tag:blogger.com,1999:blog-69845435204224566482008-07-22T23:55:51.819-05:00Guillaume Lamy, l'universitaire éclectiqueGuillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comBlogger44125tag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-17682947213899089892008-07-09T11:05:00.005-05:002008-07-09T11:20:33.833-05:00S'inspirer de la littérature pour enfant<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SHTiBxAU8nI/AAAAAAAAANg/TxuHL6o0ARI/s1600-h/bourdieu.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221046387991704178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SHTiBxAU8nI/AAAAAAAAANg/TxuHL6o0ARI/s320/bourdieu.jpg" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Beaucoup d'universitaires sont atteints d'une plaie galopante. Leur écriture est si illisible qu'elle réussit à rendre analphabète 98 % des gens qui savent lire. Pour citer un sociologue célèbre :</p><blockquote>Le rêve positiviste d'une parfaite innocence épistémologique masque en effet que la différence n'est pas entre la science qui opère une construction et celle qui ne le fait pas, mais entre celle qui le fait sans le savoir et qui, le sachant, s'efforce de connaître et de maîtriser aussi complètement que possible ses actes, inévitables, de construction et les effets qu'ils produisent tout aussi inévitablement. (BOURDIEU. La misère du monde, Seuil, Paris, 1993, p.905)</blockquote><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=2351409886&amp;ref=ts">Pierre Bourdieu</a>. Voici, en un nom, le résumé de l’ironie la plus décevante du monde universitaire : des chercheurs-professeurs universitaires incapables de communiquer le travail pour lequel ils sont payés – à fort prix.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Une part du problème d'incompatibilité entre langue universitaire et langue populaire repose dans une fâcheuse manie qu’ont les auteurs du premier groupe. Cette manie consiste à vouloir faire passer un trop grand nombre d'idées dans une seule phrase.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Sans prétention scientifique, il me semble que le cerveau humain tolère difficilement les phrases de plus de trois lignes (50 mots). Au-delà de ce seuil, la mémoire tampon (qu'on estime allant de 7 à 10 secondes) est saturée et devient inefficace. La mémoire tampon est cette capacité qui consiste à pouvoir garder en mémoire une information sans se concentrer pour y arriver ; tel qu'un numéro de téléphone, un nom de rue, le début d'une phrase etc. Après un certain temps (7 à 10 secondes) s'il n'y a aucun effort investi pour se rappeler de l'information placée dans le tampon : celle-ci est effacée.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Faites le calcul, lisez une phrase de plus de 50 mots. Le temps requis dépassera souvent la limite maximale de la mémoire tampon; chose qui contreviendra à cette faculté mnémonique inévitablement sollicitée lors de la lecture. Ce principe explique pourquoi les longues phrases sont généralement illisibles; et pourquoi aussi, il est toujours nécessaire de les relire plusieurs fois pour achever leur compréhension.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Outre le format de la phrase, comme il a été dit, la volonté propre à beaucoup d'intellectuels qui est de vouloir faire passer trop d'idées en même temps nuit simplement à l'absorption de tout ce qui est contenu dans la phrase en question. En lisant certaines nouvelles du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marquis_de_Sade">Marquis de Sade</a>, une chose nuit inévitablement à la compréhension du lecteur : l'entrée massive de plusieurs personnages dès la première page. Avoir à assimiler les caractéristiques de huit personnages ayant des goûts, des rôles, des origines spécifiques, et ceci dans un contexte particulier (géographie, époque) est trop demandé en si peu de lignes.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Cette maladresse propre à beaucoup de pièces de théâtre et de romans est également, et très fréquemment, présente dans la littérature universitaire. Dès la première page, l'auteur fait référence à plusieurs de ces collègues, manipule des concepts hautement abstraits sans s’y attarder, souligne et prend position sur des débats universitaires sans les résumer. Voilà, assurément, le meilleur moyen pour emmerder la grande majorité des lecteurs et pour leur faire abandonner l’activité illico.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Comme ailleurs, voilà donc pourquoi il faut s'inspirer de la littérature pour enfant dans un texte universitaire. Dans tous les romans pour enfants, les personnages sont présentés un à un. On prend bien le temps de décrire spécifiquement les caractéristiques de chacun. On évite au lecteur d'avoir à ouvrir le dictionnaire plusieurs fois par phrase pour être compris. On évite les longues phrases qui contreviennent aux facultés mnémoniques primaires, etc.</p><p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify">Avant de se plaindre de l'absence d'intérêt populaire envers les travaux universitaires, comme dans tout, il est souvent plus productif de s’adonner un exercice d’autocritique. Cette activité, qu'on oublie trop souvent, permet de résoudre bien des situations problématiques (tel que l’absence d’un lectorat quantifiable pour la littérature universitaire) puisque la personne visée est déjà consciente du problème ; quand elle n’est pas directement à sa source.</p></div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-1965809968985734512008-05-20T11:42:00.007-05:002008-05-21T23:39:52.888-05:00Du grégarisme en milieu intellectuel<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SDT4prXkLnI/AAAAAAAAANQ/DGCItPXW7q8/s1600-h/17.jpg"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SDT4prXkLnI/AAAAAAAAANQ/DGCItPXW7q8/s320/17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203056864419655282" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Fréquenter des personnes avec qui nos idées concordent est toujours stimulant. Ne pas se sentir seul à raisonner d’une façon particulière a de quoi réjouir. Or, se regrouper en fonction de notre façon de penser n’est pas sans risque.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Le grégarisme est cette dynamique sociologique primaire qui représente la tendance naturelle qu'ont les êtres humains à vivre en groupe. Or, quoique naturel, le grégarisme applique un lot d'effets bien connus sur le comportement des individus. Simplement, le grégarisme mène tôt ou tard à l'uniformisation des membres du groupe. Les mécanismes de socialisation sont sans pitié. Tous les travaux ethno, anthropo et sociologiques le confirment : pour faire partie d'un groupe, il faut ressembler aux membres du groupe; sans quoi l’individu est marginalisé et ostracisé; phénomènes qui l’empêcheront évidemment de faire partie du groupe en question…</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La ressemblance des membres est le socle et le lien de tout groupe. Appliqué à un milieu d’intellectuels, cet effet compromet souvent ce qu'il y a de plus riche chez ceux-ci : la fin de la rivalité et de la singularité des idées; choses qu’on peut considérer comme étant à la base de toute diversité.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Par définition, un intellectuel est un cheval sauvage, libre, farouche qui refuse de se faire guider. Forcément, si deux intellectuels ont toujours les mêmes opinions sur tous sujets : l'un d'eux n'est pas un intellectuel, mais un disciple.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Chercher à comprendre est l’activité par excellence de tout intellectuel. Or, et c’est en cela qu'il pose problème, le grégarisme met fin au doute qui devrait normalement animer le cerveau de celui qui s’adonne à cette activité. Le doute est le moteur de la réflexion. Qu'il découle d'un dogme, d'une doctrine ou d'un cadre idéologique, l'inconvénient du grégarisme intellectuel est qu'il fournit souvent d'avance les réponses aux questions auxquelles l'intellectuel devrait être soumis…</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Parallèlement, le grégarisme intellectuel mène souvent à l'isolement du groupe dans l’espace public. Ce retranchement réduit de facto le contact et le dialogue avec la diversité; condition nécessaire à la qualité de toute pensée. L’isolement découlant du grégarisme se retrouve évidemment à la base du processus de radicalisation qu'on peut observer dans plusieurs milieux militants. En ce sens, la dynamique du grégarisme explique de nombreux dérapages qui surviennent de temps à autre chez plusieurs groupes militants.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Toute personne cherchant à être un véritable esprit libre se doit absolument d’éviter l’isolement en tombant dans le piège du grégarisme. Fréquenter des gens, brillants, qui pensent différemment et chercher à comprendre son plus redoutable adversaire a de quoi ébranler : mais rien ne tremble sans raison. Une exposition permanente aux autres nourrit la condition foncière à toute pensée originale et intelligente : la rivalité des idées. Cette rivalité se présente comme un processus de sélection où les meilleures idées survivent et où les moins soutenables sont évacuées. Cette concurrence intellectuelle est naturellement neutralisée par le grégarisme qu’on rencontre dans plusieurs milieux militants. Garder ses distances par rapport à ce genre de groupe a quelque chose de bénéfique : ceci permet de garantir l’indépendance d’esprit; garantie plutôt difficile à obtenir dans ce genre de milieux où, souvent, trop de gens se ressemblent beaucoup trop.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-44022546512496424532008-04-11T22:21:00.004-05:002008-04-11T22:26:39.655-05:00La liberté dans le refus<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SAArFTL4ZEI/AAAAAAAAAM4/NFWjJo6jj4c/s1600-h/Broken_chains.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 144px; height: 205px;" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SAArFTL4ZEI/AAAAAAAAAM4/NFWjJo6jj4c/s320/Broken_chains.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188194140780258370" border="0" /></a></div><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">On se méprend souvent sur la nature de la liberté. Souvent décrite comme l'absence de manque, on présente la liberté comme étant la satisfaction automatique de la moindre envie. Considérer la liberté uniquement comme un synonyme de satisfaction instantanée est insuffisant.<br /></p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Associer la liberté au pouvoir de consommer ce que l'on veut quand on le veut est une vision très réductrice de ce qu'est la liberté. La liberté ne s'arrête pas au pouvoir d'achat. La liberté se trouve également dans le refus.</p><div> </div><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Dans le refus de tuer. Dans le refus de se prostituer. Dans le refus de vendre ses organes. Dans le refus de dominer les autres ou de leur nuire.