tag:blogger.com,1999:blog-69844602559220174102008-07-17T02:07:38.864+02:00Chroniques de nulle partPierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comBlogger10125tag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-43247657526663519692008-05-03T12:21:00.002+02:002008-05-03T12:26:29.688+02:00AvisAvis à mon lecteur, s'il existe... (je n'ose en effet, employer le pluriel).<br /><br />Traversant une période de travail intense, je compte ralentir grandement la fréquence de publication de ce blog.<br />J'entends déjà vos cris de désespoir, vous qui êtes si nombreux à laisser vos commentaires sous les billets et qui suivez, haletants, les récits que j'expose ici au grand jour. Et bien, soyez patients.<br /><br /><br /><br /><br />L'auteur.Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-40360261758582150502008-04-27T22:26:00.005+02:002008-05-11T16:53:16.085+02:00Perspectives professionnelles<div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Tout ceci se passait à la fin du mois de novembre 2007. Mon premier travail, celui que j'avais quitté en même temps que la France m'avait laissé un pécule plutôt conséquent. J'avais de l'argent. Richard en avait un besoin urgent. Je n'avais pas (et je n'ai toujours pas, du moins à ma connaissance) de descendant à qui laisser un quelconque héritage. Et puis, il faut bien commencer un jour à faire une bonne action. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">C'est fort de cet état d'esprit que je me présentais chez Richard le lendemain. Nous étions assis sur sa terrasse, face à l'océan, quand je lui expliquais, dans les meilleurs termes, que j'avais de l'argent et que cela me ferait plaisir de sauver son club, dans la mesure où j'y travaillais aussi. Richard refusa l'offre, il me dit qu'il ne pouvait accepter une telle somme. Il était buté et je dus insister longuement avant qu'il finisse par accepte. Il eut la politesse de ne pas me demander d'où provenait cet argent. Malgré cela, il n'accepta que sous une condition. Il était complètement hostile à l'idée que je lui donne cette somme sans contrepartie. Il me fit alors une proposition à laquelle, honnêtement, je ne m'attendais pas. Nous savions tous les deux qu'il ne pourrait pas me rembourser une telle somme. Il accepta donc cette somme, non pas comme un don de ma part, mais comme un prix d'achat. Il voulait en effet me donner en échange de cet argent l'équivalent en propriété dans son club. Il me proposait de devenir son associé, et même plus que cela. En effet, sa dette équivalait au moins au trois quarts de la valeur du club. Je lui dis que j'étais flatté, mais que je n'avais jamais dirigé ce genre d'endroits et que je ne savais pas si j'en étais capable. Il leva mes doutes en me disant qu'avant de venir ici, il était journaliste. Je n'y avais jamais songé mais l'idée était plus que séduisante…<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Voilà comment je suis devenu le patron du Blue Parrot.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-34679680198843923272008-04-25T19:12:00.002+02:002008-04-25T19:18:33.093+02:00High Roller<div style="width:180px;height:25px;"><object width="180" height="25"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=106918&colorBackground=0x525252&colorButtons=0xDDDDDD&textColor1=0xFFFFFF&autoplay=0"><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=106918&colorBackground=0x525252&colorButtons=0xDDDDDD&textColor1=0xFFFFFF&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="25"></embed></object><a href="http://www.deezer.com/" style="border:none;margin:0;padding:0;"><img src="http://www.deezer.com/embedded/footer.jpg" alt="free music" title="free music" border="0" style="border:none;margin:0;padding:0;" /></a></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-32709396885621432172008-04-23T18:37:00.001+02:002008-04-27T23:35:31.101+02:00Le marché<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lh6.ggpht.com/pierrine.didier/R_yAAn_b5OI/AAAAAAAAHVY/9F8ZrmZhXy0/DSCF1367.JPG?imgmax=512"><img style="text-align: justify;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; cursor: pointer; width: 320px; " src="http://lh6.ggpht.com/pierrine.didier/R_yAAn_b5OI/AAAAAAAAHVY/9F8ZrmZhXy0/DSCF1367.JPG?imgmax=512" border="0" alt="" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Avant de pouvoir écrire sur mon présent, je dois en finir avec ce qu'il m'est arrivé depuis que je suis sur l'île.