
<br /><em>Mackey’s narrative offers abundant concrete examples of situations where the Saudi monarchy is sharply limited by the religion and Bedouin culture of its citizens. These limitations demonstrate that the Saudi polity is far more complex than we have been led to believe by its neoconservative critics. Several of these limitations are of particular interest to the libertarian reader:</em>
<br /><em>
<br /></em>Non, ce que démontrent ces deux choses c’est que c’est le coran et les coutumes qui déterminent le mode de vie des saoudiens. Le roi n’est que le premier exécutant, mais au temps des Borgia mieux valait être Lucrèce que le duc d’Este. Cela démontre que l’islam est politique et je trouve que c’est plutôt une chance pour l’Amérique qu’elle ne soit pas gouvernée par la bible. Bien sûr la société américaine est fortement imprégnée de valeurs chrétiennes mais la religion reste en dernier ressort de l’ordre du privé et dans leur déclaration d’indépendance les pères fondateurs américains font référence à Dieu mais ne le nomme pas, précisant ainsi que chacun est libre de choisir son dieu. Ce qui n’est certes pas le cas de l’Arabie Saoudite.
<br /></em>
<br /><em>#1 Census-taking
<br />For a variety of reasons, the Saudi government has long desired to take an accurate census of its citizens. In particular, the monarchy would like to have the data for planning various government programs and to have an idea of how many guest workers can be allowed in the kingdom without numerically overwhelming the citizenry.
<br />But the government has never dared to actually perform a census.
<br />Mackey notes:
<br />Furthermore, there is among the Saudis a strong cultural tradition that closes a man’s house to prying eyes, including those of census takers.
<br />In essence, Bedouin culture enshrines a man with final authority over his household. It is considered an egregious insult to a man’s honor to have his personal demesnes entered by other men for the purposes of gathering information concerning the members of his family and his property.
<br />Since the Saudi monarchy is constrained by the traditions of Bedouin culture, it dares not affront its citizens with such an undertaking.
<br />Contrast this with our situation here. Many Americans have grown to dread the census taken each decade by our federal government, as it has become continually more odious and intrusive. Having no concern for our privacy, the feds have flouted the Constitution’s consent to use the census only for head counting and have expanded it to compile data on almost every imaginable facet of American life. Those who fail to mail in their census forms are treated to home visits, which grill citizens about everything from the number of bathrooms in their house to the distance of their daily commute to work.
<br />To add insult to injury, the census bureau prominently advertises the jail terms and fines which may accompany any failure to fully comply with their demands.
<br />So it is reasonable to ask which government is more respectful of its citizens and their privacy…and which government regards its population as mere serfs whose "place" is to obey official directives without dissent?</em>
<br /><em>
<br /></em>A quoi sert un recensement ? Très souvent il sert à établir une statistique pour établir la base de l’impôt. Pour cette raison je comprends très bien les réticences de l’auteur face au recensement qui n’est qu’une arme de l’état pour organiser plus efficacement le vol légal du travail des citoyens. Il y a de plus une forme de viol de l’intimité lorsque des agents gouvernementaux s’invitent chez vous pour recenser vos biens tout en bavant à l’idée des taxes que vous allez devoir payer. Ok.Ok. Mais est-il intellectuellement correct d’avancer comme argument un fait qui se produit tous les dix ans, qui est une gêne et qui se traduit par un vol (les impôts) pour justifier que les USA sont moins démocratiques que l’Arabie Saoudite où quotidiennement la moitié de la population (les femmes) se voit privée d’une liberté fondamentale : celle de se déplacer à sa guise. Est-il intellectuellement honnête de prétendre que le recensement est une atteinte aux libertés individuelles tel qu’il permet d’oublier, ou d’effacer, l’interdiction de liberté religieuse, l’interdiction de s’habiller comme on le désire, l’interdiction de lire ce que l’on désire, l’interdiction de dire ce que l’on veut, les châtiments corporels pour blasphème, les crimes d’honneur perpétrés en toute légalité par le frère, l’oncle ou le père sur la sœur, la nièce ou la fille ? Non. Ce n’est pas honnête et cela montre que cet auteur ne cherche qu’à démontrer une thèse ou plutôt qu’à descendre la société américaine, par pure réaction. Car le véritable but est là : critiquer la société américaine. Et c’est très louable! Et c’est normal ! La société américaine n’est pas parfaite, d’un point de vue libéral ou non d’ailleurs. Il faut se livrer à une analyse de ses déviances, certes, mais faut-il pour cela réhabiliter l’Arabie Saoudite ? Faut-il nécessairement élever une dictature pour critiquer les USA ? Non. Pourtant, aveuglé par l’agressivité des débats, cet auteur serait prêt à trouver des qualités à n’importe qui pourvu que ce n’importe qui soit très différent des USA. C’est un peu « tout sauf les USA ». Cette focalisation vient en fait d’une opposition avec les neo-conservateurs et les républicains mais par ricochet elle déborde sur l’Amérique entière. Ce genre de raisonnement me fait penser à ceux qui avancent que Mussolini avait bien réussi à rendre l’Italie autosuffisante en blé et qu’on devait quand même porter à son crédit l’assèchement des marais Pontin…et alors ? Est-ce que cela réhabilite son régime ?