<o:p> </o:p></p><div style="text-align: justify;"> </div><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La liberté doit être vue comme le pouvoir de définir sa vie comme on l'entend en pleine harmonie avec ses principes moraux. Définir son rapport au monde par soi-même se distingue nettement de la notion de pouvoir d’achat. </p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-61707469293984209472008-04-07T22:55:00.007-05:002008-05-21T23:44:37.984-05:00Libre malgré la religion<a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R_rtdBsEn0I/AAAAAAAAAMU/a-Ja6jRQQlQ/s1600-h/carcan.gif"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186719003795824450" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 220px; height: 175px;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R_rtdBsEn0I/AAAAAAAAAMU/a-Ja6jRQQlQ/s320/carcan.gif" border="0" height="185" width="247" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La religion n'est plus ce qu'elle était au Moyen-Âge. Autrefois globalisante et omniprésente, la religion régnait sur toute activité humaine; des gestes, aux mots; jusqu'aux pensées – d'où l'existence de nombreux péchés liés à l'état psychologique du sujet, tel que le péché de l'envie...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Le péché renvoyait automatiquement à la culpabilité. Culpabilité de ne jamais agir comme il le faut selon des règles qu'on ne pouvait rejeter sans se criminaliser davantage… Dès la naissance l'humain était donc coupable. Coupable d'exister : tel que le symbolise parfaitement l'idée du péché originel. Le sujet devait donc se racheter, toute sa vie durant, par la soumission perpétuelle à des commandements divins contre lesquels il n’avait aucun droit de parole.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">En aucun lieu ni terrestre ni psychique l'humain ne pouvait échapper à la religion. Le pêcheur devait tout confesser puisque de refuser de se prêter à l'exercice accablait d'encore plus d'infraction...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">En plus de régner sur tout lieu public, en faisant du secret un interdit, la religion se retrouvait donc à rendre impossible l'existence de la sphère privée. Dans de telles circonstances; impossible de faire preuve de liberté. Rien ne pouvait concerner le sujet directement en faisant appel à son autonomie morale. Tout relevait de Dieu. L’humain existait pour servir.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Politiquement, la religion n'était ni séparée de l'État ni distincte de lui. La religion était l'État. Toute volonté religieuse se retrouvait automatiquement à devenir une réalité légale ou tout élément contrevenant serait puni et corrigé. L'État ne se présentait pas comme la limite de la religion. L'État était l'expression de la volonté religieuse.Dans de telles conditions, il devient facile de comprendre pourquoi la religion était en soi une domination...</p><br /><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Or, les choses ont changé depuis la fin du Moyen-âge. L'État régule maintenant la religion et non l'inverse. Celle-ci doit être légale. La religion doit se conformer aux principes du droit qui octroie à toute personne le droit de la rejeter.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Le rapport de supériorité entre religion et État bascule avec l'avènement de la modernité...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Malgré cela, de nos jours, même dans les démocraties avancées, des gens restent dominés par la religion; c'est un fait. Certains avancent l’idée d’abolir simplement toute forme de religion pour venir à bout de ce problème séculaire. Or, pour faire un parallèle pertinent, des hommes, des femmes et des enfants sont également dominés dans leur milieu familial. Devrions-nous abolir la famille pour autan?</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La liberté réside dans le pouvoir de définir librement les relations que nous entretenons avec les autres; qu’elles soient familiales, professionnelles ou religieuses. C'est en cela que les choses ont vraiment changé.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Il est maintenant possible pour une personne de définir librement le lien qu'elle désire entretenir avec la religion. Si, en tout regret, une personne n'est pas en mesure d'y arriver : prohiber toute religiosité risque de restreindre simplement la liberté de ceux qui pratiquent une religion en toute liberté de conscience.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Des gens restent donc dominés par des formes religieuses. Pour remédier à cette situation regrettable sans faire appelle à des solutions liberticides, pourquoi ne pas renfoncer la liberté elle-même en s’assurant que tout individu soit en mesure de faire preuve de liberté de conscience par rapport à la religion? Envisagé de cette façon, ceci permet de remédier à certaines formes de domination sans les remplacer par d’autre forme d’autorités incarnées dans une panoplie d’interdits infantilisants.Éduquer plutôt qu’interdire. Construire des Hommes libres plutôt que d’aménager une société sous forme de prison… Immuniser plutôt qu’aseptiser sans cesse. N’est-ce pas là la meilleure approche pour s’assurer que toute personne puisse définir librement son rapport à la religion?</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-51009606533341134492008-03-29T22:47:00.005-05:002008-05-21T23:46:31.283-05:00Provoquer<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R-8ORxsEnxI/AAAAAAAAAL8/-KBynpYYKt8/s1600-h/majeur.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R-8ORxsEnxI/AAAAAAAAAL8/-KBynpYYKt8/s320/majeur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183377394685484818" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Deux solutions se présentent à tout conflit quel qu'il soit : le dialogue ou l'affrontement. Un conseil. Lors d'un litige, même devant l'impasse, surtout: ne jamais jamais rompre le dialogue. Pourquoi? Parce qu'inévitablement, rompre le dialogue mènera tôt ou tard à l'affrontement; phénomène qui n'apaise jamais le conflit – au contraire...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Présentement, les relations entre le monde musulman et l'Occident sont tendues. La gestion de ce conflit devrait s'inspirer du principe formulé ci-haut. Quiconque cherche à apaiser les relations entre les deux parties devrait avant tout inviter au dialogue et éviter à tout prix que l'exercice ne soit rompu.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">S'interdire de voir une représentation du Prophète Mahomet relève inévitablement du dogme. En soi, <a href="http://guillaume-lamy.blogspot.com/2007/08/viter-les-interdits-de-penser.html">le dogme est source de domination</a>. Malgré ceci, quiconque cherche à dialoguer avec le monde musulman devrait conséquemment éviter d'offenser son invité en lui présentant des formes que ce dernier refuse de voir.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Insulter la personne avec laquelle nous cherchons le dialogue fait preuve d'un évident manque de conséquence entre les moyens et la fin recherchée.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Du côté occidental, la solution ne repose pas dans la censure, mais dans un exercice de compréhension de l’autre. Compréhension qui consiste à informer du fait que toute position dogmatique (telle qu'il en existe dans le monde musulman) n'évolue pas dans la provocation, mais par un échange culturel sainement entretenu.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Sociologiquement, le conflit renforce l'affirmation identitaire et radicalise les positions. Provoquer ne fait qu'accentuer cette dynamique. Logiquement, quiconque provoque le monde musulman en croyant que ceci le fera évoluer travaille donc contre son propre objectif.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-11874992639222372742008-03-27T22:54:00.008-05:002008-05-21T23:53:40.143-05:00L'art de la critique intégrale, rigoureuse et pertinente<a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R-xsexsEnwI/AAAAAAAAAL0/nAI0DvZF0SU/s1600-h/DialogueSourds2visages-1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182636547186663170" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="127" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R-xsexsEnwI/AAAAAAAAAL0/nAI0DvZF0SU/s320/DialogueSourds2visages-1.jpg" width="210" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Les <a href="http://www.amazon.fr/Dialogues-sourds-Trait%C3%A9-rh%C3%A9torique-antilogique/dp/2842059921/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1206676425&amp;sr=8-1">dialogues de sourds</a> sont nuisibles. Ils tuent. Ils mettent fin à ce qu'il y a de plus important dans le monde intelligent : l'écoute. Lexicalement, l'amalgame des mots dialogue et sourd renvoie évidement à une contradiction : il ne peut y avoir dialogue sans écoute...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Cet oxymoron est symbolique d'une plaie majeure dans le monde des idées : l'intransigeance. Cette attitude est désolante. Pourquoi donc? Parce qu'elle incarne en elle-même la fin du débat; son refus évident. Débattre n'est pas contredire l'autre sur tout ou l’affronter jusqu’à la pulvérisation. Débattre et critiquer sont avant tout des processus constructifs reposants sur l'ouverture à l'autre, sur la réflexion avec l'autre et sur la complémentarité des idées. En lui-même, le débat est une invitation.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Pour lutter contre le dialogue de sourds et pour remédier aux débats inutiles, voici une charte (expérimentale et à approfondir) pour guider l'exercice en question.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Lors de toute critique :<br /><ol><li>éviter tout procès d'intention adressé à l'autre;</li><li>toujours chercher à comprendre l'autre; </li><li>tenter de résoudre les impasses que suscite le discours étudié en se plaçant dans la subjectivité de l'auteur critiqué;</li><li>se rappeler que dans presque tous les cas, notre adversaire de débat est intelligent;</li></ol>Avant de critiquer :<br /><ol><li>ne jamais entamer la lecture d'un texte en ayant pour ambition préalable de le démolir ou de le rejeter. Un auteur peut certes être de mauvaise foi, mais un lecteur peut aussi l'être; chose nuisant de facto à la crédibilité de la critique;</li><li>relire, relire, relire. Relire lorsqu'on ne comprend pas et relire lorsqu'on croit comprendre;</li><li>prendre une pause (une heure? une journée? un mois?) ;</li><li>relire;</li></ol>Avant de publier la critique : <ol><li>relire sa critique;</li><li>retrancher tout ce qui contrevient à tout ce qui a été dit précédemment; </li><li>adoucir les termes, nuancer et retirer tout ce qui pourrait rendre émotif la personne critiquée; </li><li>éliminer toute phrase ambiguë; </li><li>se placer dans la subjectivité de celui qui recevra la critique. Effacer ou redire autrement ce qui pourrait engendrer du débat inutilement.