<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355</id><updated>2009-12-04T18:22:56.904+01:00</updated><title type='text'>Henri de Bodinat</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7467975162982798693</id><published>2009-12-02T18:56:00.002+01:00</published><updated>2009-12-02T18:58:37.065+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Les vautours sont de retour</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dès que les nuages semblent s’éloigner, les rapaces reviennent. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le rôle des banquiers devrait être de nous aider à gérer intelligemment notre argent et à faire le lien entre épargne et investissement, deux fonctions importantes et qui justifient des profits raisonnables. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais les banquiers ont découvert que d’autres opérations étaient infiniment plus rentables, comme la création de produits dérivés ou structurés, la titrisation, la spéculation ou l’arbitrage&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;regroupés sous le nom de hedge, l’industrialisation du délit d’initié, ou les prêts immobiliers aux plus pauvres (les fameux subprimes).&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Des activités créant du profit faute de créer de la valeur….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Après avoir été sauvées par les états des conséquences de leurs&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;excès dans ces opérations folles (l’état américain garanti en 2009 1500 milliards de dollars de prêts immobiliers sur un total de 1600 milliards), grâce à un chantage à la crise systémique (si nous tombons, l’économie tombe, et hop 120 milliards pour AIG), les banques ont repris&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;mauvaises habitudes et&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;mauvaises opérations. C’est entre autre grâce à ces&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;activités non créatrices de valeur mais créatrices de surprofit que Goldman Sachs va distribuer pour 2009&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;24 milliards de bonus à ses employés….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les signes pourtant évanescents de reprise économique ont ainsi revigoré&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’une des&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;activités les moins nobles du monde de la finance : les prêts à la consommation (si possible revolving), et les prêts sur carte de crédit (à ne pas confondre avec les cartes de paiement, comme Visa/Carte Bleue). Après un interlude bref pendant les débuts de la crise, on voit refleurir la publicité pour des prêts revolving miracles ou&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;des cartes de crédit permettant d’emprunter à volonté.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Le paradoxe est étonnant : ceux-là même qui sont à l’origine de la crise, avec leurs amis des subprimes, frappent de nouveau dès que la crise semble s’estomper.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Car le crédit à la consommation et sur carte de crédit est l’une des principales fissures qui fragilisent&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;le système capitaliste actuel. Il consiste à survendre le plaisir immédiat : achetez le voyage, écran plat, le costume, la montre, le meuble qui vous font plaisir, en escamotant la douleur future : remboursements grevés d’intérêts parfois usuraires, pénalités brutales. Ce crédit à la consommation ressemble ainsi à la drogue ou au tabac : une gratification instantanée payée par un délabrement à terme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce type de crédit fabrique des profits très importants pour les banques ou les entreprises qui le pratiquent, grâce à l’écart entre les taux quasi-usuraires pratiqués et le coût de l’argent, ce dernier ayant fortement baissé à cause de la crise. Les profits sont d’autant plus importants que les organismes prêteurs ont inventés, avec une créativité débridée, toute sorte de pénalités ou&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;frais divers facturés « en douce » au client, qui permettent de multiplier par deux un taux nominal d’intérêt déjà élevé. On croyait payer 12%, on paie 24%. Une société de carte américaine a même inventé une pénalité pour ses clients qui payaient trop vite leur débit…car ces clients ne pouvaient être facturés de juteuses pénalités ou d’intérêts usuraires…Business Week, la très sérieuse revue américaine des entreprises, n’a pas hésité à employer le terme « d’escroquerie » pour certaines de ces pratiques. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La perversité du crédit à la consommation vient de sa méthode et de ses arguments de commercialisation, mais aussi de sa cible naturelle. Les sociétés de crédit à la consommation font un marketing intense et assourdissant, sur Internet, à la radio, à la télévision, au téléphone. Ceux qui sont le plus sensibles à ces sirènes persistantes sont les classes moyennes inférieures, ceux qui salivent devant les biens de consommation que le marketing &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;agite sous leur nez et qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir sur leurs&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;revenus courants, stagnants depuis deux décennies. Ils sont poussés à devenir des cigales irresponsables. Ce type de crédit promet du bonheur et fabrique&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;du malheur. Une émission de télévision récente montrait un ménage au revenu de 3000 euros par mois devant rembourser 2000 euros par mois sur douze crédits différents.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Impossible. Les fins de mois angoissantes, les pénalités s’accumulant et vous enfonçant un peu plus dans un trou noir…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le crédit à la consommation n’est pas perdu pour tout le monde. Il a permis de soutenir artificiellement la croissance au prix d’un surendettement croissant des ménages, et surtout la croissance de la Chine, grande&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;productrice de produits achetés grâce à l’endettement des consommateurs. Le crédit à la consommation, tel qu’il est pratiqué en Occident, est pourtant absurde : s’endetter pour une consommation immédiate et fugitive n’a pas de sens. Si les revenus ne suffisent pas pour acheter, que va-t-il se passer quand ces même revenus seront grevés, en plus des remboursements, d’intérêts et de pénalités. Alors il faut emprunter pour survivre malgré les remboursements, en un cycle infernal. Ce type de crédit ressemble à la drogue : plus on en prend, plus il en faut, et plus on souffre à la fin. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La timidité des gouvernements par rapport au crédit à la consommation donne la mesure à la fois de la puissance de lobbyism des institutions financières qui en profitent et de la drogue à la croissance qu’il représente. Madame Lagarde, pour lutter contre le crédit à la consommation, a …encadré sa publicité… Le courage et la fermeté auraient consisté à empêcher&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;taux usuraires et pénalités exorbitantes, à interdire purement et simplement toute publicité (comme pour le tabac ou l’alcool),&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;et à vraiment introduire dans la loi française la faillite personnelle pour inciter les sociétés de crédit à ne pas sur endetter les ménages. Mais la montagne de l’état français a une fois de plus accouchée d’une loi souris. Sans totalement supprimer une forme de crédit utile dans certains cas&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;et à condition que son coût soit&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;raisonnable, un encadrement très dur permettrait d’en éviter les perversions et les dérapages incontrôlés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Tant que le crédit à la consommation, sous sa forme revolving ou attaché à une carte de crédit, ne sera pas sévèrement régulé, les bulles peu odorantes du surendettement réapparaitront et nous feront aller de crise en crise pour le seul intérêt des usines chinoises et des banquiers occidentaux, et au détriment des classes moyennes. De temps en temps, un petit « write-off » (JP Morgan va provisionner 1 milliard de dollars de perte sur les cartes de crédit début 2010), mais globalement une bonne affaire car&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’état viendra combler les pertes si elles deviennent trop importantes… Dommage que les banques ne réalisent pas qu’en&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;poussant les ménages à la faute pour augmenter leurs profits elles fragilisent dangereusement&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;le système économique qui les nourrit grassement…Il vaut mieux éviter de tuer la poule aux œufs d’or…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7467975162982798693?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7467975162982798693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7467975162982798693' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7467975162982798693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7467975162982798693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/12/les-vautours-sont-de-retour.html' title='Les vautours sont de retour'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3098783146673524077</id><published>2009-05-12T22:27:00.002+02:00</published><updated>2009-05-13T11:08:32.999+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>De l’escroquerie à l’illusionnisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s1600-h/lapin-chapeau-01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335037422994044226" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 240px; height: 320px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s320/lapin-chapeau-01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;Quelques réflexions provoquées par la remontée de près de 30% des cours de bourse au printemps 2008.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Madoff n’a escroqué qu’une cinquantaine de milliards de dollars à des riches qui le suppliaient de prendre leur argent. Les banques américaines, elles, auront soutiré vingt fois plus, soit plus de 1000 milliards de dollars, à l’état américain, donc au contribuable américain et peut-être aux épargnants du monde entier. Certains analystes estiment même que l’addition finale pourrait monter à …4000 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir prêté délibérément à des ménages insolvables, tenté de cacher le cadavre sous des outils exotiques comme la titrisation, et répandu ainsi la maladie dans le monde entier, après avoir ruiné des millions d’épargnants, déclenché une crise économique qui va créer des dizaines de millions de chômeurs, les banques américaines font payer l’addition par le contribuable, sans le moindre soupçon de repentir, confites dans une arrogance tranquille. Le secrétaire américain au trésor, proche des grandes banques d’affaires, a injecté près de cent milliards de dollars pour sauver une seule société, AIG, préservant ainsi les profits de ses amis des grandes banques d’affaires, comme Goldman Sachs, qui a récupéré instantanément une dizaine de milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des dizaines d’années d’excès financiers et de crédits fous, des centaines de milliards de dollars de commissions, de salaires, de bonus, contreparties d’un rôle économique douteux, sont conservées par ces banques sauvées par le contribuable. Quelques licenciements dorés, quelques retraites anticipées mais avec chapeaux en platine… Et en prime la Federal Reserve, banque centrale amie des banques et de la Bourse, passe le taux de base à 0%, sans que les banques ne diminuent leurs taux usuraires de prêts à la consommation ou sur les cartes de crédit, à 20% ou plus, ce qui regonfle les profits écornés des banques … L’économie américaine est noire, mais la finance américaine a réussi à maquiller sous une couche de roses ses rides profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Magique : des excès ont permis un colossal enrichissement sans cause et quand vient l’heure du jugement, l’état rachète gentiment ces créances aujourd’hui pourries mais hier si rentables. Au surendettement des ménages, on substitue ainsi le surendettement de l’état. La dette anglaise va passer de 50 à 100% du PNB en cinq ans… Mais qui peut croire que ce transfert massif de dette du privé vers le public, cette destruction de tous les verrous de la gouvernance économique, seront sans conséquence. Quand la dette publique deviendra aussi insupportable que la dette privée l’est devenue, il faudra soit de l’hyper inflation soit des faillites d’état pour la ramener à un niveau supportable. Remember les emprunts russes. Au bout du tunnel, l’éventualité d’une ruine des épargnants telle que Madoff apparaîtra comme un plaisantin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bourse, elle, dans sa folie, remonte parce que les nouvelles sont un peu moins mauvaises. Comme quelqu’un qui tombe du haut d’un gratte-ciel et qui a chaque étage dit : pour l’instant, ça va… Le taux de destruction d’emploi diminue légèrement, mais chaque mois des centaines de milliers, des millions d’emplois, continuent à partir en fumée… Certaines activités reprennent car le déstockage ayant été exagéré, on revient à un niveau de stock plus normal, mais le niveau d’activité reste beaucoup plus bas qu’il y a un an. L’industrie française a chuté au premier trimestre 2008 de plus de 8% par rapport à fin 2008. Les primes à la casse limitent temporairement la casse sur le marché de l’automobile, mais Toyota a vu ses ventes baisser de 20% et Chrysler est moribond. Le Titanic de l’économie coule, mais l’orchestre de la bourse joue et joue encore. Il est vrai qu’il y a un tel matelas de liquidités mondiales, et des taux d’intérêts si anémiques, que des investisseurs sont tentés de revenir sur les marchés actions, saisissant la moindre « moins mauvaise nouvelle » pour le faire. Du coup, on assiste à une hausse des cours, et la hausse provoque la hausse, d’autres investisseurs revenant sur le marché de craindre de rater « un bull market »… Jusqu’à un nouveau krach. Les banques américaines, on le sait par le Wall Street Journal, ont récemment fait pression sur la Federal Reserve pour ce qu’elle divise par deux ou par trois le montant de la recapitalisation nécessaire pour les remettre sur les rails. Et le marché de proclamer fièrement : tout va très bien, madame la marquise, les banques américaines ne vont pas si mal que ça, youp la boum, la bourse peut remonter. Et les hommes politiques font chorus avec cette méthode Coué boursière, proclamant ce qu’ils espèrent : on voit le bout du tunnel, yahoo ! Soit ils se mentent à eux-mêmes, soit ils pensent qu’à force de dire que la crise est finie, elle disparaîtra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une grande escroquerie succède ainsi une gigantesque illusion. Une illusion dangereuse. En clamant que la crise est en train de finir, que la maladie est en train de guérir, on s’aveugle, on s’empêche de faire un diagnostic réaliste et courageux, de prendre les mesures dures, les remèdes de cheval, qui permettront de guérir nos économies. Dire que la crise est finie ne la supprime pas. Au contraire, elle la prolonge et la renforce. La remontée de la bourse, la sous-estimation délibérée des trous bancaires, l’absence de politique économique courageuse, la course à l’injection de liquidités et à la baisse des taux d’intérêts créent des mirages de la sortie de crise qui masquent la réalité de son aggravation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a probablement des moyens sains de faire repartir les économies : nationaliser les banques qui appartiennent déjà au contribuable, pour les guérir de leur avidité à court terme, les ramener à des taux de profit raisonnables et leur faire jouer leur rôle de transformation de l’épargne en investissement. Faciliter les transferts d’activités des secteurs du passé, dangereux et polluants, comme la chimie ou la pharmacie, vers les secteurs de l’avenir comme les télécommunications, le numérique ou les énergies propres. Etablir un protectionnisme régional, pour éviter de faire tondre définitivement notre industrie par très puissante économie Chinoise. Réduire les dépenses improductives, comme les dépenses militaires, au profit des dépenses d’avenir, comme l’éducation. Simplifier et économiser fortement sur les dépenses publiques inutiles (cf. la bonne et logique idée de supprimer le département en France). Retrouver un équilibre plus juste entre salaires et profits et capper l’échelle des salaires dans une entreprise à 1 à 10, pour permettre au pouvoir d’achat des classes moyennes de repartir à la hausse et de constituer de nouveau un vrai moteur de croissance. Rétablir les lois sur l'usure,  en interdisant aux banques ou sociétés de crédit  de prêter à plus de 10% au dessus du taux d'intérêt de base. Supprimer les rentes en établissant une vraie concurrence (par exemple en France en libérant les ouvertures de nouveaux magasins comme les hards discounters…). Réguler d’une main de fer les monopoles naturels comme EDF. Ces mesures énerveraient prodigieusement tout les groupes de pression qui profitent des distorsions du système, à l'image de l’aristocratie française a résisté mordicus pendant tout le XVIII° aux tentatives de la soumettre à l’impôt, elle qui en était indûment exemptée. Mais la crise légitime et facilite ces changements, à condition que politiques et dirigeants la regardent en face et préfèrent en sortir au prix de quelques sacrifices à court terme plutôt que de se persuader qu’elle est déjà terminée et différer les remèdes au risque d’une aggravation dramatique de l’état du patient…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettre qu’il y a eu une forme de prédation irresponsable de la part du système financier surtout américain, et la punir, reconnaître que nous sommes au milieu d’une crise structurelle très grave, refuser de considérer la bourse ou les discours politiques comme des baromètres sérieux, réfléchir à des mesures radicales et courageuses, ce n’est pas du millénarisme alarmiste. C’est du réalisme positif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3098783146673524077?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3098783146673524077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3098783146673524077' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3098783146673524077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3098783146673524077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/05/de-lescroquerie-lillusionnisme.html' title='De l’escroquerie à l’illusionnisme'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s72-c/lapin-chapeau-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-969199241186131012</id><published>2009-04-16T10:41:00.002+02:00</published><updated>2009-04-16T10:57:16.389+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le protectionnisme comme sortie de crise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s1600-h/bouclier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s320/bouclier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325210295677041650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en déplaise aux adeptes de la méthode Coué, qui saisissent le moindre bout d’indice pour clamer que nous sommes en train de sortir de la crise, la dépression de 2008 n’est pas prête de disparaître.&lt;br /&gt;Et la remontée récente de la Bourse, comparable aux hoquets de 1932 ou 1933, ne prouve que la formidable irrationalité et le caractère panurgique de ce marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dépression actuelle est la conséquence directe de l’ultra libre échangisme et de la mondialisation forcenée  des vingt dernières années.  Les activités industrielles et de services de pays occidentaux ont fuit vers des paradis sociaux à faible coût de main d’œuvre, fuite amplifiée par la politique de sous évaluation de leur monnaie de pays comme la Chine et par le dynamisme des multinationales, de Nike à Apple, jouant sur l’écart entre des prix de vente élevé et des coûts au rabais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fuite liée à la mondialisation a eu deux conséquences. La première est de pousser à la hausse les taux de chômage. La deuxième de bloquer brutalement la croissance du pouvoir d’achat qui avait nourri la croissance des années 70 et 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surendettement des ménages et des entreprises occidentales n’est pas la cause directe de la dépression. C’est la solution qu’ont trouvé les états et les banques centrales, avec la complicité intéressée des banques privées, pour maintenir la consommation en l’absence de gain de pouvoir d’achat. « Vous êtes mal payé ? Mais empruntez donc, pour vous acheter maison, voiture, écran plat, voyage. En empruntant vous faites votre devoir de citoyen, car vous relancer l’économie. Allez y les petits gars ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence des  nouveaux pays industrialisés bloque le pouvoir d’achat des pays développés, mais comme il leur faut un débouché pour leur production, et que nous sommes des drogués de la fuite en avant que permets la croissance, nous incitons vigoureusement les ménages des pays occidentaux à s’endetter pour consommer. Les banques ont prospéré de façon inouïe dans les vingt dernières années car elles étaient les prêteuses folles qui nourrissaient la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fuite en avant par le surendettement a sa limite, car les dettes ne montent pas au ciel. Quant la limite est atteinte le système claque. C’est ce qui est arrivé en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que le système reparte sur des bases saines, il faut bien sûr effacer le surendettement, par faillites, hyperinflation, réduction des dettes, abandon de créances. C’est ce qui se passe : les états demandent aux contribuables de bien vouloir payer pour réduire les dettes excessives des acteurs économiques. Les plans massifs de soutien aux  banque ne sont qu’un financement par l’impôt de l’effacement de l’ardoise du surendettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi et surtout remettre en cause l’ultra libre échangisme qui est à l’origine de la dépression. Sans cette remise en cause, le cancer continuera à ronger nos économies et nous oscillerons entre petites bouffées de croissance malsaine et rechute dans la dépression pour les décennies à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La remise en cause de l’ultra libre échangisme se fait  par le protectionnisme. Pas un protectionnisme paranoïaque et national, mais un protectionnisme régional (européen, nord américain etc.) et intelligent.  Cette « tentation protectionniste » est accueillie par des bonnes âmes dites « libérales » avec des cris d’orfraie assez peu argumentées et une tentative de souffler sur les cendres de la crise de 1929 en invoquant la soi-disant responsabilité du protectionnisme dans son aggravation. Seuls quelques franc-tireurs isolés et lucides comme Emmanuel Todd remettent en cause cet anti-protectionnisme politiquement correct et irréfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protectionnisme faisait pourtant partie de l’arsenal libéral. Adam Smith, comme Litz, reconnaissait  que la protection des jeunes industries, encore fragiles, de la concurrence internationale, était justifiée.  Ils notaient aussi que le protectionnisme pouvait protéger une industrie nationale du comportement prédateur et du dumping de concurrents étrangers. Les « avantages comparatifs » ne fonctionnent que dans un monde ou la concurrence n’est pas faussée, de même que l’économie de marché suppose l’éradication des monopoles. Le protectionnisme et les lois anti monopoles ne sont pas contraires au libéralisme : ce sont les garants de son fonctionnement harmonieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protectionnisme, même régional et intelligent, ne sera pas accueilli de la même façon par toutes les entreprises. Certaines sont farouchement contre, celles là même qui profitent du système pour gonfler leur profit grâce au décalage entre des prix élevés et des coûts bas, comme Nike. Ce sont ces mêmes entreprises dont l’intérêt diverge avec celui des peuples. Un écart s’est en effet créé, qu’avait anticipé le chercheur américain Raymond Vernon dans les années 70, entre l’intérêt de certaines multinationales et l’intérêt des individus ou des états.  