tag:blogger.com,1999:blog-25803137307999271202008-07-19T14:57:39.441-04:00Le Monde de Miss Klektik - Part DeuxMiss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comBlogger504125tag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-18051561514104036362008-07-19T10:14:00.003-04:002008-07-19T10:22:14.616-04:00Slipping<object width="300" height="110"><param name="movie" value="http://media.imeem.com/m/tRsLttzp3X/aus=false/"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://media.imeem.com/m/tRsLttzp3X/aus=false/" type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="110" wmode="transparent"></embed><a href="http://www.imeem.com/missklektik/music/_gLwdcnT/nine_inch_nails_into_the_void/">Into the Void - Nine Inch Nails</a></object><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SIH3Jayie6I/AAAAAAAAA4k/eoDD4kC2i0o/s1600-h/42-16747868.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SIH3Jayie6I/AAAAAAAAA4k/eoDD4kC2i0o/s320/42-16747868.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224728783908666274" border="0" /></a>Je ne sais pas regarder les gens dans les yeux alors je les ai fermés. Peut-être que je me serais sauvée juste là si j'avais pu bouger. Encore et toujours ce désir de fuir. Il n'y a que l'amour, celui que je peux saisir de mes deux mains, pour me retenir.<br /><br />Si sur ta peau mon corps glisse, ma tête dérape sur tes mots. Il n'y a plus personne à sauver, mais j'ai cet amour étrange pour les cicatrices. Égratignée, coupée... Peut-être que cette fascination m'a maintenue en vie. Les émotions coulissent sur ton visage, mais j'ai oublié leurs noms. Je ne fais que les voir et les interpréter comme une loi que l'on se permettrait de déchiffrer sans en connaître le véritable enjeu.<br /><br />Je me suis endormie sur une série de questions qui ont hanté mes rêves. Et cette révélation, celle dont on ne parle plus jamais après qu'elle soit dite, me laisse loin derrière, dipsomane et individualiste. J'aurais aimé être ailleurs, être autre chose, être quelqu'un d'autre et pourquoi pas, être toi? L'éveil est brutal. J'ai fait un cauchemar. Je ne suis que moi.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-15471259833953929442008-07-17T00:11:00.000-04:002008-07-17T00:11:33.212-04:00Vrille<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SH7EbO1emMI/AAAAAAAAA4c/lMDbAi4-YqI/s1600-h/42-15254284.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SH7EbO1emMI/AAAAAAAAA4c/lMDbAi4-YqI/s320/42-15254284.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223828589914265794" border="0" /></a>J'ai oublié le jour. Oublié bien des détails. Il ne me reste qu'un vidéoclip de souvenirs. Des images et des vagues de sensations. Mon appartement coin Brébeuf et Marie-Anne. Le visage de Draven quand il m'a vue. La violence dans les yeux de JP quand il a fait un tour du quartier pour retrouver celui qui m'avait violée. Il avait un couteau dans une main et la mienne dans l'autre. Comment oublier cette quête au milieu de la nuit? Je me suis toujours demandé si c'était vraiment pour le poignarder ou pour que je me sente un peu en sécurité d'oser affronter les trottoirs pour la première fois depuis l'évènement.<br /><br />J'ai voulu reprendre une histoire déjà racontée. Pour ne pas parler que d'amour et de soleil. Edit cette histoire parce que l'arbre qu'ils ont ramassé m'a fait pensé à lui. Puis l'homme que j'ai croisé aujourd'hui et qui s'est attardé avait exactement le même regard que lui. Je me suis sauvée sans m'expliquer.<br /><br />En fait, quand j'y pense... Si ce n'était pas de Kamel, je n'aurais jamais eu droit aux services de l'<a href="http://www.ivac.qc.ca">IVAC</a>. Je n'aurais pas eu mes séances gratuites avec MJ la psy. Je n'aurais peut-être pas eu le même intérêt pour les cours d'éducation spécialisée. Je marcherais peut-être encore les épaules courbées vers l'avant. De penser que je lui dois peut-être une partie de mon évolution, je trouve ça troublant.<br /><br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Jup5G0meTm4&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Jup5G0meTm4&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-87301675883940566542008-07-15T22:31:00.003-04:002008-07-15T22:44:32.076-04:00Solitude exploratrice<script type="text/javascript" language="javascript" src="http://www.trilulilu.ro/embed-audio/Bogdang20/1b61c35e746abe"></script><script type="text/javascript" language="javascript">show_1b61c35e746abe(448, 46);</script> <br /> <br /><strong>Morphine - You Look Like Rain</strong> <br /><a href="http://www.trilulilu.ro/audio/Muzica" title="Muzica">Asculta mai multe audio Muzica &raquo;</a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SH1domzyI6I/AAAAAAAAA4U/a00e_r3W7LU/s1600-h/CRBR005870.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SH1domzyI6I/AAAAAAAAA4U/a00e_r3W7LU/s320/CRBR005870.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223434095013536674" border="0" /></a>Quand je suis partie, un voisin grattait sa guitare en hurlant du francophone. Il y avait un vieil arbre déraciné tombé au milieu de la rue qui bloquait une seule entrée : la mienne. Ça m'a rappelé Kamel et j'ai figé. Mais quand j'ai vu un enfant passer sous l'immensité feuillue et verte qui avait engloutie deux voitures, je suis passée à mon tour au travers de ces branches pour retourner à la maison. Juste le temps de mettre trois jours de vêtements dans un sac trop étroit. J'ai tourné la clef dans la serrure unique, donné un bon coup dans la porte pour affronter la lunatique doublée de la paranoïaque: moi. Et j'ai quitté mon quartier non sans avoir regardé derrière une dernière fois mon nouveau chez-moi que j'aime tant.<br /><br />Plus de vingt-quatre heures se sont écoulées. Bière par-dessus bière, un liquide épais et noir sur fond d'histoire québécoise. La clavier lui, blanc comme le fond de brouillon sans titre que je m'apprête à remplir. À l'image de nos hivers, mais dehors c'est encore l'été. J'ai déjà hâte que l'hiver soit entamé pour compter des moitiés d'années au lieu d'épisodes fragmentés.