</li></ol><strong>Finalement : douter</strong><br /><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Avant, pendant et après avoir écrit la critique, se poser la question : « et si l'autre avait raison? ». Si « oui », dire merci à l'autre. Sinon publier.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-64587602501590636722007-11-30T00:10:00.002-05:002008-05-21T23:50:44.479-05:00L'insulte<a href="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0-bfcSIPpI/AAAAAAAAALs/6CeV5q4yi38/s1600-R/ameas659%5B1%5D.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138496664323505810" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0-bfcSIPpI/AAAAAAAAALs/taNM_HsOcyI/s200/ameas659%5B1%5D.jpg" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Contrairement à ce qu’en pensent certains commentateurs, l'insulte n'a aucune légitimée dans un discours qui se veut dénonciateur. Même pour décrire les pires infamies ou pour décrire les pires injustices; l'insulte est toujours de trop.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Insulter c'est se discréditer. Insulter est médiocre. Même lors de la plus grande injustice, insultez contribue à niveler vers le bas en jouant le jeu des faibles. La boue salit les mains de celui qui la lance, peu importe la cible.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">En lisant Marthin Luther King Jr., une réalité saute aux yeux : pas une seule insulte, pas la moindre injure. Ce qu'il dénonçait était pourtant digne de beaucoup de haine. Pour faire comprendre l’ampleur des injustices de son époque, King a décidé de s’adresser à l’intelligence des gens. Il l’a fait en décrivant la réalité comme elle était. Durement, oui, mais sans vocabulaire scatologique, sans vulgarité et surtout sans mépris.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Dignement, il a dénoncé. Et c'est tout aussi dignement qu'il obtient la faveur du public.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La dignité est ce genre de principe philosophique dans lequel la fin et les moyens entretiennent une relation mutuellement exclusive. Insulter pour dénoncer, contrevient au principe de dignité. Voilà pourquoi il faut, aussi, dénoncer l’insulte.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-40922823785146242902007-11-24T22:52:00.001-05:002008-05-21T23:57:33.842-05:00Déconnectée<a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0j0DcSIPnI/AAAAAAAAALc/ggB1gIdDgDY/s1600-h/suppliecements.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5136623714985066098" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0j0DcSIPnI/AAAAAAAAALc/ggB1gIdDgDY/s320/suppliecements.jpg" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Abolir le chômage de masse, c'est la problématique à laquelle se sont attardés quatre intellectuels français dans <a href="http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_286-Supprimer-les-licenciements.html#">un livre publié récemment aux éditions Syllepse </a>(Paris, 2006).</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Dans cette publication, les auteurs proposent une reconfiguration des normes du travail dans le but de remédier au chômage chronique que vivent les économies occidentales depuis quelques décennies. En toute simplicité, ceux-ci proposent comme solution au chômage de rendre illégaux les licenciements des travailleurs effectués par les entreprises dégageant des profits.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Pour eux, le congédiement visant l'amélioration d'un bilan financier devrait être interdit : « <em>Les difficultés économiques de telle ou telle entreprise ne doivent pas se résoudre par les licenciements</em> » (p.131). Pour y arriver, ceux-ci proposent donc de réformer la nature de tous les contrats de travail : « <em>Le statut de salarié doit devenir permanent avec garanties des droits et du revenu, les employeurs ne pouvant plus rompre unilatéralement le contrat de travail</em>. »</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Or, la proposition ne s'arrête pas aux licenciements liés à la situation économique; leur principe devrait s'appliquer à toute forme de licenciement : <blockquote><p align="justify">« supprimer les licenciements, c'est aussi supprimer les autres licenciements, notamment les licenciements pour faute ou inaptitude. » (p.142) « même en cas de faute très grave, pourquoi admettre que le licenciement puisse constituer une sacntion alors que d'autres mesures sont possibles » «Quant aux salariés ayant commis des délits pénaux et condamnés, il n'y a aucune raison pour que le licenciement constitue une double peine : le salarié incarcéré par exemple doit pouvoir retrouver son emploi initial, sauf si la nature du délit commis commande un reclassement dans une autre entreprise. » (p.145)</p></blockquote><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Certains intellectuelles français ont définitivement un sérieux problème à penser l'économie et l'entreprenariat.</p><br />Quand même… <div align="justify">------------------<br />Garrouste, Husson, Jacquin et Wilno, <em><a href="http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_286-Supprimer-les-licenciements.html#">Supprimer les licenciements</a></em>, Éditions Syllepse, Paris, 2006, 159 pages.</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-76551411714301401762007-11-18T23:35:00.002-05:002008-05-21T23:59:43.853-05:00Sortir de la case<a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0ESuMSIPmI/AAAAAAAAALI/zlGKrdAAgiA/s1600-h/%C3%A9checs.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134405634959621730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/R0ESuMSIPmI/AAAAAAAAALI/zlGKrdAAgiA/s200/%C3%A9checs.jpg" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Changer d'idée sur un sujet de société est un signe de rationalité. Pourquoi? Parce que contrairement à d'autres objets, la société est un objet en constante redéfinition.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Les méthodes de décision liées aux positions que prend une personne rationnelle se comparent à la démarche d'un joueur d'échec.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Le jouer observe la situation, évalue les enjeux et prend position. Ses positions sont prisonnières d'un contexte donné. Lorsque du nouveau apparaît, les positions évoluent.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Nos positions en matière de politiques sociales ou économiques se comparent bien à ce jeu de positionnement. Nos objectifs restent les mêmes tout le long de la partie (liberté, égalité, paix, etc.), mais nos stratégies élaborées pour y arriver devront changer inévitablement.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Blâmer quelqu'un parce qu'il change d'idée sur un sujet de sociétés est absurde. Prétendre n'avoir jamais changé d'idée sur un sujet l'est d'avantage et relève même de l'intégrisme.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">L'histoire de l'Humanité démontre éloquemment les dangers de l'intégrisme idéologique. Ne jamais changer de position dans un jeu d'échec est la meilleure façon de se ridiculiser et de perdre la partie. S'inspirer de ce principe lorsque vient le temps de prendre des positions politiques est tout à notre avantage.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-59227367127469714872007-11-07T23:09:00.002-05:002008-05-22T00:03:18.510-05:00Au-delà du commerce équitable<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SDT-gLXkLoI/AAAAAAAAANY/xhqJQxBVocc/s1600-h/acheter.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/SDT-gLXkLoI/AAAAAAAAANY/xhqJQxBVocc/s320/acheter.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203063298280664706" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Je ne bois pas de café. Donc, logiquement, mon comportement économique est pire que d'acheter du café non-équitable. Pourquoi? parce qu’à défaut d'encourager la conversion des emplois misérables de l'industrie agricole du café en emplois équitables, je contribue simplement à priver d'emploi de nombreux cultivateurs. Entre un travail de misère et pas de travail du tout le choix est simple...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Voilà un sérieux paradoxe du modus vivendi de Laure Waridell: ne pas consommer nuit encore plus que de consommer insouciamment.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">« Think outside de box », dit-on, voilà la clé de voute à de nombreuses impasses. Si on souhaite réellement l'amélioration des conditions de vie des cultivateurs de café, de canne à sucre, de cacao ou de coton, il faut voir au-delà du commerce équitable.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Pensons-y simplement, comment les pays riches s'y prennent-ils pour créer de la richesse? Plus concrètement, lorsque les pays industrialisés élaborent des stratégies de développement, pourquoi ne songent-ils jamais à se lancer massivement dans l’exploitation de café, de thé ou de cacao?</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">La réponse est simple, il s'agit d'un secteur économique misérable ou déjà trop de pays se font la concurrence pour les pires emplois du monde...</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">On ne crée pas de richesse dans ce genre de secteur sans valeur ajoutée requérant peu, voire aucune, éducation pour la main-d’oeuvre. Le commerce équitable, quoi que préférable à rien du tout, contribue à maintenir en place une certaine utopie économique dans laquelle le salaire lié à la nature du travail contredit l’histoire du développement économique mondial. L’industrie agricole du café doit être industrialisée. Les hauts salaires vont aux emplois à haute valeur ajouté et requérant un haut niveau d’instruction.Mais avant tout, les économies du tiers-monde doivent surtout ne plus dépendre du secteur agricole. Croire que le commerce équitable puisse être en mesure d'améliorer significativement le mode de vie de la majorité des cultivateurs du monde c'est se leurrer.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-35939019486556363732007-10-14T14:36:00.001-05:002008-05-22T00:06:47.108-05:00Le double standard des critiques de la bureaucratie<a href="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RxJwTN3yugI/AAAAAAAAAKw/74IngcQImNU/s1600-h/200px-Bureaucracy_box_art.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121279201717172738" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RxJwTN3yugI/AAAAAAAAAKw/74IngcQImNU/s320/200px-Bureaucracy_box_art.jpg" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Qu'est-ce que la bureaucratie ? On définit la bureaucratie comme un "excès de formalités, de documents et de formulaires administratifs."</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Pour préciser le concept, la bureaucratie est une entité administrative dotée d'un pouvoir coercitif sur plusieurs activités, tels que les processus de production et les transactions économiques.