Ces entreprises vont se battre contre le protectionnisme. Celui-ci,  même s’il est bon pour les économies européennes, risque d’éroder leurs surprofits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’excédent  colossal de la balance commerciale Chinoise-alors que dans le monde d’Adam Smith ces balances sont naturellement équilibrées-montre que la peine infligée aux entreprises européennes par le « libre échangisme sauvage » est beaucoup plus important que le gain lié aux exportations d’avions ou de centrales. D’autant que l’appétit Chinois ou Indien pour la technologie, et leur masse critique d’ingénieur sde qualité, risquent à terme non seulement de tarir des exportations de produits élaborés mais même de susciter de nouveaux concurrents redoutables pour les firmes européennes, du nucléaire à l’aéronautique Dans le domaine des équipements télécoms, ZTE, l’équipementier Chinois,  est devenu en quelques années l’un des concurrents les plus dangereux d’Alcatel ou d’Ericsson…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine a très intelligemment instrumentalisé notre fanatique libre échangisme pour conquérir des parts de marché et laminer des pans entiers de nos économies, maintenir sa monnaie sous évaluée, créer d’énormes excédents de sa balance commerciale favorables à sa croissance et accumuler des réserves de change démentielles-avec lesquelles elle pourrait demain racheter Microsoft et General Electric sans peine…On ne peut lui reprocher d’avoir fait preuve d’un formidable sens stratégique,  amplifié par l’aveuglement de nos dirigeants politiques et économiques, mais on ne peut que constater les dégâts dans nos économies  de cette évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence extra-européenne, en partie biaisée et sauvage, détruit des emplois, des compétences, des bases technologiques en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution est un protectionnisme non pas national mais régional, et sélectif, ne portant que sur les produits qui viennent concurrencer les nôtres pour de mauvaises raisons, comme le textile, la chaussure ou l ‘électronique grand public. Ce protectionnisme « soft » favorisera les échanges intra régionaux, qui ont un potentiel spectaculaire, avec l’élargissement de l’Union Européenne et l’association de pays comme la Turquie. Il  ne stoppera pas les flux d’échanges interrégionaux, qui doivent continuer à exister. Mais il forcera les grands pays excédentaires comme la Chine à rééquilibrer volens nolens leur balances commerciales, c'est-à-dire à nous vendre à proportion de ce qu’ils nous achètent, évitant ainsi de détruire de la valeur en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce protectionnisme sélectif et régional n’est pas contraire au libre-échange. Il est au contraire le garant que le libre échange aura des effets positifs et non destructeurs. Ce protectionnisme régional et intelligent est la solution structurelle de sortie de crise, s’attaquant à la cause profonde de la crise et évitant que les économies étatico/libérales comme la Chine ne balaient les économies ultra libérales comme les nôtres. C’est un paradoxe stupéfiant que Pascal Lamy, le patron de L’Organisation Mondiale du Commerce, socialiste et intègre, défende un système de libre échange extrême aussi destructeur d’emploi et de vies, dans une période de dépression aussi dure et aussi profonde que celle de 2008/2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle beaucoup de régulation du système bancaire. Mais la régulation du commerce international, la mise au pas des talibans du libre échange forcené, sont plus cruciaux pour la sortie de crise que l’évolution des indices prudentiels ou les bonus des banquiers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-969199241186131012?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/969199241186131012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=969199241186131012' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/969199241186131012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/969199241186131012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/04/le-protectionnisme-comme-sortie-de.html' title='Le protectionnisme comme sortie de crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s72-c/bouclier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4749169673689220735</id><published>2009-03-26T11:59:00.002+01:00</published><updated>2009-03-26T12:08:14.412+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’entreprise doit elle être morale ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317451521257666018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 210px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Scth_ErsdeI/AAAAAAAAAGw/4EZ9zUFr3UU/s320/Sans+titre.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La morale parle du bien et du mal, au-delà du légal ou de l’illégal. Barack Obama, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy ont dénoncé ces entreprises prêtes à tout pour plus de profit et dont « l’immoralité » serait l’une des causes de la crise. Ils ont stigmatisé les bonus « légaux » d’AIG ou de la Société Générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario, pour André Comte-Sponville, dans son livre « le capitalisme est-il moral ? », les entreprises ne peuvent ni ne doivent être morales. Elles sont amorales. L’entreprise ne doit se préoccuper que de maximiser son profit en respectant la légalité. C’est à la loi de fixer des normes, non à la morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une entreprise n’est pas qu’une machine à profit. C’est une « personne morale » prenant de multiples décisions : recrutements ou licenciements, nouveaux produits, investissements, communication, rémunérations, prix etc. Certaines décisions, même légales, posent des questions de moralité. Par exemple une entreprise lançant sur le marché une nouvelle molécule dont elle connaît les effets secondaires dangereux. Une SSII qui ment délibérément sur les performances d’un système pour emporter un marché. Un monopole prédateur qui augmente ses prix pour gonfler sa rente. Une entreprise délocalisant massivement pour gagner quelques centièmes de marge. Une entreprise poussant des produits rendant les enfants obèses. Et des entreprises en quasi-faillite distribuant des milliards en bonus à leurs dirigeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous ces cas réels, contrairement à la thèse de Comte-Sponville, l’obsession du profit immédiat ou la cupidité conduisent à prendre des décisions immorales, même si elles sont légales. Le surendettement délibéré de ménages pauvres est légal, mais peu moral. Toutes ces entreprises « immorales » donnent des munitions aux détracteurs du capitalisme et détruisent la confiance dans l’économie de marché, créant une poudrière en période de crise. Les émeutes en Guadeloupe trouvent en partie leur origine dans « l’immoralité » de monopoles pratiquant des prix d’extorsion. Les entreprises « immorales » sont une malédiction non seulement pour leurs clients mais aussi pour le système de marché et pour les autres entreprises…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et contrairement au point de vue de Comte-Sponville, la légalité à elle seule ne peut suffire à rétablir la moralité. Les grandes entreprises, du lobbysme à la corruption, parviennent à biaiser en leur faveur les lois ou leur mise en œuvre, comme l’ont démontré la loi sur la distribution en France au fond très favorables aux grands hypermarchés monopolistiques. Elles savent aussi biaiser en leur faveur les résultats de la recherche, comme l’AFSSA déclarant que les OGM-de Monsanto- sont inoffensives ou l’Académie de Médecine proclamant, par la voix d’un docteur généreusement financé par Bouygues, que les émetteurs portables n’ont aucune influence sur la santé, des résultats dans ces deux cas contraires à la majorité des recherches sérieuses. N’oublions pas que certains docteurs curieusement proches des cigarettiers ont dans les années 50 aux Etats-Unis proclamé que le cancer de poumon ne pouvait être lié à la cigarette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de la légalité, les entreprises devraient donc avoir intérêt à être morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises perçues comme « immorales », comme Microsoft, Merckx, ou Monsanto, devraient être désignées du doigt par l’état. Quand le parlement américain menace de voter une loi permettant de récupérer fiscalement et légalement les bonus géants octroyés aux dirigeants fossoyeurs d’AIG, quand le secrétaire d’état à la consommation français fustige les distributeurs inflationnistes, quand Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde s’indignent des stocks options à prix de casse de la Société Générale, ils font comprendre que l’état et l’opinion toléreront de moins en moins l’immoralité des entreprises. Par ailleurs il est indispensable d’avoir des régulateurs musclés et non de connivence avec les régulés, comme trop souvent. Le régulateur européen s’indigne ainsi des pratiques monopolistiques de Microsoft ou des prix absurdes du roaming (appel d’un portable à l’étranger) ou des communications des fixes vers le mobile, et va tenter de mettre bon ordre à ces excès…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les associations de consommateur, comme UFC Que Choisir, qui ont un rôle d’observation et de régulation indispensables, véritables statues du commandeur face aux entreprises immorales ou irresponsables, devraient être encouragées et appuyées. Le fait de détecter une immoralité liée à une offre (surpromesse sur la performance ou mensonge sur les inconvénients) peut en effet conduire les clients à se détourner de l’entreprise pour un concurrent performant et « moral », comme les FAI surfacturant leurs hot line malgré des délais très longs et une pertinence médiocre. Une loi sur la class action à la française devrait être rapidement votée, pour permettre à des groupes de clients floués ou contaminés par une entreprise de pouvoir l’attaquer collectivement alors qu’individuellement ils sont impuissants face aux moyens disproportionnés de l’entreprise « immorale ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les entreprises devraient réaliser que la morale et le profit ne sont pas divergents mais convergents. Les entreprises décentes avec leurs clients, leurs fournisseurs, leurs employés, leur environnement, comme Toyota, Essilor, Zara, ou Ikéa, démontrent que le capitalisme peut être « moral », et consolident leur pérennité grâce à une offre et à une image positive. Si Total avait aligné le prix de l’essence aux Antilles sur celui de la métropole, il aurait rejoint, au prix d’une éraflure sur ses résultats immédiats, le camp des entreprises morales … Peut-être un bon calcul, après tout, pour maximiser le profit…à long terme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4749169673689220735?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4749169673689220735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4749169673689220735' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4749169673689220735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4749169673689220735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/03/lentreprise-doit-elle-etre-morale.html' title='L’entreprise doit elle être morale ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Scth_ErsdeI/AAAAAAAAAGw/4EZ9zUFr3UU/s72-c/Sans+titre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4608357445492659099</id><published>2009-02-20T12:43:00.006+01:00</published><updated>2009-02-21T15:11:46.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le culte du veau d'or</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s1600-h/17219_7681_image_leveaudor2.1"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305252774668999074" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s320/17219_7681_image_leveaudor2.1" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise financière et économique que nous vivons aujourd'hui est le symptôme d’une maladie sociétale : l’obsession pour l’argent.&lt;br /&gt;Elle aura peut-être comme résultat salutaire de nous guérir de cette monomanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la guerre froide, à la fin des années 70, n’a guère fait progresser la démocratie, mais a permis aux Etats-Unis de répandre dans le monde entier leur culte de l’argent. Dans nos pays démocratiques et développés, l’argent est, en trente ans, devenue la valeur dominante. Après avoir été méprisé ou honni jusqu’au début des années 70, ou la Rolls était l’apogée de la ringardise, le « fric » s’est imposé. Aux Etats-Unis, en Europe, mais aussi en Chine et en Russie, des fortunes colossales réalisées par des financiers, des oligarques ou d’ex cadres du parti, ont imposé deux principes : la première qu’il était possible, avec beaucoup d’entregent et un peu de chance, à défaut de compétence, de devenir milliardaire. La seconde, que la véritable hiérarchie était celle de l’argent. Plus on « vaut », plus on vaut. Achetant pêle-mêle club de foot, chalet à Courchevel, maison à Londres, yachts géants, chacun valant plusieurs dizaines de millions d’euros, glamourisés dans tous les journaux people, les milliardaires ont remplacés les « best et brightest » au sommet de la pyramide sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde entier, les salaires des PDG ont augmenté à une vitesse fulgurante, passant de quelques centaines de milliers de francs à des millions d’euros. Il ya trente ans, un PDG avait de quoi bien vivre. Aujourd'hui il fait fortune. La feuille de paie du PDG de Peugeot, Calvet, à deux millions de francs, choquait sous Giscard. Son successeur gagne dix fois plus. Michel Bon, PDG de France télécom dans les années 90, gagnait cent vingt mille euros par an. Aujourd’hui les PDG des grandes entreprises françaises gagnent en moyenne trois millions d’euros par an, soit cent cinquante fois le Smic. N’importe quel PDG de grand groupe amasse quelques dizaines de millions d’euros de patrimoine, quelle que soit sa compétence. Le salaire d’un PDG est lié à un statut et non à une performance. Le PDG de General Motors, Rick Wagoner, qui en dix ans à conduit son entreprise au bord de la faillite, et qui implore des aides de l’état, a gagné en 2008…17 millions de dollars. Celui de Goldman Sachs, en perdition, 60 millions de dollars. Des chiffres choquants qui ne choquent plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cadres dirigeants des grandes entreprises ont ainsi réussi à s’approprier une part croissante de la valeur ajoutée, par rapport aux actionnaires et aux autres salariés. Le domaine ou cette appropriation a été la plus phénoménale est la finance : en 2008, le secteur financier américain en déroute a payé 20 milliard de dollars de bonus a ses dirigeants…Royal Bank of Scotland, après avoir perdu plus de vingt milliards d’euros, un record, a proposé de distribuer… deux milliards d’euros de bonus à ses dirigeants…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres fortunes très importantes ont été réalisées dans la finance : par exemple dans le trading, qui consiste à spéculer ou à arbitrer sur les mouvements boursiers ou financiers, ou dans le private equity, qui consiste à racheter des entreprises avec de l’argent prêté par des banques, tout en gardant l’essentiel de la plus value de revente. L’effet de levier a permis à des dizaines de nouveaux « high net worth individuals» d’éclore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la finance, le sport : les revenus des sportifs ont été multiplié par cent et trente ans, et la hiérarchie sportive a finit par se confondre avec la hiérarchie de l’argent. La qualité d’un sportif est mesurée par son salaire mensuel et à moins de cent mille euros par mois on est un loser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’entrée de l’Inde, du Brésil, de la Russie, et surtout de la Chine dans l’économie de marché a mondialisé ce culte de l’argent. Dans tous les pays du monde une classe de riches, heureusement parfois entrepreneurs, malheureusement souvent profiteurs directs ou indirects d’état plus ou moins honnêtes, s’est développée. La mondialisation ayant pour effet de bloquer les salaires des employés ou des ouvriers dans les pays dits développés, sans les relever fortement dans les pays émergents, les inégalités ont explosé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Individuellement, financiers, PDG ou sportifs ne sont ni responsables ni coupables de cet enrichissement phénoménal. Ils ne sont qu’un symptôme d’une dérive dangereuse pour la société. Le développement très rapide d’une classe d’assez riches (plus de dix millions d’euros de patrimoine), de riches (plus de cent millions d’euros) et d’ultra riches (plus de un milliard d’euros), et un renforcement brutal des inégalités, sont à la fois la cause et la conséquence d’un véritable culte du veau d’or mondial. L’argent est devenu la valeur dominante, le critère principal de classement social. Un pauvre est devenu un con, un riche un génie. Un financier enrichi peut regarder de haut un nobélisable payé trois fois le Smic. La fracture entre riche et pauvres est devenue totale. L’argent est devenu une fin en soi, puisque au-delà de ce qu’il permet d’acquérir, il est la clé du positionnement social. Il n’y a plus de héros. Il y a des riches. Armstrong n’est plus un sportif, mais une marque. Comme le remarquait finement l’ancêtre bronzé de la publicité, Jacues Séguéla : « Enfin, tout le monde a une Rolex. A cinquante and, si on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette contamination de toute la société par l’argent, devenu valeur dominante et objectif prioritaire, est une des causes de la crise actuelle. Pour de l’argent, des financiers ont coulé le système qui les nourrissait et ruiné des millions d’individus. Madoff et Kerviel ne sont pas des coupables, mais des conséquences. Pour de l’argent, les banques américaines ont prêté massivement à des emprunteurs qu’elles savaient insolvables, les ruinant et se ruinant. Pour de l’argent, de grandes entreprises ont menti, pollué, licencié, tué. Des entreprises pharmaceutiques ont sorti, en s’appuyant sur des médecins complices, des produits sans valeur thérapeutique mais aux effets secondaires meurtriers. Des entreprises ont licenciés des ouvriers à l’expérience et au talent unique pour augmenter d’un ou de deux pour cent leur marge, créant à la fois un désastre social et une impasse industrielle. Le surendettement massif des consommateurs et la délocalisation forcenée vers l’Asie, viennent du culte de l’argent, de la volonté psychotique d’augmenter à tout prix les profits et les bonus à court terme. Le profit n’est plus la mesure du succès de l’entreprise, de sa contribution à la société. Il est devenu une fin en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’argent a tout contaminé.&lt;/strong&gt; Les plus riches se paient des lobbyists de plus en plus efficaces pour influencer des hommes politiques de plus en plus sensibles à l’odeur des « commissions ». Le nombre de lobbyistes a décuplé en dix ans à Washington. Le sénat et la chambre des députés en France sont devenus des repaires de défenseurs d’intérêts particuliers, comme quand le président de l’assemblée nationale est monté au créneau pour défendre…les OGM de Monsanto, multinationale américaine prélevant sa dîme sur la paysannerie et l’environnement. Les classes les plus riches ont réussi, aux Etats-Unis comme en France, a faire diminuer voir supprimer leurs impôts, en convaincant les gouvernants, de Bush à Sarkozy, que payer moins d’impôts ou conserver des niches fiscales était favorable à l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pollution par l’argent-roi a été amplifiée par des media mettant en valeur les réussites financières sans s’interroger sur leur utilité sociale. Elle a été légitimée par le comportement des dirigeants politiques. Des lords travaillistes nommés par Tony Blair ont ouvertement monnayés le dépôt d’amendements favorables à de grandes entreprises. Le Président de la république française, Nicolas Sarkozy, homme politique ambitieux et actif, voulant faire bouger les lignes, semble lui aussi avoir été emporté par cette vague d’argent-roi : remettant la légion d’honneur à un homme d’affaires, il lui a dit: « bravo et j’espère qu’un jour je serai aussi riche que vous ». Bernard Kouchner, le French Doctor, héros et héraut de l’humanitaire, est devenu un être non pas malhonnête mais semble-t-il cupide, payé par des multinationales ou par des kleptocrates africains pour des missions incertaines. Rachida Tati a paru résumer son ascension politique par les marques de ses vêtements et le patrimoine de ses amis. La cupidité est ainsi devenue la norme: la génération actuelle des enfants de la bourgeoisie est imprégnée de la valeur-argent, et confonds de plus en plus valeur humaine et richesse, morale et marques. &lt;strong&gt;En 1968 la jeunesse pensait à dépasser le matérialisme ambiant. En 2008, elle se demande comment se payer un blackberry&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette évolution rappelle la fin de l’empire romain, la fin XVIII° en France, la fin du XIX° en Europe. L’obsession pour l’argent devenu valeur dominante, avant l’intégrité, la loyauté ou l’honnêteté, risque de mener à la décadence, à la révolution, ou à la guerre. Elle mène à coup sûr à la folie des financiers, au cynisme des industriels, à la corruption des politiques. Elle étouffe l’économie de marché sous les rentes de monopoles. Elle fait de la mondialisation un champ de ruines industrielles. Les émeutes en Guadeloupe, territoire malmené par quelques monopoles dans l’énergie ou la distribution, blessé par un octroi médiéval que les politiques veulent conserver pour ses recettes, combinant rente de situation et assistanat, sont des alertes sur notre avenir si nous ne renversons pas la dérive vers le tout-argent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plaie de l’argent-roi risque de conduire, en un mouvement de balancier extrême, vers une remise en cause aveugle du système capitaliste et de l’économie de marché et de ses aspects les plus positifs : l’argent récompensant le succès d’un entrepreneur ou d’un manager, l’argent permettant d’investir, l’argent comme huile indispensable des rouages économiques, l’argent comme guide des décisions ou des allocations de ressources favorables au consommateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre planète ne forme maintenant qu’un grand système économique intégré ; elle ne retrouvera harmonie sociale et développement économique sain que si le culte du veau d’or est aboli. « Il est plus difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux que pour un chameau de passer le chas d’une aiguille.. » : l’argent donne des responsabilités autant que des droits. Garder le cadre de l’économie de marché mais la purger de ses dérives de type mondialisation forcenée, dumping, monopoles, cartels, lobbysme cynique. Avoir des entreprises dont l’intérêt se confond avec celui de la société, qui comptabilisent les externalités (pollution etc.) qu’elles créent, qui ne mentent pas à leurs clients, ni n’utilisent leur position de force pour les racketter. Avoir des riches mais de riches entrepreneurs, dirigeants, ou investisseurs, utiles à la société, grâce à la qualité et à l’utilité des produits et des services des entreprises qu’ils fondent, dirigent, ou financent. Retrouver une échelle de salaires raisonnable. Obama sera peut-être le prophète de cette nouvelle société. Quand il a limité à 500 000 dollars le salaire des PDG aidés par l’état, il voulait dire à la société, à l’immense majorité de ceux qui gagnent 50 000 dollars par an que l’argent n’est pas tout, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi pour de l’argent, que les organismes publics ou les entreprises ne sont pas des coffre forts qu’on peut dévaliser impunément, et qu’au-delà d’un certain multiple l’écart de salaires devient indécent et dangereux. La première mesure –symbolique- que pourrait prendre un gouvernement moderne, post-crise, pour montrer qu’il nous emmène vers une nouvelle société plus juste et plus harmonieuse serait ainsi de créer un salaire maximum… de dix fois le salaire minimum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut rêver que les gouvernants, soudain éclairés comme Paul sur le chemin de Damas, comprennent qu’il y a des valeurs supérieures et prééminentes à l’argent, et que les promouvoir à travers leur exemplarité personnelle et leurs décisions politiques est l’une des clés de la nouvelle société qui émergera des décombres de la crise actuelle…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4608357445492659099?