tag:blogger.com,1999:blog-275541622008-07-19T11:02:15.969+03:00Lily et ses livreslilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comBlogger415125tag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-90309484481891056052008-07-18T17:38:00.007+03:002008-07-18T18:25:53.808+03:00Wisconsin @ Mary Relindes Ellis<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SICrs7IuHaI/AAAAAAAAC2M/NEkWF0TbOR0/s1600-h/Wisconsin+couv.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224364356026637730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SICrs7IuHaI/AAAAAAAAC2M/NEkWF0TbOR0/s320/Wisconsin+couv.JPG" border="0" /></a> Voilà un roman surprenant, violent, enivrant, animé d’un souffle rare. Un de ceux que vous gardez bien au chaud dans un coin de votre cœur au cas où l’envie ou la capacité de lire disparaitrait.<br />Il est triste certes, mais surtout tellement juste, on le sent, on le devine, aucune tricherie. D’ailleurs, c’est tout simple, j’ai tour à tour été ce garçon de huit ans, effondré devant la tortue à la gueule explosée, victime de la barbarie adolescente de son grand-frère et de son ami. Pensez-donc, quel garçon n’a pas mis un jour un pétard dans la gueule d’un crapaud, juste pour voir. Billy, du haut de ses huit ans, perçoit avec acuité l’horreur de la situation, l’injustice effarante. Il souffre, là debout, les bras ballants, maugrée puis se révolte quitte à se faire pendre par les pieds du haut du pont, comme la dernière fois…<br />Billy qui aime son frère James de dix ans son aîné pourtant plus que tout au monde, tout autant que sa mère, un peu folle disent les voisins. James, le héros, un garçon pas méchant en fait, juste violent de temps à autres comme pour faire écho au père, monstrueux dans son alcoolisme, son incapacité à faire quoi que ce soit de ses dix doigts, sauf de semer la désolation, la mort. James, celui qui s’était juré de les protéger. Celui qui par le suite ne cessera de hanter la crête, avant de trouver refuge auprès des siens.<br />« <span style="color:#990000;">Ainsi je ne serai plus jamais séparé d’eux.</span> »<br /><br />A peine une centaine de pages plus loin, j’ai été cette mère adossée à l’évier de sa cuisine, devant les trois hommes attablés. <em>Votre fils, Madame, a disparu au Vietnam</em>.<br />Et elle imagine le regard de ces hommes sur elle, elle sait qu’elle sent l’eau de vaisselle et les relents de café, que ses bigoudis roses ont glissé. Qu’elle paraît folle, un peu, ses mèches brunes en désordre qui pendouillent. Elle a compris tout de suite, elle le leur dit. Elle sait que James ne reviendra pas. Elle les met à la porte, pour finir. Après, il faut annoncer la nouvelle à Billy, le bercer, le porter, frappé de tristesse jusqu’à son lit et attendre le retour du mari, ivre mort comme d’habitude.<br />La violence est la donne quotidienne de cette famille et n’eût été l’amour que porte la mère, Claire, à ses deux fils, il y a fort à parier qu’elle se serait tranché les veines un jour ou l’autre. Ses fils, mais aussi la terre, cette nature incroyablement présente qui l’entoure et dont elle mesure la puissance peu à peu, comme une révélation. Le souffle de cette terre, la pulsation de vie qui s’en exhale par ondes, semblable aux battements de son cœur.<br />Et puis, il y a ce couple de voisins, Ernie, l’inoubliable qui sait et connaît cette terre, sang mêlé, mi indien mi français. Rosemary sa femme, si belle mais qui n’a pas su, pas pu lui donner d’enfants. Et pourtant ces deux-là veillent tant qu’ils peuvent sur les garçons, un peu les leurs en fin de compte.<br />L’écriture de Mary Relindes Ellis excelle à dépeindre les paysages de ce Wisconsin qu’elle habite et connaît si bien. Il vibre sous ses mots, on le touche, on l’entend, pour un peu, il serait là sous nos pieds. Il y a quelque chose de mystique dans cette contrée où les morts apparaissent comme pour signaler leur disparition à tout jamais, où les renards et les oiseaux annoncent plus sûrement qu’ailleurs un malheur imminent, où la biche et son petit sauvent Claire et Billy de l’innommable. La terre ne saurait mentir.<br /><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SICr4kosdkI/AAAAAAAAC2U/7BLHbz1Mcco/s1600-h/TheTurtleWarrior.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224364556145161794" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SICr4kosdkI/AAAAAAAAC2U/7BLHbz1Mcco/s320/TheTurtleWarrior.jpg" border="0" /></a><br /><span style="color:#cc0000;"><strong>Pat Conroy</strong></span>, l’auteur du fantastique « <span style="color:#cc0000;"><strong><a href="http://cuneipage.over-blog.com/article-3399985.html">Prince des marées</a></strong></span> »<strong><span style="color:#cc0000;">*</span></strong> écrit à son sujet :<br />« <span style="color:#990000;">Wisconsin est un roman fort et audacieux qui cherche un difficile équilibre entre la violence et le pardon. Ellis parle d’une famille à laquelle on ne voudrait surtout pas appartenir mais qui n’en est pas moins inoubliable. Singulier et bouleversant.</span> »<br />Et comme il a raison…<br /></div><div align="justify"><a href="http://www.tamaculture.com/index.php/2008/04/04/wisconsin-mary-relindes-ellis/">Tamara</a> et <a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/24/j-ai-reve-que-le-ciel-devorait-la-terre.html">Fashion</a> ont beaucoup aimé, leurs billets témoignent de l’enthousiasme qui happe le lecteur à la lecture de cette fresque.<br />Ah, oui, il faut le lire, quitte à en avoir le cœur écrabouillé.<br /></div><div align="justify">« <strong><span style="color:#cc0000;">Le prince des marées</span></strong> » fut mon coup de cœur de l’été 2OO6, « <span style="color:#cc0000;"><strong>Wisconsin </strong></span>» est sans conteste celui de cet été. </div><div align="justify"></div><div align="justify"><span style="color:#cc0000;"><strong>*</strong></span> Surtout lisez le billet de <span style="color:#663366;"><strong>Cuné,</strong></span> je n'ai pas su en parler après elle :) ou si mal<a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/search/label/Conroy%20Pat">....</a> (et celui de <a href="http://blogs.arte-tv.com/karinefougeray/?2006/04/27/44-les-traces-du-prince-des-marees"><strong>Plume salée</strong> </a>aussi, bien sur :)))</div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-61069002458524534952008-07-16T12:50:00.003+03:002008-07-16T13:03:28.667+03:00La fugue @ Valérie Sigward<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SH3G09OA8MI/AAAAAAAAC2E/4f3K6nhdEY0/s1600-h/la+fugue+couv.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223549755908485314" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SH3G09OA8MI/AAAAAAAAC2E/4f3K6nhdEY0/s320/la+fugue+couv.jpg" border="0" /></a> « <span style="color:#cc0000;">Dans sa chambre, il y avait une étagère spéciale où il rangeait ses robots. Un jour, il me les a tous donnés. Sur les murs, il y avait des posters de Jim Morrison et un de Lara Croft. Il écoutait les Doors, Louise Attaque, Nirvana, et <em>The Wall</em> des Pink Floyd qu'il avait piqué aux parents, il le mettait à fond en faisant ses devoirs.<br />Quand on lui demandait si ça allait, il répondait toujours " très bien ", ce qu'il avait fait de sa journée, il répondait " des trucs ", et si ça marchait à l'école " ouais ".<br />Il ne piquait jamais dans les magasins alors que, pendant un moment, il était copain avec un mec qui n'arrêtait pas.<br />Le dimanche, on allait manger chez mamie et c'était clair que c'était son préféré car elle lui caressait les cheveux tout le temps et qu'il se laissait faire.<br />Avant de sortit avec Marie, il est sorti avec une fille qui s'appelait Annabelle et une autre Sophie.<br />Personne ne comprend pourquoi il s'est jeté d'un pont. »<br /></span><strong><span style="font-size:85%;"><span style="color:#cc0000;">Extrait quatrième de couverture.</span><br /></span></strong><br />Livre de « l’après ». Comment vivre avec l’absent, le fantôme de celui qui est parti sans crier gare, tombé d’un pont, comme une pierre au petit matin. Pas évident quand on a quinze ans, et quand tous les jours on voit ses parents vivre et bouger au ralenti, abasourdis, effarés de tant de douleur. Pourquoi ?<br />Théo a quinze ans, un an s’est passé depuis et s’il a envie de vivre encore envers et contre tout, il ne peut plus là, avec ses parents, dans cette maison morte de l’intérieur. Alors il part, enfin il décide de partir, pas définitivement, non, juste le temps de trouver sa place, la sienne, pas celle du frère de celui qui…<br />En chemin, il croise Marie, la petite amie de son frère. Les mots vont être enfin dits, la lettre d’adieu du grand frère imaginée à défaut d’avoir jamais été écrite. La colère et l’amour exprimés tout simplement.<br />« La fugue » est un livre à mon sens époustouflant de justesse. Pas un moment Valérie Sigward ne verse dans le mélo, mais tout en douceur, et avec les mots mêmes de l’adolescence, elle nous fait partager le désarroi, la peine incommensurable de cet adolescent à peine sorti de l’enfance, mais dont la lucidité, la clairvoyance, l’envie de vivre pleinement forcent l’admiration.<br /><br />Extrait :<br /><span style="color:#cc0000;">Le week end suivant, ils ont repeint le salon, un truc orangé ocre, on aurait dit que le chat avait gerbé ses croquettes sur les murs. Ils étaient radieux.<br />- Qu’est-ce que tu en penses ? ça égaye non ?<br />Ils me regardaient plein d’espoir, le rouleau à la main, les cheveux couverts de peinture, lui il en avait plein les lunettes, il faisait pitié. Je n’ai pas eu le cœur de sortir mon histoire de gerbi.<br />- Ouais c’est chouette, c’est cool même.<br />Je les ai aidés à finir.</span> »<br /><br />Les avis de <a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/04/21/la-fugue-valerie-sigward.html">Clarabel</a>, <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-3288400.html">Laure</a>...<br /></div><div align="justify"></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-85229284539119699832008-07-15T16:51:00.007+03:002008-07-15T19:57:25.761+03:00La main de Dieu @ Yasmine Char<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHy2-z75dYI/AAAAAAAAC18/MSWJuFMeiw8/s1600-h/La+main+de+Dieu3.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223250858052515202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHy2-z75dYI/AAAAAAAAC18/MSWJuFMeiw8/s320/La+main+de+Dieu3.jpg" border="0" /></a> Ce que l’on retient de ce livre, c’est une petite silhouette fragile et gracile, mi fille mi garçon qui saute par-dessus les décombres, dans sa drôle de robe verte à volants, chaussées de bottes de cow-boy, inconsciente et courageuse tout à la fois. Tous les jours, elle court rejoindre le lycée français de Beyrouth, parce qu’elle veut apprendre, sortir de la maison, prison tout autant que bulle de coton, La Villa Blanche où vit la famille de son père. Dehors, c’est la guerre, le danger, la mort au coin de la rue, le tireur embusqué on ne sait où prêt à descendre ce qui bouge, en bas…<br />Sa mère, une française, élégante et provocante, se faisant fi des coutumes du pays, les a quittés il y a peu, pour un autre.