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">De toutes parts, on critique "la bureaucratie" et "les bureaucrates" comme étant des entités non productives qui ne font qu'administrer des activités qui ne le concernent pas. Le fondement de ces critiques est simple et juste : la bureaucratie alourdit les processus qu'elle gère; ce qui a pour effet de nuire à ces derniers en additionnant coûts et délais.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Plus profondément encore, l'essence des critiques des appareils bureaucratiques est que ceux-ci réduisent la liberté des organisations qui leur sont soumises.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Or, l'observateur attentif découvrira que l'essentiel des critiques de la bureaucratie est adressé exclusivement à l'État. On entend donc que la bureaucratie d'État correspond à un double gaspillage. D'un, un gaspillage de fonds publics est décrié. De deux, les emplois de ces fonctionnaires sont improductifs et, par nature, ceux-ci nuisent plus qu'ils n'aident ce qu'ils tentent d'administrer.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Or, voici où se trouve le double standard. Quiconque cherche à dénoncer la bureaucratie ne peut s'exempter de critiquer une autre forme de bureaucratie... Cette autre bureaucratie, privée, se nomme le Droit.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Remarquez à quel point le droit sied à la perfection dans le concept de "bureaucratie". Le droit administre des processus et est totalement dépourvue de la moindre activité productive. De plus, tout comme la bureaucratie d'État, elle est énormément coûteuse et elle fixe des cadres à des processus dans lesquels elle n'est pas impliquée; rétrécissant ainsi la liberté des organisations qu'elle administre.</p><a href="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RxJwaN3yuhI/AAAAAAAAAK4/YfD8KVglVsk/s1600-h/bureaucracy.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121279321976257042" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RxJwaN3yuhI/AAAAAAAAAK4/YfD8KVglVsk/s200/bureaucracy.jpg" border="0" /></a><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Côté gaspillage, le droit est connu pour ses pratiques très onéreuses liées à deux phénomènes bien réels. D'un, les salaires des travailleurs de l'industrie du droit dépassent grandement ceux des fonctionnaires d'État. De deux, logiquement, l'industrie du droit n'a aucun avantage à refuser du travail.</p><p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">Voilà en quoi tient le double standard des critiques de la bureaucratie : ces critiques ne s'attardent qu'à une de ses formes : l'État. La critique de l'industrie du droit - une bureaucratie toute aussi coûteuse, lourde et restrictive - est totalement et systématiquement inexistante de leur discours.</p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-52065922792722967162007-10-08T00:56:00.002-05:002008-04-08T17:49:08.772-05:00Le Web 2.0, une puissance sur nous-même<a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RwnHrt3yufI/AAAAAAAAAKo/sB3eSjfgIX4/s1600-h/Web+2.0.PNG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118842005345188338" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RwnHrt3yufI/AAAAAAAAAKo/sB3eSjfgIX4/s320/Web+2.0.PNG" border="0" /></a><br /><div><blockquote><div align="justify">Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre.</div><div align="justify"><br /><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nikolai_Berdyaev">Nicolas BERDIAEFF</a> (1874-1948), en épigraphe à l’édition de 1936 du roman « <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brave_New_World">Brave New World </a>» de Aldous Huxley.</div></blockquote><div align="justify"><br />Les mots qu’avait Nicolas Berdiaeff au début du XXe siècle ont quelque chose de prémonitoire. Tout comme le docteur Frankenstein suite à ses expériences, l’humanité en est venue au point où elle craint de voir ses créations se retourner contre elle.<br /></div><div align="justify"><br />Le génie humain détient cette puissance qui est de s’approprier le monde qui l’enceint au point ou le monde semble être fils de l’humanité plutôt que l’inverse. Mais, s’il existe des limites que le génie humain n’a jamais su surpasser jusqu’à aujourd’hui, ce sont bien les limites liées à la compréhension que l’humanité peut avoir sur d’elle-même. </div><div><br /></div><div align="justify">L’imprévisibilité inhérente à l’objet qu’est la société est-elle sur le point d’être surpassée? Les nouvelles technologies des communications – telle que le Web 2.0 – permettront-elles de durcir les sciences sociales au point d’en faire des sciences aussi formelles que les plus fiables de toutes?<br /></div><br /><div align="justify"></div><div align="justify"></div><div align="justify">Mieux que les régimes les plus totalitaires, les nouvelles technologies de l’information ont su s’insérer dans notre subjectivité, elles peuvent en suivre le fil et enregistrer à jamais la moindre de nos intentions.<br /></div><div align="justify"></div><div align="justify"></div><br /><div align="justify">Les moteurs de recherches sont plus que des outils. Les réponses qu’ils offrent permettent de lire à travers ceux qui cherchent. Savoir ce qui est cherché, pourquoi, et comment – en tout moment et sur tout sujet – est beaucoup plus qu’un savoir : c’est une puissance, une puissance qui permet de comprendre l’humain et la société comme jamais il n’a été possible auparavant.</div></div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-4782304436140195582007-10-03T23:49:00.000-05:002007-10-04T08:42:10.388-05:00Portrait du bien-pensant<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RwRxC93yudI/AAAAAAAAAKY/90KSvnRbHSQ/s1600-h/fatherknows.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117339372381977042" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RwRxC93yudI/AAAAAAAAAKY/90KSvnRbHSQ/s200/fatherknows.jpg" border="0" /></a>Le bien-pensant est généralement quelqu'un de bien. Il se soucit des pauvres, de l'égalité, du respect des droits, etc. Décrit théoriquement, le bien-pensant défend tout ce qui est vu comme moralement bien par la majorité.<br /><br />Comme son appellation l'évoque, le bien-pensant pense. Il serait faux d'en prétendre le contraire... Or, le cerveau du bien-pensant raisonne selon une logique propre qui se révèle tout à fait intéressante à analyser.<br /><br />Voici plusieurs clefs permettant de détecter un bien-pensant dans un groupe de discussion.<br /><br /><strong>a) Moralisateur</strong><br /><br />Lorsque d'autres parlent, le bien-pensant intervient sur toutes les phrases ambigües qui pourraient être interprétées comme moralement inacceptables. Ainsi, dès le moment où une infime probabilité permet d'interpréter une intervention comme étant raciste et sexiste, celui-ci s’élève pour dénoncer et décrier ces ignominies; prouvant ainsi aux autres l'intégrité de ses vertus morales.<br /><br /><strong>b) Maîtrise partielle des principes éthiques contemporains<br /></strong><br />Démocratie, tolérance et droit. Voilà trois valeurs d'époque qui méritent toute l'admiration qu'on leur loue de nos jours. Or, le bien-pensant en fait la défense sans en maitriser la complexité. Ainsi, la démocratie n'est pas qu'affaire de vote, la tolérance n'est pas sans balises et le droit est complexe et son interprétation demande de l'étude (et parfois même des talents herméneutiques).<br /><br />Plus concrètement, le bien-pensant invoquera un vote (dit démocratique) pour trancher un litige sans tenir en compte la limitation du politique par le judiciaire... Le bien-pensant pestera contre l'intolérance, mais fera fi de la nature de l'espace public ou « la liberté des uns commence où celle des autres prend fin ».<br /><br /><strong>c) Prévisible et chronométrable</strong><br /><br />Les bien-pensants ont quelques points communs avec les automates (ce genre de pantins mécaniques munis d'une poignée dans le dos; programmés pour jouer du piano par exemple)... Ils sont prévisibles et on peut le faire au chronomètre.<br /><br />En effet, on peut prédire les positions qu'ils auront sur plusieurs sujets avant même qu'ils ne se soient prononcés... Pourquoi parce qu’un bien-pensant est dominé par une doctrine d'époque. Une doctrine est un système de pensée complet qui permet d'interpréter l'ensemble du monde. De ce fait, il devient tout à fait possible de savoir ce qu'il dira et quelles réactions celui-ci aura lorsqu'il sera exposé à un discours qui contredit les valeurs véhiculées par la majorité des gens de son époque.<br /><br />Voilà exhibées toutes les ramifications du cerveau du bien-pensant. </div><div align="justify">-----------------------------</div><div align="justify">En photo, affiche emblématique de l'émission « Papa à raison ».</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-1544435386254645642007-09-19T22:42:00.000-05:002007-12-06T10:02:48.832-05:00Du féminisme victimaire<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RvHthVpZqzI/AAAAAAAAAKA/Etji6WVYbKY/s1600-h/Proces+sorci%C3%A8res.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112128209044482866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 251px; CURSOR: hand; HEIGHT: 170px" height="188" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RvHthVpZqzI/AAAAAAAAAKA/Etji6WVYbKY/s320/Proces+sorci%C3%A8res.jpg" width="280" border="0" /></a>Les réalisations historiques du féminisme sont énormes. Ma reconnaissance à l’endroit du féminisme n'est pas imputable qu'à l'amélioration de la condition féminine, elle découle aussi de l'effet qu'il a produit sur la dynamique des rapports de sexe.<br /><br />Le féminisme a transformé la subjectivité masculine. Le féminisme a libéré l'homme de son mépris historique qu'il réservait à la femme. Détenir une conscience dépourvue de racisme, de sexisme et rejetant l’esclavage s’inscrit dans les réussites d’un long progrès humain; progrès en partie attribuable aux luttes féministes.<br /><br />Le féminisme a été un mouvement essentiel qui a contribué à améliorer la conscience humaine point. Voilà quelque chose de profondément bien; et qui mérite toute la reconnaissance qu'on lui doit.<br /><br />Néanmoins, tous les grands courants idéologiques n'échappent pas à la récupération partisane. Au Québec, des activistes féministes de diverses allégeances discréditent de plus en plus le féminisme tant aux yeux des hommes que des femmes…<br /><br /><strong>Premier exemple<br /></strong><br />On peut voir sur la photo ci-dessous un lien complètement absurde entre un <a href="http://www.spp.gov/">sommet politique</a> (portant sur la sécurité, la prospérité et la compéritivité) et la violence faite aux femmes. Il s'agit d'un exemple récent qui démontre l'absurdité argumentaire de certaines activistes. En toute démagogie, celles-ci exploitent la sympathie historique que la société éprouve pour le féminisme dans le but d’insuffler une quelconque légitimité morale à des causes qui n’ont rien à voir avec le féminisme lui-même.