tag:blogger.com,1999:blog-243457282008-07-22T23:28:09.220+02:00Nicodème ou le sens de la vieNicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comBlogger269125tag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-69401943233684205802008-07-22T23:12:00.004+02:002008-07-22T23:28:09.240+02:00Dialogue<div align="justify">Toute réponse vient à qui sait t'attendre...</div><div align="justify"> </div><div align="justify">NicO : 'tain, j'en peux plus. Ch'ais qu'y'a un truc qui s'prépare. Mais ch'ais pas c'que j'dois faire en attendant, fais chier, merde ! Alors comme j'glandouille, j'commence à refaire des conneries, quoi !</div><div align="justify"> </div><div align="justify">- "Elle a donc commencé par chercher, et elle n'a rien trouvé ; elle a persévéré dans sa recherche, et c'est pourquoi elle devait trouver ; ce qui s'est produit, c'est que ses désirs ont grandi à cause de son attente, et en grandissant ils ont pu saisir ce qu'ils avaient trouvé. Car l'attente fait grandir les saints désirs. C'est d'un amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pue atteindre la vérité." (Saint Grégoire le Grand sur l'évangile de Jean à propos de Marie Madeleine).</div><div align="justify"> </div><div align="justify">- Ah OK, OK. Ce temps d'attente, j'dois pas l'passer comme un huître sur un rocher à poireauter en attendant qu'ça vienne. Non, j'dois être actif dans mon attente, dans ma quête. J'dois m'donner les moyens d'chercher, comme un Expert sur la vieille carcasse d'un'bagnole. Attendre activement en cherchant... OK, j'vois plus clair mon pote. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">- "Comment nous brûles-tu d'amour<br />et nous blesses-tu sans glaive ?"</div><div align="justify"> </div><div align="justify">NicO : P'tain, j'suis resté en arrêt devant c'te phrase car elle éclairé un truc qu'j'avais vécu su'l'chemin de Compostelle, mais qu'j'comprenais pas. Ce coup de glaive dans l'coeur. c'était une blessure sans glaive. Une blessure d'amour, mon vieux. J'suis la Bien-Aimée du Cantique, mon pote. Ouais, moi NicO, ch'uis la Bien-aimée du Cantique qui dit "Je suis blessée d'amour... Mon âme a défailli". </div><div align="justify"> </div><div align="justify">NB Trop marrant, <a href="http://nicodemesensdelavie.blogspot.com/2007/06/mon-glaive-damour.html">j'avais déjà commenté ces versets y'a un an</a>. Même si j'avais l'rapprochement, ça m'était pô apparu aussi clair'ment qu'maint'nant. Tu m'as brûlé d'amour sans glaive. </div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-73079303945565396202008-07-22T14:01:00.001+02:002008-07-22T14:38:51.617+02:00Marie Mado<div align="justify">Aujourd'hui, c'est la teuf de Marie-Madeleine, l'heureuse et déraisonnable amante d'Jésus. Celle qui n'a pas eu peur d'enfreindre la bienséance d'son époque pour attirer son r'gard, l'appeler, l'étreindre, l'suivre, s'enivrer d'sa présence (y'a un joli com sur elle <a href="http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=2269307&rubId=214">ici</a>). Elle a parlé au coeur des artistes, c't'un bon signe.<br /><br />Moi, j'aime cette pécheresse passionnée qui n's'est jamais jugée indigne du plus grand amour. Elle y a cru, et elle a tout gagné ici-bas et là-haut. Ah, bienheureuse folie d'l'amour !<br /><br />Dans le lien qu'j'vous ai donné sur croire.com, y'a un commentaire qui dit :<br /><br /><em>"Si Madeleine n’avait pas accueilli la grâce qui lui soufflait d’approcher hardiment de Jésus, si elle avait cédé au sentiment de dégoût qu’elle inspirait, si elle était restée à l’écart du festin, contente d’une prière secrète murmurée dans la honte, Jésus qui est bon, lui aurait quand même pardonné. "</em><br /><em></em><br />Et là vient l'meilleur :<em> </em><br /><em></em><br /><em>"Quand on a le sentiment de sa misère,<br />ne pas regarder cette misère,<br />ou du moins ne pas s’en tenir à la regarder ; </em><br /><em>ne pas regarder la dignité de Dieu,<br />ou du moins, ne pas s’en tenir à la regarder. </em><br /><em>Mais penser qu’on a, par chance (ô heureuse faute !)