tag:blogger.com,1999:blog-71484980317641358292009-07-05T19:39:54.512-04:00D'un instant à l'autreL'instant d'un clic pour continuer l'aventure.Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.comBlogger89125tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-78467771583521246602009-07-05T18:43:00.003-04:002009-07-05T19:39:54.522-04:00Pluvieux Québec<div align="justify">Malgré le froid et la pluie, notre court séjour à Québec (deux jours et deux nuits) nous a tout de même ravis. Heureusement que la pluie a cessé tout juste avant la projection du fameux Moulin à images. Il faisait froid ce soir de première, et les spectateurs n’étaient pas si nombreux. Nous avons apprécié, mais avec quelques réserves. J’ai le vilain défaut de chercher un sens, et j’avoue que cette succession d’images, même si le spectacle est étonnant, ne m’a pas beaucoup touchée. J’ai apprécié, bien sûr, mais sans ressentir ce que je m’attendais à ressentir. Disons que je n’ai pas été suffisamment touchée, émue, secouée. Comme disent parfois les critiques : « Ça demeure un bon divertissement. »<br /><br />On peut dire que l’exposition Fascinantes momies, au Musée de la civilisation, tient quant à elle ses promesses. Elle est tout à fait fascinante. Tellement que le nombre de visiteurs dépasse la capacité de la salle à les recevoir tous en même temps. Si bien que nous nous sommes sentis un peu bousculés dans les couloirs étroits qui ne permettent pas au public de circuler aisément. Parce qu’il est important, pour bien comprendre toute la symbolique qui entoure ces mystérieuses momies, de lire les panneaux dont les textes révèlent d’importants secrets. Nous en avons fait la remarque au personnel à l’accueil, en espérant que le flot des visiteurs sera un peu mieux contrôlé si plusieurs personnes se plaignent.<br /><br />Nous avons également visité le parlement – une visite guidée juste pour nous deux – un lieu où les murs parlent et où le décor somptueux a de quoi charmer les visiteurs. La sécurité entourant les lieux nous a rassurés, non sans nous rappeler les tristes événements qui ont eu lieu au moment où celle-ci était moins importante. Mieux vaut se faire accueillir par des agents armés que de voir à nouveau quelqu’un armé menacer la sécurité de nos ministres et députés.<br /><br />Et puis, le Vieux Québec, c’est tellement romantique. Malgré le temps pluvieux, les touristes étaient nombreux, les boutiques remplies de trésors artisanaux et les restaurateurs accueillants et chaleureux. Nous avons bien mangé, beaucoup marché, et fait quelques achats. </div><div align="justify"><br /> </div><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355123785245225586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SlE4tcPJcnI/AAAAAAAAAJY/R3DE7jgp44k/s320/100_1155.JPG" border="0" /><br />Les vacances de mon copain se terminent, les miennes se prolongent d’une semaine. Que du temps pour moi. J’espère que le soleil y sera.<br /><br /><div align="justify"></div><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355123792699915858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SlE4t4Ae_lI/AAAAAAAAAJg/kGD6QYDYb1c/s320/100_1216.JPG" border="0" /><br /><br /><div align="justify"></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-7846777158352124660?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-77175976625842305822009-06-29T21:54:00.000-04:002009-06-29T21:55:17.708-04:00Cocktails au soleil<div align="justify">Une merveilleuse semaine passée à Cuba. Le temps était parfait. Le soleil nous a fait le plus grand bien. Pour la première fois, mon chum est revenu tout bronzé (il a une peau fragile qui a tendance à rougir). Dans l’ensemble, notre séjour nous a ravis. Nous ne sommes ni lui ni moi très exigeants, alors les petits désagréments tels le manque d’eau chaude à quelques reprises, la présence des moustiques et le choix un peu limité de nourriture au buffet ne nous ont pas vraiment dérangés. Comme on dit, on ne va pas à Cuba pour la gastronomie. On va à Cuba pour la plage, le soleil et la mer.<br /><br />Beaucoup de Québécois sur la plage, des gens qui nous ont parlé de leurs nombreux voyages, comme des petites familles qui en étaient à leur première expérience et qui semblaient ravies. Je suis toujours étonnée de voir avec quelle aisance des mères voyagent avec de très jeunes bébés. Et les bébés ne se plaignent ni du soleil ni de la chaleur et clapotent joyeusement dans la mer avec leurs parents.<br /><br />Nous avons rapporté quelques pièces d’artisanat local : un masque en bois sculpté, qui s’ajoute à notre collection, et une très belle sérigraphie, qui représente une femme dont les bras entourent un visage d’enfant. Nous aurions voulu en acheter plus d’une, le choix a été difficile. Nous avons aussi reçu un présent d’un Cubain à qui mon copain avait donné une casquette. Il semblait très touché de recevoir ce cadeau, alors le lendemain, il nous a offert un coq sculpté dans des noix de coco, confectionné par sa femme. C’est très joli.<br /><br />Dès notre retour, avant même de rentrer chez nous, nous nous sommes rendus à une petite fête pour célébrer le baptême du fils du neveu de mon copain, à laquelle nous avions promis d’assister. Encore un peu ivres de soleil et de cocktails cubains, nous avons continué à nous enivrer de bon vin, jusqu’à ce que la fatigue nous gagne et nous oblige à rentrer. Sur le chemin du retour, j’aperçois ma fille qui marchait vers le métro. J’ai tout de suite prié mon copain de s’arrêter, car j’avais tellement envie de serrer ma fille dans mes bras. Nous sommes ensuite allés la reconduire chez son père, où elle passe l’été. Elle reprend son travail au camp de jour avec les enfants autistes. C’est la troisième année qu’elle s’occupe du même petit garçon. Un autiste profond qui, âgé de neuf ans aujourd’hui, commence tout juste à prononcer quelques mots. Ma fille est totalement éblouie des progrès qu’il accomplit. Et moi, la mère, je suis admirative devant cette belle expérience qu’elle se permet de vivre, encore une fois cette année. Je pense que l’été commence bien. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-7717597662584230582?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-18270660938151100732009-06-20T19:03:00.000-04:002009-06-20T19:04:23.126-04:00Une autre fête<div align="justify">Traditionnellement, à la mi-juin, une petite fête est organisée à mon lieu de travail, à l’extérieur si le temps le permet. Un ami traiteur nous a concocté un menu délicieux (brochettes de poulet, saucisses merguez, salades et pain pita). Le tout arrosé de bière ou de vin, au choix. J’ai choisi le vin rouge, qui était très bon. Tellement bon que j’ai un peu abusé, moi qui ai l’habitude de me tenir bien tranquille quand j’ai la voiture. Mais j’ai tout de même laissé le temps aux effets de l’alcool de se dissiper avant de quitter la fête.<br /><br />Ce qui m’a donné amplement le temps de discuter avec mes amis collègues et aussi avec mon patron. Nous avons parlé musique. Lui, c’est un passionné. Moi, je suis plutôt du genre coup de cœur. Il m’arrive de faire de très belles découvertes, par hasard. Comme <a href="http://www.kerlimusic.com/">celle-ci</a>, récemment. J’écoute le disque en boucle depuis quelques jours.<br /><br />Donc, une belle soirée qui terminait une belle semaine, bien remplie. Je me sens bien au travail et ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. J’expliquerai tout ça plus longuement un de ces jours.<br /><br />Pour l’instant, j’ai la tête aux vacances. Les valises sont prêtes. Nous partons dans quelques heures. Au retour, nous avons déjà nos réservations pour un court séjour à Québec, le temps d’aller visiter l’exposition Fascinantes momies au <a href="http://www.mcq.org/momies">Musée de la civilisation</a> et de voir le fameux <a href="http://lacaserne.net/index2.php/reviews/the_image_mill/le_moulin_a_images_40_minutes_pour_raconter_400_ans/">Moulin à images</a> que nous avons raté l’été dernier. Et puis Québec, c’est tellement romantique…<br /><br />Voilà. C’est tout. Je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire. J’ai beaucoup de lecture qui m’attend. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-1827066093815110073?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-44975041640762217922009-06-06T18:03:00.001-04:002009-06-06T18:05:04.382-04:00Une fête et des boutons<div align="justify">Samedi dernier, nous avons célébré le cinquantième anniversaire de mon beau-frère. Nous étions 35 invités, dans une salle que ma sœur avait réservée pour l’occasion. La pauvre voulait tellement que cette fête soit réussie qu’elle en a à peine profité. Le jubilaire, lui, en a savouré tous les instants.<br /><br />Tous ses amis et sa famille étaient réunis autour d’une grande table et les conversations allaient bon train. Entre le plat principal et le dessert, nous avons quitté la table pour faire subir au cinquantenaire le test du « Québec 50 », un questionnaire que mon copain et moi avions préparé pour l’occasion. Il faut dire que ce beau-frère est d’origine normande. Bien qu’il vive au Québec depuis plus de 25 ans, il n’a demandé sa citoyenneté canadienne que récemment, parce qu’il espérait qu’un jour le Québec allait se séparer. Alors, ce test avait pour but de mesurer ses connaissances du Québec et surtout d’amuser et de divertir les invités. Et ça n’a pas raté.<br /><br />Nous avons dû quitter la fête assez tôt, car ma fille travaillait le lendemain. Et à ce moment, nous pensions qu’elle souffrait de « la cinquième maladie », diagnostiquée par le médecin qu’elle avait consulté la veille. Malheureusement, quelques jours plus tard, son état empirait. Son visage, d’abord couvert de rougeurs, s’est subitement mis à enfler à la suite de l’application d’une crème hydratante dans le but de soulager la sécheresse de la peau qui l’incommodait.<br /><br />Le second médecin consulté a infirmé le diagnostic du précédent, constatant que les symptômes ne s’apparentaient pas du tout à cette maladie (merci docteur!). Au lieu de poser lui-même un diagnostic, il a référé ma fille à une dermatologue, présente à la même clinique. Heureusement, la dermatologue a accepté de voir ma fille le jour-même. Diagnostic : allergie de contact. Et la grande responsable est vraisemblablement la fichue crème hydratante qu’elle a utilisée à plusieurs reprises, sans se soucier des effets qu’elle aurait pu avoir sur sa peau.