tag:blogger.com,1999:blog-284292202009-07-05T01:15:09.468ZAMERE PATRIE,DEVOIR DE MEMOIRE ET DE VERITÉ« Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu votre pays dans la guerre et dans l’honneur. « Vous avez été de ceux qui, au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. « Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! » 1er septembre 1945, Charles de Gaulle.EMILIANO do REGOnoreply@blogger.comBlogger151125tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-28991885263622284432009-06-16T20:29:00.002Z2009-07-04T23:58:48.812Z«Les oubliés de la République»: La pension d’un ancien combattant «basané», un salaire ethnique, inique et cynique<table id="ViewArticleTable" border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width="100%"><tbody><tr><td align="left" valign="top"><div class="articleTitle"><br /></div><br /><div class="articleAuthorName">Par René Naba</div><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="2" align="left" nowrap="nowrap"><div class="bigArticleText12">Le 16 juin 2009</div></td> </tr> <tr> <td colspan="2" align="left" nowrap="nowrap"><div class="bigArticleText12"><a href="http://renenaba.blog.fr/">Le blog de René Naba</a> </div></td> </tr> <tr> <td colspan="2" align="left"><div style="margin-right: 10px;" class="bigArticleText12"><br /><strong> </strong><p><strong><img style="margin: 5px;" alt="046.1241854637" src="http://data5.blog.de/media/276/3602276_be851ef94c_l.jpeg" width="400" height="133" /></strong></p> <p class="center"><strong><em>Photographies Philippe Guionie, Prix Roger Pic 2008 pour son portfolio Le tirailleur et les trois fleuves. Ouvrage : Anciens combattants africains, Éd. Les Imaginayres</em><br /><br />Paris, 17 juin 2009</strong>- A chaque commémoration nationale (11 novembre, 8 mai, 6 juin, 15 Août), le sort miséreux des anciens combattants arabes et africains, musulmans ou chrétiens de l’armée française, laissés à leur sort, refait surface, dans une sorte de réflexe pavlovien traité périodiquement par la presse comme la marque de soulagement de la bonne conscience française d’une mauvaise conscience chronique. «Les oubliés de la République» ne le sont pas vraiment. Ils sont volontairement maintenus en l’état, volontairement maintenus dans l’oubli de leur condition malgré l’émotion soulevée par le film «Indigènes» en 2006 dans la foulée des émeutes des banlieues françaises, malgré la surprise feinte de la classe politico médiatique face à cet aspect hideux de la bureaucratie française.<br />Au delà des indignations de circonstance, il traduit la permanence d’une posture proto fasciste inhérente à tout un pan de la société française. </p> <p align="justify">La France qui se refuse aux statistiques ethniques comme contraires aux principes fondateurs de la République française (Egalité et Fraternité), est, en fait, un ferme partisan de cette pratique discriminatoire dans la rétribution de ses anciens combattants d’origine non française, et, même au-delà, dans la mobilité sociale des diverses composantes de la société française. </p> <p align="justify"><a id="more6315099" name="more6315099"></a></p> <p align="justify">Pour mémoire, le bilan des pertes indigènes pour les deux grandes guerres mondiales du XX e siècle, s’est élevé, rien que pour les tués, à 113.000 morts, soit autant que la population conjuguée des villes de Vitrolles et d’Orange, les deux anciens fiefs du Front National. Il n’était pas alors question de «seuil de tolérance», encore moins de test ADN, ni de charters de la honte, mais de sang à verser à profusion, comme en témoigne le tableau suivant:</p> <p align="justify"><strong>1-La contribution globale des colonies à l’effort de guerre français</strong></p> <p align="justify">La contribution globale de colonies à l’effort de guerre français pour la 1ère Guerre Mondiale (1914-1918) s’est élevée à 555.491 soldats, dont 78.116 ont été tués et 183.903 affectés à l’arrière à l’effort de guerre économique en vue de compenser l’enrôlement de soldats français sur le front (1). L’Algérie, à elle seule, a fourni 173.000 combattants musulmans, dont 23.000 ont été tués, et 76.000 travailleurs ont participé à l’effort de guerre, en remplacement des soldats français partis au front. La contribution totale des trois pays du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc) s’est élevée à 256.778 soldats, 26.543 tués et 129.368 travailleurs. L’Afrique noire (Afrique occidentale et Afrique équatoriale) a, pour sa part, offert 164.000 combattants dont 33.320 tués, l’Indochine 43.430combattants et 1.123 tués), L’Ile de la Réunion 14.423 combattants et 3.OOO tués, Guyanne-Antilles (23.OOO combattants, 2037 Tués).</p> <p align="justify">Pour la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945): La première armée d’Afrique qui débarqua en Provence (sud de la France), le 15 août 1944, avait permis d'ouvrir un deuxième front en France après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Cette armée de 400.000 hommes, comptait 173 000 arabes et africains dans ses rangs. De juin 1940 à mai 1945, cinquante cinq (55 000) Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. 25 000 d'entre eux servaient dans les rangs de l'armée d'Afrique.<br />Durant la campagne d’Italie, marquée par la célèbre bataille de Monte Cassino, qui fit sauter le verrou vers Rome, et, à ce titre, célébrer comme la grande victoire française de la II me guerre mondiale, sur les 6.255 soldats français tués, 4.000, soit les deux étaient originaires du Maghreb et parmi les 23.5000 blessés, 15.600, soit le tiers étaient du Maghreb. Ahmad Ben Bella, un des futurs chef de file de la guerre d’indépendance algérienne et premier président de l’Algérie indépendante figurait parmi les blessés de la bataille de Monte Cassino. Il en est de même de la campagne d’Allemagne, sur les 9.237 tués, 3.620 étaient des enrôlés du Maghreb, et sur les 34.714 blessés, 16.531 étaient Maghrébins. </p> <p align="justify"><strong>2- «Les oubliés de la République», la permanence d’une posture raciste.</strong></p> <p align="justify">Le maintien d’une pratique discriminatoire dans la rétribution des anciens combattants d’origine non française traduit le mépris de la France à l’égard de ses anciens servants, et pis, à l’égard de ses propres principes. Elle porte la marque d’un racisme institutionnel subliminal dans le droit fil des notations des travailleurs coloniaux de l’entre deux guerres (1919-1939). A l’instar d’une cotation boursière sur un marché de bétail, ceux-ci les étaient déjà à l’époque crédités de points, avec les responsabilités et rétributions y afférentes, en fonction de leur nationalité et de leur race avec de subtiles distinctions selon leur lieu de provenance. Ainsi le Chinois se situait au bas de la hiérarchie, sa production évaluée à 6 sur une échelle où le Marocain était placé à 8, l’Algérien (arabe), le Kabyle et le Grec à 10, l’Italien et l’ Espagnol à 12, alors que le Français se trouvait dans tous les classements naturellement au sommet de la hiérarchie avec une note inégalable de 20 sur 20. Score jamais enregistré par aucune autre nationalité, sous aucun autre ciel, dans aucune autre compétition (2). </p> <p align="justify">La France a décidé de geler le montant des retraites des combattants étrangers en raison du poids financier que cette charge représentait pour le budget français, habillant cette mesure économique de considérations morales: geler le niveau de la retraite à la date de l’indépendance de leur pays respectif pour marquer la scission d’avec la métropole. Ce geste symbolique de rupture occulte le fait que les anciens combattants avaient servi leur colonisateur et non leur pays d’origine. </p> <p align="justify">Argument fallacieux s’il en est, il ne résiste pas à l’analyse pas plus que l’argument de rechange qui relevait, lui aussi, de la pure casuistique: Le gel de pensions à leur niveau de l‘accession à l’indépendance du pays concerné évitait que les retraités indigènes ne disposent de revenus plus importants que leurs compatriotes non combattants de leur pays d’origine, afin de prévenir toute déstabilisation de leur environnement local. Une sorte de nivellement par le bas enrobé du pompeux mot de «cristallisation», par analogie au phénomène chimique.</p> <p align="justify">Les circonvolutions juridiques ne changeront rien à la réalité des choses, et, au-delà des considérations économiques, la décision française induit implicitement un jugement moral sur la valeur respective du sang français et du sang indigène sur la bourse des valeurs entre des frères d’armes qui encourrait pourtant à l’époque le même péril dans un même combat. Comment justifier, sinon, cette discrimination dans le traitement d’un ancien combattant français qui perçoit 600 euro par mois d’indemnités, d’un sénégalais 100 euro par mois ou, pis, d’un marocain qui a droit à 60 euro par mois, soit dix fois moins que le français, sous réserve d’une obligation de résidence de neuf mois par France par an. </p> <p align="justify">N’en déplaise à personne, la disparité des retraites constitue sans contestation possible une forme insidieuse de la diversité à la française ancrée durablement dans la conscience nationale et que le président Nicolas Sarkozy se propose de réactualiser comme antidote au principe fondateur de la République française, le principe d’égalité. La pension de retraite des anciens combattants indigènes apparaît ainsi comme un salaire ethnique, inique et cynique. Une discrimination injustifiable tant au niveau du droit que de la morale, en ce qu’elle aboutit à pénaliser des étrangers pour leur suppléance de la défaillance des Français dans la défense de leur propre territoire national. Une double peine en somme en guise de gratitude.</p> <p align="justify">Son maintien, en dépit des critiques, signe la permanence de la filiation gobino-darwiniste du corpus juridique français matérialisée par la codification du Code Noir de l’esclavage (pour le continent noir) et le Code de l’Indigénat (pour les musulmans d’Algérie), au XVIIIe et XIXe siècle.<br />Une filiation confirmée au XXe siècle par la mise en œuvre d’une théorie raciale des valeurs avec la notation des travailleurs coloniaux selon un critère ethnique, la mise sur pied des »zoos humains» de même que d’un «bureau des affaires nord africaines» dans l’entre deux guerre (1919-1939), précurseur du «Commissariat aux affaires juives» et de l’imposition de «l’étoile jaune» sous le régime de Vichy (1940-1944). Une filiation réitérée, enfin, au XXIe siècle, par la discrimination salariale des anciens combattants basanés et le test ADN pour le regroupement familial des travailleurs expatriés de l’ère sarkozy. </p> <p align="justify">Cette approche raciale est en contradiction avec la contribution des peuples basanés à la liberté de la France et à sa reconstruction, en contradiction aussi avec les principes universalistes que la «Patrie des Droits de l’Homme» ambitionne de véhiculer à travers le monde, une théorie qui dessert enfin la France et son obère son discours humaniste. </p> <p align="justify"><strong>3- Du rôle positif des colonisés par rapport à leur colonisateur </strong></p> <p align="justify">La France, pour douloureux que soit ce constat pour notre amour propre national, a été le seul grand pays européen à l’articulation majeure des deux grands fléaux de l’Occident de l’époque contemporaine, «les penchants criminels de l’Europe démocratique» (4), la traite négrière et l’extermination des Juifs, contrairement à la Grande Bretagne qui a pratiqué la traite négrière exclusivement, sans aucunement participé à l’extermination des Juifs, contrairement même à l’Allemagne qui a conçu et réalisé, elle, la solution finale de la question juive, mais sans participation significative à la traité négrière. </p> <p align="justify">Elle se distingue aussi des autres grands pays occidentaux non seulement dans le traitement réservé à ses anciens combattants indigènes, mais aussi dans sa dette morale à leur égard. Jamais pays au monde n’a été autant que la France redevable de sa liberté aux colonies, jamais pays au monde n’a pourtant autant que la France réprimé ses libérateurs souvent de manière compulsive. </p> <p align="justify">Là réside le paradoxe de la France: Par deux fois en un même siècle, phénomène rarissime dans l’histoire, ces soldats de l’avant, les avant-gardes de la mort et de la victoire auront été embrigadés dans des conflits qui leur étaient, étymologiquement, totalement étrangers, dans une « querelle de blancs », avant d’être rejetés, dans une sorte de catharsis, dans les ténèbres de l’infériorité, renvoyés à leur condition subalterne, sérieusement réprimés aussitôt leur devoir accompli, comme ce fut le cas d’une manière suffisamment répétitive pour ne pas être un hasard, à Sétif (Algérie), en 1945, cruellement le jour de la victoire alliée de la seconde Guerre Mondiale, au camp de Thiaroye (Sénégal) en 1946, et, à Madagascar, en 1947, enfin, au Cameroun, sans doute à titre de rétribution pour leur concours à l’effort de guerre français. </p> <p align="justify">En Grande Bretagne, contrairement à la France, la contribution ultramarine à l’effort de guerre anglais a été de nature paritaire, le groupe des pays anglo-saxons relevant de la population Wasp (White Anglo Saxon Protestant), -Canada, Australie, Nouvelle Zélande-, a fourni des effectifs sensiblement égaux aux peuples basanés de l’empire britannique (indiens, pakistanais etc.). Il s’en est suivi la proclamation de l’Indépendance de l’Inde et du Pakistan en 1948, au sortir de la guerre, contrairement, là aussi, à la France qui s’engagera dans dix ans de ruineuses guerres coloniales (Indochine, Algérie).</p> <p align="justify">Autre paradoxe, leur stigmatisation par le terme «Bougnoule» (5), terme pourtant qui tire ainsi son origine de l’expression argotique de cette supplique ante mortem. Par un dévoiement de la pensée sans doute unique au monde, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême -«Aboul Gnoul, apporte l’alcool»- le breuvage galvaniseur de l’assaut des lignes ennemies, finira par constituer la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs.</p> <p align="justify">Dans les ouvrages français, le calvaire de leur dépersonnalisation et leur combat pour la restauration de leur identité et de leur dignité se résumeront à cette définition laconique: «Le bougnoule, nom masculin apparu en 1890, signifie noir en langue Wolof (dialecte du Sénégal). Donné familièrement par des blancs du Sénégal aux noirs autochtones, ce nom deviendra au XX me siècle une appellation injurieuse donnée par les Européens d’Afrique du Nord aux Nord-Africains. Synonyme de bicot et de raton». Un glissement sémantique du terme bougnoule s’opérera au fil du temps pour englober, bien au delà de l’Afrique du Nord, l’ensemble de la France, tous les «mélanodermes», arabo-berbères et négro-africains, pour finir par s’ancrer dans le tréfonds de la conscience comme la marque indélébile d’un dédain absolu, alors que parallèlement, par extension du terme raton qui lui est synonyme, le langage courant désignait par «ratonnade» une technique de répression policière sanctionnant le délit de faciès.</p> <p align="justify">Bougnoule finira par confondre dans la même infamie tous les métèques de l’Empire, piétaille de la République, promus au rang de défenseurs occasionnels de la Patrie, qui étaient en fait les défenseurs essentiels d’une patrie qui s’est toujours voulue distincte dans le concert des nations, qui se distinguera parfois d’une façon hideuse, traînant tel un boulet, Vichy, l’Algérie, la collaboration, la délation, la déportation et la torture, les pages honteuses de son histoire, peinant des décennies durant à expurger son passé, et, pour avoir tardé à purger son passif, en paiera le prix en termes de magistère moral.......</p> <p align="justify">Un pays qui ignore son histoire a tendance à la répétition et les opérations de récupération paraissent inopérantes pour la pédagogie nationale. Il en va du salaire ethnique des anciens combattants «basanés» comme de l’exaltation du martyr du jeune résistant communiste Guy Môquet (6) qui demeurera, lui aussi sans portée thérapeutique aussi longtemps que ne seront dénoncés, ses bourreaux, ceux qui ont inscrit son nom sur la liste des suspects comme ceux qui l‘ont livré aux Allemands, c'est-à-dire la police française et le ministre de l’intérieur de l’époque, le lointain prédécesseur de Nicolas Sarkozy auteur de cette mystification mémorielle. ...</p> <p align="justify">De la même manière que les marronniers sur les oubliés de la République continueront de relever d’un pur exercice de style aussi longtemps que le silence sera maintenue sur la rémunération ethnique comme la face hideuse du racisme institutionnel français.</p> <p align="justify"><strong>Références</strong></p> <p align="justify">1- Cf.: «L’Empire dans la guerre» publication du service historique de l’armée, dont le document mentionne le critère religieux des soldats originaires d’Afrique. Ce document est publié en annexe du livre «Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français», René Naba/ Harmattan 2002</p> <p align="justify">2- «Une théorie raciale des valeurs? Démobilisation des travailleurs immigrés et mobilisation des stéréotypes en France à la fin de la grande guerre» par Mary Lewis, enseignante à la New York University, in «L’invention des populations», ouvrage collectif sous la direction d’Hervé Le Bras (Editions Odile Jacob).</p> <p align="justify">3- «La France dans toutes ses déclinaisons, A propos du rôle positif de la colonisation: Déconstruction des mythes fondateurs de la grandeur française» Cf. :«De notre envoyé spécial, un correspondant sur le théâtre du monde» René Naba Harmattan Mai 2009</p> <p align="justify">4- «Les penchants criminels de l’Europe démocratique»- Jean Claude Milner - Editions Verdier 2003</p> <p align="justify">5- A propos du terme Bougnoule, ses origines, sa définition et sa portée symbolique: <a href="http://latelevisionpaysanne.fr/video.php?lirevideo=109#109">http://latelevisionpaysanne.fr/video.php?lirevideo=109#109</a></p> <p align="justify">Et dans sa version mixée en reggae : <a href="http://www.jamendo.com/us/album/972/">http://www.jamendo.com/us/album/972/</a></p> <p align="justify">6- «Cf.: «Comment Nicolas Sarkozy écrit l’Histoire de France» de l’affaire Dreyfus à Jean Jaurès à Guy Môquet, au plateau de Glières. Par Laurence de Cock, Fanny Madeleine, Nicolas Offenstadt et Sophie Wahnic- Editions Agone 2008.<br /></p><hr /> <!-- google_ad_section_end --> <p align="justify"><img src="http://www.palestine-solidarite.org/rene_naba-mrap.jpg" width="127" height="170" /><br /><span style="" lang="FR-CA"><b><i>René Naba :</i> </b></span><span style="" lang="FR-CA">Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information, est l’auteur notamment des ouvrages suivants : —« Liban: chroniques d’un pays en sursis » (Éditions du Cygne); </span>« Aux origines de la tragédie arabe"- Editions Bachari 2006.; "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002. « Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000); « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998).</p></div></td> </tr> <tr> <td colspan="2" align="left"><hr /></td> </tr> <tr> <td colspan="2" align="left"><div class="articleFooterText">Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du Centre de recherche sur la mondialisation.<br /><br /><a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=section&amp;sectionName=membre">Pour devenir membre du Centre de recherche sur la mondialisation</a><br /><br />Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission d'envoyer la version intégrale ou des extraits d'articles du site www.mondialisation.ca à des groupes de discussions sur Internet, dans la mesure où les textes et les titres ne sont pas modifiés. 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companion banner --> <!-- caption --><p class="caption">Joanna Lumley celebrated outside Parliament as Jacqui Smith spoke to MPs</p><!-- END - caption --> </div> <!-- end of the embedded player component --> <!-- END of Inline Embedded Media --> <!-- S SF --><p class="first"><b>All Gurkha veterans who retired before 1997 with at least four years' service will be allowed to settle in the UK, Home Secretary Jacqui Smith has said.</b></p><p>Ms Smith told MPs she was "proud to offer this country's welcome to all who have served in the brigade of Gurkhas". </p><p>It comes after a high-profile campaign by Joanna Lumley and other supporters of Gurkha rights - and an embarrassing Commons defeat for the government. </p><p>Some 36,000 Gurkhas who left before 1997 had been denied UK residency. </p><!-- E SF --><p>Ms Lumley, the actress who has been the public face of the campaign on behalf of the Gurkhas, said: "This is the welcome we have always longed to give." </p><p>She called Prime Minister Gordon Brown, who she had met earlier, a "brave man who has made today a brave decision on behalf of the bravest of the brave". </p><p>Gurkhas, who are recruited from Nepal, have been part of the British Army for almost 200 years. </p><p><b>'Sacrifice and distinction'</b></p><p>Shadow home secretary Chris Grayling said the U-turn by the government was a "great victory for a well-run campaign, that has publicly embarrassed ministers". </p><p>He said it was a shame that the government had had to be dragged "kicking and screaming" to the decision. </p><p>Ms Smith's statement was greeted by cheers from MPs.</p> <!-- S IBOX --> <table align="right" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="231"> <tbody><tr> <td width="5"><img src="http://newsimg.bbc.co.uk/shared/img/o.gif" alt="" border="0" height="1" hspace="0" vspace="0" width="5" /></td> <td class="sibtbg"> <div> <div class="mva"> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/start_quote_rb.gif" alt="" border="0" height="13" width="24" /> <b>The prime minister and the minister have finally listened to the will of this House and the will of the British public</b> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/end_quote_rb.gif" alt="" align="right" border="0" height="13" vspace="0" width="23" /><br /></div> </div> <div class="mva"> <div>Chris Huhne MP</div> </div> <div class="miiib"> <!-- S ILIN --> <div class="arr"> <a class="" href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/8061342.stm">Star behind Ab Fab victory </a> </div> <!-- E ILIN --> </div> <div class="mva"><br /></div> </td> </tr> </tbody></table> <!-- E IBOX --> <p>She told the Commons: "I'm delighted that we have now been able to agree - across government, across the House and with the Gurkhas' representatives - new settlement rights that all those who have served us so well, so highly deserve." </p><p>Under the measures outlined in the House, Gurkhas will be allowed to settle in the UK with their spouses and dependent children under 18. </p><p>Ms Smith said she expected to welcome 10,000 to 15,000 applications from Gurkhas over the next two years. </p><p>She added that some 1,400 outstanding applications for settlement currently before the UK Border Agency would be processed on the basis of the new policy "as a matter of urgency" before 11 June. </p><p>Ms Smith added that the Gurkhas had served the UK "with great courage, sacrifice and distinction and they continue to make a vital and valued contribution to our operations around the world". </p><p>Chris Huhne, the Liberal Democrat home affairs spokesman, welcomed the statement. </p><p>"The prime minister and the minister have finally listened to the will of this House and the will of the British public," he said. </p><p>Keith Vaz, chairman of the home affairs select committee, said it was a "historic" day for British democracy and said 21 May will be "remembered as Gurkha Rights Day". </p><p><b>'Sympathy and support'</b></p><p>Gurkha Justice Campaign lawyer David Enright said there was still work to be done to ensure that veterans received pensions in the UK, but said "that is for tomorrow". </p><p>He added: "The people wanting to come here are not coming for pensions. They are coming here, on the whole, because they want to work." </p><p>The prime minister suffered a shock Commons defeat on the issue, forcing ministers to reconsider existing rules on how many Gurkhas can settle in the UK. </p><p>It was followed by an extraordinary piece of Westminster theatre when Ms Lumley - whose father was an officer with the 6th Gukha Rifles - came face-to-face with minister Phil Woolas in BBC studios and quickly won public assurances over future policy at an impromptu joint press conference. </p><p>At Prime Minister's Questions on Wednesday, Mr Brown told the House of Commons that he had a "great deal of sympathy and support" for the Gurkhas. </p><p>He added: "I believe it is possible for us to honour our commitments to the Gurkhas and to do so in a way that protects the public finances." </p><p>http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/politics/8060607.stm<br /></p><p><br /></p><div class="mxb"> <h1> Who are the Gurkhas? </h1> </div> <!