tag:blogger.com,1999:blog-65859259389980164932008-06-25T21:28:16.272+01:00le socio[b]log de françois ribacFRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comBlogger20125tag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-10385504541345145822008-06-05T08:11:00.006+01:002008-06-25T21:28:16.310+01:00L'épreuve et les liens<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/SEeW26r_nVI/AAAAAAAAAEM/iYMqRUuuYa4/s1600-h/600px-Education_-_Grad_Hat.svg.png"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 308px; height: 161px;" src="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/SEeW26r_nVI/AAAAAAAAAEM/iYMqRUuuYa4/s400/600px-Education_-_Grad_Hat.svg.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208297364288150866" border="0" /></a>En juin ?<br /><div style="text-align: justify;">1 Je vais être confronté à ce que les sociologues Boltanski et Thévenot appellent une épreuve : "une situation qui se tient, où se trouvent agencés des êtres d'un même monde dans des relations naturelles compatibles avec leurs états de grandeur, fait naturellement la démonstration de sa justesse" (<span style="font-style: italic;">De la justification</span> page 168 Gallimard Paris 1991).<br />En bref, je soutiens ma thèse le 11 juin à l'Université de Metz et je ne suis pas absolument certain que la démonstration se fera "naturellement" ! En voici le titre, le résumé et les protagonistes (entendez par là le jury). L'entrée est libre et on (notez que j'emploie un ton impersonnel très scientifique) offre un verre à la fin.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">"feedback ! Pour une généalogie des musiques populaires"</span><br />Le 11 juin 2008 à 14h 30 à l'Université Paul Verlaine de Metz dans la salle du conseil (D206) située dans le bâtiment des Sciences Humaines et des Arts (SHA). Un pot vous sera également offert vers 18h salle Germaine Tillion (D114)<br /><br />Thèse dirigée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Leveratto">Jean-Marc Leveratto</a> (professeur de sociologie à l'Université de Metz, 2L2S-ERASE), co-encadrée par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Simon_Frith">Simon Frith</a> (professeur de sociologie à l'Université d'Edinburgh) et discutée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Hennion">Antoine Hennion </a>(professeur de sociologie à l’École des Mines), <a href="http://www.iiac.cnrs.fr/laios/spip.php?article97">Denis Laborde </a>(chargé de recherche (HDR)au CNRS) et <a href="http://ses.telecom-paristech.fr/licoppe/">Christian Licoppe</a> (professeur de sociologie des technologies d'information et de communication à Telecom Paristech)<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;"> Résumé </span><br />Cette thèse s’intéresse aux usages des technologies domestiques et professionnelles d’enregistrement dans la musique populaire. Le propos est de montrer que ces techniques jouent un rôle essentiel à tous les moments de l’existence (plaisir musical, sociabilité, apprentissage d’un genre musical, composition) et que leurs usages n’ont cessé d’être réinventés par des amateurs. À partir de là, l’observation de différentes déclinaisons du recording met en évidence que ces pratiques ont en commun un usage du feedback, principe que l’on retrouve tant dans la technologie que dans les échanges interpersonnels (et notamment les performances publiques). Enfin, on propose l’idée que ce type d’organisation des choses et des êtres s’inscrit dans une généalogie technologique, intellectuelle et politique qui prend sa source dans la déclinaison Britannique de la Révolution Scientifique. Cette recherche est étayée par une enquête de terrain menée en Ile de France de 2005 et 2007, la mobilisation de travaux issus de l’histoire et de la sociologie des sciences, de disciplines qui s’intéressent au corps, de répertoires musicaux et de cartes de réseaux réalisées avec le logiciel <a href="http://www.aguidel.com/fr/">RéseauLu</a> d’Andreï Mogoutov.<br /><br />2 L'IRMA m'a proposé de (me) fabriquer une page personnelle où il serait possible de consulter et télécharger mes textes, articles et le premier chapitre de mon bouquin 'l'avaleur de rock". Aide précieuse de Floriane Lotton qui a réalisé la page. C'est donc <a href="http://www.irma.asso.fr/Francois-Ribac">ici</a><br /><br /></div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-82925964128839207982008-04-08T12:27:00.009Z2008-04-22T09:50:25.516ZAvril sur un fil<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/R_trHmQUdVI/AAAAAAAAAEE/8r23uhE7BlY/s1600-h/four004.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/R_trHmQUdVI/AAAAAAAAAEE/8r23uhE7BlY/s400/four004.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186857174119511378" border="0" /></a>1 Le 29 avril à Nantes et à l'invitation de <a href="http://www.observatoire-culture.net/">l'Observatoire des Politiques Culturelles</a>, j'interviens à propos des pratiques amateurs. <a href="http://www.ens-lsh.fr/cdetrez/0/fiche___annuaireksup/&amp;RH=LABORATOIRES">Christine Détrez</a> y parlera également. Voici la présentation de cette conférence intitulée <a href="http://www.observatoire-culture.net/index.php?id=3&amp;idp=33.1&amp;num=412">Les pratiques amateurs aujourd'hui : une culture populaire ?</a><br />Cela se passe donc à L'Hotel du Département 3, Quai Ceineray à Nantes, de 9h 30 à 13 h.<br /><br />2 À l'invitation du CRY (réseau regroupant des lieux de musique populaire en Yvelines), je présente le lundi 14 avril (9h-13h et 14 h -17h) ma recherche sur la circulation et l'usage des supports enregistrés dans les musiques populaires, enquête conduite en Ile de France et à Nantes. Cette étude a été financée par le programme interministériel "<a href="http://culture-et-territoires.fr/">Culture et Territoires</a>“, le Ministère de la Culture et le Conseil général de Seine-Saint-Denis.<br />On peut trouver le rapport <a href="http://culture-et-territoires.fr/Les-projets-de-recherche.html">ici </a>et une <a href="http://semioweb.msh-paris.fr/aar/1042/3238/dsl-01-circulation_et_usage.asx">vidéo </a>sur le site de la MSH (Maison des Sciences de l'Homme) où je présente ce travail. Il faut noter que la moitié de mon enquête a été menée dans les Yvelines, et justement que le <a href="http://www.lecry.com/main.html">CRY</a> m'a aidé à contacter des musicien-n-e-s.<br />Ce sera donc à l'Espace Musical Le Sax, 2 rue des champs Achères 78260 (01 39 11 86 21) le 14 avril<br /><br />3 Les 10, 11 et 12 avril se tient à Egham (UK) le 5e symposium du programme <a href="http://www.charm.rhul.ac.uk/content/events/symp5_prog.html">CHARM</a><br />CHARM signifie “<span style="font-size:100%;">Centre for the History and Analysis of Recorded Music“ et se trouve à la </span><a class="content" href="http://www.rhul.ac.uk/" target="_blank">Royal Holloway, University of London</a>. Ce (passionnant) colloque a comme sujet "les cultures du recording" et y interviendront notamment Peter Doyle, Thomas Porcello et (oui) Jonathan Sterne, auteur d'un livre majeur : <a href="http://sterneworks.org/27/the-audible-past">The audible past, cultural origins of sound reproduction</a><br />Pour ma part, j'y parle le 12 avril et on peut trouver <a href="http://www.charm.rhul.ac.uk/content/events/symp5_prog.html">ici </a>ce que je vais y dire et même la totalité du programme.<br /><br /><br /><br /><br /><table style="width: 674px; height: 67px;" class="popupxl" border="0" cellpadding="5" cellspacing="0"><tbody><tr><td colspan="2" class="t3"><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="2"><br /></td> </tr> <tr> <td width="20"><br /></td> <td><br /></td></tr></tbody></table>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-86096165111569257692008-02-28T06:39:00.008Z2008-04-08T12:27:21.706ZInterventions en mars à Lyon<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/R9joFqJRywI/AAAAAAAAADs/eqIe_-wuLig/s1600-h/1073.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 216px; height: 177px;" src="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/R9joFqJRywI/AAAAAAAAADs/eqIe_-wuLig/s400/1073.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177142955572579074" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><ol><li>Je serai à Lyon les 7 et 8 mars pour un symposium organisé par le <a href="http://www.cefedem-rhonealpes.org/">CEFEDEM</a> Rhone-Alpes. Là, des pédagogues de la musique et des chercheurs (euses) débatteront de l'avenir de l'enseignement de la musique, vaste programme. Après une deuxième session, les débats devraient être publiés. J'y reviendrai donc.</li></ol><br /></div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-1386441167606100352007-11-02T20:27:00.000Z2007-11-02T21:01:21.845Zprochaines interventions : rock et cinéma à Saint-Ouen les 13 et 20 novembre 2007<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RyuPNc0r4dI/AAAAAAAAADc/bnwA7age1VM/s1600-h/sjff_01_img0216.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RyuPNc0r4dI/AAAAAAAAADc/bnwA7age1VM/s400/sjff_01_img0216.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128350061929685458" border="0" /></a><br />Le 13 novembre, à 20 h 30, je présente le film <span style="font-style: italic;">A Hard Day's Night</span> des Beatles, réalisé par Richard Lester et ferait une conférence sur les relations entre le rock et le cinéma à partir notamment de l'expérience des fab four.<br /><br />Le 20 novembre, toujours à 20 h 30, je présente la captation par D.A Pennebacker du dernier concert de <span style="font-style: italic;">Ziggy Stardust </span>par David Bowie<span style="font-style: italic;"> (1973) </span>et <span style="font-style: italic;">Velvet Goldmine (1998) </span>de Todd Haynes<br />là aussi, je clos par une causerie sur les stars.<br /><br />À chaque fois c'est à <a href="http://www.espace-1789.com/"><span style="font-weight: bold;">l'Espace 1789</span></a> <span class="texte8">2/4 rue Alexandre-Bachelet à Saint-Ouen</span><span class="texte8"> (93400)</span><br /><span class="texte8"> Tél : 01 40 11 50 23, Métro Garibaldi ( à quelques centaines de mètres des puces)<br /></span>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-91515857200033196782007-10-04T23:06:00.000Z2007-10-04T23:27:55.847ZIntervention à la cité de la Musique le 5 octobre À 11h 30<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RwV2TXGmdOI/AAAAAAAAADM/YhdD9wAacfo/s1600-h/images.jpeg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 368px; height: 205px;" src="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RwV2TXGmdOI/AAAAAAAAADM/YhdD9wAacfo/s400/images.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117626626567730402" border="0" /></a><br /><h1><br /></h1> <p>J'interviens le 5 octobre à 11h 30 lors des <a href="http://www.cite-musique.fr/francais/activites/_database/s05138.htm">deux journées d'études consacrées aux rapports entre conservatoires et amateurs.</a> Ce colloque est organisé par <a href="http://www.cite-musique.fr/">La Cité de la Musique</a> à Paris et la <a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dmdts/depart.htm">DMDTS </a>(Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles du Ministère de la Culture) <strong></strong><a href="http://www.cite-musique.fr/francais/activites/_database/s05138.htm"> </a><br />" Ces journées traiteront notamment des stratégies mises en œuvre par les conservatoires : états des lieux des pratiques sur leur territoire, collaborations avec d'autres lieux ressources, nouveaux répertoires, services d'information et d'orientation, etc.<br />Ces deux journées ont pour objectif de faire connaître et d'analyser un ensemble d'expériences qui mettent en évidence les croisements possibles entre le cursus spécialisé et la pratique amateur."</p><p>J'y présenterai mon enquête sur l'usage et la circulation des supports enregistrés en Ile de France (téléchargeable <a href="http://francoisribac.blogspot.com/2007/07/rapport-de-recherche-en-tlchargement.html">ici</a>) et ce que j'ai pu observer sur le rôle des écoles de musique dans l'apprentissage des musiques populaires.