tag:blogger.com,1999:blog-63641914287031350332008-07-24T12:46:34.944+02:00Tour du monde du caféLaetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comBlogger78125tag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-32281519290239870492008-07-20T23:29:00.014+02:002008-07-21T00:46:05.688+02:00J+246-251 / Les voyageurs des Caraïbes<div align="justify"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225219510099368706" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="139" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO1dcTp2wI/AAAAAAAABhk/UIuKjLF8QNY/s200/DSC05853.JPG" width="189" border="0" /><span style="font-size:85%;">Pas de répit, le paradis nous attend. Avant de partir nous dégustons un bon café moka avec le café que Rafael nous a préparé et nous mangeons des mangues que Victor nous a cueillies dans le jardin. Nous laissons le gros de nos affaires dans la maison, ne prenons que nos petits sacs à dos avec trois fois rien dedans et prenons un microbus pour le centre ville, avant que nous montions Victor s´assure que le chauffeur nous dépose bien au marché d´où nous pourrons prendre un autre bus pour l´entrée du parc. Nous arrivons au coeur du marché encore sale de la veille, avec la chaleur les odeurs montent, le purgatoire avant le paradis ? Le bus est là, sagement nous attendons qu´il se remplisse. Une vingtaine de minutes à mijoter dans la moiteur du bus et enfin nous quittons le purgatoire, le vent s´engouffre par les fenêtre grandes ouvertes et rafraîchit rapidement l´air ambiant. Nous traversons les zones un peu troubles qui bordent toute ville. Petit à petit les maisons de parpaings disparaisent, les chaussées se font plus propres et verdoyantes, les arbres font leurs apparitions. Sur notre gauche la jungle, sur notre droite la Sierra Nevada. Trente kilomètres plus loin le bus nous lâche, ça y est nous y sommes. Encore quelques pas, quelques pesos et nous aurons notre ticket pour les cocotiers, le sable blanc et la mer turquoise. Nous déboursons notre droit d´entrée beaucoup plus élevé pour les étrangers, on nous donne un joli bracelet à garder le temps de notre séjour. Mais avant de passer la barrière nous devons ouvrir nos sacs, comme le couple juste devant nous. Pour nous ce sera rapide, pour eux c´est plus problématique, le jeune homme est colombien, fabrique de l´artisanat et possède un bon stock de bracelets, chapeaux et autres babioles que vous retrouvez sur tous lieux touristiques qui se respecte. Le gardien lui fait remballer sa camelote, lui signifiant l´interdiction de vente sur le site qui se situe dans un parc national. Notre artisan argumente qu´il n´est pas là pour vendre mais pour préparer un festival. Rien à faire ses b<a href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO2z30O5hI/AAAAAAAABh8/J7HhwsJ372U/s1600-h/DSC04822.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225220994952521234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="143" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO2z30O5hI/AAAAAAAABh8/J7HhwsJ372U/s200/DSC04822.JPG" width="193" border="0" /></a>abioles et son matériel devront attendre sa sortie du parc.<br />Encore 10 kilomètres avant la plage, deux solutions : marcher le long d´une route bitumée dans la chaleur lourde et humide de la jungle ou bien payer un taxi pour nous emmener jusqu´au bout de la route. Nous choisissons le taxi ; un vieux pick-up datant de l´entre deux guerres arrive pétaradant et fumant. On charge les sacs, le chauffeur redémarre sa vieille guimbarde au fil, nous partons avec un joli vrombissement de diesel et une belle volute de fumée noire. Nous finissons le chemin à pied par un chemin très boisé aux sons variés de la forêt, des souvenirs d´Amazonie reviennent. Le pas léger et le dos suant nous arrivons enfin en bord de mer juste à temps pour le coucher de soleil. Pas de chance nous sommes orientés plein est et le soleil est déjà derrière la montagne. Nous retournons au camping le plus proche –il n´y qu´un hôtel de luxe dans le parc- et trouvons deux hamacs pour la nuit, nous déposons nos affaires et retournons sur la plage pour profiter des dernières lueurs du jours en amoureux, main dans la main, les pieds dans l´eau, écoutant le bruit des vagues en perdant notre regard dans le ciel étoilé. Nous touchons un coin de paradis ; mais le bonheur est de courte dur<a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIOwy8CVdeI/AAAAAAAABhc/nh41GPT2nts/s1600-h/P1040094.JPG"></a>ée, nous avons faim... Notre estomac nous ramène jusqu´au restaurant de la plage. Nous rencontrons Florent et Hélène, des vacanciers français très sympas. Repus nous allons nous balancer dans nos hamacs et rêver de sable chaud et blanc mais avec l´idée de se réveiller à l´aube pour admirer le lever du soleil, n´ayant pu profiter de son couché. Il est 4h30 et nous sommes de nouveau les pieds dans le sable blanc pour un lever de soleil digne des plus beaux posters à l´affiche chez le premier tour opérators le plus près de chez vous. Après autant d´émotions nous retournons nous coucher. <a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO16XriJ7I/AAAAAAAABhs/32omzM4bQMs/s1600-h/P1040094.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225220007073556402" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO16XriJ7I/AAAAAAAABhs/32omzM4bQMs/s200/P1040094.JPG" border="0" /></a><br />Je vous passerais les détails de ces deux jours d´intenses activités dans cet endroit où l´eau turquoise vient se mêler au sable blanc en léchant d´immenses rochers ronds émergeants des bancs de sable sur fond de forêt vierge. De plus pour ne rien gâcher cette ambiance, les plages sont désertes. On trouvera un autre endroit pour balancer notre hamac chez des vieux de la vieille qui ce sont installés là depuis de longues années. Ils étaient bien pénards les frangins avant que le gouvernement colombien ne laisse la gérance à une compagnie privée et que s´installent d´autres propriétaires de camping à coup de bakchich. Peut-être vivons nous les derniers années de ce paradis bientôt perdu... Leur camping n´est pas très entretenu mais cette petite famille un peu loufoque est vraiment sympa. Le dernier jour un des frères apprendra quelques pas de salsa à Laetitia pendant que nous attendons qu´une pluie tropicale et diluvienne<a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO4qb_XtCI/AAAAAAAABiM/t_5DIORaYvk/s1600-h/DSC05866.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225223031887475746" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO4qb_XtCI/AAAAAAAABiM/t_5DIORaYvk/s200/DSC05866.JPG" border="0" /></a> cesse. Même au paradis le ciel a ses caprices, cela donne une vision alternative i<a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO31bRq_xI/AAAAAAAABiE/RdxYzzphwDM/s1600-h/DSC05866.JPG"></a>nteréssante à notre paysage de rêve ; mais nous empêchera d´explorer la jungle. La pluie durera trois bonnes heures et de promenade nous devrons nous contenter de la marche de retour que nous ferons avec Marielle, une française expatriée au Québec. Nous reprenons un vieux taco pour rejoindre la route principale, de là un bus qui nous dépose au marché de Santa-Marta.<br />Le temps de faire quelques courses en ville, de quoi manger et de quoi boire, ce soir Marielle et Florent viennent manger à la maison. Le temps de nous installer, Victor nous apprend que ce soir c´est son anniversaire. Nous préparons la tambouille et invitons Victor et son pote à partager le repas avec nous. Marielle et Florent arrivent chacun de leur côté. Une bonne soirée à faire plus ample connaissance et nous trinquons aux 50 ans de Victor. Il ne restera pas longtemps avec nous. Tranquillement la conversation suit son cours et arrive d´elle même sur le sujet favori des expatriés - Marielle depuis 5 ans, Florent depuis plus de 15 ans et nous depuis seulement 10 mois - Notre chère et tendre patrie que nous avons tous quittés depuis un bon moment. Le résultat est que la France vue de loin n´est pas aussi belle et romantique que les touristes étrangers veulent nous le faire croire ! Surtout quand on aborde le côté star-système et néo-capitaliste de notre nouveau super président et de son gouvernement. Bref entre gauchistes et après de nombreuses cervezas, nous sommes d´accord la France, l´Europe et le Monde vont mal. Sur ce constat nous allons nous coucher et rêverons nous peut-être d´un monde moins égoïste, consumériste et m´as tu vu et peut-être d´une nouvelle révolution inutile...<br />La journée du lendemain, nous la passons à nous ballader en ville, manger des glaces en bord de mer, errer dans les magasins à touristes, aller de musée en musée : tous fermés ce dimanche et oublier nos bonnes résolutions révolutionnaires de la veille. Retour à la maison le panier chargé de commissions. Nous discutons de tout et de rien en nous balançant dans les hamacs. Pendant ce temps Marielle nous prépare un bon petit plat aux fruits de mer que nous dégustons autour d´une bouteille de blanc bien fraîche. Bonheur et satiété.<br />Vient le temps des séparations, petit à petit la maison se vide. Florent repart pour le sud continuer son séjour de plusieurs mois en Colombie, Marielle part plus au nord peut-être la retrouverons nous sur la route en Amérique centrale. Il est midi, nous attrapons un bus qui part en direction de Cartagène. C´est pas la première classe comme bus, mais il avance et on en demande pas beaucoup plus.</span></div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"></div><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225229570428519026" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SIO-nB9CQnI/AAAAAAAABic/ArnFS4zArNg/s400/P1040107.JPG" border="0" /></span>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-62197964842627328632008-07-14T04:00:00.012+02:002008-07-14T04:36:29.671+02:00J+242-245 / En voiture pour les Caraïbes<span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq2owD63fI/AAAAAAAABe8/ovvhwqYsGxk/s1600-h/DSC04524.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq2owD63fI/AAAAAAAABe8/ovvhwqYsGxk/s200/DSC04524.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222687529101876722" border="0" /></a>Une accolade chaleureuse et rapide à Tomas qui est très en retard pour chercher son fils pour le déposer à son match de foot. Un dernier baiser à Olga les cheveux tout ébouriffés et encore toute endormie. Un sac devant, le gros derrière et nous fermons la porte sur Bogotá. Petite pluie fine. Au portail nous saluons le gardien, sautons dans un taxi. Quinze</span><span style="font-size:85%;"> minutes plus tard nous sommes à la porte numéro 5 de la gare de Bogotá. Une semaine s´est passée. Nous décidons de faire un stop à mi parcours dans la petite ville de San Gil. Rapidement nous trou</span><span style="font-size:85%;">vons un minibus, à peine le temps de fumer une clope que nous sommes en route. Nous remontons toute la zone nord de Bogotá à la recherche d´autre</span><span style="font-size:85%;">s passagers. Une fois plein nous prenons notre vitesse de croisière. Après quelques heures de route, nous arrivons à la nuit dans la petite bourgade. Nous trouvons un hôtel dans nos moyens, cette nuit notre chambre au</span><span style="font-size:85%;">ra vue sur parking. Un tour en ville, resto et papotage qui nous apprend qu´il y a un charmant village qui s´appelle Barichara à visiter dans les environs, parfait nous avons notre programme pour le lendemain.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq32VepFZI/AAAAAAAABfc/zXB-NEe4vIo/s1600-h/DSC05847.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq32VepFZI/AAAAAAAABfc/zXB-NEe4vIo/s200/DSC05847.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222688861995996562" border="0" /></a></span><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;">Le jour se lève, les voitures démarrent dans notre parking, ça nous réveille mais pas pour lon</span><span style="font-size:85%;">gtemps, nous nous re</span><span style="font-size:85%;">ndormons jusqu´aux environs de midi. Un mauvais café et de bonnes pâtisseries et nous nous rendons dans la petite stati</span><span style="font-size:85%;">on de minibus qui desserre les pueblos</span><span style="font-size:85%;"> avoisinants. A peine rentrés dans l´enceinte que nous sommes hélés et dirigés vers le bon bus. Il est presque plein et ne tarde pas à démarrer. Une demi-heure de petites routes sinueuses et montagneuses et nous arrivons dans un sympathique petit village, où immédiatement une envie de flemme</span><span style="font-size:85%;"> et de bon vivre vous envahit. Nous nous dirigeons vers le café le plus proche, histoire de planifier cette éprouvante journée de tourisme qui nous attend. Résultat, nous allons visiter le village. Comme d´habitude, nous passons par les églises, le mirador de la ville, le cimetière, le petit musée local, le cimetière, quelques photos. Dans une des églises nous admirons un saint étonnant, pour </span><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq4KVn4JcI/AAAAAAAABfk/TTxwWVhQon0/s1600-h/P1040023.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 86px; height: 119px;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq4KVn4JcI/AAAAAAAABfk/TTxwWVhQon0/s200/P1040023.