-- S BO --> <!-- S IIMA --> <table align="right" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="203"> <tbody><tr><td> <div> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/38858000/jpg/_38858229_gurkhamod.jpg" alt="Gurkha troops (copyright: MoD)" border="0" height="152" hspace="0" vspace="0" width="203" /> <div class="cap">Gurkhas are part of the British Army (picture copyright: MoD)</div> </div> </td></tr> </tbody></table> <!-- E IIMA --> <p><b>Gurkhas have been part of the British Army for almost 200 years, but who are these fearsome Nepalese fighters?</b> </p> <p>"Better to die than be a coward" is the motto of the world-famous Nepalese Gurkha soldiers who are an integral part of the British Army. </p> <p>They still carry into battle their traditional weapon - an 18-inch long curved knife known as the kukri. </p> <p>In times past, it was said that once a kukri was drawn in battle, it had to "taste blood" - if not, its owner had to cut himself before returning it to its sheath. </p> <p>Now, the Gurkhas say, it is used mainly for cooking. </p> <p>The potential of these warriors was first realised by the British at the height of their empire-building in the last century. </p> <p>The Victorians identified them as a "martial race", perceiving in them particularly masculine qualities of toughness. </p> <!-- S IBOX --> <table align="right" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="208"> <tbody><tr> <td width="5"><img src="http://newsimg.bbc.co.uk/shared/img/o.gif" alt="" border="0" height="1" hspace="0" vspace="0" width="5" /></td> <td class="sibtbg"> <div> <div class="mva"> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/start_quote_rb.gif" alt="" border="0" height="13" width="24" /> <b>Bravest of the brave, most generous of the generous, never had a country more faithful friends than you</b> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/end_quote_rb.gif" alt="" align="right" border="0" height="13" vspace="0" width="23" /><br /> </div> </div> <div class="mva"> <div>Sir Ralph Turner MC, 3rd Queen Alexandra's Own Gurkha Rifles, 1931</div> </div> </td> </tr> </tbody></table> <!-- E IBOX --> <p>After suffering heavy casualties in the invasion of Nepal, the British East India Company signed a hasty peace deal in 1815, which also allowed it to recruit from the ranks of the former enemy. </p> <p>Following the partition of India in 1947, an agreement between Nepal, India and Britain meant four Gurkha regiments from the Indian army were transferred to the British Army, eventually becoming the Gurkha Brigade. </p> <p>Since then, the Gurkhas have loyally fought for the British all over the world, receiving 13 Victoria Crosses between them. </p> <p>More than 200,000 fought in the two world wars and in the past 50 years, they have served in Hong Kong, Malaysia, Borneo, Cyprus, the Falklands, Kosovo and now in Iraq and Afghanistan. </p> <!-- S IIMA --> <table align="right" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="203"> <tbody><tr><td> <div> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/38858000/jpg/_38858235_gurkhakukri.jpg" alt="Gurkhas with the kukri logo behind them" border="0" height="152" hspace="0" vspace="0" width="203" /> <div class="cap">Gurkhas with the emblem of the feared kukri behind them</div> </div> </td></tr> </tbody></table> <!-- E IIMA --> <p> They serve in a variety of roles, mainly in the infantry but with significant numbers of engineers, logisticians and signals specialists. </p> <p>The name "Gurkha" comes from the hill town of Gorkha from which the Nepalese kingdom had expanded. </p> <p>The ranks have always been dominated by four ethnic groups, the Gurungs and Magars from central Nepal, the Rais and Limbus from the east, who live in hill villages of impoverished hill farmers. </p> <p>They keep to their Nepalese customs and beliefs, and the brigade follows religious festivals such as Dashain, in which - in Nepal, not the UK - goats and buffaloes are sacrificed. </p> <p>But their numbers have been sharply reduced from a World War II peak of 112,000 men, and now stand at about 3,500. </p> <p>During the two World Wars 43,000 young men lost their lives. </p> <p>The Gurkhas are now based at Shorncliffe near Folkestone, Kent - but they do not become British citizens. </p> <p>The soldiers are still selected from young men living in the hills of Nepal - with about 28,000 youths tackling the selection procedure for just over 200 places each year. </p> <!-- S IBOX --> <table align="right" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="208"> <tbody><tr> <td width="5"><img src="http://newsimg.bbc.co.uk/shared/img/o.gif" alt="" border="0" height="1" hspace="0" vspace="0" width="5" /></td> <td class="sibtbg"> <div> <div class="mva"> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/start_quote_rb.gif" alt="" border="0" height="13" width="24" /> <b>If there was a minute's silence for every Gurkha casualty from World War II alone, we would have to keep quiet for two weeks</b> <img src="http://newsimg.bbc.co.uk/nol/shared/img/v3/end_quote_rb.gif" alt="" align="right" border="0" height="13" vspace="0" width="23" /><br /> </div> </div> <div class="mva"> <div>Gurkha Welfare Trust</div> </div> </td> </tr> </tbody></table> <!-- E IBOX --> <p> The selection process has been described as one of the toughest in the world and is fiercely contested. </p> <p>Young hopefuls have to run uphill for 40 minutes carrying a wicker basket on their back filled with rocks weighing 70lbs. </p> <p>Prince Harry lived with a Gurkha battalion during his 10 weeks in Afghanistan. </p> <p>There is said to be a cultural affinity between Gurkhas and the Afghan people which is beneficial to the British Army effort there. </p> <p><b>'Excellent qualities'</b> </p> <p>Historian Tony Gould said Gurkhas have brought an excellent combination of qualities from a military point of view. </p> <p>He said: "They are tough, they are brave, they are durable, they are amenable to discipline. </p> <p>"They have another quality which you could say some British regiments had in the past, but it's doubtful that they have now, that is a strong family tradition. </p> <p>"So that within each battalion there were usually very, very close family links, so when they were fighting, they were not so much fighting for their officers or the cause but for their friends and family." </p> <p>After the Gurkhas have served their time in the Army - a maximum of 30 years, and a minimum of 15 to secure a pension - they are discharged back in Nepal. </p> <p>Historically, they received a much smaller pension - at least six times less - than British soldiers, on the grounds that the cost of living is much lower in Nepal. </p> <p>But with more choosing to settle permanently in the UK with their families, campaigners said this left them suffering considerable economic hardship. </p> <p>They won a partial victory in March 2007, when Defence Minister Derek Twigg announced that all those who retired after July 1997 would get the same pension as the rest of the Army. </p>http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/2786991.stm<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-5335288469667893408?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-62687530823268164452009-05-13T15:41:00.000Z2009-05-13T15:43:09.138ZAlain Rousset le 08 mai 2009<div><object width="480" height="381"><param name="movie" value="http://dailymotion.virgilio.it/swf/x99kqj_alain-rousset-le-08-mai-2009_news&amp;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://dailymotion.virgilio.it/swf/x99kqj_alain-rousset-le-08-mai-2009_news&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://dailymotion.virgilio.it/video/x99kqj_alain-rousset-le-08-mai-2009_news">Alain Rousset le 08 mai 2009</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://dailymotion.virgilio.it/Oubliesdelarepublique">Oubliesdelarepublique</a> - <a href="http://dailymotion.virgilio.it/ca-fr/channel/news">L'actualité du moment en vidéo.</a></i></div><br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-6268753082326816445?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-58550918449216213072009-05-09T05:09:00.000Z2009-05-09T05:10:14.231Z8-Mai: "Indigènes" au Trocadéro<h1><br /></h1> <span class="author">Propos recueillis par Nicolas MOSCOVICI<br /><br />leJDD.fr</span> <img class="puce-article" src="http://www.lejdd.fr/includes/nav/images/puce-article.gif" alt="" />>"> <b class="chapo">Vendredi, dans le cadre des commémorations du 8-Mai, le collectif "Les Oubliés de la République" (*) a appelé à un rassemblement sur la place du Trocadéro (Paris 16e) afin de sensibiliser l'opinion sur les différences de traitement entre les "Indigènes" et leurs frères d'armes français. A la pointe de ce combat, Naïma Charaï (**) en présente les enjeux au <i>JDD.fr</i>.</b><br /><br /><div class="related Left"><span class="- bandeau"></span><img src="http://www.lejdd.fr/images/200919/oublies_republique.jpg" alt="''Les Oubliés de la République'' investissent la place du Trocadéro, vendredi. (DR)" /><span>''Les Oubliés de la République'' investissent la place du Trocadéro, vendredi. (DR)</span><div class="links"> <h2>Sur le même sujet</h2> <ul><li><h3><a href="http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200842/les-indigenes-crient-victoire-_157645.html">Les "Indigènes" crient victoire</a></h3></li></ul> </div><br /><!--<script type="text/javascript">--><!-- google_ad_client = "pub-8819602504296048"; google_ad_width = 300; google_ad_height = 250; google_ad_format = "300x250_as"; google_ad_type = "text"; google_ad_channel = ""; google_color_border = "EE2200"; google_color_bg = "FFFFFF"; google_color_link = "EE2200"; google_color_text = "000000"; google_color_url = "888888"; google_ui_features = "rc:6"; //--> <!--</script> <script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"> </script>--> <script language="JavaScript"> <!-- var google_max_num_ads = 2, google_num_ads = 2; google_ad_direction = 'advert'; // '' ou 'advert' ou 'adscan'; google_link = '<h2><a href="http://www.google.com/">Annonces Google</a></h2>'; // --> </script> <script src="http://www.lejdd.fr/includes/nav/js/googlads.js" type="text/javascript"></script> <script style="display: none;" language="JavaScript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script> </div><b>Quel est le sens du rassemblement prévu vendredi au Trocadero?</b><br />Ce rassemblement intervient à l'initiative d'Alain Rousset (<i>député PS de la Gironde et président de la région Aquitaine, ndlr</i>). Il a pour mission de mettre en lumière ces "hommes de l'ombre", ces anciens combattants des ex-colonies qui ont servi sous le drapeau français et qui "fêtent" cette année un bien triste anniversaire. Cela fait en effet 50 ans que ces hommes sont discriminés par la loi dite "de cristallisation", promulguée en 1959 par le général de Gaulle.<br /><br /><b>Législation qui a tout de même été assouplie en 2007...</b><br />En 2006, grâce au film <i>Indigènes</i> (<a href="http://www.premiere.fr/film/Indigenes" target="_blank">voir la fiche du film</a>), le président de la République de l'époque (<i>Jacques Chirac, ndlr</i>) s'était ému de la situation de ces anciens combattants en la jugeant inacceptable et scandaleuse. La larme à l'oeil et la main sur le coeur, il avait alors déclaré vouloir remettre à niveau les pensions des anciens combattants des ex-colonies françaises, via la loi de finances de 2007. Or, cette loi a certes "décristallisé" certaines sommes, mais a oublié la plus importante: la pension civile et militaire qui, devant être attribuée à 80 000 personnes encore en vie, représente environ 500 millions d'euros par an. Soit le "prix" du bouclier fiscal voté à l'été 2007...<br /><br /><b>"<i>Le gouvernement joue la montre</i>"</b><br /><br /><b>Concrètement, quelle différence de traitement y-a-t-il entre un ancien combattant français et son "frère d'armes" étranger?</b><br />Les chiffres parlent d'eux-mêmes. La pension civile et militaire d'un Français s'élève à environ 600 euros par mois. Elle est de 150 euros par mois pour un Sénégalais et de 80 euros par mois pour un Marocain. L'indice, fixé dans un barème, varie au maximum de un à huit.<br /><br /><b>En même temps, le coût de la vie n'est pas le même en France et au Maroc...</b><br />Mais dire cela, c'est oublier tous les services rendus à la France par les combattants étrangers! Cela ne justifie rien du tout et c'est même indigne. En outre, je vous signale que la loi ne tient pas compte du lieu de résidence de l'ancien combattant, mais seulement de sa nationalité.<br /><br /><b>Quel jugement portez-vous sur l'attitude du gouvernement sur cette question?</b><br />Le gouvernement joue la montre, tout simplement...<br /><br /><b>En clair, il attend selon vous la mort du dernier "Indigène"...</b><br />Absolument. Je pense que c'est cela qui se joue, avec le plus grand cynisme. Il faut savoir que d'ici dix ans, en moyenne, le dernier "Indigène" aura expiré. Et il aura droit aux honneurs de la Nation...<br /><br /><b>"<i>Il y a consensus entre la gauche et la droite</i>"</b><br /><br /><b>Existe-t-il des négociations avec Hervé Morin (ministre de la Défense) ou Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat aux Anciens combattants)?</b><br />Il y a plusieurs mois, M. Bockel a reçu un courrier d'Alain Rousset. Sans réponse.<br /><br /><b>En même temps, Alain Rousset a mis sur pied une proposition de loi visant à régler ce problème. Quand sera-t-elle étudiée et quelles sont ses chances de succès?</b><br />Le rassemblement de vendredi doit servir à faire pression afin que cette proposition de loi soit inscrite le plus rapidement possible à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. D'autant que la question des anciens combattants fait consensus entre la gauche et la droite. Il en va de l'honneur de la France et c'est même, à mes yeux, une cause nationale. Quant à savoir si le texte pourra être adopté, honnêtement, je ne le crois pas. Mais je l'espère.<br /><br /><b>Finalement, la justice ne peut-elle pas aller plus vite que le politique?</b><br />Non, pour la simple raison qu'il n'existe pas de cadre global. Par exemple, la décision rendue par le tribunal administratif de Bordeaux le 15 octobre dernier (lire: <a href="http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200842/les-indigenes-crient-victoire-_157645.html" target="_blank">Les "Indigènes" crient victoire</a>) a, au nom d'un accord Euro-Méditerranée, été certes favorable aux cinq plaignants marocains, mais le plaignant sénégalais a lui été débouté, son pays n'ayant pas ratifié cet accord. En outre, les recours devant les tribunaux sont très longs. Seule l'action politique peut permettre d'accélérer les choses.<br /><br />(*) "Les Oubliés de la République" rassemblent une soixantaine d'associations (dont la Ligue des Droits de l'Homme, Sos Racisme, le MRAP ou le Gisti). <a href="http://oubliesdelarepublique.blogspot.com/" target="_blank">Le blog du collectif</a><br /><br />(**) Vice-présidente PS de la région Aquitaine, déléguée à la Ville et en charge de la lutte contre les discriminations, Naïma Charaï, est également, au sein du Parti socialiste, déléguée nationale à l'Egalité des chances. <a href="http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200919/naima-charai.blogspot.com" target="_blank">Son blog</a> <br /><br />http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200919/8-mai-indigenes-au-trocadero_207691.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-5855091844921621307?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-31999700069556143752009-05-09T04:59:00.004Z2009-05-09T05:04:09.720ZConditions d'accueil et de prise en charge de ces anciens combattants en France et leur permettre de choisir librement leur lieu de résidence".<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 8pt;">Document </span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 8pt;">mis en distribution</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 8pt;">le 14 novembre 2008</span></p> <p style="text-align: right;"><br /></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 24pt;">N</span><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 18pt;">°</span><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 24pt;"> 1228</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>_____</b></span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 24pt;">ASSEMBLÉE NATIONALE</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 8pt;">TREIZIÈME LÉGISLATURE</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 9pt;">Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 29 octobre 2008.</span></p> <p style="text-align: center;"><a href="http://www.lemonde.fr/sujet/f68b/alain-rousset.html" class="listLink">Alain Rousset</a> lors de la manifestation parisienne. Député et président de la région Aquitaine, il a déposé en octobre une <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1228.asp" target="_blank">proposition de loi</a> en vue de <em>"compléter les mesures déjà intervenues de 'décristallisation', améliorer les conditions d'accueil et de prise en charge de ces anciens combattants en France et leur permettre de choisir librement leur lieu de résidence"</em>.</p><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b><br /></b></span></p><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b><br /></b></span></p><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b><br /></b></span></p><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b>PROPOSITION DE LOI</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><i>relative à la reconnaissance, aux conditions de vie et à l'accueil des </i><b>anciens combattants</b><i> originaires des </i><b>États antérieurement liés à la France</b><i> et ayant accédé à l'indépendance,</i></span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 8pt;">(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 11pt;">présentée par Mesdames et Messieurs</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 11pt;">Alain ROUSSET, Alain NÉRI, Jean-Marc AYRAULT, Gérard CHARASSE, Marie-Françoise CLERGEAU, Daniel GOLDBERG, Pascal TERRASSE, Patricia ADAM, Sylvie ANDRIEUX, Jean-Paul BACQUET, Dominique BAERT, Jean-Pierre BALLIGAND, Gérard BAPT, Claude BARTOLONE, Jacques BASCOU, Christian BATAILLE, Delphine BATHO, Jean-Louis BIANCO, Gisèle BIEMOURET, Serge BLISKO, Patrick BLOCHE, Daniel BOISSERIE, Maxime BONO, Jean-Michel BOUCHERON, Marie-Odile BOUILLÉ, Christophe BOUILLON, Monique BOULESTIN, Pierre BOURGUIGNON, François BROTTES, Alain CACHEUX, Jérôme CAHUZAC, Jean-Christophe CAMBADÉLIS, Thierry CARCENAC, Martine CARRILLON-COUVREUR, Bernard CAZENEUVE, Guy CHAMBEFORT, Jean-Paul CHANTEGUET, Jean-Michel CLÉMENT, Pierre COHEN, Frédéric CUVILLIER, Michèle DELAUNAY, Guy DELCOURT, Pascal DEGUILHEM, Michel DELEBARRE, Bernard DEROSIER, Michel DESTOT, Marc DOLEZ, René DOSIÈRE, Julien DRAY, Jean-Pierre DUFAU, William DUMAS, Laurence DUMONT, Jean-Paul DUPRÉ, Yves DURAND, Odette DURIEZ, Philippe DURON, Olivier DUSSOPT, Christian ECKERT, Henri EMMANUELLI, Corinne ERHEL, Albert FACON, Martine FAURE, Hervé FÉRON, Geneviève FIORASO, Valérie FOURNEYRON, Michel FRANÇAIX, Jean-Claude FRUTEAU, Jean-Louis GAGNAIRE, Geneviève GAILLARD, Jean GAUBERT, Catherine GÉNISSON, Paul GIACOBBI, Jean-Patrick GILLE, Annick GIRARDIN, Joël GIRAUD, Daniel GOLDBERG, Pascale GOT, Marc GOUA, Élisabeth GUIGOU, Jean GRELLIER, Danièle HOFFMAN-RISPAL, Sandrine HUREL, Christian HUTIN, Monique IBORRA, Jean-Louis IDIART, Françoise IMBERT, Michel ISSINDOU, Éric JALTON, Serge JANQUIN, Henri JIBRAYEL, Régis JUANICO, Marietta KARAMANLI, Jean-Pierre KUCHEIDA, Conchita LACUEY, Jérôme LAMBERT, François LAMY, Jean LAUNAY, Jean-Yves LE BOUILLONNEC, Gilbert LE BRIS, Jean-Yves LE DÉAUT, Annick LE LOCH, Bruno LE ROUX, Marylise LEBRANCHU, Patrick LEBRETON, Michel LEFAIT, Patrick LEMASLE, Catherine LEMORTON, Annick LEPETIT, Jean-Claude LEROY, Michel LIEBGOTT, Martine LIGNIÈRES-CASSOU, François LONCLE, Louis-Joseph MANSCOUR, Jacqueline MAQUET, Marie-Lou MARCEL, Jean-René MARSAC, Martine MARTINEL, Frédérique MASSAT, Gilbert MATHON, Didier MATHUS, Sandrine MAZETIER, Michel MÉNARD, Kléber MESQUIDA, Arnaud MONTEBOURG, Pierre MOSCOVICI, Pierre-Alain MUET, Philippe NAUCHE, Henri NAYROU, Françoise OLIVIER-COUPEAU, Dominique ORLIAC, Michel PAJON, George PAU-LANGEVIN, Jean-Luc PÉRAT, Jean-Claude PEREZ, Marie-Françoise PÉROL-DUMONT, Martine PINVILLE, Philippe PLISSON, François PUPPONI, Dominique RAIMBOURG, Marie-Line REYNAUD, Chantal ROBIN-RODRIGO, Alain RODET, René ROUQUET, Patrick ROY, Michel SAINTE-MARIE, Michel SAPIN, Odile SAUGUES, Christophe SIRUGUE, Christiane TAUBIRA, Jean-Louis TOURAINE, Jean-Jacques URVOAS, Jacques VALAX, André VALLINI, Michel VAUZELLE, Michel VERGNIER, André VÉZINHET, Alain VIDALIES, Jean-Michel VILLAUMÉ, Jean-Claude VIOLLET </span><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">et les membres du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche <sup>(1) (2)</sup>,</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 10pt;">députés.</span></p> <p><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 10pt;"><b>____________________________</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">(1) Ce groupe est composé de : Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Mme Delphine Batho, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biemouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean-Michel Boucheron, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean-Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, Marc Dolez, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM. Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, M. Hervé Féron, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mme Élisabeth Guigou, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Sandrine Hurel, Monique Iborra, M. Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Éric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, M. Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, François Lamy, Jack Lang, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Bernard Lesterlin, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, M. Michel Pajon, Mme George Pau-Langevin, MM. Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Pérat, Jean-Claude Perez, Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Mme Catherine Quéré, MM. Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Mme Marie-Line Reynaud, MM. Alain Rodet, Bernard Roman, René Rouquet, Alain Rousset, Patrick Roy, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Odile Saugues, MM. Christophe Sirugue, Pascal Terrasse, Jean-Louis Touraine, Mme Marisol Touraine, MM. Philippe Tourtelier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, André Vallini, Manuel Valls, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, André Vézinhet, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 10pt;">(2) Mme Chantal Berthelot, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, René Dosière, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Christian Hutin, Serge Letchimy, Albert Likuvalu, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, Martine Pinville, M. Simon Renucci, Mme Chantal Robin-Rodrigo, M. Marcel Rogemont et Mme Christiane Taubira.</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">EXPOSÉ DES MOTIFS</span></p> <p><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">Mesdames, Messieurs,</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Jusqu’aux indépendances, les combattants originaires des États antérieurement liés à la France furent envoyés en première ligne au service d’un pays dont ils n’avaient, pour la plupart d’entre eux, jamais foulé le sol.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Traumatisés, blessés, prisonniers, torturés ou laissés pour morts, ils vécurent, au même titre que leurs frères d’armes français, les affres et les horreurs de la guerre.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Aujourd’hui, il ne resterait que quelques milliers de ces anciens combattants vivant en France ou dans leur pays d’origine.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Jusqu’en 2002 et depuis la loi du 26 décembre 1959, ils ne bénéficiaient pas des mêmes prestations que celles servies aux militaires français ayant combattu à leurs côtés. </span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Suite à l’indépendance de leur pays, leurs pensions et retraites furent transformées en indemnités non-indexables sur le coût de la vie.