<br /><br />Raconté comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais je vous jure que ma fille, son père et moi sommes passés par de très grandes émotions pendant tous ces jours où nous ne savions pas ce qu’elle avait réellement. Et croyez-moi, une jeune fille de 18 ans qui se retrouve du jour au lendemain couverte de boutons sur le visage et sur les jambes ne souhaite qu’une chose : se débarrasser de ces intrus le plus vite possible.<br /><br />J’avoue, même si ça paraît facile de dire ça après, que je ne croyais pas réellement à cette « cinquième maladie » et que depuis le début, je soupçonnais l’allergie. Mais qui va contredire un médecin? Chose certaine, la patiente a été très patiente (plus de douze heures d’attente cumulées pour enfin obtenir le bon diagnostic et recevoir le bon traitement). Elle revoit la dermatologue lundi. Elle va mieux, mais la peau de son visage demeure très sensible.<br /><br />Ceci a bien mal commencé ses vacances! Et elles seront courtes, puisque son travail au camp de jour débute à la fin du mois. Juste au moment où moi, je quitterai pour une autre semaine à Cuba! Eh oui! Nous n’avons pas pu résister à la fabuleuse opportunité de réserver une semaine à la moitié du prix habituel. Une aubaine affichée sur Internet pendant quelques heures et dont nous avons profité avec la plus grande joie.<br /><br />Au retour, nous prévoyons faire un tour à Québec, question de voir le fameux moulin à images et de visiter l’exposition Fascinantes momies, au Musée de la civilisation. Un beau programme, de belles vacances en perspectives.<br /><br />D’ici là, il faut encore travailler deux bonnes semaines. Tout va bien. Je m’adapte à mes nouvelles tâches, je suis très bien entourée et appuyée par des collègues qui vivent aussi favorablement ce changement. Je dois juste tenter de ralentir le rythme de mes pensées et ne pas espérer tout changer en même temps. Petit à petit, un jour à la fois, étape par étape. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-4497504164076221792?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-2954265493922023052009-05-24T12:34:00.002-04:002009-05-24T12:38:42.695-04:00Bien chez soi<div align="justify">Nos invités sont arrivés tôt hier. Le champagne était frais, prêt à servir pour les accueillir. Nous avions presque oublié cette bouteille, que m’avait offerte mon neveu pour mon cinquantième anniversaire, et l’occasion était belle de la sortir de sa cachette.<br /><br />Le plaisir de la boire à quatre plutôt qu’à deux valait l’attente. Le champagne a eu l’effet souhaité : il a détendu l’atmosphère et nous a permis de renouer avec ces amis que nous n’avions pas vus depuis trop longtemps. Ceux-ci ont vite compris que nous étions bien chez nous et heureux de pouvoir enfin les recevoir à notre table.<br /><br />Nous avions planifié un repas très simple, mais délicieux : salade mixte garnie de morceaux de poires, de pacanes grillées et de copeaux de parmesan; cuisses de canard confites servies avec des rondelles de carottes et de panais sur un lit de flageolets, arrosées d’une sauce au porto; et pour dessert, sorbet aux petits fruits et coupes de raisins givrés. C’était exquis, c’était parfait.<br /><br />Les conversations ont tourné autour des préoccupations de parents de jeunes adultes, en passant par les remises en question de carrière – l’ami enseigne au secondaire et en a un peu ras-le-bol des ados –, les souvenirs du passé, le théâtre, et même l’euthanasie… Tout ça dans la joie et sans trop de sérieux.<br /><br />Nous avons laissé la montagne de vaisselle sur le comptoir et, dès que nos invités nous ont quittés, nous sommes allés nous coucher.<br /><br />Ce matin le soleil brille. Fenêtres et portes ouvertes laissent entrer l’air tiède printanier qui disperse les dernières particules de l’hiver. J’entends le vrombissement des tondeuses, les voisins s’animent dans leur jardin comme des abeilles dans la ruche. Je fais sécher les draps dehors.</div><br /><div align="center"><br />*****<br /></div><div align="justify"><br /><br />Cette semaine, j’ai assisté à une formation en gestion électronique des documents, avec deux de mes collègues. Même si le travail s’accumule pendant notre absence, nous avons toutes grandement bénéficié de ce temps d’arrêt et de réflexion pour mieux planifier nos communications et l’organisation de l’entreprise. Il faudra donner suite rapidement pour ne pas perdre l’élan et l’enthousiasme qui résultent de ces échanges. La rencontre de personnes de différents milieux de travail nous a appris que les problèmes sont souvent les mêmes et que les solutions s’appliquent partout.<br /><br />Et c’est encourageant. L’évolution des technologies permet de constater que la créativité des entrepreneurs n’a pas de limite. Les besoins changent, et les réponses doivent venir rapidement. Ainsi, cette travailleuse autonome en comptabilité a vite constaté que ses clients, de petites entreprises pour la plupart, ont grandement besoin d’un service de gestion de documents. Elle a l’intention d’ajouter ce service à ceux qu’elle offre déjà. <br /><br />Pour d’autres, le constat est clair : il faut autorité et pouvoir pour changer les choses. Parce que démontrer les avantages d’une méthode de travail uniforme ne suffit pas. Il faut pouvoir l’imposer. Et comme disait l’animatrice de la formation : il faut savoir gérer la résistance au changement. Nous allons nous y attaquer dans les prochaines semaines…</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-295426549392202305?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-16092089355567246372009-05-17T13:58:00.000-04:002009-05-17T14:00:02.508-04:00Rituel de départ<div align="justify">Nous n’avons pas été privés du rituel de départ, même si, en donnant sa démission il y a trois semaines, mon patron avait annoncé qu’il ne voulait pas de « célébration ». Au cours des vingt dernières années, j’ai vu beaucoup de gens partir. Mais rarement j’ai vécu un départ aussi déchirant. Je dois faire mon deuil, comme la plupart de mes collègues. Chacun à sa manière.<br /><br />Ces derniers jours, j’ai senti que ma place allait changer au travail, et je suis persuadée que ça me fera le plus grand bien. Je me sens sereine et confiante. Je ne pense pas que ce départ, même s’il laisse un grand vide, sera déstabilisant. Mes collègues et moi cumulons suffisamment d’années d’expérience pour nous en sortir.<br /><br />J’ai donc fait mes adieux « personnels » à mon patron, mon collègue, mon ami, mercredi dernier, même si je savais qu’il nous quittait vendredi. J’avais besoin de ces deux jours de « paix intérieure » pour le laisser partir doucement. J’avais besoin de prendre ce moment, où j’avais toute son attention, pour le remercier de la confiance qu’il m’avait accordée pendant toutes ces années. J’avais besoin de lui rappeler cette grande complicité qui caractérisait notre équipe. J’avais aussi besoin de lui témoigner mon admiration pour le travail qu’il a accompli et la force dont il a fait preuve pour traverser les nombreuses épreuves des dernières années.<br /><br />Vendredi soir, il est parti. En larmes, il a fait son dernier tour de piste. Les quelques personnes qui n’avaient pas encore quitté la fête furent les seules à être témoin de ce grand moment d’émotion. Dans ses bras, je me suis sentie si légère lorsqu’il m’a soulevée spontanément. Le temps s’est arrêté pendant quelques secondes. Je pense que je lui ai dit que je l’aimais très fort. Puis il est disparu.<br /><br />Un long silence a suivi. Assise à une table, devant celui qui sera désormais mon seul patron, celui qui reste, le capitaine du bateau depuis les débuts de cette aventure, j’ai réalisé que je devenais pour lui, en quelque sorte, quelqu’un qu’il ne verrait plus de la même façon. Nous sentions, lui et moi, qu’il fallait maintenant nous serrer les coudes et continuer.<br /><br />Nous vieillissons tous. Pour certains, il reste moins d’années devant que derrière. Est-ce le temps de changer de cap? Pour moi, je ne crois pas. Bien au contraire. Les prochains jours seront intenses.<br /><br />En milieu de semaine, j’ai assisté au défilé de la collection 2009 des finissants en design de mode du cégep Marie-Victorin, avec ma fille. Elle et moi avons bien apprécié le spectacle, malgré le rythme trop rapide du défilé. Elle a aussi observé, comme moi, le manque de finition de certains vêtements. Mais dans l’ensemble, c’était un spectacle très réussi.<br /><br />Dans quelques années, ce sera son tour de voir défiler sa collection. J’en ai déjà la chair de poule…</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-1609208935556724637?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-14945674034855020612009-05-10T19:19:00.002-04:002009-05-10T19:24:04.264-04:00Elle était là...Chère Maman,<br />Bonne fête des mamans. On dit souvent qu'à la fête des mères, ce qui compte ce ne sont pas les fleurs et le chocolat, mais simplement d'être présent. Ça me fait plaisir d'être là aujourd'hui avec toi. Je connais beaucoup de jeunes dont la mère est décédée, ou simplement inapte à s'occuper d'eux. J'ai énormément de chance d'avoir une mère comme toi, qui m'a toujours acceptée, aidée, encouragée et supportée. Tu rends ma route vers le succès et l'épanouissement plus aisée, je sais que je pourrai toujours compter sur toi, que tu serais prête à faire n'importe quoi pour moi. Lorsque j'aurai une fille ou un garçon, je suivrai ton exemple d'amour inconditionnel. Je t'aime maman XXX<br /><br />Merci XXX<br /><br />Ä<br /><br /><br />******<br />Que demander de plus?<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-1494567403485502061?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-20413710461865962742009-05-09T21:14:00.002-04:002009-05-10T19:19:08.084-04:00Des hauts et des bas<div align="justify">J’ai été très malade. Un rhume. Le médecin que j’ai consulté à la clinique lundi dernier m’a dit de ne pas m’inquiéter. Elle m’a dit que ce serait terminé en fin de semaine. Nous sommes en fin de semaine. C’est presque terminé.