tag:blogger.com,1999:blog-354389542009-06-09T20:33:53.181ZRegardsJe pense à toi visiteur ! Quel pas t’a donc guidé à ma porte ? Serait-ce le pas tranquille du chineur indulgent ? Viens donc mon frère ! Je te propose mes rêves et mes espoirs. Et si tu veux bien, juste là, mes joies et mes peines. Et encore là, regarde, mes rires et mes pleurs. Et au fond, à l’abri des méchantes gens, mes peurs et mes faiblesses. Juste goûte et apprécie.
Et trinquons, frère, là, à l’ombre de la passion.KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.comBlogger16125tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-60337662811664660762008-01-18T23:15:00.000Z2008-01-18T23:21:11.462ZPourpre<a href="http://2.bp.blogspot.com/_Kbv6YGL27Qk/R5Ez_owwKjI/AAAAAAAAAAc/Tr2XvnjgnCw/s1600-h/DSCN0774.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156960216682605106" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 436px; CURSOR: hand; HEIGHT: 285px; TEXT-ALIGN: center" height="278" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Kbv6YGL27Qk/R5Ez_owwKjI/AAAAAAAAAAc/Tr2XvnjgnCw/s320/DSCN0774.JPG" width="407" border="0" /></a><span style="font-size:78%;color:#999900;"><em> Photo KBB</em></span><br /><div> </div><div>Je suis là ! Oui, juste là !<br />Ne me vois-tu pas ?<br />Que ne contemples-tu l’azur de ta prunelle ?<br />Tu m’y verrais, resplendissant d’amour !<br />Eclipsant, frères, cousins, voisins<br />Combien beau je suis, quand je t’admire !<br />Là, juste là, chevauchant l’écume de ton regard<br />Je te crie ma passion !<br />Que ne contemples-tu le pourpre de ma prunelle ?<br />Tu t’y verrais, éclatante de lumière !<br />Là, juste là !<br />Où jamais ne meurent tes vagues !</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-6033766281166466076?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com7tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-50410003497617270642008-01-17T22:49:00.000Z2008-01-17T22:57:29.917ZPoussière<a href="http://2.bp.blogspot.com/_Kbv6YGL27Qk/R4_cdIwwKiI/AAAAAAAAAAU/pubnoCMgUho/s1600-h/DSC07713.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156582491488791074" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 439px; CURSOR: hand; HEIGHT: 259px; TEXT-ALIGN: center" height="227" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Kbv6YGL27Qk/R4_cdIwwKiI/AAAAAAAAAAU/pubnoCMgUho/s320/DSC07713.JPG" width="393" border="0" /></a><br /><span style="font-size:78%;color:#009900;">Photo KBB</span><br /><br /><div>Poussière j’étais, poussière je redeviendrai<br />L’appel de la terre m’enivre mes enfants<br />Laissez donc votre vieux père s’abîmer dans ses entrailles<br />Je vous lègue le soleil<br />Abreuvez-vous à ses rayons, mais jamais ne lui prêtez le flanc<br />Je vous lègue le vent<br />Dansez à ses bras, mais jamais ne pliez l’échine<br />Je vous lègue la lumière<br />Faites en votre alliée, mais jamais ne vous croyez plus brillants<br />Je vous lègue la rosée<br />Parez vous en votre soûl, mais jamais ne croyez ses perles éternelles<br />Je vous lègue la fourmi, je vous lègue l’abeille<br />Prenez-en grand soin, prenez-en de la graine<br />Humbles soyez, grands vous serez </div><div>Poussière vous fûtes, poussière vous redeviendrez</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-5041000349761727064?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-90803057305276145262007-05-28T12:11:00.000Z2007-05-28T12:21:50.082ZJe n’existe pas …<div align="justify"><span style="font-family:lucida grande;">« Mais pourquoi voulez-vous faire du théâtre ? », lance la réalisatrice au candidat au casting, auteur d’une tentative d’interprétation particulièrement mauvaise. Un moment d’hésitation, quelques déglutitions et le pauvre homme se lance : « Je n’existe pas ! ».<br /><br />Ma main tâtonne à la recherche de la télécommande et met en pause la projection du très agréable « Bigger than the Sky » du réalisateur Al Corley. C’est sans doute le moment le plus fort du film. Cette sourde conscience de non-existence qui finit par exploser, presque, en cri de détresse. Ce ridicule que l’on ose braver pour être simplement visible aux autres. Cette tragédie que vivent des millions d’électrons solitaires, en permanente recherche d’une configuration permettant la greffe. Cette douleur du rejet, tant de fois soufferte, et pourtant, à nouveau tentée. Ce jet d’espoir, se faufilant dans les interstices d’une chape de convenances et de convenus, pour jaillir, geyser, revendiquant, une énormité, le premier rôle dans la pièce de Cyrano de Bergerac.