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Cette cristallisation concernera la retraite du combattant, les pensions militaires d’invalidité, les pensions militaires de retraite et les pensions civiles de retraite.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Le 30 novembre 2001, une décision du Conseil d’État confirme que la loi du 26 décembre 1959 est contraire à l’article 14 de la déclaration européenne de sauvegarde des droits de l’Homme qui condamne la discrimination à raison de la nationalité.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Dans le cadre de la loi de finances pour 2002, le Gouvernement sera ainsi contraint d’appliquer le critère de parité des prestations. Néanmoins, il diminuera le montant des prestations en appliquant un coefficient négatif dit « de parité de pouvoir d’achat », spécifique au pays de résidence du bénéficiaire.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Mais la persistance de discriminations est confirmée le 9 octobre 2006 par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances (HALDE). Elle signale également la discrimination faite à l’encontre des personnels civils. Dans sa délibération la HALDE recommande au Gouvernement « de prévoir un dispositif de revalorisation des pensions civiles et militaires de retraites, de la retraite du combattant, des pensions civiles et militaires d’invalidité et des pensions de reversions supprimant toute discrimination à raison de la nationalité ».</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Dans la loi de finances pour 2007, le Gouvernement ne répond qu’en partie à cette recommandation. La décristallisation de la retraite du combattant et de la pension militaire d’invalidité n’interviendra qu’à compter du 1<sup>er</sup> janvier 2007, sur demande des intéressés. Par ailleurs, cette décristallisation tardive ne concernera pas l’attribution des pensions civiles et militaires de retraite.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Outre les années qui se sont écoulées sans que la France n’affiche la juste reconnaissance à l’égard de ces personnes qui ont servi pour son indépendance et se sont battus pour la défense de sa souveraineté, se pose la question de leurs conditions de vie sur notre territoire comme dans leur pays d’origine. </span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Au vu de l’âge de ces personnes et de l’urgence induite par cette situation qui n’a que trop duré, il convient d’appliquer au plus vite les dispositions contenues dans la présente proposition de loi.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">À ce titre :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b>L’article 1<sup>er</sup></b> vise à mettre fin à la discrimination dont sont victimes les anciens combattants originaires des États antérieurement liés à la France et ayant accédé à l’indépendance. Pour qu’ils bénéficient d’une égalité de traitement avec leurs frères d’armes français, cet article propose une décristallisation complète des pensions et retraites militaires ainsi que l’automatisation de leur liquidation. Il inclut également les pensions civiles de retraite, dont la cristallisation entraîne de la même manière une discrimination à raison de la nationalité.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b>L’article 2 </b>vise à améliorer les conditions de vie et d’accueil de ces anciens combattants en France. Il s’appuie sur le développement d’un dispositif spécifique à l’accueil d’anciens combattants étrangers. Les problématiques liées à leur état de santé, leur méconnaissance de la langue française et leur isolement nécessitent un accompagnement social et médico-social particulier. </span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Enfin, pour lutter contre des situations d’isolement et le déchirement de nombreuses familles, <b>les articles 3, 4 et 5 </b>visent à offrir le choix à ces anciens combattants, de vivre en France ou dans leur pays d’origine. Ces articles prévoient d’une part, de supprimer la durée d’obligation de résidence donnant droit au minimum vieillesse, et d’autre part, de favoriser les partenariats visant à soutenir le développement de système d’accueil et de santé des personnes âgées dans leur pays d’origine.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;"><b>L’article 6</b> définit les modalités de financement des dépenses engendrées par la présente loi.</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">PROPOSITION DE LOI</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 1<sup>er</sup></b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Dans la première phrase du I de l’article 100 de la loi n° 2006-1666 du 21 décembre 2006 de finances pour 2007, après les mots : « et les retraites du combattant », sont insérés les mots : « ainsi que les pensions civiles et militaires de retraite ».</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 2</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">I. – Sous l’autorité de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), avec le soutien de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances et en partenariat avec les opérateurs de l’habitat social, il est créé un dispositif d’accueil des anciens combattants ressortissants des pays ou territoires anciennement sous souveraineté française qui résident habituellement sur le territoire.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">II. – Ce dispositif développera une offre de logements répartis sur l’ensemble du territoire. Il comprendra également un suivi médico-social adapté aux difficultés de cette population.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">III. – Dans la même optique, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances procédera à une évaluation des besoins des bénéficiaires des pensions civiles et militaires de retraite ressortissants des pays ou territoires anciennement sous souveraineté française, afin de formuler des recommandations au Gouvernement.</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 3</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">La première phrase de l’article L. 815-1 du code de la sécurité sociale est ainsi rédigée :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">« Toute personne justifiant d’une résidence stable et régulière sur le territoire métropolitain ou dans un département mentionné à l’article L. 751-1, ou titulaire de la carte du combattant, ou bénéficiaire de la pension civile et militaire de retraite, et ayant atteint un âge minimum, bénéficie d’une allocation de solidarité aux personnes âgées dans les conditions prévues par le présent chapitre. »</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 4</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">L’article L. 815-12 du code de la sécurité sociale est complété par les mots :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">« , sauf si elles sont titulaires de la carte du combattant ou bénéficiaires de la pension civile et militaire de retraite ».</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 5</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">I. – Le Gouvernement français s’engage à favoriser des programmes d’aide au développement en matière d’accueil des personnes âgées, et particulièrement des anciens combattants, dans les États antérieurement liés à la France et ayant accédé à l’indépendance.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">II. – Il est créé, sous l’égide de l’ONAC, un Haut comité d’aide au développement qui fixera des objectifs et rendra compte de l’action menée par la France en la matière.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;">III. – Ce Haut comité est composé de représentants de l’État, des collectivités territoriales, des pays partenaires, d’associations ainsi que de parlementaires.</span></p> <p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><b>Article 6</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial'; font-size: 10pt;">Les dépenses pour l’État résultant des dispositions des articles précédents sont couvertes, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.</span></p> <hr noshade="noshade" size="1">© Assemblée nationale <br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-3199970006955614375?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-46546356802397274232009-05-09T03:09:00.001Z2009-05-09T03:11:31.937Z8-Mai : Les oubliés de la République demandent réparation<div class="articleImage" style="padding: 0px 35px;"><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/05/08/h_4_ill_1190767_0889_oublies.jpg" alt="Un ancien combattant participe à une manifestation, vendredi 8 mai à Paris, en faveur des soldats des anciennes colonies françaises, afin d'appeler à la fin des discriminations dont ils sont victimes. " title="Un ancien combattant participe à une manifestation, vendredi 8 mai à Paris, en faveur des soldats des anciennes colonies françaises, afin d'appeler à la fin des discriminations dont ils sont victimes. | AFP/JOEL SAGET" border="0" height="385" width="575" /><div align="right">AFP/JOEL SAGET</div>Un ancien combattant participe à une manifestation, vendredi 8 mai à Paris, en faveur des soldats des anciennes colonies françaises, afin d'appeler à la fin des discriminations dont ils sont victimes. </div> <div class="mainText"> <p class="firstLine"><span class="dropcap">D</span>énonçant un <em>"demi-siècle d'injustice"</em>, un <a href="http://oubliesdelarepublique.blogspot.com/" target="_blank">collectif d'associations</a> a manifesté, vendredi 8 mai à Paris, pour réclamer une revalorisation des pensions des soldats des anciennes colonies françaises. Les oubliés de la République, qui s'étaient donné rendez-vous sur le parvis des droits de l'homme au Trocadéro, contestent une loi de 1959, dite "de cristallisation", qui avait instauré un traitement différent entre anciens combattants français et ceux qui sont devenus étrangers lors de la décolonisation.</p><div class="fenetreBoxesContainer" style=""><div style="visibility: hidden; display: none;" class="banner300" id="pubOAS_middle"> <center><script type="text/javascript">if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}</script></center> </div> <script type="text/javascript"> if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; } </script><!-- OAS pos:'Frame1' --><script type="text/javascript">OAS_AD('Frame1')</script><input id="meme_sujet_elem_id" value="1190766" type="hidden"><div id="pave_meme_sujet_hidden" style="display: block;"><!-- Appel du composant: /element/ensemble/afficher_esi/1190682.html sur ensemble_id:'1190682' --><div id="pave_meme_sujet_hidden_1190682" style="display: block;"><!--inc:/element/ensemble/afficher_esi/1190682.html--><!--Rosae 2009/05/08 18:47:23 0.10 britpop:24278:0.71 httpfront:s--> <!--lyt:lyt-vide.html.php--><!--tpl:contenu/element/ensemble/tpl-esi_sur_le_meme_sujet.html.php--> <input id="nb_elem_1190682" value="3" type="hidden"> <input id="liste_visuels_1190682" value="1190483,1190443,1190710" type="hidden"> <div class="boxMemeSujet" id="meme_sujet_1190682"> <div class="boxMemeSujetTitle" id="meme_sujet_titre_1190682">Sur le même sujet</div> <div id="elem_meme_sujet_1190682_1190483" class="rlvd_pave_first_elem_img"> <div class="container_image" id="visuel_1190682_1190483" style="display: block;"> <div class="image"> <div class="crop"> <a href="http://www.lemonde.fr/societe/portfolio/2009/05/08/nicolas-sarkozy-commemore-le-8-mai_1190483_3224.html#ens_id=1190682" onclick="javascript:xt_med('C','1','Ensemble_Meme_Sujet','N');"><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/05/08/h_12_ill_1190487_2c62_091469.jpg" alt="Nicolas Sarkozy, le 8 mai." title="Nicolas Sarkozy, le 8 mai. | AFP/PASCAL GUYOT" border="0" height="103" width="155" /></a> </div> </div> </div> <span class="type"><br /></span></div></div> <!--/tpl:contenu/element/ensemble/tpl-esi_sur_le_meme_sujet.html.php--><!--/lyt:lyt-vide.html.php--><!--/inc:/element/ensemble/afficher_esi/1190682.html--></div><!-- Fin Appel du composant: /element/ensemble/afficher_esi/1190682.html --></div><script type="text/javascript"> init_boite_meme_sujet = function() { if ( "undefined" != typeof MIA && "undefined" != typeof MIA.Ensemble && ("undefined" == typeof MIA.Ensemble.initEventLoaded || !MIA.Ensemble.initEventLoaded) ) { var ensemble_id_defaut = 1190682; var hash_url = window.location.hash; var re = /^#(.*)ens_id=(\d+)[^\d]*.*$/; var ensemble_id_url = hash_url.replace(re, "$2"); if ( ensemble_id_url && ensemble_id_url != hash_url ) MIA.Ensemble.ensembleId = ensemble_id_url else if ( ensemble_id_defaut ) MIA.Ensemble.ensembleId = ensemble_id_defaut if ( "" != "" ) { MIA.Ensemble.titreBoite = ""; } MIA.Ensemble.initEventLoaded = true; MIA.Ensemble.formaliseBoiteMemeSujet(); } } if ( (pave=document.getElementById('pave_meme_sujet_hidden')) ) pave.style.display = 'none'; if(window.addEventListener ) window.addEventListener('load', init_boite_meme_sujet, false); else window.attachEvent('onload', init_boite_meme_sujet); </script></div> <p>En 2006, le film <em>Indigènes</em> de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/df00/rachid-bouchareb.html" class="listLink">Rachid Bouchareb</a>, primé à Cannes, avait braqué les projecteurs sur les troupes coloniales et contribué l'année suivante à accélérer la revalorisation des retraites et des pensions d'invalidité quelle que soit la nationalité actuelle des militaires. Mais des différences persistent, allant de un à huit, selon les associations de défense des anciens combattants et de lutte contre le racisme. <em>"Quand un ancien combattant français perçoit environ 600 euros, un ancien combattant sénégalais touche 159 euros. Le sang versé pour la patrie d'alors vaudrait-il plus cher selon que l'on est aujourd'hui français, marocain ou sénégalais ?"</em>, s'interrogeaient lundi plusieurs intellectuels français dans une <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101565562-les-oublies-de-la-republique" target="_blank">tribune</a> publiée dans <em>Libération</em>.</p> <p><strong>"LA FRANCE N'OUBLIERA JAMAIS LEUR SACRIFICE"</strong></p> <p>A l'occasion de la commémoration du 8 mai 1945, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html" class="listLink">Nicolas Sarkozy</a> a salué le <em>"sacrifice"</em> des troupes coloniales, <em>"spahis, tabors marocains et tirailleurs sénégalais"</em>, sans pour autant évoquer la polémique. Après avoir débarqué en Provence en août 1944, ces soldats <em>"se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. La France n'oubliera jamais leur sacrifice"</em>, a souligné le chef de l'Etat dans un discours prononcé sur la plage de Sainte-Maxime, dans le Var.<br /><em></em></p> <p><em>"Cette reconnaissance n'a aucun intérêt si derrière tout ça, les pensions, la reconnaissance réelle, financière à l'égard de ceux qui ont risqué leur vie n'est pas faite"</em>, a estimé le socialiste <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/f68b/alain-rousset.html" class="listLink">Alain Rousset</a> lors de la manifestation parisienne. Député et président de la région Aquitaine, il a déposé en octobre une <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1228.asp" target="_blank">proposition de loi</a> en vue de <em>"compléter les mesures déjà intervenues de 'décristallisation', améliorer les conditions d'accueil et de prise en charge de ces anciens combattants en France et leur permettre de choisir librement leur lieu de résidence"</em>.<br /><em></em></p> <p>Naïma Charaï, conseillère régionale socialiste en Aquitaine et présidente du collectif Les<em> </em>oubliés de la République, estime dans une <a href="http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200919/8-mai-indigenes-au-trocadero_207691.html" target="_blank">interview</a> au JDD.fr que quatre-vingt mille personnes seraient encore concernées et que mettre retraites et pensions à égalité coûterait entre environ 500 millions d'euros par an. <em>"Soit le "prix" du bouclier fiscal voté à l'été 2007..."</em>, ajoute-t-elle</p><p>http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/08/8-mai-les-oublies-de-la-republique-demandent-reparation_1190766_3224.html#xtor=AL-32280184<br /></p></div><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-4654635680239727423?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-88184542044130103242009-05-08T17:44:00.003Z2009-05-08T18:38:40.193Z"La France n'oubliera jamais le sacrifice" des soldats des colonies, assure Sarkozy<h1><br /></h1> <div class="ynw-article-info"> <p class="date updated recenttimedate"><br /></p> <cite class="auth"><a href="http://fr.rd.yahoo.com/partners/ap/SIG=10vvp3lim/*http%3A//www.ap.org/francais/" rel="nofollow"><br /></a></cite></div> <div class="ynw-article-body mod"><p class="ynw-standfirst">Pour le 64e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie, <a href="http://fr.news.yahoo.com/fc/nicolas-sarkozy.html">Nicolas Sarkozy</a> a tenu vendredi à célébrer le Débarquement de Provence à Sainte-Maxime (Var), où "commence véritablement la reconquête de la France par elle-même", rendant hommage aux soldats des colonies dont "la France n'oubliera jamais (le) sacrifice". <a class="offscreen" href="http://fr.news.yahoo.com/3/20090508/tfr-armistice-8-mai-sarkozy-synthese-56633fe.html#ynw-article-part2">Lire la suite l'article</a></p> <div id="ynw-image-video-inset" class="mod"> <div class="mod"><br /><div class="ft"> </div> </div> </div> <p id="ynw-article-part2">En août 1944, "le Débarquement de Provence ne décide pas de l'issue de la guerre, mais il joue un rôle absolument décisif dans la participation de la France dans la victoire finale", a souligné Nicolas Sarkozy dans son discours sur la plage de La Nartelle. "C'est ici sur les plages de Provence que commence véritablement la reconquête de la France par elle-même".</p><p>"En Normandie, ce sont les allés qui constituaient la force principale; en Provence, ce sont les troupes françaises qui fournissent l'essentiel de l'effort", a rappelé le président de la République, qui "a souhaité que cette année, la commémoration du 8-Mai ait lieu ici, à Sainte-Maxime, pour rendre un hommage particulier à ces héros qui débarquèrent sur les plages, vos plages, ces plages le 15 août 1944".</p><p>"Les troupes de débarquement sont américaines et sont françaises et parmi elles, je veux leur rendre un hommage particulier, il y a les spahis, il y a les tabors marocains, il y a les tirailleurs sénégalais", a ajouté Nicolas Sarkozy. Ces "troupes coloniales montrent un courage admirable".</p><p>"Tout le temps qu'(elles) participeront à l'épopée de la première armée, (elles) se battront pour la France comme si (elles) se battaient pour leur mère patrie, (elles) ne seront économes ni de leur peine ni de leur sang", a-t-il lancé.</p><p>Et d'assurer que "la France n'oubliera jamais leur sacrifice".</p><p>Avant de prononcer son discours, le chef de l'Etat avait déposé vendredi une gerbe face à la plaque du 2e Régiment des chasseurs d'Afrique, sur la plage de La Nartelle.</p><p>Sous le soleil, Nicolas Sarkozy avait passé en revue les troupes, avant de saluer les anciens combattants, certains lui glissant un mot sur leur rôle ou lui confiant une médaille et des messages. "Vous êtes le premier président" à rendre hommage aux combattants d'Afrique, a salué l'un d'entre eux. Le chef de l'Etat a également serré la main de membres du public.</p><p>Interrogé au sein de la foule par France-2, M. Sarkozy a observé que "la France s'est fait sur le don et l'apport à l'identité de tous ceux aussi différents qui ont cru dans la France". "Je voulais leur rendre hommage. Nombreux sont ceux qui m'ont dit: 'on attendait ce moment'. Ils se sont battus pour nous: eux aussi ont droit au souvenir et au respect".</p><p>Il s'est ensuite rendu en hélicoptère sur le bâtiment "Mistral" pour assister à une revue navale puis à un défilé aérien, à l'issue duquel il a lancé une gerbe à la mer.</p><p>Plus tôt dans la matinée, peu avant 9h, M. Sarkozy avait déposé une gerbe devant la statue du général de Gaulle près du Grand Palais, à Paris, aux côtés des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Bernard Accoyer et Gérard Larcher. Etaient également présents le Premier ministre <a href="http://fr.news.yahoo.com/fc/francois-fillon.html">François Fillon</a>, le ministre de la Défense Hervé Morin, le ministre de l'Immigration Eric Besson, le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants Jean-Marie Bockel, et le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë. AP</p></div>http://fr.news.yahoo.com/3/20090508/tfr-armistice-8-mai-sarkozy-synthese-56633fe.html<br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-8818454204413010324?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-60228760754858687102009-05-04T17:33:00.001Z2009-05-04T17:37:41.247Zle 25 août 1944 soit vue comme une victoire menée par des « blancs uniquement » :Paris liberation made 'whites only'<h1 style="text-align: center;"><span style="" lang="EN-GB"><br /></span></h1> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;">(Concernant cette fameuse libération de Paris, Frantz fanon, alors lieutenant écrivit, qu'ils durent rester cantonnés à Orléans pendant que leurs frères d'arme caucasiens de la 2 e DB (me semble t'il) allait parader à Paris le jour de la libération.)</p> <hr style="border: 1px solid rgb(255, 102, 0); width: 50%; height: 2px;"><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Des documents inédits d’archives révélés par la BBC indiquent que les commandements britanniques et américains se sont assurés que la libération de Paris le 25 août 1944 soit vue comme une victoire menée par des « blancs uniquement ».</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><span style="font-size:12;"><o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Beaucoup de ceux qui ont combattu l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale l’ont fait pour vaincre l’abject racisme qui causa la mort de plusieurs millions de Juifs. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="MsoNormal" face="Verdana" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Toutefois, le document de la BBC apporte la preuve que des soldats noirs des colonies françaises - qui représentaient environ deux-tiers des Forces Françaises Libres - ont été délibérément écartés de la colonne qui a conduit la marche des alliés sur la capitale française.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%; font-family: Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Lorsque la France a capitulé en juin 1940, 17.000 de ses soldats noirs, principalement des troupes des pays colonisés de l’Afrique de l’Ouest - connues sous le nom de Tirailleurs Sénégalais, furent tués.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> </span><o:p></o:p></p> <p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"> <span style="font-size:12;"><u1:p></u1:p><m:smallfrac val="off"><m:dispdef><m:lmargin val="0"><m:rmargin val="0"><m:defjc val="centerGroup"><m:wrapindent val="1440"><m:intlim val="subSup"><m:narylim val="undOvr"></m:narylim></m:intlim></m:wrapindent></m:defjc></m:rmargin></m:lmargin></m:dispdef></m:smallfrac>Bon nombre d’entre eux furent tout simplement abattus peu après s’être rendus aux troupes allemandes, qui le plus souvent les ont considérés comme des sauvages sous-humains. <u1:p></u1:p></span><span lang="FR-CA" style="font-size:11;"><o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="font-size:12;">Pour eux l’occasion de prendre leur revanche s’est présentée en août 1944, quand les troupes alliées s’apprêtaient à reprendre Paris. Mais en dépit de leur nombre écrasant, ils ne devaient pas l’obtenir. <u1:p></u1:p></span><span lang="FR-CA" style="font-size:11;"><o:p></o:p></span></p> <h3 style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span lang="FR-CA" style="font-size:12;">Plus souhaitable <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></h3> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Le chef des Forces Françaises Libres, Charles de Gaulle <sup>[</sup></span><a href="http://ugtg.org/article_851.html#nb2" id="nh2" nicetitle="[2] Premier héros moderne à ne compter aucun fait d'arme notable ou pas ; si (...)"><sup><span style="" lang="FR-CA">2</span></sup></a></strong><strong><sup><span style="" lang="FR-CA">]</span></sup></strong><strong><span style="" lang="FR-CA"> , a fait clairement savoir qu’il voulait que la libération de Paris soit conduite par ses soldats Français.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Le Haut Commandement Allié a donné son accord, mais seulement à une condition : La division de De Gaulle ne devait contenir aucun soldat noir.