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Richard était donc devenu mon ami. Je le considérais plus comme tel que comme mon patron. Plus je passais du temps au club et plus je me rendais compte de certaines choses. Je m'y rendais depuis trois semaines, aussi je pensais avoir mis un nom sur les visages de tous les habitués. Mais ce soir-là se présenta un homme que je n'avais jamais vu. L'homme dégageait quelque chose de royal. Il avait en effet l'assurance des puissants, escorté qu'il était de deux gros bras et de trois jeunes femmes. L'une d'elles n'était d'ailleurs pas toute à son attention car elle accompagnait l'avocat Nick Wong qui semblait être un intime de l'homme. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">La famille Wong est une famille importante de l'île, ayant émigré de Chine au début du XXème siècle, ils ont investis presque tous les domaines de l'économie mauritienne. Bien qu'il ait un cousin ministre, Nick, à trente et un ans, peut déjà se targuer d'être l'avocat le plus connu de l'île Maurice. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">L'homme vers qui tous les regards se tournaient s'appelait Francis Voorlegt. Monsieur Voorlegt est sans conteste un homme puissant. Il est le propriétaire d'hôtels de luxe, de plusieurs restaurants et d'un grand casino juste à la sortie de Port Louis. Lui-même né à Maurice, sa famille s'est implantée dans l'île lors de la période hollandaise. Il est à l'heure actuelle la plus grosse fortune de l'île. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Ce qui me surprit ce soir-là, c'est le comportement de Richard. Richard n'avait pas pour principe de faire de régime de faveur pour ses clients, aussi importants soient-ils. Mais ce soir-là, il se précipita accueillir Monsieur Voorlegt, et chose encore plus inhabituelle, il s'attarda un long moment à sa table. Assis au bar, je les observais tout en discutant avec Sacha. Lui aussi avait remarqué et jetait de temps à autre des regards inquiets en direction de leur table. Nous les observions tout en feignant d'avoir une conversation désinvolte quand une chose encore plus étrange se produisit. Richard et Monsieur Voorlegt se levèrent de table, suivis d'un de ses "protecteurs" et il les fit monter dans le bureau, à l'étage. Je m'apprêtais à les suivre quand Sacha me fit signe de rester écouter l'orchestre.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Une demi-heure plus tard, les deux hommes redescendirent s'asseoir à leur table sans Richard. Je m'empressais de monter au bureau, passant devant Lisa sans même la regarder alors qu'elle m'accueillait de son habituel grand sourire. Elle resta interloquée, sans réagir face à mon empressement. Je craignais le pire. La porte était ouverte. Richard était assis au bureau, avec pour seule source de lumière, une lampe de banquier. Il lisait nerveusement des papiers posés devant lui alors que s'élevait à côté de lui la fumée d'une cigarette allumée posée dans le cendrier, à côté d'un verre de scotch. La porte fenêtre menant sur le balcon était ouverte, laissant entrer une légère brise. Quand il me vit, la pression sembla le quitter. Je m'assis en face de lui et je lui demandais de m'expliquer à quel point la situation était mauvaise.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Richard avait eu des problèmes. Une affaire qu'il avait voulu monter et qui avait mal tourné. Il en était arrivé à devenir le débiteur de Monsieur Voorlegt, chose qui pouvait se révéler dangereuse car pour qu'il se déplace en personne, ce ne devait pas être une petite somme. Monsieur Voorlegt avait fait une offre à Richard, il lui proposait d'oublier sa dette en échange de son Club. Grand seigneur, il lui laissait une semaine pour réfléchir à son offre. Richard était vraiment accablé. Il était déjà très tard, aussi, après avoir tenté de le réconforté, je l'ai raccompagné chez lui, dans la maison qu'il occupe avec sa femme Maria, au bord de la mer.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">J'écrirais bien la suite, mais je suis en retard, c'est l'heure de descendre au club.</span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-71076019762925354462008-04-20T18:47:00.008+02:002008-04-25T14:44:54.031+02:00A bebop Carol<span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Voilà le genre de musique que l'on peut écouter au Blue Parrot.</span><br /><br /><div style="width:180px;height:25px;"><object width="180" height="25"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=286652&colorBackground=0x525252&colorButtons=0xDDDDDD&textColor1=0xFFFFFF&autoplay=0"><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=286652&colorBackground=0x525252&colorButtons=0xDDDDDD&textColor1=0xFFFFFF&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="25"></embed></object><a href="http://www.deezer.com/" style="border:none;margin:0;padding:0;"><img src="http://www.deezer.com/embedded/footer.jpg" alt="free music" title="free music" border="0" style="border:none;margin:0;padding:0;" /></a></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div><div style="width:180px;height:25px;"><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-20395423441748834742008-04-19T19:36:00.007+02:002008-04-23T18:36:53.307+02:00The Blue Parrot<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.jupiterimages.com/common/detail/27/31/22583127.