tag:blogger.com,1999:blog-7131683.post-1151416163476052972006-06-27T15:47:00.000+02:002006-06-27T15:49:23.493+02:00Ode a Priape.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/7617/423/1600/vestibule_Priape_Vettii.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7617/423/320/vestibule_Priape_Vettii.jpg" alt="" border="0" /></a><br />Foutre des neuf garces du Pinde,<br />Foutre de l’amant de Daphné,<br />Dont le flasque vit ne se guinde,<br />Qu’à force d’être patiné :<br />C’est toi que j’invoque à mon aide,<br />Toi qui dans les cons, d’un vit raide,<br />Lance le foutre à gros bouillons ;<br />Priape soutiens mon haleine,<br />Et pour un moment dans ma veine,<br />Porte le feu de tes couillons.<br /><br />Que tout bande, que tout s’embrase ;<br />Accourez putains et ribauds :<br />Que vois-je ?... Où suis-je... Ô douce extase !...<br />Les cieux n’ont pas d’objets si beaux.<br />Des couilles en bloc arrondies,<br />Des cuisses fermes et bondies,<br />Des bataillons de vits bandés,<br />Des culs ronds sans poils et sans crottes,<br />Des cons, des tétons et des mottes,<br />D’un torrent de foutre inondés.<br /><br />Restez adorables images,<br />Restez à jamais sous mes yeux ;<br />Soyez l’objet de mes hommages,<br />Mes législateurs et mes dieux :<br />Qu’à Priape on élève un temple<br />Où jour et nuit l’on vous contemple,<br />Au gré des vigoureux fouteurs ;<br />Le foutre y servira d’offrandes,<br />Les poils de couilles de guirlandes,<br />Les vits de sacrificateurs.<br /><br />Aigle, baleine, dromadaire,<br />Insecte, animal, homme, tout,<br />Dans les cieux, sous l’eau, sur la terre,<br />Tout nous annonce que l’on fout :<br />Le foutre tombe comme grêle,<br />Raisonnable ou non, tout s’en mêle,<br />Le con met tous les vits en rut :<br />Le con du bonheur est la voie,<br />Dans le con gît toute la joie,<br />Mais hors du con point de salut.<br /><br />Quoique plus gueux qu’un rat d’église,<br />Pourvu que mes couillons soient chauds,<br />Et que le poil de mon cul frise,<br />Je me fous du reste en repos.<br />Grands de terre l’on se trompe,<br />Si l’on croit que de votre pompe<br />Jamais je puisse être jaloux :<br />Faites grand bruit, vivez au large ;<br />Quand j’enconne et que je décharge,<br />Ai-je moins de plaisirs que vous ?<br /><br />Que l’or, que l’honneur vous chatouille,<br />Sots avares, vains conquérants ;<br />Vivent les plaisirs de la couille !<br />Et foutre des biens et des rangs.<br />Achille aux rives du Scamandre,<br />Pille, détruit, met tout en cendres ;<br />Ce n’est que feu, que sang, qu’horreur :<br />Un con paraît, passe-t-il outre ?<br />Non, je vois bander mon jean-foutre ;<br />Le héros n’est plus qu’un fouteur.<br /><br />De fouteurs la fable fourmille :<br />Le soleil fout Leucothoé,<br />Cynire fout sa propre fille,<br />Un taureau fout Pasiphaé ;<br />Pygmalion fout sa statue,<br />Le brave Ixion fout la nue ;<br />On ne voit que foutre couler :<br />Le beau Narcisse pâle et blême,<br />Brûlant de se foutre lui-même,<br />Meurt en tachant de s’enculer.<br /><br />Socrate, direz-vous, ce sage,<br />Dont on vante l’esprit divin,<br />Socrate a vomi peste et rage,<br />Contre le sexe féminin :<br />Mais pour cela le bon apôtre,<br />N’en n’a pas moins foutu qu’un autre ;<br />Interprétons mieux ses leçons :<br />Contre le sexe il persuade ;<br />Mais sans le cul d’Alcibiade,<br />Il n’eût pas tant médit des cons.<br /><br />Mais voyons ce brave cynique,<br />Qu’un bougre a mis au rang des chiens,<br />Se branler gravement la pique,<br />À la barbe des Athéniens :<br />Rien ne l’émeut, rien ne l’étonne ;<br />L’éclair brille, Jupiter tonne,<br />Son vit n’en est point démonté ;<br />Contre le ciel sa tête altière,<br />Au bout d’une courte carrière,<br />Décharge avec tranquillité.<br /><br />Cependant Jupin dans l’Olympe,<br />Perce des culs, bourre des cons ;<br />Neptune au fond des eaux y grimpe,<br />Nymphes, sirènes et tritons ;<br />L’ardent fouteur de Proserpine,<br />Semble dans sa couille divine,<br />Avoir tout le feu des enfers :<br />Amis, jouons les mêmes farces ;<br />Foutons tant que le con des garces<br />Nous foute enfin l’âme à l’envers.<br /><br />Tysiphone, Alecto, Mégere,<br />Si l’on foutait encor chez vous,<br />Vous Parques, Caron et Cerbère,<br />De mon vit vous tâteriez tous :<br />Mais puisque par un sort barbare,<br />On ne bande plus au Ténare,<br />Je veux y descendre en foutant ;<br />Là, mon plus grand tourment, sans doute,<br />Sera de voir que Pluton foute,<br />Et de n’en pouvoir faire autant.<br /><br />Redouble donc tes infortunes,<br />Sort, foutu sort, plein de rigueur ;<br />Ce n’est qu’à des âmes communes<br />À qui tu peux foutre malheur :<br />Mais la mienne que le vit d’un carme,<br />Se ris des maux présents, passés :<br />Qu’on m’importe ? mon vit me reste ;<br />Je bande, je fous, c’est assez.not dead yethttp://www.blogger.com/profile/17322102142539926194noreply@blogger.com