<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394</id><updated>2009-11-13T21:23:31.999+01:00</updated><title type='text'>Ceteris Paribus</title><subtitle type='html'>Réflexions périodiques sur la politique et l'économie, en France et aux Etats-Unis</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>757</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-4789107448061184337</id><published>2009-09-10T23:00:00.006+02:00</published><updated>2009-09-10T23:25:59.368+02:00</updated><title type='text'>Le bouclier arverne</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/10/01002-20090910ARTFIG00596-polemique-apres-une-reflexion-equivoque-d-hortefeux-.php"&gt;5 septembre 2009&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le ministre de l'Intérieur s'est expliqué jeudi sur la polémique née d'une vidéo où on l'entend dire, après qu'on lui a présenté un jeune issu de l'immigration: «Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans ma bouche, il n'y a aucune référence à une origine ethnique, explique-t-il sur RTL. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je faisais référence aux Auvergnats&lt;/span&gt;. Je prenais des dizaines de photos avec la délégation auvergnate, un jeune m'arrête et me demande une photo, et le public fait des commentaires sur le fait que l'Auvergne était très présente, et j'ai dit» cette phrase.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0,14-0,39-40316602,0.html"&gt;15 janvier 2009&lt;/a&gt;&lt;blockquote&gt;Brice Hortefeux, alors ministre du Travail, avait déclaré en janvier dernier que la nationalité française de la secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville, Fadela Amara, n'était pas "forcément" évidente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La secrétaire d'Etat avait assuré qu'elle n'en voulait pas à Brice Hortefeux, la remarque étant une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;référence à leurs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;origines auvergnates&lt;/span&gt; communes.&lt;/blockquote&gt;Les bougnats ont bon dos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-4789107448061184337?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4789107448061184337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4789107448061184337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2009/09/le-bouclier-arverne.html' title='Le bouclier arverne'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-3064235927405632048</id><published>2009-05-02T21:30:00.002+02:00</published><updated>2009-05-02T21:32:17.194+02:00</updated><title type='text'>Jeune et pas con</title><content type='html'>&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/esaez.jpg" vspace="5" align="right" hspace="5" /&gt;Oui, ce blog est toujours aussi moribond. Mais je sors de ma torpeur printanière pour saluer l'attribution par l'American Economic Association de la prestigieuse médaille John Bates Clark au Français Emmanuel Saez (prof à UC Berkeley). Qui, contrairement aux apparences, n'est pas parent avec Damien. Ni avec &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2005/04/cest-malin.html"&gt;Benoît&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2009/04/25/1600-bravo-a-emmanuel-saez"&gt;Alexandre Delaigue&lt;/a&gt; (prestement) et &lt;a href="http://www.ecopublix.eu/2009/04/la-medaille-dor-de-la-gentillesse.html"&gt;Camille Landais&lt;/a&gt; (longuement) ont publié des notes sur l'apport scientifique des travaux de Saez. Allez les lire sur ce point, je vais me contenter comme d'habitude d'aborder l'anecdotique et le superflu, en essayant de trier ce que ce prix comporte de bonnes et de mauvaises nouvelles, à la paresseuse manière d'Olivier Pastré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avant cela, une réponse à une double question que beaucoup se sont posé à l'annonce du prix : comment diable Saez, qui est Français, a-t-il pu remporter une médaille qui &lt;a href="http://www.vanderbilt.edu/AEA/clark_medal.htm"&gt;est attribuée&lt;/a&gt; à "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'économiste américain de moins de 40 ans qui a apporté la plus importante contribution à la pensée et à la connaissance économiques&lt;/span&gt;"? Et pourquoi donc Thomas Piketty n'a-t-il pas aussi été récompensé, alors qu'il a coécrit avec Saez une &lt;a href="http://scholar.google.com/scholar?q=piketty+saez+&amp;amp;hl=en&amp;amp;lr=&amp;amp;btnG=Search"&gt;bonne partie&lt;/a&gt; des articles qui valent à ce dernier sa récompense?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est la même : parce que le prix est attribué non pas à un économiste de nationalité américaine mais à un économiste membre de l'AEA qui enseigne dans une université américaine. Ce qui a permis au Canadien &lt;a href="http://www.nber.org/vitae/vita125.htm"&gt;David Card&lt;/a&gt; de recevoir le prix en 1995. Et empêche aujourd'hui Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, de l'obtenir, au-delà du fait que l'AEA n'admet pas de co-lauréats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avant pour les bonnes et les mauvaises nouvelles, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="shortpost"&gt;&lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2009/05/jeune-et-pas-con.html"&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;De façon convenue, c'est évidemment une excellente nouvelle pour Emmanuel Saez lui-même, qui obtient une démonstration éclatante de la reconnaissance de ses pairs et au moins &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Bates_Clark_Medal"&gt;40% de chances statistiques&lt;/a&gt; de remporter un jour un &lt;s&gt;prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel&lt;/s&gt; prix Nobel d'économie (au moins, parce que ceux qui ont déjà eu la médaille John Bates Clark et sont toujours en vie peuvent encore obtenir le Nobel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait croire que c'est une mauvaise nouvelle pour &lt;a href="http://econ-www.mit.edu/faculty/eduflo/"&gt;Esther Duflo&lt;/a&gt;, une autre star française de l'économie américaine, qui était la &lt;a href="http://www.marginalrevolution.com/marginalrevolution/2009/04/handicappling-the-clark-medal.html"&gt;grande favorite&lt;/a&gt; pour la médaille cette année. Mais, à 36 ans, il lui reste un peu de temps, d'autant que la médaille John Bates Clark sera attribuée tous les ans à partir de 2010. On voit difficilement l'AEA ne pas la récompenser prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre c'est une vraie mauvaise nouvelle pour le Cercle des économistes (français) qui attribue, chaque année depuis 1999, le "&lt;a href="http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/spip.php?article34"&gt;prix du meilleur jeune économiste&lt;/a&gt;" à "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un (ou une) économiste de moins de quarante ans qui combine expertise reconnue et participation active au débat public&lt;/span&gt;"  : Emmanuel Saez a bien été nominé une fois, en 2006, mais n'a pas obtenu le prix. Ca la fout un peu mal. A la décharge du Cercle, on pourrait arguer que les critères d'attribution ne sont pas les mêmes, et que, exilé aux Etats-Unis et peu présent dans le débat public français, Saez ne remplissait pas toutes les conditions pour obtenir le prix. Mais &lt;a href="http://socrates.berkeley.edu/%7Epog/"&gt;Pierre-Olivier Gourinchas&lt;/a&gt; (UC Berkeley) est à vue de nez dans la même situation et a eu le prix en 2008. Ca la fout donc vraiment mal. D'autant qu'il suffisait au jury de &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2005/05/john-bates-clark-en-vf.html"&gt;lire mon blog&lt;/a&gt; pour savoir qui récompenser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi une mauvaise nouvelle pour l'état de la presse française, qui a été &lt;a href="http://news.google.fr/news?pz=1&amp;amp;ned=fr&amp;amp;hl=fr&amp;amp;q=%22emmanuel+saez%22"&gt;infoutue&lt;/a&gt; de relayer l'information et semble toujours autant se désintéresser de l'économie telle que la pratiquent les économistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait enfin soutenir que le prix attribué à Emmanuel Saez est plutôt une mauvaise nouvelle pour la recherche économique française, en tant qu'il souligne l'inexorable fuite de nos meilleurs cerveaux vers les universités américains. Phénomène qui ne date pas d'hier (qu'on pense à &lt;a href="http://socrates.berkeley.edu/%7Epog/"&gt;Olivier Blanchard&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.economics.harvard.edu/faculty/aghion"&gt;Philippe Aghion&lt;/a&gt;), mais qui semble s'accélérer récemment : outre Emmanuel Saez, Esther Duflo et Pierre-Olivier Gourinchas, on peut aussi citer &lt;a href="http://pages.stern.nyu.edu/%7Ealandier/"&gt;Augustin Landier&lt;/a&gt; (NYU), &lt;a href="http://www.economics.harvard.edu/faculty/farhi"&gt;Emmanuel Farhi&lt;/a&gt; (Harvard) ou &lt;a href="http://pages.stern.nyu.edu/%7Etphilipp/"&gt;Thomas Philippon&lt;/a&gt; (NYU). Selon un &lt;a href="http://www.challenges.fr/magazine/enquete/0148.018010/et_la_france_dans_tout_a_.html"&gt;article récent &lt;/a&gt;de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Challenges&lt;/span&gt;, 16 des 40 premiers économistes français en termes de citation sont installés aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, au delà de l'évident biais de sélection (pour qu'un économiste français remporte la médaille John Bates Clark il faut, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;par définition&lt;/span&gt;, qu'il enseigne aux Etats-Unis), je pense que l'événement prouve plutôt les bienfaits de la mondialisation en matière de recherche scientifique, et le bénéfice que la France peut en tirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une part, il me semble qu'on peut interpréter le parcours des économistes français comme le signe d'une spécialisation efficace des pays en termes d'enseignement : solide formation en mathématiques en France (ENS ou Polytechnique la plupart du temps), puis PhD en économie aux Etats-Unis. On souligne généralement, à raison, le fait que les exilés auraient du mal à trouver, en France, un environnement intellectuel et matériel aussi propice à la recherche scientifique. Mais on peut aussi penser que la formation qu'ils ont reçue en France, en classe préparatoire et en grande école, n'est sans doute pas pour rien dans leur réussite outre-Atlantique. Au final, cet arrangement est sans doute celui qui est le plus profitable du point de vue de la discipline économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, on aurait tort de croire que cette fuite des cerveaux se traduit forcément par une perte nette pour la France. Les exilés n'arrivent en effet pas les mains vides aux Etats-Unis : ils apportent avec eux des références historiques et culturelles françaises. Et ces références influencent, à des degrés divers mais nécessairement, le type de recherche qu'ils conduisent outre-Atlantique. Il en ressort souvent un éclairage nouveau sur la France, à la lueur de l'exemple américain et des comparaisons internationales. Mais l'inverse est aussi possible : ce n'est pas un hasard si ce sont deux Français, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, qui ont remis au goût du jour la recherche économique sur le thème des inégalités et ont réussi à l'imposer dans un débat américain qui vivotait sur des références vieillissantes et de plus en plus erronées au "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rags_to_riches"&gt;rags to riches&lt;/a&gt;" et à la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Kuznets"&gt;courbe de Kuznets&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça, c'est clairement une bonne nouvelle.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-3064235927405632048?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3064235927405632048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3064235927405632048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2009/05/jeune-et-pas-con.html' title='Jeune et pas con'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-136638739284668973</id><published>2009-02-11T21:17:00.002+01:00</published><updated>2009-02-12T12:08:49.804+01:00</updated><title type='text'>You know your blog is dead when...</title><content type='html'>&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/tombstone.jpg" vspace="5" align="right" height="200" hspace="5" /&gt;10. You haven't posted anything in more than a month.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Your blogroll is hit by &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Link_rot"&gt;link rot&lt;/a&gt;, big time.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. When you post something, people &lt;a href="http://twitter.com/versac/status/1028283829"&gt;greet&lt;/a&gt; it with a "maybe his blog is not dead after all".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. You let spam pile up in comments, and don't care all that much.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. When you meet other bloggers, you don't talk about blogging.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. When people mention that you blog, you immediately add that you &lt;span style="font-style: italic;"&gt;used to&lt;/span&gt; blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Friends ask if you write for some other website.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. You've become way less paranoid about the preservation of your online anonymity.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. You don't want to turn every single thing you read, see or do into a blog post anymore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. You're willing to entertain the notion that your blog is dead, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on your blog&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-136638739284668973?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/136638739284668973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/136638739284668973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2009/02/you-know-your-blog-is-dead-when.html' title='You know your blog is dead when...'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-5001928259161928208</id><published>2008-12-01T19:59:00.001+01:00</published><updated>2008-12-01T20:03:10.368+01:00</updated><title type='text'>DTC</title><content type='html'>&lt;a href="http://wwwdev.nber.org/dec2008.html"&gt;NBER&lt;/a&gt; vs &lt;a href="http://instaputz.blogspot.com/2008/10/glenn-reynolds-and-dude-wheres-my.html"&gt;Glenn Reynolds&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-5001928259161928208?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/5001928259161928208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/5001928259161928208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/12/dtc.html' title='DTC'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-3928083517992243725</id><published>2008-11-27T21:41:00.002+01:00</published><updated>2008-11-27T21:47:09.865+01:00</updated><title type='text'>Contre la crise, achetons français!