<br /><br />La question s’impose, aveuglante, dans la pièce qu’éclaire à peine l’image figée sur l’écran. « Est ce que j’existe ? ». Quels Cyranos ai-je revendiqués ? Quels ridicules ai-je bravés ? Quelles chapes ai-je fracassées ? Quelles mains ai-je tendues ? Quelles bouées ai-je saisies ? Quelles révoltes ai-je menées contre ce statut d’électron solitaire ?<br /><br />La réponse ? Je la cherche encore entre ces lignes, baignées de votre regard interpellé.<br /><br />Non ! Elle est là. Sous vos yeux. Dans chaque mot. Dans chaque phrase. Dans chaque idée que fait naître, mon cri à moi, dans votre esprit. Peut être avez-vous déjà, à votre tour, lâché la souris pour mieux écouter ce cri. Peut être a-t-il soulevé, bien profond, bien loin, au-delà de votre chape, un écho, prémisse d’un geyser d’espoir.<br /><br />Ma main a tâtonné pour retrouver la télécommande. La vôtre s’est saisie de la souris. La vie a continué. Mais, pendant un instant, mon Cyrano et moi, avons existé. </span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-9080305730527614526?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-65344957936364979482007-01-04T17:38:00.000Z2007-01-04T17:42:05.720ZEclat d’amour<span style="font-family:lucida grande;font-size:100%;">Fugitive, l’image-éclair illumine mon esprit, à l’instant où je m’apprête à entamer cette deuxième lettre. Je revois le sourire de cette inconnue, fendant la foule compacte pour m’atteindre en plein cœur. Etincelle, jaillie du choc furtif de nos regards, puis explosion de lucidité révélant mille possibilités. Je ne bronche pas. La lueur s’estampe. Le sourire est déjà un souvenir. Ce soir, il remonte à si loin que je renonce à en traquer la trace. Pourquoi faire ? Dans mon esprit, subsiste, intact, cet éclat d’amour brut.<br /><br />Je souris… au souvenir de ce sourire. Peut être que de mon sourire jaillira une pensée, qui s’élèvera là-haut dans la ronde des pensées furtives, porter son grain d’amour brut. Peut être qu’à chaque fois qu’un soupir nostalgique s’élance d’un cœur, un grain d’amour tapisse le firmament. Combien de sourires faudrait-il ? Combien de soupirs ? Pour que nos âmes soient coiffées d’amour ?<br /><br />En attendant, la comète a emporté dans son sillage les mots que je vous destinais. Qu’importe ! Peut être avons-nous, un moment, sur cet éclat d’amour, chevauché l’éternité.</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-6534495793636497948?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com8tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1167439336434880392006-12-30T00:41:00.000Z2006-12-30T00:42:16.443ZMes mots, ces traîtres !Je découvre mes mots à chaque fois que je vous écris. Je m’étonne, et m’agace, je l’avoue, de constater que je ne prends la mesure de mes matinées, mes soirées, mes longues nuits qu’au moment où je vous les rapporte.<br /><br />C’est comme si mes mots refusaient, hors ce partage, d’exprimer mes sensations, mes sentiments, mes élans.<br /><br />Parfois je m’insurge ! Je m’applique à transcrire pour moi-même les minutes, les heures, les jours mêmes. Des pages et des pages, noircies avec rage, toujours blanches pour mon esprit et mon cœur.<br /><br />Je finis par renouer mes attaches, rompues le temps d’un sursaut d’orgueil.<br /><br />Et ma plume, en parcourant pour vous les feuillets, essaime la vie. Ma soif de mot, je le sais, ne saurait s’étancher qu’à la source de votre regard.<br /><br />J’en conçois de la gêne, tant je crains vous importuner quand les élans de ma plume se feront caprices.<br /><br />Mais aussi du plaisir. De voir mes mots, ces traîtres, se sachant votre offrande, se parer enfin d’esprit !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116743933643488039?