<br /><br />Couchée de travers sur un divan qui n'est pas le mien, mes pieds qui dansent forment des ombres sur le mur noir. Dans l'obscurité de la nuit, à la lueur d'une seule bougie pour retrouver mon chemin dans cet environnement qui ne m'est pas encore entièrement familier. Ma peau sensible aux instruments et à la voix qui charment mes oreilles, mes doigts le cherchent. Patiemment, j'attends. Et j'écoute mon coeur chavirer encore et encore, à chaque mouvement.<br /><br />Dans son antre, je ne me sens pas tout à fait chez moi. Tout me semble emprunté de lui jusqu'à ce siège sur lequel mes fesses sont posées et se drap que j'ai rapidement attaché autour de mes seins. Mes yeux explorent et additionnent les représentations phalliques cachées dans les oeuvres, sur les murs, sur les étagères. Puis tout ce qui représente la douceur de la féminité, ses objets de convoitise souvent dissimulés. Les empreintes d'un esprit à l'imagination débordante qui contamine jusqu'à mes propres feuilles dans mon cahier presque complètement consommé.<br /><br />Je suis en amour avec tout ce qui le dissocie de la masse et ce qui le lie au reste des vies qui m'entourent. Je suis en amour avec lui et son train de vie. <span style="font-style: italic;">It fits perfectly. </span>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-26406948211079588672008-07-14T11:03:00.001-04:002008-07-14T11:05:34.191-04:00Pensées dispersées<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHtrD0ukhaI/AAAAAAAAA4M/RZJyOlnJuMk/s1600-h/42-17172847.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHtrD0ukhaI/AAAAAAAAA4M/RZJyOlnJuMk/s320/42-17172847.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222885906303976866" border="0" /></a>Dans un passé pas si lointain, une discussion autour d'un verre dans un bar d'un hôtel en plein centre-ville. Est-ce que le voyage est nécessaire à l'écriture? Après tout, la lecture est l'avion, le train et le bateau des pauvres. Je rêve d'anciennes civilisations, de pays endormis. Je rêve d'histoire et de mythologie. Mais je n'ai rien vu. Le regard du voyageur est-il suffisant pour nourrir la bête littéraire? Peut-elle se nourrir des autres voyages, de voyageurs égarés? Alors j'ouvre un bouquin pour me plonger dans des endroits qui me sont inconnus. J'explore la terre et l'imaginaire. J'ouvre mon esprit et je décolle de mon univers.<br /><br />Mais pas plus tard qu'hier. La lumière fermée. Les yeux éteints. Il n'y a avait que sa voix et le bruit des voitures qui roulent sur l'asphalte mouillée. Ces sons si doux pour me bercer jusqu'au plus profond des sommeils. Je me suis rappellé cette phrase lorsque j'ai raccroché d'une seule main le combiné. Les auteurs sont les pompiers des intellectuelles. Je fantasme pour ceux qui jouent de la plume plutôt que de la guitare. C'est si beau un homme qui tient un crayon, qui se perd dans ses pensées et qui s'acharne sur son clavier ou un morceau de papier. La création est pourtant le plus intime des instants du solitaire. Peut-être qu'un jour j'oserai commencer par «<span style="font-style: italic;">Chéri, j'ai un petit côté voyeur...</span>» pour lui demander de me laisser regarder...Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-26928769918305086772008-07-14T00:54:00.001-04:002008-07-14T00:56:38.415-04:00La mort<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHrcTfGkw0I/AAAAAAAAA4E/YAWexOYQ7hU/s1600-h/42-15253301.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHrcTfGkw0I/AAAAAAAAA4E/YAWexOYQ7hU/s320/42-15253301.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222728945214210882" border="0" /></a>Parce que je la désire. Elle m'attire. Secrètement, depuis longtemps. Depuis toujours. Depuis que je suis enfant alors que je me disais que la vie était trop pénible pour la vivre jusqu'au bout. Depuis que je suis enfant alors que je voyais les grands devenir transparents et mous. C'est un combat de tous les jours entre elle et moi. Je gagne chaque bataille avec fierté sachant très bien qu'elle remportera la dernière victoire.<br /><br />Alors quand on vient me parler du miracle de la foi. Non, vraiment. J'avale, mais je ne gobe pas. C'est difficile de faire semblant que je ne l'entends pas. Quand je me promène seule dans le noir et qu'il n'y a que l'écho de mes pas. Je ne regarde plus derrière moi. Je pense à elle. À ses doigts forts et froids qui m'ont agrippée et dont je me suis libérée. Mais les départs ne sont pas synonymes de liberté. La mort ne quitte jamais définitivement un corps.<br /><br />J'ignore si elle viendra à moi ou si je tenterai de la rejoindre la prochaine fois. Je ne sais pas si elle sera lente ou subite. Douce ou douloureuse. Pourtant, elle ne m'effraie pas. Car j'ai l'impression de la connaître depuis tout ce temps passé près d'elle, à la chercher et à la désirer, à l'éviter puis à l'attendre. Et d'ici là, vivre. Spontanément.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-46645679251472254712008-07-13T17:26:00.003-04:002008-07-13T17:34:41.436-04:00Le dévoreur de bouquins<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHpzc4sN55I/AAAAAAAAA38/dYx45uUSG5U/s1600-h/42-17182434.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHpzc4sN55I/AAAAAAAAA38/dYx45uUSG5U/s320/42-17182434.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222613657980888978" border="0" /></a>Un titre. Un auteur. Une histoire. Une controverse. Même la simple soif de connaissance devient un prétexte pour grignoter quelques pages. Lorsque ses doigts glissent sur sa plus récente gourmandise, il n'y a rien pour le ralentir. C'est comme s'il se trouvait sur une autoroute, à se laisser envahir par les mots comme un souffle de vent nouveau.<br /><br />Dans sa caverne, des cadavres de bouquins jusqu'au plafond. C'est qu'ils ont un appétit féroce ces créatures. Des miettes de couverture partout où il passe. Des bouchées prises ici et là, avec lesquelles il s'amuse à nourrir son entourage. Des milliards de mots mâchés, avalés, recrachés, manipulés.<br /><br />Je savais qu'il aimait les bouquins, mais lorsque j'ai vu son regard s'illuminer davantage pour la nouvelle couverture plutôt que pour la bouteille de Masi : j'ai réalisé que j'avais affaire à un dévoreur de bouquins.