<br /></p><p>télécharger le programme :<span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:85%;"><span style="color: rgb(0, 128, 0);">www.cite-musique.fr/francais/images/pdf/notes_programme/071005_pratique.pdf</span></span></span></p>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-19657264428733508542007-09-03T08:41:00.000Z2007-09-03T09:14:31.639ZIntervention de rentrée le 8 septembre<a style="color: rgb(51, 255, 51);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/RtvO0Upd7EI/AAAAAAAAADE/Ki5cweC6elM/s1600-h/06_02188.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/RtvO0Upd7EI/AAAAAAAAADE/Ki5cweC6elM/s400/06_02188.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105902000845745218" border="0" /></a><span class="on down" style="display: block;" id="formatbar_CreateLink" title="Associer" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 8);ButtonMouseDown(this);"></span><br /><a style="color: rgb(51, 255, 51);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RtvL6kpd7DI/AAAAAAAAAC8/F9xJvNp4l0c/s1600-h/06_02188.jpg"><span class="on down" style="display: block;" id="formatbar_CreateLink" title="Associer" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 8);ButtonMouseDown(this);"></span></a><br /><span style="color: rgb(51, 255, 51);font-size:100%;" ><br /><span style="color: rgb(255, 255, 255);">Le 8 septembre, j'interviens lors des rencontres organisées, en Belgique, par le réseau transfrontalier </span><a href="http://projet.eros.free.fr/inauguration.html">EROS<span style="color: rgb(51, 255, 51);"> </span></a><span style="color: rgb(51, 255, 51);">à savoir Europe Réseaux et Outils pour la Scène (des musiques actuelles)</span></span><span style="color: rgb(255, 255, 255);font-size:100%;" ><span style="color: rgb(0, 0, 0);"></span></span><span style="color: rgb(51, 255, 51);font-size:100%;" ><span style="color: rgb(255, 255, 255);">Ces rencontres comptent une programmation musicale fournie, des débats, des stands etc. Elle se déroulent justement à Aubange, en Belgique, à l'intersection du Luxembourg, de la Belgique et (de l'Est de) la France.</span><br /><span style="color: rgb(255, 255, 255);">J'interviens à 13 h 30 et durant une heure et demi. Ma conférence, illustrée et musicale, s'intitule "aux origines des musiques populaires". Pour se rendre sur le site de la manifestation, les infos sont</span> <a href="http://projet.eros.free.fr/inauguration.html">là</a><br /></span><a style="color: rgb(51, 255, 51);" href="http://projet.eros.free.fr/erostourpres.html"><span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;" > </span></a>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-69564479728381044152007-07-28T21:01:00.000Z2007-07-28T21:18:39.787ZEntretien (disponible en ligne) avec le journaliste Philippe Astor<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RquxzpwzNnI/AAAAAAAAAC0/DwpeWNFi7Kg/s1600-h/443g.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RquxzpwzNnI/AAAAAAAAAC0/DwpeWNFi7Kg/s400/443g.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092359304614458994" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RquvJJwzNmI/AAAAAAAAACs/nR07kl0yD2M/s1600-h/197405_105x110.png"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RquvJJwzNmI/AAAAAAAAACs/nR07kl0yD2M/s400/197405_105x110.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092356375446763106" border="0" /></a>J'ai récemment été interviewé par Philippe Astor, journaliste, pour la revue <a href="http://www.musiqueinfo.com/index.php?pid=2">Musique Infos Hebdo</a>. L'entretien s'intitule : <span style="font-size:100%;"><a href="http://www.zdnet.fr/blogs/2007/07/19/francois-ribac-les-editeurs-ont-perdu-le-monopole-de-la-reproduction-de-musique-a-grande-echelle-/">« Les éditeurs ont perdu le monopole de la reproduction de musique à grande échelle </a>»</span><br /><div style="text-align: left;">Philippe Astor est un obervateur attentif et averti des (r)évolutions de l'industrie musicale et des façons d'aimer la musique. Son<span style="font-size:100%;"> blog, <a href="http://djbox.typepad.com/the_digital_jukebox_weblo/">digital jukebox</a><br />regorge d'infos et d 'hypothèses.<br /></span></div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-13830677359263498112007-07-17T16:43:00.000Z2007-07-17T16:53:41.089ZRapport de recherche en téléchargement !Mon étude, intitulée <span style="font-style: italic;">la circulation et l'usage des supports enregistrés dans les musiques populaires</span> <span style="font-style: italic;">en Ile de France</span>, est achevée et disponible (au format pdf) sur le site de "Culture et territoires"<a href="http://www.culture-et-territoires.fr/Les-projets-de-recherche.html"> ICI</a><br /><br /><span style="font-style: italic;"></span>L'étude a été financée par le programme interministériel “<a href="http://www.culture-et-territoires.fr/Presentation.html">Culture et Territoires en Ile de France</a>“, <a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dmdts2006/services.html">le bureau des Ecritures </a>de la Direction de la Musique, du Théâtre et de la Danse du Ministère de la Culture et le <a href="http://www.cg93.fr/-Culture-sport-loisirs-.html">Conseil général de Seine-Saint-Denis </a><span style="font-style: italic;"><br /></span>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-59932493398393280722007-07-17T14:58:00.001Z2008-02-28T14:46:01.060ZPODCAST #1 ENTRETIEN AVEC ANDY PARTRIDGE (XTC)<a href="http://rateyourmusic.com/release/album/xtc/the_big_express/"><img src="http://static.rateyourmusic.com/album_images/s1064.jpg" alt="XTC - The Big Express" /></a><a><span style="font-weight: bold;"><br /></span><span></span></a><span><a><span style="font-weight: bold;">Hommage aux mages </span></a></span><br />À la fin de son livre “ La passion musicale “, le sociologue <a href="http://www.csi.ensmp.fr/index.php?page=EChercheurs&amp;lang=en&amp;IdM=3">Antoine Hennion</a> évoque la mort de JS Bach. Avant d’expirer, le Cantor dicte un choral à son beau-fils, intitulé “ Vor deinem thron ”(de ton trône). Le motif <span style="font-style: italic;">sol sol la si, la si do si la, sol </span> est il seulement une succession de notes ou une allégorie de l’ascension vers Dieu auquel se prépare le croyant Bach ? Il est tout aussi bien les deux à la fois : le mouvement ascendant des notes <span style="font-style: italic;">sol sol la si,</span> et la transposition du motif initial <span style="font-style: italic;">sol la si </span>en <span style="font-style: italic;">la si do</span> exprime aussi bien la montée sur l’échelle musicale que le chemin vers le paradis. La musique est cet "entre-deux" qui nous fait <span style="font-style: italic;">imaginer</span> l'au-delà.<br />Dans un autre (bon) livre consacré à Bach, “De Jean Sébastien Bach à Glen Gould“, <a href="http://www.laios.msh-paris.fr/laborde.html">Denis Laborde</a> (anthropologue et musicien) décrit les moyens musicaux et dramatiques employés par le compositeur comme des <span style="font-style: italic;">outils de persuasion.</span> Ainsi, pour Hennion et Laborde, la musique est un passage entre deux mondes, celui du néant et des vivants, le mouvement qui nous emmène des “pures“ notes de musique à l'imaginaire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Carrefours et passages</span><br />Cette importance du passage vaut tout aussi bien pour le groupe anglais <a href="http://www.xtcidearecords.co.uk/">XTC,</a> une formation fondée en 1977 par quatre anglais originaires de la ville anglaise de Swindon.<br />“ Jason and the argonauts ”, un morceau de 1982, débute par un motif ascendant et descendant <span style="font-style: italic;">sol la si do# ré do# si la </span> qui évoque irrésistiblement le mouvement des vagues. Pour raconter l’expédition nautique des argonautes et la conquête de la toison d’or, à la façon de son illustre prédécesseur Jean-Sébastien, <a href="http://www.ape.uk.net/">Andy Partridge</a> invente une <span style="font-style: italic;">image musicale</span> qui nous fait entendre le ressac… En entendant les guitares acoustiques, puis la basse tout au long du morceau, jouer le motif d'ouverture, j'imagine la mer et le vaisseau des valeureux grecs. Avec cet exemple rapporté par Andy Partridge dans ce premier podcast et qu'il décrit comme <span style="font-style: italic;">son </span>paradigme ("for me all is pictural“ ), le décor est planté : XTC est un groupe de passeurs, un lieu où se rencontrent de nombreuses contrées –qu’elles soient stylistiques, géographiques, picturales, émotionnelles-.<br />Ce goût pour les rencontres a peut-être une cause géographique : la ville de Swindon fût en effet au XIXe siècle, elle aussi, un lieu de passage ; toutes les marchandises, les humains, les animaux, les livres, les victuailles destinés à Londres transitaient par ce carrefour stratégique, véritable nœud ferroviaire de l'Angleterre. On retrouve d’ailleurs l’écho de cette époque (révolue) dans la photo de pochette de l’album “ Big Express ” ornée d'une roue de chemin de fer et où, habillés en cheminots, les membres du groupe posent devant une locomotive à vapeur. Vient alors une image, évoquée par <a href="http://www.michelserres.com/">Michel Serres</a> dans un de ses livres.<br />- “ <span style="font-style: italic;">vous souvenez vous des rotondes, ces bâtiments circulaires des anciens chemins de fer ?</span><br /><span style="font-style: italic;">(...)</span><span style="font-style: italic;"> Pour réparations, les locomotives quittaient leur rail pour se placer sur un plateau rond, mobile et formant pivot, et, ainsi, après l’entretien, pouvaient, à loisir, emprunter n’importe qu’elle autre direction parmi tous les rails , disposés en étoile autour de cette rotonde. En avant, en arrière, à gauche ou à droite, vers Strasbourg ou vers Bordeaux, après ou pendant, que sais-je, les locomotives haletaient dans le possible. N’ayant aucun sens par lui-même, le plateau pouvait tourner dans tous les sens..</span> ”<br /><span style="font-size:85%;">[in La légende des anges de Michel Serres. Page109,110. Editions Champs/Flammarion.1999]</span><br />XTC est une véritable plate-forme de rencontres, un échangeur, un terminal d'émotions.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Innovation et cosmopolitisme</span><br />Cependant, même si XTC est <span style="font-style: italic;">le</span> groupe de Swindon (la pop music est une affaire locale en Angleterre), il est ouvert au monde. Depuis le début de leur carrière, ses membres piochent dans la culture musicale internationale. On retrouve dans leur musique des traces de free-jazz, du Stravinsky de l’Histoire du soldat, les harmonies vocales de Bing Crosby, les trompettes des Novelties (la pop des années cinquante qu'Andy écoutait à la radio), le rock'n roll, et bien d’autres choses encore… Leur nostalgie de l’enfance et des locomotives de l’époque victorienne ne les empêche pas d’être une formation avide d’expérimentation sonore, passionnée par les ressources des studios d’enregistrement. De fait, les musiciens d’XTC aiment autant les antiquités que les objets techniques : pas seulement les soldats de plomb et les aquarelles qui décorent la maison d’Andy mais aussi les guitares électriques, les potentiomètres, les compresseurs/limiteurs, tous les instruments et les machines qui définissent un-e musicien-n-e d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs, essentiellement grâce à ses disques et par l’activité de producteur d’Andy Partridge que l’influence d'XTC s’est exercée sur, au moins, deux générations de musiciens (ennes). Car, en 1982, il y a déjà vingt ans, fatigués des tournées de promotion, le groupe décida, à la façon des Beatles, de renoncer à la scène. Il en découla un changement de perspectives : le studio d’enregistrement devint leur seul et unique atelier de travail : orchestrations, arrangements (un mot parfait pour un groupe de passeurs…), innovations techniques, apports d’instruments classiques furent désormais leur marque de fabrique. Une activité de création que le vocabulaire de la musique populaire décrit, à raison, comme le processus de <span style="font-style: italic;">production</span>, son faire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Toujours et encore</span><br />Vingt-cinq ans après la création du groupe, l'œuvre singulière et pourtant si ouverte au monde d'XTC a toute sa pertinence. Tout à la fois anglais et cosmopolites, artisans et ingénieurs high tech, les miniatures musicales des “swindoniens“ ont influencé bien des artistes et leur éthique est admirée, souvent au-delà du rock. La musique d’XTC est typique de notre époque par son hybridité : elle emprunte au rock’n’roll son énergie mais est déposée sur des supports enregistreurs, réalisée dans des studios bourrés d’outils où, pourtant, résonnent les violons et les guitares acoustiques pastorales (comme disent les journalistes). Les thèmes de leurs chansons parlent aussi bien de souvenirs intimes, de romances que de la barbarie des autodafés ou de personnages mythologiques. La somme des albums de XTC a construit, pièce par pièce, une œuvre de près de vingt disques en forme de kaleidoscope, un objet qui pourrait fort bien être l’emblème d’un groupe qui aime tant les volutes de la période psychédélique.