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com8tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1163960579623413912006-11-19T18:19:00.000Z2006-11-19T18:22:59.630ZL’allée du GénéralissimeAussi loin que je me souvienne, la terre de mon enfance embaume la fleur d’oranger. Des dizaines, des centaines d’orangers, que mon imagination assoiffée d’aventure, me dessinait comme une armée de milliers de fantassins, alignés, fiers et disciplinés. Au milieu de mon régiment courrait une allée façonnée par des années de vas et viens de véhicules de tous genres. L’allée du généralissime, inspectant à chaque aube ses troupes taillées au plus près, chaussées à perte de vue de chaux blanche, impeccables au garde à vous, accordant à peine au souffle du vent de ma campagne, quelques bruissements de leur dense feuillage.<br /><br />Baignée du soleil de mon Gharb d’adoption, mon allée déroulait sur trois centaines de mètres ses deux sillons parallèles pour déboucher sur une vaste place encadrée de grenadiers. Tout autour, se dressaient notre maison, une basse bâtisse en pierre, aux chambres non communicantes que coiffait une généreuse vigne, un immense hangar abritant cote à cote la Chrysler de mon père, le vieux tracteur Massey Fergusson, des charrues, des bêcheuses et enfin le plus beau … une gigantesque étable aux magnifiques tuiles rouges, rarissimes sous ces latitudes, qui préservait de mes convoitises, les amours de dizaines de couples de pigeons sauvages.<br /><br />Quelque peu en retrait, comme pour s’excuser de faire tache dans ce décor de ranch texan, s’encastrait au bout d’un couloir le poulailler où régnait en maître absolu le coq de la ferme, monument de morgue et d’insolence, dont la ruse et les redoutables coups de bec, avaient toujours réduit en échec mes expéditions de justicier. <br /><br />Au-delà de l’étable, s’étendait, aussi loin que portait le regard de mes sept printemps, un verger où cohabitaient sereins, cognassiers, citronniers, abricotiers. Sur ce front avancé, la discipline se relâchait. L’imposante allée du Généralissime n’était guère plus qu’un sentier offert aux herbes folles. Mes troupes se laissaient aller à une joyeuse cacophonie, martelée à longueur de journées par plus d’oiseaux que ne pouvaient embrasser mes regards émerveillés.<br /><br />Mes percées en éclaireur, carquois en bandoulière, au-delà de ces remparts, m’amenaient, aux confins de mon domaine, dans une contrée étrange où se dressaient les vestiges d’un bois d’eucalyptus entourant ce qui avait dû être un lac poissonneux. Sur ces terres hostiles, je troquais prudemment ma tunique de Généralissime contre la coiffe du chef Sioux, Hibou rusé. J’avançais à pas de loup vers le lit du lac, scrutait hâtivement les herbes à la recherche de mon trophée. Et, une fois mon coquillage en main, détallait à bout de courage, vers la rassurante cacophonie de mes troupes indisciplinées, en prenant bien soin d’éviter la vieille cabane du gardien que l’on disait hantée par un fantôme au corps de serpent.<br /><br />Quand, le souffle court je m’arrêtais enfin, je brandissais fièrement mon coquillage centenaire, le portait à mon oreille pour écouter, mille images en tête, la plainte de l’océan chassé de ses terres.<br /><br />Au loin, à l’autre bout de l’allée, se dressait l’imposant portail en fer forgé au bleu pâli par le soleil et les années. Haut, majestueux, les épais battants ceints d’une lourde chaîne que bouclait un immense cadenas, il protégeait l’entrée de mon coin de paradis. C’est quand il s’ouvrait devant la voiture de mon père en grinçant des gonds, que commençaient véritablement mes vacances d’été.<br /><br />Trente années après, quand il fait gris sur mon cœur, je ferme les yeux et j’entends au loin cette longue plainte, annonçant le bonheur intact des belles années de mon enfance.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116396057962341391?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1163075405737397372006-11-09T12:27:00.000Z2006-11-09T12:34:36.596ZUne histoire de …papillon<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Il naquit par une douce aube de printemps<br /><br />L’oiseau, sur l’arbre perché, d’un long chant, salua sa naissance. La terre humide embauma l’air, frémissant sous les premières lueurs du jour. Le tapis vert, de jeunes pousses tressé, scintilla de mille gouttes de rosée.<br /><br />Il s’ébroua, tendit ses membres.<br />Les premiers rayons de soleil le pénétrèrent, le séchèrent, le chauffèrent.<br />Sous leur souffle, se révéla la splendeur !