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">En janvier 1944 le chef d’état major d’Eisenhower, le Général principal <strong>Walter Bedell Smith</strong>, écrivait dans une note frappée du sceau « confidentiel » : <strong>« Il est plus souhaitable que la division mentionnée ci-dessus se compose de personnel blanc. </strong><b><br /><strong>Ceci désignerait la Deuxième Division Blindée, qui ne compte qu’un quart de soldats coloniaux, comme la seule formation Française opérationnellement disponible pouvant être rendue cent pour cent blanche. »</strong></b> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">A l"époque, l’Amérique </span><a href="http://ugtg.org/article_631.html"><span style="" lang="FR-CA">ségrégeait ses propres troupes</span></a><span style="" lang="FR-CA"> au travers des lignes raciales et, jusqu’aux derniers moments de la guerre, n’autorisait pas ses GI’s noirs à combattre aux côtés de leurs camarades blancs. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <h3 style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span lang="FR-CA" style="font-size:12;">La Division Marocaine <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></h3> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Etant donné le fait que la Grande-Bretagne ne pratiquait la ségrégation au sein de ses forces et avait une importante et valeureuse armée indienne, on aurait pu s’attendre à ce que Londres s’oppose à une politique aussi raciste. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Pour autant ceci ne semble pas avoir été le cas.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Un document écrit par le général britannique, <strong>Frederick Morgan</strong>, au Suprême Commandement Allié indique : <strong>« Il est regrettable que la seule formation Française 100% blanche soit une division blindée au Maroc. </strong><b><br /><strong>Toute autre division française est blanc seulement à 40% environ. J’ai dit au colonel de Chevene que ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite seront grandement améliorées s’il arrivait à fournir une division d’infanterie blanche. »</strong></b> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">La </span></strong><em><b><span style="" lang="FR-CA">découverte</span></b></em><strong><span style="" lang="FR-CA"> d’une division opérationnelle 100% blanche s’est avérée impossible, en raison de l’énorme contribution faite à l’Armée Française par les conscrits de l’Afrique Occidentale.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Ainsi, le Commandement Allié a insisté pour que tous les soldats noirs soient retirés et remplacés par des soldats blancs d’autres unités. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Quand il est clairement apparu qu’il n’y avait toujours pas assez de soldats blancs pour remplir les lignes, des soldats des régions de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont été utilisés à leur place</span></strong><span style="" lang="FR-CA">. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <h3 style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span lang="FR-CA" style="font-size:12;">Retrait des pensions <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></h3> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">En fin de compte, presque chacun était heureux. De Gaulle a obtenu son souhait d’avoir une division Française pour conduire la libération de Paris, en dépit du fait que le manque de troupes blanches ait conduit à ce que beaucoup de ses hommes étaient réellement espagnols. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Les Anglais et les Américains ont obtenu leur Libération par « des blancs seulement », en dépit du fait que plusieurs des soldats en question aient été en réalité des Nord Africains ou des Syriens.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Pour les <strong>Tirailleurs Sénégalais</strong> de la France, il y avait cependant peu à célébrer. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">En dépit d’avoir formé 65% de Forces Françaises Libres et de leur grand nombre de morts pour la France, ils ne devaient bénéficier d’aucun accueil triomphal à Paris.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">Après la libération du capital français beaucoup ont été simplement dépouillés de leurs uniformes et renvoyés dans leurs colonies. Pour rendre l’histoire encore plus cruelle, en 1959, leurs pensions ont été gelées.</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">L’ancien soldat colonial Français, le <strong>Sénégalais Issa Cissé</strong>, aujourd’hui agé de 87 années, jette sur tout cela un regard empreint d’une tristesse et d’un ressentiment évidents. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">« Nous, le Sénégalais, avons été commandés par les chefs français blancs, » dit-il. <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:Verdana;"><strong><span style="" lang="FR-CA">« Nous avons été colonisés par les Français. Nous avons été forcés d’aller faire la guerre. Forcés d’obéir à des ordres nous dictant de faire ceci, de faire cela, et nous l’avons fait. La France n’a pas été reconnaissante. Pas du tout. »</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> <u1:p></u1:p></span><o:p></o:p></p> <p class="spip" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><strong style="font-family:Verdana;"><span style="" lang="FR-CA">Mike Thomson</span></strong><span style="" lang="FR-CA"> a présenté l’émission "Radio 4’s Document" à 2000BST le lundi 6 avril.</span></p> <hr style="border: 1px solid rgb(255, 102, 0); width: 50%; height: 2px;"> <h3 style="text-align: center;" class="titre-section-article">Post-Scriptum</h3> <p class="spip_document_1178 spip_documents spip_documents_right" style="float: right; text-align: justify;"><a href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/IMG/jpg/00_Colin_Powell.jpg" rel="lightbox" nicetitle="Cliquez sur la photo pour la visualiser dans sa taille originale." jquery1239359091593="3"> </a><br /><span style="margin: 5px; padding: 3px;"><strong></strong></span> </p> <div style="text-align: justify;">Nous sommes en 1944, 4 ans après la capitulation française sans bataille de 1940, et alors que les armées hitlériennes sont partout en déroute, la France ne parvient pas à fournir aux forces Alliées l’équivalent de 500 <a class="spip_out" href="http://www.fdesouche.com/">français de souche</a> - donc forcément blancs - pour marcher sur une capitale déjà vidée de l’essentiel des troupes allemandes...<br /><br />Si l’on y ajoute, la parfaite Collaboration étatique, judiciaire, administrative, économique avec " l’occupant nazi ", doit-on en tirer les mêmes conclusions que le négrophobe négationniste <a class="spip_out" href="http://www.grioo.com/info4864.html">Olivier Pétré Grenouilleau</a> <sup>[<a class="spip_note" id="nh3" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nb3" name="nh3" nicetitle="[3] Soutenu par plus de [650 enseignants &amp; chercheurs français... ce qui (...)">3</a>]</sup> ? Oui, la France n’a pas seulement collaboré, n’est pas seulement complice, mais est un co-auteur de la blanche barbarie nazie. </div> <p style="text-align: justify;" class="spip">Les média français qui d’habitude nous abreuvent quasi mensuellement - émissions spéciales, reportages, films, téléfilms, commémorations, décorations, jours fériés, ouvrages, articles de presse, interviews... - des actions héroïques des français durant cette période de l’histoire de la France sont muets. Seul le site internet du nouvel observateur - <a class="spip_out" href="http://news.google.fr/news/url?sa=t&amp;ct2=fr%2F0_0_s_0_0_t&amp;usg=AFQjCNE1zurgkkeeg5vRNY6sq1sqyQiZnA&amp;sig2=WfaRaTzpjcL0PrYbUn4S8w&amp;cid=1297856877&amp;ei=WSXcSeDlJ9WQjAe2r43vAg&amp;rt=SEARCH&amp;vm=STANDARD&amp;url=http%3A%2F%2Ftempsreel.nouvelobs.com%2Factualites%2Fvu_sur_le_web%2F20090407.OBS2509%2Fles_allies_ont_voulu_une_liberation_de_paris_par_les_bl.htmlest">http://tempsreel.nouvelobs.com</a> - y a consacré une brève qui tronque l’essentiel de cette information, en n’évoquant que les responsabilités américaines et britanniques.</p> <p style="text-align: justify;" class="spip">C’est, là aussi, tenter - avec cet art bien français de l’hypocrisie républicaniste et égalitariste - de faire oublier que moins de 45 ans après la dite "Libération de Paris", le pourtant très réactionnaire Ronald REAGAN nommait un afro-américain à un poste clé de l’administration de la défense, en faisant de COLIN POWELL son Conseiller à la Sécurité Nationale. Et que 56 ans plus tard (en 200O) le non moins réactionnaire George W. BUSH nommait le même POWELL au poste de secrétaire d’État. En France, les soldats indigènes noirs et arabes de la République, doivent encore se contenter de grades de sergent, caporal... Mais qui s’en plaindra. Assurément pas nous...</p> <p style="text-align: justify;" class="spip">La France est décidément fidèle à sa <a class="spip_out" href="http://ugtg.org/article_818.html?var_recherche=france%20raciste">doctrine raciste</a> élaborée durant des siècles : par ses "Lumières", puis par sa cohorte de grands penseurs racialistes, véritables précurseurs du nazisme.<br />Et contrairement aux USA, où les idées racistes foisonnent surtout chez les petits blancs pauvres du Sud et des régions victimes de la désindustrialisation, le racisme français semble consubstantiel à une large partie des "élites", des "classes dirigeantes", en un mot de la bourgeoisie de ce pays triste.<br /></p> <p style="text-align: justify;" class="spip">Racisme qu’ils distillent en fonction de l’actualité à grosse ou petite dose à leurs concitoyens ; avant, par <a class="spip_out" href="http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_113_fr.pdf">sondage</a> <sup>[<a class="spip_note" id="nh4" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nb4" name="nh4" nicetitle="[4] Invitées à se situer sur l'échelle du racime, près de 9 % des personnes (...)">4</a>]</sup> ou <a class="spip_out" href="http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/899.asp">élections</a> interposés, de les inviter à l’exprimer. Et feindre de s’en indigner, de le questionner ou de le déplorer...<br />Avant, au nom d’un supposé <a class="spip_out" href="http://www.mecanopolis.org/?tag=racisme-anti-blancs">racisme anti-blanc</a>, de se déchainer contre les fils et petits-fils de ceux là mêmes qui ont rendu un semblant de dignité à ce pays durant les 6 années de collaboration avec les nazis... Et de trouver comme porte flingues et autres accusateurs enragés les propres fils et petits fils <sup>[<a class="spip_note" id="nh5" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nb5" name="nh5" nicetitle="[5] Les Elisabeth Levy, Bernard Henry-Levy, Alain Finkielkraut, Alain Gérard (...)">5</a>]</sup> , de ces juifs pourchassés pour qui ces africains, antillais et afro-américains se sont héroïquement battus. Lorsque parfois certains des leurs collaboraient avec leur bourreau nazi (Lire <a class="spip_out" href="http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/Arendt.html">ICI</a>, un texte d’Hannah Arendt ; et <a class="spip_out" href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?lang=fr&amp;ModuleId=97">ICI</a>, sur le site du centre d’enseignement de la Shoah, un article du United States Holocaust Memorial Museum, Washington, D.C.).</p> <p style="text-align: justify;" class="spip">La France se vengera bien de ces pages peu glorieuses de son histoire - y en eut-il ? - en allant dans les années qui suivirent sa nazification, <a class="spip_out" href="http://ugtg.org/article_446.html">massacrer ou chosifier</a> par centaines de milliers les indigènes des colonies de son Empire : Madagascar, Indochine, Algérie, Pays d’Afrique, Guadeloupe, Kanaky...</p> <p style="text-align: justify;" class="spip">En définitive, en rayant l’Afrique de l’Histoire, Sarkozy &amp; son nègre Guaino ne faisaient que prolonger l’oeuvre reprise par Jean François Champollion et <i class="spip">simplement</i> poursuivie au moment de la « libération de Paris » ...</p> <p style="text-align: justify;" class="spip">Dès lors, cette « libération de Paris », tout comme « l’occupation nazie » ne doivent-elles pas plutôt être regardées comme de simples <a class="spip_out" href="http://www.lescrutateur.com/article-29015321.html">fonds de commerce politique</a> ?</p> <p style="text-align: justify;" class="spip"><i class="spip">Le propre de l’histoire occidentale, c’est son absence de mémoire.</i> (Makandal)</p> <div style="text-align: center;">Ibuka, <big><br /></big></div> <p style="text-align: center;" class="spip"><small><big><a href="http://ugtg.org/article_851.html">source</a></big><br />Mardi 7 avril 2009</small></p> <div class="notes"> <p class="spip_note"><sup>[<small><a class="spip_note" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nh1" name="nb1" nicetitle="Notes 1">1</a>]</small></sup><small> Morts pour la France - Morts pour la Patrie, dixit les plaques bien peu mémoratives, car commémorant surtout les héros blancs</small></p> <p style="text-align: justify;" class="spip_note"><small><sup>[<a class="spip_note" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nh2" name="nb2" nicetitle="Notes 2">2</a>]</sup> Premier <i class="spip">héros</i> moderne à ne compter aucun fait d’arme notable ou pas ; si ce n’est d’avoir été parmi les premiers à fuir en Angleterre. Par souci d’objectivité, signalons toutefois que Commandant de la 4e division cuirassée (mai 1940), Charles De Gaulle, qui n’était alors que le colonel de Gaulle, se serait illustré à Montcornet, à Laon, et aurait même arrêté une colonne Allemande à Abbeville... s’il faut en croire son hagiographie</small></p> <p style="text-align: justify;" class="spip_note"><small><sup>[<a class="spip_note" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nh3" name="nb3" nicetitle="Notes 3">3</a>]</sup> Soutenu par plus de [<a class="spip_out" href="http://www.lph-asso.fr/communiques/26.html">650 enseignants &amp; chercheurs français</a>... ce qui en dit long sur <i class="spip">l’état</i> moral et la déliquescence intellectuelle qui frappe ce pays</small></p> <p style="text-align: justify;" class="spip_note"><small><sup>[<a class="spip_note" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nh4" name="nb4" nicetitle="Notes 4">4</a>]</sup> Invitées à se situer sur l’échelle du racisme, près de 9 % des personnes interrogées se disent “très racistes”. La Belgique arrive largement en tête, avec 22 % se déclarant “très racistes”, suivie par la France (16 %) et l’Autriche (14 %). Si l’on ajoute les personnes se déclarant “plutôt racistes”, ces trois pays ont les taux de racisme les plus élevés, avec respectivement 55 %, 48 % et 42 %. Les pays qui comptent la plus faible proportion de personnes se déclarant “très racistes” sont l’Espagne et l’Irlande (4 %), puis le Portugal (3 %), le Luxembourg et la Suède (2 %).</small></p> <p style="text-align: justify;" class="spip_note"><small><sup>[<a class="spip_note" href="http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/pyepimanla.html#nh5" name="nb5" nicetitle="Notes 5">5</a>]</sup> Les Elisabeth Levy, Bernard Henry-Levy, Alain Finkielkraut, Alain Gérard Slama.</small>..</p> </div><br />http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/guerre-mondiale/liberation-de-paris.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-6022876075485868710?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-84473958317937363782009-05-04T16:53:00.000Z2009-05-04T16:54:27.699ZLes Gurkhas obtiennent gain de cause au Royaume-Uni:DEMANDE DE JURISPRUDENCE EN FRANCE<div class="accesseur acc_edition" id="ID_EDITION_20090504"><h1><a>04/05/2009</a></h1><div class="sousacc"><h2><a href="javascript:popUpMultimedia('http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/R113/BONJOUR_L_EUROPE_0405','1_142_133330','radiofr');"><br /></a></h2><p class="auteur">par A Londres, Muriel Delcroix</p><div class="accroche">«<em> Pour Gordon Brown, accorder le droit de vivre au Royaume-Uni à quelque 36 000 vétérans Gurkhas coûtent trop cher.</em> »</div><div class="liste-barres"><p class="ecouter"><a href="javascript:popUpMultimedia('http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/R113/BONJOUR_L_EUROPE_0405','1_142_133330','radiofr');" title="03 min 00 sec - A Londres, Muriel Delcroix">écouter / télécharger</a></p></div></div></div><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-8447395831793736378?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-84548001093128298822009-04-22T20:13:00.001Z2009-04-22T20:15:07.186ZTirailleurs Sénégalais in the Indochina War (1947-1954)<h2><span><br /></span></h2><span> </span> <span> </span> <span> </span><div><span><a href="http://www.blackpast.org/?q=view/vignettesGAH"><br /></a></span></div> <div><div id="mceTemplatePreview"> <div id="vigImgBox"> <div id="vigImg"> <span><img src="http://www.blackpast.org/files/blackpast_images/dien_bien_phu.jpg" title="Battle of Dien Bien Phu, 1954" alt="Battle of Dien Bien Phu, 1954" width="468" height="500" /> </span></div> <div id="vigImgText" align="center"> <span>Battle of Dien Bien Phu, 1954 </span></div> </div> </div> <span>The Indochina War (1947-1954) pitted the French Colonial government against the Vietminh, the Communist Vietnamese devoted to the liberation of their country from French colonial rule. During that conflict the French used thousands of Tirailleurs Sénégalais, soldiers recruited throughout the French African colonies, for service against the Vietminh. <br /><br />The French began recruiting Senegalese soldiers in 1947 as the war began and they found they urgently needed military forces in Indochina. Considering French manpower shortages because of the recently ended Second World War, military budget restrictions, and the great number of African soldiers demobilized in 1945-6 at the end of the European conflict, the French government turned to the Tirailleurs Sénégalais: African soldiers who, since the 19th century, were often used due to their relatively low cost.<br /><br />The first Tirailleurs Sénégalais arrived in Indochina in April 1947. On April 30th, they numbered only 167 but reached 2,260 men at the end of the year. Marching Battalions of Tirailleurs Sénégalais (BMTS) were formed in France, then dispersed throughout various existing French units in Vietnam such as the 2nd, 6th and 43rd Colonial Infantry Regiments (RIC), the 4th and 10th Colonial Artillery Regiments (RAC) and the Moroccan Colonial Infantry Regiment. Thus "French" regiments often included natives from North Africa, France, Senegal, and other African colonies as well as Vietnamese loyal to the colonial regime. The demand for Tirailleurs Sénégalais kept growing; there were 14,500 mobilized in 1951 and when the French were finally defeated at Dien Bien Phu in 1954, 19,570 of them were on the Vietnamese territory.<br /><br />African soldiers were assigned to various units. Due to the lack of men, a thousand Tirailleurs Sénégalais joined the French Air Force. Black soldiers were crucial to several Marching Battalions and Marching Groups (combat troops). However, the Tirailleurs Sénégalais also maintained posts and opened roads and were mainly relegated to small safety operations. Indeed, few units participated in large-scale operations even though some Tirailleurs Sénégalais were present at Dien Bien Phu.<br /><br />More than a thousand Tirailleurs Sénégalais were captured by the Vietminh. The most exploited prisoners, they were given the harshest labor. In 1954, approximately 800 of them were released. It was estimated that about 5,500 Tirailleurs Sénégalais had been killed, died, disappeared, or had deserted during the Indochina War.<br /><br />The last Tirailleurs Sénégalais left Vietnam with the French troops in September 1956. The French military department was increasingly worried that some African soldiers, now in close contact with Vietnamese nationalists and communism ideals, might be a potential threat to French colonial regimes in Africa. Thus for the first time some Tirailleurs Sénégalais were considered not suitable to re-enlistment. Others were reorganized and integrated in the RAC and the RIC. </span></div> <div><p><span><strong>Sources:</strong><br />Eugène-Jean Duval, <i>L’épopée des Tirailleurs Sénégalais</i> (Paris: L’Harmattan, 2005); Martin Windrow, <i>The last valley: Dien Bien Phu and the French Defeat in Vietnam</i> (Cambridge, MA: Da Capo Press, 2004). </span></p></div> <div><p><span><strong>Contributor(s):</strong><br /><a href="http://www.blackpast.org/?q=contributor/toure-maeleen-kegni">Touré, Maelenn-Kégni </a><br />University of Nantes, France</span></p></div>http://www.blackpast.org/?q=gah/tirailleurs-senegalais-indochina-war-1947-1954<br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931"><span style="font-weight: bold;">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</span></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-8454800109312829882?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-34220870515914583812009-04-16T16:36:00.000Z2009-04-16T16:37:03.071ZLeopold Sedar Senghor<div class="post-info"><h2 class="post-title"><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/leopold-sedar-senghor/" rel="bookmark" title="Permanent Link: Leopold Sedar Senghor"><br /></a></h2> </div> <p><img class="alignright size-full wp-image-9082" style="border: 0pt none ; margin: 10px;" title="senghor02" src="http://abagond.files.wordpress.com/2009/04/senghor02.jpg?w=216&amp;h=193" alt="senghor02" width="216" height="193" /><strong>Leopold Sedar Senghor</strong> (1906-2001) - his last name sounds like Song Gore - was a Senegalese poet, scholar and statesman. He was <strong>the first president of an independent Senegal</strong>, a French <strong>poet </strong>and one of the top black African thinkers of the 1900s, one of the founders of the <strong>negritude</strong> movement. He was also the first black African admitted to the French Academy, long the preserve of white men.</p> <p>He was <strong>president of Senegal</strong> for 20 years, <strong>from 1960 to 1980</strong>. He was one of the few African leaders to leave office peacefully and one of the few who had a free press. People said he kissed up to the French too much. He said a country as poor as Senegal needs a friend.</p> <p>Senghor was <strong>born </strong>in a small town<strong> along the Mamaguedy</strong>, 100 km south of Dakar, Senegal. He grew up <strong>Catholic </strong>in a land that was mostly Muslim. He went to a missionary school and <strong>loved to read French books.</strong> In time he became one of the top students in Senegal and won a <strong>scholarship </strong>to study in Paris.</p> <p>So in <strong>1928 </strong>he got on a ship to <strong>France </strong>and left Africa. Thus began what he called his <strong>16 years of wandering</strong>.</p> <p>In <strong>Paris </strong>he became friends with <strong>Aime Cesaire</strong> of Martinique and <strong>Leon Damas</strong> of French Guiana . Like Senghor, they found themselves<strong> caught between two words</strong>, one black, one white. The white world was tellling them it had all the answers, that their blackness was holding them back. Yet they found whites cold and stiff and full of themselves, living in “the world that has died of machines and cannons.”</p> <p>So together they came up with <strong>negritude</strong>: the idea that black thought, feeling, art and ideas were just as good as those of Europe. It became a movement among black writers, an early form of black pride.</p> <p>Senghor loved France and the French language and yet he also loved Africa too. He<strong> felt torn</strong>, something he wrote about in his poetry. He felt like he was two different people. Yet choosing to be just one would narrow him. So he chose neither and <strong>remained whole.</strong></p> <p>He got his degree from the University of Paris in <strong>1935 </strong>and became a French and Latin teacher in France. Because he was black some of his students were surprised to see that he wore clothes!</p> <p>Four years later <strong>war </strong>came. Senghor fought for France with the <strong>Tirailleurs Senegalais</strong>, France’s West African army. He spent two years in a <strong>Nazi German prison camp</strong>. There he wrote a book of French poetry.</p> <p><strong>After the war</strong> he represented Senegal in the <strong>French National Assembly</strong>. He pushed for greater freedom for Senegal, but not for outright independence. He also pushed for Senegal and French Sudan (now called Mali) to become one. He thought that so long as Africa remains divided into little countries it will remain weak and poor.</p> <p>In <strong>1962 </strong>his name was <strong>in the running for the Nobel Prize</strong> for Literature. He lost to John Steinbeck.