<br /><br />Le podcast (en deux parties) qui suit a été enregistré en avril 2002 à Swindon, chez Andy Partridge, au moment où je préparais mon livre "l’avaleur de rock" et grâce à Martin Newell <a href="http://www.martinnewell.co.uk/"> </a>(thanks dear mate) qui a permis la rencontre. Les questions étaient posées en français et traduites par un jeune critique musical (Gilda) de chez <a href="http://www.popnews.com/">Pop News</a>. Andy répondait en anglais.<br />J'avais proposé à Gilda de m'accompagner car j'avais peur que mon anglais soit trop étriqué. Mais si Andy s'exprime avec beaucoup de verve (parfois il chante aussi), son anglais est parfaitement compréhensible pour des "amateurs". Tour à tour, il évoque l’importance primordiale des images dans sa façon d’approcher et de sentir la musique, sa relation à la musique classique, sa conception du style musical, son enfance, pourquoi il collabore avec des arrangeurs, ce que “pop“ veut dire, l’industrie musicale, comment il compose, que signifie travailler en groupe, produire, l’histoire d’XTC…. L'entretien dure plus de deux heures et est décomposé en deux fichiers.<br /><br />Trois autres podcasts suivront prochainement. Réalisés à la même époque, on y retrouvera trois autres de mes héros musicaux, <a href="http://www.cathalcoughlan.com/">Cathal Coughlan,</a> <a href="http://www.highllamas.com/">Sean O' Hagan </a>et <a href="http://www.martinnewell.co.uk/">Martin Newell</a>.<br /><br /><a href="http://s1.massmirror.com/9b9a62ff24a966024698368b5d793a0c.html">Podcast A Partridge 1</a><a href="http://s1.massmirror.com/9b9a62ff24a966024698368b5d793a0c.html"><br /></a><a href="http://sharebee.com/478951f6">Podcast Andy Partridge 2</a>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-64217946526003110502007-06-01T15:07:00.000Z2007-06-01T15:21:44.903ZDeux interventions<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RmA3u47Iq6I/AAAAAAAAACM/gKBm4pb2YC8/s1600-h/CULlaChaufferie.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RmA3u47Iq6I/AAAAAAAAACM/gKBm4pb2YC8/s400/CULlaChaufferie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071114459113106338" border="0" /></a>Après être intervenu sur la politique culturelle et les musiques populaires à l' Ecole Nationale d'Application des Cadres Territoriaux de Dunkerque le 23 mai 2007, à l'invitation de l'agence Tertius, je serai <span style="color: rgb(51, 204, 0);"> le 14 juin à la Chaufferie à Grenoble. </span>J'y parlerai de mon enquête sur les supports enregistrés (voir les messages ci-dessous), de l'apprentissage dans le rock, la techno et le hip hop, bref de la place des techniques de reproduction dans les musiques populaires. Cet exposé (agrémenté d'extraits sonores et de films) est organisé conjointement avec la<br /> <a href="http://www.bdp38.fr/">Bibliothèque départementale de l'Isère</a> et résulte d'une invitation lancée par <a href="http://www.irma.asso.fr/philippeteillet">Philippe Teillet</a>.<br />Donc, le 14 juin de 10 h à 12h et de 14h à 16 h <em><strong> 98 rue Léon Jouhaux 38 000 Grenoble.<br />Tél. : 04 38 37 40 20. Site internet : <a href="http://www.regie2c.com/">www.regie2c.com</a></strong></em>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-13830266232482937452007-05-29T16:34:00.001Z2007-06-01T15:24:05.521Zune intervention en ligne et en vidéo<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RlxZy47Iq5I/AAAAAAAAACE/S40B3r9Cyns/s1600-h/anthropologie_musique_28_11_06.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__tVFGXOt-70/RlxZy47Iq5I/AAAAAAAAACE/S40B3r9Cyns/s400/anthropologie_musique_28_11_06.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070026011321084818" border="0" /></a>En novembre 2006, j'ai présenté mes recherches au séminaire de <a href="http://www.laios.msh-paris.fr/laborde.html">Denis Laborde</a> à l'EHESS, séminaire intitulé <span class="sommaireTitre"><span style="font-style: italic;"> Faire la musique. An</span></span><span class="sommaireTitre"><span style="font-style: italic;">thropologie de la création contemporaine. </span></span>À cette occasion, un film a été réalisé par Richard Fillon qui fait partie de l'ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive & nouveaux Médias- à la Maison des Sciences de l'Homme.<br /><a style="color: rgb(51, 204, 0);" href="http://semioweb.msh-paris.fr/aar/1042/3238/dsl-01-circulation_et_usage.asx">Voir la vidéo de mon intervention (une bonne heure) et de la discussion</a><br />lien : http://semioweb.msh-paris.fr/aar/1042/3238/dsl-01-circulation_et_usage.asx<br /><br />Sur ce même <a href="http://semioweb.msh-paris.fr/aar/FR/Default.asp">site des Archives Audiovisuelles de la Recherche</a>, on trouve un nombre considérable d'interventions filmées de chercheurs (euses) de toutes disciplines, comme par exemple celle de Franco Fabbri, un des pionniers (italiens) des popular music studies. La vidéo de son intervention c'est <a href="http://semioweb.msh-paris.fr/aar/793/introduction.asp?id=793">là </a>et son site personnel c'est <a href="http://www.francofabbri.net/">ici</a><br /><br /><a href="mailto:contact-aar@msh-paris.fr"></a>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-13579248127998336942007-05-26T21:04:00.000Z2007-06-02T09:47:58.237ZTextes en ligneSur le site de la revue JARP en langue anglaise (journal on art of record production), il suffit de s'enregistrer pour télécharger (en pdf) mon article intitulé <a href="http://www.artofrecordproduction.com/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1&amp;PHPSESSID=524a09f086abc23e411b93eb18aaf423">From the Scientific Revolution to Popular Music. A sociological approach to the origins of recording technology.</a> On trouve dans la première livraison de cette nouvelle revue des discusions avec des producteurs (Joe Boyd , Mike Howlett, Haydn Bendall etc...) et des contributions d'autres chercheurs. Le numéro a été coordonné par<a href="http://www.music.ed.ac.uk/Contacts/ProfessorSimonFrith.htm"> Simon Frith</a><br /><br />Des liens permettant de lire et de télécharger en pdf des textes (parus en 2003) sur le site de <a href="http://www.cairn.info/a_propos.php?ID_REVUE=ACO">Cairn</a><br />-Texte sur <a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=MOUV&ID_NUMPUBLIE=MOUV_030&amp;ID_ARTICLE=MOUV_030_0108">la crise de l'intermittence </a>publié dans La revue <span style="font-style: italic;">Mouvements<br /></span><a href="http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=MOUV&ID_NUMPUBLIE=MOUV_029&amp;ID_ARTICLE=MOUV_029_0114">-Un entretien avec Antoine Hennion</a> également réalisé pour <span style="font-style: italic;">Mouvements<br /></span><span><a href="http://www.cairn.be/search.php?WhatU=ribac&Auteur=&amp;amp;amp;amp;amp;doc=N_MOUV_026_0108.htm&ID_REVUE=MOUV&amp;ID_NUMPUBLIE=MOUV_026&ID_ARTICLE=MOUV_026_0108&amp;DEBUT=#HIA_1">-Une conversation avec Thierry Jousse </a>(cinéaste et ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma) sur les relations (et la filiation) entre le rock et le cinéma. Peu après, j'ai coordonné un numéro spécial de la revue <a href="http://www.seteun.net/">Volume </a>sur le sujet, grâce notamment au soutien du Festival <a href="http://www.pariscinema.org/fr/2004/cycles/rock.html">Paris-Cinéma</a><br />-L'éditorial du N° 42 de la revue Mouvements, numéro consacré à <a href="http://www.cairn.be/search.php?WhatU=ribac&doc=N_MOUV_042_0005.htm&amp;amp;amp;amp;amp;ID_REVUE=MOUV&ID_NUMPUBLIE=MOUV_042&amp;ID_ARTICLE=MOUV_042_0005&DEBUT=#HIA_1">la techno</a><br /></span><span style="font-style: italic;">(</span><span>Un dossier coordonné par Renaud Epstein, Jean-Paul Gaudillière, Irène Jami, Patricia Osganian et moi-même)<br />- Une recension du livre de Pierre Michel Menger <a href="http://www.cairn.be/search.php?WhatU=ribac&Auteur=&amp;amp;amp;amp;amp;doc=N_MOUV_029_0146.htm&ID_REVUE=MOUV&amp;ID_NUMPUBLIE=MOUV_029&ID_ARTICLE=MOUV_029_0146&amp;DEBUT=#HIA_1"><span style="font-style: italic;">Portrait de l'artiste en travailleur</span></a></span><br /> <script language="JavaScript" src="http://www.cairn.be/page7_end.js"></script><!--field: Annee--><div xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" lxslt="http://xml.apache.org/xslt" style="display: none;">2003</div> <!--field: --> <!--field: Titre--> <table style="width: 680px; height: 19px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr valign="top"><td width="20"><br /></td><td class="contentcol4"><br /></td></tr></tbody></table><br /><span style="font-style: italic;"></span>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-5060926012379536122007-05-18T07:43:00.000Z2007-07-09T16:47:05.008ZENTRETIEN en LIGNE<span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.culture-et-territoires.fr/Les-projets-de-recherche.html"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/Rk1cEY7Iq4I/AAAAAAAAAB8/r8WxQnH1FYY/s400/logo.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5065806386341391234" border="0" /></a><br /><br />J'ai achevé la recherche (la circulation et l'usage des supports enregistrés dans les musiques populaires en Ile de France) que je menais depuis bientôt deux ans. Elle sera bientôt mise en ligne et aisément téléchargeable. En parallèle, le programme interministériel </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;" >Culture et Territoires en Ile de France</span><span style="font-size:100%;"> (un des commanditaires de l'étude) vient de se doter d'un site Internet. Le premier numéro comprend un entretien avec moi consacré à cette recherche et à la question de la prescription culturelle : <a href="http://cultureetterritoires.fr.pau.oxys.net/"><span style="color: rgb(0, 153, 0);">http://www.culture-et-territoires.fr/Les-projets-de-recherche.html</span></a><br />On y trouvera bientôt de nombreuses informations, des liens et des études déjà réalisées par d'autres chercheurs.<br />Ci dessous l'entretien avec Geneviève GOUTOULY-PAQUIN, Claude PAQUIN (tous deux de l'agence Tertius) et François FARAUT (conseiller à l'ethnologie de la DRAC Ile de France et animateur du programme Culture et Territoires en Ile de France)<br /></span><h4><span style="font-size:100%;">coup de projecteur | </span><span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:100%;" >19 Mar 2007</span></h4> <!