<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044</id><updated>2009-10-14T05:46:54.746Z</updated><title type='text'>Tiburce Koffi</title><subtitle type='html'>Ecrivain, enseignant et libre penseur</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-5159832598345969654</id><published>2008-09-15T11:45:00.003Z</published><updated>2008-09-15T12:03:34.772Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma parole du lundi'/><title type='text'>Si j’étais président</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Mi tchissié tchin angounda&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Ma parole du lundi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Le dire ou… périr. Si j’étais président, je commencerais par le commencement : m’entourer de gens qui satisferaient à quatre exigences majeures : la compétence, la performance — ce ne sont pas les mêmes choses — la droiture morale, l’aptitude au renoncement. Renoncement aux vanités de ce monde : le luxe, l’argent facile et non mérité, les maisons coûteuses et aux prix de construction hors de la bourse d’un fonctionnaire de l’Etat (fût-il haut fonctionnaire), les cylindrées à fesses-que-veux-tu ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces quatre exigences me permettront de composer un gouvernement sélectif, fait des meilleurs (dans leurs domaines respectifs) que notre société aura produits dans les secteurs essentiels d’activités qui déterminent la vie d’une nation. Les voici, dans l’ordre des urgences et valeurs que j’aurais déterminées : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;1. La Culture et l’Education nationales &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;2. La Défense et la Sécurité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;3. L’Economie et les Finances&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;4. L’Environnement, l’Urbanisation et la Construction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;5. La Santé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;6. L’Agriculture et la Paysannerie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;7. L’Industrie, le Commerce et la Condition ouvrière &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;8. La Justice, l’Ethique, la condition de la Femme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;9. Le Travail et l’Enseignement professionnel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;10. la Science et la technologie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;11. La Communication et l’Information&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;12. Le Sport, les Loisirs et la Qualité de la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce sera donc un gouvernement de 12 ministres. Les 12 hommes les plus méritants, les plus performants, les plus productifs, les plus exemplaires d’entre la population de plus de 18 millions que nous sommes actuellement. Ils seront au nombre de 12… comme les tribus antiques d’Israël ; douze, comme les apôtres du Christ. Comme eux, ils seront les hommes du renoncement et du risque ; le risque de tracer une voie nouvelle, le risque aussi d’être incompris ; mais le risque, surtout, de montrer un chemin autre que celui, large et vulgaire promu par les chefs nuls, brouillons, nègres, bavards et rigolards qui ont détruit ce pays naguère promesse dans l’océan des désespérances que donne à voir ce continent. Ils seront 12. Rien que 12 ; mais 12 volontaires. Mieux que Stakhanov, ils seront des samouraïs de la tâche, des gens de l’honneur suprême : aptes et prêts au suicide, en cas d’échec ! Bref, ils seront l’élite ; et comme tels, ils seront des modèles, des icônes pour des générations…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Douze, 12 ministres, afin de réduire le train de vie de l’Etat. Douze, pour gagner en efficacité ; 12, afin de montrer aux nègres que les gouvernements de 30, 50, 40 ou 75 ministres sont inutilement lourds, dispendieux, protocolaires et improductifs ; pis, ce sont des rendez-vous de prédateurs… comme ces rebelles aux joues devenues grasses, ces mauvais étudiants guévaristes en costumes et cravates qui roulent dans les cylindrées noires climatisées, dorment dans des palaces, bénéficient d’une garde de sécurité impressionnante, ont des budgets de souveraineté, des salaires, dirigent des gouvernements légaux tout en continuant d’occuper illégalement une grande partie du territoire national avec leurs filous ! Une autre histoire de nègres ! Mais qui, qui donc pourrait nous débarrasser de toute cette racaille ?...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ah, si j’étais président ! Je mettrais au travail toute cette jeunesse infectée de zouglou anharmonique, de coupé décalé bruyant ; cette jeunesse amante des trottoirs désolés ; ces bras oisifs, toute cette énergie vagabonde, tout ce gaspillage inacceptable et incompréhensible de notre réservoir de rêves et d’espoirs ruinés par des politiques de dirigeants truands qui ont tronqué l’idéal d’hier contre la satisfaction égoïste de règnes autocentrés — roi anachronique terrorisant un peuple de sujets sans défenseur ! Bon dieu, où, mais où donc est l’opposition dans ce pays ? Dans les journaux. Rien que les journaux ! Déclarations farfelues ! Culte de la personnalité ! Des sondages bidons ! Quelques meetings de temps à autre (pour se rappeler qu’ils sont dans l’opposition !) et se donner l’illusion d’être encore une voix (e) qui compte. Et la rue ? Elle est occupée par le roi, ses barbouzes, ses sbires : la rue, c’est sa culture de base ; alors, il la politise à outrance et fait une politique de rue et de la rue ! N’importe quoi !...  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si j’étais président ! Je suspendrais le mandat de tout maire dont le quartier serait sale, mal organisé, bruyant, mal géré, mal éclairé et en nommerait d’autorité un autre avec des impératifs et un échéancier précis. Si j’étais président, j’interdirais, conformément aux dispositions constitutionnelles, toute propagande religieuse sur les antennes de la télévision de l’Etat laïc que je suis chargé d’administrer. Si j’étais président, je ferais interdire l’accès des médias d’Etat à tout pasteur qui promettrait des miracles au peuple ; parce que le seul miracle dont nous avons besoin, c’est la reconversion de mon peuple aux vertus de l’effort, du travail, de la confiance en soi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si j’étais président, je demanderais à tout policier de rédiger un dossier de cinq pages manuscrites (sans ratures) sur tout véhicule qu’il aurait arrêté pour contrôle ; ces pages devront être cosignées par le conducteur ; j’exigerais de même de chaque policier, un rapport de dix pages (toujours manuscrites et sans ratures) sur toute personne à qui il aurait demandé les papiers d’identité, alors que rien ne justifiait ce contrôle. Si j’étais président, je suspendrais le mandat de tout maire qui laisserait des policiers mettre des pneus sur les voies publiques, afin d’empêcher la fluidité routière. Le commissaire du secteur incriminé serait suspendu de six mois de salaire avec comme punition, assurer la garde de nuit, les jours de pluie, à l’entrée de l’hôpital psychiatrique de Bingerville ! Pendant 19 mois... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si j’étais président, je serais le premier à faire les sacrifices lorsque les Américains et les Arabes s’amuseraient à provoquer une crise du pétrole qui accentuerait les difficultés de mon peuple. Si j’étais président, je ne chercherais pas à tricher pour me maintenir au pouvoir, ni à diviser l’opposition pour montrer mes capacités de nuisance et faire honneur à ma (sale) réputation de monstre politique. Si j’étais président, j’aurais eu honte d’avoir signé un mandat infernal, un mandat souillé par le sang, les scandales financiers, le non respect de l’éthique… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si j’étais président d’un pays comme cette Côte d’Ivoire que j’ai conduite au désastre en détruisant sa jeunesse scolaire et estudiantine, et en souillant la conscience des adultes par l’argent de la corruption qu’est mon impressionnant budget de souveraineté… eh bien, si j’étais ce président-là, j’annoncerais superbement ma démission de l’Exécutif, ou bien je disparaîtrais dans un honorable suicide ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le dire ou… périr : notre constitution devrait songer à prendre en compte, le suicide du Président de la République en cas d’échec dûment constaté par les (véritablement) libres penseurs du pays. Cela éviterait les coups d’Etat, les rebellions et rebelles stupides et inconséquents… comme les nôtres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-5159832598345969654?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/5159832598345969654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=5159832598345969654' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5159832598345969654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5159832598345969654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/09/si-jtais-prsident.html' title='Si j’étais président'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-8327164513774091565</id><published>2008-09-08T16:47:00.006Z</published><updated>2008-09-15T11:44:19.303Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma parole du lundi'/><title type='text'>Gouvernements bonbons</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Mi kissié tchin angounda&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;M&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;a parole du lundi&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName" downloadurl="http://www.microsoft.com"&gt;&lt;/o:smarttagtype&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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La manière dont les uns et les autres (les politiciens et les journalistes politiques de notre pays) posent la question du prochain remaniement ministériel me paraît manquer de raison, de bon sens républicain et d’approche progressiste, sinon évolutionniste : ce remaniement, en effet, est perçu comme une mesure à l’encontre de l’opposition. Et l’on suspecte même le chef de l’Etat (qui, depuis la signature de l’accord de Ouga, a retrouvé son manteau de Président de &lt;st1:personname productid="la R￩publique" st="on"&gt;la République&lt;/st1:personname&gt; — l’a-t-il d’ailleurs jamais perdu) de vouloir faire entrave au processus devant aboutir à la prochaine présidentielle, en envisageant la dissolution du l’actuel gouvernement. Et c’est tout juste si au RHDP, l’on ne crie pas au complot. Disons-le tout net : n’exagérons pas !...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 18pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le gouvernement sera-t-il dissous ou non ? Suspens de grand feuilleton ! « Soro et Gbagbo s’entredéchirent à propos de la dissolution du gouvernement ». « Conseil de ministres, le Président Gbagbo déclare : j’étais venu pour dissoudre le gouvernement ! » Et les journaux du pays d’illustrer cette déclaration avec une photo de notre chef-bien-aimé dans une des postures qui le caractérisent le plus : le sourire banania ! Et tout le pays vit au rythme de ces niaiseries qui ne sont pas sans nous rappeler l’époque si reculée et si proche d’Houphouët, l’homme qui faisait et défaisait les destins ; Houphouët, celui par qui le bonheur était possible et en dehors de qui, rien ne pouvait être possible dans notre Côte d’Ivoire d’hier aux pratiques politiques moyenâgeuses (les motions de soutien, les serments d’indéfectibles attachement à la personne du chef, etc., les mystifications verbales de Balla Kéita et Laurent-Dona Fologo, mégaphones des princes) ; cette Côte d’Ivoire ennuyeuse que nous avions à cœur de refonder pour créer un Etat moderne, sous la guidance éclairée d’un certain Gbagbo Laurent alerte à déceler les défaillances du régime d’alors ; Gbagbo, le verbe insolent, le front luisant de sueur batailleuse, la poitrine intrépide et courageuse comme celle d’un guerrier de l’âge du feu ! Comme bon nombre d’entre nous ont dû déchanter depuis ! Et comme nous avons de la peine à retenir en nous, ce rire tragique qui trahit notre profonde déception…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 18pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bref, revenons à notre sujet du jour : le remaniement ministériel. Je me demande ce que le chef de l’Exécutif attend pour le faire. Qu’est-ce qui pourrait même l’empêcher de le faire, si tant est qu’il ait envie de le faire ? En réalité, je ne comprends pas la logique de la longévité de ce gouvernement qui, à en croire M. Fologo le nouveau mégaphone de M. Gbagbo et de la refondation, conspire régulièrement contre ce don de Dieu qu’est Gbagbo pour &lt;st1:personname productid="la C￴te" st="on"&gt;la Côte&lt;/st1:personname&gt; d’Ivoire. Questions : y a t-il quelque chose qui oblige sérieusement M. Gbagbo à tolérer l’existence de ce gouvernement qui entraverait son action politique ? Après avoir déchiré la 1721, après s’être offert le luxe insolent de ‘‘chasser Charles Konan Banny’’, après avoir revendiqué (et obtenu de la communauté internationale) le droit à une solution endogène de la crise ivoirienne, qu’est-ce qui empêche vraiment M. Gbagbo et ses refondateurs de mettre en place le gouvernement de leur choix pour conduire leur fameux programme ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 18pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;M. Gbagbo et les refondateurs ne vont pas encore nous dire qu’ils n’ont pas pu mettre en pratique leur programme parce qu’ils ont été contrariés par les gouvernements ‘‘bâtards’’ (l’expression est de César Etou) issus de Marcoussis ! Le gouvernement issu de l’accord de Ouaga est, en toute logique politique, celui mis en place volontairement et sans contrainte aucune de nulle part, par le chef de l’Etat ivoirien et son élève et ami, Soro, qui s’opposa à lui, à travers une rébellion meurtrière dont les réelles motivations sont à découvrir et restent à être analysées par l’histoire...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 18pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le dire ou… périr : je suis tout à fait d’accord avec le chef de l’Etat (aucun Ivoirien ne dira que c’est une habitude chez moi) sur la question du remaniement ministériel. Mon avis profond là-dessus est même que M. Gbagbo devra aller jusqu’au bout de sa logique en (re) mettant &lt;st1:personname productid="la Primature" st="on"&gt;la Primature&lt;/st1:personname&gt; entre les mains de M. Affi Nguessan, et en composant un gouvernement exclusivement FPI. Il n’a aucune crainte à se faire sur ce point : la rébellion (ou ce qu’il en reste aujourd’hui) ne peut plus effrayer le moindre peloton des Fanci. Ensuite, elle s’est suffisamment discréditée aux yeux de l’opinion nationale aussi bien qu’extérieure, pour que M. Gbagbo puisse lui porter l’estocade sans que cela n’émeuve personne : l’opinion extérieure et les Ivoiriens lucides ont fini par comprendre que cette rébellion n’a finalement été qu’une de ses fâcheuses duperies politiques que les bégaiements de l’histoire ont l’art d’offrir aux opportunistes qui ont du flair…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; text-indent: 18pt; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le dire ou… périr : le remaniement ministériel, s’il a vraiment lieu, aura à mon sens, trois grands mérites : clarifier la carte politique en imposant une ligne Maginot entre la classe dirigeante et la classe opposante ; ôter à M. Gbagbo et aux refondateurs, l’alibi de l’échec ou de la responsabilité partagé (e) ; enfin, c’est, je le pense, l’opposition elle-même qui bénéficiera de ce remaniement, car désormais libérés du chantage des ‘‘postes ministériels bonbons’’, les ministres du RHDP se réconcilieront avec leurs partis d’origine, retrouveront leurs militants pour agir activement dans l’opposition, sans plus le poids et la contrainte du devoir de réserve et de la solidarité gouvernementale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 12pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;In Le Nouveau réveil du 20 juillet 2008&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-weight: bold; text-align: left;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-8327164513774091565?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/8327164513774091565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=8327164513774091565' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8327164513774091565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8327164513774091565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/09/mi-kissi-tchin-angounda.html' title='Gouvernements bonbons'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-5482713982511637374</id><published>2008-05-10T17:59:00.003Z</published><updated>2008-05-10T18:05:30.082Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise'/><title type='text'>Les désespérances d'une refondation mauvaise (1)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Le drame de l'école ivoirienne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Denis&lt;b style=""&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/b&gt;, juste cet email pour te dire que je suis absent du pays, depuis le 21 novembre. Je suis en Californie, pour la cérémonie de « Graduation » de mon fils qui vient d'obtenir le Master en Sciences de l'Informatique. Ce fut une grande et belle cérémonie, qui m'a révélé tout le respect que les Américains accordent au Savoir et à l'Education. C'était très émouvant, Denis ! C'était quelque chose d’assimilable aux cérémonies de sortie du « Bois sacré », que nos vieilles sociétés avaient su concevoir, pour célébrer l'Education des enfants et, par-delà, celle du  citoyen qui allait, bientôt, se mettre au service de sa société. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Inutile, Denis, de te dire que j'étais fier de mon fils. De le voir (un des rares Noirs de cette Université et, bien sûr, le seul Ivoirien), être congratulé par le président de l'Université, d'être félicité par ses camarades étudiants, et de poser, fièrement, devant le drapeau américain !...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Et je me suis alors demandé : « Quand créerons-nous ce type d'institutions, où les plus brillants de nos écoles et universités, iront poser, fièrement, devant le drapeau national ? » En tout cas, pas sous le régime ''intelligentivore'' des refondateurs, dont le seul souci est de s'enrichir en pillant, de manière éhontée, les richesses de notre pays, pour s'acheter des cylindrées et se construire des châteaux nègres. Comme c'est nul et triste !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Combien d'enfants brillants de notre pays, se retrouvent-ils, aujourd'hui, au bord des trottoirs, ne sachant quoi faire de leurs diplômes, ni à quelle porte frapper, pour avoir du travail ? A peine son diplôme obtenu, mon fils a, aujourd'hui, l'embarras du choix, face aux multiples propositions d'embauche qu'on lui fait. Et, tout comme lui, j'ai pensé aux milliers de gosses brillants de notre pays, qui n'ont pas eu ces opportunités qu'il a, lui. Et j'ai mesuré tout le poids des insuffisances de nos dirigeants — les actuels surtout. Laurent Gbagbo et son régime sont coupables du plus grand crime qu'un régime puisse perpétrer contre un peuple : tuer l'intelligence. Assassiner &lt;st1:personname productid="la jeunesse. Tuer" st="on"&gt;la jeunesse. Tuer&lt;/st1:personname&gt; la Culture du Travail. Ce noble concept de Travail qui est, pourtant, un des mots clé de la devise de notre beau pays d'hier !...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Quand j’ai évoqué la question de son retour au pays, mon fils m'a dit : « Désolé, papa, mais je ne peux plus retourner en Afrique. La Côte d'Ivoire n'a rien à me proposer ». Cela faisait un bon bout de temps qu’il me tenait de tels propos, dans ces emails. Mais je m’étais dit que c’est une question que j’allais régler, dès que je le retrouverai, là-bas, en Californie. Et je l’ai vu. Nous avons échangé sur la question, et j’ai compris qu’il était déterminé dans son choix. Mais j’ai surtout compris que ce n'est pas à lui, personnellement, que ce pays et ce régime n'ont rien à proposer. C'est à toute cette jeunesse ivoirienne sacrifiée sur l'autel des rêves débiles d'un petit monarque attardé qui s'appelle Gbagbo Laurent. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Ah, ce Gbagbo et son amour des clubs et motions de soutien, ses rires et larges sourires ‘‘bananias’’, ses déclarations tonitruantes et renversantes, ses milices, ses patriotes, ses éditions télé sur sa personne, ce culte ridicule, nègre et anachronique de la personnalité, ce... je ne sais même plus quoi. Comment un homme qui a fait des études jusqu'à un niveau universitaire, écrit des livres, proposé des idées qui nous ont fait rêver, et incarné tant d’espoirs, peut-il être si rétrograde, si ‘‘villageois’’, en matière de gestion d'un peuple, dès que parvenu au pouvoir ? Comme de nombreux étudiants ivoiriens de ma génération, j’étais convaincu que cet homme nous ferait avancer, et qu’il ferait mieux qu’Houphouët et le PDCI, ce régime de « ministres tocards » — c’est lui, Gbagbo, qui l’a dit, au cours des années 1990, sur les antennes de la télévision ivoirienne. Et j’étais d’accord avec lui, tant le PDCI nous paraissait incompétent, nul, en comparaison avec ce que Gbagbo nous promettait de faire, quand il serait parvenu au pouvoir. Il a eu, enfin, ce pouvoir tant convoité ! Et j’ai vu, nous avons, tous, vu, ce qu’il nous a servi et continue de nous servir : un règne médiocre, décevant, comique…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Note:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1/ Denis Kah Zion, Directeur de publication &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le Nouveau Réveil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-5482713982511637374?