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4608357445492659099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4608357445492659099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4608357445492659099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4608357445492659099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/02/le-culte-du-veau-dor.html' title='Le culte du veau d&apos;or'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s72-c/17219_7681_image_leveaudor2.1' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2481185753720098729</id><published>2009-01-20T15:56:00.003+01:00</published><updated>2009-01-20T16:06:20.945+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise : le tsunami du désendettement</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s1600-h/Ane.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293392056742261154" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 247px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s320/Ane.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Les économies sous le poids de l'endettement&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise que nous vivons sera profonde et durable car c’est une crise du désendettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moteur de la croissance des dix dernières années a été l’endettement. Les particuliers ne consommaient pas leurs revenus mais consommaient leurs emprunts. Ils empruntaient facilement, poussés par des banques ou des organismes irresponsables à s’endetter jusqu’au cou pour acheter de l’immobilier, une voiture, un téléviseur, et même des produits courants. Prêt immobilier, prêt automobile, prêt à la consommation, dette de carte de crédit.&lt;br /&gt;Dans les pays développés, plus de ¾ des achats de voiture sont maintenant à crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette frénésie, nourrie par la cupidité et l’inconscience des banques et des organismes de crédit, a conduit à un surendettement des entreprises et de la majorité des particuliers des pays développés. En Grèce, des particuliers ont jusqu’à dix cartes de crédit et utilisent le débit maximum sur toutes leurs cartes. Le total des dettes des Américains sur leurs cartes de crédit est de 1000 (mille !) milliards de dollars. Le taux de défaut sur les cartes de crédit est passé de 2% à 8% (80 milliards de dollars !!!), et il explose sur les emprunts immobiliers. Les individus sont asphyxiés par leurs dettes et la crise est une cyanose provoquée par cet étouffement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les entreprises, la situation est similaire. Les banques, les hedge funds, les fonds de private equity ont emprunté massivement pour financer leur activité. Une pile colossale de dettes s’est accumulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pile instable s’est effondrée en 2008. L’endettement ayant atteint des niveaux absurdes, il est devenu impossible de l’augmenter. Conséquence : la croissance de la consommation a été stoppée, les prix des actifs (immobilier, biens durables) que la dette avait fait grimper vers le ciel, ont été bloqués puis sont redescendus. Les banques ont été obligées de passer des provisions à la fois monstrueuses et sous estimées pour refléter le risque de non remboursement, pour dévaluer les « actifs pourris » qu’elles ont-elles-même créés. Au total, environ 2000 milliards de dollars. Vous avez bien lu. 2000 milliards de dollars, et ce n’est pas fini. La folie des banques les a conduits au bord de la faillite. Seules les aides publiques, de plusieurs centaines de milliards d’euros, leur ont permis d’échapper à leur destin. La seule Bank of America devrait recevoir 120 milliards de dollars pour nettoyer ses actifs toxiques. Privatisation des profits et des bonus, nationalisation des pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’endettement est devenu insupportable. Le désendettement des particuliers, des entreprises, des banques, est une nécessité absolue. Pour se désendetter, les banques vont devoir « rétrécir » et prêteront de plus en plus difficilement aux autres banques, aux entreprises et aux particuliers. Le marché du refinancement est asséché. Ce désendettement massif fait chuter brutalement la consommation de tous les produits financés par la dette, comme l’automobile, et baisser fortement les prix de tous les actifs financés par la dette, comme l’immobilier. Les ventes d’automobiles en Europe et aux Etats-Unis ont ainsi plongé de plus de 30% au dernier trimestre 2008 et les prix de l’immobilier s’effondrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secteur financier représentait 8% de l’emploi aux Etats-Unis. Son déclin, comme celui de l’automobile et de la construction, sera profond, et diffusera à toute l’économie, transformant la récession en dépression. Le blocage du pouvoir d’achat, la montée brutale du chômage, amplifieront le phénomène de baisse de la consommation, qui, en appauvrissant les entreprises, freinera l’investissement, d’autant plus que les banques ne prêteront plus qu’au compte-goutte. Le désendettement lamine ainsi à la fois la consommation et l’investissement. Un cercle vicieux systémique s’est créé qui étouffera l’économie réelle jusqu’au moment où la dette sera revenue à un niveau plus supportable. Comme la croissance demande de la dette, le désendettement demande de la dépression. Ce n’est qu’une fois le désendettement réalisé que les économies retrouveront la croissance, mais à rythme supportable, et avec une qualité jusqu’ici manquante…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution trouvée par les gouvernements pour « relancer » consiste à substituer l’endettement public à l’endettement privé. Les plans de relance sont des machines à créer du déficit-donc de la dette-publique. Les déficits vont monter à 8% du PNB dans la plupart des pays développés et la dette va monter à plusieurs années de PNB. Mais la méthode de planche à billets est à la fois insuffisante et dangereuse. Insuffisante, car même les 800 milliards d’Obama, qui tendent à l’extrême le budget américain, sont insuffisants face à une crise qui s’exprime en milliers de milliards de dollars. L’essentiel de ces sommes sert non à relancer la consommation et l’investissement mais à éviter la faillite des grandes entreprises, comme AIG, General Motors, ou City, en les subventionnant. Or la faillite de grandes entreprises pose des problèmes graves à court terme, mais à long terme, l’économie, l’emploi et les consommateurs peuvent mieux s’en porter. Si l’inefficace General Motors disparaissait et si sa part de marché était récupérée par l’efficace Toyota, travailleurs, sous-traitants et consommateurs s’en trouveraient mieux…Sauver General Motors est au fond une décision catastrophique qui ralentit l’inévitable ajustement structurel. Au lieu de couper le cancer, on le nourrit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’endettement des états dû à leur laxisme récent et à leurs plans de relance aussi « massifs » qu’inutiles risque de devenir lui-même insupportable. Les états peuvent faire faillite, quand leurs dettes sont telles que même les impôts des générations futures sont insuffisants pour les rembourser. La Finlande est au bord de la banqueroute. En Europe, la Grèce, L’Irlande et l’Espagne commencent à être secoués. Et de même que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, la dette américaine ne peut être infinie. Pour « sauver » l’économie, les plans de relance créent un énorme risque d’effondrement des états sous la dette, qui aggraverait massivement la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut lutter contre le tsunami du désendettement. C’est se battre contre la marée descendante avec un seau et une pelle. Au lieu de ce combat perdu, les gouvernements devraient alléger les effets les plus douloureux de la dépression pour les plus vulnérables, par exemple en renforçant les allocations chômage, en plafonnant les intérêts débiteurs, en finançant des remises de dettes, en facilitant la faillite personnelle. C’est quand tout va mal que la solidarité et la protection sont précieuses. Les victimes de la crise ne sont pas les dirigeants. Goldman Sachs a reçu huit milliards de dollars de subvention….et a distribué près de deux milliards de dollar de bonus en 2008…Les victimes ce sont les millions de chômeurs que la dépression va créer, ou tous les ménages surendettés dont le pouvoir d’achat et les perspectives sont bloquées. Les riches vont s’en tirer, sauf les imbéciles qui ont tout investi en Madoff, les pauvres vont trinquer. On ne peut pas éviter la dépression du surendettement. On peut en minimiser la douleur pour les plus touchés en utilisant la dette de l’état pour protéger les victimes au lieu de renflouer en vain des mastodontes condamnés….D’autant que les victimes sont des consommateurs et que les empêcher de sombrer…serait bénéfique pour la consommation donc pour la relance, car que peut faire un pauvre de l’argent sinon consommer plus, lui qui n’a pas d’espace pour l’épargne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne peut être fait pour endiguer le désendettement et la dépression qui l’accompagne. Nous avons trop bu, nous nous sommes saoulés de dettes et de profits à court terme. On peut alléger les souffrances des plus menacés, le temps que la gueule de bois disparaisse. Mais endetter l’état pour lutter contre la dépression revient à faire boire un ivrogne pour le guérir. C’est le sevrer, le remède…Pour qu’il récupère…En quelques années…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2481185753720098729?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2481185753720098729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2481185753720098729' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2481185753720098729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2481185753720098729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/01/crise-le-tsunami-du-dsendettement.html' title='Crise : le tsunami du désendettement'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s72-c/Ane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-9081116799549906729</id><published>2008-12-05T16:46:00.003+01:00</published><updated>2008-12-05T16:55:38.935+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le plan de relance de Nicolas Sarkozy est il voué à l’échec ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s1600-h/Sans+titre-1+copie.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276334684560294274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 246px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s320/Sans+titre-1+copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Tétanisés par la perspective d’une récession, tous les gouvernements se débattent pour faire reprendre à leur économie le chemin de la croissance. Les économistes, dont la capacité à prévoir la récession a été nulle, pérorent maintenant dans les media en donnant les recettes miracles pour la combattre. Nicolas Sarkozy a présenté à Douai le 4 Décembre son plan de relance massif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces plans sont voués à l’échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La croissance ne se décrète pas. Elle est le fruit de millions de décisions prises par des agents économiques, ménages ou entreprises. Or quelle est la situation ? Les ménages, pris en tenaille entre spectre du chômage, baisse du pouvoir d’achat, et baisse de la valeur de leurs actifs (immobilier, actions) vont très légitimement ralentir leur consommation. Les ventes de voitures neuves ont baissé de 20 à 50% suivant les pays en Europe. Ni une baisse de la TVA de quelques points, ni une prime à la casse, ni des facilités de crédit, ni même une relance de l’immobilier ou de la construction n’ont le pouvoir de faire consommer les ménages.&lt;br /&gt;Les entreprises, confrontées à une chute ou à une stagnation de leur chiffre d’affaires, aussi bien dans la demande intérieure qu’à l’exportation, à des coûts de financement en hausse, et à des crédits raréfiés, vont se battre pour réduire leurs coûts, d’abord en mettant à la diète leurs fournisseurs, puis en baissant leur masse salariale. Les investissements vont diminuer voire s’arrêter. Ce n’est pas en diminuant les taux directeurs (le coût du crédit augmente alors même que les taux baissent, car la prime de risque demandée par les banques est en hausse), ou en allégeant les impôts ou même en facilitant le crédit que la machine repartira. Ni avec des subventions massives. Tout au plus aura-t-on éloigné le spectre de la faillite dans la banque, l’automobile ou la construction (« too big to fail »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plans d’urgence des grands gouvernements ont le pouvoir d’enrayer une crise systémique mais sont impuissants à relancer la croissance. Paradoxalement, la seule mesure pouvant éviter une diffusion massive de la crise par dumping sur les exportations, est le protectionnisme &lt;strong&gt;&lt;em&gt;régional&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, au niveau d’un ensemble économique comme l’Union Européenne. Mais cette solution est condamnée d’un trait par les têtes pensantes de l’économie, au nom d’une idéologie libre-échangiste bornée. Le libre-échange mondial des quinze dernières années a été un cadeau royal fait à la Chine et à l’Inde, qui ont massivement exporté et ont importé au compte goutte, détruisant activité, savoir-faire et emplois en Europe tout en accumulant des réserves considérables, le tout avec la complicité des grandes entreprises transnationales. Filtrer les importations venant de ces pays à la monnaie sous-évaluée serait une solution pour amortir la crise. En 1929, le protectionnisme national a exacerbé la crise. En 2009, à l’inverse, maintenir le libre échange au niveau mondial va l’amplifier par dumping des pays plus puissants ou mieux contrôlés. Paniquée par le ralentissement de la croissance, la Chine a d’ailleurs commencé récemment à dévaluer le Yuan. Il faudrait en partie détricoter la mondialisation tout en continuant à tricoter la régionalisation, mais l’idée n’est pas économiquement correcte…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méthode Coué a ses limites : les plans de relance par la fiscalité, le déficit budgétaire, les grands travaux, les subventions, ne relanceront pas nos économies. Au lieu d’une frénésie de plans dans lesquels des centaines de milliards s’envolent au vent, Nicolas Sarkozy et ses pairs devraient se préparer et préparer leurs pays à affronter quelques années de récession, et avoir le courage de démystifier les incantations économiques aussi efficaces pour faire venir la croissance que les chants indiens pour faire venir la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce si grave ? Non. La croissance est devenue une drogue dure dont il est temps de se libérer. La récession n’est pas un changement de rythme de l’économie, mais un signal que nous sommes en train, que nous devons, changer de société. La métaphore de l’économie comme un véhicule qui accélère ou ralentit, qui structure l’esprit des politiques ou des économistes, est fausse. Nous sommes en train de changer de mode de transport, pas de changer de vitesse. La récession est le résultat et le symptôme, de l’obsolescence d’un certain mode de consommation et de croissance. La financiarisation de l’économie et le crédit irresponsable font partie d’une époque révolue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’absence de croissance n’est pas l’enfer, contrairement à ce que proclament les augures menteurs ; c’est l’occasion de recréer une plus grande qualité de vie, de transférer des dépenses et des investissements de l’inutile ou du nuisible vers l’utile. Par exemple, le taux d’obésité croît de façon alarmante en France : il est peut être temps de faire décroître la malbouffe, ou d’arrêter de consommer des produits trop chers, trop gras, trop sucrés, trop OGMisés, n’apportant pas de valeur réelle. Ce qui est ennuyeux pour certaines entreprises multinationales serait très positif pour des centaines de petits producteurs de produits simples et sains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique économique, plutôt que de s’épuiser à relancer une croissance perdue, devrait plutôt accompagner les changements structurels en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guider les ménages vers une consommation plus saine, plus locale et plus frugale (par exemple dans l’agro alimentaire en augmentant la TVA sur tous les produits gras, sucrés, ou bourrés d’additifs et en la diminuant sur les produits plus simples et plus sains). Cette évolution relancerait l’activité intérieure et ne pénaliserait que quelques entreprises géantes et mondialisées. Faciliter le passage de l’économie matérielle à l’économie immatérielle, glisser des produits coûteux sans valeur réelle à des produits dématérialisés accessibles apportant une vraie valeur au consommateur : un peu moins de polos Ralph Lauren un peu plus de contenus numériques légaux sur le net ou sur les mobiles. Un peu plus de logements décents, un peu moins de grosses voitures…Et remettre en question les rentes de situation des monopoles comme la SNCF, EDF ou GDF, pour faire baisser leurs prix, et augmenter ainsi le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises clientes…malgré la baisse du PNB…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec des plans de relance aura des conséquences terribles, car le gaspillage aura été massif et l’espoir déçu considérable. Plutôt que d’essayer de se battre contre le courant et les vagues, il faut savoir les surfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu d’un plan de relance, on peut imaginer un plan de secours pour ceux que la crise frappera le plus durement, les 7 millions de pauvres que compte la France, plan financé au besoin par un effort de solidarité des ménages ou des entreprises les plus riches. Les plus riches ont tout intérêt à contribuer au desserrement de l’étau sur les plus pauvres : en 1789, c’est le refus de la noblesse et du clergé de contribuer aux dépenses de l’état en période de crise qui a conduit à la convocation des Etats-Généraux et … à la révolution.&lt;br /&gt;Et à côté du plan de secours, un plan de qualité de vie, à travers non des usines à gaz, mais des mesures fiscales, réglementaires ou régulatrices simples, permettant une augmentation du Bonheur National Brut tant que le Produit National Brut est en berne…Peut-être pour longtemps…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-9081116799549906729?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/9081116799549906729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=9081116799549906729' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9081116799549906729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9081116799549906729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/12/le-plan-de-relance-de-nicolas-sarkozy.html' title='Le plan de relance de Nicolas Sarkozy est il voué à l’échec ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s72-c/Sans+titre-1+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-8714095984672919695</id><published>2008-11-28T18:39:00.001+01:00</published><updated>2008-11-28T18:51:02.540+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise : 2008 et 1929</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s1600-h/image+crise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273767275615020178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 275px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s320/image+crise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;prévoir la durée et l’intensité de la récession qui s’annonce, les économistes ou les financiers sont inutiles. Ils ont prouvé leur incompétence : Patrick Artus, l’économiste de Natixis peu avare de sa parole dans la presse et à la radio, affirmait avec aplomb en avril 2008 : la crise est finie. Le même mois, le FMI affirmait : la menace de crise financière et économique a diminué. En mai 2008, le gouverneur de la banque d’Angleterre confirmait : une récession est improbable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prévoir la durée et l’intensité de la récession ne peut se faire qu’en analysant notre situation et en la comparant à la crise de 1929, à laquelle elle ressemble de façon étonnante, contrairement à ce que d’autres « experts » ont proclamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’été 1929, après sept ans de croissance ininterrompue, l’économie américaine commence à ralentir. Le cours des matières premières gonflé, le pouvoir d’achat de la classe moyenne en berne, des surinvestissements et des surstocks : les conditions du ralentissement sont réunies (cela vous rappelle peut être quelque chose….)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, en 1928 et 1929, dans une « orgie spéculative », pour reprendre l’expression de Galbraith, la bourse américaine avait connu une croissance fulgurante, déconnectée de la réalité économique et liée à des emprunts massifs pour acheter des actions, de la part de particuliers sûrs de s’enrichir et de nouvelles sociétés inventées pour l’occasion : les Investment Trust.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1929, ayant atteint la limite de l’irrationnel, la bourse américaine baisse avec violence (comme en novembre 2008) et l’effet de levier se retourne contre les détenteurs d’actions, obligés de liquider leurs titres pour rembourser leurs dettes, créant ainsi une spirale infernale. Malgré quelques journées de rebond, comme fin octobre 1929 (+15% en deux jours, comme en novembre 2008), la bourse plie irrémédiablement. La récession et les mauvais résultats des entreprises vont continuer à la faire baisser jusqu’en 1932 où elle vaut le 1/5° de sa valeur 1929 : une baisse de plus de 80% !&lt;br /&gt;Le début de la crise de 2008 ressemble à celle de 1929 : effondrement de la bourse, ralentissement de toutes les économies, entrée officielle en récession. La crise financière contribue à enclencher la récession, puis celle-ci se nourrit d’elle-même et au passage amplifie la crise financière. La crise de 1929 durera dix ans, verra le chômage monter à 25% de la population active, et l’économie se contracter d’1/3…Question : la crise de 2008 sera-t-elle aussi profonde et aussi longue que celle de 1929 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, le point favorable par rapport à 1929 est l’action des gouvernements et des banques centrales. En 1929, après une timide tentative de relance par Hoover (baisse d’impôts etc.) et une baisse des taux d’intérêts de 6 à 5% par le FED, les gouvernements ont accentué la crise en revenant à un strict équilibre budgétaire grâce à une forte contraction des dépenses publiques, et en adoptant des politiques protectionnistes au niveau national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, en revanche, les gouvernements des Etats-Unis et des pays développés, après avoir massivement soutenu les banques victimes de leur avidité, injectent plus de deux mille milliards pour soutenir leurs économies, acceptant des déficits budgétaires abyssaux, pendant que les banques centrales baissent leurs taux directeurs à marche forcée. Cette politique agressive ne suffira pas à relancer une économie mondiale dont les fondamentaux sont viciés, pas plus qu’elle n’a permis de relancer l’économie japonaise dans les années 90, mais en 2008, au moins, les gouvernements n’accentuent pas la crise comme en 1929/1933.