</title><content type='html'>&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'il ne faut pas &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37732350@7-37,0.html"&gt;dire&lt;/a&gt; pour échapper aux &lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101268788-fillon-siffle-au-congres-des-maires"&gt;sifflets&lt;/a&gt; des maires de France (je grasse) :&lt;blockquote&gt;[Le Président de la République] a souhaité enfin que les collectivités locales puissent, dans leurs appels d'offres, "ne pas avoir la seule religion du prix mais puissent faire une part aux petites et moyennes entreprises, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;aux entreprises du pays&lt;/span&gt;, aux entreprises qui prennent l'engagement de ne pas délocaliser, aux entreprises qui sont écologiquement responsables".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a un tas de dossiers de routes, d'aménagements, de bâtiments à refaire, d'économies d'énergie à gagner, de prêts à taux zéro qu'on peut doper considérablement qui permettront de donner du travail à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;nos&lt;/span&gt; entreprises, qui ont en bien besoin, extrêmement rapidement", a-t-il ajouté.&lt;/blockquote&gt;Cela fait visiblement un bout de temps que &lt;s&gt;Guaino&lt;/s&gt; Sarkozy n'a pas ouvert un code des marchés publics : la religion du seul prix a depuis longtemps disparue, remplacée par la délicieuse notion "d'offre économiquement la plus avantageuse" et il est tout à fait possible de prendre en compte "les performances en matière de protection de l'environnement" pour l'attribution d'un marché (&lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=A80DCBD912695B522A7B4657C9B0B20A.tpdjo07v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006161208&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;amp;dateTexte=20081118"&gt;article 53&lt;/a&gt; du CMP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose qui n'a pas changé, par contre, c'est le principe d'égalité de traitement entre les candidats. Et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;particulièrement&lt;/span&gt; d'égalité de traitement entre les gentilles PME de notre pays à nous et les méchantes multinationales de chez eux. Le tout en application des &lt;a href="http://europa.eu/scadplus/leg/fr/s11000.htm"&gt;directives communautaires&lt;/a&gt; en vigueur, dont la raison d'être est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;justement&lt;/span&gt; d'empêcher ce type de discrimination. Autrement dit, les souhaits du Président sont tout aussi juridiquement irréalisables (et c'est heureux) que politiquement opportunistes (et crassement, en plus). Et les édiles qui tenteraient de mettre en oeuvre ses recommandations risqueraient de goûter aux joies de la &lt;a href="http://somni.blog.lemonde.fr/2008/11/06/une-perle-agathoise/"&gt;justice pénale&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait déjà un bout de temps que je me dis, en rigolant, "vivement que la gauche revienne au pouvoir, qu'on puisse avoir une politique économique un peu libérale". Aujourd'hui, je ne rigole plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-3928083517992243725?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3928083517992243725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3928083517992243725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/contre-la-crise-achetons-franais.html' title='Contre la crise, achetons français!'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-4115105438272947195</id><published>2008-11-26T12:30:00.001+01:00</published><updated>2009-02-12T12:05:11.763+01:00</updated><title type='text'>Comme des marins bourrés</title><content type='html'>Quand les Britanniques décident de faire du déficit, ils ne font pas les choses à moitié (et ils &lt;a href="http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/11/24/hm-stimulus/"&gt;ont raison&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/_45236699_uk_budg_deficit_466gr.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, 8 % de déficit en 2009-2010 (l'année budgétaire britannique va du 1er avril au 31 mars), quand même. De manière assez comique, les Anglais avaient réussi à passer, au moins auprès des &lt;a href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/25/le-plan-britannique-creusera-un-deficit-public-de-8-du-pib_1122856_1101386.html"&gt;commentateurs français&lt;/a&gt;, pour des parangons de la vertu fiscale, alors qu'ils accumulent des déficits autour de 3% depuis 2002. Ca ne devrait plus durer longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus beau, si l'on en croit le rapport pré-budgétaire du Trésor de Sa Majesté (&lt;a href="http://news.bbc.co.uk/1/shared/bsp/hi/pdfs/24_11_08_pbr_completereport.pdf"&gt;pdf&lt;/a&gt;, p 3), est que la dégradation du déficit doit assez peu au plan de relance de Gordon Brown (20 %) et énormément (80 %) à des stabilisateurs automatiques gonflés aux stéroïdes :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Public sector net borrowing (PSNB) increases from 2.6 per cent of GDP in 2007-08 to 8.0 per cent in 2009-10, reflecting the impact of the economic downturn on receipts, in particular from the financial and housing sectors, the effect of the automatic stabilisers and the action the Government is taking to support the economy. Of this around 1.1 per cent of GDP is as a result of discretionary action to support the economy.&lt;/blockquote&gt;Bon, j'avoue avoir un peu de mal à comprendre en quoi ce résumé cadre exactement avec les autres chiffres fournis par le Treasury. Le tableau page 4 fait état d'un déficit structurel (donc &lt;span style="font-style: italic;"&gt;corrigé des variations de la conjoncture&lt;/span&gt;) qui passe de 0,8 % du PIB en 2007-2008 à 4,4 % en 2009-2010, soit une dégradation de 3,6 %. Etrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, les responsables du Treasury ont gardé le sens de l'humour :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;The fiscal projections set out in this Pre-Budget Report are consistent with returning to cyclically-adjusted current balance and debt falling as a share of the economy by 2015-16 when the global shocks will have worked through the economy in full.&lt;/blockquote&gt;Pareil pour moi : mon passage d'un demi-paquet à un paquet de clopes par jour est tout à fait cohérent avec mon arrêt définitif du tabac à la fin 2009, une fois que la phase de boulot intense sera terminée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-4115105438272947195?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4115105438272947195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4115105438272947195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/comme-des-marins-bourrs.html' title='Comme des marins bourrés'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-6641260159200028686</id><published>2008-11-25T13:52:00.001+01:00</published><updated>2008-11-25T13:54:04.913+01:00</updated><title type='text'>Lâcheté mal placée</title><content type='html'>Encore un attentat en Corse (contre la voiture banalisée, et heureusement vide au moment de l'explosion, du directeur adjoint de la PJ d'Ajaccio), encore une &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/2/20081125/tfr-attentat-en-corse-contre-la-voiture-8896b6f.html"&gt;condamnation rituelle&lt;/a&gt; de la part des autorités :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a condamné "avec la plus grande fermeté" cet attentat. Dans un communiqué, elle a dénoncé "cet acte lâche" et renouvelé "sa confiance et son soutien à l'ensemble des forces de l'ordre engagées en Corse".&lt;/blockquote&gt;Rien que de très classique. Mais l'invocation de la lâcheté après chaque acte terroriste ne laisse pas d'être problématique. Supposons, par exemple, que les auteurs de l'attentat aient détruit la voiture à coups de masse, en plein jour, esquivant habilement les tirs des membres des forces de l'ordre arrivés en renfort pour tenter de mettre fin à leurs agissements. A suivre le raisonnement de la ministre de l'Intérieur, leur acte aurait certainement été plus courageux. Aurait-il pour autant été moins condamnable? Evidemment non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, la mention n'est pas seulement inutile. Elle est véritablement dangereuse, dans la mesure où elle laisse à penser qu'il y a lieu de distinguer entre deux types d'actes terroristes : les actes "lâches", qu'il y a lieu de condamner avec la rituelle "plus grande fermeté" ; et les actes courageux, pour lesquels, je suppose, la fermeté de la condamnation pourrait être un peu moins grande. Conclusion absurde, évidemment. Mais qui démontre l'absurdité du discours officiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme &lt;a href="http://www.slate.com/id/1008268/"&gt;l'écrivait&lt;/a&gt; fort justement Timothy Noah dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Slate&lt;/span&gt;, un certain 11 septembre 2001 (et il fallait un certain courage pour l'écrire ce jour-là) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;In truth, notions of "cowardice" and "bravery" are entirely irrelevant when we contemplate the horrors of terrorism. To call a terrorist "cowardly" is to substitute testosterone for morality. Somehow it isn't enough to abhor an act of terrorism or even to promise to make the terrorist pay dearly. The rules demand that the terrorist be branded a sissy. This is not only a childish reflex, but one that weakens the moral force of the condemnation and thereby dishonors terrorism's victims. After all, we don't want brave people to slaughter innocent people any more than we want cowardly people to do so.&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-6641260159200028686?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6641260159200028686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6641260159200028686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/lchet-mal-place.html' title='Lâcheté mal placée'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-4283927082962412988</id><published>2008-11-20T19:26:00.000+01:00</published><updated>2008-11-20T19:26:46.063+01:00</updated><title type='text'>Next Up: Tobias Fünke for Surgeon General</title><content type='html'>Scariest thing about the upcoming Obama presidency so far: the rise of the mustachioed men.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/mustachio.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(via &lt;a href="http://yglesias.thinkprogress.org/archives/2008/11/waxman_wins.php"&gt;Yglesias&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-4283927082962412988?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4283927082962412988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/4283927082962412988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/next-up-tobias-fnke-for-surgeon-general.html' title='Next Up: Tobias Fünke for Surgeon General'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-6293368244384082039</id><published>2008-11-04T23:55:00.028+01:00</published><updated>2009-02-12T12:06:35.547+01:00</updated><title type='text'>Mardi soir en direct</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;23:55&lt;/span&gt; : Ca commence mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/SurveyUSA2006.png" height="400" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou plutôt, ça &lt;span style="font-style: italic;"&gt;commençait &lt;/span&gt;mal. Il y a deux ans, l'institut de sondage SurveyUSA avait réalisé un sondage dans les 50 Etats sur un hypothétique duel entre Obama et McCain. Et le sénateur de l'Arizona était bien entendu très largement favori, emportant 47 Etats sur les &lt;s&gt;57&lt;/s&gt; 50 que comptent les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, Obama n'avait quasiment aucune chance dans ce type de sondage, à cause de sa (relative) obscurité médiatique par rapport à un McCain  déjà "présidentialisé" par sa campagne de 2000. Mais la carte de 2006 montre bien l'extraordinaire chemin accompli depuis par le sénateur de l'Illinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h10&lt;/span&gt; : le temps de chercher un signal vidéo qui fonctionne (&lt;a href="http://www.msnbc.msn.com/"&gt;MSNBC&lt;/a&gt;, avec &lt;a href="http://www.google.com/search?hl=en&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla:en-US:official&amp;amp;hs=stp&amp;amp;q=+site:www.eschatonblog.com+tweety+atrios"&gt;Tweety&lt;/a&gt; et l'idole des gauchistes Rachel Maddow), j'ai loupé la fermeture des bureaux de vote au Kentucky et dans l'Indiana. Pas de résultats pour l'instant, cela dit. Juste des bouts de sondages sortie des urnes, qui ne &lt;a href="http://www.fivethirtyeight.com/2008/11/ten-reasons-why-you-should-ignore-exit.html"&gt;valent absolument rien&lt;/a&gt;, mais ont redonné un peu d'espoir au clan du &lt;a href="http://corner.nationalreview.com/"&gt;Coin&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h20&lt;/span&gt; : ça tue le temps sur le plateau de MSNBC : Olbermann vient de passer trois minutes à répéter que, oui, il y aura sûrement des gens qui ont voté pour Obama aujourd'hui qui seront encore en vie en 2100. J'en profite pour signaler les principaux blogs que je suis pour les résultats et les analyses instantanées :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.dailykos.com/"&gt;Daily Kos&lt;/a&gt; (gauche dure)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://mydd.com/"&gt;MyDD&lt;/a&gt; (gauche molle)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.fivethirtyeight.com/"&gt;FiveThirtyEight&lt;/a&gt; (gauche &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gression_lin%C3%A9aire"&gt;régressive&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://marcambinder.theatlantic.com/"&gt;Marc Ambinder&lt;/a&gt; (centro-centre)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://corner.nationalreview.com/"&gt;Le Coin&lt;/a&gt; (droite autoparodique)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h25&lt;/span&gt; : mon &lt;a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/11/04/984-soiree-electorale-debut"&gt;ami Jules&lt;/a&gt; est aussi en direct, mais mieux entouré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h35&lt;/span&gt; : premiers résultats officiels au Kentucky (8 grand électeurs) et dans l'Indiana (11). Sur 0% et 1% des votes. On est bien avancé. Rappelons les enjeux dans ces deux Etats : McCain va gagner sans problème dans le Kentucky, le petit suspense concernant l'élection sénatoriale, où le chef du groupe républicain au Sénat, Mitch McConnell a pu paraître en danger il y a quelques semaines ; l'Indiana est plus serré mais McCain reste favori. Si Obama l'emporte, les Républicains vont passer une très mauvaise soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h45&lt;/span&gt; : Obama est passé en tête dans l'Indiana sur &lt;a href="http://www.intrade.com/"&gt;Intrade&lt;/a&gt;. Et, non, les marchés en ligne ne sont pas omniscients pendant les soirées électorales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h50&lt;/span&gt; : pour ceux qui y ont miraculeusement échappé, la carte des heures de fermeture des bureaux de vote dans les différents Etats (rajouter 6 heures pour la France) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/pollclosingtimes2008.