<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213</id><updated>2009-07-15T21:00:09.924+02:00</updated><title type='text'>Las Vegas, off the record</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>213</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4257109260516125059</id><published>2009-07-15T13:32:00.002+02:00</published><updated>2009-07-15T13:45:55.983+02:00</updated><title type='text'>Is this it ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 48 et Day 49&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sl2-ZDa7BWI/AAAAAAAAB1A/91-QzTXKirU/s1600-h/IMG_2646.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358648469264991586" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sl2-ZDa7BWI/AAAAAAAAB1A/91-QzTXKirU/s400/IMG_2646.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4h33, Las Vegas, Nevada. Je viens de vivre deux des journées les plus intenses de mon aventure dans le milieu du poker. J'ai vibré, j'ai crié, j'ai parfois eu les larmes aux yeux à certains moments, j'ai vécu tout cela de près, des moments que je n'oublierai jamais. Si j'avais su que ce voyage m'emménerait aussi loin... Les joies d'un ami, les pleurs d'un autre ami. La liesse, la déception, tous ces sentiments mélangés... Lisez mon reportage : tout est dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens du Gold Coast, où une petite fête d'adieu informelle était organisée entre les collègues, que pour la plupart je ne reverrai pas avant l'année prochaine. Mes frères d'armes, avec qui j'ai vécu presque 24 heures sur 24 durant les quarante derniers jours. On s'est dit au revoir, avant la dernière danse, l'ultime ronde autour des trois dernières tables du dernier des derniers tournois de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon séjour de deux mois à Las Vegas et aux World Series of Poker touche à sa fin. Dans 24 heures, je vais tout laisser derrière moi : le poker, les bad-beats, les bracelets, les vainqueurs, les perdants, tout. Il reste juste un petit dernier travail à accompkir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un peu moins de sept heures, je reviendrai au Rio pour la dernière fois de l'été, et suivre le dernier jour du Main Event, avant la table finale de novembre. Ils ne sont plus que 27. Incroyablement, trois joueurs français sont encore en course, dont mon ami Ludovic du Team Winamax. Les ElkY, Benyamine et Soulier nous ont quitté après un parcours formidable, mais il reste encore de l'espoir qu'un français devienne champion du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande s'il peut y arriver. Je ne suis pas sur. Il n'a pas le plus gros tapis, mais si les dieux du poker coopérent ne serait-ce qu'un petit peu... Quelque chose de grand est possible. J'ai envie que ce séjour se termine bien. Est-ce que cette fois, c'est la bonne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-6"&gt;&lt;strong&gt;Day 6&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-7"&gt;&lt;strong&gt;Day 7&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4257109260516125059?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4257109260516125059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4257109260516125059&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4257109260516125059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4257109260516125059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/is-this-it.html' title='Is this it ?'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sl2-ZDa7BWI/AAAAAAAAB1A/91-QzTXKirU/s72-c/IMG_2646.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4666700687557668245</id><published>2009-07-13T12:34:00.003+02:00</published><updated>2009-07-13T12:49:12.300+02:00</updated><title type='text'>Character driven</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 45, Day 46 et Day 47&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'écrivais en début de tournoi que les vraies histoires du Main Event ne commencent à se développer que durant la seconde partie de l'épreuve... Hé bien, question histoires, on a été servi ces trois derniers jours. Je peux déjà l'écrire sans aucun risque de me tromper : quoiqu'il arrive, ma quatrième édition des championnats du monde en tant que reporter aura été la plus passionnante de toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les interminables Day 1 et Day 2 étalés sur six jours, le tournoi a repris samedi après une journée de pause. Les choses sérieuses ont débuté : pour la première fois depuis le début de l'épreuve, tous les joueurs étaient réunis dans la même salle. C'est le début de la fin, et la fin du début, comme l'a titré PokerNews. A partir du Day 3, quand une table casse, elle casse au sens propre : les hommes de maintenance du Rio les démontent pièces par pièce avant de les emmener au garage, où elles resteront sagement entassées jusqu'à l'année prochaine. Petit à petit, on peut observer en temps réel l'Amazon Room se vider, elle qui fut le centre de la planète poker durant quarante-cinq jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la première fois que cela se produisant en quarante ans de WSOP : un français était en tête du classement juste avant l'entrée dans les places payées... Un français ? Mieux que ça, deux. Et aurait t-on pu rêver meilleurs représentants tricolores qu'ElkY et Ludovic Lacay, sans aucun doute les joueurs les plus talents a avoir émergé du milieu des jeux en ligne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, un peu moins de 800 joueurs revenaient au Rio pour la journée la plus excitante des WSOP : la journée de la bulle. La période du « main par main » a duré deux bonnes heures durant lesquelles seulement douze mains furent jouées. Deux minutes après que Jack Effel ait répété au micro pour la dixième fois qu'il était interdit de prendre des photos avec le flash allumé, j'ai fait une fausse manip' avec mon Canon G10, envoyant la sauce depuis le podium surplombant la salle. Popularité garantie auprès des superviseurs. L'ambiance était électrique. La lenteur du procédé a fait que des dizaines et dizaines de fans ont pu arriver petit à petit dans l'Amazon Room, et quand la bulle a enfin éclaté à 16h26 (six minutes de plus que mon pronostic, j'étais pas loin), la vague d'enthousiasme qui a traversé la salle était contagieuse. Même le « bubble boy » n'était pas si dépité, puisque le sponsor des WSOP lui offrait son ticket pour l'édition 2010 des WSOP. Par contre, le mec qui a sauté juste avant devait pas être jouasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la bulle, les éliminations sont allées bon train, et vers 20 heures, les organisateurs décidaient de stopper la partie plus tôt que prévu, étant satisfaits du nombre de joueurs restants. On était passé de 789 à 407 joueurs lors de la journée la plus courte des WSOP 2009. Ludovic gardait conservait sa seconde place au classement, tandis qu'ElkY chutait un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Day 5 fut encore plus court. Le même nombre de niveaux a été joué (trois fois deux heures), mais sans la lenteur du main par main de la veille. L'objectif était d'atteindre le chiffre de 175 joueurs restants, et quand est arrivé la pause-dîner, ils étaient 185. Aucun intérêt à aller plus loin, donc. Tout le monde pouvait vaquer à ses occupations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, tout de suite, il est 3 heures du matin, et j'en ai terminé avec le reportage du jour. J'ai sous les yeux la liste des joueurs qui vont reprendre la partie dans huit heures. On ne pourrait rêver mieux comme casting français au départ du Day 6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOiTJOCqI/AAAAAAAAB0w/akMe1fDMR-U/s1600-h/P5287561.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357892164104620706" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOiTJOCqI/AAAAAAAAB0w/akMe1fDMR-U/s400/P5287561.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;David Benyamine&lt;/strong&gt;, le meilleur joueur français du monde, le seul que j'avoue idolâtrer, sans honte On murmure que DB fait les trois huit depuis le début du Main Event. Tous les soirs après la fin du tournoi, il fonce au Bellagio pour s'assoir en cash-game. Les WSOP, c'est un peu Noël pour les joueurs high-stakes de Vegas. Plusieurs sources indiquent que les parties sont belles. Les meilleurs joueurs du monde sont en ville, quelques riches businessmen sont là pour catalyser l'action, et les sommes mises en jeu crèvent le plafond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOhMWS30I/AAAAAAAAB0Y/vPcqf2Rs8Mk/s1600-h/P7105416.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357892145100545858" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOhMWS30I/AAAAAAAAB0Y/vPcqf2Rs8Mk/s400/P7105416.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;ElkY&lt;/strong&gt; ! Aucun autre joueur n'a accumulé autant de succès ces deux dernières années. Depuis sa victoire aux Bahamas en janvier 2008, ElkY est intouchable. Après quatre jours parfaits, il a un peu souffert aujourd'hui, se faisant craquer sa paire d'As par une paire de Rois. Il reste néanmoins l'un des favoris pour la table finale. Le timing avec la couverture de Bluff Magazine serait alors parfait : je pourrais écrire la suite dès la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOimukmsI/AAAAAAAAB04/Y38B44nNN6Q/s1600-h/P7125644.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357892169361562306" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOimukmsI/AAAAAAAAB04/Y38B44nNN6Q/s400/P7125644.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Fabrice Soulier&lt;/strong&gt; : le recordman des places payées cette année est bien décidé à ce que son septième ITM soit le plus beau. Fabrice, c'est un bon pote depuis trois ans maintenant, quelqu'un qui m'a donné ma chance de couvrir les WSOP en entier pour la première il y a deux ans, en me faisant venir pour écrire des compte-rendus sur MadeInPoker, qui venait juste de démarrer à l'époque. Une personnalité sympathique, et un bon ambassadeur pour le poker en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOh6CACSI/AAAAAAAAB0o/6o_w9H4S5qo/s1600-h/P7115608.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357892157363456290" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOh6CACSI/AAAAAAAAB0o/6o_w9H4S5qo/s400/P7115608.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Ludovic Lacay&lt;/strong&gt; : ben oui, vous pensiez que le Team Winamax allait manquer ce rendez-vous ? Cuts complète de manière admirable ce quatuor de stars (tous font partie du top 20 des plus gros gagnants français en tournoi). Cette performance au Main Event arrive comme une conclusion logique d'une saison plus réussie que son bilan comptable ne le laisse croire. Ludovic a été régulier durant ces dix derniers mois, accumulant régulièrement des gros tapis et - contrairement à ce que tout le monde semble penser – ne craquant qu'à une ou deux reprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les accompagner, on retrouvera au départ du Day 6 deux bons joueurs online encore peu connus en tournoi live (François Balmigère et Antoine Saout), un qualifié Winamax lillois (Loic Degrou), et... mon collègue chez Winamax, Julien Brécard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOhe4YG_I/AAAAAAAAB0g/PszG3f-Ivwo/s1600-h/P7115573.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357892150075333618" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOhe4YG_I/AAAAAAAAB0g/PszG3f-Ivwo/s400/P7115573.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow ! Je savais que Yuestud (collègue, ami, partenaire de galère depuis trois ans) était un bon joueur de poker, mais de là à accumuler deux millions de tapis pour s'emparer du chip-lead en milieu de cinquième journée, il y avait un peu que je n'aurais pas osé franchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sacrée expérience qu'il est en train de vivre. Ensemble, on a vécu et vibré de concert durant des dizaines de tournois. Et voilà qu'il franchit la barrière et s'assoit à la table, me laissant seul debout, prenant des notes et des photos sur un joueur qui d'ordinaire serait à côté de moi en train de faire la même chose. Un « deep run » lors du plus gros tournoi du monde, c'est le rêve secret que cultive tout fan travaillant dans cette industrie. Ce rêve, Yuestud est en train de le réaliser. Je n'arrive même pas à imaginer ce qu'il ressent en ce moment. Arrive t-il ne serait-ce qu'à trouver le sommeil ? Pas sur. Il est sur un nuage depuis cinq jours, jouant un poker de grande classe et trouvant les cartes qu'il faut pour accumuler des jetons. Pour l'instant, tout baigne, et, solidarité professionnelle oblige, il n'y a aucun autre joueur que j'ai autant envie de voir arriver le plus loin possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il reste 185 joueurs. La table finale est encore loin. NON, il ne faut pas s'emballer. Pas encore. Mais OUI, ce Main Event restera quoi qu'il arrive le plus passionnant qu'il m'a été donné d'observer. Les trois dernières années, mon enthousiasme était depuis longtemps retombé à l'approche des dix dernières tables. Et ce fut encore pire en 2008 avec le report de la table finale au mois de novembre, me privant du dénouement tant attendu. Mais là, je sens que je vais avoir de bonnes raisons de rester attentif jusqu'au bout. Encore trois jours de partie, et je suis presque triste à l'idée de voir cette épreuve se terminer... J'espère que je serai obligé de revenir en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-3"&gt;&lt;strong&gt;Day 3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-4"&gt;&lt;strong&gt;Day 4&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-5"&gt;&lt;strong&gt;Day 5&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4666700687557668245?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4666700687557668245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4666700687557668245&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4666700687557668245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4666700687557668245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/character-driven.html' title='Character driven'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlsOiTJOCqI/AAAAAAAAB0w/akMe1fDMR-U/s72-c/P5287561.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3519719897288092026</id><published>2009-07-11T13:42:00.003+02:00</published><updated>2009-07-11T13:48:08.778+02:00</updated><title type='text'>Smells like team spirit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 44&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'avais évité le tournoi organisé pour les médias lors de l'édition 2008 des WSOP. Ça me faisait un peu chier de me pointer au Rio à midi lors de l'une des seules journées de break de l'été. J'avais participé aux deux éditions précédentes et, malgré la bonne ambiance régnant avec la présence de la plupart de mes collègues, je n'avais pas été super emballé. Pas de prize-pool, structure ultra-turbo : non, rester au lit semblait la meilleure option.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette année, je me suis laissé convaincre de retenter l'expérience par mes collègues de PokerNews, jakatkin et Shamus, qui m'ont proposé de rejoindre leur équipe. Équipe ? Oui, le tournoi médias de cette année était organisé en équipes, et je ne regrette pas d'y avoir participé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DreamTeamPoker est un nouveau concept de tournois inventé par... je sais pas trop qui, mais toujours est-il que c'est vachement chouette, et que j'invite mes lecteurs encore à Vegas à participer à l'épreuve à 500 dollars organisée dans l'Amazon Room dimanche. Il vous faut juste trouver deux partenaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais jamais joué un tournoi comme cela... L'esprit d'équipe apporte un vrai plus par rapport au poker traditionnel, où l'on est toujours seul contre tous à la table. Tout le monde ou presque se connaissait autour des vingt tables de départ : ambiance de feu garantie, avec la présence d'un animateur au micro pour commenter en direct les coups mémorables et la progression des équipes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque équipe portait des maillots personnalisés (style base-ball, basket et tennis) offerts par les organisateurs, avec le nom de l'équipe derrière. Mon équipe ? « Le Grand Fromage », un nom qui a fait marrer mes deux collègues américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment fonctionne un tournoi par équipe ? En gros, une partie du prize-pool récompense la performance individuelle (comme pour un tournoi normal), et une autre partie récompense la performance globale de l'équipe, le prix étant divisé en trois parts égales. Ainsi, on peut sauter au bout de trois minutes et quand même gagner quelque chose... Si les deux équipiers vont au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, ici, tout cela n'avait pas grande importance, puisque le tournoi des médias est depuis longtemps un freeroll complet, où les joueurs les mieux classés se contentent de remettre leur prix à l'association humanitaire de leur choix. Cette année, le processus a été simplifié encore plus : tout l'argent mis en jeu par Harrah's allait en direction de l'association locale contre le cancer. Pas que personne n'allait s'en plaindre. Tout de même en jeu : des trophées pour les meilleurs équipes, et un trophée pour le premier sortant (qui est allé vers Garry de PokerNews après une seule main)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Slh6pn4tZ1I/AAAAAAAAB0Q/gRxeLrDb63I/s1600-h/5252_1170502895383_1012293950_985307_4834030_n.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357166612257269586" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Slh6pn4tZ1I/AAAAAAAAB0Q/gRxeLrDb63I/s400/5252_1170502895383_1012293950_985307_4834030_n.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avec Vanda, la journaliste du site portugais &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.pokerpt.com/"&gt;&lt;em&gt;PokerPT&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; (photo : Ricardo Pinto)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mains que j'ai jouées dans ce tournoi ont beaucoup moins d'importance que le plaisir que j'ai pris a être assis à la table avec les collègues avec qui j'ai pour la plupart travaillé quotidiennement depuis le 28 mai. C'était enfin notre tour de jouer, après six semaines passées à observer et noter des coups. Et à la pause, au lieu d'écouter des histoires de bad-beat, on les racontées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques joueurs pros amis des médias étaient présents au départ, comme Gobboboy ou Brian Devonshire. Et aussi Dennis Phillips, l'un des finalistes du Main Event en 2008, qui a payé de sa poche une tournée de pizza et bières pour tous les éliminés. Un bon moyen de se mettre 150 joueurs dans la poche sans forcer. Bien joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon équipe n'a pas gagné le tournoi des médias... J'ai sauté alors qu'il restait encore quatre tables, suivi rapidement par jakatkin. Mon élimination vaut cependant la peine d'être mentionnée : je fais tapis avec A7 de pique. Derrière un autre fait tapis avec As-Roi. Puis un troisième, nous couvrant tous les deux, fait tapis avec deux Dames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le flop est A-7-x, me donnant l'avantage. J'hurle. Le turn est un Roi, donnant l'avantage au second joueur. La rivière est une Dame, donnant l'avantage final au troisième joueur et à la meilleure main de départ. Suck, re-suck et contre-suck. Pauly a atteint la table finale, terminant en troisième place, et l'équipe de Lacey Jones a réalisé la meilleure performance globale. Bravo à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste de mon day-off : lessive, shopping avec Nicolas Levi, et fête PokerStars. Je ne suis pas resté longtemps parce que je me faisais chier, et que le hip-hop de Nelly n'est pas ma tasse de thé. Je me suis cassé au moment exact où il apparaissait sur scène. Une fois rentré dans la chambre, j'ai déplié une carte routière sur la table basse, et commencé à préparer un itinéraire. La délivrance est proche. Les vacances commencent dans sept jours... Direction la Californie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3519719897288092026?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3519719897288092026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3519719897288092026&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3519719897288092026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3519719897288092026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/smells-like-team-spirit.html' title='Smells like team spirit'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Slh6pn4tZ1I/AAAAAAAAB0Q/gRxeLrDb63I/s72-c/5252_1170502895383_1012293950_985307_4834030_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5120998204204257906</id><published>2009-07-09T08:34:00.004+02:00</published><updated>2009-07-09T08:55:36.232+02:00</updated><title type='text'>Crunch Time</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 42 et Day 43&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Amazon Room, 17 heures 37. A l'exception du banc de presse et des croupiers prenant leur mal en patience assis autour de chacune des 150 tables, la grande salle est vide. Petit moment de respiration pendat le dinner-break du Day 2B, organisé inhabituellement tôt puisque seulement quatre niveaux seront joués aujourd'hui. J'aurai terminé la journée vers 22 heures 30. Et demain, personne ne joue : repos pour tout le monde. Au programme : du sommeil, la conférence de presse officielle des WSOP, le tournoi turbo reservé aux médias, et la soirée PokerStars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas combien de joueurs français au total ont participé au Main Event... J'ai en ma disposition la liste complète des partants, mais je suis trop fainéant pour faire la recherche parmi les 6,484 noms. Par contre, je sais combien ont survécu au Day 1 : à peu près 85. L'année dernière, ils étaient une soixantaine environ. Cependant, je pense que l'affluence fut similaire en 2008 et 2009 : l'augmentation du nombre de survivants est surtout due au fait que la structure a été améliorée cette année : moins de joueurs ont sauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;85 joueurs français à couvrir en deux jours : mission impossible, même pour un robot surentraîné carburant aux amphétamines. Espérer couvrir ne serait-ce que la moitié de ce field serait complètement irréaliste, étant tout seul, perdu au milieu de trois salles pleines à craquer. A peine puis-je espérer garder trace de la poignée de joueurs Winamax et/ou joueurs connus, une fois de temps en temps, tout au long d'une journée qui passe à toute vitesse, entre les déambulations entre les tables, la collecte de chip-counts, l'observation de mains, la prise de photos, et tout le traitement qui s'en suit une fois revenu devant l'ordinateur. Mais ce n'est pas très grave, au final. Je veux dire, il ne s'agit que de la deuxième journée d'un tournoi qui en comprend dix : si on regarde l'épreuve de loin, il ne s'est encore strictement rien passé. Quelques anecdotes par-ci par là, quelques mains intéressantes, quelques français montant des gros tapis : on en est encore à l'apéritif. L'argent est encore loin, et seulement les 63 premiers joueurs remporteront une somme significative (100,000 dollars et plus, soit dix fois le prix d'entrée). Non, vraiment, il n'y a pas le feu. Je n'arrive pas à faire grand chose durant ces premières journées, sans doutes les plus chargées des WSOP, mais je fais tout de même le maximum. Les vraies histoires arriveront plus tard, avec les places payées, puis la lente progression jusqu'au top 50, puis la table finale, qui sera obtenue le 15 juillet, avant de démarrer en novembre prochain (j'espère bien pouvoir y être, cette année, ayant ragé de ne pas pouvoir assister à la victoire de Peter Eastgate en 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, j'essaie de prendre du bon temps avec mes collègues sur le banc de presse. Des êtres humains d'exception, de vrais qui me permettent de garder un semblant de santé mentale au milieu de ce bordel. Jennifer (Pokerati) et Aaron (PokerWorks) à ma droite, Pauly (Tao), Mean Gene (Ultimate Bet), Al Cant Hang (Full Tilt) et Otis (PokerStars) à ma gauche. On raconte des conneries toute la journée, la plupart atterrissant immédiatement sur le blog de Pauly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait déjà quelques semaines que je suis l'acteur d'un jeu intitulé « What Benjo thinks ? ». Le principe est simple : Pauly et Otis préparent des questions, et parient sur la réponse que je vais donner. Ils reviennent ensuite me voir, et comptent les points. Exemple des questions qui m'ont été posées au cours du jeu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quel fut le pire président des États-Unis ? »&lt;br /&gt;« Si tu étais une prostituée, dans quelle ville exercerais-tu ton métier ? »&lt;br /&gt;« Quel est le poids combiné de Doyle Brunson, David Benyamine et Steve Diano ? »&lt;br /&gt;« Quel sera le sponsor des WSOP en 2010 ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A consulter ici : &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2009_06_01_archive.html#4767239508283122304"&gt;Volume 1&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2009_07_01_archive.html#3598218616361559494"&gt;Volume 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2009_07_01_archive.html#3477999693143649586"&gt;Volume 3&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2009_07_01_archive.html#51460957590870414"&gt;Volume 4&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reste dans les jeux : j'ai gagné facilement mes deux paris concernant le nombre de joueurs restants à la fin des Day 2A et 2B. Hier, on avait fixé la ligne à 750, et aujourd'hui à 2,000. J'avais choisi le dessous, et j'ai largement gagné à chaque fois. Enjeu du premier pari : un In-N-Out Burger (consommé tout à l'heure) Enjeu du second : un repas au Rub, le barbecue du Rio. Gagner des paris, c'est pas bon pour la ligne. J'ai aussi facilement pris 40$ à un reporter de PokerNews et mon voisin de table Aaron lors de paris du même genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enregistré quelques épisodes du podcast Tao of Pokerati avec Pauly, en l'absence de Michalski. Le premier &lt;a href="http://pokerati.com/podcast/tao/TaoPokerati_WSOP_Day1B_Benjo.mp3"&gt;durant l'hymne national du 4 juillet&lt;/a&gt;. Le second, plus sérieux, à propos de &lt;a href="http://pokerati.com/podcast/tao/TaoPokerati_WSOP_Day1D_Debacle.mp3"&gt;la débacle du Day 1D&lt;/a&gt;. Jeffrey Pollack est venu nous voir tout à l'heure, il avait adoré ce dernier enregistrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRWZv4lfI/AAAAAAAAB0I/ExtavephHWc/s1600-h/P7064939.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356347145881949682" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRWZv4lfI/AAAAAAAAB0I/ExtavephHWc/s400/P7064939.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque année, pas mal de personnalités du show-biz ont participé au Main Event. Comme Sam Simon (le co-créateur des Simpsons, un vrai joueur de poker dont je n'ai pas osé demander l'autographe – il a dessiné un magnifique Bart pour le fils de Lina, je suis jaloux), le rappeur Nelly, Jason Alexander ou encore Marlon Wayans (le pote de Jared Leto dans &lt;em&gt;Requiem for a Dream&lt;/em&gt;, et le gugusse derrière la série des &lt;em&gt;Scary Mov&lt;/em&gt;ie) En revanche, ce qui fut assez inédit, c'est la présence de people autre que Patrick Bruel. On a vu Hélène de Fougerolles (L'excellent &lt;em&gt;Péril Jeune&lt;/em&gt; étant le seul rôle qui me revient en tête, je suis cul en ciné français contemporain), dont je fus surpris de la présence avant d'apprendre qu'elle avait gagné un freeroll télévisé. Et aussi le couple star des people poker : Estelle Denis et Raymond Domenech. Le sélectionneur de l'équipe de France a sauté assez vite, mais Estelle a tout simplement terminé le Day 1 en tête du classement des français. « Elle prend cela très au sérieux », m'a confié Cyril Fievet de MadeInPoker. « Elle n'a pas toutes les connaissances techniques, bien sur, mais elle fait très attention, joue serré et choisit les bonnes situations pour engager ses jetons. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRViWDGPI/AAAAAAAAB0A/Ijo-NjnXfdY/s1600-h/P7064875.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356347131009636594" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRViWDGPI/AAAAAAAAB0A/Ijo-NjnXfdY/s400/P7064875.