<br /><br /><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112129622088723266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RvHuzlpZq0I/AAAAAAAAAKI/0PmnwZekXNo/s400/feminisme+PSP.jpg" border="0" /><br /><strong>Second exemple<br /></strong><br />Voici un autre exemple tiré de la réalité étudiante uqamienne.<br /><br />Le <a href="http://www.unites.uqam.ca/cfemmes/bienvenue.htm">Conseil Des Femmes de l'UQAM</a> (CDF-UQAM) est une organisation féministe qui se préoccupe des problématiques et d’enjeux féministes. Constitutionnellement, ce groupe exclut tout homme de ces activités. Cela ne pose pas problème en soi. Il s'agit d'une façon de faire qui doit avoir ces avantages compte tenu des thématiques en question.<br /><br />Or, il est étonnant de voir à quel point le CDF tombe dans la victimisation accusatrice pour légitimer l’existence de leur organisation.<br /><br />Dans une de leurs publications emblématiques, on peut lire des affirmations ahurissantes qui représentent les hommes de façon répugnante. On peut lire dans l'agenda 2007 de l'Association Facultaire des Étudiants en Sciences Humaines (<a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/afesh/spip.php?rubrique20">AFESH</a>) que, selon le CDF-UQAM, les hommes « exercent une oppression systématique » sur les femmes. Que cette « domination » découlerait du processus de socialisation imposée par la société dans laquelle ils vivent. Ceci ferait en sorte, disent-elles, que culturellement les hommes sont programmés pour opprimer les femmes, et ceci inconsciemment...<br /><br />Voici un extrait très significatif du discours du Conseil des femmes de l’UQAM :<br /><blockquote><br /><a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RvH0nFpZq1I/AAAAAAAAAKQ/-WIHCCdEX4A/s1600-h/Agenda+AFESH+2007.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112136004410125138" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RvH0nFpZq1I/AAAAAAAAAKQ/-WIHCCdEX4A/s200/Agenda+AFESH+2007.JPG" border="0" /></a>La source de la domination systématique des femmes par les hommes se trouve dans le patriarcat, système social d’oppression dans lequel tous les êtres humains sont socialisés. Ce système apprend aux hommes des rôles de domination multiforme<br />(…)<br />Les hommes et les femmes doivent être compris avant tout comme de classes sociales, et non pas comme des individus en interaction dans un contexte particulier.<br /><br />De ces classes, l'une est opprimée par l'autre de manière systématique; sa dignité en tant qu'être humain est bafouée de multiples façons<br /><br />Agenda 2007 de l’AFESH, p.45-46<br /></blockquote><br />Bref, on réactualise Marx en théorisant une antinomie de classes fondée sur la « domination sexiste » des hommes – « la classe des oppresseurs », disent-elles – sur la classe féminine. De plus, on exhume le patriarcat, système social disparu depuis des décennies au Québec, en affirmant qu’il régit encore nos mœurs et notre vie collective…<br /><br />C’est ce genre de discours victimaire qui contribue à agacer les gens et à leur faire croire – à tort – que le féminisme a perdu son essence. Pendant que de <a href="http://www.canadiansforchoice.ca/francais/reportpress.html">vraies causes féministes</a> exigent de l’attention médiatique, d’autres féministes – se présentant comme les victimes endémiques d’une société foncièrement injuste – accaparent les tribunes et moralisent illégitimement l’ensemble de la société. Voilà un paradoxe plutôt décevant. </div><br /><div align="justify">-------------------------------<br /></div><p>1- En peinture: Nouvelle-Angleterre, 1692, lors du procès de sorcières de Salem.<br />2- En photo: manifestation contre le partenariat prospérité et sécurité, Août 2007;<br />3- En photo: Agenda 2007 de l'AFESH.</p><p>À lire aussi : <a href="http://guillaume-lamy.blogspot.com/2007/08/propos-de-la-fminisation.html">le féminisme linguistique</a></p>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-40119078591504040062007-09-09T23:11:00.000-05:002007-09-09T23:14:00.773-05:00Pourquoi lire?<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RuTEFb-2Z2I/AAAAAAAAAJ4/7cULSwv9i-o/s1600-h/autodaf%C3%A9.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108423475034744674" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RuTEFb-2Z2I/AAAAAAAAAJ4/7cULSwv9i-o/s320/autodaf%C3%A9.jpg" border="0" /></a><br />Pour s'informer, généralement, lire surpasse les autres sources d'informations. Pourquoi? Plusieurs réalités expliquent ce constat.<br /><br /><strong>Vitesse et quantité<br /><br /></strong>Faites le test. Chronométrez-vous deux fois en lisant un même texte; une lecture à voix haute comparée à une lecture purement cérébrale (sans prononcer les mots). Lire un texte à voix haute demande deux à quatre fois plus de temps. Ainsi, un lecteur de nouvelle, qu'il soit à la radio ou à la télévision, offre à l'auditeur deux à quatre fois moins d'informations que si l'auditeur en question se tournait vers l'information écrite...<br /><br />Empiriquement maintenant. Un bulletin de nouvelles est constamment interrompu par du contenu non informatif tel que : publicité (25 minutes l'heure), météo (4 minutes), parlotte de bienvenue et musique de présentation (2 minutes), résultats de loterie (2 minutes), et.<br /><br />Donc, en réalité, d'un point de vue strictement quantitatif, lire pour s'informer offre un rapport allant du 8 pour 1 à du 12 pour 1 comparativement à d'autres formats d'information.<br /><br /><strong>Carence informationnelle</strong><br /><br />Dû à son format, la télévision filtre l'information. Cet effet découle de l'impératif de l'image relatif à la production d'information télévisuelle. Sans images, il devient simplement moins pertinent de s'informer avec la télé. Donc, logiquement, les chefs d'antennes des réseaux de télévision discriminent généralement les infos dépourvues d'images ou les infos dont les images ne sont pas intéressantes.<br /><br />Bref, les médias écrits ont cet avantage qui est de traiter de la nouvelle pour ce qu'elle est sans y appliquer un filtre lié au format.<br /><br /><strong>La sélectivité</strong><br /><br />L'explorateur urbain, Dominique Arpin, de TVA est très sympathique. Il me fait sourire à chaque fois. Mais ce qu'il livre comme information est avant tout de l'ordre d'une émission de variétés que d’un bulletin de nouvelles. Le temps qu'il occupe dans un bulletin de nouvelles, même sporadiquement, gruge le temps alloué à l'information réelle. Voilà un désavantage des bulletins d'informations télé et radio : l'impossibilité de faire fi de certaines nouvelles impertinentes ou d'informations qu'on connait déjà.<br /><br />L'imposition du contenu et de son organisation sont d'autres sérieux désavantages que ne présente pas l'information lue.<br /><br />Quantité, représentativité et sélectivité. Voilà trois bonnes raisons de ne pas laisser de côté l'information écrite au bénéfice des autres moyens de communication.<br /><br />Évidemment,<br />GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-10132809891672688022007-08-31T15:29:00.000-05:002007-09-01T11:12:25.423-05:00À propos de la redistribution<div align="justify">Il existe plusieurs formes de redistribution de la richesse : l'impôt, le salaire, la rente, la charité et aussi… la loterie.<br /><br />En excluant le hasard des modes de redistribution, on peut classer les modes de redistributions en deux catégories.<br /><br /><strong>a) Redistribution politique</strong><br /><br />La première est politique. L'État prélève de la richesse à divers endroits et de diverses façons – impôts ou taxes – et la redistribue. Cette forme a pour avantage d'être plus efficace que toutes les autres pour redistribuer la richesse équitablement. En revanche, cette forme de redistribution présente aussi des limites. Ces limites sont atteintes lorsque les droits prélevés sur la création de la richesse se trouvent à décourager la création de la richesse elle-même.<br /><br /><strong>b) Redistribution libérale</strong><br /><br />La seconde catégorie des modes de redistribution est dite libérale. Cette redistribution découle d’un acte consenti – tel un contrat. La charité entre bel et bien dans cette catégorie puisqu'en lui-même un don reste un contrat même s'il ne comporte pas d'échange.<br /><br />La rente, elle, est un revenu découlant d'une propriété quelconque. La possession d'un terrain ou d'actions génère souvent ce genre de revenu. Le salaire lui aussi est un engagement contractuel. Un salarié accepte de ne pas être propriétaire de ce qu'il produit en échange d'une paie définie par son activité de production (c’est-à-dire payé au temps où à la productivité).<br /><br />Cette forme de redistribution détient des points forts, mais aussi des points faibles. Sa force est d’encourager l’activité économique. Sa faiblesse est qu’elle ne garantit par l’équité de la redistribution de la richesse créée par l'activité économique.<br /><br /><strong>En quoi une redistribution purement libérale peut-elle être inéquitable?<br /></strong><br />Des tendances idéologiques, tel le libertarianisme, voient en la redistribution libérale le seul et unique mode de redistribution qui soit légitime. Pour eux, les points d’impôts correspondent au viol d’un droit – dit « naturel » – qu’est la propriété privée.<br /><br />Ces derniers arguent que seul le contrat détient un fondement de légitimité moral; le besoin des autres, même criant, ne saurait justifier l’existence de l’impôt. Ainsi, dans le cas d’un travailleur, le salaire accepté librement par l’individu est la seule forme de redistribution de la richesse auquel il devrait avoir droit. Pour ce qui est de la charité, les libertariens n’y trouvent aucune opposition puisqu’elle résulte d’une volonté individuelle.<br /><br />Logiquement, pour ces tendances idéologiques, la redistribution libérale ne saurait comporter de problème d’équité. Or, voilà une erreur.<br /><br />Le consentement n’est pas garant d’équité. La réalité est qu’un contrat a beau être établi volontairement, celui-ci découle inévitablement d’une négociation. Dans toute négociation, c’est le rapport de force qui déterminera qui sera favorisé ou défavorisé dans le contrat en question.<br /><br />Ainsi, une personne dans le manque sera toujours prête à accepter un salaire moindre que ce que vaut réellement sa force de travail. Voilà où la <strong>redistribution politique</strong> trouve sa légitimité. Le politique vient contrebalancer l'effet du rapport de force généré lors d'une redistribution uniquement libérale.