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/5482713982511637374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=5482713982511637374' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5482713982511637374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5482713982511637374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/05/les-dsesprances-dune-refondation_88.html' title='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise (1)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-5163332276816405145</id><published>2008-05-10T17:57:00.002Z</published><updated>2008-05-10T18:05:16.025Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise'/><title type='text'>Les désespérances d'une refondation mauvaise (2)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Houphouët : une voie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Denis, j'ai vu et visité la Cal state — l'Université où mon fils a fait ses études. Et j'ai pu évaluer et mesurer tout l'intérêt que le président Houphouët avait accordé à la chose éducationnelle, dans notre pays : oui, je te le dis, les Grandes Ecoles de Yamoussoukro n'ont rien à envier, du point de vue de l'infrastructure (conception architecturale, étendue de l'établissement, viabilité de l'espace — parkings, salles de jeux, terrains de sports, salles d'études, amphithéâtres, etc.), à ce que j'ai vu dans cette prestigieuse université de la Californie, ainsi que d'autres de cet Etat prospère des USA. Et mon respect pour l'œuvre accomplie par Houphouët et le PDCI, s'est décuplé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Au cours d’une causerie, j'ai dit à des professeurs de cette université (dans un anglais obscur — je ne suis pas un disciple de Shakespeare), qui me vantaient la qualité infrastructurelle de leur établissement, qu'en Côte d'Ivoire, on en avait de pareilles ; et qu'elles avaient été construites par Félix Houphouët-Boigny, notre premier président. J’ai vu qu’ils étaient sceptiques ; et puis, apparemment, ils ne savaient pas qui était ce Houphouët-Boigny — ce qui avait donc renforcé leur scepticisme ; et je les comprends. Mais mon fils (qui a fait l’Institut Polytechnique de Yamoussoukro) est venu à mon secours, en confirmant (dans un anglais honnête) mes propos. Et là, ils m'ont paru moins sceptiques... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Plus que jamais donc, je reste convaincu qu’Houphouët, par son refus du misérabilisme et de l'ignorance, fut une réponse aux problèmes du Tiers-monde, précisément de l'Afrique. Oui, refuser la tourmente des discours et slogans ravageurs, former patiemment et sérieusement ses cadres, transformer qualitativement nos cerveaux pour nous amener à rivaliser avec ceux qui nous avaient vaincus, hier, par leur savoir, et parvenir à leur ‘‘voler’’ le secret de leur réussite afin de relever le défi du développement : voilà, en gros, l’exposé de la politique d’Houphouët et de son parti. C’était une grande vision, et une politique saine de construction d’un pays et d’une nation qui aspirent à l’élévation ! Et c’est ce que Félix Houphouët-Boigny, à l’instar de &lt;st1:personname productid="la majestueuse Grande Royale" st="on"&gt;la  majestueuse Grande Royale&lt;/st1:personname&gt; de Cheick Hamidou Kane (in &lt;i&gt;L’aventure ambigüe&lt;/i&gt;), avait compris et entrepris de faire, pour nous. Pour l’Afrique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Oui, aujourd’hui, plus qu’hier, il faut aller à leur école, cette Ecole de l’efficacité et du rendement, pour « apprendre à lier le bois au bois » afin de pouvoir « construire des édifices de bois », et « vaincre sans avoir raison — C. H. Kane ». Là se trouve notre salut. Les Asiatiques l’ont compris. Aujourd’hui, sur le terrain de l’inventivité technologique qui était leur fief, les Allemands, les Français et les Américains, courtisent l’Inde, la Chine et le Japon. Pendant ce temps, l’Afrique et ses Kagamé, ses Gbagbo, ses Biya, ses Wade…, prospèrent dans la culture du crime, du délire mystique, des louanges moyenâgeuses, du tam-tam, du népotisme infect, de la transe face à l’argent facilement acquis. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Quand je pense au sabotage de l'Ecole auquel se livrent les refondateurs (des enseignants), dans mon pays, je ne peux qu'être de plus en plus convaincu de la justesse de mon positionnement politique et idéologique actuel : le Néo-houphouétisme ; et, surtout, être révolté contre ce régime, qu'il nous faut continuer de combattre. Avec acharnement. Le combattre, Denis. Le combattre, avec tous les risques que cela suppose, car ils ont détruit le temple de l’Intelligence. Ce que le paysan Houphouët avait compris, il y a de cela plus d’un demi-siècle, les universitaires de la refondation n’ont pas réussi à comprendre, malgré l’épaisseur de leurs parchemins. Ils sont mauvais. Et pour cela, rien que pour cela, je ne cesserai de les combattre, afin de permettre à la Côte d’Ivoire de rêver à sa renaissance et de la réaliser, sous la gouvernance de cerveaux sains, d’âmes salubres et de mains expertes...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Cela fait plus d’une décennie que le célèbre Lycée scientifique de Yamoussoukro d’où sont sortis des cerveaux scientifiques comme Fofana Mouramane, est tombé en désuétude. J’avais espéré que notre régime d’enseignants avec, à sa tête, M. Gbagbo, réhabiliterait cet établissement, afin de donner un signal fort et lisible quant à notre intention de promouvoir l’esprit scientifique. Que neni ! En lieu et place d’une réhabilitation du Lycée scientifique, M. Gbagbo est allé construire un… vilain palais chinois de députés, à Yamoussoukro. Et il s’attèle à la construction d’un Sénat. C’est tout dire de l’intérêt que ce régime porte à l’avenir de la jeunesse et au progrès de la Côte d’Ivoire ! Comment peut-on croire et vouloir enseigner aux jeunes gens que, la seule chose qui importe dans une vie, (surtout si on est un fils de pauvre) c’est de faire de la politique, afin de devenir, un jour président ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Cela fait plus d’une décennie que le diplôme du Bac est réduit à un misérable bout de papier (une attestation) que l’on tend à nos lycéens. On en connait la raison : il n’y a pas d’argent pour imprimer ces diplômes ! Il n’y a pas d’argent ; mais les parcs autos de nos ministres de l’Education, sont fournis plus que de raison, et ces ministres sont des gens prospères ! Les enseignants se cachent, et opèrent nuitamment, comme des larrons, pour afficher, sur des tableaux sales et suspects, les résultats des examens et concours ! Tout, dans nos pays, est régi par la symbolique de la nuit, et soumis à la sémantique de l’obscur et du bizarre. Pourquoi ne pas récompenser, au vu et au su de tout le monde, les meilleurs d’entre nous ? Pourquoi ne pas célébrer, officiellement, sans calcul politicien, les plus brillants d’entre nos élèves et étudiants ? Pourquoi ne pas dresser des stèles aux intelligences révélées et affirmées ? Le président de la République n’a pas à offrir un déjeuner télévisé aux élèves méritants. C’est le rôle des institutions scolaires et universitaires…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-5163332276816405145?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/5163332276816405145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=5163332276816405145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5163332276816405145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/5163332276816405145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/05/les-dsesprances-dune-refondation_3774.html' title='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise (2)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-6148820477922616916</id><published>2008-05-10T17:55:00.001Z</published><updated>2008-05-10T18:05:00.585Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise'/><title type='text'>Les désespérances d'une refondation mauvaise (3)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Rêver le progrès&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Fofana Mouramane, dans son livre « Rêver le progrès » avait affirmé, après avoir visité &lt;st1:personname productid="la Silicone Valley" st="on"&gt;la  Silicone Valley&lt;/st1:personname&gt;, que nous étions capables d’en réaliser, en Côte d’Ivoire. Il était jeune, et il croyait encore au rêve d’une Afrique et d’une Côte ambitieuses. Il a déchanté depuis !  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Dans la Côte d’Ivoire de Gbagbo, seule la politique paye. Les dribles, feintes machiavéliques et autres tacles stupéfiants du nouveau monarque à ses adversaires politiques, sont considérés comme une marques de génie ! Un talent inouï de politicien ! Et même le respectable Laurent-Dona Fologo, ne se gène pas pour proclamer, superbe de ridicule : « Gbagbo est un don de Dieu ! ». Ce n’est plus de la mystification politique ; c’est un délit conceptuel. Un affreux rapt éthique !...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;« Désolé, papa, mais je ne peux plus retourner en Afrique. La Côte d'Ivoire n'a rien à me proposer ». Je n'ai rien pu répondre à mon fils. Quelle réponse, d’ailleurs, lui donner, Denis ? Tragédie d'un père ! Désolation d’un enseignant vexé… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;« La Côte d'Ivoire n'a rien à me proposer ! » Cette phrase continue de me tourmenter, Denis. Hier, sous Houphouët, tous ceux de ma génération, qui faisaient des études à l'étranger, étaient pressés de rentrer au pays en quittant, qui, la France, qui, l'Allemagne, les USA, le Japon, la Belgique, etc., pour venir travailler en Côte d'Ivoire, et se mettre au service du pays. Aujourd'hui, nos enfants nous disent : « (...) je ne veux plus retourner en Côte d'Ivoire. Mon pays n'a rien à me proposer »... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Et ils sont, ainsi, des milliers de jeunes, qui rêvent de se retrouver de l'autre côté de &lt;st1:personname productid="la mer. Les" st="on"&gt;la mer. Les&lt;/st1:personname&gt; plus désespérés d'entre eux s'embarquent sur les pirogues de la mort, pour tenter de séduire la chance ou... &lt;st1:personname productid="la mort. En Europe." st="on"&gt;la mort. En Europe.&lt;/st1:personname&gt; Parce que l'Afrique et ses roitelets du genre Gbagbo, Wade, Paul Biya..., parce que la Côte d'Ivoire de Gbagbo et ses chefs guerriers, ses Com zones, ses Com théâtres, ses dozos, ses rebelles repentis, ses malfrats politiques avides de sang juvéniles pour asseoir des pouvoirs démoniaques et incompétents, n'ont rien à offrir à leurs jeunesses. Rien d’autre que l’amertume pour les idéalistes déçus, la menace d’un infarctus, des conteneurs d’alcool pour ‘‘idiotiser’’ les jeunes, la bible pour les paradis artificiels, et l’art de la reptation indigne, pour les caméléons politiques, uniquement soucieux de… faire bouillir leurs marmites grosses comme des chaudrons du diable ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;En Côte d'Ivoire, précisément, rien d’autres que de l'argent facile, en récompense au militantisme politique : villas, gardes de corps, comptes en banques, véhicules, chauffeurs, etc., sont immédiatement assurés à de petits vauriens, incultes, tricheurs et assassins de bas étages ; tous, camouflés sous les manteaux de ‘‘Patriotes’’, de ‘’Rebelles’’, ou de ‘‘défenseurs de la légalité républicaine’’ ! Des mots, rien que des mots vilains, vides et suspects, pour maquiller la médiocrité et la soif de grandeurs malsaines qui ruinent leurs âmes...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;J'ai rencontré, à San Francisco, une communauté d'Ivoiriens. Elle m'y avait invité pour un débat sur « La crise, la société ivoirienne, et le &lt;i&gt;Néo-houphouétisme &lt;/i&gt;». Elle a profité de cette occasion pour vous transmettre, à toi et tes collaborateurs de &lt;i&gt;Le Nouveau Réveil&lt;/i&gt;, ses encouragements, pour le noble combat que vous menez. Ce débat s'est tenu sur l'initiative d'Adoubou Traoré, un condisciple du Lycée moderne de Korhogo. C'est un garçon brillant. Il fut le major de notre promotion... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Tous ceux qui étaient de cette rencontre, étaient des gens bien placés à San Francisco. Ils travaillent, tous, dans de grosses structures. Et ils se suffisent. Ce sont, tous, des cadres ivoiriens, brillants et sollicités aux USA, par de respectables boîtes américaines. Adoubou Traoré (alias Tom — pour les amis), est Directeur exécutif d'un Centre qui s'occupe des Immigrés et des Réfugiés politiques de tous pays. Il rencontre des personnalités importantes de la ville de San Francisco. Il m'a fait la proposition (une plaisanterie sans doute, entre amis de longue date) de m'inscrire sur la liste de ‘‘ses réfugiés’’ ! Je lui ai dit : « Merci, pour ta gentillesse. Mais je ne peux pas quitter la Côte d'Ivoire et abandonner, comme cela, le combat que nous y menons contre l'incurie du régime de Gbagbo »... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-6148820477922616916?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/6148820477922616916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=6148820477922616916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/6148820477922616916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/6148820477922616916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/05/les-dsesprances-dune-refondation_6482.html' title='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise (3)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-2893110714097865474</id><published>2008-05-10T17:49:00.003Z</published><updated>2008-05-10T18:04:42.513Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise'/><title type='text'>Les désespérances d'une refondation mauvaise (4)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;L’épineuse question de la diaspora&lt;/span&gt;&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Des cadres brillants, comme je te le dis, Denis. Mais, aucune intention de retourner au pays ne les habite. Et je t'avoue que j'ai partagé et même, encouragé leurs positions sur cette question : qu'est-ce que la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui, la Côte d’Ivoire de Gbagbo et des prédateurs de nos richesses, cette Côte d'Ivoire des crimes, du culte du sang, de la médiocrité, de la saleté, de l'insécurité, de l'indiscipline, cette Côte d’Ivoire des charlatans déguisées en pasteurs, cette Côte d’Ivoire du vacarme et de la fainéantise, ce pays du vagabondage politique et de la déchéance éthique, a à offrir à des cadres compétents, aux formations achevées, instruits et éduqués à une haute culture du travail, de l'effort, du rendement, de la performance et de la compétitivité ? Encore rien. Rien d'autres que d'ennuyeux reportages ‘‘présidentiels’’ télévisés, des articles insipides de journaux animés par des griots au langage vacillant et malhabile. Rien d’autres que des grognements tympanisants appelés ‘‘zouglou’’, ‘‘coupé décalé’’, ‘‘danse de la grippe aviaire’’, ‘‘danse du cochon’’, ‘‘danse du cafard’’, ‘‘danse de...’’ N'importe quoi !  Inouï ! Bref : rien qu'une « Société absurde », comme en dit l'essayiste et ami, Ernest Kakou Tigori...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Au contraire de la diaspora asiatique, cette diaspora ivoirienne ne constitue pas, cependant, une force, à San Francisco. Elle ne pèse d’aucun poids sur les décisions des gouvernants, parce qu’elle est faible, économiquement. Ses membres sont, individuellement, des gens hors des besoins primaires, certes ; mais, il manque à toute l’organisation, ce qui fait la force de la diaspora asiatique : la solidarité agissante, autour d’un idéal : être forts, pour vaincre. J’ai visité Chinatown. Impressionnant ! A San Francisco, comme à Los Angeles, et à Paris, le constat reste le même. Triste, désolant : en moins de temps de présence en Occident que les Africains, les Asiatiques se sont bâtis de véritables puissances financières, un lobbying, une représentativité politique et symbolique. Aujourd’hui, à Paris, ce sont les Chinois qui détiennent le monopole de la vente des produits africains aux consommateurs ; ce sont eux qui maîtrisent le circuit d’écoulement de ces produits. Des produits africains. Où sont les Africains ? Où sont les Ivoiriens ? Quand aurons-nous nos ‘‘ African town’’ ou nos ‘‘Ivoire town’’, en Europe ?...       &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Denis, ces cadres ne retourneront pas au pays ; du moins, pas dans les conditions actuelles. Du coup, se trouve posée, la tragique question de l’utilisation du matériel humain — le capital le plus fondamental dans le développement d’un peuple. Hier, sous le règne du patriarche que ma génération (elle est aujourd’hui au pouvoir) avait contesté, nous avions, tout de même, réussi, sinon à construire un grand pays, du moins, poser les bases de notre développement grâce à une programmation intelligente et visionnaire du capital humain. Oui, le « Miracle ivoirien » n’a été possible que parce que, de tous les pays de la sous région, la Côte d’Ivoire était le seul qui avait gardé sur place ses cadres, ses technocrates. Le matériel humain était bon, compétent et performant. Ceux que les gouvernants avaient envoyés au-delà les mers pour chercher le savoir, sont rentrés au pays pour y investir leurs savoirs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Cela fut ainsi, parce que l’homme qui nous dirigeait, avait compris que le premier investissement à faire, pour développer un pays, c’est l’investissement cérébral, pour constituer un bon CAPITAL INTELLIGENCE. Le café et le cacao n’étaient, en fait, que des moyens ponctuels, pour régler des problèmes immédiats. On comprend donc pourquoi Félix Houphouët-Boigny avait tant investi dans la création de Centres de recherches scientifiques, dans le domaine de l’Agriculture. Les succès de notre pays dans la recherche sur le palmier à huile sont là, pour confirmer notre thèse. Et même si « Le succès de ce pays repose (ait) sur l’agriculture » — c’était un spot publicitaire célèbre de l’époque —, Houphouët avait compris que cette agriculture ne pouvait être performante que soutenue par la recherche scientifique. L’importation (malheureusement massive) de la main d’œuvre étrangère, a hypothéqué ou retardé les chances de mécanisation de notre agriculture. Mais l’intention et les bases de cette mécanisation étaient, au moins, là…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Aujourd’hui, il ne reste rien de tout cela que le bradage de notre richesse cacaoyère et caféière à des prédateurs du milieu agricole, et à des razzieurs appelés abusivement « rebelles », qui vendent ces richesses à des pays receleurs, qui n’en produisent pas. Et ce sont ceux-là, aujourd’hui, qui dirigent la Côte d’Ivoire, se baladent tranquillement à Abidjan, dans des cortèges de cylindrées et de blindés, acquis au prix de la sueur d’honnêtes travailleurs ! Sirènes d’enfer, cortèges noirs, vestes et cravates ! Je vous salue, roitelets nègres ! Je salue vos crimes nocturnes, vos médiocrités, vos ignorances bien rémunérées !…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-2893110714097865474?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/2893110714097865474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=2893110714097865474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2893110714097865474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2893110714097865474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/05/les-dsesprances-dune-refondation_10.html' title='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise (4)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-4289409681674594918</id><published>2008-05-10T17:41:00.004Z</published><updated>2008-05-10T18:03:48.582Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise'/><title type='text'>Les désespérances d'une refondation mauvaise (5)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51); font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Quelle solution ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Que proposer à notre diaspora ? Notre culture de l’improductivité ? Notre amour anormal du désordre, du vacarme, de l’insalubrité ? Notre passion des transes mystiques ? Elle (cette diaspora) nous dit, ferme : « Non, je refuse ! » Qu’a-t-elle, en retour, à nous proposer ? Une culture du travail et du rendement. Un refus ferme de la facilité et des nègreries humiliantes qui caractérisent tant nos pays. Parce que la vision du monde qu’ils ont acquise et conservée dans les pays développés, les automatismes et bons réflexes sociaux qu’ils ont intériorisés, ne les autorisent plus à s’accommoder de nos absurdités, et à les accepter. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Aucun pays ne peut se permettre d’ignorer sa diaspora. Ce ne sont pas les Juifs de Tel Avive, qui construisent Israël ; ce sont les juifs de &lt;st1:personname productid="la diaspora. Parce" st="on"&gt;la diaspora. Parce&lt;/st1:personname&gt; qu’Israël et ses dirigeants leur donnent des raisons de procéder ainsi. Les élites africaines qui retournent aux sources, finissent, presque toutes, par se perdre dans de viles compromissions ou par sombrer dans le désespoir, face aux indigences de roitelets loufoques (nos pseudos chefs d’Etat aux budgets de souveraineté faramineux — pendant ce temps, leurs peuples sont pauvres) aux discours médiocres, stupéfiants d’insuffisance, et sans aucune intention futuriste…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;L’Afrique est pauvre, nous chante-on. Et la Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays africains, ne se prive pas de continuer sa politique rachitique de mendicité auprès de l’Europe, sans même songer, un seul instant, à chercher à poser, lucidement et intelligemment, la problématique de la Production et du Rendement. Et des fonctionnaires de ce pays sont riches ! Ils ont acquis, subitement, fortune et respectabilité, au bout de la pratique du dol impuni…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Récemment, à l’occasion de l’arrivée du corps de mon ami Bernard Ahua (décédé en France), j’ai, à l’instar de tous ceux qui attendaient, comme moi, à l’aéroport, observé une scène révoltante : le directeur du Port autonome d’Abidjan venait d’arriver d’un voyage à l’étranger. Ses subalternes sont allés le chercher. Le cortège qui l’accompagnait comprenait douze cylindrées (j’ai bien compté) et d’autres véhicules remplis de gardes de corps en armes. Cet homme n’est pas un industriel, ni une personnalité de l’Etat. Il ne produit ni richesse matérielle, ni richesse cérébrale. En tout cas, il n’est pas une référence en matière d’intelligence théorique, en Côte d’Ivoire. De fortes présomptions ont pesé sur lui dans l’affaire des déchets toxiques. Et, comble de l’indécence, il continue de vivre comme un pacha, au détriment de la masse productive ! Et c’est cela, l’Afrique. C’est cela, la Côte d’Ivoire de Gbagbo...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;L’Europe, qui a pourtant suffisamment produit, est toujours à la recherche de cerveaux, pour enrichir, davantage, son « capital intelligence ». Nicolas Sarkozy peut ainsi décréter « L’Immigration choisie ». Et les Africains hurlent à l’injustice. D’aucuns parlent même de racisme. Que non ! L’immigration choisie consiste, en réalité, à appâter les Intelligences productives des autres peuples, au bénéfice de &lt;st1:personname productid="la France. Et M." st="on"&gt;la France. Et M.&lt;/st1:personname&gt; Sarkozy a raison. Et tant pis, &lt;st1:personname productid="si Wade" st="on"&gt;si  Wade&lt;/st1:personname&gt; n’a pu rien comprendre à cette décision sensée ! L’Afrique et la Côte d’Ivoire de Gbagbo, ne tirent aucune leçon de cette attitude de l’Europe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Plus que jamais, nos pays ont besoin de leurs cerveaux. Mais ceux-ci se trouvent en Europe. Et cela, quels que soient leurs domaines de compétences : si la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont révélé Laurent Pokou, c’est la France qui a permis à ce génie rare du football, de vivre un tant soit peu de son talent. On peut payer Henri Michel à plus de 30 millions de F par mois, quand, pour le même travail, on ne donnera jamais le dixième de ce salaire à Yéo Martial, ni à Pokou ou à Kallet. Didier Drogba n’est pas un produit de l’Afrique, moins encore de la Côte d’Ivoire ; c’est l’Europe qui l’a fait. Il serait resté en Côte d’Ivoire, qu’il croupirait aujourd’hui, quelque part, dans une ‘‘deux pièces’’ désolées, à Yopougon, avec de vilains cors aux pieds, et des boutons indignes et insolents sur les fesses !...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Hier, les Blancs, avec la complicité de monarques nègres en déficit d’humanisme, avaient contraint nos bras valides à traverser les mers, pour produire les richesses de l’Occident. Le sang et la force musculaire des Noirs ont constitué, indiscutablement, les fondations énergétiques de la richesse capitaliste. Aujourd’hui, c’est avec la même complicité de nos élites dirigeantes en déficit de vision et de projection historique, que notre capital humain traverse les mers, pour se rendre (contre le gré des Blancs, cette fois-ci) en Europe, afin de trouver des moyens d’épanouissement, et la possibilité de vivre le rêve élémentaire d’exister. Par-delà le temps, la tragique problématique reste la même : l’Afrique cède son capital humain à l’Occident. Qui construira donc ce continent ? Adolescents, trentenaires, quadragénaires et mêmes cinquantenaires compétents et brillants, tous, décident d’aller et de rester en Occident. Parce que l’Afrique des présidents rigolos et improductifs, l’Afrique des dirigeants affameurs et assassins de leurs peuples, n’a rien à leur offrir, malgré leurs expertises, leurs génies. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Oui, rentrer au pays, serait, pour nos élites de la diaspora actuelle, un suicide. Et la peur du chômage, la peur de vivre sans idéal, sans perspective, les habite. Et ils ont raison… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Je viens d'apprendre le cas tragique d'un des nôtres de la diaspora (je tais volontairement son nom) qui a ‘‘pété les plombs’’, récemment, après un séjour de... trois semaines, en Côte d'Ivoire : le vacarme, la saleté, la télé de Gbagbo, la politique, la fainéantise, l'anarchie, les rues barrées par les flics, l'inertie du peuple et des intellectuels, l’improductivité, etc., tout cela a fini par le rendre fou. Et nous finirons, sans doute, pour la plupart d'entre nous, fous, dans ce pays insolite, si nous n'y prenons garde, Denis. Ce pays est, désormais, un immense asile d'aliénés qui s'ignorent. Un pays de « gens anormalement normaux » — pour employer ces mots du célèbre psychanalyste C.G. Jung. Une société réellement absurde. Et je me demande bien, comment nous faisons pour y sur-vivre !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Non, il ne s’agit même plus d’une fuite des cerveaux, Denis. Il s’agit d’une échappatoire, d’une tentative tragique de fuir l’enfer que constituent nos pays que nous avons livrés aux mains de dirigeants nocifs et désespérants. Et, pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, la Refondation me paraît l’expression achevée de cette faillite des gouvernances nègres… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Comment tout cela finira-t-il, un jour ? J’ai peur de le dire. Un seul mot est sorti de ma plume : ce sera EFFROYABLE, le jour où nos populations, nos jeunesses surtout, fatiguées de ces règnes brouillons et décevants, las des mensonges et de tous ces actes de prévarication impunis, envahiront les rues, occuperont les pavés de nos villes et, la colère sous la langue, incendieront nos cités de clameurs rouges, sauvages et désespérées ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Il nous faut éviter cette solution désespérée, Denis. Il nous la faut conjurer. Et c’est pourquoi, nous devons continuer le combat de Venance Konan, le combat de Sylvestre Konin (qui s’est, enfin, réveillé) ; le combat de Jeannot Ahoussou Kouadio, le combat de notre cadette Christiane Djahuié, le combat du jeune Assalé, du député Alomo, le combat de Mme Faust Didi et de Guy-Charles Wayoro ; enfin, le combat de ces milliers d’Ivoiriens anonymes &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;(ménagères, enseignants honnêtes, médecins, etc.), que ton journal incarne. Surtout, ne baissez pas les bras, malgré les menaces des criminels. Ne cédez pas à l’intimidation. Nous gagnerons ce combat. Parce qu’il est juste et bon.  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Porte-toi bien, cher ami. Et recevez tous mes encouragements pour le travail que vous faites, chaque jour, pour instruire les Ivoiriens, en démasquant les tares de ce régime qu’il nous faut, absolument, chasser du pouvoir. Pour notre survie ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Bientôt parmi vous, pour continuer la lutte...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-4289409681674594918?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/4289409681674594918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=4289409681674594918' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4289409681674594918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4289409681674594918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/05/les-dsesprances-dune-refondation.html' title='Les désespérances d&apos;une refondation mauvaise (5)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-4638831022180204291</id><published>2008-04-20T21:17:00.001Z</published><updated>2008-04-20T21:22:50.107Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aimé Césaire'/><title type='text'>Césaire, la fôhoun!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;C’est le matin d’hier que le poète est parti. Non pas ce « petit matin » qui ouvre, rythme et cadence « Le cahier d’un retour au pays natal » — le point culminant de la poésie universelle, mais le matin banal du temps des hommes. Et voici qu’on le conte déjà au passé, lui le maître des grandes orgues ; lui qui, plus que tous les fils élus de la Parole, avait tant su nous dire le &lt;i&gt;nommo&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;muntu&lt;/i&gt; de sa langue de feu – le secret de son gosier de créateur ! Moins de cinq minutes après la déclaration officielle de son décès par le médecin, le premier texte était déjà sur le Net. C’est que la disparition (prévisible) de l’homme, était un événement mondial ; en tant que tel, il avait mis en alerte toutes les rédactions du monde. Exactement comme il y a quelques années, celle du Pape…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Il n’était plus du commun des mortels ; son nom et son œuvre étaient aux envergures du monumental ; et cela était juste car Césaire était le plus authentique d’entre les poètes du vingtième siècle, celui qui avait le plus compris que la poésie, la vraie, naît de la démesure du discours. Il disait d’ailleurs que « La connaissance poétique est celle où l’homme éclabousse l’objet de toutes ces richesse mobilisées ». &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Pour le monde noir, pour les écrivains du monde entier, la disparition de cet homme sera (elle l’est même déjà) une date historique, un majestueux point d’orgue à observer, en hommage à celui-là qui, de toutes les consciences politiques et intellectuelles de sa génération et de son temps, était celui qui avait le plus mobilisé de l’énergie pour la défense des opprimés, et exprimé sa passion pour sa race — la race noire… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Aimé Césaire est mort à 94 ans ! Près d’un siècle de vie consacre donc son parcours terrestre. C’est un privilège des Dieux. Et les négro africains ont raison de ne pas pleurer les patriarches : à cet âge-là, on ne meurt plus, à vrai dire ; on se repose. Car comme disent les chrétiens : « L’œuvre est terminée /Du grand repos, l’heure a enfin sonné »… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Merci, grand maître, de nous avoir appris, passant dessus la Martinique et toutes ces « Antilles qui ont faim, ces Antilles dynamitées d’alcool et crevées de petites véroles » (‘‘Le Cahier…’)’, le chemin initiatique qui mène au verbe fécondateur, au verbe beau, fort et juste. Et nous continuerons d’interroger les signes qui parsèment cet énigmatique « petit matin », et nous redirons le rêve de Christophe face au défi de « l’industrie de la pierre » et à cette incompréhensible indolence de &lt;st1:personname productid="la race Noire" st="on"&gt;la race Noire&lt;/st1:PersonName&gt; alors que « l’ocelot est aux aguets » ; et nous continuerons de nous identifier au laminaire, jusqu’à ce qu’il y ait de nouvelles saisons au Congo. Car, « il n’est pas vrai que l’œuvre de l’homme est terminée »… « et nous savons qu’il y a place pour tous… » sous le vaste préau de ce monde que nous pouvons, nous aussi, discipliner à la force de nos volontés déchaînées. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Aimé Césaire est décédé. Vive le poète ! Et que se prolonge la fête du mot magique qu’il avait si bien ouverte !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;**&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt;Note&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"&gt; :&lt;br /&gt;1 / &lt;i&gt;L&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;a fôhoun&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; (en baoulé). Dors en paix !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-4638831022180204291?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/4638831022180204291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=4638831022180204291' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4638831022180204291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4638831022180204291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/csaire-la-fhoun.html' title='Césaire, la fôhoun!'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-586000716521758095</id><published>2008-04-14T14:38:00.007Z</published><updated>2008-04-14T15:04:27.185Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laurent Pokou'/><title type='text'>L'agression policière contre Laurent Pokou (1)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La grandeur (encore) humiliée de la Côte d’Ivoire&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;«&lt;span&gt; Côte d’Ivoire, chapitre sécurité. L’ex-footballeur international Laurent Pokou a été passé à tabac à un barrage de police, la nuit d’hier… »&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt; La mauvaise nouvelle a fait, évidement et très rapidement, le tour de Paris. Emoi au sein de la communauté des Ivoiriens. Coups de fil sur coups de fil. Et puis, et puis, les journaux. Enfin, ce dimanche, l’image de Laurent Pokou à la télévison ivoirienne, le visage tuméfié, méconnaissable. J’avoue avoir versé des larmes pour Pokou ! La première fois que j’avais eu à pleurer pour lui, c’était en 1974, je crois, à l’issue du match poignant et titanesque que l’Asec livra et perdit contre le Hafia football Club de Guinée. Laurent fut merveilleux, ce jour-là ! Trois buts en quinze minutes ! Il livra un dernier match à Abidjan, au cours des années 1980, après son retour de Rennes : un match amical entre les anciens de l’Asec et ceux de l’Africa Sports. Laurent signa, vers la fin du match, un dernier but (il en avait marqué deux ce jour-là) d’une rare beauté, après qu’il eut hérité d’une balle de Valentin Bouazo. Tout le stade s’était levé pour saluer ce but ; et il me fit pleurer (encore), mais de joie, cette fois-ci. Et depuis la fin de l’épopée de Laurent Pokou, je n’ai plus mis pied au stade, parce qu’aucun africain, moins encore un ivoirien, ne peut jouer au football comme lui. Aucun ! Pour ceux de ma génération, il est un moment important de l’histoire de la grandeur et de la respectabilité de la Côte d’Ivoire… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Hier dimanche, j’ai vu son visage méconnaissable à la télévision ; et il essuyait ce visage gentil et bonhomme avec une pochette blanche… comme la pureté de son coeur. Et je devinais, d’ici, les larmes de tristesse qui devaient inonder son cœur lourd d’amertume et de déception. Quoi : avoir fait tant et tant de choses pour ce pays, avoir fait vibrer tant et tant de personnes dans le monde entier, avoir participé à une part importante de la grandeur de ce pays, et se retrouver comme cela, un jour, humilié par un petit policier, un chenapan ! Et j’ai eu aussi pitié pour ce pays, en même temps que j’éprouvais et évaluais, une fois de plus, l’ampleur de l’agonie de ce jardin que fut la Côte d’Ivoire, notre beau pays d’hier. Notre ancienne gloire du football ivoirien et africain, celui que des foules immenses allaient voir et retournaient chez elles, ivres de joie d’avoir vu du spectacle, contente et heureuses d’avoir vu un véritable footballeur jouer au ballon, celui qui a hanté maints stades Afrique et du monde, fait la une de milliers de journaux d’ici et d’ailleurs, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;celui que l’on appelait « L’homme d’Asmara », « l’Empereur baoulé », « le Duc de Bretagne »&lt;/span&gt;, etc., c’est celui-là qu’un vulgaire policier (ils ne le sont pas tous), sous ce régime, a frappé, humilié, puis traîné dans les locaux d’un commissariat !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;On m’a même appelé de Rennes pour avoir confirmation de cette information qui a vraiment bouleversé un nombre incroyable de personnes ! Mais oui, c’est vrai : Laurent Pokou a été frappé par (un ?) des policiers... pour un contrôle routier ! Et cela se passe en Côte d’Ivoire ! Le pays de Pokou. Le plus séduisant, le plus performant des footballeurs africains des années 1970-1980. Ce rare génie du foot (comme on n’en trouve plus) que même encore aujourd’hui, la Bretagne idolâtre&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. Oui, c’est celui-là qu’en Côte d’Ivoire, un vulgaire policier vient de frapper, qu’un policier peut frapper…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;J’ai écouté Laurent faire le récit du martyre qu’il a subi, et j’ai eu mal. Pas seulement pour Laurent — l’idole du football des gens de ma génération —, mais mal pour ce pays, la Côte d’Ivoire. Le geste de ce policier est en effet empreint d’un symbolisme terrifiant que j’ai personnellement décodé depuis belle lurette ; et je n’ai eu de cesse d’attirer l’attention de mes concitoyens sur ce danger : le mal que représente ce pouvoir mauvais qui a secrété cette police mauvaise, assassine, antirépublicaine : là se trouve la vraie problématique de la Sécurité en Côte d’Ivoire. Le comportement d’une Police nationale envers le citoyen est non seulement indicateur de l’indice de sécurité qui règne dans un pays, mais aussi, révélateur de la nature de la gouvernance qui régit ce pays : une police agressive est toujours le reflet d’un pouvoir agressif et liberticide. Une police voyou est l’application bijective du régime qui le secrète. Il faut donc aller au-delà de ce qui est arrivé à Laurent Pokou pour mieux appréhender l’étendue de la tragédie qui nous menace désormais, dans ce pays.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Le racket policier  — car ce qui est arrivé à Laurent Pokou  est une des conséquences du racket — n’est pas une invention de &lt;st1:personname productid="la refondation. Il" st="on"&gt;la refondation. Il&lt;/st1:personname&gt; existait sous le régime de M. Bédié ; et maints articles signés de Venance Konan nous avaient alerté de ce danger : des chauffeurs de &lt;i&gt;gbaka&lt;/i&gt; ou de taxi tués, des braquages accomplis par des policiers, des tirs sans sommation non justifiés, etc. Il ne peut donc me venir à l’esprit de dire que c’est le pouvoir de Gbagbo qui a crée le racket ; mais c’est indiscutablement le régime de Ggagbo qui le tolère, le justifie, l’encourage même en le perpétuant : les policiers eux-mêmes n’hésitent pas à dire que leurs supérieurs hiérarchiques perçoivent leurs parts du butin du racket ; et le racket est devenu une pratique légale en Côte d’Ivoire, car entendons-nous bien : tout ce qui est admis par l’Exécutif dans un pays de régime présidentialiste, devient légal. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Post-scriptum &lt;/span&gt;:&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt; &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;Tiburce  Koffi&lt;/st1:personname&gt; est coauteur, avec un Breton du nom de Jean-Yves Augel, d’une biographie en voie d’écriture, sur « Laurent Pokou, le buteur magique », (titre provisoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Note:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1/ Un journal breton, publié l’année dernière, lui consacrait encore au moins 4 pages, pour conter aux jeunes bretons, l’épopée de ce footballeur d’un talent hors du commun.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-586000716521758095?