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi un autre vrai passionné, qui a eu ces dernières années de très bon résultats (finale aux WSOP-Europe, victoire au Bellagio, à l'ACF, etc) : Antoine Arnault. Un people « industriel » qui, contrairement à d'autres, ne cache pas son amour pour le poker, mentionnant dans chaque interview qu'il aime la compétition et le challenge. Je l'aime bien, cet Antoine Arnault, et pas seulement parce que la première fois que je l'ai rencontré, c'est lui qui est venu me voir en disant « Hey, salut Benjo, ça va ? ». On est tous les deux nordistes – c'est dans cette région que son père a commencé les affaires. Il a grandi à Roubaix et Bondues. Il m'a raconté une anecdote amusante sur sa première visite à Vegas il y a cinq ans. A six heures du matin, le téléphone a sonné dans sa chambre du Wynn, où il logeait. « Salut Antoine, c'est Steve Wynn », a dit la voix grave à l'autre bout du combiné. « J'espère que tu passeras un bon séjour dans mon établissement. » Où encore cette monumentale bourde causée par le grand amateur d'art qu'est Wynn : il avait vendu un Picasso à un collectionneur pour plusieurs dizaines de millions de dollars. Lors de la présentation de l'oeuvre, Wynn faisait un discours avec le tableau trônant derrière lui. A un moment, il fait un faux mouvement et... son bras passe à travers la toile, faisant tomber la valeur de l'objet à zéro. Oops.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première moitié du Main Event s'achève ce soir... Comme chaque année, elle fut lente et engluée, comme un mauvais rêve. Techniquement, seulement deux réelles journées ont été jouées au cours de ces six jours (quatre Day 1, et deux Day 2), faisant tomber les deux tiers des  des participants. La seconde moitié sera beaucoup plus rapide et excitante : après une journée de pause jeudi, on va enfin voir le field se rétrécir aux cours des six journées suivantes, pour finalement voir se former une table finale le 15 juillet, où l'on se réveillera en sursaut pour retrouver une vie normale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit, l'Amazon Room va se vider. Ambiance fin de règne : les hommes de la maintenance vont retirer les tables une par une jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conséquence directe : c'est le temps des départs qui commence. Mes amis joueurs vont quitter Vegas les uns après les autres. La plupart insatisfaits, comme chaque année. Hier, j'ai entendu plusieurs éliminés me dire : « Merde, mes World Series sont terminées. » Parle pour toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La citation du jour : « &lt;em&gt;J'aime beaucoup ce que tu fais&lt;/em&gt;. » - Signé Patrick Bruel, s'adressant à votre serviteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-2a"&gt;&lt;strong&gt;Day 2A&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-2b"&gt;&lt;strong&gt;Day 2B&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPzXcGUuI/AAAAAAAABzw/PCPFPaIW91I/s1600-h/P7054556.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356345444455043810" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPzXcGUuI/AAAAAAAABzw/PCPFPaIW91I/s400/P7054556.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le personnage le plus mystérieux des WSOP... Surnommé The Devil par mes collègues américains : le diable en personne ! Chaque année, ce type me fout la trouille depuis ma première visite aux WSOP en 2006. Lisez absolument les récits ayant été écrits à son sujet par Otis et Pauly en cliquant &lt;/em&gt;&lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2008_11_01_archive.html#7464307919939427742"&gt;&lt;em&gt;ici&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.rapideyereality.com/archives/2007/07/20/the-devil-and-mr-otis/"&gt;&lt;em&gt;ici&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; et &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.upforpoker.com/archives/devil-dodging-and-the-world-se.html"&gt;&lt;em&gt;ici&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPzPE-HqI/AAAAAAAABzo/ryAXwwdgu6Y/s1600-h/P7085096.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356345442210553506" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPzPE-HqI/AAAAAAAABzo/ryAXwwdgu6Y/s400/P7085096.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Georges W Bush sponsorisé par Full Tilt Poker ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRU1avQeI/AAAAAAAABz4/ZRFUbbTQRzg/s1600-h/P7054688.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356347118949712354" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRU1avQeI/AAAAAAAABz4/ZRFUbbTQRzg/s400/P7054688.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lacey Jones&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPys3cAxI/AAAAAAAABzg/7aTTH5mu3Cg/s1600-h/P7075022.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356345433026986770" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPys3cAxI/AAAAAAAABzg/7aTTH5mu3Cg/s400/P7075022.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bruno Fitoussi tape la discute avec Patrick Bruel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPyUqsU-I/AAAAAAAABzY/VouR6jpJbrE/s1600-h/P7075012.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356345426531079138" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPyUqsU-I/AAAAAAAABzY/VouR6jpJbrE/s400/P7075012.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon excellent collègue suédoise Lina surveille les progrès d'Arnaud Mattern&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPyLb8rBI/AAAAAAAABzQ/uFOus3Gnb2E/s1600-h/P7074957.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356345424053316626" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWPyLb8rBI/AAAAAAAABzQ/uFOus3Gnb2E/s400/P7074957.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon collègue Yuestud cartonne durant le Day 2A&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5120998204204257906?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5120998204204257906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5120998204204257906&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5120998204204257906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5120998204204257906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/crunch-time.html' title='Crunch Time'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlWRWZv4lfI/AAAAAAAAB0I/ExtavephHWc/s72-c/P7064939.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-940731354972998056</id><published>2009-07-08T13:23:00.010+02:00</published><updated>2009-07-08T14:04:56.892+02:00</updated><title type='text'>World Series of Clusterfuck</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 40 et Day 41&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Où l'on traite de désorganisation, procrastination et corruption&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire que les organisateurs des World Series of Poker avaient touché du bois durant les cinq semaines qu'ont duré les tournois préliminaires. Les pépins ont été minimes, et mis à part quelques soucis qui seront facilement réglés pour l'année 2010, tout s'était passé de manière fluide. Comme je l'avais écrit il y a quelques semaines, Harrah's avait atteint enfin son rythme de croisière en 2009, pour la cinquième édition des championnats du monde organisée sous leur tutelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, alors que l'on semblait s'acheminer vers un final en douceur, alors que la mer était calme à l'horizon, sans vagues ni nuages, tout a déraillé sur la dernière ligne droite avant la ligne d'arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde du poker se souviendra longtemps de la journée du 6 juillet 2009. Ce jour là, les WSOP ont connu ce qui restera sans doute comme le plus grand cafouillage de leur histoire. Un cafouillage assorti d'un scandale. Hé oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s'est-il passé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une affaire complexe, impliquant de multiples paramètres et acteurs. C'est une affaire qui fait débat, où chaque personne que l'on interroge vous donnera une opinion différente. C'est une affaire dont on parlera encore dans très longtemps. Une affaire où il est parfois difficile de séparer la vérité de la rumeur, les faits de la fiction. Je ne dispose pas de suffisamment de temps pour explorer l'affaire dans toute sa complexité (dix pages n'y suffiraient pas, et j'ai des coin-flips à couvrir pour Winamax douze heures par jour), mais je vais tenter de faire de mon mieux durant le temps qui m'est imparti (soit : au beau milieu de la nuit, depuis le banc de presse déserté)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les faits : Lundi était programmée la quatrième et dernière journée de départ des World Series of Poker. Après l'affluence relativement faible des trois premières journées, le Day 1D a vu toutes les places disponibles (un peu moins de 3,000) être vendues bien avant le départ prévu à midi. A huit heures du matin, les employés du Rio postés aux guichets d'inscriptions commençaient à envoyer bouler les premiers joueurs. Durant les quatre heures qui allaient suivre, plusieurs centaines de joueurs allaient se pointer tour à tour et subir le même sort. Pour la première fois de l'histoire du Main Event, la demande était supérieure à l'offre, et des joueurs n'ont pas pu s'inscrire au plus gros et plus important tournoi de l'année. Certains connus sur le circuit, comme Patrik Antonius, TJ Cloutier, Tom Franklin ou Mihn Ly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop hop hop, on s'arrête : Je sais ce que vous êtes en train de vous dire. « Benjo, dans ton post d'hier, tu criais au déclin, et maintenant tu nous expliques qu'il y avait tellement de monde au Main Event que des gens sont repartis bredouilles ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons en arrière avec les chiffres d'affluence des trois premières journées de départ :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Day 1A (vendredi) : 1,116&lt;br /&gt;Day 1B (samedi, jour férié) : 873&lt;br /&gt;Day 1C (dimanche) : 1,696&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, le Day 1D (lundi) : 2,809 !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Total : 6,494&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un SMS envoyé à Pauly le 1er mai, soit quatre semaines avant le départ du premier tournoi des WSOP, j'avais prophétisé une participation de 5,844 joueurs au Main Event. J'envisageais ainsi une baisse d'environ 1,000 joueurs. Pas une catastrophe dans le contexte économique actuel. Je suis un grand pessimiste, comme vous le savez. Ce chiffre me semblait être un minimum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mois plus tard, le « Big One » commençait avec 1,116 joueurs seulement pour le Day 1A. Multipliez ce chiffre par quatre (le nombre de journées de départ), et l'on obtenait moins de 4,500 joueurs. Néanmoins, j'étais confiant : le Main Even n'allait pas se casser la gueule. J'étais présent à Vegas depuis le tout début du festival, et la taille des fields sur l'ensemble des tournois préliminaires m'avait confirmé que, si l'on observait pas un net déclin du à la crise, la stagnation serait de mise, ce qui était somme toute une bonne nouvelle. Et surtout, je savais, par expérience, que les dernières journées de départ sont toujours préférées des joueurs, par rapport aux premières. C'est la même chose à l'EPT depuis bien des années. Pourquoi ? Pour gagner du temps. Les joueurs arrivent à la dernière minute, et repartent chez eux s'ils sautent. Un mec qui joue le Day 1A doit patienter trois jours avant de reprendre la partie pour le Day 1B. Un autre qui joue le Day 1D n'a que deux journées d'attente avec le Day 2B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, quand seulement 900 joueurs se sont pointés pour le Day 1B, l'explication était simple : la fête nationale américaine, journée réservée aux feux d'artifice et aux barbecues en famille. Au contraire : avec mes voisins de tables Aaron et Pauly, nous nous sommes dit exactement la même chose : « Wow, les Day 1C et 1D vont être complètement saturés. » Dimanche, comme prévu, la participation était en nette hausse, avec 1,696 joueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, moins de 3,700 joueurs avaient participé aux trois premières journées de départ : étant donné que la plus forte affluence est toujours rencontrée lors du Day 1D, et qu'il n'y avait aucune chance à ce stade que la participation totale soit en dessous de 6,000 joueurs, nous en étions convaincus : le Day 1D avait 99% de chances de remplir l'ensemble des tables de poker du Rio (3,000 places). Dans l'après-midi, Nolan Dalla envoyait un e-mail à destination de toute la presse : « Il y a de fortes chances que nous soyons obligés de refuser du monde demain. Prévenez vos amis, diffusez l'information : qu'ils s'inscrivent au plus vite. » J'ai relayé le message à l'ensemble du Team Winamax, et certains joueurs tout juste arrivés à Vegas se pointaient au Rio vers minuit pour être sur d'avoir un ticket. Brice Cournut fut l'un d'entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi, je suis arrivé au Rio vers 11 heures 30, comme chaque matin. Je me suis installé sur le banc de presse, et Aaron m'a immédiatement informé de l'émeute qui était en train de se dérouler dans le couloir : environ 200 joueurs tenaient le piquet devant les caisses, furieux de ne pas être autorisés à sortir 10,000 dollars de leur poche pour disputer une partie de poker. Ils ont été beaucoup plus nombreux à rencontrer porte close : la plupart étaient déjà repartis du Rio. Mais ceux qui étaient restés avaient la ferme intention de gueuler jusqu'à ce qu'on leur donne une place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première réaction ? « Bien fait pour eux ! Ils ont attendu la dernière minute pour s'inscrire. Ils auraient pu prendre leur ticket hier, il y a une semaine, il y a un mois, en avril dernier, même ! » Sur le banc de presse, la plupart des réactions initiales étaient similaires. « I'm not sorry for them. They gambled, and they lost », a résumé un collègue de PokerNews.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, dans le quotidien national USA Today, Daniel Negreanu allait écrire : « On ne peut pas en vouloir aux joueurs qui ont attendu la dernière minute pour s'inscrire : l'affluence des trois premières journées de départ ne laissait rien présager de l'affluence importante du Day 1D. » Je ne peux que désapprouver l'opinion d'un joueur pourtant aussi aguerri que Daniel, ayant pressenti la débâcle dès le Day 1B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais de tout de même, c'était quelque chose. De l'inédit : des joueurs se pointaient dans un casino les poches pleines, et l'on refusait leur argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 14 heures 30, une conférence était organisée en catastrophe par Harrah's pour donner le mot officiel. 150 sièges avaient été disposées à la hâte pour accueillir les jours recalés et attendant des explications. Devant eux, une douzaine de « costards » d'Harrah's – je n'en avais jamais vu autant dans la même pièce. Le directeur du tournoi, le chef' de la comm', le directeur régional des jeux, etc. Le gratin. Et Jeffrey Pollack, le commissionnaire des WSOP depuis 2005. Le porte-parole du plus gros tournoi de poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlSCGi_q7UI/AAAAAAAABzI/dgvwzEB8Ibc/s1600-h/P7064798.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356048905835048258" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlSCGi_q7UI/AAAAAAAABzI/dgvwzEB8Ibc/s400/P7064798.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les quinze minutes suivantes, Pollack allait expliquer qu'il était désolé, mais qu'il n'y avait rien à faire. Harrah's n'allait pas organiser de Day 1E pour les repêcher. Pas plus qu'ils n'allaient remettre en place le système des « alternates », disparu après 2006, et qui permettait à des joueurs de remplir les places laissées libres par les premiers joueurs éliminés. Pas plus qu'on allait monter des tables de dix joueurs – les trois premiers jours s'étaient joués en « 9-handed », et cela n'aurait pas été équitable de changer maintenant. « Je suis désolé, vraiment désolé, mais la décision a été prise, à contrecœur certes, mais nous nous y tiendrons. Il n'y a pas d'autre solution. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les récriminations des mécontents ont fusé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;J'ai fait tout le chemin depuis l'Australie, et vous me refusez l'entrée ?&lt;/em&gt; » [Oh, l'argument bidon. D'abord, tu n'es pas arrivé à Vegas ce matin, bordel. Il y avait encore des places hier. Et puis, quand tu fais 20,000 kilomètres pour voir le concert de U2, en général, tu as ton ticket en poche, non ?]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Pourquoi ne pas nous faire jouer entre minuit et midi ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Vous possédez dix casinos à Vegas, il doit bien avoir de la place quelque part pour que l'on puisse jouer, non ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Mec, vous voulez pas de notre argent, ou quoi ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde parlait en même temps, plein d'autres se sont barrés en plein milieu du discours, bref, le bordel. Melissa Hayden tendait de mettre de l'ordre, mais l'affaire était pliée : Pollack et Harrah's n'allaient pas bouger des montagnes pour satisfaire les retardataires mécontents. Seth Palansky, le directeur de la comm', s'est même avancé pour dire tout haut ce que tous les journalistes observant la scène pensaient tout bas : « Cela fait trois mois que les inscriptions sont ouvertes. Vous n'auriez pas pu venir plus tôt ? » Tollé général. Pas très diplomatique, cette remarque, mais pleine de bon sens néanmoins. La procrastination fut à mon sens la cause principale de tout ce merdier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, j'allais discuter du problème avec un ami superviseur. Plutôt que de blâmer les joueurs, il préférait regarder le problème sous un autre angle : « On aurait du les laisser jouer. On aurait pu les laisser jouer. Merde, tu mets dix joueurs par table pendant les premières heures, et après, les premiers joueurs sautent, tout rentre dans l'ordre et on en parle plus. Harrah's a pris l'option de la fainéantise, ils n'ont pas voulu faire l'effort de trouver une solution pour satisfaire les recalés, et à cause de ça, l'image des WSOP va être ternie pendant de longues années. » Il convient d'ailleurs de remarquer que si l'on avait accommodé les retardataires, la participation du Main Event aurait été supérieure à celle des deux années précédentes. Alors qu'au lieu de cela, on a trouvé un field stable, en dessous de 2008, mais légèrement au dessus de 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ancien directeur de tournoi des WSOP Matt Savage (désormais en poste au Commerce de Los Angeles) abondait dans le sens de mon ami superviseur : « Il n'y avait pas de solution idéale, mais ils auraient du laisser rentrer tout le monde, quitte à plier un peu les règles. » Tout en reconnaissant que, d'un autre côté, il était dur d'être désolé pour ces quelques centaines de joueurs qui avaient eu toutes les occasions possibles de s'inscrire depuis le mois d'avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre employé bien placé d'Harrah's plaidait en privé : « Les gens gueulent, mais ils n'ont pas la moindre idée de la taille de l'opération que nous devons gérer. Chaque décision influe l'ensemble de l'organisation. Si l'on décide de changer telle ou telle chose, c'est tout le reste de la machine qui doit être repensée. Par exemple, on nous a dit, « ouvrez une autre salle, et mettez-y les joueurs recalés. » Mais pour cela, il faut que la salle soit équipée d'autant de caméras qu'il y a de table, et obtenir l'aval préalable de la Commission des Jeux du Nevada. On ne pouvait pas accommoder cet afflux massif en dernière minute. Les joueurs auraient du se montrer prévoyants. On aura beau organiser 10, 20 ou 30 journées de départ qu'il y aura toujours des gens pour se pointer à la dernière minute, et pleurer si on arrive pas à les satisfaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème des inscriptions tardives (qui a aussi gangrené plusieurs des épreuves programmées à 17 heures, voir mes posts de juin sur Winamax) sera le premier sur la liste des choses à changer pour l'édition 2010. Ce que j'en pense ? Qu'on arrête de laisser les joueurs choisir leur journée de départ pour le Main Event. L'ordinateur distribue les places au hasard, équilibre automatiquement tous les fields, et ainsi, le maximum de joueurs possible pourra rentrer. Mais bien sur, cela causera d'autre types de mécontents... Ceux qui reçoivent un ticket pour le vendredi, alors qu'ils voulaient absolument jouer dimanche. Ou inversement. On ne pourra jamais satisfaire tout le monde. Comme le résume bien un collègue de Bluff : « les joueurs de poker sont de riches enfants gâtés qui passent leur temps à râler. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le cafouillage... Et maintenant, place au scandale. Parce que le Day 1D ne fut pas seulement gangréné par un problème d'organisation. Une controverse autrement plus sérieuse est venue créer une véritable affaire dans l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rumeurs avaient commencé à fuser dès midi. Le mot sur le banc de presse : les inscriptions étaient closes depuis le milieu de matinée, mais certains joueurs bien en vue auprès d'Harrah's avaient réussi à s'incruster en douce, prenant place au départ du Main Event tandis que des centaines d'autres pleuraient dans le couloir. Certains joueurs (la plupart connus et respectés sur le circuit, tiens tiens) étaient assis au siège 10, contredisant l'annonce d'Harrah's. D'autres se vantaient sur Twitter d'avoir trouvé un siège à... 14 heures, deux heures après le départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'ai pris la défense d'Harrah's et ai été plutôt d'accord avec leur gestion du problème, là, je ne peux que m'insurger de telles pratiques de favoritisme envers les joueurs médiatiques et/ou riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans pour autant être surpris. A au moins deux reprises, deux de mes amis avaient pu s'inscrire à un « donkament » à 1,500 dollars alors que le tournoi était déjà complet. La chanson est connue, et existe dans tous les milieux : on connait quelqu'un de bien placé... On décroche son téléphone... Et on prépare un joli pourboire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la conférence de presse, questionné par un joueur bien informé, Jeffrey Pollack a balayé d'un revers de la main les rumeurs : « A ma connaissance, personne n'a bénéficié de traitement de faveur. » L'expression à retenir ici est « à ma connaissance » : je ne mets pas en doute la bonne foi de Jeffrey Pollack, mais les WSOP sont une machine tellement grosse que la corruption à certains niveaux est inévitable. Rien que l'on puisse qualifier de criminel, non. On ne parle pas ici d'un Etat, où d'une multinationale se livrant à des malversations. Juste des amis qui se rendent des services. Du copinage. Un banal piston.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même jour, un exemple criant de la banalité de ces pratiques nous était offert juste sous les yeux, sans rapport avec l'affaire. Phil Ivey arrivait à l'Amazon Room pour découvrir qu'il était censé jouer en table télévisée. Mais Phil Ivey n'avait pas envie de jouer devant les caméras. Phil Ivey était fatigué après deux jours de cash-game non-stop au Bellagio. Que s'est-il passé au final ? Phil Ivey n'a pas joué en table télévisée. Vous croyez qu'ESPN aurait accepté le refus d'un joueur lambda ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fond de l'histoire ? Dans le poker, comme ailleurs, on trouve des citoyens de base, et des élites. L'argent peut résoudre bien des problèmes. Et si tu n'en as pas, et bien tu as un problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet n'a pas fini de faire couler de l'encre... Ce résumé n'en ayant couvert qu'une petite partie, avec les quelques informations que j'ai réussi à glaner tout au long de la journée, à travers mes conversations avec joueurs, officiels et médias.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lisez-plus sur le sujet en consultant les articles suivants écrits par des collègues et des joueurs (tous en anglais, liste non exhaustive - vous pouvez aussi aller voir sur 2+2 pour les ragots, mais il faut faire le tri) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerworks.com/poker-news/2009/07/07/preferential-treatment-uncovered-wsop-scam-on-sold-out-main-event.html"&gt;&lt;strong&gt;No Preferential Treatment at the WSOP. Are you sure about that ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - Le récit de mon collègue Aaron Hendrix, qui confirme – et je n'ai aucune raison de douter de sa bonne foi – l'existence de passe-droits en cette bizarre journée, relatant comment son amie d'Hollywood a pu s'inscrire après la fermeture des inscriptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fredrikpaulsson.blogspot.com/"&gt;&lt;strong&gt;Fredrik Paulsson&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – Un autre récit d'un joueur nordique qui a pu rentrer en retard – mais cette fois, il n'y était pour rien : Party Poker avait complètement merdé son inscription.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2009_07_01_archive.html#7935856045635143963"&gt;&lt;strong&gt;No Soup for You&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – La plume toujours bien affutée de Pauly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.ultimatebet.com/2009/07/loses/"&gt;&lt;strong&gt;Everybody Loses&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – Par mon excellent collègue d'Ultimate Bet, Mean Gene.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sports.espn.go.com/espn/poker/columns/story?columnist=wise_gary&amp;amp;id=4311416"&gt;&lt;strong&gt;Harrah's apologizes, turns people away&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – Le compte-rendu du journaliste poker d'ESPN, Gary Wise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sports.espn.go.com/espn/blog/index?entryID=4310387&amp;amp;name=poker"&gt;&lt;strong&gt;A day to remember&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – L'avis d'Andrew Feldman, aussi chez ESPN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-1d"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 39 sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - Pour relire mes réactions à chaud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlSCGtiIEFI/AAAAAAAABzA/1QGOjlEQve0/s1600-h/P7054612.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356048908663918674" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlSCGtiIEFI/AAAAAAAABzA/1QGOjlEQve0/s400/P7054612.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et avec tout ça, je n'ai même pas eu le temps de vous dire tout le mal que je pensais de la ridicule entrée de Phil Hellmuth au Day 1C Main Event sur une chaise à porteurs, déguisé en Jules César et suivi d'une cinquantaine de naïades ... Zut alors ! A revoir sur &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-1c"&gt;Winamax&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-940731354972998056?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/940731354972998056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=940731354972998056&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/940731354972998056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/940731354972998056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/world-series-of-clusterfuck.html' title='World Series of Clusterfuck'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlSCGi_q7UI/AAAAAAAABzI/dgvwzEB8Ibc/s72-c/P7064798.