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, en 2008, l’interconnexion beaucoup plus forte des systèmes financiers et des économies mondiales pousse à l’aggravation de la crise. BNP a perdu plus de 500 millions d’euros à cause de la faillite de Lehmann. L’économie chinoise est en train de ralentir de façon brutale suite à la chute de la demande en Europe et aux Etats-Unis. La récession est mondiale et se nourrit d’elle-même au niveau mondial. Les ventes de voitures neuves ont chuté d’un tiers au Brésil ou en Russie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième point défavorable en 2008, par rapport à 1929, est l’ampleur de la crise systémique. En 1929, les spéculateurs détenteurs d’actions étaient à peine plus d’un million aux Etats-Unis. En 2008, ce sont par dizaines de millions que les Américains ou les Européens sont surendettés par les vautours du crédit immobilier, du crédit à la consommation et des cartes de crédits. En fait une immense bulle du crédit s’est formée qui a nourri la croissance des dix dernières années : cette bulle a éclaté. Un empilement colossal de dettes diffusées dans toute l’économie est en train de s’effondrer sous son propre poids. Et elle ne se traduit pas simplement par une baisse de la bourse, mais aussi et surtout par une baisse brutale de la consommation et de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis comme en Europe, les ménages ne pouvant plus s’endetter pour consommer vont ralentir leurs achats de façon durable, d’autant que la montée du chômage, la baisse de valeur des actifs réels (immobiliers, bourse), les menaces sur les retraites et le blocage du pouvoir d’achat vont amplifier leur tendance à épargner. Le levier du crédit, va fonctionner en sens inverse, car le désendettement deviendra nécessaire, par remboursement ou faillite personnelle. Les ménages les plus fortunés, bénéficiaires de l’orgie spéculative, se retrouveront eux aussi brusquement confrontés à une baisse de leurs revenus : sale temps pour les produits de luxe, des villas aux yachts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises, confrontées à une baisse inéluctable de leur chiffre d’affaires, vont elles-mêmes réduire leurs investissements, garder leur cash, réduire leurs coûts, ce qui sonne le glas de sous traitants ou de fournisseurs faciles à rationner. De façon ultime elles licencieront leurs employés. Les banques, saignées par leurs provisions massives, obligées de reconstituer leurs ratios, faméliques de cash et allergiques aux risques, vont durcir leurs conditions de crédits et réduire leurs en-cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ménages, entreprises, banques : la récession mondiale va se nourrir d’elle-même. Elle sera très probablement supérieure au -1 à +2% que prédisent les augures. La récession mondiale sera beaucoup plus profonde, certains secteurs comme l’automobile baissant de 20%. Quant à la bourse, rappelons qu’en 1996, Alan Greenspan parlait d’exubérance irrationnelle avec un Dow Jones à 6400. Il est aujourd’hui à plus de 8000. Le potentiel de baisse des bourses est encore d’un bon 1/3, voire plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps durera la récession. Il est très aventureux de faire une prévision précise. Mais purger les excès de la bulle du crédit et de la croissance irrationnelle des dix dernières années ne peut se faire rapidement. La montée du chômage et les difficultés des entreprises en 2009 et 2010 (faillites probables d’entreprises majeures sauf soutien artificiel par les états) vont alimenter la récession qui se prolongera probablement jusqu’en 2012, malgré les plans d’intervention des états. La bourse et l’immobilier, atteints comme en 1929 par la décroissance de l’économie réelle, baisseront de façon inéluctable. Il faudra au minimum cinq ans pour émerger de la gueule de bois que nous avons tous, y compris la Chine et l’Inde, qui connaîtront eux aussi la croissance zéro voire la décroissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie japonaise a connu dans les années 90 dix ans de stagnation et de déflation à la suite de l’explosion de la bulle immobilière : les déficits budgétaires massifs, les taux d’intérêts à zéro et les programmes de grand travaux n’ont pas permis de restaurer la confiance et la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs économiques, ménages et entreprises, sont en effet rationnels dans leur volonté de repli, de ralentissement de leur consommation, de fuite vers le cash. C’est leur survie qui est en jeu. Les incantations ou les programmes gouvernementaux ne peuvent changer cet état de fait, elles ne peuvent obliger les acteurs économiques à être soudain irresponsables…Au fond, les acteurs de l’économie envoient un signal : nous voulons une nouvelle donne, une économie qui ne soit plus dopée et malsaine, un nouveau monde. La société de consommation et de crédit est moribonde sous sa forme actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après la crise ? Pour un temps du moins, les orgies spéculatives seront endiguées et « l’exubérance irrationnelle » sera remplacée par un calme lucide. Si nous trouvons la voie de la croissance quantitativement faible ou nulle, mais qualitativement forte, grâce à l’équilibre entre régulation et marché, et à la rigueur et l’intelligence dans les dépenses publiques, alors nous connaîtrons peut-être une nouvelle ère de prospérité, différente mais plus saine que la période que nous avons connu depuis dix ans. Ce n’est pas par hasard que les secteurs les plus porteurs sont les télécoms, les media, l’entertainment, internet : ils améliorent la vie de tous sans consommer massivement des ressources et sans coûter trop cher…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais entre temps les risques sont très importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intervention massive des gouvernements crée un nouveau spectre : celui de la faillite d’un état. L’Islande l’a frôlé. Les grands pays comme la France, l’Angleterre ou les Etats-Unis vont se surendetter massivement pour financer les déficits colossaux que leur politique de relance et leur laxisme budgétaire structurel vont créer. Quand la dette sera si gigantesque, même le pouvoir régalien de prélever l’impôt –sur des économies exsangues- ne sera plus suffisant pour payer les intérêts et rembourser la dette, et la faillite d’un état deviendra possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, la récession pourrait déclencher des mouvements sociaux très brutaux et déstabiliser aussi bien des pays développés que des pays émergents drogués de croissance, comme la Chine ou l’Inde. Ce n’est pas FD Roosevelt qui a sorti les Etats-Unis de la crise de 1929. C’est la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cinq ans de récession probable, deux voies s’ouvriront à nous : le chemin de la croissance qualitative, intelligente et maîtrisée, ou celui du cataclysme brutal. Souhaitons que la sagesse des foules, indiscutable, qui nous mène vers la première voie, ne soit pas étouffée par l’aveuglement ou l’égoïsme des élites.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-8714095984672919695?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/8714095984672919695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=8714095984672919695' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8714095984672919695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8714095984672919695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/11/crise-2008-et-1929.html' title='Crise : 2008 et 1929'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s72-c/image+crise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7846123300590514945</id><published>2008-11-19T15:15:00.002+01:00</published><updated>2008-11-19T15:23:38.973+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise et marchands de désespoir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s1600-h/clip_image002.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270373821169419938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 293px; CURSOR: hand; HEIGHT: 293px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s320/clip_image002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les fabricants d’armes sont des marchands de mort. Les opérateurs de loteries sont des marchands d’espoir. Les organismes de crédit à la consommation sont des marchands de désespoir.&lt;br /&gt;La crise économique très dure que nous sommes en train de vivre a été déclenchée par des intermédiaires ou des banques poussant des ménages américains pauvres à emprunter pour acheter des biens immobiliers, en leur faisant miroiter des plus values futures et en repoussant à deux ou trois ans le paiement des intérêts ou le remboursement de la dette. C’est une crise du surendettement provoquée délibérément. La titrisation de ces « prêts pourris » ou subprimes a permis de diffuser le cancer dans le monde entier.&lt;br /&gt;Alors que nous sommes officiellement entrés en récession, que la baisse du pouvoir d’achat se propage et que le spectre du chômage renaît, des organismes de crédit à la consommation, loin de tirer les leçons de la bulle des subprimes, cherchent au contraire à exploiter les difficultés des classes moyennes inférieures pour fabriquer des profits à court terme, recréant ainsi une bulle financière avec comme dommage collatéral le stress voire le désespoir de millions de ménages, dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;Que ce soit à travers des pop up sur Internet ou par mail, voir par des appels téléphoniques systématiques, les ménages sont agressés de propositions de prêts alléchantes des Cofidis, Cetelem ou autres Cofinoga. Il ne s’agit pas d’être à la disposition de ménages ayant une difficulté temporaire. Il s’agit d’un démarchage actif, voire agressif, poussant les ménages à s’endetter envers ces organismes à des taux quasi-usuraires.&lt;br /&gt;J’ai par exemple reçu récemment un mailing de Cofinoga, filiale de crédit à la consommation d’une grand banque : « retirez des espèces avec votre Carte Cofinoga » (oui, mais ces retraits gonfleront votre dette), « faites vos achats avec votre carte et réglez en 2009 » , « bientôt Noël achetez malin » ( à crédit bien sûr),« demande financement express de 1000 euros » etc. &lt;strong&gt;Le tout à des taux d’intérêt généralement supérieurs à 20%&lt;/strong&gt; !!!&lt;br /&gt;J’imagine une femme seule avec un enfant ayant un total de crédit revolving sur différentes cartes de crédit de 20 000 euros (ces cartes se sont multipliées, notamment les cartes dites co-brandées, entre un organisme et une entreprise, la dernière en date étant celle de Total).&lt;br /&gt;A 20% d’intérêt elle doit payer chaque mois 350 euros d’intérêt seul, sans parler du remboursement du principal. Si elle gagne 1500 euros net par mois, ce qui est dans la moyenne, et s’il il lui reste 700 euros par mois après avoir payé l’essentiel : loyer, transport, alimentation de base, la moitié de son revenu « discrétionnaire » ira payer des intérêts sur ses crédits.&lt;br /&gt;Le crédit n’est pas mauvais en soi. Il permet d’avancer la consommation et donc la gratification dans le temps, par exemple lorsqu’on achète un téléviseur écran plat à crédit. Mais deux choses le pervertissent : pousser les consommateurs à l’utiliser de façon irresponsable, comme les subprimes ou les crédits à la consommation, et des taux d’intérêts quasi-usuraires (plus de 20%).&lt;br /&gt;Les organismes de crédit à la consommation surfent sur les difficultés économiques en &lt;strong&gt;promettant une gratification immédiate tout en occultant la douleur future du paiement des intérêts&lt;/strong&gt; et des remboursements. Au moindre retard, les relances deviennent brutales et surtout payantes, si bien que le ménage en difficultés s’enfonce de plus en plus dans un trou noir, désarmé face à des entreprises géantes capables de mobiliser huissiers et de financer des actions en justice. Les organismes de crédit donnent leurs créances à recouvrer à des officines payées à la commission sur les sommes recouvrées ou vendent même leurs créances à des sociétés spécialisées dans le recouvrement musclé, comme l’a montré une émission récente de la BBC qui s’attaque avec courage à des problèmes de société….&lt;br /&gt;Les ménages que ces organismes ont poussé à se sur endetter basculent dans la dure réalité après un rêve bref. Le crédit à la consommation est en effet comme une drogue : un plaisir fugace, des séquelles pénibles et une accoutumance dramatique. Se débattant avec les relances des sociétés de recouvrements, jonglant pour payer intérêt ou principal, réempruntant pour payer les intérêts précédents, le ménage surendetté, même s’il arrive à payer (le taux de non-paiement est inférieur à 2%) vit un véritable calvaire, une pression et des difficultés permanentes, une vie d’angoisse et de privations…Les organismes de crédit à la consommation sont ainsi des marchands de désespoirs : si le taux de non remboursement est faible, &lt;strong&gt;le taux de désespoir est élevé&lt;/strong&gt; et concerne potentiellement plusieurs millions de ménages (10%, 20%, 30% des emprunteurs ?).&lt;br /&gt;La récession qui commence, en accusant les difficultés de millions de ménages, rendra encore plus séduisantes les sirènes des organismes de crédit, dont les profits seront à la mesure de la crise, et dont les dommages collatéraux exacerberont les effets de cette crise. Une augmentation du taux de défaut sera absorbable par leurs surprofits, qui ne seront en revanche pas pénalisés par le taux élevé de désespoir des ménages. Une interdiction formelle de démarchage et de publicité, et un plafond d’intérêt à une marge raisonnable au-delà du taux de base (aucun prêt ne devrait pouvoir être fait à plus de 10%) sont des remèdes possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’intérêt de tous de réguler ces organismes de crédit à la consommation : trop d’inquiétude, de stress, ou de désespoir pourraient en effet transformer une crise économique en crise sociale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7846123300590514945?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7846123300590514945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7846123300590514945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7846123300590514945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7846123300590514945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/11/crise-et-marchands-de-dsespoir.html' title='Crise et marchands de désespoir'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s72-c/clip_image002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-9079954331510916919</id><published>2008-10-20T21:31:00.003+02:00</published><updated>2008-10-20T21:40:51.236+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Entreprises : que faire ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s1600-h/schneesturm.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259322406264434674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s320/schneesturm.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Face à une crise économique aussi brutale et aussi profonde, &lt;strong&gt;que peuvent faire les entreprises&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines ont décidé de taper le contribuable. En premier rang des banques et des compagnies d’assurance imprudentes, en deuxième ligne des entreprises au fort pouvoir de lobby, comme la construction immobilière en France ou l’automobile aux Etats-Unis. Mais leurs besoins sont gigantesques et les états sont pauvres. Et seules les grosses bien connectées peuvent clamer : « too big to fail ». Les moyennes n’ont que leurs yeux pour pleurer « too small to bail »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vraies solutions sont à trouver dans la transformation des modèles d’offre et de prix. L’effet ne sera pas immédiat mais peut permettre de traverser la tempête sans naufrage. Les grands cupides du passé devraient, pour elles-mêmes comme pour nous, renoncer à leurs surpromesses ou à leurs rentes de situation. Les hypermarchés peuvent freiner leurs promotions tournantes masquant des hausses de prix généralisées et stabiliser voire baisser leurs prix . Les grands de l’agroalimentaire ou de la pharmacie peuvent arrêter de faire payer cher illusions de santé ou de beauté. &lt;strong&gt;La crise rend les clients allergiques aux promesses déceptives et aux hausses de prix illégitimes&lt;/strong&gt;. Ils ne sont plus dupes et se rebiffent en consommant moins. Pour la première fois depuis longtemps, le chiffre d’affaires des parkings ou des autoroutes baissent.&lt;br /&gt;Les entreprises continuant à offrir après 2009 des produits à la valeur illusoire ou disproportionnée par rapport aux prix subiront de plein fouet la crise, verront leurs ventes chuter très lourdement et leurs profits se transformer en pertes massives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, &lt;strong&gt;les entreprises qui sauront fournir de la valeur&lt;/strong&gt; au client à travers leurs produits ou leurs services, qui sauront diminuer leurs coûts sans diminuer cette valeur, qui sauront trouver un niveau de prix aligné-non sur leurs coûts-mais sur la valeur de leur produit, survivront à la crise. Elles attireront et garderont leurs clients grâce à la valeur réelle de leur offre, qui est le paramètre dominant pendant une crise, alors que le bling bling ou le bras de fer deviendront insupportables. Leurs profits baisseront, mais nettement moins que ceux de leurs consœurs n’apportant pas de valeur. La valeur va au-delà des produits ou des services : elle s’étend aux business modèles. Les entreprises innovantes, capables de trouver l’équilibre entre les modèles de prix pertinents pour le client et positifs pour la trésorerie, seront vaccinées contre la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et volens volens, &lt;strong&gt;la marge devra être sacrifiée au cash&lt;/strong&gt;. Baisser les prix en contrepartie d’un paiement rapide des clients. Bloquer investissements et dépenses moins utiles, et donc la croissance, pour limiter l’impact d’un manque de liquidité. Mettre le navire à la cape et laisser passer le coup de vent. Accepter de gagner moins pendant quelques temps pour ne pas perdre tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’économie de crise ne tolère pas le mensonge, le gaspillage ou le laxisme&lt;/strong&gt;. Les collectivités locales ne pourront plus recruter n’importe qui. Les entreprises ne pourront faire n’importe quoi de leurs prix ou de leur offre. Les banques ne pourront plus prêter n’importe comment. La croissance artificielle induite par l’endettement et le déficit gommait les excès et les médiocrités. La crise les fait apparaître avec brutalité. Le cash, le juste prix, la valeur de l’offre : voilà les trois réponses à la crise qui limiteront la baisse inéluctable des marges et permettront d’attendre des jours meilleurs, pendant que les concurrents obstinés dans la surpromesse, la rente, ou la médiocrité, seront balayés … &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-9079954331510916919?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/9079954331510916919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=9079954331510916919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9079954331510916919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9079954331510916919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/entreprises-que-faire.html' title='Entreprises : que faire ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s72-c/schneesturm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3743296724656043928</id><published>2008-10-16T19:49:00.003+02:00</published><updated>2008-10-16T19:57:24.999+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crises : tous coupables, tous cupides ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s1600-h/Sans+titre-1.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257811738843648210" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s320/Sans+titre-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise financière est d’une violence inouïe. Certains dirigeants de banque irresponsables ont accumulé des créances pourries, hypnotisés par l’appât du profit à court terme et des bonus considérables qui en résultaient. Deux mille milliards de dollars, c’est le total des commissions et profits générés par les crédits immobiliers en quelques années aux Etats-Unis…Cet énorme stock de créances dévaluées a précipité la chute de Lehman Brother, de Merril Lynch, de Fortis, d’Hypobank…Et surtout a crée une défiance générale des banques entre elles, une peur de la faillite du voisin, et par conséquent un assèchement des liquidités… L’un des rouages principaux de l’économie, le crédit aux entreprises, s’est tari…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si les banquiers ont le dos large et leur part de responsabilité, il ne faut pas leur faire porter le chapeau. &lt;strong&gt;Le court termisme, la « cupidité », ont été exacerbés&lt;/strong&gt; chez les banques, mais on les retrouve dans l’économie réelle. Des entreprises très nombreuses, des grands distributeurs aux grands monopoles naturels, des géants de l’agro alimentaire aux big pharmas, ont spéculé sur la faible élasticité des prix à court terme pour augmenter leurs prix plus que de raison. Certaines ont tenté de camoufler leurs hausses de prix sous des baisses de quantités ou de valeur, mais toutes ont pêché…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état lui aussi s’est révélé d’un court termisme pitoyable. Les Etats-Unis ont financé par des déficits massifs les réductions des impôts des riches, une guerre inutile et illégale, et 700 milliards par an de dépenses militaires improductives. Ils doivent 7000 milliards de dollars au reste du monde. La France a combiné largesses démagogiques et baisses d’impôts sans qu’un effort sérieux de réduction des dépenses soit engagé, abordant ainsi la crise sans réserves et avec un déficit et une dette inacceptable. En France toujours, le laxisme de l’état, a été accentué par celui des collectivités locales, promptes au recrutement clientélistes et aux investissements de prestige, combinant hausses des impôts locaux- y compris à Paris- et endettement sans frein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous cupides…Aujourd’hui, nous payons leur aveuglement. La crise de l’économie réelle qui s’annonce a été accentuée par la crise financière mais créée par la cupidité de tous. Les rouages de la récession brutale qui s’annonce viennent non des banques mais de la combinaison du court termisme de tous les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si l’élasticité au prix est faible à court terme, elle est plus élevée à long terme, les clients ont le temps de comprendre …et de réagir en diminuant leur consommation ou en substituant des produits peu cher aux produits trop chers. C’est ainsi que les hard discounters ont prospéré sur la faute des hyper, que même les achats alimentaires baissent en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La surchauffe de croissance due à la folie de la dette et des déficits à court terme a fait s’envoler les cours des matières premières. Les entreprises industrielles ou de service, en abusant de leur pouvoir de prix, ont encore plus sapé le pouvoir d’achat des ménages. La crise de liquidité et la défiance des banques attaquent le crédit immobilier et les prêts à la consommation. Le prix des actifs et la valeur de l’épargne baissent. L’inquiétude est à son comble et devient de la panique. &lt;strong&gt;Le cumul de ces facteurs va freiner massivement la consommation&lt;/strong&gt;, d’autant que beaucoup de produits sont sans réelle valeur pour le client. On peut garder une voiture un an de plus, décaler l’achat d’un costume, manger un yaourt nature de marque de distributeur plutôt qu’un Actimel de Danone…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, l’assèchement du crédit aux entreprises couplé aux anticipations de ralentissement économique conduit tout droit à un arrêt de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’état et les collectivités locales, sur déficitaires et endettés, ne peuvent s’amuser ni à creuser leurs déficits ni à augmenter des prélèvements obligatoires déjà insupportables dans beaucoup de pays dont la France.&lt;br /&gt;Les moteurs de la croissance sont ainsi devenus des freins. La récession va être brutale, la purge sévère, avec un enchaînement des trimestres en décroissance. Le découplage de l’économie financière et de l’économie réelle est un mythe. Et les pays émergents, dont la croissance était couplée à la nôtre grâce à la mondialisation, vont eux aussi s’arrêter net. &lt;strong&gt;Le monde sera en récession en 2009, année horribilis&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3743296724656043928?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3743296724656043928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3743296724656043928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3743296724656043928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3743296724656043928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/crises-tous-coupables-tous-cupides.html' title='Crises : tous coupables, tous cupides ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s72-c/Sans+titre-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6534744811664453384</id><published>2008-10-09T12:58:00.004+02:00</published><updated>2008-10-09T13:03:27.252+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Salon de l’auto ou placard de l’auto</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255107510111858594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le salon de l’auto a ouvert ses portes. Les semi-remorques badgées Toyota ou Audi amènent stand ou voitures rutilantes. Les pimpantes hôtesses se préparent à sourire. Mais c’est un peu le bal dans le  château en flamme. L’automobile est une industrie menacée. Avant même la brutale récession qui s’annonce, l’industrie automobile était confrontée à un défi impossible. Elle était devenue l’une des industries les plus concurrentielles au monde (quinze groupes concurrents s’affrontent en Europe avec trente cinq marques différentes) et son environnement s’était durci, les problèmes de congestion urbaine, de pollution et de pétrole rare pesant sur son avenir et sur ses coûts.&lt;br /&gt;Mais la crise économique déclenchée par la crise financière va amplifier le défi auquel est confrontée l’industrie.