<br />et précisément en tant que pécheur,<br />et pécheur dégoûtant,<br />le moyen de procurer à Jésus</em><br /><em>la plus grande joie qu’il puisse avoir d’une âme. [...] </em><br /><em>Quand il semble que les limites ont été dépassées,<br />que croire encore c’est abuser,<br />c’est alors lui rendre témoignage<br />dont aucun ne peut l’émouvoir davantage !"</em><br />Auguste Valentin (jésuite).<br /><br />Cesser d'être raisonnable, croire en lui, lui confier nos paquets de plomb et d'merde. Tout lâcher pour lui et croire - paske c'est vrai - que tout s'ra nouveau. Oser croire à notre Vie avec lui, ici, maintenant, tout d'suite.<br /><br />Com' disait s't Augustin, "Celui qui est passionné comprendra"</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-75080950780342283452008-07-20T20:06:00.004+02:002008-07-22T14:43:41.286+02:00La volonté à ieuD et à oim"Dieu veut ce que nous voulons vraiment". J'ai pécho c'te phrase dans Bibia, un mensuel sur ze Baïble auquel ch'uis abonné.<br /><br />J'adore c'te phrase car elle résoud l'pseudo conflit entre ma volonté et celle de IeuD. Enfin, faut pô trop simplifier non plus : c'est sûr qu'on pô toujours sur l'même rail. Mais bon : y'a au fond d'nous une volonté, une aspiration hyper giga claire, claire comme d'l'eau d'roche. Et bin, c'est la même que celle de Dieu.<br /><br /><br />Exemple c'matin. ça fait des s'maines qu'j'me dis que j'dois faire un coucou à une meuf qu'est en chimio actuellement (hé ouais, c'est la mode c'temps-ci). La meuf, elle a un côté chieuse de chez chieuse qu'est pô très engageant (elle engueule la femme qui l'aide à domicile bénévolement...).<br /><br />Mais cette chieuse a quand même pris l'temps d's'déplacer pour aller voir Manick qu'était hospitalisée.<br /><br />J'ai vraiment pas envie d'l'appeler. Alors j'me suis demandé c'qu'j'pouvais au minimum pour elle. Lui écrire un mot. J'ai mis l'temps mais j'lui ai ach'té un carte postale. M't'nant faut qu'j'rédige et qu'j'la poste..<br /><br />J'ai tourné longtemps autour du pot, j'm'sentais pas à l'aise d'esquiver car mon truc, c'est d'lui dire qu'j'pense à elle. Simplement. J'l'ai presque fait, j'vous raconterai quand ça s'ra fait totalement.Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-49245315449390641452008-07-19T08:25:00.004+02:002008-07-19T08:53:58.708+02:00Dieu est-il impatient ?<div align="justify">Dieu est-il impatient ? La question a surgi l'aut' fois à la surface d'ma conscience dans l'métro. </div><div align="justify"></div><div align="justify">Preums réponse. Bin oui, forcément. Il est impatient à la manière d'un amoureux qui rêve d'retrouver sa chérie (nous). Dans la Bible, y'a plein d'prophètes qui ont gueulé par monts et par vaux : "Convertissez-vous !", avec une sorte d'urgence dans la voix... </div><div align="justify"></div><div align="justify">Au fond, j'vois c't'impatience comme un "pourquoi attendre d'être heureux". Pourquoi s'traîner encore et toujours les mêmes merdes, alors qu'y'a un mec qui t'as dit qu'il s'chargerait d'ton fardeau et qu'il t'filerait le sien qu'est bcp plus léger. </div><div align="justify"></div><div align="justify">Faut pas aller plus loin, pask'après tu vires au frappage de poitrine stérile, accompagné de son cortège de ch'uis trop nul. Tu bascules du mauvais côté d'la pente : celle du Malin qui veut t'décourager et qui t'souffle "Bin, regarde, t'es qu'une grosse daube, t'arrive même pas à faire un pas vers Dieu, t'y arriveras jamais". Dans c'cas-là, faut crier "ça suffit !" pour faire taire c'te voix d'merde et d'mort.</div><div align="justify"></div><div align="justify">Answer n°2. Bien sûr qu'Dieu est patient piskil vit dans l'éternité, hors du temps. I' s'en fout un peu d'ton chrono qu'tu t'es greffé dans l'citron ! Comme dit l'psaume 89, pour lui, "mille ans sont comme un jour". Donc, faut pô s'énerver et d'venir tout rouge comme Joe Dalton en trépignant pask'on est pas arrivé là où on espérait arriver à la minute où on l'voulait.