<br /><br />Le graphique ci-dessous dégage les principes antagoniques des deux formes de redistribution. <img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5104965004159248210" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rth6n7-2Z1I/AAAAAAAAAJw/4ICJA5BG4s8/s400/Redistribution+richesse.PNG" border="0" />Dans le <strong>scénario A</strong>, on peut voir un mode de redistribution purement libéral. L'incitation à créer de la richesse y est maximale, mais la redistribution équitable de celle-ci y est nulle. À contrario, le <strong>scénario B</strong> présente une redistribution si élevée qu’elle se trouve à réduire à zéro toute incitation à créer de la richesse.<br /><br />À mi-chemin, un scénario de compromis. Le <strong>scénario C</strong>. Ce scénario permet de réconcilier la création de richesse et la redistribution équitable de celle-ci. Il s’agit du scénario optimal pour une société qui cherche à respecter des valeurs de bases conflictuelles telles que la justice et l’amélioration des conditions de vie. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Pas bête.</div><div align="justify">GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-52672930768270832452007-08-29T23:44:00.002-05:002008-05-21T23:35:17.125-05:00Éviter les interdits de penser<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RtZLpb-2ZyI/AAAAAAAAAJY/WKedvw6Riv8/s1600-h/3singes.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5104350402929125154" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RtZLpb-2ZyI/AAAAAAAAAJY/WKedvw6Riv8/s200/3singes.jpg" border="0" /></a>Les dogmes ont un effet bien particulier. Ils emprisonnent. Ils contraignent la réflexion en lui fixant des interdits. Fondamentalement, toute limite cherche à contrôler. Ainsi, les dogmes existent essentiellement pour limiter la liberté réflexive dans le but de contrôler l'action.<br /><br /><strong>Comment reconnaît-on un dogme? </strong><br /><br />Tout dogme comporte des faiblesses idéologiques et des contradictions. On reconnait une personne dogmatique par son refus évident d’aborder ces deux sujets.<br /><br />D’ordinaire, tout un sous-système idéologique vient pallier les faiblesses du dogme. À cet effet, l’exemple de la foi est particulièrement significatif. </div><div align="justify"><br />La foi est gigantesque. Elle permet à celui qui en fait preuve de surmonter les pires impasses intellectuelles, telles que l’origine de l’existence ou l’angoisse de la mort.<br /><br />Fondamentalement, tout système de croyances – dont la foi – cherche à maintenir en place l’ignorance permettant au dogme d’exister. Conséquemment, le dogmatisme s’oppose à la démarche scientifique puisque celle-ci fait précisément de l’ignorance son objet de travail. Selon une perspective scientifique, l’ignorance doit être surmontée; alors que pour un dogme, les limites de l’ignorance ne sauraient être interrogées puisque le dogme véhicule en lui-même des « vérités » dites immuables, sacrées et incontestables.<br /></div><div align="justify"><br /><strong>Les conséquences du dogmatisme</strong> </div><div align="justify"><br /></div><div align="justify"><br />Le dogme est dangereux. Évidemment parce qu’il est un instrument de domination; mais aussi parce qu’en lui-même il signe l’interdiction du dialogue. À ce que je sache, le dialogue étant la seule alternative à l’affrontement, rompre systématiquement le dialogue sur certains sujets mène donc inévitablement au conflit.</div><div align="justify"><br />Le dogme est foncièrement conflictuel, limite l’activité réflexive et domine. Lutter contre les interdits de pensée est donc la solution à beaucoup de conflits humains.<br /><br />GL<br />-----<br />Billet connexe : « <a href="http://guillaume-lamy.blogspot.com/2007/07/non-aux-think-tanks.html">Non aux think tanks</a> ».</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-12982508626087250492007-08-15T14:41:00.001-05:002007-10-27T22:28:46.500-05:00Sur la nature de l'antinomie gauche droite<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RsNW5IqUm0I/AAAAAAAAAJE/mp3LazycduU/s1600-h/hemicycle.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099014742691060546" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RsNW5IqUm0I/AAAAAAAAAJE/mp3LazycduU/s200/hemicycle.jpg" border="0" /></a>Historiquement, l’étiquetage idéologique entre les courants dits « de gauche » ou « de droite » découle de la révolution française. Suite à la composition de tout le corps politique en une « assemblée nationale » en 1796, une répartition bien claire s’est établie dans la distribution des sièges de l'hémicycle. Les élus issus des mouvements révolutionnaires se sont assis dans les sièges situés à la gauche du président, alors que les mouvements conservateurs prirent ceux de droite.<br /><br />Depuis ce temps, on a retrouvé du côté droit : les monarchistes, les traditionalistes, le clergé et les réactionnaires; tous en faveur du maintient de l'ordre établi. À gauche, d'autres acteurs se sont faits connaître : les libéraux, les radicaux, les anarchises et les communistes qui se trouvaient, en fait, à être des mouvements révolutionnaires pour leur époque.<br /><br />La conception initiale de l'opposition gauche/droite reposant sur l'antinomie conservatisme/réformisme est encore d'usage de nos jours, mais se retrouve de moins en moins applicable à l'analyse politique.<br /><br />Un exemple intéressant nous permet de comprendre pourquoi il en est ainsi : il s’agit du débat concernant l’imposition de règles vestimentaires dans les écoles secondaires.<br /><br />Beaucoup de gens se disant « de gauche » affirment être en faveur du retour de l'uniforme ou du code vestimentaire à l’école secondaire. On argue que l'école est un lieu d'apprentissage avant tout et que ceci prime sur la libre expression identitaire des ados. Conséquemment, un certain code vestimentaire permettrait de limiter les dérives de l'hyper-indentification des jeunes entraînant de facto une nouvelle dynamique dans les lieux d'apprentissage.<br /><br />Bref, peu importe que cette mesure soit pertinente ou non; il est simplement faux de croire qu'il s'agit d'une mesure de gauche. Au contraire il s'agit d'une façon de faire qui est le propre de la droite (et même de la grosse droite réactionnaire) puisque le code vestimentaire était appliqué auparavant. Une telle mesure mérite sans exagération l’étiquette de mesure « réactionnaire », puisqu’elle prône le retour à ce qui se faisait avant.<br /><br />C'est suite à de nombreuses luttes pour la libéralisation des moeurs dans bon nombre de domaines que les libéraux (groupe faisant partie de la gauche) des années 1960 et 1970 ont progressivement contribué à la disparition massive des règles d'habillement dans les institutions.<br /><br />Bref, on pourrait en dire autant de la motivation prônant l'abolition de la mixité sexuelle dans les salles de classes. Quiconque étant en faveur d'un tel retour en arrière présente donc des idées de droite.<br /><br />Voilà ce qui en est de la définition historique de l’antinomie gauche/droite. Cette conception quelque peu rouillée peut mener à de bonne confusion comme l’exemple précédent a bien su le démontrer.<br /><br /><strong>Néologisme<br /></strong><br />Voyons maintenant une définition plus à jour de l'antinomie gauche/droite.<br /><br />Une nouvelle définition du concept classe les idéologies en fonction du rôle qu’elles confient à l’État et à l’individu. La division du nouveau spectre idéologique repose donc sur l’attribution des responsabilités sociales qu’on offre à un de ces deux acteurs.<br /><br />Plus précisément, la définition de l’antinomie idéologique se fonde sur la façon dont on envisage de structurer l’activité sociale. Ainsi, on dit qu’une idée est de gauche lorsqu’elle opte pour une solution allant du « haut » vers le « bas ». Le « haut » correspond au pouvoir législatif, alors que le « bas » représente les individus (le comportement des citoyens) vivant dans une communauté politique.<br /><br />À l’inverse, une idée de droite cherche une structuration allant du « bas » vers le « haut ». Cette façon de voir le monde mise avant tout sur la responsabilité des individus pour structurer l’activité sociale.<br /><br />Un bon débat d’actualité permet de bien saisir la distinction entre la droite et la gauche, c’est le débat concernant la taxation de la malbouffe. On sait, et son nom le dit, que la malbouffe est mauvaise pour la santé. On considère également que la consommation de ce type de nourriture constitue un problème de santé publique dû aux coûts médicaux découlant du traitement de l’obésité chez les citoyens.<br /><br />Ainsi, tant à gauche qu’à droite, on propose des solutions pour remédier au problème social en question. Tous deux cherchent à favoriser de saines habitudes de consommation tout en permettant d’économiser de l’argent public. Voyons les deux solutions en question.<br /><br /><strong>Solution de gauche</strong><br /><br />À gauche, on suggère des mesures législatives. Interdire l’utilisation des <em>gras trans</em> et taxer fortement toutes les sortes d’aliments jugés mauvaises pour la santé. Voilà un bon exemple d’une mesure allant du « haut » vers le « bas » : un décision politique s’appliquant à l’ensemble de la société dans le but de mieux structurer l’activité (tel que l'alimentaiton) des individus eux-mêmes.<br /><br /><strong>Solution de droite<br /></strong><br />À droite, on propose plutôt de miser sur le duo liberté/responsabilité individuelle. Conséquemment, l’État ne devrait imposer aucune restriction à la consommation de la malbouffe. Par contre, l’individu lui-même sera responsable des coûts médicaux auxquels pourrait encourir ses habitudes alimentaires. Logiquement, cette solution de droite, allant du « bas » vers le « haut », mise sur le calcul rationnel de l’individu voulant que ce dernier limite sa consommation de malbouffe pour éviter d’avoir éventuellement à en payer le prix médical.<br /><br />Malheureusement, l’objet de ce billet ne permet pas d’analyser l’applicabilité de chacune des solutions énoncées. (Pour les intéressés, lisez ma position à ce sujet dans <a href="http://guillaume-lamy.blogspot.com/2007/03/de-la-difficult-de-taxer-la-malbouffe.html">cet autre billet</a>).<br /><br />Ce billet avait pour objectif de soulever les distinguos entre ce qu’on appelle « la droite » et « la gauche » tout en permettant aux lecteurs de saisir qu’il est tout à fait possible qu’une même personne ait des idées de droite et de gauche tout dépendamment des sujets sur lesquels il prend position.<br /><br />Évidemment.<br />GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-53174082260619878532007-08-04T22:55:00.000-05:002007-08-04T23:13:39.340-05:00À propos de la féminisation<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RrVKcYqUmsI/AAAAAAAAAH8/_aLL0rNY8pU/s1600-h/SuffrageDeta.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095060404956338882" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RrVKcYqUmsI/AAAAAAAAAH8/_aLL0rNY8pU/s200/SuffrageDeta.jpg" border="0" /></a>Généralement, je suis toujours sensible aux revendications en tout genre. J'y vois bien souvent des causes nobles qui méritent attention. Or, il est de ses sujets de revendications qui n'en valent pas le coup. C'est, selon moi, le cas de la féminisation de la langue.