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222689205632116162" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">commencer il est noir, jusque là rien de grave mais c´est plutôt ce qu´il tient dans la main qui nous surprend. Une autre particularité de la région, les ormigas culonas. Presque toutes les petites épice</span><span style="font-size:85%;">ries avaient des affichettes annonçant qu´elles en avaient à vendre. On a mis un mome</span><span style="font-size:85%;">nt à comprendre de quoi il s´agissait. En espagnol, una ormiga est une fourmi et on ne voyait pas le rapport. En fait ce sont de grosses fourmis, culonas ça veut dire avec un gros cul et elles sont grillées et vendues au poids pour être mangées à l´apéro comme des cacahuètes. On a testé mais pas approuvé, le gout est un peu fort et en fait on préfère les cacahuètes. Voici la triste et dure journée d´un touriste. Après cette éprouvante après-midi nous retournons dans notre hôtel avec vue sur parking souterrain.</span><br /><span style="font-size:85%;">Le lendemain matin nous visitons l´étonnant parc de la ville et ses arbres envahit d´un parasi</span><span style="font-size:85%;">te fait de milliers de filaments végétaux vert clair q</span><span style="font-size:85%;">ui pendent des branches jusqu´au sol. Nous récupérons nos affaires et sautons dans le premier bus direction Bucaramanga. De là nous réservons un bus pour Santa-Marta. Départ vingt-trois heures. Cela nous laisse</span><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq4sdkcTtI/AAAAAAAABfs/-jKcvzbnNjA/s1600-h/P1040026.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq4sdkcTtI/AAAAAAAABfs/-jKcvzbnNjA/s200/P1040026.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222689791880744658" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;"> le temps de découvrir la ville qui n´aura pas grand chose de spécial. Retour à la station de bus, nous claquons quelques pesos dans une machine à sous, qui sont omniprésentes dans toutes la Colombie à l´instar des casinos. Puis patiemment nous attendons l´heure d´embarquement en regardant la télé dans la salle d´attente. Le bus ni neuf, ni vieux entre sur le parking. Nous payons notre taxe de gare et </span><span style="font-size:85%;">passons le portique. Sacs en soute nous prenons place et nous endormons très rapidement. Réveil à l´aube, nous sommes à l´approche de Santa-Marta. Choc de température quand nous sortons du bus. Nous avons bien gagné dix degrés depuis Bogotá. Il est 6 heures dans une gare vétuste, un café et nous appelons Susana la personne qui s´occupe de la maison. Elle arrive dix minutes plus tard. Grand sourire, peau colorée par le soleil, habillée de blanc. Pas de doute nous sommes aux Caraïbes. En quelques minutes le taxi nous dépose à la maison familiale de Tomàs. Susana nous laisse entre les mains de Victor le gardien et nous dit de l´appeler si on a besoin de quoi que ce soit. Victor qui semble très sympas nous accueille, nous fait visiter la petite propriété, nous montre notre chambre, nous monte des hamacs sur la véranda, nous apporte des mangues et finit par nous accompagner jusqu´à la plage qui est toute proche. Ce n´est pas une plage de rêve, coincée entre les immeubles en constructions et les fo</span><span style="font-size:85%;">rages pétroliers au large, mais c´est suffisant pour y passer l´après-midi au s</span><span style="font-size:85%;">oleil. Le paradis est prévu pour dans demain où nous prévoyons de nous rendre dans le parc de Tayrona.</span><br /><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq5pczoBzI/AAAAAAAABgE/veLBEhBaUqI/s1600-h/DSC05851.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHq5pczoBzI/AAAAAAAABgE/veLBEhBaUqI/s200/DSC05851.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222690839648012082" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">La </span><span style="font-size:85%;">maison étant un peu éloignée de la ville, en fin d´après-midi nous reprenons un bus pour le centre. Le bus fait un crochet par un barrio, bien loin du paradis. Route cabossée et maisons en parpaings à peine recouverts de peinture, toits en taule. Nous nous promenons dans Santa-Marta à la recherche de notre pitance, en profitons pour découvrir la cité et prenons bien garde de ne pas rater le dernier bus pour la maison. Onze heures nous nous endormons à quelques blocs de la mer des caraïbes, mais demain nous foulerons le sable du paradis.</span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-13140964597274118572008-07-12T03:19:00.012+02:002008-07-12T03:55:12.188+02:00J+235-242 / Incroyables colombiens Episode III suite<span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgMR9pMOUI/AAAAAAAABds/s0fHa6CAhcI/s1600-h/DSC04534.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgMR9pMOUI/AAAAAAAABds/s0fHa6CAhcI/s200/DSC04534.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221937270680729922" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">Dimanche 5 mai, 11 heures Bogotá s´éveille. Nelly, leur dame de maison nous apporte café, jus d´orange, tartines : pas si mal de vivre dans l´aisance ! C´est le jour de la fête des mères en Colombie. Rapidement Olga nous laisse pour rejoindre sa famille, il y a une bonne trentaine de personnes attendues. Tomàs traîne</span><span style="font-size:85%;"> un peu avec nous le temps de me donner deux nouvelles leçons d´échecs et de partir à son tour et en retard pour rejoindre sa famille. Quelques dizaines de minutes plus tard nous sommes dans les rues de Bogotá, direction le marché aux puces ; de marché aux puces il n´a que le nom, c´est plus tôt un marché artisanal, cela nous va très bien pour occuper ce dimanche ensoleillé. Après ce premier aperçu de jour, nous ne pouvons pas dire que Bogotá soit</span><span style="font-size:85%;"> </span><span style="font-size:85%;">une belle ville, mais plu</span><span style="font-size:85%;">tôt une c</span><span style="font-size:85%;">apitale à vivre. Entourée de montagnes, d´immenses artères la traversent où à toutes heures circulent bus, motos, voitures, dont beaucoup de n</span><span style="font-size:85%;">os légendaires R12, la Colombie est l´autre pays de la Renault 12, comme le Maroc est la contrée de la 504, le Mexique celui de la Coccinelle. Les bus il y en a de toutes sortes, des récents, des vieux, des customisés, des petits, des grands et des très très grands appelés "Transmilenio" ; ils fonctionnent comme des métros, ils traversent la ville sur des voies dédiées cela permet d´admirer la ville sans perdre trop de temps dans les embouteillages, regarder les graphitis qui font leur retour. Depuis Rio de Janei</span><span style="font-size:85%;">ro</span><span style="font-size:85%;"> nous n´en avions plus vus d ´intéressants. On peut se demander si le graf est signe d´une société in</span><span style="font-size:85%;">dustrialisée. Dans ces bus ultramodernes, une chose étrange nous a frappés, des pancartes donnant la priorité aux enfants pour les sièges et Laetitia en a été victime lorsque qu´un jeune père de famille lui a demandé de se lever pour laisser place à son morveux de 6 ans. L´enfant roi, un scandale, par contre, les vieux peuvent rester debouts.<br /></span><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgL8bGcwNI/AAAAAAAABdk/4NTwR3rYHfU/s1600-h/DSC04543.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgL8bGcwNI/AAAAAAAABdk/4NTwR3rYHfU/s200/DSC04543.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221936900630954194" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">Nous passons u</span><span style="font-size:85%;">ne semaine à Bogotá, nous pensions passer un peu moins de temps mais Olga et</span><span style="font-size:85%;"> Tomás n´ont pas voulu nous laisser partir avant que nous ayons fait la fête le samedi suivant. Bogotá, une c</span><span style="font-size:85%;">apita</span><span style="font-size:85%;">le plus près des étoiles, un titre un peu usurpé selon nous après être passés à La Paz </span><span style="font-size:85%;">qui frise les 4000 mètres d´altitude alors que Bogotá atteint un petit 2000. Enfin nous sommes suffisamment près de la voie lactée et des nuages pour nous habiller chaudement contre le froid et nous protéger de la pluie. Nous occupons notre semaine à ne pas nous lever trop tôt, visiter les lieux que nous ont préconisés Olga et Tomàs. Errer dans la ville entre les immeubles, déambuler dans les boutiques, notamen</span><span style="font-size:85%;">t la mémorable librairie française. Nous passons plus d´une heure à choisir des ouvrages, nous arrivons à la caisse avec notre pile de livres entre les bras, satisfaits de notre choix. La dame prend le premier livre, annonce sans autre mot "45 mile cada" "45?" "si 45" "porque, no es 22 mile per libro" la réponse est "45" le ton monte devant tant </span><span style="font-size:85%;">d´ammabilité et si peu d´explications. Nous comprenons par nous même que l´étiquette sur les livres ne sont qu´un code, nous comprenons aussi pourquoi ces livres prétendus neuf ont l´air aussi vieux et poussiéreux. Nous reposons la pile de livres sur le comptoir et gagnons la rue où l´atmosphère est beaucoup plus sympathique malgré la pluie. Nous sautons dans le premier bus direction le centre ville où nous parcourons toutes les boutiques de liv</span><span style="font-size:85%;">res d´occasions, avec toujours la même phrase en bouche "Tiene</span><span style="font-size:85%;"> literatura francesa en frances?" dans 80% des cas les réponses sont négatives</span><span style="font-size:85%;">, mais nous finissons par trouver notre bonheur: que du classique, mais dans des genres assez variés, science-fiction, polar, romantique... Après cette bien palpitante aventure il est l´heure de se restaurer un peu. Nous gagnons "La Fausse Porte" un petit rest</span><span style="font-size:85%;">aurant qu´Olga nous a conseillé près de la place Simon Bolivar où s´agitent au son de la fanfare un bon millier de soldats. Nous y mangeons u</span><span style="font-size:85%;">n tam</span><span style="font-size:85%;">al, une préparation de viande et de légumes enrobée dans de la feuille de banane, typique et très bon. En sortant du restaurant nous admirons quelques minutes les soldats en fumant une cigarette ; il n´est pas possible de fumer dans le resto, mais je vous rassure cela reste possible dans la plupart des endroits en Colombie car c´est le propriétaire des lieux qui choisit sa politique nicotique. Bref on peut choisir, pas comme dans certains pays ; c´est peut-être cela la démocratie. </span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgMpplxoNI/AAAAAAAABd0/B-_ng568sVA/s1600-h/DSC04532.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgMpplxoNI/AAAAAAAABd0/B-_ng568sVA/s200/DSC04532.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221937677614555346" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">A moins que la démocratie ne soit plus qu´un masque pour une minorité bien pensante et dirigeante où seule la consommation e</span><span style="font-size:85%;">t le profit doivent régner tout en préservant l´appare</span><span style="font-size:85%;">nce d´un être bienveillant pour la plèbe - aujourd´</span><span style="font-size:85%;">hui sommes nous autre chose qu´une plèbe po</span><span style="font-size:85%;">rtant nos élus et nos patrons tel des pharaons - qu´elle cesse d´écouter de jours en jours. Fin de la parent</span><span style="font-size:85%;">hèse. Sur </span><span style="font-size:85%;">ce nous partons de la place pour prendre un bus direction le casino, nous aussi ce soir nous allons brûler de l´argent sur les autels du dieu dollar. Nous déboursons notre droit d´entrée pour la partie de poker, 30 mille pesos pour 20 jetons, c´est tout. On s´installe, la partie commence : les blindes sont à 1 et 2, la déprime ça sent l´arnaque ce tournoi. Dix minutes plus tard les blindes passent à 2 et 4. Cinq minutes plus tard Laetitia se fait sortir, très très déçue, avec son As-Dame ; quant à moi je tiens une heure de plus et me fait sortir deuxième de la table finale. On prend un taxi, qui démarre pied a</span><span style="font-size:85%;">u plancher direction l´appartement. Sur les artè</span><span style="font-size:85%;">res désertes à cette heure, il fonce à plus de 100 kilomètres heures en ralentissant à peine au feu rouge, préférant jouer du klaxonne. Arrivés à destination il nous allège de 20 mille pesos de plus. Il y a des jours meilleurs que d´autres. On</span><span style="font-size:85%;"> rejoint nos petits lits d´enfants (nous occupons la chambre de Matéo le fils de Tomàs) et nous nous endormons.<br />Nous nous apercevons que notre visa n´est que de trente jours, et quatre semaines pour la C</span><span style="font-size:85%;">olombie c´est peu. Nous demandons à Tomàs où se trouvent les bureaux de l´immigration pour que n</span><span style="font-size:85%;">ous allions le prolonger. Pas de problème pour lui il nous donne rendez-vous dès le lendemain à son cabinet pour nous y conduire. L´histoire ne sera pas aussi simple qu´il y para</span><span style="font-size:85%;">it et nous devrons le priver d´un temps sans doute précieux en errant d´administration en administration avant de trouver le bon bureau. Au passage il nous offre un très bon restaurant italien. Notre visa est en tout cas prolongé de deux semaines.