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-69617827071369963122008-07-12T10:36:00.004-04:002008-07-12T10:42:00.227-04:00Feels - part un<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHjBp8ho3vI/AAAAAAAAA30/01QcsRWcGGE/s1600-h/200551307-006.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHjBp8ho3vI/AAAAAAAAA30/01QcsRWcGGE/s320/200551307-006.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222136694302105330" border="0" /></a>Je ne traverse pas de ponts, moi. Et me voilà confrontée à mon dicton préféré. L'Île est plus grande que l'on croit. Et la civilisation se rend apparemment jusqu'aux extrémités.<br /><br />Dans tous ces moments que l'on se crée, tout ce temps passé avec moi. Ces jours à ne pas dormir. Ces soirs à t'allonger près de moi alors que je sais très bien que tu ne t'endors pas. Ce temps qui s'étire et devient malléable lorsque nos deux corps se touchent. Tous ces arrêts que tu fais chez moi pour me faire sourire. J'ai encore un goût de chocolat et de cannelle dans la bouche. Toutes ces attentions que tu as pour moi. Je ne te dirai jamais à quel point j'apprécie chacune d'elle. Tout devient plus joli quand tu y es aussi.<br /><br />L'amour défonce les limites de ce que je pourrais être. Et mes journées, je les aime un peu trop. Quand les longues vacances sont remplies de toi. Comme<a href="http://www.mdanslabrume.blogspot.com/"> cette amoureuse </a>qui raconte des images et son amoureux qui photographie leurs plus beaux sentiments. Embrasse-moi. Tant d'émotions et tant de raisons...<br /><br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/NqD4JU0NT0o&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/NqD4JU0NT0o&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-35814578243909222192008-07-11T00:51:00.006-04:002008-07-11T01:13:53.881-04:00Le coeur de mon quartier<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHbnP7zi8PI/AAAAAAAAA3s/bdxh1_zE3kE/s1600-h/42-15504330.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHbnP7zi8PI/AAAAAAAAA3s/bdxh1_zE3kE/s320/42-15504330.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221615078920614130" border="0" /></a>Un arrêt dans un endroit choisi sur ma route. J'y croise une fille au visage sympathique, mais blasée. Elle fume une cigarette sur le trottoir. Quand je lui demande si je peux avoir des informations, elle pense tout de suite que je viens à titre de journaliste ou pour satisfaire une curiosité d'avoir tant entendu le nom qui est sur toutes les lèvres dans cet édifice de mon quartier.<br />Je lui dis que non et je lui expose mes envies de bénévolat. Les jeunes et la rue me manquent. Et le retour dans ce quartier ne fait qu'amplifier mon besoin de me rapprocher d'eux tout en conservant une distance incertaine. « <span style="font-style: italic;">Ce serait mon gars et moi... </span>»<br /><br />Elle me dit que c'est inadéquat pour un enfant. Meilleure chance ailleurs. Je me dis que je dois vivre sur une autre planète de croire que la rue est si magnifique. Est-ce si terrible de vouloir exposer mon enfant à ces gens ou est-ce l'inverse? Je n'ai pas peur des putes, je redoute leurs clients. Et le reste de mon coin de ville est habité par des bohémiens qui vivent d'amour et de liberté. À une ruelle près. Je ne le voudrais pas ailleurs. Je ne le voudrais pas autrement. Là, eux, près de chez moi.<br /><br />C'est peut-être une autre raison pour laquelle je n'ai pas terminé mes études en éducation spécialisée : la clientèle que j'aimais était trop spécifique. Ça semble encore être le cas aujourd'hui. Et peu de gens arrivent à rester acrrocher. Ce soir, je me rends compte que mon rêve de travailler avec les jeunes de la rue est loin d'être mort et enterré. Mais j'ai l'impression que chaque année passée m'en éloigne, et que c'est sous mes yeux qu'il s'enfuit.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-55586951501354449102008-07-10T01:31:00.002-04:002008-07-10T01:32:19.215-04:00Sous la pluie<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHWeuPUY-8I/AAAAAAAAA3k/aLB6s6hfivE/s1600-h/CRBR005992.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHWeuPUY-8I/AAAAAAAAA3k/aLB6s6hfivE/s320/CRBR005992.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221253860229184450" border="0" /></a>Le ciel d'obscurcit<br />Soudainement il fait nuit<br />On se retrouve sous la pluie<br />Sans parapluie<br />Comme des enfants en partie<br />Sous l'eau qui purifie<br />Les corps qu'on produit<br />Et les coeurs qu'on introduit<br /><br />Au dernier coup de minuit<br />J'ai encore pensé à lui<br />Comme son regard m'électrifie<br />Juste avant de tomber endormie<br />Douce rêverie<br />Dans cet immense lit<br />Je ferai de nouveau semblant qu'il est ici<br />Un monde de fantaisie<br />Fables et légendes relèvent de l'utopie<br />Mais voilà qu'elle a une nouveau sens cette jolie folie<br />Et elle me mène tous les jours vers lui, mon chériMiss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-70373477323068542052008-07-09T08:23:00.003-04:002008-07-09T08:29:40.034-04:00Les corps purs selon la température et la pression<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHSueOWlFKI/AAAAAAAAA3c/eNVRkj0W6Ck/s1600-h/42-19527611.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHSueOWlFKI/AAAAAAAAA3c/eNVRkj0W6Ck/s320/42-19527611.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220989702301357218" border="0" /></a>Étendue sur mon lit, j'observe le plafond et j'écoute la faune urbaine. Je souhaite entendre mon téléphone danser sur Sister de She Wants Revenge. Dans la nuit, il s'infiltre à travers mes histoires et mes rêves. Il n'a qu'à cogner doucement sur la porte qui me sépare de la rue pour me rendre tout sourire.<br /><br />Il me tend un pot de bonheur sucré et glacé à son arrivée. Il n'en fallait pas moins pour que la pauvre créature privée d'air climatisée que je suis se fasse une joie de partager son extase par grosses cuillerées.