-- debut_surligneconditionnel --> <div class="textearticle01"> <h2><span style="font-size:100%;">Interview de François RIBAC</span></h2> <div class="chapo"><span style="font-size:100%;">Pour inaugurer la présentation des recherches en cours, nous avons rencontré François RIBAC, compositeur de théâtre musical et chercheur en sociologie, qui met en œuvre une recherche portant sur la circulation et l’usage des supports enregistrés dans les musiques populaires en Île-de-France.</span></div> <div class="texte"><hr style="height: 3px;" class="spip"> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">Comment se situe votre travail de recherche par rapport au fait que vous soyez compositeur ? </strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : C’est difficile de faire un résumé de son parcours, mais il y a trois choses principales.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">D’abord, j’ai toujours eu une fibre un peu théorique : les questions d’évaluation esthétique et les relations entre la politique et les arts m’ont toujours intéressées.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Ensuite, depuis environ vingt ans maintenant, je travaille soit pour des compagnies de théâtre public, soit pour mes propres opéras ; j’ai donc une expérience assez construite de la politique des arts du spectacle.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Enfin, la troisième raison est générationnelle. Né en 1961, mon arrivée dans la musique a coincidé avec le rock, et, plus généralement, mes goûts musicaux sont peu cloisonnés, variés.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Ainsi, comme compositeur, je pratique une sorte de pop que je conçois avec des outils qui ressortent autant du classique que de la musique populaire ; j’aime les Beach Boys et Kurt Weill. Pour dire ça d’une autre manière : les contacts, voire les négociations, que j’avais avec mes évaluateurs publics, m’ont amené à réfléchir sur les façons dont s’effectuait la qualité artistique. Je me suis demandé comment une institution, un programmateur, une personne décidait que telle ou telle chose était ou pas “pour le public“. Cela m’a amené à tenter de mieux comprendre les musiques populaires et au-delà les façons dont nous entrons dans la musique.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Pour conclure, je dirais qu’il est intéressant de prendre un peu de champ ! Un artiste est tout le temps évalué, et notamment lorsqu’il a la responsabilité d’une compagnie. J’en avais peut-être un peu assez de me demander ce que je valais, j’avais plutôt envie de me demander par quel type de médiation cela se faisait. Pour un artiste, c’est très largement un travail de démystification : je dirais que ça m’a fait beaucoup de bien de prendre une distance avec la question de la qualité artistique.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">Et en miroir, quels effets cela a eu sur vous en tant qu’artiste ?</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : Il doit y avoir un effet de désinhibition : depuis 2000 environ, j’assume complètement le fait d’être rock.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Il y a aussi un appui entre l’un et l’autre. Être compositeur est un atout qui me permet d’approcher la musique pas seulement comme un-e sociologue qui, souvent, observe comment les gens font de la musique sans s’occuper de la musique elle-même ou comme un-e musicologue qui dit que la musique c’est simplement les notes et qui délaisse les différentes interprétations sur disque et tous les réseaux qui (eux aussi !) composent la musique. Je m’intéresse au lien entre la musique avec laquelle on vibre et tout ce qui fait qu’elle existe. Il est évident que le fait d’être compositeur donne un point de vue particulier (je ne dis pas qu’il est le seul valable). Cela facilite grandement les rapports avec les institutions, les organisations de professionnels et évidemment lorsque l’on mène des investigations ; connaître les logiciels des gens que l’on rencontre, aimer les mêmes disques est un avantage. Le travail d’un chercheur ne consiste pas à éviter d’être en phase avec ce(ux) qu’il étudie mais à se placer à un certain endroît et dans une temporalité spécifique.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">C’est ainsi qu’on en arrive à déposer un projet de recherche sur la circulation et l’usage des supports enregistrés ?</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : Quand j’ai vu la présentation du programme, je me suis dit que c’était fait pour moi. Ma proposition est de mieux discerner les espaces par lesquels les musiques rock, hip hop, techo circulent et créent des liens. Évidement, il s’agit d’une esquisse de ces trajets.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">Vous pouvez préciser ce qu’est pour vous un « territoire » ?</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : C’est compliqué. Tout le monde utilise les mêmes mots en leur donnant des interprétations différentes. Ce sur quoi je travaille actuellement, c’est la façon dont, depuis les années 50, à l’échelle du monde maintenant, les façons d’apprendre la musique populaire se sont modifiées, et comment, centralement, les machines et les disques sont devenus en grande partie des « instructeurs ». C’est-à-dire qu’ils jouent le même rôle que les livres imprimés qui ont permis, il y a quatre siècles, aux savants humanistes de s’émanciper des maîtres dogmatiques et de comprendre autrement le monde. Les supports enregistrés permettent aux gens de s’instruire, d’avoir des choses que les autres ont également (par exemple un disque de Nirvana), de les confronter à leurs usages et d’inventer de nouvelles pratiques.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">La platine disque est à la musique populaire ce que la lunette de Galilée a été pour l’humanisme et la philosophie des Lumières. La plupart des gens, et c’est mon cas aussi, apprennent avec ces instructeurs non humains, ces disques, ces machines à enregistrer le son qui viennent du marché. Si on prend l’exemple des Beatles : c’est Presley qu’ils copient. Les Beatles ne sont pas des clones de Presley, c’est au contraire, tels que les historiens du rock les présentent, le comble même du groupe original créateur. Il y a donc là un phénomène vraiment fascinant dans lequel les gens utilisent des répertoires et des objets pour devenir eux-mêmes, pour devenir originaux.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Donc, où est-ce que le territoire prend place sachant que ni les supports enregistrés, ni les mange-disques ne viennent exclusivement de la sphère locale. C’est assez clair : les Beatles sont bien des gens qui habitent la même ville, dont deux ont été à l’école ensemble. Ils se rencontrent dans un concert, comme les Rolling Stones se rencontrent dans un train de banlieue de l’endroit où ils habitent. Il y a donc bien du local, on est bien dans un territoire au sens quasiment administratif. Mais, les collections de disques viennent d’ailleurs ou même d’une autre époque : voilà déjà plusieurs espaces qui cohabitent. Et peu à peu, quand les choses se développent, alors il y a des tas d’autres appuis qui arrivent : des instruments de musique, des musiciens qui viennent d’autres endroits, des stations radio… On a bien différents types d’espaces, des espaces territoriaux disons matériels ; des espaces de circulation : par exemple ceux que le marché porte ; aujourd’hui on a ceux que l’Internet transporte dans l’espace domestique. La chose qui m’intéresse là-dedans, c’est de voir en quoi, pour schématiser, ce qu’on appelle, à mon avis improprement, le local et le global se conjuguent en fonction des styles de musique que font les gens. C’est le projet central de cette recherche</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">On va donc en venir à la recherche que vous êtes en train de faire.</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : J’effectue cette recherche en Île-de-France : je travaille dans deux départements, Yvelines et Seine-Saint-Denis (qui m’a soutenu financièrement). Le travail que je mène n’est pas directement de savoir si l’Île-de-France compte comme territoire dans les parcours de différents types de musiciens, de sonorisateurs, d’animateurs de collectifs culturels, mais de voir plutôt comment ils et elles travaillent, comment on vient à la musique, comment on collabore avec d’autres, comment on s’insére dans différents types d’espaces pour acquérir des compétences et grandir. Les autres héros de cette histoire sont les différents types de supports dont j’essaie, avec l’aide de leurs usagers, de retracer leur rôle et les parcours. Je ne demande donc pas aux gens s’ils ont conscience des territoires administratifs, mais dans les trajets et les parcours que je vois, ceux-ci sont très présents, beaucoup plus centraux que je ne le pensais au départ.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">L’apprentissage de la musique populaire procède vraiment d’un ancrage local ; quelque soit le type de territoire, du pavillon, de la zone urbaine de la proche banlieue… je retrouve les mêmes choses, les gens font des projets ensemble (c’est-à-dire des groupes) d’abord parce qu’ils sont proches les uns des autres, ils font des groupes pour être ensemble et partager ces sons qui viennent d’ailleurs. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’ils se demandent de quels instruments ils vont jouer.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Donc, la base même de la musique populaire dans l’apprentissage est le fait d’être avec des gens près de chez soi, des amis et de se réunir autour de répertoires. Tous les facteurs incitateurs, prescripteurs, que j’ai trouvés, sont liés à du local et à l’amour d’une musique précise. Si on excepte la question des répertoires qui, eux, ne sont pas locaux – Nirvana, les Beatles, ce n’est pas local –, la raison de faire de la musique populaire, c’est de jouer avec des gens qui ne sont pas loin. De façon un peu schématique, je dirais que plus on est professionnel et moins on travaille avec des gens qui sont proches de chez soi. Si on continue à travailler avec des gens qui sont proches, c’est parce que le projet professionnel s’est affermi ensemble, mais ce n’est plus un principe de base, alors, qu’à l’origine, les gens font des groupes avant même de savoir ce qu’ils vont jouer.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Un deuxième aspect m’intéresse : de quelle façon l’Internet s’insère t-il dans les pratiques ? À ce stade de la recherche, ce qui m’étonne beaucoup dans ce que je vois, c’est que même lorsque l’Internet est utilisé, via des sites, pour acquérir une visibilité, il peut faciliter des rencontres “locales“. Ainsi, sur des sites internationaux sur lesquels les gens se sont inscrits, les contacts et connexions se font dans la banlieue d’à-côté ou à l’autre bout de l’Île-de-France. On voit alors ce qui échappe à une compréhension grossière qui dirait que l’Internet c’est dématérialisé, c’est du global, un marais. Que font les gens qui s’inscrivent sur myspace.com ? Ils rencontrent les gens qui ne sont pas très loin. C’est quelque chose que j’essaie de regarder précisément : comment les moyens informatiques, en fait, relient aussi des gens qui ne sont pas loin. D’une certaine façon, ça ne devrait pas nous surprendre tant que ça puisque que l’on sait déjà que des ados qui vont au lycée ensemble chatent ensemble le soir sur MSN.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">L’autre chose qui aussi retenu mon attention, c’est l’utilisation du réseau pour transférer des données à l’intérieur d’une formation musicale. Ces réseaux de travail peuvent concerner des gens qui sont tout près, à quatre pâtés de maisons, mais aussi des membres du groupe qui se sont éloignés. On est donc en face d’une pratique qui compense la distance entre des personnes qui habitent à l’autre bout de leur région. Cependant, si les données musicales transitent par le net c’est aussi parce que leur nature s’y prête, c’est-à-dire que le son est un matériau primordial dans leur façon de faire. Les groupes ne transfèrent pas des infos brutes ou des textes, mais des données (souvent audio) qui passent par des logiciels, sont retravaillées par l’usager suivant et ainsi de suite. Il faut d’ailleurs remarquer que le mail ne permet pas ce type d’échanges. Comme les données sont très lourdes, il faut créer des sites dans lesquels on peut stocker des informations. L’internet est donc une sorte de coffre fort, un support au sens strict.