tag:blogger.com,1999:blog-37457987298843588252008-10-10T12:21:21.662-07:00Joan OjiFoi. Voyage. Créativité....noreply@blogger.comBlogger60125tag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-4623067398834138732010-01-01T06:00:00.000-08:002008-06-23T03:25:43.885-07:00<span style="font-size:180%;">Nasreddin Hodja</span><br /><br />Nasreddin Hodja est un charmant personnage qui aurait vécu à Akşehir en Turquie il y a environ six siècles. Ses petites histoires pleinnes de malices contées des Balkans à la Mongolie regorgent d'une joyeuse sagesse qui nous apprend à voir le monde sous différentes facettes.<br /><br /><a href="http://nasreddinhodja.blogspot.com/" target="_blank">» Visitez mon blog dédié à notre héro</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-21344177185037118542008-08-01T10:00:00.000-07:002008-08-08T03:46:47.967-07:00<span style="color: rgb(51, 51, 51);font-size:180%;" >Ensemble rédigeons une nouvelle Constitution nationale pour une réelle Démocratie</span><br /><br />Le but est de permettre aux citoyens d'être les acteurs, par l'initiative et le choix, de l'orientation de leur société. Pour se faire, aucune personne, aucun parti d'aucun bord politique ne devrait pouvoir mettre en oeuvre les solutions qu'il ou elle déclare détenir pour la communauté. Seuls les citoyens devraient pouvoir le faire collectivement en réfléchissant, problématique par problématique, aux réponses les plus adaptées. Chaque idée est alors appréciée à tour de rôle pour sa valeur propre et non en fonction de celui ou celle qu'il l'a émise.<br />Cette réflexion s'est progressivement matérialisée dans une ébauche de Constitution, qui ne ressemble à aucune autre, du fait qu'elle ne s'est nullement souciée d'améliorer un texte existant, mais simplement de rechercher les moyens les plus efficaces pour mettre en oeuvre cette volonté.<br />Pas de président de la République, pas de gouvernement, pas de ministre ni de sénateur, pas de maire, pas de région ni de département, pas d'élection... voici un résultat minimaliste, souhaitant offrir une organisation simple et saine de la politique pour qu'elle devienne l'outil de tous, accessible par tous.<br />Partagées entre politique nationale et politique locale, les propositions et les décisions s'expriment à travers les outils habituels de la Démocratie directe : pétitions d'initiatives populaires, tirages au sort, conférences d'habitants et votes. Seuls des fonctionnaires et des instances organisationnelles, neutres, ont la fonction de veiller au bon fonctionnement de la Démocratie et à ce que le pouvoir n'incombe qu'aux citoyens.<br /><br /><a href="http://joanoji.blogspot.com/search/label/Constitution">» Venez découvrir ce texte et l'enrichir !</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-35974478731238127552008-07-07T00:00:00.000-07:002008-10-10T06:18:53.160-07:00<span style="font-size:180%;">Auto Stop : conseils inédits</span><br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Soleil</span><br /><br />Ne vous placez pas dans l'ombre ni en contre jour. Les automobilistes ont besoin d'être en permanence rassurés, ainsi ils passent leur temps à nous dévisager pour tenter de percer notre personnalité. Voir distinctement notre visage les aide à se rendre compte de notre gentillesse et peut-être même a leur rappeler l'époque ou ils étaient eux-même autostoppeurs en pattes-d'eph ou avec l'uniforme de leur service militaire afin de réduire le temps d'attente. Pour prévenir des insolations une casquette ou un chapeau ne vous fera pas trop de tort, ce qui n'est en revanche pas le cas des lunettes de soleil.<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Pancarte</span><br /><br />Après avoir testé de nombreux types de pancartes, voici ma conclusion : inscrire le nom de la ville ou la direction souhaitée (ex : sud) en utilisant d'une lettre majuscule au début puis de lettres minuscules ensuite est bien moins agressif qu'un nom écrit entièrement en majuscule. Vous ne tarderez pas à constater l'effet que cela produit sur les conducteurs. Pour peaufiner le style, j'écris le tout en italique et rajoute un "MERCI" dans une bulle en bas a droite de mon carton.<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Mesdames</span><br /><br />Pour des raisons qui me restent inconnus les hommes aiment plus les femmes que les femmes n'aiment les hommes ; l'auto-stop est un moyen efficace pour s'en rendre compte. Être accompagné d'un garçon vous évitera de vous retrouver épargnera quelques situations délicates, mais cela dépend avant tout de votre caractère. Si vous faîtes de l'auto-stop seule, je vous conseille d'avoir un bagage légé, ce qui est très rare même chez les voyageurs, que vous garderez sur vos genoux (et non sur la banquette arrière et encore moins dans le coffre). Vous apprécierez en cas de problème.<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Où se positionner pour sortir des grandes villes françaises :</span> <a href="http://www.routard.com/guide_voyage_page/26/emplacements_strategiques.htm" target="_blank">sur le routard.com</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-56757527718551074182008-07-03T07:49:00.000-07:002008-10-10T06:04:03.163-07:00<span style="font-size:180%;">Grands sages, trésors de l'humanité</span><br /><br /><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wei_Jingsheng">Wei Jingsheng</a><br /><br />Rachel Corrie<br /><br />Ingrid Betancourt<br /><br />François Xavier Verschaves<br /><br />Jean-Jacques Rousseau<br /><br />Gandhi<br /><br />Jesus-Christ<br /><br />Mevlana...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-57862424175728250622008-06-23T03:00:00.000-07:002008-06-23T03:24:50.242-07:00<span style="font-size:180%;">Citations</span><br /><br /><br />« Ce que vous faites de bien et de mal, vous le faites à vous-même »<br /><br />Le Prophète Mahomet<br /><br /><br />« C'est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »<br /><br />Jesus-Christ<br /><br /><br />« La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure »<br /><br />Saint Augustin<br /><br /><br />« La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve »<br /><br />Mevlana<br /><br /><br />« Ta tâche n'est pas de chercher l'amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l'amour »<br /><br />Mevlana<br /><br /><br />« Les hommes perdent la santé pour gagner de l'argent et, après, dépensent cet argent pour récupérer la santé. A penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu'ils finissent par ne vivre ni au présent ni au futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. »<br /><br />Bouddha...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-62408276340812484482008-05-20T03:00:00.000-07:002008-06-23T03:27:19.815-07:00<span style="color: rgb(204, 51, 204);font-size:180%;" >La privatisation du vivant, par Geneviève Azam (maître de conférences en économie à l'Université de Toulouse-le-Mirail)</span><br /><br /><embed id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;" flashvars="" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=6344946900890041383&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash"></embed>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-75657100744220309082008-04-01T04:00:00.000-07:002008-10-10T06:22:06.423-07:00<span style="color: rgb(102, 204, 204);font-size:180%;" >Le modèle éducatif Finlandais. Une école de la réussite</span><br /><br />Entretien avec Marja Martikainen et Leena Vaurio, universitaires (didactique des langues étrangères) à Helsinki.<br /><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> = Marja Martikainen<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> = Leena Vaurio<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">PS</span> = Päivi Sihvonen (pour <a href="http://www.cahiers-pedagogiques.com/" target="_blank">Cahiers pédagogiques</a>)<br /><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Commençons par quelque chose de très bref. S’il vous fallait décrire en quelques mots le système scolaire finlandais, que diriez-vous ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Il assure une formation unique pendant neuf ans pour toute la classe d’âge ; il s’agit d’un enseignement de haute qualité et enfin, il s’agit de poser l’être humain au centre de toute action.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Une scolarité unique, dites-vous. N’est-ce pas un peu idéaliste ? Peut-on vraiment y arriver ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> À mon avis, on y arrive assez bien. L’enseignement fondamental, qui s’étend de sept à seize ans, est régi par des lois et des décrets ainsi que par le Plan national d’enseignement (PNE). D’où en gros le même type d’enseignement dans toutes les écoles.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Le même principe s’applique aux lycées. À tous les niveaux, le PNE constitue le cadre unifié à l’intérieur duquel les établissements scolaires doivent rester. Il laisse toutefois aux écoles particulières une certaine latitude pour en adapter le contenu. Un nouveau PNE entrera en vigueur à la rentrée 2005 qui fixera d’une manière plus précise les contenus dans les différentes matières.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Chaque école pouvant et même devant élaborer son propre plan d’enseignement basé sur le PNE, les écoles cherchent bien sûr à se construire un profil propre, à se démarquer en partie des établissements voisins. Cela conduit forcément à des inégalités, ce qui n’est pas souhaitable. Mais comment y échapper ? L’école reflète les valeurs de la société, et si la société va dans le sens des inégalités, que peut-on faire ?<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Les différences entre les établissements sont en partie dues au fait que la qualité de l’éducation est dans une certaine mesure tributaire des choix des communes. Puisque le budget des écoles est inclus dans le budget général des communes, le secteur de l’éducation se trouve en compétition avec les autres services attendus des communes. Il est évident, bien sûr, qu’il existe des écoles où les proviseurs et le personnel enseignant arrivent, de par leurs choix, à proposer un enseignement de qualité malgré un budget réduit.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Vous venez de constater toutes les deux que l’enseignement est de haute qualité. Les excellents résultats obtenus par les écoliers finlandais dans l’enquête PISA en 2000 et en 2003 semblent corroborer votre opinion. Pourtant, les enfants passent relativement peu de temps à l’école et ont peu de devoirs à faire à la maison. Est-ce vraiment possible d’apprendre dans ces conditions ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> J’ai envie de dire que cette situation témoigne de la compétence du corps enseignant ! Ce n’est pas la quantité des devoirs qui compte dans l’apprentissage. D’ailleurs, ce n’est pas qu’ils soient absents ; il y en a sans doute tout simplement la juste quantité. Les élèves fournissent une bonne partie de leur travail à l’école. L’apprentissage se fait parce que les heures d’enseignement sont utilisées d’une façon efficace. Les journées à l’école sont relativement courtes, mais elles sont chargées ; contrairement à d’autres pays, il y a peu de pauses, on déjeune en une demi-heure. Aux États-Unis par exemple, les enfants passent plus de temps à l’école, mais l’après-midi est consacré à des activités qui ne font pas vraiment partie du programme scolaire. Il est évident que si l’enfant reste à l’école pour des activités extra-scolaires sa journée se rallonge.<br />[...]