tag:blogger.com,1999:blog-276856692008-07-24T23:13:48.038+02:00les yeux ouverts : carnets d'un bibliothécaire de campagnenesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comBlogger162125tag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-90157434015217671562008-07-24T12:41:00.003+02:002008-07-24T12:54:02.382+02:00<a href="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SIhcuxzmpbI/AAAAAAAAAM4/cavCwe1Un1M/s1600-h/juillet2008+ciment.JPG"></a><strong><span style="color:#cc0000;"> <span style="font-size:130%;">Pause estivale</span></span></strong> <img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226529202585035330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SIhcnlBJYkI/AAAAAAAAAMw/pK00mWDMbc0/s320/juillet2008+ciment2.JPG" border="0" /><br /><p> </p><p><span style="font-family:verdana;color:#990000;">A défaut de cimenter les opinions divergentes exprimées en ces lieux, le bibliothécaire de campagne, en vacances, troque son clavier pour d'autres instruments, plus basiques. </span></p><p><span style="font-family:verdana;color:#990000;">Instruments qui ne se révèlent pas nécessairement plus simples à utiliser, du moins si l'on veut arriver à un résultat acceptable. </span></p>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-79883126402508365672008-07-18T09:30:00.000+02:002008-07-18T09:30:01.013+02:00<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SIBE6WxEUEI/AAAAAAAAAMo/O8a-6JlloNs/s1600-h/capture5"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SIBE6WxEUEI/AAAAAAAAAMo/O8a-6JlloNs/s320/capture5" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224251337084260418" border="0" /></a><br /><br /><span style="color: rgb(0, 0, 102);font-family:verdana;font-size:130%;" ><strong>Le revers de la technique</strong></span><br /><br /><span style="color: rgb(51, 0, 153);"><span style="font-style: italic;">"A chaque avancée technologique, petit recul d'humanité"</span>, me disait l'autre jour mon libraire préféré. C'était un simple constat, pas une plainte. Nous parlions d'informatique évidemment. <span style="font-style: italic;">"L'informatique en librairie nous a fait gagner beaucoup d'argent, beaucoup plus que je ne l'aurais cru possible. Et je ne voudrais pas revenir en arrière. Mais je dois bien constater que les procédures mises en place -les procédures automatisées- conduisent parfois à des erreurs. Erreurs qui ne sont pas sans conséquences sur nos relations avec les clients." </span><br /><br />Je ne voyais que trop bien ce qu'il voulait dire. La réception par certains lecteurs d'une lettre de rappel m'a déjà personnellement mené sur des sentiers que j'aurais préféré éviter. La lettre qu'ils reçoivent leur paraît sèche et injustifiée, pour ne pas dire injuste. Pour peu que vous ayez effectivement commis une erreur, le drame n'est jamais loin. Les trésors de diplomatie déployés n'y changent parfois rien : certains en restent vexés à tout jamais et n'y reviennent plus.<br /><br />Il n'empêche : moi non plus, je ne voudrais pas revenir en arrière. </span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-64075441034296809852008-07-16T12:49:00.002+02:002008-07-16T13:45:57.917+02:00<span style="color:#663300;"><span style="FONT-FAMILY: verdana;font-size:130%;" >Pour quelques secondes de plus</span><br style="font-family:verdana;"><br face="verdana"></span><span style="color:#993300;"><span style="font-family:verdana;">Ce matin, je suis monté par la même route que toi. C'est l'une des plus sinueuses qui mène au village, et sans doute la plus boisée. En cette saison, le vert des arbres donne par moment l'impression de traverser un tunnel. Le revêtement récent pousserait presque à forcer la vitesse. Je comprends qu'elle reste, année après année, l'un des rendez-vous les plus prisés dans le domaine des courses de côtes. Quatre jours après toi, j'arrive au sommet et la musique planante de Sigur Ros touche également l'un de siens. A vitesse réduite, je passe devant le poteau en béton, des fleurs le garnissent déjà et les traces noires sur le sol témoignent de ta trajectoire. Il est tellement excentré de la route : les organisateurs n'avaient pas pensé à placer l'un de leurs énormes sacs de sable devant. Sans doute y songeront-ils l'année prochaine. </span><br face="verdana"><span style="font-family:verdana;">Je lis dans la presse que tu étais quelqu'un de bien, je veux bien le croire. Ils écrivent également que tes essais s'étaient plus que correctemement déroulés, ce qui t'avait peut-être donné un peu trop d'assurance. Sans doute as-tu voulu tenter de livrer un meilleur résultat. Gagner quelques secondes. Tout comme moi en cet instant. Je ne tiens pas à couper Sigur dans son élan vocal, je veux arriver à la bib sur la fin ce morceau. Je ralentis. </span></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-69998590285094243802008-07-14T15:00:00.000+02:002008-07-14T15:00:02.158+02:00<span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" ><span style="font-family:verdana;">L'horrible impact</span></span><span style="color: rgb(102, 0, 0);"> </span><br /><br /><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >L'autre soir, au JT de la RTBF, la porte-parole de Siemens tente de noyer le poisson du nombre d'employés belges concernés par le nouveau plan d'assainissement de son employeur : 'nous ne savons pas encore combien de personnes seront </span><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >impactées</span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" > par ces mesures' lâche-t-elle, aussitôt pardonnée pour ce néologisme rébarbatif : visiblement, il s'agissait d'une néerlandophone.<br /></span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" ><br />Le lendemain matin, en radio, toujours sur la RTBF, </span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >une jeune journaliste, </span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >trop fainéante pour remanier le communiqué de presse de l'allemande société ou -pire- croyant peut-être faire preuve d'originalité langagière,</span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" > reprenait texto l'horrible expression.