<br /><br />Ses doigts prennent mon bras pour m'approcher de lui. Ses mots se veulent rassurants. Je n'ai pas besoin de chercher dans les sens. Il y a dans ces moments, la perfection que je me créais dans mes meilleurs scénarios. Ceux qu'on espère toujours en vain jusqu'à ce qu'ils se présentent. Pouvoir tout dire jusqu'à la frontière de ce qui n'est plus raisonnable. Mais c'est en laissant mes doigts parcourir les traits de son visage que j'aime tant, que je me suis résignée une fois de plus encore. À penser que je l'aime avec la même intensité, mais que cet amour que j'ai pour lui se solidifie de jour en jour. Et que ma peur, elle, se liquéfie. Pour que le passé s'évapore et qu'il ne reste plus que lui et moi. C'est comme se décider enfin d'écrire un nouveau roman au lieu d'ajouter un chapitre, c'est de lui donner une valeur particulière et l'élever au dessus de tous les autres.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-63234128230584779022008-07-08T09:05:00.003-04:002008-07-08T09:12:50.114-04:00Remerciements<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHNnLXUt5yI/AAAAAAAAA3U/tExLHOwnEEw/s1600-h/0000257383-008.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHNnLXUt5yI/AAAAAAAAA3U/tExLHOwnEEw/s320/0000257383-008.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220629837989668642" border="0" /></a>La <a href="http://lamusecalliope.wordpress.com/2008/07/07/le-prix-arte-y-pico/">muse Calliope</a> (rien de moins) m'a mise en nomination pour le prix <a href="http://arteypico.blogspot.com/">Arte y pico</a> qui vise à souligner la créativité, le design et la contribution à la communauté blogosphérique.<br /><br /><a href="http://el-padawan.blogspot.com/">ElPadawan</a> souhaitait un discours avec longue robe de soirée et remerciements en tous sens. Eh bien voilà...<br /><br />C'est un honneur pour moi d'avoir été nominée pour un prix international de cette envergure. J'aimerais tout d'abord remercier mes deux premiers lecteurs : Bugs et <a href="http://thelonedreamer.wordpress.com/">The Lone Dreamer</a> qui m'ont suivie jusqu'ici, avant que ne s'ajoute le « <span style="font-style: italic;">part deux</span> » à mes écrits. (Je ne vous ai pas oubliés) Imaginez les heures que vous avez perdues les gars à venir me lire ici aussi régulièrement. Je vous en suis très reconnaissante.<br /><br />J'aimerais aussi prendre le temps de souligner l'importance des puits d'inspiration sans fond : mon petit gars évidemment, NYC Girl ainsi que tous mes copains de la blogosphère : ceux qui m'entourent en dehors et ceux avec qui j'entretiens depuis longtemps des liens par écrans interposés faute de me trouver une envie d'explorer le monde de l'autre côté des ponts.<br /><br />À tous ceux qui ont osé s'approcher de la femme derrière Miss Klektik, merci d'avoir contribué un jour ou l'autre à l'avancement de ce blogue. Merci d'avoir marqué ma vie afin que je puisse écrire en totalité ou en partie, en un seul message ou en billets fragmentés, les émotions que vous m'avez fait vivre.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-37829379073210026952008-07-07T11:42:00.000-04:002008-07-07T11:46:03.037-04:00L'ami de mon garsC'est ainsi que je le vois. Le chum idéal. L'amant dans mes draps le soir, se transforme le jour en l'ami de mon gars. Pour faire des mauvais coups que je ferai parfois semblant de ne pas voir. Pour lui montrer ce qu'il a lui même appris. Pour lui tenir la main en marchant. Pour lui raconter des blagues et des histoires, capter son attention n'est pas toujours évident. Le faire rire aux éclats. Jusqu'à cracher son lait de soya sur moi. Me rappeler que parfois j'exagère ou prendre sur lui. « C'est moi... » qu'il me dit et sort ainsi le petit du pétrin dans lequel il s'était mis. Le faire sentir grand la majorité du temps, mais juste assez petit pour qu'il n'oublie pas que c'est encore un enfant. Et moi, de regarder la pièce en courtes scènes avec mes yeux de parent et d'amoureuse. Ce sont ces petits moments-là qui, tous les jours, transforment mon ordinaire en extraordinaire.<br /><br /><span style="font-style: italic;">- Tu l'aimes beaucoup hein maman? ...Moi aussi.</span>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-38382366102647739982008-07-06T12:50:00.002-04:002008-07-06T12:56:52.314-04:00Rehab<object width="300" height="80"><param name="movie" value="http://media.imeem.com/m/1sMhUP3w1e/aus=false/"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://media.imeem.com/m/1sMhUP3w1e/aus=false/" type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="110" wmode="transparent"></embed><a href="http://www.imeem.com/missklektik/music/8uIE7aKj/amy_winehouse_rehab/">Rehab - Amy Winehouse</a></object><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHD4H7ZoxVI/AAAAAAAAA3M/A9eYUrv93zU/s1600-h/42-18673017.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHD4H7ZoxVI/AAAAAAAAA3M/A9eYUrv93zU/s320/42-18673017.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219944783210399058" border="0" /></a>- Voilà ma suggestion kiddo.<br />- C'est hors de question l'gros.<br /><br />Cloîtrée du reste du monde pour un nombre impressionnant lorsqu'on raconte sa vie en heures. Post-bébé depressed, feeling repressed. Le psy de théâtre et le démagogue s'entêtent à définir mon cas par leur parcours. Entre Piaget et Cyrulnik, me voilà devenue une bête de plus à se faire trimbaler de cour en cour. Vous devriez voir le nombre de jeunes comme moi. Quelque part entre la bonne fille de famille et la petit voleuse qui vend des sachets, je vous comprends de ne plus rien y comprendre. Libre circulation ou endiguement. Post-trauma, les couches s'accumulent au fil des ans. Mais il me resterait encore tant à raconter. Seulement, je préfère parler à la fumée qui emporte mes secrets avec elle ou encore à l'alcool qui les innonde de l'intérieur. Je ne veux pas finir dans un bouquin de spécialiste si je peux écrire le mien.<br /><br />Mais voilà maintenant que ça s'entend. « <span style="font-style: italic;">T'as besoin d'aller en rehab. </span>» Comme deux parents qui n'arrivent pas au bout de leur enfant parce qu'ils ont oublié comment écouter. Tic! Toc! Les heures passent et je m'évade encore. Je changerai de ville s'il le faut. Je changerai de vie pour ne pas revenir ici.<br /><br />Aujourd'hui, je tasse le sac vide du pied et je serre la main de mon gars. My own little rehab.