<span style="color: rgb(102, 204, 204);"></span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);"></span>Les activités (après les cours) devraient être gérées, organisées, pensées, elles devraient inclure au moins des activités artistiques et sportives. Et il devrait y en avoir plus dans le cadre de l’école de sorte que tous les enfants puissent en profiter, même ceux dont les parents ne savent pas prendre l’initiative d’orienter leur enfant vers ces occupations.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Parlons un peu de l’éducation préscolaire. Contrairement à ce qui se passe dans de nombreux pays, en Finlande elle ne commence qu’à six ans et il en est proposé seulement quelques heures par semaine. Pourquoi ne pas profiter de l’envie que les petits enfants ont d’apprendre ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Les résultats d’apprentissage obtenus sont bons. À mon avis, il serait donc inutile de commencer plus tôt un travail de type scolaire. Laissons les enfants dans leurs jeux, c’est ce dont ils ont avant tout besoin. Après tout, une grande partie des enfants va au jardin d’enfants dès l’âge de deux ou trois ans et s’habitue donc tout à fait suffisamment à une vie en groupe avant de commencer leur scolarité.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> En fait, il s’agit de savoir ce qu’on entend par « école ». Le personnel des jardins d’enfants a souvent une formation universitaire, il y a une très grande compétence en ce qui concerne les activités d’apprentissage. Il me semble qu’en fait chez nous on développe au jardin d’enfants des compétences similaires à celles qui ailleurs sont apprises dans les écoles.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Les enfants sont habitués à passer jusqu’à huit ou neuf heures par jour au jardin d’enfants, mais lorsqu’ils font leurs premiers pas à l’école à l’âge de sept ans, le rythme change totalement : leur journée à l’école ne dépasse pas quatre heures. N’y a-t-il pas une contradiction là ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Au moment d’intégrer le système scolaire, les enfants forment un groupe extrêmement hétérogène. Une rentrée « en douceur » est justifiée par la nécessité d’harmoniser un peu le niveau des petits élèves. D’ailleurs, en observant des classes dans le cadre de mon travail de formateur, j’ai pu constater que les maîtres savent parfaitement donner à chaque élève un travail qui correspond à son niveau cognitif et à ses capacités psycho-motrices.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Ayant vu d’une part travailler ma mère qui est institutrice et ayant d’autre part observé mes propres enfants, je dois dire que s’engager dans la vie scolaire en douceur est tout à fait bénéfique pour la plupart des enfants. Je me suis par contre souvent demandé si le même type de « rentrée en douceur » est bien nécessaire au moment qui chez nous correspond à la traditionnelle séparation entre le primaire et le collège. Lorsqu’un de mes enfants a commencé la classe 7 il y a un an, il s’attendait impatiemment à avoir un peu plus de travail, à avoir un enseignant spécialisé par matière. En fait, il s’est passé le contraire : la quantité des devoirs et donc de travail a diminué, ce qui a été une déception. Je crois que nous, parents et enseignants, vivons ce passage comme une rupture et y attachons une valeur symbolique, surtout qu’il est souvent marqué par le changement d’un bâtiment à un autre et par de nouveaux enseignants spécialisés chacun dans sa discipline. Les élèves, eux, vivent la nouvelle situation comme une transformation naturelle.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Je suis tout à fait d’accord. Pour les jeunes, la différence ne paraît pas énorme. Dans la plupart des cas, ils continuent avec le même groupe-classe et se sentent tout à fait à l’aise. Ces problèmes devraient disparaître dans les années à venir, lorsque l’école unique pendant neuf ans sera vraiment entrée dans les mentalités des parents et des enseignants et que la traditionnelle coupure entre le primaire et le collège aura été oubliée. D’ailleurs, cette évolution se voit aussi sur un plan tout à fait concret : lorsque de nouveaux bâtiments sont construits, ils sont toujours prévus pour abriter tous les élèves des neuf années de scolarisation obligatoire.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">En classe 8, donc lorsque les enfants ont treize ans, un changement se produit en ce qui concerne les matières étudiées : en plus des disciplines communes à tous, les élèves ont la possibilité de choisir un certain nombre de matières selon leur goût personnel. Pourquoi cette opposition matières obligatoires - matières optionnelles ?</span><br /><span style="color: rgb(51, 204, 255);">LV</span> Les matières de base (langue maternelle, mathématiques, histoire, deuxième langue nationale, langue vivante étrangère...) sont toujours au programme et obligatoires pour tous les élèves. Le choix concerne essentiellement des modules à option de langues vivantes ou encore des modules de sport ou de musique par exemple. Les options proposées varient selon les établissements. L’élève a une trentaine d’heures de cours par semaine ; une partie (de quatre à sept, selon la période) est consacrée aux modules facultatifs. La possibilité de choisir un peu selon ses propres goûts favorise la motivation des élèves. Les adolescents apprécient les matières à option qui leur permettent de faire des travaux manuels, d’apprendre la photo, de s’initier au yoga ou à l’équitation ou encore d’étudier une langue vivante dans une optique d’un voyage plutôt que celle de l’apprentissage de la grammaire... Les parents ne le comprennent pas toujours qui exigent que l’enfant choisisse par exemple un module de mathématiques supplémentaire en classe 8 ou en classe 9. Si ce n’est pas le projet de l’enfant, le conflit peut être fort.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Il faut souligner que c’est au jeune de prendre la décision en ce qui concerne les matières facultatives. Les parents peuvent - et doivent - en discuter avec l’enfant, bien sûr, mais il faut lui laisser sa liberté. Il est tout à fait inutile de faire suivre à un adolescent une matière facultative qui ne l’intéresse pas. Mon mari et moi avons choisi de conseiller notre enfant, mais nous avons accepté qu’en dernier lieu le choix corresponde au désir de l’enfant.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">La question des matières optionnelles n’est-elle pas liée à une inégalité entre les établissements scolaires ? J’imagine que le nombre des modules facultatifs proposés, que ce soit dans les dernières années de l’enseignement fondamental ou au lycée, dépend au moins en partie de la situation économique de l’école. Prenons un exemple. Si dans tel lycée, seules sont proposées les heures d’enseignement obligatoires de français langue étrangère et que dans tel autre trois modules facultatifs (donc trois fois 38 heures) sont en plus à la disposition des élèves, les résultats en termes d’apprentissage et d’approfondissement des connaissances peuvent varier considérablement.</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Absolument, et c’est un problème. En plus, dans une conjoncture économique difficile, les écoles peuvent décider que telle discipline ou tel module facultatif est intégré au programme d’études seulement si un nombre relativement important d’élèves, par exemple quinze élèves, s’inscrit au module. Les écoles s’efforcent de trouver des solutions. L’enseignement à distance est une des possibilités déjà exploitées ; une autre consiste en un module organisé en collaboration par plusieurs écoles.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> [...] La possibilité de choisir est un facteur de motivation pour l’élève qui, à travers les modules facultatifs, peut aussi commencer à se faire une idée de sa future orientation professionnelle.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Il s’agit sans doute là de quelque chose qui caractérise le système éducatif finlandais et le distingue de ceux de beaucoup d’autres pays : nous voulons que nos enfants aient assez jeunes le pouvoir de décider de certaines choses - trop jeunes, pensent certains, qui estiment que les parents refusent tout simplement des responsabilités qui en principe leur incombent. Essaie-t-on de rendre les enfants indépendants trop vite en Finlande ?<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">On oppose souvent les matières « théoriques » (histoire, mathématiques, siences, langues vivantes...) et les matières « pratiques » (travaux manuels, éducation physique, musique, arts, travaux ménagers...). Comment voyez-vous la relation entre les deux dans nos écoles ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> La situation peut sembler exceptionnellement équilibrée en Finlande, en tout cas si on la compare à celle qu’on trouve dans bien d’autres pays. [...] Ces disciplines sont primordiales pour le développement harmonieux et pour l’épanouissement de l’enfant, de l’adolescent. [...]<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Ils permettent à l’élève de commencer à entrevoir comment gérer sa propre vie (éducation physique, travaux ménagers...), comment se situer par rapport aux autres et à la société - objectifs explicitement mentionnés dans le PEN. Ces matières donnent aux élèves l’occasion de coopérer pour réaliser un projet ; ils apprennent le partage des responsabilités. Les matières artistiques conduisent l’élève à prendre connaissance de l’histoire et des traditions non seulement de son propre pays mais du monde entier. Il ne suffit pas de proposer à l’enfant des savoirs, les expériences, les vécus sont tout aussi importants !<br />L’enseignement fondamental devrait être axé sur l’épanouissement de l’enfant sur tous les plans. [...] si nous avons voulu une même et unique éducation pour tous les enfants pendant neuf ans, c’est bien parce qu’on veut leur assurer à tous la même possibilité de s’épanouir. [...]<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Comment voyez-vous la relation entre l’épanouissement de l’enfant, tant recherché, et l’évaluation, inhérente, semble-t-il, à tout système éducatif ? Les mauvaises notes ne peuvent pas toujours être évitées - mais devraient-elles l’être ? Quel effet ont-ils sur l’enfant ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> En effet, cette relation est loin d’être évidente. Pendant les six premières années, l’évaluation peut se faire sans notes ; l’enseignant donne son appréciation en quelques mots écrits, de préférence choisis avec soin ! L’idée est de d’informer l’enfant et ses parents des progrès qu’il a faits ; il ne s’agit pas de le comparer aux autres, les enfants ne doivent pas être placés les uns par rapport aux autres sur une échelle allant de « mauvais élève » à « excellent élève ». Espérons que tous les enseignants seront prêts à fournir le travail que ce type d’évaluation « éclairée » implique !<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> L’évaluation verbale représente évidemment un travail supplémentaire non négligeable pour l’enseignant par rapport à l’évaluation traditionnelle par une note chiffrée. Dans certaines écoles, un compromis a été trouvé qui consiste en l’utilisation des formules d’évaluation toutes faites : l’enseignant choisit dans une sorte de « base de données » une caractérisation ou commentaire qui convient le mieux à l’enfant en question. Il est toujours possible de compléter ces formules par quelques mots individualisés.