<br /><br /></span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >Nul doute que par cette info, elle ne se sentait guère </span><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >concernée</span><span style="color: rgb(153, 0, 0);font-family:verdana;" >. </span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-42745515661850382842008-07-02T12:54:00.004+02:002008-07-02T13:03:51.665+02:00<span style="color: rgb(153, 51, 0);font-size:130%;" ><span style="font-family:verdana;">Objectif propreté (3)</span></span> <span style="color: rgb(153, 51, 0);font-family:verdana;" ><br /><br />Chose promise, chose due...<br /><br /></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SGtfP3YPQMI/AAAAAAAAAMQ/nmQ3G1uEh94/s1600-h/escarg.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SGtfP3YPQMI/AAAAAAAAAMQ/nmQ3G1uEh94/s400/escarg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218369319407141058" border="0" /></a><br /><span style="color: rgb(153, 51, 0);font-family:verdana;" ><br />Je vous avais prévenus : celui-ci fait nettement plus trash. D'un autre côté, avouez que plus <span style="font-style: italic;">'parlant'</span> on ne fait pas : le gosse qui voyait ça en première page de son bouquin comprenait exactement ce qu'on voulait lui dire...<br /><br />Je m'y attend dès à présent, les réactions vont fuser : '<span style="font-style: italic;">et de son point de vue, l'escargot est un animal bien propre</span>', '<span style="font-style: italic;"> et pourquoi la SPA n'a-t-elle pas réagi à l'époque?</span>' etc etc... Autres temps, autres moeurs!</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-69776993604434701512008-06-25T13:08:00.003+02:002008-06-25T16:24:10.793+02:00<span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:130%;" ><span style="font-family:verdana;">Objectif propreté (2)</span></span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SGInZrZjFyI/AAAAAAAAAMI/OE__4hmTIsQ/s1600-h/propr1.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SGInZrZjFyI/AAAAAAAAAMI/OE__4hmTIsQ/s400/propr1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215774640548550434" border="0" /></a><span style="color: rgb(0, 0, 102);font-family:verdana;" >Celle-ci figurait -toujours en première page- dans chaque bouquin d'un lot mis 'en permanence' à disposition de la bibliothèque par la Province de Liège. Années 60 je dirais.<br /><br />Illustration 'délicieusement rétro' comme ils disent dans la presse.<br /></span><span style="color: rgb(0, 0, 102);font-family:verdana;" >Patience et confiance : la suivante laissera plus de traces...</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-67512525622112640382008-06-20T12:56:00.003+02:002008-06-20T13:10:37.537+02:00<span style="font-size:130%;"><span style="color: rgb(51, 0, 0);font-family:verdana;" >Objectif propreté (1)</span><br /></span><span style="color: rgb(102, 0, 0);font-family:verdana;" ><br />Premier d'une -courte- série d'ex-libris utilisés par mes prédécesseurs. Celui-ci était le mieux représenté : certains ouvrages de la réserve l'affichent encore en première page.<br /><br /></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SFuPctfIgQI/AAAAAAAAAMA/xkeg6bwSHYM/s1600-h/recommandations1.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SFuPctfIgQI/AAAAAAAAAMA/xkeg6bwSHYM/s400/recommandations1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213918717020766466" border="0" /></a><span style="color: rgb(102, 0, 0);font-family:verdana;" ><br /></span><span style="font-family:verdana;"><span style="color: rgb(102, 0, 0);">Tout change, mais rien ne change : quand on parle de 'bibliothèque publique', le mot 'règlement' n'est jamais loin...</span> </span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-2194747879529155092008-06-16T14:42:00.002+02:002008-06-16T14:43:50.800+02:00<span style="color: rgb(153, 0, 0);font-size:130%;" >Miroir</span><br /><br /><span style="color: rgb(153, 51, 0);font-family:verdana;" >Je sais que la vie ne t'a pas épargnée. Il y a eu l'accident de ton fils, il y a quelques années et, dernièrement, la mort inopinée de ton mari. Depuis lors, c'est chaque fois une de tes voisines qui te conduit jusqu'ici. En sortant les bouquins de ton sachet, je t'ai entendu lui dire '</span><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 0);font-family:verdana;" >celui-ci tiens, c'est une femme qui raconte la maladie puis la mort de son fils...pfooouuuu, je n'aurais vraiment pas su le lire</span><span style="color: rgb(153, 51, 0);font-family:verdana;" >'. Quelques instants plus tard, visant <span style="font-style: italic;">'Vous vous appelez Michèle Martin'</span>, le dernier de Nicole Malinconi placé en évidence sur le présentoir, tu as également eu une réaction de dégoût, confirmée par ta chauffeuse.<br />C'est drôle, je me rappelle avec certitude que ces deux bouquins ont été demandés -et appréciés- par la même personne. Qui, elle, ne m'a jamais raconté sa vie.</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-80837505982633103232008-06-09T14:59:00.011+02:002008-06-09T17:17:43.588+02:00<span style="color: rgb(0, 0, 102);font-size:130%;" >Chaos calme</span><br /><p style="margin-bottom: 0cm;font-family:verdana;"><span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);">Un homme, suite au décès inopiné de sa femme, décide de revoir ses priorités. De ne plus aller au travail sans pour autant démissionner. On prévoit le chaos.</span><span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);"> Qui ne vient finalement pas, ou qui se révèle très mesuré. Alors que Pietro s'attend à être pris d'assaut par le chagrin et à voir sa fille déprimer, rien ne se passe. Le 'coup sur la tête' ne vient ni pour l'un ni pour l'autre. Bien sûr, la mort de leur mère et femme les attriste, mais leur vie n'en paraît pas</span><span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);"> fondamentalement boulversée. Elle continue. C'est le 'chaos calme'...</span></p><p style="margin-bottom: 0cm; font-family: verdana;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SE00pHjSJiI/AAAAAAAAALw/VkenlnA7e-k/s1600-h/images.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SE00pHjSJiI/AAAAAAAAALw/VkenlnA7e-k/s400/images.