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5237193807021473401</id><published>2009-07-07T05:18:00.008+02:00</published><updated>2009-07-07T10:58:44.876+02:00</updated><title type='text'>Meet the decline ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 39&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun historien ne contredira cette affirmation : le poker moderne a atteint son pic en 2006, trois ans après la victoire de Chris Moneymaker qui avait déclenché la vague. C'est l'été de cette année-là que le tournoi principal des Championnat du Monde a vu sa participation atteindre le point le plus haut de son histoire, avec 8,773 participants, dont un bon 40% de qualifiés en ligne, et un joli paquet de pigeons. C'est l'année où chacun des sites de jeu majeurs était présents au Rio, rivalisant d'ingéniosité pour attirer le chaland. Chacun avait son stand, son salon privé, sa grosse soirée dans un night-club, d'où l'on repartait invariablement avec sous le bras un t-shirt, un tapis de souris, un autographe de Chris Ferguson, un paquet de bonbon et code bonus de premier dépôt à 100%. C'est l'année où joueurs, touristes et spectateurs congestionnaient quotidiennement les couloirs du centre de convention. Les gens attendaient jusqu'à une heure devant les portes pour pouvoir rentrer et observer leus idoles. C'est l'année où les médias étaient présents par centaines, couvrant l'épreuve dans des dizaines de langages différents. Il n'y avait jamais eu autant d'argent injecté dans l'économie du poker. On se marchait dessus entre les tables, des bastons éclataient parfois. La salle de presse sentait le zoo, j'y ai vu des collègues dormir sous les tables pendant les pauses. C'est l'année où l'ambiance de fête et de cirque était permanente, avec des joueurs déguisés, des personnalités faisant le spectacle pour les caméras, des histoires de partout. Merde, ils avaient même essayé d'inscrire un singe au Main Event. C'est l'année où j'ai couvert les World Series of Poker pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans plus tard, la noce est consommée, et toute l'industrie se réveille avec la gueule de bois. L'âge d'or est terminé depuis longtemps. Facteur principal : le vote de l'UEGIA aux Etats-Unis en octobre 2006, trois mois après la victoire de Jamie Gold. Une loi anti jeu en ligne ayant forcé hors du marché tous les sites de jeu côtés en Bourse, ne laissant en place que quelques sociétés d'actionnariat privé. En 2007 et 2008, la participation au Main Event a brutalement chuté, pour osciller autour de 6,500 joueurs. Et, au moment où j'écris ces lignes, les chiffres officiels pour 2009 sont tombés : 6,494 joueurs. En fait, si j'emploie le mot « déclin » assorti d'un point d'interrogation dans le titre de ce blog, le mot « stagnation » serait somme toute plus approprié. Après tout, toutes les éditions des WSOP post-2006 ont attiré un nombre constant de joueurs. Les donkaments continuent d'afficher complet. Alors, pourquoi je me fais du souci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais préciser ma pensée : les joueurs sont encore là pour remplir les tournois et garder des fields de bonne taille, mais pas les spectateurs. Les fans. Les joueurs occasionnels. Où sont-ils ? C'est comme si, petit à petit, ce milieu qui s'est tellement ouvert entre 2003 et 2006 était en train de se refermer. Demandez à n'importe quel pro aguerri : les parties sont des plus en plus dures. Les pigeons ont compris qu'ils n'avaient rien à gagner, et ont quitté le navire. De mon point de vue d'observateur, je le constate fort bien : les fans qui inondaient chaque jour les allées du Rio en 2006 ont peu a peu disparu durant les trois années qui ont suivi. L'UEGIA ne va pas expliquer à elle seule l'essoufflement de l'industrie du poker. L'intérêt des fans s'est émoussé. Les retransmissions télévisées ne font plus recette. Et combien de fois ces quatre dernières semaines ais-je pu observer le triste spectacle de gradins désertés durant des finales pourtant passionnantes ? Les gens se sont lassés, tout simplement, ne laissant qu'un noyau dur de fans encore vivace. Moins de fans, c'est moins de joueurs récréationnels. Moins de joueurs récréationnels, c'est moins de donkeys chattant un satellite à 30 dollars sur PokerStars. Et donc moins de Chris Moneymaker en puissance. Il n'y a qu'à voir les résultats des WSOP cette année : que des pros, et quatre ou cinq amateurs. Le poker se professionnalise de plus en plus, ce qui n'augure rien de bon pour sa santé financière. Tautologie : l'argent des gagnants provient des poches des perdants. Si ces derniers s'en vont, qu'adviendra t-il des premiers ? Réponse : on reviendra au début des années 90, où une cinquantaine de pros américains se battaient en duel, et tout le monde se foutait pas mal du poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas trop où je veux en venir... Je n'ai plus les idées très claires à ce stade des WSOP. Et je m'apprête à devenir encore plus cryptique. On est une dans une sorte de creux, disons. La confusion règne. Je me pose des questions sur l'avenir de mon métier – un métier précaire, finalement, exercé par au maximum une quinzaine de personnes en France, la plupart payées au lance-pierres. Je ne veux pas sonner trop pessimiste, mais reste que je me pose la question en permanence : combien de temps cela va durer ? Je sais que le poker a encore de beaux jours devant lui en Europe, avec des tournois de plus en plus beaux, et toujours plus de joueurs. Mais de manière générale, l'Europe suit invariablement l'Amérique, toujours avec un train de retard. Ceci dit, si cette industrie a connu de nombreux hauts et bas en Amérique, elle n'a jamais complètement disparu. L'ouverture du marché en France, si elle bien réalisée – on est mal barré, pour le moment – pourrait pousser l'industrie encore plus haut. Et certains, comme Greg Raymer, prédisent 10,000 joueurs au Main Event 2010 si le marché américain est d'ici là régulé et légalisé par Barrack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que le fond de la question que je me pose, c'est : la mode du poker est-elle impérissable ? Pourquoi plus personne n'écoute la Lambada ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref... C'est le genre de trucs qui me passaient par la tête en ce 4 juillet, jour où l'on fête l'indépendance de la nation américaine. Seulement 873 joueurs s'étaient pointé dans l'Amazon Room pour le Day 1B. Le plus petit « Day 1 » de l'histoire des WSOP depuis la victoire de Chris Moneymaker. Comme j'allais m'en rendre compte lors des deux journées suivantes, cette désaffection avait surtout à voir avec le fait qu'il s'agissait d'un jour férié traditionnellement réservé aux barbecues et feu d'artifice en famille. Les joueurs sont encore là. On était pas au bout de nos surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-1b"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 1B du Main Event sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlK-yjR_uyI/AAAAAAAABy4/ZsaZN8G57Bg/s1600-h/P7044347.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355552682570398498" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlK-yjR_uyI/AAAAAAAABy4/ZsaZN8G57Bg/s400/P7044347.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Johny001 montre As-Roi durant le Day 1B&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlK-yQyb-PI/AAAAAAAAByw/alkDOQUjq0U/s1600-h/P7044307.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355552677606193394" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlK-yQyb-PI/AAAAAAAAByw/alkDOQUjq0U/s400/P7044307.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Kara Scott&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5237193807021473401?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5237193807021473401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5237193807021473401&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5237193807021473401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5237193807021473401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/meet-decline.html' title='Meet the decline ?'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SlK-yjR_uyI/AAAAAAAABy4/ZsaZN8G57Bg/s72-c/P7044347.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2113609383746080568</id><published>2009-07-06T05:49:00.004+02:00</published><updated>2009-07-07T12:07:35.442+02:00</updated><title type='text'>RTT</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 38&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rares fois ou j'ai voté, c'était à gauche... Tout du moins toujours à la gauche de Le Pen, comme en avril 2002. Quand Martine Aubry, ministre de l'Emploi du dernier gouvernement socialiste de la Vème République, a fait voter la loi sur la réduction du temps de travail en 2000, j'ai applaudi, allant même jusqu'à écrire une éloge du projet dans le cadre de mes cours de Sciences-Économie au lycée. J'avais eu 16/20. L'équivalent d'un 20/20 pour mon sévère prof de l'époque. Il était de gauche aussi, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant mes cinq années dans le poker, je n'ai jamais connu le régime des 35 heures... Purée, j'aurais du mal à avoir ne serait-ce qu'un seul lecteur satisfait si je suivais ce quota, recevant déjà déjà sufisamment d'emails furieux me reprochant de ne pas assez publier de contenu durant mes 90 heures hebdomadaires passées au Rio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, probablement inspirés par la géniale Martine, Harrah's et les organisateurs des WSOP ont décidé de nous faire gouter aux joies de la réduction du temps de travail, en changeant à la dernière minute le programme du Main Event : à mon arrivée dans l'Amazon Room pour le départ du Day 1A du plus gros tournoi de poker de l'année, j'ai appris, surpris, que seulement quatre niveaux de deux heures seraient joués vendredi, au lieu de cinq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2006, l'année de mon premier Main Event, six niveaux étaient au programme. Une torture interminable. J'arrivais le matin avec une heure d'avance, à onze heures, et ne rentrais dans ma chambre qu'à quatre heures du matin, avant de recommencer à travailler sept heures plus tard. Et ainsi de suite durant les six premiers jours. Les deux années suivantes, cinq niveaux étaient au programme, et l'on avait là une journée typique de treize heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, avec seulement huit heures au programme, plus 90 minutes de pause-dîner, et deux courtes de pause de vingt minutes, même le plus fatigué des reporters après cinq semaines de taf non-stop ne pouvait s'empêcher de trouver cela un peu court. Je veux dire, je suis arrivé au Rio à 10h30 mardi, et à 22h30, j'étais déjà reparti. Les cinq journées suivantes allaient être similaires, nous dit-on. Harrah's venait d'inventer la semaine de 60 heures, soit une réduction du temps de travail de 33%. Même le plus révolutionnaire des partis d'extrême-gauche n'avait jamais accompli une telle prouesse. Merde, j'ai même pu rentrer à l'hôtel à une heure raisonnable, bosser une heure de plus, et passer la soirée à fêter l'anniversaire d'une amie, pour me coucher tout de même à une heure raisonnable. Encore un peu et j'aurai presque une vie. Incroyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les raisons d'un tel changement de dernière minute opéré par Harrah's ? Pour tout dire, je suis confus... J'ai entendu certains dire qu'il fallait raccourcir les premières journées pour éviter de rentrer dans l'argent avant que le field ne soit combiné dans la même salle le troisième jour. Un argument qui ne tient pas debout : en 2008, avec des tapis de départ de 20,000, l'argent avait été atteint vers minuit le troisième jour, en temps et en heure, donc. Aucun risque que cela se produise cette année, avec des tapis de départ qui passent à 30,000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup la théorie de certains paranos habitant le banc de presse : une première journée durant deux heures de moins, c'est plus de monde en course pour le Day 2. Et donc plus de monde qui reste à Vegas, et dépense son argent en chambre d'hôtels, restaurants, tables de craps... Si possible dans l'un des dix et quelques casinos du Strip appartenant à Harrah's.Comme chaque année depuis l'installation des WSOP au Rio, le début du Main Event est découpé en quatre journées de départ. Chaque joueur a le choix entre les Day 1A, 1B, 1C et 1D.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première de ces première journées ne fut pas la plus passionnantes de toutes. Seulement 1,167 joueurs, parmi lesquels peu de têtes de série, étaient au départ – un chiffre bas qui s'explique par le jour (vendredi) et le fait que de toute façon, la plupart des joueurs préfèreront toujours commencer le plus tard possible. Ce qui, comme on le verra dans les posts suivants, va poser quelques problèmes d'organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-main-event-jour-1a"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 1A du Main Event sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une page qui m'a pris un temps fou à compléter tous les jours, mais je suis pas mécontent du résultat - et on y trouve des stats et infos inédites :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-les-resultats"&gt;&lt;strong&gt;Résultats des WSOP 2009&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2113609383746080568?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2113609383746080568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2113609383746080568&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2113609383746080568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2113609383746080568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/rtt.html' title='RTT'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-7541704700086250907</id><published>2009-07-05T03:14:00.002+02:00</published><updated>2009-07-05T03:17:36.308+02:00</updated><title type='text'>Take a sad song and make it better</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 36 et Day 37&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Liste non exhaustive des événements qui se sont produits durant mes deux journées de pause avant le Main Event :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une superbe prestation de mon ami Aurélien Guiglini, qui termine en 13ème place dans la très difficile épreuve de Short-Handed à 5,000 dollars. Bien entendu, c'est lorsque je m'absente pour la première fois du Rio que l'un de mes meilleurs amis dans le poker accomplit une performance. « Guignol » est mon collègue chez Winamax depuis un an et demi, mais je le connaissais bien avant de faire partie de la boîte. Sans doute la personne qui m'a appris le plus de choses au poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une énième visite au Red Rock Canyon avec mon amie Hilda de PokerStars. J'ai du faire découvrir cet endroit à une vingtaine de personnes en deux ans, et je ne me lasse pas d'y retourner encore et encore. Il y avait du vent, et un couple de jeune mariés venus en bus avec tous leurs invités. Hilda m'a dit que mon idole littéraire Jesse May s'était marié avec Mickey May au Red Rock, ce qui doit être la chose la plus cool à faire au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un tour au Venetian en mode touriste, pour comparer avec la vraie Venise que j'ai visité il y a seulement deux mois. La fausse est trop propre, les rues sont immaculées et l'eau transparente.. On parle moins bien anglais dans la vraie. Les deux sont infestés de touristes. La glace est de qualité égale. Il fait toujours beau dans la fausse Venise, car elle se trouve à l'intérieur du casino, avec l'air conditionné et le faux plafond couleur ciel. La fause place St-Marc est beaucoup plus petite, et il n'y a pas de pigeons. Les orchestres classiques sont remplacés par des mimes du plus mauvais goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des mojitos au Mirage avec Hilda et Chris Hall (anciennement BlondePoker, maintenant PokerNews) pour fêter son 27ème anniversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une virée à Downtown, le vieux Vegas, pour le gala de charité organisé par Howard Lederer au Golden Nugget, on m'avait mis sur la liste VIP – ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. Boissons à volonté, et un feu d'artifice sur le toit, qui a duré plus de vingt minutes. Un mec qui travaille dans la pyrotechnique m'a dit que ça avait du couter 200,000 dollars. Une paille quand on est l'un des actionnaires majeurs de Full Tilt Poker. Erica Shoenberg est de plus en belle, et en me voyant a dit « Hi, Benji. ». Est-ce que j'ai l'air gay si je dis que j'étais déçu que David Benyamine n'était pas présent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Deux night-clubs dans la même soirée, on s'est fait virer deux fois pour cause de fermeture. D'abord le Ghost Bar, une lounge au dernier étage du Palms avec une vue incroyable sur le Strip. Puis le LAX, un club au Luxor, assez bien foutu mais à la musique complètement naze la moitié du temps (Dieu que je déteste le RNB lorsqu'il s'agit de danser) Je sue mais je m'en fous. Le plus gros débile de la planète fait partie de notre groupe de cinq personnes, et tente d'attraper une des filles du groupe. Ses manœuvres de séducteur tout droit sorties d'un séminaire de technique de drague échouent lamentablement, et il devient de plus en plus désespérément pathétique à mesure que les heures passent. Un spectacle extraordinaire. J'hésite à intervenir, mais il finit par comprendre le message et se barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A cinq heures du matin, quand il ne reste plus aucun endroit où aller, on atterrit au Bellagio, dans le bar en face de la salle de poker. Arrivée surréaliste de Bobby Baldwin à la table d'à côté, le champion du monde de poker et accessoirement président-directeur-général du casino dans lequel nous nous trouvons. Une jeune blonde l'accompagne. L'autre fille de notre groupe commence a flipper – son père est un très célèbre joueur de poker ami de Baldwin, et n'a pas envie d'être vue par ce dernier à une heure si tardive. Elle se barre en rampant entre les fauteuils. Plus tard, le père en question se lève de son siège dans la salle de cash-game portant le nom du PDG, et nous salue. Je me prend un râteau par la fille de mes rêves – hé, au moins, j'aurai essayé. Un peu comme un mauvais joueur de 1$/2$ qui tente sa chance en 5$/10$.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Observer le lever du soleil sur le Strip depuis le dernier étage du Encore. Winamax m'a reservé une chambre dans le dernier hôtel de luxe de Steve Wynn jusqu'à la fin du séjour. J'adore mes boss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfin, un peu de tennis, avec Nicolas Levi. Je menais 5-2. J'ai perdu 7-6 comme un nul. Mais Nicolas m'a dit qu'avec un peu d'entraînement, je pourrai battre tous les membres du Team. J'y compte bien, avec un entraînement intensif dès mon retour à Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans la soirée, spectacle au Mirage : « Love », l'hommage du Cirque du Soleil aux Beatles. Les danses restent assez conventionnelles par rapport aux autres shows de la troupe, mais quiconque étant sensible à la musique des Fab Four (c'est à dire à peu près la terre entière, sauf deux trois aigris) sera conquis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et on termine avec la soirée organisée par Bluff Magazine... dans un strip-club, ces gens-là ne font rien comme tout le monde. Toutes les sociétés importantes de l'industrie organisent leur soirée à l'approche du Main Event : Ultimate Bet, PKR, 888, etc. Je ne me suis rendu qu'à celle de Bluff, car je fais un peu partie de la maison, maintenant. Je squatte l'espace VIP en compagnie des collègues. Je rencontre Eric Morris, le boss, qui me félicite pour mon article. J'envoie chier toutes les strip-teaseuses qui passent. Un groupe de ska-punk médiocre se produit sur la scène. On profite de l'open-bar. Et je rentre me coucher. Le grand cirque annuel commence le lendemain.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7541704700086250907?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/7541704700086250907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=7541704700086250907&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7541704700086250907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7541704700086250907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/take-sad-song-and-make-it-better.html' title='Take a sad song and make it better'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-7400897404014401970</id><published>2009-07-01T14:15:00.002+02:00</published><updated>2009-07-01T14:27:55.701+02:00</updated><title type='text'>Sprint final</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 33, Day 34 et Day 35&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;A quelques jours du Main Event, le rythme n'a pas faibli, et j'ai même bien l'impression que les trois dernière journées ont été les plus chargées de tout le mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, j'ai suivi de près quatre épreuves en simultané. D'abord le HORSE, avec une déception côté tricolore : la troisième journée a été fatale aux trois derniers français Benyamine, Soulier et Bueno. Les scandinaves ont pris le pouvoir, avec la montée en flèche de Gus Hansen et du moins médiatique Erik Sagstrom, pourtant l'un des premiers vrais héros du poker en ligne. L'un des premiers joueurs a avoir gagné un million de dollars sur Internet en une année, à l'époque (2002/2003) où la plus grosse table du net était la 300/600 en Limit Hold'em. C'est ce que Renaud Desferet m'a raconté – le Local Hero de Winamax, l'un des plus gros gagnants du site, a choisi son pseudo « Renaud123 » en hommage à Sagstrom (« Erik123 ») Greg Mueller est devenu le quatrième multiple vainqueur des WSOP 2009, après Brock Parker, Phil Ivey et Jeff Lisandro. Déception pour mon ami argentin José Barbero, première éliminé de cette finale. Dans la Miranda Room, le finaliste de l'EPT de Dortmund Thibaut Durand est sorti de nulle part pour se constituer un tapis de chip-leader. Et le gros morceau : une bonne quinzaine de français à suivre dans le Triple Chance à 3,000 dollars. Après dix heures de jeu, trois joueurs Winamax étaient en course, dont Patrick Bruel avec un gros tapis. J'ai réalisé ma première interview de la superstar, dernière « recrue » du Team Winamax quelques semaines après que sa participation au capital de la société soit devenue officielle. Je me suis même pris pour un journaliste en lui posant une question sur son prochain album. Il est de bonne humeur, en ce moment, le Patrick. Malgré son statut particulier, il est désormais bien intégré dans le Team, qu'il regarde avec un œil de papa fier de ses rejetons, et l'on partage de bons moments ensemble durant les pauses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, on repart de plus belle avec la suite des épreuves en cours. Thibaut atteint la finale du donkament à 1,500 dollars, et dispute une partie tendue sur le podium ESPN. Il termine en sixième place, et remporte assez pour entrer directement en second place du classement des gains français. Patrick atteint les places payées dans le Triple Chance, et saute sur un coin-flip. La table finale du HORSE est décidée, et malgré son casting poids-lourd, elle ne possède pas le potentiel pour exciter les foules. Les bons joueurs sont là, mais pas les joueurs médiatiques. Un allemand gagne le bracelet dans le donkament, et quand on lui demande de sourire pour la photo, il répond avec l'accent de Terminator : « I. Don't. Smile. » Il ne plaisantait pas, le mec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi était le dernier jour de cirque avant le Main Event. L'ultime épreuve préliminaire a démarré, l'une des plus belles : le Short-Handed à 5,000 dollars, tournoi de prédilection des joueurs online de la nouvelle génération. Des tas et des tas de joueurs à suivre : le Team Winamax presque au complet, l'équipe des Limpers, des qualifiés Club Poker, plus des tas d'autres français présents à Vegas. Dans la Brasilia Room, une petite dizaine de français atteint l'argent dans le dernier donkament des WSOP, et Gabriel Nassif fait la bulle dans le Deuce to Seven. Deux randoms sont couronnés dans les épreuves de Stud High-Low et Triple Chance, et quand je quitte le Rio à une heure de matin, la finale du HORSE est toujours en course devant dix spectateurs à tout casser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, pour résumer ces trois inutiles paragraphes : des types jouent aux cartes. Certains gagnent de l'argent, d'autres en perdent. Fermez le ban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai presque terminé avec les World Series of Poker édition 2009. Pas trop tôt. Durant les 35 derniers jours, je suis venu tous les jours à l'Amazon Room. Je n'y mettrai les pieds ni demain, ni après-demain. Au programme : du repos, de l'air frais, et des sorties. L'avant Main Event réserve toujours quelques juteuses soirées organisées par des joueurs, des magazines ou des sites de jeu en ligne : je suis sur la guest list de deux d'entre elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut voir le bout du tunnel, désormais. Le plus dur est passé : les longues journées à courir entre six épreuves réparties dans trois salles, c'est terminé. Il reste seul un tournoi au programme, le Main Event, le plus gros et le plus long de tous avec ses 6,000 joueurs. Mais à côté du mois que l'on vient de subir, cela va presque ressembler à une promenade de santé. Je compte les jours qui me séparent de la délivrance. Quatre journées de départ, deux Day 2, et ensuite six jours pour arriver jusqu'à la table finale, qui ne sera jouée qu'en Novembre, et à laquelle je ne suis pas sur d'assister. Douze journées au total. Les premières seront les plus difficiles, quand la salle est remplie et les français nombreux. Puis la charge de travail va progressivement diminuer durant la seconde partie du tournoi, pour devenir quasiment nulle le dernier jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d'autres nouvelles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un accord verbal a été conclu entre Pauly, Jerôme Schmidt (mon ami rédacteur en chef de 52) et moi. Je vais traduire en français le bouquin du premier, pour le publier sous la maison d'édition du second. Pauly m'a remis son manuscrit de 120 pages, que je dévorerai dès mon retour en Europe, pendant les vacances. Ensuite, il me faudra trouver du temps libre pour me mettre au travail. On aimerait publier pour le printemps. L'idéal serait de bosser dessus intensément chaque week-end (pas facile avec tous les tournois qui s'annoncent avant décembre), puis de passer deux ou trois semaines enfermé avec l'auteur en février pour réviser les passages difficiles du texte. On a déjà évoqué quelques destinations pour cette retraite littéraire : Amsterdam (évidemment), Paris (mouais), où chez lui à Los Angeles. C'est la première fois que je vais m'attaquer sérieusement à un excercice de traduction de cette taille. J'aborde le challenge avec anxiété : il s'agira de ne pas trahir le matériel original d'un auteur dont j'admire le style et les mots. A défaut d'écrire mon livre, je vais écrire celui d'un autre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzne-stI/AAAAAAAAByo/U6HmM9fJhhU/s1600-h/IMG_2453-1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353465827808948946" style="WIDTH: 307px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzne-stI/AAAAAAAAByo/U6HmM9fJhhU/s400/IMG_2453-1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La dernière édition de Bluff Magazine vient d'inonder les couloirs de l'Amazon Room. Cela fait bizarre de voir à chaque table ou presque quelqu'un en train de lire mon article. Je suis fier, j'avoue. Et content que le sujet de mon article m'ait remercié pour ce que j'ai écrit. Je ne sais pas si mon histoire est meilleure que la dizaine d'autres qui ont été consacrées à ElkY ces quinze derniers mois. Mais je peux vous assurer qu'on y trouve deux ou trois trucs qui n'ont jamais été imprimés ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-34"&gt;&lt;strong&gt;Day 33&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-34"&gt;&lt;strong&gt;Day 34&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-35"&gt;&lt;strong&gt;Day 35&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUyzRqkVI/AAAAAAAAByI/wD57N0amaVA/s1600-h/P6283582.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353465813794459986" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUyzRqkVI/AAAAAAAAByI/wD57N0amaVA/s400/P6283582.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon collègue Guignol fait son apparition annuelle aux WSOP&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzPpaOkI/AAAAAAAAByQ/KGyMSbPUB_c/s1600-h/P6293707.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353465821410245186" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzPpaOkI/AAAAAAAAByQ/KGyMSbPUB_c/s400/P6293707.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Interview avec une star : du journalisme total&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzfuSMWI/AAAAAAAAByY/L5trxHyz1og/s1600-h/P6303834.