tag:blogger.com,1999:blog-30648390275630705882008-07-21T10:49:36.501-04:00Je rêvais que je ne dormais pasQui ne dit mot, consent.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comBlogger13125tag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-48845850251808573312008-07-21T10:33:00.003-04:002008-07-21T10:38:35.790-04:00Journal de navigation en date du 21 juillet 2008<span style="font-size:130%;color:#ff6666;"><strong><em>La mer est calme, très calme.</em></strong></span>ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-78201034073452073612008-06-21T05:31:00.002-04:002008-06-21T05:36:23.387-04:00Septième épisodeJ’entendais le rythme régulier de ses pas comme le martèlement d’un tambour dans la nuit. Bientôt vint une réponse, puis une autre, jusqu’à ce que l’obscurité soit peuplée d’un fabuleux écho.<br /><br /><em><strong><span style="color:#990000;">À SUIVRE...</span></strong></em>ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-43776087763303458142008-05-08T18:49:00.003-04:002008-06-21T05:36:37.000-04:00Sixième épisodeNe dit-on pas… s’abandonner à la paresse?<br /><br />Je tirais la couverture tombée aux pieds du sofa et je me livrais donc en toute confiance à cet assoupissement bien heureux.<br /><br />Il y avait au bout du regard un point de jour, source de lumière. Son rayonnement était très intense malgré sa petitesse. J’eus la certitude à sa vue qu’il s’agissait de l’endroit à rejoindre. Je penchais mon corps sur le dos de l’animal, allongeant mes bras de chaque côté de sa tête, les paumes de mes mains ouvertes vers l’avant. Une hallucinante guirlande de fleurs en sortit pavant le chemin, indiquant la direction à ce mystérieux Pégase. Dès lors il se mit à marcher sur ce passage, une enjambée après l’autre, levant les pattes bien hautes en cadence comme un carrousel.<br /><br />Pourquoi paradait-il ainsi?ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-76345393939353102542008-04-10T09:20:00.008-04:002008-04-10T09:30:38.969-04:00Journal de navigation en date du 4 avril 2008<a href="http://bp2.blogger.com/_g8Utf5vetyQ/R_4UQOGS_4I/AAAAAAAAAr4/UyGlQ_kHlEw/s1600-h/Escale+aux+%C3%8Eles+Turquoises.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187606089672359810" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_g8Utf5vetyQ/R_4UQOGS_4I/AAAAAAAAAr4/UyGlQ_kHlEw/s400/Escale+aux+%C3%8Eles+Turquoises.JPG" border="0" /></a><br /><div><span style="font-size:180%;color:#ff6666;"><em>Escale aux îles Turquoises</em></span></div>ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-68502127224536580702008-03-25T21:08:00.004-04:002008-05-08T18:54:23.356-04:00Cinquième épisodeUn grand courant d’air froid m’envahit. Je prenais conscience à nouveau de mon corps qui n’était que légèrement vêtu. Le feu s’était éteint. Par esprit de solidarité je jetais un coup d’œil à la chatte. Elle s’était roulée en boule sur le meilleur coussin du salon. C’était la fin de semaine de l’action de grâce. J'avais choisi en témoignage de reconnaissance à l’Inconnu Imprévisible, l’oisiveté comme compagne, bien qu’elle fut déclarée mère de tous les vices.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-16806443102996126392008-03-08T15:51:00.001-05:002008-03-08T15:53:47.425-05:00Quatrième épisodePersonne ne donnait l’impression de se connaître mais tous paraissaient investis du même élan qui s’était emparé de moi plutôt et qui me conduisait depuis. Au travers de ces étrangers de tout ordre, je me reconnaissais.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-72054917503837530402008-02-13T20:28:00.002-05:002008-03-25T21:07:31.818-04:00Troisième épisodeQuelle affluence!<br /><br />Caravane de pingouins roses et noirs, devancée par des fées, crinières d’or au vent, chevauchant des oies blanches angéliques, enfants indigènes montés sur des poneys aux hirsutes poils argentés, magiciens qui volent, clowns sur tapis flottants, ballerines transportées sur des nuages vaporeux… Mais, où allait tout ce beau monde?ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-34114104597726761192008-01-31T07:17:00.001-05:002008-02-13T20:31:50.334-05:00Deuxième épisodeNous arrivâmes rapidement à un endroit du ciel où la circulation était dense. Ce trafic aérien était composé d’éléments divers, sans doute les plus hétéroclites que j’eus été appelée à connaître. Nous croisions de curieux cavaliers, enfourchés sur d’insolites montures, qui ne semblaient pas nous apercevoir bien que nous les rencontrions de très près. J’eus même un haut le cœur en pensant que mon cheval percuterait un de ces étranges véhicules. Il était dirigé par un grand homme, chapeau haute-forme sur la tête, barbichette au menton, qui était installé noblement sur la selle d’un sphinx pas moins ailé que ma propre bête mais de beaucoup plus distrait. Fort heureusement, l’étalon avec une agilité remarquable fit volte-face pour échapper à la collision.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-85936094775728431392008-01-18T15:21:00.000-05:002008-01-31T07:20:12.137-05:00Première épisodeDès que j’eus remis les pieds (si je peux m’exprimer ainsi) dans cet univers débridé, une énergie propulsive me gagna à un point tel que je me trouvai soudainement sur le dos d’un superbe étalon noir ailé. Nous nous dirigeâmes sur-le-champ à une vitesse vertigineuse vers une céleste voûte étoilée. Je serrais mes cuisses sur la monture comme je l’avais appris de mon enfance, pour ne pas être projetée de l’animal et devenir une de ces étoiles filantes, certes éblouissantes, mais à mon point de vue par trop éphémères.