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209878224943851042" border="0" /></a></p> <p style="margin-bottom: 0cm;font-family:verdana;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Cadre haut placé d'une société de communication, Pietro Palladini décide un beau matin de ne plus aller au travail. Dorénavant, parce que Claudia, sa fille, est devenue le point central de son existence, il passera ses journées devant son école. Il sera là tout le temps pour elle. Contrairement à ce qu'il pensait, cette décision ne va pas entraîner son renvoi de la société. D'abord interloqués, suspicieux et curieux, ses collègues vont finalement accepter cette décision : son boulot, Pietro, l'accomplira aussi bien de là-bas, devant cette école, qu'ici, derrière son bureau. Sa voiture est équipée d'un fax et, de nos jours, tout ne se règle-t-il pas par GSM? Et puis, si lui ne déplace pas, il ne tient qu'à eux de le faire. Et c'est effectivement ce qui va arriver. La voiture de Pietro va devenir l'endroit à la mode pour ses amis, collègues et connaissances. Celui qui est censé souffrir le plus, c'est-à-dire lui, Pietro, qui vient de perdre sa femme au moment où il en sauvait une autre de la noyade, ce qui l'a poussé à cette étrange décision de ne plus bouger de l'école de sa fille, va devenir le confesseur des petits et grands malheurs des autres. <span style="font-style: italic;"><span style="color: rgb(0, 0, 102);">« Ils ne sont pas venus bavarder, me tenir compagnie ou dissiper un dernier doute sur ma santé mentale : ils sont venus souffrir »</span>. </span>Leurs histoires et soucis, il va les faire siens et aucune ne le laissera indemne. Elles deviendront prétexte à discussions animées ou sujetes à rélexion intimes. Lorsque son ancien patron lui confiera que son propre père ne venait jamais le chercher à l'école parce qu'il était pilote, et que lui-même a appris à piloter 'pour le plaisir', Pietro ne pourra s'empêcher de penser qu' <span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);">« il y a toujours un père derrière les satisfactions que les hommes trouvent dans la vie »</span>. Plus tôt, alors qu'il croyait -erronément- sa fille plus traumatisée qu'elle n'en avait l'air, il en arrive à la conclusion qu'<span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);">«un enfant raisonne très différemment des adultes, et qu'il n'est pas dit qu'il soit troublé par les choses que les adultes estiment pouvoir les troubler tandis qu'au contraire il peut être troublé par des choses que les adultes ne voient même pas »</span>. Le fait est que ni lui, ni sa fille, se montre sa souffrance comme il semble que tout le monde l'attende : point de pleurs ou de crise de nerfs publiques :<span style="color: rgb(0, 51, 51);"> </span><span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);"><span style="color: rgb(0, 51, 51);">« Nous ne souffrons pas encore; nous accusons le coup, comme ça, pour le moment, et même je dirais que nous ne l'avons pas encore accusé, nous tournons autour, nous nous comportons comme si rien n'était arrivé, comme si Lara était, que sais-je, en voyage, et nous attendons que la souffrance arrive et inonde nos vies, en nous limitant pour le moment à attirer celle des autres »</span>.</span></span><br /></p> <p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-family:verdana;">Ecrit à la première personne, <span style="color: rgb(0, 51, 51); font-style: italic;">‘Chaos calme’</span> brasse de multiples thèmes : la mort bien sûr, mais également les relations familiales, les liens père-fille, la vie en entreprise et...le hasard (voir mon billet du 29 mai). Même s’il ne se passe finalement pas grand chose, le récit passionne dès le départ, par son alternance de petites phrases justes et réfléchies et de passages extrêmement drôles, voire franchement hilarants. Multipliant les références aux chansons de Radiohead, Veronesi nous ouvre les yeux sur certains éléments passés inaperçus, et arrive même à leur donner un nouveau relief. A tel point que n'importe quel fan ressentira le besoin de les réécouter une fois de plus.</span></span></p><p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-family:verdana;">'Chaos calme', Sandro Veronesi, Grasset, 2008<br /></span> </span> </p>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-15191961878762029612008-06-06T13:03:00.003+02:002008-06-06T15:42:41.503+02:00<span style="font-family:verdana;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size:130%;">Semaine faste</span><span style="font-style: italic;"><span style="font-size:130%;"> </span><br /><br /></span></span><span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);">"Avec vous, j'obtiens toujours tout ce que je demande"</span>...hum, faut pas pousser, mais bon, pour une fois que j'en tiens une qui me demande d'acheter autre chose que le dernier Lévy, je la chouchoute, c'est vrai...</span> <span style="font-family:verdana;"><span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"><br />"On ne se mouche pas du pied gauche à la bibliothèque"</span>...pardon, j'ai omis de te préparer au choc. T'annoncer de but en blanc que le prix de la cotisation annuelle s'élève à 6 euros, quel manque de tact...</span> <span style="font-family:verdana;"><span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"><br />"C'était pas terrible ce bouquin, dommage, le titre me plaisait bien"</span>...publicité mensongère sans doute, <span style="font-style: italic;">'Pas de maris, pas d'ennuis' </span>disait la couverture.</span><br /><span style="font-family:verdana;"><span style="color: rgb(102, 0, 0); font-style: italic;">"Je voulais vous acheter ce livre qui était dans la caisse des 'à vendre', mais en l'ouvrant j'ai vu mon nom dedans"</span>...ben oui, tu me l'as donné il y a quelques semaines...</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-73797404419058871782008-05-29T22:25:00.004+02:002008-06-09T16:04:32.425+02:00<span style="color: rgb(102, 51, 0);font-size:130%;" >Reflets</span><br /><span style="color: rgb(102, 51, 0);font-size:130%;" ></span><br /><br /><span style="color: rgb(102, 51, 0);font-size:130%;" ><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205874968483698146" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SD77s7GRleI/AAAAAAAAALI/Ox1pQ8C1RaY/s200/933874_reflections.jpg" border="0" /></span> <em><span style="color: rgb(153, 51, 0);">"...et là, apportant une contribution exemplaire, pavlovienne, à notre soirée, le micro rend l'âme. Il meurt de cette façon péremptoire qu'ont les objets de nous claquer d'un coup entre les doigts, en nous signifiant que cette fois, il ne s'agit pas d'un caprice, d'un défaut auquel on peut remédier en bricolant, ou d'une panne qu'on peut réparer, mais bien d'un fameux Evénement Inéluctable qui tôt ou tard survient pour tout objet en fonctionnement dans notre univers. Une mort, justement : un trépas. La chose est si claire que personne ne tente un geste pour le ranimer, pas même le type à l'allure de lémurien qui tournicote dans la salle avec l'air d'en être le responsable et qui, au signe interrogateur que lui adresse la présidente, répond en secouant sa grosse tête chauve."