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353465825725657442" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzfuSMWI/AAAAAAAAByY/L5trxHyz1og/s400/P6303834.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jamais vu un type aussi malheureux de remporter 660,000 dollars et le trophée le plus convoité du poker...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzsFADMI/AAAAAAAAByg/LWbAciuPmK4/s1600-h/P6303845.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353465829042162882" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzsFADMI/AAAAAAAAByg/LWbAciuPmK4/s400/P6303845.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rui Cao a dominé le premier jour du Short-Handed à 5,000$&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7400897404014401970?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/7400897404014401970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=7400897404014401970&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7400897404014401970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7400897404014401970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/sprint-final.html' title='Sprint final'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SktUzne-stI/AAAAAAAAByo/U6HmM9fJhhU/s72-c/IMG_2453-1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-9170293232471806768</id><published>2009-06-30T09:49:00.002+02:00</published><updated>2009-06-30T09:57:14.856+02:00</updated><title type='text'>The Hangover</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 31 (deuxième partie) et Day 32&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, alors j'avais commencé mon post précédent en mentionnant une soirée soirée de type divertissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y arrive. Après avoir observé le débâcle de l'hymne national anglais et le départ de l'épreuve de HORSE, j'ai quitté le Rio vers 17 heures. Il était temps de prendre une pause, et s'amuser un peu. J'ai mangé, je me suis changé, et ai retrouvé Yuestud et quelques autres sur le Strip. Taxi: direction un hôtel grand luxe récemment inauguré, et sa boîte de nuit dont la construction a coûté plusieurs dizaines de millions de dollars (à la demande de mon avocat, certains détails de l'histoire devront rester flous)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant les portes, on retrouve dans la file d'attente Arnaud Mattern et quelques uns de ses amis allemands, des joueurs de poker bien sur. Et, plus étonnant, une célèbre star du poker qui ne pourra pas disputer les WSOP avant 2010, en raison de son âge. Les lois régissant l'âge minimal étant les mêmes en ce qui concerne le jeu et la consommation d'alcool, je sursaute : comment cette star du poker va t-elle réussir à rentrer ? Fausse carte d'identité ? Non : c'est bien son propre passeport qu'elle présente au vigile. A l'intérieur, à la page où figure la photo et la date de naissance, plusieurs billets de cent dollars. Je regarde mes chaussures en anticipant un scandale. La baraque regarde la pièce d'identité dans tous les sens, regarde la star du poker dans les yeux, puis encore le passeport, et... Rien. Il empoche les billets. On a passé le contrôle. Soulagement. Ah non, pas encore : le mec revient cinq minutes plus tard. Il veut revoir le passeport. Il y a d'autres vigiles autour. « Je ne peux pas faire ça... » Puis sont échangés quelques mots dont je ne discerne pas la teneur. Je me dis que c'est foutu, mais encore une fois, non : on passe. Un autre vigile nous tamponne le revers de la main : on est dans la boîte. Wow. Je suis bluffé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'établissement est gigantesque. Haut de plafond, musique RNB à fond, des bouteilles et des serveuses à gros seins et des minettes à jupe courte et des débiles en provenance de Los Angeles un peu partout. Pas de doute, on est bien dans une boîte branchée typique de Vegas. Jan Heitman nous conduit au fond, et l'on se retrouve dehors, en terrasse. Elle aussi gigantesque. Piscine au milieu. On arrive dans une section un peu plus privée, à l'abri sous une tente, où est massée une quantité d'alcool largement suffisante pour rendre saoules quatre équipes de rugby. A peu près l'intégralité des joueurs allemands que je connais sont là, tous les vainqueurs EPT, WSOP, les finalistes, les joueurs sponsos, ils sont tous là. Aparemment, la branche allemande du Team PS avait décidé de mettre en commun une fraction de leurs gains des EPT de San Remo et Monte Carlo pour organiser cette soirée. Sympa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fête bat son plein, les verres s'entrechoquent, et j'ai l'impression bizarre d'être un repris de justice fêtant sa sortie de prison, ou un truc dans le genre. C'est ma première sortie en boîte depuis que je suis arrivé à Vegas. Je quitte la fête teutonne et inspecte les environs. Je tombe sur la table des joueurs scandinaves, Johnny Lodden, William Thorson et compagnie. On trinque à nouveau. A l'intérieur, je trouve la table des français – décidément, on dirait que chaque nation du poker européen a crée sa petite enclave dans la boîte : Antony Lellouche, David Miara, Cyril Bensoussan, Ludovic Lacay, et Régis, le caméraman de Winamax. Téquilas frappées et vodka tonic sont de rigueur. Bensouss' me fait une blague typique de boîte, et je tombe dans le panneau comme un bleu (« Benjo, appelle la nana là bas de ma part » - je refuse, il insiste, je m'exécute, et quand je me retourne il s'est barré, ce con – un grand classique paraît-il).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma copine Hilda de PokerStars (en vacances) se pointe, et l'on se dirige vers la piste de danse. Un allemand gagne un pari en plongeant dans la piscine, complètement à poil – bien entendu, il s'est fait jeter dans la minute qui a suivi. Très vite il est déjà temps de partir pour la seconde partie de soirée – après trois heures du mat', c'est au Drais que ça se passe, une boite mythique réputée pour ses « after hours », située dans un casino pourri en face du Caesar's, mais à la musique et l'ambiance imbattable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous bien éméchés et d'humeur joyeuse, on s'entasse dans une limousine. Dans la boite, plus petite, plus intime, à la musique cent fois meilleure, une nana venue du Wisconsin se jette sur moi, et nos bouches ne vont plus décoller l'une de l'autre durant les quatre heures suivantes. Devant tout le monde, rien à foutre. Hé, j'ai le droit de chatter aussi, des fois. Le saviez-vous ? Je suis bon danseur. Enfin, je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'étais même pas mécontent quand Elaine (je crois que c'est comme ça qu'elle s'appelait) est repartie avec sa copine sur le coup de sept heures du matin. Je n'étais pas en état de faire quoi que ce soit en position horizontale autre que dormir, et je repensais déjà aux WSOP, qui reprenaient dans cinq petites heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EXIT, soleil dans la gueule, sensation désagréable bien connue (« Argh, de la lumière naturelle, achevez-moi »), je m'écroule, et quand le réveil sonne, je l'envoie valser à travers la pièce. J'arrive au Rio avec quatre heures de retard, et je me sens comme la dernière des merdes. Travailler un lendemain de cuite, c'est pas drôle. J'aimerais bien rester au lit, mais pas le choix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Otis, mon voisin sur le banc de presse, me sauve avec deux cachets d'aspirine, que je descends avec une fiole "5-hour energy boost". La tête serrée dans un étau, et les jambes flageolantes, je vais galérer toute la journée à suivre les progrès des français dans le HORSE et dans l'épreuve de Pot-Limit Omaha, où un régulier des cercles parisiens à effectué une très belle prestation. Mais qu'importe, ça valait le coup. Quand-est-ce qu'on recommence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-33"&gt;&lt;strong&gt;Day 33&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SknD2S3siSI/AAAAAAAABx4/S89vOhP8TbM/s1600-h/P6273469.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353024969652341026" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SknD2S3siSI/AAAAAAAABx4/S89vOhP8TbM/s400/P6273469.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Révélation française aux WSOP : le parisien Mathieu Jacqmin, sur le podium de l'épreuve de Pot-Limit Omaha High-Low&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SknD2lFDFyI/AAAAAAAAByA/6L1WxTyUrqk/s1600-h/IMG_2442.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353024974540183330" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SknD2lFDFyI/AAAAAAAAByA/6L1WxTyUrqk/s400/IMG_2442.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mathieu fait partie de toute cette bande de talent français ayant commencé le poker à la même époque : Guillaume Cescut, Benjamin Pollak, Arnaud Esquevin, Rémy Biéchel...&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-9170293232471806768?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/9170293232471806768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=9170293232471806768&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/9170293232471806768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/9170293232471806768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/hangover.html' title='The Hangover'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SknD2S3siSI/AAAAAAAABx4/S89vOhP8TbM/s72-c/P6273469.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4164217633719867884</id><published>2009-06-29T12:48:00.003+02:00</published><updated>2009-06-29T12:58:10.034+02:00</updated><title type='text'>Incident diplomatique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 30 et Day 31 (1ère partie)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quand patriotisme, poker et humour douteux se rencontrent&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avantage, quand on passe autant de temps la tête dans le guidon jour après jour, sans faire attention au monde extérieur, c'est lorsqu'on finit par trouver un créneau pour se divertir, on en profite à fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi soir, j'ai pu pour la première fois faire une sortie dans les règles à Vegas. Tous les potentiomètres à fond. La tête à l'envers jusqu'au petit matin. Mais, évidemment, tout à un prix, j'en étais bien conscient. Mais revenons un peu en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicPZyT1-I/AAAAAAAABxg/e2EwCg1b6qI/s1600-h/P6253189.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352699945563707362" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicPZyT1-I/AAAAAAAABxg/e2EwCg1b6qI/s400/P6253189.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, j'avais prévu de prendre une pause dès jeudi. Mais la table finale de Davidi Kitai dans l'épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000 dollars est venue contrecarrer mes plans. C'est sur le champion du monde belge et sa table finale extrêmement chargée en poids lourds que j'ai consacré la plupart de mes efforts lors de cette trentième journée des WSOP. Autour de Davidi, il y avait une belle bande de joueurs expérimentés, des serrures, mais des bonnes serrures : Kirill Gerasimov, Jason Lester, John Kabbaj... Et aussi Eugene Todd, Isaac Haxton, JC Alvarado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observer Davidi autour du podium ESPN avec un gros tapis m'a évidemment rappelé des souvenirs très vifs des WSOP 2008. Et c'est pour ça que j'ai été le premier surpris quand mon ami a du s'incliner en quatrième place. Je n'avais sincèrement imaginé aucun autre scénario que la victoire. Mais Davidi n'était guère amer après son élimination : il avait très bien joué, sans faire d'erreur, et à ce stade de la partie, c'est plus la chance qu'autre chose qui a départagé tous ces bons joueurs. Avec 200,000 dollars de gains, il repassait dans le vert après un été où les défaites s'étaient enchaînées de manière presque quotidienne. Pas de second bracelet, mais pas de regrets non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, j'étais bien décidé à lever le pied, mais il me fallait tout de même aller au Rio. Pas question de manquer l'une des épreuves les plus importantes des WSOP. La grande question concernant le HORSE à 50,000 était toute simple : combien de joueurs allaient se pointer ? Je tenais de source sure qu'ils n'étaient que 17 inscrits la veille au soir. Le lendemain, quand je suis arrivé dans l'Amazon Room à midi, heure théorique du départ, la salle était vide. Le nombre d'inscrits avait péniblement monté jusque 35. Pas questions pour les organisateurs de démarrer le tournoi : il n'y avait tout simplement pas assez de joueurs. Consternation chez les quelques joueurs qui étaient là à l'heure, mais il n'y avait pas vraiment d'autre solution. Deux heures plus tard, l'épreuve commençait avec une soixantaine de joueurs. Les inscriptions sont restées ouvertes trois heures après le départ, permettant d'atteindre une participation finale de 95 joueurs. Une baisse de presque 33% par rapport à 2008 et 2007. Pas un succès, mais pas un camouflet non plus. La décision d'ESPN de ne pas diffuser le tournoi a compté pour beaucoup dans cette désaffection. Et la crise économique sans doute un peu. Et enfin la présence d'un autre tournoi très cher au programme, le tournoi anniversaire à 40,000 dollars que beaucoup de joueurs ont préféré, puisqu'il s'agissait de No Limit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicPoK_dbI/AAAAAAAABxo/eKPzRRQK070/s1600-h/P6263372.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352699949425325490" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicPoK_dbI/AAAAAAAABxo/eKPzRRQK070/s400/P6263372.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, j'ai aussi pu assister à ce qui restera peut-être comme le plus grand couac des WSOP cette année. A 14 heures, John Kabbaj était sur le podium au centre de l'Amazon Room pour se voir officiellement remettre son bracelet, remporté la veille (la même épreuve où Davidi Kitai a terminé quatrième). Une consécration méritée pour ce joueur gagnant calmement et discrètement sa vie au poker depuis plus de quinze ans, sans sponsor ni médiatisation. Un mec sympa, régulier de l'Aviation Club de France où il est apprécié par la communauté des joueurs high-stakes parisiens, Antony Lellouche en tête. Bref, comme chaque jour depuis quatre semaines, le commissionnaire des WSOP Jeffrey Pollack a présenté à la foule le vainqueur, et a lancé le bal : « Mesdames et Messieurs, en l'honneur de John Kabbaj, voici l'hymne national de la Grande-Bretagne, &lt;em&gt;God Save the Queen&lt;/em&gt; ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, j'ai cru que j'hallucinais. La musique qui s'est échappée des hauts-parleurs n'était pas le traditionnel hymne de la couronne britannique. Non, il s'agissait de la reprise des Sex Pistols, bordel de merde ! Un brûlot anarchiste censuré à l'époque de sa sortie en 1976, complet avec guitare agressive et langage plus qu'ordurier envers la Reine, le drapeau et toute la famille royale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TBo0LLlKu5Q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/TBo0LLlKu5Q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, évidemment, j'ai tout de suite cru que ce farceur de Kabbaj faisait une petite blague typiquement british, et avait spécifiquement demandé à ce que l'on joue une version décalée de l'hymne de son pays, histoire de détendre un peu l'atmosphère parfois inutilement solennelle qui plombe un peu les cérémonies des bracelets.. Après tout, on avait souvent blagué entre collègues là-dessus : « Ce serait bien qu'ils nous passent l'hymne américain version Hendrix, pour changer. J'en ai marre d'entendre tout le temps la même chose. » Mais non. Sur le visage de Kabbaj, la consternation. Poli, il n'a rien dit. A côté, Pollack n'était pas au courant non plus, et, plutôt que de tout arrêter, a préféré – c'était peut-être mieux – jouer le jeu. Alors que la plupart des hymnes durent une minutes à tout casser, ici, il s'agit d'une chanson pop en bonne et due forme : couplet, refrain, couplet, pont et coda, étalée sur quatre minutes. Quatre minutes durant lesquelles l'Amazon Room entière est restée debout en silence, comme le veut la tacite tradition. En se demandant s'il fallait rire ou huer. A la fin de la chanson, Kabbaj est descendu du podium sans piper mot. Non, il me confirme, ce n'est pas lui qui a demandé à ce que l'on joue les Sex Pistols. Il n'a pas l'air content. Et plusieurs joueurs anglais présents hurlent leur mécontentement, tel Jon Shoreman : « C'est une honte ! Cette chanson n'est pas un hymne, c'est un anti-hymne ! Vous imaginez le tollé si l'on vous avait fait ça chez nous ? » D'autres savouraient le moment, comme mon collègue briton Chris Hall : « J'arrive pas à croire qu'une salle entière s'est levée pour écouter un hymne anarchiste. Chapeau ! »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Peu après, Pollack est passé en salle de presse la queue entre les jambes, tentant une explication embarrassée. Il n'était pas au courant. Apparemment, les techniciens qui s'occupent du système sonore en coulisse avaient cru comprendre que plusieurs joueurs anglais avaient demandé à ce que soit joué la version décalée des Pistols plutôt que l'originale. La boutade a été prise au sérieux, et la décision a été prise (sans doute par une seule personne) sans que personne d'autre ne soit mis au courant. La moindre des choses aurait été de prévenir le principal intéressé. Pollack s'est excusé auprès de Kabbaj, qui a ensuite exprimé son mécontentement en privé, lui offrant même de rejouer la cérémonie le lendemain, avec le bon hymne. Mais le mal était fait. Le lendemain, quand God Save the Queen, l'originale, a retenti dans l'Amazon, John Kabbaj ne s'était pas donné la peine de monter sur le podium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bon, il ne s'agit que d'un hymne. Plus grand monde n'attache une grande importance au patriotisme, ces jours-ci, surtout en Europe. Et l'humour, j'ai rien contre. Mais si j'avais été à la place de Kabbaj, sur le podium devant des centaines de joueurs, et que, sans me prévenir, on avait mis la Marseillaise de Gainsbourg (une chanson que j'adore par ailleurs) à la place de l'originale de Rouget de L'Isle, j'aurais eu du mal à ne pas avoir l'impression qu'on s'est un peu foutu de ma gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La journée n'est pas finie, loin de là. A suivre.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-30"&gt;&lt;strong&gt;Day 30&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-31"&gt;&lt;strong&gt;Day 31&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicVNUPBJI/AAAAAAAABxw/y-bpXycPuwA/s1600-h/P6253237.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352700045295551634" style="WIDTH: 299px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicVNUPBJI/AAAAAAAABxw/y-bpXycPuwA/s400/P6253237.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jeffrey Lisandro : mais où s'arrêtera t-il ?&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4164217633719867884?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4164217633719867884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4164217633719867884&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4164217633719867884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4164217633719867884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/incident-diplomatique.html' title='Incident diplomatique'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkicPZyT1-I/AAAAAAAABxg/e2EwCg1b6qI/s72-c/P6253189.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1427935231716390617</id><published>2009-06-26T07:17:00.003+02:00</published><updated>2009-06-26T07:34:45.817+02:00</updated><title type='text'>The mark has been made</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 28 et Day 29&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amazon Room, jeudi, 20h45. Pour la première fois ou presque en quatre semaines, cette chose qu'on appelle le « monde extérieur » est venue s'immiscer au milieu des World Series of Poker, faisant dériver les conversations des sujets habituels, plus ou moins toujours en rapport de près ou de loin avec des cartes, des jetons, de l'argent, et des rivières. A 14 heures 26, heure de Los Angeles, Michael Jackson a été prononcé mort par les services de l'hôpital de l'université de Californie. Arrêt cardiaque. Le Roi de la Pop avait cinquante ans. En ces temps où Facebook, Twitter et Blogger sont rois, l'information s'est propagée comme un boulet de canon, tandis que j'étais occupé à suivre les exploits de Davidi Kitai en table finale de l'épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000 dollars, presque un an jour pour jour après sa victoire dans une épreuve presque identique (même variante, prix d'entrée différent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon meilleur souvenir de Michael Jackson ? Son apparition dans un mémorable épisode des Simpsons en septembre 1991, et l'été qui a suivi, durant lequel j'avais écouté ma cassette de &lt;em&gt;Dangerous&lt;/em&gt; jusqu'à épuisement, le jour, la nuit, en jouant à &lt;em&gt;Super Mario Bros 3&lt;/em&gt; avec mes cousins. Et &lt;em&gt;ABC&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;I Want You Back&lt;/em&gt;, et &lt;em&gt;Thriller&lt;/em&gt;, découverts bien plus tard. Mon plus mauvais souvenir ? Le reste... Etant l'un de ces rares chanteurs dont l'ensemble de l'humanité a entendu au moins une fois dans sa vie l'une de ses chansons, tout le monde aura son opinion sur la vie et la mort de Michael Jackson. Génie ? Sans doute. Torturé ? Assurément. Ombrageux ? Pas de doute. On dissertera probablement ad nauseam sur les effets néfastes de la starification dès l'enfance, le rôle des parents, la pression médiatique, etc, etc. Assez pour remplir tous les journaux télévisés d'Amérique et d'ailleurs durant les deux prochaines semaines, et oublier un peu l'Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à nos moutons, mardi fut une journée des plus intéressantes, et le reportage a un peu rebondi à cette occasion. Régis a publié sa première vidéo (une partie de tennis qui m'a fait baver d'envie), tandis que je couvrais la grosse épreuve de Pot-Limit Hold'em. Cinq membres du Team Winamax au départ, dont un certain Patrick Bruel, un petit jeune qui débute, et faisait ses premiers pas en tant que membre officiel de l'équipe. Le quatorzième membre : ça tombe bien, 14 est son jour de naissance, et son chiffre porte-bonheur depuis ses débuts dans le show-biz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la Brasilia Room débutait une épreuve de Omaha High-Low à 2,500 dollars, avec une nouvelle fournée de joueurs français arrivés il y a peu à Vegas : Paul Testud, Serge SMC, Claude Cohen, mon pote Fred Le Roux... A côté, dans l'épreuve de Razz, gros barnum avec la chute – littérale – de Miami John Cernuto, victime d'une hémorragie interne. Le tournoi s'est arrêté une bonne demi-heure le temps que les ambulanciers arrivent. Tout le monde a eu très peur – on a cru à une crise cardiaque, mais le légendaire Cernuto, bien que livide, arrivait à respirer et à parler, et, aux dernières nouvelles, se porte bien en convalescence. Plus de peur que de mal, donc. Mais il fut intéressant d'observer la réaction médiatique à cet épisode. Comme beaucoup d'autres, je me suis contenté d'observer la scène, sans chercher à prendre de photos ni à exploiter l'incident en quête d'un scoop à deux balles. Mon ami Dan Michalski, lui, s'est pris une volée de bois verts de la part des collègues en sortant son appareil photo pour saisir quelques clichés, avant de se faire vertement tancer par la sécurité entourant Cernuto et les premiers secours. Je sais que Dan voulait d'abord rendre-compte en images de l'efficacité avec laquelle l'incident a été géré plutôt que de jouer les paparazzi, et la fine ligne qui sépare l'information du sensationnalisme a été &lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/23/player-down-miami-john-cernuto-falls-from-table/"&gt;longuement discutée par les collègues sur Pokerati&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, deux français rentraient dans l'argent du tournoi réservé aux Seniors, dont Jacques Zaicik, qui allait atteindre le top 40 de cette épreuve qui comptait tout de même 2,700 joueurs au départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauly était de retour à Vegas après trois semaines d'absence, passées sur la route à visiter vingt états américains pour assister à douze concerts de son groupe favori (Phish), dont il m'a ramené un joli T-Shirt souvenir... Nos retrouvailles se sont déroulées pendant la pause-dîner... Au In-N-Out Burger bien entendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de situations intéressantes ont emergé dans l'épreuve de Pot-Limit, et quand les superviseurs ont déclaré une trêve, Davidi, Ludovic et Patrick avaient survécu parmi les joueurs du Team, en compagnie d'ElkY. J'avais assez d'histoires à raconter pour me tenir éveillé jusque trois heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, après une très longue journée comme celle-ci, il est difficile d'être aussi en forme le lendemain, et j'ai un peu galéré à suivre les fantastiques progrès de Davidi lors du Day 2. Le champion du monde belge du Team est allé jusqu'au bout, terminant à trois heures du matin avec un bon tapis. Encore une nuit très courte en conséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, tandis que je termine cette page mal dégrossie, Davidi est en train de faire des merveilles en table télé. Je suis de la partie depuis la salle de presse, sur mon écran. Ils ne sont plus que cinq sur le podium ESPN. Si Davidi va jusqu'au bout, et remporte son second bracelet en un an (je l'espère, et je suis d'ailleurs certain que cela va arriver), je serai bon pour une nouvelle longue nuit d'écriture... &lt;em&gt;Beat it !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-28"&gt;Day 28&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-29"&gt;Day 29&lt;/a&gt; sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPuNbViI/AAAAAAAABxY/HO1juOHDW0w/s1600-h/P6243105.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351501483371877922" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPuNbViI/AAAAAAAABxY/HO1juOHDW0w/s400/P6243105.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Davidi a construit son tapis patiemment durant le Day 2 de l'épreuve de Pot-Limit Hold'em&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPfZPSTI/AAAAAAAABxQ/iKr5lrm-Jfo/s1600-h/P6232950.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351501479394887986" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPfZPSTI/AAAAAAAABxQ/iKr5lrm-Jfo/s400/P6232950.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fabrice Soulier dans l'épreuve de Omaha High-Low (une photo prise spécialement pour &lt;a href="http://wickedchopspoker.com/"&gt;WickedChops&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPGg8zfI/AAAAAAAABxI/tShM5HSP4CM/s1600-h/P6232872.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351501472716344818" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPGg8zfI/AAAAAAAABxI/tShM5HSP4CM/s400/P6232872.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon ami Matt Graham remporte son second bracelet dans l'épreuve de PLO à 10,000$&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaO3qhX0I/AAAAAAAABxA/56OsnSjKlwA/s1600-h/P6232842.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351501468729958210" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaO3qhX0I/AAAAAAAABxA/56OsnSjKlwA/s400/P6232842.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Meet the new boss...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1427935231716390617?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1427935231716390617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1427935231716390617&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1427935231716390617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1427935231716390617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/mark-has-been-made.html' title='The mark has been made'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkRaPuNbViI/AAAAAAAABxY/HO1juOHDW0w/s72-c/P6243105.