&lt;br /&gt;La crise amputera le pouvoir d’achat des ménages en effritant leurs revenus sans faire diminuer leurs coûts fixes. Or l’automobile est un « big ticket item », coûtant cher à l’achat, au comptant comme à crédit. La crise rendra encore plus  insupportable le prix déjà trop élevé de la circulation (prix de l’essence), de la congestion (consommation, parking, amendes) et de la pollution (coûts supérieurs, malus). Sous cette double pression, les ventes de voitures neuves vont s’effondrer.&lt;br /&gt;Au-delà du ralentissement des ventes, la crise rendra inopérant le processus de sortie de nouveaux modèles marginalement différents des précédents, en général plus grands et plus lourds, au fond très similaires aux modèles concurrents, et finalement assez peu attractifs car répondant mal aux évolutions rapides et profondes du marché. Les clients deviendront très exigeants sur la réponse à leurs besoins. Ils voudront des nouveautés délivrant de la valeur réelle et non de l’obsolescence contrôlée à travers des restylages de design.&lt;br /&gt;Mais surtout la crise va précipiter la remise en cause du modèle d’offre actuel de l’industrie, le triptyque vente d’un produit (l’automobile), motorisation archaïque (moteur à explosion), consommation d’énergie fossile fournie par un tiers (le pétrolier). Ce modèle ne réponds plus, surtout dans les très grandes agglomérations, aux exigences du marché : faible pollution, coût d’achat raisonnable et coût global d’usage modéré et stable.&lt;br /&gt;Pour survivre, l’automobile devra se réinventer à travers des ruptures d’offre et même des ruptures de modèle, pour éviter le sort de l’industrie de la musique, tuée par son inertie et son archaïsme à l’ère digitale.&lt;br /&gt;Toyota a ainsi démontré, avec son hybride peu polluant et consommant peu, la  Prius et avec son modèle quatre places de moins de trois mètres et consommant 4litres au cent en ville, la IQ, qu’il était possible d’introduire de nouveaux modèles calés sur les évolutions du marché.&lt;br /&gt;Le low cost, dont Renault a été le pionnier, qui réponds avec succès au problème de budget des ménages en période de récession ou dans les pays émergents, devra être décliné en gammes larges et amplifié par l’ultra low cost, la voiture à 3000 euros, sur lequel avancent Tata et Renault.  Le low cost à l’achat devra cependant être complété par le low cost à l’usage, à travers des prouesses de consommation.&lt;br /&gt;Mais le low cost ne répond pas au problème de congestion, de pollution et de coût d’usage des mégalopoles de plus de dix millions d’habitants ou habite une part croissante de la population de la planète. Le low cost est parfait pour pour Campo Grande ou Avallon.  Il est moins adapté à Mumbaï ou à Shangaï. Pour ces mégalopoles, l’automobile va devoir inventer un nouvel écosystème. Vendre de la mobilité individuelle (pour laquelle la demande restera toujours forte), et non des voitures. Moteur non polluant électrique ou équivalent (air comprimé etc.) au lieu de moteur à explosion, et donc énergie simple et peu coûteuse.  Offre d’un « paquet » de services comprenant la voiture, son entretien, sa revente, l’énergie, et la place pour la garer contre un abonnement défini et fixe. Le modèle de l’industrie automobile de demain, ce sont Apple (Ipod/Itunes), Orange, ou même le Veli’b.&lt;br /&gt;Les entreprises automobile, pour survivre, sont condamnées à une rupture majeure : passer du vieux modèle qui les a porté pendant cent ans à un nouveau modèle de mobilité individuelle dans les mégalopoles, qui est radicalement différent. Evoluer ou finir au placard, voila quel devrait être le thème du salon…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6534744811664453384?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6534744811664453384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6534744811664453384' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6534744811664453384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6534744811664453384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/salon-de-lauto-ou-placard-de-lauto.html' title='Salon de l’auto ou placard de l’auto'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5986520323815313935</id><published>2008-10-01T23:08:00.005+02:00</published><updated>2008-10-01T23:26:14.414+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La folie et la crise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252295736664629762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les soubresauts brutaux des marchés financiers, les provisions massives passées par certaines banques et qui ne sont qu’un hors d’œuvre, la chute des marchés action, l’entrée des Etats- Unis en récession font penser qu’une crise majeure est en route. J’ai essayé de comprendre les origines de cette crise. Comme la plupart des grandes crises je crois qu’elle vient  de la folie ou de l’avidité des individus, de la volonté de puissance ou de richesse poussée à l’extrême, notamment dans la sphère financière. L’ampleur de la crise sera proportionnelle à l’intensité de la folie.&lt;br /&gt;Le monde de la  finance est  gangrené par l’irrationalité depuis une dizaine d’années. Il est devenu psychotique, à cause d’une combinaison étonnante de laxisme et d’avidité de la part des banques.&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity&lt;/span&gt; a été une première poussée de fièvre. Les fonds de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity &lt;/span&gt;collectaient l’argent de grands investisseurs et les utilisaient pour acheter des entreprises à l’aide de prêts bancaires représentant jusqu’au 9/10° du total investi, avec une équation simple : si je réussis, je garde toute la plus value, si j’échoue, tu perds tout ton prêt. Le risque pour les banques, le profit pour le fonds. Des fortunes rapides pour les fonds, une rentabilité élevée pour les investisseurs : pourquoi se priver. Et les banques ? Oh, elles titrisaient ces prêts et les refilaient à d’autres banques.&lt;br /&gt;L’immobilier a été une deuxième poussée, la plus connue. Encourageons des pauvres à s’endetter au-delà de leurs moyens, en prenant des mines vertueuses et en parlant d’accession à la propriété. Roulons délibérément dans la farine ces emprunteurs pauvres, à coup d’intérêts progressifs, de période de grâce, de remboursements in fine, voire de capitalisation des intérêts ! Et titrisons ces prêts pourris pour s’en débarrasser auprès d’autres banques… Même chose pour les prêts à la consommation, à l’achat d’automobile, et surtout pour les prêts au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedges funds&lt;/span&gt;. Ceux-là spéculaient sur les matières premières, les actions, les obligations, l’immobilier, eux aussi grâce à des prêts massifs.&lt;br /&gt;Deux coupables, dans ce gigantesque système de cavalerie mondiale : la titrisation, et les commissions.&lt;br /&gt;La titrisation permets de refiler le mistigri vérolé à d’autres, et le système de commission encourage à des opérations démentiellement risquées, mais immédiatement juteuses. La titrisation a été facilitée par les agences de notation pousses au crime, donnant des AAA à des paquets de prêts immobiliers douteux, la même notation qu’à EDF ou à l’Etat Français. Elles aussi, ces agences de notation les Fitch, les Moodys, participaient à ce gigantesque empilement de commissions : 40 % de leurs revenus 2006 venaient de la notation de ces titres douteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système de commissions encourageait les employés ou les responsables des banques à faire des opérations pour les toucher, en sous évaluant systématiquement le risque ou en pensant s’en débarrasser à bon compte par… la titrisation… Quand les bonus annuels des banquiers New-yorkais ou Londoniens ont dépassé les cinquante milliards de dollars, qu’une industrie s’est créée pour les aider à les dépenser en tableaux, villas, yatchs ou  diamants il était évident que le système devenait fou, les montants de bonus étant déconnectée de la compétence des individus, de la valeur créée ou de leur contribution aux économies dans lesquelles ils opéraient. Un phénomène mortel de découplage entre valeur pour la société et récompense monétaire…&lt;br /&gt;Titrisation et commissions, les deux racines de la crise… Auxquelles s’est ajouté&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnQbQMagI/AAAAAAAAAC8/VXczPh_xbx4/s1600-h/Image+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnQbQMagI/AAAAAAAAAC8/VXczPh_xbx4/s320/Image+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252295859823733250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  l’appétit des dirigeants des banques, fascinés par l’argent facile et ne voulant pas le laisser à leurs concurrents. C’est ainsi qu’UBS, la plus grande banque Suisse, réputée pour sa prudence, a laissé sa filiale américaine se gonfler de prêts &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sub prime&lt;/span&gt;, au point de perdre plusieurs dizaines de milliards d’euros. C’est ainsi, qu’encouragé par ce tourbillon de commissions gigantesques et de transformations en héros de traders fous, un trader de la Société Générale a fait perdre cinq milliards d’euros à sa banque. Kerviel contrairement à ce qu’a affirmé sa banque, n’est pas un illuminé isolé. Il est le produit naturel d’un système devenu psychotique, créé et encouragé par des dirigeants qui trouvent naturel de réaliser des profits de dizaines de milliards d’euros sans contribution à l’économie réelle (voire en la malmenant comme dans le cas des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprimes&lt;/span&gt;) et de gagner eux même des millions d’euros.&lt;br /&gt;Sous leur apparence sérieuse et rationnelle, derrière leurs diplômes et leurs réseaux, je pense que les banquiers ont perdu la tête. Leur folie se mesure aux montants des prêts titrisés, aux montants des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt;, aux prêts LBO, qui se mesurent en milliers de milliards d’euros et aux montant des commissions diverses et variées encaissées chaque années, qui se mesurent en centaines de milliards d’euros.&lt;br /&gt;Cette folie, où un trader peut faire perdre plusieurs milliards d’euros à une banque, où des experts discutent pour savoir si le coût des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprimes&lt;/span&gt; sera de trois cent ou de six cent milliards d’euros, où d’autres prédisent que si les autres prêts, et en particulier les prêts aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt;, sont contaminés, l’addition pourrait être de plus de mille milliards d’euros, cette folie est si intense que si  la purge est proportionnelle à la folie, elle sera spectaculairement douloureuse.&lt;br /&gt;Les banques devront faire des provisions monumentales et deviendront soudain d’une prudence de serpent. Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt; secoués par les appels de marge des banques devront se débarrasser de leurs produits, écrasant leurs prix et provoquant de nouveaux appels de marge. La baisse de l’immobilier augmentera le nombre de saisie et la vente de ces biens accentuera la baisse. La crainte de faillite conduira les particuliers à liquider leurs fonds communs de placement, forçant les gérants à vendre et accentuant la baisse des cours. Les banques passeront de l’irresponsabilité face au risque à l’obsession du risque, prêtant moins ou plus cher. Freiné par la chute de l’immobilier et des actions, la consommation se ralentira, bloquant la croissance. Le chômage remontera et le pouvoir d’achat stagnera, ralentissant encore la consommation. Tout d’un coup, l’économie devra payer les centaines de milliards placés imprudemment, les dizaines de milliards de commissions indues. Et si le pouvoir de prix des grandes entreprises leur permets de remonter les prix, comme on l’a vu récemment dans la distribution ou l’alimentaire, ce sera le retour de la stagflation, portant le coup de grâce à la consommation.&lt;br /&gt;Chute massive des prix de l’immobilier et des actions, croissance étouffée voire récession, chômage, paupérisation. Les riches boivent, les pauvres trinquent. Les commissionnés du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sub prime&lt;/span&gt; siroteront leur pur malt devant leur piscine pendant que les emprunteurs abusés, dépossédés de leur maison, iront louer un mobile home. On parle beaucoup de la crise de 29. Mais, plus près de nous, regardons comment l’économie Japonaise est devenue depuis dix ans malgré ses entreprises de pointe, une économie stagnante, ralentie, vieillissante, à cause d’une bulle immobilière et boursière nourrie par les grandes banques irresponsables, entretenue par un système politique corrompu, bulle qui en éclatant à irrémédiablement endommagée l’économie réelle. La purge de la folie bancaire dans les pays occidentaux risque d’être aussi douloureuse. Et les dirigeants des grandes banques pourraient se poser la question de leur rôle, de leur responsabilité et de leur légitimité face à la crise engendrée par leur folie. « Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre » disait Homère. La nemesis de nos économies risque bien d’être l’obsession du court terme et l’avidité sans bornes des grandes banques occidentales…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5986520323815313935?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5986520323815313935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5986520323815313935' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5986520323815313935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5986520323815313935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/la-folie-et-la-crise.html' title='La folie et la crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2231775494911051426</id><published>2008-09-02T19:10:00.006+02:00</published><updated>2008-09-02T19:24:17.069+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’heure de la récession a sonné.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s1600-h/Sans+titre.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241473868001215202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s320/Sans+titre.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Début 2008, dans une contribution au 11° blog, je prévoyais une forte récession pour 2008. Avec deux dommages collatéraux : une baisse brutale de la Bourse et de l’immobilier. Depuis, quelques ministres ou économistes adeptes de la méthode Coué et à côté de leurs pompes ont à plusieurs reprises prévu une croissance à peine ralentie. Un économiste connu, expert des plateaux radios et des interviews de presse, a même en Mars 2008, prévu que la Bourse de Paris allait remonter vigoureusement pour retrouver allégrement les 6000 points. Il est dommage qu’on ne puisse mettre à l’amende ces imbéciles, ils seraient tous SDF…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eté 2008, la récession est là : en Allemagne, en Italie, en Espagne, le PNB a baissé pendant un trimestre. L’immobilier s’effrite en Angleterre, en Espagne, en France. Les bourses européennes, asiatiques, américaines (à l’exception du Brésil) ont subi un brutal ajustement.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les responsables d’un grand parti d’opposition français se chamaillent comme à la maternelle. Et les dirigeants d’un grand parti au pouvoir, retrouvant les méthodes des Indiens au XIX°, pensent qu’avec des incantations et des yakas la croissance reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans vouloir jouer les cassandres, nous ne sommes pourtant peut-être qu’aux prémisses d’une vraie récession, pour quatre raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le système financier est loin d’être purgé de ses excès. Les quatre cent milliards de dollars de provisions passées par les banques sur des prêts douteux et imprudents sont loin d’avoir nettoyé les écuries d’Augias. Au-delà des subprimes, toute une série de prêts immobiliers, de prêts à la consommation, de prêts à des fonds de private equity, à des hedge funds, de prêts à des entreprises, tous irresponsables, très risqués, motivés par l’attrait du gain immédiat et des commissions et bonus aberrants, vont exploser à la figure des banques. Il reste entre cinq cent et mille milliards de dollars à provisionner. Les banques sont une file d’acrobates encordés sur un fil instable, et, au-delà de Northern Rock ou de Fannie Mae, d’autres chutes sont probables avec un risque systémique de catastrophes en chaîne.&lt;br /&gt;Ces banques tétanisées par le spectre de la faillite, lapins imprudents dans la lumière des phares de la réalité, vont, même si elles survivent, aller comme d’habitude trop loin dans le sens inverse de la prudence et du conservatisme. Après l’orgie, l’anorexie. Les prêts seront de plus en plus difficiles à obtenir, de plus en plus coûteux. Or ces prêts étaient l’un des moteurs essentiels de la croissance à crédit des économies occidentales depuis le début du siècle. Ce moteur est cassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les abyssaux déséquilibres américains, celui du budget et celui de la balance commerciale, sont plus profonds que jamais. La délétère et unilatérale guerre d’Irak, qui a vu les Etats-Unis attaquer et occuper un état souverain sans blanc-seing de l’ONU (qui sont-ils pour demander le respect de l’intégrité territoriale Georgienne !), a couté entre 600 et 1000 milliards de dollars, enrichissant Cheyney et Bush par Haliburton interposé, mais plombant massivement le budget américain et lui enlevant toute marge de manœuvre pour une relance effective. Ce gaspillage massif a créé un déséquilibre économique insupportable, sans création de richesse ou développement de l’offre. Au même moment, les banques américaines prêtaient massivement aux Américains pour leur permettre de consommer à crédit, et ceux-ci achetaient des produits fabriqués plus compétitivement à l’extérieur, notamment en Chine, nourrissant ainsi la croissance chinoise ou coréenne et créant un massif déficit de la balance commerciale américaine. Ce déficit insupportable qui aurait dû se traduire par un effondrement du dollar à deux dollars l’euro n’a été amorti que par les achats tout aussi massifs de dollars par les pays excédentaires comme la Chine. La croissance mondiale a ainsi été nourrie par la folie du gouvernement et des banques américaines, et facilitée par la stratégie astucieuse de la Chine et des pays excédentaires, mais l’heure des comptes a sonné et la récession est le seul remède plausible à ces déséquilibres fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les prix des matières premières, qui avaient augmenté de façon vertigineuse, déclenchant une inflation malsaine et entamant le pouvoir d’achat des ménages, ont reculé mais restent à des niveaux très élevés. Pour un retour à des niveaux qui ne soient plus absurdes, la croissance doit être stoppée non seulement dans les vieux pays développés, comme les Etats-Unis mais aussi dans les nouveaux pays riches comme la Chine. Si tous les Chinois consommaient autant d’essence et de viande qu’un Américain, le prix du pétrole serait à 500 dollars le baril et le steak à 100 euros le kilo. Seule la croissance dans les secteurs comme les télécoms, les media, les énergies douces, les bio technologies, les protéines végétales bio, faibles consommatrices d’énergie et de matières premières, a un sens aujourd’hui. Tous les Chinois peuvent avoir un portable (ils sont déjà quatre cent millions à en avoir un). Tous ne peuvent avoir une voiture individuelle à moteur à explosion. La récession est une nécessité pour retrouver des niveaux de prix supportables et une croissance dont la structure soit saine et soutenable. Le prix des matières premières reste ainsi une barrière majeure à la croissance telle que nous l’avons connue depuis dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les entreprises ont aujourd’hui un pouvoir de prix considérable, lié au recul de la régulation publique des prix et de la concurrence. Un libéralisme mal compris, qui n’est en fait qu’une soumission au lobby des grandes entreprises, a conduit à un laisser faire antilibéral, dans lequel des monopoles ou des oligopoles se sont tranquillement constitués ou renforcés et ont abusé de façon éhontée de leur pouvoir de prix. Les hausses des prix des matières premières se sont traduites de façon systématique, dans le pétrole, le gaz, l’électricité, ou l’acier, par une hausse des profits des entreprises de transformation ou de distribution. Ces entreprises ont profité de ces hausses pour faire plus que répercuter dans leurs prix l’augmentation de leurs coûts. Le prix du gaz en France, par une complicité assez médiocre entre Bercy et GDF, a subi trois hausses en 2008, sous le prétexte des hausses des prix de l’énergie, permettant aux profits de GDF d’exploser… Certains grands de l’agroalimentaire ou de la distribution ont eux aussi de façon assez sournoise, en se renvoyant la balle, utilisé leur pouvoir de prix pour racketter le consommateur de base. D’où une baisse très douloureuse du pouvoir d’achat des ménages, de Djakarta à Stockholm, amputé à la fois par l’augmentation du coût des produits de base et par les prélèvements de ces prédateurs, qui va se traduire par une baisse de la consommation donc de la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cumul de ces quatre phénomènes : effondrement du système financier mondial, déséquilibre insupportable de l’économie américaine, croissance irraisonnée et bouffeuse de matières premières, et pouvoir de prix croissant de beaucoup de grandes entreprises, devrait conduire in fine à une récession de grande ampleur dont nous ne voyons que les prémices aujourd’hui, et qui se traduira par une baisse sensible du profit des entreprises, par une montée du chômage et par une déflation du prix des actifs immobiliers et financiers et donc d’une partie de l’épargne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l’avais dit dans mon blog précédent (&lt;a href="http://henridebodinat.blogspot.com/2008/02/vive-la-rcession-vive-le.html"&gt;Vive la récession&lt;/a&gt;), cette récession n’est pas une maladie mais un remède, le remède qu’impose la réalité pour nous guérir de nos excès du début du siècle. Le seul problème de ce remède c’est que sont punis les petits, les plus pauvres, les humbles, les sans grades, tandis que les « fat cats » responsables de la Bérézina actuelle, hommes politiques couchés devant les grandes entreprises, dirigeants de grandes entreprises ou de banques gavés de bonus et d’options, toute cette élite dévoyée, a accumulé assez de capital pour être à peine effleurée par l’aile noire de la récession. Dans les récessions, comme dans les guerres, la piétaille paye les erreurs ou la corruption des élites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une récession n’est jamais éternelle. Nous sortirons un jour de cette récession comme des autres, mais une sortie rapide et supportable, différente de la sortie de la crise de 1929 (la II° guerre mondiale) implique préalablement un « aggiornamento » politique, une remise en cause du système de production, de reproduction, et de comportement des élites dans tous les pays développés. Un « new deal » politique, conduisant à une « nouvelle société », combinant – on peut rêver - une protection sociale forte pour épargner aux plus fragiles les effets collatéraux de la crise qui s’annonce et corriger une inégalité de plus en plus insupportable, un vrai libéralisme économique créant une concurrence saine et active et donnant un vrai pouvoir aux consommateurs, une régulation ferme des monopoles naturels pour mettre fin à leur racket, une moralisation de la politique et de l’économie pour éviter le jeu des lobbies et de la corruption rampante, et un budget articulé sur les dépenses créatrices de richesse et non sur les subventions ou la protection des gueulards ou des rentiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, dans le monde, peu de partis semblent capables d’aller au-delà de l’ambition personnelle de leurs dirigeants et du pouvoir pour le pouvoir. En France ni le PS, lieu d’affrontement de nains décérébrés, ni l’UMP, complice éhontée des puissants, ne sont aujourd’hui capables d’enfanter cette nouvelle société. Alors qui se lèvera pour la proposer à des peuples désenchantés ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2231775494911051426?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2231775494911051426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2231775494911051426' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2231775494911051426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2231775494911051426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/09/lheure-de-la-rcession-sonne.html' title='L’heure de la récession a sonné.'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s72-c/Sans+titre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6816827203159287599</id><published>2008-06-30T01:34:00.004+02:00</published><updated>2008-07-02T21:41:20.389+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le profit, ange ou démon ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s1600-h/noname.