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> À mon sens, une bonne évaluation se définit par quatre traits : elle doit constituer une pratique continue, elle doit se faire en situation de classe, elle doit prendre des formes variées et elle doit être individualisée. Les contrôles standardisés au niveau national ne devraient être utilisés qu’à titre tout à fait exceptionnel. Il en est proposé un par exemple en classe 9 pour que l’enseignant puisse se comparer aux autres enseignants du pays ; c’est donc le travail de l’enseignant lui-même qui est évalué par le biais des résultats des élèves, pas le niveau des élèves eux-mêmes. On ferait mieux de ne pas communiquer les résultats de ces contrôles aux élèves. Malheureusement, beaucoup d’enseignants le font. L’évaluation faite par l’enseignant est tout à fait suffisante ; les épreuves standardisées, que ce soit en classe 9 ou au baccalauréat, ne sont nullement nécessaires pour l’enseignant si celui-ci effectue une évaluation continue en situation de classe en observant les élèves, en examinant les différents travaux (pas seulement les contrôles ou examens) que les élèves fournissent. Lorsque j’enseignais en classe 9, les élèves et moi avions conclu un accord : j’évaluais moi-même les élèves avant de leur faire passer le contrôle standardisé et le résultat de celui-ci ne pouvait qu’améliorer éventuellement la note déjà décidée.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Depuis une dizaine d’années, le domaine de l’évaluation a évolué dans le bon sens. Je pense notamment à l’utilisation de l’autoévaluation et aux rencontres entre l’enseignant, l’enfant et les parents. Ce processus débute très tôt ; un de mes enfants par exemple s’est auto-évalué dès la classe 1 par des images de visages plus ou moins souriants. Ce type d’évaluation porte sur les acquisitions en termes de connaissances mais aussi sur les compétences d’ordre social : suis-je bon camarade ? suis je capable de me concentrer ? comment est l’atmosphère dans le groupe-classe ? Après avoir rempli une feuille d’autoévaluation, l’enfant en discute avec l’enseignant et les parents. C’est là quelque chose d’extrêmement important : grâce à cette évaluation accompagnée d’un échange, l’enfant a un retour sur son travail et sa place parmi ses pairs, il apprend à apprécier ses points forts et à voir ce qui demande à être amélioré. En même temps, à travers l’échange, qui peut ne durer éventuellement qu’une quinzaine ou une vingtaine de minutes, les parents ont des échos sur leur enfant et sur sa scolarité.<br />Il y a un an, j’ai discuté avec un collègue autrichien qui a été tout étonné d’apprendre cette pratique. Il m’a dit : « Nous avons aussi des échanges - mais ce sont en général des échanges pour donner un avertissement de sanction à l’élève et ses parents. »<br />Depuis longtemps, il est clair que le mépris et le dédain ne sont pas les meilleurs moyens, loin de là, d’atteindre ce qui est notre objectif premier : arriver à ce que tous les élèves terminent l’école fondamentale et que celle-ci leur fournisse de bonnes bases pour leur vie d’adulte. J’ai envie de dire, tout en sachant que c’est une exagération, qu’il existe des pays où l’objectif semble être le contraire : arriver à ce qu’une partie des élèves échouent, qu’ils n’aillent pas jusqu’au bout de leur scolarité. LV La pratique de l’autoévaluation est le reflet les idéaux contenus dans le PEN : l’évaluation doit toujours comprendre un aspect positif, souligner ce qui est bien. S’il y a lieu de présenter des remarques critiques, elles doivent être formulées de façon que l’élève voie clairement ce qu’il peut faire pour améliorer son travail et ses connaissances.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Passons à l’organisation pratique de l’année scolaire. L’année est divisée en des périodes d’environ 6 semaines. Selon le nombre d’heures prévues au PNE, certaines matières, la langue maternelle par exemple, sont enseignées pendant toutes les périodes, d’autres ne l’étant que par exemple pendant trois ou quatre périodes. Comment justifie-t-on cette organisation ? Personnellement, j’y vois plutôt des inconvénients...</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Mon expérience comme professeur d’anglais est tout à fait positive. La « périodisation » permet un apprentissage plus continu, plus intensif, avec de quatre à six heures hebdomadaires dans une matière. Elle donne la possibilité de travailler sur des ensembles plus vastes - le côté souvent un peu morcelé d’un enseignement s’étalant sur l’année entière avec de deux à trois heures de cours par semaine seulement disparaît. Je sais qu’on a souvent peur que les élèves ont le temps d’oublier ce qu’ils ont appris si pendant deux périodes ils n’ont pas de cours du tout dans une matière. Je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter - en tout cas pas pour l’anglais que les élèves entendent et utilisent de toute façon. Mais des professeurs de physique par exemple m’ont dit que la périodisation ne convient pas à leur matière : il leur semble impossible d’avoir 5 heures de physique par semaine, les élèves ne peuvent pas assimiler les nouvelles notions à ce rythme-là. C’est un rythme qui ne laisse pas le temps nécessaire pour l’acquisition. C’est donc une question de matière.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Moi aussi, j’ai été très contente de la périodisation. Enseignant l’allemand, qui, par rapport à l’anglais, est une « petite » langue en Finlande, j’étais souvent désespérée lorsqu’on avait 2 heures par semaine toute l’année - avec si peu de cours, les élèves oubliaient d’une semaine à l’autre ce qui avait été fait. Il fallait à chaque fois passer du temps pour rappeler le contenu du cours de la semaine précédente. En plus, pour les élèves comme pour l’enseignant, c’est bien mieux de pouvoir se concentrer pendant quelques semaines sur un nombre limité de matières plutôt que de se disperser en ayant peu d’heures dans beaucoup de matières.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Et puis, il y a aussi un côté humain : c’est plus facile de supporter un professeur (ou un élève) qu’on n’apprécie pas si on sait que la « cohabitation » ne dure que six semaines...<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> En principe, la périodisation permet une approche pluridisciplinaire des questions étudiées : ainsi, en histoire, en géographie, en langue vivante, le même thème peut être traité simultanément, à condition bien sûr de placer ces matières dans la ou les mêmes périodes au cours de l’année. Au lycée, cela se fait déjà pour un certain nombre de disciplines.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">À vrai dire, je ne suis pas tout à fait convaincue que les élèves n’oublient pas ce qui en principe a déjà été appris si une matière est complètement arrêtée pendant par exemple douze semaines...<br />Un autre point qui me gêne en tant que mère et enseignante universitaire concerne l’organisation des études au lycée. N’est pas irresponsable ou démissionnaire de la part des adultes de laisser au jeune, encore adolescent, la charge de l’organisation de ses études : quelles matières prendre, à quel moment, dans quel ordre... Aussi, en ce qui concerne les modules facultatifs, les jeunes peuvent commencer une matière et la laisser tomber au bout d’un ou de deux modules si le contenu ne plaît plus ou s’il faut travailler trop - n’est-ce pas encourager les jeunes à chercher la facilité au lieu de souligner l’importance de la planification, le suivi dans les études ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Au lycée les études sont en effet organisées de sorte que l’élève puisse les compléter en de 2,5 à 4 ans, selon les modules optionnels choisis et selon le rythme de travail. Cela implique que la classe en tant que groupe d’élèves se retrouvant ensemble dans la plupart des cours n’existe plus. À la place, on trouve des groupes qui changent d’une matière à une autre, d’une période à une autre. Les élèves se connaissent moins bien, les professeurs ont à peine le temps d’apprendre à connaître leurs élèves que ceux-ci changent déjà de groupe... Pour moi, il s’agit d’une évolution plutôt négative. Les élèves, eux, par contre, sont souvent contents d’avoir cette liberté de choix. Mais il faut dire que les conséquences sont parfois graves : il y a des élèves qui ne comprennent pas qu’il faut absolument prendre certains modules dans l’ordre, laissent passer l’unique période pendant laquelle tel ou tel module est au programme et voient leurs études retardées de plusieurs mois à cause de cela... D’un autre côté, je comprends bien que pour un élève motivé et autonome cette liberté donne l’occasion de prendre des modules dans des matières qui l’intéressent et délibérément faire durer ses études quatre ans. Ou de passer l’ensemble en deux ans.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> L’esprit de classe se perd effectivement. Pour moi, et je le dis aussi aux futurs professeurs que je forme, la première chose est qu’il y ait rencontre entre les êtres humains, que les élèves apprennent à se connaître, que l’enseignant et les élèves apprennent à se connaître. Ce n’est qu’après qu’on peut commencer à parler de l’apprentissage, des contenus... L’enseignant est avant tout un être humain qui partage la vie des élèves, qui est à leur côté, il n’est pas là pour distribuer un savoir, la fonction enseignante n’est que secondaire.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Pour vous, c’est donc l’esprit de partage qui compte ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Absolument. Les lycéens, eux, affirment souvent que la disparition de cet esprit de groupe ne les gêne pas. Ils n’ont plus « leur » classe, mais ils connaissent finalement plus d’élèves, souvent pratiquement tous ceux qui suivent le même niveau de cours et qui avant auraient été dans des groupes-classes différents.<br />J’ajouterai encore que ce système nuit surtout aux garçons. Au lycée, ils manquent encore souvent de maturité pour faire des choix, pour projeter les conséquences de leurs choix sur leur avenir. Le rôle des conseillers d’orientation est très important ; ils doivent rencontrer chaque élève et vérifier que le plan d’études est raisonnable.<br />Il y a un autre point que je considère comme négatif. Les élèves, parfois, sont un peu trop pragmatiques, je dirais même superficiels : ils choisissent des modules uniquement pour arriver à avoir le plus vite possible et le plus facilement possible le nombre de modules nécessaire ; l’apport en connaissances et en compétences ne les intéresse pas.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Pour terminer, j’aimerais que nous parlions un peu de la formation des enseignants, puisque c’est un domaine dans lequel nous sommes toutes impliquées. Pour vous, qu’est-ce qui est essentiel dans la formation des enseignants en Finlande ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Elle est basée sur une formation en connaissances théoriques puisqu’il s’agit d’une formation universitaire. Les enseignants ont un diplôme qui combine les études des disciplines à enseigner dans les UFR correspondantes et les études pédagogiques assurées par la faculté des sciences du comportement. Ces dernières durent une année universitaire ; elles comprennent des études de pédagogie et de didactique ainsi qu’un stage pratique sous la direction d’un enseignant formateur de la discipline. Ce stage est donc effectué dans une école d’application qui fait partie de l’université.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> Comme les écoles d’application ont du mal à proposer un nombre suffisant de cours pour que tous les stagiaires puissent en assurer la quantité nécessaire, nous sommes aussi en train de former des enseignants en poste dans d’autres établissements de sorte qu’ils soient compétents pour diriger le stage des étudiants dans leurs écoles. Marja et moi-même participons à ce projet.