<br /></span></em><span style="color: rgb(153, 51, 0);">(Sandro Veronesi, 'Chaos Calme', Grasset, 2008) </span><br /><div><div><div><br /><span style="color: rgb(204, 102, 0);">Avancer dans <em>'Chaos calme'</em>, et y trouver ce mélange de profondeur et de détachement que l'on ne s'attendait pas y trouver, quel plaisir. L'humour m'a moins pris par surprise : mon libraire m'en avait touché un mot. Il avait par contre omis de me parler de l'un des thèmes principaux. A savoir, la correspondance que nous établissons -peut-être parfois abusivement- entre deux événéments pourtant bien distincts de notre quotidien. Ou encore, le reflet d'un fait réel que nous croyons voir dans l'oeuvre d'un écrivain ou d'un chanteur, oeuvre qu'il nous est presque simultanément donné de lire ou d'entendre...</span></div><div><span style="color: rgb(204, 102, 0);">Pietro, le narrateur, ne peut-il ainsi s'empêcher de trouver des échos à ce qu'il vit dans certaines paroles de Radiohead : sa femme meurt d'une rupture d'anévrisme et quelques temps plus tard, il perçoit cette phrase dans l'une de leurs chansons : <em>'we are accidents waiting to happen'. </em>Il roule trop vite dans les rues sinueuses de Milan et Thom Yorke lui intime <em>'hey man, slow down, slow down...'. </em>Jusqu'à cette scène où, au beau milieu d'une conférence sur la mort à laquelle il regrette d'assister, le micro de l'orateur décède inopinément. Destin? Hasard? Karma? </span></div><div><span style="color: rgb(204, 102, 0);">Quelques heures avant de lire ce fameux passage, j'étais tranquillement là, à cet endroit d'où je vous écrit en cet instant et, tout aussi péremptoirement -et définitivement : j'ai dû en racheter un autre- que le micro de Veronesi, mon modem me lâchait, me coupant du monde virtuel. </span></div></div></div>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-10592281653714573922008-05-23T12:52:00.006+02:002008-05-24T10:01:31.183+02:00<span style="color: rgb(51, 102, 255);font-size:130%;" >Ex-Libris</span><br /><br /><span style="color: rgb(0, 0, 153);">Les dons, souvent -et inexplicabement- échouent par vagues. Plusieurs arrivages en nos murs en l'espace de deux semaines. Tri rapide. Quelques petites choses intéressantes. Dont certaines agrémentées de ceci : </span><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SDaiFbGRlaI/AAAAAAAAAKo/-BhVomZz3k0/s1600-h/exlibris1.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SDaiFbGRlaI/AAAAAAAAAKo/-BhVomZz3k0/s400/exlibris1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203524633530308002" border="0" /></a><br /><span style="color: rgb(0, 0, 153);">Ci-dessus, dans un <span style="font-style: italic;">'Fleuve Noir'</span> de 1960, </span><span style="color: rgb(0, 0, 153);"> un feuillet, collé en face de la page de titre, porte la marque (devrais-je écrire 'les armoiries'?) et l'adresse de l'ex-propriétaire.</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SDaiLLGRlbI/AAAAAAAAAKw/8g5gsimNRN0/s1600-h/exlibris2.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SDaiLLGRlbI/AAAAAAAAAKw/8g5gsimNRN0/s400/exlibris2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203524732314555826" border="0" /></a><br /><span style="color: rgb(0, 0, 153);">Et ici, dans un <span style="font-style: italic;">'Folio'</span> de 1990, la même illustration, version 'cachet' -l'adresse a changé. </span><br /><span style="color: rgb(0, 0, 153);">Bizarre, cette pratique -le cachet, la marque d'appartenance- m'en rappelle une autre, propre à mon travail quotidien. Un bibliothécaire dans l'âme sommeillerait-il en chaque amoureux des livres? </span><span style="color: rgb(0, 0, 153);"></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-15881913249027305672008-05-15T12:38:00.005+02:002008-05-15T13:10:43.694+02:00<a href="http://bp0.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SCwZej2UQPI/AAAAAAAAAKg/mzZ8VIGWDM4/s1600-h/phone.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200559682515910898" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SCwZej2UQPI/AAAAAAAAAKg/mzZ8VIGWDM4/s400/phone.jpg" border="0" /></a><span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;color:#336666;">Sens unique</span><br /><div><br /><div><br /><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle, voix plaintive dans le cornet : <span style="FONT-STYLE: italic">'Bonjour, c'est madame...., je suis en train de vider la maison de ma mère, mais je ne sais pas me déplacer et j'ai des livres à venir chercher'</span></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Moi, méfiant : <span style="FONT-STYLE: italic">'Euh, oui, et ils sont dans quel état?'</span></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle : <span style="FONT-STYLE: italic">'Oh, pas trop mauvais'</span></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Moi : <span style="FONT-STYLE: italic">'Et c'est quel genre de livres, madame?'</span></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle : <span style="FONT-STYLE: italic">'Ben, il y a des 'Nous deux' et des 'Zola', 'Baudelaire'....'</span></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Moi : <em>'Bon...écoutez, je ne vais pas les prendre, nous ne sommes pas intéressés'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >(Silence)</span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle, tentant sans doute de me prendre par les sentiments : <em>'Bon, ben alors, je vais les brûler'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Moi, écolo dans l'âme : <em>'Les brûler? Vous pourriez aussi les porter au parc à conteneurs ou les donner à une oeuvre caritative...'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle :<em> 'Ben, je sais pas moi, vous pourriez pas vous, les donner à la Croix Rouge, avec une camionnette de la Commune?'