tag:blogger.com,1999:blog-3507342919808972728.post-38286023423774384542008-04-28T23:36:00.004+01:002008-04-29T21:35:20.350+01:00Ré-inventer le phare d'Alexandrie : de l'anastylose à la création 1/2Aujourd'hui un projet unique, enthousiasmant, fragile, s'apprête à voir le jour : l'invention du phare d'Alexandrie.<br />Inventer ? Ce mot pourrait surprendre. Re-créer, relancer, élever... pourrait être comme une hérésie sur le plan archéologique. Comment pourrait-on édifier à nouveau ce qui fut ?<br />Et pourtant cela reste possible avec une grande rigueur scientifique, en procédant à ce que le métier appelle une anastylose.<br />Il s'agit de la reconstruction à partir des éléments originaux du phare. Ceux-ci seront repositionnés à l'endroit initial où les blocs étaient situés dans le bâtiment lui-même.<br /><br />Le phare a disparu au Moyen Age, absorbé par les flots. Il n'en reste plus rien de visible aujourd'hui.<br />Certains envisagent qu'une partie du fort de Quaitbay serait la base de cette défunte merveille du monde.<br />D'autres pensent que l'imaginaire reste le seul référentiel acceptable pour l'éternité. Un rêve, une mémoire enfouie, généreuse, exagérée, juste poétique.<br /><br />Et pourtant le phare est bien là. Enfin une partie. Sous nos pieds. Sous les vagues tumultueuses de la rade d'Alexandrie. Les archéologues plongeurs de l'équipe de Jean-Yves Empereur trouvèrent différents blocs de granit. Après analyses, recoupements, débats... il devenait clair que ces pierres étaient les restes de la grande porte du phare.<br /><br />Et pourtant tous ces éléments furent disséminées sous l'eau après un tremblement de terre. Aujourd'hui ils servent en partie de sous-bassement au fort du Moyen-Age. Sous terre ou sous mer le phare n'est plus. De toute façon il ne serait donc pas envisageable de le remonter dans son entier.<br /><br />Cependant, sortir les pierres de l'eau. Elever à nouveau ce qui fut l'entrée rituelle du monument, juste cette porte, son linteau, semblerait possible.<br />Imaginez-vous demain passer sous cette ouverture de 12 mètres de haut...<br /><br />Il s'agit d'un projet gigantesque, aux confins de l'archéologie, de la politique, du mythe entretenu d'une des dernières merveilles du monde...<br />On voyait il y a peu les plans d'anastylose du jeune et talentueux chef de projet et également tailleur de pierre, Y. Vigouroux. Ils font tout simplement rêver un simple amateur.<br /><br />L'idée est belle, fragile, enthousiasmante pour cette ville un peu oubliée et pourtant si attachante. A suivre...<div class="blogger-post-footer">Quelques clins d'oeil sur les pas d'une collection. Des premiers balbuciements à de plus grandes découvertes. Des peuples nomades, aux peintures contemporaines Aborigènes...</div>Bertrandhttp://www.blogger.com/profile/16620952434764997112noreply@blogger.com