<br />Nous sommes toutes les deux spécialistes en didactique, ce qui implique que nous nous efforçons en permanence de conduire les étudiants à interpréter la théorie pour la mettre en pratique. Comme tout apprentissage, le leur s’effectue par un engagement et un travail personnels. Il est donc essentiel que les futurs professeurs soient chargés d’organiser des moments d’enseignement et qu’ils fassent les recherches nécessaires eux-mêmes. Nous sommes là pour les guider et pour les inciter à la curiosité et à la découverte, pas pour leur donner tout mâché ce dont nous pensons qu’ils auront besoin.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Dans notre enseignement, nous tentons d’éveiller dans nos étudiants une attitude qui leur permette d’envisager leur propre travail d’enseignant plus tard dans une optique de recherche, de remise en question permanente. Face à un problème, à une situation, à un phénomène nouveau, l’étudiant/le professeur devrait être capable de se poser des questions et de chercher dans les connaissances théoriques quelque chose qui l’aidera à résoudre le problème. Nous incitons nos étudiants à ce type d’approche par exemple dans les séminaires de didactique. Et ils comprennent bien que prendre l’habitude de travailler d’une façon autonome leur servira dans leur vie d’enseignant plus tard.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Ce parcours se reflète-t-il dans les pratiques pédagogiques que ces étudiants mettent en œuvre une fois engagés dans la vie professionnelle ? Face à leurs classes, arrivent-ils à ne pas retomber dans le modèle de la transmission directe des savoirs du professeur aux élèves ?</span><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">LV</span> C’est difficile à dire. Lorsque les étudiants commencent la formation pédagogique à l’université, ils ont tendance à reproduire les méthodes d’enseignement qu’ils ont connues durant leur propre scolarité. Quelques mois plus tard, pendant le stage pratique du deuxième semestre, la plupart savent déjà marquer une distance par rapport à ce modèle et arrivent déjà à travailler dans l’optique d’un apprentissage centré sur l’élève, à transférer aux élèves la responsabilité de l’apprentissage et de l’acquisition. Ils sont capables d’inventer des exercices et des devoirs créatifs qui permettent de responsabiliser l’élève de son propre apprentissage. Comme nous leur demandons de documenter leur propre parcours sous forme d’un port-folio, ils sont parfois étonnés eux-mêmes en voyant leur propre transformation au cours de l’année.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">MM</span> Tout cela, on le sait. Ce qu’on ne sait effectivement pas, c’est ce qui se passe lorsque, le diplôme en poche, ces étudiants partent enseigner dans les écoles et lycées. Sur un plan général, je pense qu’il y a en gros deux possibilités. Certains ont la chance d’avoir un poste dans une école où une approche créative et indépendante est encouragée. Dans cette situation, le professeur met en pratique ce qu’il a appris pendant ses études. Mais - et c’est tout à fait regrettable -, le jeune enseignant peut se retrouver dans une école où l’esprit de coopération entre le personnel enseignant et les élèves manque. Dans de telles conditions, il est difficile de faire autre chose que retomber dans les vieilles méthodes.<br />Beaucoup d’enseignants suivent de très près les manuels scolaires. Il faut souligner que la plupart de ces manuels sont de très haute qualité, ils sont innovants et clairs. Les maisons d’édition ont été associées à l’élaboration des nouveaux PNE et les manuels qui vont sortir tiennent déjà compte des nouveaux programmes.<br />À mon avis, il faudrait améliorer les possibilités de formation continue des enseignants. L’idéal serait peut-être que, deux ans après avoir terminé leurs études par exemple, les jeunes enseignants reviennent à l’université pour se rafraîchir les idées et mettre à jour le lien entre leur pratique dans l’établissement où ils travaillent et les principes de la didactique.<br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);">Je vous remercie pour cet entretien.</span><br /><br />Source : <a href="http://www.cahiers-pedagogiques.com/" target="_blank">Cahiers pédagogiques</a><br /><br /><br /><span style="color: rgb(102, 204, 204);font-size:180%;" >SYNTHÈSE : Proposition pour une autre école en France</span><br /><br />- Jardin d'enfant non obligatoire de 3 à 6 ans<br /><br />- École obligatoire de 7 à 16 ans.<br /><br />- 20h de cours du lundi au vendredi<br /><br />Par exemple :<br /><br />9h-11h : cours<br />11h-12h: pause déjeuner<br />12h-14h cours<br />Fin des cours<br /><br />L'école n'est pas et ne doit pas être la seule composante de la vie d'un enfant, il doit avoir le temps de découvrir d'autres domaines et de se découvrir de nouvelles passions. La France est l'un des rares pays au monde ou les élèves ne finissent pas les cours à 14h ou 15h. Une surcharge de travail peut facilement entraîner l'effet inverse escompté : dégoût, fatigue, contrainte...<br /><br />- Une formation unique : supprimer le système primaire, collège, lycée, ainsi que les différentes séries S, ES, L, techniques...<br /><br />- Matières de base obligatoires : langue maternelle, mathématiques, histoire, géographie, anglais.<br /><br />- Choix de certains de leurs cours par les élèves a partir de 14 ans en plus de leur matières obligatoires.<br /><br />- Pas de notes.<br /><br />- Pas de possibilité de redoublement.<br /><br />- Diplôme validant la fin de cycle à 16 ans et permettant l'accès au supérieur. Les élèves ne l'obtenant pas peuvent redoubler leur dernière année et le repasser à la fin de celle-ci....noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-45768068428676741642008-03-31T03:02:00.000-07:002008-03-31T03:03:17.680-07:00La démocratie directe en Suisse<br /><br /><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/1996/09/MARTI/6064.html">http://www.monde-diplomatique.fr/1996/09/MARTI/6064.html</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-51108951664688844502008-03-31T03:01:00.000-07:002008-03-31T03:02:20.057-07:00La Démocratie directe en action à Tiraspol, République moldave de Transnistrie.<br /><br /><a href="http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/index.htm">http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/index.htm</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-29080393938513113022008-03-29T20:00:00.000-07:002008-03-25T07:45:25.733-07:00<span style="color: rgb(204, 0, 0);font-size:180%;" >Éteindre la lumière pour la planète</span><br /><br />De 20h00 à 21h00 le 29 mars 2008, partout dans le monde, nous nous invités à éteindre nos lumières pour une heure ; un geste simple contre le changement climatique.<br /><br /><object height="325" width="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-qczUcQ-VjM&hl=en"><param name="wmode" value="transparent"><embed src="http://www.youtube.com/v/-qczUcQ-VjM&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="325" width="405"></embed></object><br /><br />Le 1er février 2007, à l'occasion de la publication d'un nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies à Paris, l'Alliance pour la Planète avait organisé une opération nationale baptisée "5 minutes de répit pour la planète". Les citoyens ont été invité à éteindre leurs lumières, appareils électriques et veilles de 19h55 à 20h. Ce message a fortement été relayé par e-mail et par la presse. Et le succès dépassa toutes attentes : le Réseau de Transport d'Electricité à déclaré que « cette baisse correspond à la consommation de l'éclairage et des appareils en veille d'environ 3 millions de ménages ». La consommation française d'électricité a baissé de plus de 1%, soit l'équivalent de la consommation totale de la ville de Marseille ou de la production d'un réacteur nucléaire. Cette réussite montre que les français sont concernés et prêts à agir concrètement pour l'environnement. Se sont éteints des milliers d'appartements et de maisons, mais aussi la Tour Eiffel, la basilique de Fourvière à Lyon, Notre Dame de la Garde à Marseille, l'Arc de Triomphe à Montpellier, la place du Capitole à Toulouse, la cathédrale de Reims, le Colisée à Rome, l'université de Montréal au Canada, la chambre des députés aux Pays Bas et en Allemagne, et de nombreux lieux dans plus de 20 pays....noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-56559142655308042272008-03-29T16:13:00.000-07:002008-06-23T03:27:34.081-07:00<object height="325" width="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ulxe1ie-vEY&hl=en"><param name="wmode" value="transparent"><embed src="http://www.youtube.com/v/Ulxe1ie-vEY&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="325" width="400"></embed></object>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-62782311261269435442008-03-25T13:00:00.000-07:002008-03-25T13:42:53.907-07:00<span style="font-size:180%;">Et si élèves et professeurs se passaient de notes ?</span><br /><br />Revenons à nos moutons. La campagne terminée, la vie continue, les enseignants semblent s'agiter et ils ont bien raison car les nouveaux programmes sont une énormité cohérente avec la pesanteur du gros bon sens qui tient lieu de pensée au pouvoir actuel. Ils n'ont d'autre objet que de faire de l'enfant, non un être pensant, mais un être obéissant, à coup de règles de grammaire, de morale, de par-coeur dégoulinant de psittacisme et, s'il le faut, à coup de règles sur les doigts, comme au bon vieux temps.<br /><br />Et puis il y a eu l'initiative de ce jeune homme donnant aux enfants l'idée et le moyen de noter leurs enseignants. On n'en parle plus guère, semble-t-il, depuis l'ordonnance de référé du 3 mars qui réduit le malfaisant au silence. Comme si la question était réglée, alors qu'il n'en est rien, le mal est fait. Plus que le mal, l'ignominieux, car cette initiative introduit et institutionnalise dans les esprits une relation de type guerrier entre enseignants et enseignés. Une relation mortifère.<br /><br />La note tue! Tous les enseignants le savent, ou devraient le savoir. Quand l'encre rouge gicle et macule rageusement quelques lignes malhabiles, c'est un visage enfantin ou adolescent qui est griffé, un visage qui vient de se dessiner furtivement à la surface de la feuille en un éphémère halo.<br /><br />Ce pouvoir au bout du stylo tue, sans détonation assourdissante, sans bruit, sinon ce crissement sur le papier. Sait-on, alors, ce que ce chiffre, cette note, mauvaise bien sûr, ce crissement, vient de tuer en l'enfant noté? Nul ne le sait mais chaque enseignant le soupçonne, avant de n'y plus penser, surtout si la copie suivante est excellente, effet de contraste, disent les docimologues. Il faut bien vivre et continuer à inscrire cette maudite note au coin de la feuille.<br /><br />Malédiction, en effet, malédiction de la note en ceci que le chiffre porte, par essence même, une exigence de rigueur, une promesse d'exactitude, une certitude de vérité, de vérité tranchante. A tel point qu'on l'affuble parfois, ce chiffre, d'une virgule comme pour en rehausser sa prétention à l'exacte mesure. A tel point que le commentaire qui généralement l'accompagne s'en trouve annihilé, rejeté dans l'incertitude, l'approximation et le doute inhérents au verbe.<br /><br />La note, elle, ne dit rien, tranche, dans le vif, dans le vif du sujet et, tranchant ainsi elle abolit tout avenir, toute possibilité de remédiation (pardon, mais ce n'est pas un gros mot), tout espoir pour qui reçoit, de plein fouet, la mauvaise note. Elle ne tergiverse pas, elle assène et, ce faisant, écrase tout de son poids, tout ce qui voudrait être tentative d'analyse, d'explication, de compréhension. Elle est désespérante.