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-741007738367691766</id><published>2009-06-24T07:19:00.007+02:00</published><updated>2009-06-24T10:52:30.028+02:00</updated><title type='text'>Hitting the wall</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 26 et Day 27&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que ça devait arriver. Trop de travail, trop de stress, de fatigue, trop d'heures passées au Rio, trop de merdes qui viennent s'empiler les unes après les autres, personnelles et professionnelles : j'ai atteint mon point de rupture quelque part entre dimanche et lundi. J'ai passé la majeure partie de la journée assis sur le banc de presse, regardant au loin dans le vide, incapable de bouger ou de répondre quoi que ce soit de cohérent aux gens qui venaient me dire bonjour. Je ne sais pas, il était temps que cela arrive, peut-être. 24 jours de suite sans trouble majeur, c'était surement trop de bonne fortune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée de la vieille avait été plutôt correcte, pourtant. Je suis arrivé au Rio pour observer l'épreuve de Shootout à 5,000 dollars. Après trois heures, il ne restait plus que trois joueurs Winamax en course, et j'avais expédié les tâches quotidiennes (mettre à jour la page des résultats des WSOP, en particulier). J'ai donc décidé de profiter du relatif calme dans l'Amazon Room pour m'échapper avec Cuts. On s'est rendu au Fry's pour acheter quelques DVDs. Après, détour au supermarché d'à côté pour faire quelques provisions de nourriture. Mon téléphone a sonné : Tallix venait de sauter. On s'est retrouvé, et on s'est mis en route vers le meilleur endroit possible pour s'éclaircir les idées vite et bien : le Red Rock Canyon, bien entendu. Cuts et Tallix n'y étaient pas allés depuis un an, et encore, les conditions n'étaient pas propices à la relaxation puisqu'il s'agissait d'une séance photo avec un professionnel. Moi, j'y suis déjà allé trois fois cet été, avec Pauly puis avec Freeman. On a escaladé les rochers, et on s'est assis pour contempler le vide et écouter le silence. On a pique-niqué en buvant des Coronas. On a croisé un peu trop de touristes français à mon goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4Ot1taHI/AAAAAAAABwg/xxemNsfFvcI/s1600-h/red+rock.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350760395255408754" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4Ot1taHI/AAAAAAAABwg/xxemNsfFvcI/s400/red+rock.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on est sorti du canyon, le soleil se couchait il était trop tard pour aller au tennis. Le complexe où l'ensemble du Team passe la plupart de ses après-midis libres est ouvert 24 sur 24, sauf le dimanche où il faut prévenir à l'avance si l'on veut jouer. Bad-beat et gros tilt, moi qui ait envie de taper la balle depuis un mois. Je me suis affalé sur le canapé du salon devant un concert de Led Zeppelin sur l'écran géant, et j'ai ensuite passé les deux heures les plus drôles du séjour jusqu'à présent au ciné du Palms, en regardant le chef d'oeuvre de Todd Philips, &lt;em&gt;The Hangover&lt;/em&gt; (plus à ce sujet à la fin du post)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4O3PLv3I/AAAAAAAABwo/kUBKjJhzZN4/s1600-h/IMG_2359.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350760397778173810" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4O3PLv3I/AAAAAAAABwo/kUBKjJhzZN4/s400/IMG_2359.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, Régis nous a rejoints directement depuis l'aéroport, ses bagages sous le bras, et bon sang que ça faisait plaisir de le retrouver. Il va rester jusqu'à la fin des WSOP pour filmer les joueurs Winamax, et cela redonnera sans doute un peu de tonus à mon reportage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lundi est arrivé, et j'avais le moral à zéro. Je sais pas, la goutte d'eau qui fait déborder le vase, où un truc dans le genre. Tout plein de trucs qui s'empilent, et à la fin, ça devient trop. Trop de temps passé dans le même espace confiné, un marasme, un cloaque où barbotent toute une galaxie de gens malhonnêtes et menteurs. Ça tape sur le système au bout d'un moment. Bref, le coeur n'y était pas. Aucune envie de bosser. Grosse envie de me casser le plus vite de possible, de prendre un taxi pour l'aéroport, et prendre le premier vol pour Londres. Je voulais être seul et ne parler à personne. Et 24 heures plus tard, le sentiment n'a pas beaucoup changé. Je suis cramé pour de bon, et vais attendre la fin de ce bordel avec impatience, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'importe, je n'ai guère envie de rentrer dans les détails. Parlons de choses un tant soi peu joyeuses. &lt;em&gt;The Hangover&lt;/em&gt;, donc. La comédie américaine du moment, le carton de l'été. Les bases du film sont archi-simples, et ont déjà été battues en brèche maintes et maintes fois dans le passé : quatre potes fêtent l'enterrement de vie de garçon de l'un des leurs. Le décor n'est pas nouveau non plus : Las Vegas, ville tout à fait propice à ce genre d'activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le réalisateur du film, Todd Philipps (déjà derrière d'autres trucs rigolos du genre &lt;em&gt;Old School&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Road Trip&lt;/em&gt;, et par ailleurs fin joueur de poker, avec un money finish au Main Event 2007), a l'intelligence de ne pas plonger dans les clichés. Il n'est pas intéressé par ce qui se passe &lt;em&gt;pendant&lt;/em&gt; la fête (ce dont finalement le spectateur se fout – il n'y a rien de moins amusant que d'observer passivement des gens en train de s'amuser, non ?) Non, le film commence &lt;em&gt;après&lt;/em&gt; la fête. Quand trois des protagonistes se réveillent dans leur suite dévastée, avec un tigre dans la salle de bain, une dent en moins, un bébé hurlant dans le placard, une gueule de bois carabinée, et absolument aucun souvenir de ce qui s'est passé. Et, problème majeur : le futur marié manque à l'appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4Pt2L5eI/AAAAAAAABw4/6Z8Zt2MwE8o/s1600-h/2009_the_hangover_0341.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350760412437276130" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 222px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4Pt2L5eI/AAAAAAAABw4/6Z8Zt2MwE8o/s400/2009_the_hangover_0341.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;A partir de là, le film ne peut-être que génial, grâce à la minutie avec laquelle les gags sont exécutés, la précision chirurgicale des dialogues, et le talent des trois acteurs, qu'on croirait amis de trente ans pour de vrai. L'intrigue suit le déroulement d'une partie de Cluedo. C'est la reconsitution du puzzle de cette nuit agitée par les trois fêtards qui fait le génie de l'intrigue. Peu à peu, la mémoire leur revient, à la faveur de nouvelles rencontres à travers Vegas, et tandis que de nouveaux obstacles viennent de se mettre dans leur passage. C'est trash, c'est cru, et cela ne s'arrête jamais, les situations à la cons tombent avec la régularité d'une horloge suisse. Ce n'est même pas une comédie à un rire par minute, bon Dieu. Non, je parle là d'un rire constant, qui commence dès les premières images, et ne s'arrête qu'au milieu du générique (car même le générique vous fera exploser de rire, c'est peut-être même là que se situe le point culminant du film, alors ne vous barrez pas trop vite de la salle) Bref, la meilleure comédie depuis &lt;em&gt;Superbad&lt;/em&gt;, et ça veut dire beaucoup. J'y retournerai, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-26"&gt;&lt;strong&gt;Day 26&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-27"&gt;&lt;strong&gt;Day 27&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4PHYCLOI/AAAAAAAABww/Dt77j9MbcYI/s1600-h/P6212689.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350760402110262498" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4PHYCLOI/AAAAAAAABww/Dt77j9MbcYI/s400/P6212689.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Second bracelet de l'été pour Tony Soprano : c'est l'année des doublés !&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-741007738367691766?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/741007738367691766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=741007738367691766&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/741007738367691766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/741007738367691766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/hitting-wall.html' title='Hitting the wall'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SkG4Ot1taHI/AAAAAAAABwg/xxemNsfFvcI/s72-c/red+rock.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2942862900494411449</id><published>2009-06-21T10:03:00.004+02:00</published><updated>2009-06-21T10:21:44.684+02:00</updated><title type='text'>What a beautiful face I have found in this place</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 23, 24 et 25&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A human odyssey&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Wow. Il est 22 heures 50 dans l'Amazon Room, nous en sommes au 25ème jour des World Series of Poker, et une bien belle aventure humaine a trouvé il y a quelques heures sa conclusion sur le second podium ESPN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé les trois jours qui viennent de s'écouler à suivre les progrès du Team Winamax dans l'épreuve de No-Limit Hold'em à 2,000 dollars. Ils étaient sept joueurs de l'équipe au départ, perdus parmi 1,700 joueurs. Quand la table finale s'est constituée après 24 heures de poker étalés sur trois journées, ils étaient encore deux survivants. Un exploit de taille, rarissime si l'on considère la taille énorme du field, la structure, la variance et le facteur chance, etc, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier jour, il n'en restait rapidement plus que quatre du Team, seulement quelques heures après le départ. Dans ce genre de tournoi où l'on se retrouve rapidement short-stack si l'on n'arrive pas à trouver des situations favorables, j'ai l'habitude de voir les joueurs du Team sauter assez vite. Pas qu'ils le fassent exprès, ou qu'ils ne soient pas assez talentueux, bien au contraire. C'est juste qu'il y a une raison pour laquelle je surnomme ces tournois « donkaments » : l'aspect « loterie » y est plutôt accentué. Il n'y a pas vraiment de temps à perdre : la machine à élimination tourne à plein régime, sans relâche. Et regardez les débuts des reportages de PokerNews : les grands noms américains et européens sautent par dizaines et dizaines durant les quatre premières heures. Y'a pas de honte à avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppE1QlvI/AAAAAAAABwA/FKL5lU8pfME/s1600-h/P6182365.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349688824267052786" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppE1QlvI/AAAAAAAABwA/FKL5lU8pfME/s400/P6182365.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fois, j'ai senti qu'il était possible que les choses se passent mieux que d'habitude pour mon équipe quand est arrivée la pause-dîner après six heures de jeu : quatre des sept joueurs Winamax étaient en course. Mieux : ils avaient tous des tapis allant de « confortable » à « énorme, presque chip-leader ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après dix heures de jeu : la situation n'avait pas changé, et j'enregistrais une conversation de vingt minutes avec Johny, Almira, Anthony et Manub, tous heureux d'avoir passé le premier jour, tous avec un gros tapis, sauf Manu, qui possédait tout de même la moyenne. J'espère avoir réussi, dans l'interview, à retranscrire avec justesse la bonne humeur, l'esprit de camaraderie et d'équipe qui régnait entre les quatre joueurs. Je les aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, au départ du Day 2, l'argent était tout proche. Manub, loin de vouloir rester assis en laissant mourir son tapis pour rentrer dans l'argent, a très vite mis ses jetons au milieu pour doubler, puis quadrupler son stack.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppVCUQoI/AAAAAAAABwI/HyzxIz2nSAY/s1600-h/P6192411.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349688828616786562" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppVCUQoI/AAAAAAAABwI/HyzxIz2nSAY/s400/P6192411.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux-trois heures de partie, la bulle avait éclaté, et nos quatre joueurs Winamax étaient encore en course. A ce stade là, j'étais déjà très content. Pas que j'avais placé mes espérances le plus bas possible, mais juste que l'on avait déjà là un beau ratio entre les joueurs du Team payés par rapport à ceux qui avaient participé au tournoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Johny fut le premier éliminé des quatre W, aux alentours de la 100ème place. Sur un move un peu bizarre que je n'ai pas compris au premier abord, mais qui a pris un peu plus de sens quand il a pris le temps de me l'expliquer le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre de joueurs restants à diminué à rythme régulier durant le reste de la soirée. Quand on est tombé sous la barre des 50 joueurs, les trois survivants du Team avaient tous un gros tapis. Ils étaient tous passés par d'importantes fluctuations, mais ils tenaient la cadence. J'ai eu un peu peur quand Almira s'est plain de douleurs au ventre, elle avait l'air sérieusement mal en point. Cela aurait été trop bête de gâcher son plus beau tournoi pour un bête malaise. Avant même que Yuestud n'ai eut le temps de foncer jusqu'à la boutique pour trouver des médocs, un superviseur apportait des cachets à Almira. Un vrai ami du Team Winamax, ce gars-là, dont je tairai le nom, car il m'a dit que ce genre de faveur ne rentrait absolument pas dans le cadre de son job, et qu'il pourrait se faire engueuler par ses supérieurs si cela venait à se savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le moment du tournoi où de vraies opportunités se créaient. On pouvait martyriser les petits tapis, et intimider les joueurs faibles. On pouvait tenter sa chance sur des coin-flips tant qu'ils ne coutaient pas trop cher. Bref, on pouvait jouer au poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé une heure du matin, après beaucoup beaucoup de mains, et beaucoup beaucoup de tension, on était tombé à 25 joueurs. Manuel avait sauté près de la trentième place après avoir tenté un joli move avec un tirage couleur. Seuls Tallix et Almira demeuraient en course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour connaître tous les coups en détails, je vous invite à lire mon reportage. Pour résumer, ces deux-là ont passé le cap de la seconde journée. Il restait 17 joueurs et la finale n'avait jamais été aussi proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppjn4MOI/AAAAAAAABwQ/yB7Beq93P3I/s1600-h/IMG_2334.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349688832532426978" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppjn4MOI/AAAAAAAABwQ/yB7Beq93P3I/s400/IMG_2334.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux journées consécutives de quinze heures, je suis rentré me coucher, et après six petites heures de sommeil, j'étais de retour dans l'Amazon Room. Au terme du Day 1, Johny avait estimé les chances qu'un des quatre Winamax arrive en finale à 25%. Allait-on dépasser ses espérances ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie a démarré lentement. En 90 minutes, trois joueurs seulement ont sauté. Puis Tallix et Almira ont doublé chacun à leur tour. La table finale était à portée de main. Deux éliminations plus tard, elle était une réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain Doyle Brunson a privé le Team Winamax d'une double apparition en table télévisée, en direct sur Internet... « Big Papa » était en finale de l'épreuve de Stud High-Low, poussant ESPN et Bluff a changer leurs plans en dernière minute. Si ce n'avait été pour le légendaire possesseur de dix bracelets, potentiellement en passe d'un décrocher un historique onzième, Almira et Tallix auraient évolué sur le podium principal, et une légion de fans aurait pu suivre leurs exploits en direct. Heureusement qu'il y a eu Manub, accroché à son téléphone tout l'après-midi pour envoyer en temps réel les dernières news.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3pp-lYmAI/AAAAAAAABwY/Y7UIrRAk28k/s1600-h/IMG_2343.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349688839769724930" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3pp-lYmAI/AAAAAAAABwY/Y7UIrRAk28k/s400/IMG_2343.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En table télé, nos joueurs ont pris un départ canon. Un short stack a sauté très vite, et l'on est passé à neuf joueurs. A nouveau, Tallix et Almira ont immédiatement trouvé une situation favorable pour doubler leur tapis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis est arrivée la pause-dîner. Il ne restait plus que sept joueurs. Je suis parti manger avec une charmante collègue dans le quartier chinois de Vegas, juste à côté du Rio. J'avais à peine vingt minutes de retard à mon retour dans l'Amazon Room. Stupeur en arrivant sur le podium : c'en était fini du Team Winamax. Almira avait pris un méchant bad-beat pour sauter en septième place, et Tallix s'était pris le mur lors d'une bataille de blindes, pour être éliminé cinquième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais très déçu, mais la déception a très vite laissé place à de la fierté. Les deux joueurs du Team qui avaient rencontré le moins de succès en tournoi en 2008 avaient enfin fait leur « break-out », la grosse perf' qu'on attendait depuis longtemps. Personnellement, je savais bien depuis longtemps que Tallix avait un talent fou, l'observant presque tous les jours écraser la compétition autour des grosses tables de cash-game de Winamax. Almira, elle, est une experte mondiale dans un autre domaine, les échecs. La transition vers le poker a été naturelle, et son talent a muri depuis presque deux ans au contact des experts du Team. Elle méritait quelque chose aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'exposition médiatique intense à laquelle nous avons choisi de soumettre les membres du Team fait que parfois, ce sont plus leurs échecs que leurs victoires qui sont mises en avant. Il suffit de deux ou trois mois sans grosse performance, et certains observateurs malicieux ont vite fait d'oublier les nombreuses victoire et finales EPT, WSOP et WPT que le Team a collecté depuis sa naissance (sans compter les prouesses en cash-games de certains) pour les qualifier d'un seul bloc de pigeons, de nuls, de faux pros surestimés. Les commentaires sur les forums sont parfois décourageants, et viennent souvent de personnes n'ayant pas la moindre idée de la vraie nature du poker de tournoi. Sans doute que j'y suis pour quelque chose, sans doute que je n'arrive pas vraiment à expliquer, à faire comprendre aux gens que non, on ne peut pas gagner tous les tournois, ni même gagner de l'argent à chaque fois, et que oui, 90% du temps en moyenne, on repartira les mains vides, peu importante que l'on soit le dernier des amateurs, où le meilleur joueur de tournoi du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces 13 joueurs ne vont pas toujours être rentables sur une période donnée, une période qui peut parfois être longue. Le fait que certains aient eu énormément de succès en une période très courte peut parfois donner l'impression aux gens que cela va continuer indéfiniment, que celui qui a gagné 1,5 millions de dollars en six mois en prendra autant durant la seconde moitié de l'année. Ben non. Les comparaisons avec les joueurs ayant eu le plus de succès m'insupportent particulièrement. En deux minutes, je peux, parmi les joueurs les plus titrés du monde, constituer une équipe virtuelle de 13 joueurs qui n'ont jusqu'à présent rien fait de notable aux WSOP cette année, en ayant joué un nombre similaire d'épreuves. La conclusion : même si vous êtes un joueur de talent, la victoire n'est garantie que sur le long terme, et pas sur 10, 20 où même 50 épreuves. Et les WSOP ne comportent que 57 épreuves...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore parlé à Almira et Tallix depuis leur élimination. Je suis sur que Tallix s'est déjà remis de sa déception. Pas le genre à s'éterniser sur les défaites, surtout que cette cinquième place est loin d'en être une, quand on y songe. Almira, elle, s'est retenue de verser des larmes. Des larmes de tristesse qui se sont rapidement transformées en larmes de joie : tout le clan français était autour d'elle pour l'aider à relativiser son élimination. Un beau moment. Un vrai esprit d'équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je n'ai parlé que d'une seule épreuve, alors que ces trois derniers jours ont été riches d'autre événements : l'énorme déception d'ElkY dans le 1,500 (13ème place après une rencontre KK contre AA, ca aurait donné tellement de pub à ma couverture pour Bluff s'il avait été jusqu'au bout, ha ha), l'épreuve de Pot-Limit Omaha où Antony Lellouche a cashé pour la deuxième fois, tandis que Fabrice établissait son propre record avec six, le vainqueur le lendemain qui refuse de sourire, faire des interview et participer à la cérémonie et se barre sans demander son reste, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles journées ! Je crois que je vais prendre une pause, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-23"&gt;Day 23&lt;/a&gt;, le &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-24"&gt;Day 24&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-25"&gt;Day 25&lt;/a&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2942862900494411449?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2942862900494411449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2942862900494411449&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2942862900494411449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2942862900494411449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/what-beautiful-face-i-have-found-in.html' title='What a beautiful face I have found in this place'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sj3ppE1QlvI/AAAAAAAABwA/FKL5lU8pfME/s72-c/P6182365.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-6319040262746791951</id><published>2009-06-19T12:45:00.004+02:00</published><updated>2009-06-20T03:31:20.042+02:00</updated><title type='text'>En titubant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 21 et 22&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les deux journées mouvementées racontées dans le post précédent, j'ai eu un peu de mal à me remettre dans le rythme. Ce qui tombait un peu mal, car le rythme a été plutôt effréné, tandis que j'essaie de reprendre la voie d'un reportage normal, libéré de la pression que m'a imposé l'article pour Bluff. Mardi, il y avait du résultat français à tous les étages, avec Jean-Phillipe Léandri (patron du Gaillon) en finale dans le PLO à 2,500$, Fabrice Soulier et Sébastien Sébic en demi-finales dans le HORSE, ainsi que Rui Cao et Antoine Amourette dans le Day 2 du No-Limit à 2,000 dollars. Sans oublier le tournoi de Limit à 10,000 dollars, et l'épreuve de Heads-Up, dont l'ultime match voyait évoluer un type que j'apprécie beaucoup : John Duthie, qui, en créant l'European Poker Tour un beau jour de 2004, m'a en quelque sorte donné un job – les EPT représentent plus de la moitié des tournois que je couvre sur une année donnée. Et je ne suis pas le seul dans ce cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez crevé, j'ai évolué comme un zombie au milieu de toute cette agitation. J'avais besoin d'une pause, qui est venue sous la forme d'une longue, très longue pause-dîner avec Al, Jen et Gene (à nous quatre, on forme un carré solide sur le banc de presse depuis le début des WSOP) dans l'un de mes restos préférés de Vegas, Mon Ami Gabi. Une « steakhouse » au thème français, un mélange un peu bizarre (ce genre d'endroit n'existe pas chez nous, après tout) mais ça marche. Le cadre est superbe, contrairement au reste de l'hôtel « Paris » où se situe l'endroit, on se croirait vraiment dans un vrai resto français, et les portes sont grandes ouvertes pour donner une vue imprenable sur le Strip, et en particulier le Bellagio, dont nous avons pu admirer les fontaines au rythme d'un show tous les quart d'heure. Je suis quelqu'un d'assez conservateur en ce qui concerne la bouffe au resto, et ceux qui me connaissent savent que je finis généralement avec l'une des trois options suivantes dans mon assiette, mes favorites : hamburger (huit visites au In-N-Out en trois semaines, et c'est pas fini), pâtes, n'importe quelle type et n'importe quelle sauce (pas si facile de trouver des bons italiens à Vegas), et moules-frites, ben oui, il faut respecter ses origines. Si aucun de ces trois plats n'est disponible, je grogne et me rabats sur un steak. Là, j'étais venu spécialement pour les moules, donc je ne me suis pas privé. Il y avait un peu trop d'ail dans la sauce et les frites étaient bizarres (plutôt des chips que des vraies frites bien épaisses à la belge), mais on est à Vegas, je n'avais pas trop à me plaindre. L'ambiance était bonne, les blagues fusaient, et avant que je ne m'en rende compte, on avait pris entrée, plat, dessert, fromage, café, et deux bouteilles de vins. Ca ne m'a pas aidé à bosser par la suite, mais ça vaut le coup de se lâcher de temps en temps. Après, on s'est plantés devant les fontaines (un peu un bad beat : la chanson sur laquelle on est tombés n'était autre que la BO du Titanic par Céline Dion), et on restés coincés dans les bouchons une bonne demi-heure pour parcourir les deux kilomètres nous séparant du Rio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, même agitation dans l'Amazon Room, avec le départ d'une belle et endiablée épreuve de Pot-Limit Omaha à 5,000 dollars. Pas mal de français au départ, et pas mal de coups rocambolesques à raconter. Antoine Amourette a fait un très beau parcours dans l'épreuve à 2,000 dollars, devenant le septième finaliste français des WSOP 2009. Et ElkY a complètement dominé son sujet dans le Day 2 du donkament à 1,500 dollars, terminant avec l'un des plus gros tapis parmi la vingtaine de joueurs restants. Après un mauvais départ qui avait déclenché le concert habituel des mauvaises langues après à peine deux semaines de compétitions, nos joueurs se sont rattrapés, et les résultats sont désormais réguliers. Ne comptez pas sur moi pour en tirer une quelconque conclusion : c'est de tournois de poker que l'on parle ici, où la variance est élevée et donc les résultats assez imprévisibles, peu importe le talent des joueurs. Je me demande tout de même si l'on va pouvoir entendre au moins une fois la Marseillaise dans l'Amazon Room avant la fin de l'été... Patriotisme à deux balles mis à part, ce serait un moment ayant le potentiel de poutrer à mort, comme disent les jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà plus de trois semaines passées à Vegas, et les World Series of Poker 2009 ont atteint leur point médian sans que personne n'y prête trop attention, trop occupé à sa tâche quotidienne. Pour le moment, j'en suis encore à compter les jours par leur numéro... Day 19, Day 20, Day 21... Mais très bientôt, dans moins de quinze jours, un changement va s'opérer, et ce sera un décompte qui va commencer : « Plus que dix jours... Plus que neuf jours... huit... sept... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-21"&gt;&lt;strong&gt;Day 21&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-22"&gt;&lt;strong&gt;Day 22&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMmaHZpI/AAAAAAAABv4/z7YFDW5C8go/s1600-h/P6172237.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348989045668538002" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMmaHZpI/AAAAAAAABv4/z7YFDW5C8go/s400/P6172237.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Roland de Wolfe explique à ElkY comment remporter la "Triple Crown"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMKh_sTI/AAAAAAAABvw/wksApFXlNUs/s1600-h/P6172178.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348989038185394482" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMKh_sTI/AAAAAAAABvw/wksApFXlNUs/s400/P6172178.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mes collègues américains et canadiens étaient surexcités mercredi... Un tournoi caritatif réunissait plusieurs stars de la NHL, la ligue de Hockey, et la fameuse "Stanley Cup" était de sortie pour l'occasion. Moi, çà m'en a touché une sans réveiller l'autre, mais certains de mes confrères bavaient devant le trophée, l'équivalent pour nous européens de la Coupe de Monde de Foot, ou de la Coupe des Mousquetaires&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMCN9LiI/AAAAAAAABvo/6zMkrXIgQhU/s1600-h/P6172140.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348989035953860130" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMCN9LiI/AAAAAAAABvo/6zMkrXIgQhU/s400/P6172140.