<br />« <span style="color:#990000;">Ma mère, son incroyable élégance. Elle est osseuse à la manière des aristocrates, un rien l’habille. Lorsqu’elle se promène dans les rues de la capitale, les gens s’arrêtent et la regardent la passer. Les enfants tendent les bras pour toucher l’or de ses cheveux. Ils s’agglutinent autour d’elle et j’ai envie de les mordre pour les tenir à distance. J’ai peur qu’elle se trompe d’enfant, qu’elle en prenne une au hasard d’une boucle brune qui aurait le privilège de humer le parfum de sa peau. Elle est l’incarnation du fantasme d’un peuple de noirauds. Blonde aux yeux clairs. Blonde au sourire poli, avec une distance. On croit que la distance c’est l’écueil de la langue. Elle ne dément pas mais la distance est ailleurs, elle se situe au point de départ du désenchantement. De ce qu’il lui a raconté, de que ce qu’elle a imaginé, de ce qui l’attendait.</span> »<br /><br />Le père, ce pourrait être un personnage à la « <a href="http://www.lagruyere.ch/fr/le-journal/laculture/articles-2008/culture-03-04-08.html">Jean Rochefort </a>», se laisse engloutir par le chagrin, calfeutré dans sa chambre, errant sans but dans son peignoir de bain, une éternelle cigarette à la main.<br />« <span style="color:#990000;">Il s’était transformé, bien malgré lui, en héros du désespoir.</span> »<br />Tout en bas, il y a la grand-mère, une femme imposante et obèse, allongée de jour comme de nuit sur son lit, grignotant des bonbons à n’en plus finir. Elle fut une femme magnifique et libre, la guerre l’a privée de tout. Elle attend la fin de quelque chose.<br />Les tantes et l’oncle aimeraient bien réduire la jeune fille au silence, au respect des coutumes. Sans succès. Il y a des oiseaux que l’on en peut enfermer ou empêcher de chanter.<br />Alors elle court, tout le temps, toujours, et un matin croise un homme dans l’église en ruine. Il est, lui dit-il, reporter de guerre et français. Immédiatement elle tombe sous son emprise, parce qu’il est français comme sa mère, qu’il incarne le danger, l’inconnu, la fin de l’enfance, et que finalement, lui n’hésite pas à la prendre dans ses bras.<br />« <span style="color:#990000;">Quelquefois je m’endors dans ses bras, dans son odeur. Il sent bon la sueur et la cigarette, il sent le parfum de l’Occident. Si je me réveille dans cette odeur, je le désire immédiatement.</span> »<br />Et puis vient la question de l’amant, celle qu’elle attend sans oser l’entendre encore…<br />Celle qui explosera comme une bombe, elle le sait déjà. Celle qui mêle l’amour et la guerre et lui donne une étrange et discordante dimension.<br />« <span style="color:#990000;">Une autre question me hante, la principale. Plus importante que la guerre. (…) Elle revient sans cesse. Elle est liée à l’amant. C’est lui l’initiateur. Il a dit des mots et ces mots ont roulé dans ma tête jusqu’à former une interrogation. Je ne veux pas lui poser la question. Il l’attend. J’ai quinze ans, je ne comprends pas grand-chose à l’amour mais cette question, je sais qu’il l’attend. La réponse sera démesurée. J’ai cette intuition. De l’extérieur, cela ressemblera à une phrase jetée avec négligence, mais moi, de l’intérieur, j’aurai l’impression de recevoir des éclats d’obus dans le corps.</span> »<br />Ce court roman, une centaine de pages tout au plus, se lit d’une traite. Pas une once de superflu, pas une page qui manque, tout y est, admirablement retranscrit d’une plume qui jamais ne vacille. La fin de l’enfance, de l’innocence, le bruit de la guerre et du chaos, les existences chavirées et la découverte de l’amour, à quinze ans, dans ce qu’il a de plus violent.<br /><br />« <strong>La main de Dieu</strong> » a obtenu le Prix Landerneau.<br /><br /><strong>Extrait</strong> :<br />« <span style="color:#990000;">Ce jour-là, je suis coiffée à la Jean Seberg. Longtemps je crois que c’est un homme parce que j’ai les cheveux réellement courts. Je ne pose pas de questions malgré ce scandale de plus dans la famille, ces cheveux de fille coupés pour composer l’allure d’un garçon alors que les filles de ma classe ont des nattes de princesses orientales. De longues nattes jusqu’aux reins, lourdes et soyeuses, que les élèves s’amusent à tirer. J’ai les cheveux courts d’une belle américaine que je n’ai jamais vue, mais ce n’est pas une coquetterie d’actrice. Une manière de faire propre à ma mère et cela m’enchante, déjà à cet âge, d’être en dehors. Après son départ, je me laisserai pousser les cheveux. Drus et désordonnés, en bataille comme l’intérieur de moi. Je laisserai pousser en mesurant son absence, centimètre après centimètre, mois après mois, puis je finirai pas couper. Peut-être à l’instant où Jean Seberg monte dans sa Renault blanche pour y mourir, j’ai dit « coupez » pour ne plus avoir à espérer.</span> »<br /><br />Les billets de <a href="http://krolinh-lectures.blogspot.com/2008/06/char-la-main-de-dieu-yasmine.html">Caroline</a>, <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/06/13/la-main-de-dieu-%E2%80%93-yasmine-char.html">Amanda</a>, <a href="http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2008/06/yasmine-char-la-main-de-dieu.html">Stéphanie</a>, <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/18/9545509.html">Cathulu</a>,<a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/13/sous-les-bombes.html#comments"> Fashion</a>, <a href="http://livresdemalice.blogspot.com/2008/07/yasmine-char-la-main-de-dieu.html">Alice</a>... J'espère ne pas en oublier !<br /><br /><br /></div><a href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHyr0Vs-HPI/AAAAAAAAC1k/A--8J7K5Bo0/s1600-h/Logo+Prix_Landerneau.png"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223238583510244594" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHyr0Vs-HPI/AAAAAAAAC1k/A--8J7K5Bo0/s200/Logo+Prix_Landerneau.png" border="0" /></a>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-66536513503963110762008-07-14T09:54:00.001+03:002008-07-14T09:57:01.668+03:0014 juillet champêtre<a href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHr4jpYHHaI/AAAAAAAAC1c/0wOAWThStKU/s1600-h/coquelicots+14+juillet.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222760009175604642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHr4jpYHHaI/AAAAAAAAC1c/0wOAWThStKU/s320/coquelicots+14+juillet.jpg" border="0" /></a>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-40711405619378535892008-07-13T12:26:00.003+03:002008-07-13T17:20:15.744+03:00Un chapeau léopard @ Anne Serre<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHnKj0ZWPrI/AAAAAAAAC1U/W4PmXcyb99s/s1600-h/couv+un+chapeau+l%C3%A9opard.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222427959621992114" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHnKj0ZWPrI/AAAAAAAAC1U/W4PmXcyb99s/s320/couv+un+chapeau+l%C3%A9opard.jpg" border="0" /></a> "<span style="color:#cc0000;">Pendant vingt ans, quinze ans, et de plus en plus intensément avec le temps, le Narrateur eut l'œil fixé sur Fanny, son amie. Il la considéra mille fois de dos, de profil, de face avec douceur car Fanny redoutait un peu les regards dans les yeux. Il était sensible à son corps dur, ferme, et parfois à demi mort comme celui de L'Homme pétrifié. Dans ce corps, quelque chose était figé et ne circulait pas : le sang ? la lymphe ? C'était avec des mots, ses mots – pauvres choses – que le Narrateur tentait de redonner vie à ce corps, d'y faire circuler la vie bouillonnante, intrépide, qui se tenait ramassée en Fanny au creux de son ventre comme un poing serré, une pierre, un enfant mort, une pauvre bête empaillée."</span> </div><div align="justify"></div><div align="justify">Fanny est une femme multiple, changeante, morcelée. En elle cohabitent une multitude de Fanny qui se succèdent invariablement, inopinément. Elle est une et puis une autre, heureuse, brillante, joueuse, triste, pensive, sévère et inatteignable. Elle porte en elle un poids indicible et incommunicable. D’après les psychiatres, elle serait sans doute « <span style="color:#cc0000;">schizophrène</span> », mais ce mot, elle comme le narrateur le refuse, l’ignore, « <span style="color:#cc0000;">Vous contournez le mot ; elle le contourne aussi. Il est un rocher.</span> ».<br />Le narrateur la suit et la connait depuis l’enfance. Entre eux deux, un lien étrange et indestructible, une amitié qui frôle l’amour sans jamais se l’avouer. Fanny n’est pas aimable, trop changeante, insupportable, mais elle n’en reste pas moins fascinante et profondément attachante jusque dans ses errements. Inoubliable, nécessaire et irremplaçable.<br />Quand le roman débute, sous la dictée du narrateur et l’impulsion de l’auteur, son double derrière le rideau, Fanny est déjà morte, elle avait à peine quarante trois ans. Morte de devoir sans cesse penser sa vie, comme si elle l’écrivait au fur et à mesure mais n’en dirigeait pas le cours.<br />Le narrateur s’interroge, depuis sa jeunesse, il ne fait que ça, lire, apprendre et s’interroger encore. Ecrire des histoires sous l’impulsion de l’auteur. N’est-il pas lui aussi un peu fou ?<br />Mais qu’est-ce que la folie ?<br />« <span style="color:#cc0000;">Seul le mot fou est inabordable.</span> », tant il draine derrière lui des images stéréotypées qui en masquent le sens véritable.<br />Fanny est morte d’avoir trop pensé sa vie, d’avoir traîné derrière elle une cohorte de fantômes, le poids du passé.<br />« <span style="color:#cc0000;">Comme j’aimerais être bête ! » dit-elle parfois. Autrement dit : ne pas penser. Ne pas être obligé de penser sans cesse. Car en effet c’est très fatigant et préoccupant de devoir tout examiner à chaque moment à la loupe, de ne pouvoir aller librement ici et là, la tête ailleurs, le nez au vent. Mais dans le cas de certains, la survie – ou du moins le croient-ils – dépend de cette réflexion incessante, appliquée à tout, tout le temps.</span> »<br />Et Fanny, le sait bien, comme le narrateur inextricablement et éternellement lié à elle, même après sa mort, la vie le jeune femme est par essence le matériau même du travail de l’écrivain.<br />« <span style="color:#cc0000;">Car au fond, c’était le même travail qu’écrire.</span> ».<br />Et sonder la folie de Fanny, c’est s’engager un peu plus avant dans le mystère étonnant de l’acte d’écrire, de narrer des histoires.<br />« <span style="color:#cc0000;">Pareil au profus matériau de la vie auquel un texte donne une forme et un sens, le chaos et le mystère des émotions de Fanny demandaient à être travaillées. Elle était l’exemple vivant de ce à quoi un Narrateur doit s’affronter chaque jour à chaque heure. Elle était un livre avant le livre.</span> ».<br /></div><div align="justify">Anne Serre signe ici un livre magnifique, exigent, et très intrigant.<br />A la vérité, il demande à être lu et relu pour en percevoir toute la profondeur, tant il aborde avec sensibilité et délicatesse, les thèmes de la folie certes, mais aussi l’écriture, la relation subtile et étonnante qui s’établit entre l’auteur et son narrateur, relation schizophrène, double, une mise en abyme tout à fait enrichissante.<br />Pas de doute, ce livre exige certainement la lecture d’un des précédents romans d’Anne Serre, « <strong><span style="color:#ff0000;">Le narrateur</span></strong> » paru au Mercure de France en 2005.<br /><br />« <span style="color:#cc0000;">On ne sait jamais qui sont et de quoi sont capables les êtres que l’on aime.</span> »</div><br /><div align="justify"></div><div align="justify"></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-76211697514008611802008-07-11T20:58:00.005+03:002008-07-11T21:28:44.142+03:00Le jour où Albert Einstein s'est échappé @ Joseph Bialot<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHela0nUtsI/AAAAAAAAC1E/WMt9eu28RE4/s1600-h/Einstein.bmp"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221824173178140354" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHela0nUtsI/AAAAAAAAC1E/WMt9eu28RE4/s320/Einstein.bmp" border="0" /></a> Bastien Lesquettes, l’"Albert Einstein" de la maison de retraite des Cannabis, en a assez. Voilà trois ans qu’il moisit parmi les vieux, abandonné pour trois mois par ses enfants, jamais venus le rechercher, trop contents de s’en être débarrassés. Pas trop tôt, devaient-ils penser...