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/586000716521758095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=586000716521758095' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/586000716521758095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/586000716521758095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/lagression-policire-contre-laurent_6715.html' title='L&apos;agression policière contre Laurent Pokou (1)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-7573618505841443985</id><published>2008-04-14T14:32:00.005Z</published><updated>2008-04-14T14:58:40.182Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laurent Pokou'/><title type='text'>L'agression policière contre Laurent Pokou (2)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;La complicité du pouvoir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu’est-ce qui autorise des policiers à se servir de pneus (d’ailleurs usagés), de briques, de bois, et de seaux d’eau pour barrer une route, faire descendre de véhicule des conducteurs et des passagers, sous prétexte de contrôles policiers ? Qu’est-ce qui empêche le chef de l’Etat de faire une déclaration  officielle, intimant l’ORDRE aux forces de l’ordre, de ne plus poser de telles barrières (sales, désordonnées, antirépublicaines&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;) sur les routes, sauf en cas d’alerte ? Et sous peine de sanctions (avertissements, blâmes, dégradation et radiation) ? Qu’est-ce qui l’empêche de le faire, sinon la méconnaissance de ses devoirs de chef de l’Etat ? Si M. Gbagbo et ses refondateurs savaient ce qu’était l’Etat, ils sauraient que chaque bavure policière, chaque inconfort que nous crée notre police (dont aucun citoyen ivoirien n’est content), chaque personne tuée par notre police agressive, assassine et friponne, porte les marques de leurs responsabilités de dirigeants et plus encore, celle du chef de l’Etat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Mais il y a longtemps que M. Gbagbo et ses refondateurs nous ont prouvé que diriger un Etat est une chose trop difficile pour eux. Aidons-les à ne plus faire cette corvée, en accélérant leurs départs du Palais présidentiel et des autres locaux étatiques qu’ils occupent indûment. Relisez &lt;b&gt;« Paroles d’honneur&lt;/b&gt; » de Simone Gbagbo. Vous y verrez un hommage qu’elle rend aux Forces de l’ordre de notre pays ! Les refondateurs sont les seuls en Côte d’Ivoire à être satisfaits de nos policiers… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Non, ce qui est arrivé à Laurent Pokou est évidemment grave. De la gravité de ces choses qui vous emmènent à méditer sur le sort de ceux qui devaient être considérés comme des modèles dans ce pays, mais qui sont conspués, humiliés, menacés d’être ‘‘braisés’’ — un de leurs vilains mots. Pokou a même affirmé qu’un des policiers a dit qu’il allait « en finir avec » lui. Et il aurait pu le faire. Tranquillement. Et il serait encore en liberté. Tranquillement. Jean Hélène a été tué. Guy-André Kieffer l’a été. Le policier qui a tué Jean Hélène est en liberté, et j’ai ouï dire qu’il avait eu de la promotion !!! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il est vrai que l’acte de ce policier n’a pas été prémédité ; mais cet agent de l’Etat ne peut pas affirmer qu’il ne sait pas qui est Laurent Pokou. Ce serait un affreux mensonge : on vient à peine de finir &lt;st1:personname productid="la CAN. Et" st="on"&gt;la CAN. Et&lt;/st1:personname&gt;, comme à toutes CAN, le nom et la photo de Laurent Pokou sont revenus dans les commentaires des journalistes (radio, télés, presse écrite) ; ses exploits ont été cités, des interviews lui ont été faites. Certes, la télé ivoirienne n’a pas jugé utile de nous montrer des images des buts de ce footballeur de légende (les Français en possèdent de lui – mais pas la télévision ivoirienne ; ce serait trop en demander à la RTI de Gbagbo et Soro) ; mais les journaux écrits ont abondamment parlé de Pokou. Or, selon ce que j’ai entendu, ils étaient quatre policiers sur les lieux du crime — Oui, c’est un crime. Et il est inimaginable qu’aucun d’entre eux n’ait pu mesurer la portée de l’acte qu’ils étaient en train de commettre sur cette figure de légende. Ces policiers savaient qui est ce monsieur Laurent Pokou. Mais cette référence ne leur a pas suffi pour s’empêcher de faire subir à cette figure respectable en Côte d’Ivoire, le sort que nous savons. Ces policiers n’auraient pas fait cela à Serge Kassy, ni à DJ Kaloudji, ni à… Wattao ou un des héros loufoques de ladite « galaxie patriotique » — les idoles des cerveaux de demeurés d’une société en pleine perte de valeurs référentielles ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Post-scriptum :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt; &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;Tiburce  Koffi&lt;/st1:personname&gt; est coauteur, avec un Breton du nom de Jean-Yves Augel, d’une biographie en voie d’écriture, sur « Laurent Pokou, le buteur magique », (titre provisoire). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Note:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;2/ Ces pneus usagés, ces récipients, ces morceaux de bois, ne peuvent être des moyens administratifs et légaux de travail.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-7573618505841443985?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/7573618505841443985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=7573618505841443985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7573618505841443985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7573618505841443985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/lagression-policire-contre-laurent_14.html' title='L&apos;agression policière contre Laurent Pokou (2)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-8988594940756595793</id><published>2008-04-14T14:24:00.006Z</published><updated>2008-04-14T14:59:02.163Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laurent Pokou'/><title type='text'>L'agression policière contre Laurent Pokou (3)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;b&gt;Le sens d’un pardon&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce qui est arrivé à Laurent Pokou doit permettre aux Ivoiriens de savoir qu’aucun d’entre nous n’est à l’abri de la folie de toutes ces gens en armes (policiers, gendarmes, militaires, milices, etc.) qui prospèrent sous ce régime incapable d’assurer la sécurité de l’honorable citoyen, à plus forte raison, celle du citoyen moyen et anonyme. Le cas de Laurent Pokou a été su ; et il a ému toute la Côte d’Ivoire ainsi que des milliers de personnes à travers le monde, car l’homme fut une célébrité et demeure une personnalité attachante — Pokou est un monsieur bien, gentil, sympathique.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais combien de citoyens anonymes ne font-ils pas les frais des agents de police ? Combien n’en feront-ils pas de même, aujourd’hui et demain ? Venance Konan a déjà eu à rapporter dans un de ses reportages, le cas émouvant de cette femme enceinte, que des policiers ont laissé mourir sur une de nos routes, sous prétexte qu’elle n’avait pas de… cartes d’identité ! Elle était à terme et on la conduisait dans un centre hospitalier ! Il avait indiqué l’autoroute où s’était passée cette scène, l’heure approximative, espérant par là, que des sanctions seraient prises contre les criminels. Rien ! Sous la refondation, le régime de l’impunité, que peut-il se passer ? Rien !!! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Laurent Pokou et sa famille ont dit qu’ils pardonnaient à (aux) l’agresseur (s). L’acte est certainement d’un grand symbolisme chrétien. Mais l’homme de lettres que je suis, ne peut s’empêcher de faire une autre lecture de ce pardon aux senteurs de sacrifice tout aussi symbolique : A l’Etat civil, Laurent Pokou porte aussi le nom Konan. J’ai déjà eu à signaler dans un de mes livres que des textes oraux attribuent aussi ce nom (Konan) à l’enfant que &lt;st1:personname productid="la Reine Pokou" st="on"&gt;la Reine  Pokou&lt;/st1:personname&gt; a sacrifié aux génies du fleuve furieux. L’homme porte donc deux noms symboliques : celui de la reine des Baoulé (Pokou) et celui du fils sacrificiel et sacrifié (Konan). Du temps épique de ses buts magiques et de ses dribbles et passes ensorcelés, on l’appelait l’Empereur baoulé&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;.&lt;sup&gt;  &lt;/sup&gt;Comme dans la légende, l’ex-gloire de notre footballeur a-t-il pris le parti de faire le sacrifice de son ego (son honneur bafoué), pour sauver tous ceux des Ivoiriens victimes potentiels de la barbarie de nos forces de l’ordre ? Peut-être, peut-être...&lt;br /&gt;Pardonner, oui. Mais pour quel gain ? Quel sens aura ce pardon si ces pratiques continuent ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai appris que le chef de l’Etat s’apprête à rendre visite au célèbre footballeur, pour lui apporter son réconfort. Le geste est à saluer, s’il ne se perd pas dans la récupération politicienne. Ce geste est à encourager, à condition toutefois qu’il ait un sens salutaire et profitable aux Ivoiriens : que cette visite soit pour le chef de l’Etat, l’occasion et le prétexte de DECLARER HAUT et FORT, comme acte prohibé par la loi, les barrages routiers — absolument inadmissibles et porteurs de conflits entre les policiers et les automobilistes en même temps que facteurs de rackets. &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, si ce qui est arrivé à Laurent Pokou peut déboucher sur la fin des barrages routiers, des contrôles policiers intempestifs et inutiles, du racket abject, des agressions régulières et impunies des forces de l’Ordre sur les citoyens de ce pays, alors, alors le pardon de l’Empereur baoulé aura un sens. Sinon, nous les admirateurs inconditionnels de cet homme (et nous sommes des milliers et des milliers à travers le monde entier), nous maintiendrons notre plainte (que nous avons déjà rédigée) contre l’agresseur ; et nous en déposerons aussi une autre contre l’Etat de Côte d’Ivoire devant les tribunaux, pour pratiques terroristes sur la personne de Monsieur Laurent Pokou, ancienne gloire du football africain, modèle et référence pour des générations d’Ivoiriens et de passionnés du football à travers le monde. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Post-scriptum :&lt;/b&gt; &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;Tiburce  Koffi&lt;/st1:personname&gt; est coauteur, avec un Breton du nom de Jean-Yves Augel, d’une biographie en voie d’écriture, sur « Laurent Pokou, le buteur magique », (titre provisoire). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Note:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;3/ C’est le journaliste guinéen, Boubacar Kanté qui, je crois, lui a donné ce merveilleux surnom.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-8988594940756595793?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/8988594940756595793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=8988594940756595793' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8988594940756595793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8988594940756595793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/lagression-policire-contre-laurent.html' title='L&apos;agression policière contre Laurent Pokou (3)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-7505606454464734563</id><published>2008-04-06T19:45:00.003Z</published><updated>2008-04-06T19:53:40.011Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Putsch contre Gbagbo?'/><title type='text'>Alfred Tchétché cité dans un putsch contre Gbagbo (1)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Le temps de la terreur ‘‘bleue’’&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;A l’étranger où je suis en ce moment, je suis tombé par hasard, sur un article signé d’un certain &lt;st1:personname productid="Coulibaly Souleymane" st="on"&gt;Coulibaly Souleymane&lt;/st1:personname&gt;, correspondant régional d’un quotidien de &lt;st1:personname productid="la place. Cet" st="on"&gt;la place. Cet&lt;/st1:personname&gt; article faisait le compte rendu d’un point de presse qu’avait animé un certain M. Alfred B. Koudou Tchétché, « dans la capitale administrative et politique » de notre pays (Yamoussoukro), où vit ce dernier. C’est un papier court, ramassé, comme on en demande aux correspondants régionaux — dans toutes les rédactions du monde, on n’a jamais suffisamment de place pour les faits régionaux, moins encore pour les plumes ‘‘régionales’’. Bref, c’est un papier ramassé qui dit, en peu de mots, sans état d’âme, sans aucun commentaire (neutralité journalistique oblige) ce qui est arrivé à ce « monsieur Alfred Balié Koudou Tchétché ». Un petit papier, timide et squelettique, signé d’une plume régionale, sans importance, qui parle, d’une voix neutre, de M. Alfred Balié Koudou Tchétché. Un petit papier…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Seulement, voilà : si le nom du journaliste qui a signé ce papier ne dit rien à l’opinion, celui de M. Alfred Tchétché interpelle, quant à lui, de nombreuses personnes ; car cet Alfred Balié Koudou Tchétché n’est, en réalité, pas n’importe qui. Ce n’est pas d’un individu anonyme, ni suspect qu’il s’agit. Il s’agit d’Alfred Tchétché, un homme connu. Un homme bien, comme on dit : élégant, galant aussi, gentil, un bon bourgeois qui écoute Chopin et Ray Charles, boit du grand cru et lit de grand auteurs…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;J’ai &lt;st1:personname productid="le privilège" st="on"&gt;le  privilège&lt;/st1:personname&gt; de compter au nombre de ses amitiés ; car être un ami d’Alfred Tchétché est en effet un privilège. C’est pourquoi, ce petit papier signé d’une plume anonyme a eu de l’importance à mes yeux ; tout comme il a dû en avoir aux yeux de tous ceux (et je devine combien ils doivent être aussi sélects que nombreux) qui font partie des amis d’Alfred Tchétché. Et c’est aussi pourquoi, le cas d’Alfred m’interpelle, me chatouille les doigts, me dérange et m’alerte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Quoi ! Alfred tchétché comploter contre M. Gbagbo Laurent ? Et qui l’a dit ? Un journal de &lt;st1:personname productid="la place. Un" st="on"&gt;la place. Un&lt;/st1:personname&gt; journal de couleur bleue… je devine ; car il n’y a qu’eux et eux seuls qui peuvent se donner licence d’écrire de telles insanités dans leurs journaux impolis et impunis. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Non, que surtout, l’on ne se mêle pas d’altérer ma juste colère. Je dis qu’il est temps que l’Olped et l’UNJCI, s’ils veulent conserver leur crédibilité, interpellent ces journaux de couleur bleue, financés par les hommes du pouvoir et au service de ce pouvoir (tout ivoirien le sait) et qui se sont mis aussi au service d’une cause mauvaise : offrir aux escadrons de la mort (dont tout ivoirien sait qu’il sont une émanation du régime) une liste de gens à tuer, pour la tranquillité du pouvoir de Gbagbo. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Venance Konan et moi sommes leurs cibles depuis un mauvais bout de temps. Au début du mois de janvier 2008, j’ai ainsi appris (de nombreux ivoiriens — parents et amis de même), que j’étais au Bénin durant les mois de novembre à janvier où je serais entrain de participer, au service de M. Brahima Coulibaly dit IB, sergent déserteur de notre Armée nationale, à un complot contre M. Gbagbo. Et le journaliste signataire de ce papier d’en appeler à une réaction des forces judiciaires et à celles de la répression pour que Venance et moi, soyons mis aux arrêts et traités comme des putschistes ! Mes parents et proches amis, ainsi que mes fidèles lecteurs qui savaient où j’étais (nous étions en communication téléphonique régulière, sur des lignes directes et des portables) avaient, heureusement pour moi, vite compris que ces journaux répandaient des mensonges éhontés. Plus grave, c’est sur le site du cabinet de la Présidence de la République que j’ai retrouvé, dans sa version intégrale, cet article qui m’incriminait… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;J’ai saisi M. Zio Moussa, Pdt de L’oloped ( ?) de cette affaire. Venance Konan, dans un article, s’est quant à lui, interrogé de savoir comment, dans un pays normal, des journalistes peuvent-ils demander à un régime de mettre aux arrêts des collègues qu’ils ont décrétés putschistes !!! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;En avril 2004, j’ai été surpris de lire dans un article publié dans un de ces journaux de couleur bleue, que j’étais un apparatchik (un traître à la patrie)… à une période où sévissaient les escadrons de la mort ! Après enquête, il m’est revenu que le journaliste qui avait écrit ce papier, hier de mes amis, pro Guéi affirmé contre Gbagbo, après être passé par le PDCI (ce qui n’était un secret pour personne), mais désormais gbagboïste (après la mort de Guéi et aussi après que l’Accord de Marcoussis avait reconnu la légitimité du pouvoir de Gbagbo – qu’il n’aimait pas du tout), faisait partie des nouveaux chouchous du Palais qui s’étaient donnés pour vocation républicaine de détecter les « traîtres à la patrie ». Et livrer leurs noms à &lt;st1:personname productid="la vindicte. En" st="on"&gt;la vindicte. En&lt;/st1:personname&gt; attendant que les escadrons de la mort parachèvent la besogne, par élimination physique de la personne mise en cause. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il y a un dangereux précédent : en 1994, le journal bleu emblématique « La voie », avait publié une photo historique de quatre grandes figures de la gauche ivoirienne (Gbagbo, Dakouri, Moriféré, Zadi), en la falsifiant de manière inquiétante : une cagoule fut mise par le monteur (la décision avait été prise en conseil de rédaction) sur la tête de Bernard Zadi, écrivain de renom, auteur dramatique et respectable intellectuel et enseignant de ce pays ! Exactement comme on le faisait chez les Soviétiques, sous Staline. Aucun intellectuel du FPI ne s’était senti indigné par un acte aussi crapuleux et aux implications idéologiques vraiment inquiétantes… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-7505606454464734563?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/7505606454464734563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=7505606454464734563' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7505606454464734563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7505606454464734563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/alfred-tchtch-cit-dans-un-putsch-contre_06.html' title='Alfred Tchétché cité dans un putsch contre Gbagbo (1)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-32697740980574145</id><published>2008-04-06T19:39:00.005Z</published><updated>2008-04-06T19:50:30.970Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Putsch contre Gbagbo?'/><title type='text'>Alfred Tchétché cité dans un putsch contre Gbagbo (2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Diffamations, montages : talents d’une presse assassine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’ai fait ces rappels à dessein, pour souligner le danger, tout le danger qui pès&lt;/span&gt;e sur ce pays, et que Bernard Zadi avait perçu depuis les années 1980 : la Grande menace&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; pour les Ivoiriens, que représenterait ce régime dont il avait détecté la propension à l’autoritarisme outrancier et répressif, ainsi que les prédispositions au stalinisme dangereux — qu’il a d’ailleurs affichées au cours des années 1990 : le populisme de la refondation est d’abord et avant tout, une arme du crime savamment préparée. Et les rédactions des journaux bleus sont pourvues de ces mains assassines de deuxième degré. Mais il est temps de revenir au cas Tchétché.  &lt;sup&gt;   &lt;/sup&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Comme je le disais, je connais Alfred Tchétché. Les agents secrets et autres barbouzes qui signent dans les journaux bleus et à &lt;i&gt;Fraternité Matin&lt;/i&gt;, diront sans doute que c’est une preuve supplémentaire de ce qu’il est effectivement, un conspirateur ! Qu’à cela ne tienne, je connais Alfred Tchétché. C’est un brillant homme de lettres, un monsieur cultivé qui vous parle avec aisance de Montaigne, de Sophocle, Senghor, Salvador Dali, Lautréamont, Karl Popper, Simone de Beauvoir, Mao, Tima Gbaï, Césaire, Lénine, Breton... Sa conversation est brillante, et plaisante est son commerce. A Yamoussoukro où il professe, Alfred travaille beaucoup à la promotion des Lettres et des arts, assume une présence remarquable au sein de l’Alliance française. C’est, au total, un intellectuel aimé de nombreuses personnes. Mais ce n’est pas cela qui justifie les lignes que je rédige ici à son attention. Alfred Tchétché est (chose renversante) un… admirateur de Gbagbo ! Et oui !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Témoignage. Ma dernière rencontre avec lui à Yamoussoukro, date de l’année dernière. Alfred (qui m’avait invité à manger) s’en était pris à moi parce qu’il avait estimé que j’étais trop sévère envers Gbagbo. En même temps qu’il était lui-même dur envers le système en général, il savait, à chaque fois, trouver les mots d’excuse pour justifier tels manquements graves du chef de l’Etat. En tout et pour tout, il fut d’une telle complaisance (qui m’écoeurait) quand il s’agissait de Gbagbo, qu’il avait commencé à m’énerver ; et il m’énerva en effet, surtout lorsqu’il se proposa d’entreprendre des démarches pour me réconcilier avec le chef de l’Etat et qu’il tenta (désastre !) d’obtenir de moi, la promesse de ne plus écrire d’articles critiques sur Gbagbo. Quand je le quittais pour regagner Abidjan, j’étais un peu mécontent de lui. Et depuis, j’ai mis un peu de distances dans nos relations... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;On peut donc comprendre, outre la surprise, l’indignation que j’ai ressenties quand j’ai lu, dans cet article, que  le nom d’Alfred Tchétché (que Laurent Gbagbo connaît) a été cité dans un journal de couleur bleue, comme faisant partie d’un groupes de conspirateurs qui veulent attenter à la vie du chef de l’Etat ! Et j’ai eu peur : enfin…, où allons-nous ? Que signifie cette vilaine presse qui voit des ennemis de Gbagbo partout ? Alfred Tchétché, conspirer contre Gbagbo ? Allons, allons, de quoi me parle-t-on ? « On est où là ? », comme dirait l’Ivoirien taquin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;L’accusation portée contre cet homme résonne à mes oreilles comme une menace sur la tête des intelligences libres de ce pays. Comme tout homme réellement cultivé, Alfred Tchétché n’est pas de la race de diplômés qui se censure, pour faire plaisir aux Princes. Alfred a l’habitude d’exprimer librement ses opinions. Et je devine, d’ici, le traquenard dans lequel il a dû se retrouver, un soir de gaie compagnie au milieu de gens qu’il ne connaissait pas, tous : il a sans doute émis un point de vue réservé ou critique sur un acte posé par Gbagbo-le-chef-divin-qui-poursuit-le-combat-de-Moïse ! Et cela a suffi pour qu’il soit cité au nombre des conspirateurs. Alfred Tchétché putschiste ? Mon œil ! Refondateurs et autres mains criminelles de ce régime, ne touchez surtout pas à Alfred Tchétché. Ne le touchez pas !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Note&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;1 - Titre d’un merveilleux film, avec comme acteur principal, Richard Burton.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-32697740980574145?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/32697740980574145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=32697740980574145' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/32697740980574145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/32697740980574145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/alfred-tchtch-cit-dans-un-putsch-contre.html' title='Alfred Tchétché cité dans un putsch contre Gbagbo (2)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-8592673343692504285</id><published>2008-04-03T11:41:00.008Z</published><updated>2008-04-03T12:36:13.962Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage aux Femmes'/><title type='text'>Hommage au combat des femmes de Côte d’Ivoire (1)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Oser défier la peur de la répression&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;                    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 106.2pt; text-align: justify; line-height: 10pt; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;A toi la femme anonyme&lt;br /&gt;A toi la femme des travaux pénibles&lt;br /&gt;A toi la ménagère de Yop-la-misérable&lt;br /&gt;Et toi aussi, la vendeuse d’Abobo-la-sale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 106.2pt; text-align: justify; line-height: 10pt; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;A toi la putain généreuse de Treich-la-vile&lt;br /&gt;Et à toi aussi, l’ouvrière matinale de Vridi&lt;br /&gt;Comment ne pas te nommer, toi Mami de Cocody&lt;br /&gt;Et toi, la maquisarde de Koumassi &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 106.2pt; text-align: justify; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Femmes de Marcory, femmes de Port-Bouët&lt;br /&gt;Femmes d’Attécoubé, femmes d’Adjamé&lt;br /&gt;Femmes de mon pays&lt;br /&gt;Femmes de ma Côte d’Ivoire en péril &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 106.2pt; text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;A vous, ces femmes d’hier, d’aujourd’hui, de demain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Que je vous salue, vous salue, enfin !&lt;/span&gt;!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il me faut justifier cette ode peu adroite qui ne cadre pas du tout avec le climat formel d’une chronique de journaliste. Comme de nombreux Ivoiriens en ce moment absents du pays, j’ai appris, par la voie des ondes, la bienfaisante nouvelle du soulèvement des femmes de Côte d’Ivoire, qui ont colonisé les trottoirs d’Abidjan au cours des journées du lundi et du mardi, pour protester contre la hausse des prix. Journées folles m’en a-t-on dit. Journées de révolte, de refus de l’inacceptable, serait-il plus exact d’en dire. Et il m’a plu de célébrer cette manifestation qui, plus que l’expression d’un mécontentement ponctuel, épouse, à mon sens, les allures d’un combat de libération, dans un pays où les actes de régression de la démocratie ne se comptent plus. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Et voici donc mes femmes-ivoires sur les trottoirs d’Abidjan. Les trottoirs, non pas pour y exhiber comme naguère au cours des nuits de vice, quelques corps marchands, mais pour y dire la seule parole qu’il sied que disent des êtres opprimés par les besoins quotidiens : se laver, se nourrir, s’habiller, se déplacer. Non, pas même se distraire, ni s’instruire, mais tout simplement se laver, se nourrir, s’habiller, se déplacer ; c’est-à-dire, répondre aux besoins premiers qui fondent l’être humain dans sa donne la plus naturelle… la plus primitive.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;On retiendra donc que les femmes ivoiriennes ont crié leurs misères, leurs ras-le-bol de ces hausses régulières des prix des denrées premières ; et c’est juste et bon que ce soient elles qui l’aient fait, respectant en cela le rôle que la société leur a toujours reconnue : veiller à la conservation des valeurs essentielles de la famille et du foyer quand l’homme (qui s’est octroyé le titre, pas toujours mérité, de chef de famille) a prévariqué en trichant avec le grand devoir citoyen. Alors, comme cela est souvent arrivé dans l’histoire, les femmes ivoiriennes ont pris leurs responsabilités : deux jours de manifestation ; deux jours d’expression légitime de leur mécontentement. Le roi a alors daigné annoncer des mesures sociales pour les apaiser ; plus exactement, pour apaiser le peuple. C’est un des aspects importants de ces moments forts que les Abidjanais viennent de vivre. Et c’est cet aspect qui s’offre à mon intelligence critique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il y a en effet, quelques trois ou quatre mois, « le roi-fêtard&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;» de ce pays disait, plein de suffisance et de mépris pour les pauvres ivoiriens (désormais ses sujets&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;), qu’il entendait les supplications de la population qui croulait sous le poids de la misère ; mais qu’il n’y pouvait rien, car il ne pouvait pas suivre deux écureils à la fois ; or, l’écureil qui l’intéressait, lui, c’était l’écureil « élection ». C’est pourquoi ce qui le préoccupait, c’était la sortie de crise. Je ne m’attendais donc pas à l’observer intervenir dans le débat social actuel au point de le voir ‘‘monter au créneau’’ (comme on dit) pour calmer la fureur des femmes. Rendons-lui justice : les propos qu’il a tenus (du moins ceux que j’ai entendus sur &lt;i&gt;rfi&lt;/i&gt;-la-mal-aimée des refondateurs) m’ont paru sages, responsables, quelque peu rassurants, voire rassurants.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Oui, être à l’écoute du peuple, être attentif à ses souffrances, et prendre des mesures pour le soulager un tant soit peu de ses soucis les plus cruciaux, voilà comment doit se comporter un chef, et non point comme un fêtard habité par l’esprit du dimanche. Ah, cette virée à &lt;st1:personname productid="la rue Princesse" st="on"&gt;la rue Princesse&lt;/st1:personname&gt; avec un ministre français !!! Comme si un chef d’Etat de France distrairait de son temps pour accompagner son homologue africain à Pigalle ou à Barbès, une nuit d’envies lubriques !!! Et après cela, on s’étonnera que le Blanc ne nous prenne pas au sérieux, et on viendra crier encore à la revendication  de notre dignité bafouée, de notre souveraineté…, etc., etc. N’importe quoi !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Le second aspect de cette crise sociale (oui, c’en est une), est le comportement des forces de l’ordre. J’ai appris sur &lt;i&gt;rfi&lt;/i&gt; qu’il y a eu un mort au cours de ces diverses manifestations. Inclinons-nous sur la dépouille de cette énième victime du régime des refondateurs. La comptabilité macabre continue donc sous le règne de ces étranges faiseurs du bonheur du peuple. Un mort ! J’avais craint le pire — ce régime nous avait habitués à plus de morts que cela. Un mort. C’est toujours, certes, une tragédie, dans la mesure stricte où la mort — cessation du souffle divin qui nous habite — marque la fin absolue de l’existence d’un être ; mais deux jours de manifestations de cette ampleur, sous la refondation, auraient débouché, il y a de cela une ou deux années, sur des tueries en masse… des centaine de morts. Ce qui n’a pas été le cas pour les récentes manifestations qui furent pourtant de grande envergure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;1/&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;La belle appellation nous vient du quotidien &lt;i&gt;Le Nouveau Réveil&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;2/ Le journal &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Le temps&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;, un des canaux de la propagande populiste du roi, titrait récemment et fort maladroitement que « Gbagbo met à ses pieds, les Goly, les Kôdê et les Akouê». Mettre à ses pieds des tribus, dans une République ! Oui, il faut oser l’écrire ! C’est vraiment le temps des refondateurs&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-8592673343692504285?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/8592673343692504285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=8592673343692504285' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8592673343692504285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8592673343692504285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/hommage-au-combat-des-femmes-de-cte_03.html' title='Hommage au combat des femmes de Côte d’Ivoire (1)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-2854711789593105427</id><published>2008-04-03T11:31:00.005Z</published><updated>2008-04-03T12:34:39.948Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage aux Femmes'/><title type='text'>Hommage au combat des femmes de Côte d’Ivoire (2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le temps de l’alliance nationale ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il y a donc, selon moi, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;de quoi féliciter nos forces de l’ordre&lt;/span&gt;, non pas pour n’avoir tué qu’une seule personne, mais pour n’avoir pas versé dans la barbarie et les excès de tueries que commettent souvent, dans ce genre de situations, les Corps habillés des pays sous développés, dans l’accomplissement de leurs devoirs civiques et républicains : assurer à tout prix l’ordre ; en pratique, cela signifie : veiller au maintien du pouvoir. Peut-être que l’heure de la grande réconciliation entre le peuple ivoirien et ‘‘ses’’ Corps habillés approche ; cette heure où, fatigués eux aussi des manquements de ce régime qui n’en finit pas de piller notre pays, habités soudain par la conscience de leurs devoirs républicains (devoirs qu’ils ont souvent trahis), nos policiers, nos gendarmes et nos militaires uniront leurs forces républicaines à celles, nationales, des milliers de désespérés et de déçus de la refondation, qui espèrent en une fin rapide de ces prédateurs...&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Ce qu’il faut retenir pour l’heure, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;c’est la victoire des femmes ivoiriennes sur la peur de &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la répression. Ce" st="on"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la répression.&lt;/span&gt; Ce&lt;/st1:personname&gt; qu’il faut retenir aussi, c’est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le sens de l’anticipation du chef de l’Etat qui, en politicien avisé, sait que les manifestations (apparemment mineures) de cette nature, finissent toujours par emporter les régimes peu vigilants&lt;/span&gt;. Ce qu’il faut retenir enfin, c’est que notre chef a peut-être compris que l’obsession des élections ne doit pas l’empêcher de veiller au bien-être du peuple : après tout, le but des élections, c’est d’obtenir du peuple, le droit de le diriger...&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Les femmes ont donc dit non à l’inacceptable et, conséquemment, elles ont indiqué la voie à suivre à tous ceux d’entre les nôtres qui couvent en eux un potentiel de refus à exprimer dans ce pays qui se meurt chaque jour, sous l’action toxique d’une ‘‘dirigeance’’ mauvaise. Le courage de ces femmes doit pouvoir faire tâche d’huile, car il y a encore tant et tant de situations inacceptables à dénoncer, tant de cris à pousser encore, tant d’incongruités et d’anormalités à refuser dans notre pays : l’école déstructurée, les structures sanitaires sous équipées, les détournements de fonds réguliers, l’argent fou, le terrorisme d’Etat, l’insalubrité, la mort de l’éthique, la prostitution galopante, l’alcoolisme en milieu scolaire, la corruption légalisée, la gestion triste et occulte de nos matières premières (café, cacao, pétrole, gaz, le bois, le diamant, etc.), la sombre culture de la luxure dans laquelle plonge ce pays ; par-dessus tout, le ‘‘je m’en foutisme’’ du chef, le populisme outrancier qui guide son agir politique, sa promptitude à dévaloriser l’institution républicaine et l’image de la Côte d’Ivoire.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Oui, du strict point de vue de la qualité de la fonction et des responsabilités qui sont celles d’un chef d’Etat, cette virée nocturne à la rue princesse avec M. Jack Lang, reste un sommet de l’indécence, une énorme gourde administrative : la manifestation indiscutable du peu de considération que le chef d’Etat ivoirien a souvent eu à exprimer pour le Protocole d’Etat qui fut, hier, sous Houphouët, un des points essentiels de la qualité étatique de notre pays.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Je le répète à l’envie et au besoin : à l'image de nombreux chefs d'Etats africains, M Gbagbo,  ne sait pas très bien ce que c'est que l'Etat, dans ses données conceptuelles et symboliques. Pour nombre d'entre eux, comme M. Gbagbo, « l’Etat est une chose que le Blanc a oubliée en Afrique, en partant &lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;». Aussi, pour nos chefs, la fonction de chef d'Etat se résume-t-elle aux budgets faramineux de souveraineté qu'ils peuvent s'octroyer au mépris des besoins de leurs peuples, aux licences ludiques et charnelles qu’ils s’accordent, à la culture de la jouissance, au culte de la personnalité, à l’obsession de la conservation du pouvoir, au plaisir démoniaque de la transgression ; mais jamais aux interdits ! Jamais aux renoncements. Or, un chef, un véritable chef, doit accepter de renoncer aux plaisirs populaires auxquels cède facilement le citoyen grossier et fat. Diriger, c’est apprendre à renoncer à soi. Mais ça, c’est trop en demander à M. Gbagbo et aux rois nègres !&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;En tout cas, personne ne saura me prouver que c’est à &lt;st1:personname productid="la rue Princesse" st="on"&gt;la rue Princesse&lt;/st1:personname&gt; — l’espace des résidus et des improductifs de notre société — que se trouve l’image qualifiante et qualitative de la Côte d’Ivoire. Et comme je comprends la superbe indignation du Pr Alassane Salif Ndiaye qui nous a gratifié d’un papier magistral — la conférence du professeur ! — sur cette question. Merci Professeur, de nous avoir ramenés au souvenir des Belles lettres et des combats intellectuels pour la survie des valeurs essentielles que doit cultiver l’élite d’une société ! Sublime ! Après tout, être un intellectuel, ce n’est rien d’autre que cela : ne jamais renoncer à défendre ces valeurs-là, sans lesquelles, un peuple n’a plus d’âme ; ne jamais renoncer à faire usage de la plume pour rappeler aux princes prévaricateurs, leurs vrais devoirs, et les ramener sur le chemin des choses droites. Oui, les vêtements de chef d’Etat sont, visiblement, trop contraignants pour M. Gbagbo. Prenons-en acte, Ivoiriens, et attelons-nous à le défaire de ce manteau de Nessus… pour lui rendre service. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Tuez donc en vous la peur, gens de mon pays. Osons chaque jour un peu plus, si nous voulons vraiment mettre fin à nos misères collectives dues aux désespérances de ce régime malhabile. A cet effet, je vous invite à méditez sur ces deux belles citations que je vous propose, pour aujourd’hui : &lt;i&gt;« &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; »&lt;/i&gt;. La seconde nous vient de Gustave Le Bon : &lt;i&gt;« &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables&lt;/span&gt;.»&lt;/i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Il ne fait plus aucun doute que, pour le peuple ivoirien, l’heure de l’insupportable et de l’inacceptable a sonné. Merci, femmes de mon pays, d’avoir indiqué le chemin de la libération. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;  &lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 70.8pt; text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Femmes de mon pays&lt;br /&gt;Femmes de ma Côte d’Ivoire en péril&lt;br /&gt;A vous, ces femmes d’hier, d’aujourd’hui, de demain&lt;br /&gt;Oui, je vous salue, vous salue, enfin !!!&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;3/ Cette anti-définition ou définition par l’absurde, est de Ernest Kakou Tigori. Lire &lt;i&gt;Pauvre Afrique… tu te relèveras&lt;/i&gt;, Essai, Abidjan, édition Assanglo, 2004.&lt;br /&gt;4/ Extrait des Lettres de Sénèque à Lucilius.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-2854711789593105427?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/2854711789593105427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=2854711789593105427' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2854711789593105427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2854711789593105427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/04/hommage-au-combat-des-femmes-de-cte.html' title='Hommage au combat des femmes de Côte d’Ivoire (2)'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-4171246976807946155</id><published>2008-03-29T21:32:00.004Z</published><updated>2008-03-29T21:44:31.794Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview Soro  Guillaume'/><title type='text'>La gestion de l’accord de Ouaga</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt; line-height: 10pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;REACTION DE &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;TIBURCE KOFFI&lt;/st1:personname&gt; A L’INTERVIEW DE SORO GUILLAUME (1)&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Dans sa livraison du 16 au 22 mars 2008, &lt;i&gt;Jeune Afrique&lt;/i&gt; nous a permis de lire une interview de l’actuel Premier ministre de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume. Le texte, intitulé « Les vérités de Guillaume Soro », a dû retenir l’attention de nombreux ivoiriens qui, comme moi, s’intéressent de très près à la politique qui a cours sans leurs pays. Cette interview, quoique professionnellement bien menée (en ce sens qu’elle a veillé à toucher à des questions essentielles de la vie politique des Ivoiriens, en plus du fait que le journaliste n’a, à aucun moment de sa démarche, franchi la ligne de neutralité indispensable à la conduite d’une interview), mérite cependant qu’on s’y arrête pour questionner encore les réponses non satisfaisantes, poser les questions non posées, et dire le discours, libre, que le cadre d’une interview ne pouvait accorder au journaliste. Commençons par n’importe lequel des points abordés.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;1 – De l’accord de Ouaga&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Soro, à l’instar du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, en est satisfait — le contraire aurait d’ailleurs étonné plus d’un ivoirien. Je note pour ma part la concomitance de leurs propos, comme s’ils s’étaient entendus pour faire diffuser dans des organes différents, ces satisfecit qui jurent cependant avec la réalité des faits et les sentiments de &lt;st1:personname productid="la population. Je" st="on"&gt;la population. Je&lt;/st1:personname&gt; rappelle qu’au terme de sa durée, l’accord de Ouaga devait amener le peuple ivoirien aux urnes, à l’issue de la réalisation de plusieurs étapes définies par un échéancier clair et précis. On sait qu’aucune de ces échéances n’a été respectée ; mais on sait surtout que la durée de cet accord a expiré sans que son but ultime soit atteint. En matière d’évaluation, on appelle cela « objectif non atteint ». Par rapport à l’horizon d’attentes et d’espoirs (personnellement, je n’en avais pas) suscités par cet accord, on dit tout simplement qu’on a échoué.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Un échec que l’on pourrait expliquer ou même excuser ; toujours est-il que c’est un échec parce qu’on n’a pas atteint l’objectif qui, je le répète était de faire se tenir les élections. Pourquoi et comment donc MM. Soro et Laurent Gbagbo, peuvent-ils nous abreuver de satisfecit et nous faire croire que Ouaga a rempli la mission qu’il s’était donné ? Pourquoi ne pas reconnaître objectivement cet échec, en déterminer froidement les causes et tirer sereinement les conséquences de cette situation afin d’en envisager une meilleure approche ?