</p> <p><strong>See also:</strong></p> <ul><li>poems <ul><li><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/2009/04/12/senghor-aux-tirailleurs-senegalais-morts-pour-la-france/">Senghor: Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France </a></li><li><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/senghor-femme-noire/">Senghor; Femme noire</a></li></ul> </li><li><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/2009/04/10/tirailleurs-senegalais/">Tirailleurs Senegalais </a></li><li><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/2009/01/15/black-france/">Black France</a></li><li><a href="http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/2009/02/28/frantz-fanon/">Frantz Fanon</a></li></ul><br />http://abagond.wordpress.com/2009/04/15/leopold-sedar-senghor/<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-3422087051591458381?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-42244844328829020352009-04-16T05:28:00.002Z2009-04-16T05:32:32.639ZLibération de Paris : les Alliés ont écarté les soldats noirs sur requête de de Gaulle :Une information exclusive de la BBC<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr><td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"><br /></td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton16583.jpg" class="photo" border="0" /><br /><br /><span class="titreune1">Libération de Paris : les Alliés ont écarté les soldats noirs sur requête de de Gaulle</span> <br /><span class="soustitre">Une information exclusive de la BBC</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Le Général de Gaulle souhaitait que la Libération de Paris en 1944 soit le fait de soldats français. Les alliés accèdent à sa demande en lui concoctant une Deuxième Division Blindée 100% blanche, alors qu’à l’époque deux tiers des troupes françaises sont composées de soldats originaires des colonies, notamment d’Afrique de l’Ouest. L’information a été révélée lundi par la BBC.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size:180%;"><br /><br /></span> <hr align="center" width="508" noshade="noshade" style="font-size:78%;color:#cccccc;"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">jeudi</span> 9 avril 2009, par Falila Gbadamassi</td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size:180%;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">L</span>es commandements américain et britannique se seraient assurés que la <a href="http://www.france-libre.net/index.htm" class="spip_out" target="_blank">libération de Paris le 25 août 1944</a> soit perçue comme la victoire des « Blancs uniquement », a révélé lundi 6 avril <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7984436.stm" class="spip_out" target="_blank">BBC Radio 4</a>. Ils ont ainsi répondu favorablement à une requête du Général de Gaulle, qui souhaitait que la Libération soit l’œuvre de soldats français, en posant la condition suivante : « la division de Gaulle ne doit contenir aucun soldat noir », indique la BBC. « Il est plus souhaitable que la division mentionnée (la Deuxième Division Blindée) ci-dessus se compose de personnel blanc », écrivait en janvier 1944 dans une note « confidentielle » le chef d’Etat major d’Eisenhower, Walter Bedell Smith. « Ceci désignerait la Deuxième Division Blindée, qui ne compte qu’un quart de soldats indigènes, comme la seule formation française opérationnellement disponible pouvant être rendue cent pour cent blanche. »</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>A la requête française, le général britannique Frederick Morgan répondait en s’adressant au Commandement allié : « Il est regrettable que la seule formation Française 100% blanche soit une division blindée au Maroc (Deuxième Division Blindée). Toute autre division française est blanche à environ 40%. J’ai dit au colonel de Chevene que ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite seront grandement améliorées s’il arrivait à fournir une division d’infanterie blanche. » Les Britanniques ne s’opposent pas pour autant à la requête. A l’époque, seuls les Américains pratiquaient une ségrégation officielle.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Les "Indigènes" privés du triomphe de la Libération</strong></p> <p class="spip">Les Alliés finiront par obtenir gain de cause en faisant appel à des soldats originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Syriens), ou encore à des militaires espagnols. Les Tirailleurs sénégalais, vocable désignant les troupes françaises issues des colonies d’Afrique de l’Ouest, qui ont constitué « 65% de Forces françaises libres » et dont 17 000 soldats sont tombés lors de la capitulation française en juin 1940, n’auront pas droit à un « accueil triomphal à Paris », souligne l’article de la BBC. De même, après la Libération, de nombreux soldats indigènes auraient été « dépouillés » de leurs uniformes. Comble de l’ingratitude des autorités françaises, leurs pensions sont gelées par la loi du 26 décembre 1959. C’est la "cristallisation".</p> <p class="spip">Après avoir été revalorisées en 2002, en fonction du coût de la vie des pays de résidence de ces anciens combattants, les pensions - retraites de combattant et les pensions d’invalidité - ne feront l’objet d’une "décristallisation", annoncée en 2006, qu’en 2007. Le film <a href="http://www.afrik.com/article10457.html" class="spip_out" target="_blank"><i class="spip">Indigènes</i></a> du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb, qui est sorti en septembre 2006, a fortement contribué à l’aboutissement d’un processus que les Tirailleurs sénégalais réclamaient depuis plus de 40 ans. Mais la reconnaissance de la France reste toujours partielle. Les anciens combattants des anciennes colonies aspirent en réalité à <a href="http://www.afrik.com/article10453.html" class="spip_out" target="_blank">un traitement égal</a> avec leurs frères d’armes français. Finalement, c’est la justice française qui tente de réparer les torts de l’Etat. En octobre 2008, six anciens combattants marocains ont obtenu la revalorisation de leurs pensions militaires. La loi de finance de 2007 n’avait décristallisé que « les pensions d’invalidité et la retraite du combattant » et ne concernait pas « la pension militaire qui constitue la prestation la plus importante », indiquait alors leur avocat <a href="http://www.afrik.com/article15461.html" class="spip_out" target="_blank">Me Houssan Othman-Farah</a>. L’adage dit « combattre le mal par le mal ». Les Forces alliées, grâce aux autorités françaises, l’ont appliqué à la lettre en combattant les réminiscences du nazisme par le racisme.</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article16583.html<br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-4224484432882902035?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-54084121108703196342009-04-16T05:24:00.001Z2009-04-16T05:25:56.892ZLa loi de cristallisation vole en éclats<span class="titreune1"></span><br /><span class="soustitre">Loi de cristallisation</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Un arrêt du Conseil d’Etat sanctionne le gouvernement français pour son refus de revaloriser la pension militaire d’un ancien sergent-chef sénégalais. La loi dite de " cristallisation ", votée le 26 novembre 1959, qui fixait le barème des retraites allouées aux combattants français et étrangers va donc être enfin révisée.</span> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">jeudi</span> 13 décembre 2001</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer3748.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction3748.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">A</span>madou Diop a enfin eu raison contre l’Etat français, bien qu’à titre posthume. Cet ancien sergent-chef sénégalais avait porté plainte en 1996. Engagé dans l’armée française de 1937 à 1959, il en avait été radié lors de l’accession à l’indépendance du Sénégal. Il n’a jamais touché qu’un tiers de la retraite qu’il aurait dû percevoir s’il avait été Français.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Le 10 décembre, le Conseil d’Etat a confirmé l’arrêt de la Cour administrative en charge de l’affaire, jugeant que la distinction de traitement était une discrimination fondée sur la nationalité, contrevenant à l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme. La porte aux revendications des anciens combattants de tous les pays vient de s’entrouvrir.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Inégalités méconnues</strong></p> <p class="spip">Un barème inégal. Les pensions varient du simple au triple : 500 FF à Tunis, 1 500 FF à Dakar ou 2 800 FF à Paris pour 15 ans sous les drapeaux. Et les retraites seront gelées depuis la mise en application de la loi dite de " cristallisation " de 1959. Pas de quoi motiver les troupes.</p> <p class="spip">Mais depuis l’arrêt du Conseil d’Etat, les héros d’hier en appellent à la justice d’aujourd’hui. Quatorze recours devraient être examinés par le Conseil d’Etat vendredi prochain et trente-cinq autres dossiers sont en attente au tribunal de Nantes. 85 000 personnes seraient concernées par la modification de la loi. Le gouvernement français va donc devoir prendre des mesures. Petit problème : les associations qui militent depuis longtemps pour cette révision ont du mal à contacter tous les intéressés.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Recherche anciens combattants étrangers</strong></p> <p class="spip">" Je dois me charger tout seul des revendications des combattants", reconnaît Baba Sada Sy, président de l’Amicale des bénéficiaires de pensions militaires françaises et de la ligue des droits de l’Homme au Mali, " ça ne me dérange pas mais j’y suis obligé car les gens ne savent pas tous lire ici. L’autre problème c’est qu’au fil des années nous sommes de moins en moins nombreux. Regardez, moi, par exemple, j’ai 75 ans... ".</p> <p class="spip">Difficile de faire le relais : vieux, éparpillés aux quatre coins de la terre, parfois illettrés ou ne lisant pas le français, les anciens combattants étrangers ne constituent pas un lobby très efficace. Pour tenter de faire entendre leur voix, Bernard Poirrez centralise les demandes à Paris et réunit les associations de tous les pays à partir de son Association des combattants de l’Union française.</p> <p class="spip">Selon lui, la vraie bataille débute maintenant : " Il est hors de question que l’on nous propose un budget global par pays. Cette question concerne des requêtes individuelles et les Etats d’origine de ces soldats n’ont rien à voir là-dedans. Nous ne voulons pas non plus d’une " cristallisation partielle ". Nous n’allons pas nous laisser faire. ". Anciens, peut-être, combatifs, sûrement.</p></div>http://www.afrik.com/article3748.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-5408412110870319634?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-68092761340764068532009-04-16T05:20:00.001Z2009-04-16T05:21:54.051ZCasse-tête chinois pour pensions africaines<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td width="10"> </td> <td colspan="3"><marquee direction="left" behavior="scroll" scrollamount="2" scrolldelay="20" onmouseover="this.stop()" onmouseout="this.start()" width="820"><a href="http://www.afrik.com/breve16099.html" class="liennoir"><b>La marine française arrête 11 pirates somaliens</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16098.html" class="liennoir"><b>Kadhafi souhaite un gouvernement africain</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16097.html" class="liennoir"><b>Sahara occidental : la reprise des pourparlers compromise, selon l’ONU</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16096.html" class="liennoir"><b>Un Algérien condamné à 9 ans de prison pour avoir expulsé ses excréments</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16095.html" class="liennoir"><b>Sénégal : funérailles de Madame Karim Wade</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16094.html" class="liennoir"><b>Togo : arrestation du député Kpatcha Gnassingbé </b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16093.html" class="liennoir"><b>Côte d’Ivoire : l’ex-rébellion demande à son leader, Guillaume Soro, de quitter la Primature</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16092.html" class="liennoir"><b>Les pirates somaliens : même pas peur !</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16090.html" class="liennoir"><b>Togo : fusillade au domicile du député Kpatcha Gnassingbé, le frère du président</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16091.html" class="liennoir"><b>Valérie Bègue a tourné la page !</b></a> - </marquee></td> <td> </td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <!-- CHEMIN --> <br /><br /> <span class="titreune1"></span><br /><span class="soustitre">Casse-tête chinois</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Les pensions des anciens combattants de nationalité étrangère doivent égaler celles des anciens combattants français, ainsi en a décidé le Conseil d’Etat français le 10 décembre dernier. Mais le ministère des Finances grimace et essaie de contourner l’arrêt.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">jeudi</span> 10 janvier 2002</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer3868.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction3868.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">L</span>a question des pensions des anciens combattants africains n’a pas fini de poser problème. Pourtant, depuis que le Conseil d’Etat français, autrement dit la plus haute juridiction administrative française, avait le 10 décembre dernier engagé l’Etat français à rétablir les anciens combattants de nationalité étrangère dans leur droit à une pension égale à celles que perçoivent leurs homologues français, on pensait l’affaire réglée. Mais le ministère des Finances et à sa tête Laurent Fabius, ne l’entendent pas de cette oreille.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span><strong class="spip">Discrimination déguisée</strong></p> <p class="spip">C’est en effet 1,83 milliard d’euros que la France devrait verser aux quelques 85 000 anciens combattants étrangers. Un montant qui fait grimacer le gouvernement qui cherche à contourner la décision de justice.</p> <p class="spip">Pour l’administration, il n’est pas question d’accorder le même niveau de pension aux combattants étrangers du Mali ou du Maroc qu’aux anciens soldats français. " Cela équivaudrait à multiplier par cinq ou par six le niveau des pensions existant. On assisterait alors à une véritable perturbation de l’économie locale en créant de subites fortunes pour quelques centaines de personnes ", déclare au <i class="spip">Monde</i> un membre du cabinet de Florence Parly, secrétaire d’Etat au budget.</p> <p class="spip">La polémique fait rage. Et sous le fallacieux argument d’équité qu’invoque le gouvernement, ce n’est rien d’autre qu’une forme supplémentaire et hypocrite de discrimination qui se cache. " (...) Le fait d’aligner le montant des pensions sur le niveau de vie de chacun des pays où vivent ces anciens combattants reviendrait à pratiquer une nouvelle discrimination ", ont souligné la Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue des droits de l’homme dans une lettre adressée mardi au chef du gouvernement Lionel Jospin. Car c’est à lui que revient la décision de payer ou non les arriérés qui sont dus et ce à égalité de traitement avec les anciens combattants français. A lui donc de prouver que la France a une mémoire et une parole.</p> <p class="spip">Lire aussi : <a href="http://www.afrik.com/article3748.html" class="spip_in">La loi de cristallisation vole en éclats</a>.</p></div></td></tr></tbody></table><br />http://www.afrik.com/article3868.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-6809276134076406853?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-26023793164142072432009-04-16T05:18:00.001Z2009-04-16T05:20:05.227ZLes anciens combattants sur la brèche: tirailleurs sénégalais<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr><td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton5269.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><br /> <span class="titreune1"></span><br /><br /> <span class="chapeau">Selon un arrêt du Conseil d’Etat en 2001, les pensions et retraites des anciens combattants étrangers doivent être alignées sur celles des anciens combattants français. Le gouvernement Raffarin tente de contourner l’arrêt mais les ex-soldats, notamment ceux d’Afrique, sont prêts à défendre leurs droits.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">vendredi</span> 15 novembre 2002, par Olivia Marsaud</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer5269.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction5269.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">O</span>n les appelait les " tirailleurs sénégalais ". Sous cette appellation : des Sénégalais mais aussi des Ivoiriens, Maliens, Guinéens, Marocains, Tunisiens... qui ont été de tous les bains de sang du XXème siècle, envoyés au front se battre sous le drapeau français, des tranchées de la Somme à l’Indochine en passant par Monte-Cassino et le débarquement en Provence. Ils réclament inlassablement une revalorisation de leurs pensions et retraites, gelées depuis 1959, mais la France ne semble pas encore prête à payer cette dette de sang.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Actuellement, la pension d’indemnité mensuelle d’invalidité est de 690 euros pour un ancien combattant français, 230 pour un Sénégalais et 61 pour un Marocain. Suite à l’action en justice d’Amadou Diop, ancien sergent-chef sénégalais, le Conseil d’Etat a statué, dans un arrêt rendu le 30 novembre 2001, qu’un ancien combattant d’un pays de l’ex-Union française avait les mêmes droits qu’un ressortissant français en matière de pension militaire. Cet arrêt précise également que des dédommagements doivent être versés de manière rétroactive.</p> <p class="spip"><strong class="spip">L’injustice continue</strong></p> <p class="spip">Le Trésor public tord du nez. 85 000 personnes dont les retraites ont été "gelées" peuvent prétendre à une revalorisation et à un rattrapage des arriérés - sans compter leurs veuves et enfants -, soit une enveloppe de 1,85 milliard d’euros. Après le gouvernement Jospin, peu pressé de faire appliquer l’arrêt, l’équipe Raffarin reprend le dossier. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, promet, lors de son voyage au Sénégal en septembre dernier, que des décisions seront prises "avant la fin de l’année" concernant les pensions des anciens combattants des ex-colonies.</p> <p class="spip">Aujourd’hui, dans le projet de loi de finances pour 2003, actuellement en lecture, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, propose d’anticiper le financement de la " décristallisation " des pensions à hauteur de 72,5 millions d’euros, le dispositif législatif correspondant devant être adopté en 2003. Une somme insuffisante au regard des estimations chiffrées pour l’alignement des pensions qui s’élèvent à environ 350 millions d’euros par an.</p> <p class="spip">Le gouvernement propose que le montant des pensions des anciens combattants étrangers soit indexé sur le coût de la vie dans les différents pays et non pas aligné sur celui des anciens combattants français. " C’est vraiment malheureux. La France continue de nous faire mal et perpétue une injustice de plus de 40 ans ", s’indigne Alioune Kamara, directeur de l’Office national des anciens combattants sénégalais. " Le pouvoir d’achat dans les pays d’origine n’a rien à voir avec les pensions. On parle de gens qui se sont battus loin de chez eux pour un autre pays, qui ont risqué leur vie. "</p> <p class="spip"><strong class="spip">Tergiversations mesquines</strong></p> <p class="spip">Malgré l’espoir qu’a suscité l’arrêt du Conseil d’Etat, cet ancien combattant d’Afrique du nord et d’Indochine, âgé aujourd’hui de 73 ans, " n’a jamais fait confiance à la France ". " Je n’y ai jamais cru ", indique-t-il, amer. Le Sénégal compte 8 000 anciens combattants, dont 6 000 pensionnés. Un chiffre qui remet en cause le principal argument du gouvernement français qui dit vouloir éviter de multiplier par cinq ou six le niveau des pensions existant pour éviter une "perturbation des économies locales". Le nombre des bénéficiaires des pensions n’est pas suffisamment important pour créer de telles " perturbations ".</p> <p class="spip">" Le gouvernement français ne nous rétablira pas dans nos droits comme il se doit, nous nous tournons donc vers la loi pour faire respecter l’arrêt du Conseil d’Etat ", explique Alioune Kamara. Les anciens combattants africains sont sur tous les fronts, épaulés par leurs camarades français comme ceux de l’Union générale des anciens combattants.</p> <p class="spip">Le Groupe de défense et de soutien des immigrés (Gisti) vient également de lancer, avec le Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits (Catred), une campagne de recours juridiques.<i class="spip"> </i>"La décision du Conseil d’Etat représentait une vraie reconnaissance de dignité. Les tergiversations mesquines du gouvernement ne sont pas admissibles, car, plus on attend, plus ces vieux messieurs vont mourir ! Nous allons donc inonder les tribunaux jusqu’à ce que le gouvernement craque", a indiqué Patrick Mony, du Gisti, dans les colonnes du <i class="spip">Monde</i>.</p> <p class="spip">L’association diffuse gratuitement sur Internet une brochure détaillant les démarches à suivre pour saisir la justice française. Le Sénégal attend la décristallisation pour le mois prochain. La décision définitive sera prise lors du Conseil des ministres du 20 novembre prochain.</p> <p class="spip">Visiter le <a href="http://www.gisti.org/bienvenue/index.html" class="spip_out" target="_blank">site</a> du Gisti .</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article5269.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-2602379316414207243?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-18300831103640170722009-04-16T05:16:00.001Z2009-04-16T05:18:00.564ZA la mémoire des combattants<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <!-- CHEMIN --> <br /><br /> <span class="titreune1"></span><br /><span class="soustitre">A la mémoire des combattants</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Le président de la république française, Jacques Chirac, a inauguré jeudi, à quelques pas de la tour Eiffel, le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Le monument rend hommage aux milliers de combattants morts entre 1952 et 1962 en Afrique du Nord.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">dimanche</span> 8 décembre 2002</td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer5376.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction5376.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">C</span>ela faisait longtemps que les anciens combattants du Maroc, de Tunisie et de la guerre d’Algérie attendaient ce moment. " Au nom de tous les Français, je veux rendre l’hommage de la Nation aux soldats morts pour la France en Afrique du Nord, il y a presque un demi-siècle. Ils furent plus de 22 000 ", a déclaré le président de la république française, Jacques Chirac, lors de l’inauguration du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. La manifestation a rassemblé plusieurs centaines d’anciens combattants.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span><strong class="spip">Devoir de mémoire</strong></p> <p class="spip">" C’est important que ce monument existe afin que l’on n’oublie jamais tous ceux qui sont morts en Afrique du Nord et le lourd tribut que des hommes ont payés à la guerre ", insiste Bernard Chatel, président de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Cependant, aucune date n’a a encore été fixée pour la commémoration de la guerre d’Algérie. En attendant, des milliers de combattants rejoignent leurs " aînés de 1914 et de 1940 " au Panthéon du souvenir.</p> <p class="spip">Le Mémorial se compose de trois colonnes. Les noms des 22 000 combattants, dont plus de 3 000 harkis, morts entre 1952 et 1962 viennent s’inscrire sur leurs façades au moyen d’un système informatique. " Le monument s’avère, dans sa conception, propice aux modifications qui seraient apportées via le dispositif informatique ", a précisé Hamlaoui Mékachéra, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, lui même d’origine harkie. Initiative heureuse<br />puisque certains noms inscrits sur le monument sont sujets à caution. Il s’agirait de personnes soupçonnées d’avoir participé à des actes de torture. D’autres pourraient au contraire être ajoutés, notamment ceux, oubliés, de Harkis.