<br />« <span style="color:#cc6600;">Je veux m’en aller…</span> », ne cesse-t-il de se répéter sans jamais franchir le cap, jusqu’au jour où, prenant le mors aux dents, il se déclare à lui-même, « <span style="color:#cc6600;">je m’en vais.</span> ». Et d’une pierre d’un coup, sans crier gare, l’air de rien, les mains dans les poches, presque en sifflotant, il s’en va, le bonhomme, droit comme un I, sa liberté et son intégrité d’homme recouvrées.<br />Tout au bout du voyage, il y a Paula. Paula qu’il n’a pas revue depuis des années mais qu’il a toujours aimée, viscéralement, physiquement, amoureusement. Il part la rejoindre.<br />Sur son chemin de fuite, il rencontre un chauffeur de taxi, Laurent. L’homme au début méfiant, n’en finit plus de l’écouter, happé par l’histoire du vieil homme, il le laisse parler, le laisse souffler pour le relancer encore et encore sur le chemin de ses souvenirs, de son passé.<br />« <span style="color:#cc6600;">Appuyé au zinc, je fais face à la rue. Un coin de Saint Ouen près des Puces. Laurent ne pose aucune question. Il attend que je continue ma vidange, que je balance les mille tonnes que je traîne avec moi, l’immense baluchon qui m’a poussé à tracer la route aujourd’hui</span>. »<br />Retrouver Paula, c’est remonter à la source de son histoire, aux origine de sa vie d’homme, à la seconde guerre mondiale. Les souvenirs et les images se pressent, violentes, dures, cruelles. Il y a Léa, assassinée par les nazis alors même qu’elle mettait au monde leur fils ; Michel, son meilleur ami, son mieux que frère, entré avec lui en résistance. Les camps pour certains, l’évasion pour lui. Paula retrouvée, perdue… Son mariage de « raison », ses enfants qui n’y entendent rien.<br />Ceux qui ont traversé l’indicible horreur et perdu en même temps que leurs amis, jusqu'à leur âme, resteront à jamais seuls, éloignés des autres, les vivants aveuglés d’illusions.<br />Ce qu’ils ont vécu, Léa, Michel, Paula, lui et tous les autres, personne ne pourra le comprendre, à peine vaguement se le figurer, sans jamais en ressentir la terrible réalité.<br /><br />Voilà un roman magnifique, bouleversant, dérangeant.<br />J’avoue avoir été un peu agacée au tout début du récit, par le personnage d’Einstein que je trouvais par trop amer et violent. Rien ni personne ne semblaient avoir grâce à ses yeux. Vociférant à qui mieux mieux, il vomit le monde et les hommes qui l’entourent avec une hargne incroyable. Mais les pages défilent, le personnage prend de l’ampleur, et curieusement au contact de Laurent s’humanise, s’adoucit sans que paradoxalement son discours en soit affaibli. Bien au contraire…<br />Bastien n’est pas aigri, juste blessé profondément, jusqu’au plus intime de lui-même, bardé de cicatrices épaisses (on ne pleure pas une cicatrice, elle fait mal en silence) qu’il camoufle au mieux, pour rester debout.<br />Bastien est un homme fier, un homme d’exception, un survivant et en réalité il n’y a pas de place dans le monde ordinaire -, y-en-a-t-il eu jamais ? – pour lui…<br />Une très belle histoire d’amour, d’amitié et de liberté.<br /><br /><strong>Extraits</strong><br />(la lettre de Michel)<br />« <span style="color:#cc6600;">La lettre de Michel, posée sur la table. J’ai lentement déchiré l’enveloppe et déplié le papier qu’elle contenait. Pour moi, c’était un testament mais un testament unique. La feuille était blanche, vierge de tout signe, de toute phrase. Ce n’était que l’incroyable message venu de l’autre monde, un avertissement clair. Par l’absence de mots, Michel m’informait de son incapacité à me faire partager sa douleur. Je ne pouvais que constater le vide dans lequel il avait vécu mais restais dans l’impossibilité d’y pénétrer avec lui. Par les flots d’infos qui jaillissaient de chaque rapatrié, par les journalistes, par les bandes d’actualité dans les cinémas, il nous était enfin permis de voir et de savoir ce qui s’était passé à « Pitchipoï », mais pas de le ressentir. Aucun être normal n’avait accès à ce monde où tout ce qui définit l’humain, je dis bien tout, s’était brusquement inversé.</span> »<br /><br />Paula et Bastien<br />« <span style="color:#cc6600;">Sortis physiquement intacts de la tuerie mais avec un vide qui nous unissait et nous séparait à la fois, nous savions, comme beaucoup d’autres, que ce n’était pas la mort de Dieu qui avait rendu tout possible mais la mort de l’humain. Nous vivions en fusion, essayant toujours d’être un. Mais on n’obtient pas un être valide en fusionnant deux invalides</span>. »<br /></div>Les billets de <a href="http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-20677103.html">Anne,</a> <a href="http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-20446621.html">Papillon</a>, <a href="http://krolinh-lectures.blogspot.com/2008/07/bialot-le-jour-ou-albert-einstein-sest.html">Caroline</a>.... (mais j'en oublie peut-être ?)<br /><div align="justify"> </div><br /><br /><p align="center"><a href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHel-kfeENI/AAAAAAAAC1M/1mVXuM45D4g/s1600-h/Logo+Prix_Landerneau.png"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221824787325522130" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHel-kfeENI/AAAAAAAAC1M/1mVXuM45D4g/s200/Logo+Prix_Landerneau.png" border="0" /></a><br /></p><div align="justify"></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-65748841948149041542008-07-10T18:39:00.004+03:002008-07-10T18:56:42.330+03:00L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis @ Michèle Halberstadt<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHYuZaNBcvI/AAAAAAAAC08/VF6ZDF0pkCY/s1600-h/Melle+Paradi.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221411832048218866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHYuZaNBcvI/AAAAAAAAC08/VF6ZDF0pkCY/s320/Melle+Paradi.jpg" border="0" /></a> Maria Theresia von Paradis semblait dès sa naissance, bénie des fées qui se penchèrent sur son berceau, un certain 15 mai 1759. Fille unique de Joseph Anton, conseiller de l’impératrice d’Autriche, celui-ci s’écria en la découvrant encore emmaillotée dans ses langes :<br />« <span style="color:#339999;">Les fées de la beauté et du talent se sont penchées sur cet enfant !</span> ». La petite fille grandit dans un état de grâce permanent, jusqu’au jour de ses cinq ans, où elle se réveilla totalement aveugle. Elle se réfugia alors dans le piano et développa des talents de musicienne d’exception, excellant tout aussi bien dans l’interprétation que dans la composition. Mais son père ne se résout pas à la cécité qui maintient sa fille, juge-t-il, hors du monde. Son orgueil de père en est à vrai dire profondément blessé. La jeune-fille, elle, n’en a cure, ce qu’elle aime, ce qui la passionne et la maintient en vie, réside tout entier dans la musique, le reste lui importe peu. Elle subit les souffrances de divers traitements imposés par son père, un homme que l’on découvre peu à peu comme étant un monstre d’égoïsme, particulièrement violent à ses heures. Rien y fait, Mademoiselle Paradis reste aveugle, quelques souffrances et migraines en plus. Elle fait promettre à son père, le jour de ses dix-sept ans, de ne plus jamais rien tenter pour la guérir. Le père promet jusqu’au jour où il rencontre Mesmer, célèbre médecin mélomane et magnétiseur.<br />Maria Theresia ne résiste pas au charme étrange et réellement magnétique qui émane de Mesmer, elle dit « oui » presque à l’instant. S’en suivra une histoire d’amour doublée d’une curieuse guérison. Qui de l’amour ou du magnétisme aura eu raison…<br />La jeune-fille en recouvrant un semblant de vue découvrira aussi le monde qui l’entoure et cette découverte n’arrive pas sans son lot de déceptions, mais pire encore, ses talents de pianiste semblent se réduire comme peau de chagrin au fur et à mesure qu’elle recouvre la vue…<br />Michèle Halberstadt signe ici un agréable roman inspiré d’une histoire vraie curieusement très méconnue. Bref, un joli moment de lecture, peut-être pas inoubliable, mais divertissant.<br /></div><div align="justify"></div><div align="justify"><br /></div><div align="justify">Les billets de <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/16/9542160.html">Cathulu</a>, <a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/19/magnetisme-animal.html">Fashion,</a> <a href="http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-19425975.html">Florinette</a>, et <a href="http://livresdemalice.blogspot.com/2008/07/michle-halberstadt-lincroyable-histoire.html">Alice</a> (je suis assez d'accord sur l'adjectif "gentillet" :)</div><p align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHYt2X2r3OI/AAAAAAAAC00/T4VyokTLI1k/s1600-h/Logo+Prix_Landerneau.png"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221411230122237154" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHYt2X2r3OI/AAAAAAAAC00/T4VyokTLI1k/s200/Logo+Prix_Landerneau.png" border="0" /></a></p><p align="center"> </p>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-28035330273963447982008-07-09T16:28:00.006+03:002008-07-09T18:13:57.920+03:00L'Eté dernier @ Niels Fredrik Dahl<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHTFT8UnD4I/AAAAAAAAC0s/jiFw6YoGGho/s1600-h/couv+livres.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221014814430007170" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHTFT8UnD4I/AAAAAAAAC0s/jiFw6YoGGho/s320/couv+livres.jpg" border="0" /></a> Un an après « l’été dernier », celui qui vit la fin de leur amour, un homme se souvient - dans la maison de campagne qu’il s’apprête à vider pour la vendre - du temps passé, de la passion qui l’unissait depuis sept ans à sa femme Siri. Ils n’étaient plus tout jeunes déjà quand ils s’étaient rencontrés, tous deux divorcés, tous deux avec une vie « avant », bien remplie, mûre et sans illusions. Et pourtant leur rencontre fut une révélation, une véritable entente tant charnelle qu’intellectuelle. Sans elle, je ne suis personne se plait-il à se répéter dans une sorte de monologue intérieur, un lent et précis récapitulatif de cet été dernier, celui où il comprit peu à peu, que s’il aimait et aime toujours Siri, il y a en elle une part d’ombre, une et peut-être même plusieurs autres Siri auxquelles il n’avait pas et n’aurait jamais accès. </div><br /><div align="justify">Connait-on vraiment et toujours ceux que l’on aime ?<br />Tandis que le doute, et sa complice la jalousie, peu à peu s’insinuent dans son esprit, il réalise à quel point elle était parfois loin de lui, intouchable, et infiniment plus vulnérable qu’il ne l’avait cru jusqu’alors. Même le paysage qui l’entoure, la campagne environnante entre mer, lac et forêt, véritable havre de paix et de tranquillité, semble devenir menaçant, tant il arbore et cache tout à la fois les indices de la rupture annoncée.<br />Un très beau roman, sur la quête d’un amour perdu.<br />La fin merveilleusement amenée, reste ouverte….<br />J’ai beaucoup aimé.