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://images.jupiterimages.com/common/detail/27/31/22583127.jpg" border="0" alt="" /></a><div style="text-align: center;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Quand je ne jouais pas, je venais passer mes soirées au club. Si bien que cet endroit est vite devenu ma deuxième maison. Pour la clientèle, comme pour le personnel, la tenue de soirée est de rigueur, on n'y croise en effet le gratin de la société de l'île qui ne partage ses soirées qu'entre trois ou quatre lieux de vie nocturne. J'ai dû, à cause de cela renouveler mon stock d'habits de soirée.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">À force, j'ai vite fait de connaître tous ceux qui y travaillent et de devenir familier avec eux. Le club, situé légèrement sur les hauteurs de la ville est composé comme suit : À l'entrée, on tombe toujours sur Lisa Connings, petite chose fragile, mais pleine d'énergie, cette anglaise se charge d'accueillir la clientèle et de gérer le vestiaire.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Lorsque l'on poursuit, on se retrouve dans la grande salle à la lumière tamisée Dans un angle se trouve le bar derrière lequel se tient toujours Sacha. Sacha est le barman du Blue Parrot. Russe d'origine, ce jeune homme de vingt six ans, plutôt frêle, est la gentillesse même. Il est entièrement dévoué à Monsieur Ugarte.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">À l'autre bout de cette grande salle remplie de tables et de chaises se trouve une petite estrade pour l'orchestre et en bas, le piano à queue de Lewis. Lewis n'a pas d'âge, il pourrait avoir trente cinq ans comme cinquante cinq. Il vient de la Nouvelle Orléans et pourrait facilement se faire passer pour Luis Armstrong si ce dernier était encore vivant. Je crois qu'il travaillait déjà pour Monsieur Ugarte aux Etats-Unis.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Outre les musiciens dont je fais partie, s'agitent dans cette salle tout un lot de serveurs mené par Grégoire, le maître d'hôtel réunionnais.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Lorsque l'on poursuit, on trouve une porte dans un coin de la grande salle, cette porte à double battants donne sur un escalier qui mène au sous-sol, à la salle de jeu. Le club abrite en effet une salle de jeu où l'on pourra trouver, fidèles au poste les deux croupiers, Nyklos et Vikram.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">La présence de cette salle de jeu n'est qu'un secret de polichinelle. Le club bénéficie de la bienveillance du chef de la police de Port Louis dans la mesure où ce dernier est assuré de gagner à la roulette.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">D'autres personnes tout à fait dignes d'intérêt travaillent également ici, mais je suis fatigué d'écrire pour aujourd'hui sur ma vie à l'île Maurice. De plus, je me suis permis une pause, mais je devrais être au Club à l'heure qu'il est. Le devoir m'appelle…</span><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-20318476487084321472008-04-17T13:33:00.007+02:002008-04-22T18:31:07.773+02:00Mauritius<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.monsterup.com/upload/1208441896.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://www.monsterup.com/upload/1208441896.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br /><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Port Louis, Archipel des Mascareignes…<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Avant, j'aimais bien noircir des cahiers, raconter ce qu'il m'arrivait. C'est sûrement l'ennui qui me pousse à recommencer aujourd'hui. Les journées sont calmes, surtout la fin d'après midi. La dernière fois, cela devait être un peu avant mon départ, quand j'étais encore à Paris. Ils s'en sont passé des choses depuis le mois d'octobre… Je n'aurais pas le temps de tout raconter aujourd'hui.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Après cette dernière affaire, j'avais décidé de laisser tomber ce travail qui me fatiguait. Une fois mes affaires réglées à Paris, j'avais pris deux billets allé simple pour Port Louis. Au final, j'ai voyagé à côté d'un fauteuil vide…<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Arrivé ici, j'ai loué une petite maison un peu à l'extérieur de Port Louis. J'ai pris mon temps. Pendant une dizaine de jours, je me suis reposé, j'ai fait le vide. J'en ai profité pour faire de la plongée, explorer l'île, le plateau central. Je ne m'étais pas trompé, cette île est vraiment fascinante, à tous points de vue. Après ce repos bien mérité, je me suis mis à chercher un travail, l'oisiveté étant la mère de tous les vices.