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Antony Lellouche et Fabrice Soulier dans l'épreuve de Omaha... J'adore cette photo&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-6319040262746791951?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/6319040262746791951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=6319040262746791951&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6319040262746791951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6319040262746791951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/en-titubant.html' title='En titubant'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjttMmaHZpI/AAAAAAAABv4/z7YFDW5C8go/s72-c/P6172237.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-6652242121084888135</id><published>2009-06-16T12:46:00.004+02:00</published><updated>2009-06-16T13:03:39.382+02:00</updated><title type='text'>The 36-hour shift</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 19 et Day 20&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Projet B = complété&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est fait. J'avoue que je n'aurais pas cru y arriver. Après plus de trente heures de travail presque non-stop, j'ai complété mon projet parallèle réalisé en marge de mon reportage pour Winamax. Lundi à 21h29, heure de Vegas, j'ai appuyé sur la touche « envoyer ». Dans mon email à destination de Lance Bradley et Matthiew Parvis, un article de 3,000 mots qui aura occupé la majeure partie de mes nuits depuis dix jours. Dix minutes plus tard, Bradley venait à ma rencontre avec un grand sourire et m'offrait sa main tendue : « Well done, it fucking rocks. » Ouf. Je n'avais pas foiré. Jusqu'au dernier moment j'avais eu un doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bradley et Parvis sont les rédacteurs en chef de Bluff Magazine, la plus importante publication pokérienne du continent américain. Je connais bien le premier depuis les WSOP 2007. A l'époque, il dirigeait un site de news assez éclairé. On s'est donné de nombreux coup de mains mutuels, et l'on se respecte. Je n'avais jamais rencontré le second avant cette année. Quand ils m'ont approché en m'offrant de rédiger l'article principal du prochain numéro, je n'ai hésité qu'une minute avant d'accepter. J'ai eu ensuite le temps de regretter cette décision, puis carrément de me maudire, tandis que l'horloge tournait et que je me demandais si j'allais réussir à finir. Mais je n'avais pas vraiment le choix. Parvis avait décidé de mettre ElkY en couverture des éditions américaines et européennes de son magazine, et on m'avait recommandé à lui. Il pensait qu'en tant que français, j'aurai plus de facilité à écrire sur mon compatriote qu'un de leurs auteurs locaux, qui somme toute ne connaissent que superficiellement ElkY. Et comme Parvis ne me donnait que dix jours pour rendre ma copie finale, il m'a offert le tarif maximum...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, dans quinze jours tous les casinos d'Europe et d'Amérique seront envahis de copies du magazine avec la tronche d'ElkY en couverture. Et c'est bibi qui a écrit l'article. La classe, non ? Je suis pas peu fier d'être le premier étranger à réaliser la « cover story » du meilleur magazine de poker américain. « Même moi je n'ai jamais eu l'occasion de la faire », à grogné Pauly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que je n'oublierai pas de sitôt les deux journées qui viennent de s'écouler, deux journées qui n'en ont formé qu'une, pas encore terminée au moment où je tape ces lignes. Dimanche, j'étais au Rio en début d'après-midi. Je n'avais qu'une chose en tête : il ne me restait plus que 24 heures pour rendre mon article à Bluff, et je n'avais pas écrit une seule ligne. Mais selon la bonne vieille loi de Murphy, c'est pile ce jour-là que survenait la première table finale Winamax des WSOP 2009. Antony Lellouche possédait le second tapis, et ses chances semblaient excellentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait un mensonge de dire que j'ai été soulagé quand Antony a été éliminé le premier après deux heures de partie, garantissant que je n'aurai aucun article d'importance à écrire sur sa prestation en finale. Mais par contre, il est vrai que s'il avait gagné, je n'aurais jamais été en mesure de rendre à l'heure mon article pour Bluff. Parce que je me souvenais bien que l'année dernière, quand Benyamine et Davidi avaient pris leurs bracelets lors de deux soirées consécutives, j'avais bossé jusque cinq heures du matin à chaque fois. Mais rien de tout ça ici : comme à Londres en 2007 et 2008, mon poto a déçu, prenant un risque qui n'en valait pas la peine, engageant son tapis contre le seul joueur qui le couvrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma seule consolation, donc : j'étais libre de me consacrer à mon histoire. J'ai retrouvé Al, Gene et Jen au Hooker Bar le temps de quelques verres, histoire de se donner du courage. En début de soirée, j'ai commencé à écrire. J'avais accumulé plus de deux heures de conversation avec les divers intervenants de l'histoire, dont une heure entière avec le personnage principal. J'avais une bonne idée de la trame générale de mon article, mais la rédaction en elle-même est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tapé sur mon clavier, et au bout de quelques heures, je sentais que je tenais le bon bout.Je me suis arrêté un peu, le temps d'aller assister à la victoire d'un de mes joueurs préférés dans l'épreuve de Pot-Limit Omaha High-Low. S'il y a un joueur que je voulais voir gagner après l'élimination d'Anto, c'était bien Roland de Wolfe. Il n'y a pas un gars sur le circuit avec autant d'auto dérision que lui. Pendant le tête à tête final, j'ai laissé tourner mon dictaphone à côté des joueurs anglais présents derrière la barrière pour le supporter : Neil Channing, Keith Hawkins, Nick Persaud... Hilarant. Quelques extraits : « C'est la troisième fois de sa vie qu'il joue à ce jeu. Une heure avant la finale, il m'a appelé pour me demander des conseils. » « Qu'est-ce qu'il va faire avec l'argent ? Le jouer au casino, bien sur... C'est un très, très bon client du Wynn... Ils l'adorent, là bas. » « Il a été broke des dizaines de fois, et il le sera encore bien d'autres fois. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sjd4FV0mcoI/AAAAAAAABvg/_bLqxclLqvQ/s1600-h/P6141604.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347875115678200450" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sjd4FV0mcoI/AAAAAAAABvg/_bLqxclLqvQ/s400/P6141604.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car s'il y a bien un joueur qui n'en a vraiment rien à foutre de l'argent, c'est bien Roland de Wolfe. Et un modeste, avec ça. Comme il l'admettra durant la conférence de presse d'après victoire, de Wolfe était loin d'être le meilleur joueur de la table. Allez voir l'interview sur mon reportage Winamax, elle vaut le coup d'oeil. Ais-je mentionné que Roland de Wolfe est seulement le second joueur de l'histoire du poker moderne à remporter à la fois un titre du World Poker Tour, un titre de l'European Poker Tour, et un bracelet des World Series of Poker ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, je me suis remis au clavier, et vers minuit, j'étais plutôt claqué. Mais je ne voulais pas m'arrêter tout de suite. Il fallait que j'aie terminé pour le lendemain, et j'étais loin d'avoir fini. Je me suis donné encore trois heures. J'avais repéré sur les présentoirs de la boutique de cadeaux des petits flacons avec une étiquette disant « 5 heures de boost – pour lutter contre la fatigue ». A 4,95$ la fiole, je ne perdais pas grand chose à essayer. J'ai bu le liquide orangé d'un trait, et j'ai poursuivi ma rédaction, m'arrêtant à la moitié environ. A quatre heures du matin, j'étais de retour à la villa, ayant réglé mon réveil pour cinq heures de sommeil. Deux heures plus tard, il faisait déjà jour et j'avais encore les yeux grands ouverts. Diable, me suis-je dit, ils ne plaisantaient pas avec leur machin. Si une petite fiole de merde à cinq dollars peut me tenir éveillé, je me demande ce que ressentent les mecs qui carburent au speed et aux amphés. Rien à faire, je n'allais pas dormir. J'ai rallumé l'ordinateur, tapé un peu, et pris une douche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A huit heures, j'étais sur l'autoroute 15. Il faisait beau soleil et la vue sur les montagnes était dégagée. On pouvait voir les pierres du Red Rock Canyon au loin. J'ai pris le petit déjeuner au Bellagio en lisant le journal. Peu à peu, l'affaire des millions saisis chez Full Tilt et PS se répand dans la presse généraliste, et d'après mon ami Dan de Pokerati, il y a des chances qu'un torrent d'emmerdes se répande au Rio aux alentours du Main Event, ciblant les deux plus gros sites servant les joueurs américains. Bah, au moins il se passerait quelque chose d'intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six heures trente après avoir quitté le Rio, et j'étais déjà de retour sur le banc de presse, à 9 heures 30, sans avoir dormi une minute. Il y avait seulement sept tables de cash-game ouvertes. Je me suis repayé une tranche de cinq heures de boost – j'étais bien obligé, au point où j'en étais : pas question de m'écrouler avant d'avoir fini mon article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bossé dans le calme, surveillant du coin de l'oeil l'arrivée progressive des donkeys de l'épreuve à 2,000$ - je ne comprendrai jamais pourquoi certains joueurs se pointent UNE heure avant le début du tournoi. Bon Dieu, une minute est largement suffisante, et en plus, à cette heure-ci, les agents de sécurité ne laissent même pas encore rentrer ces pauvres hères dans la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que Yuestud me remplaçait au reportage, j'ai continué à écrire. Hier, quand j'avais commencé, je me demandais comment j'allais atteindre les 2,400 mots qu'on m'avait demandés. Et voilà que maintenant, je me demandais comment j'allais faire pour réduire mon histoire à 2,400 mots. Chez LivePoker, je n'ai jamais su respecter le quota de signes qui m'était alloué. J'ai supplié Parvis de me laisser pousser jusqu'à 3,000 mots, et il n'a pas été difficile à convaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 18 heures, j'envoyais mon brouillon final à Jennifer, mon amie et collègue californienne de PokerWorks. Commençait la dernière partie du travail, avec son aide : reprendre chaque phrase, chaque mot, chaque point et virgule pour transformer ma copie pleine de petites erreurs d'anglais en un article irréprochable. Et faire passer ma copie de 3,300 à 3,000 mots. Un processus qui a duré trois longues heures, mais que j'ai beaucoup apprécié. C'est enrichissant de se disputer sur telle tournure de phrase, l'emploi de tel mot, se mettre d'acord ou pas sur tel accord, ou tel emploi de verbe. Sans Jen, je n'aurais jamais réussir à faire rétrecir mon article jusqu'au nombre de mots souhaités. Ça se jouait à chaque fois sur des tout petits détails. Moi qui est habitué à publier des articles sur Internet, je ne suis pas trop aux fait de l'une des règles de base de la presse écrite : « shoot it down », en français : enlève le gras jusqu'à ce qu'il ne reste plus que l'essentiel. Je devrais m'y mettre. Je vais peut-être commencer maintenant, car il est quatre heures du matin, j'ai encore trouvé le temps d'aller au bar avec le temps après avoir quitté le Rio à minuit, et cela fait maintenant 40 heures que je suis éveillé. Le pire, c'est que je n'ai pas vraiment sommeil. Peut-être que j'ai pris sans le faire exprès la formule "50 heures de boost".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-19"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 19&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et le &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-20"&gt;&lt;strong&gt;Day 20&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-6652242121084888135?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/6652242121084888135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=6652242121084888135&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6652242121084888135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6652242121084888135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/36-hour-shift.html' title='The 36-hour shift'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sjd4FV0mcoI/AAAAAAAABvg/_bLqxclLqvQ/s72-c/P6141604.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-6670823371523104045</id><published>2009-06-14T03:56:00.001+02:00</published><updated>2009-06-14T12:59:00.743+02:00</updated><title type='text'>Murphy's Law strikes again</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 16, 17 et 18&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brasilia Room, 3 heures 46. Plus personne dans la salle annexe des WSOP. Tous les tournois sont terminés pour ce soir, et je suis le dernier représentant des médias à son poste. Pas le temps de m'occuper de ce blog, et trop, trop trop de boulot avec mon reportage sur Winamax et le projet B que je mène en parallèle – l'horloge tourne et je suis loin, très loin d'avoir terminé. J'avoue que je commence à paniquer un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, le fait que les français aient décidé de se réveiller tous en même temps n'a pas aidé. Je n'ai pas pu me libérer une seconde pour bosser mon projet B durant la journée, raison pour laquelle je suis obligé de travailler jusque six heures tous les matins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jugez-plutôt : Gabriel Nassif, David Benyamine, Antony Lellouche : trois français, et pas des moindres se sont tous trois hissés en table finale de trois épreuves différentes ces trois derniers jours. Gabriel et David ont tous deux chuté loin du titre, mais pour Antony, il est permis de rêver : il possède le second tapis au départ de la finale, et excelle à la variante pratiquée, le Pot-Limit Omaha High-Low.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cet extra-terrestre de Phil Ivey qui remporte son second bracelet de l'été, le septième de sa carrière. Je me demande où il s'arrêtera. Ivey n'est plus qu'à quatre victoires du record de Phil Hellmuth, mais il y est arrivé en moitié moins de temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a mon cher collègue Yuestud, qui a trouvé le moyen d'aller gagner 44,000 dollars au Venetian. Incroyable ! Mais mérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La finale d'Antony commence dans huit heures, et j'ai encore deux bonnes heures de travail devant moi. Je sais qu'Antony va gagner, en vertu de la loi de Murphy qui fait que chaque fois que l'on a une journée très chargée, une tonne de travail supplémentaire vient comme par magie se rajouter par dessus. Je dois avoir terminé mon projet B pour lundi. Il est donc assez évident de prévoir qu'Antony va gagner aujourd'hui dimanche, histoire de me donner cinq ou six heures de taf en plus. Mais il n'y a rien de plus que je souhaite... Voir mon pote gagner un bracelet, et entendre la Marseillaise résonner dans l'Amazon Room.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j'y retourne. Pour le reste, aucune tranche de vie, aucune anecdote croustillante : je passe ma vie au Rio et tout est dans mon reportage sur Winamax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-16"&gt;Day 16&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-17"&gt;Day 17&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-18"&gt;Day 18&lt;/a&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Trois finales en trois jours :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTW_kXdBOI/AAAAAAAABvQ/SBwlJohnn5c/s1600-h/P6110844.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347135045177771234" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTW_kXdBOI/AAAAAAAABvQ/SBwlJohnn5c/s400/P6110844.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTW_WKFIzI/AAAAAAAABvI/WS6C6qDDpCg/s1600-h/P6100798.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347135041363583794" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTW_WKFIzI/AAAAAAAABvI/WS6C6qDDpCg/s400/P6100798.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTXAAVfl_I/AAAAAAAABvY/EPQbWQ88uf8/s1600-h/P6141457.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347135052685744114" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTXAAVfl_I/AAAAAAAABvY/EPQbWQ88uf8/s400/P6141457.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-6670823371523104045?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/6670823371523104045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=6670823371523104045&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6670823371523104045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6670823371523104045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/murphys-law-strikes-again.html' title='Murphy&apos;s Law strikes again'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjTW_kXdBOI/AAAAAAAABvQ/SBwlJohnn5c/s72-c/P6110844.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3971468532687933581</id><published>2009-06-11T23:55:00.000+02:00</published><updated>2009-06-12T10:36:00.615+02:00</updated><title type='text'>Two weeks notice</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 15&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un bilan partiel, et une question existentielle&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Comme le temps passe vite, écrivais-je en conclusion de mon dernier post. La routine fait passer les journées plus rapidement, il me semble. Je me suis retrouvé jeudi en train de couvrir la quinzième journée des WSOP. Après deux semaines, quel bilan tirer de la quarantième édition des championnats du monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh... Je sais pas si je vais avoir le temps de réfléchir à une réponse détaillée. Bon, j'ai assisté au couronnement de 19 vainqueurs. Seulement trois n'étaient pas un américains – pour l'instant, les européens restent en deçà, avec seulement deux bracelets. Tous les gagnants ne sont pas des pros connus et établis, mais que l'on ne s'y trompe pas : à de rares exceptions près, ce sont tous des pros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affluence : stable. Quelques tournois voient leur participation augmenter, pour d'autres on constate une baisse, mais dans l'ensemble, il y a toujours autant de monde au Rio. Mention spéciale pour les cash-games qui sont le véritable poumon de l'Amazon Room, 24 heures sur 24. Jamais en quatre ans je n'avais vu les parties d'argent aussi fréquentées – et avec beaucoup d'argent autour des tables, pour sur. Les tournois chers rassemblent le même casting que l'année dernière, plus ou moins, et les tournois à 1,500 dollars continuent d'ameuter des milliers de joueurs. Je suis un peu préoccupé par le Main Event, qui pourrait subir un coup de massue maousse en raison des saisies effectuées par le Département de la Justice américaine sur les gains des joueurs PS et Full Tilt (voir mon post il y a deux jours, et les articles de Pokerati) La presse généraliste a commencé à se saisir de l'affaire, un signe qui ne trompe pas : il pourrait bien avoir du remue ménage au Rio dans les semaines qui viennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté français, force est d'admettre que c'est pas terrible, pour l'instant. A part une unique finale en vingt épreuves (Pascal Leyo), je ne recense pour l'instant que quelques places payées de consolation, à peine suffisantes pour payer le tournoi du lendemain. Difficile cependant de descendre en flamme les tricolores sur la base d'un échantillon d'une dizaine de tournois : la variance en tournoi est énorme, en particulier dans les tournois de No-Limit à gros field. C'est une fois le festival terminé que l'on pourra se permettre de dresser un vrai bilan – qu'il faudra là encore prendre avec des pincettes, car la variance, toujours elle, ne s'élimine pas en 57 épreuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté reportage, je suis plutôt satisfait. Il y a eu quelques bons moments à couvrir. Mon état de fatigue progresse lentement mais surement, mais je reste grosso modo de bonne humeur du matin jusque tard dans la nuit. Je bosse aux côtés de gens que je respecte et que j'apprécie, et la baisse du nombre de médias présents cette année rend les conditions de travail encore meilleures – bien que je n'avais déjà pas trop eu à me plaindre de ce côté en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a une problématique que j'ai envie de soulever après quinze jours aux WSOP, c'est la suivante : où sont les gros joueurs de cash-game online ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ilari « Zigmund » Sahamies ? Pas encore vu une seule fois au Rio, il n'est pas probablement même pas à Vegas. Pareil pour Luke « fullflush » Schwartz. Phil « OMGClayAyken » Galfond ? Il a disputé la première épreuve, et s'est déclaré trop dégouté pour continuer. Patrik Antonius ? On l'a vu dans l'Amazon Room lors de l'épreuve à 40,000 dollars, mais si je me souviens bien, il n'y a même pas participé. Tandis que son épouse a déjà joué cinq ou six tournois. Tom « durrrr » Dwan ? Deux épreuves, tout au plus, où il a sauté assez rapidement. Sami « LarsLuzak » Kelopuro ? S'il vient au Rio tous les jours, c'est surtout pour tenir compagnie à sa ravissante nouvelle petite amie, une membre proéminente des médias américains. Je crois l'avoir vu jouer une seule épreuve, pas plus. Gus Hansen ? Il vient à peine d'arriver, après avoir passé deux semaines à Paris pour regarder Roland Garros (et perdre 900,000 dollars sur Raphael Nadal). David Benyamine est peut-être le plus assidu de tous, ayant pris part à toutes les épreuves à 10,000 dollars et plus. Je fais une exception pour Phil Ivey – lui est motivé par les paris divers qu'il a lancés, et qui ont le potentiel de lui rapporter plus que la première place au Main Event.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont tous à Vegas, ou presque, mais ils ne jouent pas de tournoi. Car pour la plupart, ils s'en foutent complètement. La gloire liée à l'obtention d'un bracelet ne les intéresse guère – ce qui est rafraichissant, somme toute – et les prize-pools ne peuvent en rien rivaliser avec les sommes qu'ils peuvent esperer gagner en cash-game. C'est là que la vraie action se trouve. Mais il semblerait que malgré la présence de tous ces joueurs à Vegas, les parties live ne décollent guère. D'après mes observations et quelques autres sources, les parties commencent seulement à s'animer au Bellagio ces derniers, avec des tables à 200/400 en Pot-Limit Omaha, et des grosses tables de Limit. Elles ont du mal à tenir bien longtemps, car le pigeon se fait rare. Quelque chose qui n'arrête habituellement pas ces joueurs sur Full Tilt, pourtant. Je vais aller faire un tour au Bellagio, histoire de dresser un compte-rendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-15"&gt;Le Day 15 sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;Quelques histoires intéressantes lors de cette journée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjIQzzqVWeI/AAAAAAAABvA/vb2PEfSraSo/s1600-h/P6100809.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346354189869341154" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjIQzzqVWeI/AAAAAAAABvA/vb2PEfSraSo/s400/P6100809.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Gus Hansen est (enfin !) arrivé à Vegas&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjIQtfhfFEI/AAAAAAAABu4/Lwxxv7ORwK8/s1600-h/P6110840.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346354081384305730" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjIQtfhfFEI/AAAAAAAABu4/Lwxxv7ORwK8/s400/P6110840.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Incroyable Brock "t soprano" Parker, qui remporte son deuxième bracelet en cinq jours !&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3971468532687933581?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3971468532687933581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3971468532687933581&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3971468532687933581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3971468532687933581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/two-weeks-notice.html' title='Two weeks notice'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjIQzzqVWeI/AAAAAAAABvA/vb2PEfSraSo/s72-c/P6100809.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-577352422231492267</id><published>2009-06-10T23:44:00.000+02:00</published><updated>2009-06-11T09:21:14.893+02:00</updated><title type='text'>Projet B</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 13 et 14&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amazon Room, 22 heures 36. A part le train-train habituel des cash-games (qui rencontrent un succès sans précédent cette année, avec plus de quarante tables ouvertes la majeure partie de la journée), la salle principale des WSOP est déserte en cette quinzième journée des WSOP. Mais il y a quand même pas mal à voir ce soir : un tête à tête tendu entre Joe Serock et Brock Parker sur le podium ESPN (ce dernier pourrait bien remporter son second bracelet en une semaine), les demi-finales du Pot-Limit à 1,500 dollars (Erik Seidel a gagné un bracelet chaque année impaire depuis 2001 – il est toujours en course), la bulle du HORSE à 3,000 dollars (deux français en course : Fabrice Soulier et Gabriel Nassif), et le Deuce to Seven No Limit à 10,000 dollars (petit réunion de high-rollers, ambiance garantie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, pas mal de boulot, et guère le temps de se poser deux heures pour me consacrer à ce blog. J'ai pris une journée de pause mardi... La première après onze journées consécutives passées au Rio. Yuestud m'a remplacé tandis que je faisais la grasse matinée, enfin je sais pas trop si on peut appeler ça comme ça vu que je me suis levé à la même heure que d'habitude. Je me suis rendu au Fry's pour racheter un dictaphone tout neuf (un Sony rouge qu'on branche directement en USB sur l'ordinateur, la perte du câble étant la principale motivation du rachat), et 150 dollars de DVD divers, histoire de se faire quelques soirées télé – bonne alternative aux bars quand on est lessivé en rentrant. Des trucs à voir ou revoir : &lt;em&gt;Superbad&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Spinal Tap&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;the Wrestler&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Frost/Nixon&lt;/em&gt;, mon Hitchcock préféré, &lt;em&gt;Psycho&lt;/em&gt;, car je sais que Michel est fan, et d'autres trucs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de claquer quelques flippers, et j'étais au Rio en fin d'après-midi. Hé oui, j'ai profité de ma journée de pause pour... bosser. Sur mon projet parallèle, que je dois avoir complété avant lundi. J'ai collecté deux heures de conversations très intéressantes avec des personnes liées au projet. Motus sur la nature de ce projet « B » pour l'instant : je suis un peu superstitieux, et ai un peu peur d'en parler avant d'avoir terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai regardé la douloureuse élimination de Michel Abécassis avant la bulle dans l'épreuve de Omaha High-Low – MIK22 était dévasté après une superbe partie, pas récompensé du tout pour ses efforts. Et puis je me suis rappelé que j'étais en congé : direction le bar pour quelques verres en compagnie de Kara Scott (qui vient d'arriver à Vegas), et d'autres collègues et joueurs. Certains voulaient partir en boîte au Mirage : moi pas, et on en restés entre gens « uncool », nous déplaçant de quelques mètres pour trouver un autre bar muni celui-ci de machines à vidéo poker. On a joué à notre jeu favori « Hooker or not ? » qui consiste à deviner si la nana qui vient de s'assoir en face est une prostituée ou non (95% du temps, elle l'est, il suffit de la voir engager la conversation avec le chauve moustachu, parfait inconnu qui vient de s'assoir sur le tabouret d'à côté), et puis j'ai reçu un texto des joueurs du Team m'invitant à les rejoindre dans un endroit louche au beau milieu de la zone industrielle de Vegas, en bordure d'autouroute près du Rio. Pour ceux qui ne situent pas, on y trouve de nombreux strip-clubs. J'y suis resté bien après l'heure limite que je m'étais fixé, et j'ai eu un peu de mal à traîner ma carcasse jusqu'à l'Amazon Room le lendemain matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai assisté à la cérémonie de remise des bracelets – cette fois-ci, Harrah's ne s'est pas trompé d'hymne pour l'un des rares vainqueurs non-américains : Jeff Lisandro avait demandé celui de l'Australie. Brian Lemke a dédié son bracelet à Justin Shronk, son cousin disparu. Un moment touchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai complété le processus d'interviews du projet B (ne me reste plus qu'à écrire), et j'ai regardé la fin du tournoi réservé aux femmes, qui s'est conclu par la victoire d'une amie d'ElkY, une joueuse pro Hawaienne nommée Lisa Hamilton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjCulvGU0kI/AAAAAAAABuw/1-gEWjgsprc/s1600-h/P6090645.