<br /><br /><a href="http://serialecteur.canalblog.com/archives/dahl_niels_frederick/index.html"><strong>ICI</strong></a> le billet de <span style="color:#993399;">Michel</span> qui m’avait donné très envie de découvrir ce livre. Merci pour cette belle découverte :)</div><br /><div align="justify"></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-65770301080217139282008-07-07T19:54:00.004+03:002008-07-07T20:22:48.999+03:00Le temps d'une chute @ Claire Wolniewicz<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHJNWHTsEeI/AAAAAAAAC0k/sRY5bnqY8Yo/s1600-h/le+temps+d%27une+chute-1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220319960389915106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHJNWHTsEeI/AAAAAAAAC0k/sRY5bnqY8Yo/s320/le+temps+d%27une+chute-1.jpg" border="0" /></a> Le livre commence sur une chute. Madelaine Delisle tombe de la terrasse de son appartement parisien, alors qu’elle se penche et se penche encore un peu plus avant, munie d’une paire de jumelles afin d’apercevoir de plus près un manteau rose qui passe dans la rue ;<br />« <span style="color:#cc0000;">Au loin une tâche rose, un rose violent, presque violet, celui qu’on appelait Rose Schiaparelli parce que la couturière l’avait mise à la mode</span>. »<br />Le temps d’une chute, c’est toute sa vie qui défile sous ses yeux, petits et grands moments.<br />Madelaine est une ancienne couturière, une créatrice, une artiste capable de rivaliser avec les grands noms de la mode. De cet art elle a fait sa vie, à la sortie de l’orphelinat où son père l’a abandonnée, sitôt sa mère morte.<br />Madelaine a dû se battre toute jeune et plus encore le succès arrivant. Se battre, travailler, tout oublier, se jeter à corps perdu dans la mode, les vêtements, les ourlets et les métrages de tissu.<br />Vie toute faite de passion, de drames aussi. Née trois ans après la fin de la première guerre mondiale, elle a tout juste dix-huit ans quand éclate la seconde. Madelaine rencontrera beaucoup d’hommes après Martial son premier amour de jeunesse, mais deux compteront plus que les autres, Georges, le mari de sa deuxième patronne, revenu épuisé et à moitié fou des tranchées, puis Tadeusz, le rescapé des camps de la mort qui deviendra son mari et le père de sa fille unique.<br />L’histoire de Madelaine est rythmée par les défilés, les créations, le tourbillon de la mode. Les plus grands noms de la haute couture émergent et disparaissent, les générations de couturiers se succèdent, la jeune-fille devenue femme, puis vieille dame. Mais tout au creux de son cœur, reste un petit caillou dur, une blessure jamais refermée. La vie a parfois un goût amer, insupportable, une odeur de peur acide et tenace.<br />Pourquoi les mégères lui font-elles toujours aussi peur, pourquoi fuit-elle le contact et la présence de sa fille, pourquoi toujours ce goût du malheur qui vient la rattraper même en plein succès ?<br />« <strong>Le temps d’une chute</strong> » est un roman qui se lit d’une traite, le style élégant et classique est agréable à l’oreille, mais sans réelle surprise. Les personnages sont bien campés, attachants, forts et présents, mais presque trop fugacement abordés, ils s’évanouissent un peu trop tôt.<br />Bref, j’aurais aimé deux cents pages de plus, le temps d’entrer plus avant dans leur intimité. <br />Un joli roman qui se clôture par une jolie chute.<br />Eh oui, la vie ne réserve pas que des drames finalement, mais peut-être faut-il appeler le bonheur avec ferveur pour qu’il daigne pointer le nez et finalement faire confiance au hasard, lâcher prise, même du haut de quatre étages.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Extrait :</div><div align="justify">"<span style="color:#cc0000;">Madelaine Delisle tombe de la terrasse du quatrième étage d'un bel immeuble parisien. Le ciel est d'un gris de perle fine, léger, impalpable, une buée sur le monde. Les pans ouverts de son manteau d'intérieur semble des ailes de papillon. Vue d'en bas, elle forme une trouée de lumière pâle sur un fond sans promesses. </span></div><div align="justify"><span style="color:#cc0000;">Elle chute sans un cri</span>."<br /><br />Les avis de <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/11/9457933.html">Cathulu</a>, de <a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/01/faut-apprendre.html">Fashion</a> et de <a href="http://lebibliomane.blogspot.com/2008/07/atelier-couture.html">Pascal</a></div><div align="justify"> </div><div align="center"><br /></div><p align="center"><a href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHJK2B8BjRI/AAAAAAAAC0c/jbKOi3JAg2k/s1600-h/Logo+Prix_Landerneau.png"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220317210169412882" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SHJK2B8BjRI/AAAAAAAAC0c/jbKOi3JAg2k/s200/Logo+Prix_Landerneau.png" border="0" /></a></p><p align="center"> </p>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-75021859077281245572008-07-05T10:19:00.007+03:002008-07-05T11:38:04.864+03:00Le théorème d'Almodovar @ Antoni Casas Ros<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG8i-1VJCZI/AAAAAAAAC0M/fe0YRhqH3c4/s1600-h/Le+th%C3%A9or%C3%A8me+couv.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG8i-1VJCZI/AAAAAAAAC0M/fe0YRhqH3c4/s320/Le+th%C3%A9or%C3%A8me+couv.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219428956008679826" border="0" /></a>« <span style="color: rgb(102, 51, 102);">Un univers parallèle avec d’autres lois, une autre physique, c’est peut-être ça le théorème d’Almodovar : la puissance du monde divisée par mon incapacité à le rencontrer. Il me faut l’apprivoiser progressivement. Je dois l’effleurer, me glisser à sa surface, le palper comme s’il s’agissait d’un poisson abyssal et monstrueux. </span>»<br />Etrange livre que ce « <strong>Théorème d’Almodovar</strong> », à mi-chemin entre la fiction et le récit surgi d’une expérience personnelle, il happe, séduit, méduse son lecteur qui en sort un peu sonné, abasourdi, comme d’une plongée dans les grands fonds.<br />Antoni Casas Ros, auteur et narrateur du roman, perd son visage et l’amour de sa vie dans un terrible accident de voiture. Est-ce l’alcool qu’il a bu de soir-là (il vient de fêter sa maîtrise de mathématiques), le cerf qui déboule juste devant le véhicule, ou le sentiment de plénitude qu’il éprouve, sa fiancée endormie à ses côtés, la tête posée sur sa cuisse…<br />Depuis l’accident, il vit seul et reclus, épargnant au monde des vivants le spectacle de son visage à la Miro. Cette solitude, il se prend à l’aimer, peu à peu, jusqu’à sa rencontre avec Almodovar et Lisa, un jeune transsexuel qui va bouleverser sa vie. Le regard que pose sur lui le cinéaste, l’effet d’abyme engendré par le tournage du film consacré à son accident et à sa rencontre avec Lisa, modifie la donne, il n’est pas dit qu’un coup de dés n’abolisse pas le hasard… Le désincarné prend corps, la sensualité rêvée s’incarne en un idéal au premier regard totalement irrationnel. Antoni franchit l’écran, brise le miroir, se retrouve de l’autre côté, où les lois sont inversées, les visages cassés brillent de toute leur splendeur, les androgynes mi-hommes, mi-femmes de leur perfection.<br />En observant le monde à travers l’œil d’une caméra, il s’inverse, du réel à l’imaginaire il n’y a qu’un pas, vite franchi. Le cerf revient dans toute sa splendeur, il a gardé la fierté de son apparence et la douceur de son regard de miel tout en adoptant résolument une attitude presque humaine. Alangui sur le canapé du salon, il se donne des airs de peinture surréaliste. Ne ressemble-t-il pas au chasseur Actéon métamorphosé en cerf par Artémis pour l’avoir surprise au bain ? Peut-être…<br /><br /></div>Antoni défiguré, transfiguré, métamorphosé à son tour par l’œilleton de la caméra et le regard de Lisa, qui parce qu’elle a souffert autant que lui, partageant le même diktat (celui de « l’anormalité » physique) peut accéder à son étrange et unique beauté.<br /><div style="text-align: justify;">Vous ne verrez sans doute jamais Antoni Casas Ros, les mots ont remplacé son visage, « <span style="color: rgb(102, 51, 102);">Toute ma substance se trouve dans ce livre. Je n’ai pas d’histoire personnelle à raconter. Rien à dire sur cet Antoni Casa Ros.</span> ». Sa plus grande crainte, que l’homme de chair et de sang, l’incongru sans visage vienne à tuer le livre, l’œuvre d’art, la métamorphose, sa vie en somme. Le roman s’achève sur un départ et sur ces mots de Juarroz : «<span style="color: rgb(102, 51, 102);"> au</span><span style="color: rgb(102, 51, 102);"> centre du vide, il y a une autre fête.</span> »<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">« <span style="color: rgb(153, 51, 153);">Dans cet autoportrait, j’essaie autre chose. Je tente de regarder le monde jusqu’à ce qu’il révèle sa beauté même si l’opération est étrangement utopique. J’établis le théorème d’Almodovar : il suffit de regarder assez longtemps pour transformer l’horreur en beauté.</span> »<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Les avis de <a href="http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-20860664.html">Anne</a>, <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/10/9457553.html#comments">Cathulu</a>...<br /></div><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG8jX0a_wFI/AAAAAAAAC0U/pA8G_dTmBE4/s1600-h/Logo+prix+Landerneau.png"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG8jX0a_wFI/AAAAAAAAC0U/pA8G_dTmBE4/s200/Logo+prix+Landerneau.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219429385261531218" border="0" /></a><br /><br /></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-5215425501881574162008-07-04T07:29:00.005+03:002008-07-04T09:01:15.330+03:00Thornytorinx @ Camille de Peretti<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG28idyG6UI/AAAAAAAAC0E/5b2GhmKHNn0/s1600-h/Thornytorinx.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SG28idyG6UI/AAAAAAAAC0E/5b2GhmKHNn0/s320/Thornytorinx.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219034843488643394" border="0" /></a>Depuis qu’elle est petite, Camille est une princesse, intelligente, drôle, vive, et jolie, très jolie, le genre de petite fille à se faire pâmer d’envie les copines de sa mère quand elle attaque toute de blanc vêtue, sans oublier le fameux tutu, un pas de danse, quelques entrechats… Oui mais voilà, une princesse n’a pas de bourrelets, une princesse se doit de rester digne et admirable en toutes circonstances. Une princesse ne grossit pas. Durablement imprimée en elle, comme au fer bouillant, cette maxime la suivra désormais, jeune fille, puis jeune femme, sans jamais lui laisser de répit. Inexorablement, Camille bascule dans une forme d’anorexie-boulimie qu’elle pense maîtriser… La maîtrise de soi. Voilà la pierre d’achoppement, ce sur quoi se bâtit ce long calvaire. Le corps se dompte et l’esprit aérien le juge de toute sa hauteur. Cette dualité, cette guerre permanente est effrayante, redoutable, usante et mortelle. Camille rend les armes, un soir, penchée au-dessus d’un caniveau, et décide d’affronter le « Mal » avec l’aide de sa mère et d’un psychothérapeute. L’issue ne sera pas celle espérée : « <span style="color: rgb(0, 0, 153);">Au fond, on ne guérit jamais d’une telle absurdité.</span> » Mais, finalement tout au fond d’elle-même, la jeune femme a fait la paix avec elle-même.<br /></div><div align="justify">Je n’aurai probablement jamais lu ce livre, si je n’avais pas découvert son merveilleux « <a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/06/nous-vieillirons-ensemble-camille-de.html">Nous vieillirons ensemble</a> ». Je l'ai trouvé courageux et sincère. Camille de Peretti dévoile cette part d’elle-même avec beaucoup de lucidité, maniant l’autodérision juste assez pour ne pas tomber dans le mélo, les mots sont justes, ils touchent, émeuvent, rebutent et angoissent tour à tour. J’ai bien aimé ses pages sur le Japon (où comble de l’ironie, quoique…) elle donna quelques cours de cuisine qui furent même pour certains télévisés. J’aurais aimé en lire davantage, peut-être le sujet d’un autre livre ?