<br /></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgOReDRGzI/AAAAAAAABd8/XQdi9ZQAHGM/s1600-h/DSC04537.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgOReDRGzI/AAAAAAAABd8/XQdi9ZQAHGM/s200/DSC04537.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221939461223422770" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">Une autre promenade nous emmènera au jardin botanique, où la plupart des climats colombiens sont reproduits : désert, montagne, jungle...puis nous gagnons "la city" quartier de buildings au pied d´un des coteaux de Bogotá, au sommet quelques 500 mètres plus haut domine un petite église toute blanche qui prend magnifiquement la lumière du soleil en ce jour d´orage. Arrivé au sommet après avoir emprunté le téléphérique, nous pouvons admirer la ville qui s´ettend sous nos yeux dans son </span><span style="font-size:85%;">voile de brume. La petite église qui était si belle d´en bas perd rapidement de son charme à la voir de plus près mais cela n´empêche pas quelques fous de course à pieds de la rejoindre en moins de 20 minutes en partant du bas d</span><span style="font-size:85%;">e la montagne. Retour à la ville basse par des moyens plus économiques en calorie et en sueur. No</span><span style="font-size:85%;">us passons par une maison qui fut habitée par Simon Bolivar fondateur de la grande Colombie et libérateur d´une bonne partie de l´Amérique Latine du joug de la couronne d´espagne. Simon ne devait pas avoir la vie désagréable quand il séjournait dans cette maison de plain pied entourée d´un charmant jardin des plus fleuris. Un dernier passage par le coeur de Bogotá et ses buildings d´affaires et nous rejoignons l´appartement d´Olga et Tomàs. Ce soir nous faisons une partie de poker tout les quatre, Tomás en fin stratège comprend rapidement les principes du jeu et de mises mais cela n´empêchera pas Olga de ramasser le pot final avec un style plus que déconcertant.</span><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgLT_q7shI/AAAAAAAABdc/_m5lqlrTGew/s1600-h/DSC04572.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHgLT_q7shI/AAAAAAAABdc/_m5lqlrTGew/s200/DSC04572.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221936206073016850" border="0" /></a></span><br /><span style="font-size:85%;">Le lendemain et dernier jour pour nous dans la capitale. Tomas part s´occuper de l´anniversaire de son fils et nous partons nous promener avec Olga, profi</span><span style="font-size:85%;">tant de ce samedi chômé pour elle pour traîner et déguster un café dans un troquet de luxe Juan Valdez. Comme il se doit, nous clôturons notre séjour en sortant tous les quatre dans une Rumba. Nous buvons, nous dansons en écoutant les dernières chansons de La 33, un groupe de Salsa en pleine ascension et qui dépoussière l´esprit de cette musique bien souvent un peu conservatrice.<br />Le lendemain nous prenons notre baluchons direction le nord pour Santa Marta au bord de la mer où Tomás nous prête sa maison de famille pour quelques jours, ils sont vraiment incroyables ces colombiens...</span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-90315321918015660492008-07-06T21:04:00.004+02:002008-07-06T21:23:55.426+02:00J+234 / Incroyables colombiens Episode III<span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >Y´a de la rumba dans l´air</span><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;">Midi. Bogotá. Fatigués, nous appelons Olga. Elle nous dit de l´attendre devant la porte numéro 5 de l´immense station de bus, elle ajoute que ce sera facile de la reconnaître puisqu´elle sera avec son mari noir dans une Chevrolet rouge ! Un peu d´info à propos d´Olga. Jeune femme d´une trentaine d´années qui a étudié le français il y a six ans à la Sorbonne. C´est là qu´elle s´est liée d´amitié avec Paula qui elle aussi étudiait le français dans cette vénérable institution. Paula est mariée avec Arnaud, le cousin de Laetitia. Paula sachant que nous passions par Bogotá, a appelé Olga pour savoir si elle pouvait nous aider lors de notre passage dans la capitale colombienne. La réponse d´Olga a été très claire : non seuleument elle veut nous rencontrer, mais nous héberger chez elle pour les quelques jours que nous passerons à Bogotá. Fin de la parenthèse. Alors que nous commençons à nous endormir en station debout, un klaxon nous sort de notre torpeur et Olga débarque tout sourire. Effectivement son mari Tomàs est noir, grand et lui aussi grand sourire, il y a aussi un petit Matéo, le fils de Tomàs à l´arrière de la voiture, lui aussi est très souriant. Débarqués à l´appartement, nous prenons place dans la chambre de Matéo qui dort en ce moment chez sa mère. On discute autour d´une assiette. Tomàs doit nous quitter pour rejoindre un ami pour un billard français, je lui demande si je peux me joindre à lui. Affirmatif, pendant ce t</span><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHEZRsaWyAI/AAAAAAAABEU/f-VCt1tbGAw/s1600-h/DSC04527.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SHEZRsaWyAI/AAAAAAAABEU/f-VCt1tbGAw/s320/DSC04527.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219981234869291010" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">emps les filles partent faire du shopping. Me voilà avec Tomàs et un de ses amis dans une immense salle </span><span style="font-size:85%;">de billard français. Ce type de billard est une institution en Colombie, vous pouvez en trouver dans à peu près n´importe quel bled paumé du pays. Résultat l´ami de Tomàs marque 100 points, Tomàs 85 et moi un superbe 20 points et j´ai aussi beaucoup appris sur la façon de jouer. De retour à l´appartement, je vois un jeu d´échecs, je lui propose une partie. Je me prends une rouste en moins d´un quart d´heure, il faut dire que j ´ai pas beaucoup dormi !!! Je lui promets la belle dès demain quand je serais en forme...<br />Nous discutons de la suite de la soirée, ils nous proposent un Bogotà by night. Parfait. Une micro-sieste et nous repartons tous les quatre pour visiter la ville. Nous passons par les hauteurs pour manger sur le pouce des épis de maïs en regardant briller les lumières de la ville en contrebas, nous redescendons dans le vieux Bogotá, nous faisons une petite pause dans un petit troquet où s´enchaînent de petites pièces éclairées à la bougie, la nuit va être longue, alors avec Laetitia on se commande un café, stimulant léger pour palier à notre manque de sommeil. On remonte en voiture direction une rumba, lieu où l´on danse la salsa. Arrivés dans le lieu, Tomàs donne une accolade par-là, une poignée de main par-ci, bref il est comme un poisson dans l´eau. Sauf qu´ici ça sent plus le Rum que l´eau minérale. "Alors les Muchachos, vous buvez quelque chose ?" Tomas ne nous laisse pas le temps de répondre "Je suis sûr qu´une petite bouteille de Rum, vous ferais le plus grand bien ahahaha!!!" "Bien entendu" - Quelques minutes plus tard la bouteille, le seau à glace et les citrons sont là. Les verres sont remplis et nous trinquons. Olga, Laetita et moi trinquerons beaucoup plus souvent que Tomas qui joue la carte de la prudence et de la sagesse du haut de son mètre 90 et de ses 50 ans. C´est lui qui conduit et en bon connaisseur des lois - monsieur tient un cabinet d´avocat - il préfère s´abstenir de trop boire, par contre cela ne l´empêche pas de remplir nos verres dès qu´il s´aperçoit malgré l´obscurité de ce lieu chaud et humide que le niveau de nos verres semble en zone rouge. Sur la piste de danse les couples enchainent les pas de danse comme nous les verres de Rum. Avec Laetitia nous sommes un peu timides devant tant de virtuosité. Tous les couples sur la piste dancent la salsa avec une telle aisance que nous hésitons à nous joindre à eux. Nous finissons par nous risquer sur la piste de danse, en espérant que personne ne fera attention à notre piètre prestation. La bouteille touche à sa fin, les signes de la fatigue commencent à se faire sentir. Nous tentons de glisser un billet pour payer la note, mais Tomàs n´a aucune intention de nous laisser faire et règle la note. Moteur direction la maison. Je crois que notre séjour à Bogota s´annonce bien, nous nous entendons très bien avec Olga et Tomàs. Rideau. Envoyez les plumards et faite tournez les ronfleurs.<br />Nous avons une bonne semaine à passer à Bogotá, Olga et Tomàs nous ont préparé un programme de visite avec les points inévitables : l´église Montserrate et son point de vue incroyable sur la ville, le musée Botero, la place Simon Bolivar, le petit resto "La fausse porte", le musée de l´or, le marché aux puces, le jardin botanique...<br />Suite dans le prochain épisode</span><span style="font-size:85%;"></span><span style="font-size:85%;"><br /></span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-26668629793710198302008-07-05T05:24:00.014+02:002008-07-05T20:38:51.381+02:00J+233-234 / Interlude : nuit blanche pour un café noir<div style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="font-size:85%;">Après trois heures de bus dans la cordillère colombienne avec un chauffeur pied dedans, dépassant voitures, camions et tout autre obstacle entravant sa route. Sains et saufs, nous arrivons à Ibague. Rendez-vous avec Rafael même heure, même endroit au kiosque à café du terminal de bus. Il nous rejoint, franche embrassade. Quelques minutes plus tard nous sommes dans son appartement où nous voyons trôner sur la table du salon une machine aux chromes rutilants. Fièrement Rafael nous explique qu'il vient de ramener cette machine à torréfier le café de Minneapolis et qu'il n'a pas encore eu le temps de l'essayer. Nous posons nos affaires et nous partons pour un restaurant 100 "% Carne. Chacun raconte ce qu'il a vécu ces dix derniers jours. Ana-Lucia le mariage de ses amis avec qui nous avions été au concert, Rafael son voyage à Minneapolis et nous notre kidnapping par les colombiens de Santa-Rosa. De retour à l'appart, je demande à Rafael s'il n'a pas envie de tester son nouveau jouet ; petit sourire. Il prend le bébé dans ses bras et le transporte sans tarder dans la cuisine. Il sort un bon kilo de café vert de derrière les fagots, feuillette la notice que rapidement nous abandonnons, notre niveau d'anglais mutuel étant trop faible, pour explorer par nous-mêmes les possibilités de la machine. La première torréfaction qui prend une bonne vingtaine de minutes sera une foirade complète, malgré la</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SG-JGsSSafI/AAAAAAAAAxU/8pEE0D2NvsM/s1600-h/DSC04526.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219541241205778930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SG-JGsSSafI/AAAAAAAAAxU/8pEE0D2NvsM/s200/DSC04526.JPG" border="0" /></span></a><span style="font-size:85%;"> douce odeur qui se dégageait de la machine le café est brûlé. Rafael prépare une nouvelle dose de café vert pendant que la machine refroidit. Il modifie ensuite quelques courbes de températures et de temps et nous renouvelons l'opération. Cette fois le café sera à peine bruni. Nouvelle dose, cette fois Rafael à l'air plus satisfait du résultat, mais apparemment ce n'est pas suffisant. Il est deux heures du matin et nous nous levons tous demain vers six heures trente. Rafael et Ana-Lucia ont plus de trois heures de route pour rejoindre la famille de madame, quant à nous, nous devons prendre un bus pour Bogotá où nous devons retrouver Olga avant midi. Nouvelle torréfaction, il n'est toujours pas satisfait. Laetitia me remplace un peu auprès de Rafael pendant que je vais me détendre sur internet en jouant au poker. J'ai le temps de jouer une heure et de revenir que Rafael n'est toujours pas content du résultat. Nous restons avec lui jusqu'à 5 heures du mat. Quand enfin il se retourne vers nous et nous annonce qu'il a fini par trouver le bon réglage et qu'il va maintenant pouvoir nous torréfier une sélection des deux meilleurs cafés qu'il a noté la semaine dernière lors d'une catation qui opposait plus de quinze cafés différents. Encore une petite demi heure et nous nous couchons fatigués mais avec la fierté du travail bien fait, surtout Rafael !!! Je vous ai menti un peu dans le titre à propos de la nuit blanche, mais c'était pas loin. Nous dormons à peine une heure et demie et nous voilà à nouveau dans la cuisine pour moudre le café et le mettre en sac. Bien sûr Rafael prépare sa machine à Expresso pour la sanction finale. Verdict, ce café est 100 % pur, 100 % fuerte, 100 % black et nous réveille donc à 300 % et on en a besoin !</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SG-Mcb_Rb9I/AAAAAAAAAxc/SiUSYfJrdJg/s1600-h/P1040346.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219544913323061202" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SG-Mcb_Rb9I/AAAAAAAAAxc/SiUSYfJrdJg/s400/P1040346.JPG" border="0" /></span></a></div><span style="font-size:85%;">Adios y Muchas gracias Rafael y Ana-Lucia, nos vamos à Bogotá. </span>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-89731208181555613022008-06-28T03:50:00.009+02:002008-06-29T06:14:35.831+02:00J+227-233 / Incroyables colombiens Episode II<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWesNVfkyI/AAAAAAAAAxM/BTPTKKFQsew/s1600-h/DSC04493.