<br /><br />J’ai tellement toussé que j’ai soupçonné une bronchite. J’ai fait un peu de fièvre samedi dernier. Cette brusque montée de fièvre m’a littéralement fait paniquer. Et si j’avais la grippe? Et si mon chum l’attrapait?? Et si ma fille était contaminée??? Et si je mourais???<br />Je suis victime de la puissance des médias.<br /><br />Bon… Passons.<br /><br />Je me fais à l’idée que mon collègue-patron nous quitte petit à petit. Mes nouvelles tâches et les responsabilités qui s’y rattachent m’obligent à réorganiser mon emploi du temps. J’ai assisté à quelques réunions. Bizarrement, même après bientôt 25 ans de service, c’est seulement maintenant que je me sens « intégrée ».<br /><br />J’ai écouté avec une grande attention la présentation du programme d’un éditeur français, de passage au Québec pour l’occasion. J’ai enfin pu mettre un visage sur des noms. Et je dois avouer, bien humblement, que j’étais émue. L’espace d’un instant, je me suis dit qu’il était temps que j’aie ma place. Je me suis sentie totalement au bon endroit, au bon moment. Ce qui m’attriste dans tout ça, c’est qu’il aura fallu un départ, une démission pour qu’enfin je puisse accéder à cette place.<br /><br />Demain c’est la fête des mères. Je ne sais même pas si ma fille prendra le temps de venir souper avec nous. Ça n’a pas l’air de compter pour elle. Une journée comme une autre. Comment dois-je réagir? Je baisse les bras. Je n’ai pas envie d’insister. Tant pis. C’est bien dommage. On verra demain.<br /><br />Ça ne m’empêchera pas de me gâter un peu. Ça sent le homard… Sentez-vous? Hummmm.<br /><br />Bonne fête à toutes les mamans!</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-2041371046186596274?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-1104603916530894322009-05-02T21:17:00.004-04:002009-05-02T21:27:58.828-04:00Un vent de changement<div align="justify">Difficile retour. Je ne me suis pas interrogée sur la raison du port des gants en latex par le douanier qui nous a accueillis à l’aéroport lundi dernier. Rentrés aux petites heures du matin, nous avions juste très hâte d’aller nous coucher. L’appartement était un peu sens dessus dessous – on dirait que ma fille a profité de notre absence pour inviter des amis –, et malgré la fatigue, nous avions envie de tout ranger avant d’aller dormir. J’ai regardé le cadran lumineux qui affichait 4 : 00 et je savais que comme moi, mon copain ne dormait pas encore. Il faillait se lever tôt pour aller au travail.<br /><br />C’est un peu la tête dans les nuages que je suis arrivée au bureau avec une heure de retard. Pas le temps d’aller chercher un café ni même d’aller déposer ma boîte à lunch au frigo. Mon patron me convoque illico dans son bureau. Je le connais bien. Je savais qu’il n’allait pas me reprocher ce petit retard, d’autant plus que j’avais pris soin de lui laisser un message pour l’en aviser. Non, il était simplement trop anxieux pour attendre. C’est alors qu’il m’a annoncé sa démission.<br /><br />Même si cette décision est l’aboutissement presque inévitable de son parcours, ça m’a donné un choc. Nous travaillons ensemble depuis bientôt vingt-cinq ans. Nous avons traversé bien des épreuves côte à côte et, au fil des ans, nous sommes devenus des amis. Même s’il m’est arrivé récemment de remettre en question cette amitié, je sais que son départ sera vécu comme un deuil. Il me l’a dit, il ne maintiendra pas le contact. Je pense qu’il veut faire table rase de ce passé et repartir ailleurs, sans se retourner.<br /><br />C’est peut-être cette dure nouvelle qui m’a prédisposée à laisser le rhume, qui a presque gâché le séjour de mon copain à Cuba, m’attaquer à mon tour. Lui s’en est mieux tiré que moi par contre. Malgré les circonstances, j’aurais dû prendre quelques jours de congé de plus pour me remettre doucement. Mais on ne se refait pas. Je sentais que ma présence était requise et je me suis efforcée, à grand renforcement d’analgésiques, d’être fidèle au poste quoi qu’il arrive.<br /><br />Et les vacances dans tout ça? Elles semblent déjà si loin derrière… Le cayo Santa-Maria nous a un peu déçus, peut-être parce que le vent qui soufflait si fort nous a empêchés de profiter pleinement de la mer. De quoi devons-nous nous plaindre? Pour ma part, c’est d’être tombée malade au retour qui m’a le plus déçue, parce que j’ai l’impression de ne pas avoir profité du formidable regain d’énergie que nous procurent ces vacances chaque année. Cette fois-ci, le rhume a tout gâché. (Le lecteur observateur aura remarqué que je ne dis pas « la grippe », de peur de me faire mettre en quarantaine.) Soyez sans crainte, je n’ai pas de fièvre et je vais survivre.<br /><br />Les prochains jours seront importants pour moi, côté travail. J’espère que le changement sera positif et enrichissant. Je pense que je serai bientôt d’attaque pour relever des défis. </div><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SfzxlZgvyfI/AAAAAAAAAJQ/5H-Rap6e5Hk/s1600-h/100_1042.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331401683705514482" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SfzxlZgvyfI/AAAAAAAAAJQ/5H-Rap6e5Hk/s320/100_1042.JPG" border="0" /></a><a href="http://1.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SfzxlOsy2EI/AAAAAAAAAJI/wolbqfPebHY/s1600-h/100_1012.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331401680803256386" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SfzxlOsy2EI/AAAAAAAAAJI/wolbqfPebHY/s320/100_1012.JPG" border="0" /></a><br /><br /><div align="justify"></div><br />Les deux visages de Cuba.<br /><br /><div align="justify"></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-110460391653089432?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-65496429820997791212009-04-11T17:59:00.001-04:002009-04-12T16:22:17.866-04:00Tourner autour du pot<div align="justify">C’est étrangement silencieux dans la maison. Le soleil se couche tout doucement. Je sais que dans une heure ou deux, je m’assoirai la table avec mon copain, devant une très bonne bouteille de vin et un repas vite préparé, mais délicieux. J’adore le canard confit!<br /><br />Il y avait aujourd’hui cette atmosphère typique de la fin de semaine de Pâques. Le beau temps aidant, les marchands de fleurs avaient étalé leur marchandise à l’extérieur. Je n’ai pu m’empêcher de penser à ma sœur et son mari qui, pendant des années, ont vendu ainsi sur le coin des rues les fleurs en pots qu’ils produisent depuis de nombreuses années. Nous les attendions le dimanche soir pour le souper, chez ma mère, qui profitait de cette fête pour réunir la famille. Ils arrivaient exténués, mais tout de même heureux de se retrouver devant un bon repas tout prêt.<br /><br />Aujourd’hui, nous ne célébrons plus cette fête en famille. Ma fille est toujours chez son chum. Mon copain et moi avons fait des courses une bonne partie de la journée, et de nous voir rentrer avec les bras chargés de victuailles m’a fait bien rire. Nous ne sommes que deux et nous avons rempli le congélateur et le frigo comme si nous avions une famille de trois ou quatre enfants. C’est drôle, mais en même temps c’est un peu triste.<br /><br />Parce que je refuse d’accepter les gestes de violence et le manque de respect de ce garçon envers ma fille, je ne peux me résoudre à passer l’éponge, à fermer les yeux. Alors je l’ignore. Mais en l’ignorant, je me prive de précieux moments avec elle. C’est une situation difficile à vivre, mais je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. C’est son choix à elle, pas le mien.<br /><br />Ce qui, d’une certaine manière, me rend aussi extrêmement perplexe, c’est que j’ai vécu une situation semblable avec ma mère et mon premier chum. Elle a refusé de le voir pendant plusieurs années. Ce qui fait qu’à l’occasion de toutes les fêtes familiales, j’étais seule. Lui n’en souffrait pas trop. Moi, j’en souffrais beaucoup.<br /><br />Puis, un jour, nous avons rompu définitivement. Cette relation a duré plusieurs années et il y eu de nombreuses ruptures et réconciliations avant que la rupture définitive se produise. Même chose pour ma fille actuellement. Donc, à la suite de cette « vraie » rupture, j’ai eu une conversation avec ma mère. Je lui ai avoué que j’avais beaucoup souffert de cette situation qui m’obligeait à choisir, parfois, entre ma famille et mon chum. De son côté, elle m’a avoué qu’elle ne réalisait pas que j’aimais ce garçon autant. Le premier amour n’est-il pas celui que l’on vit le plus intensément?<br /><br />Ces temps-ci, je recolle beaucoup de souvenirs et de sensations qui y sont rattachées. Le « travail » que je fais avec la psychologue m’y invite, inévitablement. C’est une femme d’une grande douceur. Elle me répète souvent qu’elle respecte mon rythme. Mais elle est très habile à me faire réaliser combien je suis experte en camouflage, combien je prends des détours pour éviter de dire, de ressentir. Combien je fuis. Et nous en rions! Parce que c’est un jeu qui implique que je me fasse coincer quelque part. Et je me coince moi-même très souvent. Coincée, je ne peux plus avancer. Ou bien je recule et je choisis un autre chemin, ou bien je reste immobile.<br /><br />Puisque je veux avancer, il me faut explorer pour trouver une issue. Pour me libérer de ce poids que je ressens depuis si longtemps. Alors j’explore. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6549642982099779121?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-40465170731632771522009-04-05T15:40:00.001-04:002009-04-05T15:41:29.169-04:00Ménage printanier<div align="justify">Ces derniers jours, j’ai été fort occupée (et préoccupée) par de multiples alertes de virus. Non, pas le virus dont on a tant parlé pour le 1er avril, mais une multitude de bébittes aux noms variés. Apparemment que les noms des virus changent aussi vite que les prix des aliments au supermarché ces temps-ci. Bref, le cauchemar est derrière moi, grâce à la gentillesse d’un collègue de travail fort expérimenté qui a fait le grand ménage et réinstallé le système d’exploitation.