<br /><br />Son regard, émergeant de l’océan de torpeur, se porta sur son corps de chenille, et se figea. Majestueuses, se déroulaient deux ailes drapées de mille nuances. Il en bougea une, puis l’autre, et la lumière du jour éclata en infinies gerbes d’arcs-en ciel.<br /><br />Il en fit battre une, puis l’autre, et, merveille ! La fraîche brise matinale, le berça, le caressa, le souleva ! Il était la fleur, qui, dédaignant le sol, montait là-haut valser aux bras du vent. Il était grand, beau, libre ! Il était Papillon.<br /><br />Sa joie explosa ! Il vola, dansa, papillonna.<br />Les fleurs se disputèrent ses faveurs, se parant de leurs meilleures senteurs. Mais, nulle n’était assez belle. Insatiable, volage, il battait vite des ailes, quêtant un nouvel hommage.<br /><br />Plus le soleil chauffait, plus ses couleurs resplendissaient, plus il sombrait joyeusement dans son tourbillon de passion. De béguin en amourette, de caprice en passade, l’aventure le mena loin de ce cocon qui avait façonné la merveille. Loin de cet arbre qui l’avait accueilli, nourri, protégé…<br /><br />L’herbe douce fit place à un désert de rocaille. La hargne du soleil, y embrasait un océan de larmes cristallines. Ses forces, d’un coup, le quittèrent. Il se posa, contraint.<br /><br />Le regard blasé de beauté, distingua à peine la laide créature.<br />Le nez en l’air, l’allure figée, arrogante, elle faisait bloc avec la roche. Les yeux, au regard d’acier, brillaient de mille feux. </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Captivé, fasciné, ébloui, le papillon, hypnotisé, dévora son reflet dans les prunelles de feu. La chose l’ignora avec superbe. Piqué, il s’approcha encore et encore. En vain. Enhardi il battit d’une aile, puis de l'autre, éxhiba ses arcs-en-ciel, et, enfin, la chose daigna le remarquer.<br /><br />La tête triangulaire tourna lentement, majestueusement ;<br />Le Papillon frémit d’orgueil et posa, offrant ses charmes au regard conquis ;<br />La chose ouvrit la bouche, comme émerveillée ;<br />La langue, longue et gluante, tel l’éclair, se détendit;</span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Le lézard happa le papillon. </span><br /><br /><span style="font-size:85%;"></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116307540573739737?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1162839433428676612006-11-06T18:55:00.000Z2006-11-06T18:59:31.513ZCe soir … je SUIS<div align="justify"><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">C’est la musique qui m’a réveillé. Si tant est que j’étais réveillé. Si tant est qu’il s’agissait d’une musique. Les vibrations sourdes, puissantes, tenaces s’immisçaient peu à peu dans mon esprit. Leur écho se répandait dans mon corps endolori de fatigue. De l’impact de ses ondes jaillissaient des éclats de conscience. Je prenais lentement pied dans la réalité. Mes yeux écartèrent laborieusement les derniers voiles de Morphée, pendant que me prenait aux viscères la clameur virile, sauvage, primitive.<br /><br />Le rêve se dissipa. Soulevé par les vibrations, je fis quelques pas incertains vers la révélation. Dans la vaste cour intérieure de la maison de mon grand père, une quinzaine de grands gaillards alignés en jellaba, selham et rezza donnaient la réplique à autant de femmes. Fiers, droits, beaux, les uns et les autres dressaient deux lignes compactes de part et d’autre de deux bnadria, faisant à chaque note vibrer les fondations de la vieille bâtisse. Les deux masses, traversées de la même houle, se cherchaient, se fuyaient, s’intimidaient, s’amadouaient…<br /><br />A quelques heures de l’aube, dans une propriété perchée sur les hauteurs de l’Atlas, tout près des étoiles, dans une nuit glaciale qu’entamaient à peine de grands feux crépitant de milliers d’étincelles, le mariage de mon cousin battait son plein. Je découvrais mon premier Ahidous.<br /><br />Ce soir, trente ans après, casque sur la tête, résonne à plein volume dans mes oreilles, la même clameur. Mon sang berbère reconnaît son tempo et s’emballe. Mes doigts, en transe, courent sur le clavier, vous esquissant les contours de ma résurrection.