</div><div align="justify"></div><div align="justify">Y'a des moments dans la vie où tu fais mille km en 3 secondes, et d'aut'fois, deux mètres en dix ans. Faut pas s'frapper ! D'ailleurs, c'est pô pour pour rien qu'un des dons du Saint Esprit, c'est la patience ! Preuve qu'c'est pô livré avec la version humaine de base ! Le trio Pierre, Paul et Jacques, dans leurs lettres, nous exhorte à la patience. </div><div align="justify"></div><div align="justify">Pierrot : "Et si notre Seigneur montre une telle patience, croyez bien que c'est pour votre salut." (2ème lettre de Pierre, chap. 3, vers. 5)</div><div align="justify"></div><div align="justify">Paulo : "Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre coeur de tendresse et de bonté, d'humilité, de douceur, de patience." (lettre de Paul aux Colossiens, chap. 3, vers. 12)</div><div align="justify"></div><div align="justify">Jacquot : "Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche." (lettre de Jacques, chap. 5, vers. 8)</div><div align="justify"><br /></div><div align="justify">Tu vois, faut pô t'inquiéter, c'est Dieu qui s'approche de toi. C'est lui qu'fait l'gros du boulot.</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-8822993787457841682008-07-13T17:10:00.002+02:002008-07-13T17:16:53.481+02:00L'amour rend voyant"Elle est toujours belle à ses yeux parce qu'il l'aime", écrit à la p. 66 <a href="http://www.amazon.fr/royaume-Dieu-est-vous-symbolique/dp/2845736576/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1215961250&sr=8-1">Sr Marie-Ancilla</a>.<br /><br />Ouais, m'direz-vous, c'est facile : "L'amour rend aveugle". Eh non Trouduculman, c'est l'contraire mon vieux : l'amour rend voyant. Il s'laisse pas arrêter par les apparences, la tronche, l'vêtement, la dégaine, le milieu social, l'compte en banque, l'boulot. L'amour il va droit aux reins et au coeur. Il voit l'être alors qu'les yeux n'font qu'voir le paraître.<br /><br />Avec tes deux yeux, t'es à poil. Faut ouvrir l'troisième oeil : celui d'la foi (ie d'la confiance en Dieu). L'organe d'l'a connaissance véritable, profonde, surnaturelle d'not' réalité.<br /><br />Toute la différence entre la TV noir et blanc, et l'ciné 3D avec effet dolby surround. Y'en a qui restent en noir et blanc toute leur p'tain d'vie, alors qu'ils peuvent appuyer sur l'bouton "Technicolor".Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-43373733018384698042008-07-13T16:58:00.002+02:002008-07-13T17:07:11.408+02:00Ton désir suffit"Son désir a suffi", écrit à la p. 64 <a href="http://www.amazon.fr/royaume-Dieu-est-vous-symbolique/dp/2845736576/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1215961250&sr=8-1">Sr Marie-Ancilla</a> à propos d'la bien-aimée qu'est rejointe par l'bien-aimé avant même d'avoir bougé le p'tit doigt.<br /><br />Dans not' vie de tous les jours, on nous a appris qu'le désir ne suffit jamais : faut d'la volonté, faut lever l'cul d'ta chaise, faut t'bouger, avoir de bons résultats à l'école, et tout et tout...<br /><br />Avec Jésus, bon-ne nou-velle !, seul ton désir suffit pour entrer en r'lation avec lui. Y'aura toujours de relous et des cons pour t'dire qu'il faut faire-ci, faut faire ça : genre aller à la messe, faire des pèlerinage, aller à confess', prier, être gentil avec un p'tain de voisin.<br /><br />Naaaaaaan ! Jésus, il met pô d'conditions. Il a juste besoin d'ton désir pour accéder à toi. Pas un désir de 3 secondes. Non, un vrai p'tain d'désir qui t'prend aux tripes et qui dure. Un désir vital planté en toi comme un épée dont tu peux pas d'débarraser. Un désir de fou, d'malade, d'amoureux, d'amant(e). Un vrai désir, bordel !Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-24081148339358421142008-07-13T16:32:00.004+02:002008-07-13T16:57:13.992+02:00Des vérités bonnes à dire<div align="justify">J'prends mon pied grâce à un bouquin qu'j'a trouvé sur les rayons d'une bib au taff. ça s'appelle "<a href="http://www.amazon.fr/royaume-Dieu-est-vous-symbolique/dp/2845736576/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1215959684&sr=1-1">Le royaume de Dieu est en vous, commentaire du Cantique des cantiques</a>", par Soeur Marie-Ancilla (Ah, p'tain, les noms d'bonne soeur, j'te jure, c'est tout un poème !), éditions Parole et Silence. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'te jure, ce bouquin, c'est mon p'tit lait. Il m'parle à mes tréfonds. Pazke, j't'explique, le Cantique des cantiques, c'est MA spiritualité. Un texte érotik et mystik où le nom de Dieu n'est prononcé qu'une seule oif, comme quoi t'a pas besoin d'en parler tout l'temps pour vivre en plein d'dans. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">La bonne-reusse, elle aborde ça sous l'angle symbolique. C'qui est intéressant par rapport à l'allégorie, c'est que l'symbole n'fige jamais la lecture. Il inclut l'expérience perso du lecteur, il lui dit pas ce qu'il faut penser. En plus les symboles, i changent suivant ta culture. Un seul exempel' : en Occident la couleur du deuil, c'est l'noir, en Asie, c'est l'blanc. Le symbole est inteprété différement d'un coin à l'aut' d'la planète.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Donc pour r'venir à mes moutonssses, le Cantique utilise le symbole de l'érotisme, et l'érotisme, c'est la symbolique d'l'amûr !</div><div align="justify"> </div><div align="justify">La soeur Marie-MachinChose, elle écrit : "Comme tout symbole, il plonge ses racines dans une expérience vitale, les pulsions vitales ancrées au plus profond de l'homme, et les élève à leur dimension spirituelle le plus élevé, l'alliance entre Dieu et l'homme. L'homme passe ainsi d'un seul mouvement, sans intervention du raisonnement, de l'ordre biologique à l'ordre spirituel et plus précisément mystique."</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Bon, j'sais, c'est pô d'la tarte c'quelle raconte. Mais l'côté bandant d'l'affaire est le suivant : l'divin, il t'saisit dans ta plus simple et crue humanité, qui est bonne, goûteuse, et il la porte à ébullition, par l'secours de sa sainte Grâce, jusqu'au septième ciel - le bien nommé. L'orgasme humain comme voie de l'orgasme spirituelle (ou "union" disent les mystiques). V'là qu'a du goût, d'l'saveur pour ta vie d'tous les jours ! </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Tu peux vivre ça en f'sant un barbecue avec des potes, en jouant avec ton môme, on faisait l'amour avec ton chéri ou ta chérie, on r'gardant un paysage ou la rue d'tous les jours depuis ton banc.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">L'truc, c'est qu'ta pas besoin d'te prendre la tête avec des idées, des concepts du coupage d'tiff en rondelles : grâce à l'Esprit Saint-Lubrifiant Divin, tu passes d'un état à l'autre "d'un seul mouvement". </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Waaaaaaaaaaaouuuuuuuuuu !</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-30124240248355504922008-07-13T16:29:00.001+02:002008-07-13T16:31:56.274+02:00That's ze question !<div align="justify">"Veux-tu que ma force, ma puissance, mon amour, passe par toi ?" Voilà, on y est les mecs. C'est ça la question d'fond, à laquelle j'réponds après des millénaires de tergiversation : oui. Sans savoir où ça va m'mener. J'm'enfous, de toute façon, comme j'l'ai déjà dit, c'qui compte, c'est avec qui j'y vais. </div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-55401824372034111332008-07-03T18:04:00.002+02:002008-07-03T18:08:10.796+02:00A donf dans la choucroute- Mouais, y' pas beaucoup de post c't'an-ci NicO.<br />- Bin ouais mon vieux, disons qu'j'suis un peu paumé avec ma carte en main et qu'je cherche la bonne direction. Alors c'est sûr, ch'uis moins causant.<br />- Ouais, j'vois l'trip, mais bon. Tu pourrais faire un effort quand même...<br />- J'dis pas, j'dis pas. C'est vrai que kek fois, j'pense à des ch'trucs mais dès qu'j' suis arrivé chez moi ou au taff, ça s'évapore. J'l'sens plus.<br />- T'abuse un peu quand même...<br />- Z'y va, c'est facile pour ouat de jouer les p'tits chefs. J'publie quand j'veux quand même...<br />- Vas-y t'énerve aps. C'est bon.<br />- ...<br />- Là, on moins tes lecteurs se s'ront régalés.<br />- ...<br />- ...<br />- Ta gueule !Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-37634770778664456012008-06-19T07:28:00.000+02:002008-06-19T07:29:16.924+02:00Dynamis<div align="justify">Voilà, m’t’nant, j’accepte d’m’poser certaines questions. J’avais évité, esquivé, filouté jusque-là, mais m’t’nant l’moment est mûr, sûr, comme midi sur l’horloge d’la gare de Lyon.<br /><br />Ouais, man, j’accepte d’m’poser sérieusement la question : Seigneur tu veux ouak pour oim ? Comment veux-tu j’te suive précisément pour ton service, ta gloire, ton royaume ?<br /><br />Derrière c’te putain d’question, il est question d’engagement, c’t’ une direction, un sens. Un point précis où tu concentres toute ton énergie, au lieu d’l’éparpiller au quat’ coin d’l’univers. Ouais, concentrer la « Dynamis », la force qui vient d’en-Haut en un point précis, comme un laser.<br /><br />Pa’ce qu’il m’appelle d’puis longtemps, et m’tenant, j’suis vraiment libre d’lui répondre : oui, mon amour, la vérité, ma vie, mon ch’min, j’te suis, bordel !<br /><br />Mais calmos. Pour l’instant, j’en sais pas p’us long qu’ça. J’lui dit qu’j’suis dispo pour lui. Et on verra d’où viendra l’étoile filante. J’m’en fous d’pas d’savoir où j’vais. Ce qui compte pour moi, c’est d’savoir avec qui j’y vais. Et comme c’est avec toi, Jés’, j’dis banco, pa’ce qu’tu viens d’montrer qu’t’es un mec fiable, qu’tu veux décidément pas ma mort mais la vie en surabondance. Evidemment. Faut qu’j’sois toujours rassuré, sur ce plan là.<br /><br />M’tenant, j’ai envie qu’ça swingue, qu’ça bouge dans ma vie ! Ouais, j’veux d’l’a nouveauté, la plus belle, celle qui s’surgit d’la fidélité. La fleur qui fend la dalle de béton.<br /><br />Ouais, c’est ça qu’j’veux : j’veux du neuf, j’veux d’l’amour, j’veux la pluie sur l’regain, j’veux la rosée du matin. J’veux tout !<br /><br />PS Moment d’euphorie dans l’TGV à la fin d’la rédaction d’c’te note, accompagnée d’un aut’ image. Ma nana, c’est l’Arche d’Allliance, avec un treasure inside (la présence de Dieu). Marrant pour une athée militante. Et moi, j’suis qui alors ? Son Indiana Jones ?</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-72731994581257617802008-06-14T17:17:00.001+02:002008-06-14T17:18:50.624+02:00MystèreLe mystère, c'est pas que'qu'chose qu'on peut pas comprendre mais que'qu'chose qu'on n'a jamais fini d'comprendre.Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-36114143106886728502008-06-05T15:23:00.003+02:002008-06-05T15:28:32.435+02:00Non plus avec mais parOuais, j'ai compris y'a peu qu'c'est giga important d'vivre sa vie AVEC Jésus. déjà, y' a bien du taff là. Tu l'trinbales avec toi partout, même dans tes coins les plus sombres, tu verras, man, il éclaire les plus profondes ténèbres.<br /><br />Mais, sache ami, que quand viens l'moment où tes forces semblent t'abandonner, où tu t'liquéfies, tu peux vivre PAR Jésus. Autrement dit, laisse sa vie rayonner en toi, pov'mortel. Tu verras, laisse-toi faire, il est ton groupe électrogène quand t'es en panne. Laisse le briller, man, laisse briller, man, il prend soi de toi.<br /><br />C'm'tin à 6h, not' collègue Jean-Gab s'est éteint d'un p'tain d'cancer. Fais chier saloperie de merde. Fais chier.Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-88683062390771747372008-05-28T23:25:00.003+02:002008-05-29T00:10:10.279+02:00Questions au plexus<div align="justify">T'veux du n'veau dans ta life. Bin, demande cash, man, demande cash : "Jésus fait du nouveau dans ma vie !". P'tain, demande, man et tu verras l'Royaume d'Dieu débarquer dans ta piaule d'vie.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Ma Geneviève Vittozienne m'a proposé un exo à la con, mais vachtement puissant. La leçon d'l'exo, c'est qu'il suffit de kek pas pour changer d'perspective.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Exemple. T'es dans ton salon. Tu poses ton cul su'l'sofa, t'regardes la pièce. Pis après tu t'installes dans l'siège en face et tout à coup tu découvres ta pièce sous un autre jour. Tu vois des choses que t'voyais pa'ce qu'elles étaient pô dans ton champ d'vision. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Dans ta vie, c'est pareil. Si t'veux d'neuf fais deux pas à côté. Genre truc con, qu'j'a fais c'matin. Au lieu d'aller au taff en prenant toujours l'même chemin, j'ai pris un aut'chemin qui rallonge un peu. J'ai vu aut' chose, j'ai vu d'aut'gens.