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Mais les choses sont encore plus compliquées ! Car, en plus des échanges numériques entre les deux compositeurs d’un groupe qui résident à Paris et Saint-Germain-en-Laye, s’ajoutent d’autres circulations. En effet, les deux chanteuses-parolières de cette formation se rendent, souvent seules, dans un local de répétition de Saint-Germain-en-Laye – un lieu qui reçoit des subventions. Là, elles répètent avec la musique enregistrée qui résulte des dialogues par le Net des deux autres et qu’on leur a donné sur une clé usb. De plus, les deux compositeurs se retrouvent régulièrement pour improviser ensemble avec leurs instruments et les ordinateurs. In fine, tout le monde se réunit pour mettre tout ça ensemble. Il s’agit bien d’un groupe de Saint-Germain-en-Laye sauf que l’on emprunte des voies, des autoroutes qui sont complètement nationales, internationales, inventives aussi. Ce qui m’a beaucoup surpris dans ce fonctionnement, c’est que les réseaux et les outils sont encore plus hybrides que ce que je présupposais.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Donc, pour conclure là-dessus, je dirais que je me suis retrouvé avec un mélange entre des réseaux de sociabilité locaux, des équipements locaux (la salle subventionnée), des outils variés (de l’ordinateur à la clé usb) et un usage de l’Internet extrêmement varié. J’avais une hypothèse de base qui était : on a une pratique locale domestique, on se nourrit de choses qui viennent d’ailleurs, on fait des projets de groupe avec des gens autour et puis on devient soi-même. Tout ça est vrai, mais c’est beaucoup plus diversifié que ça.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Je m’étais également imaginé qu’en fonction du genre musical, on utilisait plus ou moins les locaux de répétitons, l’internet, les disques : que la techno était branchée sur le net, le rock moins, le hip hop puisait dans les vinyls et les disquaires etc… Mais c’est beaucoup plus raffiné que cela. D’une part, car les espaces de circulation se conjuguent. Ensuite, et surtout, parce que pour un même canal on trouve différents usages, y compris pour une même formation musicale.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Je conclus sur ce point en mentionnant que j’ai travaillé avec un sociologue concepteur d’un logiciel de cartographie, Andrei Mogoutov. À partir de données hybrides (trajectoires des gens, fréquentations des endroits d’où proviennent les objets, chaînes stéréo, façon de travailler, types de réseaux, circulation, usages de l’internet, prescripteurs, répertoires écoutés, machines à la maison…) nous avons fabriqué des cartes pour représenter, non pas seulement le territoire administratif, mais les différents types d’espaces empruntés, toutes ces strates dont je parlais à l’instant… C’était pour moi assez expérimental mais je pense que les résultats ont permis de voir, au sens strict du mot voir, des choses que je ne comprenais pas en analysant les entretiens que j’ai réalisé. On se retrouve avec une représentation très riche, très dense de ce qu’est faire de la musique en Île-de-France.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">Je crois comprendre que les pratiques dont vous parlez, au moment de leur amorce, sont très liées à des relations et à des réseaux de sociabilité. Lorsqu’il y a processus de professionnalisation, qu’est-ce qui se passe par rapport à cette sociabilité ? Il s’agit d’en sortir à tout prix et de partir ailleurs ? Quels sont les appuis pour ceux qui sont sur cette trajectoire de professionnalisation ?</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : Les mêmes que dans le théâtre public, il faut entrer dans le marché ! Ce que vous appelez justement des appuis : donc d’abord faire un disque soi-même, essayer de trouver quelqu’un ensuite qui va le distribuer, organiser sa circulation dans des espaces plus larges que le vôtre. Puis trouver une maison de disques, un manager. Effectivement, à ce moment-là, les ressources ou les interlocuteurs qu’on va essayer de voir ne sont pas forcément locaux. En même temps, les gens que j’ai rencontrés, ont une capacité fascinante pour mobiliser des ressources autour d’eux, trouver des appuis, un webmaster, un graphiste, un local, récupérer un instrument.. Il y a toujours une phase où l’on s’appuie beaucoup sur un entourage… On mobilise des compétences et des ressources gratuites. La sociabilité c’est aussi ça, un cadre qui vous aide à grandir. Cependant, cette sociabilité-là est essentiellement une sociabilité masculine : ce qui veut dire qu’à l’idée de territoire, à la définition de la sociabilité musicale, il faut rajouter une variante capitale qui est celle du genre, et qui est vraiment importante.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">J’ai aussi l’impression que plus ça va vers du professionnalisme, plus les filles sont marginalisées. Même quand elles accèdent dans les premiers temps à ces réseaux musicaux, ça passe par des réseaux familiaux (les pères anciens musiciens) ou affectifs (le boy-friend) masculins. il n’y a pas du tout de place pour les filles. Je crois que c’est une des choses qui m’a le plus marqué dans cette phase de la recherche : il existe bel et bien un territoire que l’on peut appeler la masculanité et il doit être d’autant plus souligné que les politiques publiques négligent ce point. Je remarque que les dispositifs publics visant à redresser cette inégalité, que par ailleurs chacun-e constate tous les jours, sont concentrés sur la sphère professionnelle (égalité des traitements) ou de la représentation politique (parité). Mais en s’intéressant peu à la sphère amateur, aux pratiques informelles, on laisse en fait l’inégalité se construire et s’affirmer dans toutes les classes sociales et dans toutes les typologies territoriales. Il me semble qu’il serait beaucoup plus urgent de regarder de ce côté-là plutôt que de trop polariser notre attention sur les “signes ostentatoires“.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;"><strong class="spip">Est-ce qu’il y a là, éventuellement, des conclusions à tirer en termes d’outils culturels ?</strong></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">F.R. : Je vais vous répondre même si j’hésite toujours à formuler des directions de politique culturelle qui pourraient être considérées comme par trop prescriptives – alors que par ailleurs, je m’interroge fortement sur la prescription. Je vais le faire à partir des questions soulevées par les recherches en cours.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Premièrement, je rappelle que (la plupart) des médiathèques ont jeté les vinyles au moment où l’industrie musicale a décidé de passer au CD. On a là un exemple d’équipements publics qui suivent les recommandations de l’industrie alors qu’elles se présentent comme étant un rempart à ces industries ou tout au moins comme donnant des prescriptions sur le marché culturel en disant : « ça c’est bon et le reste, nous, on ne s’en occupe pas car c’est commercial ». Il aurait été plus pertinent de garder tous les vinyles, de préserver ce patrimoine, d’autant plus qu’au même moment, la culture populaire les utilisait dans un processus créatif nouveau. En effet, le hip-hop explosait et le hip-hop comme la techno travaillent avec les vinyles.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Peut être que les médiathèques, sans renoncer à ce qui fait leurs compétences, devraient prêter aux gens des logiciels, des ordinateurs, leur prêter du hardware, leur fournir des connexions à la maison, mettre à disposition de l’espace disque sur le net. Les rappeurs que j’ai vus n’ont pas tous d’ordinateurs, souvent ils n’ont pas de connexion Internet, ils n’ont jamais eu de leur vie une chaîne stéréo dans leur chambre. Et ce n’est certainement pas dans un café web (même public) que je peux apprendre à maîtriser un logiciel : c’est comme si je ne pouvais pas emprunter des livres à la bibliothèque du quartier ! Mais évidemment, en proposant de prêter des objets techniques, on se heurte à la vulgate très tenace sur les méfaits de « la technologie ».</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Plutôt que de seulement dire les disques que l’on devrait écouter, il vaudrait mieux développer des logiques qui favorisent l’autonomie. On produirait de la valeur sociale et publique plus forte en distribuant et en socialisant des équipements. Après tout, l’encouragement vis-à-vis du micro crédit est du même ordre, il consiste à soutenir les gens dans leurs inititiatives plutôt qu’à leur fournir des prescriptions. Je ne récuse pas les experts, je dois aux disquaires des découvertes formidables, essentielles. Mais je défends le principe d’une négociation qui définisse les procédures publiques et se rapproche des besoins. On devrait débattre d’ajustements, ce qui veut dire créer des cadres adéquats pour que toutes les voix parviennent dans l’espace public.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">D’autant que ces besoins ne sont pas identiques pour tout le monde. Le rapport à la technique, aux objets techniques est extrêmement varié selon les genres musicaux. Ainsi les gens qui font du rock n’aiment pas trop les logiciels, l’électronique, ils ne s’envoient pas beaucoup de choses par le Net, ils travaillent plutôt en répétition, ils s’enregistrent peu quand ils improvisent… l’idée d’une sociabilité musicale en direct, qui est proche de celle du jazz, est vraiment fondamentale. Leur besoin est de pouvoir enregistrer des disques, de disposer d’équipements ou de ressources de ce type, de publier des disques, de s’initier à l’enregistrement.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Si on regarde dans le rap, il y a des formes de collaboration avec d’autres qui sont beaucoup plus au coup par coup, les gens qui débutent sont beaucoup plus solitaires et ils ne disposent pas forcément des outils de base. En matière de techno, les gens ne cherchent pas forcément le dernier cri, donc il faudrait penser à un parc public de machines anciennes (la vintage, c’est ça !) pour pouvoir les prêter.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">On touche à deux questions-clé des politiques publiques. D’une part, la difficulté à penser une action qui nécessite des micros procédures. D’autre part, le fait que ce que l’on appelle des équipements ne concerne pas que du dur, des bâtiments et des dispositifs ayant “pignon sur rue“. On ne peut plus penser que se cultiver consiste uniquement à se rendre dans la maison (de la culture) de l’État ou des collectivités. Nous nous fabriquons aussi avec d’autres équipements, j’évalue la qualité d’un concert en le comparant avec un enregistrement. C’est cette complémentarité entre l’espace domestique et collectif (je n’emploie ni public, ni privé) qu’il faut repenser de fond en comble.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Qu’est-ce que cela veut dire ? La prescription d’un seul, ou de quelques-uns, ne tient plus parce que maintenant il y a des blogs qui disent ce qu’il faut écouter, il y a de nombreuses radios, il y a des groupes locaux qui donnent l’envie à d’autres, il y a donc une multiplication de prescripteurs que l’on doit prendre en compte. On ne peut plus faire des ordonnances aux gens en les prenant pour des malades qu’il faudrait guérir, « sensibiliser » comme on dit : il faut repenser la prescription. Le fait même que l’on parle constamment de « remèdes » aux problèmes sociaux est significatif d’un point de vue qui considère qu’il manque quelque chose aux gens. En d’autres termes, je pense que les inégalités ne sont pas forcément (ou uniquement) là où les pense et qu’il est important que leur définition résulte de processus concertés, d’une négociation entre tous les acteurs.