<br /><br />Un certain courant féministe cherche à imposer la féminisation de la langue dans les institutions. Mais en plus de la réforme institutionnelle, ce courant cherche également à réformer les mentalités pour que culturellement, tous les membres de la société s'y conforment.<br /><br />Cette ambition cherche à remplacer systématiquement toute référence faite au masculin par une formule incluant les deux genres. Conséquemment, au lieu de dire « les Québécois iront aux urnes » (formulation dite inappropriée), il vaudrait mieux dire « les Québécoises et Québécois iront aux urnes ».<br /><br />Pourquoi de telles revendications? Plusieurs motivations peuvent en expliquer la nature.<br /><br />On argue que de la syntaxe traditionnelle de la langue française se dégage une certaine forme de patriarcat. L'emploi exclusif du masculin pour désigner un groupe d'hommes et de femmes évoquerait indirectement (même, dit-on, inconsciemment) une forme de domination masculine...<br /><br />Voici un premier argument douteux. Par définition, le patriarcat est un modèle social qui exclut les femmes de toute forme de pouvoir politique... Observons deux définitions reconnues du patriarcat.<br /><br />1- « Le patriarcat est le modèle de la famille romaine où le père tout puissant a le droit de vie et de mort sur sa femme et ses enfants » (cf. Le dictionnaire des sciences humaines, édition sciences humaines, 2004)<br /><br />2- Pour Emmanuel Castel, le patriarcat est un « modèle d'autorité institutionnalisée des hommes au sein de la famille qui s'introduit dans toute l'organisation sociale » (cf. Le Pouvoir de l'identité, 1997)<br /><br />En résumé, le patriarcat est un modèle de société foncièrement inégalitaire où les femmes sont institutionnellement inférieures aux hommes. De toute évidence, les sociétés occidentales ne sont plus patriarcales. Or, les adeptes de la féminisation voient donc dans la syntaxe traditionnelle de la langue française un restant symbolique du patriarcat.<br /><br />Or, voilà l'erreur. La langue française est truffée de règles et de logiques qui ne doivent être interprétées idéologiquement.<br /><br />Les langues latines ont cette propriété qui est de donner un genre aux mots, même lorsqu'il s'agit d'objets et de concepts abstraits. Alors qu'en anglais « a table » (une table) soit de genre neutre, en français, le même mot devient féminin; même chose pour « a mathematical formula », qui devient féminin en français malgré qu’il s’agisse d’une pure abstraction. C'est justement de cette propriété d'où découle la mauvaise interprétation des féministes-réformistes prônant une nouvelle syntaxe de la langue.<br /><br />Par exemple, celles-ci prétendent qu'en employant uniquement le masculin, comme dans « les Québécois iront aux urnes », on exclurait les femmes du propos; pis encore, on peut même entendre que cette façon de s'exprimer signifie qu'on ne considère pas l'importance des femmes dans l’exercice électoral…<br /><br />Il s'agit d'une mauvaise interprétation. Lorsqu'on dit « les Québécois », on fait référence au peuple et le peuple s'écrit au masculin. Par définition, un peuple inclut automatiquement tous les hommes et les femmes dudit peuple. Il n'y a aucune exclusion de quelque nature que ce soit. Il s'agit d'une propriété grammaticale de la langue française que de faire des références sous-entendues sans les mentionner explicitement.<br /><br />Un autre exemple, inversé celui-ci. Lorsqu'on parle de la « gent humaine », on fait référence à toute l'espèce humaine, à l’humanité. Ainsi, si on entend « notre gent est grandiose » ceci s'accorde au féminin. Cette formulation n'exclut en rien les individus de sexe masculin, puisque par définition, la gent inclut la dualité sexuelle de l’espèce.<br /><br /><strong>Misogynie grammaticale</strong><br /><br />Plus profondément, une autre règle m’apparait mal comprise par celles qu’on pourrait appeler les liguisto-féministe, c’est celle selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin lors d’une énumération.<br /><br />D’un, peut-on interpeller la psychiatrie pour quiconque se sent opprimé par une telle règle?<br /><br />De deux, le masculin l’emporte sur le féminin, non en excluant le genre féminin, mais en devenant neutre. Lorsqu’on parle des étudiants, on fait référence à un groupe préalablement défini qui peut sans problème être de constitution mixte. Le terme « groupe » est masculin dans sa définition terminologique, mais peut être neutre dans sa signification effective.<br /><br />Ainsi dans le cas d’un texte qui évoque les « étudiants », si le groupe a été défini antérieurement dans le texte; il n’y a simplement aucune pertinence de rappeler que ce groupe contient des hommes et de femmes (par exemple en disant « les étudiants et étudiantes »). La littérature détient ce potentiel qui est de maintenir en mémoire des définitions sans avoir à les répéter systématiquement.<br /><br /><strong>Conclusion</strong><br /><br />Je crois avoir fait le tour du sujet. Mais avant de finir je préciserai pourquoi j’ai senti utile de faire un billet (quand même long) sur un sujet qui au fond n’en mérite pas tant à première vue.<br /><br />Le féminisme traverse actuellement une phase de remise en question dans l’opinion publique. Certains commentateurs osent même affirmer que le féminisme aurait perdu sa raison d’être (ce qui est faux à mon avis). Vous voyez où je voulais en venir avec ce billet. Alors que des voix remettent en question l’existence même du féminisme, certaines féministes dépensent des énergies (souvent en moralisant la population !) sur des thèmes infondés comme celui de la féminisation de la langue... Militer pour une telle cause contribue à agacer les gens et ne favoriser rien d’autre que l’abstraction des vraies causes féministes dans le discours médiatique.<br /><br />Pour un féminisme pragmatique!<br /><br />Amicalement,<br />GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-6204496354667461092007-07-31T20:17:00.000-05:002007-11-20T21:54:14.712-05:00Faux espoir<a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RrABroqUmrI/AAAAAAAAAH0/P9N9iLyvKJk/s1600-h/PalestineIsrael.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093573027716962994" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/RrABroqUmrI/AAAAAAAAAH0/P9N9iLyvKJk/s200/PalestineIsrael.jpg" border="0" /></a><br /><div align="justify">La plupart des gens pensent que le conflit israélo-palestinien se règlera avec la création d'un État palestinien indépendant.<br /><br />Je ne suis pas de cet avis.<br /><br />La réalité est que même si officiellement un État palestinien est créé, celui-ci ne sera rien d'autre qu'un prolongement de la tutelle actuelle.<br /><br />Pourquoi donc? Parce qu'il est simplement trop risqué de permettre aux Palestiniens de posséder une force militaire.<br /><br />Les tensions sont encore trop à vif pour qu'un État aussi bouillant que la Palestine puisse employer à bon escient un arsenal militaire lourd. Les risques sont trop gros qu'une révolte, ou qu'un putsch, s'empare de ces armements pour ensuite les balancer sur Israël; ce qui ne ferait que pousser le chaos à son paroxysme...<br /><br />Bref, les Palestiniens n'auront droit qu'à un presqu’État aux pouvoirs limités, et ce, pour encore longtemps…<br /><br />De surcroît, un autre élément permet de croire que le conflit israélo-palestinien est là pour durer : ce sont les intérêts des radicaux iraniens. L'Iran, n'a simplement pas avantage à ce que les tensions avec l'État juif s’apaisent dans la région.<br /><br />Depuis la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_iranienne">révolution iranienne</a> de 1979, l'Iran cherche à augmenter son influence dans le monde arabe. Le fait est que toute révolution a besoin d'un souffle et que la révolution iranienne a justement besoin du chaos pour donner l'illusion de sa nécessité.<br /><br />La réalité est assez dure. Un État palestinien ne changera pas profondément la donne géopolitique de la région… </div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-21067010344227335992007-07-24T23:06:00.001-05:002007-08-06T18:54:21.279-05:00Benjamin Constant explique le cynisme envers le politique<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre0ooqUmtI/AAAAAAAAAIM/C-Fd_zx3vI0/s1600-h/Constant.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095740113595701970" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre0ooqUmtI/AAAAAAAAAIM/C-Fd_zx3vI0/s200/Constant.jpg" border="0" /></a>Étonnamment, il arrive qu'un retour aux classiques de la philosophie politique soit d'une grande utilité pour comprendre un phénomène moderne telle que le cynisme croissant des citoyens envers l'exercice politique.<br /><br />Benjamin Constat (BJ) a récité, en 1819, <a href="http://www.panarchy.org/constant/liberte.1819.html">un discours</a> qui dévoile les fondements sociologiques et politiques du cynisme susceptible de marquer les citoyens des États modernes.<br /><br />Dans son discours, BJ établit une distinction entre la liberté des anciens d'avec celle des modernes. BJ entend par « anciens » un État où le nombre d'électeurs est suffisamment restreint pour que le vote de chacun d'eux ait une influence lors des décisions politiques.<br /><br />Ainsi, BJ dit que chez les anciens, il n'y avait pas réellement de distinction entre la sphère publique et la sphère privée. En fait, la distinction n'avait pas de pertinence puisque les lois décidées par voie démocratique étaient en fait de l'ordre de l'autorestriction; ce qui signifie que les lois avaient beau être restrictives, cela n'en était pas dommageable pour les citoyens puisqu’eux-mêmes les avaient décidées.<br /><br />Or, chez les « modernes », les choses changent. La transformation se fonde sur un fait démographique; la population des États modernes est significativement plus élevée chez les modernes que les anciens. Ce nouveau fait (démographique) vient transformer le type de liberté.<br /><br />De toute évidence, dans une démocratie de plusieurs millions d'électeurs, le vote d'un citoyen n'a qu'une très faible influence. Tout compte fait, le vote d'une personne exprime une volonté parmi des millions d'autres... Ce nouveau rapport au pouvoir politique ouvre la porte à une abstraction systématique de la volonté des minorités et de celles des individus isolés.<br /><br />Cette négligence potentielle de la volonté des minorités mène à l'avènement de l'État de droit. L'État de droit impose un ensemble de droits inviolables, même si une majorité d'électeurs voudrait en faire fi. Ces droits correspondent aux libertés individuelles et correspondent également à la naissance de ce qu’on nomme la « sphère individuelle ».