<br /></em>
<br /><em>#2 The military draft
<br />The geopolitics of Saudi Arabia is dominated by one simple reality. Namely, the nation sits atop the largest proven oil reserves in the world, has long borders, and harbors only a tiny population with which to guard them. This has created considerable angst amongst the rulers, who fear the greedy eyes of neighboring nations.
<br />The government has attempted to enact a variety of policies to ensure its national security and has often been tempted to resort to a military draft in order to provide adequate manpower for its armed forces.
<br />But once again, this idea has run headlong into the desert culture of the Saudi Arabian people.
<br />Mackey notes:
<br />As the decade of the 1970s drew to a close, the manpower projections of the 1974 defense plan were obviously falling short. Although every time an external crisis arose there was talk of a military draft, everyone knew it was politically unacceptable to institute and impossible to administer.
<br />The Bedouins’ fierce independence views involuntary servitude as an intolerable attack on a man’s dignity. Any attempt to institute such a policy would lead to social upheaval and threaten the monarchy.
<br />And even among those who join the military voluntarily, the issues of Bedouin culture remain:
<br />Mackey elaborates:
<br />There is no military tradition in Saudi Arabia and little commitment to the concept of the nation state. As fiercely independent individuals who survived on the desert for centuries with nothing but their own wits and fortitude, the Saudis are not about to submit to the discipline of the army. Family and tribe remain the center of any Saudi’s existence, and for this reason it is difficult to keep the military recruits the country does have at their posts. Unit assignments are haphazard, as the commanders respond to the special requests from relatives or people in positions of power to place a particular man in a particular post.
<br />The contrast between the educated, status-conscious officer corps and the troops is no more graphically depicted than by the street vignette in which I saw an officer impeccably attired in his tailored uniform standing next to a private who was making his last stand for independence by refusing to put shoelaces in his combat boots.
<br />Again, contrast this with the situation here in America. While our frontier ancestors once clung to a spunky individualism which rendered them unruly and unpredictable militiamen, our government has long since ground that attitude out of our national psyche. On numerous occasions, America has instituted a draft (often even in peacetime). Many of the wars fought with drafted soldiers were only tenuously linked to our national survival. More often than not, America’s wars have been murky affairs carried out at the behest of unseen special interest groups for motives entirely ulterior to those stated to the populace at large.
<br />So which nation is more respectful of its citizens and their right to avoid involuntary servitude? Which government fears the fierce independence of its people? And which rulers view their populace as cannon fodder for military adventures arising from the mists of its Imperial politics?
<br />Sadly, America comes up short.</em>
<br /><em>
<br /></em>L’auteur feint de croire que l’Arabie saoudite est une nation comme les autres: <em>“ which nation is more respectful of its » avec un gouvernement « Which government fears the fierce independence of its people?”</em>, or il se trouve que l’Arabie saoudite est plus une propriété privée qui appartient à quelques milliers de princes où, par hasard, se trouvent quelques millions d’êtres humains. Qu’est-ce qu’une nation au sens classique du terme ? Le pétrole, sa manne, tout appartient à un clan et la population dans sa majorité se contente de vivre des miettes. C’est d’ailleurs étonnant qu’un auteur libertarien utilise le terme de nation en feignant de ne pas savoir ce que ce terme implique. Une nation se définit par ses habitants qui pour des raisons diverses telles la langue, la culture et un certain intérêt commun se définissent comme formant un peuple constitué en nation. Les intérêts commun de ce peuple peuvent expliquer que parfois chacun combatte pour tout le monde. Je sais que dans la doctrine anarcap le plus stricte individualisme prévaut et que la simple idée d’un intérêt commun est une hérésie mais pour reprendre le far-west libertarien comme exemple imaginons que le Texas n’ait pas été morcelé en d’innombrables propriétés privées mais ait été un seul et unique ranch. Croyez-vous que les cow-boys peuplant ce ranch privé et travaillant pour son propriétaire auraient levé un doigt pour protéger ce ranch contre une attaque mexicaine ? Auraient-ils risquer leur vie pour le Texas dans de telles conditions et auraient-ils accepté d’être enrôlés de force pour défendre une propriété qui n’est pas la leur ? Non bien sûr.