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216750225709830946" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWesNVfkyI/AAAAAAAAAxM/BTPTKKFQsew/s200/DSC04493.JPG" border="0" /></a>L<span style="font-size:85%;">e lendemain très tôt, nous prenons un minibus et nous retrouvons sans souci notre famille colombienne : le fils, la mère, la grand-mère et une amie. Trois heures plus tard nous arrivons à San Augustin où nous trouvons un hôtel sympathique, tout en bois avec une grande cour intérieure. Nous laissons nos affaires et partons pour visiter le site archéologique. Beaucoup de monuments funéraires dispersés dans la forêt, composés de têtes monolithiques, gardant l´entrée des tombes, plus loin sur le parcours nous trouverons une place sculptée dans la roche de la rivière, un lieu que sans doute les sages utilisaient pour différentes cérémonies. Il y a peu de traces de cette culture qui aurait habité la région il y a environ un bon millier d´années. Alors que nous nous installons dans notre chambre, Socorro la grand-mère de Jorge vient nous voir pour nous proposer de continuer avec eux demain matin au chant du coq pour visiter les autres ruines de la région et une cascade puis continuer la route en direction de Popayan plus à l´ouest. Commençant vraiment à être fatigués, nous déclinons l´offre. <a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWcONvOdkI/AAAAAAAAAw8/8YiAhXUJvvs/s1600-h/P1030862.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216747511398430274" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWcONvOdkI/AAAAAAAAAw8/8YiAhXUJvvs/s200/P1030862.JPG" border="0" /></a>Le temps de prendre notre douche et de nous rafraîchir le cerveau par la même occasion, nous changeons d´avis, nous apprécions leur compagnie et il serait trop bête de ne pas profiter de l´opportunité qu´ils nous offrent de visiter la région très difficilement accessible en bus. Nous les rejoignons pour le dîner et leur exprimons notre changement de cap : grand sourire de Socorro qui nous lâche une petite boutade au passage. Le seul souci c´est qu´entre temps ils ont proposé à un couple de colombiens rencontrés la veille le même parcours et qu´ils ont été plus prompt que nous, pas grave pour Jorge nous serons donc huit dans le 4x4. Une petite ballade nocturne dans les rues tranquilles de cette paisible bourgade de la cordillière centrale, arrêt pour boire un coup, une pause dans une petite échoppe touristique et chacun rejoint sa chambre. Rendez-vous demain à l´aube.Chacun se réveille un peu en retard et le temps de rameuter tout le monde, le ciel est déjà bien clair. Notre place de retardataire nous vaut d´être dans le coffre, 30 cm de large et 1,50 de long. Rapidement nous commençons à goûter les plaisirs des pistes caillouteuses. Tout au long de la journée nous découvrons différents sites archéologiques, passant par des villages paumés où le règne de la charrette et du mulet est bien loi<a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWcsDmKI-I/AAAAAAAAAxE/kZHt-a5J2ko/s1600-h/P1030914.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216748024072119266" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWcsDmKI-I/AAAAAAAAAxE/kZHt-a5J2ko/s200/P1030914.JPG" border="0" /></a>n d´être oublié ; admirant les cascades qui foisonnent dans la région et nous arrêtant dans toutes les églises. Bref malgré notre position tape-cul, que du bon !!! A la nuit tombée toute la compagnie rejoint San Augustin, le couple de colombiens retrouve leur voiture et nous nous mettons en route pour une ville à une heure d´ici où nous passerons la nuit, avant de repartir très tôt pour Popayan à plus de cinq de route. En arrivant á l´hôtel voyons qu´il n´est pas dans notre standing mais nous ne voulons pas faire hôtel à part, d´autant que le départ aura lieu à l´aube, alors nous discutons un peu le tarif. Nous aurons ce que nous voulons mais nous devrons nous passer d´eau chaude, pas grave nous avons fait la campagne d´Afrique ! Au moment de partir, nous allons payer notre nuit d´hôtel mais le garçon nous dit que la note est déjà réglée. Nous allons voir Socorro pour lui donner l´argent pour notre nuit et nous recevons un refus sans appel et nous envoie charger nos affaire dans le coffre de la voiture. Le moteur démarre, nous ne sommes plus que cinq dans le 4x4, trois de nos compagnons nous lâchent aujourd´hui pour rejoindre Neiva. Pendant une bonne heure nous profitons du macadam, cela ne dure pas et après avoir pris notre desayuno (petit-déjeuner) à la mode locale dans un petit bled de la cordillère centrale nous abordons la piste. Le soleil brille, derrière nous s´élève la poussière, Jorge pied au plancher dévoile toute la puissance de son 4x4 V8, le décor défile, nous mangeons les kilomètres comme un mustang lâché dans les hautes plaines. Contrairement aux autres rout<a href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWaJr8pTkI/AAAAAAAAAwk/0UoCvOEx0YA/s1600-h/DSC04490.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216745234585177666" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWaJr8pTkI/AAAAAAAAAwk/0UoCvOEx0YA/s200/DSC04490.JPG" border="0" /></a>es colombiennes, nous notons rapidement l´abscence de policiers, explication de Jorge : nous sommes en pleine zone de guérilla, mais ne vous inquiétez pas en ce moment c´est calme... C´est ce moment que choisit la voiture pour montrer une légère faiblesse, rien de grave une simple crevaison. Mais sur les 5 écrous qui verrouillent la roue, deux sont cassés ; nous repartons et abandonnons la vitesse mustang pour adopter la vitesse mulet. Plus que cinq heures avant de rejoindre Popayan. Sur la route, un ancien pont détruit par la guérilla, un village où l´on peut observer un nombre incroyable d´éclats de balles décorant les murs, tristes guirlandes. Heureusement tout n´est pas que guérilla et vendetta, nous passons aussi par une magnifique cascade et par un plateau où de très étranges plantes poussent dans un terrain spongieux et ne grandissent que d´un centimètre par an. On raconte dans les pueblos qu´il y a bien longtemps on en voyait de plus de 30 mètres, la plus grande que l´on ait vue faisait à peine 2 mètres. La pluie arrive en même temps que nous sur Popayan, magnifique cité aux murs blancs, tuiles rondes et rouges sur laquelle pèse aujourd´hui lourdement le gris du ciel. Le temps que la famille se signe devant une église et nous reprenons la route pour Cali, nous pensions nous arrêter dans l<a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWarD0Cb6I/AAAAAAAAAws/eY2XyfQl3UQ/s1600-h/DSC04488.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216745807927209890" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SGWarD0Cb6I/AAAAAAAAAws/eY2XyfQl3UQ/s200/DSC04488.JPG" border="0" /></a>a cité, mais le temps presse et la famille continue au nord sur la même route que nous alors sans trop résister nous avons accepté leur invitation. Naturellement nous finissons notre route dans la chambre d´amis de Jorge à Santa Rosa. Je pense maintenant que le kidnapping est profondément ancré dans la culture colombienne. Je rappelle les faits : nous faisions du stop au bord d´une piste asséchée et poussiéreuse, nous sentions aussi fort qu´un fromage de bouc, ils ont eu la gentillesse de nous avancer de quelques kilomètres et nous voilà trois jours plus tard invités chez eux à dormir. Incroyables colombiens. Nous passerons trois jours dans cette région caféière. Nous visiterons Pereira, Arménia et nous goûterons au cinéma colombien sans doute l´un des meilleurs d´amérique latine : "Pero come Pero". Nos charmants ravisseurs finissent par nous relâcher après une semaine de prise d´otage plus qu´agréable. Et nous voilà dans un bus direction d´Ibague pour finir notre boucle de la partie sud de la Colombie. Rafael est revenu des Etats-Unis et nous attend pour un bon expresso. Sur son conseil nous passons par un parc dédié au café, nous y affinons notre savoir et repartons direction son accueillante maison.</span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-2028773593164488742008-06-23T01:36:00.017+02:002008-07-06T21:23:24.584+02:00J+224-226 / Interlude : un désert sous la pluie<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF79JwRD_nI/AAAAAAAAAwc/9aME-M4KxgA/s1600-h/DSC04479.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF79JwRD_nI/AAAAAAAAAwc/9aME-M4KxgA/s200/DSC04479.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214883762558729842" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">Le minibus ralentit, nous descendons et récupérons nos bagages. A la croisée des chemins, nuit noire et chaude. Nous marchons jusqu´au centre d´Aipé, le temps de transpirer mais point trop. Nous trouvons l´hôtel que nous a recommandé Rafael sans difficulté. Une vieille dame se balançant dans son rockincher nous accueille la clope au bec et grand sourire. Elle appelle sa fille qui nous indique une chambre dans le fond de la cour. Le prix est bon, l´endroit agréable et il y a un ventilateur. Nous nous installons, fumons une tige avec la grand-mère et partons dans le village en humer l´atmosphère et elle est aussi bonne que la bière que nous prenons fraîche à la terrasse d´un troquet qui donne sur la place principale. Nous glanons quelques infos pour rejoindre le désert del Tatacoa, il nous faudra prendre demain matin une barque pour traverser le Rio Magdalena pour atteindre Villavieja un village sur l´autre rive où commence le désert. Nous demandons si nous pouvons laisser nos gros sacs à l´hôtel le temps de notre petite traversée du désert, cela ne pose évidemment pas de soucis, contrairement à l´hôtel où nous avions dormi au Vénézuela qui nous avait allégé de quelques centaines de bolivianos pour le même service. Après une bonne nuit de sommeil sous les bons hospices du ventilateur et un bon petit déjeuner, nous partons en direction du port d´Aipé pour nous rendre sur l´autre rive. Rapidement nous sortons du village et nous retrouvons sur un sentier inondé où n<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF70Yzyz_jI/AAAAAAAAAwE/j9pUMuA__y8/s1600-h/DSC04476.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF70Yzyz_jI/AAAAAAAAAwE/j9pUMuA__y8/s200/DSC04476.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214874125598981682" border="0" /></a> une dame qui loge régulièrement des voyageurs, malheureusement elle reste introuvable. Finalement il nous propose gentiment de nous héberger et nous allons avec lui jusqu´à sa demeure. Dans le salon sa femme hypnotisée par la télé nous salut à peine. La chambre se résume à la plus simple expression, un lit au milieu de quatre murs en parpaings recouverts d´une taule ondulée. Ce sera très bien pour passer la nuit, surtout que nous voulons nous lever bien avant l´aube pour voir le soleil se lever sur le désert qui est une heure demie de marche du village. Nous visitons le musée archéologique, où nous pouvons admirer de très beaux spécimens de fossiles de tortues datant de l´âge où la mer recouvrait la région. Ensuite nous nous rendons à pied à l´observatoire astronomique qui se situe près du laous devons passer de pierre en pierre pour nous garder au sec. Après avoir traversé un champ, nous sommes en vue du port : un banc sur le bord de la rive à l´ombre d´un arbre plusieurs fois centenaire. Trois colombiens attendent près de leur moto. Nous attendons le bateau qui mettra une bonne heure pour venir. Plutôt qu´un bateau, c´est une barque en bois à moteur qui pointe à l´horizon. Nous embarquons et la moto avec nous, espérons juste que nous ne chavirerons pas car le Rio Magdalena est large et puissant en cette saison des pluies. Sans encombre nous débarquons dix minutes plus tard sur l´autre rive. Le soleil est déjà puissant, et nous arrivons en sueur jusqu´à la place centrale largement désertée à cette heure. Nous allons dans l´unique restaurant-hôtel de la ville, très beau bâtiment colonial. Nous prenons un solide repas et nous demandons pour une chambre, malheureusement l´hôtel est complet. Le garçon se renseigne et nous renvoie versbyrinthe de Cusco qui marque le début du désert. Nous partons malheureusement un peu tard et nous manquons le couché du soleil, mais nous ne manquerons pas de voir saturne par l´oeilleton de la lunette astronomique. Nous retournons au village dans la chaleur de la nuit. Heureusement l´astronome qui rentre lui aussi au village en moto-taxi nous prend en stop à mi-chemin. Mais à peine quelques centaines de mètres plus loin un car de touristes remplit de filles s´arrête à notre hauteur. Notre astronome au grand coeur nous abandonne et nous finissons la course en solo. Nous rejoignons notre piaule ; réveil dans 4 heures. Deux heures après nous être endormis nous sommes réveillés brutalement par une pluie diluvienne. Le bruit est incroyablement amplifié par la taule. Espérons que la pluie cessera, nous nous rendormons. Mais c<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF74JnbiK8I/AAAAAAAAAwM/Qtmtva0Z2Go/s1600-h/P1030777.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF74JnbiK8I/AAAAAAAAAwM/Qtmtva0Z2Go/s200/P1030777.