</p> <p class="spip">Il faut rappeler, que cet été, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a inauguré une stèle à la mémoire des Français qui ont combattu aux côtés des Algériens lors de la guerre de libération. (Lire <a href="http://www.afrik.com/article5208.html" class="spip_out" target="_blank">l’article</a> sur ce sujet).</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article5376.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-1830083110364017072?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-85170526608891947792009-04-16T05:09:00.001Z2009-04-16T05:10:48.942ZLe Sénégal célèbre la première "Journée du tirailleur"<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td width="10"><br /></td> <td colspan="3"><marquee direction="left" behavior="scroll" scrollamount="2" scrolldelay="20" onmouseover="this.stop()" onmouseout="this.start()" width="820"><a href="http://www.afrik.com/breve16099.html" class="liennoir"><b>La marine française arrête 11 pirates somaliens</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16098.html" class="liennoir"><b>Kadhafi souhaite un gouvernement africain</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16097.html" class="liennoir"><b>Sahara occidental : la reprise des pourparlers compromise, selon l’ONU</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16096.html" class="liennoir"><b>Un Algérien condamné à 9 ans de prison pour avoir expulsé ses excréments</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16095.html" class="liennoir"><b>Sénégal : funérailles de Madame Karim Wade</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16094.html" class="liennoir"><b>Togo : arrestation du député Kpatcha Gnassingbé </b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16093.html" class="liennoir"><b>Côte d’Ivoire : l’ex-rébellion demande à son leader, Guillaume Soro, de quitter la Primature</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16092.html" class="liennoir"><b>Les pirates somaliens : même pas peur !</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16090.html" class="liennoir"><b>Togo : fusillade au domicile du député Kpatcha Gnassingbé, le frère du président</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16091.html" class="liennoir"><b>Valérie Bègue a tourné la page !</b></a> - </marquee></td> <td> </td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton7575.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><br /> <span class="titreune1"></span><br /><span class="soustitre">Quatre Présidents africains présents à l’événement</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Le Sénégal a célébré ce lundi la première « Journée des tirailleurs » pour commémorer le rôle et le sacrifice des soldats africains des colonies ayant combattu pour la France pendant les deux Guerres Mondiales. Les Présidents du Mali, du Burkina Faso, du Tchad et du Bénin avaient fait le déplacement pour honorer ce devoir de mémoire.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">lundi</span> 23 août 2004, par David Cadasse</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer7575.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction7575.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">L</span>e 23 août sera désormais, au Sénégal, la « Journée des tirailleurs ». Le Président Abdoulaye Wade avait invité, ce lundi, ses homologues malien, burkinabé, tchadien et béninois à honorer cette première commémoration du genre à la mémoire des soldats africains ayant combattu pour l’empire colonial français, durant les deux Guerres Mondiales. Une place du Tirailleur a notamment été inaugurée pour l’occasion.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Idriss Déby (Tchad), Mathieu Kérékou (Bénin), Amadou Toumani Touré (Mali), Blaise Compaoré (Burkina Faso), ainsi que le Premier ministre mauritanien, Sghaïr Ould M’Bareck, ont répondu à l’appel du chef de l’Etat sénégalais pour cet événement symbolisant un nécessaire devoir de mémoire.</p> <p class="spip"><strong class="spip">La moitié de l’armée française en 1944</strong></p> <p class="spip">Au lendemain, des commémorations, en France, des débarquements de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944), il est bon de rappeler que sur les 560 000 hommes de l’armée française, plus de la moitié (295 000) étaient des tirailleurs « sénégalais ». Un terme générique malheureusement retenu par l’Histoire, qui masque le fait qu’il s’agissait des fils du Continent, du Maghreb à l’Afrique noire. Ainsi les tirailleurs « sénégalais » étaient marocains, algériens, soudanais, ivoiriens, centrafricains, tchadien, gabonais, camerounais ou encore malgaches ou béninois. Bref, issus de tout l’empire colonial français en Afrique.</p> <p class="spip">L’Histoire doit retenir que pour le débarquement du 15 août, la moitié des 250 000 hommes de l’armée française de libération était issu d’un Continent, où fut instauré (au Tchad) la première capitale de la France libre du Général De Gaulle. Sur les 170 000 tirailleurs engagés dans la seconde Guerre Mondiale, 40 000 trouveront la mort, quelque 72 000 seront blessés. C’est, entres autres, pour tous ces sacrifices et contre l’oubli, qu’Abdoulaye Wade, a organisé une journée du souvenir. Journée qu’il aimerait panafricaine.</p> <p class="spip"><strong class="spip">La place du Tirailleur inaugurée</strong></p> <p class="spip">La stèle de bronze, Demba et Dupont, qui représente un tirailleur sénégalais aux côtés d’un soldat français, trône désormais fièrement sur l’ancienne place de la Gare à Dakar, rebaptisée place du Tirailleur. Une seconde vie pour ce monument qui ornait jadis la place Tascher, avant qu’elle soit rebaptisée place de Soweto. Il avait alors été relégué dans un coin du cimetière chrétien de Bel-air.</p> <p class="spip">A travers cette « Journée du tirailleur », où les combattants oubliés ont enfin récolté une partie des honneurs qui leur sont dus, c’est toute l’Afrique qui est concernée et qui affirme son importante contribution à l’Histoire. Celle de la France, celle du Continent, celle du monde.</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article7575.html<br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-8517052660889194779?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-52775445864646489032009-04-16T05:07:00.002Z2009-04-16T05:13:15.076ZLes oubliés du 6 juin 1944 Commémoration du D-Day : où sont les tirailleurs ?<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr><td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"><br /></td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton7351.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><br /><span class="titreune1"></span><br /><br /> <span class="chapeau">20 300 Maghrébins et 21 500 Africains sont tombés pour la libération de la France. Mais cette dernière semble l’avoir oublié. Pour les célébrations, dimanche, de la commémoration du débarquement du 6 juin 1944, elle a « omis » d’inviter des chefs d’Etat arabes et africains. En revanche, le Président américain George Bush sera présent, renforçant l’idée, fausse, que seule l’Amérique a délivré l’Europe du nazisme.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size:180%;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size:180%;"><br /><br /></span> <hr align="center" width="508" noshade="noshade" style="font-size:78%;color:#cccccc;"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">vendredi</span> 4 juin 2004</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer7351.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction7351.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size:180%;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">D</span>e notre partenaire <i class="spip">Le Quotidien d’Oran</i></p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Vingt-deux mille soldats américains sont morts en Normandie. Dix mille de plus ont péri dans la bataille des Ardennes, quelques mois plus tard. 20 300 Maghrébins et 21 500 Africains sont tombés pour la libération de la France. Il n’est pas aisé de trouver des chiffres précis sur les morts de la Seconde Guerre Mondiale. Et il est vrai que l’ampleur du massacre, plus de 60 millions de victimes en six ans, interdit moralement de trier les morts par catégories ou nationalités. Mais comme soixante ans plus tard, les politiques utilisent la Seconde Guerre Mondiale pour justifier leurs petits calculs, lors des commémorations, il faut revenir aux décomptes exacts.</p> <p class="spip">Où sont les goums, les spahis, les tirailleurs sénégalais ? Les Américains ont-ils sauvé le monde de la dictature nazie et du militarisme japonais ? Ils y ont largement contribué. Ont-ils sacrifié des générations de soldats américains pour cette noble cause ? Le jugement doit être plus modulé. Ainsi, les Français qui, dans l’imaginaire collectif et national, ne « se sont pas battus » pendant la deuxième Guerre Mondiale, ont perdu 253 000 militaires tués au combat de 1939 à 1945 contre 292 000 soldats américains tombés sur le front occidental et dans le Pacifique. 450 000 combattants anglais et 600 000 Polonais sont morts lors du grand conflit. On est encore loin des pertes russes : 13,5 millions de soldats ont péri lors de la « Grande guerre patriotique ». Du côté des vaincus, on dénombre des pertes militaires s’élevant à 4,5 millions pour l’Allemagne et 2,5 millions pour le Japon.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Impair français</strong></p> <p class="spip">En rappelant ces chiffres, il ne s’agit, ici, ni de nier l’héroïsme des GI’s tombés au combat, ni d’amoindrir la contribution essentielle des Etats-Unis dans le dernier conflit mondial. Il faut, en revanche, tordre le cou à l’idée que l’Amérique a été, dans cette immense tuerie, le seul artisan de la victoire contre la barbarie. Ces rappels désagréables sont d’autant plus nécessaires que le soixantième anniversaire du débarquement en Normandie, dimanche 6 juin, est marqué par des propos indécents du Président américain George Bush, établissant une continuité entre la participation américaine à la Deuxième Guerre Mondiale et l’invasion de l’Irak par ce même pays.</p> <p class="spip">Le Président américain, en mal de légitimité, fait feu de tout bois. Les Présidents français, Jacques Chirac, et allemand, Gerhard Schröder, profitent de cette commémoration pour mettre du baume sur les déchirures américano-européennes. Mais la France, qui organise les cérémonies du débarquement et de la libération de l’Europe, a commis un sérieux impair en omettant d’inviter les chefs d’Etat arabes et africains pour célébrer le souvenir des milliers de Marocains, d’Algériens, de Tunisiens, de Sénégalais, de Maliens, de Congolais et d’autres encore, tombés sous l’uniforme français entre 1939 et 1945.</p> <p class="spip">Pierre Morville</p> <p class="spip">http://www.afrik.com/article7351.html<br /><a href="http://forum.afrik.com/index.php?board=17.0" class="spip_out" target="_blank"></a></p></div></td></tr></tbody></table><br /><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-5277544586464648903?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-36364925057488571702009-04-16T05:05:00.001Z2009-04-16T05:07:14.022ZLa France rend hommage aux anciens combattants étrangers... ... mais les traite encore comme des soldats de seconde zone<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton7555.jpg" class="photo" border="0" /><br /> <span class="titreune1"></span><br /><br /> <span class="chapeau">La France a rendu hommage, dimanche, aux soldats de ses anciennes colonies qui se sont battus lors du Débarquement de Provence (15 août 1944). Et le gouvernement français s’est félicité d’avoir réglé le problème de la « cristallisation » des pensions des anciens combattants étrangers. Malheureusement, le décret adopté en novembre 2003 ne met pas fin à plus de 40 ans d’injustice : le sang des anciens « tirailleurs » subsahariens et maghrébins vaut toujours moins cher que celui des Français.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">lundi</span> 16 août 2004, par Olivia Marsaud</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer7555.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction7555.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">A</span>lors que la France a rendu <a href="http://www.afrik.com/article7547.html" class="spip_out" target="_blank">hommage</a>, dimanche, aux soldats de ses anciennes colonies qui ont participé au Débarquement de Provence le 15 août 1944 et contribué à la libération du pays, la question des pensions de ces anciens combattants est on ne peut plus d’actualité. Pourtant, dans son discours à l’occasion de ce 60ème anniversaire du débarquement de Toulon, le Président français a soigneusement évité d’évoquer le sujet qui fâche. Malgré la présence de quinze chef d’Etat africains aux cérémonies, malgré le fait qu’il ait décerné la Croix de la Légion d’honneur à la ville d’Alger et qu’il ait décoré 18 vétérans africains subsahariens et maghrébins, Jacques Chirac a préféré ne pas aborder le problème de la « cristallisation » des pensions des anciens combattants africains.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Ces derniers ont eu, jusqu’en 1958, les mêmes droits à pension que les nationaux français. Mais en 1959, puis en 1960, en liaison avec les processus de décolonisation, le Parlement français a adopté un dispositif dit de « cristallisation », qui a transformé leurs pensions et leurs retraites en « indemnités » non indexables sur le coût de la vie. Résultat : un système à multiples vitesses et des montants versés aux anciens combattants étrangers jusqu’à dix fois inférieurs aux pensions perçues par les Français. Exemples : la retraite versée à quiconque ayant passé plus de 90 jours dans une unité combattante est d’environ 427 euros pour un Français, 175 euros pour un Centrafricain et 56 euros pour un Algérien... Les invalides de guerre français reçoivent 687 euros par mois, contre 229 euros pour les Sénégalais et moins de 76 euros pour les Tunisiens et les Marocains.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Perpétuer la discrimination</strong></p> <p class="spip">Il aura fallu attendre plus de 40 ans pour que ce dispositif injuste soit remis en cause. Le 30 novembre 2001, le Conseil d’Etat a sanctionné les autorités françaises pour leur refus de revaloriser la pension militaire d’Amadou Diop, ancien sergent-chef sénégalais, en procès depuis 1996. Aujourd’hui décédé, il s’était vu reconnaître ses droits et accorder une quarantaine d’années d’arriérés de pension. Obligé de se conforter à la décision du Conseil d’Etat demandant l’égalité de traitement, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin a, un temps, pensé à exaucer le vœu des anciens combattants étrangers et des associations qui défendent leurs droits : l’alignement complet des prestations des étrangers sur celles des Français. Coût de l’opération : 1,83 milliard d’euros pour satisfaire un peu plus de 80 000 personnes... Trop cher pour le ministère des Finances qui a rapidement évoqué un risque « de déstabilisation des structures sociales des pays » et une « pertubation des économies locales » face à des fortunes subites.</p> <p class="spip">Un argument repris par le gouvernement Raffarin pour justifier la « décristallisation » partielle adoptée par décret en novembre 2003, après deux ans de tergiversations. Une décristallisation loin d’être égalitaire car modulée en fonction du niveau de vie dans chacun des pays. Une façon de perpétuer la discrimination. Mais sous une autre forme. La maigre revalorisation qui en découle fait que les anciens combattants étrangers continuent de percevoir des sommes jusqu’à sept fois inférieures à celles de leurs anciens compagnons d’armes français. Au Sénégal, par exemple, l’augmentation est à peine supérieure à 15 euros par mois.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Wade n’y croit pas</strong></p> <p class="spip">Vendredi dernier, un communiqué du ministère français délégué aux Anciens Combattants a annoncé que « les pensions de 80 000 anciens combattants de l’armée française, originaires des anciennes colonies, ont été augmentées de 20 à 100% depuis avril ». Le texte indique que 120 millions d’euros ont été inscrits au budget de 2004 pour financer les revalorisations mais ne précise pas le montant alloué pour le budget de 2005, qui doit être présenté au conseil des ministres en septembre prochain. En outre, par le décret de novembre 2003, les veuves de guerre sont autorisées à demander une pension de reversion et les invalides peuvent faire réviser leur pension si leur état de santé s’est aggravé. Mais les pensionnaires se voient accorder une revalorisation rétroactive pour quatre années seulement.</p> <p class="spip">Ce qui n’a pas empêché, à la veille des commémorations de dimanche, la ministre française de la Défense, Michelle Alliot-Marie, de déclarer : « La question des pensions versées par l’Etat français aux anciens combattants de l’empire colonial est aujourd’hui un problème réglé conformément à l’équité. (...) Avec la décristallisation, nous avons voulu marquer la reconnaissance de notre pays et rétablir une égalité de traitement entre les anciens combattants français et ceux venant des autres pays ». Pour autant, les revendications des anciens combattants africains sont encore à l’ordre du jour : certains d’entre eux ont notamment maintenu leur plainte devant la justice française pour obtenir que l’arrêté du Conseil d’Etat soit pleinement appliqué. Et ils ont trouvé, dimanche, un porte-parole de choix en la personne du Président sénégalais Abdoulaye Wade, présent dans la rade de Toulon. Ce dernier a qualifié la loi de cristallisation d’« injustice dénoncée par tout le monde ». Indiquant que ces célébrations étaient le « début d’une réhabilitation, d’une reconnaisance et du service rendu par l’Afrique à la France », il a ajouté : « Qu’un jour, les Africains et les tirailleurs sénégalais touchent les mêmes pensions que les Français, je le souhaite, mais je n’y crois pas. Il faudrait que l’Assemblée nationale de France se saisisse de cette question qui ne sera jamais réglée par un gouvernement. »</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article7555.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-3636492505748857170?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-11894808995916229982009-04-16T04:59:00.001Z2009-04-16T05:01:04.310ZL’armée de la France libre était africaine Charles Onana, « La France et ses tirailleurs »<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton7641.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><br /><br /> <span class="chapeau">« La France et ses tirailleurs ». Un sujet pour le moins d’actualité auquel le journaliste Charles Onana a consacré un livre qui a nécessité trois ans de recherche. Interview complémentaire de celle qu’Afrik avait déjà réalisée en juin 2003, l’auteur nous révèle ici quelques vérités historiques étonnantes sur l’apport capital de l’Afrique à l’armée française de libération.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">vendredi</span> 17 septembre 2004</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer7641.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction7641.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">P</span>ropos recueillis par John Dossavi</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Sans l’Afrique et les Africains, il n’y aurait jamais eu d’armée française de libération. C’est ce que prouve et révèle le livre de Charles Onana <i class="spip">La France et ses tirailleurs</i>. Un travail de mémoire de longue haleine où le journaliste a exhumé des archives militaires quelques vérités historiques dont l’Afrique devrait absolument savoir et enseigner. Comment notamment le rôle clé du Guyanais Félix Eboué dans la mobilisation du Continent.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Combien de temps a nécessité votre travail de recherche ? <br />Charles Onana : </strong> Je suivais la difficulté pour beaucoup de tirailleurs de l’armée française d’obtenir leur pension comme tous leurs camarades français de la seconde guerre mondiale. Je me posais tellement de questions que j’ai décidé d’enquêter. Cela m’a pris trois ans pour parcourir les archives françaises. J’ai accumulé beaucoup de pièces importantes. J’ai pu obtenir une partie des archives du Général Leclerc, une partie des archives du Général de Gaulle, qui montre que le rôle des Africains a été décisif, sinon déterminant, dans la résistance et la libération de la France.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Comment le Général de Gaulle a-t-il fait pour mobiliser l’Afrique à la cause de la France libre ?<br />Charles Onana : </strong> Dès juin 1940, lorsque le Général de Gaulle lance son appel du 18 juin, la France est sous occupation allemande et le Général est sans territoire puisqu’il est réfugié à Londres. Il n’avait pas non plus d’armée, alors il s’est tourné vers l’Afrique. Il a demandé à Félix Eboué, qui était alors gouverneur de l’Oubangui-Chari [<a href="http://www.afrik.com/article7641.html#nb%2A" name="nh*" id="nh%2A" class="spip_note" title="[*] Ce territoire fit partie du Congo français jusqu'en 1915. A cette (...)">*</a>] (l’actuelle République Centrafricaine, ndlr), de mobiliser l’ensemble de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) pour participer à la résistance. Lui-même était parmi les premiers résistants français en Afrique. Dès le 26 août 1940, il réussit à rallier le Tchad au Général de Gaulle. Il sera suivi du Cameroun, du Congo et de l’Oubangui-Chari. C’est ainsi que le Général a eu sa première assise territoriale pour démarrer la résistance. Il ne suffisait pas d’avoir un territoire, encore fallait-il avoir des soldats. C’est en AEF que le Général de Gaulle va avoir la première Armée de la résistance.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Félix Eboué a-t-il eu du mal à mobiliser les Africains à la cause française ?<br />Charles Onana : </strong> Félix Eboué n’a pas eu beaucoup de difficultés à mobiliser la résistance en Afrique. Si ce n’est du côté français. Beaucoup de Français ne comprenaient pas que de Gaulle fasse autant confiance aux Noirs, alors que beaucoup de Blancs étaient des colons en Afrique. L’avance de Félix Eboué est qu’il avait combattu ses compatriotes blancs en leur disant qu’ils ne pouvaient pas continuer à brutaliser et à violenter les Africains sous prétexte qu’ils faisaient partie de colonies. Il avait acquis un respect auprès des Noirs. Lui-même venait des Antilles (Guyane, ndlr) et savait ce qu’était la violence coloniale. Il a défendu l’administration coloniale sans adopter les pratiques coloniales. De Gaulle l’avait compris. Seul un Noir que les Noirs respectent peut mobiliser l’Afrique Noire à l’effort de guerre. Il avait besoin de beaucoup d’hommes et la seule personne qui pouvait les lui apporter, c’était Félix Eboué.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quel était l’intérêt pour les Africains d’entrer en guerre auprès de de Gaulle ?<br />Charles Onana : </strong> Il a deux explications historiques. La première est que <i class="spip">Mein Kampf</i>, le livre d’Adolph Hitler, était un ouvrage dont le racisme n’est plus à démontrer et les Africains craignaient que les Allemands, qui prônaient la supériorité de la race arienne, se retrouvent en train de dominer le continent africain. Surtout qu’Hitler avait en projet à l’époque de faire de l’Afrique le réservoir de matières premières de la grande Europe qu’il voulait bâtir. L’autre explication est que les résistants gaullistes ont fait une propagande importante pour dire aux Africains que la France, la mère patrie, était menacée. Presque tous les Africains se sont sentis (presque) solidaires, liés historiquement à la France. Tous les Africains n’ont pas adhéré. Il y a beaucoup d’Africains qui ont été enrôlés de force dans l’armée française pour soutenir l’action du Général de Gaulle. Il y avait, par ailleurs, des engagements volontaires, ces derniers pensaient qu’en se libérant, ils libéreraient l’Afrique du joug colonial.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Combien d’Africains ont participé à la résistance française ?<br />Charles Onana : </strong> La résistance des Africains a été beaucoup plus importante que ce que disent les livres d’Histoire. De 1940 à 1942, les Africains étaient sur tous les fronts sur les territoires français. Les combats les plus violents qui se sont déroulés dans le Nord de la France ont été essentiellement menés par les Africains. Et c’est pareil dans le Sud de la France. Quand on parle de la libération de la Provence, il faut dire que 300 000 Africains ont participé au débarquement de Provence. Débarquement qui est l’un des plus importants avec celui de Normandie. C’est lui qui a permis la libération de la ville de Toulon et de Marseille. Quatre-vingt pourcents des effectifs étaient originaires d’Afrique, avant que les Américains et les Britanniques n’arrivent. Et ça tout le monde l’oublie, tout le monde l’ignore...