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins d'une grosse surprise dans l'Indiana, la Virginie sera la grande star de la prochaine heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00H55&lt;/span&gt; : à moins que ce ne soit &lt;a href="http://www.versac.net/2008/11/usaelections200.html"&gt;Versac&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01H00&lt;/span&gt; : le Kentucky reste républicain. McCain en tête 8 à 0. Quelque chose me dit que ça ne va pas durer très lontemps. "Too close to call" dans l'Indiana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h10&lt;/span&gt; : MSNBC prédit 261 sièges (+/-12) à la Chambre pour les Démocrates (contre 235 sur 435 aujourd'hui). Soit plus que la &lt;a href="http://www.dailykos.com/storyonly/2008/11/4/11534/5157/539/652385"&gt;prédiction moyenne&lt;/a&gt; des dangereux gauchistes de Daily Kos. &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Scarborough"&gt;Scarborough&lt;/a&gt; : "a total repudiation of the Republican brand".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h25&lt;/span&gt; : pour l'instant, tout se passe exactement comme prévu. Ca en devient presque inquiétant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h30 &lt;/span&gt;: en plus d'être graphiquement atroce, le &lt;a href="http://www.in.gov/apps/sos/election/general/general2008?page=office&amp;amp;countyID=-1&amp;amp;officeID=36&amp;amp;districtID=-1&amp;amp;candidate="&gt;site Internet&lt;/a&gt; du secrétariat d'Etat de l'Indiana (qui donne les résultats officiels) se paye le luxe d'être en retard sur les chiffres de MSNBC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01H35&lt;/span&gt; : en &lt;a href="http://www.haloscan.com/comments/ceteris/6293368244384082039/#212224"&gt;commentaires&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://phnk.com/"&gt;François&lt;/a&gt; lit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; so I don't have to :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;  Au secours, lu sur Le Monde (dont le travail consiste à traduire CNN) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;01:19 - La Floride irait à McCain&lt;br /&gt;Selon CNN, 54 % des votants auraient choisi McCain, 46 % portant leurs suffrages sur Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;01:07 - McCain donné vainqueur en Virginie&lt;br /&gt;Selon CNN, il l'emporterait avec 55 % des voix, contre 44 % pour Obama.&lt;/blockquote&gt;Au secours, en effet. On rappellera que ces résultats, certes officiels, concernent seulement quelques % du total des bureaux de vote : il suffit que les bureaux ayant finit de "dépouiller" en premier soient peu représentatifs de l'Etat pour que les résultats soient très éloignés du résultat final. Cela arrive souvent quand les zones urbaines (généralement démocrates) annoncent leurs résultats en dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h45&lt;/span&gt; : Toujours 8-3 pour McCain. WE WANT RESULTS!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h50&lt;/span&gt; : Olbermann : "Ticket-splitting of almost Biblical proportion in Indiana" (1/3 des électeurs ayant voté pour la réélection du gouverneur républicain Mitch Daniels auraient aussi voté pour Obama). Il me semble en effet que le Pentateuque dit : "le candidat à la peau d'ébène pour président tu prendras".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01H55&lt;/span&gt; : selon le Daily Kos, Obama est en &lt;a href="http://www.dailykos.com/storyonly/2008/11/4/194225/961/854/653079"&gt;position favorable&lt;/a&gt; dans l'Indiana, alors que McConnell (R) devrait &lt;a href="http://www.dailykos.com/storyonly/2008/11/4/193552/821/872/653069"&gt;garder&lt;/a&gt; son siège de sénateur dans le Kentucky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h05&lt;/span&gt; : selon MSNBC, Obama gagne la Pennsylvanie et le New Hampshire. Le &lt;a href="http://narcosphere.narconews.com/thefield/panic-room-whats-mccains-pennsylvania-gambit"&gt;pari désespéré&lt;/a&gt; de fin de campagne de McCain a échoué. Obama est quasiment assuré d'être président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h15&lt;/span&gt; : bye bye &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Dole"&gt;Liddy Dole&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h25&lt;/span&gt; : pour l'instant, la carte de 2008 reproduit celle de 2004. Parmi les Etats dont le vainqueur a été annoncé, McCain garde les Etats remportés par Bush, Obama ceux gagnés par Kerry. Le gros problème pour McCain est que ses chances de gagner un des Etats démocrates de 2004 sont infinitésimales. Et que l'avance d'Obama dans l'Iowa ne pourra pas être comblée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui donne virtuellement 258 grands électeurs pour Obama. Il en faut 270 pour être élu président, sachant qu'en cas d'égalité 269-269, une Chambre largement dominée par les Démocrates élirait le président. McCain est battu s'il perd la Floride (27 grands électeurs). Ou l'Ohio (20). Ou la Caroline du Nord (15). Ou la Virginie (13). Ou l'Indiana (11). Ou le Missouri (11). Ou le Colorado (9) avec le Nevada (5) ou le Nouveau Mexique (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h45&lt;/span&gt; : le contrat {Obama remporte au moins 370 grands électeurs} est à 40% sur &lt;a href="http://www.intrade.com/"&gt;Intrade&lt;/a&gt;. C'est-à-dire qu'Obama gagnerait tous les Etats mentionnés au paragraphe précédent. Ca me semble très optimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;03h05&lt;/span&gt; : les vainqueurs sont annoncés dans une grosse flopée d'Etats où les bureaux viennent de fermer et c'est 175-70 pour Obama. La carte de 2004 reste inchangée et McCain reste toujours, très théoriquement, en course. Matthews affirme que MSNBC n'annoncera pas de vainqueur pour la présidentielle avant 23H (5H en France, donc). Ma journée de boulot de demain est mal engagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;03h25&lt;/span&gt; : Ohio pour Obama. Si McCain n'arrive pas à reprendre un des Etats gagnés par Kerry en 2004, il a perdu. Autrement dit : McCain &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a&lt;/span&gt; perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;03h40&lt;/span&gt; : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ceteris Paribus is calling the election for Barack Obama&lt;/span&gt;. (and uncorking the champagne)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;03h45&lt;/span&gt; : &lt;a href="http://www.dailykos.com/storyonly/2008/11/4/213412/858/705/653220"&gt;Heh&lt;/a&gt;. Indeed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;04h10&lt;/span&gt; : Christopher Shays a perdu le dernier siège à la Chambre des représentants qu'il restait aux Républicains en Nouvelle Angleterre. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Economist&lt;/span&gt; est &lt;a href="http://www.economist.com/world/unitedstates/displaystory.cfm?story_id=12517068"&gt;inconsolable&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;04h40&lt;/span&gt; : je tombe de sommeil et Obama reste bloqué à 207 grands électeurs sur la carte de MSNBC. Mais sa victoire ne fait plus de doute. L'importance historique du moment non plus. Je pense à 2004, quand les commentateurs parlaient d'une majorité républicaine qui devait durer des décennies. A ce matin désespérant de novembre 2000 qui, rétrospectivement, aurait été encore plus désesperant si nous avions su ce qui était à venir. Au long combat pour les droits civiques aux Etats-Unis. Au fait que ce pays et ce peuple, si imparfaits, si agaçants parfois, peuvent encore en remontrer au monde entier. Et j'ai simplement envie, ce soir, d'être heureux. En oubliant, au moins ce soir, que tant d'espoirs investis dans un seul homme seront forcément, au moins partiellement, déçus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-6293368244384082039?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6293368244384082039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6293368244384082039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/mardi-soir-en-direct.html' title='Mardi soir en direct'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-3799226355521822413</id><published>2008-11-02T23:59:00.004+01:00</published><updated>2009-02-12T12:07:51.010+01:00</updated><title type='text'>J-2</title><content type='html'>Rien n'est jamais fait, mais &lt;a href="http://www.pollster.com/blogs/campaign_08_vs_04_and_00_updat.php"&gt;ce graphique&lt;/a&gt; qui fait le tour de la blogosphère démocrate montre à quel point Obama est en bien meilleure position aujourd'hui que ne l'était Kerry il y a 4 ans ou Gore en 2000. Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Washington Post&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/11/01/AR2008110102082.html"&gt;rappelle&lt;/a&gt; d'ailleurs que McCain n'a plus été donné gagnant dans un sondage national depuis la mi-septembre. Soit 159 sondages de suite plaçant Obama en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/Obama-polls.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le premier qui me parle d'effet Bradley (ou Wilder) est bon pour me démontrer pourquoi un phénomène qui semble avoir totalement disparu depuis le milieu des années 1990 (&lt;a href="http://people.iq.harvard.edu/%7Edhopkins/wilder13.pdf"&gt;pdf&lt;/a&gt;) ferait une soudaine réapparition en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NB&lt;/span&gt; : voir aussi &lt;a href="http://www.rue89.com/justin-blog/2008/10/29/trop-tard-pour-mccain-et-pour-la-surprise-doctobre"&gt;l'analyse de Justin Vaïsse&lt;/a&gt; sur le vote anticipé, et la nette avance dont dispose Obama parmi les électeurs qui ont déjà voté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est certes difficile d'en tirer une conclusion définitive : il peut très bien s'agir d'un simple phénomène de report, des électeurs prévoyant de voter pour Obama le 4 novembre décidant de le faire par anticipation, par exemple parce qu'ils craignent, à tort ou à raison, d'en être empêché le jour de l'élection. Comme par hasard, le vote anticipé est en très forte augmentation dans les Etats qui comptent une &lt;a href="http://www.fivethirtyeight.com/2008/10/harbinger.html"&gt;importante population noire&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est vrai que ce genre de données participe d'un faisceau d'indices qui conduisent à être plutôt optimiste pour mardi soir. Et, comme le conclut très justement Justin, à se méfier encore davantage cette année des sondages sortie des urnes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-3799226355521822413?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3799226355521822413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3799226355521822413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/11/j-2.html' title='J-2'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-6061103840034109374</id><published>2008-10-17T10:54:00.001+02:00</published><updated>2008-10-17T10:55:51.945+02:00</updated><title type='text'>Traditore</title><content type='html'>Extrait de l'&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/10/16/AR2008101603436.html?nav=hcmodule"&gt;éditorial&lt;/a&gt; du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Washington Post&lt;/span&gt; soutenant (non sans réserves &lt;a href="http://attackerman.firedoglake.com/2008/10/16/postendorsesobama/"&gt;parfois idiotes&lt;/a&gt;) Barack Obama :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;A McCain presidency would not equal four more years, but outside of his inner circle, Mr. McCain would draw on many of the same policymakers who have brought us to our current state. We believe they have richly earned, and might even benefit from, some years in the political wilderness.&lt;/blockquote&gt;Et ça donne, en traduction &lt;a href="http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/10/17/le-washington-post-soutient-obama_1108001_829254.html"&gt;dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (un habitué &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2004/09/lost-in-translation.html"&gt;du genre&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le &lt;i&gt;Washington Post&lt;/i&gt; précise que, selon lui, une présidence de McCain n'équivaudrait pas à quatre années supplémentaires d'administration Bush mais qu'elle profiterait aux mêmes décideurs. &lt;i&gt;"Nous pensons qu'ils se sont enrichis, et qu'ils ont même tiré bénéfice de ces années de désert politique"&lt;/i&gt;, peut-on lire dans cet éditorial, qui sera publié vendredi dans l'édition papier du journal.&lt;/blockquote&gt;Nous pensons pour notre part que plusieurs heures de lecture d'un dictionnaire anglais / français seraient une punition largement méritée - et peut-être même profitable- pour le journaliste qui a commis cet affreux contresens&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-6061103840034109374?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6061103840034109374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6061103840034109374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/10/traditore.html' title='Traditore'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-994439795095018985</id><published>2008-09-28T23:57:00.001+02:00</published><updated>2009-02-12T12:08:28.978+01:00</updated><title type='text'>Politique de l'Autriche</title><content type='html'>En 1999, le parti de Jörg Haider avait réalisé 27% des voix, un souffle devant les conservateurs de l'ÖVP, avec qui le FPÖ allait s'allier début 2000 et mettre un temps l'Autriche au ban de l'Europe. 9 ans et une scission retentissante plus tard, le FPÖ et le BZÖ de Jörg Haider réalisent à eux deux &lt;a href="http://wahl08.bmi.gv.at/"&gt;29% des voix&lt;/a&gt;. Un score élevé de l'extrême droite était attendu. Mais pas à ce niveau-là. Et surtout pas à ce niveau-là pour le BZÖ, qui semblait cantonné au rôle de parti régional : fort en Carinthie (&lt;a href="http://wahl06.bmi.gv.at/gkz_2.htm"&gt;25% des voix&lt;/a&gt; aux élections de 2006), le fief de Haider, quasi-inexistant jusqu'à maintenant ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/Austria2008.gif" align="left" hspace="10" vspace="10" /&gt;La première leçon du scrutin, traditionnelle, est que les grandes coalitions sont rarement bénéfiques pour les partis au pouvoir. La seconde est que l'euroscepticisme paie. D'abord, bien sûr, pour le FPÖ et le BZÖ, qui, au-delà de leurs différences programmatiques et sociologiques (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Der Standard&lt;/span&gt; a un &lt;a href="http://derstandard.at/?url=/?id=1220459232494%26_lexikaRange=1"&gt;schéma fascinant&lt;/a&gt; qui montre que le FPÖ a surtout rallié des électeurs du SPÖ social-démocrate alors que le BZÖ conquiert d'abord des déçus de l'ÖVP chrétien-démocrate) se retrouvent sur une ligne anti-UE et anti-immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi pour le SPÖ, déchiré par les luttes internes et donné perdant face à l'ÖVP au début de l'été, et qui a réussi à limiter la casse en mettant en avant sa promesse de soumettre tout nouveau traité européen à référendum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Au passage, ce traité de Lisbonne était décidément une brillante idée. Non seulement parce qu'il renforce l'image d'une Union où les grandes décisions se prennent à l'abri des peuples. Mais aussi parce que l'eurosceptisme qu'il provoque profite avant tout à des partis qui sont par ailleurs très peu fréquentables.