</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Finalement, je crois qu’il faut cultiver l’amateurisme. Il ne s’agit pas simplement de sélectionner les meilleurs, c’est-à-dire en fait de les professionnaliser, mais de construire des cadres qui favorisent l’autonomie. J’entends les récriminations contre la Star’Ac, mais je sais aussi que le “repérage“ mené par les établissements publics y ressemble fort…</span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Pour dire les choses autrement, le local est à la fois le lieu où se construisent les gens et celui où les inégalités (notamment liées au genre) s’affirment. Pour reprendre l’expression du sociologue <a href="http://www.2l2s.fr/">Jean-Yves Trepos,</a> il s’agit d’un local fractal, complexe, en prise sur le monde. Mon enquête semble montrer que les réseaux locaux, notamment des lieux de répétition que je prenais pour des lieux réservés aux gens de rock, ont de multiples usages, beaucoup plus compliqués, variés et riches, beaucoup plus intéressants que je ne le pensais au départ. Il faudrait considérer qu’il en est de même pour les autres canaux et favoriser leur appropriation.</span></p><p class="spip"><span style="font-size:100%;">------------------------------------------------<br /></span></p></div> <div class="ps"><div class=""><p class="spip"><span style="font-size:100%;">Des informations sur les cartographies de réseaux d’Andreî MOGOUTOV : <a href="http://www.aguidel.com/fr/?sid=5" class="spip_url spip_out">http://www.aguidel.com/fr/?sid=5</a></span></p> <p class="spip"><span style="font-size:100%;">Entretien réalisé le 11 octobre 2006 par Geneviève GOUTOULY-PAQUIN, Claude PAQUIN et François FARAUT.</span></p></div></div> </div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-84927259781485681022007-03-20T15:28:00.000Z2007-03-20T16:31:42.734ZCartogaphies de réseaux à Metz le 27 mars<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAMRCpkURI/AAAAAAAAABw/GmcVQ9aF4Ac/s1600-h/bata.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAMRCpkURI/AAAAAAAAABw/GmcVQ9aF4Ac/s200/bata.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044045069563482386" border="0" /></a>Ma prochaine causerie concerne encore mon enquête sur les usages et la circulation des supports enregistrés dans les musiques populaires. Cette fois-ci, je présenterai la façon dont j'ai réuni et classé des données pour établir des cartes de réseaux des pratiques musicales. J'évoquerai également comment je les interprète et les agrémente de commnentaires et de symboles. Réalisées avec Andreï Mogoutov <a href="http://www.aguidel.com/fr/">d'Aguidel</a>, ces cartographies représentent, en images, les objets et les personnes rencontrés lors de ma recherche. Cette conférence s'effectue dans le cadre du séminaire de <a href="http://www.2l2s.fr/">Jean-Marc Leveratto</a><a href="http://www.2l2s.fr/"> </a>intitulé <a href="http://calenda.revues.org/nouvelle7726.html">Anthropologie de la réception</a><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">Le 27 mars à 10h 30, à l'Université Paul <a href="http://www2.blogger.com/Ci-dessous%20quelques%20exemples">Verlaine </a>de Metz, UFR SHA amphi Blaise Pascal. </span><br />Ci-dessous quelques exemples de cartes<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAFFipkUMI/AAAAAAAAABI/PWnugCl7WCw/s1600-h/1+R%C3%89PERT.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 374px; height: 377px;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAFFipkUMI/AAAAAAAAABI/PWnugCl7WCw/s400/1+R%C3%89PERT.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044037175413592258" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAGOipkUOI/AAAAAAAAABY/Ju-CT0_4L0E/s1600-h/exportation+espace+public.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAGOipkUOI/AAAAAAAAABY/Ju-CT0_4L0E/s400/exportation+espace+public.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044038429544042722" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAG2ipkUPI/AAAAAAAAABg/COONSqCoNzc/s1600-h/5ressources+parstyle.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAG2ipkUPI/AAAAAAAAABg/COONSqCoNzc/s400/5ressources+parstyle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044039116738810098" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAHNSpkUQI/AAAAAAAAABo/ViSaBYu1UR8/s1600-h/12-PC%2BP2P%2Bsoftsconnex%2BHS%2B.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__tVFGXOt-70/RgAHNSpkUQI/AAAAAAAAABo/ViSaBYu1UR8/s400/12-PC%2BP2P%2Bsoftsconnex%2BHS%2B.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044039507580834050" border="0" /></a><br /><br /></div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-78006323071000400222007-03-05T08:34:00.000Z2007-03-10T21:54:20.734ZLa circulation et l'usage des supports enregistrés dans les musiques populaires en Ile de France, le 15 mars à l'Arche de la Défense<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RevZHYuKKmI/AAAAAAAAAA4/IolMSGB5rcc/s1600-h/images.jpeg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RevZHYuKKmI/AAAAAAAAAA4/IolMSGB5rcc/s400/images.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5038359329062398562" border="0" /></a><br /><br /><br />Ma prochaine intervention sera le 15 mars à 15 h 15 au Ministère de l'Équipement à la Défense. J'y présenterai la recherche que je mène depuis un an et demi sur l'utilisation des supports enregistrés et des machines de reproduction dans les musiques populaires. Mon intervention sera accompagnée d'extraits musicaux, de photogrammes et des cartographies de réseaux réalisées avec <a href="http://www.aguidel.com/fr/">Aguidel.</a><br />Elle sera suivie d'un échange avec la salle. Cette séance précèdera la remise de mon rapport aux commanditaires, le programme "<a href="http://www4.culture.gouv.fr/actions/recherche/culturesenville/">Culture et territoires en Ile de France</a>", la Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles (Ministère de la Culture) et le Conseil général de Seine-Saint-Denis.<br />Pour lire le projet et/ou télécharger le projet de recherche c'est <a href="http://francoisribac.blogspot.com/2006/10/deux-interventions-le-28-novembre-paris_30.html">là</a><br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Programme</span> <p><strong>14 h 30 – accueil</strong><br />– Michèle TILMONT, Secrétaire permanente du Plan Urbanisme Construction Architecture, Ministère de l'Équipement<br />– Jean-François DE CANCHY, Directeur régional des affaires culturelles d’Île-de-France<br />– Olivier MILAN, Directeur de la division urbanisme et schéma directeur, Direction régionale de l’Équipement d’Île-de-France</p> <p><strong>14 h 45 – où en est le programme de recherche ?</strong><br />par Pierre OUDART, chef du Service du développement et de l’action territoriale, DRAC Île-de-France</p> <p><strong>15 h – présentation d’une démarche</strong><br />par l’équipe de la recherche sur les Clusters, Milieux d’Innovation et Industries culturelles en Île-de-France</p> <p><strong>15 h 15 – présentation des résultats d’une recherche</strong><br />La circulation et l’usage des supports enregistrés dans les musiques populaires en Île-de-France par François RIBAC, exposé et échanges avec la salle</p> <p><strong>16 h 15 – pause</strong></p> <p><strong>16 h 30 – Présentation de la lettre et du site internet « Culture et territoires en Île-de-France »</strong>, par Claude PAQUIN et Geneviève GOUTOULY-PAQUIN, consultants à l’agence Tertius</p> <p><strong>16 h 45 – Perspectives du programme</strong><br />débat introduit par André BRUSTON, Président du Programme interministériel de recherches territorialisées « Cultures, villes et dynamiques sociales » et animé par François MÉNARD, Plan Urbanisme Construction Architecture, Ministère de l'Équipement</p><strong style="color: rgb(51, 255, 51);">Cette rencontre se tiendra le jeudi 15 mars de 14 h 30 à 18 h au Ministère de l'Équipement, Salle 2, Arche sud, Arche de LA DÉFENSE.</strong><span style="color: rgb(51, 255, 51);"> </span><strong style="font-weight: normal; color: rgb(51, 255, 51);">ENTRÉE LIBRE sur inscription obligatoire</strong><span style="color: rgb(51, 255, 51);"> par courriel : <span style="color: rgb(51, 51, 255);">sda.idf@culture.gouv.fr </span></span><strong style="font-weight: normal; color: rgb(51, 51, 255);"></strong>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-38813746147825760802007-01-11T19:43:00.000Z2007-01-11T21:03:34.287ZProchaines interventions 23 janvier 2007 à Nantes pour l'Onda et le 9 février au 1er Colloque de l'IASPM francophone d'Europe<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RaafrKQ0LSI/AAAAAAAAAAY/tNi0u-1MarY/s1600-h/tour1.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RaafrKQ0LSI/AAAAAAAAAAY/tNi0u-1MarY/s320/tour1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5018874398589070626" border="0" /></a><br /><br />Ma prochaine intervention est aux <a href="http://www.onda-international.com/agenda.php?categorie_id=4&lang=fr">rencontres nationales musiques</a> qu'organise l'Office National de Diffusion Artistique (<a href="http://www.onda-international.com/accueil.php">Onda</a>) au <a href="http://www.lelieuunique.com/accueil/accueil.html">Lieu Unique </a>à Nantes les 23 et 24 janvier 2007.<br />J'interviens le 23 janvier, aux environs de 14h 30 et j'y parlerai de la place des techniques d'enregistrement dans les pratiques musicales. Comme d'habitude, ce sera avec films et extraits musicaux. Je reviendrai notamment sur l'origine du mot "live" (inventé par les syndicats américains de musiciens) et sur l'existence (ou pas) d'un "spectacle vivant". Le débat et les ateliers du 23 janvier après-midi, ainsi que la réunion plénière du 24 janvier matin sont ouverts. Réservation obligatoire auprès de Fabienne Bidou, <a href="mailto:f.bidou@onda-international.com">f.bidou@onda-international.com</a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RaahNKQ0LTI/AAAAAAAAAAg/izpAA9KgmbQ/s1600-h/fountain_water_book.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RaahNKQ0LTI/AAAAAAAAAAg/izpAA9KgmbQ/s320/fountain_water_book.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5018876082216250674" border="0" /></a><br />Ensuite, les 8 et les 9 février, ce sera le 1er colloque de<a href="http://iaspmfrancophone.online.fr/colloque2007.html"> l'Iaspm Francophone d'Europe à Louvain La Neuve </a>en Belgique. Intitulé <span style="font-style: italic;">musiques populaires , une exception francophone ?</span>, on va y débattre de la place, des spécificités et des définitions des musiques populaires en francophonie. Le programme complet est accessible <a href="http://iaspmfrancophone.online.fr/colloque2007.html">ici</a>. J'ai pour l'occasion rédigé un texte intitulé <span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);">De la Révolution Scientifique au rock ou pourquoi les Beatles sont anglais</span> et qu'il est possible de télécharger (en pdf) <a href="http://iaspmfrancophone.online.fr/colloque2007/Ribac_2007.pdf">ici.</a> Il s'agit pour moi de montrer les liens qui unissent les techniques du rock (et au premier chef le studio) et les modalités par lesquelles la science expérimentale a été mise au point au Royaune Uni au XVIIe siècle. En suivant une ligne qui va du laboratoire de Boyle à l'industrie électrique américaine, sans négliger les modes d'organisation politique, je propose l'idée que les musiques populaires américaines et anglaises (et d'abord le rock) sont le fruit d'une alliance entre la culture des ingénieurs électriques anglo-saxons et les méthodes des musiciens populaires. S'il faut résumer d'un mot le lien qui les unit, appelons le<span style="color: rgb(51, 204, 0);"> </span><span style="color: rgb(51, 204, 0);">feedback.