</p> <p class="spip"><strong class="spip">Qui a financé l’armée française de libération ?<br />Charles Onana : </strong> En juin 1940, le Général de Gaulle était pauvre, il fallait bien qu’il trouve l’argent quelque part. Donc la plupart des munitions ou des armes qui ont été achetées, l’ont été par les Africains qui cotisaient pour cela. Il y avait des collectes de fonds dans tous les pays du continent. Côte d’Ivoire, Congo, Cameroun, Mali, Togo etc. Lorsque j’ai pu consulter les archives et interroger un certain nombre de témoins, tout le monde reconnaît que tous étaient appelés à contribuer, devant des écoles, devant des églises, pour acheter des avions au Général de Gaulle, pour la France libre. Un pays comme le Cameroun a énormément contribué à cela par l’exploitation des mines d’or, de diamants, du caoutchouc. La Côte d’Ivoire a financé l’armée de libération par le cacao et le café, le Mali et le Sénégal par l’arachide... Toutes ses matières premières étaient vendues à la Grande Bretagne pour renflouer les caisses de la France libre.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quelle a été la réaction du Maréchal Pétain, face au ralliement de l’Afrique à la cause du Général de Gaulle ?<br />Charles Onana : </strong> Le Maréchal Pétain était vraiment déçu. Parce qu’il ne souhaitait pas que l’empire entre en guerre puisqu’il avait signé l’armistice avec les Allemands. Lorsque le Général de Gaule a décidé de mobiliser l’Afrique pour entrer en guerre, le Maréchal Pétain a décidé, lui aussi, de résister pour empêcher que cela se fasse. C’est en cela que l’on assistera à la bataille de Dakar dès le 23 septembre 1940, où les forces françaises qui soutenaient le Maréchal Pétain se sont mobilisées pour empêcher que Dakar soit pris par les Britanniques et le Général de Gaulle. La bataille a été très dure. Elle a duré une semaine et a été la première défaite de la France libre. C’était un combat franco-français. En 1941, il y a également eu une bataille au Gabon qui était la seule poche de résistance à l’armée de libération en Afrique centrale.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le Cameroun et le Togo étaient sous mandat allemand. Comment se sont déroulé les choses dans ces pays ?<br />Charles Onana : </strong> Pendant la guerre, le Cameroun et le Togo étaient effectivement sous mandat allemand, mais ils avaient un avantage : ils parlaient français. La propagande de la France libre a été très forte. C’est elle qui avait créé Radio Cameroun, elle a également soutenu, en partie, la radio togolaise. Ils faisaient passer la propagande suivante pour faire basculer les deux pays du côté de la France libre. Ils disaient aux Camerounais et aux Togolais : si les Allemands reprennent pied dans ce pays, ils utiliseront votre peau pour fabriquer des brodequins de militaires. Et le message passait.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Combien d’Africains sont morts pour la France libre en Afrique ?<br />Charles Onana : </strong> Il n’y a personne qui puisse donner des statistiques fiables des Africains morts sur le continent dans le cadre de la seconde Guerre mondiale. Les archives militaires sont elles même très approximatives sur ces chiffres. Beaucoup de grands résistants africains pensaient que la France allait être reconnaissante du fait de leur rôle dans sa propre libération. Ça ne s’est pas passé comme ça. Je pense que de Gaulle, comme beaucoup de Français de l’époque, ne pouvaient pas dire la vérité. Ils ne pouvaient pas dire qu’une bonne partie de la force de la France venait de l’Afrique. La France, qui ne s’est pas retrouvée dans le camp des vainqueurs, a bénéficié des voies africaines pour avoir une place de membre permanent au conseil de sécurité. Tout ça les Français ne voulaient pas le perdre. Perdre l’Afrique à ce moment là, c’était perdre les matières premières, la zone d’influence et le pouvoir politique qu’elle pouvait avoir sur la scène internationale. Leur objectif à l’époque était de créer une communauté française où les pays africains n’avaient qu’une faible autonomie. Cela a été quelque chose que beaucoup de leaders nationalistes africains ont combattu.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Toutes vos recherches ont dû vous coûter cher ?<br />Charles Onana : </strong> Cela a coûté beaucoup d’argent. Mais, en tant que journaliste, j’estime que c’était un peu mon devoir de faire en sorte que l’histoire africaine soit connue, non seulement de nous-mêmes mais aussi des nouvelles générations. Une histoire enfouie, dissimulée. Parce que si on ne comprend pas cette histoire là, on ne peut pas comprendre les injustices auxquelles les Africains sont confrontés aujourd’hui.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le cas des pensions des anciens combattants s’inscrit comme une injustice flagrante ?<br />Charles Onana : </strong> En 1959, les autorités françaises ont adopté un texte qui cristallisait les pensions des tirailleurs. Ça veut dire que l’ensemble des tirailleurs de l’armée française ne pouvait plus toucher la même pension que leurs camarades blancs de l’armée française. On a transformé leurs pensions en indemnités à la tête du client. Le Malien ne pouvait pas toucher la même pension que l’Ivoirien, que le Togolais, que l’Algérien, le Marocain ou le Tunisien. Seul quatre pays ont échappé à la loi de cristallisation : le Sénégal, le Gabon, le Tchad et la République Centrafricaine. Pas pour longtemps, puisqu’une nouvelle loi en 1994, cristallisait-elle aussi le système de pension de ces quatre pays.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quelle est la logique étatique de ces disparités de pension ?<br />Charles Onana : </strong> Pour le législateur, les pays devant accéder à l’indépendance, il n’était plus normal que ce soit la France qui gère les pensions de ces personnes. Au lieu d’arrêter de payer les pensions, l’hexagone a payé des pensions injustes et inégales. Ce que se demandent les tirailleurs c’est comment se fait-il, qu’après la victoire, les autorités françaises ont commencent à faire la distinction alors que sur les champs de bataille personne n’en faisait. C’est ce qui fait le plus de mal aux anciens tirailleurs que j’ai interrogés.</p> <p class="spip"><strong class="spip">La cristallisation des pensions repose-t-elle finalement sur de quelconques arguments défendables ?<br />Charles Onana : </strong> Ce texte n’est fondé ni sur un argument intellectuel sérieux, ni sur des arguments juridiques valables et encore moins sur des arguments historiques plausibles. Je ne comprends pas pourquoi une telle loi inique puisse continuer à persister jusqu’à aujourd’hui. Il y a eu ce qu’on a appelé la loi rectificative 2002, qui prévoyait une revalorisation de 20% de ces pensions. Même cette loi est arbitraire. En 2001, le Conseil d’Etat, la plus haute institution administrative française avait donné raison à Amadou Diop, un ancien combattant du Sénégal, qui avait porté plainte contre l’Etat français. Il a gagné son procès devant toutes les juridictions du pays. Toutes ont reconnu que monsieur Diop était français et que sa pension devait être payée comme celles des anciens combattants blancs français. Malheureusement, il est mort avant de voir la victoire de son combat. Malgré tout les autorités françaises n’ont pas payé à sa veuve la pension de réversion. Pire, elles ont considéré que les épouses n’étaient pas françaises, ce qui était contraire à la décision prise par le Conseil d’Etat.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Que peut faire aujourd’hui l’Afrique et les Africains contre le scandale des pensions des tirailleurs ? <br />Charles Onana : </strong> Les armes sont nombreuses. L’Afrique peut faire aujourd’hui pression sur les autorités françaises. Il y a beaucoup d’associations en Afrique qui doivent se saisir du dossier. La société civile doit se mobiliser. Ils doivent écrire massivement aux autorités françaises, à leurs dirigeants. Les intellectuels doivent enseigner aux jeunes qu’il se passe des injustices qui sont inacceptables. Même les Français qui se sont battus avec les tirailleurs se sont mobilisés pour que ça change. Ils le disent eux-mêmes : « Quand nous étions au front, il n’y avait pas de Blancs, ni de Noirs, nous étions tous les mêmes. Et on ne comprend pas que la République française ne reconnaisse pas cette égalité ».</p> <p class="spip"><strong class="spip">Les dirigeants africains vous ont-ils soutenu dans votre travail et votre combat ?<br />Charles Onana : </strong> J’ai enregistré au moins un soutien important, celui du Président sénégalais Abdoulaye Wade. Il a pris un certain nombre d’initiatives, notamment en demandant qu’une loi puisse passer à l’assemblée pour soutenir les tirailleurs de l’armée française. Il a également demandé que la journée du 23 août, qui correspond à la libération de Toulon et de Marseille, puisse être célébrée par la plupart des pays africains qui ont envoyé des combattants dans l’armée française. Tout cela est encore insuffisant. Il faut qu’il y ait un changement fondamental dans les manuels scolaires pour que cette histoire soit étudiée par les Africains. Pour que les étudiants puissent faire des mémoires et des thèses sur le sujet afin qu’ils sachent que le rôle des Africains a été très important dans l’armée de libération du Général de Gaulle et de la France libre.</p> <p class="spip"> <strong class="spip"><a href="http://www.afrik.com/article6262.html" class="spip_in">Lire aussi l’interview de Charles Onana d’Afrik de juin 2003</a></strong><br /> Commander le livre <strong class="spip"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2951315945/africomleport-21" class="spip_out" target="_blank">La France et ses tirailleurs</a></strong></p> <p class="spip"> <strong class="spip">Retrouver John Dossavi tous les dimanches de 8h à 10h dans l’émission <i class="spip">Black Feeling</i> sur <a href="http://www.rfpp.net/" class="spip_out" target="_blank">Fréquence Paris Plurielle</a>. Emission que vous pouvez écouter en direct sur Internet.</strong></p></div> <p class="spip_note">[<a href="http://www.afrik.com/article7641.html#nh%2A" name="nb*" class="spip_note" title="Notes %2A">*</a>] Ce territoire fit partie du Congo français jusqu’en 1915. A cette date, il fut rattaché au Territoire militaire du Tchad sous le nom d’Oubangui-Chari-Tchad. En 1922, le Tchad prit son autonomie et en 1936, l’Oubangui-Chari fut intégré à l’Afrique équatoriale française. Depuis 1959, le territoire est indépendant et a pris le nom de République centrafricaine</p></td></tr></tbody></table><br />http://www.afrik.com/article7641.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-1189480899591622998?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-74425763097582633732009-04-16T04:57:00.001Z2009-04-16T04:59:06.045ZUn cimetière à la mémoire de l’héroïsme des Africains tombés pour la France<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr><td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton8374.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /> <span class="titreune1">Le Tata sénégalais de Chasselay</span> <br /><span class="soustitre"></span><br /><br /> <span class="chapeau">Les « tirailleurs sénégalais » ont écrit dans le sang en juin 1940 dans la région de Lyon un des épisodes les plus tragiques et glorieux de la seconde Guerre mondiale. A plus d’un contre cent, ils ont combattu jusqu’au bout pour l’honneur d’une France déjà en déroute. Un Tata, cimetière traditionnel africain, a été érigé en 1942 pour saluer leur héroïsme.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">mardi</span> 17 mai 2005, par Antoine Ganne</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer8374.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction8374.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-0641452443985725"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip">16 Juin 1940, l’offensive allemande n’a pu être freinée et le Maréchal Pétain, tout juste nommé à la tête du gouvernement français, entame les pourparlers en vue d’obtenir un armistice... Alors que le 18 juin 1940, le Général de Gaulle appelle à poursuivre la lutte. <span class="lettrine">P</span>ris en tenaille entre les forces allemandes et italiennes, l’armée française va combattre dans la région de Lyon. Des combats terribles « pour l’honneur », car la guerre est déjà perdue, lors desquels les « tirailleurs sénégalais », c’est à dire les soldats originaires d’Afrique, principalement du Sénégal et du Soudan français, paieront un très lourd tribut. Le 19 juin, la division de SS allemande « Totenkopf » (tête de mort) va prendre d’assaut le carrefour de l’Arbresle qui commande l’accès à Lyon par le nord-Est. Face à une résistance héroïque des tirailleurs du Capitaine Clément, les combats dureront toute la journée et une partie de la nuit. Une partie de la compagnie recevra l’ordre de se replier, une autre qui n’a pu être touchée par le signal de retraite se battra jusqu’à l’aube et jusqu’à la mort.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span><strong class="spip">Les prisonniers africains immédiatement exécutés</strong></p> <p class="spip">Le lendemain, 20 juin, les Allemands continuent leur progression. Très supérieurs en nombre, ils prennent le dessus sur les restes des deux compagnies de tirailleurs. « Des survivants prisonniers, les assaillants font le tri. Les officiers sont embarqués en camions et ramenés à Tarare, les sous-officiers et soldats blancs sont regroupés et évacués à pied, les tirailleurs sénégalais sont immédiatement exécutés (28 au total) », raconte le Général François Lescel sur le site du <a href="http://www.farac.org/" class="spip_out" target="_blank">FARAC</a> (Fédération des Amicales Régimentaires et d’Anciens Combattants de Lyon et de sa Région).</p> <p class="spip">« C’est pour la défense de cette pénétrante venant du nord qu’eurent lieu les combats les plus durs et les pertes les plus élevées. C’est aussi à la suite de ces combats que les réactions allemandes les plus violentes furent menées contre les Tirailleurs sénégalais », explique le Général François Lescel.</p> <p class="spip">Le 19 juin au matin, le régiment « Grossdeutschland », unité d’élite de la Wehrmacht, donne l’assaut au couvent de Montluzin, tenu par les forces françaises. En parallèle d’autres combats ont lieu à Lissieu, de l’autre côté de la route nationale 6. Les combats dureront jusqu’au milieu de l’après-midi et tous les prisonniers africains (ainsi que de nombreux prisonniers d’origine métropolitaine) seront exécutés.</p> <p class="spip"><strong class="spip">« Preux Chevaliers Noirs de l’Afrique Française »</strong></p> <p class="spip"><span class="spip_document_2192 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 220px;"> <img src="http://www.afrik.com/IMG/jpg/cimetiere.jpg" alt="" width="220" height="110" /></span>Regroupé par le Capitaine Gouzy, l’ensemble des troupes rescapées se trouve à Chasselay et sur ses hauteurs sud (château du Plantin). Le 20 juin sera la journée la plus meurtrière des combats de juin 1940 en région lyonnaise. Après plusieurs heures de résistance acharnée, le Capitaine Gouzy, deux officiers, deux sous-officiers, trois autres Européens et 51 Tirailleurs se rendent aux forces allemandes. « L’Histoire de ces braves mérite de passer à la postérité. Elle est la sublime épopée des ’Preux Chevaliers Noirs de l’Afrique Française’ qui au nombre de 200 attaquèrent courageusement plus de 25 000 ennemis uniquement pour sauvegarder l’Honneur », écrira J. Marchiani [<a href="http://www.afrik.com/article8374.html#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] secrétaire général de l'Office départemental des Mutilés, (...)">1</a>].</p> <p class="spip">C’est alors que la barbarie nazie se déchaîne. « Tous les Africains sont hachés à la mitrailleuse et au canon des chars. Les blindés écrasent de leurs chenilles les morts et les agonisants », raconte le Général François Lescel. Le Capitaine Gouzy qui cherche à s’interposer reçoit une balle dans le genou. Au cours de cette journée, tous les tirailleurs africains faits prisonniers dans la région lyonnaise sont systématiquement abattus. Au total, relève Henri Amoretti, "les pertes africaines auraient été de 104 tués, 37 blessés, 856 disparus". Le nombre important de disparus ayant pour cause l’impossibilité de reconnaître formellement les cadavres, souvent brûlés ou ensevelis.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le Tata sénégalais</strong></p> <p class="spip">En mémoire des valeureux combattants africains, J. Marchiani se fit un devoir de recenser tous les corps des disparus puis, achetant le terrain sur ses fonds propres, il fit bâtir au lieu-dit le "Vide-Sac" sur la commune de Chasselay, au plus près des lieux du massacre, un cimetière appelé le « <a href="http://www.farac.org/php/article.php3?id_article=227" class="spip_out" target="_blank">Tata sénégalais</a> ». Tata, en Afrique Occidentale, signifie une « enceinte de terre sacrée », où l’on inhume les guerriers morts au combat. Ce cimetière-mémorial fut inauguré sous l’Occupation, le 8 novembre 1942, et 188 corps de soldats africains tombés pour la France y sont enterrés.</p> <p class="spip">Ce lieu de recueillement à l’architecture d’origine soudanaise, avec ses tours rappelant les minarets des mosquées, est plus qu’un simple cimetière, c’est une trace du lien de sang unissant éternellement la France à ses anciennes colonies.</p> <p class="spip">Cet épisode de la seconde guerre mondiale est assez peu connu. Il faut remercier le Général François Lescel et le FARAC qui ont fait un travail de mise en avant de l’histoire de ces soldats sacrifiés. Nous les remercions tout à la fois pour leur <a href="http://www.farac.org/" class="spip_out" target="_blank">site</a>, leur travail de mémoire et le droit d’utilisation des images qu’ils nous ont accordé pour cet article.</p></div> <p class="spip_note">[<a href="http://www.afrik.com/article8374.html#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="Notes 1">1</a>] secrétaire général de l’Office départemental des Mutilés, Combattants, Victimes de la Guerre et Pupilles de la Nation du Rhône</p> <!-- DOCUMENTS JOINTS --> <div id="mesdocuments" style="display: block;"> <br /><table border="0" width="508" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td align="center" valign="top" width="127"><a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/facade.jpg','Facade%20du%20Tata%20en%202004',567,277)"><img src="http://www.afrik.com/IMG/jpg/facade-s.jpg" alt="" class="spip_logos" width="80" height="39" /></a><br /><b>Facade du Tata en 2004</b></td> <td align="center" valign="top" width="127"><a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/inauguration-du-tata.jpg','Inauguration%20du%20Tata',267,397)"><img src="http://www.afrik.com/IMG/jpg/inauguration-du-tata-s.jpg" alt="" class="spip_logos" width="53" height="80" /></a><br /><b>Inauguration du Tata</b></td> <td align="center" valign="top" width="127"><a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/tata.jpg','Entr%C3%A9e%20du%20Tata',300,435)"><img src="http://www.afrik.com/IMG/jpg/tata-s.jpg" alt="" class="spip_logos" width="55" height="80" /></a><br /><b>Entrée du Tata</b></td> <td align="center" valign="top" width="127"><a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/stele.jpg','St%C3%A8le',567,517)"><img src="http://www.afrik.com/IMG/jpg/stele-s.jpg" alt="" class="spip_logos" width="80" height="72" /></a><br /><b>Stèle</b></td></tr></tbody></table></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article8374.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-7442576309758263373?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-46055524692729569682009-04-16T04:54:00.001Z2009-04-16T04:55:33.472ZFrance : Un mémorial pour les soldats musulmans morts à Verdun<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td colspan="3"><marquee direction="left" behavior="scroll" scrollamount="2" scrolldelay="20" onmouseover="this.stop()" onmouseout="this.start()" width="820"><a href="http://www.afrik.com/breve16099.html" class="liennoir"><b>La marine française arrête 11 pirates somaliens</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16098.html" class="liennoir"><b>Kadhafi souhaite un gouvernement africain</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16097.html" class="liennoir"><b>Sahara occidental : la reprise des pourparlers compromise, selon l’ONU</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16096.html" class="liennoir"><b>Un Algérien condamné à 9 ans de prison pour avoir expulsé ses excréments</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16095.html" class="liennoir"><b>Sénégal : funérailles de Madame Karim Wade</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16094.html" class="liennoir"><b>Togo : arrestation du député Kpatcha Gnassingbé </b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16093.html" class="liennoir"><b>Côte d’Ivoire : l’ex-rébellion demande à son leader, Guillaume Soro, de quitter la Primature</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16092.html" class="liennoir"><b>Les pirates somaliens : même pas peur !</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16090.html" class="liennoir"><b>Togo : fusillade au domicile du député Kpatcha Gnassingbé, le frère du président</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16091.html" class="liennoir"><b>Valérie Bègue a tourné la page !</b></a> - </marquee></td> <td> </td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton10026.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <a href="http://www.afrik.com/societe" class="rubriquesregions">Société</a> - <a href="http://www.afrik.com/france" class="pays">France</a> - <a href="http://www.afrik.com/panafrique" class="pays">Pan Afrique</a> <!-- THEME(S) LIE(S) --> - <a href="http://www.afrik.com/evenementiel" class="pays">Evénement</a> <!-- TITRE ET CHAPEAU --> <br /><br /> <span class="titreune1">France : Un mémorial pour les soldats musulmans morts à Verdun</span> <br /><span class="soustitre">Le monument a été inauguré dimanche par Jacques Chirac</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Le chef de l’Etat français a inauguré, dimanche dernier, à Douaumont un mémorial dédié aux 70 000 soldats musulmans morts pour la France, pendant la bataille de Verdun de 1916. Jacques Chirac leur a rendu hommage à l’occasion de la commémoration du 90e anniversaire de cette page de l’histoire, qui a fait quelque 300 000 morts français et allemands en pleine première Guerre Mondiale.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">lundi</span> 26 juin 2006</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer10026.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction10026.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">L</span>ouise Simondet</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Un mémorial pour les musulmans tombés pour la France pendant la première Guerre Mondiale... Le ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, l’avait annoncé comme l’un des temps forts de sa politique pour l’année 2006. Jacques Chirac l’a exaucé... Lors des commémorations nationales du 90e anniversaire de la bataille de Verdun (Meuse) de 1916, le chef de l’Etat a inauguré dans ce haut lieu symbolique, où s’est déroulé l’une des plus grandes et meurtrières batailles du XXe siècle (300 000 morts), un mémorial dédié aux 70 000 combattants musulmans « morts pour la France ». « Avant nous n’avions rien pour honorer la mémoire de ces combattants. Les chrétiens ont une stèle, les juifs aussi. Nous, nous n’avions qu’une stèle qui avait été posée dans les années 80 à l’initiative la Mosquée de Paris. Mais aucune reconnaissance de l’Etat. Ce mémorial, c’est une reconnaissance pour tous les musulmans de France », commente-t-on à la Mosquée de Paris, contactée par Afrik.com. Désormais, la seconde religion de France a sa place dans la nécropole de Douaumont.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une cérémonie symbolique</strong></p> <p class="spip">« C’était très émouvant. Des anciens combattants de la guerre 14-18 étaient présents. Quatre-vingt dix ans après », note un membre de la Mosquée de Paris. Le Président de la République, entouré de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, du secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, du président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, et de celui du Sénat, Christian Poncelet et du président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur [<a href="http://www.afrik.com/article10026.html#nb%2A" name="nh*" id="nh%2A" class="spip_note" title="[*] Egalement Recteur de la Mosquée de Paris">*</a>], a rendu hommage à ces soldats venus du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne et de Madagascar, enrôlés sous l’uniforme français.