&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Comme M. Gbagbo son allié, M. Soro persiste et signe : Ouaga est une réussite. Examinons les raisons qu’il nous expose pour justifier son satisfecit.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;A propos du gouvernement, M. Soro note : &lt;i&gt;« Le gouvernement que je dirige a une particularité : il est composé de représentants des six plus grandes forces politiques du pays. Prétendre que cette équipe a échoué revient à dire que l’ensemble de la classe politique ivoirienne a échoué. »&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Pour tout ivoirien, il ne fait aucun doute que la classe politique ivoirienne a effectivement échoué ; et il n’y a vraiment que M. Soro seul, pour soutenir la thèse contraire. La matérialisation indiscutable de cet échec, est ce pays délabré physiquement, économiquement et surtout, sur le plan éthique. Mais, pour les Ivoiriens, la preuve la plus parlante de l’échec de la classe politique ivoirienne est cette rébellion qui a balafré le pays, meurtri le corps, l’esprit et l’âme de ses habitants ; cette rébellion dont un des plus violents porte-parole se nomme Soro Kigbafori Guillaume. Et il est plus que jamais important que ce dernier sache que, n’eût été la peur de se faire tuer par les rebelles (qui tiennent toujours sous le joug des armes nos populations du Centre, du Nord et de l’ouest montagneux) et par les hommes de Gbagbo (qui sévissent en zones sous contrôle gouvernemental), il y a longtemps que ce peuple, las des inconduites et irresponsabilités de cette classe politique, aurait envahi les pavés pour hurler à la face du ciel, son refus, tout son refus de la voir présider encore aux destinées de ce pays.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Oui, M. Soro Guillaume, je puis vous dire et redire que le peuple de Côte d’Ivoire est vraiment fatigué de cette classe politique qui a ECHOUE, en signant son passage par mille et un manquements civiques, étatiques et éthiques. N’entendez-vous pas les ritournelles des chansons &lt;i&gt;zouglou&lt;/i&gt; qui, presque toutes aujourd’hui, se font l’écho des déceptions de ce peuple las de vos régences brouillonnes, violentes, traumatisantes et improductives ? Moi, j’entends chaque jour, remonter vers moi, les plaintes et souffrances de toutes les populations de Côte d’Ivoire, même celles du Nord — qui se sont enfin réveillées de l’illusion de l’ordre nouveau que vous leur aviez promis hier en venant secouer la Côte d’Ivoire des clameurs de vos kalachnikovs. Oui, M. Soro, cette classe politique a indiscutablement échoué ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-4171246976807946155?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/4171246976807946155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=4171246976807946155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4171246976807946155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/4171246976807946155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/la-gestion-de-laccord-de-ouaga.html' title='La gestion de l’accord de Ouaga'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-7063056065621848815</id><published>2008-03-29T21:25:00.003Z</published><updated>2008-03-29T21:44:16.639Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview Soro  Guillaume'/><title type='text'>Les jugements supplétifs et la zone de confiance</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 18pt; line-height: 10pt;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;" &gt;REACTION DE &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;TIBURCE KOFFI&lt;/st1:personname&gt; A L’INTERVIEW DE SORO GUILLAUME (2)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;" &gt;1. Les jugements supplétifs &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je me demande bien si M. Soro réalise la gravité des propos qu’il a tenus, à ce sujet : était-ce pour délivrer 380 000 malheureux jugements supplétifs à des gens de ce pays, que les enfants du Nord ont pris les armes contre ce régime et la Côte d’Ivoire ? Il me plaît ici de rappeler aux Ivoiriens, aux enfants du Nord surtout, et particulièrement à M. Soro Guillame le rebelle, que M. &lt;st1:personname productid="Charles Konan" st="on"&gt;Charles Konan&lt;/st1:personname&gt; Banny, qui n’avait pourtant rien à y avoir dans cette sale crise qui nous a tous éclaboussé, était allé plus loin que Soro-le-justicier-du Nord, dans l’acte de délivrer ces pièces : sous la primature de M. Banny, les audiences foraines devraient, en effet, être sanctionnées de manière concomitante, par la délivrance d’un certificat de nationalité, afin de gagner du temps (pour qu’on puisse aller ‘’vite, vite, vite’’ aux élections certes), mais aussi et surtout, afin de réparer, concomitamment, la grave injustice qui avait justifié la rébellion : la citoyenneté ivoirienne refusée à des milliers d’entre les nôtres victimes d’une méchante discrimination administrative.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Or, que constatons-nous aujourd’hui, sur cette question précise ? Apparemment, M. Soro Guillaume, le rebelle, affiche moins d’ambition que M. Banny ; et je comprends que M. Gbagbo puisse être content et même fier de lui ; mais que M. Soro en soit lui-même satisfait, cela me paraît une attitude curieuse, voire peu sérieuse…N’est-il pas «&lt;i&gt; déçu par le faible nombre de jugements supplétifs délivrés par les audiences foraines »  &lt;/i&gt;— c’est le journaliste qui pose la question ? » M. Soro répond : « &lt;i&gt;Ce sont ceux qui ont fait les estimations au départ qui doivent les revoir à la baisse. » &lt;/i&gt;Oui, vous avez bien lu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Question à la réponse : qui a fait ces estimations ? Pas M. Gbagbo ni le FPI, en tout cas. Mais bel et bien ceux qui ont pris les armes, ou bien alors ceux qui ont armé les bras des enfants de ce Nord vengeur d’hier. M. le Premier ministre Guillaume Soro, à l’exercice du pouvoir, veut-il alors nous dire qu’il vient de réaliser que ses compagnons d’armes et lui s’étaient trompés ? Est-il alors en train d’inviter la rébellion à revoir ses ambitions à la baisse ? Qu’il le dise donc, clairement ! Qu’il le confesse donc, avec les mots du contrit, et qu’il achève de disqualifier cette hussarderie d’une nuit blafarde de septembre 2002 qui n’a que trop duré.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;" &gt;2. Le démantèlement de la zone de confiance&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Soro fait aussi du démantèlement de la zone de confiance, un acquis positif de l’accord de Ouga, car selon lui, &lt;i&gt;« la zone de confiance (…) divisait le pays en deux ».&lt;/i&gt;  Le propos est gravement falsificateur. Rectifions donc les choses. Non, M. Soro, ce n’est pas la zone de confiance qui (a divisé) ou divisait le pays en deux. C’est &lt;st1:personname productid="la REBELLION QUI DIVISAIT" st="on"&gt;la REBELLION QUI DIVISAIT&lt;/st1:personname&gt; et DIVISE toujours le pays en deux. Et ceci n’est pas une nuance, ni une vaine métaphore : c’est cela &lt;st1:personname productid="la r￩alit￩. La" st="on"&gt;la  réalité. La&lt;/st1:personname&gt; preuve de ce que je dis là, est que, depuis, le 16 avril (bientôt un an donc) que cette zone de confiance a été démantelée, les rebelles contrôlent toujours les zones qu’ils occupent, continuent de prélever des impôts, gardent leurs privilèges de seigneurs de guerre. Récemment, le général (ou colonel ou maréchal – je ne sais plus quoi) Bakayoko a lancé un appel clair et sans équivoque aux rebelles en les invitant à ne pas libérer les maisons qu’ils occupent indûment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour nous Ivoiriens, la division du pays, c’est cela : cette gestion duelle de notre pays, cette administration fantaisiste et bâtarde, ces deux légalités à la fois formelles (la zone sud) et informelles (la zone sous contrôle des rebelles). Et, tant qu’au démantèlement de la zone de confiance, ne succédera pas le désarmement total et effectif de la rébellion et des milices armées de M. Gbagbo, tant que l’administration du pays entier se fera dans l’acceptation complaisante et anti-républicaine de la présence illégale des rebelles aux postes de commandes, le territoire ivoirien n’aura pas été réunifié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Pour avoir été ministre d’Etat dans le gouvernement de M. Banny, M. Soro sait très bien que le démantèlement (qui ne posait aucun problème) de la zone de confiance était inscrit dans le programme d’action de l’ex Premier ministre. Mais, et à l’inverse de la démarche de &lt;st1:personname productid="la paire Gbagbo-Soro" st="on"&gt;la paire  Gbagbo-Soro&lt;/st1:personname&gt;, M. Banny concevait ce démantèlement (facile à faire) comme un des points de l’apothéose qui sanctionnerait la paix vraiment retrouvée (par le désarmement effectif) de la rébellion et des milices de la zone gouvernementale. Le démantèlement de la zone de confiance n’est donc pas un acquis de l’accord de Ouaga. Il était déjà un acquis sous M. Banny. Evitons la récupération facile.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-7063056065621848815?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/7063056065621848815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=7063056065621848815' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7063056065621848815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7063056065621848815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/les-jugements-suppltifs-et-la-zone-de.html' title='Les jugements supplétifs et la zone de confiance'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-2038022726748536595</id><published>2008-03-29T21:17:00.004Z</published><updated>2008-03-29T23:06:39.582Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview Soro  Guillaume'/><title type='text'>L’action de la rébellion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;REACTION DE &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;TIBURCE KOFFI&lt;/st1:personname&gt; A L’INTERVIEW DE SORO GUILLAUME (3)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;1. Violations de droits de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Interpellé par le journaliste sur ces violations des droits de l’homme par les rebelles, M. Soro dit ceci : &lt;i&gt;« Je regrette la façon sommaire dont ces organismes travaillent : la rébellion ivoirienne n’a jamais coupé de bras,  ni violé, ni creusé des charniers ».&lt;/i&gt; Pour peu, M. Soro nous dirait que la rébellion n’a jamais tué ! Comme c’est triste !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Allons, nous faudrait-il dispenser des cours de morale à notre Premier ministre pour qu’il sache que tuer des civiles désarmés est un acte de violation des droits de l’homme ? Et que cela justifie une interpellation de la part de l’ONU et des organismes humanitaires ? Les &lt;i&gt;Escadrons de la mort&lt;/i&gt;, tout aussi dénoncés par L’ONU, n’ont jamais non plus, violé, ni coupé de bras. Leurs crimes sont-ils moins des crimes ?&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Soro doit faire l’effort de comprendre que l’inacceptabilité d’un crime n’est pas fonction du bras, de  l’oreille ou des testicules de la victime que le criminel a laissé (s) intact/s/ (sans doute pour d’insolites raisons esthétiques), mais du principe même du crime ; c’est-à-dire l’acte de tuer un homme, d’ôter (pour quelque raison que ce soit) la vie à notre semblable. C’est un acte prohibé par toutes les cultures du monde, du plus lointain de notre Humanité naissante aux âges avancés d’éclaircie morale. Malgré nos égarements actuels, nous Ivoiriens, sommes, après tout, des gens civilisés, bons et gentils ; nous n’avons pas de tradition de crimes. Cette guerre est un malheur qui nous est arrivé, et nous devrions en être gêné. Nous n’avons pas à chercher à justifier des tueries, ni à établir une hiérarchie esthétique dans les manières de tuer. Bon Dieu ! Ce pays a tout de même des intellectuels, des gardiens de l’éthique millénaire des peuples ! Et nous ne saurions tolérer outre mesure que notre Premier ministre tienne des propos aussi gauches et indécents pour la morale, que ceux qu’il a tenus à &lt;i&gt;Jeune Afrique&lt;/i&gt; à propos de ses tueries, et qui sont diffusés dans le monde entier. C’est une honte pour mon pays. Non, M. Soro, il s’agit de la Côte d’Ivoire, tout de même !!!&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;2. Exactions dénoncées par Humain Right Watch et le Haut Commissariat de l’ONU.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Et puis, en réalité, les viols de la rébellion ne se content plus : les dépositions des rescapées de l’enfer de Bouaké, Béoumi, Sakassou, Monoko Zohi, Guitrozon, etc., et des contrées saccagées et soumises par la rébellion, sont encore dans nos mémoires. Nous les avons entendues à l’Assemblée nationale, et en direct. Peut-être que M. Soro ignore l’existence de ces documents audiovisuels qui font partie des archives de la rébellion ; archives qu’il tenait à détruire en cherchant à tous les prix à gérer le ministère de la Communication et à placer ses hommes à la tête des medias d’Etat… pour falsifier notre histoire. Peine perdue ! Ces documents ont été bien conservés. Et nous sommes un certain nombre de (vrais) patriotes ivoiriens, hier membres du ‘‘bois sacré’’, à savoir où ils se trouvent. Les témoins des supplices endurés ne les ignorent pas, les Ivoiriens des zones libres, non plus ; les victimes de ces cas de viols, encore moins.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;La rébellion du Nord a fait aussi des charniers – c’est connu. Il est vrai que M. Soro appelle cela &lt;i&gt;« fosse commune &lt;/i&gt;» ; mais nous ne sommes pas obligés d’admettre cette nuance macabre, insalubre et suspecte qui veut altérer le crime, et qui offense la mémoire des corps suppliciés. Quoi ! Ces hommes qui sont morts, étouffés dans un conteneur surchauffé sous un soleil canaille de Korhogo, ces gendarmes désarmés et exécutés lâchement et froidement à Bouaké, puis enterrés dans une fosse commune, tous ces cauchemars de notre septembre noir de 2002, relèvent-t-il d’une banale esthétique fictionnelle ? Non, M. Soro, non !&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Guillaume Soro peut chercher à se faire une nouvelle virginité (si tant est qu’il ait jamais été vierge !) en abusant de la générosité complaisante des simples d’esprit, mais pas de la vigilance de ma mémoire, ni de celle des Ivoiriens lucides et sérieux. Je l’invite donc à observer un peu de décence sur ces questions hautement éthiques et humanitaires. Car les propos qu’il y émet heurtent sérieusement ma sensibilité d’intellectuel et offensent le double humanisme chrétien et &lt;i&gt;bossoniste&lt;/i&gt; (animiste si vous préférez) qui fondent mon éducation.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;3. Pillage des mines de diamant de Séguéla, rapports avec des chefs d’Etat africains&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;J’avoue qu’ici, M. Soro m’a sidéré dans la réponse qu’il a donnée au journaliste. Lisez-la : &lt;i&gt;« Le diamant a toujours été exploité par la population et par des trafiquants. Bien avant &lt;st1:personname productid="la crise. J" st="on"&gt;la crise. J&lt;/st1:personname&gt;’ai dit aux Forces impartiales que je suis prêt à faire surveiller cette mine si elles me le demandent ».&lt;/i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Si je comprends bien, M. le Premier ministre de la République indépendante et souveraine de Côte d’Ivoire, attend des Forces impartiales, qu’elles lui disent de prendre des mesures pour faire arrêter le pillage des richesses du pays qui est placé sous sa primature ! Question : sont-ce les Forces impartiales qui ont demandé aux rebelles de piller le diamant ivoirien pour le vendre au Burkina et au Mali ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-2038022726748536595?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/2038022726748536595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=2038022726748536595' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2038022726748536595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2038022726748536595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/laction-de-la-rbellion.html' title='L’action de la rébellion'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-738073661692239992</id><published>2008-03-29T21:12:00.003Z</published><updated>2008-03-29T21:43:44.614Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview Soro  Guillaume'/><title type='text'>Le filleul de chefs d’Etat dépassés</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 18pt; line-height: 10pt;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;" &gt;REACTION DE &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;TIBURCE KOFFI&lt;/st1:personname&gt; A L’INTERVIEW DE SORO GUILLAUME (4)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Soro décline dans cette interview, l’affection et l’amour que des chefs d’Etat africains éprouvent pour lui. Pour peu, il fondrait en larmes et on exulterait avec lui. Il dépeint ainsi le Président Blaise Compaoré sous les traits d’ « &lt;i&gt;un patriote africain&lt;/i&gt; » (qu’est-ce que cela signifie ?) &lt;i&gt;« qui a une véritable vision de l’avenir&lt;/i&gt; ! » Je ne sais pas s’il est possible (à part chez les géomanciens) d’avoir une ‘‘vision du passé’’, et à quoi cela correspondrait. M. Soro nous dit aussi sa fierté de compter au nombre des filleuls bien-aimés du Président Bongo. Ecoutez-le nous en parler sur des notes attendrissantes qui feraient pleurer de repentir, plus d’un opposant gabonais : &lt;i&gt;« Il faut approcher Omar Bongo pour saisir toute sa dimension (…) Il n’a rien à voir avec la caricature que les journaux occidentaux font de lui (…) Il s’est pris d’affection pour moi et me traite comme son propre fils. Je me réjouis de cette relation.&lt;/i&gt; » &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Demandons tout simplement à M. Soro s’il est sûr que le gentil Président Bongo se prendrait d’affection pour un jeune gabonais qui déclencherait une rébellion armée contre l’institution présidentielle gabonaise ? J’en doute. Tout comme je doute fort que le Président Bongo puisse présenter Soro à la jeunesse gabonaise comme exemple de jeune à imiter ! Je suis même certain que le M. Bongo a pris soin d’expliquer aux leaders d’associations de jeunes de son pays, qu’il ne faut surtout pas suivre l’exemple de ce garçon (Soro) qui a divisé son pays en deux et en a retardé la marche !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Ecoutez-moi, monsieur Guillaume Soro Kigbafory : du haut de mon droit et devoir d’aîné et d’enseignant (parce que je suis votre aîné et votre professeur), je vous le dis fort et sans aucun tremblement de la plume : « Vous êtes naïf ! »… comme dirait l’autre que vous avez… banni ! Si tous ces gens (Bongo, Compaoré, Wade, Biya…), vous aiment, c’est peut-être parce que vous avez créé des problèmes à votre pays la Côte d’Ivoire, dont ils jalousaient, tous, la réussite économique et &lt;st1:personname productid="la stabilit￩. Gr￢ce" st="on"&gt;la stabilité.  Grâce&lt;/st1:personname&gt; à vous, ils peuvent, enfin, eux aussi, rêver de grandeurs, ou au moins, espérer réduire le fossé qui séparait la Côte d’Ivoire d’eux. Grâce à vous, la Côte d’Ivoire est sur le point de perdre le leadership dans la sous région. Votre rébellion les arrange, peut-être…  peut-être.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Une chose est certaine : aucun d’entre ces chefs d’Etat qui vous vouent aujourd’hui amour et affection, ne souhaiterait avoir dans son pays, un jeune qui suivrait votre exemple ; parce qu’en réalité, à leurs yeux, vous n’êtes pas un exemple particulièrement bon à enseigner aux jeunes. Vous n’êtes bon à leurs yeux que parce que vous entamez le prestige d’un pays qu’ils jalousaient peut-être, mais surtout parce que vous détestiez/détestez Gbagbo… qu’ils détestent, eux aussi. Et vous savez, moi, de même, pourquoi ils le détestent/détestaient : parce qu’au départ, Gbagbo n’avait pas voulu être comme eux. Oui, je peux en témoigner : je fus un de ses conseillers et un de ses proches. C’était du temps de ‘‘mon’’ bon Gbagbo, le Gbagbo que j’avais aimé et suivi. A présent, c’est réglé : Gbagbo a décidé d’être comme eux ; c’est-à-dire, être un prédateur de son pays, un facilitateur de détournements de deniers publics, d’enrichissements illicites, un partenaire idéal pour le vampirisme des ultra libéraux qui pillent et ravagent le continent africain pour asseoir et entretenir les empires financiers et les paradis fiscaux qui infectent la surface du monde ; bref, un bon serviteur tropical de la bourgeoisie comprador. Pis : un roi nègre… comme tous les autres. Un bon roi nègre, avec le goût farfelu du luxe, la propension à l’amusaille, la fragilité face à l’argent et aux compromissions faciles, le culte de la personnalité, la tentation de l’autocratie – les présidents nègres, tout bon président nègre qui se respecte, est un  autocrate affirmé et… aimé par son peuple ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Voilà, cher cadet, vos modèles. A votre âge biologique : 36 ans ! L’enseignant et l’aîné que je suis, peuvent vous le redire d’autorité : vous vous êtes égaré, jeune homme ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-738073661692239992?