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-63298956196346155362008-07-06T10:49:00.002-04:002008-07-06T10:52:55.325-04:00Courir<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHDcJM6dJsI/AAAAAAAAA3E/JTliqOI6pos/s1600-h/42-16146503.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SHDcJM6dJsI/AAAAAAAAA3E/JTliqOI6pos/s320/42-16146503.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219914018765743810" border="0" /></a>Devant le pont et les trains qui passent, les grandes structures métalliques, l'envie de s'enfuir revient. Courir vers nulle part pour échapper à tout, ce qu'on connaît et ce qu'on ne connaît pas. Il y a des djinns qui se sont cachés dans mes fonds de tiroirs. Et tant d'histoires que je croyais laisser là-bas.<br /><br />Il y a de ces jours où la vieille habitude de jouer à « <span style="font-style: italic;">rattrape-moi </span>» surgit de nulle part. Essouflée, j'ai du mal à avouer que j'ai besoin de m'arrêter. Alors juste pour une seconde, poser les mains ailleurs que sur le vide qui m'entoure.<br /><br />Un mal-aimé m'a vue pleurer. Il m'a dit : « <span style="font-style: italic;">Viens par ici, je vais te refiler la poudre que font les fées. Ça te fera sourire ma jolie.</span> » Je n'ai pas fait de détour pour rentrer chez moi cette fois. Je suis vite passée devant l'enseigne « <span style="font-style: italic;">No coke bags here </span>» placée sur le terrain d'un voisin éloigné. Il y a mille et une façon d'exister.<br /><br />Arrêter de me sauver. Prendre la main de l'être aimé. Et voir le monde encore plus grand. Il n'y a que l'amour pour sauver les gens comme moi.<br /><br /><div><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x1krox&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x1krox&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1krox_indochine-alice-et-june-clip_music">Indochine - Alice et June - Clip</a></b><br /><i>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/blade2409">blade2409</a></i></div>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-5354802777160794262008-07-03T17:51:00.004-04:002008-07-03T18:01:53.153-04:00Ces craintes qu'on taitDeux inconnus. Un homme musclé comme j'en vois rarement. Une femme bien en chair et souriante. Elle entame une conversation sans prévenir.<br /><br />- Ça fait longtemps que tu t'entraînes?<br />- Trois ans.<br />- Wow! (<span style="font-style: italic;">La femme poke le bras de l'homme musclé. Il y a vraiment des gens qui pokent les autres à l'extérieur de Facebook.</span>) Ta blonde, elle doit être contente, hein?<br />(<span style="font-style: italic;">Subtil, me dis-je</span>)<br />- Hmm...<br />- Pis t'es comme ça partout?<br />- Ouais. (<span style="font-style: italic;">Et il se met à rire.</span>)<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SG1KweaLCgI/AAAAAAAAA28/KosvKL_6DTU/s1600-h/AX077940.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SG1KweaLCgI/AAAAAAAAA28/KosvKL_6DTU/s320/AX077940.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218909739849288194" border="0" /></a>Je me perds dans mon univers. Fixer la feuille qui tremble. Ce ne sont pas mes doigts, mais la ligne verte qui en est l'unique responsable. Marquer le calendrier imaginaire de chaque observation. Tous les jours se terminent en potentiel danger. Chaque petit carré est une bombe à retardement. Le pénis devient alors un corps étranger menaçant. Le sperme se fait l'ennemi craché qui peut chambouler bien des vies. J'ai maintenant peur de baiser. J'apprivoise doucement mes envies et je traîne un calendrier dans mon cellulaire pour me rappeler l'importance des mathématiques au secondaire. C'est une question de tangente.<br /><br />La femme raconte à l'homme musclé comment un homme avec un corps semblable au sien, l'avait prise par la gorge et tenté de l'étrangler. Je ne remets même pas son histoire en doute. Sur la ligne verte, il faut savoir que tout est possible. Je me dis que sa soudaine approche doit faire partie d'une démarche thérapeutique ou d'un processus pour vaincre ses peurs. Puis je me dis que j'ai de drôles de façons d'affronter, de vouloir contrôler et de vaincre les miennes.<br /><br />Cet été, je marcherai sur le Pont. J'irai même m'y installer au milieu d'araignées pour un soir de feux ou deux. À la maison, bien peu me sépare du cirque qui prend en otage les rues de mon quartier la nuit. Me voilà enfin décidée à aimer avec la même puissance d'abandon, mais toujours réveillée par des cauchemars en pleine nuit. Des rêves affreux de mon ventre qui tire de l'intérieur et de ma propre mort. C'est un temps de changement, de renouveau. Je suis heureuse, je souris. Ma peine, je la confine à mes écrits. Et je continue de baiser.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-56848840704918939972008-07-01T13:14:00.002-04:002008-07-01T13:19:00.037-04:00Enfin chez nous<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGpm2eQtjVI/AAAAAAAAA20/TAogOg3MTkE/s1600-h/20080701132554.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGpm2eQtjVI/AAAAAAAAA20/TAogOg3MTkE/s400/20080701132554.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218096204284267858" border="0" /></a>Manque de temps pour vous écrire. L'Internet n'est toujours pas fonctionnel à la maison. Je vous lis rapidement avant de commencer, aux breaks, au dîner. D'ailleurs, le mien tire à sa fin. Voilà les premières observations du coin, en attendant de pouvoir vous écrire à nouveau ici et ailleurs...Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-13135721265225078672008-06-29T00:20:00.003-04:002008-06-29T00:26:02.473-04:00Décrassage<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGcN9tKMMyI/AAAAAAAAA2s/W_DhGS_vHPQ/s1600-h/42-17598291.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGcN9tKMMyI/AAAAAAAAA2s/W_DhGS_vHPQ/s320/42-17598291.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217154047077528354" border="0" /></a>C'est le dernier sprint. Je cours un peu. Je recharge le Ipod de fiston. Je trimbale un papier de Purolator qui me dit d'aller dans une ville qui ne porte plus le nom de Montréal tellement c'est loin. Une promesse de ma future connexion Internet. Je leur donne 6 mois avant de me retrouver dans une situation emmerdante qui me privera de mon accès Internet pour une durée inacceptable (plus de 20 minutes). Mais voilà, je suis comme ça. Je laisse le temps passer et je me dis que les gens, comme les fournisseurs, peuvent s'améliorer.