</p> <p class="spip">« Enfants de France tombés à Verdun, hommes de toutes conditions et de toutes convictions, mais français d’abord dans l’épreuve, je m’incline aujourd’hui devant vous au nom de la Nation », a proclamé, solennellement, Jacques Chirac, devant un parterre de plusieurs milliers de personnes. Le Président a ensuite dévoilé la plaque inaugurale de ce mausolée et a rappelé que des hommes de « toutes les conditions, toutes les opinions, toutes les religions, toutes les provinces et de toutes les origines », ont participé à la bataille. Et de souligner, en évoquant la mémoire des 70 000 combattants musulmans tombés à Verdun : « L’armée de Verdun, c’était l’armée du peuple, et tout le peuple y prenait sa place. C’était la France dans sa diversité ».</p> <p class="spip"><strong class="spip">Un endroit emblématique</strong></p> <p class="spip">Face à la nécropole de Douaumont, sur le site même de la bataille, le mémorial de style mauresque, d’une centaine de mètres carrés, a été édifié sur un terrain de 4 000 mètres carrés, près du carré musulman de la nécropole nationale de Douaumont. L’édifice en pierre blanche se dresse à côté de 592 tombes, couvertes de roses rouges et orientées vers la Mecque, où reposent des soldats algériens, marocains et tunisiens. A côté des stèles chrétiennes et israélites, la symbolique du lieu prend toute sa dimension. Ce site a fait l’objet d’une dépollution pour extirper les débris et autres munitions. Au total 219 munitions, allant de la grenade à main à l’obus de 210 mm ont été extraites.</p> <p class="spip">Inspiré de l’art arabo-musulman, ce mémorial comprend, « au centre d’une esplanade, un dôme soutenu par des colonnes qui abrite la stèle musulmane située auparavant en face de l’ossuaire », a expliqué Hamlaoui Mekachera. Composé d’arcades et de murs crénelés, il est recouvert de pierre de Meuse, matériau employé pour l’édification de l’ensemble des bâtiments du site. Le mémorial est surmonté d’une Koubba (coupole), sous laquelle une stèle indique : « Aux soldats musulmans morts pour la France ». La construction de ce monument de la mémoire a été décidée le 18 novembre 2005 par le Haut Conseil de la mémoire musulmane. Il a été financé entièrement par l’Etat, à hauteur de « 500 000 euros », selon le ministère français de la Défense.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une reconnaissance synonyme d’espoir</strong></p> <p class="spip">« Cette reconnaissance a pris du temps, mais aujourd’hui, elle est officielle », souligne-t-on à la Mosquée de Paris. En effet, il aura fallu près de quatre-vingt dix ans pour que les tirailleurs musulmans entrent au Panthéon de la mémoire. Au début des années 20, d’anciens combattants musulmans avaient déjà demandé l’édification d’un tel bâtiment. Leurs revendications étaient restées lettre morte. Mais l’acharnement a payé. Et le ministre, Hamlaoui Meckachera, a voulu souligner par ce geste : « la réparation de l’Etat contre une injustice ». Et de rajouter : « Avec ce nouveau mémorial, la République affirme qu’elle n’oublie aucun de ses enfants tombés au champ d’honneur. A tous, elle veut exprimer le même respect, la même reconnaissance ».</p> <p class="spip">Le secrétaire d’Etat aux anciens combattants a rappelé que de nombreux combattants d’Afrique, venus du Maghreb, mais aussi des pays musulmans d’Afrique sub-saharienne (Mali, Sénégal...), avaient été « authentiquement volontaires ». Hamlaoui Mekachera a insisté sur la dimension symbolique de ce monument : « Nous faisons œuvre de mémoire. Nous faisons aussi œuvre de justice. Nous regardons le passé, parce que nous savons qu’il peut éclairer le présent et l’avenir (...) ». « Cette réponse officielle donne l’espoir d’une plus grande intégration de la communauté musulmane », souligne, pour sa part, le Président du Conseil français du culte musulman. Et Hamlaoui Mekachera d’ajouter : « Alors qu’aujourd’hui, les jeunes Français (issus de l’immigration) se posent des questions sur leur identité, il est important de dire que leurs parents ont participé à la défense du pays ». Une pierre s’est ajoutée, dimanche dernier, à l’édifice de la mémoire collective...</p> <p class="spip">Lire <a href="http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/discours_et_declarations/2006/juin/allocution_du_president_de_la_republique_a_l_occasion_du_90eme_anniversaire_de_la_bataille_de_verdun.53904.html" class="spip_out" target="_blank">le discours</a> du Président Chirac</p></div> <p class="spip_note">[<a href="http://www.afrik.com/article10026.html#nh%2A" name="nb*" class="spip_note" title="Notes %2A">*</a>] Egalement Recteur de la Mosquée de Paris</p></td></tr></tbody></table><br />http://www.afrik.com/article10026.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-4605552469272956968?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-20040939503786006812009-04-16T04:50:00.000Z2009-04-16T04:51:23.261ZCritiques de la revalorisation des pensions des anciens combattants<table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton10478.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><br /> <span class="titreune1">Critiques de la revalorisation des pensions des anciens combattants</span> <br /><span class="soustitre">Un paiement en fonction du niveau de vie de chaque pays</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Quatre associations françaises ont vivement critiqué la revalorisation, par la France, des pensions versées aux anciens combattants de ses ex-colonies, la qualifiant de "partielle et a minima".</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><span class="majuscule">dimanche</span> 1er octobre 2006, par Panapress</td> <td width="28"><a href="javascript:f_plus()" title="augmenter la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_moins()" title="diminuer la police"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:window.print()" title="imprimer l'article"><br /></a></td> <td width="28"><a href="javascript:f_pop('envoyer10478.html')" title="Envoyer l'article à un ami"><br /></a></td> <td width="28"><script>function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}</script><br /></td> <td width="28"><a href="http://www.afrik.com/reaction10478.html" title="réagir à l'article"><br /></a></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">L</span>e gouvernement français a annoncé, mercredi, l’abandon total de la loi dite de "cristallisation" qui faisait qu’un ancien combattant africain gagnait une modique pension par rapport à son camarade d’armes français et revalor =sé ces pensions pour assurer une égalité des droits entre les anciens combattants des ex-colonies françaises et leurs collègues français.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Quelque 84.000 anciens combattants, âgés pour la plupart de plus de 65 ans, de l’ancien empire colonial français, originaires de 23 pays (Maghreb, Afrique noire francophone, Madagascar et ancienne Indochine) sont concernés par cette mesure, applicable dès le 1er janvier 2007 et qui coûtera 110 millions d’euros par an gouvernement français.</p> <p class="spip">Les quatres organisations, le Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) et le Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits (CATRED), estiment que cette revalorisation est partielle parce que la mesure ne concerne qu’une infime partie des prestations versées aux anciens fonctionnaires civils et militaires : la retraite du combattant et les pensions militaires d’invalidité. Elles soulignent que sont laissées de côté toutes les autres prestations, en particulier les pensions civiles et militaires de retraite et les pensions de réversion.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une revalorisation a minima</strong></p> <p class="spip">Par ailleurs, la revalorisation est a minima parce que les deux prestations revalorisées portent sur des montants dérisoires soit 450 euros par an pour la retraite du combattant à taux plein et moins de 700 euros pour une pension d’invalidité à taux plein.</p> <p class="spip">À la suite de l’"arrêt Diop" par lequel le Conseil d’Etat avaitcensuré la loi de cristallisation en 2001, rappelle-t-on, le gouvernement du Premier ministre socialiste Lionel Jospin avait évalué le coût de la revalorisation totale des pensions à 1,8 milliard d’euros par an, 10 milliards d’euros avec le paiement des arriérés sur les 4 dernières années.</p> <p class="spip">"On est bien loin du compte aujourd’hui avec les 110 millions annoncés. Et en plus il n’y est pas question non plus de rattrapage. La revalorisation s’appliquera seulement pour ceux qui sont encore en vie, au 1er janvier 2007", expliquent-elles dans une déclaration publique.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Un paiement en fonction du niveau de vie de chaque pays</strong></p> <p class="spip">Le contentieux des pensions des anciens combattants étrangers, disent les associations, est donc loin d’être soldé et l’injustice de la cristallisation des pensions continuera à faire de nombreuses victimes.</p> <p class="spip">"L’attitude minimaliste du gouvernement traduit une fois de plus la désinvolture de la France à l’égard des vieux immigrés qui ont combattu ou travaillé pour elle et n’en récoltent qu’indifférence ou mépris", concluent-elles.</p> <p class="spip">Avant l’adoption de cette mesure, les anciens combattants étrangers recevaient, dans le meilleur des cas, 30% de la somme versée à leurs anciens collègues français. En 2001, le Conseil d’Etat français a jugé cette disposition contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme.</p> <p class="spip">En 2002, le gouvernement français a décidé de "décristalliser" partiellement ces pensions. Mais il a opté, non pas pour l’égalité avec les anciens combattants français mais pour l’équité, avec un paiement calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays.</p></div><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br />http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-2004093950378600681?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-80503644507426704322009-04-16T04:46:00.001Z2009-04-16T04:49:22.047ZFrance : l’Assemblée entérine la revalorisation des pensions des anciens combattants des ex-colonies 84.000 anciens soldats sont concernés<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td colspan="3"><marquee direction="left" behavior="scroll" scrollamount="2" scrolldelay="20" onmouseover="this.stop()" onmouseout="this.start()" width="820"><a href="http://www.afrik.com/breve16099.html" class="liennoir"><b>La marine française arrête 11 pirates somaliens</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16098.html" class="liennoir"><b>Kadhafi souhaite un gouvernement africain</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16097.html" class="liennoir"><b>Sahara occidental : la reprise des pourparlers compromise, selon l’ONU</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16096.html" class="liennoir"><b>Un Algérien condamné à 9 ans de prison pour avoir expulsé ses excréments</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16095.html" class="liennoir"><b>Sénégal : funérailles de Madame Karim Wade</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16094.html" class="liennoir"><b>Togo : arrestation du député Kpatcha Gnassingbé </b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16093.html" class="liennoir"><b>Côte d’Ivoire : l’ex-rébellion demande à son leader, Guillaume Soro, de quitter la Primature</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16092.html" class="liennoir"><b>Les pirates somaliens : même pas peur !</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16090.html" class="liennoir"><b>Togo : fusillade au domicile du député Kpatcha Gnassingbé, le frère du président</b></a> - <a href="http://www.afrik.com/breve16091.html" class="liennoir"><b>Valérie Bègue a tourné la page !</b></a> - </marquee></td> <td> </td> </tr> <tr> <td colspan="5" height="12"><br /></td> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton10714.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /><span class="majuscule">jeudi</span> 16 novembre 2006, par Falila Gbadamassi<br /> <span class="titreune1"></span><br /> <span class="chapeau">Les députés français ont entériné à l’unanimité la revalorisation des pensions des anciens combattants des ex-colonies françaises. Ils sont 84.000 à être concernés par cette mesure, à condition qu’ils réclament leur du.</span></td></tr><tr><td style="vertical-align: top;"><br /></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"><br /><hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><p class="spip"><span class="lettrine">C</span>’est désormais officiel, les pensions des anciens combattants des anciennes colonies françaises seront revalorisées à compter du 1er janvier 2007. Dans le cadre du budget de l’année à venir, les députés ont adopté, mercredi, à l’unanimité l’amendement proposé par le gouvernement. Ce sont 84.000 anciens combattants issus de 23 pays qui sont concernés par la mesure : 57.000 au titre des retraites et 27.000 à celui des pensions d’invalidité.</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>« La retraite du combattant et les pensions militaires d’invalidité seront égales pour tous les anciens combattants de l’armée française qu’ils soient de nationalité française ou de nationalité étrangère », a annoncé Hamlaoui Mekachera, le ministre délégué aux Anciens combattants. Ces derniers pourront bénéficier de la revalorisation à condition qu’ils en fassent la demande. La mesure devrait coûter 110 millions d’euros au gouvernement français.</p> <p class="spip"><strong class="spip">45 ans de "cristallisation"</strong></p> <p class="spip">Le vote de l’Assemblée met fin à 45 ans de "cristallisation" (gel) des pensions de ces soldats issus des ex-colonies de la France, intervenue au lendemain des indépendances. Et constitue un épilogue heureux à la prise de conscience qu’avait suscitée le film <i class="spip">Indigènes</i> du cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb auprès de Jacques Chirac, le président français. La fiction, réalisée en hommage à la bravoure de ces hommes qui se sont battus et sacrifiés pour leur "mère-patrie", dénonce également les injustices dont ils ont été victimes.</p> <p class="spip">Les députés n’ont cependant pas donné leur aval à la création d’un fond de soutien de 5 millions d’euros pour les veuves des anciens combattants. Hamlaoui Mekachera a tout de même obtenu des parlementaires que l’enveloppe des crédits sociaux de l’Office national des anciens combattants (ONAC), en faveur de ces veuves, soit augmentée du double de la somme prévue, soit un million d’euros.</p></div></td></tr></tbody></table>http://www.afrik.com/article10714.html<br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-8050364450742670432?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-28429220.post-20745345967130416012009-04-16T04:44:00.001Z2009-04-16T04:45:43.853ZLa France rend hommage à la « Force Noire »<table border="0" width="840" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr></tr><tr> </tr> <tr> <td width="10"> </td> <td valign="top" width="510"><table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><!-- IMAGE --> <img src="http://www.afrik.com/IMG/arton15603.jpg" class="photo" border="0" /> <!-- CHEMIN --> <br /> <span class="titreune1"></span><br /><span class="soustitre">Jean-Marie Bockel et Rama Yade ont célébré la mémoire des soldats noirs tombés pour la France pendant la Grande Guerre</span> <br /><br /> <span class="chapeau">Lundi, la ville de Reims a rendu hommage aux « Héros de l’Armée Noire » morts pour la France. Tombés sur les champs de bataille lors de la première guerre mondiale, ils n’ont jamais été considérés à l’égal des soldats français. La « cité des Sacres », qui fut le théâtre de lourds combats en 1918, se rappelle ces hommes courageux morts pour une patrie qui n’était pas la leur.</span></td></tr></tbody></table> <!-- LIEN VERS DOSSIER & ENGLISH VERSION --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td valign="bottom" width="16"><img src="http://www.afrik.com/images/picto_dossier.gif" align="middle" border="0" width="16" height="15" /></td><td> <a href="http://www.afrik.com/les-tirailleurs-senegalais" class="pays">Dossier : Les "tirailleurs sénégalais"</a></td> </tr></tbody></table> <!-- LIEN BEAUTE D'AFRIK --> <!-- DATE ET AUTEUR ET BOUTONS --> <span style="font-size: 5px;"><br /><br /></span> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <table border="0" width="510" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tbody><tr> <td class="dix" width="262"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td width="28"><br /></td> <td align="right" width="80"><br /></td> </tr> </tbody></table> <hr align="center" size="1" width="508" color="#cccccc" noshade="noshade"> <!-- ARTICLE ANGLAIS --> <script type="text/javascript"> <!-- google_ad_client = "pub-8668833905373297"; google_ad_width = 250; google_ad_height = 250; google_ad_format = "250x250_as"; google_ad_type = "text_image"; // 2006-11-07: carré journal google_ad_channel = "6606015505"; google_color_border = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_bg = "ffffff"; // e9e4ff ffffff google_color_link = "003577"; // 002d99 cc3300 google_color_url = "FF921C"; // 2602b5 cc3300 google_color_text = "000000"; // 808080 //--> </script> <!-- PUB ARTICLE ET CORPS ARTICLE --> <span style="font-size: 5px;"><br /></span> <div id="print" style="text-align: justify;"><div class="spip_document_5327 spip_documents spip_documents_left" style="float: left;"> <a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/photo-officielle.jpg','Recueil%20devant%20le%20monument%20actuel%20aux%20H%C3%A9ros%20de%20la%20Force%20Noire',500,375)" title="JPEG - 139.6 ko"><img src="http://www.afrik.com/local/cache-vignettes/L130xH98/photo-officielle-c0567.jpg" alt="JPEG - 139.6 ko" border="0" width="130" height="98" /></a> <div class="spip_doc_titre" style="width: 130px;"><strong>Recueil devant le monument actuel aux Héros de la Force Noire</strong></div></div> <p class="spip"><span class="lettrine">D</span>épôt de gerbes, discours officiel, exposition, conférence de presse. C’est en grande pompe que la ville de Reims a fait honneur aux soldats noirs morts pour la France lors de la guerre de 14-18. En présence de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la Défense et des Anciens Combattants, de Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des Affaires Etrangères et des Droits de l’Homme, et de Natié Pléa, ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, la Maire de Reims, Adeline Hazan, a tenu à se souvenir de ceux qu’on appelait « la Force Noire ».</p> <p class="spip"><span style="float: right; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px;"><script style="display: none;" type="text/javascript" language="javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"></script></span>Lors de la première guerre mondiale, la ville de Champagne a été l’une des plus touchées par les attaques des Allemands. Elle « porte encore les séquelles de la guerre » et « se souviendra toujours des 4 000 tirailleurs sénégalais qui ont lutté » pour la défendre, a rappelé la Maire. Créé en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française, le corps de 275 000 soldats indigènes était couramment appelé le corps des « Tirailleurs Sénégalais ». 141 000 hommes venant de 17 pays africains [<a href="http://www.afrik.com/article15603.html#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Le Bénin, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Gabon, Madagascar, la (...)">1</a>] ont été remerciés et honorés à Reims, lundi, pour leur contribution à l’effort national de guerre plus de 90 ans après les faits.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le Monument aux Héros de l’Armée Noire est prévu pour 2010</strong></p> <p class="spip">Le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants s’est dit déterminé à soutenir les collectivités territoriales pour faire renaître le « Monument aux Héros de l’Armée Noire ». Erigé à Reims en 1924, le monument a été détruit par les Allemands en 1940, par haine des Noirs et pour récupérer le métal de la statue en période de guerre. Représentant un groupe de soldats coloniaux emmenés par un officier blanc, la statue a sa jumelle à Bamako. Un nouveau monument a été inauguré en 1963 : deux obélisques de 7 mètres de haut, chacun symbolisant l’union de la France et de ses colonies pour la liberté. Les représentants des conseils généraux de Champagne Ardenne et de la Marne se sont donc engagés, lundi, à inauguré un ultime et définitif monument le 11 novembre 2010. Il représentera la première œuvre architecturale édifiée en 1924.</p> <div class="spip_document_5329 spip_documents spip_documents_right" style="float: right;"> <a href="javascript:f_photo('IMG/jpg/badara-ndiaye.jpg','Badara%20N'Diaye,%20ancien%20tirailleur',500,834)" title="JPEG - 234.5 ko"><img src="http://www.afrik.com/local/cache-vignettes/L78xH130/badara-ndiaye-34e7a.jpg" alt="JPEG - 234.5 ko" border="0" width="78" height="130" /></a> <div class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"><strong>Badara N’Diaye, ancien tirailleur</strong></div></div> <p class="spip">Pour Badara N’Diaye, « mieux vaut tard que jamais ». Cet ancien tirailleur sénégalais a combattu dans les rangs français lors de la seconde guerre mondiale et s’est dit très ému par cette cérémonie.</p> <p class="spip"><strong class="spip">« Souvenons-nous. Soyons fiers »</strong></p> <p class="spip">« La France se souvient de ses enfants d’Afrique morts pour la patrie. Souvenons-nous. Soyons fiers. Ayons leurs mémoires et leur sacrifice à l’esprit », a déclaré Jean-Marie Bockel sur la place de la mairie rémoise devant une quinzaine d’ambassadeurs africains. Les chœurs de l’armée française ont entonné successivement la Marseillaise et « C’est nous les Africains », chant poignant des indigènes pendant la guerre. Un poème de Léopold Sédar Senghor a également été lu sur le parvis de la mairie.</p> <p class="spip">Adeline Hazan a, quant à elle, tenu à saluer la mémoire de « ceux qui ont traversé des épreuves inhumaines loin de leurs racines, pour la France ». La maire socialiste a par ailleurs insisté sur les « erreurs commises par la France hors de ses frontières quand elle n’a pas reconnu ses propres symboles : liberté, égalité, fraternité ».</p> <p class="spip"><strong class="spip">La question des pensions toujours en débat</strong></p> <p class="spip">Rama Yade a, elle, rappelé le triste sort des soldats indigènes après les combats : « beaucoup d’entre eux ont été fusillés à leur retour du front pour le simple fait d’avoir demandé leur solde, comme leurs homologues blancs ». Au sortir de la guerre, quasiment aucun tirailleur sénégalais n’a perçu de pensions. En première ligne des combats pendant les batailles, ils ont été les derniers remerciés par les autorités françaises. Alors que le Conseil d’Etat a obligé le 10 décembre 2001 la France à rétablir dans leurs droits les anciens combattants d’origine étrangère, aucun pas n’a encore été fait dans ce sens par le gouvernement. Jean-Marie Bockel s’en est expliqué et a promis que la décristallisation des pensions était en cours.</p> <p class="spip">La secrétaire d’état aux Affaires Etrangères et aux Droits de l’Homme, Rama Yade, a estimé que cet hommage aux Tirailleurs Sénégalais « devrait être plus efficace pour la jeunesse française issue de l’immigration, et qui vit dans nos tours de banlieue, que toutes les mesures de discrimination positive ».</p></div> <p class="spip_note">[<a href="http://www.afrik.com/article15603.html#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="Notes 1">1</a>] Le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Madagascar, la Mauritanie, la Centrafrique, le Tchad, les Comores, le Burkina Faso, le Congo Brazzaville, Djibouti, la Guinée, le Mali, le Niger et le Togo</p></td></tr></tbody></table><br /><br />INVITEZ VOS AMIS A JOINDRE LE GROUPE TIRAILLEURS AFRICAINS SUR FACEBOOK;<br /><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931">http://www.facebook.com/group.php?gid=43565411931</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28429220-2074534596713041601?l=tirailleursafricains.blogspot.com'/></div>EMILIANO do REGOnoreply@blogger.com0