</span><span style="color: rgb(51, 204, 0);"> </span>J'ai déjà soutenu cette idée à la conférence 2006 de <a href="http://www.artofrecordproduction.com/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1&amp;PHPSESSID=524a09f086abc23e411b93eb18aaf423">l'ARP </a>(art of record production) en septembre 2006 à Edinburgh (Écosse). Là aussi le programe du colloque (passionnant) et certains textes (abstracts ou papiers complets) sont en ligne <a href="http://artofrecordproduction.com/index.php?option=com_content&task=view&amp;amp;id=28&amp;Itemid=51">ici</a>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-57291474532836366272006-10-30T21:16:00.000Z2007-02-15T09:30:44.154ZDeux interventions le 28 novembre (à Paris et Livry Gargan) et un livre<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger2/6637/803946037475343/1600/ehess.1.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/6637/803946037475343/320/ehess.1.jpg" alt="" border="0" /></a> À l'invitation de <a href="http://www.laios.msh-paris.fr/laborde.html">Denis Laborde,</a> je viens présenter dans son séminaire “<a href="http://www.ehess.fr/ue/2006-2007/ue1684.html">faire la musique</a>" la recherche que je mène actuellement. Il s'agit d'une étude intitulée "<a href="http://lesocioblogdefrancoisribac.blogspot.com/2006/10/la-circulation-et-lusage-des-supports.html"><span style="color: rgb(153, 255, 153);">la circulation et l'usage des supports enregistrés dans les musiques populaires en Ile de France"</span> </a>commandée par le programme interministériel "<a href="http://72.14.221.104/search?q=cache:jAfDw85W9P8J:www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/culture_territoire_idf_2session.pdf+%22culture+et+territoires%22&hl=fr&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;gl=fr&ct=clnk&amp;cd=9">culture et territoires</a>" , la DMDTS (Ministère de la Culture) et le Conseil général de Seine-Saint-Denis. J'ai rencontré une vingtaine de musicien-n-e-s de rock, hip hop et techno et j'ai essayé avec eux de retracer leurs parcours musical en suivant à la trace les musiques qu'ils (elles) aimaient à leurs débuts. Dans un deuxième temps, je leur ai demandé de me décrire leurs façons actuelles de faire de la musique, seul-e-s ou avec d'autres, et comment elles exportent leurs productions dans l'espace public. Comme le suggère le titre de l'étude, je me suis tout particulièrement intéressé aux appareils domestiques de reproduction sonore, aux instruments de musique et samplers, aux ordinateurs, logiciels et aux usages de l'internet.<br />Avec les usagers de ces outils, j'ai tenté de (re)tracer les chemins qu'ils (elles) parcourent et les espaces où s'inscrivent ces pratiques. En définitive, <span style="font-style: italic;">cette étude s'intéresse à la façon dont les supports et les machines constituent de véritables partenaires, tantôt instructeurs, tantôt compagnons de travail, tantôt agents de liaisons. </span><a href="http://uploadingit.com/files/10336/culture%20et%20territoires%20def.pdf"><span style="color: rgb(51, 204, 0);">Pour télécharger le projet de recherche</span></a><span style="font-style: italic;"><br /></span>L'étude a été réalisée en Seine-Saint-Denis et dans les Yvelines avec le (précieux) concours de <a href="http://www.zebrock.net/journal/">Zebrock</a>, du <a href="http://www.lecry.com/main.html">Cry </a>et de <a href="http://www.lapechecafe.com/">La Pêche</a>. Comparatisme oblige, je me suis aussi rendu à Nantes (merci <a href="http://www.trempo.com/">Trempolino</a>). Le travail comprend trois phases : la réalisation d'entretiens, l'établissement de cartographies (grâce au logiciel RéseauLu d'<a href="http://www.aguidel.com/fr/">Andreï Mogoutov</a>) et de vidéos, enfin un rapport final. C'est justement à l'issue de la 2e phase que je présenterai mes premières conclusions, assorties de cartographies et de photogrammes <span style="color: rgb(153, 255, 153);">Le 28 novembre 2006 à l'EHESS 105 Boulevard Raspail (Paris) dans la salle 11 de 11 à 13 heures</span><br /><div class="deleteBody"> <p style="color: rgb(119, 119, 119);" class="postBody"><span style="color: rgb(204, 204, 204);">Toujours le 28 novembre, mais en soirée et au Conservatoire de musique de Livry Gargan, je parlerai de <span style="color: rgb(153, 255, 153);">la mesure du temps en musique.</span> J'y rep</span><span style="color: rgb(204, 204, 204);">rendrai les grandes lignes d'une conférence présentée en début d'année à Lyon à l'invitation du</span><strong style="color: rgb(204, 204, 204);"></strong><i style="color: rgb(204, 204, 204);"><strong> </strong></i><span style="color: rgb(204, 204, 204);"><span style="font-size:100%;"><a style="font-family: georgia;" href="http://www.cnsmd-lyon.fr/e.php?lsd=5x68x&cc=167&amp;tc=1">Département pédagogique</a><span style="font-family:georgia;"> </span></span></span><i style="color: rgb(204, 204, 204);"><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:georgia;">du</span></span></i><span style="color: rgb(204, 204, 204);font-size:100%;" ><span style="font-family:georgia;"> CNSMD de Lyon</span><i style="font-family: georgia;"> </i><span style="font-family:georgia;">et du <a href="http://www.cefedem-rhonealpes.org/">Cefedem Rhone-Alpes</a></span><i style="font-family: georgia;"> </i><a style="font-family: georgia;" href="http://www.cefedem-rhonealpes.org/"><strong></strong></a><span style="font-family:georgia;">.</span></span><span style="color: rgb(204, 204, 204);"> Ici, il s'agit de montrer comment un certain type d'organisation sociale se traduit dans un dispositif de représentation du temps musical, qu'il s'agisse de la partition, d'un métronome, d'une boîte à rythme et, naturellement, des corps. Pour dire les choses autrement, je m'efforcerai de montrer les relations que le mesure du temps musical entretient, d'une part, avec la perception humaine, et d'autre part, avec les autres technologies. La causerie sera ponctuée d'extraits sonores, de diapos et de projections.</span><span style="color: rgb(153, 255, 153);"> Le mardi 28 novembre à 20 heures au Conservatoire de musique de Livry Gargan 41, rue Edouard-Herriot Téléphone : 01.45.09.02.02</span></p><p style="color: rgb(119, 119, 119);" class="postBody"><span style="color: rgb(153, 255, 153);"><span style="color: rgb(204, 204, 204);">J'en profite pour recommander le livre </span></span><span style="color: rgb(153, 255, 153);"><span style="color: rgb(204, 204, 204);">de Denis Laborde</span></span><span style="color: rgb(153, 255, 153);"><span style="color: rgb(204, 204, 204);"> <a href="http://www.eke.org/albisteak/1135250149"><span style="font-style: italic;">La Mémoire et l'Instant. Les improvisations chantées du bertsulari basque</span></a>. Dans ce passionnant travail, Denis Laborde <span style="font-style: italic;">tourne </span>autour de cette pratique propre au pays basque et traite tous les aspects -cognitifs, sonores, poétiques,historiques, politiques- qui s'y rapportent. </span></span><span style="color: rgb(153, 255, 153);"><span style="color: rgb(204, 204, 204);">Un modèle du genre, </span></span><span style="color: rgb(153, 255, 153);"><span style="color: rgb(204, 204, 204);">à mon avis, et, qui plus est, rédigé dans un style alerte.</span></span></p><p style="color: rgb(119, 119, 119);" class="postBody"><span style="color: rgb(153, 255, 153);">François Ribac<br /></span> </p> </div>FRhttp://www.blogger.com/profile/05336630747902258910noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6585925938998016493.post-27107494061193340032006-10-17T16:46:00.000Z2007-02-15T09:32:46.747ZLA CIRCULATION ET L’USAGE DES SUPPORTS ENREGISTRÉS DANS LES MUSIQUES POPULAIRES en ILE DE FRANCE<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RXLVlAHwNMI/AAAAAAAAAAM/-C4X9Zhnw-s/s1600-h/1+R%C3%89PERT.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__tVFGXOt-70/RXLVlAHwNMI/AAAAAAAAAAM/-C4X9Zhnw-s/s320/1+R%C3%89PERT.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5004296967626437826" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><br /></span><span style="font-size:85%;">(Ci-dessus, une cartographie réalisée pour cette étude grâce au logiciel <a href="http://www.aguidel.com/fr/">RéseauLu</a> d'Andreï Mogoutov)</span><br /></div><br /><ul style="text-align: justify;"><li><span style="font-size:100%;">Voici le texte de présentation de la recherche que je mène actuellement pour le programme “<a href="http://beta.blogger.com/www.urbanisme.equipement.gouv.fr/actu/appel_offres/culture_territoire_idf_2session.pdf%20-">Culture et territoires en Ile de France</a>“ (Drac Ile de France, <a href="http://www.ile-de-france.equipement.gouv.fr/">Direction de l’Équipement d'Ile de France</a> et <a href="http://www.culture.fr/Groups/etudes_et_recherches_culturelles/notice_212_fr">DEPS</a>), la DMDTS (<a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dmdts2006/services.html">Bureau des écritures et des recherches</a> -Ministère de la culture) et le <a href="http://www.cg93.fr/Departement/services/missions.html">Conseil géneral de Seine-Saint-Denis</a>. Le rapport de recherche sera rédigé pour la mi-mars <span style="text-decoration: underline;"></span><a href="http://homepage.mac.com/WebObjects/FileSharing.woa/wa/default?user=francoisribac&templatefn=FileSharing1.html&amp;xmlfn=TKDocument.1.xml&sitefn=RootSite.xml&amp;aff=consumer&cty=FR&amp;lang=fr"><span style="color: rgb(51, 255, 51);"><a href="http://uploadingit.com/files/10336/culture%20et%20territoires%20def.pdf">(télécharger le texte en pdf)</a></span></a><br /></span></li></ul><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >PROBLÉMATIQUE</span><span style="font-size:100%;"><br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >1 Bref rappel historique</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">À partir des années cinquante, le Dansette de la firme Decca, un électrophone bon marché et portable, permit à la génération des Beatles et des Rolling Stones de s’émanciper des parents. On délaissa le gramophone et/ou la radio du salon pour installer les nouveaux appareils dans les chambres des adolescent-e-s. Quelques années plus tard, le même phénomène se reproduisit en France avec les électrophones Philips et les fameux Teppaz . Cette pénétration des “pick-up“ dans les chambres coïncida avec deux autres phénomènes d’importance. D’une part, l’apparition de répertoires interprétés par et pour les jeunes (le rock) et, d’autre part, un essor considérable de la pratique amateur. En effet, grâce à la maniabilité des nouveaux appareils et des disques vinyles, les fans de rock firent un peu plus qu’écouter leurs disques : ils les imitèrent et les reproduisirent. Des milliers d’adolescents, en majorité des garçons, acquirent des instruments électriques et créèrent des groupes, pour la plupart sans finalité professionnelle . Enfin, l’émergence de ces musiques s’accompagna de nouvelles formes de sociabilités (salles de concerts, lieux de danse, lieux de répétitions, réseaux de fans…) et de compétences (nouveaux métiers, érudit-e-s, presse musicale, fanzines, studios, labels, magasins de disques). Même si ces phénomènes ont subi de nombreuses mutations ces vingt dernières années, ils ont largement été confirmés par l’émergence, puis l’installation durable dans le paysage musical, du hip-hop et de la techno.