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste que l'Autriche se retrouve ce soir dans une situation plus qu'inconfortable. Le gouvernement le plus probable est une nouvelle grande coalition, alors qu'elle vient d'être clairement désavouée par les électeurs (et par l'ÖVP pendant la campagne, qui avait fait de l'abandon de la nouvelle ligne européenne du SPÖ un préalable à toute nouvelle alliance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est ça ou le retour de l'extrême droite au pouvoir, soit avec les conservateurs (mais il faudrait alors gouverner avec les frères ennemis du FPÖ et du BZÖ, autrement dit faire cohabiter Le Pen et Mégret), soit avec les sociaux-démocrates (ce qui s'est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Sinowatz#Chancelier_f.C3.A9d.C3.A9ral_.281983-86.29"&gt;déjà produit&lt;/a&gt; par le passé au niveau fédéral, mais en des temps où le FPÖ était beaucoup plus modéré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la perspective de nouvelles élections anticipées dans un futur pas si lointain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-994439795095018985?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/994439795095018985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/994439795095018985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/09/politique-de-lautriche.html' title='Politique de l&apos;Autriche'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-1183175982073043197</id><published>2008-09-21T23:42:00.000+02:00</published><updated>2008-09-22T00:20:50.285+02:00</updated><title type='text'>De battre, ma gauche ne s'arrête plus</title><content type='html'>Avec la vague rose qui a déferlé &lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/21/la-nouvelle-composition-du-senat_1097868_823448.html"&gt;aujourd'hui&lt;/a&gt; sur le palais du Luxembourg, cela fait au moins 7 élections nationales sur les 9 qui ont eu lieu depuis 2004 où la gauche en général, et le PS en particulier, obtient des résultats bien meilleurs que prévus : régionales, cantonales et européennes en 2004, législatives en 2007, municipales, cantonales et sénatoriales en 2008 (la gauche avait progressé aux sénatoriales de 2004, mais je ne me rappelle plus si le résultat était vraiment inattendu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, le contraste entre les résultats électoraux et l'image d'un PS en proie au déchirement interne et incapable de se fixer une ligne programmatique claire est frappant. Une partie de l'explication vient du fait que la droite est au pouvoir depuis 2002 et qu'elle est généralement impopulaire quand elle gouverne (sensiblement plus que la gauche, d'ailleurs), ce qui met l'opposition en position de force à chaque élection intermédiaire. Mais cet élément est déjà pris en compte dans les prévisions pré-élections. Et la gauche fait néanmoins mieux que prévu quasiment à chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, toutes ces victoires (et la défaite à la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Publius_Decius_Mus_%28consul_en_-279%29"&gt;Publius Decius Mus&lt;/a&gt; aux législatives de 2007) ne sauraient compenser les lourdes défaites aux présidentielles de 2002 et de 2007. Mais elles relativisent sacrément l'analyse d'un PS incapable de l'emporter dans les urnes. Reste à expliquer pourquoi la gauche arrive à vaincre aux élections intermédiaires et pas (plus) aux élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande en fait si ces fortunes diverses ne sont pas les deux faces d'une même médaille : la droite a réussi à créer un parti fort, centralisé, largement uni derrière un seul homme quand la gauche reste divisée, plurielle et culturellement rétive à s'unir derrière un leader providentiel. Cela donne un avantage structurel à l'UMP pour les présidentielles mais le dessert pour les autres élections, qui sont soit moins personnalisées, soit favorables aux partis les plus à même de s'adapter à la diversité des cultures politiques sur le territoire français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dit autrement : la fin du mitterandisme et l'avénement du sarkozysme ont permis à la gauche de s'imposer de plus en plus largement dans les élections locales, au-delà de ce qui paraissait concevable il y a seulement 10 ans. Mais ces deux mouvements rendent en même temps encore plus difficile une victoire d'un candidat de gauche aux élections présidentielles. Est-ce nécessairement, du point de vue du PS, une si mauvaise opération? Si le Sénat bascule à gauche en 2011, comme cela devient, sinon probable, du moins &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-823448,32-1097866@51-1089409,0.html"&gt;possible&lt;/a&gt; après les résultats du jour, on pourra à mon sens légitimement se poser la question.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-1183175982073043197?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1183175982073043197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1183175982073043197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/09/de-battre-ma-gauche-ne-sarrte-plus.html' title='De battre, ma gauche ne s&apos;arrête plus'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-333290586704628206</id><published>2008-07-23T23:12:00.000+02:00</published><updated>2008-07-23T23:12:56.911+02:00</updated><title type='text'>I fought the constitutional law (and the law won)</title><content type='html'>Jules de Diner's Room &lt;a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/07/23/926-revision-constitutionnelle-quelques-mots-sur-le-comportement-de-vote-et-ses-suites"&gt;répond&lt;/a&gt; à ma défense de la stratégie du Parti socialiste concernant la révision constitutionnelle (défense qui, étrangement, me vaut d'être traité de propagandiste sarkozyste sur &lt;a href="http://rue89.com/2008/07/23/revision-constitutionnelle-le-bien-est-lennemi-du-mieux"&gt;Rue89&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;C'est un raisonnement façon Plan B : on fera mieux après.   &lt;p&gt;Si ce n'est que mieux armée peut-être pour discuter les propositions de l'exécutif, l'opposition ne disposait pas de l'initiative de la réforme qui demeurait au Président. Et il n'est nullement acquis que le Président Sarkozy aurait poursuivi la réforme des institutions après un échec.&lt;/p&gt;   C'eût été donné une victoire trop aisée à l'opposition. &lt;/blockquote&gt;Contre toute attente, je maintiens ma position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, l'analogie avec le traité constitutionnel n'est pas éclairante; en 2005, l'évolution des forces politiques en Europe faisait que l'espoir d'une renégociation du traité dans le sens voulu par les nonistes de gauche était chimérique; en 2008, comme je l'écrivais dans la note initiale, le temps joue pour la gauche au niveau du rapport de force parlementaire. Et, quoi qu'on en dise, il est quand même plus simple de se mettre d'accord à 3 (le Président, sa majorité et le principal parti de l'opposition) qu'à 27.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il aurait été stratégiquement incohérent pour le Parti socialiste de se rallier au texte final. On a tendance aujourd'hui à dépeindre un Parti socialiste arc-bouté sur son anti-sarkozysme et ontologiquement rétif au compromis. C'est déformer une réalité beaucoup plus complexe, qui oublie opportunément la volonté d'ouverture exprimée par une partie de l'opposition pendant l'examen du texte au Parlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin mai dernier, dans une interview donnée à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Libération&lt;/span&gt; après le vote en première lecture, Jean-Marc Ayrault &lt;a href="http://www.deputes-socialistes.fr/article.php?cat=&amp;amp;id=1370&amp;amp;idd=179&amp;amp;cat="&gt;demandait&lt;/a&gt; ainsi des avancées sur trois points : le mode d'élection des sénateurs, la création d'une commission indépendante chargée du rédécoupage des circonscriptions électorales et le décompte du temps de parole du Président de la République par le CSA. Et d'ajouter :&lt;br /&gt;&lt;span class="Style3"&gt;&lt;blockquote&gt;Nous n'attendons pas du gouvernement qu'il reprenne à son compte tout ce  que nous voulons. Mais il doit bouger sur ces points.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Le sectarisme du chef de la majorité PS à l'Assemblée fait effectivement frémir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tôt, 17 députés PS étaient aller encore plus loin, en signant &lt;a href="http://www.sandrinemazetier.fr/home/info.php?id=948"&gt;une tribune&lt;/a&gt; publiée par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; et par laquelle ils indiquaient leur intention de voter la révision à Versailles si le texte final leur semblait globalement satisfaisant. Sans poser aucune condition impérative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que rallier ces députés-là n'aurait pas dû être très difficile pour Sarkozy, si seulement il l'avait voulu. Il lui aurait sans doute suffi de reprendre, sur le redécoupage, le mode d'élection du Sénat ou le non-cumul des ministres, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les &lt;a href="http://www.comite-constitutionnel.fr/actualites/?mode=details&amp;amp;id=48"&gt;propositions du comité Balladur&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, qui n'étaient pas, ce me semble, l'expression du gauchisme le plus intransigeant. La majorité parlementaire et son chef ont décidé de ne rien lâcher. Cette stratégie a finalement fonctionné. Tant mieux pour eux. Mais il est un peu curieux de voir la partie qui a proposé un compromis et s'est faite envoyé paître être aujourd'hui accusée de sectarisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, et surtout, il y a de bonnes raisons de croire que, en cette matière constitutionnelle, l'histoire aurait repassé les plats. D'une part, parce que Sarkozy tenait visiblement énormément à cette réforme, et en particulier, pour des raisons qui m'échappent, à la possibilité de venir s'exprimer devant le Parlement. Je doute qu'il y aurait renoncé définitivement si le texte avait été repoussé à Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant plus, et d'autre part, parce qu'une autre révision constitutionnelle est dans les tuyaux : le Président a chargé &lt;a href="ttp://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/09/01002-20080109ARTFIG00007-constitution-simone-veil-doit-completer-le-preambule.php"&gt;en janvier 2008&lt;/a&gt; une commission présidée par Simone Veil de réfléchir à des modifications du préambule de la Constitution. Un nouveau projet de loi constitutionnel sera donc déposé à brève échéance. Si la révision avait échoué à Versailles, il est très probable que les éléments "consensuels" du projet de loi adopté lundi aurait été ajouté au texte issu de la commission Veil et que les amendements auraient réouvert le débat sur l'ensemble du texte constitutionnel. L'idée de départ était d'ailleurs d'examiner ensemble, en un projet de loi global, les propositions Balladur et Veil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, je continue donc à estimer que le PS a eu raison, sur le fond comme sur la forme, de s'opposer à ce texte. Et à penser que &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/21/pour-la-constitution_1075495_3232.html"&gt;les&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/340045.FR.php"&gt;éditorialistes&lt;/a&gt; qui fustigent aujourd'hui son intransigeance n'ont pas dû beaucoup suivre les débats parlementaires qui ont précédé l'adoption de cette révision constitutionnelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-333290586704628206?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/333290586704628206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/333290586704628206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/07/i-fought-constitutional-law-and-law-won.html' title='I fought the constitutional law (and the law won)'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-844851402753731123</id><published>2008-07-22T00:29:00.004+02:00</published><updated>2008-07-22T20:12:55.465+02:00</updated><title type='text'>Révision constitutionnelle : le bien est l'ennemi du mieux</title><content type='html'>Un truc con, d'abord, mais qui ne doit pas agacer que moi : quand la majorité requise est de 538 voix et qu'il y a 539 voix pour, il est idiot &lt;a href="http://news.google.fr/news?hl=fr&amp;amp;tab=wn&amp;amp;ned=fr&amp;amp;q=%22une+voix+pr%C3%A8s%22&amp;amp;btnG=Recherche+Actualit%C3%A9s"&gt;d'écrire&lt;/a&gt; que le texte est passé "à une voix près". Un parlementaire ayant approuvé le texte aurait-il décidé de voter contre que la face de la Constitution n'en aurait pas moins été changée. J'aurais aimé dauber sur le &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/1821.asp"&gt;Lieberman français&lt;/a&gt;, mais il est inexact de croire que la voix de Lang a fait la décision (mais pas absurde de penser que la perspective d'être nommé "Défenseur des droits" a largement contribué à déterminer le sens de son vote).