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345964721010168386" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjCulvGU0kI/AAAAAAAABuw/1-gEWjgsprc/s400/P6090645.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai constaté dans l'épreuve de HORSE que David Benyamine portait de nouveau le logo de Full Tilt Poker, de retour après avoir terminé son contrat il y a neuf mois. Petit pincement au coeur tout de même, quand je songe que David était à deux doigts de signer avec Winamax en octobre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti assez « tôt », vers minuit. Pour la première fois de notre arrivée à la villa, j'étais rentré assez tôt pour voir mes colocataires encore debout. Chouette. Juste avant de quitter le Rio, j'ai assisté au triomphe de Daniel Alaei dans l'épreuve de Omaha High-Low, remportant son deuxième bracelet après avoir battu des joueurs tels que Daniel Negreanu et Scott Clements. Une scène qui m'a rappelé des souvenirs : il y a trois ans, je suis rentré pour la toute première fois de ma vie dans l'Amazon Room au moment exact où Daniel Alaei venait de remporter la main finale contre David Williams dans l'épreuve de Deuce to Seven. Ça s'était passé tard dans la nuit, un soir de juin 2006, et je venais de débarquer à Vegas pour couvrir mes premiers WSOP. Le temps file vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-13"&gt;&lt;strong&gt;Day 13&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-14"&gt;&lt;strong&gt;Day 14&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-577352422231492267?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/577352422231492267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=577352422231492267&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/577352422231492267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/577352422231492267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/projet-b.html' title='Projet B'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SjCulvGU0kI/AAAAAAAABuw/1-gEWjgsprc/s72-c/P6090645.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-478058861524241913</id><published>2009-06-08T23:59:00.000+02:00</published><updated>2009-06-10T06:55:10.755+02:00</updated><title type='text'>Journée de la femme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 12&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Des femmes, une star échouant à la seconde place, un joueur du Team qui cash à nouveau, et un inquiétante perspective pour le Main Event le mois prochain&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est qu'en roulant à travers les rues désertes de Vegas que j'ai réalisé que l'on était dimanche... Après onze journées consécutives passées à travailler jour et nuit à l'intérieur de l'Amazon Room, le fait de savoir quel jour perd quelque peu de son importance. Toutes les journées se ressemblent, et nous autres guerriers journalistiques des WSOP ne définissons pas les jours suivant le calendrier lunaire, mais par des numéros : j'ai commencé à travailler à Day 2. Dimanche, nous étions Day 12, et mon marathon se terminera aux alentours de Day 50. Bref, pas de trêve dominicale en vue hier : des tonnes d'histoires m'attendaient au Rio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord le traditionnel tournoi réservé aux femmes, une épreuve qui fait depuis longtemps débat. Loin de moi l'idée de prendre partie sur un sujet compliqué (est-ce une idée sexiste que de vouloir ranger un sexe dans une catégorie à part, ou est-ce un bon moyen de promouvoir notre jeu favori auprès d'une moitié de la population qui s'y intéresse beaucoup moins que l'autre ?), je vous inviterai donc à lire l'article qu'à écrit mon excellent collègue Mean Gene sur la question – Annie Duke, opposante histoire à ce genre d'épreuve, ne s'est pas privée pour poster en commentaire son avis sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345553736000846658" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zQoXu0I/AAAAAAAABuQ/5zymRMcDd9o/s400/P6070005.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Liv Boeree : un argument tangible en faveur des tournois féminins&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui suis habitué à parcourir des salles remplies à 99% de mâles à l'hygiène pas toujours irréprochable, je trouve cela rafraichissant de voir l'Amazon Room remplie de femmes de tous âges et de tous milieux. La proportion de joueuses pros ne devant pas dépasser les 5%, l'atmosphère est cordiale : il s'agit avant tout d'un jeu. Les conversations vont bon train. On rit beaucoup, sans se prendre la tête. Parmi les joueuses au départ, mon excellente collègue de MadeInPoker, Claire Renaut, qui va se constituer un gros tapis avant de finalement sauter après sept heures de jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un épisode marrant : en parcourant les allées à la recherche des joueuses que je connais, une femme d'une quarantaine d'années se retourne sur mon passage. « Hey ! Comment ça va ? » En voyant mon air intrigué, la dame se rend compte que je ne la reconnais pas, et dit : « Vous aviez été si gentil avec moi lors de cette épreuve il y a deux ans. Vous ne vous souvenez pas ? » Réellement peiné de n'avoir aucun souvenir de cette rencontre, je m'excuse et avoue que non. De deux choses : je souffre de troubles de la mémoire, et cela est préoccupant. Ou alors, cette dame m'a pris pour quelqu'un d'autre, ce qui est tout de même plus plausible. Je lui souhaite tout de même bonne chance et poursuis mon chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zjQ5I7I/AAAAAAAABuY/Lv9CSBdVyrU/s1600-h/P6070012.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345553741002646450" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zjQ5I7I/AAAAAAAABuY/Lv9CSBdVyrU/s400/P6070012.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fans de poker ne sont pas tous de sexe masculin, je m'en rends compte en voyant Daniel Negreanu déclencher une émeute en se baladant entre les années. Sans doute l'un des joueurs les plus populaires du circuit, le canadien est assailli par ses demoiselles. « Daniel ! Je peux prendre une photo avec toi ? » Toujours de bonne humeur, il s'exécute avec le sourire, prenant la pose une dizaine de fois avant de rejoindre la table finale de l'épreuve de Limit qui l'attend sur le podium ESPN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie est rapide, et Negreanu se retrouve rapidement en tête à tête contre un joueur que je ne reconnais. Brock Parker : le nom me dit quelque chose, mais sans plus. Depuis le banc de presse, je soutiens Negreanu, bien sur, car cela ferait une bonne histoire à raconter au vu de tous les paris que le canadien a en cours avec Phil Ivey, qui vient juste de remporter le sien. Et puis, il me semble de toute façon impossible que Negreanu échoue après avoir fait tout ce chemin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zrAQHcI/AAAAAAAABug/UEbqfvqyoqc/s1600-h/P6070169.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345553743080332738" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zrAQHcI/AAAAAAAABug/UEbqfvqyoqc/s400/P6070169.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce qu'un reporter de PokerNews me révèle le pseudo internet de son adversaire : « t soprano ». Mais bien sur, que je connais ce joueur ! Sans doute LE plus ancien régulier de la table à 100/200$ Limit de PokerStars, qui fut pendant bien des années la plus grosse table du site – je me rappelle qu'à l'époque, il fallait envoyer un e-mail au support client pour demander l'autorisation de s'y asseoir, car PS se souciait des risques de banqueroute de ses joueurs... Et puis, la plus grosse déception de ma carrière de joueur de poker amateur est liée à « t soprano ». En mai 2007, je m'étais retrouvé par miracle en finale d'un satellite pour le Main Event des WSOP. Il ne restait plus que trois joueurs : un inconnu, moi, et Brock Parker. Je connaissais déjà la réputation de Parker, et avait été positivement impressionné par son jeu. Ce qui ne m'a pas empêché de le battre, et de me retrouver en tête à tête, où, malgré mon chip-lead, j'ai perdu le match, et donc l'unique siège pour le Main Event mis en jeu. Jamais je n'ai été aussi dévasté par une défaite au poker. Il était sept heures du matin, je jouais depuis minuit. Je me rappelle être descendu dans le salon : mes parents se levaient pour partir au boulot. Je leur ai raconté ma déception. Je crois que ma mère a dit un truc du genre : « c'est pas des idées de rester debout aussi tard ! » Il m'a néanmoins fallu plusieurs heures avant de trouver le sommeil, et je n'ai plus jamais joué aucun satellite online par la suite. Bien entendu, quand j'ai raconté l'histoire à Brock Parker tandis qu'il posait pour la photo de fin, il n'en avait strictement rien à foutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'épreuve de Stud, Fabrice Soulier a réalisé son troisième cash en deux semaines : record français jusqu'à présent (et au classement général, ils ne sont que peu d'autres joueurs à y être arrivés). Je le sens bien, cette année, le Fabsoul, et je ne suis pas le seul à le penser... « C'est marrant, » a observé un autre joueur français. « L'année dernière Fabrice avait la tête de quelqu'un qui n'allait pas faire un bon WSOP, et il n'a effectivement rien fait de notable. Cette année, il a la tête de quelqu'un qui faire des perfs. » Dans la même épreuve, Jason Mercier a manqué de peu la table finale : il disputait là le premier tournoi de Stud de sa vie. Comme quoi, quand on a le génie des cartes, l'expérience est secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grosse boulette d'Harrah's lors de la cérémonie de remise des bracelets, qui se tient quotidiennement au centre de l'Amazon Room : l'un des premiers vainqueurs non-américains des WSOP s'est vu attribuer le mauvais hymne national. « Euh, c'est pas l'hymne de la Finlande, a soufflé Ville Wahlbeck » à Pollack. « Ca serait plutôt la Suède ». Pollack a reconnu plus tard son erreur, mais a quand même laissé la chanson se terminer, tandis que les finlandais dans le public hésitaient entre l'hilarité et la consternation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après il y a eu le Day 1 de l'épreuve d'Omaha High-Low à 10,000 dollars, où David Benyamine défendait son titre. Mais je suis passé complètement à côté du tournoi, trop occupé par ce qu'il se passait ailleurs pour suivre les progrès de Michel Abécassis et Antony Lellouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84z6QOpxI/AAAAAAAABuo/36Y5HL1fxgQ/s1600-h/P6070180.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345553747173877522" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84z6QOpxI/AAAAAAAABuo/36Y5HL1fxgQ/s400/P6070180.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ludovic s'enquiert des progrès d'Antony dans le High-Low à 10,000$&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ludovic Lacay joue bien ces temps-ci, et l'a encore prouvé dans l'épreuve de No-Limit à 5,000 dollars. Malheureusement, mon ami Cuts souffre d'un incapacité chronique à «run-good » lors des phases finales des tournois où il arrive à accumuler des jetons, et a comme souvent du se contenter d'une élimination aux alentours de la 30ème place. Serviable, Ludo a pris le temps de s'assoir avec moi en salle de presse, me racontant en détail pendant une heure l'un des coups clés qu'il avait perdu, revenant avec lucidité sur les erreurs qu'il avait commises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-12"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 12 sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;****&lt;br /&gt;Une nouvelle inquiétante à un mois du Main Event : la justice américaine, par le biais du District Sud de l'état de New York, vient de lancer une méchante attaque sur les sites de poker en ligne servant les clients US. Pour résumer, il est depuis quelques jours impossible pour la majorité des joueurs du territoire de retirer leurs gains par le biais des services les plus populaires (Instant eCheck, en particulier). Des lettres ont été envoyées à toutes les banques majeures, leur ordonnant de bloquer les fonds de plusieurs milliers de joueurs, pour une somme totale s'élevant à trente millions de dollars. Neteller étant sorti du marché ricain depuis deux ans, les deux dernières solutions disponibles – mais jusqu'à quand ? - restent le chèque et le virement bancaire. Une nouvelle qui pourrait bien faire chuter la participation au Main Event. En effet, les joueurs se qualifiant sur les trois plus gros sites servant les américains (PokerStars, Full Tilt Poker, et Ultimate Bet) ne sont pas automatiquement inscrits pour le tournoi, mais doivent s'en charger eux-mêmes : la somme correspondant à l'inscription est déposée sur leur compte online. Dans ce contexte, si les joueurs US n'arrivent plus à retirer leurs gains, comment pourront-ils se pointer au Rio pour s'incrire au Main Event ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus d'infos, lisez les excellents articles de mon ami Dan Michalski sur Pokerati - l'histoire n'est pas terminée, et de nouveaux développements sont attendus dans les jours qui viennent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/06/us-feds-cracking-down-on-online-poker-money-transfers-pokerstars/"&gt;Première partie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/07/re-fed-crackdown-on-online-instant-echecks-pokerstars-doj/"&gt;Deuxième partie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/09/re-fed-crackdown-on-online-poker-money-transfers-2-pokerstars-refunds-bank-account-seizures-grand-jury-subpoenas/"&gt;Troisième partie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/09/re-fed-crackdown-on-online-poker-money-transfers-3-ppa-damato-joins-the-fray/"&gt;Quatrième partie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pokerati.com/2009/06/09/re-fed-crackdown-on-online-poker-money-transfers-4/"&gt;Cinquième partie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;****&lt;br /&gt;Mes collègues Tom et Gloria de PokerNews ont réalisé un excellent documentaire sur l'histoire des WSOP. Moi qui suis fan de la grande époque, nostalgique en diable que je suis (nostalgique d'une époque que je n'ai pas connue, en voilà un concept intéressant), j'adore :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pGxu99aXBkM&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/pGxu99aXBkM&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-478058861524241913?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/478058861524241913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=478058861524241913&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/478058861524241913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/478058861524241913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/journee-de-la-femme.html' title='Journée de la femme'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Si84zQoXu0I/AAAAAAAABuQ/5zymRMcDd9o/s72-c/P6070005.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4330588646633454856</id><published>2009-06-07T23:55:00.000+02:00</published><updated>2009-06-08T12:14:27.004+02:00</updated><title type='text'>Jump around</title><content type='html'>&lt;em&gt;Day 11&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, voilà le truc. Le secret que vous attendiez tant. Restez assis, et écoutez bien. C'est un peu une révélation que je vais vous faire. Vous êtes prêts ? Sûrs ? OK, on y va : les joueurs de poker jouant des tournois de poker... sautent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben si. C'est la vérité. C'est aussi simple que cela. Ils sautent, inlassablement. Non, il ne sautillent pas comme pendant le cours de gym au collège, faites pas vos malins, j'aime pas ça. Ils sortent du tournoi, voilà ce qu'ils font.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons la scène. Vous êtes un joueur de poker moyen. Vous vous inscrivez au tournoi, plein d'espoirs de gloire et de fortune. La réalité, c'est que 90% du temps, vous allez sauter. Allez, admettons que vous soyez tout de même un joueur au dessus de la moyenne, un bon joueur, voire même un joueur exceptionnel. Allez, pour vous faire plaisir si vous pensez faire partie de cette catégorie, de ce club très select, je vais abaisser ce pourcentage à, mettons, 85%. Ce qui fait quand même beaucoup d'éliminations, sur cent tournois donnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SiziqK32o0I/AAAAAAAABuI/Xv4Hw8UkEd4/s1600-h/P6069736.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344896071882941250" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SiziqK32o0I/AAAAAAAABuI/Xv4Hw8UkEd4/s400/P6069736.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est la réalité des joueurs que je suis censé suivre tous les jours aux WSOP l'été, et en Europe le reste de l'année. Ils se pointent au casino, paie l'équivalent d'un, deux ou trois SMIC pour s'assoir à la table, et ils sautent. Le lendemain, ils recommencent le même processus. Et ils sautent à nouveau. Et le lendemain aussi. Et la semaine suivante. Et ainsi de suite. 85% du temps. Mathématique. Le pourcentage peut varier selon le talent de tel ou tel joueur, mais la logique reste la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ces mecs là arrivent à supporter de subir une telle torture jour après jour, je ne sais pas, mais toujours est-ils qu'ils en redemandent. Ils reviennent jour après jour pour sauter inlassablement, 85% du temps. Oh, bien sur, je ne suis pas bête, je sais bien que ce qui les fait revenir, c'est la perspective qu'un jour, peut-être, ils ramasseront le gros lot qui rattrapera toutes les pertes de l'année, et bien plus encore (200, 300, 500 mille dollars, voire un million s'ils ont chatté un gros tournoi) Parce que bien sur, cela arrive de temps en temps, ce fameux gros lot, heureusement, mais cela est quand même rare. Quand on ne gagne de l'argent (« rentrer dans les places payées ») que 15% du temps en moyenne, combien de fois va t-on arriver en table finale sur le long terme ? 5% du temps ? Même pas, vous n'y pensez pas, c'est beaucoup moins. Et combien de fois va t-on gagner ce fameux gros lot ? 1% serait une estimation trop généreuse, même pour le meilleur des meilleurs joueurs de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me pose tout de même un gros dilemme quand notre tâche principale est de chroniquer les succès d'une équipe de joueurs. D'abord du point de vue marketing : est-ce que cela vaut bien la peine de se pointer tous les jours pour lister les joueurs du Team Winamax présents au départ d'une épreuve donner, pour ensuite – 85% du temps – revenir quelques heures plus tard en annonçant que, bah désolé, malgré tout son talent, machin a sauté, il a été éliminé, il a super bien joué, je vous jure, mais il repart les mains vides. Est-ce que c'est ce genre de publicité que recherche un site de poker en ligne qui dépense des centaines de milliers de dollars pour envoyer des joueurs représenter leur marque à travers le monde ? Et cela pose aussi un problème au niveau journalistique – ce qui m'importe le plus, je vous le jure la main sur le coeur : tout le monde s'en fout royalement, des joueurs qui sautent. C'est pas bandant, comme news.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SizipzkPnkI/AAAAAAAABuA/iAk6qFl1Vh4/s1600-h/P6069805.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344896065626676802" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SizipzkPnkI/AAAAAAAABuA/iAk6qFl1Vh4/s400/P6069805.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me reste donc seulement 15% en moyenne de choses positives sur lesquelles écrire. 85% de mauvaises nouvelles, 14% de nouvelles un peu joyeuses, et moins de 1% de vraies bonnes nouvelles. Pas beaucoup, hein ? Va t-en te démerder avec ça, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, parce qu'après, il faut aller voir les réactions des observateurs, sur les forums, dans les chat-rooms et dans la section « commentaires » des blogs. Ah, mais celui là, il est nul, cela fait deux mois qu'il a pas gagné d'argent en tournoi. Et, à l'inverse, oh, celui-ci, quel joueur exceptionnel, deux tables finales à la suite. Vous voyez le genre. Une politique du résultat qui ne s'applique pas vraiment au poker, mais qui reste tout de même la règle pour l'observateur mal informé. Tu gagnes quelques trucs en six mois, et tu es un génie. Un palmarès vierge pendant le même laps de temps (peu importe ce qui a été accompli avant, les performances sont vites oubliées), et on te traîne dans la boue. C'est le problème quand on expose trop certains joueurs : si leurs succès ont une visibilité maximale auprès du public, cela s'applique aussi à leurs échecs aussi. D'où ma nouvelle stratégie pour les WSOP cette année : une news rapide pour une élimination rapide, et des articles plus longs quand cela en vaut la peine... C'est mieux pour tout le monde : les joueurs, le sponsor, le reporter, et les lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je ne sais pas trop où je veux en venir... Si ce n'est que samedi, les deux joueurs du Team Winamax que je suivais ont chacun eu leur part de succès dans leurs tournois respectifs, et que la journée n'a donc pas été trop pénible. Arnaud Mattern a réalise son premier cash dans l'épreuve à 2,000 dollars, tandis que Ludovic Lacay terminait dans le top 10 de celle à 5,000 dollars. Personne n'avait sauté, ou presque. Ouf. L'honneur était sauf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-11"&gt;Le Day 11 sur Winamax&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4330588646633454856?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4330588646633454856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4330588646633454856&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4330588646633454856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4330588646633454856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/jump-around.html' title='Jump around'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SiziqK32o0I/AAAAAAAABuI/Xv4Hw8UkEd4/s72-c/P6069736.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-7760019474059997392</id><published>2009-06-06T23:55:00.000+02:00</published><updated>2009-06-07T10:19:46.856+02:00</updated><title type='text'>Et de deux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 10&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le temps se dégrade, ennui dans l'Amazon Room, et un anniversaire&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Parlons du temps, histoire de passer le temps : je n'aime pas le sens dans lequel le vent tourne à Vegas en ce moment. Je parle au sens propre : les bourrasques soufflent sur le Strip du soir au matin. Fumer une clope dans le patio de l'Amazon Room est devenu un exercice dangereux, et je ne parle même pas de se rendre à l'intérieur de la tente servant de cantine des joueurs, qui tremble sur ses fondations au moindre coup de vent. Les nuages noirs s'amoncellent au dessus de nos têtes, et s'il il n'a pas encore plus, ça ne saurait tarder. C'est pas du temps digne du désert du Nevada, ça. L'été est à nos portes, bordel. Où sont les pointes de chaleur à cinquante degrés et l'air sec comme un coup de trique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'intérieur de l'Amazon Room, par contre, point d'avis de tempête : samedi, on s'ennuyait franchement. Les deux finales n'ont suscité qu'un intérêt modeste chez la plupart des observateurs. Le podium ESPN n'accueillait qu'une poignée de spectateurs endormis pour observer le tête à tête le plus chiant de la terre dans l'épreuve de Short-Handed, pourtant réputée pour son caractère agressif et riche en action. Check... Fold... Check... Fold... Même topo en ce qui concerne le tournoi mixte Hold'em/Omaha sur le podium secondaire, malgré la présence de l'excellent Ben Grundy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le génial tournoi multi-variantes à 10,000 dollars a offert quelques bons moments avec les quatre français présents (à un moment, trois d'entre eux étaient assis à la même table), tandis que dans l'épreuve de No-Limit à 2,500 dollars, tous les joueurs du Team Winamax sautaient assez rapidement, excepté Arnaud, qui se bâtira au cours de la journée un tapis suffisant pour avancer jusqu'à la seconde journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, rien de spécial. La routine s'est installée pour de bon : les tournois s'enchaînent sans relâche, au rythme de deux Day 1, deux Day 2 et deux finales par jour. Des finales auxquelles je ne prête guère plus attention, à part si le casting est intéressant. Les Day 2 non plus ne me passionnent pas trop, et, comme je l'ai déjà annoncé, j'ai décidé au début des WSOP de ne pas perdre de temps sur les Day 1, où il ne se passe jamais rien. Merde, en fait plus rien ne m'intéresse, en fait. Bon, j'exagère un peu. Bien entendu que j'essaie de rester attentif à tous les tournois. Mais cela reste une évidence : quand on couvre les WSOP seul, on ne peut être partout à la fois, et il faut faire le tri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai mis fin un peu plus tôt que d'habitude à cette dixième journée – ma neuvième consécutive au Rio. Je suis parti à minuit, ayant passé « seulement » onze heures à l'intérieur de l'Amazon Room. Je comptais rejoindre directement la villa, mais j'ai finalement rejoint Ludovic au Trump. Et là, ce qui devait arriver arriva : on a bu des coups dans un bar de nuit proche de l'hôtel, et quand l'arbitre a sifflé la fin du temps réglementaire (en même temps que la dernière bière), il était cinq heures du matin. Peu désireux de souffler mon haleine alcoolisée dans le ballon des flics patrouillant l'autoroute 15, j'ai dormi sur le canapé du salon de la luxurieuse suite de l'ami Cuts. Pas sérieux, tout de même, ce dernier devant être sur le pied de guerre à midi pour jouer son prochain tournoi. J'étais le premier étonné de le voir debout dès neuf heures pour aller faire du vélo en salle de sport. J'ai décliné son invitation à me rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et puis, à noter tout de même : il a deux ans jour pour jour, ce blog écrit à la va-vite que vous êtes en train de lire a fêté ses deux ans samedi. Bon anniversaire, moi ! Merci à vous, milliers (ok, centaines) de lecteurs pour votre soutien inconditionnel, bla bla bla, je vous aime, etc etc, formidable, tout ça tout ça,, on se revoit pour fêter les dix ans, c'est cool, merci la foule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-10"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 10 sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sit2cOha89I/AAAAAAAABt4/7jKlyIKeY9Q/s1600-h/P6059558-1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344495610111914962" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sit2cOha89I/AAAAAAAABt4/7jKlyIKeY9Q/s400/P6059558-1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Almira Skripchenko vient d'arriver à Vegas, et s'est retrouvée assise à la droite de Phil Ivey pour son premier tournoi - un bon moyen de s'acclimater rapidement aux WSOP&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7760019474059997392?