<br /><br />Je ferme les yeux. S’élèvent devant mon esprit, au loin, les sommets enneigés de l’Atlas de mon enfance. Ils sont là mes guerriers farouches. Elles sont là mes guerrières. Leur unisson résonne encore dans la pierre meurtrie par le souffle du soleil et la poigne du blizzard. Ils sont là les miens. Tous les miens. Au fond de moi. </span></div><span style="font-size:85%;"><div align="justify"><br /><span style="font-family:lucida grande;">Demain sera un autre jour. Ce soir je fais quelques pas décidés et me fonds dans la rangée des hommes. De mes entrailles jaillit, intacte, la même clameur. Mon âme bat la mesure.</span></span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116283943342867661?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1160646903997246852006-10-12T09:51:00.000Z2006-10-12T09:55:04.003ZA l'ombre de la passion<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Je pense à toi visiteur !<br />Quels pas t’ont donc guidé à ma porte ?<br /><br />Etait-ce la foulée décidée du chaland tatillon ?<br />Que je crains, Messire, que mon étal ne vaille ta halte.<br />Ta quête avisée, de bricelets de gourmet,<br />Ne trouvera ici que boudoirs et croquets<br /><br />Etait-ce l’enjambée saccadée du commis pressé ?<br />Sers-toi l’ami ! Je t’offre mes lettres et mes mots<br />Je rajoute mes points et mes virgules<br />Et, ultime largesse, mes gras et mes italiques<br />Remplis donc ton cabas<br />De tes victuailles, je ne suis guère plus pauvre<br />Reviens demain, après demain et le jour d’après<br />A ma porte, je te prie, point ne frappe<br />Entre, prends et passe ton chemin.<br /><br />Serait-ce le pas tranquille du chineur indulgent ?<br />Viens donc mon frère ! Je te propose mes rêves et mes espoirs<br />Et si tu veux bien, juste là, mes joies et mes peines<br />Et encore là, regarde, mes rires et mes pleurs<br />Et au fond, à l’abri des méchantes gens, mes peurs et mes faiblesses</span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"><br />Ne te sers point, mon frère, nul n’est besoin<br />De ma brocante, tu ne seras plus riche<br />Juste goûte et apprécie<br />Et trinquons, frère, là, à l’ombre de la passion.</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116064690399724685?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com11tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1160474921312516692006-10-10T10:06:00.000Z2006-11-19T18:26:45.736ZLarmes<div align="center"><strong><em><span style="font-size:85%;"></span></em></strong></div><div align="center"><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span></div><div align="center"><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Tu es partie et avec toi mon âme,<br />N’ayant plus rien, je te fais don de mes larmes.<br />Elles sont mon bien le plus cher !<br />Mon trésor impérissable !<br />Mon extrême soupir !<br /><br />Ce ne sont point de vains pleurs ;<br />Mais la sueur de mon cœur ;<br />Qui, pour toi, n’a cessé de battre !<br /><br />Pour toi seule, elles ont coulé !<br />Pour toi seule, je n’ai su les refouler !<br /><br />Hélas, dans mon regard, elles n’ont pu effacer le souvenir de ton départ !<br />Impuissantes, sur mes joues elles se sont retirées ;<br />Le vent les a cueillies, et, jaloux, au loin les a emportées !<br /><br />Ultime preuve de mon infini amour ;<br />Jamais, elles ne te seront dérobées !<br /><br />Mêlées à la rosée du matin ;<br />Perles de passion ;<br />Eternel hommage ;<br />Chaque jour, sur les roses de ton jardin, elles brilleront !</span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116047492131251669?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1160138626814372042006-10-06T12:32:00.000Z2006-10-06T12:43:46.883ZDélaissée<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Eh bien mon ami, voila que tu me boudes !<br /><br />Depuis quelques jours je te sens indécis, tourmenté, errant comme une âme en quête de repos, et cela me glace l’encre !<br /><br />Quelques fois tu t’attables et me prends.<br />Je frémis de plaisir, attendant que tes mains expertes me manient avec cette délicatesse dont je ne puis me passer ;<br />Je m’apprête alors à donner naissance, sous ta caresse, aux plus jolis mots, aux plus belles tournures …. A vivre !<br /><br />Mon encre, depuis une éternité alanguie par ton indifférence, retrouve son entrain et gambade joyeusement le long de mes entrailles.<br />Bientôt, une symphonie de mots, fruit de nos ébats, s’exhalera de notre étreinte, donnant naissance à mille sensations, les semant sur le sillage de notre valse, aux quatre coins de la feuille.