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Le Blue Parrot est un club de Jazz à l'architecture Art Déco. Un vestige des années folles, sorte de paquebot rétro planté dans la terre de cette île. Comme beaucoup de monde à Port Louis, je m'y rendais pour écouter la musique. L'orchestre y est très bon, surtout leur pianiste. À force d'y aller, j'ai éveillé la curiosité du patron, Richard Ugarte. Richard est américain. Il est arrivé sur l'île il y a une vingtaine d'année, à quarante ans, après avoir quitté la Floride. Je ne sais pas exactement ce qui l'a poussé à venir s'installer ici. Le fait est qu'il me trouvait sympathique et qu'il avait besoin d'un musicien pour son orchestre. Voilà comment j'ai commencé à jouer du saxophone au Blue Parrot trois soirs par semaine.</span><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-76822799834919164412008-03-15T20:30:00.000+01:002008-04-23T19:32:34.011+02:00Annonce<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.monsterup.com/upload/1207166652.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.monsterup.com/upload/1207166652.jpg" border="0" alt="" /></a><div style="text-align: center;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Ce blog ne prendra vraiment vie qu'avec la publication de la nouvelle </span><span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Le fil de ma pensée</span></span><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"> dans le magazine VOUS mag numéro 3 qui sortira le 14 avril 2008. Vous pouvez donc vous attendre à voir commencer le "feuilleton" pas plus tard que le 16 ou le 17 avril.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">A très bientôt. </span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">L'auteur.</span></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-30036213141957768952008-03-14T20:35:00.000+01:002008-04-23T19:32:04.957+02:00Le Fil de ma pensée<div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Plus que deux heures à attendre, un frisson me parcours l'échine. J'en ai marre de ce boulot.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Je reste à l'abri du vent encore un moment, on se les gèle là-haut. De toute façon, il n'y a personne sur les toits du stade. Les accès sont censés être fermés à clef et les dernières vérifications des techniciens ont eu lieu il y a un quart d'heure. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Pendant que personne ne peut me voir, j'en profite pour m'allumer une cigarette. Ce n'est pas vraiment l'idéal de fumer avec des gants, mais je n'ai pas le choix, je ne suis pas assez stupide pour les retirer. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">J'en ai vraiment ma claque de ce travail… Enfin… Normalement, après celui-là je pourrai prendre ma retraite. C'est quand même un milieu assez difficile à quitter. En fait, il suffit juste de faire en sorte qu'on ne nous retrouve pas. Je ne pense pas que l'agence me chercherait si, subitement, je disparaissais. Et puis je m'en moque. J'aviserais bien le moment venu. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Où est-ce que je pourrais bien aller? L'autre jour sur une chaîne publique connue pour passer de nombreux documentaires en tout genre l'après-midi, j'ai vu un reportage sur l'île Maurice, ça a vraiment l'air d'être un paradis. Les plages de sable fin, les montagnes… En même temps, j'ai toujours rêvé de visiter le Japon… Ou l'Inde. Ce serait sympa l'Inde. Le Taj Mahal, le… Un peu cliché mais c'est tout ce que ça m'évoque, mis à part peut-être le tandoori que je me suis tapé il y a une heure. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Je n'aime pas travailler le ventre vide. Je n'aime pas non plus attendre. Je jette un coup d'œil à ma montre. Encore une heure quarante-cinq minutes avant la présentation des équipes. Je suis sûr qu'il sera arrivé à ce moment-là. C'est dommage, je serais bien resté pour voir le match. Je n'ai jamais vu de match de rugby en vrai, encore moins un match de coupe du monde, c'était l'occasion. Vraiment, dommage. C'est décidé, je prendrai des places pour le prochain match. Je me demande s'il en reste encore…<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">J'éteins ma cigarette et je place le mégot dans l'une de mes poches. Je sors de ma cachette, m'avance vers le rebord et regarde vers le bas tout en faisant attention à ce qu'on ne me remarque pas depuis les tribunes. Merde. C'est sacrément haut. J'ai le vertige. Je l'ai toujours eu. Bizarrement, ça ne m'a jamais gêné dans mon travail. Je me suis toujours arrangé. Mais cette fois, non. Le client a exigé que ça se passe comme ça. Il veut que ça se voit, que tout le monde sache. Tu parles d'une connerie. En tout cas ça justifie bien l'énorme prime de risque que je me suis octroyé pour cette fois. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Ce n'est pas que cela m'effraie, mais je préfère faire les choses plus discrètement, je ne sais pas, question de politesse. Tant qu'à faire autant faire ça dans un cercle restreint. Enfin, le client doit être un peu tordu à mon avis. Je retourne à l'abris de l'armature métallique du stade. Je m'assieds et j'ouvre ma mallette, qui sert aussi à transporter mon saxophone quand je vais jouer quelque part. J'aime le petit "clac" que font les serrures quand je les ouvre. J'en retire un dossier, pas très épais, celui que m'a fourni l'agence. L'agence… Pas vraiment différente d'une agence d'intérim comme les autres.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Alors, voyons voir. Le dossier contient une photo type portrait d'un homme qui pourrait aisément se faire passer pour un gorille. Brun, les yeux noirs, les sourcils touffus, le front fuyant, Jorge Guttierez. Il est censé être placé au milieu du virage nord. Ce serait un proche du pouvoir d'un quelconque pays d'Amérique Centrale que l'opposition révolutionnaire soutenue par le trafic de cocaïne ne porte pas vraiment dans son cœur. Je n'ai jamais beaucoup de détails. D'ailleurs ça ne m'intéresse pas. Le bien, le mal, toutes ces conneries, cette morale à la noix, ça ne me regarde pas. Ce sont justes des concepts pour les gens qui vivent en société. Respecter les règles, être sympa avec ses voisins, ce n'est pas bien ou mal, c'est juste le moyen de s'assurer la plus grande espérance de vie, à soi et à la communauté des hommes. Quand je fais ce travail-là, je sors de la communauté. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">C'est mon travail, c'est tout. Je n'en suis pas fier, mais je n'en ai pas honte non plus. Ça paye les factures. Et si je trouvais autre chose qui paie aussi bien je le ferais. Je vous le jure. Je me dis souvent que si on est prêt à payer autant, c'est que ce mec ne doit pas vraiment être un ange. Oui, je sais, on a bien tué Martin Luther King et les Kennedy, mais qui ne vous dit pas qu'ils volaient dans le porte-monnaie de leur maman quand ils étaient petits?<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">De toute manière, je veux changer d'air, arrêter ce boulot. Oh, pas que j'ai succombé à une quelconque morale, pas que j'ai trouvé quelque chose de plus lucratif, non, juste, il ne faut pas être trop gourmand. Je ne suis pas hanté par des fantômes le soir, je ne crois pas aux esprits. Non, je crois juste que j'en ai marre. Ce n'est pas vraiment ce dont je rêvais quand j'étais petit. Mais je ne sais pas faire grand chose d'autre. À part jouer du saxophone. Plutôt pas mal d'ailleurs. Je joue tous les mardis et jeudis soirs dans un bar du quatorzième. Enfin, si je devais compter uniquement sur mes rétributions de musicien, autant dire que je devrais renoncer à beaucoup des conforts de la vie moderne, y compris l'eau courante et l'électricité et ça, ben, comment dire... Je n'y suis pas vraiment prêt.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Le stade se remplit sous mes yeux. C'est beau vu d'ici. Vraiment. J'aurais dû prendre mon appareil photo. Je dois être à cent cinquante, deux cents mètres de Monsieur Guttierez. Je prends la lunette dans ma mallette. Exactement où il devait être. Je retourne m'asseoir et sort les différents éléments qui se trouvent encore dans ma mallette. Je me lance alors dans un petit jeu d'assemblage. Je finis par y fixer la lunette, munie de ses caches, et je vais poser le tout au bord du vide. Je retourne à l'abri et j'allume une dernière cigarette en l'honneur de Monsieur Guttierez.