<br />Le billet de <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/07/9457070.html#comments">Cathulu</a> .</div><br /><div align="justify"> </div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-34408351423102739832008-07-03T10:35:00.013+03:002008-07-03T17:49:43.770+03:00Gordo, un singe contre l'Amérique @ Fabrice Colin et Fred Boot<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyHIyfdozI/AAAAAAAACzk/tnOZ1ZO7UEY/s1600-h/Gordo.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyHIyfdozI/AAAAAAAACzk/tnOZ1ZO7UEY/s320/Gordo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218694653278004018" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyG7cgmV3I/AAAAAAAACzc/fFyfU8yTEPQ/s1600-h/sam.jpg"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyG7cgmV3I/AAAAAAAACzc/fFyfU8yTEPQ/s200/sam.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218694424038889330" border="0" /></a>Le 13 décembre 1958, fut envoyé dans l'espace à bord du missile Jupiter, un singe écureuil d'Amérique du Sud, prénommé Gordo... Hélas, le vol ne fut pas une totale complète réussite puisque si le singe résista bien à 10 G de poussée, et 8 minutes d'apesanteur, le parachute ne fonctionna pas et le malheureux Gordo ne survécut pas à ce terrible "voyage"(<span style="font-size:85%;">source </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PGM-19_Jupiter"><span style="font-size:85%;">Wilkipédia</span>)</a><br /><span style="color: rgb(0, 153, 0);"><strong></strong></span><div style="text-align: justify;"><br />Tragique destinée... Personne jusqu'à présent ne s'était penché sur la véritable personnalité de ce Gordo qui contrairement à ce que l'on pouvait penser jusqu'alors n'était pas tout à fait un singe comme les autres. Heureusement, Fabrice Colin et Fred Boot ont enquêté et remonté le traces de cet être étrange et hybride, créature humaine, trop humaine (un penchant certain pour le whisky et les actrices célèbres), et finalement le plus clairvoyant bipède de son époque....<br /></div>Vous pensiez que Gordo n'était qu'un simple cobaye, erreur, grossière erreur ! Il était tout simplement urgent pour l'Amérique de s'en débarrasser, car il en savait trop...<br />Je ne dévoilerai pas toute l'histoire (manquerait plus que ça), jetez juste un petit coup d'oeil à la présentation de <a href="http://www.l-atalante.com/">l'éditeur</a> :<br /><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: justify;"><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">États-Unis, 1958. Vous pensiez savoir ce qu’est un singe ? Vou</span></em><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">s ne connaissiez pas Gordo. Affublé d’un smoking first class et d’un QI digne de Harvard, la nouvelle coqueluche du tout-L.A. promène son spleen frelaté sur les plus grandes scènes du pays. Ce qui ne l’empêche pas de déprimer sec : depuis que sa petite amie s’est barrée avec l’inventeur des fusées V2, notre quadrumane au cœur d’artichaut s’est découvert un don pour les plans copieusement foireux.</span></em><br /><em></em><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">Quelques conseils : si vous piquez le journal intime de votr</span></em><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">e ex et que ce journal s’avère contenir tous les détails d’une expérience classée secret-défense, ne le planquez pas dans le coffre d’une gare. Ne tabassez pas l’agent de la CIA qu</span></em><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">i vous file au train. Ne rejoignez pas Sinatra à Vegas dans l’espoir d’aller mieux. Ne vous mettez pas le KGB et Elvis Presley à dos le même soir. Ne recommencez pas à picoler en racontant vos malheurs à la terre entière.</span></em><br /></div><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: justify;"><em></em><br /><em><span style="color: rgb(102, 0, 204);">Et surtout, surtout : ne kidnappez jamais Lauren Bacall<br /><br /></span></em><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyJn36c7EI/AAAAAAAACzs/Qk9BJW7KtRo/s1600-h/Gordo+3.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyJn36c7EI/AAAAAAAACzs/Qk9BJW7KtRo/s320/Gordo+3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218697386332580930" border="0" /></a><br /><em>Le graphisme de Fred Boot est très élégant (belle petite plongée dans les années 50 made in America), et le scénario pour loufoque qu'il paraisse au premier abord, n'est au final si pas si dingue que ça : I<em>l y a un singe en tout homme</em>, aurait pu dire ce cher Darwin, enfin s'il l'avait dit :).<br /><br />Si vous hésitez encore, pensez que de toutes façons, il est de votre devoir de <a href="http://fabrice-colin.over-blog.com/article-20777387.html">"Sauver Alphonse"</a>...<br /><br /></em></div><div><div style="text-align: justify;"><em>Pour info, le blog de Gordo est <a href="http://www.myspace.com/gordolesinge">ICI</a>, celui de Fred Boot par <a href="http://www.fredboot.com/dotclear/"><span style="text-decoration: underline;">ICI </span></a>et celui de "Yogi" Colin, vous le connaissez déjà, est par <a href="http://fabrice-colin.over-blog.com/">ICI</a><br /><br /></em></div><em> </em></div><div style="text-align: center;"><em><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyFUuuhWyI/AAAAAAAACzM/yMRqoEHu1OY/s1600-h/Gordo+2.jpg"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGyFUuuhWyI/AAAAAAAACzM/yMRqoEHu1OY/s320/Gordo+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218692659402595106" border="0" /></a></em></div><div><em><br /></em></div></div></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-64538656534755685402008-07-02T09:37:00.002+03:002008-07-02T09:49:57.230+03:00Cherche auteur désespérément @ Debra Ginsberg<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGsiqtBluuI/AAAAAAAACy8/ZOEu8iudyZg/s1600-h/cherche+auteur+couv.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGsiqtBluuI/AAAAAAAACy8/ZOEu8iudyZg/s320/cherche+auteur+couv.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218302710274964194" border="0" /></a>Angel Robinson est comme, elle l’affirme elle-même, « une amoureuse des livres ». Il faut dire qu’elle leur doit beaucoup, elle qui but brinquebalée enfant, d’un endroit à un autre, d’une communauté à une autre par une mère hippy instable et "détonnante". Ils furent son seul et unique point d’ancrage, un endroit où rêver loin des tumultes et des lubies de sa mère. C’est donc tout naturellement qu’elle trouve un emploi dans une librairie, tout naturellement également qu’elle tombe folle amoureuse d’un homme beau comme un dieu (détail qu’elle remarque à peine et qui la surprend même ) et surtout écrivain de son état (enfin, il voudrait bien…).<br />Quand la librairie ferme, son petit ami, Malcolm, lui déniche une annonce ô combien alléchante, pour un poste d’assistante chez la célèbre Lucy Fiamma, agent littéraire renommé de la côte ouest des Etats-Unis.<br />Angel s’en doutait un peu, l’entretien d’embauche vire au cauchemar, ignorée des autres assistantes dès son arrivée, la découverte de celle qui allait devenir sa patronne la glace et l’ébouillante tout à la fois, le fameux chaud froid du stress qui ne l’a lâchera plus dorénavant (c’est curieux comme tous les personnages rougissent et cuisent littéralement à l’approche de la démoniaque Lucy…). Car Lucy est UN personnage, blonde péroxydée, aux tenues improbables, d’un mauvais goût griffé, elle domine le monde de l’édition par un culot sans pareil, une mauvaise foi redoutable. Perverse et douée, c’est ainsi qu’elle s’affiche dès les premières pages de ce livre, et Angel (comme tous ses subordonnés réduits à l’état d’esclaves), n’en mènent pas large, filant doux à tout propos pour éviter les foudres de cette hydre échevelée.<br />Malgré tout Angel (la bien nommée – il fallait au moins ça pour faire contrepoids au démon précité) tient bon, ce boulot aussi pénible soit-il la passionne, même si la tentation d’en finir par une bonne petite indigestion l’effleure un soir de grande fatigue. A peine arrivée, elle débusque parmi les manuscrits rejetés le roman confession d’un ancien toxicomane, un vrai futur best seller selon elle. Bingo, le livre se vend même un très bon prix aux enchères auprès des éditeurs émoustillés par la redoutable Lucy.<br />Les événements se corsent quand la jeune femme reçoit par mail un étrange roman, anonyme, que l’auteur lui envoie par tranches, feuilleton haletant et terriblement réaliste sur le monde de l’édition et plus particulièrement des agents littéraires. « Cherche auteur désespérément »… Angel déchante peu à peu, quand elle se rend compte avec un certain effroi que ce roman se calque selon elle presque parfaitement sur sa propre vie. Mais qui peut bien en être l’auteur ? Qui l’espionne ainsi dans ses moindres mouvements et jusque dans son intimité ? Tout se délite autour d’elle, et même Malcolm, le bel amoureux, devient suspect à ses yeux, la tension monte de tous bords.<br />Ce roman se lit d’une traite sans déplaisir mais avec un curieux écho de déjà vu. Comment ne pas penser en effet illico presto au « <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Diable s’habille en Prada</span> », l'effet de surprise en moins… Miranda – Lucy / Lucy-Miranda…<br />J’avoue avoir été un peu déçue, l’idée de départ était franchement bien trouvée, mais le livre s'enlise quelque peu, pour finalement sombrer dans la chick lit (certes de bon niveau), les "désordres amoureux" d'Angel prenant le pas sur le monde des livres...<br /><br /><br />Merci encore à Guillaume !<br /></div><br />Les avis de <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/02/index.html">Cathulu</a>, <a href="http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2008/05/28/index.html">Clarabel</a> , <a href="http://cuneipage.over-blog.com/article-19870512-6.html#comment27797911">Cuné</a> entre autres !<br /><br /><a href="http://www.babelio.com/"><img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com" title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique" /></a>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-44544203190433342022008-07-01T11:06:00.006+03:002008-07-01T11:18:53.008+03:00Ces petites choses @ Deborah Moggach<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGnmzYKrQfI/AAAAAAAACy0/QkGRPInvKO4/s1600-h/CEs+petites+choses.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGnmzYKrQfI/AAAAAAAACy0/QkGRPInvKO4/s320/CEs+petites+choses.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217955413620376050" border="0" /></a>Depuis que son beau-père a élu domicile dans sa maison, le docteur Ravi est au bord de la crise de nerf, et pourtant il en faut beaucoup à ce médecin d’origine indienne pour le faire sortir de ses gonds… C’est bien simple, il ne le supporte plus, et rentrer chez lui le soir après une journée de travail bien remplie relève presque de l’exploit.<br /></div><div style="text-align: justify;">Aussi quand l’un de ses cousins, homme d’affaires survolté lui fait part de son intention de créer une maison de retraite en Inde tout spécialement destinée aux anglais un peu las de la pluie, du crachin et de leur fonds de retraite diminuant comme peau de chagrin, il saute sur l’occasion. Enfin, voilà peut-être la solution pour se débarrasser du vieillard lubrique et retrouver un semblant de paix dans son foyer et son couple.