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A deux voix près, donc, Sarkozy a gagné son pari. Et confirmé la loi non-écrite de la Ve République qui veut que, depuis 1962, la procédure parlementaire est un jeu qui se joue à plusieurs centaines de députés et sénateurs et qu'à la fin, c'est toujours le gouvernement qui gagne. Sauf en matière constitutionnelle, où le Sénat partage les lauriers, en prélevant sa dîme sur les textes adoptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est dommage. Parce que, sur la forme, il y a quand même quelque paradoxe, comme le notait fort justement le &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/quartiers_ete/photos/420120383-photo.jpg"&gt;très kewl&lt;/a&gt; Bastien François &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/quartiers_ete/fiche.php?diffusion_id=63040"&gt;ce matin sur France Cul&lt;/a&gt;, à vanter le renforcement des pouvoirs du Parlement permise par la révision tout en tordant le bras des parlementaires récalcitrants pour qu'il soit adopté. Parce que, sur le fond, on aurait pu avoir un bien meilleur texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas que celui-ci soit fondamentalement mauvais. Autant les critiques de la gauche sur l'hyperprésidentialisation ont un véritable fondement quand elles visent la pratique de la Ve République (et, au-delà du style, Sarkozy n'a pas inventé grand chose en ce domaine), autant affirmer que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ce texte&lt;/span&gt; nous rapproche sensiblement d'une monocratie est absurde. La seule disposition qui va un tant soit peu dans ce sens est le droit donné au Président de s'adresser au Congrès. La gauche en a fait une montagne. J'ai tendance à croire, nonobstant l'opinion &lt;a href="http://www.blogdroitadministratif.net/index.php/2007/10/05/173-le-president-de-la-republique-devant-le-parlement-veritable-hybridite-et-fausse-reforme"&gt;de meilleurs juristes&lt;/a&gt; que moi, que c'est une souris constitutionnelle, gage marginal donné à la vanité de l'hôte de l'Elysée et à son &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2006/01/la-rpublique-51-de-sarko.html"&gt;tropisme américain&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le texte adopté (&lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/congres2/texte_adopte_congres_210708.pdf"&gt;pdf&lt;/a&gt;) est un vaste et ambitieux fourre-tout, qui mélange, entre autres :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;des vraies et grandes innovations : la saisine du Conseil Constitutionnel par voie d'exception par les justiciables, l'examen en séance publique des projets de loi tels qu'amendés par les commissions; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;des ajustements bienvenus : la ratification expresse des &lt;s&gt;lois organiques&lt;/s&gt; ordonnances, l'augmentation du nombre de commissions parlementaires, l'introduction d'une (&lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/de-la-relativit-du-rfrendum-obligatoire.html"&gt;autre&lt;/a&gt;) procédure permettant de tourner le stupide principe d'automaticité du référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE, l'information du Parlement sur les opérations extérieures, la plus grande marge de maneuvre laissé aux (majorités des) assemblées pour fixer leur ordre du jour;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;des trompe-l'oeil : le référendum "d'initiative populaire" tellement contraint qu'il en devient largement impraticable, l'encadrement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a minima&lt;/span&gt; du recours au 49.3, la pseudo-limitation de l'urgence législative;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;des trucs inutiles : le renommage du Conseil économique et social (qui se voit affubler d'un "et environnemental"), l'examen des propositions de lois par le Conseil d'Etat; la possibilité pour les présidents des assemblées d'opposer l'irrecevabilité à l'encontre des propositions de lois ou des amendements;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Et pas mal d'autres choses encore, sur lesquelles je n'ai pas vraiment réussi à me faire un avis définitif, comme les résolutions parlementaires, le vote du Parlement sur la nomination de certains hauts fonctionnaires et présidents d'entreprises publiques, la réforme mi-chèvre mi-chou du CSM, l'extension de la parité à la sphère économique et sociale ou l'interdiction d'effectuer plus de deux mandats présidentiels consécutifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai problème, c'est ce qui manque au texte. Deux choses, notamment, qui auraient &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vraiment &lt;/span&gt;contribué à revaloriser le parlement : une voie constitutionnelle permettant une réforme d'envergure du Sénat, et une disposition interdisant le cumul des députés. Tant que l'exécutif n'a pas voulu céder sur l'un ou l'autre de ces points, la gauche avait raison, stratégiquement, de s'opposer au texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que, et c'est là toute la différence avec &lt;a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/07/20/925-jack-lang-en-vacances-et-les-institutions"&gt;le raisonnement&lt;/a&gt; qu'on pouvait tenir au moment du traité constitutionnel, le temps jouait pour la gauche. Qui va gagner une dizaine de sièges au Sénat après le renouvellement de septembre, rendant impossible de faire passer en Congrès un texte constitutionnel en comptant uniquement sur la discipline majoritaire et les sucreries distribuées aux habitants du marais parlementaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il semblait acquis que Sarkozy n'aurait pas renoncé à une réforme constitutionnelle d'envergure dans le futur, un échec aujourd'hui l'aurait forcé à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vraiment &lt;/span&gt;négocier avec l'opposition. En cédant sur des demandes fortes de la gauche. Il n'a pas voulu le faire ces dernières semaines. D'où la cadence imposée aux parlementaires pour terminer l'examen du texte avant la fin de la présente session. Et les épisodes peu glorieux du week-end dernier, seule stratégie possible pour gagner la bataille de Versailles sans céder un pouce au PS sur l'essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion : sur ce qu'elle permettra, la révision est plutôt une bonne nouvelle pour les institutions française. Sur ce qu'elle aurait pu être, c'est une vraie occasion manquée, qui ne reviendra pas de sitôt. Et la France est bien partie pour conserver longtemps deux traits qui la distinguent défavorablement parmi les démocraties modernes : une deuxième chambre structurellement acquise à un camp, et des députés qui sont, majoritairement, des élus locaux plutôt que des représentants du peuple.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-844851402753731123?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/844851402753731123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/844851402753731123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/07/rvision-constitutionnelle-le-bien-est.html' title='Révision constitutionnelle : le bien est l&apos;ennemi du mieux'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-1477413554062727849</id><published>2008-07-16T23:54:00.000+02:00</published><updated>2008-07-16T23:55:04.518+02:00</updated><title type='text'>Réponse simple à des questions rhétoriques idiotes</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/16/nicolas-sarkozy-la-presse-est-une-industrie-strategique-qui-merite-d-etre-developpee_1073881_3236.html"&gt;Sarkozy&lt;/a&gt;, aujourd'hui dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; de demain :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;N'est-ce pas de la responsabilité du président de la République que d'essayer de construire un modèle économique qui permettra à des grands groupes français [de communication] d'être indépendants ?&lt;/blockquote&gt;Ben non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si responsabilité du président de la République il y a dans le domaine des médias (et je commence à me poser la question, vu que Sarko a une méchante tendance à réveiller mes instincts les plus bassement laissez-fairistes), c'est celle de veiller à la pluralité et à la qualité de l'offre médiatique. On peut évidemment disserter à loisir sur les moyens d'atteindre un tel objectif. En commençant par se demander si le marché laissé largement à lui-même ne serait pas préférable (j'ai tendance, en ce domaine, à penser que non).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la question de la nationalité des propriétaires des différents médias n'a pas la moindre espèce d'importance, à mon avis. Si un groupe étranger est capable de me sortir un hebdo d'information de qualité pour relever le déplorable niveau de la presse française sur ce créneau, je l'accueillerais à bras ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière générale, je ne vois aucune bonne raison de favoriser &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; ou Bouygues plutôt que Pearson ou Gruner + Jahr ou, oui, Murdoch. J'ai tendance à penser que de la télé de merde produite par un groupe français n'est pas préférable à de la télé de merde produite par un groupe étranger. Et que l'essentiel se situe à l'intersection de l'éducation des publics et de la &lt;a href="http://www.csa.fr/infos/textes/textes_resultats.php?cat=6"&gt;régulation contractuelle&lt;/a&gt; des chaînes de télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, c'est vrai que la nationalité de l'actionnaire a un impact direct sur le pouvoir d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;toute petite&lt;/span&gt; poignée de cadres dirigeants dans le secteur des médias. Mais je ne crois pas que cela soit une base suffisamment solide pour y construire une politique publique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-1477413554062727849?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1477413554062727849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1477413554062727849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/07/rponse-simple-des-questions-rhtoriques.html' title='Réponse simple à des questions rhétoriques idiotes'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-7939708948441081192</id><published>2008-07-02T23:40:00.000+02:00</published><updated>2008-07-02T23:40:59.361+02:00</updated><title type='text'>Ta mère en shorter dans Le Figaro</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shorter Yves Thréard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/debats/2008/07/02/01005-20080702ARTFIG00017-l-honneur-d-un-general.php"&gt;L'honneur d'un général&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;A la prochaine coquille dans un mes éditos, c'est Etienne Mougeotte qui saute.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Sinon, félicitations à &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/debats/2008/07/01/01005-20080701ARTFIG00350-france-ton-budget-fout-le-camp.php"&gt;Yves de Kerdrel&lt;/a&gt;, qui parvient à aligner tous les poncifs actuels sur la dette publique en deux paragraphes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-7939708948441081192?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/7939708948441081192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/7939708948441081192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/07/ta-mre-en-shorter-dans-le-figaro.html' title='Ta mère en shorter dans Le Figaro'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-8757652550118201701</id><published>2008-06-23T23:35:00.002+02:00</published><updated>2008-06-25T20:52:10.863+02:00</updated><title type='text'>Santé : payer plus pour avoir moins?</title><content type='html'>La mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale du Sénat a rendu publique le 12 juin dernier &lt;a href="http://senat.fr/noticerap/2007/r07-385-notice.html"&gt;une contribution&lt;/a&gt;  sur "les transferts de charges entre l'assurance maladie, les complémentaires et les ménages'. Le rapport s'appuie sur une étude de la Cour des comptes, qui fait notamment l'intéressant constat suivant (immédiatement &lt;a href="http://www.annuaire-secu.com/html/news304.html#10"&gt;contesté&lt;/a&gt;, cela va de soi, par les intéressés) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;- les frais de gestion sont en moyenne cinq fois plus importants chez les assureurs complémentaires que pour l'assurance maladie obligatoire.&lt;/blockquote&gt;Et l'on se dit que le rapport va conclure à la nécessité d'y réfléchir à deux fois avant de transférer plus avant le remboursement des dépenses de santé de l'assurance maladie obligatoire vers les complémentaires. Que nenni!&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Ces constats semblent légitimer a priori de nouveaux transferts de charge en direction des complémentaires. &lt;/blockquote&gt;D'accord, l'étude met aussi en avant deux autres constats mais je ne vois pas bien en quoi le coût des subventions publiques pour l'accès aux complémentaires ou la bonne santé financière d'icelles plaident pour la réduction du périmètre de l'assurance maladie obligatoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai encore plus de peine à comprendre en quoi le fait que les frais de gestion soient presque 5 fois plus élevés pour les complémentaires (24,4%) que pour l'assurance maladie obligatoire (5,4%) est un argument en faveur du transfert de charge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, l'enchaînement logique demanderait à être explicité, de façon absurde (le transfert de charge permet de créer des emplois!!!) ou de manière plus fine (par exemple en arguant que le coût de gestion du régime obligatoire est certes beaucoup plus faible mais que la qualité de service des complémentaires est bien meilleure ou bien que les dépenses prises en charge à ce jour par les complémentaires sont structurellement plus coûteuses à gérer). Ce que ne semble pas du tout faire &lt;a href="http://senat.fr/rap/r07-385/r07-385_mono.html"&gt;le rapport&lt;/a&gt;, au moins autant que ma diagonalesque lecture me permette d'en juger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu'un (&lt;a href="http://phnk.com/"&gt;François&lt;/a&gt;?) a une explication plus convaincante qu'un méchant accès de dissonance cognitive de la part du sénateur rapporteur? (la thèse de la coquille dans la synthèse était tentante, mais on peut raisonnablement l'écarter 12 jours après la publication, et la médiatisation, du rapport : les administrateurs du Sénat ne sont pas si mauvais)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-8757652550118201701?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/8757652550118201701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/8757652550118201701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/06/sant-payer-plus-pour-avoir-moins.html' title='Santé : payer plus pour avoir moins?'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-1180476435833123935</id><published>2008-06-05T22:04:00.003+02:00</published><updated>2008-06-05T22:41:25.469+02:00</updated><title type='text'>La soutenable pesanteur de la dette (2)</title><content type='html'>En commentaire sous la note précédente, un mystérieux correspondant &lt;a href="http://www.haloscan.com/comments/ceteris/2255342800886323439/?src=hsr#210651"&gt;réplique ainsi&lt;/a&gt; à ma brève remarque sur la dette publique :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Je ne te suivrai pas sur la dette. Je trouve que le pré-pensé sur le sujet est encore bien trop angéliste, dans la mesure où l'on réduit la dette un problème économique en négligeant la signification politique de la chose.&lt;/blockquote&gt;Je ne suis pas sûr de bien comprendre le sens de la remarque (surtout qu'on dit "angélique") mais j'aurais tendance à ne me pas me suivre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;non plus&lt;/span&gt; sur la dette. En tout cas si la direction est de dire que le niveau actuel de la dette publique française n'est pas problématique. Seulement, j'ai tendance à penser que la critique habituelle de l'endettement public ne résiste pas à un examen sérieux et que, si critique il doit y avoir,  elle se doit de reposer sur des raisons beaucoup plus subtiles que la &lt;a href="http://www.libres.org/francais/conjoncture/archives/conjoncture_0903/dette_publique_3703.htm"&gt;rengaine&lt;/a&gt; sur les nouveaux-nés dont le berceau est lesté de 15 000 €  de dette&lt;img src="file:///C:/Users/Emmanuel/AppData/Local/Temp/moz-screenshot-4.jpg" alt="" /&gt; (18 000, au cours du jours).