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s320/noname.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218504089565609010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les bourses ont chuté lourdement depuis quelques semaines. Et le mouvement continuera, jusqu’à un point bas ou les actions stagneront quelques années. Pourquoi ? Parcequ’après la crise des subprimes, qui a essentiellement dégradé les valeurs financières, l’explosion du prix des matières premières couplée à la certitude d’une récession a convaincu les analystes de la baisse inéluctable des profits des entreprises. Or le profit, cette différence entre les revenus et les coûts des entreprises, est un des paramètres principaux de valorisation boursière. Après avoir connu une explosion vers le haut, dû au pouvoir de prix des entreprises et à la stagnation des salaires, le profit est menacé aujourd’hui. A court terme, par la récession, à long terme par la réintégration aux coûts de tous ces éléments indirects que sont la pollution, la santé, les coûts sociaux. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; En  économie de marché, le profit est le guide des entreprises. Nous sommes recrutés ou licenciés en fonction du profit, les produits ou services que nous consommons et le prix auquel nous les payons dépendent du profit. Les entreprises que nous avons créées ou dans lesquelles nous travaillons naissent, se développent, meurent en fonction du profit. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais le profit est critiqué. La recherche du profit conduit à la baisse du pouvoir d’achat par blocage des salaires et augmentation des prix. Il est à l’origine de drames humains, comme les délocalisations et les licenciements destinés à le gonfler à court terme, de drames écologiques, comme des pollutions massives dues à une volonté agressive de réduire les coûts, de drames de santé publique, comme les milliers de morts dus à la volonté de profit des fabricants de médicaments, de tabac ou de produits chimiques. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le profit est le veau d’or des grandes entreprises. C’est la malédiction de ceux qui ont la malchance d’être broyés par lui. Il pourrait devenir la malédiction de certaines entreprises.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En principe, le profit est la différence entre les chiffres de vente des produits ou des services d’une entreprise et les ressources qu’elle consomme pour les produire. De ce point de vue, le profit est un bienfait. L’entreprise qui offre avec discipline des produits répondant à de vrai besoins fera un chiffre d’affaires substantiel, et, si elle est économe de travail, de capital ou de matières premières, elle réalisera un profit important. Le profit est le fils de l’utilité et de la frugalité. Il permet de maximiser la satisfaction des besoins tout en minimisant l’utilisation de ressources. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pourquoi est-il aussi souvent démoniaque, conduisant les entreprises au pire ? Pour  deux raisons.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’abord parce que la comptabilité, et donc le profit, oublie les coûts indirects. L’industrie du tabac a fait des profits considérables dans les pays développés pendant de longues années mais le coût des centaines de milliers de morts dus au tabac n’ont pas été imputés sur ses profits. De même pour les fabricants de médicaments tueurs comme le Vioxx. Monsanto connaît le danger des OGM, mais la poursuite brutale du profit conduit l’entreprise à les nier, et, pire, à étouffer les voix qui l’évoquent. Le coût de la dépollution attend d’être répercuté aux distributeurs de sacs plastiques assassinant la faune marine, aux porcheries industrielles rendant imbuvable l’eau de régions entières, ou aux pêcheurs industriels anéantissant des espèces entières de poissons. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ensuite parce que le profit vertueux (un bon produit fabriqué frugalement, à la Zara) s’accompagne de sa face obscure, le profit vicieux. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour les entreprises qui disposent d’un monopole, comme EDF ou GDF, la façon la plus simple d’augmenter les profits n’est pas d’être pertinentes et frugales mais de prendre en otage leurs clients en augmentant les prix, comme pour le gaz ou l’essence. Le client, face au monopole, n’a même pas le choix de passer à la concurrence. Il doit accepter sa punition sans se plaindre. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour les entreprises puissantes et disposant de budgets publicitaires importants, comme Danone,  la façon la plus simple de faire du profit est de convaincre les clients que le produit est miraculeux en dépit de ses performances incertaines et de son prix élevé, comme l’a fait Danone pour l’Actimel. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais  les coûts indirects pèseront un jour brutalement sur le profit, des agences indépendantes mesureront les conséquences sociales, écologiques ou de santé publique des produits ou des services,  les entreprises ne pourront indéfiniment sans droit de réponse des associations de consommateurs proclamer « leur  vérité », les actions collectives des consommateurs deviendront possibles, des régulateurs équitables mais impitoyables bloqueront les excès des monopoles, une vrai concurrence sera établie dans tous les secteurs ou elle est possible. Le profit, ce guide vers l’intérêt général n’a été trop souvent que la mesure de la capacité de certaines entreprises à faire triompher leurs intérêts particuliers, égoïstes, voire sordides ou même criminels sur l’intérêt de tous. Si les coûts indirects sont réintégrés par la force des états, une menace plus grave qu’une récession pèsera sur les profits des entreprises les moins vertueuses. Le profit redeviendra un guide efficace, mais toutes les entreprises engagées dans l’arrogance de la domination ou la manipulation de la séduction verront s’étioler leur profit et leur cours de bourse, au-delà même du krach en cours.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6816827203159287599?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6816827203159287599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6816827203159287599' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6816827203159287599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6816827203159287599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/le-profit-ange-ou-dmon.html' title='Le profit, ange ou démon ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s72-c/noname.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-1226784920205282547</id><published>2008-06-11T22:17:00.002+02:00</published><updated>2008-06-11T22:25:58.470+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Quand le lobbysme devient insupportable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le débat sur la publicité télévisée pour les aliments facteurs d’obésité est révélateur du poids du lobbysme dans nos économies et des stratégies utilisées pour faire prévaloir intérêt particulier sur intérêt général.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;L’obésité infantile est un problème croissant dans tous les pays développés, dont la France. Les chaînes de télévision pour enfants sont encombrées de messages publicitaires pour des produits sucrés ou gras qui contribuent d’évidence, même si ce n’est pas la cause unique,  à l’obésité infantile. Dans le domaine alimentaire, 89% des messages publicitaires diffusés vers les enfants le sont pour des produits « mauvais » pour la santé.&lt;br /&gt;Après avoir avec succès, malgré l’intervention de sénateurs sensibles aux lobbies, interdit les distributeurs de boissons sucrées dans les collèges, le gouvernement, en la personne de Roselyne Bachelot, décide d’interdire la publicité pour les produits sucrés&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s1600-h/Bebe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s320/Bebe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210720882598356434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; ou gras sur les chaînes ou dans le programmes enfants.&lt;br /&gt;On aurait pu rêver au fait que les responsables de programmes enfants, soucieux de la santé des jeunes spectateurs, acceptent sereinement cette décision d’intérêt général. Après tout les télévisions anglaises ont accepté avec sérénité l’interdiction de ce type de publicité au Royaume-Uni. Et les télévisions se sont pliées à l’interdiction de la pub pour le tabac quand il a été établi que le tabac tuait.&lt;br /&gt;Au contraire, on a assisté à un véritable déchaînement contre cette mesure de bon sens, de la part des chaînes pour enfants, des agences media et de certains producteurs de dessins animés, et même du ministre de la culture, Madame Albanel.&lt;br /&gt;Ces lobbyistes « pro pub » utilisent trois arguments tactiques pour barrer la route à la ministre de la Santé :&lt;br /&gt;-Le premier consiste à surestimer les conséquences économiques de la mesure, en prétendant que sans la pub pour les produits « d’obésité » les chaînes pour enfants feront faillite, qu’elles ne pourront plus acheter de dessins animés conduisant à la faillite les producteurs, etc. etc.&lt;br /&gt;-Le deuxième consiste à faire douter du lien obésité/pub télé en trouvant quelques soi disant experts jetant un doute sur la relation pourtant évidente entre les deux.&lt;br /&gt;-Le troisième consiste à dire que les annonceurs sont tellement machiavéliques qu’ils sauront contourner la loi qui ne sert donc à rien (pas très sympa pour leurs clients, de les critiquer ainsi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des responsables de chaînes enfants, comme Emmanuelle Guibert, de la chaîne TNT gratuite Gulli, ou d’agences media comme Valérie Planchet, sont soudain devenues des expertes de la santé infantile et ont mobilisé les arguments les plus surréalistes pour protéger leurs profits. D’après Guilbert, par exemple, interdire la pub télé ne servirait à rien, car les sociétés comme Mac Do « accueilleront alors des anniversaires dans leurs restaurants ». D’après Planchet, cela ne servirait à rien, car, comme pour le tabac, les annonceurs contourneraient l’interdiction par le hors media. Un certains docteur Tournian, professeur en pédiatrie, mobilisé par les chaînes enfants, affirme : « la cause de l’obésité est exclusivement constitutionnelle… »&lt;br /&gt;On est consterné par la vacuité de ces arguments. Si la pub télé ne fait pas acheter de produits alimentaires facteur d’obésité, et si l’interdiction ne sert à rien puisqu’il existe d’autres moyens permettre de toucher les enfants, alors pourquoi les annonceurs gaspillent-ils leur argent sur les chaînes enfants…On peut penser que des arguments différents sont utilisés pour convaincre le directeur marketing de Mars. Si l’obésité est « constitutionnelle » pourquoi explose-t-elle dans tous les pays développés…&lt;br /&gt;Et quand une directrice du CNRS, Monique Dagnaud,  explique qu’il existe un lien entre pub pour produits « sucrés et gras » et obésité et qu’en Angleterre par exemple, les chaînes ont très naturellement acceptées de l’arrêter, le seul argument de Guibert est de dire : « on a en besoin car on est une chaîne privé gratuite ! ». En d’autres termes j’avoue que mon compte d’exploitation est plus important que la santé des enfants pour lesquels je fais une chaîne… Ce que ne dit pas Emmanuelle Guibert,  c’est que le modèle économique d’une chaîne enfant gratuite est structurellement précaire car la pub y est limitée (jouet etc…) : les dirigeants doivent faire preuve de créativité pour développer leurs recettes et parvenir à l’équilibre… Au lieu de s’épuiser en combat d’arrière garde « contre » la santé des enfants, les chaînes enfants devraient plutôt travailler sur des modèles leur permettant d’être rentables malgré les obstacles… Sinon, peut-être faudrait-il n’autoriser que des chaînes enfants gratuites…publiques, donc sans pub comme le souhaites notre président ! La chaîne pour enfant deviendrait ainsi une composante clé du service public de télévision…&lt;br /&gt;Les partisans de  la pub pour des produits liés à l’obésité font preuve d’une évidente absence de sens moral. Leur attitude illustre l’obsession devenue dramatique pour la défense des intérêts particuliers contre l’intérêt général, et pour le profit à court terme au détriment du long terme. Même Christine Albanel, comme pour démontrer qu’un ministre défend des groupes de pression et non l’intérêt général, a volé au secours des chaînes enfants, en proclamant qu’on n’était pas sûr du lien pub/obésité etc… Ah, la solidarité ministérielle…&lt;br /&gt;On aurait pu rêver : des patronnes de chaînes enfants ou d’agence media se préoccupant vraiment de la santé des enfants,  acceptant sans rechigner l’interdiction, et allant même au-delà en proposant sur leurs chaînes une campagne anti-obésité motivant les enfants à limiter leur consommation de snacks ou de boissons sucrées… Mais on n’est pas à Groland ! On est en France !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-1226784920205282547?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/1226784920205282547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=1226784920205282547' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1226784920205282547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1226784920205282547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/quand-le-lobbysme-devient-insupportable.html' title='Quand le lobbysme devient insupportable'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s72-c/Bebe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3351191933768676191</id><published>2008-06-04T17:15:00.003+02:00</published><updated>2008-06-04T17:18:21.563+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’entreprise est malade, la société souffre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s1600-h/clip_image002.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208045838239198226" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s320/clip_image002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’entreprise est une forme d’organisation récente : elle a un peu plus de deux cent ans. Elle a connue quelques ancêtres, comme les banques florentines dès le XV° siècle, les « compagnies » (des Indes ou d’ailleurs) de commerce international au XVII°. Mais c’est au XIX° que l’entreprise a connu son essor, avec la notion de responsabilité limitée, de capital, d’actionnaires, de managers, de salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XX° siècle, l’entreprise privée ou publique a été le moteur du développement économique et social dans les pays développés (à l’exception de l’URSS ou l’état l’avait émasculée). A la fois lieu de mobilisation de ressources humaines, technologiques, et financières, lieu de production de l’offre vers le marché, communauté hiérarchisée et organisée, l’entreprise a relégué l’état au rang de parasite économique. La majorité des individus « vivent » dans une entreprise. Le chômage, c'est-à-dire l’exclusion du clan, est devenu la principale malédiction de l’individu. Le rôle de l’état s’est effrité et celui du capitalisme financier, des fonds d’investissements aux fonds de pension, s’est affirmé. Les actions sont devenues, à côté de l’immobilier, la principale forme de placement de l’épargne. Les gains de productivité de l’entreprise ont été partagés entre consommateurs, actionnaires et salariés, permettant aux revenus d’augmenter avec régularité au-delà de l’inflation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques années la machine s’est grippée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont les principaux symptômes de l’obsolescence de l’entreprise, du moins de la grande entreprise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord le pouvoir devenu dominant des managers salariés. Les dirigeants considèrent qu’ils ont propriétaires de « leur » entreprise et se battent bec et ongle contre des tentatives de prises de contrôle, plus pour préserver leur poste et leur pouvoir que dans l’intérêt réel de leurs actionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conseils d’administration, supposés représenter les actionnaires et « contrôler » les dirigeants, sont souvent des chambres d’enregistrement peuplés d’amis et d’obligés, soutenant les dirigeants jusqu’au bout, même quand leurs résultats justifieraient une mise à l’écart rapide dans l’intérêt de l’entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symptôme de cette position privilégiée, les dirigeants augmentent leur rémunération de façon considérable : en 2007, les salaires moyens des patrons du CAC 40 ont augmentés de…58%. Les deux millions des francs du salaire du PDG de PSA avaient choqués. Aujourd’hui, il serait considéré comme un nouveau pauvre par ses pairs, qui émargent tous à plusieurs millions d’euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants, pour calmer des actionnaires individuels sans pouvoir réel, ou satisfaire des actionnaires financiers, cherchent à augmenter marges et dividendes en limitant les hausses de salaires et en gardant pour l’entreprise l’intégralité du bénéfice des gains de productivité. Parallèlement, toujours dans un souci d’augmentation du profit à court terme, les entreprises pratiquent des stratégies de domination, se créent ou se font attribuer un monopole, et utilisent leur pouvoir de prix pour « créer de l’inflation », bien au-delà des hausses des matières premières qui leurs servent parfois de prétexte pour augmenter leurs marges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celles qui ne bénéficient pas d’un monopole n’hésitent pas à faire d’illusoires promesses aux clients avec pour objectif réel d’augmenter volumes et prix. Monsanto prétends que les OGM vont supprimer la faim dans le monde, mais ils servent essentiellement à développer ses marges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le pouvoir des entreprises sur le monde politique est devenu invincible. Les lobbies se déchaînent dès qu’une loi menace leur intérêt même si elle est conforme à l’intérêt général. On l’a vu en France pour les OGM. On le verra pour la loi de modernisation économique, ou le producteurs se battront pour les lois Galland et Raffarin, les distributeurs pour la loi Royer et tous se ligueront contre les envahisseurs Teutons du hard discount ayant le culot de proposer des produits de qualité, sans marque, à des prix bas. Aux Etats-Unis, les dépenses de lobbying et le nombre de lobbyistes ont été multipliées par dix en dix ans. Les organismes de régulation des monopoles, comme la FTC aux Etats-Unis, ont été émasculés par un exécutif aux relations incestueuses avec les grandes entreprises. Seule la commission européenne fait de la résistance et tente de préserver un semblant de marché, mais sous les huées. L’état a abandonné son rôle de régulateur dans le sens de l’intérêt général, et enfilé les chaussettes de l’obligé complice ou de l’actionnaire repu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe bien sûr quelques grandes entreprises vertueuses, payant correctement leurs employés et offrant un produit de qualité à des clients satisfaits, comme Toyota, Tesco, Ikéa, Lafarge, Apple, Google, Zara ou Ryanair. Mais elles ne sont pas majoritaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons aujourd’hui les conséquences de cette évolution. Les salaires stagnent, le chômage est élevé, beaucoup de dirigeants sont déresponsabilisés, les prix augmentent sans frein : tous les ingrédients d’une crise grave sont en train de mijoter. Le mérite et la compétence s’effacent derrière la politique ou la chance. La société se fracture en riches et en pauvres. La différence de potentiel deviens si forte qu’un courant à très haute tension risque d’en griller plus d’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises et leurs dirigeants ne doivent pas être diabolisés. Ils ne font qu’obéir au précepte d’Adam Smith : maximisez votre intérêt personnel. Mais dans le monde idéal de Smith, la somme des égoïsmes individuels œuvrait pour l’intérêt général, dans notre monde capitaliste moderne, les égoïsmes individuels détruisent l’intérêt général. Le système économique et social centré sur l’entreprise menace ainsi de tomber en panne, déchiré par des tensions brutales dont l’origine se trouve dans la stratégie même des plus grandes de ces entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3351191933768676191?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3351191933768676191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3351191933768676191' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3351191933768676191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3351191933768676191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/lentreprise-est-malade-la-socit-souffre.html' title='L’entreprise est malade, la société souffre'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s72-c/clip_image002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3929406371001768968</id><published>2008-05-24T10:05:00.003+02:00</published><updated>2008-05-24T10:15:56.574+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat ? 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s1600-h/Dessin1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s320/Dessin1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203852644488244226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La grande distribution a sa part de responsabilité dans la baisse du pouvoir d’achat. Mais elle ne fait que s’insérer dans un phénomène beaucoup plus profond, à la fois social et géopolitique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Socialement, les vingt dernières années ont été excellentes pour les grandes entreprises et mauvaises pour les salariés. Sur le front des salaires, la mondialisation a permis de bloquer toute hausse, la menace du chômage et de la délocalisation asphyxiant les velléités de demande d’augmentation. Les salaires moyens ont été effectivement bloqués, et  les petits salaires se sont multipliés. Qu’il s’agisse de chaînes de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fast food&lt;/span&gt;, de société de coursiers, de gardiennage, de nettoyage  ou de sécurité, l’arrivée de générations peu diplômées et avides de travailler, ou d’immigrés, a permis aux entreprises de services de payer peu, le coût élevé du travail les obligeant à le faire. Les grandes entreprises, elles, sont  devenues de plus en plus multinationales, la production en France ne représentant qu’une part mineure du chiffre d’affaires, pouvant être compensée en cas de grève, et  les transferts de production devenant plus faciles d’un pays à l’autre. L’externalisation de fonctions comme les centres d’appels a facilité leurs transferts dans des pays &lt;span style="font-style: italic;"&gt;low cost&lt;/span&gt; comme le Maghreb et accentué la pression sur le coût du travail. Seuls les salaires des dirigeants ont échappé à cette tendance. Au contraire, les dirigeants, devenant les propriétaires de fait de l’entreprise et réduisant les actionnaires à un rôle passif de nu-propriétaire, ont pu s’augmenter eux-mêmes librement. Les dirigeants, à travers leurs salaires colossaux, et les actionnaires, à travers des profits et des dividendes très élevés, se sont partagé le gâteau au détriment des salariés. Les gains de productivité ont été intégralement transformés en profits et non en salaires comme auparavant. Les PMI sous-traitantes se sont trouvées dans une situation comparable à celles des salariés de base, étranglées par les grandes entreprises, ne pouvant délocaliser du fait de leur taille et prenant de plein fouet le coût élevé d’un travail qualifié. Le revenu des petites entrepreneurs a lui aussi stagné. La société est devenue une société à deux vitesses : d’une part des actionnaires et  des dirigeants voyant leur pouvoir d’achat exploser. D’autre part des salariés ou des petits entrepreneurs  au pouvoir d’achat en berne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation a été aggravée par la hausse concomitante des prix. Parallèlement à leur pouvoir sur les salaires, le pouvoir de prix des entreprises s’est renforcé. Les entreprises en situation de monopole, comme dans l’énergie ou le transport, ont pu augmenter leurs prix sans que l’état  régulateur, affaibli ou complice, n’intervienne. Les entreprises ayant su créer des marques fortes n’ont pas traduit les coûts faibles des importations des pays à bas salaires dans des baisses de prix mais dans des hausses de marge.  