<br /><br />Mais voici que la note se retourne contre le notant qui en devient noté. Et, après tout, trêve de sensiblerie, n'est-ce pas légitime? N'est-il pas vrai qu'il existe des situations aberrantes d'enseignants incapables, débordés, malades, qui devraient faire autre chose et qui souffriraient moins ainsi et rendraient service aux élèves qu'ils ne verraient plus? Evidemment, mais nul besoin de notation pour le savoir et c'est précisément là que s'instaure l'ignominie de cette initiative, en ce mensonge primordial. Car loin de ne pas être évalués, les enseignants le sont en permanence, par leurs élèves, dans la cour et au long des couloirs à haute voix, entende qui voudra, et par leurs pairs auxquels rien n'échappe, à demi mot ou d'un regard admiratif, réprobateur, apitoyé, par l'administration bien sûr mais aussi et surtout par les parents et les enfants réunis le soir à la table familiale et bien plus pertinemment que ne le fera jamais un chiffre jeté sur un site en un éclat de rire ou un rictus haineux.<br /><br />Car tout est limpide dans un établissement scolaire, chacun sait tout et nul ne se trompe, chacun sait, enfants et adultes ce qui se fait, qui rend les copies trois semaines après le contrôle et qui les rend le lendemain. De sorte que cette pseudo-évaluation des enseignants par leurs élèves est sans objet ou plutôt n'a d'autre objet que mercantile. Et l'on voudrait en rester là. Mais on ne peut pas, car le mal est fait et nul ne pourra empêcher désormais cet espiègle gamin de noter ses professeurs, d'une manière ou d'une autre, sur un site ou un autre.<br /><br />Il n'est plus alors qu'une solution pour sortir de cette ornière : abolir les notes, toutes les notes! Ce qui n'a vraiment rien de particulièrement novateur, moins encore de révolutionnaire. Car depuis longtemps, depuis toujours peut-on dire, des enseignants ont pratiqué et continuent de pratiquer une évaluation sans chiffre. On sait le faire, ceux qui veulent savoir savent le faire. En outre, on sait bien maintenant, depuis que s'est instaurée cette manie de l'évaluation internationale des systèmes éducatifs, que l'évaluation sans note se pratique, institutionnellement, dans le Nord de l'Europe, particulièrement en Finlande, pays qui rafle régulièrement les premiers prix de ces enquêtes internationales (les descriptions de ces systèmes foisonnent, on peut voir, en ligne, la très intéressante analyse de deux universitaires finlandaises, Marja Martikainen et Leena Vaurio, dans les ''Cahiers pédagogiques'', N° 432).<br /><br />Mais ce n'est pas là le plus important. Ce qui importe et qui n'est pas divulgué par ces enquêtes ou qui l'est si mal que nul n'y prend garde car la note et le classement publiés, là aussi, écrasent tout et occultent l'essentiel, ce qui importe donc, c'est que l'évaluation verbale pratiquée en Finlande, mais aussi ici dans quelques écoles différentes, requiert un autre mode de vie dans l'école, à l'exact opposé du mode guerrier inhérent à la note. Un mode de vie qui, à partir de l'apprentissage par le très jeune enfant de l'auto évaluation (il y a des procédés simples pour cela), mobilise enseignants, parents et enfant en une volonté de contribuer au ''grandissement'' harmonieux de celui-ci dans tous les domaines (ceci avec moins d'heures de présence des enfants dans l'école!). Car, comme dit Leena Vaurio:<br />''L'évaluation doit toujours comprendre un aspect positif, souligner ce qui est bien. S'il y a lieu de présenter des remarques critiques, elles doivent être formulées de façon que l'élève voit clairement ce qu'il peut faire pour améliorer son travail et ses connaissances''.<br /><br />Mais alors, ce n'est plus, à mon sens, d'évaluation qu'il faut parler et je proposerais volontiers que l'on cesse d'utiliser ce verbe à propos d'enfants, que l'on n'a pas à évaluer comme on évalue un melon en le tapotant et le reniflant. Je propose que l'on parle d'observation bienveillante, c'est-à-dire vivante, vitalisante, car comme le dit l'autre enseignante finlandaise, Marja Martikainen, ''l'enseignant est avant tout un être humain qui partage la vie des élèves, qui est à leur côté, il n'est pas là pour distribuer un savoir, la fonction enseignante n'est que secondaire''. Je rappelle qu'il s'agit d'enseignants qui obtiennent, comme surajoutés à cette vie partagée entre enfants et adultes, les excellents résultats ''scolaires'' que l'on sait.<br /><br />Plus de notes donc! Que plus personne ne note qui que ce soit. On sait vivre autrement, et si on ne sait pas, on apprend, les IUFM sont là pour ça! Et ce n'est pas une révolution, disais-je, juste une autre de manière de vivre dans l'école.<br /><br />Nestor Romero (Ancien enseignant)<br /><br />Source : <a href="http://www.rue89.com/restez-assis/et-si-eleves-et-professeurs-se-passaient-de-notes">Rue89</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-80936681913849788452008-03-07T10:00:00.000-08:002008-03-26T15:24:32.133-07:00<span style="font-size:180%;">ÉLECTION AMÉRICAINE • Mike Gravel, l'autre candidat démocrate</span><br /><br />Outre Hillary Clinton et Barack Obama, Mike Gravel, un ancien sénateur de l'Alaska âgé de 77 ans, est encore dans la course à l'investiture du parti. Son objectif ? Attirer le maximum d'attention sur une idée qui, selon lui, pourrait sauver les Etats-Unis. Baptisé "Initiative nationale", son plan consiste à transformer le pays en une démocratie directe où toutes les lois seraient votées par les citoyens.<br /><br />A l'université Yale, il a déclaré : "Si je suis élu président, je m'engage à servir le pays pendant quatre ans, quatre années que je passerai à sillonner les Etats-Unis pour expliquer aux gens comment devenir des législateurs. Mais si cette idée ne recueille pas un écho suffisant, alors je démissionnerai. Car si les gens ne sont pas motivés à l'idée de prendre leur destin en main, je ne vois pas l'intérêt de rester leur leader."<br /><br />Profondément opposé à la guerre en Iraq, il envisage une retraite immédiate de toutes les forces militaires actuellement mobilisées. Il soutient l'indépendance d'un état palestinien associé avec Israël. Il veut que les États-Unis ratifient immédiatement le Protocole de Kyoto, et que la torture des prisonniers soit banie des pratiques de l'armée américaine.<br /><br />Son spot vidéo le plus popualaire :<br /><br /><object width="400" height="325"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0rZdAB4V_j8&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0rZdAB4V_j8&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="400" height="325"></embed></object><br /><br /><a href="http://www.gravel2008.us/" target="_blank">» Site du candidat</a><br /><a href="http://www.youtube.com/user/gravel2008" target="_blank">» Sa page sur Youtube</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-43108558481928710952008-03-01T03:00:00.000-08:002008-03-27T03:43:27.994-07:00<span style="color: rgb(204, 0, 0);font-size:180%;" >Crimes contre <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">l'humanité</span> au <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">Darfour</span> et conscience internationale</span><br /><br /><object height="357" width="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4oxrx&v3=1&related=0"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4oxrx&v3=1&related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="357" width="420"></embed></object><br /><br /><a href="http://www.sauverledarfour.org/" target="_blank">» <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">sauverledarfour.org</span></a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-88290928146213590572007-05-06T20:01:00.000-07:002008-04-02T08:10:50.207-07:00<span style="COLOR: rgb(204,102,204);font-size:180%;" >Lettre adressée le 6 mai 2007 à mes amis avec lesquels nous avons organisé de nombreuses mobilisations pour la prise de conscience populaire sur la dangerosité du candidat Sarkozy.</span><br /><br /><br />Chèr(e)s ami(e)s,<br /><br />Ces jours de mobilisations que nous venons de vivre ont été riches et intenses, maintenant vient le moment de s'interroger sur la suite de notre élan et de sa forme.<br /><br />En nous élevant au-dessus du concept bipolaire, droite-gauche, nous pouvons voir avant tout une immense vulnérabilité de la masse populaire. Vulnérabilité créée et entretenue par les dirigeants, mais également humaine et présente en chacun de nous. C'est alors que nous constatons que cette double vulnérabilité a existé de tout temps et en tout lieu. Les lumières et les humanistes ont érigé la démocratie comme modèle et rempart protecteur du peuple face aux tyrans. Depuis cette démocratie a montré ses faiblesses, notamment en Allemagne, en Italie, en Autriche, aux Etats-Unis et aujourd'hui comme en 2002 en France. Ces faiblesses ne sont en rien liées à la médiocrité des programmes adverses ou aux échecs des gouvernements précédents, elles proviennent de la façon même dont la 'démocratie' est pensée, appliquée et au service de qui.<br />C'est dans les moments les plus sombres que la lumière devient vitale. Puisque nous sommes les contemporains de ce moment d'obscurité il est de notre responsabilité d'œuvrer pour des jours meilleurs. Nos efforts ne doivent pas tant porter sur des propositions économiques, sociales ou environnementales que sur ce qu'il faut transformer dans notre système pour que nous nous approprions une vraie démocratie, saine et mature, qui saura nous préserver des dérives que l'on connaît et permettre aux citoyens de répondre aux enjeux actuels. En effet, comment construire sur du sable ? Ce défit doit être celui de notre siècle pour mettre fin à l'oppression de ceux qui ne partagent pas les idées de bien-être commun, de paix et d'amour auxquelles aspire l'humanité.<br />Les constats toujours plus nombreux que nous faisons de la décadence du système - pollution, brevets sur le vivant et la matière, corruption, etc. -, pourraient être perçus tel les branches d'un arbre. Un arbre dont la sève est l'argent. Soit nous choisissons de couper ses branches une à une dans l'attente des prochaines pousses, soit nous choisissons de couper son tronc, dans lequel cas toutes les branches tomberont dans un unique mouvement pour un effort moindre. Mais une troisième voie est possible : faire le choix de planter un arbre nouveau dont la sève sera l'amour et le partage. Il devra lutter pour que l'ombre - les lois et les attaques - du premier arbre ne le fasse pas mourir. Et plus il prendra de l'ampleur, plus il sera capable de résister jusqu'à ce que ce soit lui qui fasse de l'ombre au premier. Cet arbre nouveau sera la possibilité de faire le choix unanime d'un monde où l'on puisse vivre ensemble et non plus contre les autres. A nous de choisir où nous voulons construire notre cabane.<br /><br />Ainsi le plus grand mal que nous pourrions faire à ce système injuste, c'est de ne plus lui accorder d'importance, en l'ignorant et en concentrant nos efforts sur la création d'une organisation nouvelle de nos vies au maximum indépendante du conformisme ambiant. Plus nous délaisseront ce système, déjà voué à l'échec puisque non soutenable, plus vite il faiblira. Pour autant les actions de terrain ne doivent pas être désertées, avant tout pour préserver la solidarité qui nous unit avec les différentes causes ainsi que pour garder une présence visible.<br /><br />Ces derniers jours, nous avons abordé une nouvelle forme de protestation basée sur la dérision. Celle-là même utilisée par ceux que l'on appelle les 'nouveaux activistes' qui préfèrent le tatami de l'Aïkido au ring de la boxe. Au lieu de chercher l'affrontement direct, ils s'approprient et se servent des mêmes outils que leurs ennemis. Ce n'est qu'en fin de parcours, une fois dans les murs de la cité interdite qu'ils se transforment pour porter le coup de grâce. Cette stratégie répond à la question cruciale : comment obtenir une efficacité maximale avec un minimum de moyens ?