<br /><br />Certaines choses ne changent pas pourtant. Certaines personnes non plus. En tout cas, moi j'ai changé mon statut sur Facebook et ça me va très bien le splendide « <span style="font-style: italic;">in a relationship</span> ». Je ne vous dis pas les conséquences d'un tel geste...! On me servira le hasard en entrée, relevé de condescendance, mais je n'écouterai pas la fin du repas. Cette fois, je choisi la subtilité dans l'élimination. Doucement. Ça me permet de renforcer ma volonté en même temps et de m'éviter de me faire traiter de <span style="font-style: italic;">drama princess</span> inutilement. C'est une chance que les gens n'aient pas un système de fidélisation aussi intense que les entreprises. Il n'y a pas que les fréquentations des enfants que l'on doit surveiller...<br /><br />Le paternel a prit sa fille en pitié. Rectification : la blonde du paternel a prit sa belle fille en pitié et a imposé aux deux grands orgueilleux le traditionnel coup de main de dernière minute pour tuer le chat qui s'était fait une nouvelle vie dans les coins de murs de mon futur appartement.<br /><br />Je débranche l'ordi pour une durée indéterminée dans les prochaines heures. J'ai trois livres, merci à l'amoureux, que je laisserai dans une boîte que je saurai identifier pour me permettre de passer au travers de ma dépendance, avec l'habituel crayon et le cachier rose qui ont élus domicile dans mon sac à main noir. J'y pigerai probablement quelques syllabes ou expressions pour écrire d'autres lignes et de nouvelles émotions. Pour une fois, c'est le corps fatigué et l'esprit allumé que je m'en vais me coucher.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-32525979452052407192008-06-28T07:07:00.002-04:002008-06-28T07:10:19.784-04:00Entre deux boîtes...<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGYb-f6PyJI/AAAAAAAAA2k/mc7f2XZCVTo/s1600-h/42-15953937.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGYb-f6PyJI/AAAAAAAAA2k/mc7f2XZCVTo/s320/42-15953937.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216887978886940818" border="0" /></a>J'ai des gouttes qui tombent encore de mes cheveux. Je m'en vais te retrouver dans quelques instants, mais je suis nerveuse un peu. Je ne sais pas ce qu'il advient des amours si grands. Est-ce qu'ils meurent, s'effacent, se transforment? Peuvent-ils survivre au temps? L'endroit est différent, mais les questions restent les mêmes. Je me suis demandé si c'était aujourd'hui que tu commencerais à m'aimer moins. Si c'était aujourd'hui, demain ou si c'était encore loin. Je me demandais si tu serais ce genre d'homme à vanter mes qualités aux jolies demoiselles qui te regarderaient avec un intense désir dans les yeux. Question de leur glisser un gros glaçon en plein coeur de leur libido. Comme certains hommes casés le font. Moi, je respecte ça.<br /><br />Le papier et le crayon se boudent encore dans le métro. Les mots ne sont plus assez grands ni assez forts. Mon vocabulaire est faible et les dictionnaires des synonymes me semblent tous incomplets. J'écrirais des images de toi tous les jours. Quelques mots d'encre bleue sur les lignes grises se perdent dans un manque de structure évident. Des dessins se forment sur les pages pleines et celles que je laisse vierges inconsciemment. Comme un espace laissé dans sa propre vie pour réussir à y faire entrer ce qui saura s'y installer.<br /><br />Je ferme le cahier. Ça ne sert à rien. Tout reste immobile depuis des jours dans mon petit cahier rose. Je me suis laissé une note de ne pas oublier ma tête dans ce foutu déménagement, mais de laisser derrière tout ce qui a été avant toi.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-23341495477959807482008-06-27T07:16:00.002-04:002008-06-27T07:21:12.000-04:00Déménagements<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGTMhd5GGEI/AAAAAAAAA2c/JZejhZMzG2E/s1600-h/42-15239484.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGTMhd5GGEI/AAAAAAAAA2c/JZejhZMzG2E/s320/42-15239484.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216519143733729346" border="0" /></a>C'est bientôt l'heure de partir. Quitter cet endroit pour m'installer ailleurs. On ressort les souvenirs que l'on aura laissés dans les fonds de garde-robe. (Merde! Ce qu'il en a des affaires tassées là-dedans!) Moi qui n'avait pas fait de ménage de printemps exprès. Alors j'ai repensé à toutes ces fois que j'ai déménagé. Ceux que je me souviens. Ceux que j'ai fait depuis que j'ai quitté le domicile familial.<br /><br />J'avais seize ans presque dix-sept. Toutes mes affaires étaient dans d'immenses sacs verts sur le bord de la porte. «<span style="font-style: italic;">Tu peux aller voir en bas s'il y aurait des choses qu'on aurait oubliées.</span>» Retrouver ma chambre complètement vide. La soeur en train de manger qui me croise et qui dit «<span style="font-style: italic;">C'est qui elle?</span>» parce qu'elle ne me reconnaît plus depuis que je suis partie.<br /><br />De Mascouche à Longueuil. Le peu que je possèdais rentrait dans une voiture. Puis dans les quatre tiroirs qui m'étaient réservés dans la maison d'hébergement pour jeunes en difficultés. Partir de là quelques mois plus tard, émancipée à dix-sept ans. Me retrouver dans un petit logement sur le Plateau avec un bel avenir devant moi. C'est là où j'ai croisé la route de Kamel, sur un coin de trottoir sur Mont-Royal.<br /><br />Parcourir les petites annonces pour vivre en colocation. Tomber sur une photographe anorexique. Parcourir les petites annonces pour vivre en colocation. Tomber sur le meilleur coloc ever. Recevoir une invitation de colocation d'une amie du secondaire. Retourner sur la rive-sud. Perdre son amitié et faire de nombreuses variations de colocs et autres histoires intéressantes. De mon angle, écrasée à terre. Partir sans savoir où aller. Me retrouver juste à côté. Puis déménager encore juste à côté. À pieds.