<br /><br />Fiou! Une chance qu’il était là. Et ça ne m’a coûté qu’un joli sourire et une boîte de biscotti faits maison. J’ai bien tenté de me débarrasser du problème en suivant les instructions d’un expert sur le forum de PC Entraide, site que je recommande d’ailleurs à tous ceux qui ont un peu d’expérience et qui souhaitent effectuer les manœuvres nécessaires à ce genre de décontamination. Par contre, pour une néophyte comme moi, c’est beaucoup d’émotions et de maux de tête. J’avoue que je ne suis pas taillée pour ce genre d’exercices.<br /><br />Heureusement, j’ai compris depuis longtemps qu’il faut sauvegarder les précieuses données régulièrement et c’est ce que j’avais fait sur un disque externe. Donc, de ce côté, rien de perdu. Pour les programmes, quelques installations à faire et le tour est joué.<br /><br />Et pendant ce temps-là, la vie continue. J’ai en tête que dans quelques jours, je serai en vacances, étendue sur la plage. Je me laisserai caresser par le vent, sous le chaud soleil de Cuba. Je pourrai regarder la mer et son infinie beauté. Je pourrai déposer tous mes soucis, méditer en prenant de très grandes respirations. Je pourrai lever les yeux vers le ciel bleu et me dire que ces moments sont parmi les plus beaux. Ces moments où je me sens totalement libre.<br /><br />Cette longue période où j’ai cessé de venir écrire ici m’a aussi obligée à remettre en question la pertinence de ce blogue. J’ai peu de lecteur, et l’objectif d’établir un lien avec d’autres personnes en racontant mon quotidien n’est pas vraiment atteint. Par contre, je n’hésiterais pas à affirmer que l’écriture me fait du bien, à moi. Et que même si les lecteurs sont silencieux, il y en a peut-être à qui ça fait du bien de me lire. Peut-être.<br /><br />Même si ça peut paraître contradictoire, j’ai envie d’ouvrir un autre blogue, sur un sujet précis qui me passionne réellement. Mais pour ça il faut du temps. Et une certaine préparation. J’y songe. Le projet suit son cours, dans ma tête d’abord. On verra pour la suite.<br /><br />Le printemps me semble hâtif cette année. Je le sais à cause de la routine du changement de pneus sur ma voiture. D’habitude, je suis toujours un peu embêtée par les tempêtes tardives du mois d’avril. Cette année, c’est dès la mi-mars qu’on a senti que l’hiver venait de perdre la bataille et que le printemps réclamait sa place. Qui s’en plaindra?<br /><br />Au quotidien? Tout va bien. Ma fille va très bien et elle est à jour dans ses travaux au cégep (ce qui est très bon signe). Mon chum est heureux dans son nouveau travail. J’essaie d’évoluer dans le mien, malgré les habituelles contrariétés que j’apprends à ne plus considérer comme accablantes, mais comme faisant partie du contrat. « Accepter ce que je ne peux changer… »<br /><br />Mon corps m’a fait souffrir récemment, mais j’ai découvert que le nouveau médicament qu’on m’a prescrit pour aider le calcium à se fixer sur mes os pourrait en être la cause. Je vais en parler au pharmacien.<br /><br />Voilà, c’est un peu méli mélo tout ça, mais c’est à ça que ressemble ma vie par les temps qui courent. D’autres réflexions sur <a href="http://sansparler.blogspot.com/">mon autre blogue</a>, pour ceux que ça intéresse…<br /> </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-4046517073163277152?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-6050984537485233482009-03-14T18:03:00.003-04:002009-03-14T18:11:38.067-04:00Se sentir mieux<div align="justify"><br /></div><div align="justify">Je n’ai pas ouvert « le petit carnet » lors de ma dernière rencontre avec la psychologue. Mais quelque chose de plus important « s’est ouvert ». Et même si la démarche pour revenir à soi n’est pas de tout repos, je pense qu’elle en vaut la peine.<br /><br />Je me suis même surprise, cette semaine, à danser spontanément en écoutant de la musique, chose que je n’ai pas faite depuis trop longtemps. C’est un signe. Pour moi, ça veut dire que quelque chose va mieux.<br /><br />J’ai beaucoup de colère en moi et j’ai accumulé tellement de déceptions que je pourrais écrire un livre sur le sujet. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne veux pas vivre en colère et je ne veux pas vivre déçue. Donc, il faut que je m’arrange avec ce que j’ai pour détourner le mauvais courant qui m’empêche d’aller où je veux (ou je dois?) aller. Libérer l’énergie positive.<br /><br />Le printemps et les jours ensoleillés qui viennent avec vont sûrement m’aider à me sentir de mieux en mieux. L’énergie, comme la sève des arbres, se remettra à couler dans mes veines. Je veux me sentir vivante.<br /><br />Entendez-vous la volonté qui se pointe dans mon discours? Je sais bien qu’il ne s’agit pas ici uniquement de volonté. La volonté, c’est un petit moteur qui me permettra de faire avancer le reste. Il me faut aussi du courage, l’appui et la compréhension de mes proches. Il me faut du calme. Il me faut suffisamment de solitude et de silence pour entendre ma petite voix intérieure. Elle me parle beaucoup ces temps-ci. Comme j’aimerais pouvoir dessiner…<br /><br />Parlons plaisirs<br /><br />J’ai lu quelques pages d’un ouvrage qui paraîtra bientôt et qui s’intitule <a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Quatre-plaisirs-par-jour-au-minimum--Evelyne-Bissone-Jeufroy_ean13_9782228903851.html">Quatre plaisirs par jour au minimum.</a> L’auteure, psychologue, raconte que, en demandant à ses patients de s’accorder au moins quatre plaisirs par jour, elle a constaté que plusieurs d’entre eux en étaient totalement incapables. J’ai fait l’expérience avec mon copain. Il a dû réfléchir assez longtemps avant de nommer au moins quatre plaisirs qu’il lui était possible de s’accorder dans l’immédiat (ici, il faut exclure le voyage à Cuba dans un mois, ou tout autre projet dans le temps). Je me suis bien sûr interrogée moi-même, et j’avoue que l’exercice m’a beaucoup appris sur la notion de plaisir.<br /><br />Par exemple, nous aimons, mon copain et moi, aller au cinéma. Mais nous n’y allons qu’environ une fois par mois seulement. Mon copain adore la musique classique, mais il se prive d’aller entendre des concerts, chose qu’il faisait très souvent quand je l’ai connu il y a dix ans…<br /><br />Il faut dire que s’accorder quatre plaisirs par jour, tous les jours, demande un certain effort d’imagination. Le plaisir doit-il nécessairement rimer avec consommation? J’avoue que la notion de plaisir est très souvent associée, dans mon esprit, à celle d’acquisition d’objets matériels, de nouveauté. Nouveaux vêtements, nouveau décor, nouvelle destination. Mais je peux aussi apprécier les petits plaisirs tout simples : déguster un bon café chaud le matin en déjeunant avec mon amoureux, entendre le rire de ma fille, préparer un souper d’amoureux avec une bonne bouteille de vin, écouter un film en me faisant masser les pieds, prendre un bon bain chaud plein de mousse, écouter de la musique, lire un bon livre…<br /><br />Juste d’y penser, je me sens déjà mieux.<br /><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/Sbwqsf5nPFI/AAAAAAAAAJA/uJi3hJ4E_oY/s1600-h/Roque_Carol.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313168604356099154" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/Sbwqsf5nPFI/AAAAAAAAAJA/uJi3hJ4E_oY/s320/Roque_Carol.jpg" border="0" /></a><br /><br />Image <a href="http://carolroque.com/">Carol Roque </a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-605098453748523348?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-50318401790259514642009-03-01T12:10:00.001-05:002009-03-01T12:13:35.970-05:00Le petit carnet<div align="justify">Je n’arrive pas à faire mon devoir. Je n’arrive pas à inscrire dans un petit carnet ce que je ressens. Même en images. Je suis complètement bloquée. Hier, pendant que je visionnais le film <em>Le liseur,</em> j’ai été frappée par une affirmation qu’on a mise dans la bouche de deux des personnages. Chacun leur tour, dans des circonstances bien différentes, l’un et l’autre prononcent une phrase qui ressemble à « ce que je ressens ne compte pas ».<br /><br />Les larmes ont coulé sur mes joues. Dans ma tête, mes pensées se sont affolées. Et je me suis fait à moi-même un grave aveu. Trop grave pour que je puisse même l’écrire ici. Trop grave pour que je puisse le prononcer devant qui que ce soit. « Il te faudra avoir une grande confiance en quelqu’un pour confier cet immense fardeau », me suis-je dit à moi-même.<br /><br />Alors il y a très peu de mots dans mon petit carnet. Dans quelques jours, je retournerai voir la psychologue et je devrai lui dire que je n’y arrive. Et je pense qu’elle ne sera pas étonnée. Il faudra peut-être tenter autre chose.<br /><br />Je suis allée souper au restaurant cette semaine. Un tête-à-tête bien agréable avec ma fille, où nous avons eu (enfin!) le temps d’échanger calmement sur différents sujets que je souhaitais aborder avec elle depuis longtemps. En douceur. Ses arguments, son raisonnement, sa sensibilité et sa vivacité d’esprit m’ont rassurée complètement. Dans le moment présent, celui qui compte, elle est heureuse et elle s’épanouit. Je le vois dans ses yeux. J’ai confiance.<br /><br />Au travail, ma motivation et mes espoirs de changement sont trop souvent étouffés. Je me frappe au même mur. Il me faudra développer d’autres stratégies pour faire avancer mes idées. J’ai l’impression que nous sommes sur un bateau qui continue de voguer grâce à l’énergie d’un petit moteur, alors que le capitaine pourrait déployer les grandes voiles. Le vent pourrait certainement nous amener un peu plus loin, un peu plus vite.<br /><br />Mes pensées vont vers le sud. Encore trop de semaines avant les vacances…</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-5031840179025951464?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-47752876749370791602009-02-14T18:17:00.003-05:002009-02-14T18:32:22.725-05:00Peut-être paisible<div align="justify">Ce n’est pas simple de plonger en soi. Je me suis surprise cette semaine à m’interroger sur la pertinence d’une telle démarche. Je n’ai pas vraiment peur. Ou peut-être un peu. Je ne sais pas trop.<br /><br />La dame devant moi est d’une grande douceur. C’est pour m’aider à comprendre la difficile relation que ma fille entretient avec un garçon très perturbé que je suis allée la voir. Et là, je continue. Parce que je trouve du réconfort dans ses paroles et que je sens, inévitablement, que je dois avancer. Même si le chemin est couvert de clous. Il y a toujours moyen de passer. Je trouverai bien.