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-89855815000760212152008-01-08T16:06:00.000-05:002008-02-06T07:36:39.767-05:00Journal de navigation en date du 8 janvier 2008<em><strong><span style="color:#ff6666;">J'ai été nommée aujourd'hui, officier de quart. Ma tâche consistera à écrire un compte rendu de la vie à bord de ce fabuleux navire, chevalet officiel de la toile de fond de ce roman. J'y inscrirai mes rapports de coauteur avec <a href="http://annickgauvreau.com/"><span style="color:#cc0000;">Je-ne-sais-quoi</span></a>, vieux loup de mer émérite, les réflexions des passagers, mes états d'âme comme membre d’équipage, et probablement des récits tumultueux d'outre-mer. À la merci des flots agités et des temps orageux, le mal de mer me gagnera parfois. Veuillez faire preuve de tolérance pour le marin d'eau douce que je suis. </span></strong></em><br /><em><strong><span style="color:#ff6666;"></span></strong></em><br /><em><strong><span style="color:#ff6666;">Ces notes seront publiées couleur saumon pour ne pas les confondre avec les épisodes du roman, sous la rubrique <a href="http://www.annickgauvreaupropose.com/search/label/%2B%20Livre%20de%20bord"><span style="color:#cc0000;">Livre de bord</span></a>.</span></strong></em><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;"></span></em></strong><span style="color:#ff6666;">_____________________________________________________________________<br /></span><span style="color:#ff6666;"><strong><em></em></strong></span><br /><span style="color:#ff6666;"><strong><em>Depuis deux ou trois jours, la même rengaine m'habitait. Quelle idée avais-je eu de m'embarquer à bord de ce bateau, chargée de ce gros balluchon littéraire? N'en avais-je pas suffisamment avec l’<a href="http://www.annickgauvreau.info/2007/09/expositions-collectives-des-catalogues.html"><span style="color:#cc0000;">exposition</span></a> d'avril à préparer sans m'encombrer de ce prétendu voyage? </em></strong></span><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;"></span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;">Il n'y a pas de hasards, il n'y a que des rendez-vous. (Paul Éluard)</span></em></strong><br /><span style="color:#ffffff;"></span><br /><span style="color:#ff6666;"><em><strong>J’ai reçu hier soir une invitation par courriel à fournir de mes textes pour la </strong></em><a href="http://www.pause.pquebec.com/dictee.php"><span style="color:#cc0000;"><em><strong>Dictée 101</strong></em></span></a><em><strong>, dictée quotidienne en ligne. J’ai reçu cette demande comme une belle tape d’encouragement de l'univers à poursuivre l'expérience, et j’ai écrit sur un bout de papier que j’ai laissé traîner sur le comptoir: ''L’univers répond toujours à nos inquiétudes''. Ce matin, mon compagnon de cabine est venu me rejoindre dans la cale où je mettais un peu d’ordre et m'a dit : ''Il faut dire, l’univers répond toujours à nos demandes''.<br /></strong></em></span><br /><span style="color:#ff6666;"><strong><em>Je lui ai répondu: ''Il y a beaucoup de demandes dans nos inquiétudes''.</em></strong></span><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;"></span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;">Ce soir, j'ai allumé les feux de positions du navire.</span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;"></span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;">P.-S.</span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;">Le 14 janvier, sur la <a href="http://www.pause.pquebec.com/dictee.php"><span style="color:#cc0000;">fréquence 101</span></a> de la radio du navire, vous pourrez tester votre niveau en orthographe au moyen d'un de mes écrits. Amusez-vous bien!</span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;"></span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#ff6666;">Votre très humble serviteur</span></em></strong>ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-58951144329850007322008-01-06T08:09:00.004-05:002008-03-08T14:02:44.453-05:00PROLOGUEJe gravissais des collines à dos de chameau, je me laissais bercer par les océans, et toute mon imagination était en liesse. Je parcourais le monde, projetant toute cette joie aux nombreux hôtes de la terre, et je recevais en retour toute cette allégresse décuplée.<br /><br />La chatte grimpa sur le canapé en quête d’un certain bien-être elle aussi, m’amenant à quitter la balade. Mais l’aventurière en moi m’y ramena prestement bien malgré elle.<br /><br />L’odyssée ne faisait que commencer et je décidai d’y replonger intégralement.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-83371462354049891482008-01-04T09:00:00.001-05:002008-03-07T10:37:59.272-05:00INTRODUCTIONL’automne était très froid cette année-là. Je m’étais endormie sur la causeuse du salon. Un feu crépitait tout doucement dans la cheminée, gazouillant un doux murmure de réconfort. J’étais bien, immergée dans cet instant d'éternité. Mon esprit vagabondait sans structure établie, permettant ainsi à tout mon organisme de se détendre, dans la paix, l’amour, l’harmonie. Je rêvais éveillée.ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-3064839027563070588.post-86688851647704432482008-01-01T10:00:00.000-05:002008-01-19T12:39:22.971-05:00Avant-propos | Janvier 2008<em>J’ai projeté pour la prochaine année de faire un exercice de style et un acte de foi envers </em><a href="http://annickgauvreau.com/"><em><strong>Je-ne-sais-quoi</strong></em></a><em>. Je propose d’écrire un roman à épisodes sur la toile, mettant à contribution ma fervente imagination, et en vedette... Je-ne-sais-quoi encore. L’avenir nous le révèlera. Je ne peux dire à quel rythme j’écrirai et encore moins à quelles fréquences je publierai les épisodes, mais je choisis de faire confiance en l’expérience du vide plein de riens, source infinie d’inspiration, de création et de félicités. C'est à suivre...<br /></em>ANNICK GAUVREAUhttp://www.blogger.com/profile/12023730007608243728noreply@blogger.com