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214878262628592578" border="0" /></a>e n´est pas le cas quand le réveil sonne, la pluie a diminuée mais n´a pas cessée. Notre marche vers le désert commence sous la pluie, nous serons peu chanceux, la pluie ne s´arrête pas et nous ne verrons pas non plus le levé du soleil sur le désert. Sensation étrange que d'aller dans un désert alors que nous sommes trempés, c'est comme se promener au pôle nord en maillot de bain. Sur cette déception, nous prenons un solide petit déjeuner et nous nous mettons en route pour notre longue marche, en espérant que la pluie cesse, c´est tout de même incroyable un désert sous la pluie. Petit à petit nos chaussures se transforment en plateformboots se chargeant d´une boue gluante, elles prennent du poids à chaque pas que nous faisons. Nous avons encore bien 5 heures de marche avant d´atteindre une piscine naturelle qui se trouve au creux des canyons du désert del Tatacoa. Heureusement à mesure que la journée s´écoule, le temps change, les nuages s´en vont et la chaleur commence à venir, enfin ! Il ne nous faudra pas longtemps pour s´en plaindre en bon français que nous sommes. Nos tee-shirts n´ont pas même le temps de sécher de la pluie matinale qu´ils sont trempés de sueur. Rapidement le niveau d´eau de nos gourdes baisse. Il est midi, et nous comprenons enfin pourquoi nous sommes dans un désert, soleil de plomb, peu de végétation et beaucoup de cactus. Il est une heure quand enfin nous arrivons aux abords de la piscine naturelle. Espérons que l´eau sera fraîche ?</span><br /></div><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF75_DQPHtI/AAAAAAAAAwU/igtvuzkvQe8/s1600-h/P1030833.JPG"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF75_DQPHtI/AAAAAAAAAwU/igtvuzkvQe8/s400/P1030833.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214880280142094034" border="0" /></a></span> <span style="font-size:85%;">Nous nous engageons dans le labyrinthe que forme cette partie du désert. Quand enfin nous trouvons la piscine, c´est la déception : à peine 40 cm d´eau boueuse, sans aucun doute due à la pluie diluvienne de la nuit... Demi tour pour prendre une boisson pas bien fraîche et repartir pour la labyrinthe de Cusco qui doit être à cette heure sec et donc accessible. Nous sommes fatigués après ces huit heures de marche et nous décidons de tenter le stop, le premier 4x4 s´arrête, étant plein, le chauffeur nous propose de nous accrocher à l´extérieur. Nous faisons à peine quelques mètres que nous stoppons la voiture tant il est difficile de rester accrochés. Finalement le chauffeur nous cale dans le coffre et nous repartons. Nous nous arrêtons à Cusco et après une petite discussion, Jorge le chauffeur nous propose d´aller le lendemain à San Augustin avec eux, site pré-colombien à 5 heures de là. Il insiste tellement pour que nous les accompagnions que nous prenons son numéro et lui proposons <a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF7xHb6T-ZI/AAAAAAAAAv0/_xXcMlmWRTE/s1600-h/DSC04569.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF7xHb6T-ZI/AAAAAAAAAv0/_xXcMlmWRTE/s200/DSC04569.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214870528595327378" border="0" /></a>de le rappeler ce soir quand nous serons de retour à notre hôtel pour convenir d´un rendez-vous pour le lendemain où ils seront moins nombreux et où il y aura donc de la place dans la voiture. Ils continuent leur route, après que la grand-mère ait largement insisté pour que nous les rejoignons demain à Neiva, une demi heure plus au sud de Aipé. Sur ce nous descendons explorer le labyrinthe rouge de Cusco et nous nous perdons dans le dédale pendant une bonne heure, transpirant sang et eaux tant la chaleur se concentre dans les gorges de ce labyrinthe.Nous regagnons Villavieja en stop et encore une fois un 4X4 plein s´arrête et nous propose de nous accrocher sur les côtés. Cette fois c´est plus confortable et nous acceptons sans hésitation. Arrivés chez nos hôtes nous p</span><span style="font-size:85%;">renons une douche bien méritée avant de les saluer et de partir pour Aipé. Quand nous abordons l´autre riv</span><span style="font-size:85%;">e, l´eau a inondé une bonne partie des champs et nous regagnons difficilement le village</span><span style="font-size:85%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF7z-s549cI/AAAAAAAAAv8/vcsPd2nQFhs/s1600-h/DSC04477.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SF7z-s549cI/AAAAAAAAAv8/vcsPd2nQFhs/s200/DSC04477.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214873677073020354" border="0" /></a></span><span style="font-size:85%;">. Heureusement nous trouvons un bar ouvert où un</span><span style="font-size:85%;">e bière bien fraîche n´attendait que nos grands gosiers assoiffés. Nous prévenons Jorge que nous les rejoignons demain matin pour faire la route avec eux. Une bonne pizza dans un bouiboui à roulette installé sur la place et nous allons nous écrouler dans notre chambre.</span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-42046907685161746122008-06-19T07:27:00.018+02:002008-06-20T05:01:04.683+02:00J+217-224 / Incroyables colombiens Episode I<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqQ5F1WoUI/AAAAAAAAAvI/oXatsPdWlU0/s1600-h/DSC04454.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqQ5F1WoUI/AAAAAAAAAvI/oXatsPdWlU0/s200/DSC04454.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213638829127672130" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">Nous voici avec Rafael, spécialiste du café en Colombie, pays du café 100% Arabica. Nous som</span><span style="font-size:85%;">mes donc à la meilleure place dans le cadre de notre tour du monde du café. Nous montons </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> bord du 4x4, le même que celui du père de Laetitia, un autre très bon signe pour ceux qui aiment en voir partout où il est possible d´en voir, je crois que je fais partie de ceux-là, surtout</span><span style="font-size:85%;"> quand les augures sont bonnes !!! Nous sommes contents de nous revoir et Rafael est ravi de nous accueillir dans son pays.</span><br /> </div><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;">Nous arrivons dans la ré</span><span style="font-size:85%;">sidence de Rafael, nous nous présentons au portail, le gardien nous ouvre. </span><span style="font-size:85%;">On sent que le pa</span><span style="font-size:85%;">ys n´est pas sûr. La résidence se compose d´un ensemble de petits immeubles assez modernes. Ana-Lucia -la femme de Rafael- est là et elle aussi est ravie de nous revoir. Le temps de poser nos affaires dans une chambre qu´ils ont préparé pour nous et nous partons dîner dans un centre commercial, pas n´importe lequel : Carrefour. Quand tu pars autour du monde, il faut toujou</span><span style="font-size:85%;">rs s´attendre </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> des expériences nouvelles et inédites. Rafael et Ana-Lucia sont très curieux de notre parcours, nous leur racontons tout en détail. Évidemment la conversation dérive d´elle même </span><span style="font-size:85%;">vers le café. Rafael est intarissable, nous pouvons lui octroyer le titre de professeur tant sa connaissance est étendue sur le sujet. Il nous p</span><span style="font-size:85%;">arle aussi du programme qu´il nous a préparé. Visite de l´usine dont il est le manager, une trieuse à café ; mais aussi visite d´une ferme qui produit l´un des meilleur c</span><span style="font-size:85%;">afé de la région de Tolima, celle du siège local de la "Federació</span><span style="font-size:85%;">on Nacional de Cafeteros de Colombia", visite d´un des entrepôts du plus gros exportateur de café de Col</span><span style="font-size:85%;">ombie, d´une entreprise d´engrais naturels spécialisée dans le café... les prochains jours vont être chargés, nous n´aurons pas le temps de nous reposer, mais peu importe. Retour </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> l´apparteme</span><span style="font-size:85%;">nt, Rafael nous propose un café, comment refuser ? Il sort sa machine à torréfier, quelques minutes plus tard la douce odeur du café commence </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> se répandre dans l´appartement. Les grains verts commencent à brunir et </span><span style="font-size:85%;">à </span><span style="font-size:85%;">prendre cette belle couleur café. Ensuite il le moud et encore d´autres arôme</span><span style="font-size:85%;">s s´en dégagent. Bonheur et félicité quand il nous sert ce café, </span><span style="font-size:85%;">le plus frais que nous ayons eu </span><span style="font-size:85%;">l´occasion de déguster depuis notre visite d´une ferme au pied du Kilimanjaro. Nous nous souhaitons un</span><span style="font-size:85%;">e bonne nuit et allons chacun rejoindre nos chambres. Nous sautons da</span><span style="font-size:85%;">ns un lit deux places au matelas épais, avec des draps ajustés, des oreillers moelleux. Que de bonheur aujourd´hui.</span><br /></div><div style="text-align: justify;"> <span style="font-size:85%;"> Sept heures Rafael tape </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> notre porte, il est l´heure de se lever, de prendre une douche, un bon café et de partir visiter son usine </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> quelques kilomètres de là sur la </span><span style="font-size:85%;">route de Bogotà. Mais avant de vous parler de cette visite, nous allons causer de celle de la ferme que nous avons fait le lendemain, ce qui facilitera la compréhension </span><span style="font-size:85%;">du processus. Nous partons de très bonne heure pour une ferme située </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> deux heures de route d´Ibague, pendant une bonne </span><span style="font-size:85%;">heure nous su</span><span style="font-size:85%;">ivons</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqTPmvYPrI/AAAAAAAAAvg/WPxedgQaQBg/s1600-h/P1030702.JPG"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqTPmvYPrI/AAAAAAAAAvg/WPxedgQaQBg/s400/P1030702.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213641414941359794" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqRZhHSctI/AAAAAAAAAvQ/xxZYk4zUUGk/s1600-h/DSC04468.JPG"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqRZhHSctI/AAAAAAAAAvQ/xxZYk4zUUGk/s200/DSC04468.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213639386206466770" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"> la route de Bogot</span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> avant de bifurquer vers </span><span style="font-size:85%;">les mon</span><span style="font-size:85%;">tagnes où pousse le café, en général en</span><span style="font-size:85%;">tre 1000 et 2000 mètres pour l´arabica. Nous commençons </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> </span><span style="font-size:85%;">serpenter sur les sublimes </span><span style="font-size:85%;">routes colombiennes et avant d´arriver </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> la ferme nous faisons une petite pause p</span><span style="font-size:85%;">our prendre</span><span style="font-size:85%;"> un petit-déjeuner </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> la mode colombienne : saucisses</span><span style="font-size:85%;">, patacones (ban</span><span style="font-size:85%;">anes écrasées et frites). U</span><span style="font-size:85%;">ne dizaine de minutes plus tard nous abordons des chemins boueux et caillouteux que le 4x4 passe sans aucun problème. Nous nous garons et finissons le chemin à pied. Ferme de taille moyenne parmi la multitude de celles qui produisent ce fameux café colombien que vous trouvez régulièrement chez votre épicier préféré. Une femme nous accueille très gentiement et nous commençons la visite. D´abord nous partons sur les coteaux verdoyants où des saisonniers sont en train de récolter à la main de grosses baies rouges sur des branches chargées comme des grappes de raisin. Nous nous dirigeons ensuite vers un bâtiment où sont d</span><span style="font-size:85%;">échargés les paniers dans une machine qui en ôtera la peau, par la suite les baies passent sur un tapis qui les emmène vers une machine qui va les laver à grandes eaux. La dernière étape, le séchage se fait dans un séchoir qui permet d´assécher les baies très rapidement. Une fois séchées les baie, qui possèdent encore leur coque jaune, sont mise en sac ; les sacs seront acheminés vers des entrepôts de triage comme l´usine de Rafael. Maintenant je peux revenir à la visite du jour, l´usine de Rafael. Je vous épargnerai tous les détails mais je vais tout de même vous décrire l´essentiel du processus. Les camions chargés de sacs de grains arrivent </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> l´usine, ils sont pesés puis déchargés. Une fois dans l´entrepôt ils sont vidé</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqR6MtsM4I/AAAAAAAAAvY/W5N9EJcofw8/s1600-h/DSC04456.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqR6MtsM4I/AAAAAAAAAvY/W5N9EJcofw8/s200/DSC04456.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213639947666076546" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">es dans la trieuse, 30 mètres de haut, 20 de large sur une bonne quaranta</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqP44M7cAI/AAAAAAAAAu4/RvkxjdVvA3c/s1600-h/P1030669.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SFqP44M7cAI/AAAAAAAAAu4/RvkxjdVvA3c/s320/P1030669.