<br />Pauline, sa femme, est dubitative, culpabilise, mais finit par se laisser convaincre…<br />Il va falloir trouver d’autres candidats, et à vrai dire, ils ne se font pas attendre, tous ayant au moins une raison de quitter définitivement la Grande Bretagne. Les chapitres se suivent mettant en avant chacun de ces « héros », leur petite vie, leurs misères, leur solitude aussi.<br />Deborah Moggach croque avec talent tous ces personnages, tantôt drôles, attendrissants, mais qui témoignent tous, d’une façon ou d’une autre de la difficulté de vieillir ici même en Occident.<br />Quand ils se retrouvent tous en Inde, dans une sorte de pension de famille vieillotte mais très british, ils ont tous la sensation de revenir en arrière, et de retrouver enfin « leur » Angleterre, un peu chromo certes mais plus proche de leurs rêves que celle qu’ils ont laissée là-bas.<br />Peu à peu, les affinités se créent, les personnalités s’épanouissent, éclatent au grand jour pour le pire comme pour le meilleur. L’Inde agit sur ce petit microcosme vieillissant et jusque là sans trop d’espérances, comme un puissant catalyseur, les passions éclatent, les masques tombent. Rien de tel qu’un bon petit huis clos en terre étrangère pour revenir à l’essentiel et apprendre à la faveur ou aux dépends de certains, qu’il n’est jamais trop tard pour tout recommencer.<br />Deborah Moggach signe ici un très joli livre, enlevé, pétillant, drôle, tendre, triste et caustique tout à la fois, une comédie dramatique à l’anglaise qui se lit et s’observe avec plaisir (on l’imagine très bien impressionnant la pellicule).<br />A découvrir si ce n’est déjà fait à l’occasion de sa sortie en Poche (juin 2008).<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Les petites phrases qui "tuent "</span>:<br />« <span style="color: rgb(204, 102, 0);">C’était comme si elle avait joué dans une pièce et s’était brusquement rendu compte que la troupe avait été remplacée par des acteurs qu’elle n’avait jamais vus de sa vie.</span> »<br /><br />« <span style="color: rgb(204, 102, 0);">Magda attrapa du bout de l’ongle une tranche de citron et se mit à la sucer en regardant les pensionnaires assis à leur table autour d’elles : « En fait, chérie, dit-elle, cela ressemble plutôt à une salle d’attente. Il faut simplement s’appliquer à ne pas regarder le tableau des départs.</span> »<br /><br /></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-16128445915936543552008-06-30T12:17:00.003+03:002008-06-30T12:40:57.382+03:00Ailleurs si j'y suis @ Antoine Laurain<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGimG4EkmWI/AAAAAAAACys/bwZrqlo-cTQ/s1600-h/couv+ailleurs.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGimG4EkmWI/AAAAAAAACys/bwZrqlo-cTQ/s320/couv+ailleurs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217602805369706850" border="0" /></a>Pierre-François Chaumont, avocat de renom, disparaît un beau matin sans laisser aucune trace. Même sa voiture, une Jaguar XS, reste introuvable.<br /></div><div style="text-align: justify;">Mort, suicidé, assassiné, accidenté, évaporé ? Personne ne sait. Mais tout a débuté ce fameux jour où l’avocat pour se distraire d’un dossier épineux, s’accorde une petite pause à Drouot, le lieu saint par excellence, celui où il se perd régulièrement, fiévreux, envoûté, galvanisé. Pierre-François est avant tout un collectionneur, un amoureux passionné d’objets et meubles anciens, pièces uniques, historiques, anecdotiques. Pour les faire siens, il y sacrifie des fortunes (quitte à en masquer le montant exact à sa femme que cette passion agace au plus haut point). Rien de plus exaltant qu’une vente aux enchères, l’angoisse et la tension qui montent au fur et à mesure que la salle s’échauffe, l’objet de tous les désirs à deux doigts d’être adjugé … Puis le soulagement ou la déception quand le marteau s’abat. Un peu comme au jeu de la roulette avec cette différence notoire que le perdant en sort plus enthousiaste, riche à vrai dire de la somme qu’il n’a finalement pas dépensée.<br />« <span style="color: rgb(255, 204, 51);"><span style="color: rgb(204, 153, 51);">Une fois de plus, je ressentais le shoot de la vente aux enchères : une impression de vitesse, de nausée, une excitation et une angoisse. La sensation de conduire une voiture à toute allure, sur une route les yeux bandés.</span> </span>»<br />Ce jour-là, donc, Pierre-François, tombe comme toujours par hasard, sur un étrange portrait, un pastel du 18éme, magnifique et qui lui ressemble presque trait pour trait. C’est bien simple, il a quasiment l’impression de s’y réfléchir à des années de distance.<br />Au terme d’un combat aussi homérique qu’exténuant nerveusement, il en devient l’acquéreur et c’est là que les ennuis commencent. Personne, absolument personne dans son entourage ne le reconnaît, lui, dans ce tableau. Il est bien le seul à être persuadé de cet étrange reflet de miroir.<br />« <span style="color: rgb(204, 153, 51);">Charlotte (sa femme) ne me voyait pas. C’était la seule explication. Depuis combien de temps étais-je ainsi transparent à ses yeux et à ceux des autres ?</span> ».<br />Et la quête d’identité commence.<br />En haut à droite du tableau, le blason du personnage. La clef, « l’ADN » du portrait.<br />Pierre-François enquête, part à la recherche des origines de ce blason et par conséquent, il en est intimement persuadé, de lui-même. Jusqu’où cette histoire le mènera-t-il, il n’en a à vrai dire aucune idée, mais il est prêt à en prendre le risque.<br /><br />En contre champs, l’ombre de l’oncle Edgar, la honte de la famille, le déchu à la cape noire aux allures de Charlus, un collectionneur tout comme lui…Un idéaliste qui se joue des apparences et des rumeurs.<br />Les choses et les êtres disparaissent dans ce roman, pour mieux se retrouver Ailleurs, sans masque ni fards, tout nus, dans leur vérité.<br /><br />« <span style="font-weight: bold;">Ailleurs si j’y suis </span>» est le premier roman d’Antoine Laurain, le premier avant « <a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/06/fume-et-tue-antoine-laurain.html">Fume et Tue</a> » (Pour l’anecdote, les deux personnages fument tous deux des Bensons dorées).<br />Une vraie, belle réussite, qui se lit d’une traite avec bonheur.<br />« Objet inanimés, avez-vous donc une âme ? » . J’en suis pour ma part, intiment convaincue…<br />« <span style="font-weight: bold;">Ailleurs si j’y suis</span> » a obtenu le prix Drouot 2007.<br /></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-81933824583302264102008-06-27T15:07:00.009+03:002008-06-27T15:29:58.236+03:00A propos d' Edward Gorey<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGTcsiijNWI/AAAAAAAACyk/45N52sjjlBU/s1600-h/photo+Edward+Gorey.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGTcsiijNWI/AAAAAAAACyk/45N52sjjlBU/s400/photo+Edward+Gorey.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216536926145951074" border="0" /></a><br />Un journaliste qui vient rendre visite à Edward Gorey lui demande, juste avant de partir, si New York ne lui manque pas trop. Gorey répond :<br /><div style="text-align: center;"><div style="text-align: justify;">"<span style="color: rgb(204, 153, 51); font-weight: bold;">I remember sitting in one of those Greek diners. I thought, there are more people passing this window than Jane Austen saw in her entire life. What good is this doing me ?</span>"<br /></div><br /><div style="text-align: left;"><span style="font-size:85%;">Source photo et citation :</span><br /></div></div><div style="text-align: left;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGTbjKGf1GI/AAAAAAAACyM/wzSdKV1nRWc/s1600-h/Gorey+couv.jpg"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGTbjKGf1GI/AAAAAAAACyM/wzSdKV1nRWc/s200/Gorey+couv.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216535665455387746" border="0" /></a><br /></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-60061560494314209652008-06-26T11:13:00.005+03:002008-06-26T11:32:33.780+03:00Nous vieillirons ensemble @ Camille de Peretti<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGNSadq7rmI/AAAAAAAACyE/nkHZQynLMx0/s1600-h/Peretti.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGNSadq7rmI/AAAAAAAACyE/nkHZQynLMx0/s320/Peretti.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216103408019943010" border="0" /></a>Quand le rideau se lève sur Les Bégonias, coquette maison de retraite en région parisienne, il est neuf heures. Quand il se fermera, quatre actes et soixante-quatre tableaux plus tard, il sera exactement 00h45. Entre deux, nous aurons assisté aux drames, bonheurs, espoirs et désespoirs d’une poignée de pensionnaires qui de toute évidence « vieilliront ensemble » et mourront peut-être seuls, oubliés, dans leur chambre aux armoires fermées à double tour.<br /></div><div style="text-align: justify;">Parmi eux, les « soignants », les administrateurs et les rares visiteurs, la famille qui pointe son nez de temps en temps, histoire de….<br />Camille de Peretti signe ici un très beau roman, son troisième après « <span style="font-style: italic;">Thornytorinx</span> » et « <span style="font-style: italic;">Nous sommes cruels</span> ». Bâti puis faufilé d’après le patron oulipien de <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">La vie mode d’emploi</span> (exercice audacieux et périlleux), elle nous promène d’une case à l’autre, selon la polygraphie du cavalier et les bi-carrés latins contraignants. L’existence est ainsi faite, qu’au hasard d’un déplacement, et d’une combinaison de facteurs, elle prenne un autre sens… les possibilités et les histoires sont innombrables, la part de destin inéluctable, la fin est de toute façon prévue d’avance, mais il y a l’entre-deux, ce fourmillement de vies.<br />Rassurez-vous, le lecteur peut tout aussi bien ignorer les minutieux rouages qui sous-tendent le récit, pour laisser son regard vagabonder sur les multiples tableaux qui se succèdent sous ses yeux et les personnages qui s’y agitent, hagards, frustrés, révoltés ou soumis…<br />Un par un, nous faisons connaissance avec ces pensionnaires, nous vivons avec eux, ou bien plutôt à travers eux, cette banale journée ordinaire qui pour certains prendra l’aspect de l’enfer ou du paradis. Heurs et malheurs d’une petite communauté en fin de parcours.<br />Il y a bien sûr Nini, l’insupportable Nini, grand-mère d’adoption de Camille (l’auteur en personne) qui martyrise son petit monde, révoltée écorchée vive, sa place n’est pas ici, même si la vie en a décidé autrement pour elle. Atteinte de la maladie de Parkinson après avoir souffert pendant des années de maniaco-dépression, Nini est un personnage exalté et profondément attachant. Le regard que porte sur elle sa petite fille est d’une grande justesse, elle l’aime mais déteste ce qu’elle est devenue… Ambivalence de ce sentiment auquel sans doute personne n’échappe un jour. La vieillesse et sa déchéance font peur, comme un miroir tendu qu’on se refuse à observer. Les dentiers qui se déchaussent, les peaux fripées, froissées comme du papier reliure nous dégoûtent quoiqu’on en dise.<br /><br />La folie aussi, le personnage de la "comtesse", Madame Destroimaisons, atteinte de la maladie d'Alzheimer, est bouleversant, comme l’est son mari, homme impunément trompé toute sa vie par cette femme si belle qui se trouve à présent dépendante de lui, totalement, mais le prend, ironie ultime pour l’un de ses amants.