<br /><br />Quitter encore pour revenir en ville à quelques rues du nouveau prétendant. Partir en milieu d'année pour vivre avec le nouvel amoureux. Retourner à l'ancien logement par obligation. Parce qu'on aura crié trop fort «<span style="font-style: italic;">Ben c'est ça, je vais déménager!</span>» pour gagner une dispute et s'étonner qu'il n'y ait que le silence pour riposter. Partir pour plus grand, pour respirer et retrouver une liberté qui s'est échappée. Rester cinq ans à contempler des murs blancs.<br /><br />Et maintenant, me rapprocher du coeur de la ville par amour. Celui que j'ai pour Montréal, sa diversité, mais surtout... l'amour que j'ai pour mon garçon et la qualité de l'éducation qu'il pourra trouver dans l'école que j'ai choisie. Je n'aurai jamais déménagé pour une aussi bonne raison. Mais ils disent que c'est l'un des pires quartiers de la ville. À suivre...Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-29852229027740156462008-06-24T22:12:00.002-04:002008-06-24T22:19:19.046-04:00Bloqués<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGGp2_-ba6I/AAAAAAAAA2U/HM2V22SkKdo/s1600-h/42-15249299.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGGp2_-ba6I/AAAAAAAAA2U/HM2V22SkKdo/s320/42-15249299.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215636605823052706" border="0" /></a>Aujourd'hui, entre une boîte et un vieil épisode de Fortier, je regardais ma liste de gens bloqués sur MSN.<br /><br />Il y a ce photographe de New-York qui aime les femmes fatales en petites doses et les soirées fetish. Cet ancien goune qui est déjà sorti aux mêmes endroits que NYC Girl dans l'temps qu'elle était goune aussi. Ce n'est pas cute un goune qui cale. Il y a Stan parce qu'il est exactement pareil comme avant et pas moi. Mike qui est un fana de caméra. Ça fait son temps. Il y a un jeune homme qui fait de la poésie facile pour plaire aux femmes qui voudraient être intellectuelles. L'homme qui m'a offert le montant le plus élevé de ma vie pour coucher dans mon lit et que j'ai refusé pour me prouver quelque chose. Nicky, une lesbienne en région qui pense que de vivre à deux c'est l'apothéose. Des dizaines de travestis... C'est compliqué, je vous dis.<br /><br />Des noms marqués de rouge pour me rappeler le parcours d'une quête identitaire sexuelle que je considère encore incomplète. Comme si je n'étais pas encore rendue à ce que je suis vraiment, comme si je n'étais pas allée au bout de moi-même. Mais doit-on vraiment aller au bout de tout? J'ai mis Aliss dans le fond d'une boîte et j'ai mis cette boîte au bas de la tour de carton. Et si je décidais de ne plus jouer?Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-1082879330299762572008-06-23T18:16:00.004-04:002008-06-23T18:23:52.794-04:00Entre deux tons<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGAhusM7rXI/AAAAAAAAA2M/3ehKI3kBFv8/s1600-h/42-15279002.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SGAhusM7rXI/AAAAAAAAA2M/3ehKI3kBFv8/s320/42-15279002.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215205454518136178" border="0" /></a>Je ne suis pas celle que vous croyez. Ni vierge offensée ni maîtresse de ces soirées…<br /><br />Enfin, c’est ce que je voudrais vous faire croire. Qu’au-delà des mots qui s’égarent ici, il y a une personne que vous pourriez peut-être ne jamais saisir complètement. Une étrangère que vous connaissez ou une connaissance qui vous paraîtra toujours un peu étrange. Parce que lorsque les gens se font une image qui colle trop bien à vous, changer dramatiquement ou stagner devient risqué.<br /><br />À la recherche de ce que je n’ai jamais su trouver. Un endroit qui me donnerait l’envie de m’arrêter. Un endroit pour me contenir, m’essouffler et me laisser grandir à un rythme qui ne me serait pas imposé. Un endroit qui deviendra un homme ou une femme, je ne peux pas deviner. Et qui verrait la même destination en moi.<br /><br />L’espoir même de penser avoir trouvé effraie à un point tel que les doigts s’agitent et laissent tomber des fragments de ce que l’on aurait autrement conserver. Parce que la vie est ainsi faite, de combats et de paradoxes, pour éviter de s’ennuyer sur les longues routes droites. Perdons-nous un jour l’attrait des courbes?<br /><br />Les gens se tirent et moi je les pousse. Je regarde d’un oeil curieux les aventuriers qui ne s’enfuient pas lorsque le sol se met à trembler. Ceux qui choisissent le meilleur chemin malgré toutes les fausses indications. Comme s’ils connaissaient la route menant à nous mieux que nous-mêmes.<br /><br />Se retrouver là où nos rêves nous ont menés après avoir résolument tourné l'une des pages la plus lourde de son histoire, c’est comme s’éveiller au milieu de la nuit sans arriver à se rendormir. Rester debout pour voir le soleil se lever et entamer sa journée, un peu fatiguée de cette moitié d'insomnie. Abdiquer devant l’appel matinal du mezzo latté au café du coin et remplir sa vision de nouveautés en empruntant une route que l’on a longtemps délaissée.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-88148292788205272212008-06-22T21:18:00.004-04:002008-06-22T21:47:54.591-04:00Lendemain de veille<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SF79guJSYTI/AAAAAAAAA2E/HBz2hu4f4-w/s1600-h/42-17654393.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_wjdo-IK8Qus/SF79guJSYTI/AAAAAAAAA2E/HBz2hu4f4-w/s320/42-17654393.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214884157126238514" border="0" /></a>Party privé sur le toit de l'édifice de Molson avec de l'alcool en quantité illimité. Je n'avais pas participé à la rédaction d'un billet n'étant pas aussi inspirée que pour l'épopée... Enfin, vous vous souvenez. Mais j'ai eu la joie d'accompagner la jolie <a href="http://mademoiselleraw.blogspot.com/">MAD</a> pour l'évènement.<br /><br />Elle m'attend donc dans un bar tout près de la destination prévue selon une entente préétablie. Nous prenons un verre puis nous nous rendons à pieds jusqu'à l'auvent bleu. Courir les grandes rues en talons entre deux lumières, ça me fera toujours rigoler.