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213637725956829186" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">ine de long. C´est </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> ce </span><span style="font-size:85%;">moment que les grains sont séparés de leur coque, ensuite ils sont triés pour re</span><span style="font-size:85%;">tirer les mauvais grains. Selon la demande du client, le tri peut être très préci</span><span style="font-size:85%;">s, et pour les </span><span style="font-size:85%;">clients les plus exigeants, une sélection manuelle peut être faite. En général seuls les meilleurs café</span><span style="font-size:85%;">s subissent cette ultime étape, car elle en augmente le prix de façon trés significative. Les grains sont ensuite reconditionnés dans des sacs dont on prélève des échantillons qui sont dégustés par les personnes du laboratoire pour évaluer les différentes propriétés, défauts et qualités des grains et des arômes qui sont notés lors de la catation, procédé similaire </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> celui du vin. Par la suite les sacs destinés à l´exportation subiront des contrôles des douanes colombiennes et parfois américaines très sévères avant de partir pour les différentes régions du monde. C´est seulement en arrivant dans les pays de destination que les grains seront torréfiés, chaque pays ayant sa méthode, mais aussi pour une raison plus simple c´est qu´une fois torréfié le café perd rapidement de sa saveur et doit être moulu et bu dans les deux mois. L´un des plus grands noms de la torréfaction est la maison Illy à Trieste en Italie, d´ailleurs à notre retour nous avons l´intention d´y faire un petit tour, pour achever notre tour du monde en dégustant le meilleur café du monde.</span><br /><span style="font-size:85%;">Dans la journée nous visiterons aussi le siège de la Coopérative locale de café, une institution des plus importantes en Colombie car elle gère environ 50% de la production nationale et aide les cultivateurs par des programmes de scolarisation pour les enfants, aide à la construction des routes dans les zones rurales et caféières, mais intervient aussi dans les programmes de santé... Nous passerons aussi dans une ferme qui produit de l´engrais organique de façon industrielle. Tout cela nous a pris trois grosses journées. Notre connaissance en café est maintenant presque professionnelle !!!</span><br /><span style="font-size:85%;">Pour notre avant dernier jour à Ibague, des amis d´Ana-Lucia nous invitent </span><span style="font-size:85%;">à</span><span style="font-size:85%;"> un concert. Laetitia a vu l`affiche dans la rue et m´avertie que cela risque de ne pas être notre meilleur concert. Nous voilà dans la file d´attente et nous sommes rapidement séparés en deux files, une pour les hommes, l´autre pour les femmes. Celle des femmes est infiniment plus longue que celle des hommes, si j´étais misogyne je dirais que c´est mauvais signe ! Nous entrons dans le chapiteau côté VIP, bizarrement ce sont les places les plus au fond. Tables et chaises ambiance cabaret sous tente. Le tout sur fond de musique Salsa, jusque là tout se passe bien. Nous sommes tous les six attablés à déguster des petits verres en attendant que le concert commence. Nous avons le temps de finir une première bouteille et d´entamer largement la seconde. Nous sommes entré dans la salle vers 20 heures, il est maintenant plus de 22 heures. Ça doit être une sacrée star pour se permettre autant de retard. la salle s´impatiente doucement quand enfin vers 23 heures les lumières s´éteignent ; tonnerre d´applaudissements, plein feu sur la scène et c´est à ce moment là que ça tourne mal pour nous. Un quinquagénaire chilien aux allures de Julio Iglesias commence son répertoire ennuyeux à la plus grande joie du public qui reprend en choeur chacune des paroles d`amour de leur idole. Notre torture durera pas moins de deux heures, d´ailleurs nous ne sommes pas les seuls, Rafael n´a pas l´air très emballé non plus. Nous nous disons qu´il est là parce qu´Ana-Lucia nous a invité et qu´il aurait été de mauvais goût qu´il reste chez lui... A la fin du concert vient le moment temps redouté du "alors qu´avez vous pensé du concert ?". Très diplomatiquement Laetita répondra que ce n´est pas sa tasse de café ! Comme on dit, tout cela partait d´un bon sentiment...</span><br /><span style="font-size:85%;">Le lendemain c´est dimanche mais ce n´est pas pour autant que Rafael se repose. Il passe la journée à déguster des cafés pour les noter. Le soir nous préparons un repas pour remercier Rafael, Ana-Lucia et ses amis pour leur invitation. Ils nous offrirons des cadeaux couleur café, et nous passerons une bien meilleure soirée que la veille à discuter café, politique et du futur mariage des amis d´Ana-Lucia qui aura lieu la semaine prochaine. Le lendemain Rafael doit partir pour les États-Unis pour une foire internationale de café, quant à nous nous prendrons la route du sud, direction le Désert del Tatacoa.</span></div>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-21548789727514673832008-06-08T23:32:00.008+02:002008-06-10T02:49:47.864+02:00J+213-217 / En route pour un bon café<div align="justify"><span style="font-size:85%;">Finie la moiteur amazonienne. Nous sommes confortablement installés dans un bus climatisé direction Ciudad Bolivar au Vénézuela, 2000 kilomètres plus au nord. Changement de bus prévu à l´aube à Boa Vista, dernière grosse ville brésilienne avant la frontière vénézuélienne. Suite à quelques problèmes mécaniques, nous loupons la correspondance. Nous sommes maintenant coincés à Boa Vista pour 24 heures de plus. Il fait chaud, un paysage plat, une gare déserte, dans ce décor de rêve nous trouvons un hôtel miteux à deux pas de la gare ; une douche pour nous laver de la sueur du voyage et nous partons à la recherche du centre ville. Nous longeons une immense avenue, peu de voitures et aucun bus. Sous cette chaleur le bout de la route parait très loin. Nous hélons un taxi collectif, à peine plus cher qu´un bus. Quelques minutes plus tard nous descendons du taxi, nous voici dans le centre. Ordinaire et désert, dimanche, 13 h 30 dans une ville de province amazonienne. On zone dans cette cité à l´horizon dégagé et à la chaleur étouffante. Un snack par ci, une glace par là, un supermarché climatisé, des places immenses reliées par des avenues gigantesques, sans voiture pour les arpenter. Quelle étrange cité. Il n´y a donc pas grand chose à faire dans cette ville de plus de 400 000 habitants. Même le cinéma principal qui affiche 4 films n´ouvre pas avant le soir et nous ne voyons pas un seul internet ouvert. Nous avons compris, nous retournons dans notre hôtel minable pour une bonne sieste à l´ombre de notre ventilateur, presque vingt minutes avant de pouvoir trouver un taxi. Nous passons la soirée sur le parking de la gare dans une gargote pour nous restaurer. Quelle journée formidable, rideau et à demain.<br />7h00, nous sommes seulement trois avec un autre touriste anglais dans un immense bus en direction de la frontière vénézuelienne. Une fois arrivés nous réalisons un change des plus avantageux, environ 25% au dessus du taux officiel, signe d´une économie qui va mal. Quelques kilomètres plus loin, l´anglais nous abandonne pour</span><span style="font-size:85%;"> parcourir la région où se trouve les Tepui, ensemble de plateaux où l´on peut découvrir des écosystèmes uniques et différents du reste de la région. Petit à petit le bus se remplit au fur et à mesure des arrêts. Bien après la tombée de la nuit, nous arrivons à Ciudad Bolivar. Une dame nous parle d´un hôtel rudimentaire pas loin du terminal, nous préférons cela que de traverser une ville inconnue en pleine nuit. Effectivement l´hôtel se trouve à deux pas. Pas de sonnette, alors je donne de la voix, un éclopé taciturne descend nous ouvrir ; il nous montre une chambre et s´en retourne sans avoir décroché un mot. C´est rudimentaire mais vu l´heure ça fait l´affaire.<br />Le lendemain, je pars explorer le quartier pendant que Laetitia continue d´<a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExeGDwWuoI/AAAAAAAAAuQ/uLJFfPwXQ1I/s1600-h/DSC04449.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209642327141169794" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExeGDwWuoI/AAAAAAAAAuQ/uLJFfPwXQ1I/s200/DSC04449.JPG" border="0" /></span></a>arpenter le pays des songes. Un nombre incroyable de vielles caisses américaines hantent les rues de la ville, toutes plus belles et déglinguées les unes que les autres. Marcher sur ces trottoirs nécessite une attention de tous les instants pour ne pas trébucher (dalles décalées, trous béants...), surtout si on veut regarder les murs ornés de graffitis politiques, dont une bonne partie à l´image d´Hugo Chavez. Des poteaux électriques s´élancent et des centaines de fils s´y accrochent pour se croiser dans le ciel comme des toiles d´araignée sans cohésion. Après une heure d´errance à transpirer sous le soleil de Chavez, je rejoins Laetitia pour assister au réveil de la princesse et c´est pas toujours facile ! Nous expédions le petit déjeuner et nous partons explorer la ville, côté historique. Nous sommes en fin de matinée, la population a déjà abandonné les rues brûlantes de ville pour les laisser aux quelques touristes, seules personnes capables de braver les ardeurs du soleil de midi pour admirer quelques bâtisses coloniales laissées par la toute puissante couronne d´Espagne. Nous passerons évidemment par la place Simon Bolivar avant que nos errances et un dernier brin de lucidité ne nous emmènent à l´ombre des arbres du jardin botanique. La chaleur retombe enfin, nous regagnons notre hôtel, sur le chemin nous passons par un cimetière, nous y verrons quelques tombes aux noms bien corses. D´ailleurs ce ne sont pas les seules traces que la diaspora corse a laissé au pays, nous trouvons aussi sur les stands de souvenirs des portes-bonheurs qui ressemblent étrangement à ceux de l´île de beauté : un poing fermé avec le pouce sortant entre l´index et le majeur, mais apparemment les vénézuéliens qui les vendent parmi d´autres biblos en ignorent l´origine. Tout s´explique lorsque l´on sait que beaucoup de corses se sont installés au Venezuela et que deux anciens présidents du pays étaient corses.<br />A la nuit tombée nous sommes à la gare routière et attendons patiemment notre bus pour la frontière colombienne. Une nuit, un jour de route plus à l`ouest et nous arrivons à San Cristobal côté Vénézuela. Nous passons la soirée aux alentours de la gare, immeubles sans charme, rue bruyante et polluée. Nous mangeons un bout dans une salle déserte avec pour seuls voisins quelques policiers en train de siroter des sodas, le tout sur fond de musique salsa –la Colombie n´est plus très loin-, éclairés par des néons nous inondant d`une lumière blafarde. Le lendemain, nous grimpons dans un tortillard pour la ville frontière, une heu</span><a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExeftO4PiI/AAAAAAAAAuY/XLOhcoQ-Y2Q/s1600-h/DSC04452.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209642767771778594" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExeftO4PiI/AAAAAAAAAuY/XLOhcoQ-Y2Q/s200/DSC04452.JPG" border="0" /></span></a><span style="font-size:85%;">re de route plus loin. Nous payons un étonnant droit de sortie de territoire mais qui semble tout à fait officiel et reprenons un bus jusqu´à la frontière, il est surchargé de monde, sans climatisation, dix minutes à transpirer et à humer la sueur de tout ce joli monde. Nous faisons la queue à la douane pour faire tamponner notre passeport, nous découvrons sur les murs les têtes des personnes les plus recherchées de Colombie dont Manuel Marulanda, décédé depuis. Nous passons la frontière à pied, nous voilà à Cucuta. Sur les trottoirs s´empilent des centaines de bidons d´essence et attendent le client à l`affût d`un gasoil vénézuélien, sans aucun doute de contrebande et bien meilleur marché qu´à la pompe de TEXACO...nous sautons dans le premier bus direction la gare routière, nous avons encore beaucoup de route à parcourir. Nous avons rendez-vous demain matin à Ibague avec Rafael, l´ami colombien que nous avions rencontré au Pérou, lors de notre randonnée au Matchu-Pitchu. Nous errons de guichet en guichet avant de trouver le bon prix et le bon horaire. Nous choisissons un bus qui part en fin d après-midi et qui arrive dans la matinée. Nous prévenons Rafael et nous partons traîner nos guêtres en ville, rien d´extraordinaire mais animée. De retour à la gare, nous assistons à la fouille complète de notre bus par les douanes, pas besoin d´expliquer ce qu´ils cherchent, la Colombie produit 80% de la cocaïne consommée à l´échelle mondiale. Il est 17 heures le bus démarre, pendant une bonne heure nous pouvons profiter du paysage avant que le soleil ne se couche derrière les montagnes. Petit à petit la faim commence à se faire sentir, mais apparemment le chauffeur est un ascète et n´est pas disposé à faire de pause, nous nous endormons le ventre presque vide, les quelques chips que nous avions ne ne nourrissent pas vraiment. Le soleil se lève, il se passe encore deux bonnes heures quand enfin nous nous arrêtions pour prendre un petit déjeuner dans une sorte de restaurant géant de bord de route, mais adapté à la communauté rurale qui doit être légion dans la région. Un immense parc à bestiaux jouxte le restaurant, drôle d´ambiance de prendre ces corn-flakes parmi des meuglement de vaches et un doux fumet de bouse. Le ventre plein nous repartons, pas pour très longtemps. Nous tombons en panne, nous attendons une demi-heure pour changer de bus. Une nouvelle demi-heure et de nouveau nous nous immobilisons. Devant nous, une longue file de véhicules sont à l´arrêt, des gens sont assis sur le bord de la route et pa</span><a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExe4q4MMTI/AAAAAAAAAug/TRUqb3_YR3o/s1600-h/DSC04453.JPG"><span style="font-size:85%;"></span></a><span style="font-size:85%;">tientent. Nous partons nous renseigner et apprenons qu´une course de vélo est organisée dans la région, nous devrons patienter deux ou trois heures avant de pouvoir repartir. Il fait chaud, très chaud ; on mangerait bien une glace et comme par miracle un tricycle passe et propose toutes sortes de rafraîchissements.