<br /><br />Hélas, la caresse de ta main, distraite, absente, presque froide, a tôt fait de tempérer mon élan ;<br />Tes doigts, qui me faisaient virevolter avec art, tournoyer et tournoyer jusqu’à ce que ma sueur noircisse des pages et des pages, sont soudain gourds !<br /><br />Ils esquissent quelques caresses, essayant de s’appliquer …<br />Enlacés, nous évoluons alors sur quelques lignes, mais … sans grâce !<br />Le cœur n’y est pas.<br /><br />Notre œuvre est banale, quelconque !<br />Nous nous arrêtons un moment, puis, tristement, revenons sur nos pas pour la détruire.<br /><br />Pourquoi est ce que ta main n’affole plus mon cœur ?<br />Pourquoi est ce que ta caresse n’embrase plus mon corps ?<br />Que t’arrive-t-il, Ô compagnon ?<br />Me serais-tu infidèle ?<br />M’aurais-tu quittée pour toujours ? </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Me reviendras-tu quand, dans ton cœur, s’éveillera le souvenir de nos nuits blanches ? </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116013862681437204?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1160055469627398512006-10-05T13:31:00.000Z2006-10-05T13:44:05.096ZAgonie ...<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"><em>Un texte qui me tient particulièrement à coeur ....</em></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"><div align="left"><br /><br />Le premier coup de hache fuse. Un morceau d’écorce s’envole. Mon sang blanc, dilué de larmes, coule abondamment.<br /><br /><em>La mort est là. Inéluctable ! Mes souvenirs, plus vivaces que jamais, se répandent à mon chevet pour veiller mon agonie.</em> </div><div align="left"> </div></span><div align="left"><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Je revois la montagne où je suis né<br />J’entends les berceuses que le vent me chantait<br />Je retrouve les histoires extraordinaires que les oiseaux se racontaient<br />Je sens la douce caresse du vent de ma montagne<br />Mes racines, croyant renaître, aspirent goulûment la vie<br /><br /><em>La hache se fait hargneuse<br />Je la sens à peine<br />Mes souvenirs me serrent de toute leur force<br />Me crient : Courage !<br />Je me tiens droit.</em><br /><br />Ce fut par un doux matin de printemps que l’on était venu me chercher. Ma mère s’accrocha à moi si fort, que l’on dut me couper les bras pour m’arracher à elle. Mes frères secouaient convulsivement leurs milliers de feuilles et la forêt, à l’infini, n’était que plainte douloureuse. Les oiseaux s’envolèrent au loin. Jamais je ne les revis.<br /><br />On me planta au milieu d’un beau jardin. On m’entoura de soins. D’attentions. D’affection. On me gava, me tailla et, petit à petit, je me suis laissé vivre, refoulant au fond de mes entrailles, la nostalgie de ma blanche montagne.<br /><br /><em>Les coups se succèdent. La vie, par flots, coule de mes veines. Je vacille et m’accroche à mes souvenirs.<br /></em><br />Je trônais au milieu du jardin. Par les chaudes journées d’été, quand le soleil pris de frénésie méchante soufflait ses flammes partout, ma nouvelle famille venait se blottir dans mon ombre. Je la serrais tout contre moi, lui faisant rempart de mon feuillage.<br /><br /><em>La hache entame profondément ma chair. Mes souvenirs peinent à me soutenir, je me penche …<br /><br /></em>Les années se sont écoulées paisibles. J’ai aimé le petit garçon dont j’étais tout l’univers. J’ai adulé sa sœur, dont le regard azur, réveillait le souvenir de mon ciel d’enfance. Mon ombre fût leur compagnon de jeu. Mes branches leur repaire secret. Mon tronc le témoin de leurs premières amours.<br /><br /><em>Mon âme s’apprête à s’envoler vers les cieux. Tristement, le vent se lève pour mener la marche funèbre.<br /></em><br />Un jour, la richesse est venue et toute la maison s’est transformée. On a démoli, reconstruit, repeint, réaménagé. Ma vieille mansarde est devenue une belle demeure … un palais, auquel il ne manquait qu’une piscine.<br /><br /><em>Ils sont venus me regarder tomber. Ils sourient, se sentant déjà flotter sur l’eau fraîche.<br /></em><br />Je ne me rappelle plus de rien<br />Je m’abats.<br />Adieu !