<br />Lorsqu'on essaie de faire ouvrir les yeux à quelqu'un, bien souvent il les ferme d'avantage. C'est une réaction défensive : il préfère se mentir plutôt que de s'avouer dans l'erreur, ce qui lui coûterait trop cher en humilité. Le problème si ceci est vrai, c'est que cette théorie peut être reprise par chaque camp à l'égard du camp opposé et ainsi les renforcer dans leurs positions. L'opposition directe n'est assurément pas la bonne stratégie : après un tir à la corde, vainqueurs et vaincus se retrouvent par terre ! Préférons l'humilité. En effet quel serait l'intérêt d'un conflit si en face il n'y avait pas d'adversaire ? Ne leur offrons pas cette occasion d'entrer dans l'affrontement, mais imposons plutôt nos règles du jeu qui font appel à une autre force que la violence ; celle du bien fondé de notre cause.<br />Le nombre et la force sont souvent bien moins redoutables que les talents et l'imagination d'un petit nombre. Les nouvelles technologies et les canaux médiatiques sont devenus des instruments clefs pour véhiculer un message. Ainsi films, musiques, jeux vidéos, sites et applications Internet sont rarement exclus des succès des nouveaux activistes. Il s'agit d'utiliser la force de son adversaire pour la retourner contre lui ; cela peut prendre diverses formes, tel que pousser à son extrême les logiques du système pour le rendre indigeste aux yeux de ceux qui le supportent encore, mais il en existe bien d'autres. C'est cette voie que nous avons suivi ces derniers jours et c'est dans cette voie, qu'il est aujourd'hui je pense nécessaire de poursuivre nos mobilisations.<br /><br />Je propose que notre engagement se concentre sur ces deux points : travailler à la construction de la démocratie de demain et poursuivre des actions de sensibilisation et de communication n'entrant pas dans la confrontation directe mais dans de nouvelles initiatives originales, percutantes et non violentes.<br /><br />Joan Oji<br /><br /><br />* * *<br /><br /><br />Pour découvrir l'émergence des 'nouveaux activistes' visitez la partie "A découvrir" du blog.<br /><br />http://www.dailymotion.com/relevance/search/yesmen/video/xdro_guerrilgia-marketing<br />http://video.google.com/videoplay?docid=-338819014348247258&q=<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13">free</span>+<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">trade</span><br />http://www.dailymotion.com/relevance/search/manif%2Bde%2Bdroite/video/x1iuhn_manif-de-droite<br />http://www.dailymotion.com/relevance/search/yesmen/video/x1l2p2_le-lab-tv-the-yes-men-le-pacte-hulo<br />http://www.youtube.com/watch?v=LiWlvBro9eI<br />http://www.youtube.com/watch?v=vr3x_RRJdd4...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-15567751819608064082007-05-06T20:00:00.000-07:002008-04-02T08:12:06.061-07:00<span style="font-size:180%;"><span style="color: rgb(204, 102, 204);">2ème tour :</span> Nicolas Sarkozy est élu pour cinq ans président de la République française avec 53,06% face à Ségolène Royal (46,94%).</span><br /><br /><br /><span style="font-size:180%;"><span style="color: rgb(204, 102, 204);">1er tour :</span> le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, se qualifie pour le second tour avec 31,18% ainsi que la candidate du PS, Ségolène Royal, qui recueille 25,87% des voix.</span>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-34955248048315585182007-05-06T10:00:00.000-07:002008-04-02T10:49:42.515-07:00<span style="color: rgb(204, 102, 204);font-size:180%;" >A lire avant d'aller voter</span><br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Fichage généralisé</span><br /><br />Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casier judiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d’euros. Vient s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS).<br /><br />La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) et d’autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc…) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Fichage ADN en cas d’infraction à la loi</span><br /><br />Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Carte nationale d’identité et passeport biométriques</span><br /><br />Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'un passeport biométrique, une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur sera également mise en service. Ces documents contiendront les empreintes digitales et l’image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus.<br /><br />La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Abolition du secret professionnel</span><br /><br />Le projet de loi sur la ‘prévention de la délinquance’ propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles ‘déviantes’.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Service Citoyen Volontaire</span><br /><br />Vient d’être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévoles pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires ». Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre</span><br /><br />Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50 000 volts et de 2 milliampères jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisée par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après une phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1 000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. À terme, chaque voiture de police devrait en être équipée, soit 10 000 véhicules. Un Taser coûte 1000 euros. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié).<br /><br />Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Conservation des données Internet et téléphoniques</span><br /><br />Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet, les données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats.<br /><br />En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Prime au mérite pour les agents de la police</span><br /><br />Le 21 juillet 2004 une prime de résultats exceptionnels à titre individuel ou collectif pour toutes les catégories d'agents de la police nationale a été instaurée. Cette « rémunération au mérite » récompense la performance des agents calculée en fonction de leurs résultats.<br /><br />Le montant de cette prime était de 5 millions d'euros en 2004, il atteindra les 20 millions d'euros en 2007. Plus de 17 000 primes on été attribuées en 2004 d'un montant moyen de 290 euros. En 2006, plus 36 000 primes on été attribuées d'un montant moyen de 370 euros.<br /><br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);font-size:130%;" > Tout cela, Nicolas Sarkozy l’a fait en moins de quatre ans en tant que Ministre d’Etat. Imaginez ce qu’il fera en cinq ans au poste suprême de président de la République. Il est important que nous gardions à l'esprit que les dispositifs ci-dessus ont été appliqué en l'absence totale de concertation démocratique et sont intégralement financé par nos impôts. Avant d’offrir notre confiance aux promesses d’un candidat, regardons d’abord ce qu’il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite.</span><br /><br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Relations avec les grands patrons et les médias</span><br /><br />Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues coté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d’infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le ministre de l’Intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport International…<br /><br />Il est très proche des deux plus gros fabricants d’armes français et principaux propriétaires de presse : Arnaud Lagardère (entreprise d’armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d'administration d'EADS qui possède 7,5% du capital d’Airbus) et Serge Dassault (entreprise d'armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion).<br /><br />Les deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent…) et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d’euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.<br /><br />On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (président d’Europe 1).<br /><br />Frédéric Lefebvre possede 51% du capital de la société de lobbying "Perroquet Institutionnel Communication" (Pic Conseil), qui travaille notamment pour les industries des jeux, du tabac et de l'alcool. Les bénéfices nets de la societe ont atteint 792 000 euros en 2005, soit une progression de 60% sur l'année précédente. Le quotidien L’Express du 28 septembre 2006, revele que Frédéric Lefebvre est egalement le directeur de cabinet de Sarkozy pour la presidence de l'UMP son conseiller pour ses relations avec le Parlement.<br />Le 11 décembre 2006, l’émission "Lundi investigation" de Canal +, présentée par Emilie Raffoul et Stéphane Haumant diffuse le documentaire « Les lobbies au cœur de la République » ou l'on apprend entre autre que l'un des autres lobbyistes de Pic Conseil, Stephan Denoyes (ancien assistant parlementaire de Christian Estrosi - UMP - et actuellement assistant à temps partiel de son suppléant à l’Assemblée, Charles-Ange Ginesy) dispose d’un bureau Place Beauvau, au ministère de l’Aménagement du territoire tenu par Christian Estrosi, sans pour autant y exercer aucune fonction officielle. Au cours du reportage, les ministres Christian Estrosi et Nicolas Sarkozy repondent au journaliste Nicolas Bourgouin qu’ils ignorent les actvites de leurs deux confreres.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Faits divers de la censure</span><br /><br />En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d’auteur pour la musique) partenaire de l’opération, l'interdit, estimant que la chanson n’était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l’Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.<br /><br />La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, 'Entre le coeur et la raison', de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur et ce malgré les 25 000 exemplaires déjà imprimés.<br /><br />En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes populaires de Paris' de l'UMP, décident de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum Cybermilitant.org pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.<br /><br />Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.<br /><br />En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président d’origine marocaine de Publicis Events Worldwide, Richard Attias. (Ils se marieront fin mars 2008, sans un mot de la presse.) Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar, ce qui sera fait en juin 2006. Peu après son renvoi, l'émission I>Match, présentée par Alain Genestar sur I>Télé fut également supprimée faute de budget.<br /><br />Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet : www.betapolitique.fr<br /><br />La rédaction d' i>TELE était invitée à un repas place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l’article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes pressions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog.<br /><br />Début mars 2007, alors qu'un comité d'associations en faveur des SDF se rendait au ministère de la Cohésion sociale où il était attendus pour une réunion, les forces de l'ordre ont molestés plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, dont leur porte-parole Augustin Legrand.<br /><br />Michel Guérin avait écrit au préfet de Loire-Atlantique pour qu'il renonce à l'expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta, réfugié et accueilli en France depuis 2002 et menacé de mort dans son pays. Le ministre de l'Intérieur a porté plainte contre Michel Guérin, en tant que "complice" après que sa lettre fut publiée sur Internet par un internaute. Il est accusé d'avoir «porté atteinte à l'honneur et à la considération de fonctionnaires publics, en l'espèce, les préfets».