<br />Nous arrivons à Ibague avec à peine 5 heures de retard, nous appelons Rafael, nous nous installons dans un petit kiosque à l´extérieur de la gare et commandons deux expressos avec du café fraîchement moulu.<br />Rafael arrive :<br />- ” Holà amigos, ¿Les gusta nuestro café de Colombia?<br />- Si, mucho, el mejor desde el Kilimanjaro.”</span> </div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"></span></div><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209647187053061842" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SExig8VpJtI/AAAAAAAAAuo/dbJRHr1KMTU/s400/DSC04453.JPG" border="0" />Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-39271173423238771812008-05-28T05:21:00.014+02:002008-05-30T05:28:05.196+02:00J+207-212 / Un opéra au cœur de l´Amazonie<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9uMTamZqI/AAAAAAAAAtw/Idm8MMEFGSM/s1600-h/DSC04439.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206000851912910498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9uMTamZqI/AAAAAAAAAtw/Idm8MMEFGSM/s200/DSC04439.JPG" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">Nous débarquons tous les cinq dans le port, avec nos sacs sur le dos, avec comme toujours pour première mission de trouver un hôtel. Nous commençons par ceux bon marché qui figurent dans nos différents guides mais aucun ne nous convient. Nous sommes dimanche, il est 7h du matin et la ville est calme. Un rabatteur d´hôtel croise notre route et nous propose d´aller voir une pension dans un autre quartier meilleur marché. Pourquoi pas, de toute façon on a tous envie de s´installer rapidement et d´aller prendre une douche et un bon café. L´hôtel ne fera pas non plus l´affaire mais visiblement dans le quartier ce n´est pas ce qui manque. Nous nous séparons en deux groupes et les visitons les uns après les autres. Dans l´un deux, lorsque nous demandons si ils ont des chambres libres on nous demande si c´est pour une heure ou pour la journée ! Ben non, pour la nuit ! On regarde le nom de l´hôtel et on comprend tout : le Cupidon Hôtel… En fait la plupart des établissements du quartier sont du même type. En tout cas, de ce type ou d´un autre, aucun ne convient, pas de lumière, odeurs d´humidité, trop cher… Les deux groupes sont bredouilles et nous décidons que nous allons d´abord prendre un bon petit déjeuner et enfin poser nos sacs. En discutant avec le proprio nous apprenons qu´ils ont aussi des chambres à l´étage. Parfait, nous allons les voir et cette fois c´est la bonne, pas le luxe mais ça nous va. Comme nous prenons trois chambres nous négocions les prix et allons enfin nous installer, c´est la première fois que nous mettons autant de temps pour nous loger. Nous regagnons chacun notre chambre et nous donnons rendez-vous pour un peu plus tard, nous avons tous besoin d´une bonne douche et d´un peu de repos. C´est dimanche après tout. Un peu requinqués, nous partons avec Julia voir un peu à quoi ressemble cette ville pour laquelle nous avons voyagé plus de quatre jours et traversé la moitié de l´Amazonie. Tout est aussi calme que ce matin, c´est assez étrange de voir aussi peu de circulation et de gens dans les rues mais c´est aussi agréable pour découvrir la ville. Manaus est la plus grande ville de l´Amazonie, fondée en 1669 par les portugais, elle n´était à cette époque qu´un village. Au milieu du XIXème siècle avec le développement de l´automobile et de l´industrie du pneumatique la v<a href="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9vHjamZsI/AAAAAAAAAuA/nf73QMIbJxg/s1600-h/DSC04445.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206001869820159682" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9vHjamZsI/AAAAAAAAAuA/nf73QMIbJxg/s200/DSC04445.JPG" border="0" /></a>ille se développe à un rythme frénétique, comme à Iquitos, grâce à l´exploitation de l´hévéa. Le déclin vient après les années 1910 quand le caoutchouc fut planté en Asie à l´initiative des britaniques. La ville déclinera rapidement. En 1957, le gouvernement décide de créer une zone franche pour relancer l´économie et c´est à Manaus que l´on trouve les principales industries d´électroménager, d´électronique… qui approvisionnent le marché national. Aujourd´hui, la ville compte plus d´un million et demi d´habitants et vit aussi beaucoup du tourisme. Il reste encore pas mal d´édifices de l´époque glorieuse, certains en ruines et d´autres encore debout. Nos pas nous mènent au Teatro Amazonas, le premier d´Amérique du sud construit en 1896 et le plus majestueux symbole de l'apogée économique de Manaus. Il dispose de 700 places et a été construit avec des briques apportées d'Europe, des verres français et du marbre italien. Nous sommes un peu déçus par son aspect, un bâtiment d´un rose pas franchement terrible. Par contre la coupole en mosaïque représentant le drapeau brésilien a plus d´allure. Nous pensons qu´aller voir un opéra en pleine Amazonie ça le fait, entrons voir si des représentations sont prévues pour les jours à venir et apprenons que nous tombons en plein festival. Nous choisissons d´assister dans 4 jours à "Ariadne Auf Naxos" un opéra de Richard Strauss. La jeune fille de la billetterie nous demande si nous sommes étudiants pour payer le tarif réduit. Nous sommes flattés mais nous lui expliquons que nous ne pouvons plus bénéficier de ce genre de tarifs depuis bien longtemps. Soit elle ne nous a pas cru, soit elle avait envie de nous faire plaisir, elle a décider de nous en faire profiter quand même et nous a proposé de meilleures places à moitié prix ! Pendant que nous réglons les billets nous regardons les affichettes près du comptoir et lisons que, sans exiger une tenue de soirée, certains vêtements ne sont pas tolérés, les tongs par exemple. Le problème c´est que nous n´avons pas vraiment de tenue adéquate dans nos sacs à dos et les autres chaussures que nous possédons en dehors de nos tongs sont nos chaussures de randos, trop classe pour aller à l´opéra ! La jeune fille nous assure que ça ira très bien tant que ce ne sont pas des tongs en plastique. De toute façon il faudra bien. En sortant nous tombons sur Patricia et Reto et continuons avec eux notre ballade. Nous dînons ensemble dans la rue, repas populaire, bon et pas cher et allons boire quelques bières dans un petit bar sympathique dans le quartier de notre hôtel. Les garçons jouent au billard, ici il se joue d´une autre façon, en utilisant seulement quatre boules et c´est celui qui entre la dernière qui gagne -quel que soit ce qu´il ait pu faire avant. Tous un peu claqués nous allons nous coucher en espérant que demain la ville sera un peu plus animée. Patricia, Reto et Julia ne resteron<a href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9uiDamZrI/AAAAAAAAAt4/O3C7Qta8Um0/s1600-h/DSC04437.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206001225575065266" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9uiDamZrI/AAAAAAAAAt4/O3C7Qta8Um0/s200/DSC04437.JPG" border="0" /></a>s que trois jours à Manaus et nous nous retrouverons le soir pour dîner ensemble. Nous testons un autre repas populaire sur le port. La nourriture est bonne mais les odeurs le sont moins. Le port de Manaus est un lieu commercial très important. De jour comme de nuit, des dockers déchargent de la marchandises et c´est donc un lieu très animé, une halle entière est réservée à la banane, de la plus verte à la plus noire. Nous passons cinq jours à découvrir la ville et ses environs et comme d´habitude nous l´arpentons à pied. Effectivement en dehors du dimanche où la ville est assoupie, en semaine et jusqu´à tard, les rues sont animées par les vendeurs de rues, les passants et les véhicules. La veille du départ de Julia nous faisons tous les trois une tentative pour aller voir la rencontre des eaux. C´est un phénomène qui se produit à quelques kilomètres de Manaus, l´Amazone rencontre le Rio Negro et comme leurs eaux ont des propriétés et des couleurs différentes elles se suivent sur une centaine de kilomètres avant de finalement se mélanger. Si nous n´étions pas arrivés de nuit sur la ville nous aurions pu les voir du bateau et du coup, munis des infos que Julia a dégoté à l´office du tourisme nous prenons un bus pour un port qu´on lui a indiqué où nous devrions pouvoir prendre un bateau pour pas trop cher. A peine arrivés il se met à pleuvoir mais ce n´est pas ce qui nous embête le plus. Le bus nous a déposé au bon endroit mais il s´agit de l´entrée du parc d´un grand hôtel, ça serait étonnant d´y trouver un bateau pas cher. Nous nous abritons le temps que la pluie s´arrête en nous demandant pourquoi l´office du tourisme nous a envoyé là... Plus nous avançons moins nous comprenons. Encore ce serait nous qui aurions eu ces infos, avec le peu de portugais que nous parlons nous aurions pu nous dire que nous avions mal compris mais Julia parle portugais. Nous arrivons devant l´agence de voyage de l´hôtel et allons nous renseigner. Nous ne sommes absolument pas au bon endroit, bon ça on s´en était un peu rendus compte, mais on est carrément à l´opposé et effectivement d´ici des bateaux partent mais ce n´est vraiment pas dans notre budget, c´est le grand luxe. La rencontre des eaux ce sera donc pour un autre jour et sans Julia qui part demain. Comme dans le parc de l´hôtel il y a un mini zoo nous décidons d´aller y faire un tour en nous disant que c´est toujours ça de pris. A peine avons nous le temps de voir trois bestioles qu´il se met à pleuvoir des cordes. Nous nous précipitons dans l´hôtel pour nous abriter et nous y passerons finalement trois bonnes heures à attendre que la pluie se calme... Après avoir visité tous les endroits où nous pouvions aller nous avons fait un petit billard et une partie de carte. Il fallait bien s´occuper vu qu´on avait pas les moyens pour profiter ni du bar ni des boutiques de l´hôtel. On a été un peu étonnés mais personne ne nous a demandé ce qu´on faisait là et on a pu se balader un peu partout sans problème. La pluie a finie par s´arrêter et on a pu continuer notre visite du zoo avant de reprendre un bus pour le centre ville. Avec tout ça il est bien quatre heures de l´après-midi et on avait pas fait grand chose, on termine la journée par un petit tour avant que le sole<a href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9tMDamZpI/AAAAAAAAAto/RUqv3nhAgKY/s1600-h/DSC04434.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205999748106315410" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9tMDamZpI/AAAAAAAAAto/RUqv3nhAgKY/s200/DSC04434.JPG" border="0" /></a>il ne se couche. Ce soir Julia va à l´opéra et les quatre autres décidons d´aller dîner dans une Churrascaria pour déguster de la bonne viande à volonté. Nous profitons de l´absence de Julia qui est végétarienne et n´aurait pas apprécié ce genre d´endroit. Pour nous l´opéra c´est le surlendemain. Entre temps nous disons au revoir à nos trois amis qui partent pour d´autres destinations. Nous déciderons finalement de ne pas aller voir cette fameuse rencontre des eaux et profiterons de ces deux journées pour approfondir notre visite de la ville. Niveau musées, édifices ou expositions nous n´aurons pas beaucoup de chance, ils seront soit fermés pour rénovation soit l´exposition ne commençait que dans quelques jours ou venait de se terminer, bref nous avions l´impression de ne pas être à Manaus au bon moment. Même le marché avait été déplacé depuis peu de la grande halle datant de la belle époque dans les rues adjacentes ! Cela ne nous a pas empêché d´arpenter la ville et de découvrir de sympathiques petits quartiers. La vieille de quitter la ville est le soir de "la grande sortie" pour l´opéra. Nous repassons à l´hôtel pour nous faire tout beau, jean, chaussures de rando et un haut propre, la grande classe et rejoignons le centre ville et le fameux opéra. Sur les conseils de la gentille jeune fille qui nous a vendu les billets nous sommes en avance pour être les premiers dans la loge prévue pour cinq personnes, sinon nous a t-elle dit nous ne verrons pas grand chose. Petit à petit les gens arrivent, très bien habillés pour la plupart mais nous constatons avec soulagement que notre tenue de voyageur ne dénote pas trop. A 20 heures nous entrons dans l´opéra, dans le hall, une maquette en Lego de l´édifice de plus de 30 000 pièces, les ouvreuses nous invitent à rejoindre notre loge. Nous sommes les premiers et en attendant que la représentation ne commence nous avons tout le loisir d´étudier la décoration et d´imaginer les riches familles à notre place au début du siècle dernier. Les musiciens rejoignent la fosse suivis du chef d´orchestre, les lumières s´éteignent, le rideau se lève et les acteurs entrent en scène. L´opéra est en allemand, sur titré en portugais, pas facile à suivre... Nous en sortirons néanmoins ravis, ça nous change un peu de nos soirées à jouer aux cartes dans notre chambre d´hôtel, à écrire les textes pour le blog ou à boire des bières avec les autres voyageurs que nous rencontrons car même les globe-trotteurs peuvent souffrir du quotidien...