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/738073661692239992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=738073661692239992' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/738073661692239992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/738073661692239992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/le-filleul-de-chefs-detat-dpasss.html' title='Le filleul de chefs d’Etat dépassés'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-9067584552039431604</id><published>2008-03-29T20:54:00.005Z</published><updated>2008-03-29T23:08:23.194Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview Soro  Guillaume'/><title type='text'>Les ambitions politiques de Soro</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 18pt; line-height: 10pt;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;REACTION DE &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;TIBURCE KOFFI&lt;/st1:personname&gt; A L’INTERVIEW DE SORO GUILLAUME (5)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;M. Soro nous dit : &lt;i&gt;« S’il y quelqu’un qui veut que les élections se tiennent au plus vite, c’est moi. L’accord de Ouaga m’interdisant d’être candidat, j’ai hâte d’être au lendemain du scrutin pour pouvoir enfin exprimer mes ambitions pour mon pays (…) Vivement les élections qui vont clore un cycle politique et ouvrir la voie à de nouvelles générations ».&lt;/i&gt; Ces propos montrent clairement les insuffisances théoriques de M. Soro dans la lecture de sa propre trajectoire et de l’histoire politique d’un pays. Il croit, en effet, qu’il appartient à la génération future d’hommes politiques ivoiriens, porteurs d’espérances nouvelles et nourries d’utopies originales. Il ne sait pas qu’en réalité, selon les lois de la dialectique, et sur le plan historique, il appartient à la génération présente de politiciens enragés et ravageurs qui ont porté le deuil au cœur de la Côte d’Ivoire, et dont les Ivoiriens ne veulent plus. Il croit, tout naïvement, que l’âge biologique se confond avec l’âge politique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Nous avons le droit et surtout le devoir d’instruire l’élève et le cadet sur ces choses précieuses et subtiles qui ont (inévitablement) échappé à sa jeune sapience. Non, M. Guillaume Soro Kigbafory, vous n’appartenez plus à une nouvelle génération d’hommes politiques ivoiriens. En réalité, sur le plan politique, vous êtes contemporains de Gbagbo, Bédié, Charles Blé Goudé, Ouattara, Mme Diabaté. Vous appartenez déjà à un âge politique qui (et là, je l’admets avec vous) est dépassé, et dont les Ivoiriens ne veulent plus : l’âge des ostrogoths &lt;i&gt;politicus&lt;/i&gt;… ivoiriens. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;La contemporanéité dont je parle ici n’est pas biologique ; elle est psycho mentale et historique. Lorsque vous aurez le temps de vous instruire un tout petit peu les lois de la dialectique, vous comprendrez cela : votre champ de conscience historique est en réalité le même que celui de Gbagbo, Bongo, Ouattara, Mugabé, Biya, Blé Goudé et autres. Le fait même que vous soyez (et que vous ayez été) le filleul de chacune de ses personnalités politiques est, à cet égard, significatif ; mais c’est encore plus significatif que ces personnalités-là, soient vos modèles. A votre âge biologique ! Avant même l’âge de 30 ans – car il y a longtemps que vous conspirez contre les régimes de ce pays !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Non, M. le Premier ministre, on ne peut pas n’être âgé que de 36 ans, prétendre être révolutionnaire, et prendre comme modèles d’hommes politiques Bongo, Biya, Compaoré, Wade ! En théorie, c’est incompatible avec votre âge biologique. Comme diraient les Ivoiriens avec leur sens inégalable de l’humour : « C’est une combinaison qui ne marche pas. » Or, avec vous, cette combinaison a marché. Parce que vous êtes déjà vieux dans la tête et l’âme. Comme eux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Ces gens (Bongo, Biya, Compaoré) ont falsifié les constitutions de leurs pays, fait tuer des êtres chers et intimes, des contestataires pacifiques, pillé leurs pays et assis des empires financiers scandaleux en Europe, pendant que leurs peuples baignent dans le manque. Ils ne sont encore au pouvoir que grâce à la redoutable &lt;i&gt;françafrique&lt;/i&gt;, car leurs peuples ne les aiment pas/plus. Ils n’incarnent actuellement aucun avenir pour leurs peuples, moins encore pour l’Afrique. Ils n’inspirent aucun futur, aucune utopie charmante, et leurs jeunesses et leurs oppositions ne les aiment pas. Comment faites-vous pour les idolâtrer, vous si jeunes, vous qui êtes à un âge biologique où on doit rêver et rechercher la pureté de l’âme et de l’esprit ? La réponse est simple : parce que vous êtes déjà un dirigeant vieux. Un dinosaure ! M. Soro, si ces gens-là vous aiment (et vous êtes vraiment le seul à croire en cet amour), c’est parce que vous symbolisez une part d’eux…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Voilà donc votre univers mental M. Soro. Voilà les bornes de votre champ de conscience. Et vous croyez les Ivoiriens fous, très fous, véritablement fous, au point de laisser les gens de votre faune politique prospérer davantage dans leurs quotidiens ? Vous croyez que ce pays n’a pas produit de jeunes technocrates, sérieux, compétents, productifs, performants, habités de rêves salubres et salutaires pour un pays comme le nôtre à la recherche de sa grandeur et sa légende perdues ? De jeunes cadres dignes de prendre les commandes de l’Exécutif ? Si, monsieur Soro : ce pays a produit des cadres sérieux pour le sortir du gouffre où vous et vos partenaires et adversaires impossibles l’avez enfoncé. Et ils sont nombreux, plus nombreux que vous ne le croyez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Vous vous trompez donc si vous croyez que nous allons laisser notre pays tomber entre les mains d’étudiants non suffisamment instruits, violents, destructeurs, qui sont devenus riches par la violence, sans avoir jamais travailler pour gagner leurs vies. Vous vous trompez, si vous croyez que, après la grave erreur que nous avons commise de porter un certain Gbagbo Laurent au pouvoir, les Ivoiriens vont vous laisser, vous et votre générations de militants de la violence, héritiers directs de ce même Gbagbo lui-même apôtre révélé de la violence, de la ruse et du ‘‘mal-in’’, prendre ce pays... pour le piller encore ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 10pt;"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;Je sais sur quoi vous comptez pour réaliser vos ambitions présidentialistes : vos richesses accumulées au cours de vos pérégrinations hallucinantes et effroyables ! Mais sachez que l’argent — surtout quand il a été mal acquis comme le vôtre — ne peut pas donner accès à tout. Et je puis vous dire ceci : la Côte d’Ivoire de Gbagbo et ses milices, de Soro et ses dozos, finira nécessairement. Votre Côte d’Ivoire du tourment et des milles et une intrigues politiques à dénouer — quand le peuple végète dans la misère et l’insalubrité mythologique des écuries d’Augias — aura une fin. Enfin mon dernier conseil : cherchez à vous repentir pour tout le mal que vous et vos adversaires et partenaires avez fait à cette terre de Côte d’Ivoire, avant de songer à en devenir un jour le chef. C‘est un conseil d’Initié aux choses de l’ombre. Si vous ne suivez pas ce conseil, jeune homme, vous finirez mal, je vous le dis. Très mal.  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 18pt; line-height: 10pt;" align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;De Paris, et en lutte pour la libération et la renaissance de mon pays…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 18pt; line-height: 10pt;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tiburce Koffi&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-9067584552039431604?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/9067584552039431604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=9067584552039431604' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/9067584552039431604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/9067584552039431604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/les-ambitions-politiques-de-soro.html' title='Les ambitions politiques de Soro'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-8175335899099580006</id><published>2008-03-20T14:46:00.003Z</published><updated>2008-03-20T16:05:58.259Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise ivoirienne - accord de Ouaga'/><title type='text'>Crise ivoirienne (1)  : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Comme a son habitude, le chef de l’Etat Laurent Gbagbo (que l’on pourrait vraiment appeler, désormais, &lt;i&gt;Kuma fatchê &lt;/i&gt;« père de la parole » tant il aime parler, s’entendre, se voir à la télévision, dans les journaux, goûter au plaisir de s’entendre à la radio), s’est fait interviewer par la RTI &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;.&lt;span style="color:black;"&gt; En voilà aussi une autre de nos institutions que l’on pourrait dénommer RTG-S (Radio Télévison Gbagbo-Soro), tant elle s’est inféodée au pouvoir. Une interview de plus donc pour dire… quoi ? Pour parler du merveilleux tandem Gbagbo-Soro, des liens avec l’ami Blaise Compaoré (devenu subitement plus que fréquentable), du rôle de gardien de notre Constitution pour laquelle il (Gbagbo) se bat ; parler de l’Etat, de la vie des Ivoiriens, leurs libertés, les avancées de l’Accord de Ouga, etc. Des discours, des discours. Des parlotes comme dirait Sony Labou Tansi.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Bref, les propos tenus par le chef de l’Exécutif ivoirien m’ont paru loin, très loin de refléter la réalité des faits. Aussi me suis donné la permission d’éclairer les Ivoiriens sur les faiblesses et lacunes de cette énième sortie médiatique malheureuse du chef de l’Etat ivoirien dont les dérapages langagiers sont devenus sujets de blague dans notre pays et à l’extérieur. Suivons progressivement ses propos et démasquons-les.   &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;A propos de l’Etat en tant qu’institution, il dit ceci&lt;b&gt; : &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;« (…) je suis agacé par des commentaires de gens qui ne savent pas comment on gère un Etat. Je crois que la plus grande chose que j’ai faite depuis le 26 octobre 2002 que je suis au pouvoir, a été de défendre la République, l’Etat, les institutions de l’Etat. Aujourd’hui, nous sortons de &lt;st1:personname productid="la crise. Visiblement" st="on"&gt;la crise. Visiblement&lt;/st1:personname&gt;, nous voyons que l’Etat existe et que les institutions de l’Etat existent. (…) c’est ma plus grande victoire (…) j’en suis fier. Je suis fier d’avoir combattu pour que l’Etat de Côte d’Ivoire existe et qu’il ne soit pas à terre »…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;A lire de tels propos, on tombe à &lt;st1:personname productid="la renverse. Mais" st="on"&gt;la renverse. Mais&lt;/st1:personname&gt; qui donc a fait croire à M. Gbagbo que dès qu’un pays est en guerre, l’Etat n’existe plus ? Israël a été créé dans la guerre, et vit toujours dans &lt;st1:personname productid="la guerre. L" st="on"&gt;la guerre. L&lt;/st1:personname&gt;’Etat d’Israël existe bel et bien. Les 27 années de guerre civile n’ont pas fait disparaître l’Etat d’Angola. La question donc n’est pas que l’Etat existe ; mais de savoir dans quel état se trouve l’Etat. M. Gbagbo répond déjà à cette question : &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;« &lt;b&gt;Je suis fier d’avoir combattu pour que l’Etat de Côte d’Ivoire existe et qu’il ne soit pas à terre. J’en suis très fier. » &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Je suis certain que M. Gbagbo ne parle pas sérieusement ; car si tel n’était pas le cas, il faudrait alors s’inquiéter de la compréhension qu’il a du concept de l’Etat. N’hésitons pas à l’instruire un tant soit peu sur la question.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Non, M. Gbagbo, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;l’Etat de Côte d’Ivoire est bel et bien à terre depuis des années&lt;/span&gt;, sous votre règne surtout. Voulez-vous savoir comment cela se manifeste-il ? Nous allons vous le dire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Note :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-family:Verdana;color:black;"  &gt;1&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;/ Fraternité Matin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-family:Verdana;color:black;"  &gt; du 14 mars 2008&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;. Retransmission de l’interview de &lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-family:Verdana;" &gt;Laurent Gbagbo à Mama, son village natal, dans le cadre de l’émission télévisée &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;“Le plateau de l’intégration africaine”. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Propos recueillis par Paulin N. Zobo, Pascal Soro et Emmanuel Kouassi.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-8175335899099580006?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/8175335899099580006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=8175335899099580006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8175335899099580006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8175335899099580006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/crise-ivoirienne-accord-de-ouaga_2435.html' title='Crise ivoirienne (1)  : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-7885519366898474108</id><published>2008-03-20T14:38:00.003Z</published><updated>2008-03-20T16:06:43.124Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise ivoirienne - accord de Ouaga'/><title type='text'>Crise ivoirienne (2) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : La déliquescence de l’Etat</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, les rues sont barrées par des gens qui portent des tenues militaires et d’autres, de policiers ou de gendarmes (nombreux parmi eux ne sont même pas de ces  corps), et qu’ils rackettent les honnêtes citoyens, ralentissent la marche de l’Economie, salissent nos villes, sans que l’autorité qui siège dans les belles loges du Palais ne puisse mettre fin à cette pratique honteuse et inadmissible, &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;c’est que l’Etat est à terre&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, n’importe qui peut se faire coudre ou acheter un uniforme de corps habillés, porter une kalachnikov et se balader à travers la ville, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, les cadres de l’administration et les dirigeants, toutes tendances politiques confondues, pillent les caisses de l’Etat, utilisent à des fins personnelles les deniers publics, ruinent l’économie et que, interrogé par le peuple sur cette situation dramatique, le chef de l’Exécutif répond, sans pudeur : &lt;b&gt;« Ce que les gens ne savent pas, c’est que la roue tourne. (…) Je ne peux pas suivre deux écureils à la fois (…) N’attendez pas de moi que je poursuive des voleurs (…) Ceux que vous avez cités ne sont pas les seuls à voler (…) &lt;/b&gt;», etc., c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, n’importe qui peut se construire une baraque dans un espace communal et habiter-là, dans la précarité, sans que cela n’inquiète ni la police ni les forces de sécurité, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, des gens, parce qu’ils ont de l’argent, peuvent détruire des parcelles collectives d’espaces verts et y construire quelque château nègre pour eux-mêmes, au mépris de la qualité de vie des habitants des immeubles alentours, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153); font-weight: bold;font-family:Verdana;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand le vol, le crime, le racket, le mensonge, l’insalubrité, la prévarication, etc., sont devenues des choses admises et normales dans un pays, &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153); font-weight: bold;"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, la Santé, l’Ecole, le Transport, le Logement, l’Eau, le Courant, etc., sont aux mains des privés et hommes d’affaires voraces, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre, &lt;/span&gt;vraiment à terre et qu’il traîne comme un paraplégique au sol.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, c’est dans les rues, sur les trottoirs et les boulevards que les gens (la jeunesse surtout) se livrent au commerce illicite, devant les forces de l’ordre, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, la création intellectuelle et artistique est piratée officiellement par des groupes de personnes qui font partie des protégés du chef de l’Etat, et tolérée par les dirigeants ; quand le chef de l’Etat lui-même, rend visite aux délinquants qui prospèrent dans des espaces maffieux comme la &lt;i&gt;« Sorbonne »&lt;/i&gt; du Plateau où sont vendus, au vu et su de tout le monde (surtout du chef de l’Etat), le produit de l’effort des artistes, des penseurs et autres créateurs qui vivent et crèvent ainsi dans la misère, c’est que l’Etat est par terre : oui, un régime qui ne respecte pas et ne protège pas ses artistes est un régime maudit et indigne de diriger un peuple.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, des étudiants, protégés et manipulés par le régime, peuvent tuer, dans l’impunité totale, des êtres humains sur les campus, les inhumer dans la brousse, sans être inquiété par quelque autorité que ce soit, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Quand, dans un pays, le chef de l’Etat passe le plus clair de son temps à organiser des séances d’allégeance au Palais en faisant se déplacer les populations rurales pour entendre leurs avis sur… quoi — alors que les députés existent qui sont sensés représenter le peuple — &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre &lt;/span&gt;; parce que le chef de ce pays ne sait pas que les députés représentent le peuple qu’il n’est donc plus utile de déplacer jusqu’au Palais.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:black;"  &gt;Au total, quand, dans un pays, tout se fait dans l’indiscipline, le désordre, quand plus personne n’a peur de cette chose impersonnelle, immatérielle, mais redoutable, qu’on appelle l’Etat, &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;c’est que l’Etat est à terre&lt;/span&gt;. Et c’est dans cette situation qu’est la Côte d’Ivoire actuelle, sous Gbagbo. Il faut donc ne pas savoir ce qu’est un Etat pour être fier de ce qui nous sert d’Etat dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Non : manifestement, M. Gbagbo ne sait pas ce que c’est qu’un Etat, moins encore son mode de fonctionnement. Il faut qu’il apprenne à savoir ces choses élémentaires en politique, s’il veut continuer à nous diriger.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-7885519366898474108?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/7885519366898474108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=7885519366898474108' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7885519366898474108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/7885519366898474108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/crise-ivoirienne-accord-de-ouaga_1330.html' title='Crise ivoirienne (2) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : La déliquescence de l’Etat'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-2422848994739547826</id><published>2008-03-20T14:21:00.004Z</published><updated>2008-03-20T16:07:28.760Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise ivoirienne - accord de Ouaga'/><title type='text'>Crise ivoirienne (3) : Accord de Ouaga, redéploiement -Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : Evitez la surenchère</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;De l’accord de Ouaga, Gbagbo dit : &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis très fier. Quand cette crise a éclaté, nous avons parcouru le monde entier pour faire des négociations. Nous avons signé de nombreux accords jusqu’à ce que dans les responsabilités qui sont les miennes, je comprenne qu’il y avait beaucoup de choses bidons dans tout ce qu’on faisait. (…). Je suis fier qu’on soit arrivé au résultat auquel nous sommes tous parvenus (...) Nous avons signé l’Accord de Ouagadougou le 4 mars 2007. Entre le 4 mars 2007 et aujourd’hui, il y a un an. Chers amis, regardez vous-mêmes, faites le point. Avant, on parlait de guerre; aujourd’hui, on parle d’élections. C’est un progrès immense (…).Je suis fier de l’Accord de Ouagadougou que nous avons signé&lt;/span&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Les propos que tient le chef de l’exécutif ivoirien sur les bienfaits de l’accord de Ouaga ne sont pas tout à fait exacts. Il nous faire deux précisions importantes. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;1 - Il est inadmissible&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt; que M. Gbagbo nous dise qu’il lui a fallu quatre ans pour se rendre compte qu’ &lt;i&gt;« il y avait beaucoup de chose bidons dans tout ce qu’on faisait. »&lt;/i&gt; Quatre ans d’égarement dans la vie d’un peuple, ce n’est pas peu. En avouant ainsi avoir mis du temps à comprendre ces choses, il nous donne la prouve de son manque de vision et de capacité d’anticipation. Je rappelle qu’il y avait longtemps que M. Bédié était favorable au fait que la Primature revienne à &lt;st1:personname productid="la rébellion. Il" st="on"&gt;la rébellion. Il&lt;/st1:personname&gt; fut taxé de parrain de la rébellion pour avoir exprimé ce point de vue. Je rappelle aussi que M. Soro Guillaume avait toujours dit, depuis Marcoussis, que la Primature devait revenir à la rébellion, pour respecter le parallélisme des forces en présence. Je rappelle encore que c’est bien M. Gbagbo qui nous avait dit que Marcoussis était un médicament amer, mais qu’il fallait l’appliquer. Qu’est-ce qui rendait Marcoussis amer ? Tout simplement le fait qu’il nous imposait la cohabitation au sein du gouvernement, avec des rebelles qui avaient pris des armes pour remettre en cause la légalité républicaine et constitutionnelle. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Marcoussis n’avait pas donné la Primature à &lt;st1:personname productid="la rébellion. Que" st="on"&gt;la rébellion. Que&lt;/st1:personname&gt; nous auraient dit Gbagbo et ses refondateurs, si Marcoussis nous avait proposé de donner la Primature à la rébellion ? Ils auraient dénoncé (encore) un complot français, de nature chiraquienne, visant à affaiblir leur pouvoir ; et ils auraient poussé les enfants des pauvres dans la rue, qui seraient allés se faire massacrer (encore) pour eux. Quatre ans de tâtonnements plus tard, M. Gbagbo donne (enfin) la Primature à la rébellion et affirme, l’air étrangement satisfait : « &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Quand cette crise a éclaté, nous avons parcouru le monde entier pour faire des négociations. Nous avons signé de nombreux accords jusqu’à ce que dans les responsabilités qui sont les miennes, je comprenne qu’il y avait beaucoup de choses bidons dans tout ce qu’on faisait ». &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Enfin, &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;de qui se moque M. Gbagbo ?&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;M. Gbagbo et les refondateurs ont toujours refusé d’appliquer, au nom de la souveraineté nationale et des prérogatives que leur donnait la Constitution ivoirienne, ce que la Communauté internationale nous demandait de faire. Ils ont géré cette crise comme ils l’entendaient la gérer, refusant le principe du « Plein pouvoirs » au Premier ministre. Et M. Gbagbo ne se gênait pas de clamer devant ses militants, chaque fois qu’il refusait d’appliquer ce qu’on lui proposait : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je tiens toujours la barre (...) C’est moi qui ait le ballon, je n’ai encore fait la passe à personne !!!  &lt;/span&gt;» Ces propos sont encore là, dans les journaux, et dans nos mémoires, en tout cas, dans &lt;st1:personname productid="la mienne. Comment" st="on"&gt;la mienne. Comment&lt;/st1:personname&gt; donc, M. Gbagbo peut-il aujourd’hui affirmer que la crise a duré à cause des solutions ‘‘bidons’’ que lui avaient imposées la Communauté internationale ? Incroyable !&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Dès son retour de Rome en septembre 2002, n’est-ce pas M. Gbagbo qui avait refusé de négocier avec la rébellion, brandissant plutôt l’épée contre l’agresseur ? Et cela, malgré les conseils de M. Bédié (qui avait proposé la négociation directe avec la rébellion) ; malgré aussi les avis de M. Dominique de Villepin qui lui, n’avait eu de cesse de dire : « La solution à la crise ivoirienne n’est pas militaire. » &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Comme de nombreux Ivoiriens alors frappés de cécité, j’avais suivi M. Gbagbo dont j’appréciais l’ardeur guerrière. Je confesse avoir été de ceux qui l’avaient encouragé, dans des articles publiés à &lt;i&gt;Notre voie&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Notr’Aurore&lt;/i&gt;, à faire l’option de la guerre, plutôt que celle de la négociation qui, dans mon esprit, serait « une vile capitulation &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt; », taxant même M. Dominique de Villepin de "vil pain". Comme de nombreux conseillers autour de lui, j’avais cédé à l’émotion plutôt qu’à &lt;st1:personname productid="la raison. Un" st="on"&gt;la raison. Un&lt;/st1:personname&gt; an plus tard, exactement en mars 2004, quand j’eux compris mon erreur et que j’entrepris de ramener les bellicistes du camp présidentiel à la thèse de la négociation et à l’idéal de paix, je fus désavoué, conspué même ; et des mesures d’ostracisme furent prises à mon encontre au Palais. On m’empêcha désormais d’avoir accès au Prince comme ce fut le cas d’Eugène Djué qui lui, fut plus malchanceux que moi&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;. C’est dans cette atmosphère de suspicion et de doute sur ma loyauté envers le camp présidentiel, que je pris des distances vis-à-vis du Palais. Et, depuis ces jours, les choses s’éclairèrent progressivement dans mon esprit, et je compris la trajectoire dans laquelle je devais désormais engager mon combat. Je devins alors attentif, très attentif et surtout, critique aux discours et comportements des refondateurs et de leur chef. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Affirmer donc, comme le fait M. Gbagbo, que c’est la Communauté internationale qui nous avait indiqué des voies ‘‘bidons’’ (parce que autres que celle de la paix avec Soro), est une grave contre vérité historique : un mensonge républicain comme savent nous en servir Gbagbo et ses refondateurs. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 12pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;Note :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;2/ « Cri de révolte », article de &lt;st1:personname productid="Tiburce Koffi" st="on"&gt;Tiburce  Koffi&lt;/st1:personname&gt; publié à « Notre Voie », octobre (?) 2002.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:black;"   &gt;3/ Il fut tabassé au Palais.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-2422848994739547826?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/2422848994739547826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=2422848994739547826' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2422848994739547826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2422848994739547826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/crise-ivoirienne-accord-de-ouaga_9639.html' title='Crise ivoirienne (3) : Accord de Ouaga, redéploiement -Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : Evitez la surenchère'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-2213387530491247047</id><published>2008-03-20T14:00:00.005Z</published><updated>2008-03-20T16:19:01.172Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise ivoirienne - accord de Ouaga'/><title type='text'>Crise ivoirienne (4) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : L'obsession de guerre</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous avons signé l’Accord de Ouagadougou le 4 mars 2007. Entre le 4 mars 2007 et aujourd’hui, il y a un an. Chers amis, regardez vous-mêmes, faites le point. Avant, on parlait de guerre; aujourd’hui, on parle d’élections. C’est un progrès immense &lt;/span&gt;»…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;M. Gbagbo se moque vraiment des Ivoiriens ! « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avant, on parlait de guerre ; aujourd’hui, on parlait d’élections ! &lt;/span&gt;», nous dit-il. Comme c’est faux, tout cela. Qui parlait de guerre avant ? La rébellion a tourné officiellement le dos à la guerre depuis le 04 juillet 2003 ; et depuis, cette date, elle n’a déclenché aucune offensive armée. Il n’y avait que Gbagbo et les refondateurs qui voulaient à tous les prix faire &lt;st1:personname productid="la guerre. Ce" st="on"&gt;la guerre. Ce&lt;/st1:personname&gt; à quoi je me suis insurgé et qui m’avait emmené à écrire l’article « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Penser et rêver la Côte d’Ivoire&lt;/span&gt; » &lt;span&gt;(Juin &lt;/span&gt;&lt;st1:metricconverter productid="2004, in" st="on"&gt;2004,  in&lt;/st1:metricconverter&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;L’Intelligent d’Abidjan&lt;/i&gt;&lt;span&gt; et &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Nouveau Réveil&lt;/i&gt;&lt;span&gt;) &lt;/span&gt;; article dans lequel, je dénonçais cette obsession de la guerre (que je ne comprenais pas alors) qui habitait l’esprit des refondateurs.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;C’est M. Gbagbo qui a fait déclencher l’offensive armée de novembre 2004 sur Bouaké ; et cela, sans que la rébellion n’ait posé quelque acte de rupture du cessez-le feu et, mieux, dans un contexte de pourparlers qui étaient très avancés, en vue du désarmement. Le Premier ministre &lt;st1:personname productid="Seydou Diarra" st="on"&gt;Seydou Diarra&lt;/st1:personname&gt; avait obtenu un accord de désarmement, et le premier dépôt des armes avait été fixé dans la région de Bouna, je crois. Pour briser ce processus, Gbagbo a déclenché, contre toute attente, l’offensive aérienne sur Bouaké ; alors que, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;48 heures avant cette attaque&lt;/span&gt;, il déclarait à la une d’un numéro de Fraternité Matin : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La guerre ne fait pas partie de mes options&lt;/span&gt; ». On sait comment s’est terminée cette odyssée militaire. Dans un pays normal où il existe une opinion civile, la société civile aurait réclamé la démission de cet homme qui avait donc menti au peuple !&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Oui, j’affirme que, depuis novembre 2004, plus aucun coup de fusil n’a été échangé entre les FANCI et les rebelles. C’est dans cette atmosphère de décrispation, propice à la discussion, que M. Bédié s’était réconcilié avec M. Alassane Ouattara ; réconciliation qui avait d’ailleurs provoqué la colère de M. L.-Dona Fologo et des faucons de la refondation, qui avaient taxé M. Bédié de traître à la République et à la Nation, estimant que cette réconciliation se faisait contre quelqu’un. Contre qui alors s’est faite la réconciliation entre Gbagbo et Blaise Compaoré, et entre Gbagbo et Soro ? &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;En octobre 2005, c’est M. Gbagbo qui incitait l’opposition à aller à l’élection présidentielle. Cette obsession de l’élection (que je ne partageais pas) m’avait d’ailleurs emmené à écrire (encore) un long article (comme j’en ai l’habitude) intitulé « &lt;span&gt;Octobre 2005, la redoutable échéance&lt;/span&gt; », où je montrais que l’essentiel n’était pas d’aller aux élections, mais de régler d’abord les problèmes principiels qui nous avaient conduits à &lt;st1:personname productid="la déchirure. Dans" st="on"&gt;la  déchirure. Dans&lt;/st1:personname&gt; cet article, je me suis aussi insurgé contre ceux qui avaient blâmé &lt;st1:personname productid="la réconciliation Bédié-Ouattara. Et" st="on"&gt;la réconciliation  Bédié-Ouattara. Et&lt;/st1:personname&gt; j’avais souhaité que M. Gbagbo tende la main à la rébellion, et qu’il tende aussi la main à M. Ouattara. J’avais alors été conspué par les journaux bleus des refondateurs. &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;C’est donc dans un climat d’arrêt total de la belligérance obtenu sous M. &lt;st1:personname productid="Seydou Diarra" st="on"&gt;Seydou  Diarra&lt;/st1:personname&gt;, que M. &lt;st1:personname productid="Charles Konan" st="on"&gt;Charles Konan&lt;/st1:personname&gt; Banny a pris fonction en décembre 2005 en tant que Premier ministre. Durant les 15 mois de la Primature de M. Banny, il n y a eu, non plus, aucun acte de belligérance armée entre les FANCI et les rebelles : la guerre était donc finie, bel et bien finie. Depuis longtemps. Avant, bien avant l’accord de Ouaga  — qui n’est intervenu qu’en 2007.  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Alors, pourquoi M. Gbagbo veut-il nous faire croire que c’est lui qui avait compris qu’il fallait tendre la main à l’ennemi pour qu’on ait la paix ? Il a bien été plutôt celui qui a retardé le processus de paix. S’il nous avait écouté, s’il avait fait ce que les bons pensants d’ici et la Communauté internationale lui avaient demandé de faire, la Côte en serait peut-être aujourd’hui à préparer, après la tornade de septembre 2002, la seconde élection, conformément aux délais constitutionnels.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="line-height: 14.4pt; text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Je suis donc étonné qu’on veuille nous faire croire que c’est l’accord de Ouaga qui a ramené la paix ; une paix qui fut déjà obtenue depuis Lomé (le cessez-le feu) ; une paix renforcée par Marcoussis ; une paix régulièrement rompue par M. Gbagbo et ses refondateurs décidés à faire la guerre ; une paix maintenue par M. &lt;st1:personname productid="Seydou Diarra" st="on"&gt;Seydou Diarra&lt;/st1:personname&gt; ; une paix confirmée par M. &lt;st1:personname productid="Charles Konan" st="on"&gt;Charles  Konan&lt;/st1:personname&gt; Banny sous le règne duquel le retour des fonctionnaires dans les zones sous occupées s’était effectué, prolongeant ainsi l’action de M. &lt;st1:personname productid="Seydou Diarra" st="on"&gt;Seydou Diarra&lt;/st1:personname&gt; ; car c’est bel et bien sous la primature de M. Diarra que le mouvement de rétablissement de l’administration étatique dans les zones occupées a commencé. Et M. Gbagbo veut aujourd’hui nous faire croire que tout cela n’a pas eu lieu ; et que c’est lui et Soro qui sont à la source de ces avancées considérables dans la recherche de solutions à la crise ivoirienne. Ceci s’appelle une imposture. De &lt;st1:personname productid="la récupération. Ce" st="on"&gt;la récupération. Ce&lt;/st1:personname&gt; n’est pas vrai. Ivoiriens, on vous ment, une fois de plus. Arrêtons ce jeu mesquin et malsain.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-2213387530491247047?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/2213387530491247047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=2213387530491247047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2213387530491247047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/2213387530491247047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/crise-ivoirienne-accord-de-ouaga_3966.html' title='Crise ivoirienne (4) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : L&apos;obsession de guerre'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4262984498887738044.post-8094025118537353218</id><published>2008-03-20T13:41:00.010Z</published><updated>2008-03-20T16:08:48.911Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise ivoirienne - accord de Ouaga'/><title type='text'>Crise ivoirienne (5) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : La vérité sur le redéploiement</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;M. Gbagbo dit : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce pourquoi je suis content aujourd’hui, c’est que sur tous les problèmes, il n’y a plus de désaccord de principe (...)C’est très différent de la situation antérieure. Nous sommes d’accord sur tous les principes. Maintenant, il faut y arriver. On peut parler du redéploiement de l’administration. A ce sujet, je suis allé visiter la région des Savanes comme dans d’autres régions. Les préfets, secrétaires généraux de préfecture, sous-préfets sont tous en place. Mais ce qu’ils n’ont pas et qui n’est pas écrit dans les accords, ce sont les maisons. Ils n’ont plus de bureaux. Donc ils sont là, physiquement présents dans les départements mais ils n’ont pas de moyens de travail, de voiture. Aussi bien les sous-préfets que les secrétaires généraux&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, évitons la surenchère facile : ce n’est pas l’Accord de Ouaga qui a enclenché le processus de redéploiement de l’administration. Ceci avait été fait sous Seydou Diarra et sous Banny. C’est justement à cause de ce manque de moyens (véhicules, maisons - en plus de l’insécurité créée par les bellicistes du camp présidentiel) dont parle M. Gbagbo que ces fonctionnaires sont retournés à Abidjan, s’asseoir chez eux, après avoir encaissé leurs primes de déplacement et de redéployés. Le cabinet du Premier ministre Charles K. Banny avait réalisé le redéploiement à un niveau estimé à l’époque par le ministre Bamba Cheick Daniel, à environ 70%. Membre à cette époque du cabinet de M. Banny, j’ai participé à cette séance de travail, évaluative. Que signifient donc ces contre vérités flagrantes que nous inflige M. Gbagbo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, et je le répète : ce n’est pas Ouaga qui nous a apporté la paix. Depuis novembre 2004, tout acte de belligérance avait cessé sur le territoire. Et nous devons cela à l’action de M. Seydou  Diarra dont j’ai pu mesurer le volume de travail accompli dans le sens de la paix, quand j’ai été appelé au cabinet de M. Banny où j’ai eu le le privilège de voir et examiner ces dossiers. Et puis, entendons-nous bien : ce que les Ivoiriens attendaient de l’accord de Ouaga, c’étaient le désarmement et les élections. Où en est-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le désarmement a-t-il eu lieu ? Les élections se sont-elles tenues ? Non, non. Ouaga est donc un échec qu’on veut travestir, de manière démagogique, en réussite. Certes, on pourrait trouver des circonstances atténuantes à cet échec ; toujours est-il que c’est un échec dans la mesure où l’objectif ou les objectifs majeurs de cet accord n’ont pas été atteints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout de même inconvenant que M. Gbagbo veuille nous faire croire qu’avant lui et Soro, personne (ni Diarra ni Banny) n’avait accompli aucun travail positif en faveur de &lt;st1:personname productid="la paix. L" st="on"&gt;la paix. L&lt;/st1:personname&gt;’élégance administrative sied qu’on reconnaisse le travail effectué par des collaborateurs de haut niveau comme l’ont été MM Diarra et Banny. Un peu d’élégance, M. Gbagbo. Etre politicien (c’est-à-dire calculateur, rusé, machiavélique, mesquin) n’est pas absolument un mérite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours à propos de la paix, M. Gbagbo nous dit ceci : "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On n’est plus au stade de 2003, 2004, 2005, 2006 où c’était la galère (pour parler comme les Abidjanais. C’était tragique. Mais aujourd’hui, quand vous passez, les boîtes de nuit, les dancings, les maquis sont pleins. Et ça, ce sont les critères réels de mesure de la paix&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seule question à M. Gbagbo. Connaît-il vraiment, comme on le prétend, la Côte d’Ivoire ? Les Ivoiriens ont toujours dansé, fréquenté les maquis. Passés les premiers moments de panique du mois de septembre 2002, ce peuple avait renoué avec sa vie de vices nocturnes. C’est même durant les périodes chaudes de 2003 et 2004 qu’est né et s’est développé le &lt;i style="font-weight: bold;"&gt;Coupé décalé&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt; Alors si, comme nous le dit M. Gbagbo, le fonctionnement des boîtes de nuit, des dancings et des maquis sont « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les critères réels de mesure de la paix&lt;/span&gt; », c’est que les Ivoiriens étaient en paix depuis longtemps. En tout cas, avant l’accord de Ouaga. Et ce ne sont pas les jouisseurs de refondateurs, ni les abonnés de la rue princesse, qui vont nous contredire sur ce point précis. On 2006, les Ivoiriens avaient même dansé dans les rues quand les Eléphants avaient battu le Cameroun et le Nigeria à la CAN ; ils ont dansé des nuits entières dans les boîtes de nuits, bu des tonnes d’alcool dans les maquis, quand les Eléphants avaient été qualifiés à la Coupe du monde. Et ces événements précèdent l’accord de Ouaga. Alors, que M. Gbagbo arrête de distraire le peuple ivoirien par des contre vérités flagrantes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4262984498887738044-8094025118537353218?l=tiburcekoffi.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/feeds/8094025118537353218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4262984498887738044&amp;postID=8094025118537353218' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8094025118537353218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4262984498887738044/posts/default/8094025118537353218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tiburcekoffi.blogspot.com/2008/03/crise-ivoirienne-accord-de-ouaga_20.html' title='Crise ivoirienne (5) : Accord de Ouaga, redéploiement - Les contre vérités et inélégances de Gbagbo : La vérité sur le redéploiement'/><author><name>Le Blog de Tiburce Koffi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18016471221691771385</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='12223788192073349598'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>