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Moi : <em>'Ah non, ça non plus, ça ne va pas être possible'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" ><span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-family:verdana;" >Elle, définitive : <em>'Enfin, on veut rendre service et puis voilà comment on est reçus hein...'</em></span><br style="COLOR: rgb(0,51,51); FONT-FAMILY: verdana"></div></div>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-78941531901217444632008-05-09T12:38:00.005+02:002008-05-09T14:09:48.812+02:00<span style="color: rgb(204, 51, 204);font-size:130%;" ><span style="font-family: verdana; font-weight: bold;">Concurrence</span></span><br /><br /><br /><br /><span style="font-family: verdana; font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 153);">Tu habites pile en face. Je me demande d'ailleurs si tu tiens compte des horaires, ou si tu attends de voir ma voiture garée là, à quelques mètres de l'entrée. Les lectures et autres travaux scolaires t'amènent régulièrement à venir me saluer. Si régulièrement que je te croyais 'à l'aise' ici. Je sais que, parfois malgré moi, je peux impressionner les ados. Avoue quand même que vous nêtes pas un public facile : j'aimerais vous voir plus nombreux et, en même temps, lorsque vous déboulez avec vos références incomplètes, vos questions mal formulées et votre air renfrogné, j'ai un peu de mal à vous répondre aimablement. Sincèrement, je croyais qu'on avait passé ce stade-là. Que tu avais compris que je ne mordais pas. Ou rarement. <br />Lundi, tu es rentrée pour me demander de prolonger une durée de prêt, puis avant même de me donner le titre du bouquin en question, tu es devenue toute rouge et je t'ai entendu bafouiller <span style="font-style: italic;">'oh, mais non, que je suis bête, celui-là, je l'ai pris à la bibliothèque de l'école...'</span>. Ca arrive si souvent que des lecteurs me rendent des livres empruntés chez des confrères de la région...mais tu ne le sais pas évidemment. A tes yeux, tu venais de commettre LA boulette. Tes derniers mots ne furent que chuchotements timides. J'ai quand même compris que tu t'excusais et tu as filé illico te mettre à l'abri dans ta maison. Ca s'est passé si vite, mais je pense quand même avoir eu le temps de te dire que ça n'avait vraiment aucune importance, que c'est très bien de fréquenter plusieurs bibliothèques, enfin quelque chose pour te faire comprendre que je n'étais vraiment pas fâché du tout du tout du tout...</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-56048286535583930802008-05-06T13:26:00.003+02:002008-05-06T13:44:18.057+02:00<span style="font-family:verdana;font-size:130%;color:#003333;">Blog</span><br /><span style="font-family:verdana;color:#003333;"></span><br /><span style="font-family:verdana;color:#003333;">Elle est de retour. Depuis plus d'un mois, et ce n'est que hier, grâce à </span><a href="http://www.discobloguons.blogspot.com/"><span style="font-family:verdana;color:#003333;">Pitseleh</span></a><span style="font-family:verdana;color:#003333;">, que j'ai découvert son nouveau blog. Intitulé </span><a href="http://salt-in-my-coffee.blogspot.com/"><span style="font-family:verdana;color:#003333;">'Sometimes, you're the salt in my coffee' </span></a><span style="font-family:verdana;color:#003333;">(serait-ce une allusion à la formidable chanson d'Arno, "Ants in my tea"?), son blog est destiné à tout le monde, dit-elle, mais elle le <em>'dédie avec une tendresse toute particulière à ses confrères bibliothécaires d'ici et d'ailleurs'</em>. Merci à elle donc. Elle? Ion, la bibliothécaire acariâtre dont j'ai déjà parlé en ces lieux. Nous la savions acerbe verbalement, voilà qu'elle déverse joyeusement sa vision pour le moins critique sur le métier de bibliothécaire, via la bd cette fois. Une bouffée d'air frais, allez-y voir.</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-76758526266824407262008-05-05T08:38:00.005+02:002008-05-05T10:41:44.090+02:00<span style="font-family:verdana;font-size:130%;color:#660000;">De l'anonymat</span><br /><span style="font-family:verdana;color:#ff0000;"></span><br /><br /><span style="font-family:verdana;color:#990000;">Dans le "Charlie Hebdo" du 23 avril 2008 (avec ce congé du 1er mai, je n'ai pas encore reçu le numéro du 30...), une certaine Amélie Nothomb fustige les bloggeurs anonymes. Selon elle, <em>'tout texte courageux et juste comporte une signature'</em> et <em>'un message qui ne comporte pas de signature digne de ce nom doit être tenu pour inexistant'</em>. Etant donné qu'elle ne prend pas la peine de préciser si elle tape tous les bloggeurs anonymes dans le même panier (les 'journaux intimes' et les 'donneurs d'opinions'), je me sens visé. Je suis comme ça, la tête près du bonnet et toujours prompt à dégainer. </span><br /><span style="font-family:verdana;color:#990000;">Mine de rien, Amélie en rajoute une couche, elle emboîte le pas aux pourfendeurs rapides et récents de la planète internet et plus particulièrement des blogs. Quand même, si n'importe qui peut s'exprimer et être autant lu qu'un auteur 'publié', sans même être obligé de signer de son vrai nom, où va-t-on? Et comment encore justifier mes droits d'auteurs, puisqu'ils écrivent gratos, ces plumitifs nains?</span><br /><span style="font-family:verdana;color:#990000;">Le fait de signer mes humeurs de bibliothécaire de campagne autrement que d'un simple 'Nescio' leurs donneraient-elles réellement plus d'impact? Est-ce que pour vous, fervents lecteurs de ces humeurs, le sceau de la vraie vérité pourrait être aposé sur ce blog dès le moment où vous sauriez que son auteur se nomme Raimond Gregorius, bibliothécaire à Marchin ou Maurice Tillieux, classeur/rangeur à Beauvechain ou encore Nicolas Fanuel, préposé au prêt à Amay? Et d'ailleurs, le sceau de la vraie vérité est-il si important? Dès le moment où la rencontre entre un texte et un lecteur produit l'étincelle, celle-là même qui donne l'envie de prolonger la lecture, la messe n'est-elle pas dite? Je ne sais pas qui est Pascal Mercier, et pourtant son roman, plus d'un an après, me trotte toujours en tête. Je n'ai jamais vu Gérard Manset en télé, et pour ce que j'en sais, il pourrait tout aussi bien s'appeler Sébastien Poirier, ça ne m'ôterait pas l'envie de l'écouter encore et encore. La plume et le souffle comptent, si l'auteur est quelqu'un de bien, tant mieux. En quoi, par envie de tranquilité, son usage d'un pseudo, enlèverait-il de la valeur à ses écrits et les rendraient-ils '<em>inexistants</em>'? Peut-être que demoiselle Amélie n'avait pas grand chose à dire, mais que, pas grand chose, signé de son nom, ça reste malgré tout bon à publier? Et sans doute n'a-t-elle jamais entendu Manset chanter <em>'Gardez vous des honneurs de ce monde-ci; de l'éclat de ce monde-là'</em>.