<br /><br />Voilà d'où nait le cynisme. La liberté individuelle est une limite imposée au pouvoir politique qui permet à l'individu de vivre et de garder une liberté malgré les décisions politiques prises lors des plébiscites.<br /><br />Dès qu'un individu vit suffisamment bien dans sa sphère individuelle, celui-ci peut perdre tout intérêt à se préoccuper des décisions qui concernent l'ensemble de la société.<br /><br />Voilà une bonne explication (parmi d'autres) sur les origines du cynisme.<br /><br />Bref, le cynisme découle en partie d'une amputation du pouvoir politique (découlant de la délibération collective) suivant la création juridique d'une sphère privée où l'individu se voit garanti une autonomie dans laquelle les décisions politiques collectives n'interviennent pas.<br /><br />Libertés individuelles et cynisme, un lien logique et inévitable.<br />GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-79726884598302858232007-07-18T16:45:00.000-05:002007-12-04T21:31:43.790-05:00Définir la pauvreté<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre084qUmuI/AAAAAAAAAIU/-WJo4zreAmg/s1600-h/pauvrete-famille.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095740461488052962" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre084qUmuI/AAAAAAAAAIU/-WJo4zreAmg/s200/pauvrete-famille.jpg" border="0" /></a>Toutes les idéologies se portent à la défense de la pauvreté. Qu'elle soit de filiation socialiste ou libérale; chaque courant de pensée propose une solution au problème en question.<br /><br />Ainsi, à droite, on parle de croissance et de développement; alors qu'à gauche c'est avant tout la redistribution dont il est question.<br /><br />Malgré ces distinguos relatifs aux moyens, tous les courants s'attardent à fournir davantage de pouvoir économique à la pauvreté. Toutes les solutions sont proposées en termes financiers. Ainsi, à Montréal, on dit qu'une personne vit sous le seuil de la pauvreté lorsque son revenu est inférieur à 18 000$ par an.<br /><br />Voilà une définition quantitative de la pauvreté. Cette façon de définir est successible créer de la pauvreté là où il n'y en a pas; et à contrario, d'en ignorer l'existence là où il y en a.<br /><br />La pauvreté est un état de vie qui se définit essentiellement en termes qualitatifs. Voici les critères que je propose.<br /><br />La pauvreté se définit par :<br /><ul><li>l'ignorance des façons de préserver sa santé grâce à de saines habitudes de vie (alimentation, activités physiques);</li><li>l'incapacité sociale d'interagir avec les gens et de maintenir de bonnes relations avec ceux-ci;</li><li>l'ignorance individuelle des moyens en place pour tirer profit du système socio-économique dont on fait partie;</li><li>l'incapacité de subvenir à ses besoins.</li></ul>Seul le dernier critère s'avère quantifiable. Les trois autres sont de natures culturelle et éducative.<br /><br />Ces paramètres culturels permettent d'envisager la pauvreté comme un problème social et institutionnel plutôt que comme un problème de création/redistribution de richesse.<br /><br />En d'autres mots : une personne est pauvre lorsqu'elle ne sait pas comment se maintenir en santé, lorsqu'elle est incapable d'interagir et de maintenir de bonnes relations avec les autres et lorsqu'elle est incapable de tirer profit des avantages socio-économiques disponibles dans son milieu de vie.<br /><br />Cette définition alternative de la pauvreté permet d'envisager d'autres solutions pour y remédier. Ainsi, au lieu de n'être qu'un problème d'argent; la pauvreté devient également un problème d'éducation national et d'éducation familiale.</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-62902395883716072812007-07-13T22:46:00.000-05:002007-08-06T18:57:15.893-05:00L'immobilisme Québécois, les faits sont tranchants (message à mes amis de droite)<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre1SIqUmvI/AAAAAAAAAIc/jiA3YSW8HAM/s1600-h/illusion_tranquille.png"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095740826560273138" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre1SIqUmvI/AAAAAAAAAIc/jiA3YSW8HAM/s200/illusion_tranquille.png" border="0" /></a>Un thème est de plus en plus redondant au Québec ces dernières années; c'est la thèse de l’« immobilisme québécois » en matière de développement économique. Cette diatribe du modèle québécois est très bien représentée par le documentaire <a href="http://www.lillusiontranquille.com/">l'Illusion tranquille</a> réalisé de l'adéquiste Joanne Marcotte.<br /><br />La thèse de l'« immobilisme québécois » argue que le modèle québécois engendre une situation de marasme économique favorisant un taux de chômage significativement plus élevé qu'ailleurs; décourageant le nombre d'heures travaillées par semaine. De plus, on entend que le modèle québécois nuirait à la croissance économique en limitant la création de richesse.<br /><br />Voyons donc. Dans le but de faire la part des choses, penchons-nous simplement sur les indicateurs économiques le plus récents.<br /><br /><a href="http://statcan.ca/francais/Subjects/Labour/LFS/lfs-en_f.htm">Taux de chômage</a> juin 2007<br />Québec : 6,9 % en régression de 47,75 % depuis 1993<br />Ontario : 6,5 % en régression de <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap6.pdf">40,35 % depuis 1993<br /></a><br /><a href="http://www40.statcan.ca/l02/cst01/labr82_f.htm">Nombre d'heures travaillées par semaine en 2006</a><br />Québec : 31,7 heures<br />Ontario : 31,9 heures<br /><br /><a href="http://www40.statcan.ca/l02/cst01/labr79_f.htm">Salaire hebdomadaire moyen en 2006<br /></a>Québec : 703,28 $ progression de 9,15 % en 4 ans<br />Ontario : 782,02 $ progression de 8,17 % en 4 ans<br /><br /><a href="http://www40.statcan.ca/l02/cst01/labr80_f.htm">Salaire horaire moyen en 2006</a><br />Québec : 17,96 $ progression de 9,71 % en 4 ans<br />Ontario : 19,05 $ progression de 9,04 % en 4 ans<br /><br />Les faits sont assez tranchants... L'économie québécoise progresse plus rapidement que celle de l'Ontario. Et il est simplement faux de prétendre que les Québécois travaillent moins. Le modèle a, au contraire, été un moteur pour rattraper le rythme de l'économie ontarienne.<br /><br />Voilà ce que je voulais dire à mes amis de droite (que j'apprécie lire la plupart du temps). Vos thèses de droite sont bien souvent intéressantes, mais, de grâce, cessez de les défendre en invoquant la mythologie économique de l'« immobilisme québécois ».<br /><br />Amicalement,<br />GL</div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-1208978753771210322007-07-09T19:54:00.000-05:002007-11-20T21:52:46.029-05:00Néo-puritanisme versus paix mondiale<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre164qUmwI/AAAAAAAAAIk/JLtBrhOAANc/s1600-h/peace-not-war.gif"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095741526639942402" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre164qUmwI/AAAAAAAAAIk/JLtBrhOAANc/s200/peace-not-war.gif" border="0" /></a>On entend de plus en plus souvent les écologistes (qu'on pourrait présenter comme les nouveaux puritains) nous dire que le capitalisme est responsable du réchauffement climatique.<br /><br />Il faut donner raison à l'argument. C'est le mode de production moderne qui a donné naissance à la crise environnementale.<br /><br />Voici l'explication.<br /><br />Tout mode de production moderne, qu'il fut capitaliste ou socialiste, fut industriel et basé sur la productivité. Toute industrialisation croissante requiert un accroissement de la consommation énergétique dans le but d'alimenter un mode de production toujours plus mécanisé.<br /><br />La demande croissante d'énergie est, d'autre part, soutenue par un élargissement des réseaux de distribution suivant l'expansion des marchés. À ce deuxième facteur, on peut en ajouter un dernier : les biens produits par une économie industrielle finissent eux aussi par consommer de l'énergie.<br /><br />Qui dit production d'énergie, dit utilisation de combustibles fossiles. De nos jours 75% de l'électricité produite découle de la conversion des combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole) en énergie.<br /><br />Le lien que font les écologistes entre mode de production moderne et réchauffement climatique est valide. Or, il ne faudrait pas conclure trop rapidement en disant que la globalisation progressive des marchés à l'échelle mondiale ne fut qu'une mauvaise chose.<br /><br />Pensez-y un instant. La période historique qui précède l'expansion planétaire du capitalisme est marquée par un état de guerre permanent.<br /><br />Quand on s'y attarde un instant, on remarque que tous les nobles tentatives de paix mondiale souhaitées par des organismes supranationaux tels : la société des nation et l'ONU n'ont jamais pu se concrétiser.<br /><br />La réalité historique est que les tentatives de pacifications du monde via des gestes politique ont échoué. Aucun pacte, aucune entente, n'est parvenu à un degré de paix mondiale comme nous le connaissons aujourd'hui.<br /><br />Le fait est que seul l'accroissement des échanges internationaux a su pacifier le monde en tissant une interdépendance planétaire du mode de vie d'aujourd'hui. La prospérité économique est intimement liée à la paix sociale et internationale. Remarquez une chose : actuellement les derniers pays en guerres ne connaissent pas la prospérité; voilà un fait assez significatif.<br /><br />Voilà ce qui cloche dans certains discours écologistes... Tous ceux qui blâment l'économie moderne en laissant entendre qu'elle n'aurait jamais du voir le jour se prononcent, en fait, contre l'organisation du monde d'aujourd'hui.<br /><br />La réalité est que seule une paix mondiale est susceptible de pouvoir contrecarrer le réchauffement climatique. L'interdépendance économique est le seul moyen tangible et légitime pour atteindre un niveau acceptable d'émission de CO2 à l'échelle planétaire.<br /><br />Sans interdépendance économique : pas de moyen de pression applicable sur les pays récalcitrants qui se fichent de l'environnement... À moins de vouloir leur faire la guerre!<br />C'est une pensez-y bien.<br /></div><div align="justify"></div>Guillaume Lamyhttp://www.blogger.com/profile/01024385531829036714noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984543520422456648.post-19438665892381282782007-07-09T09:17:00.000-05:002007-08-06T19:02:00.330-05:00Non aux think tanks<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre2b4qUmyI/AAAAAAAAAI0/pQlbNwGNwT8/s1600-h/think+tank.gif"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095742093575625506" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__CW4zPp8mDg/Rre2b4qUmyI/AAAAAAAAAI0/pQlbNwGNwT8/s200/think+tank.gif" border="0" /></a>Je vais vous dire une chose, je suis du côté des faits. Si les informations auxquelles j'ai accès légitiment mon opinion de la réalité : tant mieux, et si c'est l'inverse : tant mieux aussi.<br /><br />Je m'incline à toute information provenant d'une source crédible. J'évite de m'alimenter auprès des think tanks qu'il soi