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par la critique de la critique populaire. C'est une analyse qui a déjà été faite &lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/11/01/660-l-hysterie-de-la-dette-publique"&gt;maintes&lt;/a&gt; &lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2005/03/01/315-le-mythe-du-deficit-public"&gt;fois&lt;/a&gt; par l'infatiguable Alexandre Delaigue d'Econoclaste (Sisyphe, encore), mais il ne me semble pas inutile de la rappeler ici. Surtout que, comme l'indique son titre, cette note s'inscrit dans un feuilleton au long cours (la &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2006/04/la-soutenable-pesanteur-de-la-dette-1.html"&gt;première note&lt;/a&gt; et son &lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2006/04/la-soutenable-pesanteur-de-la-dette-11.html"&gt;graphique ajouté&lt;/a&gt;, publiés il y a, hum, 2 ans, soutenaient que la comparaison entre recettes d'impôt sur le revenu et intérêts de la dette était idiote).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tipar, et d'abord en économie fermée, pour les besoins de la pédagogie. Supposons qu'un Etat cherche à financer des dépenses nouvelles. Maintenant que la création monétaire n'est plus de son ressort, deux solutions s'offrent à lui : augmenter les impôts ou emprunter sur les marchés financiers. Aucune solution n'est idéale : l'impôt est politiquement impopulaire et économiquement coûteux (hors le coût du recouvrement, toute imposition se traduit par une &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Taxation#Deadweight_costs_of_taxation"&gt;perte économique sèche&lt;/a&gt;); l'endettement est lui généralement coûteux financièrement (pour inciter les prêteurs à se séparer volontairement d'une partie de leurs liquidités, il faut les rémunérer avec des intérêts) et potentiellement dommageable économiquement (via l'&lt;a href="http://www.alternatives-economiques.fr/le-mythe-de-l-effet-d-eviction_fr_art_93_9072.html"&gt;effet d'éviction&lt;/a&gt;, qui augmente le coût de l'emprunt pour les agents privés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait penser qu'emprunter équivaut à dépenser maintenant et à payer plus tard (d'abord les intérêts, année après année, puis le &lt;a href="http://www.euronext.com/editorial/wide/editorial-22071-FR.html"&gt;principal&lt;/a&gt; à l'échéance du titre de dette). Mais, une fois qu'on raisonne à l'échelle d'un pays, ce n'est plus vrai du tout : les dépenses nouvelles ont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;déjà &lt;/span&gt;été payées, non pas par les contribuables, mais par les ménages qui achètent des titres de dette, soit directement, soit via des intermédiaires financiers à qui ils avaient confié leur épargne. Et ces prêteurs l'ont fait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;volontairement&lt;/span&gt;, alors que les contribuables ont une fâcheuse tendance à &lt;a href="http://www.jamd.com/image/g/57512618"&gt;gueuler&lt;/a&gt; quand on augmente leurs impôts. Le premier jour, donc, le gouvernement décida de recourir à l'emprunt et il vit que cela était bon politiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'emprunt consiste ainsi à faire payer les épargnants à la place des contribuables.  Tout ce qui se passe ensuite pendant le reste de la morne vie d'un titre de dette consiste à déboucler l'opération. Chaque année, il faudra prélèver un peu plus d'impôts auprès des contribuables pour payer les intérêts aux épargnants. Et à l'échéance, encore un peu plus d'impôts pour rembourser le principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évidemment possible de varier les plaisirs, en empruntant pour rembourser tout ou partie des emprunts précédents, et en distinguant entre les types d'obligations émises par l'Etat (qui a bien entendu le choix dans la dette).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'essentiel n'est pas là : il n'aura échappé à personne que, si tous les contribuables ne sont pas des épargnants nets (sauf dans cet heureux monde parallèle habité par une bonne partie des parlementaires de droite et des éditorialistes du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Figaro &lt;/span&gt;où seuls l'impôt sur le revenu et l'ISF sont considérés comme des prélèvements obligatoires), les prêteurs sont très majoritairement aussi des contribuables &lt;s&gt;(sauf, encore, aux niveaux stratosphériques de l'échelle des revenus grâce aux miracles de l'&lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/05/150-tres-hauts-revenus-echappent-a-l-impot-ou-obtiennent-une-restitution-de-l-etat_1054042_823448.html#ens_id=1054050"&gt;optimisation fiscale&lt;/a&gt;)&lt;/s&gt; &lt;i&gt;[le sarcasme était tentant, mais je sens que je vais immanquablement me faire traiter de parlementaire de droite ou, pire, d'éditorialiste du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; si je le maintiens. Parce que même les méga-riches payent de la TVA et de la CSG]&lt;/i&gt;. Ce qui fait que le remboursement de la dette aux prêteurs va se faire en partie avec leurs impôts, le reste étant acquitté par les contribuables non-prêteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opération a évidemment des conséquences redistributives majeures (qui dépendent du profil des prêteurs et de la progressivité du système fiscal), mais ne change pas grand chose quand on raisonne à l'échelle du pays tout entier. Parce que le nouveau-né moyen qui trouve une dette de 18 000 euros dans son berceau y trouve aussi une créance sur l'Etat (ou plus précisément sur l'ensemble des administrations publiques) d'un montant équivalent. Autrement dit, à l'échelle d'un pays, choisir l'endettement plutôt que l'impôt consiste à faire payer les ménages au lieu de faire payer les ménages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort bien, me dira-t-on, mais le raisonnemment ne marche plus du tout une fois qu'on passe en économie ouverte, et qu'il est possible d'emprunter auprès d'agents étrangers. Et on ajoutera que c'est assurément le cas concernant la dette publique française, qui est &lt;a href="http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/principaux_chiffres_70/qui_detient_dette_etat_163/index.html"&gt;détenue à 62%&lt;/a&gt; par des non-résidents. A quoi je répondrai : et ben si, ça marche toujours, en tout cas dans le cas de la France. Mais pas aujourd'hui, parce qu'il faut bien laisser des choses à dire pour la suite du feuilleton.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-1180476435833123935?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1180476435833123935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1180476435833123935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/06/la-soutenable-pesanteur-de-la-dette-2.html' title='La soutenable pesanteur de la dette (2)'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-2255342800886323439</id><published>2008-06-04T23:22:00.001+02:00</published><updated>2008-06-04T23:23:53.999+02:00</updated><title type='text'>La compétitivité, toujours une dangereuse obsession</title><content type='html'>L'économiste en Sisyphe, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_principes_de_l%27%C3%A9conomie_politique_et_de_l%27imp%C3%B4t"&gt;1817&lt;/a&gt;-&lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/06/04/1282-le-fetichisme-de-la-balance-commerciale-encore"&gt;2008&lt;/a&gt;. Et ce n'est pas fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est plus irritant, quand on commence à faire un peu d'économie, est que 98% des débats économiques grand public perdent subitement l'essentiel de leur intérêt. Il suffit de tomber sur le mot "compétitivité" ou d'entendre une énième tirade sur le poids-écrasant-de-la-dette-publique que nos générations irresponsables vont refiler à nos enfants, pour avoir une envie irrépressible de tourner le bouton, ou la page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'un pays n'est ni une entreprise, ni un ménage. Que l'image de la guerre économique entre pays est l'une des &lt;a href="http://www.pkarchive.org/global/pop.html"&gt;plus fausses&lt;/a&gt; qui puisse exister. Et que la tendance naturelle des journalistes, des politiques et d'une grosse partie des économistes médiatiques est de filer ce genre de métaphore, soit par ignorance, soit par facilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous ramène à cette récurrente question : mais comment faisait-on, avant les blogs?&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-2255342800886323439?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/2255342800886323439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/2255342800886323439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/06/la-comptitivit-toujours-une-dangereuse.html' title='La compétitivité, toujours une dangereuse obsession'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-18928647030263979</id><published>2008-05-21T00:02:00.002+02:00</published><updated>2008-05-21T00:36:22.297+02:00</updated><title type='text'>Appeasers everywhere!</title><content type='html'>&lt;a style="left: 0px ! important; top: 0px ! important;" title="Click here to block this object with Adblock Plus" class="abp-objtab-07426711656943064 visible" href="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="left: 0px ! important; top: 15px ! important;" title="Click here to block this object with Adblock Plus" class="abp-objtab-07426711656943064 visible" href="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="left: 0px ! important; top: 15px ! important;" title="Click here to block this object with Adblock Plus" class="abp-objtab-07426711656943064 visible" href="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="left: 0px ! important; top: 15px ! important;" title="Click here to block this object with Adblock Plus" class="abp-objtab-07426711656943064 visible" href="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;/a&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/HYC3jVaDDEg&amp;amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Really, I can't believe this is even &lt;a href="http://blogs.abcnews.com/politicalradar/2008/05/mccain-obama-na.html"&gt;an issue&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(via &lt;a href="http://www.economist.com/blogs/democracyinamerica/2008/05/you_dont_just_talk_to_your_fri.cfm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Economist&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-18928647030263979?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/18928647030263979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/18928647030263979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/05/appeasers-everywhere.html' title='Appeasers everywhere!'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-6177205864594515482</id><published>2008-05-19T19:17:00.001+02:00</published><updated>2008-05-19T19:19:45.396+02:00</updated><title type='text'>Le hasard fait vraiment bien les choses</title><content type='html'>Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Equipe&lt;/span&gt; de ce matin, à propos de la diffusion en multiplex de la 38e journée de L1 par Canal Plus :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Lors de cette folle soirée, la chaîne a eu le nez creux à sept reprises, se trouvant sur le bon stade pour montrer le but (dont trois penalties).&lt;/blockquote&gt;Ils sont marrants, à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Equipe&lt;/span&gt;. On rappelle que 43 buts ont été marqués lors de cette 38e journée, qui a vu 10 matchs se dérouler en parallèle. Que se trouver sur le "bon stade" quand un penalty est tiré relève de la logique élémentaire et ne saurait donc rien nous apprendre sur la complexion nasale des réalisateurs de la chaîne cryptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En enlevant les 3 penalties transformés, il reste donc 4 buts en direct sur 40 marqués. Soit 1 sur 10. Exactement la proportion à laquelle on pouvait s'attendre, en moyenne, si le passage d'un stade à l'autre avait été déterminé de façon complètement aléatoire. Vous avez dit "nez creux"?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-6177205864594515482?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6177205864594515482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/6177205864594515482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/05/le-hasard-fait-vraiment-bien-les-choses.html' title='Le hasard fait vraiment bien les choses'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-1103714715665491527</id><published>2008-04-30T23:28:00.009+02:00</published><updated>2008-05-03T01:07:47.609+02:00</updated><title type='text'>Première dame de France et binationale : serait-ce possible alors?</title><content type='html'>Il y a des jours où j'aime beaucoup la blogosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca a commencé hier, en fait, avec la publication sur le site de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Têtu &lt;/span&gt;d'un &lt;a href="http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12866"&gt;court article&lt;/a&gt; indiquant qu'un Français résidant aux Pays-Bas avait été déchu de sa nationalité française après s'être marié avec un ressortissant batave et acquis la nationalité néerlandaise. Comme on pouvait s'en douter, l'article est aussitôt &lt;a href="http://embruns.net/logbook/2008/04/30.html#006434"&gt;repris&lt;/a&gt; ce matin chez Embruns.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Branle-bas de combat dans la blogosphère juridique, Eolas &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2008/04/30/939-appel-a-mes-taupes"&gt;appeaute ses taupes&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://embruns.net/logbook/2008/04/30.html#c62171"&gt;tease&lt;/a&gt; &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2008/04/30/939-appel-a-mes-taupes#c52952"&gt;à&lt;/a&gt; &lt;a href="http://embruns.net/logbook/2008/04/30.html#c62177"&gt;tout&lt;/a&gt; &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2008/04/30/939-appel-a-mes-taupes#c52961"&gt;va &lt;/a&gt;en commentaires et... se fait coiffer au poteau vers 12H par &lt;a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/04/30/867-mariage-homosexuel-et-perte-de-la-nationalite"&gt;Jules de Diner's Room&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du moins le croit-on jusqu'à 14H, heure à laquelle Eolas publie son &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2008/04/30/940-quelle-idee-d-epouser-un-etranger-avant-le-president-de-la-republique"&gt;analyse des faits&lt;/a&gt; et soulève à l'occasion un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;énorme &lt;/span&gt;lièvre : la &lt;a href="http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/043.htm"&gt;Convention   du Conseil de l'Europe sur la réduction des cas de pluralité de nationalités&lt;/a&gt; (signée à Strasbourg en 1963), sur laquelle tout le monde s'écharpe depuis le matin, a été &lt;a href="http://conventions.coe.int/Treaty/Commun/ListeDeclarations.asp?NT=043&amp;amp;CM=8&amp;amp;DF=5/1/2008&amp;amp;CL=FRE&amp;amp;VL=0"&gt;partiellement dénoncée&lt;/a&gt; par la France depuis le 4 mars dernier. Et, explique Eolas, pour une raison très simple : elle faisait obstacle à une naturalisation rapide de l'épouse du Président! S'ensuit une critique de la façon dont les Présidents français s'ingénient à tourner la loi pour leur convenance personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui est savoureux et scandaleux à la fois. Mais est-ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;exact&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai &lt;a href="http://maitre-eolas.fr/2008/04/30/940-quelle-idee-d-epouser-un-etranger-avant-le-president-de-la-republique#c53058"&gt;déjà dit&lt;/a&gt; en commentaire chez Eolas (et j'ai &lt;s&gt;réitéré&lt;/s&gt; itéré par mail) : je ne suis pas en désaccord avec la critique générale mais, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en l'espèce&lt;/span&gt;, l'accusation m'apparaît douteuse. Elle me le semble encore davantage après un examen plus approfondi de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="shortpost"&gt;&lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/mariage-prsidentiel-et-droit.