<br /><br />Quelques jours après que le candidat de l'UMP ait établi son QG de campagne au 18 rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris, les habitants des trois immeubles qui y font face reçoivent une lettre datée du 15 janvier leur demandant de répondre au plus vite à un recensement de sécurité en appelant un numéro de téléphone. L'agent qui répond fait partie des Renseignements Généraux de la préfecture de police de Paris. Après avoir enregistré l'Etat civil de son interlocuteur, il évoque les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper sur les toits, etc. Cars et voitures de police sont postés en permanence dans la rue.<br /><br />Fin mars 2007, la Société des Journalistes de France 3 et les deux syndicats de la chaîne, le SNJ et la CGT, s'indignent des propos du candidat de l'UMP qui a dit pour avoir été obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à l'émission "France Europe Express": « Toute cette direction, il faut la virer ... Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ».<br /><br /><br /><span style="color: rgb(153, 153, 153); font-style: italic;">Merci d'envoyer ce texte à vos contacts, tel une chaîne, pour que le maximum de gens soient informés et puissent aller voter en connaissance de cause. Les chaînes sur Internet se propagent très vite et peuvent devenir un moyen d'information réellement efficace. Les informations données ci-dessus sont vraies et facilement vérifiables, l'avantage de ce courrier est de regrouper des informations données au compte-goutte dans les médias traditionnels.</span><br /><br /><br />[Ce texte qui a été redigé et diffusé par Joan Oji trois mois avant le second tour de l'élection presidentielle francaise de 2007 fut repris par des dizaines de sites Internet et blogs, envoyé par des milliers d'internautes à leurs contacts et lu par approximativement 100 000 électeurs avant d'aller voter. Il fut également l'objet de nombreux débats virtuels et réels et suscita une contreverse, qui n'aboutit pas, de la part de sympatisants UMP qui tenterent de faire reconnaître ce message comme un "hoax" (chaîne d'information mensongere) sur le site <a href="http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess=56520" target="_blank">hoaxbuster</a>.]...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-90106272490901192402007-04-01T03:00:00.000-07:002008-03-28T10:09:58.824-07:00<span style="color: rgb(204, 102, 204);font-size:180%;" >Chronologie des organisations politiques</span><br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Aristocrates et oligarques</span><br /><br />621 av. J.-C. L’archonte Dracon édicte les premières lois écrites athéniennes, qui instaurent une justice commune valable pour tous, afin d’apaiser les tensions entre le peuple et l’aristocratie des eupatrides. Ceux-ci conservent néanmoins leur emprise économique et politique sur la cité.<br /><br />594-593 av. J.-C. Réformes de Solon à Athènes. Le législateur et homme d’Etat grec annule les dettes des petits paysans dépossédés, réduit le pouvoir des eupatrides, crée un conseil délibératif (Boulê), limité à 400 membres, ainsi qu’un tribunal populaire (Héliée), et met en place un système oligarchique où les citoyens sont répartis en quatre classes censitaires selon leurs revenus fonciers.<br /><br />522-521 av. J.-C. En Perse, au cours d’un débat sur le modèle de gouvernement qu’il convient d’établir après la mort de Cambyse II et l’élimination de l’usurpateur Smerdis, Otanès, ainsi que le rapporte l’historien grec Hérodote, propose d’instituer un régime fondé sur la souveraineté populaire et l’égalité. La monarchie est finalement maintenue – Darius devient roi des Perses – mais l’idée de « démocratie » prend corps.<br /><br />509 av. J.-C. Les Romains renversent le dernier roi étrusque, Tarquin le Superbe, et instaurent une république de type aristocratique, dirigée par des magistrats annuels (nommés préteurs, puis consuls) et de façon collégiale.<br /><br />508-507 av. J.-C. Clisthène, un aristocrate rallié au parti populaire, établit les fondements de la démocratie athénienne : il institue l’égalité devant la loi (isonomia) ainsi que la liberté de parole politique pour tous (iségoria), et associe davantage le peuple (démos) aux affaires publiques en renforçant les pouvoirs de l’Assemblée populaire (Ecclesia) et en élargissant la Boulê. La citoyenneté demeure toutefois limitée aux hommes en âge d’être soldats, pouvant s’armer à leurs propres frais, libres de naissance et de parents « purement » athéniens.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Pressions de la plèbe</span><br /><br />501 av. J.-C. A Rome, des esclaves se soulèvent et occupent le Capitole, siège du pouvoir. Ils sont tous crucifiés.<br /><br />494 av. J.-C. Les plébéiens (peuple), à Rome, obtiennent la reconnaissance de leurs droits politiques par les patriciens (nobles) et la création de deux nouvelles magistratures : les tribuns de la plèbe et les édiles de la plèbe, chargés de défendre leurs intérêts.<br /><br />457 av. J.-C. Périclès instaure à Athènes la misthophorie, un système d’indemnités, versées par la cité, permettant à chaque citoyen de participer à la vie politique et visant à réduire la sélection par la richesse.<br /><br />451-450 av. J-C. A Rome, la plèbe exige que les lois appliquées par les préteurs soient désormais rendues publiques : une commission de dix magistrats, les decemviri, rédige et fait graver la loi des Douze Tables, fixant par écrit le droit coutumier romain, applicable à tous les citoyens quelle que soit leur extraction – noble ou plébéienne.<br /><br />444 av. J.-C. Les plébéiens se voient accorder l’accès aux magistratures avec l’instauration du tribunat militaire à pouvoir consulaire. Les patriciens, auxquels est réservée la nouvelle fonction de censeur, demeurent cependant les plus puissants au sein de l’appareil d’Etat.<br /><br />404 av. J.-C. Athènes est défaite par Sparte à l’issue de la guerre du Péloponnèse (431-404). La démocratie est remplacée par un régime oligarchique, la « tyrannie des Trente », puis restaurée peu après.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Les esclaves se révoltent</span><br /><br />367 av. J.-C. Les lois licinio-sextiennes, qui rétablissent le consulat à Rome et l’ouvrent aux représentants de la plèbe, mettent un terme au conflit qui opposait celle-ci au patriciat depuis près d’un siècle. L’année suivante, un plébéien, Lucius Sextius Lateranus, devient consul pour la première fois.<br /><br />338 av. J.-C. Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre le Grand, triomphe lors de la bataille de Chéronée d’une coalition de cités grecques, comprenant notamment Athènes et Thèbes, qui perdent leur indépendance.<br /><br />322 av. J.-C. La réforme de la Constitution d’Athènes imposée par le général macédonien Antipatros, qui réserve la citoyenneté aux plus riches et prive de ce fait plus de la moitié des citoyens de leurs droits civiques, signe la fin de la démocratie athénienne, dont les institutions sont abolies.<br /><br />133 av. J.-C. Le tribun de la plèbe Tiberius Gracchus fait voter une loi agraire qui redistribue aux pauvres des terres publiques accaparées par les riches. Il est assassiné au cours de violentes émeutes déclenchées par les nobles : la République romaine entre dans une période d’agitation sociale et d’affrontements sanglants qui va durer un siècle. Caius Gracchus accédera au tribunat de la plèbe dix ans après la mort de son frère, et sera lui aussi assassiné.<br /><br />73 av. J.-C. A Rome, début de la révolte des esclaves, emmenés par Spartacus, un gladiateur thrace. Six mille d’entre eux seront crucifiés, deux ans plus tard, après leur défaite contre l’armée du préteur Crassus.<br /><br />27 av. J.-C. Octave, qui reçoit le titre d’Auguste, met en place les institutions de l’Empire. Fin de la République romaine.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Naissance du parlementarisme</span><br /><br />Juin 1215. Promulgation de la Grande Charte (Magna Carta) en Angleterre, premier texte reconnaissant des libertés et des droits aux sujets d’un royaume. Limitant l’absolutisme royal, elle représente un des piliers de la tradition constitutionnelle anglaise.<br /><br />Juin 1258. A la tête des barons révoltés, Simon de Montfort obtient la ratification par le roi d’Angleterre, Henri III, des provisions d’Oxford, qui instituent la réunion d’un Parlement trois fois par an et soumettent le monarque au contrôle d’un conseil oligarchique. Le roi les annulera en 1266.<br /><br />Janvier 1265. Maître du pays, Montfort convoque un Parlement élu, composé de nobles, de membres du clergé et, pour la première fois depuis l’Antiquité, de représentants du peuple. Le Parlement sera rapidement dissous et Montfort tué au combat, mais il aura favorisé l’évolution historique qui conduira à la création des Communes, en 1295, à l’initiative d’Edouard Ier.<br /><br />Mai 1302. En Belgique, les artisans flamands, regroupés en milices communales, se soulèvent contre les Français et massacrent un millier de soldats. Deux mois plus tard, ils défont la chevalerie française à la bataille de Courtrai : c’est la première fois qu’une armée de fantassins vient à bout d’une armée de chevaliers.<br /><br />Décembre 1337. Révolte de Gand (Belgique). Une crise économique éclate en Flandre, conséquence de la politique de Louis de Nevers, fidèle au roi de France. Les Gantois, sous la conduite de Jacob Van Artevelde, prennent les armes et forment un gouvernement révolutionnaire. Van Artevelde sera assassiné en 1345 au cours d’une émeute.<br /><br />Février-août 1358. Journées insurrectionnelles à Paris. Les insurgés, menés par Etienne Marcel, chef du tiers-état, demandent l’application des réformes proposées aux états généraux de 1357, visant à limiter les pouvoirs du dauphin Charles. En mai, les campagnes se soulèvent à leur tour. La jacquerie est durement réprimée : près de 20 000 paysans sont exécutés en deux semaines. Etienne Marcel est tué par un partisan du dauphin, qui revient au pouvoir en août et met fin à la révolution parisienne.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Les rois surveillés</span><br /><br />Juillet-août 1378. « Tumulte des Ciompi » à Florence (Italie). Les ouvriers du textile, issus des couches sociales les plus pauvres et dénués de tout droit civique, se révoltent contre l’oligarchie de la ville afin d’être reconnus parmi les corporations qui siègent aux assemblées politiques. Un gouvernement populaire est formé, mais les émeutiers sont massacrés sur ordre du nouveau pouvoir communal. Celui-ci sera renversé par les oligarques en 1382.<br /><br />Juin 1381. « Révolte des travailleurs » en Angleterre : sous la conduite de Wat Tyler et de John Ball, les paysans, qui refusent de payer les nombreux impôts et réclament l’abolition du servage, marchent sur Londres, soutenus par une partie de la population des grandes villes. Tyler est tué par le maire de la capitale lors d’une entrevue, Ball exécuté, et la rébellion châtiée par l’armée.<br /><br />Mars-novembre 1382. « Révolte des maillotins » à Paris. Les Parisiens, armés de maillets de plomb, se soulèvent pour protester contre le rétablissement des impôts sur les denrées alimentaires décidé par le régime. Le mouvement, qui s’étend rapidement à tout le pays, est réprimé dans le sang par les troupes royales. En Belgique, la chevalerie française écrase les bourgeois et les artisans flamands insurgés.<br /><br />Mai 1505. Promulgation de la Constitution Nihil novi (« rien de nouveau »), en Pologne, qui place le roi sous le contrôle de la Diète (Parlement) et fixe les bases du système parlementaire : toute nouvelle loi devra désormais être votée par le roi, les sénateurs et les députés.<br /><br />Août 1577. Un comité insurrectionnel composé d’artisans s’empare du pouvoir à Bruxelles et fonde une république calviniste autonome. D’autres villes, comme Anvers et Gand, suivent bientôt l’exemple. Les Espagnols mettront fin à l’« expérience républicaine » belge en 1585.