<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >2 Des instructeurs efficaces</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">Les disques sont donc devenus les principaux instructeurs des musicien-n-e-s de musique populaire. Installé-e dans sa chambre face à sa machine de reproduction, l’apprenti-e répète inlassablement les morceaux qu’il (elle) aime et reproduit non seulement les notes et le phrasé mais aussi le son des disques. En étudiant un répertoire particulier, “l’imitant-e“ s’initie, peu à peu, aux techniques sonores propres aux musiques électriques et développe ses aptitudes instrumentales. Une des constantes de cette méthode (car c’est bien de cela dont il s’agit) réside dans le fait d’apprendre sans être dans une situation éducative et sans qu’il soit forcément nécessaire de se rendre dans un local prévu à cet effet . Le temps passé à “étudier“ dépasse bien souvent celui d’une activité professionnelle ou scolaire. Pour décrire cette forme d’attachement à des répertoires et à des objets (la guitare électrique, l’ordinateur, etc.) certains chercheurs parlent d’un apprentissage non formel, d’autres parlent de culture technique populaire . Dans tous les cas, la transmission du savoir s’effectue par le truchement d’objets, de réseaux peu repérés et à distance des équipements culturels.<br /></span><span style="font-size:100%;">Par ailleurs, le disque amène aussi, par des effets de proximité et d’oppositions, à la découverte d’autres répertoires, de façons d’être, de lieux où l’on aime la même musique et bien sûr à des rencontres. En bref, à travers les disques, c’est tout un monde perceptif, technique et social qui s’offre aux passionné-e-s.<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >3 Les mémoires vives de la musique</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">Nous avons jusqu’à maintenant évoqué la place centrale des musiques déjà enregistrées et des appareils de reproduction. Ceux-ci s’insèrent dans ce que l’on pourrait désigner comme le monde de l’enregistrement (aussi appelé phonographie) une technique d’acquisition et de relation à la musique médiée par des supports et des machines de captation du son. Ces outils sont utilisés de bien des façons. Ainsi, les enregistreurs (dictaphones, magnétophones, minidisques, cartes son des ordinateurs) sont de véritables assistants musicaux. Certain-e-s les utilisent comme un bloc note pour déposer des idées musicales ou des extraits (samples). D’autres, à la façon des danseurs devant les miroirs, s’enregistrent systématiquement. En fixant les différentes étapes de leur parcours, ils (elles) peuvent ainsi corriger ponctuellement leurs erreurs et s’évaluer dans la durée . Plus “classiquement“, les disques accompagnent les musiciens ou les groupes. Ainsi les batteurs de jazz jouent avec Charlie Parker (quel luxe !), les guitaristes apprennent à “jouer en place“ avec leur boîte à rythme, tandis que les claviéristes improvisent avec des séquenceurs. Il existe même des disques et des logiciels spécialement conçus à cet effet, et pour toutes sortes de répertoires, concertos de Vivaldi inclus. Finalement, la musique enregistrée matérialise l’expérience accumulée des auditeurs (trices). C’est vers notre discothèque personnelle (ou le lecteur de mp3) que nous nous tournons pour comparer des œuvres entre elles et évaluer leur qualité : les mélomanes de classique comparent les différentes versions d’une même œuvre (Bach par Gould ou Brendel ?), les amateurs de rock et de hip-hop apprécient le contraste entre les disques et les performances des groupes (cf. les disques “live“), les jazzistes collectionnent les “alternate take“. Fondamentalement, on peut considérer que les répertoires enregistrés jouent le rôle d’une sorte de “pôle d’évaluation“ esthétique et émotionnel pour chacun-e-s d’entre nous . Les techniques d’enregistrement constituent de véritables outils de mesure de la qualité musicale, ou ce qui revient au même, de notre plaisir.<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >4 L’enregistrement comme paradigme</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">À partir du moment où les musicien-n-e-s ont utilisé les disques comme des instructeurs, ils (elles) ont également consacré un temps croissant à concevoir et réaliser leurs propres enregistrements . Les mondes du rock, du hip-hop et de l’électro ont fait du studio, à des degrés divers , un espace où il importait moins de reproduire les sensations de la performance scénique que d’inventer de nouvelles formes . Cette tendance a été favorisée par la mise au point du re-recording (overdubbing) au début des années soixante, une pratique consistant à enregistrer séparément chaque instrument sur un magnétophone multipistes, permettant d’exécuter une musique par étapes, sans forcément la jouer ensemble et en direct. Au début des années 80, l’arrivée du home studio a permis au monde amateur d’adopter, à son tour, cette façon de faire . De nos jours, toutes les fonctions d’un studio tiennent dans un ordinateur portable. Il existe même des studios “on line“ accessibles avec une simple connexion à haut débit. Ce qui, en 1960, ne concernait que quelques professionnels est donc devenu une pratique commune à laquelle les enfants s’initient très tôt et avec les mêmes méthodes (non formelles) que leurs ainé-e-s rockers. À l’échelle des quatre dernières décennies, on s’aperçoit donc de l’attraction constante qu’exerce le studio, comme principe de traitement du son, sur la sphère amateur et, plus généralement, sur la performance scénique. De “l’attirail“ domestique à la sonorisation du live en passant par l’équipement des instrumentistes électriques, de la console du DJ techno, à la platine-disque du scratcheur, à chaque fois on retrouve les principes organisationnels du studio. Cette translation de la cabine technique et de la chambre de l’adolescent vers les scènes, encore peu explorée, requiert d’autant plus l’attention qu’elle est encore plus manifeste dans les deux dernières révolutions musicales.<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >5 Les techniques du hip-hop et de la techno</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">Le hip-hop et la techno ont, de façon assez similaire, opéré une synthèse entre l’écoute et l’enregistrement. Si l’on considère les deux branches musicales de la culture hip hop (le rap et le scratch ), on s’aperçoit que les turntablistes (autre nom des scratcheurs) font de la musique avec des platines-disques et des vinyles, tandis que les rappeurs déclament leurs textes en s’accompagnant de ghettos-blasters (des magnétophones à pile et transportables) ou de boucles (sample) confectionnées à partir d’extraits de musiques existantes. En définitive, les outils de lecture et d’enregistrement sont devenus des instruments et les supports enregistrés sont joués et manipulés. De son côté, la techno (également appelée house-music) a généralisé la pratique du sampling et fait de la console de mixage des studios et du lap-top (ordinateur portable) des instruments de performance et/ou de composition. La plupart des DJs enregistrent et mixent des sons venus de sources existantes, puis ces données sont manipulées et à leur tour, réinjectées dans des boucles et des effets divers. Une fois codés (ou copiés), les mixes circulent sur des supports légers, y compris des fichiers informatiques, et arrivent dans les disques durs d’autres DJs, etc…<br /></span><span style="font-size:100%;">Cependant, si la miniaturisation des instruments de reproduction et le codage des sons ont favorisé ces processus, on ne doit pas oublier le rôle déterminant des acteurs. Rien de disposait, en effet, les disques vinyles (condamnés par l’industrie à disparaître), les consoles de mixage des studios professionnels ou les DJs des radios à devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Pour que le scratch naisse, il ne suffit pas d’avoir une (excellente) platine de marque Technics et une mixette bon marché, il faut également qu’à la suite d’une altercation avec ses parents, qu’un adolescent se mette à “jouer du saphir“ pour les ennuyer et se dise qu’il y a là peut-être quelque chose à creuser . Ensuite, pour que cette technique se diffuse, il faut également que des réseaux de personnes s’en emparent et la popularisent. Si ces deux courants sont devenus si influents, c’est qu’ils ont su transférer des techniques d’appartements en performance scénique. En somme, le privé est devenu du public. Tirant parti des nouvelles technologies de diffusion et de communication , le hip-hop et la techno ont (ré)inventé de nouvelles façons de se retrouver ensemble, qui plus est, dans des lieux normalement non dévolus à des performances : la rue, les cours d’immeubles, les friches, les forêts. À chaque fois, ces mutations ont résulté d’alliances entre des acteurs et des techniques. C’est très précisément la constitution de ces réseaux hybrides, et leur condition d’inscription dans les territoires franciliens qui constituent l’objet de cette recherche.<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >POSITIONNEMENT PAR RAPPORT AUX THÈMES DE L’APPEL D’OFFRES</span><span style="font-size:100%;"><br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >6 Les équipements publics, les politiques culturelles et les pratiques</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">Comme on vient de le voir, l’utilisation des supports touche à un grand nombre d’activités musicales (l’écoute, l’apprentissage, la transmission, la fabrication de la musique), concerne aussi bien les sphères domestiques que communes et implique une pléiade de styles et d’usagers. Dès lors, on peut se demander pourquoi cette translation privé-public, qui nous est pourtant si familière, n’est pas l’objet d’une attention plus soutenue de la part des institutions publiques ? Même si cet aspect est certainement à prendre en compte, le manque de légitimité des musiques populaires n’explique pas tout. D’autant que depuis une quinzaine d‘années, leur prise en compte dans les politiques publiques est de plus en plus tangible. Au moment où nous écrivons ces lignes, une concertation nationale sur les musiques actuelles est en cours, un forum national se réunira en octobre 2005 à Nancy et, outre qu’il existe déjà une soixantaine de “scènes de musiques actuelles“ (Smac), de nombreuses collectivités territoriales financent des complexes comprenant des salles de concerts, des locaux de répétitions et des dispositifs “d’accompagnement“ à destination des groupes. On mentionnera également l’ouverture de nombreuses classes de “musiques amplifiées“ dans les écoles de musiques, et même d’une classe de jazz au Conservatoire National de Musique de Paris, et comme on le sait, les symboles comptent… Cependant, sans contester l’utilité (et le succès) de ces dispositifs, il faut bien constater qu’ils sont essentiellement orientés vers la production de spectacles et la professionnalisation des équipes. À notre sens, si les pratiques liées à la phonographie sont si peu repérées, cela tient probablement à la difficulté de se les représenter en dehors de ce cadre. Dans une définition des pratiques culturelles où le dispositif théâtral, la professionnalisation et l’enseignement formalisé de la musique constituent les principales réponses, les activités et les lieux que nous avons listés ne sont pas perçus comme porteurs d’authenticité. On ne voit littéralement pas l’amateur travailler devant son écran à la maison et l’on doute que l’écoute des disques, qui plus est dans l’espace domestique, puisse contribuer à une culture commune. En somme, la politique publique a du mal à se représenter les médiations entre l’appartement et la scène : médiations techniques (les fameux supports) et médiateurs humains (les amateurs).<br /><br /></span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >7 Les musiques populaires dans les villes : circulations et mobilités</span><span style="font-size:100%;"><br /></span><span style="font-size:100%;">L’usage des supports et des machines, la mobilité des acteurs, des données et des objets gagneraient à être mieux étudiés. On manque de données sur la manière dont les compétences se construisent, sur la façon dont les acteurs se procurent la matière musicale et les outils de manipulation, sur la provenance des répertoires et sur le rôle que jouent (ou pas) les équipements locaux. De ce fait, il nous sembl