<br /><br />Je me sens privilégiée. J’ai de bons amis, un homme dans ma vie qui m’aime et qui m’accompagne. Nous avons sagement « travaillé » pour que notre relation soit harmonieuse, enrichissante et paisible. Nous avons du plaisir à vivre ensemble. Je me sens bien avec lui. Voilà une bien bonne chose.<br /><br />Avec mon ex, le père de ma fille, les choses ne vont pas très bien. Il s’éloigne, m’évite peut-être, se déresponsabilise certainement. Tant pis pour lui. Je serai toujours là pour ma fille, même si je suis trop souvent celle qui passe pour la méchante, celle qui fixe les limites, celle qui ne sera peut-être jamais l’amie mais toujours la mère. Et lui, il récolte l’amour inconditionnel de sa fille, une richesse dont il ne semble pas mesurer l’immensité.<br /><br />Au travail, la situation se rétablit lentement et les nouvelles responsabilités qu’on m’a confiées font en sorte que les journées passent très vite. J’aime travailler. J’aime solutionner des problèmes. J’aime parler aux gens. J’aime le milieu dans lequel j’évolue. Donc, disons que le bilan est positif.<br /><br />Tout ça est bien, mais j’ai envie d’aller plus loin. J’ai envie de m’ouvrir à moi-même. J’ai envie d’être plus créative, plus épanouie. J’ai envie de me débarrasser de cette anxiété qui parfois m’envahit et me coupe le souffle. J’ai envie d’apprendre à lâcher prise.<br /><br />Tout un contrat, comme dirait l’autre!<br /><br />Il y avait aujourd’hui une ambiance festive partout où je suis allée. À l’épicerie, à la SAQ, au marché, et même à la bibliothèque! Ça sent presque le printemps… La saison des amours.<br /></div><br /><p align="center"><a href="http://1.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SZdTsBbHAEI/AAAAAAAAAIw/ABTKDlnKD7M/s1600-h/retour.gif"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302799102013538370" style="WIDTH: 74px; CURSOR: hand; HEIGHT: 67px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SZdTsBbHAEI/AAAAAAAAAIw/ABTKDlnKD7M/s200/retour.gif" border="0" /></a></p><div align="center"><span style="font-size:85%;">Image <a href="http://www.kellyhowlett.com/">Kelly Howlett</a></span></div><div align="justify"> </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-4775287674937079160?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-62518623922744709512009-01-31T21:11:00.001-05:002009-01-31T21:11:52.770-05:00Du dehors au dedans<div align="justify">J’ai l’impression de marcher sur une plaque de glace. Sous mes pas, c’est extrêmement fragile. J’ai le choix. Changer de route ou… continuer.<br /><br />Je ne connais pas d’autres chemins que ceux que j’ai empruntés jusqu’ici pour entrer en moi. L’écriture, même si c’est un excellent moyen d’expression, demeure encore une fois un moyen d’intellectualiser plutôt que de ressentir.<br /><br />Quand j’étais étudiante, à l’école secondaire, je faisais de « l’expression dramatique ». Des exercices préparatoires à l’expression théâtrale en quelque sorte. Improvisation, mouvement, relaxation. C’était très bénéfique pour une adolescente comme moi qui était particulièrement timide et introvertie. Dans ces cours, je me sentais bien. J’ai appris à tisser des liens avec des gens autrement que par la parole. J’ai appris à m’exprimer avec mon corps, à me rapprocher physiquement des autres.<br /><br />C’est fou comme j’ai l’impression de marcher dans le vide.<br /><br />Dimanche dernier, je suis allée rendre visite aux parents de ma meilleure amie d’enfance. Ce sont, en quelque sorte, ceux qui ont été mes deuxièmes parents. Une famille adoptive si on peut dire. Il y avait déjà quelques années que je ne les avais pas vus. Ils ont vieilli. Si on peut dire de gens très vieux qu’ils vieillissent encore. Lui, malgré un récent AVC, a toujours de grands yeux d’enfants rieurs. Mais il est un peu perdu. Elle lui jette des regards un peu moqueurs et le reprend quand il se trompe, quand il confond le nom de fille de ma mère avec mon nom de famille. Une sorte de lapsus révélateur quand même. Elle et lui sont toujours aussi unis. Ils quittent maintenant leur dernière demeure pour aller vivre dans une petite chambre, chez une dame qui s’occupe de personnes âgées en perte d’autonomie. Un ange comme il en existe encore trop peu. Un ange qui est arrivé au bon moment.<br /><br />Ça m’a ébranlée. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, comment agir. Je n’avais pas envie de leur dire adieu. Je ne veux pas les voir partir. Je sais qu’ils partiront. Je suis partie en laissant ma copine retourner seule chez elle. Je sentais qu’un long silence allait monter en moi et j’avais envie de lui laisser la place. Toute la place.<br /><br />Tout ça remue beaucoup de choses en moi.<br /><br />J’ai l’impression de revenir en arrière. De soulever un voile sans trop savoir ce que je vais trouver en dessous. Je ne sais pas si je dois vraiment regarder. Je ne sais pas si je dois. Je suis dans une totale incertitude. C’est bien inconfortable.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6251862392274470951?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-65835015836929834002009-01-17T15:16:00.001-05:002009-01-17T15:16:34.420-05:00Recharger mes batteries<div align="justify">La vague de froid aura eu raison de la batterie de ma voiture. C’est ce matin qu’elle a rendu l’âme. Heureusement, la dépanneuse de la CAA est vite arrivée pour redonner vie à ma petite Toyota, le temps de me rendre chez mon garagiste préféré (ouvert le samedi, c’est quand même pratique) pour y faire installer une nouvelle batterie.<br /><br />C’est la première fois que j’utilise les services de la CAA, et je savais très bien qu’en ces jours de grands froids, ils sont fort occupés. Toutefois, ils ont répondu à mon appel en moins d’une heure. Le gentil monsieur qui conduisait la dépanneuse affichait un sourire contagieux et sa bonhomie m’a consolée de la mauvaise nouvelle qu’on m’avait déjà annoncée au téléphone : le service de remplacement de la batterie sur place n’était pas offert aujourd’hui. Le jeune homme m’a expliqué que non seulement ils étaient trop occupés pour l’offrir, mais que, par temps si froid, cette opération pratiquée à l’extérieur comportait des risques de bris que la compagnie refusait de courir. Par contre, il a ajouté « Si vous êtes patiente, je peux le faire demain. Le temps sera plus doux. » Je l’ai remercié en lui promettant de le rappeler si je ne trouvais pas de garage pour effectuer le travail aujourd’hui.<br /><br />C’est que, en général, j’aime bien me débarrasser rapidement des ennuis de voiture. Avec sa nouvelle batterie, elle démarre au quart de tour! Voilà une bonne chose de faite.<br /><br />Je discutais justement ce matin avec mon copain au sujet de mon besoin pressant de faire le point sur mon emploi du temps et sur l’énergie que je consacre aux différentes activités que je pratique, incluant le travail. Car, qu’on le veuille ou non, le travail nous prend beaucoup d’énergie. J’ai étudié pendant les cinq dernières années tout en travaillant, pour compléter mon certificat. Aujourd’hui, je devrais avoir plus de temps. Pourtant, j’ai l’impression de ne pas en avoir plus. Pourquoi?<br /><br />Et même si l’entraînement prend un place importante dans ma vie, parce qu’il me permet, justement, de recharger mes batteries et d’entretenir ma mécanique intérieure, cette activité me prend du temps. En fait, une bonne partie de mes heures de loisir y passe. Mais je refuse d’arrêter ou de ralentir. C’est trop « payant » pour abandonner.<br /><br />Donc, je suis piégée. Piégée par le besoin de recourir à ces heures d’exercices pour avoir l’énergie suffisante pour travailler et faire ma part de travaux domestiques. Je vais trop peu souvent au cinéma, je lis et j’écris trop peu à mon goût. Je n’ai pas assez de temps pour cuisiner, voir mes amis, faire de la couture…<br /><br />Une chose est sûre : je ne m’ennuierai pas à ma retraite. J’aurai enfin du temps pour faire tout ça, et même plus!</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6583501583692983400?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-63894474631381030262009-01-11T15:43:00.001-05:002009-01-11T15:43:54.141-05:00Pour commencer<div align="justify">Le retour au travail en janvier s’accompagne des habituels vœux de bonne année que les bonnes manières nous obligent à adresser à nos collègues. Moi qui ne suis pas très à l’aise avec les démonstrations d’affection – du genre bisous à des gens que je connais très peu – je m’en suis sortie tout de même assez bien cette année. Les petits nouveaux sont nombreux et ce sang neuf nous fera certainement le plus grand bien. Cela dit, reprendre le travail n’est jamais facile, d’autant plus qu’il y avait de nombreux absents. Voyage d’affaires, arrêt de travail ou deuil dans la famille, autant de raisons qui obligent nos collègues à rejoindre la troupe un peu plus tard.<br /><br />Avec la routine du travail, j’ai aussi repris la routine de l’entraînement plus régulier. Ça me fait le plus grand bien. Ma fille est chez son père (en principe, mais je présume qu’elle ne doit pas y être très souvent) depuis fin décembre, et cette pause parentale est plutôt reposante. Je l’ai vue la semaine dernière, elle profite de ses vacances pour voir ses amis et paresser un peu. J’ai l’intention de lui faire comprendre très bientôt qu’elle devra sérieusement se chercher un travail à temps partiel pour assumer une plus grande partie de ses dépenses. Pour l’instant, je la laisse profiter de ce répit.