Une paire de Nike, même produite en Chine, coûte beaucoup plus cher qu’une paire de baskets produite en France il y a vingt ans. Les coûts bas ont nourri les dépenses marketing des marques, qui permettent elle-même d’augmenter les prix sans dommage,  mais n’ont pas permis de baisser les prix. Le pouvoir de prix des grandes entreprises monopolistiques ou oligopolistiques et le pouvoir de prix des grandes marques se sont ajoutés à celui des distributeurs pour créer des rentes massives au profit des entreprises et au détriment du consommateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salaires bloqués, prix en hausses : le pouvoir des entreprises sur les salaires et sur les prix lamine le pouvoir d’achat, et la classe moyenne peu à peu étranglée bascule dans des difficultés économiques, tandis que les pauvres s’appauvrissent plus encore…Parallèlement, une élite de cadres dirigeants, de financiers, de grands entrepreneurs,  d’actionnaires, voient au contraire leur pouvoir d’achat exploser, nourrissant l’industrie du luxe et des produits haut de gamme ou la bulle immobilière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème du pouvoir d’achat créé par la stagnation des salaires et la hausse des prix est un symptôme et une conséquence d’un déséquilibre social massif et dangereux, d’une régression par rapport aux années 60 et 70 où au contraire la classe moyenne s’était constituée. La fracture s’ouvre, le milieu de la pyramide sociale glissant vers le bas, et le haut s’envolant comme une tour de Dubaï. Ce chasme de plus en plus profond est un facteur d’instabilité sociale majeure. La tâche principale des politiques devrait être de réfléchir aux moyens de le combler sans basculer dans le dirigisme et l’inefficacité. Ce n’est pas le cas. Les politiques de droite ou de gauche sont trop proches de l’élite économique qui bénéficie du système pour tenter de l’infléchir. Les marges des entreprises ont encore de beaux jours devant elles, et le pouvoir d’achat des classes moyennes de sombres perspectives…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3929406371001768968?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3929406371001768968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3929406371001768968' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3929406371001768968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3929406371001768968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/qui-est-responsable-de-la-baisse-du_24.html' title='Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat ? 2'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s72-c/Dessin1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5211055463584001723</id><published>2008-05-14T00:17:00.005+02:00</published><updated>2008-05-14T00:31:10.512+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat : 1. la grande distribution ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199992598396798882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le pouvoir d’achat de la majorité des français est en berne. L’absence de concurrence dans la distribution en est rendue responsable. Est-elle coupable ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La grande distribution peut dégrader le pouvoir d’achat simplement en augmentant ses prix, et donc ses marges, plus vite que ses coûts d’achats. Depuis quelques années, la grande distribution n’a pas su résister à cette tentation. Comme beaucoup d’entreprises, de Microsoft à Easy Jet, les distributeurs sont passés par deux phases dans leur histoire. Dans un premier temps, fournir aux clients un rapport qualité/prix exceptionnel pour se développer, puis, une fois une taille importe atteinte, passer à l’exploitation d’une position dominante en augmentant les prix et à la séduction pour continuer à attirer les clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au cours de la première phase, jusqu’à la fin des années 70, avec un large assortiment, le libre service, et les prix bas, le supermarché, puis l’hypermarché ont apporté un véritable bénéfice à leurs clients. Les grands distributeurs sont devenus les rois de la périphérie, dévastant les zones de magasins de centre ville, créant des furoncles urbains dans toutes la France, mais apportant un vrai plus : du pouvoir d’achat. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Puis ces distributeurs sont devenus rentiers. Qu’il s’agisse des géants monolithiques comme Carrefour ou des agrégats d’indépendants comme Leclerc, ils se sont aperçu qu’ils pouvaient utiliser leur position de domination, leur monopole sur leur zone de chalandise, pour "tordre le coût" à leurs fournisseurs et faire baisser leur prix d’achat sans répercuter ces baisses dans leurs prix de ventes, gonflant ainsi leurs marges. Ils ont également, fort d’un monopole de l’emploi, écrasés les salaires des employés, des manutentionnaires aux caissières. Mieux encore, ils ont constaté qu’ils pouvaient… augmenter les prix sans perdre de chiffre d’affaires. Ils ont  même découvert que c’était la façon la plus simple de faire grimper les profits de l’entreprise ou du magasin indépendant. Un centre Leclerc peut rapporter un ou deux millions d’euros par an net à son propriétaire… Les prix ont alors augmenté. Pour coller à leur image de casseurs de prix, les grands distributeurs se sont lancés dans une politique de promotions tournantes, haussant les prix sur l’océan de la majorité des produits, et les baissant sur des petits îlots de produits phares, poussant le vice jusqu’à ne stocker que des quantités minimes de ces produits à prix cassés… A défaut de la réalité du prix bas, créons son illusion. Utilisant ainsi les deux leviers de la domination et de la séduction, les distributeurs ont réussi à se donner un pouvoir de prix qui vient effectivement raboter le pouvoir d’achat des français. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le gouvernement veut enrayer ce phénomène d’asphyxie du pouvoir d’achat.  Il propose deux mesures phares. D’abord autoriser les distributeurs à répercuter leurs « marges arrières », c'est-à-dire les ristournes consenties par les producteurs, dans les prix, une mesure réclamée notamment par M.E. Leclerc. Là, l’effet sera faible. Répercuter dans les prix, cela veut dire amputer ses marges. Or les distributeurs sont devenus des rentiers agressifs, des Père Goriot, voulant avant tout maximiser leurs marges. Circulez. Ensuite permettre l’ouverture sans autorisation préalable de surface allant jusqu’à 1000m2. Là, la loi aurait un impact. Elle faciliterait l’implantation des hards discounters, aujourd’hui freinée par une loi qui soumet toute ouverture de plus de 300m2 à l’autorisation d’une commission. Cette loi prévue initialement pour protéger le petit commerce de centre ville a été instrumentalisée par la grande distribution pour bloquer l’arrivée de leurs concurrents à prix bas (mais à qualité élevée…) et consolider son monopole sur ses zones de chalandise. Les hards discounters ne font pourtant que reprendre  le modèle des Leclerc ou des Auchan à leurs débuts, avec des prix de 20 à 50 % inférieurs à ceux de la grande distribution sur certains produits de base, à qualité égale. L’arrivée plus facile de ces hard discounters, le choix qu’auraient ainsi les clients entre plusieurs distributeurs, contribuerait certainement à faire baisser les prix, à la fois en freinant les ardeurs inflationnistes de la grande distribution et en créant une alternative accessible. Quelques bémols, cependant. Beaucoup de hard discounters sont des filiales de grands groupes de distribution et on les voit mal concurrencer brutalement les hypermarchés du même groupe… Et surtout, on peut imaginer que la grande distribution va instrumentaliser les petits commerçants, les maires, les membres des commissions diverses, les politiques « influençables », pour vider cette réforme de sens, en réinstallant, sous prétexte de protéger le petit commerce, des barrières administratives à l’implantations de hard discounters… La menace de la concurrence de magasins à l’assortiment plus simple, mieux gérés, aux produits de qualité mais sans marque (ce qui évite aux clients de payer les coûts de marketing massifs), achetant bien et répercutant leurs efficacité dans leurs prix, est insupportable aux groupes français de distribution. Ils vont s’arc bouter pour bloquer l’arrivée de ces champions du pouvoir d’achat qui  rogneraient leurs confortables marges…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le jury est en délibération sur les nouvelles lois concernant la distribution :  les lois favorables à la distribution (répercussion des marges arrière) sont très probables mais celles favorable au pouvoir d’achat (ouverture libre jusqu’à 1000m2)  plus aléatoires. Le pot de terre de l’intérêt général se heurte au pot de fer des intérêts particuliers et des lobbies.  Mais, même au cas à vrai dire un peu miraculeux où la suppression des barrières administratives permettait aux hard discounters indépendants comme Aldi ou Lidl de fleurir, cela suffirait-il à redonner leur pouvoir d’achat au Français ? La grande distribution française contribue à la baisse du pouvoir d’achat, et néglige quelque peu sa mission d’origine (les prix bas)  au profit de ses marges, erreur que l’américain Wal Mart n’a pas commise et qui explique sa résilience à la crise. Mais est-elle seule responsable ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Non. Nous verrons dans la deuxième partie de cette réflexion qu’il existe, bien au-delà du rôle de la grande distribution,  un véritable complot pour…amputer le pouvoir d’achat des Français. Il serait simple d’y mettre fin. Mais qui y a vraiment intérêt ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5211055463584001723?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5211055463584001723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5211055463584001723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5211055463584001723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5211055463584001723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/qui-est-responsable-de-la-baisse-du.html' title='Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat : 1. la grande distribution ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2008628188853728719</id><published>2008-05-05T01:39:00.003+02:00</published><updated>2008-05-05T01:51:05.356+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Lettre au ministre de l’immigration et de l’intégration de l’identité nationale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196674346606387058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Cher monsieur Hortefeux,&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait pas bon être étranger dans la France d’aujourd’hui. Des immigrés vivant en France depuis plusieurs années, ayant un emploi stable, sont expulsés manu militari pour vous permettre, à vous notre ministre de l’immigration, de « l’intégration », et de l’identité nationale, et du co-développement (ouf !), « d’atteindre vos quotas » (25 000 expulsions par an). Le nom de votre ministère devrait-il plutôt être « ministère de l’expulsion » ? Cher  et roux ministre, oubliez que si ces maghrébins ou ces africains ont un travail régulier, c’est que nous avons besoin d’eux… Oubliez que leurs entreprises se battent pour leur régularisation. Ne vous étonnez pas que loin de chercher une manœuvre au rabais, de vouloir économiser des charges pourtant écrasantes avec du travail au noir, de pressurer des sans papiers, ces entreprises veuillent déclarer ces employés, veuillent payer leurs charges. Ces petits patrons sont certainement dérangés, car ils vous dérangent. Ils auraient l’audace de vous empêcher de faire vos quotas au nom du « besoin » qu’ils auraient de ces employés, ou au nom d’une humanité qu’ils n’ont aucun droit de revendiquer. Au fond, ces gêneurs voudraient piquer le boulot du ministre des droits de l’homme, votre collègue Rama Yade. Elle a le monopole du cœur, n’est ce pas. Bon, oubliez ces gêneurs, ou demandez même à votre collègue de l’intérieur de les envoyer au trou, et faites preuve d’imagination pour vos quotas. Attaquez vous non seulement aux sans papiers mais aussi aux descendants de sans papiers. Il est trop tard pour bouter hors de France les arrières grands-parents, alors sortez les arrières petits-fils : dehors, les italiens de la troisième génération, les Colucci et les Montand. Les Polonais ou les hongrois de la deuxième génération. Dehors, Sarkozy. Dehors tous ces juifs d’Europe Centrale, venus certainement illégalement avant la deuxième guerre mondiale. Dehors, Goldman. Dehors les descendants de mineurs polonais. D’ailleurs si vous aviez été ministre entre les deux guerres, les travailleurs étrangers auraient fait place aux vrais Français. Peu importe que les mines ne produisent pas : vous auriez atteint vos quotas. Qu’importe les besoins des entreprises, qu’importe le budget de la sécurité sociale auxquels contribuent ces travailleurs, qu’importe la production de l’industrie et des services, qu’importe l’histoire de générations de travailleurs immigrés ayant fait par leur travail la richesse de la France, vous auriez fait vos quotas.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Aujourd’hui, il existe plusieurs dizaine de milliers de sans papiers ayant un travail régulier. Dans sa bonté, le CGT a demandé mille régularisations. Dans son intelligence et son humanité, votre gouvernement est en train d’envisager la régularisation de…trois sans papiers. Vous avez entièrement raison : les voix d’extrême droite sont infiniment plus importantes que la réalité de la petite entreprise et de ses besoins en travailleurs compétents et motivés. Ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, qui se sont installés en France malgré les obstacles et les menaces, qui ont réussi à trouver un emploi utile, qui font preuve d’un courage étonnant, qui contribuent à élever le niveau moral d’une population française tentée par l’assistanat, sont pour un homme politique beaucoup moins importants que des électeurs.  Vous avez bien raison, monsieur le ministre, seuls les électeurs comptent. Et n’ayant pas de papiers tous ces gens ne sont pas des électeurs. CQFD. Ces travailleurs immigrés travaillant dur et bien, vivant dans l’angoisse d’être transformé en quota et expulsés ne valent bien sûr pas les vrais Français profiteurs du système, ces générations devenues fonctionnaires ou quasi fonctionnaires par souci de sécurité, de retraite anticipée, de vacances prolongées, de journées à cocottes en papier, en un mot vos électeurs. Vous avez eu raison d’inventer l’arrestation inopinée des travailleurs venus demander leur régularisation en préfecture. D’ailleurs, le président de la République a volé à votre secours, en proclamant : « pas de régularisation massive ». Au-delà de quelques dizaines, c’ est massif.  Que ces gens passent des mois ou des années à faire le pied de grue devant vos bureaucraties pataudes et impersonnelles pour obtenir des papiers, dans l’angoisse et l’incertitude, tant mieux. Cela les découragera et leur montrera qui est le boss, non mais. Vous êtes la République, vous êtres l’Etat, monsieur le ministre. L’Etat c’est vous, et l’Etat c’est tout. Prenez de la distance par rapport à ces femmes et à ces hommes, à leurs vies, à leurs drames matériels, sinon vous pourriez être tenté par une régularisation rapide et systématique de ceux qui nourrissent les Français de leur travail. Vous pourriez être tenté de faire comme les Espagnols ou les Italiens, des crétins c’est bien connu. Après tout le Roi Soleil affamait la paysannerie française pour financer ses guerres, sa gloire, et ses palais. Pourquoi la République ne broierait pas les travailleurs immigrés pour financer ses retraites, ses sinécures et ses gaspillages. Louis XIV ne pensait pas au drame des paysans mourant de faim : au nom de quoi penseriez vous au drame des immigrés en rétention ou  expulsés. Oh, bien sur,  l’humanité, la justice, et l’efficacité convergent pour aller vers la régularisation immédiate de ces femmes et de ces hommes, les entreprises la souhaitent, l’intérêt général la demande, mais tout cela ce sont des mots, et il y a la réalité de la politique, du pouvoir, des palais et des dorures de la République, beaucoup plus importants que ces mots creux. Ce serait très dangereux de réfléchir au fonctionnement de l’économie, d’aller sur le terrain, de comprendre ces hommes et les entreprises qui les emploient, vous pourriez être tenté de proclamer «  cette histoire de quota, c’était une connerie. Je vais régulariser tous ceux qui bossent, tout de suite. Et je ne renverrai que les autres, ceux qui se glissent dans les interstices du système et l’exploitent. Et pas l’inverse, comme aujourd’hui. Comme mon président, je fais amende honorable. Les femmes et les hommes sont des réalités, pas des quotas, et ceux qui travaillent en France régulièrement doivent y rester, ils sont un bienfait et non un poids, je leur demande de continuer à contribuer à notre prospérité, comme l’ont fait avant eux des générations de Polonais, d’Italiens, de Portugais, de Maghrébins. Du fond du cœur, merci. » Surtout ne le faites pas, je vous en prie. Ce serait trop dangereux pour votre carrière et celle de votre président. Ce serait « dérangeant ». Ce serait courageux, mais chacun sait que le courage en politique est un oxymoron, une forme de suicide. Restez parmi nous, monsieur le ministre, et comptabilisez vos quotas, vous et le grand corps préfectoral créé par Napoléon très certainement pour aider les ministres à faire des quotas. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Bons quotas, monsieur le ministre de l’intégration. &lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2008628188853728719?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2008628188853728719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2008628188853728719' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2008628188853728719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2008628188853728719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/lettre-au-ministre-de-limmigration-et.html' title='Lettre au ministre de l’immigration et de l’intégration de l’identité nationale'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7965625346194378481</id><published>2008-04-24T09:48:00.005+02:00</published><updated>2008-04-24T10:21:13.474+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Agriculture meta industrielle contre agriculture raisonnée : y a-t-il des solutions ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s1600-h/artisanat2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s200/artisanat2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192718252230041442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’agriculture meta industrielle est en train de vaincre l’agriculture raisonnée, avec la complicité des pouvoirs publics dans le monde entier. Si encore l’avantage de prix lié à l’agriculture meta industrielle était durable, on pourrait mitiger la critique en mettant en valeur l’avantage « pouvoir d’achat » qui procureraient aux consommateurs les entreprises géantes. Deux facteurs détruisent cet argument.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;br /&gt;D’abord les grandes entreprises agro-alimentaires, un peu comme les firmes pétrolières, ont une stratégie de domination destinée à leur permettre de fixer à terme des prix élevés. Une fois le tissu concurrentiel d’exploitation moyenne détruit ou orienté vers des cultures d’exportation, les grandes entreprises peuvent remonter leurs prix. L’absence d’alternative force les consommateurs à continuer à acheter. C’est ainsi que la remontée du prix du blé ou du riz ne peut être amortie par de plus petites exploitations, comme demain probablement les fruits ou les légumes. Les OGM, de la même façon, qui peuvent-être moins chers initialement, verront leurs prix remonter dès que les espèces non-OGM auront disparues, soit par fatalité soit par dessein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite il existe une réelle différence de nature entre les produits agricoles « industriels » et les produits agricoles « normaux ». Payer moins cher des produits d’une qualité gustative nulle, privés des composants bénéfiques pour la santé, et au contraire, qu’il s’agisse de pesticides, de colorants, de sucre et de sel ajoutés, ou d’OGM, pouvant dégrader la santé des consommateurs, n’est pas l’affaire du siècle. On en a pour son argent avec l’agriculture industrielle, c'est-à-dire pas grand-chose. Nous serons alors condamnés, sauf les plus riches, à payer cher des produits sans goût et truffés d’additifs malsains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les solutions sont simples : supprimer toute subvention à l’exportation, supprimer les subventions à la production qui ont conduit à produire de maïs en France, ce qui est aussi idiot que de cultiver des avocats en Suède, plafonner les subventions directes aux exploitations, faire payer le vrai coût de la pollution ou des intrants (eau, gas oil etc…) aux entreprises agricoles, rendre transparentes les différences de qualité entre produits, en un mot recréer une règle du jeu loyale entre différents types d’exploitation en cessant d’aider les gros à tuer les petits. Il ne s’agit pas de brider les gros. Il s’agit de laisser un marché équitable réguler l’équilibre gros/petit. Aujourd’hui ce n’est pas la loi du marché qui régit l’agriculture. C’est la loi du plus fort aidée par les états qui aide les gros à tuer les petits. Dans la lutte des classes, décidemment, même entre entreprises, l’état est toujours du côté du manche… Quand les lobbies ont fixé à 0.9% et non à 0.1% le seuil au-delà duquel on doit « prévenir » les consommateurs de la présence d’OGM, c’est le modèle méta industriel qui est boosté, au prix même d’une désinformation volontaire du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La protection des cultures non OGM contre les risques de dissémination OGM, et la transparence totale sur le contenu en OGM des produits seraient les deux preuves que le modèle meta industriel n’est plus révéré par les politiques, et montrerait qu’il est possible de rééquilibrer la concurrence pour éviter de donner systématiquement l’avantage aux gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A condition que l’agriculture redevienne diversifiée, que les grandes filières industrielles ne soient plus privilégiées par l’action des états, qu’un tissu d’entreprises agricoles de taille moyenne puisse coexister avec les géants de l’agro alimentaire, que des technologies « douces » permettent d’augmenter productivité ou qualité des aliments, la crise alimentaire pourrait se résoudre. Si l’on continue le trend actuel, au contraire, le réchauffement couplé à l’envolée des cours des produits de base rendra la crise alimentaire endémique. Elle ne pourra se résoudre que par une dégradation massive de la qualité des aliments, qui deviendront simplement un fuel dégradé pour le moteur humain, sans bénéfice de plaisir ou de santé. Alors nous serons des machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7965625346194378481?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7965625346194378481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7965625346194378481' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7965625346194378481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7965625346194378481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/agriculture-meta-industrielle-contre.html' title='Agriculture meta industrielle contre agriculture raisonnée : y a-t-il des solutions ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s72-c/artisanat2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2757133816784742560</id><published>2008-04-19T00:49:00.005+02:00</published><updated>2008-04-19T00:57:06.486+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise alimentaire et lutte des classes : l’agriculture meta industrielle contre l’agriculture raisonnée.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190721853931900834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La crise alimentaire est le résultat d’une lutte des classes entre entreprises. D’un côté, les géants mondiaux de l’agroalimentaire : production, transformation, transport, stockage. De l’autre, des PMI : les petites exploitations agricole. Tout paysan est en un entrepreneur, toute ferme une entreprise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les grandes entreprises agroalimentaires ont appliqué un modèle industriel à l’agriculture : culture de grandes surfaces, utilisation intensive d’engrais et de produits phytosanitaires, ruée sur les OGM, transformation aval permettant de pratiquer des prix élevés, flux  logistiques massifs, utilisation de la grande distribution pour commercialiser les produits, mondialisation des flux. Elles sont les premières bénéficiaires des très substantielles subventions et aides à l’exportation consenties par les Etats-Unis et l’Europe : le coton, le blé, le soja, le maïs, et même parfois les bovins ou les ovins sont largement « aidés ». Ces grandes entreprises font partie d’un système intégré, très lourdement consommateur d’énergie, très rentable, très puissant en terme de lobbying, comme l’a montré l’exemple des OGM de Monsanto.