</span><br /><span style="font-family:verdana;color:#990000;"></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-80048221719205609572008-05-03T22:19:00.001+02:002008-05-05T09:52:32.270+02:00<span style="font-size:130%;color:#009900;">Licence poétique</span> <img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196260057260298274" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/SBzS_bmNECI/AAAAAAAAAJ4/Wi4OjtoGIBE/s320/bashung.jpg" border="0" /><br /><br /><span style="color:#006600;">Brel était familier du procédé. Il osait, il tordait la langue pour exprimer exactement ce qu’il sentait ou voyait. Dans ‘Le gaz’, l’escalier <em>colimaçonne</em>, les ‘Bigottes’ <em>s’embigotent les yeux baissés</em> et durant son ‘Enfance’, il <em>arpégeait son chagrin</em>. Trois exemples parmi des dizaines d’autres. C'est inspiré, et ça n'écorche pas les oreilles. J'enrage par contre d'entendre et de réentendre Bashung chanter sur son dernier album, <em>'un jour je courirai moins, jusqu'au jour où je ne courirai plus'. S</em>uperbe album par ailleurs, tellement que je le distille et me contraint à ne pas le laisser tourner en boucle. Mais bon, sur cette paresse-là, Alain perd quand même des points...qu'est-ce qui l'empêchait de demander à Gaëtan Rousel, l'auteur ce texte, de remplacer <em>'courirai'</em> par...je ne sais pas moi...tiens : <em>'chanterai'</em> par exemple? </span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-62566670746301165722008-04-23T12:45:00.005+02:002008-04-23T14:38:50.689+02:00<span ><span style="font-size:130%;"><span style="COLOR: rgb(255,0,0)">Esprit d'à-propos</span><br face="verdana"><br face="verdana"></span><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">Plus d'un mois sans avoir posté quoi que ce soit sur le blog. Mais je suis toujours là. Et de retour avec </span><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">cette petite scène (comique ou décidément trop vulgaire pour ces pages, choisissez) suivie en direct pendant la dernière animation organisée à la bib. </span><br /><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">Une classe d'une quarantaine d'étudiants, agés de 12 à 14 ans. Je vous passe les détails du contenu, du pourquoi et du comment de l'organisation...pour en arriver au moment où l'animateur aborde la question de la publicité. Prenant exemple sur les images récurrentes rencontrées dans la pub (les îles paradisiaques, les paysages de rêve, les mannequins aux corps 'parfaits', le soleil qui brille toujours...), il montre à quel point ces images peuvent êtres 'biaisées'...</span><br /><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">A ce point précis de son 'discours', l'un des jeunes, plus vif que les autres sans doute, ne put contenir sa verve : <em>'</em></span></span><span ><em><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">ah ouais, ça c'est sûr, les mannequins, elles sont complètement biaisées</span><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">'.</span><br /></em><br /><span style="COLOR: rgb(153,0,0)">Le croirez-vous? Je suis persuadé qu'il n'y a lui-même rien vu d'amusant. D'ailleurs, ni son prof, ni ses petits corelégionnaires n'ont moufté. Sans doute étais-je le seul esprit mal tourné de la bande....</span></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-49287337539266720702008-03-17T11:13:00.002+01:002008-03-17T11:24:53.828+01:00<span style="font-size:180%;"><strong><span style="color:#003333;">Force majeure</span></strong><br /></span><br /><span style="color:#333300;"><span style="COLOR: rgb(0,51,51); FONT-STYLE: italic">"On transporta le corps d'Adela à l'école. Sans le vouloir, Ramon se retrouva à la tête du cortège funèbre. La foule ne s'ébranla que lorsqu'il eut fait le premier pas.</span> <span style="COLOR: rgb(0,51,51); FONT-STYLE: italic">On étendit la morte sur le sol d'une des deux salles de classe. On la plaça sur une natte pour qu'elle ne se salisse pas et elle resta protégée par la couverture de Pascual. Quelqu'un alluma des cierges aux quatres coins du cadavre. La salle commença à se remplir."</span><br style="COLOR: rgb(0,51,51)"><span style="COLOR: rgb(0,51,51)">(Extrait de 'Un doux parfum de mort', de Guillermo Arriaga)</span><br style="COLOR: rgb(0,51,51)"><br style="COLOR: rgb(0,51,51)"><span style="COLOR: rgb(0,51,51)">Un peu plus d'un an avant que je ne sois engagé ici, un drame épouvantable avait secoué le village. Un homme, profondément dépressif, avait abbattu quatre membres de sa famille, avant de se suicider. Les circonstances me sont peu familières, j'ai seulement retrouvé quelques articles de presse. On m'a rapporté qu'à ce moment-là, la rénovation du bâtiment, devenu aujoud'hui la bibliothèque, se terminait. Vide, il avait donc été réquisitionné pour abriter les cinq cercueils. Cette salle, à partir de laquelle ces quelques mots vous sont envoyés, servit donc quelques temps (un, deux jours?) de morgue. Ou de funérarium, puisque le village n'en comptait pas à l'époque. Aujourd'hui, et bien que le chiffre de la population n'ait pas beaucoup augmenté, les familles endeuillées ont le choix entre deux entreprises spécialisées, toutes deux établies dans la rue principale toute proche. </span><br style="COLOR: rgb(0,51,51)"></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-8887310637803937242008-03-05T12:32:00.001+01:002008-03-17T11:04:31.292+01:00<span style="FONT-WEIGHT: bold"><span style="font-family:verdana;font-size:180%;">Dédicace (2)</span></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R8gQDN-gDJI/AAAAAAAAAJw/qYA3AwiNNX4/s1600-h/irving.