<br /><br />Au moment d’exhaler mon dernier soupir, le vent se penche sur moi et souffle : « <em>Pars en paix ! la-haut, sur la montagne, juste au milieu de tes frères, j’ai déposé une de tes graines !</em> ».<br /><br /></div></span><div align="right"><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"><em>A mon père… </em></span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-116005546962739851?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1159975992484738962006-10-04T15:23:00.000Z2006-10-04T16:04:29.996Z4- Silences .. au bout de la plume<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Si, une fois remis de vos divagations d’appréciateur sanctionneur, vous devenez un partenaire tout à fait appréciable dans les miennes de divagations, cherchons ensemble un sens à ces lignes qui coulent au gré - j’allais dire des humeurs de ma plume – des cliquetis de mon clavier.<br /><br />La plume aurait probablement été plus délicate dans ce premier flirt avec les mots. Elle aurait tangué, de bâbord, de tribord, esquissé un pas, puis deux, cherché la cadence, puis se serait lancée, avec toute la conviction de la passion.<br /><br />Le clavier, rustre sans art, ni flamme, ne se donne pas cette peine. Dès le premier silence, il arrête net. Les touches, noires, hideuses, narquoises, vous toisent, insensibles à cette délicieuse hésitation qui drape les premiers moments du flirt.<br /><br />Le silence ! C’est là que réside, tapis, le plus grand danger qui guette les divagateurs de mon acabit. C’est bien la seule chose que les mots ne peuvent cerner.<br /><br />Ses contours sont diffus, lâches, fuyants, inaccessibles. Hors de portée, il devient le trophée par excellence. Maîtriser le silence, c’est investir le fin fond de la pensée. C’est la conquérir dans sa plénitude.<br /><br />Mais, cela vaut-il la peine de quêter le silence ? Le trouver, n’est-il pas l’anéantir, et par là même, ôter toute valeur à ce qui, de silences, en non-silences, forge l’essence d’une pensée ? Que vaudraient des mots sans leurs silences ? Simplement, une suite de non-silences, domptés, donc sans intérêt.<br /><br />Homme. Face à mes silences, je me démène pour les dompter, dans ce qui fait le propre de l’humain. La Quête de l’impossible, impuissant qu’il est à se satisfaire de sa simple présence inaccessible.<br /><br />Le silence, est trop lourd pour notre égo et trop abstrait pour nos sens. Nous sommes plus heureux quand nous quêtons que quand nous avons trouvé. D’ailleurs, nous ne trouvons jamais. Chaque quête aboutie, se révèle une simple étape vers une autre que nous nous projetons vitale. Ainsi va la vie. La quête est notre but et non son objet.<br /><br />Nous y voilà. je vous invite à m'accompagner dans cette quête des silences. Les bien inspirés, comme les mal inspirés. Les courageux comme les lâches. Les savants comme les ignorants. Les avisés comme les étourdis. Les calculés, comme les spontanés. Laissons nos mots les traquer, les happer, les digérer, les anéantir, les crier... </span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-115997599248473896?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1159975282380161342006-10-04T15:17:00.000Z2006-10-04T16:03:55.806Z3- Votre appréciation<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Ca commence plutôt bien. Mais, il ne faut surtout pas relire au dessus. J’ai déjà repéré deux, trois mots que je devrais changer. Si je m’y mets maintenant, s’en sera fait de cette mise en route de ma machine de guerre. </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">D’ailleurs, ai-je besoin de votre intérêt pour écrire ce que j’ai à dire ? Que vaudraient mes mots, sensés être libérateurs, si d’emblée, je les enchaînais à votre appréciation ? S’il s’agit de déboucler la boucle, je préférerais que vous soyez le maillon qui saute. </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Sans votre avis, les choses seraient beaucoup plus simples. Le monde tournerait autrement. Imaginez un instant un monde où chaque acte, serait émancipé de cette obligation d’appréciation positive que nous avons inventée, pour être simplement un acte. Libre, fier, sauvage. Ce serait la révolution. Non pas celle d’un peuple, mais bien celle de toute l’humanité, croupissant sous la dictature du paraître. </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">A suivre...