<br /><br />Août 1648. Journées des Barricades à Paris. Après l’arrestation d’un des meneurs de l’opposition parlementaire, sur ordre du cardinal Mazarin, le peuple parisien se révolte et dresse près de 600 barricades dans la capitale. C’est le début de la Fronde parlementaire (1648-1652).<br /><br />Mai 1649. Après avoir fait juger, puis exécuter, le roi Charles d’Angleterre, Oliver Cromwell instaure une république dictatoriale. En 1653, ayant soumis l’Irlande et l’Ecosse, il prendra le titre de lord-protecteur du Commonwealth.<br /><br />Mai 1679. Le Parlement anglais vote l’Habeas Corpus Act : cette loi, qui fournit une protection juridique à tout détenu, représente la garantie fondamentale d’une liberté individuelle, déjà esquissée dans la Grande Charte de 1215, et permet de lutter contre l’arbitraire en matière de droit.<br /><br />Novembre-décembre 1688. En Angleterre, une révolution renverse le roi Jacques II et conduit à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire.<br /><br />Février 1689. Déclaration britannique des droits (Bill of Rights) : celle-ci définit notamment les pouvoirs du Parlement, assure des élections libres et substitue la doctrine de la souveraineté populaire au principe du pouvoir de droit divin.<br /><br />Juillet 1776. Les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord, en guerre contre le Royaume-Uni depuis 1775, adoptent la déclaration d’indépendance.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Révolution française (1789-1791)</span><br /><br />17 juin 1789. Lors des Etats généraux, réunis à Versailles pour résoudre la crise financière en France, le tiers-état se proclame Assemblée nationale ; les deux autres ordres (noblesse et clergé) refusent de le rejoindre.<br /><br />20 juin 1789. Rassemblés au Jeu de paume, les députés font le serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la France.<br /><br />9 juillet 1789. Les trois ordres se déclarent Assemblée nationale constituante. Se trouve ainsi posé le principe de la souveraineté nationale qui fait du peuple – et non plus du roi – la source du pouvoir politique.<br /><br />14 juillet 1789. Prise de la Bastille après la crise provoquée par le renvoi de Necker, ministre des finances, par Louis XVI.<br /><br />Nuit du 4 au 5 août 1789. L’abolition des privilèges seigneuriaux signe la fin du régime féodal. Des indemnités compensatoires sont prévues pour les grands propriétaires fonciers.<br /><br />26 août 1789. Les députés adoptent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : celle-ci pose comme « droits naturels et imprescriptibles » la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.<br /><br />3 septembre 1791. La première Constitution française transfère la souveraineté du roi à la nation et instaure une monarchie constitutionnelle, fondée sur la séparation des pouvoirs.<br /><br />1er octobre 1791. L’Assemblée constituante cède la place à l’Assemblée législative.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Révolution française (1792-1799)</span><br /><br />9-10 août 1792. Formation de la commune insurrectionnelle de Paris. Les sans-culottes, aidés des fédérés brestois et marseillais, prennent d’assaut le palais des Tuileries. Le roi est suspendu. Les députés décrètent la création d’une nouvelle assemblée : la Convention nationale.<br /><br />21 septembre 1792. Après la victoire des troupes françaises, le 20, sur les Prussiens à Valmy, la monarchie est abolie et l’an I de la République proclamé.<br /><br />21 janvier 1793. Exécution de Louis XVI.<br /><br />25 février 1793. Série d’émeutes, à Paris, sous la conduite des enragés. Partisans d’une démocratie directe, ils réclament un programme social pour les plus pauvres (le « quatrième état »), la taxation des biens et denrées, l’égalité économique, les mêmes droits politiques pour les hommes et les femmes. Ils seront progressivement éliminés.<br /><br />24 juin 1793. La nouvelle Constitution institue l’élection des députés au suffrage universel masculin. En raison de la guerre, elle ne sera jamais appliquée.<br /><br />5 septembre 1793. La Convention place la Terreur à l’ordre du jour afin de parer aux menaces qui pèsent sur le régime (guerre, tensions sociales). Un gouvernement révolutionnaire d’exception sera organisé en décembre.<br /><br />27-28 juillet 1794. Chute et exécution de Robespierre (9-10 thermidor an II).<br /><br />22 août 1795. La nouvelle Constitution rétablit le suffrage censitaire, favorisant les propriétaires, répartit le pouvoir législatif entre deux chambres et confie l’exécutif au Directoire. Celui-ci sera instauré le 31 octobre 1795 après la dissolution de la Convention.<br /><br />9-10 novembre 1799. Coup d’Etat du 18 brumaire an VIII : Bonaparte met fin au Directoire et se fait nommer à la tête d’un consulat provisoire.<br /><br />15 décembre 1799. Promulgation de la Constitution de l’an VIII, qui institue le Consulat : trois consuls assurent l’exécutif mais seul le premier – Bonaparte – détient tous les pouvoirs. « La Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée : elle est finie », déclarent les consuls.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Printemps des peuples</span><br /><br />17 décembre 1819. Simón Bolívar, figure de proue des guerres d’indépendance des colonies espagnoles aux Amériques, est nommé président de la République de Grande-Colombie (Venezuela, Colombie, Panamá, Equateur). Il est au XXe siècle toujours une référence politique, comme au Venezuela de M. Hugo Chávez.<br /><br />22-25 février 1848. Une insurrection à Paris renverse le roi Louis-Philippe. Un gouvernement provisoire républicain est formé : fin de la monarchie de Juillet et naissance de la IIe République. L’abolition de l’esclavage, le suffrage universel masculin ainsi que la liberté de la presse et de réunion sont proclamés.<br /><br />Février-juin 1848. « Printemps des peuples » : dans la foulée de la révolution parisienne, des soulèvements populaires ont lieu dans plusieurs pays d’Europe (Italie, Allemagne, Autriche, Hongrie, Pologne, Suisse, Roumanie, etc.). Ils sont pour la plupart brutalement réprimés.<br /><br />23-26 juin 1848. Une révolte ouvrière éclate à Paris après la fermeture des Ateliers nationaux, créés en février pour les chômeurs. Les forces de l’ordre massacrent plus de 4 000 insurgés. Le prince Louis-Napoléon Bonaparte, soutenu par le « parti de l’ordre », est élu président de la République en décembre.<br /><br />18 mars - 28 mai 1871. Opposé à l’armistice avec la Prusse, qui assiège la capitale, le peuple se soulève contre le gouvernement – qui se réfugie à Versailles – et proclame la Commune de Paris. D’importantes mesures sont adoptées : école gratuite, laïque et obligatoire ; égalité des salaires entre les hommes et les femmes ; intervention directe des citoyens dans les affaires publiques, etc. La répression sanglante menée par les versaillais fait plus de 25 000 morts et 38 000 prisonniers. Près de 10 000 personnes seront condamnées, et des milliers déportées.<br /><br />19 septembre 1893. La Nouvelle-Zélande est le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes.<br /><br />10 octobre 1903. Emmeline Pankhurst fonde à Manchester la Women’s Social and Political Union (WSPU), qui réclame le droit de vote pour les femmes anglaises. Celui-ci leur sera accordé en 1918. Les Françaises l’obtiendront en 1944.<br /><br /><span style="color: rgb(204, 102, 204);">Libérations</span><br /><br />25 octobre 1917. En Russie, les bolcheviks renversent le gouvernement provisoire mis en place après la révolution de février. Le nouveau gouvernement, dirigé par Lénine, décrète notamment l’abolition de la grande propriété foncière, la redistribution des terres, le contrôle des usines par des comités d’ouvriers et la nationalisation des banques. La République socialiste est proclamée en janvier 1918.<br /><br />23 avril - 3 mai 1936. Victoire du Front populaire, coalition de socialistes, de communistes et de radicaux, aux élections législatives françaises. Le gouvernement conduit par Léon Blum institue, entre autres, les congés payés, la semaine de travail de 40 heures et les conventions collectives.<br /><br />15 mars 1944. En France, le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), élaboré dans la clandestinité, veut instaurer une démocratie sociale : création de la Sécurité sociale, nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques, et sécurité de l’emploi.<br /><br />6 mars 1957. Après avoir obtenu l’autonomie en 1951, le Ghana (ex-Gold Coast britannique) devient le premier territoire colonial d’Afrique noire à accéder à l’indépendance.<br /><br />28 août 1963. Marche pour les droits civiques aux Etats-Unis : à l’appel de Martin Luther King, 200 000 personnes défilent à Washington pour réclamer l’égalité entre Blancs et Noirs. King sera assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.<br /><br />15 avril - 4 juin 1989. Des manifestations étudiantes et ouvrières en faveur de la démocratie sont organisées place Tiananmen, à Pékin. Le mouvement est écrasé par l’armée.<br /><br />9 novembre 1989. La chute du mur de Berlin signe la fin du bloc soviétique en Europe de l’Est et ouvre la voie à la réunification de l’Allemagne.<br /><br />8 décembre 1991. La Russie, l’Ukraine et la Biélorussie constatent officiellement la disparition de l’Union soviétique (URSS).<br /><br /><br />Olivier Pironet.<br /><br />Source : <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/" target="_blank">Le Monde diplomatique</a>...noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3745798729884358825.post-64424165868091461032007-01-01T11:00:00.000-08:002008-03-25T11:56:46.234-07:00<span style="font-size:180%;">Porto Alegre et le budget participatif.</span><br /><br />Instauré en 1988 par le Parti des Travailleurs (PT) à Porto Alegre, dans l’état de Rio Grande do Sul, o orçamento participatico (le budget participatif) permet à plus d’un million d’habitants de choisir directement les orientations politiques de la municipalité. Tous les ans, les citoyens se réunissent en petits comités dans chacun des 16 quartiers de la ville, établissent des lignes directrices et votent un budget. Les décisions prises par le peuple doivent être ensuite approuvées par les élus municipaux qui, s’ils veulent être réélus, doivent respecter l’opinion populaire. Les thématiques dans lesquels les habitants peuvent s’ingérer sont de premier ordre : santé, éducation, développement économique, environnement, transport, aménagement urbain… Cette « démocratisation de la démocratie » s’accompagne d’une impossibilité pour les élus de cumuler les charges électives, et limite le nombre des mandats dans le temps. Le modèle de Porto Alegre permet une inversion des priorités dans les investissements effectués par la ville, ce qui profite aux populations les plus pauvres. Les résultats sont édifiants : en seize ans, le nombre d’inscriptions aux écoles de Porto Alegre a quadruplé, et le nombre de favelas (bidonvilles) a été divisé par deux. Selon le sociologue Antônio Andrioli, « Port Joyeux » occupe la première place du classement des villes brésiliennes les plus agréables, et la deuxième en termes d’attraits pour les investissements étrangers. D’après l’ONU, elle fait même partie des 40 villes les mieux gérées au monde.<br />Pourtant, le processus démocratique n’est pas encore parfait : si 80% des portoalegrenses pensent que le budget participatif est « une bonne chose », seuls 5% d’entre eux prennent part aux discussions et aux votes dans les quartiers. Preuve que même dans sa ville de naissance, la démocratie participative a encore un bel avenir devant elle.<br /><br />Samuel Duhamel (étudiant à l’école supérieure de journalisme de Lille)<br /><br />Source : <a href="http://www.lagedefaire.org/" t