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172401819512474770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R8gQDN-gDJI/AAAAAAAAAJw/qYA3AwiNNX4/s200/irving.jpg" border="0" /></a><br /><span style="COLOR: rgb(102,0,0);font-size:100%;" ><span style="font-family:verdana;">Sur la première page, au crayon, à côté de la date à laquelle tu l'as reçu -ou acheté- et juste avant ton nom, tu as écrit "<em>temps d'angoisse instable</em>". Sans doute faut-il lire "<em>temps d'angoisse, instable</em>". Te connaissant et sachant que tu n'es pas du genre à dramatiser, j'en ai presque des frissons. Mon imagination s'emballe. Qu'est-ce qui a bien pu te pousser à écrire ces trois mots? Je ne doute pas qu'ils évoquent exactement l'état psychologique dans lequel tu devais te trouver. </span><span style="font-family:verdana;">Je crois me rappeler. C'était il n'y a pas si longtemps, ton mari est passé rendre tes livres. D'habitude, c'est toujours toi que je vois. Il m'a parlé d'une courte hospitalisation. </span><span style="font-family:verdana;">Sans doute qu'au moment de nous le céder, tu avais oublié ces trois mots, écrits presque dans l'urgence. Comme à chaque fois que je trouve une marque personnelle dans un livre, je vais devoir les masquer. Dans ce cas-ci, un simple coup de gomme suffira. </span></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-30288113302707289632008-02-29T12:51:00.008+01:002008-02-29T15:04:35.375+01:00<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R8gDdN-gDII/AAAAAAAAAJo/7SeLhek5LDQ/s1600-h/loups.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R8gDdN-gDII/AAAAAAAAAJo/7SeLhek5LDQ/s200/loups.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172387972537912450" border="0" /></a><span style="color: rgb(0, 51, 51);font-size:130%;" ><span style="font-family:verdana;">Reclassement</span></span><br /><br /><br /><br /><span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:verdana;" >Alors comme ça, tout était faux. Toute cette histoire, c'était de l'invention. Grâce à l'acharnement d'un journal, 'Le Soir', nous apprenons aujourd'hui que le récit '<span style="font-style: italic;">autobiographique</span>' de M. Defonseca, '</span><span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 102);font-family:verdana;" >Survivre avec les loups</span><span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:verdana;" >', relève finalement de la fiction pure. Reste peut-être une belle histoire; j'écris 'peut-être' parce que je ne l'ai pas lu.</span><br /><span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:verdana;" >J'imagine que je ne suis pas le seul bibliothécaire à y penser : toutes les bibliothèques qui l'ont acquis avant aujourd'hui vont probablement devoir réviser la fiche catalo de ce récent objet du délit. Et le faire passer du rayon 'autobiographies', ou 'biographies' ou encore 'récits de vie' à ceux consacrés aux fictions. Sauf dans 'ma' bib. Non, il ne s'agit pas encore de l'une de ces prémonitions bibliothéconomiques qui assoient ma réputation plus loin que l'internet ne porte. C'est plus simple. Notre exemplaire nous fut légué par un zélé lecteur. Une édition 'club', style France Loisirs. Le parcourant aujourd'hui, je me rends compte qu'à aucun moment il n'est précisé que c'est une histoire vraie. Fort logiquement, il s'est donc retrouvé avec les autres romans.</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-82961166839764627452008-02-26T13:50:00.004+01:002008-02-26T14:04:24.806+01:00<span style="font-size:130%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="color:#006600;">Eternels disparus</span></span><br /></span><span style="font-family:verdana;"><span style="color:#006600;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171273400191282066" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R8QNwkbT65I/AAAAAAAAAJg/v7OLOT0YKNA/s200/indrid.jpg" border="0" /><br /></span><span style="color:#336666;"><span style="font-family:arial;">J’ai déjà dit </span><a href="http://les-yeux-ouverts.blogspot.com/2007/03/polars-nordiques-aucun-des-trois-romans.html"><span style="font-family:arial;">ici</span></a><span style="font-family:arial;"> tout le bien que je pensais d’Arnaldur Indridason. C’est avec ‘L’homme du lac’, quatrième enquête du commissaire Erlendur qu’il nous est revenu fin 2007. Quelques mots pour vous allécher.<br />Tout commence avec un phénomène inexpliqué : la baisse soudaine et régulière du niveau du lac de Kleifarvatn. Voilà qui n’aurait normalement pas dû concerner la police criminelle de Reykjavik. Sauf qu’un beau matin, une promeneuse découvrit à quelques mètres de l’ancien rivage du lac ce qui ressemblait bien à des ossements humains, solidement attachés à un vieil émetteur radio. Le cadavre se révélât rapidement dater d’une trentaine d’années ; quant à la cause du décès, nul doute qu’elle ne revêtait aucun caractère accidentel. Le nombre de personnes disparaissant chaque année en Islande étant assez réduit, Erlendur décida tout simplement de reprendre chaque dossier non résolu de disparition datant de la fin des années ’60. Ses recherches l’aiguillèrent vers une femme dont le fiancé n’avait plus donné signe de vie depuis 1968. Un soir, alors qu’ils avaient rendez-vous, l’homme, toujours si ponctuel, n’était tout simplement jamais venu. Sa voiture avait été retrouvée quelques temps plus tard, stationnée devant la gare de Reykjavik. La femme, qui devait bien avouer ne pas savoir grand-chose du disparu –ils ne se connaissaient pas depuis longtemps- ne s’était visiblement jamais relevée de cette épreuve et semblait toujours espérer un improbable retour. </span></span><br /></span><span style="font-family:arial;"><span style="color:#336666;">Touché par cette histoire, Erlendur va, au risque de contrarier ses collègues, focaliser la résolution de l’énigme de ‘l’homme du lac’ sur la personnalité du fiancé disparu.<br />C’est encore une fois à son enfance qu’Erlendur se voit confronté. Marqué par la disparition de son frère, intervenue alors qu’ils étaient tout jeunes, il ne peut qu’être interpellé par l’histoire que lui raconte cette femme. Comme elle, il n’a sans doute jamais cessé d’espérer qu’un jour son frère ressurgisse du passé, bien vivant. Dès lors, il met toute son énergie, son cœur et son flair de flic au service de cette nouvelle quête : identifier l’homme du lac, comprendre comment il a fini là, qui l’y a mis, et pourquoi. Même s’il ne dispose d’aucune preuve que ce squelette soit bien le fiancé disparu, il demeure intimement convaincu de l’existence d’un lien entre les deux affaires. Il ne sait pas lui-même ce qu’il veut réellement. Opérer une coupure nette et définitive dans les espoirs de la femme ? Où la conforter dans son espoir insensé qu’un jour son homme réapparaisse ? Qu’importe, patiemment et sans se soucier de l’opinion des autres, Erlendur va suivre sa piste, celle de cet homme dont il ne sait rien et à qui il veut désespérément rendre une identité, une histoire, une vie. Quelle qu’elle soit : celle d’un salaud qui a planté là celle qui l’aimait, ou celle d’une victime oubliée méritant au minimum une sépulture digne de ce nom.