<br />Le lendemain soir nous quittons Manaus en bus direction la Colombie via le Venezuela, 24 heures de bus pour rejoindre Ciudad Bolivar et ensuite piquer à l´ouest pour nous rapprocher de la frontière colombienne.</span></div><div align="justify"> </div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"></div><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206002161877935826" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_k4t44hQQglg/SD9vYjamZtI/AAAAAAAAAuI/zbXYf2m7kYM/s400/DSC04441.JPG" border="0" /></span>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-599646908474925382008-05-20T01:23:00.013+02:002008-05-20T04:11:29.186+02:00J+203-206 / Le ruban amazonien<div align="justify"><span style="font-size:85%;">La pluie cesse. Pendant ce temps viennent s´installer à côté de nous, deux touristes suisse-allemands, et pas très loin une autre allemande d´origine espagnole. Nous sommes plus de 160 sur la lancha et une poignée de touristes, sans doute le résultat des phéromones, tout corps se ressemblant s´attire et s´agglutine naturellement pour le meilleur et pour le pire. Avec à peine une heure de retard le bateau se détache de la berge et rapidement nous sommes au milieu de l´Amazone. Deux heures plus tard nous accostons dans le port de Benjamin Constant, une pause de deux heures qui nous laisse le temps de faire quelques courses au marché et dans les échoppes avoisinantes qui s´agglutinent autour du mercado. Pendan</span><a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SDIfgRwHADI/AAAAAAAAAtQ/lTGYFnmL6To/s1600-h/P1030627.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202255158947807282" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SDIfgRwHADI/AAAAAAAAAtQ/lTGYFnmL6To/s200/P1030627.JPG" border="0" /></span></a><span style="font-size:85%;">t ce temps sur le bateau les vendeurs profitent de l´escale pour faire quelques profits en vendant fruits, biscuits, glaces, couvertures, hamacs et autres bricoles toujours utiles pendant ce genre de traversée. A nouveau le bateau manœuvre pour se décrocher du quai flottant. Rapidement la nuit tombe et nous montons sur le pont supérieur pour écouter un groupe de musique : musique pourrie, bière immonde au triste goût de métal contrairement à la musique, et nous mangeons avec nos petites cuillères la bouffe achetée sur le port, servie dans des sacs en plastique : la croisière s´amuse comme elle peut !!! Il y en a pour 5 jours et 4 nuits.<br />Direction les hamacs, histoire de passer une nuit de sommeil bercée par le roulis du bateau, parfait jusqu´à deux heures du mat. Toutes les lumières s´allument, contrôle de police, 15 policiers remontent le long des hamacs. Vérifications des papiers et des sacs. Arrive notre tour, nous donnons nos passeports puis ils commencent à fouiller le haut de mon sac, deux trois trucs tombent par terre, ils les laissent tels quels. J´essaye de leur faire comprendre que j´aimerai fermer le haut du sac voire qu´ils les remettent là où ils étaient avant qu´ils ne fouillent le reste, on peut rêver. Trois essais infructueux, je commence à gueuler, résultat, fouille complète des deux sacs, toutes nos affaires sont balancées à même le sol et ils s´en vont continuer leur fouille. Pour les policiers le résultat sera bon, un kilo de cocaïne saisi dans les machineries.<br />Le reste de la croisière sera plus agréable, la journée à bouquiner, regarder le fleuve se dérouler, nous dégourdir les jambes lors de courts arrêts dans les petits villages qui jalonnent la rive, tout cela rythmé par les repas et la cloche qui les annonce : 6 heures du mat, petit dej : café sucré d´office -alors p</span><a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SDIhfRwHAFI/AAAAAAAAAtg/3bPv5YRz3gM/s1600-h/DSC04431.JPG"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202257340791193682" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SDIhfRwHAFI/AAAAAAAAAtg/3bPv5YRz3gM/s200/DSC04431.JPG" border="0" /></span></a><span style="font-size:85%;">as de café pour Laetitia- et un pain ramollo ; 11 heures déjeuner, en moins d´un quart d´heure dans une petite cantine de 15 places pour ceux qui n´ont pas leurs gamelles comme nous et au menu viande accompagnée invariablement de haricots, riz, spaghettis et manioc ; et rebelote à 17 heures 30 pour le dîner -oui, pour le dîner c´est tôt ! Le soir point de lecture, direction le pont supérieur pour se rafraîchir le gosier en buvant de la bière, en fumant des clopes, en racontant des conneries sur fond de musique d´ambiance. La croisière se détend. Nous rencontrons un vieux pépé qui a vécu en France il y a une vingtaine d´année dans le bordelais, il a perdu son français, mais en gardé l´esprit de la bouteille, dès midi il attaque à la bière pour finir à la clôture du bar vers minuit. Pour les autres personnages notables, une vieille folle qui fume clope sur clope en dansant frénétiquement au son des reprises que les jeunes musiciens exécutent en boucle du midi au soir.<br />Le dernier soir arrive avec les lumières de Manaus qui scintillent sur la berge, nous quittons l´Amazone pour rejoindre le Rio Negro et accoster dans la plus grande ville d´Amazonie. A Cusco nous étions sur l´un de ses affluants, nous suivons donc le fleuve depuis plus de 2500 kilomètres. Enfin nous sommes à Manaus, une des destinations qui a fait travailler notre imagination, comme Moka, Addis-Ababa, Zanzibar, Rio de Janeiro… les prochaines villes, Bogota, Mexico, Vegas, pour moi et pour Laetitia San-Francisco. Il est onze heures du soir et nous n´avons pas envie de plonger dans la ville avec nos gros sacs tout de suite et de galèrer pour trouver un hôtel à cette heure tardive. Alors, puisqu´on nous y autorise, nous finissons la nuit dans nos hamacs et nous décidons de débarquer, avec nos trois compagnons de voyage Patricia, Reto et Julia seulement le lendemain. Nous ne sommes pas les seuls, il reste encore une bonne vingtaine de personnes à bord et le membres d´équipage qui vont veiller sur nous. </span></div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"></span></div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"></span></div><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202256082365775938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SDIgWBwHAEI/AAAAAAAAAtY/tqd4kR3ddFA/s400/P1030650.JPG" border="0" /> </span>Laetitia Natali & Stanislas Marçaishttp://www.blogger.com/profile/16340911045061906457noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-6364191428703135033.post-17500779062889161932008-05-16T03:35:00.027+02:002008-05-20T02:08:48.036+02:00J+194-203 / Jungle Fever<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0RLRwHACI/AAAAAAAAAtI/cKlgCukBoAs/s1600-h/DSC01958.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200832030124212258" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0RLRwHACI/AAAAAAAAAtI/cKlgCukBoAs/s200/DSC01958.JPG" border="0" /></a><span style="font-size:85%;">Après trois jours de lancha, bateau rappelant ceux du Mississippi, les roues à aubes en moins, nous débarquons à la triple frontière - Pérou, Colombie, Brésil - sur la rive péruvienne, petit village sans électricité. Formalités douanières accomplies, nous nous laissons entraîner par un rabatteur et quelques minutes plus tard nous sommes sur une barque pour passer du côté colombien de l´Amazonie : Leticia. Elle est plus grande que le trou paumé du Pérou, en dehors du nom, elle n´est ni excitante, ni jolie ; la ville pas ma chérie !!! Notre rabatteur nous emmène jusqu´à un petit hôtel sympathique, Gustavo, le propriétaire nous laissera sa chambre, la seule avec un lit deux places, attenante au jardin, murs de bois et toit de palme. Pendant deux jours nous voyons comment organiser une randonnée dans la jungle, Gustavo nous trouve un guide et nous organise une randonnée de 5 jours pour pas cher, parfait pour nous. En plus il nous fourni les hamacs (équipés de moustiquaires) et des bottes à nos tailles. Nous occupons ces deux jours à nous balader en ville et dans les environs et enfin arrive le jour tant attendu. Gustavo part faire les courses –la nourriture dont nous aurons besoin pendant ces 5 jours-, pendant ce temps nous finissons nos sacs et à 10 heures le taxi arrive pour nous emmener jusqu´au port ; de là nous prenons un bateau « Rapido » pour Puerta Libertad, 50 kilomètres en amont. Dans le village, Gustavo, le guide (et oui, le proprio de l´hôtel et le guide ont le même prénom) nous attend avec le sourire. Nous nous rendons chez lui, il sépare les courses en deux sacs, un pour lui et l´autre Amador, le chasseur qui va nous accompagner. Pour nous, les bonbonnes d´eau et nos petits sacs à dos. Il est midi, il fait chaud, nous sommes plus près que jamais de la jungle. Gustavo donne le signal, c´est l´heure d´enfiler les bottes et de quitter tout repère urbain. Le chasseur en tête, sac sur le dos san<a href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0I5RwG_zI/AAAAAAAAArQ/eJ-jQ9o0A_A/s1600-h/P1030438.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200822924793544498" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0I5RwG_zI/AAAAAAAAArQ/eJ-jQ9o0A_A/s200/P1030438.JPG" border="0" /></a>glé par le front, Gustavo derrière et nous au milieu. Cet ordre de marche sera respecté pendant cinq jours. Dix minutes pour sortir du village, nous passons par une plantation de manioc, puis une bananeraie, enfin la forêt. Un sentier étroit, souvent encombré d´arbres morts dans un état de pourrissement parfois avancé. Les arbres qui ne sont pas au sol, s´élancent vers la canopée qui nous couvre de son ombre de dentelle ensoleillée du haut de ses 40 mètres. Heureux nous marchons vers notre campement, annoncé à trois heures d´ici. La marche en elle-même n´est pas difficile mais on doit être attentif aux branches, aux troncs, aux flaques de boues et autres obstacles. Il nous faudra plus de 4 heures de marche et de moiteur pour arriver au campement dominant une petite rivière pourvue d´une cascade d´eau claire. Les guides installent les hamacs sous la cabane, Gustavo s´occupe du feu qu´il démarre avec une boule de résine récupérée sur un arbre connu par lui pour sa sève qui brûle longtemps. Le temps de faire un café et une pluie torrentielle vient troubler la partie ; nous nous rabattons en catastrophe sous la cabane dont le toit de palme ne tarde pas à montrer ses faiblesses. Les hamacs sont trempés. Nous buvons notre café entre les filets d´eau qui s´écoulent au dessus de nos têtes et le feu meurt noyé sous la pluie, Bien fatigués nous allons nous coucher après avoir bâché nos moustiquaires et sans possibilité de manger ce soir.L´aube se lève, la forêt s´éveille doucement et nous avec. Il est 6 heures, la pluie a cessé. Un bon café, une toilette ; nous sommes prêt pour notre première journée dans la jungle. Le chasseur retourne au village pour chercher une bâche afin de rendre le toit de notre cabane parfaitement étanche et son fusil. Pendant ce temps nous partons avec Gustavo dans les alentours, il nous montre différent arbres, notamment celui dont se servent les indiens pour allumer les feux. Pour nous montrer d´où vient la résine, il abat <a href="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0L9xwG_6I/AAAAAAAAAsI/7sarh2hIN7Y/s1600-h/DSC02861.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200826300637839266" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0L9xwG_6I/AAAAAAAAAsI/7sarh2hIN7Y/s200/DSC02861.JPG" border="0" /></a>l´ar<a href="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0L2RwG_5I/AAAAAAAAAsA/KYRuc_l9e3M/s1600-h/DSC02860.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200826171788820370" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_k4t44hQQglg/SC0L2RwG_5I/AAAAAAAAAsA/KYRuc_l9e3M/s200/DSC02860.JPG" border="0" /></a>bre à coup de machette, simple et efficace !!! Un arbre de trente mètres qui s´écroule c´est impressionnant, une chute au ralentit et en puissance. Sur le retour il nous montre quelques plantes et nous fait gouter des fruits. En attendant le retour du chasseur nous mangeons un bout et Gustavo nous parle un peu de lui et nous apprend qu´il est l´un des trois chamans de son village, un pouvoir qu´il a hérité de son grand-père. Au cours de la discussion il nous indique près du camp un arbre-esprit qui veille sur nous, nous voilà rassurés. Malheureusement il n´a aucun remède contre les moustiques. Nous profitons de cette protection spirituelle pour nous plonger dans