<br /><br />Chaque début d’année s’accompagne inévitablement, en tout cas pour moi, d’une réflexion sur l’avenir et d’une analyse du présent. Ma situation au travail ressemble à celle que j’ai vécue il y a quelques années, juste avant ma séparation. Comme je suis l’adjointe d’une personne qui s’absente souvent à cause de problèmes de santé, j’écope inévitablement d’un surplus de travail. Ça, ça peut toujours aller. Mais là où je commence à avoir un problème, c’est dans l’absence de perspective à long terme. Vivre cette situation au jour le jour m’empêche d’organiser mon travail en ayant une vision définitive des tâches que je dois accomplir et des responsabilités qui y sont attachées. Si tel était le cas, je pourrais enfin établir mes priorités et déléguer les tâches que je considère « de trop » pour pouvoir me consacrer au développement de celles qu’on m’aura confiées. Autrement dit, mieux faire mon travail sans avoir toujours l’impression que je n’y arriverai jamais. Je suppose que dans quelques jours nous pourrons être fixés. D’ici là, j’espère tenir le coup. <br /><br />Je rencontre la psychologue demain soir. Je sais que ça me fera du bien d’aller faire le point. Ensuite, on verra si ça vaut la peine de continuer ces rencontres chaque semaine. Mon entourage m’a beaucoup aidée. Mon chum, parce que je peux pleurer dans ses bras et me laisser aller; ma sœur, parce qu’à l’opposé de moi, c’est une mère qui sait se dissocier des problèmes de ses enfants tout en demeurant totalement à l’écoute; ma meilleure amie, parce que sa grande sagesse et sa sérénité m’ont permis de dissiper le nuage qui m’empêchait d’évaluer la situation avec justesse; mes collègues de travail, parce que je peux confier à certaines mes soucis familiaux et que je me sens appuyée; et tous mes amis, ceux et celles qui ne savent rien, parce que sans eux je n’aurais pas l’occasion de rire aussi souvent et surtout, de penser à autre chose.<br /><br />Et l’avenir dans tout ça? Comme dirait l’autre, on n’en sait rien. Mais on peut espérer. Espérer que nos emplois seront sauvés dans cette crise économique qu’on nous annonce peu réjouissante. Espérer que nos valeurs prendront une nouvelle dimension, plus à l’échelle de l’humain que du matériel qui ne nous satisfait jamais. Espérer que le monde change, pour le mieux…<br /><br /><br /><br /> </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6389447463138103026?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-60390920793108225032008-12-31T14:32:00.001-05:002008-12-31T14:38:19.517-05:00Meilleurs jours<div align="justify">J’ai déjeuné avec ma meilleure amie lundi matin. Ses paroles très sages m’ont réconfortée grandement, et son sens de l’humour a réussi à dissiper le gros nuage gris qui flottait au-dessus de ma tête depuis quelques jours.<br /><br />Vivre l’instant présent, pratiquer le détachement affectif, donner le meilleur de moi-même à ma fille pour qu’elle sache que je suis là pour elle malgré toutes les inquiétudes qui m’habitent, pour qu’elle sente que la voie à suivre sera celle qui lui permettra de se découvrir elle-même, de s’épanouir, de faire du mieux qu’elle peut pour réussir sa vie. « N’oublie pas que tu lui as enseigné de belles valeurs. »<br /><br />Hier, j’ai dit adieu à la quarantaine et j’ai accueilli la cinquantaine avec un grand sourire. Ma sœur est arrivée tôt le matin, les bras chargés de cadeau. L’un de ces cadeaux, offert par mon chéri (j’emprunte le terme à Béo parce que je le trouve très mignon), était un rendez-vous pour un massage aux pierres chaudes au <a href="http://www.spa-eastman.com/">Spa Eastman à Montréal</a>. Ma sœur m’accompagnait et me consacrait toute sa journée (quel beau cadeau!). Nous nous sommes donc dirigées toutes les deux vers le centre-ville pour aller nous faire dorloter.<br /><br />J’ai bien aimé le massage, mais ce que j’ai aimé par-dessus tout c’est de passer la journée avec ma sœur. Nous avons dîné dans un petit café, ensuite nous sommes allées fouiner dans les boutiques qui affichaient déjà des soldes très intéressants. J’ai acheté des serviettes de bain et ma sœur est rentrée avec quatre coussins pour le salon. De gros sacs à transporter, mais une petite dépense bien raisonnable. Nous avons tourné en rond avant de retrouver le chemin vers le métro et sommes rentrées chez nous pour attendre ma fille, mon copain et le mari de ma sœur avec qui nous allions célébrer mon anniversaire au restaurant.<br /><br />Le souper était délicieux, le vin, choisi au hasard par ma fille en pointant du doigt une ligne sur le menu (une chance, elle est tombée sur une bouteille à un prix raisonnable) l’était tout autant. Les portions généreuses et notre gourmandise nous ont joué un tour. Mais ces petits excès n’ont rien gâché à mon plaisir d’être entourée de ceux que j’aime pour terminer cette si belle journée.<br /><br />Vivre le moment présent, en savourer toute la richesse sans penser à hier ou à demain. C’est une bien sage résolution. C’est la mienne.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6039092079310822503?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-40393025955454147592008-12-27T12:43:00.000-05:002008-12-27T12:50:19.454-05:00Mauvaise année<div align="justify">Alors que les vœux de bonne année fuseront de toutes parts dans les prochains jours, 2008 s’en ira doucement, laissant dans son sillage le souvenir des événements qui auront fait d’elle une année que bien des gens souhaitent oublier. Cette fin d’année, pour moi, est marquée par les difficultés que ma fille éprouve dans sa relation amoureuse, relation que je souhaite de tout cœur voir se terminer pour de bon. Mais cette décision, cette vie, ne m’appartient pas.<br /><br />Comme le disait récemment avec justesse la psychologue que j’ai consultée récemment, il est normal qu’un parent souhaite que son enfant parte du point A pour aller au point B, en suivant la ligne la plus droite possible. Parce que les parents, eux, ont un bagage d’expériences qui leur permettent de savoir que la ligne droite est le chemin le plus court, le plus facile. Et aucun parent ne souhaite voir souffrir son enfant, le voir perdre son temps, gâcher sa vie.<br /><br />Ma fille, elle, ne l’entend pas de cette manière. Malgré l’évidence que cette relation s’épuise et que les conflits entre elle et son copain minent totalement sa qualité de vie – et par ricochet la mienne –, elle persiste à reculer sans arrêt, à retourner à la source du problème, à se laisser envahir. J’ai du mal à laisser faire.<br /><br />Mon corps me parle. J’ai un point dans le dos, à la hauteur des omoplates, et le cou tellement rigide que j’ai peine à tourner la tête. J’ai mal. Je dors mal, je n’ai pas d’appétit, je n’ai envie de rien.<br /><br />Je n’ai pas envie de raconter toutes les péripéties que cette saga nous a fait vivre ces derniers jours. Je crains toujours la prochaine. Cette fin d’année ressemble à la journée d’aujourd’hui : grise, brumeuse et triste.<br /><br />Pourrais-je célébrer dans la joie l’arrivée de la cinquantaine? J’en doute. Noël en famille m’aura procuré au moins quelques bons moments, surtout ceux de voir évoluer la petite princesse, la fille de mon neveu, dont les gazouillis de l’an dernier se sont transformés bien vite en mots. Elle gravis les marches de l’escalier avec une belle assurance, mais tourne encore trop vite les pages des livres, qu’elle déchire sans le vouloir. Ceux que je lui ai offerts pour Noël seront rangés pour plus tard ou feuilletés sous haute surveillance…<br /><br />Ce soir, c’est une fête entre amis qui me force à sortir. Je serais bien restée dans ma chaumière, sans bouger. Mais c’est certainement mieux ainsi. Cette sortie me permettra d’oublier pendant quelques heures cette fin d’année plutôt moche.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-4039302595545414759?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-21576550240702076882008-12-21T19:34:00.000-05:002008-12-21T19:35:56.196-05:00Pâle décembre<div align="justify">Le voilà presque terminé, ce blanc mois de décembre. Et je ne peux pas dire, cette fois-ci, que je ne l’ai pas vu passer. Au contraire. Chaque jour de ce mois, depuis le premier, se compare à une pièce de puzzle. Chacune de ces pièces est différente, et je sais très bien qu’elles finiront toutes par s’assembler. Et je comprendrai, enfin, le sens de ces perturbations.<br /><br />Heureusement que la douce Marie-Lise a trouvé les bons mots pour m’apaiser, me réconforter. Mon anxiété est en rémission. Elle a fait place à un sentiment d’abandon, j’oserais presque dire, de sérénité.<br /><br />Décembre et ses tempêtes, décembre et son instabilité. Décembre qui termine l’année et où, à son avant-dernier jour, je suis venue au monde pour commencer la mienne. J’arrive à la fin, comme en retard, comme un cheveu sur la soupe.<br /><br />J’ai la tête un peu dans la brume. Je me suis couchée aux petites heures du matin. Hier, c’était le « party de bureau » traditionnel. Je me suis éclatée. Pas dans l’alcool ni dans la bouffe – j’y suis allée avec une grande modération –, mais dans le rire et la folie. Dieu que j’ai changé! Il faut dire que la folie contagieuse d’une collègue de travail y est pour quelque chose.<br /><br />L’ambiance de fin de soirée était plutôt à la discussion qu’à la danse, alors, c’est assise au bar que je me suis retrouvée pour écouter bien plus que pour placoter. Et c’est en écoutant qu’on apprend…<br /><br />Ce matin, je me suis levée un peu tard et quand ma fille est arrivée, vers 11 heures, nous avons pris un café ensemble. Elle a terminé sa session et elle était d’un calme rassurant. Nous avons passé la journée ensemble, vacant chacune à nos occupations, et l’avons terminée par un souper avalé trop vite. Quand aurons-nous vraiment le temps de nous arrêter?<br /><br />Il me reste deux jours de travail avant les vacances. Ce seront deux journées bien remplies. Une panne informatique a paralysé notre système vendredi dernier. Un très mauvais moment. Nous avons dû reporter beaucoup de tâches qu’il aurait fallu exécuter pour la fin d’année. Ce fâcheux événement nous a fait réaliser combien nous sommes devenus dépendants de la technologie et combien, sans elle, nous ne savons plus faire grand-chose de nos dix doigts.<br /><br />Je verrai demain, si j’arrive à sortir de chez moi. La tempête nous a laissé une belle bordée de neige qui sera certainement difficile à déplacer. Et le froid va s’en mêler en plus, comme si ce n’était pas assez!</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-2157655024070207688?