</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-115997528238016134?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1159974771470091802006-10-04T15:08:00.000Z2006-10-04T16:03:26.793Z2- Mes solitudes terrassières<span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Pour ma part, n’étant pas un habitué des cercles mondains, sans le vraiment vouloir, dois-je avouer, je fais un usage tout autre de ma besace à réflexions spirituelles. Elles ont ce premier mérite de souvent animer mes solitudes terrassières. Le terme n’existe probablement pas. Qu’importe ! je l’invente pour l’occasion. Pourquoi n’en aurais-je pas la latitude ? Ces termes que je vous ponds depuis une heure, n’ont-ils pas été inventés pour le besoin du premier type qui y a pensé ? </span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:lucida grande;font-size:85%;">Mes solitudes terrassières, ces moments de contemplation méditative que je passe quotidiennement sur la terrasse de mon café habituel. Comme je ne peux humainement pas me taire au café aussi, et qu’en général il n’y a personne avec moi, je m’expose intérieurement, dans la plus totale intimité, ces réflexions qui, ailleurs, m’auraient, je me permets de le penser, valu de francs succès.<br /><br />Je me fais alors mon cinéma, ne me privant ni du ton, ni du froncement de sourcils intello, encore moins du détachement faussement spontané. Je m’écoute disserter, je m’accorde mes hochements de tête entendus, mes sourires genre « je te vois venir petit futé », mes mimiques style « non ! Tu as fais ça ? » Et même mes encourageants « ewa, zid ou men be3d ? »… généreux jusqu’au bout, pour peu je me séduirais.</span><br /><span style="font-size:85%;"></span><br /><span style="font-size:85%;">A suivre ...</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-115997477147009180?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-35438954.post-1159886312166807302006-10-03T14:33:00.000Z2006-10-04T16:02:43.596Z1- Cri Premier<span style="font-family:georgia;font-size:78%;">Nous y voilà. Le courage affûté et la volonté intacte face à la première page blanche. Tout va bien. Les idées grouillent, la rage bouillonne et les doigts trépignent, prêts à faire feu de tout bois. Ce sont là les trois premières lignes de ce pamphlet que j’imagine incendiaire. Cet exutoire de tant d’heures de silence imposé. Ils vont voir de quel bois je me chauffe !<br /><br />Au fait, c’est qui « ils » ? C’est étrange, que l’on aie toujours besoin de ce « ils » pour canaliser son énergie. Comme si la créativité ne pouvait donner sa mesure que dans la riposte. Et puis, pourquoi ne se suffit-on jamais d’un seul « ennemi » ? Pourquoi l’adversité ne se conçoit-elle que dans la pluralité ? Faut-il absolument se placer dans une configuration d’opprimé, tyrannisé par le nombre, pour parvenir à exprimer la révolte ? Voilà une idée à creuser.<br /><br />Il faudrait que je la note dans ma rubrique « réflexions en cours ». J’en ai des tas comme ça. Le « en cours » est quelque peu pompeux, je vous l’accorde volontiers. Bien entendu, je ne passe pas mon temps à défricher cette terre vierge. Heureusement, sinon, quelle vie de galérien, ce serait. Déjà que les rames m’engourdissent les mains. Si en plus je devais aller au charbon avec les méninges.<br /><br />De toute façon, c’est toujours bon de garder quelques profondes réflexions comme celle-là sous le coude. Ca sert toujours. Effet garanti en société. Pour peu que l’on y mette le ton, le froncement de sourcils de circonstance et surtout ce soupçon de faux détachement qui enlise les autres dans la certitude que votre besace est pleine à craquer de spiritualités du genre. Je ne serais guère étonné qu’il se trouve des petites gens qui les notent soigneusement, les répertorient et révisent leur calepin magique entre la noisette de gel et le jet de parfum, les soirs de sortie.<br />Et puis pourquoi pas ? Cela amuse la galerie, donne du galon et tout le monde y trouve son compte. </span><br /><span style="font-family:georgia;font-size:78%;"></span><br /><span style="font-family:georgia;font-size:78%;">à suivre ...</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35438954-115988631216680730?l=kbbs.blogspot.com'/></div>KBBhttp://www.blogger.com/profile/05556531999877913147noreply@blogger.com1