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/7760019474059997392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=7760019474059997392&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7760019474059997392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7760019474059997392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/et-de-deux.html' title='Et de deux'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/Sit2cOha89I/AAAAAAAABt4/7jKlyIKeY9Q/s72-c/P6059558-1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-7006934525006922502</id><published>2009-06-05T23:55:00.001+02:00</published><updated>2009-06-06T00:25:24.998+02:00</updated><title type='text'>Le cirque ne s'arrête jamais</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 9&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Demi-journée de repos ? Plutôt la moitié d'une journée double... Et donc, au final, seulement dix heures passées dans l'Amazon Room. Déambulations autour des six épreuves du jour, et un grand moment de poker vécu en direct&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[Note : le texte qui suit a déjà été publié sur Winamax hier... Oui, je sais, je me repompe, et pour ceux qui lisent déjà mon reportage, rien de nouveau à lire aujourd'hui. Simplement qu'aujourd'hui, je n'ai pas le temps de passer deux heures sur ce blog, et que de toute façon, mon reportage d'hier a été rédigé comme un article de blog. Donc je ne vois pas ce que je peux mettre de plus. Fin de la parenthèse]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;J'avais mal choisi mon jour prendre une demi-journée de repos, comme je m'en suis rendu compte en consultant les news sur internet au réveil. Autour de la table finale de l'épreuve de Deuce to Seven No Limit, ils n'étaient déjà plus que trois, et Phil Ivey était chip-leader, en quête d'un sixième bracelet en dix ans. Et puis, il y avait bien sur Ludovic Lacay, en course dans la deuxième journée de l'épreuve short-handed, et dont je guettais avec impatience chaque message Twitter sur mon téléphone portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis pour le repos, la piscine, le shopping, une partie de cash-game, ou je ne sais quoi. A dix-huit heures, j'étais de retour dans l'Amazon Room. Je ne comptais y revenir que beaucoup plus tard. Mais non. Besoin pathologique d'être là « au moment où ça se passe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimYMo5KfeI/AAAAAAAABtw/chYoA7XD5KQ/s1600-h/P6049324.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969775754837474" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimYMo5KfeI/AAAAAAAABtw/chYoA7XD5KQ/s400/P6049324.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis immédiatement dirigé au fond de la zone « Orange » (pour plus de clarté, la salle est divisée en quatre zones géographiques de quatre couleurs différentes). J'y retrouve Cuts assis derrière un tapis énorme grimpant sur trois étages de piles de jetons. Cependant, ce ne sont presque que des jetons unité de 100, et en y regardant de plus près, Ludo possède un tapis bien en dessous de la moyenne. Restent encore une quarantaine de joueurs : la table finale est encore loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les superviseurs annoncent la pause-dîner : une heure seulement. Le timing est serré. Nous n'avons pas le temps d'aller chercher un restaurant en ville, et la meilleure solution – si l'on veut éviter la viande de kangourou servie dans la « Poker Kitchen », la cantine des joueurs – est le San Paolo Café, situé dans le couloir menant au casino.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant la commande, le joueur du Team Winamax revient sur ses quatre premières heures de partie. « Je n'ai pas vu beaucoup de cartes. », commence t-il. « Aucune paire, pas de figures. » Je lui demande quelle est l'attitude à adopter quand on est « card dead » en tournoi. « Pour moi, il s'agit de trouver les spots pour 3-bet. Il faut faire systématiquement des continuation-bets. Bref, essayer de provoquer quelque chose. » Je vois. Si les cartes ne t'aident pas, alors aide-toi toi même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le problème c'est que mes adversaire m'ont cerné, maintenant », soupire t-il. « J'ai tout fait : limper avec de la merde, 3-better, 4-better, squeezer. Je n'ai jamais montré mes cartes pendant deux heures. » Ce qui est parfait, sauf que lorsque Ludo s'est fait relancer à tapis pour la première fois, il a du jeter ses cartes, bien sur. « Et à partir de là, c'était l'escalade. C'est comme si ils avaient fini par remarquer que je n'avais jamais rien en main quand j'agressais, et on a commencé à me sur-relancer à tour de bras. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Soulier arrive, accompagné de Michel Leibgorin et le duo de reporters de MadeInPoker, Claire et David. On réunit deux tables et tout ce beau monde s'assoit. Tandis que Cuts bataille en Short-Handed, Fabrice est en position pour faire l'argent dans l'épreuve mixte Hold'em/Omaha. Les deux français espèrent jouer le plus longtemps possible ce soir, et atteindre la table finale tard dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'ai failli faire une « Cuts », raconte Ludo à l'assistance amusée. C'est le genre de coup où l'on a déjà en tête de faire une grosse connerie au moment de soulever ses cartes. Ca m'est arrivé tellement de fois. Là, je relance K-3 au bouton. Payé par la grosse blinde. Flop Q-6-3. La BB checke. Je mise 8,000. La BB check/raise à 25,000. J'ai 108,000 et je me vois déjà faire tapis, faire passer mon adversaire et ramasser un gros pot. Ca, c'est l'option optimiste, et j'ai en tête tous les coups où cela n'a pas marché. Alors j'ai passé. » Ouf. Craquage évité. Tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soixante minutes de pause filent à toute vitesse, et déjà il faut retourner vers l'Amazon Room. Sur le chemin, on croise les participants d'une épreuve que j'apelle « Gloubi Goulba », car elle mélange huit variantes, et entremêle Pot-Limit, Limit et No-Limit. Le clan des français profite de la pause pour prendre un peu de soleil : Xavier Laszcz, Patrick Bueno et... Antony Lellouche, dernier membre du Team Winamax arrivé à Vegas. Il entame ses World Series avec cette épreuve compliquée aux prix d'entrée de 10,000 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse Ludo retrouver son siège, et observer l'épreuve mixte Omaha/Hold'em à 2,500 dollars. David Sklansky, Hevad Khan, Hoyt Corkins et les anglais John Kabbaj et Ben Grundy font partie des cinquante derniers joueurs en course. Les deux derniers français sont assis côte à côte : ElkY et Fabrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ElkY possède un tapis correct, de même que Fabrice. Je taquine ElkY : « Alors, tu as appris à jouer au Omaha depuis l'année dernière ? ». Il rigole. « Je joue serré, je fais attention. » Très vite, la bulle éclate et Fabrice peut officiellement fêter son second cash des World Series – il est l'unique français a avoir accompli une telle performance jusqu'à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimYMVQpIgI/AAAAAAAABto/92utkyFR_e8/s1600-h/P6049395.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969770484605442" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimYMVQpIgI/AAAAAAAABto/92utkyFR_e8/s400/P6049395.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je discute avec Stéphane, le coach/entraîneur/manager d'ElkY, qui ne perd pas une miette des progrès de son poulain. Ludovic vient à notre rencontre, tenant à la main un petit carton rose lisant « 38th place ». C'est fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le suis jusqu'à la salle où sont accueillis les joueurs venant récupérer leurs gains. Comme c'est la première fois que Ludovic se retrouve dans une telle situation aux WSOP (« et la première fois à Vegas, et la première fois hors d'Europe », précise t-il), la procédure est interminable. Il faut scanner le passeport de Ludo, remplir des formulaires en cinq exemplaires, pour les taxes, les archives, tout un tas de truc. On demande à Ludovic de confirmer sa date de naissance, son adresse, sa nationalité. Tout cela est déjà écrit sur le passeport en lettres bien lisibles, mais on est jamais trop prudent chez Harrah's.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La procédure prend une bonne demi-heure, largement suffisante pour que Ludo me raconte ce qu'il s'est passé. « Ca été vite. J'ai 3-bet un mec, et ai du passer après qu'il m'ait envoyé le tapis. Puis, un joueur qui ouvrait 60% des coups a relancé au hi-jack pour 8,000. J'ai fait tapis pour 60,000 au bouton avec [Ts][5s]. Évidemment, je suis payé par deux Dames. J'y ai quand même cru sur le flop A-3-4 et le turn 6. » Cela plusieurs mois déjà que j'observe Ludovic jouer juste, et aborder ses tournois avec la bonne attitude. Une grosse performance me semble être à l'ordre du jour, très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, après moult transactions administratives, Ludovic recoit ses 6,000 et quelques dollars de gains. Il a déjà donné 200 dollars de pourboire aux croupiers, et en redonne dix de plus au caissier. A la porte de la salle est intelligemment placé un bar ambulant. Quantité de boissons sont disponibles pour permettre aux joueurs récemment éliminés d'évacuer leur déception. Ludovic commande une bière et je l'imite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un voix teintée d'un fort accent germanique s'élève derrière nous. « I will have a glass of wine. Thank you, Ludovic ». Tout sourire, vêtu d'une veste militaire et coiffée d'une casquette à l'envers, nous reconnaissons Markus Lehman, alias l'homme-qui-a-empêché-Cuts-de-gagner-un-WPT. Si les deux joueurs ne se sont jamais plus affrontés à la table depuis leur tête à tête à Barcelone en octobre 2007, ils se croisent souvent et se respectent, s'apprécient même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5uTfhFI/AAAAAAAABtg/ssXCRe98bHo/s1600-h/P6049402.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969450789930066" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5uTfhFI/AAAAAAAABtg/ssXCRe98bHo/s400/P6049402.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lehman vient lui aussi de sauter dans l'argent, dans l'épreuve mixte Hold'em/Omaha. On trinque, et les deux joueurs se rappellent du bon vieux temps. « Tu n'as pas eu de bol de tomber contre un fish comme moi au WPT », taquine l'allemand. « Tu jouais tellement agressif », répond Ludo. « Relance 300,000, relance 300,000, relance 300,000, j'entends encore les mots dans ma tête. » On parle de la nouvelle génération. « C'est dur, de gagner de l'argent, maintenant », dit Lehman. « Il y a de moins en moins d'edge au No-Limit. Avec les livres, les sites d'entraînement, le niveau monte. » Ludo est d'accord. « Les joueurs sont tous les jours meilleurs. Combien de temps va encore durer le poker ? Quatre ans ? Cinq ans ? » Lehman pondère : « Le poker sera toujours là dans le futur. Mais surement pas aussi gros qu'en ce moment. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5f5SiiI/AAAAAAAABtY/Wp6HYoBkwiU/s1600-h/P6049407.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969446921931298" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5f5SiiI/AAAAAAAABtY/Wp6HYoBkwiU/s400/P6049407.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se rend sur le podium ESPN, et l'on s'assoit aux premières loges, sur le banc réservé à la presse. C'est le tête à tête final de l'épreuve de Deuce to Seven No Limit. Phil Ivey possède l'avantage contre John Monette, son jeune adversaire. Les gradins sont à moitié vides, par comparaison à l'affluence observée hier soirs lors du duel entre Eric et Freddie en Stud. Pas un bruit, ou presque, à part l'annonceur au micro : « Phil raises... And John is gonna lay it down. » L'annonceur trompe l'ennui en essayant de trouver le plus d'expressions différentes pour changer du mot « fold » : « release it hand », « mucks his cards », « he's gonna pass », « he's not gonna call ». L'action est quelque peu monotone, mais l'on reste quand même une bonne heure et demi, fascinés par le spectacle qu'offre le meilleur joueur du monde : pas un showman, c'est sur, mais un monstre de calme et de concentration. Un nouveau morceau d'histoire du poker est en train de s'écrire dans l'Amazon Room. Je ne voudrais pas être à la place de Monette quand Ivey le fixe de ses yeux ronds, qui ne tiennent pas en place : on dirait des boules de billard qui roulent dans ses orbites. Ivey joue un jeu posé, « small ball », relançant petit, grattant chaque jeton avec patience. On ne voit que peu de tirages : l'action s'arrête bien souvent au premier tour de mise. Monette tombe à dix grosses blindes, et commence à enclencher le mode « all-in ». Étonnamment, Ivey continue de relancer Monette, mais ne paie aucune de ses relances à tapis les dix premières fois. La onzième, il finit par s'engager, et demande une carte. Monette est « pat » avec une main correcte, et Ivey ne s'améliore pas. Double up. Deux minutes plus tard, Ivey paie à nouveau le tapis de Monette, et les deux joueurs restent « pat ». Monette retourne hauteur 10 (là aussi, une main correcte en tête à tête en 2/7), et Ivey ne peut montrer mieux. En vrai gambler high-stakes, Ivey demande immédiatement au croupier d'aller chercher dans le paquet la carte qu'il aurait reçue si n'était pas resté « pat ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monette possède désormais l'avantage, et pendant un instant, Ivey voit le titre lui échapper. Short-stack, il s'engage rapidement avec un monstre : 6-4-3-2, plus une carte à tirer. Monette est loin derrière avec J-T-8-5 plus une carte, et la meilleure main l'emporte. Les tapis sont revenus à égalité. Ludo est crevé, je l'accompagne jusqu'au taxi. Je croise les frères Boatman, Ross et Barry. Ils viennent juste d'arriver à Vegas, et se sont engagés dans l'épreuve Mixte. « Je tiens à peine debout », dit Barny. « J'essaie juste de ne pas me mélanger les pinceaux entre le Stud et le Stud High-Low ». Une situation qui arrive souvent en ligne, je réponds. « Oui ! », s'écrie Ross. « Hier, on jouait en tête à tête, et je l'ai relancé avec trois Rois. Il m'a payé tout du long, et j'ai mis du temps à comprendre que l'on était pas en Stud, mais en Razz. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne sur le banc de presse, près du quel se joue l'épreuve mixte Omaha/Hold'em. Fabrice n'est plus, et ElkY ne va pas tarder à sauter. Je trie quelques photos, quand une bruyante exclamation se fait entendre sur le podium ESPN. « Ca ne peut être que Phil Ivey », dit un collègue. Je traverse la salle en courant : Phil Ivey est debout, entourée d'une marée de spectateurs. Les huiles d'Harrah's ont fait leur apparition : nulle doute qu'ils n'auraient pas fait long feu en cas de défaite d'Ivey. Mais non, celui qu'on surnomme de manière quelque peu raciste le « Tiger Woods du poker « a gagné, remportant son sixième bracelet en dix ans. Le premier prix est de seulement 96,000 dollars, mais il est de notoriété publique qu'Ivey a quelques paris en cours avec quelques high-rollers du genre d'Eli Elzera et Daniel Negreanu. On dit qu'il aurait parié trois millions sur lui-même. Avec une côte ne serait-ce que de 2 contre 1 (un minimum, mais surement plus), Ivey peut ainsi réclamer au moins six millions à ses amis, qui doivent être en larmes à l'heure qu'il est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5PIavwI/AAAAAAAABtQ/H1vzu-inoZM/s1600-h/P6049441.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969442421980930" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5PIavwI/AAAAAAAABtQ/H1vzu-inoZM/s400/P6049441.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Félicitations, Phil Ivey » dit Jeffrey Pollack devant les caméras. « Vous venez à nouveau de prouver que vous étiez le meilleur joueur du monde. » Ivey écoute avec un air incrédule. Pas du genre à supporter le cirque médiatique, le désinvolte Ivey ne reste pas plus d'une minute en place pour les photographes, bracelet à la main et sourire forcé au visage. Clic clic clic, dépêchons-nous, trop tard, il est déjà parti, suivi d'une armée de fans. « Ivey est ce qui se rapproche le plus d'une rock star dans notre milieu », souffle un collègue. Correct. Phil Ivey vit sur sa propre planète. Six bracelets WSOP en dix ans à peine. Il y en aura d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une journée historique de plus aux World Series of Poker...&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-9"&gt;Le Day 9 sur Winamax&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX40GqXeI/AAAAAAAABtA/WEGz4SLcWsM/s1600-h/P6059491.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969435166858722" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX40GqXeI/AAAAAAAABtA/WEGz4SLcWsM/s400/P6059491.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sorel Mizzi apprend les règles à la volée dans la difficile épreuve de "Mixed Games" mélangeant huit variantes&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5KzMFUI/AAAAAAAABtI/CRZ7_fPl7xQ/s1600-h/P6059469.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343969441259197762" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimX5KzMFUI/AAAAAAAABtI/CRZ7_fPl7xQ/s400/P6059469.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon poto Antony Lellouche est arrivé à Vegas&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7006934525006922502?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/7006934525006922502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=7006934525006922502&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7006934525006922502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7006934525006922502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/le-cirque-ne-sarrete-jamais.html' title='Le cirque ne s&apos;arrête jamais'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SimYMo5KfeI/AAAAAAAABtw/chYoA7XD5KQ/s72-c/P6049324.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2318960257488354874</id><published>2009-06-04T23:55:00.000+02:00</published><updated>2009-06-06T00:21:48.714+02:00</updated><title type='text'>Prime-time blogging</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Day 8&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Enfin, de l'inspiration, et Jason Mercier remporte son premier bracelet&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le roi des bloggeurs poker Pauly a débuté son reportage aux World Series, il savait qu'il devrait s'absenter à plusieurs reprises durant les sept semaines que dure le festival. Phish, un groupe dont il est fan absolu (de la musique de hippies), s'est reformé pour l'été, et il n'y a rien au monde qui pourrait l'empêcher d'aller les voir, et surtout pas les WSOP. Alors, pour combler les trous durant son absence, Pauly a rassemblé un casting de collègues : les « Tao of Poker All-Star ». J'ai été flatté que Pauly me demande d'en faire partie, étant le seul non-américain de la bande, et donc forcément un peu limité par la barrière linguistique. Mais j'ai accepté tout de même, pas certain que j'allais arriver à écrire quelque chose, avec tout le travail que j'ai déjà à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgbYkQOI/AAAAAAAABsw/fDpIAt12mqY/s1600-h/P6039257.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343811786051436770" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgbYkQOI/AAAAAAAABsw/fDpIAt12mqY/s400/P6039257.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, en ce Day 8 est venue la table finale de Stud, avec le formidable parcours d'Eric Drache, un type remarquable à plus d'un titre. A trois heures du matin, je savais que je tenais une histoire en or. Je venais de passer une bonne partie de la nuit à observer la partie à côté de Thor Hansen, collectant des tonnes d'histoires obscures sur le passé enfoui des WSOP. Une heure et demi plus tard, j'envoyais trois pages à Pauly. Vous pouvez lire le résultat &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/"&gt;ici&lt;/a&gt;. J'étais assez fier du résultat, alors j'ai traduit le tout pour le publier sur &lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-8?postid=1420315"&gt;Winamax&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu plein de réactions positives après cette première publication sur Tao of Poker – un des quatre ou cinq blogs les plus lus sur le circuit. J'avais déjà écrit des dizaines d'articles, des news d'une page en anglais pour PokerRoom et Card Player Europe. Mais écrire une vraie histoire est une autre paire de manches. C'est pour cela que je n'en écris jamais. Mais là, je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai tout écrit d'une traite, sans m'arrêter. Alors que d'habitude je suis lent, archi lent. Une inspiration divine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je me suis un peu précipité, et il y a deux ou trois trucs que je regrette. Par exemple, j'aurais du attendre d'avoir reçu le communiqué de presse de Nolan Dalla, pour collecter quelques anecdotes sur le vainqueur. J'ai oublié de regarder le palmarès de Drache, ce qui m'aurait apporté une info cruciale pour conclure parfaitement l'article. Et j'ai complètement négligé le côté obscur du personnage, rendant le ton de l'article un peu trop dithyrambique. Mais bon, c'était un bon entraînement pour la suite – j'ai en effet accepté un énorme challenge que m'a proposé un acteur majeur de l'industrie, qui va me donner pas mal de taf durant les dix jours à venir. Je vous en parlerai quand j'aurai terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgonZttI/AAAAAAAABs4/djT-Xy7M4TQ/s1600-h/P6039204.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343811789603321554" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgonZttI/AAAAAAAABs4/djT-Xy7M4TQ/s400/P6039204.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre évenement de cette journée remarquable à plus d'un titre, la victoire de Jason Mercier dans l'épreuve de Pot-Limit Omaha à 1,500 dollars. Pour pimenter un peu mon reportage, j'avais décidé au début des WSOP de choisir plusieurs « favoris du Team Winamax », un casting de joueurs étant à la fois 1/ bons et 2/ sympas, qui selon moi et les joueurs du Team avaient de bonnes chances de remporter un bracelet cet année. Jason était mon premier choix, et ce fut un plaisir de le voir dominer la finale de bout en bout. Ce que j'adore avec les finales des WSOP – en tout cas celles qui ne sont pas filmées – c'est que l'on a toute liberté de s'asseoir à côté de la table pour observer l'action au plus près, comme le montre ce cliché de mon collègue BJ Nemeth publié sur son &lt;a href="http://tweet.pkrrd.com/nation/photos"&gt;photo-reportage &lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgJdNwUI/AAAAAAAABso/krSj6SgF2E4/s1600-h/3596941772_5f29355319_o.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343811781239095618" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgJdNwUI/AAAAAAAABso/krSj6SgF2E4/s400/3596941772_5f29355319_o.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas le bonheur, ça ? Le problème, c'est que les notes que je suis en train de gribouiller n'ont pas encore été utlisées : je n'ai rien écrit sur Mercier, trop occupé que j'étais avec le reste de l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-8"&gt;&lt;strong&gt;Le Day 8 sur Winamax&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2318960257488354874?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2318960257488354874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2318960257488354874&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2318960257488354874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2318960257488354874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/prime-time-blogging.html' title='Prime-time blogging'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SikIgbYkQOI/AAAAAAAABsw/fDpIAt12mqY/s72-c/P6039257.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1111939118619353435</id><published>2009-06-03T23:55:00.001+02:00</published><updated>2009-06-04T16:02:17.727+02:00</updated><title type='text'>The Daily Grind</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Day 7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Journal d'un fou&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SifTYO1R0xI/AAAAAAAABsg/hJCiBsoTKiE/s1600-h/P1011153.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343471896150266642" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SifTYO1R0xI/AAAAAAAABsg/hJCiBsoTKiE/s400/P1011153.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'ai atteint le point où mes doigts me font tellement mal que j'ai du mal à taper. C'est vrai, je vous jure. Je suis littéralement à bout de forces, incapable de terminer mon article, mais pourtant, il faut que je le termine. Pourquoi, je n'en sais rien. Sans doute parce que je l'ai commencé, et qu'il me semble logique d'aller au bout, après tout, peu importent les signaux que m'envoient mon corps. Je veux dire, le monde ne va pas s'arrêter de tourner si je rentre me coucher sans avoir terminé mon histoire. Il est six heures et demi du matin, nom d'un chien, et je suis à mon poste depuis midi. Merde, le monde du poker ne remarquerait même pas si je coupais court dès maintenant. Et pourtant, je continue. Je ne pourrai me coucher qu'une fois ce putain d'article terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire que la routine s'est installée aux WSOP, sept jours après ma première journée de travail. Parce que je viens d'enchaîner trois journées de quinze à dix-huit heures sans même m'en rendre compte. Plus le temps de batifoler, de passer un moment agréable ou deux le matin avant de commencer à bosser. C'est boulot à 100%. Le modus operandi est toujours le même : rentrer à quatre heures du matin à la villa, épuisée après avoir passé la majeure partie de la journée enfermé dans l'Amazon Room. Rallumer l'ordinateur pour écrire une bafouille fatiguée sur le blog que vous êtes en train de consulter. Se réveiller à onze heures trente, pisser, et sauter dans la douche. Se brosser les dents, puis se diriger directement vers la voiture. Parcourir les dix minutes de trajet me séparant du Rio. Garer la voiture, marcher jusqu'à l'entrée de service, et rentrer directement dans l'Amazon Room que j'ai quittée huit heures plus tôt. Allumer l'ordinateur, et commencer à écrire. Prendre une salade de fruits à la cantine, et la manger en lisant un bouquin – le moment calme de la journée. Regarder et parler à des joueurs de poker, prendre des photos, et écrire encore. Prendre une pause-dîner vers vingt heures, mais pas systématiquement – des fois, il faut écrire encore. Regarder les parties tard dans la nuit, et écrire encore. Fumer une clope toutes les heures avec les collègues, mais parfois seul. Boire un verre d'eau de temps en temps, des fois une bière si l'on a vraiment la gorge sèche. Et puis rentrer tard, retrouver son lit, et ainsi de suite. &lt;em&gt;Same player shoot again&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas que l'on me plaigne. Je veux dire, on ne me force pas à faire ça. Mon patron n'est pas venu me voir en me disant d'y aller tous les jours et toutes les nuits. Si je voudrais arrêter un peu, je pourrais. Pas de problème. Mais il y a quelque chose qui me pousse à continuer. Je dois avoir un problème psychologique enfoui, je sais pas trop. J'ai peur de manquer quelque chose d'extraordinaire en mon absence. Ou peut-être j'ai peur de m'ennuyer si je reste au bord de la piscine le temps de quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas que l'on me plaigne, et je ne veux pas non plus qu'on me couvre d'éloges en me disant que je fais un boulot super. Des fois, c'est pas terrible. Souvent, même. La plupart du temps, c'est passable. Une fois, rarement, c'est génial, et je suis fier. Si, une fois par jour, je peux être content d'un paragraphe ou deux que j'ai écris, d'une photo réussie, je suis content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, il y a un truc que je veux que l'on remarque. Il y a un truc pour lequel je veux être salué, vaniteux que je suis - hé, il y a toujours une part de vanité dans ce métier où le fruit de notre travail est délivré en public. Il y a un truc que je veux que l'on dise à propos de moi, c'est, que putain, je travaille dur. Je fais mes heures. Encore et encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le pire, c'est que je ne sais même pas pourquoi. Il est sept heures du matin, dans dix minutes je vais sortir, aveuglé par la lumière du jour, et je vais de demander pourquoi je suis encore resté si tard. Je dois vraiment être dérangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.winamax.com/team-winamax_tournois-live_wsop-2009-jour-7"&gt;Le Day 7 sur Winamax&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1111939118619353435?l=benjodimeo.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1111939118619353435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1111939118619353435&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1111939118619353435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1111939118619353435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2009/06/daily-grind.html' title='The Daily Grind'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>benjamin.gallen@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17407690738507723793'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SifTYO1R0xI/AAAAAAAABsg/hJCiBsoTKiE/s72-c/P1011153.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>12</thr:total></entry></feed>