<br /></span><br /></span><span style="font-size:85%;color:#333399;">L’homme du lac / Arnaldur Indridason ; traduit de l’islandais par Eric Boury. – Paris : Métaillé, 2008. – 348p. – 19 euros</span></span><br /></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-67146204847903037832008-02-12T21:43:00.000+01:002008-02-12T21:43:43.420+01:00<span style="font-family:verdana;font-size:130%;color:#003333;"><strong>Rôle social</strong></span><br /><span style="font-family:verdana;color:#336666;"></span><br /><span style="font-family:verdana;color:#336666;">Ces derniers temps, tu es plutôt déprimée et, aujourd'hui, lorsque tu es rentrée, j'ai toute suite su que ça n'allait pas mieux. Ta dernière fille vous a laissés seuls, ton mari et toi. Et je sais que cette séparation fut agitée; tu m'en as raconté quelques épisodes. Elle n'a pas vingt ans, tu me dis qu'elle a perdu la tête pour un jeune voyou et qu'elle a tout quitté du jour au lendemain. Elle vit loin de vous à présent. A t'entendre, il s'agit d'un squat, sans le moindre confort et, en tous cas, trop loin du village. Tu ne la vois plus que rarement et chaque rencontre se termine mal. Ses mots sont durs pour vous; c'est ce qui te peine le plus. <em>'Il ne me reste plus rien. Avec mon mari, on est comme des cohabitants. Qu'est-ce que je peux encore faire de ma vie? Prendre les poussières et faire les courses une fois par semaine...'</em>. J'ai compris que tu n'exagérais pas et que cette histoire te minait au plus profond. Alors que je cherchais quelque chose de vaguement réconfortant à te répondre, d'autres lecteurs sont arrivés, m'obligeant à me détourner quelques instants. Tu m'as demandé de garder ça pour moi, puis tu es partie.</span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-75774368398568870532008-01-31T12:08:00.000+01:002008-01-31T12:50:21.653+01:00<a href="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R6GzSV2mm7I/AAAAAAAAAJY/PywB9hM0XJ0/s1600-h/wesco-balance-rouge_1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161603775628483506" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_iTKXvOEYVOg/R6GzSV2mm7I/AAAAAAAAAJY/PywB9hM0XJ0/s200/wesco-balance-rouge_1.jpg" border="0" /></a> <div><div><span style="font-family:verdana;"><span style="color:#663333;"><strong><span style="font-size:130%;">Le poids de la culture</span><br /></strong></span><br /><span style="color:#993300;">Puisque tu n'as pas su terminer <em>'La dentellière d'Alençon', </em>de Janine Montupet -trop compliqué- tu me demandes conseil : <em>'quelque chose de plus facile, d'amusant, histoire de me reposer un peu'</em>. Parcourant les nouveautés, je te suggère le dernier Woody Allen. <em>'Woody Allen? Il a écrit des livres?'</em> Tu soupèses l'ouvrage, parcours le 4ème de couverture : <em>'ben, mon éducation ne m'a pas habituée à lire des livres aussi minces, mais enfin, pourquoi pas?'.</em> Histoire d'être sûre que mon petit cerveau a bien assimilé l'info, tu ajoutes <em>: 'je lis toujours des gros livres'.</em> Sidéré par la justesse inédite de ce critère de sélection, je m'en retourne, silencieux, derrière le comptoir. J'enregistre tes emprunts et le temps pour toi de rassembler enfants, clés de voiture et sacs divers, je te regarde. Il n'est effectivement pas très difficile de t'imaginer, petite fille, rentrant de l'école, pliée en deux sous le poids ton cartable. Ton père, sévère mais juste, t'attends dans son bureau. Le temps de lui présenter tes respects et, de sa belle voix grave, il t'informe du programme de cette fin de journée : <em>'aujourd'hui, ma petite, ça sera 250 grammes de Victor Hugo'</em>.</span></span></div></div>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27685669.post-52639591620677761052008-01-30T16:35:00.000+01:002008-01-30T17:21:33.480+01:00<span style="font-size:180%;"><span style="color:#990000;">Par les sentiments</span><br /></span><br /><span style="color:#ff0000;"><span style="font-size:130%;">A l'éternelle question de savoir <em>'mais non didju, comment donner le goût de la lecture à nos chères têtes blondes?'</em>, un maire espagnol vient d'apporter une réponse -à mon avis- inédite. En tous cas, si les jeux télés ne vous avaient pas convaincu que l'être humain, à partir du moment où une somme d'argent lui est promise, est capable de tout, voici de quoi possiblement vous faire changer d'avis. Je vous livre l'info telle qu'elle figure sur 'fil info' du </span><a href="http://www.lesoir.be/"><span style="font-size:130%;">'Soir'</span></a><span style="font-size:130%;"> :<br /></span><br /></span><h2 class="story_title"><span style="font-size:78%;">Des enfants payés un euro de l’heure pour lire</span></h2><h2 class="story_title"><span style="font-size:78%;">mercredi 30.01.2008, 12:51</span></h2><span style="font-size:85%;">Les enfants du village espagnol de Noblejas seront désormais payés pour lire. Ainsi en a décidé leur maire, Agustin Jimenez Crespo, persuadé que cette initiative « pionnière » leur fera aimer la lecture. La commune de 3.300 habitants, située à 55 kilomètres de Tolède (centre), <i>« subventionnera les familles à hauteur d’un euro par heure passée à la bibliothèque</i> » par leurs enfants scolarisés en primaire, a annoncé la mairie dans un communiqué. Il s’agit d’une <i>« initiative pionnière et ambitieuse en matière d’éducation »,</i> ajoute la mairie, qui explique que l’objectif est de </span><em><span style="font-size:85%;">« renforcer le rôle actif des parents dans l’éducation de leurs enfants ».<br /><br /></span><br /></em><span style="font-size:130%;color:#ff0000;">Juste une chose : est-ce que TOUTE une heure pour SEULEMENT un euro, ce n'est pas pousser un peu loin l'ambition culturelle?<br /></span>nesciohttp://www.blogger.com/profile/13797242141178367884noreply@blogger.com