<br />D’ailleurs puisque l’auteur est féru d’histoire américaine et qu’il fait référence au passé de « miliciens imprévisibles » de ses ancêtres, il devrait se souvenir que les colons américains ont accepté de former des milices pour combattre les français aux côtés des troupes britanniques lorsqu’il s’est agi de défendre leur terre entre 1756 et 1763 mais qu’ils ont refusé et rechigné à continuer la lutte lorsque la défense de leur propriété n’a plus été évidente. Treize ans après ils faisaient sécession de la couronne britannique
<br /></em>
<br /><em>#3 Access to leaders
<br />One of the key differences between authoritarian and responsive governments is the ease with which the common citizen can gain access to his leaders in order to petition for redress of grievances. This was felt to be so important by our Founders that they included it in the Bill of Rights.
<br />Saudi Arabia’s traditional tribal structures, and the egalitarian demands of Islam, have combined to create an interesting tradition which addresses this issue.
<br />Mackey notes:
<br />But access to the king is not limited to the ulema and the sheikhs. At the king’s weekly majlis, his lowliest subjects kiss his cheeks, then his nose, and finally his shoulder as they press their crumpled pieces of paper with their requests on his majesty. And every Saudi realistically expects the king to deliver.
<br />The majlis is a deep-seated tradition which guarantees every man the right to personally meet with the king and make requests about whatever concerns him. Sometimes it involves money, sometimes it is about a government policy with which the citizen disagrees, and sometimes it is to ask for the king’s opinion on a personal matter. This access is considered the right of every man, and the king could abolish or ignore it only at his peril.
<br />Whatever else one might say about Saudi governance, this practice is not consistent with a dictatorship.
<br />Contrast this with our situation here in America. "Face time" with our president is considered to be one of the most sought-after and difficult-to-obtain commodities in Washington. Occasionally, presidents have even sold audiences to the highest bidder for campaign contributions (Clinton’s White House lodging scandals and exorbitantly-priced coffee soirées being two prominent examples). Thus, access to the president is largely reserved for powerful officials, wealthy contributors, and representatives of well-connected special interest groups.
<br />What hope does the average American have of ever gaining a personal audience with the president to air grievances concerning government policy? Is there even a pretense of allowing even some of the citizenry to discuss problems with him in the tradition of the Saudi majlis?
<br />Again, the contrast is stark. Which government is more respectful of the dignity of its common people? And which system treats its citizens like serfs while simultaneously limiting audiences with its leaders to elites in positions of privilege?</em>
<br /><em>
<br /></em>Maintenant cela atteint le ridicule….Lorsqu’on écrit un article sur un livre, que l’on trouve convaincant, et que l’on veut promouvoir ce livre on cite quelques exemples particulièrement percutants qui persuaderont le lecteur d’acheter ce livre. Or quel est l’argument percutant que cite La Tulippe ? Une coutume ancestrale qui ressemble fortement au toucher des écrouelles du roi Soleil. On n’ose imaginer la porter des arguments moins convaincants du livre que l’auteur n’a pas cité dans son article… Ainsi donc les saoudiens sont autorisés à venir baiser les joues, le nez et les épaules de leur souverain "<em> his cheeks, then his nose, and finally his shoulder"</em> pour lui remettre un billet que ce souverain lira s’il le veut mais en tout cas à ses risques et périls….bouh on tremble pour le roi….et La Tulippe décrit cela comme une discussion entre les dirigeants et le peuple ?: "<em>Is there even a pretense of allowing even some of the citizenry to discuss problems with him in the tradition of the Saudi majlis”.</em> Une discussion ? Vraiment ? Dans une discussion deux personnes parlent et échange des informations. Cela ressemble plus à une supplique.
<br />Bien sûr il est déplorable que les dirigeants des pays occidentaux soient quasiment inaccessibles aux requêtes des simples contribuables, oups ! pardon, citoyens, mais de là à juger le comportement du président des USA plus irrespectueux pour la dignité individuelle (<em>Which government is more respectful of the dignity of its common people?)</em> que le cérémonial saoudien qui impose de couvrir le corps du monarque saoudien de baiser pour que celui-ci prenne un placet dont-il fera ce que bon lui semble je trouve qu’il y a une marge... En fait l’auteur confond la représentation d’un droit, un rituel, une cérémonie protocolaire avec l’existence d’un droit réel : celui d’accéder au souverain. Et ce n’est pas la petite remarque sur les dangers que courre le monarque saoudien si jamais lui prenait l’idée d’ignorer les suppliques de son bon peuple qui convaincra qui que ce soit.