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Reprenons les faits. La thèse de la dénonciation pour convenance personnelle avancée par Eolas repose sur deux éléments :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;proximité temporelle&lt;/span&gt; entre le mariage du Président (le 2 février 2008, pour ceux qui ne sont pas abonnés à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gala&lt;/span&gt;) et la dénonciation le 4 mars 2008 par la France du chapitre 1 de la convention de 1963 ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;l'impossibilité de concilier une naturalisation de Mme Bruni-Sarkozy dans des délais raisonnables avec la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;préservation de la double nationalité&lt;/span&gt; de la nouvelle épouse du Président, en raison de la combinaison des stipulations de la convention de 1963 et du code civil français tel que modifié par la loi relative à l'immigration et à l'intégration du 24 juillet 2006. Comme Sarkozy président n'allait pas modifier une loi promue par Sarkozy ministre de l'intérieur pour se sortir d'affaire, la dénonciation du traité international était l'option la plus logique.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A/ L'absence de choix dans la date&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier argument se trouve sensiblement affaibli par le fait que la dénonciation était envisagée depuis longtemps, comme le rappelle une réponse du ministre des Affaires étrangères au député Jean-Luc Warsmann publiée au JO du 20 février 2007 (&lt;a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/aet_20070098_0001_p000.pdf"&gt;pdf&lt;/a&gt; - p 100) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Plusieurs États parties à la convention de 1963, dont la France, ont émis le souhait de pouvoir ne plus être liés par le chapitre I de cette dernière, tout en conservant les dispositions du chapitre II relatif aux obligations militaires en cas de pluralité de nationalités. La mise en oeuvre du chapitre I est difficile et son esprit n'est plus en rapport avec l'évolution de nos sociétés. La convention de 1963 ne prévoit pas cette faculté unilatérale de dénonciation partielle. Mais, selon le droit des traités, une dénonciation partielle de la convention, portant sur le seul chapitre I relatif à la réduction des cas de pluralité de nationalités, est possible avec l'accord exprès de toutes les parties. À cet effet, le secrétaire général du Conseil de l'Europe a proposé le 5 mars 2003 aux douze États parties un accord sur l'interprétation de la convention afin d'en permettre la dénonciation partielle. Dix d'entre eux, dont la France, ont donné formellement leur aval. L'unanimité étant requise, la dénonciation partielle ne pourrait prendre effet qu'après réception de l'accord des autres États.&lt;/blockquote&gt;Cette unanimité a en fait été atteinte à l'époque de la publication de cette réponse au JO et la dénonciation partielle de la convention a été admise par un &lt;a href="http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/043.htm#ACC1"&gt;accord d'interprétation&lt;/a&gt; certifié par le Secrétaire général du Conseil de l'Europe le 2 avril 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;B/ Tous les chemins mènent à Rome&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(sauf demande expresse contraire)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second argument ne m'apparaît pas davantage convaincant. Il me semble, en effet, que Carla Bruni-Sarkozy peut toujours sans difficultés conserver sa nationalité italienne en cas de naturalisation expresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résumons la situation juridique actuelle, c'est-à-dire le régime encore en vigueur résultant de l'addition de la loi française, de la loi italienne et de la convention de 1963 amendée (à laquelle la France est partie jusqu'au 5 mars 2009, la dénonciation ne prenant effet qu'après un délai d'un an) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Le Code civil français (&lt;a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=9348B6B3F32CABE5FD5EE449751FC050.tpdjo07v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006165459&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006070721&amp;amp;dateTexte=20080430"&gt;art. 21-14-1 à 21-25&lt;/a&gt;) envisage plusieurs cas d'acquisition de la nationalité française sur décision de l'autorité publique, à la demande d'un ressortissant étranger. Il ne fait guère de doute que, si Carla Bruni-Sarkozy en exprimait le souhait, elle obtiendrait sans difficulté cette naturalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce d'autant plus qu'elle réside depuis plus de 5 ans en France, ce qui permet à l'autorité publique d'utiliser la procédure discrétionnaire de droit commun, au lieu de se risquer à employer des procédures spéciales qui allègent ou suppriment cette condition de résidence, mais pour des cas forcément plus spécifiques (ainsi de "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'étranger dont la naturalisation présente pour la France un intérêt exceptionnel&lt;/span&gt;").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Mais il y a un gros hic. L'article 1 de la convention de Strasbourg (à laquelle tant la France que l'Italie sont parties) prévoit qu'une telle naturalisation entraîne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;automatiquement &lt;/span&gt;la perte de la nationalité d'origine  :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Les ressortissants majeurs des Parties contractantes qui acquièrent à la suite d'une     manifestation expresse de volonté, par naturalisation, option ou réintégration, la     nationalité d'une autre Partie, perdent leur nationalité antérieure; ils ne peuvent     être autorisés à la conserver.&lt;/blockquote&gt;3. Par chance, le &lt;a href="http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/149.htm"&gt;deuxième protocole&lt;/a&gt; portant modification de cette convention, signé en 1993 et auquel &lt;a href="http://conventions.coe.int/Treaty/Commun/ChercheSig.asp?NT=149&amp;amp;CM=8&amp;amp;DF=4/30/2008&amp;amp;CL=FRE"&gt;tant la France que l'Italie sont parties&lt;/a&gt;, prévoit trois cas où il est possible de déroger à cette règle. Deux nous intéressent particulièrement. Le premier, c'est l'hymen :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;en cas de mariage entre ressortissants de Parties       contractantes différentes, chacune de ces Parties peut prévoir que le conjoint qui       acquiert la nationalité de l'autre conjoint, à la suite d'une manifestation expresse de       volonté, conserve sa nationalité d'origine.&lt;/blockquote&gt;Par malheur, la &lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000266495&amp;amp;dateTexte="&gt;loi du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et à l'intégration&lt;/a&gt;, défendue par vous-savez-qui, a porté à quatre années la durée de vie commune nécessaire après le mariage pour que le conjoint étranger puisse acquérir la nationalité française par déclaration. Cette voie est donc bouchée pour Carla jusqu'au début 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde dérogation concerne les cas de résidence habituelle sur le territoire du pays dont la nationalité est acquise :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt; lorsqu'un ressortissant d'une Partie contractante acquiert la       nationalité d'une autre Partie contractante sur le territoire de laquelle soit il est né       et y réside, soit y a résidé habituellement pendant une période commençant avant       l'âge de 18 ans, chacune de ces Parties peut prévoir qu'il conserve sa nationalité       d'origine.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Carla Bruni, qui réside en France depuis l'âge de 5 ans, entre clairement dans le champ d'application de cette stipulation. Reste à savoir, comme le souligne Eolas, ce que prévoit le droit italien en pareil cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Les grands principes du droit italien de la nationalité sont fixés par la &lt;a href="http://www.comune.jesi.an.it/MV/leggi/l91-92.htm"&gt;loi du 5 février 1992&lt;/a&gt;, relative aux "nouvelles règles concernant la citoyenneté". Son article 11 dispose :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il cittadino che possiede, acquista o riacquista una cittadinanza straniera conserva quella italiana, ma puo' ad essa rinunciare qualora risieda o stabilisca la residenza all'estero.&lt;/blockquote&gt;Je tente la traduction : "le citoyen qui possède, acquiert ou recouvre une nationalité étrangère conserve sa nationalité italienne, mais il peut renoncer à cette dernière au cas où il réside ou établit sa résidence à l'étranger".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne saurait être plus clair : la double nationalité est la règle et la perte de la nationalité italienne une exception, qui résulte de la demande expresse de l'intéressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, le droit international prime la loi nationale (l'article 26.3 de la loi italienne rappelle que "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Restano salve le diverse disposizioni previste da accordi internazionali&lt;/span&gt;") et les restrictions apportées par la convention de 1963 s'appliquent. Mais la combinaison de la loi italienne de 1992 et de la dérogation permise par le second protocole de 1993 fait que la naturalisation de Carla Bruni-Sarkozy ne menace en aucun cas sa citoyenneté italienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, le mobile est tout aussi absent que la coïncidence temporelle était fortuite : la dénonciation partielle de la convention de 1963, qui entraînera la non-application des stipulations du chapitre 1 à partir de mars 2009 pour la France, ne change rien à la situation personnelle de l'épouse du Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien qu'Eolas est... têtu, mais, en l'espèce, il me semble qu'il doit des excuses à notre impopulaire Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Add. &lt;/span&gt; (01/05) : titre modifié. En mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est marrant, mais je ne connais que deux types de notes : celles où le titre vient d'abord, ce qui oblige à se creuser la tête pour livrer quelques réflexions plus ou moins originales pour illustrer et justifier le calembour foireux qu'on ne se résigne pas à laisser inutilisé. Et celles où le fond préexiste, et dont la publication est retardée par des longues minutes passées à chercher un titre qui sorte un peu de l'ordinaire. L'exercice est vain, généralement, et le titre idoine arrive presque toujours après publication, en &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_de_l%27escalier"&gt;redescendant l'escalier&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-1103714715665491527?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1103714715665491527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1103714715665491527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/mariage-prsidentiel-et-droit.html' title='Première dame de France et binationale : serait-ce possible alors?'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-1328629165699217939</id><published>2008-04-24T21:17:00.003+02:00</published><updated>2008-04-28T22:17:03.306+02:00</updated><title type='text'>Y a-t-il un conseiller économique à l'Elysée?</title><content type='html'>Sarko, ce soir (je paraphrase) : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;en 2008, ce sera la première fois depuis 10 ans que la croissance française sera supérieure à celle de l'Allemagne&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum... non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/France-Allemagne.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière générale, le commentariat français a tendance à oublier bien vite, obnubilé qu'il est par le commerce extérieur, à quel point les performances économiques de l'Allemagne ont été mauvaises depuis le milieu des années 1990 (même en PIB/h comparé à la France).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à surinterpréter des phénomènes de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Regression_toward_the_mean"&gt;régression vers la moyenne&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Add.&lt;/span&gt; (26/04) : un charitable lecteur aurait-il l'amabilité de me transmettre &lt;a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/250408/erreurs-imprecisions-contradictions-mediapart-corrige-l-oral-du-president"&gt;l'article de Mediapart&lt;/a&gt; qui pointe vers ce billet? Merci d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Add. &lt;/span&gt;(28/04) : merci au blogueur influent qui m'a transmis l'article.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-1328629165699217939?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1328629165699217939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/1328629165699217939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/y-at-il-un-conseiller-conomique-lelyse.html' title='Y a-t-il un conseiller économique à l&apos;Elysée?'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6532394.post-3655286438538366085</id><published>2008-04-12T23:19:00.002+02:00</published><updated>2009-05-02T21:42:35.968+02:00</updated><title type='text'>Réforme des retraites : la route est droite mais la décôte est forte</title><content type='html'>Le "rendez-vous des retraites" prévu par la loi de 2003 oriente presque inévitablement la discussion vers le déficit prévisionnel du régime de retraites pour les années à venir, et sur les trois leviers sur lesquels il est possible d'agir pour restaurer l'équilibre financier : hausse des cotisations, baisse des pensions ou allongement de la durée de cotisations. A moins...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins de proposer de changer franchement le régime actuel (ou plutôt &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les &lt;/span&gt;régimes actuels) de retraite par répartition en France. C'est ce que font &lt;a href="http://www.jourdan.ens.fr/piketty/"&gt;Thomas Piketty&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.jourdan.ens.fr/%7Ebozio/index-en.htm"&gt;Antoine Bozio&lt;/a&gt; dans une étude (&lt;a href="http://www.jourdan.ens.fr/piketty/fichiers/public/BozioPiketty2008.pdf"&gt;pdf&lt;/a&gt;) qui vient de paraître, et dont les principaux éléments sont repris dans une (très dense) &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/11/pour-une-refonte-generale-de-nos-regimes-de-retraite-par-antoine-bozio-et-thomas-piketty_1033535_3232.html"&gt;tribune&lt;/a&gt; publiée dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; daté d'aujourd'hui. Leur proposition, qui s'inspire de la réforme mise en place en Suède en 1998, est très intéressante. Et l'étude passionnante, en plus d'être agréable à lire, à condition de ne pas trop s'offusquer de la tragique et répétée coquille qui me fournit une partie du mauvais titre de cette note.