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-26866175188742195632008-11-29T20:56:00.001-05:002008-11-29T20:58:01.170-05:00Blanche colombe, noir corbeau<div align="justify">Il y a des moments dans la vie où tout bascule. Où la douceur de vivre disparaît, pour faire place à un cauchemar sans fin. Où tout ce qui semblait facile devient si compliqué qu’on perd tous ses repères et que plus rien ni personne ne semble pouvoir nous aider à sortir de cette noirceur qui, tout à coup, s’est abattue sur nous. Où le mal l’emporte sur le bien.<br /><br />Il n’y a rien de pire au monde que celui qui clame son innocence, sa bonté, son honnêteté, et qui, par ses actes, démontre à quel point un abominable instinct de possession et de domination peut engendrer un monstre. Un monstre dangereux, qu’il faut fuir.<br /><br />Oui, il y a des êtres qui souffrent. Oui, il y en a qui n’ont pas eu de chance dans la vie et qui, très jeunes, ont dû se battre pour assurer leur survie dans un monde où tout leur paraît menaçant parce qu’ils n’ont jamais été protégés, supportés.<br /><br />J’ai vu, ce matin, un homme qui arrivait à peine à se tenir sur ses jambes et qui, dans un quartier pourtant aisé, s’est installé sur un banc public pour renifler sa poudre. Aux yeux de tous, tôt le matin; un enfant aurait pu se trouver là pour attendre l’autobus. Et personne ne fait rien. Comment peut-on en arriver là?<br /><br />Je me suis dit que cet homme agissait ainsi dans le but probable de se faire arrêter. Dans le but que quelqu’un s’occupe enfin de lui. Et je me désolais de son triste sort.<br /><br />Est-ce pour la même raison que le prince charmant s’est transformé en monstre et a blessé mon ange, ma colombe? Est-ce parce qu’il souffre trop et qu’il espère, en secret, qu’on le mette en cage pour qu’enfin il puisse rugir et crier toute sa haine au monde entier?<br /><br />Il a provoqué une véritable tempête. Et moi, je n’avais pas vu venir. J’aurais dû la mettre à l’abri. J’aurais dû comprendre qu’un ciel gris et sombre annonce un orage et qu’il vaut mieux prévenir et se réfugier. Ne pas prendre le risque. Ne pas croire les mensonges. Dieu que j’ai été naïve.<br /><br />Mais le mal est fait. Il a laissé des marques.<br /><br />C’est dans ces moments les plus difficiles qu’on reconnaît les êtres d’exception. J’ai le bonheur extrême d’avoir trouvé celui qui, pour moi, a rassemblé tous les morceaux pour que le miroir cassé ne blesse plus personne. Au moins, les gros morceaux sont ramassés et mis hors d’état de nuire. Mais les éclats, même microscopiques, peuvent encore blesser. Il faudra être vigilants.<br /><br />À ses côtés, ce soir, je dormirai paisiblement. Pendant que dans l’autre chambre, ma petite colombe sera bien seule, mais hors de danger. Je prie pour que plus jamais l’horrible corbeau noir ne vienne perturber ses rêves. Je prie pour qu’elle n’ouvre plus sa fenêtre. Je prie pour qu’elle ne le laisse plus jamais entrer. Je souhaite qu’il s’envole très loin, qu’il s’envole à jamais.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-2686617518874219563?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-3093729807193791162008-11-23T17:04:00.002-05:002008-11-23T17:10:48.119-05:00Une chanson, un rhume, un Salon<div align="justify">La semaine dernière, j’assistais à un atelier d’écriture intitulé « Samedi d’écrire une chanson ». Après quelques minutes d’échange avec l’animateur et les présentations d’usage, celui-ci nous a tout de suite invités à écouter une mélodie et à écrire, selon un schéma proposé, un premier jet qu’il allait corriger. Nul besoin d’ajouter qu’il ne s’agissait pas d’un cours théorique. Cet atelier était basé sur l’expérimentation et la pratique.<br /><br />Plongés dans cet univers musical inspirant - l’<a href="http://www.pierrejolicoeur.com/">animateur</a> fredonnait la mélodie en boucle en s’accompagnant à la guitare -, les participants se sont vite mis à écrire. Certains, troublés par l’ambiance un peu froide du local très éclairé et par la présence des autres, se sont isolés pour mieux se concentrer. Quelques minutes plus tard, les premiers jets étaient déjà présentés.<br /><br />Après avoir lu rapidement le texte, l’animateur tentait un premier essai. Parfois, la rencontre était heureuse et les mots de l’auteur s’accordaient rapidement à la musique du compositeur. Dans certains cas, le territoire de l’un était trop grand pour le vocabulaire timide de l’auteur : il fallait prendre un peu plus d’espace, ajouter des mots, dire autrement. Ou alors, c’était l’auteur qui voulait en dire trop et ses mots se bousculaient sur la mélodie, obligeant l’interprète à en escamoter, à couper, et l’auteur à effacer et reformuler. Ce travail, de courte durée mais tellement essentiel, a révélé à chacun l’importance de cette relation entre l’auteur et le compositeur, pour arriver à un résultat fort satisfaisant compte tenu du peu de temps que nous avions.<br /><br />Dans mon cas, j’ai constaté que mon oreille fine, mon sens du rythme et ma mémoire auditive m’ont grandement facilité la tâche. J’étais assez fière du résultat. À la fin de la journée, une douzaine de chansons étaient nées, toutes différentes, même si elles avaient la même musique en commun. Nous étions tous ravis de l’expérience.<br /><br /><div align="center">**** </div><br /><div align="justify"><br /><a href="http://2.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SSnT33TLEMI/AAAAAAAAAIM/sWePMKVg9d4/s1600-h/Bottes.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271977795504509122" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 122px; CURSOR: hand; HEIGHT: 148px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yCGEr4oUIic/SSnT33TLEMI/AAAAAAAAAIM/sWePMKVg9d4/s200/Bottes.jpg" border="0" /></a>Très occupée au travail, je n’ai pas vu la semaine passer. Un petit rhume est venu me narguer, mais je l’ai vite mis K.-O. avec un <a href="http://www.cold-fx.ca/francais/index.htm">produit</a> que j’expérimente pour la deuxième fois. Et je dois avouer que ça marche. Si bien que je me sentais d’attaque pour aller faire ma petite visite annuelle au Salon du livre. Juste avant, j’ai fait un saut au centre commercial pour m’acheter une bonne paire de bottes – elles sont fabriquées au Canada, chaudes et imperméables – et un grand sac fourre-tout.<br /></div><br /><div align="justify"><br />Armée de ma caméra, j’avais décidé de prendre des photos, mais je me suis vite rendu compte que la foule était bien trop dense pour cette activité. Alors, je suis partie à la chasse aux auteurs. Parce que le Salon, c’est avant tout la rencontre entre le lecteur et l’auteur. Et pour un lecteur, avoir le privilège de rencontrer un auteur et d’échanger avec lui est une occasion trop rare. Il faut en profiter.<br /><br />Et des auteurs, il y en avait beaucoup. J’ai croisé le maire de Montréal, alors que je déambulais avec ma fille entre les kiosques, et j’ai trouvé l’homme très élégant. J’ai eu aussi le bonheur de rencontrer Julie Gravel-Richard, auteure d’Enthéos, avec qui j’ai échangé quelques minutes pour lui dire, de vive voix, combien j’avais apprécié la lecture de son roman. Si j’arrive, petit à petit, à me guérir de cette timidité maladive qui m’empêchait autrefois d’approcher les gens, chaque pas vers les autres, même s’il m’apporte un réel plaisir, me demande tout de même un effort. Et j’ai été heureuse d’apprendre, au cours de cette discussion, que Julie était aussi une personne timide en voie de guérison.<br /><br />Même si je n’ai pas lu Folco, je n’aurais pour rien au monde raté l’occasion d’aller prendre une photo de l’auteur à succès, dont mes amis, et aussi mon chum, dévorent tous les livres. J’ai trouvé l’homme très beau, et on m’a dit qu’il était d’une grande générosité.<br /><br />J’ai croisé de vieilles connaissances tout en me rendant au kiosque des Éditions Septentrion, où je m’étais promis d’aller chercher mon macaron et une copie des Chroniques d’une mère indigne, que son auteure a gentiment dédicacé à la belle-fille de ma sœur, tout en rigolant de l’anecdote que je lui ai racontée en guise d’introduction. Encore une fois, il fallait que je surmonte ma timidité, car l’anecdote est plutôt cocasse, mais je savais que Mère Indigne allait s’en amuser. C’est que cette jeune mère (la belle-fille de ma sœur, donc la femme de mon neveu, dont le bébé devait à l’époque avoir quelques mois) s’était réfugiée dans la salle de bains pour lire en paix quelques pages des Chroniques, bien installée sur le trône… Mais dans un mouvement tout à fait involontaire, elle laissa s’échapper le livre… qui termina sa course dans la cuve des toilettes. Elle n’a donc jamais pu terminer la lecture et c’est avec regret qu’elle se confondait en excuses, promettant de remplacer l’exemplaire irrécupérable. Comme elle ne l’a pas fait, je vais donc lui offrir un exemplaire dédicacé et, croyez-moi, la dédicace en vaut la peine!<br /><br />J’ai suis repartie comblée, non sans avoir déclaré mon admiration à Caroline et à Pierre-Léon (Un taxi la nuit), qui m’ont assurée que leurs tomes deux étaient en route… Bien hâte de les lire.<br /><br />Je suis allée retrouver ma fille au kiosque tout près, et à sa mine un peu moche j’ai vite compris qu’elle avait attrapé mon rhume… un rhume… le rhume du Salon.</div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-309372980719379116?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-29286721361556678992008-11-08T17:45:00.001-05:002008-11-08T17:46:46.334-05:00Montagnes russes<div align="justify">Le poids de l’automne et de ses jours pluvieux et gris commence à peser, malgré le temps doux des derniers jours. Cet été indien n’aura pas réussi à me faire oublier qu’il arrive lui, l’hiver tant redouté. Chaque année, il me pèse de plus en plus.<br /><br />L’exercice est ma seule issue, en ces temps de grand stress où l’atmosphère au travail est terriblement lourde. Entre les départs et les congés de santé (après tout, on ne prend pas un congé pour être malade, mais bien pour revenir en santé non?), il y a ceux qui rament deux fois plus vite pour que le bateau continue d’avancer. Et il avance, encore. Même si le capitaine semble trop souvent avoir quitté la barre ou ne pas savoir comment maintenir le cap. Bon, assez de métaphorisation… Donc, l’exercice me sauve la vie. Quand je m’entraîne, j’oublie tout, mon esprit s’envole, je décroche, je suis bien.