<br /><br />Première surprise de la soirée: le port du name-tag. De beaux collants Avery blancs comme on colle sur les dossiers classés au boulot. L'avantage étant que l'écriture à la main est ici recommandée et non l'usage d'une commande xyz visant à uniformiser l'apparence de ce que l'on cherche à identifier.<br /><br />Bref, alors que mon premier M se forme, une scène se crée dans ma tête. Visiblement chaude, en train de faire une connerie car c'est inévitable, les stupidités attirent l'oeil du photographe expert. Des collègues qui fouillent régulièrement l'Internet à la recherche de traces que j'aurais échappées afin de saisir l'identité qui leur est inacessible. Moi, ma face, ma connerie à venir et le name-tag sur un ordi en fond d'écran. Alors je prends le papier et je le colle au bas de mon chandail. Le plus loin possible du visage.<br /><br />J'avance donc vers une salle à thématique évidente, me prend un verre et jette un regard rapide autour de moi. Mon regard tombe rapidement sur des amis, mais je me rends compte que mon ratio de connaissances n'est pas aussi grand que ce j'avais espéré. Une ambiance entre l'habituel Yulblog qui se serait déplacé et un 5 à 7 d'employés de centre d'appel.<br /><br />Mais oh bonheur lorsque la rumeur circule que nous procédons enfin pour nous rendre sur le toit en petits groupes de dix personnes, accompagnés par des agents de sécurité souriants. Nous nous dirigeons donc calmement, mais avec tout de même une grande excitation. Tout ce rituel entourant le déplacement jusqu'au toit. Sortir à l'extérieur. Marcher jusqu'au bout. Tourner d'un côté. Prendre l'ascenceur. Monter encore quelques marches. Puis se retrouver sur le toit juste sous les lettres MOLSON. Boisson, musique et danse jusqu'à ce que la nuit tombe. Lorsque les feux éclatent en plein ciel, je me laisse séduire par la vue.<br /><br />Une lectrice que j'appelerai Marie-Pierre pour l'occasion, accompagnée de son Jules. En descendant jusqu'au rez-de-chaussé, c'est elle qui me ramène à ma réalité au milieu de ce tourbillon par ses jolies discussions. Ça se voit qu'elle est fière de son Jules (et qu'elle a probablement bu un nombre de bière équivalent au mien). Même si sa compagnie est appréciée, elle me donne le goût de rentrer...<br /><br />Je prends la dernière gorgée que mon corps peut supporter, puis je quitte en abandonnant un verre à moitié plein. Je pense que je marche encore droit, mais honnêtement, je ne sais pas. Impatiente, je téléphone trois compagnies de taxis dont une me refuse l'envoi d'une voiture prétextant que mon adresse est invalide, ce qui fait bien rire une employée de l'endroit. Je vois Marie-Pierre et son Jules quitter rapidement. Son Jules a quelque chose qui brille dans les yeux et il semble prendre grand soin de celle qui est accrochée à son bras. Détail insignifiant probablement, mais je me dis que son Jules ressemble peut-être un peu au mien comme elle le disait elle-même. Le taxi arrive... et je quitte le party avec la même fébrilité qu'à mon arrivée.Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-18760418180887470082008-06-20T20:30:00.001-04:002008-06-20T20:34:06.971-04:00À cause des garçons...Travailler dans un monde de fonctionnaires. Dans une ère de féminisation.<br />Le sosie de l'enchanteur qui se libère de sa cravate passé trois heures.<br />Et Yelle qui chante que c'est la faute aux garçons dans mes écouteurs.<br />J'en tiens un seul responsable, mais c'est une douce condamnation.<br /><br />Un arrêt au royaume de la liquidation.<br />Des paranthèses de brun chocolat pour contenir une citation fuschia.<br />Des accents de rose bonbon dans les yeux, je suis vite retournée à la maison.<br />Il faut parfois savoir résister à la tentation... <br /><br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/tmLjZrH0VlY&hl=en"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/tmLjZrH0VlY&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344"></embed></object>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-64235125366044863452008-06-20T07:13:00.000-04:002008-06-20T07:14:21.095-04:00SecretJe suis incapable de prononcer correctement le mot « <span style="font-style: italic;">ambiguïté</span> ».Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2580313730799927120.post-45584443278301460752008-06-19T06:08:00.003-04:002008-06-19T06:12:49.057-04:00La maisonIl n'y a pas si longtemps, une gentille et jolie demoiselle faisait dessiner mon garçon sur un naperon de restaurant. Un exercice bien simple pouvant servir de façon sérieuse, lorsqu'il y a plus d'un dessin à analyser, à déceler certaines choses chez un enfant. Alors ce matin, en complétant ce test, ça m'a rappelé un peu ce bout de soirée. Puis, je dois avouer, les résultats m'ont fait sourire. Alors, de votre côté, qu'est-ce qu'elle vous dit votre maison de rêve?<br /><br /><table align="center" border="0" cellpadding="2" cellspacing="0" width="350"><tbody><tr><td align="center" bg style="color:#eeeeee;"><br /><span style="color: black; font-size: 14pt;font-family:Georgia, Times New Roman, Times, serif;" ><br /><strong>What the House Test Says About You</strong><br /></span></td></tr><br /><tr><td bgcolor="#ffffff"><br /><center><img src="http://www.blogthingsimages.com/thehousetest/house.png" height="100" width="100" /></center><br /><span style="color:#000000;"><br />You are happy with who you are, and you don't have an inflated sense of self importance. You do your own thing quietly. You don't take up a lot of space.<br /><br /><br /><br />You are a fairly community oriented person. You like to get to know your neighbors, but you also like your privacy. You get attached to neighborhoods and cities.<br /><br /><br /><br />You are a calm, contemplative, and smart person. You take ideas very seriously.<br /><br /><br /><br />You look good in a low maintenance sort of way. You do the minimum required to be attractive.<br /><br /><br /><br />You are moved by what's exotic and unique. You often have the mentality of a traveler, even when you're not traveling.<br /></span></td></tr></tbody></table><br /><div align="center"><a href="http://www.blogthings.com/thehousetest/">The House Test</a></div>Miss Klektikhttp://www.blogger.com/profile/13145354355218493351noreply@blogger.com