<br />Le temps… Nombreux sont les personnages qui reviennent en songe sur les pas de leur enfance, avec bonheur, ou horreur. La boucle est bouclée, le cercle refermé. L’histoire parfois apaisée.<br /><br />Mais toutes ces existence ne virent pas au tragique, et les Bégonias apporteront même à certains LE bonheur qu’ils ont cherché toute leur vie, l’amour ou l’amitié. Dernier coup de dé du hasard, sans amertume.<br /><br />Rien n’est plus atroce que l’indifférence et la solitude un soir d’agonie.<br /><br />Un livre magnifique et bouleversant.<br /><br />« <span style="color: rgb(204, 0, 0);">Elle était passée des Roseraies aux Bégonias. Un buisson épineux pour une plante en pot. Plus de racines, plus moyen de grimper le long des murs et d’étaler ses pétales au soleil. Un petit pot qui attend d’être arrosé et qui finit à la poubelle un jour ou l’autre, tout desséché.</span> »<br /><br />« <span style="color: rgb(204, 0, 0);">C’est vrai qu’ils en ont fait des allers-retours. Elle les avait à l’usure. Elle les aimait. Une grande ventouse d’amour irascible. Voilà ce qu’elle était. Ce qu’elle est.</span>"<br /><br />Ici l'avis de <a style="font-weight: bold;" href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/06/09/9457252.html">Cathulu</a> qui a beaucoup aimé également.<br /><br /><br /><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGNSAb1MJVI/AAAAAAAACx8/08piryeDY_E/s1600-h/Logo+prix+Landerneau.png"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGNSAb1MJVI/AAAAAAAACx8/08piryeDY_E/s200/Logo+prix+Landerneau.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216102960849495378" border="0" /></a><br /></div></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-85562172704627779552008-06-25T15:23:00.003+03:002008-06-25T16:00:58.622+03:00Swap @ Antony Moore<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGJAPyqv4nI/AAAAAAAACx0/iRxO-wiBdgo/s1600-h/swap2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215801958491742834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SGJAPyqv4nI/AAAAAAAACx0/iRxO-wiBdgo/s320/swap2.jpg" border="0" /></a> Quand Harvey échange au collège son <em>Superman numéro un</em> contre un banal tuyau en plastique, il ne se doute pas un seul instant qu’une dizaine d’années plus tard il ne se passera pas un mois, une semaine, un jour, sans qu’il regrette amèrement ce geste. Il faut dire que la BD, la première de la série, a pris une valeur considérable, de quoi rebondir allègrement dans la vie, ouvrir une nouvelle boutique de comics en plein Londres, le rêve…<br />Tous les ans il se rend, un peu désabusé à la rituelle réunion des anciens, et pourtant dieu seul sait combien il déteste ce genre de petite sauterie où tout un chacun étale son éventuelle réussite sinon professionnelle du moins personnelle. Or Harvey se considère plus ou moins comme un looser, sans la moindre âme sœur à l’horizon… Les bières, les fast foods, l’absence totale d’exercice l’ont rendu pataud, rondouillard à souhait, et cerise sur le gâteau, ses cheveux lui faussent sournoisement compagnie.<br />Mais sa vie de célibataire monotone et passablement prévisible prend un tournant fatidique, quand enfin, à la réunion des anciens de l’école, il croise celui qu’il cherche depuis des années, le bien nommé Bleeder, celui-même auquel il céda la fameuse BD il y a de cela une foultitude d’années. Bleeder, enfant mal aimé, était de surcroit la risée, le bouc émissaire de toute la classe. Quand il apparaît, il est magnifique, à croire que tout à présent lui réussit. Cet étrange phénomène aurait-il maille à partir avec le Superman ? C’est que tente d’élucider Harvey, en s’immisçant en fin de soirée dans sa voiture. A l’évocation de la fameuse BD, Bleeder perd de sa superbe et se met très sensiblement à trembloter. Il raconte à Harvey qu’il doit vider la maison de sa mère pour la conduire en maison de retraite. De la BD, il ne souvient pas, jetée, donnée, gardée ?<br />Harvey, afin d'en avoir enfin le coeur net, décide de faire un petit tour dans la maison de la mère de Bleeder, ni vu ni connu… Et tout bascule inexorablement. Le passé, comme un boomerang leur revient à tous en pleine figure. Il va falloir assumer.<br />Le personnage d'Harvey est franchement truculent et pittoresque, on pourrait le croire, lui le grand amateur de bandes dessinées, tout droit sorti d’une planche de BD. C’est un éternel ado, un adulte rêveur et un peu couard (la scène sur le quai de gare en compagnie de ses parents est tout à fait hilarante), un garçon pas dans le vent que paralyse une formidable paresse. Il m’a fait penser de temps à autres au célèbre Ignatus Reilly. Mais force est de constater qu' Harvey reste Harvey... Antony Moore a su créer un vrai personnage, une intrigue policière très distrayante, le tout sur un ton enlevé et très drôle.<br />Un bon moment de divertissement !<br /><br />Un grand merci à <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/02/17/swap-%E2%80%93-anthony-moore.html"><strong>Amanda</strong></a> pour me l’avoir prêté et à <a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/02/27/8110970.html"><strong>Cathulu</strong></a> pour me l’avoir fait passer.<br /></div><div align="justify"> </div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-12490720836323591402008-06-23T12:17:00.005+03:002008-06-23T13:15:49.090+03:00Et mon coeur transparent @ Véronique Ovaldé<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9yI-ldkGI/AAAAAAAACw8/PQyCIlpFSV0/s1600-h/couv+Et+mon+coeur.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9yI-ldkGI/AAAAAAAACw8/PQyCIlpFSV0/s320/couv+Et+mon+coeur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215012392082968674" border="0" /></a>Lorsque Lancelot rencontre Irina, son cœur tressaute et son pouls s’accélère.<br /></div><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: justify;">« <span style="color: rgb(0, 102, 0);">Elle avait un rire qui rebondissait, un rire qui faisait de petits sauts sur les surfaces lisses et réfléchissantes alentour. Lancelot Rubinstein s’était dit qu’il allait avoir du mal dorénavant à s’en passer. Ça avait à voir avec quelque chose de chaud et de laineux. C’était ce qu’il s’était dit ce soir-là, le soir du jour de sa rencontre avec sa femme. Lancelot était un homme qui pouvait penser qu’un rire était chaud et laineux. </span>»<br /></div>D’un seul coup d’un seul, il sait qu’il va abandonner la sage Elisabeth, institutrice à la ville comme à la scène, pour la mystérieuse et fantasque Irina la seule à l’appeler Paul, parce que Lancelot est vraiment un prénom impossible…<br />Lorsque la jeune femme est retrouvée morte dans une voiture inconnue, immergée au beau milieu d'une rivière, Lancelot n’y comprend plus rien, Irina, n’aurait-elle pas dû se trouver à cet instant précis à bord d’un avion, et loin, très loin d’ici…<br />Mais qui était Irina ?? Marié à elle depuis deux ans, Lancelot découvre qu’il ne sait pas vraiment pas grand chose de sa femme. Il lui faut bien se rendre à l’évidence, il vivait avec une inconnue.<br />Parallèlement à l’enquête de police, Lancelot tente de dénouer les fils de cette étrange affaire, espérant découvrir plus que le meurtrier lui-même, le vrai visage de sa femme.<br /><br />Les faits ainsi posés n’ont rien que de très banal… Et pourtant rien n’est banal dans cette histoire à commencer par les personnages eux-mêmes, fantasques, rêveurs, imprévisibles…<br />Si Lancelot est le genre d’homme à tomber fou amoureux d’une femme juste parce que son rire est chaud et laineux, il est aussi de ceux qui constatent sans réel affolement que les meubles peuvent disparaître à l’improviste, sans doute happés dans une autre dimension, un univers parallèle.<br />D’un côté la vie réelle, un peu plate, de l’autre la vie rêvée, souvent incompréhensible aux cartésiens de tous crins.<br />Lancelot appartient à la confrérie des rêveurs, de ceux qui perçoivent l’existence et les êtres travers un filtre lunaire, comme ouaté (et pas nécessairement faussé pour autant).<br />J’ai découvert Véronique Ovaldé l’an passé, avec son magnifique «<span style="font-weight: bold;"> <a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2007/07/dloger-lanimal-vronique-ovald.html">Déloger l’animal </a></span>» .<br />J’ai retrouvé avec bonheur son univers onirique, « hypersensible », ses personnages fantasques, tendres et fragiles tout à la fois, et pourtant, j’avoue avoir un petit peu décroché vers la fin, comme si la tension s’amenuisait, que le fil de ma lecture s’affinait et menaçait de se rompre à tout moment… Le fantôme de Rose était encore trop présent à mes côtés, je crains...<br /><br />Un beau roman (malgré mon petit bémol ultra subjectif), qui a d’ailleurs obtenu le prix France Culture – Télérama (et ce n’est pas peu dire…).<br />A été également sélectionné pour le prix Landerneau..<br /></div><br /><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9rGMZOI3I/AAAAAAAACws/55LDuGsPSJs/s1600-h/Logo+prix+Landerneau.png"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9rGMZOI3I/AAAAAAAACws/55LDuGsPSJs/s200/Logo+prix+Landerneau.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215004647668720498" border="0" /></a><br /></div><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-20592884.html">Anne</a> a beaucoup aimé cette lecture. A la fin de son beau billet, tous les liens ou presque le concernant.lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-21393741226998778012008-06-23T10:35:00.004+03:002008-06-23T10:42:00.701+03:00Amélie les crayons @ La porte plume<div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9SdQkIBDI/AAAAAAAACwk/Ts3M_VnY99k/s1600-h/Am%C3%A9lie+les+crayons.jpg"><span style="color: rgb(0, 153, 0);">*</span><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF9SdQkIBDI/AAAAAAAACwk/Ts3M_VnY99k/s320/Am%C3%A9lie+les+crayons.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214977556134495282" border="0" /></a><br /></div><div style="width: 220px; height: 55px; text-align: center;"><div style="text-align: justify;"><object height="55" width="220"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=194917&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=0"><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=194917&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" height="55" width="220"></embed></object><br /></div></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-76697679738059705872008-06-21T16:56:00.007+03:002008-06-21T18:13:44.325+03:00Agônia @ Thierry Serfaty<div style="TEXT-ALIGN: justify"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF0LaWE7b6I/AAAAAAAACwc/aexfBNzQmZM/s1600-h/Ag%C3%B4nia.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214336490795659170" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SF0LaWE7b6I/AAAAAAAACwc/aexfBNzQmZM/s200/Ag%C3%B4nia.jpg" border="0" /></a>« -<span style="COLOR: rgb(204,0,0)"> Nous avons tant parlé de Combat, dit-il. Savez-vous quel mot les Grecs avaient choisi pour cela ? Agônia. C’est si juste, l’agonie, le dernier Combat, finalement celui qu’on mène contre l’usure et la mort. Le pire de tous.</span> ».<br /></div><div align="justify"><br />Avec <strong><span style="COLOR: rgb(255,0,0)">Agônia</span></strong>, Thierry Serfaty ouvre le troisième et avant-dernier chapitre du cycle de <a href="http://www.thierry-serfaty.com/index.php?2006/04/07/26-le-cycle-de-la-pyramide-mentale">La pyramide mentale</a>.