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Mince! J'ai oublié de donner à manger à Strudel. Strudel est mon chat. C'est un chat de gouttière que j'ai recueilli il y a un an. Il a mis du temps à m'adopter. Je me demande toujours comment il fait pour survivre dans Paris. Il se sentirait mieux à l'île Maurice. Je suis sûr qu'il s'adapterait bien aux souris du coin. Je crois vraiment que ce sera l'île Maurice. J'ai de quoi y vivre tranquille. Et puis j'ai encore l'âge pour refaire ma vie, je n'ai même pas trente ans. Oui… Ce sera vraiment bien. Je regarde ma montre et je me dis que l'heure tourne. Je devrais y aller si je ne veux pas être pris dans les bouchons. C'est vraiment la seule chose que je risque, le temps qu'ils comprennent, j'aurais déjà disparu dans la foule. Je souffle une dernière volute de fumée et j'éteins ma cigarette. Je mets le mégot dans la même poche que le précédent. <br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size:medium;">Quand il faut y aller, il faut y aller. Je me lève et je vais m'allonger là où j'ai laissé mon matériel. J'enlève les caches de la lunette. C'est toujours ce qu'il faut faire en dernier, sinon on peut révéler sa présence à cause d'un reflet malencontreux, et personne ne veut ça. Je réfléchis cinq minutes le temps de calculer l'impact du vent et de la distance sur la trajectoire. Je plaque mon œil dans la lunette, mon doigt sur la gâchette. Je dis au revoir à Monsieur Guttierrez et je dis bonjour à ma nouvelle vie.</span><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6984460255922017410.post-48786909220449608752008-03-11T15:42:00.006+01:002008-04-22T18:31:44.362+02:00Note de l'auteur<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.rankspirit.com/illustrations/ecrivain.jpg" style="text-decoration: none;"><span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"><br /></span><img style="text-decoration: underline;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; " src="http://www.rankspirit.com/illustrations/ecrivain.jpg" border="0" alt="" /></a><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Qu'est ce que ce blog? Voilà une question bien légitime que les lecteurs pourraient se poser. Ce blog est écrit par moi, l'auteur. Il faut savoir que je n'interviendrai pour ainsi dire jamais, ce blog n'a pas pour sujet mon humble personne, mais un personnage de fiction, Vital. Vous avez pu le rencontrer dans le numéro 3 de ce merveilleux magazine qu'est VOUS mag, sorti le 14 avril 2008. Pour ceux qui auraient eu le grand tort de ne pas l'acheter, je vous ai facilité la tâche en postant ici même la nouvelle en question.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">J'écris de manière habituelle des nouvelles entre autres choses. J'ai pour principe de ne pas revenir sur une nouvelle une fois que j'estime qu'elle est terminée, sauf bien sûr quand je la relis et que je trouve le style ou une expression particulièrement médiocre, dans ce cas, j'essaie de corriger.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">La nouvelle </span><span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Le fil de ma pensée</span></span><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"> a été écrite au cours du mois d'août 2007 pour le concours de nouvelle organisé par la SNCF à l'occasion de la coupe du monde de rugby. Je n'éprouve aucun penchant particulier pour les romans noirs ou les histoires de tueur, mais ce choix m'a séduit pour le concours proposé. Cette nouvelle s'est, hélas, vu refusé l'accès à ce concours, malgré l'enthousiasme de plusieurs personnes au sein des lecteurs-modérateurs du concours. La direction de la communication de la SNCF a en effet estimé qu'elle était irrecevable dans la mesure où elle n'exacerbait pas les valeurs positives de ce joyeux sport, pour lequel, hélas, je n'éprouve que peu d'intérêt.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Cette nouvelle a retenu l'attention de la rédaction du magazine VOUS qui a accepté de la publier. L'idée m'a alors été soumise de continuer à faire vivre ce personnage à travers un blog.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">C'est une expérience assez neuve pour moi, aussi bien le blog, que l'exercice du feuilleton. Car c'est ce que je vous propose ici, de suivre le quotidien de Vital au travers de son journal intime qu'il tiendra avec une régularité qui dépendra de moi et de la réponse, positive ou non, du lectorat. J'essaierai tout de même de le faire intervenir plusieurs fois par semaine. Pour moi qui n'aime pas être pressé par le temps, encore plus quand il s'agit d'écrire, cela s'annonce comme un réel défi à relever.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Si l'expérience s'avérait négative, j'en resterais là et m'en retournerais à une écriture plus personnelle, entre mes séances de "vrai" travail.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Ce blog est fait pour vous, j'espère qu'il vous intéressera. N'hésitez pas à réagir, je lirai vos commentaires avec le plus grand intérêt.<br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"><br /></span></div><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;">Merci de m'avoir lu.</span><br /></div>Pierre Borbonhttp://www.blogger.com/profile/00098057969276449989noreply@blogger.com