<br /><br />Je suppose que cet état ressemble à celui qu’on atteint pendant la méditation. Sauf que la méditation, c’est statique. Et moi, rester sans bouger plus de cinq minutes, j’en suis incapable. J’ai déjà essayé. Rien à faire.<br /><br />Chaque jour de cette première semaine de novembre, j’ai pensé à ma fille. À sa naissance, il y a dix-huit ans déjà. Tout juste un mois après le décès de ma mère. Ces jours-là, je ne les oublierai jamais. Passer de la plus grande peine à la plus grande joie, en quelques jours, c’est comme faire un tour en montagnes russes sans ceinture de sécurité. On ne sait jamais quand on va tomber.<br /><br />J’en ai voulu à la vie de m’avoir enlevé ma mère avant qu’elle n’ait pu voir sa petite-fille. Si petite, si fragile. J’aurais aimé lui dire, à cette mère de qui j’aurais tant souhaité me rapprocher, mais de qui je m’étais terriblement éloignée année après année, que cette naissance m’avait apporté le plus grand des bonheurs. Mais aussi, que cette naissance avait ouvert une porte dans mon cœur, une porte qui s’était refermée.<br /><br />J’aurais aimé voir ma fille dans les bras de ma mère, et voir ma mère déposer un baiser sur le front de mon enfant. J’aurais voulu l’entendre chanter « C’est la poulette grise » et la regarder bercer mon bébé. J’aurais voulu qu’elle la voie grandir et qu’elle sache aujourd’hui combien elle est devenue une belle personne.<br /><br />C’est en pensant à ça, mais aussi en pensant à ce que représentent ces dix-huit années qui sont passées trop vite, que j’ai pleuré cette semaine.<br /><br />J’aurais une chose à dire aux parents qui vivent difficilement la crise d’adolescence de leurs enfants : ça passe! Et Dieu merci, ça passe vite. Et c’est vrai qu’on oublie. Et un seul conseil : ne coupez jamais la communication. Maintenez-la coûte que coûte, même dans les pires moments, surtout dans les pires moments.<br /><br />Ça fait du bien de l’écrire! </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-2928672136155667899?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-66318227635681287932008-11-02T16:00:00.002-05:002008-11-02T16:07:20.133-05:00Mon point H<div align="justify">Nous avions invité ma sœur et son mari au spectacle d'<a href="http://www.hahaha.com/andresauve/">André Sauvé</a>, hier, à la Salle André-Mathieu. Un petit souper au resto juste avant nous a permis de nous détendre et d’oublier un peu les tracas d’une semaine chargée. Pour une fois, nos invités se sont laissés gâter sans rouspéter. Il faut dire que ma sœur est d’une générosité sans borne, mais lorsqu’il s’agit de la remercier, d’une manière ou d’une autre, il faut user de ruse car elle refuse systématiquement toute forme de compensation monétaire. Nous étions, mon copain et moi, heureux d’avoir opté pour cette combinaison souper spectacle qui nous a permis de les remercier pour les nombreux services rendus, en particulier pour leur aide lors de notre déménagement.<br /><br />Avec une bonne trentaine de minutes de retard, André Sauvé est apparu sur la scène comme un lutin dans un monde trop grand pour lui. Il est d’une maigreur surréaliste et s’en moque éperdument. Mais à la fin du spectacle, il avait l’air d’un géant. C’est tout dire.<br /><br />Je suis très difficile en humour. Au Québec, on a droit à une variété d’humoristes, mais pour ce qui est de la qualité, il faut savoir choisir. Et mon choix s’est porté sur André Sauvé parce qu’il a trouvé mon point H. H pour hilarité. Je n’ai jamais autant ri en une soirée! J’ai ri aux larmes, j’ai ri à en oublier de respirer.<br /><br />Incomparable – bien que mon copain l’ait comparé à Yvon Deschamps – ce nouveau venu dans le monde de l’humour va certainement laisser sa marque. Son premier spectacle n’est pas parfait, mais il révèle le talent d’un grand comique qu’on n’est pas prêt d’oublier. Et pour moi, c’est un coup de cœur.<br /><br />Les sujets qu’il a choisis ne sont pas banals et s’écartent des habituels propos sur l’actualité, la politique ou la vie de couple, que la plupart des humoristes affectionnent. L’originalité d’André Sauvé lui vient de son expérience de vie et ça se sent. Et même si le flot de paroles qu’il déverse au rythme d’une toupie qui s’affole finit par nous étourdir, il réussit à nous toucher droit au cœur lorsque soudainement il s’apaise pour nous inciter à réfléchir sur le vrai sens de la vie. Le public est touché. L’artiste a atteint son but. Rire autant m’a fait le plus grand bien.</div><br /><br /><br /><div align="center"> ****</div><br /><br /><div align="justify"> Pendant la nuit, l’amoureux de ma fille, qui dormait chez nous, s’est levé pour se rendre à son travail. Il commençait à 3 heures du matin. Pour s’y rendre, il avait emprunté la bicyclette de mon copain, sans se préoccuper de gonfler les pneus qui en avaient grand besoin. C’est donc à 2 heures 30 que ma fille m’a réveillée pour m’annoncer qu’il n’arrivait pas à gonfler les pneus de la bicyclette.<br /><br />Le jeune homme était désemparé et avait vraiment besoin d’aide. Je me suis levée, et je lui ai offert d’aller le reconduire à son travail, à une vingtaine de minutes en voiture. Il semblait surpris, mais ravi. Il faut dire que j’ai un peu l’habitude de ces trajets dans la nuit, car j’ai souvent dû aller chercher ma fille alors qu’elle m’appelait au secours dans des situations semblables. Je n’ai jamais hésité à le faire quand il le fallait. C’est bien plus simple comme ça et ça me permet de dormir tranquille ensuite.<br /><br />Je dois dire aussi que ce sont des moments privilégiés. Car j’en profite toujours pour « faire la conversation » et c’est souvent dans des occasions semblables que j’ai créé les rapprochements qui m’ont permis de traverser des périodes plus difficiles avec ma fille. Cette fois-ci, c’est son ami qui m’a confié qu’il avait réellement besoin de faire des heures supplémentaires pour boucler son budget. Il a ajouté qu’il voulait aussi gagner un peu plus d’argent pour célébrer l’anniversaire de ma fille. Je me suis permis de lui faire remarquer que le plus beau cadeau qu’il pouvait lui faire, c’est sa présence, faisant ainsi allusion à son manque de délicatesse l’an dernier, alors qu’il avait refusé de l’accompagner au souper familial à cette occasion. Tous les cadeaux du monde ne remplacent pas la présence de ceux qu’on aime. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-6631822763568128793?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7148498031764135829.post-26807336171508526882008-10-25T15:10:00.000-04:002008-10-25T15:11:16.546-04:00Du nouveau sous un ciel gris<div align="justify">Une bonne chose de réglée. Depuis plusieurs mois, je cherchais un forfait pour un téléphone portable, que je souhaitais offrir à ma fille pour ses 18 ans. Il faut dire que je n’y connaissais pas grand-chose et que j’ai été fort étonnée des prix exorbitants qu’on demande pour ces petites bêtes. D’autant plus que tous les jeunes en ont un! Comment font ces étudiants, qui sont majoritairement sans revenus, pour se payer ça? C’est les parents qui payent, me suis-je répondu.<br /><br />Alors j’ai réfléchi. J’en ai parlé. J’ai été approuvée dans ma décision. Alors j’ai acheté. Je lui ai offert ce matin. J’ai composé le numéro et l’appareil, caché dans un sac enfoui dans le fond de mon garde-robe, s’est mis à sonner. Tout de suite, elle a compris. Même si son anniversaire n’est que dans quelques jours, je n’en pouvais plus d’attendre et je voulais qu’elle en profite dès que possible. Il y a aura bien d’autres surprises pour « le grand jour ».<br /><br />J’ai bien sûr accompagné le cadeau de quelques recommandations. Car l’usage est illimité pour les trois premiers mois, mais ensuite il faut surveiller les minutes dans la journée, qui elles, sont limitées. Par contre, dès 17 heures en semaine et toute la fin de semaine, la jeune fille pourra communiquer sans compter. Ce qui rassure maman qui surveillera les comptes…<br /><br />Je m’amuse déjà à lui envoyer des textos. Et j’avoue que je l’envie un peu. Sauf que personnellement, je n’ai aucunement besoin d’un téléphone portable. Ce serait un luxe tout à fait superflu… mais amusant, sans plus.<br /><br />J’ai assisté à mon premier atelier littéraire cette semaine, qui portait sur la création de personnages. J’ai bien aimé l’approche de l’animatrice, auteure de romans policiers, qui a très bien capté l’attention de son auditoire dès les premières minutes. Notre petite groupe est plutôt hétérogène, formés de gens entre 30 et 65 ans, de diverses professions. Mais nous avons tous en commun le désir d’écrire, ou du moins d’explorer cette forme d’expression.<br /><br />J’ai aussi reçu mes lunettes cette semaine. Des verres progressifs, auxquels je me laisse le temps de m’habituer. J’avoue que c’est particulier comme sensation, mais je sais que je vais m’y faire. Il était temps que je m’offre une paire de « vraies lunettes », moi qui portais des verres de lecture bon marché depuis quelques années. D’autant plus que mon œil gauche est un peu plus faible que le droit, et que seule une prescription pouvait m’offrir une paire de lunettes adaptées à ma vue.<br /><br />Voilà donc les nouveautés de la semaine, des petites joies qui m’aident à oublier le temps gris et froid qui s’installe et la morosité qui vient avec. Je serai fort occupée dans les prochains jours, tant au travail que dans ma vie personnelle. J’espère quand même trouver le temps pour écrire. Justement, à ce propos, l’animatrice de l’atelier nous a donné un bon conseil. Elle nous a suggéré d’associer l’écriture à quelque chose qu’on aime faire, comme aller dans un café ou s’installer dehors au soleil (s’il y en a), de manière à ce que l’écriture devienne un plaisir et non une contrainte. Et elle nous a aussi conseillé de « laisser venir », en nous racontant qu’elle a été la première surprise d’avoir créé des personnages aussi étranges que ceux qui meublent ses romans. J’ai hâte de découvrir les miens…</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7148498031764135829-2680733617150852688?l=instantclic.blogspot.com'/></div>Ophéliehttp://www.blogger.com/profile/08306095072990548144noreply@blogger.com3