<br /><strong><span style="COLOR: rgb(204,0,0)"><br /><a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/05/la-nuit-interdite-thierry-serfaty.html">La nuit interdite</a></span></strong> explorait notre sommeil, ses phases obscures, véritable pilier de nos personnalités. En refermant ce livre, il y a fort à parier que jamais, au grand jamais vous ne laisserez désormais un individu en blouse blanche poser quelques électrodes sur votre crâne pour y déceler d’éventuelles causes d’insomnie ou de déséquilibre. Vous garderez vos nuits blanches pour vous et rien que pour vous…<br />Avec <span style="COLOR: rgb(204,0,0)"><strong><a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2007/10/peur-thierry-serfaty.html">Peur</a></strong></span>, vous n’aurez pas plus davantage le souhait de faire disparaître vos hantises, angoisses, craintes irraisonnées et quasi insoutenables. Qu’on tente de s’y attaquer et vous êtes un homme mort. Imaginez une brebis lécher la patte du loup qui bientôt s’abattra sur elle. Ménagez vos petites angoisses, elles peuvent un jour vous sauver la vie…<br /><span style="COLOR: rgb(255,0,0)"><strong>Agônia</strong></span> explore une autre face de la pyramide, tout aussi essentielle, nécessaire… C’est ce que découvrent, atterrés, le commissaire Flamand, Laura et Marina, à peine remis de leur précédente enquête. Non seulement le Maître ne semble pas mort comme ils le pensaient, mais la petite Léa, la fille de Laurent et Eva (cf <span style="color:#cc0000;">La nuit interdite</span>) se trouve peut-être entre ses griffes. Il va falloir faire vite, comprendre rapidement, ce qui leur passe par la tête à tous, ces suicidés trop volontaires pour ne pas être suspects, hautement suspects. Chacun semble traquer sa propre peur mais pas seulement…<br />Quand Madeleine Roy, éminente généticienne déclare à Erick Flamand :<br />« <span style="COLOR: rgb(255,0,0)">Sauvez notre personnalité, commissaire, avant que nous devenions tous des machines sans âme et identiques</span> », elle est loin de plaisanter, et le lecteur à vrai dire n’en mène pas plus large, lui qui tourne depuis plusieurs heures déjà les pages de ce livre. Car tout cela est hautement vraisemblable, probable, réalisable et le docteur House rien de mieux qu’un apprenti débutant et balbutiant comparé au docteur Serfaty… </div><div align="justify"></div><div align="justify">Le billet de <span style="color:#993399;"><strong>Laure</strong></span> est <a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-20217894.html">ICI :)<br /></a></div><div align="justify"></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-67279863792971879292008-06-18T17:43:00.007+03:002008-06-18T18:27:47.878+03:00Pour Lili @ Marie-Noël Rio<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFkmQ15MpyI/AAAAAAAACwE/fmgKTEGVbdg/s1600-h/Pour+Lili.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFkmQ15MpyI/AAAAAAAACwE/fmgKTEGVbdg/s320/Pour+Lili.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213240114444805922" border="0" /></a>Une jeune femme, la narratrice, accompagne les derniers mois, les derniers jours, les dernières heures d’une vieille dame, Lili de son nom de petite fille, retrouvé, réinvesti à l’approche de la mort…<br /></div><div><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: justify;">« <span style="color: rgb(102, 51, 102);">Lili, son nom d’enfant, le nom de son grand âge.</span> ».<br />Lili vit depuis presque toujours dans la maison de « <span style="color: rgb(204, 51, 204);"><span style="color: rgb(102, 51, 102);">l’homme mort</span> </span>», la demeure de son grand amour, celui qui partageant ses jours, passait son temps à écrire, à boire aussi peut-être pour trouver le courage de le faire, mais qui prenait ensuite le temps de lui lire des pages entières de son livre en devenir.<br /></div>Quand la narratrice, la rencontre, Lili passe ses nuits dehors, à boire, à fumer et à discuter, entourée des amis de l’écrivain alors disparu… Le temps passe et bientôt elle ne supporte plus de voir la vieille dame s’abîmer dans le bruit et l’agitation des bars. Alors elle s’installe avec elle, dans la maison de l’homme mort, à l’abri des vieux arbres, du jardin et de ses fleurs, dans la maison chérie, celle qui deviendra bientôt SA maison.<br />« <span style="color: rgb(102, 51, 102);">C’est peu à peu que cela se forme, que ce corps, cette maison, deviendra ma terre natale, maternelle. </span>»<br />Amour maternel, filial ou fraternel, le lien qui se tisse entre les deux femmes est d’une étrange et belle profondeur, un amour plein et sincère, fusionnel sans jamais être pesant.<br />Miroir tendu l’une à l’autre, double dans la glace à des années de distance, l’une est pour l’autre ce qu’elle ne sera plus, ou ce qu’elle n’est pas encore. Entre elles, qui vient masquer la distance, ce profond sentiment d’appartenance, qui loin d’être réservé aux amants, leur échoit à toutes deux comme une dernière grâce.<br />« <span style="color: rgb(102, 51, 102); font-weight: bold;">Pour Lili </span>» est une lettre d’amour adressée à une femme qui n’est plus, une lettre écrite pour lui redonner vie ailleurs, dans l’interligne, entre des pages, comme ces textes lus et relus le soir, par l’homme, l’écrivain, puis par la jeune femme durant les heures longues…<br />une magnifique lettre d’amour, écrite, finalement, à quatre mains.<br />"<span style="color: rgb(102, 51, 102);">Tu ne me manques pas, tu ne me quittes pas. Adieu Lili, ma bien-aimée.</span>"<br />Magnifique et bouleversant.<br /><br />Les premières pages sont à feuilleter sur le site des <a style="color: rgb(204, 51, 204); font-weight: bold;" href="http://www.editionsdusonneur.com/produit.php?ref=pour-lili&amp;id_rubrique=1">Editions du Sonneur</a>, n'hésitez pas à les tourner ...<br /><br /></div><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFknuqupZ6I/AAAAAAAACwU/C_Ex1ISOR3k/s1600-h/sc0021dfb2.jpg"><img style="cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFknuqupZ6I/AAAAAAAACwU/C_Ex1ISOR3k/s200/sc0021dfb2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213241726355466146" border="0" /></a><br /></div><br /></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-27554162.post-88647677337160669662008-06-17T10:43:00.002+03:002008-06-17T10:56:17.662+03:00L'Heure bleue @ Nathalie Kuperman<div style="text-align: justify;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFdt9fj1L5I/AAAAAAAACv8/iozIqpI_K30/s1600-h/L%27heure+bleue.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_-05ycLiRRas/SFdt9fj1L5I/AAAAAAAACv8/iozIqpI_K30/s320/L%27heure+bleue.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212755996915871634" border="0" /></a><span style="color: rgb(51, 153, 153);">J’ai un reste du parfum de maman, L’Heure bleue, qui sent encore elle. J’ai mon carnet Mamamaman dans lequel je lui écris. J’ai sa bague en onyx qui fait comme une boule de cristal noir. J’ai Tania, ma petite soeur, à protéger. La bague est à nous deux. Je lui demande de me dire quoi faire, de me dire l’avenir. Et elle m’annonce une catastrophe.</span><br /></div><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Il y a trois ans que maman est morte.</span><br /></div><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Elle avait promis de veiller sur nous jusqu’à ses 102 ans et je l’avais crue.</span><br /><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Elle avait prétendu, sur son lit d’hôpital, que la chose qui lui ferait le plus plaisir, c’était que papa refasse sa vie, et je ne l’ai pas crue.</span><br /><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Comment peut-on avoir envie d’être remplacée quand on est irremplaçable ?</span><br /><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Aujourd’hui, trois ans après, maman vieille maman est devenue du silence. La musique qu’elle aimait ne résonne plus dans la cage d’escalier. Nous ne parlons plus d’elle. De jour en jour, elle disparaît davantage.</span><br /><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Anne-Sophie, la nouvelle femme de papa, fait trop de bruit</span>.<br /><span style="font-weight: bold;">Extrait de la Quatrième de couverture. </span><br /><br />Mary est un tout petit bout de femme,courageuse, solitaire. Depuis la mort de sa mère, toute son affection s’est reportée sur sa petite sœur Tania dont elle se sent infiniment responsable, petite maman de substitution à peine âgée de quatorze ans. Mère et sœur, elle est un peu des deux tout à la fois... Alors le soir, elle écrit dans son cahier Mamamaman tout ce que la petite fille enfouie en elle ne peut plus dire à l’absente, sa mère. A la maison, personne ne parle plus d’elle, comme si c’était trop douloureux, impossible à supporter. Le père vit seul, un peu abruti de douleur. Mais le silence, loin d’apaiser, est vécu comme une deuxième mort, lente et inexorable. « <span style="color: rgb(51, 153, 153);">Elle disparaissait davantage de jour en jour </span>». Alors certes, il y a encore son parfum « L’Heure bleue », mais lui aussi s’efface, s’évanouit peu à peu et un jour ne fait plus le poids, d’autres fragrances bien vivantes celles-là flottent dans la maison, leur père a une nouvelle femme dans sa vie.<br />Nouveau, nouvelle, il va falloir tourner la page, accepter que la vie continue, tout en acceptant le souvenir sans regrets ni tristesse.<br />Voilà un très joli livre à destination des enfants (à partir de treize ans je pense…) sur le deuil, la séparation, le silence de l’absence, et la vie qui malgré tout doit reprendre après la mort d’un être cher.<br /><br />Extrait :<br />« <span style="color: rgb(51, 153, 153);">Tania et moi on parlait peu de maman. Elle avait quatre ans quand c’est arrivé. A quatre ans, elle a connu la mort, la vraie. Pas celle d’un escargot ou d’une fourmi, pas celle d’un chien ou d’un chat, pas celle de la mère de Bambi, non, elle a connu la mort de sa vraie maman. Du jour au lendemain sa vraie maman ne lui a plus raconté d’histoires le soir, ne l’a plus lavée, ne lui a plus chanté <span style="font-style: italic;">Les petits poissons dans l’eau, nagent, nagent nagent nagent nagent nagent</span>… </span><br /><span style="color: rgb(51, 153, 153);">Moi, j’avais onze ans, et quand papa m’a annoncée que maman était morte, j’ai dit « J’m’en fous ». Et j’ai même pas pleuré. Tania non plus, elle ne pleurait pas. On aurait dit qu’elle ne comprenait rien. On était deux petites filles courageuses. On se donnait la main, on se serrait la main, on serrait nos dents, et nos fesses, et nos yeux, mais pleurer, pas tout de suite, et puis je sais pas si Tania ne comprenait rien, mais moi je ne comprenais rien. On ne comprend rien quand sa mère meurt. Et quand on ne comprend pas, on n’est pas triste. C’est bien de ne pas comprendre. On a envie de continuer toute sa vie. Mais la vie, on ne sait plus trop à quoi ça ressemble. On doit refaire sa vie, et refaire sa vie, ça ne veut strictement rien dire.</span> »<br /></div><br />Sur<span style="font-weight: bold;"> Auteurs TV</span>, une très jolie interview de Nathalie Kuperman.<br /><div><object height="128" width="220"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x46ye1&amp;related=0"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x46ye1&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="128" width="220"></embed></object><br /><div style="text-align: left;"><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x46ye1_nathalie-kuperman_creation">Nathalie Kuperman</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/auteursTV">auteursTV</a></i></div></div>lilyhttp://www.blogger.com/profile/01910716920994209565noreply@blogger.com