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;En face, les petits artisans de l’agriculture : polyculture vivrières dans les pays émergents, agriculteurs de taille moyenne en Europe. Ceux-là ne récupèrent que des miettes de subventions, sont poussés par le système vers un modèle industriel intenable, et surtout subissent de plein fouet la concurrence des géants : les poulets subventionnés surgelés de batterie des grandes entreprises françaises viennent « casser » le marché des poulets africains et « sortent » les petits agriculteurs du marché. Dans beaucoup de villes moyennes françaises, des agriculteurs produisent fruits ou légumes localement, mais on trouve dans l’hypermarché ou le supermarché du coin les même fruits et légumes venus d’Espagne, sans saveur et sans odeur, mais en apparence équivalents, vendus en dessous de leur coût de production. Des tomates produites en Andalousie hors sol, en pillant une nappe phréatique moribonde, subventionnées, employant des immigrés traités comme des esclaves, transportées par des norias de camions pollueurs, viennent casser le marché des agriculteurs locaux…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La lutte des classes entre agriculture meta industrielle et agriculture raisonnée est en passe d’être gagnée par la première. Ne cherchons pas d’autres causes à la crise alimentaire actuelle. Le tissu d’entreprises agricoles moyennes a été en partie détruit par l’agriculture meta-industrielle ou réorienté vers des cultures d’exportation. La polyculture permettant une auto suffisance locale a été éradiquée. L’exode rural a déplacé vers les bidonville de Lagos ou d’Accra les petits paysans. Pendant ce temps, l’agriculture meta industrielle était réorientée vers la production d’énergie (biofuels) par des états inquiets de la pénurie et des prix du pétrole. Toutes les conditions étaient réunies pour que quelques chocs locaux (sécheresse en Anstralie fortement exportatrice vers l’Asie, transferts accélérés de productions vers les biofuels aux Etats-Unis et au Brésil) créent une pénurie planétaire, en l’absence des amortisseurs que représentaient les exploitation agricoles diversifiées et locales. La lutte des classes a vu la victoire des géants et l’envolée des prix…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2757133816784742560?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2757133816784742560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2757133816784742560' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2757133816784742560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2757133816784742560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/crise-alimentaire-et-lutte-des-classes.html' title='Crise alimentaire et lutte des classes : l’agriculture meta industrielle contre l’agriculture raisonnée.'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4124472381409720628</id><published>2008-04-02T11:56:00.004+02:00</published><updated>2008-04-02T12:37:07.693+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le lobbysme, au cœur de la stratégie d’entreprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le débat parlementaire français de Mars-Avril 2008 autour du projet de loi sur les OGM a démontré l’importance et l’efficacité du lobbysme dans la stratégie d’entreprise. Une loi somme toute anodine, qui imposait un principe de précaution sur l’utilisation d’OGM comme le maïs transgénique Monsanto, le MON 810, a été attaquée avec violence par une majorité de sénateurs UMP, par le président de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer, lui-même, et par le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier. Les partisans de la loi, comme le sénateur Jean-François Legrand, ont été vilipendés par leurs confrères acquis à Monsanto. Cette loi n’était en fait réellement gênante que pour un seul acteur : Monsanto, qui voyait sinon disparaître du moins se décaler dans le temps le marché français pour ses semences OGM. Il est vrai que cette interdiction remettait en cause son business model, qui repose sur l’obligation pour les agriculteurs d’acheter chaque année ses semences brevetées et stériles, et dans la foulée ses pesticides comme le Roundup dont certaines OGM sont protégés… Mais qu’une multinationale américaine, cherchant à prélever une rente sur l’agriculture française, et dont l’impact sanitaire et environnemental est sujet à caution, parvienne à « actionner » des élus français et non des moindres, démontre qu’en matière de lobbysme Monsanto est un modèle exemplaire. Le lobbysme est bien au cœur de la stratégie de Monsanto.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Beaucoup d’entreprises, sans atteindre l’exceptionnel savoir faire de Monsanto, ont pris conscience du fait que l’environnement légal, réglementaire ou judiciaire, n’est pas une donnée mais une &lt;/span&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s1600-h/Menotte.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184594767338768530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s200/Menotte.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;variable qui pouvait être optimisée. Les constructeurs automobiles américains ou allemands se battent avec succès contre les limites à la consommation ou à la pollution. Les entreprises chimiques européennes ont réussi à gommer les aspérités de la directive Reach sur la traçabilité. Les grands céréaliers français ont su protéger les subventions qui consolident leurs revenus élevés. Les agriculteurs intensifs ont su minimiser les règles de pollution des nappes phréatiques. L’industrie américaine du tabac a réussi à repousser très longtemps l’encadrement de sa publicité. Les fast foods américains ont évité l’interdiction des huiles polyinsaturées. Les grands industriels français du lait ont été à deux doigts de faire attribuer l’AOC au camembert au lait stérilisé etc… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le lobbysme est utile pour éviter ou alléger une contrainte légale ou règlementaire, mais aussi au contraire pour l’alourdir, de façon à écarter des concurrents plus petits. Un grand semencier français a réussi à faire condamner une petite association faisant la promotion des semences historiques et tombées dans le domaine public en instrumentalisant une loi rétrograde, un fabriquant de confitures industrielles a actionné la répression des fraudes pour gêner un petit concurrent artisanal et bio, la commission européenne et l’administration française ont construit, sous couvert d’hygiène ou de sécurité, un arsenal de lois et de règlements défavorables aux entreprises artisanales ou individuelles et favorables aux grandes entreprises de production ou de distribution. Un boucher individuel est soumis à des contraintes d’équipement et de froid si coûteuses que sa viabilité est remise en question alors que les steaks hachés en principe irréprochables des très grandes entreprises de viande sont périodiquement contaminées.. Paradoxe directement issu du pouvoir du lobbysme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le lobbysme stratégique est important dans tous les secteurs : automobile, pharmacie, chimie, agro-alimentaire, énergie, transport, car tous les secteurs ont besoin d’alléger des contraintes, de protéger des rentes, d’éviter de nouveaux entrants, de terrasser des petits concurrents.&lt;br /&gt;Pour être efficace, il doit suivre quelques règles simples.&lt;br /&gt;Première règle : la réalité pourtant légitime de l’objectif poursuivi, qui est la maximisation du profit à court terme, ne doit bien sûr pas apparaître comme étant l’argument essentiel. Il importe de s’abriter derrière le progrès technique ou la recherche (Monsanto), l’emploi, la compétitivité (automobile allemande etc…). Quand le lobby des télévisions jeunesse se bats bec et ongle contre la limitation de la publicité à destination des enfants pour les aliments vecteurs d’obésité, c’est au nom…de la survie de l’industrie du dessin animé français…Grossir pour la culture.&lt;br /&gt;Deuxième règle : « sponsoriser » des études ou recherches qui prouvent l’innocuité du produit ou l’incertitude de ses effets, qui aident les élus ou décideurs « actionnés » et qui peuvent être reprise dans la presse. L’industrie du tabac américaine a ainsi publié de nombreuses études montrant que les effets nocifs du tabac, notamment son caractère cancérigène, n’étaient pas démontrés. Réussir, comme le fait avec succès Monsanto, à bloquer la publication de recherches négatives, ou même à en faire punir les auteurs, est un plus.&lt;br /&gt;Troisième règle : créer des réseaux et entretenir des contacts permanents et suivis avec les élus, les chercheurs ou les journalistes qu’il faut « convaincre ». On ne réussit pas comme Monsanto à faire du président de l’assemblée nationale un allié vigilant avec un coup de fil et un memo. Il s’agit d’un processus et d’un investissement à long terme.&lt;br /&gt;Les lois et règlements, par exemple ceux sur l’environnement et la santé, peuvent impacter si profondément les résultats d’une entreprise que le lobbysme doit être considéré comme un impératif stratégique et un poste d’investissement fondamental. Beaucoup d’entreprises pourraient prendre de la graine de Monsanto en la matière. Le risque est bien sûr celui du dévoilement ou du retour de bâton, comme celui qu’a subi Monsanto avec le documentaire diffusé sur Arte. Mais un documentaire passe et le lobbysme reste, comme le prouve le soutien récent du Sénat Français à l’entreprise américaine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il existe cependant une autre posture de lobbysme stratégique : celle qui consiste à collaborer avec le législateur ou les décideurs pour évaluer objectivement risques ou intérêt général, et y remédier ou y contribuer. C’est une forme de lobbysme positif, plus contraignant à court terme, mais plus porteur à long terme car il fait converger l’intérêt de l’entreprise et celui de la société, contrairement au lobbysme classique, dont l’objectif, légitime du point de vue de l’entreprise, est de faire triompher l’intérêt de l’entreprise sur l’intérêt général. Mais ce lobbysme positif demande du courage, de la vision, et de l’éthique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4124472381409720628?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4124472381409720628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4124472381409720628' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4124472381409720628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4124472381409720628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/le-lobbysme-au-cur-de-la-stratgie.html' title='Le lobbysme, au cœur de la stratégie d’entreprise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s72-c/Menotte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3725132029661123388</id><published>2008-03-21T00:57:00.002+01:00</published><updated>2008-03-21T01:00:16.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Se mettre à la cape</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les marchés financiers sont en déroute. Les Etats-Unis en récession. La crise est là. Au fond pendant les sept dernières années, les années Bush, l’économie américaine a ressemblé a un moteur gorgé de kérosène. Le carburant volatil de l’économie américaine a été le crédit. Les américains ont empruntés sur la valeur croissante de leur immobilier, et ont utilisés ces prêts immobiliers pour consommer. Les crédits à la consommation, automobile ou sur les cartes bancaires ont amplifiés ce phénomène. Et la  consommation américaine s’est tournée vers l’extérieur, essentiellement la Chine. La consommation américaine à crédit a tiré la croissance chinoise. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; A ce phénomène de crédit se sont ajoutés deux autres composants&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179977870769096834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; aussi volatiles. Le déficit commercial, qui a créé de gigantesques créances en dollar sur l’économie américaine. L’Amérique importe à crédit. Et le déficit budgétaire, lié notamment à la guerre en Irak. Le gouvernement américain dépense à crédit. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La croissance américaine était artificielle et impossible à soutenir. Elle a créé une croissance tout aussi artificielle à l’extérieur notamment en Chine, croissance soutenue par un taux de change artificiellement bas du Yuan par rapport au dollar. Les chinois ont compris avec intelligence comment capitaliser sur la folie américaine. Mais la croissance absurde de l’économie mondiale, tirée par le moteur fou des Etats-Unis, a fait tripler le prix du pétrole, des minerais et même…des produits agricoles…L’inflation est là, partout.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le moteur était en surrégime. Trop de crédit tue le crédit. Il a fini par casser. La consommation ne peut plus se nourrir des emprunts immobiliers ou des crédits divers, car l’endettement des américains est devenu insupportable. L’inflation ampute le pouvoir d’achat et freine encore la consommation. Le déficit commercial absurde a fini par casser la valeur du dollar qui s’effondre. Les entreprises essayent tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu, mais certaines vont aggraver la crise en augmentant leurs prix pour maintenir ou accroître leurs marges. Le moteur de la croissance mondiale est cassé. La récession devrait être mondiale.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Parallèlement à la crise économique, on  constate la montée d’une crise financière qui est liée à elle. Les grandes banques, les sociétés d’investissements, sont elles aussi en train de payer les années folles du crédit à tout prix, de la titrisation anarchique, des montages abracadabrantesques. Les actifs qui sous tendent des prêts et des emprunts excessifs sont en train de baisser, menaçant de réduire à zéro la valeur intrinsèque des banques même de premier plan ayant énormément emprunté pour financer ces actifs…Or le système financier, c’est l’huile dans les rouages de l’économie mondiale. Inutile de réparer le moteur économique, de le faire redémarrer, si l’huile financière manque…&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il est difficile de prédire l’ampleur et la durée de la crise nécessaire pour purger sept ans d’excès de toutes parts. Mais elle a de telles racines structurelles, elle va impacter si fortement les entreprises, que sans jouer les cassandre, on peut prédire que les deux ans à venir vont être très volatils et très difficiles…Nous avons tous, individus et entreprises, intérêt à nous mettre à la cape, c'est-à-dire à diminuer la voilure et à nous enfermer dans notre cockpit pour éviter d’être emportés par la tempête. Heureusement que l’argent ne fait pas le bonheur, car il va manquer dans les années à venir…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3725132029661123388?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3725132029661123388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3725132029661123388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3725132029661123388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3725132029661123388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/03/se-mettre-la-cape.html' title='Se mettre à la cape'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-498998785683137031</id><published>2008-03-10T18:46:00.008+01:00</published><updated>2008-03-10T19:05:18.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La folie et la crise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176172126051838498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les soubresauts brutaux des marchés financiers, les provisions massives passées par certaines banques et qui ne sont qu’un hors d’œuvre, la chute des marchés action, l’entrée des Etats- Unis en récession font penser qu’une crise majeure est en route. J’ai essayé de comprendre les origines de cette crise. Comme la plupart des grandes crises je crois qu’elle vient  de la folie ou de l’avidité des individus, de la volonté de puissance ou de richesse poussée à l’extrême, notamment dans la sphère financière. L’ampleur de la crise sera proportionnelle à l’intensité de la folie.&lt;br /&gt;Le monde de la  finance est  gangrené par l’irrationalité depuis une dizaine d’années. Il est devenu psychotique, à cause d’une combinaison étonnante de laxisme et d’avidité de la part des banques.&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity&lt;/span&gt; a été une première poussée de fièvre. Les fonds de private equity collectaient l’argent de grands investisseurs et les utilisaient pour acheter des entreprises à l’aide de prêts bancaires représentant jusqu’au 9/10° du total investi, avec une équation simple : si je réussis, je garde toute la plus value, si j’échoue, tu perds tout ton prêt. Le risque pour les banques, le profit pour le fonds. Des fortunes rapides pour les fonds, une rentabilité élevée pour les investisseurs : pourquoi se priver. Et les banques ? Oh, elles titrisaient ces prêts et les refilaient à d’autres banques.&lt;br /&gt;L’immobilier a été une deuxième poussée, la plus connue. Encourageons des pauvres à s’endetter au-delà de leurs moyens, en prenant des mines vertueuses et en parlant d’accession à la propriété. Roulons délibérément dans la farine ces emprunteurs pauvres, à coup d’intérêts progressifs, de période de grâce, de remboursements in fine, voire de capitalisation des intérêts ! Et titrisons ces prêts pourris pour s’en débarrasser auprès d’autres banques… Même chose pour les prêts à la consommation, à l’achat d’automobile, et surtout pour les prêts aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedges funds&lt;/span&gt;. Ceux-là spéculaient sur les matières premières, les actions, les obligations, l’immobilier, eux aussi grâce à des prêts massifs.&lt;br /&gt;Deux coupables, dans ce gigantesque système de cavalerie mondiale : la titrisation et les commissions.&lt;br /&gt;La titrisation permet de refiler le mistigri vérolé à d’autres, et le système de commission encourage à des opérations démentiellement risquées, mais immédiatement juteuses. La titrisation a été facilitée par les agences de notation poussées au crime, donnant des AAA à des paquets de prêts immobiliers douteux, la même notation qu’à EDF ou à l’Etat Français. Elles aussi, ces agences de notation les Fitch, les Moodys, participaient à ce gigantesque empilement de commissions : 40% de leurs revenus 2006 venaient de la notation de ces titres douteux.&lt;br /&gt;Le système de commissions encourageait les employés ou les responsables des banques à faire des opérations pour les toucher, en sous évaluant systématiquement le risque ou en pensant s’en débarrasser à bon compte par…la titrisation… Quand les bonus annuels des banquiers new-yorkais ou londoniens ont dépassé les cinquante milliards de dollars, qu’une industrie s’est créée pour les aider à les dépenser en tableaux, villas, yatchs ou  diamants, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V03sWZKhI/AAAAAAAAAA0/3aEdikeOS08/s1600-h/Image+1+copy.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V03sWZKhI/AAAAAAAAAA0/3aEdikeOS08/s200/Image+1+copy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176171846878964242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;il était évident que le système devenait fou, les montants de bonus étant déconnectés de la compétence des individus, de la valeur créée ou de leur contribution aux économies dans lesquelles ils opéraient. Un phénomène mortel de découplage entre valeur pour la société et récompense monétaire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Titrisation et commissions, les deux racines de la crise… Auxquelles s’est ajouté  l’appétit des dirigeants des banques, fascinés par l’argent facile et ne voulant pas le laisser à leurs concurrents. C’est ainsi qu’UBS, la plus grande banque Suisse, réputée pour sa prudence, a laissé sa filiale américaine se gonfler de prêts &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprime&lt;/span&gt;, au point de perdre plusieurs dizaines de milliards d’euros. C’est ainsi qu’encouragé par ce tourbillon de commissions gigantesques et de transformations en héros de traders fous, un trader de la Société Générale a fait perdre cinq milliards d’euros à sa banque. Kerviel contrairement à ce qu’a affirmé sa banque, n’est pas un illuminé isolé. Il est le produit naturel d’un système devenu psychotique, créé et encouragé par des dirigeants qui trouvent naturel de réaliser des profits de dizaines de milliards d’euros sans contribution à l’économie réelle (voire en la malmenant comme dans le cas des subprimes) et de gagner eux-mêmes des millions d’euros.&lt;br /&gt;Sous leur apparence sérieuse et rationnelle, derrière leurs diplômes et leurs réseaux, je pense que les banquiers ont perdu la tête. Leur folie se mesure aux montants des prêts titrisés, aux montants des hedges funds, aux prêts LBO, qui se mesurent en milliers de milliards d’euros et aux montants des commissions diverses et variées encaissées chaque années, qui se mesurent en centaines de milliards d’euros.&lt;br /&gt;Cette folie, où un trader peut faire perdre plusieurs milliards d’euros à une banque, où des experts discutent pour savoir si le coût des subprimes sera de trois cents ou de six cents milliards d’euros, où d’autres prédisent que si les autres prêts, et en particulier les prêts aux hedges funds, sont contaminés, l’addition pourrait être de plus de mille milliards d’euros, cette folie est si intense que si  la purge est proportionnelle à la folie, elle sera spectaculairement douloureuse.&lt;br /&gt;Les banques devront faire des provisions monumentales et deviendront soudain d’une prudence de serpent. Les hedges funds secoués par les appels de marge des banques devront se débarrasser de leurs produits, écrasant leurs prix et provoquant de nouveaux appels de marge. La baisse de l’immobilier augmentera le nombre de saisie et la vente de ces biens accentuera la baisse. La crainte de faillite conduira les particuliers à liquider leurs fonds communs de placement, forçant les gérants à vendre et accentuant la baisse des cours. Les banques passeront de l’irresponsabilité face au risque à l’obsession du risque, prêtant moins ou plus cher. Freiné par la chute de l’immobilier et des actions, la consommation se ralentira, bloquant la croissance. Le chômage remontera et le pouvoir d’achat stagnera, ralentissant encore la consommation. Tout d’un coup, l’économie devra payer les centaines de milliards placés imprudemment, les dizaines de milliards de commissions indues. Et si le pouvoir de prix des grandes entreprises leur permet de remonter les prix, comme on l’a vu récemment dans la distribution ou l’alimentaire, ce sera le retour de la stagflation, portant le coup de grâce à la consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chute massive des prix de l’immobilier et des actions, croissance étouffée voire récession, chômage, paupérisation. Les riches boivent, les pauvres trinquent. Les commissionnés du subprime siroteront leur pur malt devant leur piscine pendant que les emprunteurs abusés, dépossédés de leur maison, iront louer un mobile home. On parle beaucoup de la crise de 29. Mais, plus près de nous, regardons comment l’économie japonaise est devenue depuis dix ans, malgré ses entreprises de pointe, une économie stagnante, ralentie, vieillissante, à cause d’une bulle immobilière et boursière nourrie par les grandes banques irresponsables, entretenue par un système politique corrompu, bulle qui en éclatant a irrémédiablement endommagé l’économie réelle. La purge de la folie bancaire dans les pays occidentaux risque d’être aussi douloureuse. Et les dirigeants des grandes banques pourraient se poser la question de leur rôle, de leur responsabilité et de leur légitimité face à la crise engendrée par leur folie. « Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre » disait Homère. La nemesis de nos économies risque bien d’être l’obsession du court terme et l’avidité sans bornes des grandes banques occidentales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-498998785683137031?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/498998785683137031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=498998785683137031' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/498998785683137031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/498998785683137031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/03/la-folie-et-la-crise.html' title='La folie et la crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='08733227747866976060'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>