<br /></em>
<br /><em>#4 Taxes
<br />In America today, the average worker now toils from January to mid-May just to pay his taxes to the various levels of government. Our government officials have devised ways of taxing almost everything imaginable, from gasoline to telephone service. As numerous libertarian thinkers have noted, the extent to which a population has its wealth confiscated by government is a good measure of the freedom it enjoys. It may be too extreme to say that Americans are now slaves of our government, but the relationship is roughly similar to medieval serfdom.
<br />The situation in Saudi Arabia is drastically different. Mackey discusses the history of tax policy in Saudi Arabia in the context of Bedouin culture and Islamic principles. I especially noted this paragraph below, which contains a quote from the mullahs, who sound almost Rothbardian in their opinion:
<br />Like any restriction on their freedom as men, the Saudis not only abhor taxes but question any government’s right to collect them. The prevailing attitude is summed up in the statement issued by the Ikhwan [religious scholars] in its dispute with Abdul Aziz over the tobacco tax in 1927. "Taxes, we have ruled, are completely illegal and it is the king’s duty to remit them, but if he refuses to do so we do not feel it permissible to break up Moslem unity and revolt against him solely on this account"
<br />She goes on to describe the situation since the oil boom:
<br />To everyone’s delight, oil income after 1973 relieved the government of the need to supplement its income from pilgrims’ receipts and limited oil revenues with taxes. The flimsy tax code crumbled. There remained some indirect taxes, such as modest and selective customs duties, a tariff of 20% on the few items produced locally, and a poorly administered social security tax on wages. The only direct tax Saudis were asked to pay was the religiously mandated zakat, or alms tax. Otherwise, Saudi Arabia is tax free.
<br />Many critics may point to the unique oil wealth of Saudi Arabia as being the reason behind its lack of taxes. But Mackey’s narrative indicates differently. Even before oil was discovered, when Saudi Arabia was a land of impoverished desert dwellers, their government survived only on a small tax on religious pilgrims and taxes on items (such as tobacco) that were considered to be "vices".
<br />What has kept taxes low, and allowed the nation to function with essentially no direct taxes on its populace, is the fierce philosophical opposition to the concept of taxation on the part of the population and its religious leaders. Essentially, the Saudi government has been intimidated by the ferocious independence of its people from enacting repressive taxes. This is hardly the stuff of totalitarianism.
<br />Again, the stark contrast with our own increasingly oppressive tax system could not be clearer.</em>
<br /><em>
<br /></em>Voici en fait le meilleur argument de cet article, le seul qui, à la limite, pourrait être recevable. Je dis à la limite car je pense qu’il repose, encore une fois, sur une profonde ignorance de ce qu’est l’Arabie Saoudite. Pourquoi donc l’Arabie Saoudite a-t-elle un niveau de taxe si faible ? Parce que ses habitants sont « férocement indépendants » comme le pense et l’écrit l’auteur dans son style toujours aussi objectif ? Pourquoi taxer les habitant de son « ranch » lorsque l’on possède tout ? Le sol et le sous-sol.
<br /></em>
<br /><em>Conclusion
<br />Saudi Arabia is not a libertarian utopia by any stretch of the imagination. There are numerous policies and practices there which I personally find to be alarming and distasteful.
<br />But while it is not a utopia, it is clearly not the Mordor of the necons’ fevered imaginations.
<br />We are currently locked in a bitter war with militant Islam. I can only see three ultimate outcomes of this conflict. First, we may eventually become exhausted, both financially and morally, by the seemingly endless struggle and suffer a profound collapse of the sort that struck the Soviet Union after years of a similar war with Islam in Afghanistan. Second, this war may degenerate into a "clash of civilizations", probably ending in a nuclear exchange and incalculable casualties. Third, we can find a way to make connections with those majorities in the Muslim world who abhor terrorism and yet who harbor a variety of authentic grievances with our foreign policy in the Middle East.
<br />The obscenities which occurred last week in Russia do not represent the mainstream attitudes of the Islamic world. Honest attempts to redress the grievances which Muslims have with our policies would cut the barbarians off from the rest of Middle Eastern society and could pave the way for an authentic peace.
<br />Part of this process requires that we come to understand each other in genuine terms. We must see the totality of each other’s societies, rather than merely the false portraits painted by pro-war extremists on both sides.
<br />The reality is that America could learn a thing or two about freedom from the Saudis…as</em> <em>strange as that might sound.
<br />Sandra Mackey’s book is a good first step in this direction.</em>
<br /><em></em>
<br />La conclusion de cet article est un mélange de catastrophisme et de sentimentalisme dégoulinants. Primo l’auteur n’envisage qu’une seule issue positive à la situation actuelle : la sienne. Soit l’occident perd son combat par essoufflement, soit il déclenche une guerre des civilisations se terminant en holocauste nucléaire, c'est-à