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je sais que tous mes lecteurs n'iront pas lire l'intégralité de l'article en question (69 pages quand même), je me propose de leur présenter une synthèse de la proposition de réforme, des avantages qu'elle présente et des critiques qu'on peut lui opposer. En espérant obtenir les réactions de l'un au moins des auteurs (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cough cough&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="shortpost"&gt;&lt;a href="http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/rforme-des-retraites-la-route-est.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A. La proposition Piketty-Bozio en 4 points (et une image)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être synthétique, et si possible simple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Les auteurs proposent la création d'un régime unique de retraite par répartition, financé par une cotisation de 25%  sur le salaire brut jusqu'à 2 fois le plafond de la sécurité sociale (plafond qui est de 33 276 € en 2008, soit 2 773 € par mois). Si le système était en place aujourd'hui, les cotisations seraient donc dues sur les salaires bruts jusqu'à un plafond de 5 546 € par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les cotisations versées par chaque salarié au cours de sa carrière sont accumulées (virtuellement) sur un "compte notionnel". Ces sommes portent intérêts (virtuels), le taux d'intérêt &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réel &lt;/span&gt;appliqué correspondant au taux d'évolution de la masse salariale brute, que les auteurs estiment à 2% sur longue période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, j'avais promis de la simplicité. Pour vraiment clarifier les choses, voilà, en image reprise dans un &lt;a href="http://www.senat.fr/rap/r06-377/r06-37710.html"&gt;remarquable rapport du Sénat&lt;/a&gt;, comment les choses se présentent en Suède, qui a mis en place en 1998 un système de comptes notionnels (laissez tomber les "gains hérités" et le "coefficient de conversion" pour l'instant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://i200.photobucket.com/albums/aa166/ceteris-paribus/Comptesnotionnels.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. L'âge minimum de liquidation de la pension est de 60 ans, la sortie ne peut se faire qu'en rente viagère et la pension annuelle est calculée en divisant le "capital" accumulé sur le compte par le nombre d'années d'espérance de vie moyenne à l'âge de la liquidation. L'âge effectif de départ dépend donc, pour chaque individu, arbitrage entre la durée de la retraite et son montant (plus le départ est tardif, plus la retraite sera élevée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Un dispositif distinct, financé sur le budget de l'Etat, permettrait de maintenir un minimum vieillesse pour ceux qui auraient une pension trop faible en raison de cotisations insuffisantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;B. Davantage d'avantages...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système proposé offrirait quatre avantages principaux :&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simplicité&lt;/span&gt; : le mode de calcul du montant de la retraite est plus simple, voire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beaucoup &lt;/span&gt;plus simple, que ceux en vigueur dans les différents régimes actuels. Ainsi, l'abandon du système par annuités permet de se passer des peu lisibles (et souvent peu équitables) systèmes de surcote et de décote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regroupement des différentes caisses de retraites permet également de simplifier grandement la gestion du régime, avec des économies potentielles à la clé.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transparence&lt;/span&gt; : le système de compte notionnel autorise chaque cotisant à connaître régulièrement (les auteurs proposent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a minima&lt;/span&gt; un relevé annuel) le montant total des cotisations retraite qu'il a versé au cours de sa carrière et la pension qu'il peut espérer toucher au moment de la liquidation. Le système explicite ainsi le lien entre cotisations et pension, comme dans un régime par capitalisation.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Equité&lt;/span&gt; : la réforme proposée fonctionne selon le principe "à cotisations égales, retraite égale" et permet de mettre fin à trois grandes inégalités du système actuel :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;le système par annuité désavantage les carrières longues (ceux qui ne peuvent pas liquider leur pension même en ayant atteint les 40 ans de cotisation car il n'ont pas encore 60 ans), même après les ajustements de la loi Fillon de 2003. En d'autres termes, les ouvriers qui ont commencé à travailler à 16 ans subventionnent les cadres qui ont commencé à 25.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;la multiplicité des caisses et des règles de liquidation se traduit par des pensions différentes en fonction des profils de carrière : ainsi, il vaut mieux commencer dans le privé et finir dans la fonction publique (calcul de la pension sur les 6 derniers mois de traitement) que le contraire (calcul sur les 25 meilleures années); de même, les règles applicables aux retraites publiques (il faut un minimum de 15 ans de cotisations pour pouvoir liquider sa pension) pénalise très fortement ceux qui effectuent des passages de courte durée dans la fonction publique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;le mode actuel de calcul des retraites favorise ceux qui ont une carrière ascendantes (en raison de la référence aux 25 meilleures années, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a fortiori&lt;/span&gt; aux 6 derniers mois) par rapport aux carrières "plates". Là encore, le système actuel est anti-redistributif, dans la mesure où les cadres connaissent, en moyenne, une évolution salariale beaucoup plus forte au long de leur carrière.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Soutenabilité financière&lt;/span&gt; : les pensions reçues correspondent à la somme des cotisations versées à laquelle s'ajoute un rendement correspondant à l'évolution moyenne des salaires. Pour peu que l'évolution de la masse salariale ne soit pas totalement discontinue, le système est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;par définition&lt;/span&gt; équilibré sur le long terme. En cas de "bosse démographique" type baby-boom, il suffit de mettre en réserve l'excédent de cotisations pour assurer le paiement effectif des pensions quand la génération de taille plus importante arrivera à l'âge de la retraite (je renvoie à l'annexe 1 de l'étude, p 65, pour un discussion détaillée et formalisée de l'équilibre financier du système).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on reprend les 3 leviers permettant d'équilibrer le système actuel (hausse des cotisations, hausse de la durée de cotisation, baisse des pensions), l'ajustement se fait ici en forçant chaque cotisant à choisir entre une durée de cotisation plus longue et une pension plus faible, le taux de cotisation restant fixe. Le mode de calcul de la retraite permet en outre, contrairement au système d'actuel, d'ajuster automatiquement le niveau des pensions en fonction de l'allongement de l'espérance de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mes lecteurs anti-étatistes, je signale enfin que le système proposé se traduirait, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ceteris paribus&lt;/span&gt;, par une légère baisse des prélèvements obligatoires, les cotisations étant plafonnées à 25% du salaire brut (on suppose que la masse salariale / PIB est constante sur longue période) et versées jusqu'à 2 fois le plafond de la sécurité sociale, contre 8 fois (!) aujourd'hui dans le système Agirc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il n'y pas de repas gratuit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système proposé présente donc énormément de qualités, dont la moindre n'est pas de promettre de restaurer la confiance dans la justice et la pérennité du système de retraite par répartition en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois quand même trois obstacles politiques majeurs à l'adoption d'une telle réforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Le changement de système supprime la notion de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;taux de remplacement&lt;/span&gt;, en faisant dépendre la pension versée non plus des 25 meilleures années (régime général). L'application du principe "à cotisations égales, retraite égale" est indéniablement un progrès du point de vue de l'équité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème est que les salariés qui partiront à la retraite continueront &lt;span style="font-style: italic;"&gt;forcément&lt;/span&gt; à raisonner en taux de remplacement par rapport à leur dernier salaire. Et que le système proposé par Piketty et Bozio aboutit inévitablement à faire varier fortement le taux de remplacement effectif en fonction du profil de carrière : les salariés qui auront connu une progression rapide de leur salaire connaîtront ainsi une chute brutale de leur niveau de vie au moment du départ en retraite (voir les simulations p 67 de l'étude).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, du point de vue de l'équité, le passage d'un système à prestations définies à un système à cotisations définies me semble parfaitement défendable. D'autant qu'on peut supposer que les individus qui perdraient le plus au changement de système sont aussi ceux qui ont le plus de possibilités de se constituer une épargne retraite individuelle pour augmenter leur pension. Et il est clair que la réforme de 1993, qui aboutit à calculer la pension sur les 25 (et non plus les 10) meilleures années dans le régime général, a déjà largement distendu le lien entre le dernier salaire et le niveau de la retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne faut pas oublier que le contrat implicite au coeur du système français de retraite est la garantie, à condition d'une durée de cotisation suffisante, de toucher une pension qui minimise la baisse de niveau de vie au moment de la retraite. Abandonner totalement ce principe est porteur de fortes oppositions politiques potentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Une refonte aussi ambitieuse ne peut évidemment entrer en vigueur du jour au lendemain. Les auteurs proposent une mise en place progressive sur une quinzaine d'années : en fonction de l'année de départ en retraite, une part de plus en plus importante de la pension liquidée serait ainsi calculée en fonction du nouveau système. Cette &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;phase de transition&lt;/span&gt; est inévitable. Mais elle porte en elles deux risques importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une part, la coexistence de deux systèmes révèlera les gagnants et les perdants de la réforme : si ma retraite est calculée à 50% selon l'ancien système et à 50% selon le nouveau, est que je touche 750 € par mois au titre du premier et 650 € au titre du second, je comprends rapidement que le changement ne m'est pas très favorable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, elle introduit (certes temporairement) une complexité supplémentaire dans le calcul des pensions, alors que la grande promesse de la réforme est précisement de le simplifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. L'aspect le plus critique, politiquement, concerne à mon sens la question des &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;retraites des fonctionnaires&lt;/span&gt;. On le sait, le régime de retraite de la fonction publique est globalement plus favorable que le régime général, notamment parce qu'il calcule le taux de remplacement sur les 6 derniers mois du traitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne veut pas nécessairement dire que les fonctionnaires soient "privilégiés" : le salaire est plus faible, à niveau de qualification égale, dans la fonction publique que dans le secteur privé, et un acteur économique rationnel devrait être indifférent, à flux de revenus actualisés équivalents, entre une offre {salaire plus élévé; retraite plus faible} et une offre  {salaire plus faible; retraite plus élevée}.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause, le passage à un système de comptes notionnels ferait baisser considérablement la pension des fonctionnaires. Les auteurs proposent certes que les marges de manoeuvre financières dégagées par l'Etat (grâce à la baisse des "cotisations fictives" de l'Etat employeur) soient, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à terme&lt;/span&gt;, intégralement utilisées pour augmenter le traitement des fonctionnaires. Avant de concéder :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Nous ne sous-estimons pas le caractère extrêmement délicat d’une telle transition, en particulier en termes de crédibilité des engagements salariaux de l’Etat.&lt;/blockquote&gt;Au vu de la façon dont s'est déroulée la réforme des régimes spéciaux, au cours de laquelle la question de la compensation salariale n'a (à ma connaissance) jamais été explicitement posée, la suspicion des fonctionnaires ne serait pas totalement illégitime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est très problématique. Parce que l'opposition parlementaire actuelle a tout intérêt à se doter rapidement d'une contre-proposition innovante sur les retraites pour échapper à l'alternative entre le refus de toute évolution et le suivisme peu ou pas assumé de l'ajustement paramétrique que défendra le gouvernement. Parce que la réforme défendue par Piketty et Bozio pourrait fournir les bases de cette contre-proposition. Et que l'opposition prévisible des fonctionnaires au système proposé rend son adoption par le PS hautement improbable.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6532394-3655286438538366085?l=ceteris-paribus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3655286438538366085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6532394/posts/default/3655286438538366085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ceteris-paribus.blogspot.com/2008/04/rforme-des-retraites-la-route-est.html' title='Réforme des retraites : la route est droite mais la décôte est forte'/><author><name>Emmanuel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11752245197139672813'/></author></entry></feed>