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'vous l'ai dit, c'est mon trip en c'moment : j'veux du neuf dans ma vie, j'veux connaître ma mission sur terre. J'veux du neuuuuuf dans ma lifeeee !</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Alors j'ai pris mon ch'min nouveau, et j'ai d'mandé à Jésus d'm'accompagner. J'fais ça parfois j'm'le représente marchant à mes côtés - ou plutôt moi à coté d'lui - et j'lui parle comme à mon frère. J'lui demande conseil sur des trucs très précis, et y'a des réponses qui viennent. Faut qu'j'décante ensuite pour discerner. Mais c'matin, on a bien causé. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'bosse sur le quinbou dont j'vous ai causé l'aut' ouaf (Jean Monbourguette, A chacun sa mission) et là j'ripe sur du lourd. Les questions sont trop balaises qu'il faut qu'j'demande à frère de discuter pour passer l'cap. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">L'truc s'appelle "la connaissance de l'ombre", c'est-à-dire le "coté mal aimé de soi", en gros si tu l'intègres pas tu peux pô croître intérieurement. En gros, t'es comme une pile, faut relier le pole au pôle - pour qu'l'courant passe et qu'la lumire jaillisse. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">bo, j'te balance les questions </div><div align="justify"> </div><div align="justify">1) Quels sont les aspects les plus flatteurs de votre moi social que vous aimeriez voir reconnus par les autres ? Une fois que vous les avez repérés, demandez-vous quelle qualité ou trait de caractère vous avez dû réprimer afin d'être apprécié et aimé. Osez reconnaître sa valeur et sa légitimité. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Moi, j'ai répondu : je veux qu'on me trouve intéressant, pêchu, drôle, dynamique, sûr de lui. Et au fond de moi, j'ai marché sur mon manque d'assurance, la tétanie qui m'paralyse parfois, mon côté angoissé et mélancolique. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Bin l'mec, en plus, i' veut qu'j'dise : "J'ai le droit d'être pas sûr de moi, angoissé, tétanisé, mélancolique"... Respire pendant qu'tu dis ça... ça m'fait trop bizarre, j'veux pas trop voir l'effet qu'ça produit en moi d'avoir c'machin devant moi...</div><div align="justify"> </div><div align="justify">2) Quels sujets de discussion avez-vous tendance à éviter dans vos conversations ? Chose certaine, les sujets que vous esquivez révèleront votre peur de dévoiler un coté de vous-même que vous jugez gênant.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'supporte mal qu'on cherche à savoir comment j'vais vraiemtn ; j'aime pas trop tendre des perches pour que le sujet tombe sur moi car j'ai peur de l'image qu'on a de moi surtout si elle n'est pas positive. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">3) Dans quelles situations vous sentez-vous devenir nerveux, hyper sensible et sur la défensive ? Quel type de remarque vous fait sursauter. Si vous avez une réaction vive, c'est signe qu'on vient de piétiner un coin de votre ombre, une zone de vous-même que vous ne voulez pas révéler.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'déteste les situations d'conflits entre deux personnes. J'suis tétanisé. Je réagis par l'agressivité sur l'un des protagonistes ou j'ronge mon frein en m'disant : "NicO, fais quelque chose, faut qu'tu réagisses", mais j'ai peur d'm'prendre un coup. J'suporte mal les critques perso, j'suis vachement susceptible. Je supporte pas les attaques ad hominem. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">4) Dans quelles circonstances vous sentez-vous inférieur ou avez-vous le sentiment de manquer de confiance en vous-même ? de vous sentir pas assez comptéent, intelligent, etc. ? C'est là le signe d'une ombre qui veut faire surface.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Quand j'me trouve dans une situation professionnelle inédite et j'saispas faire. J'ai trop les boules qu'on voit qu'j'vaux des nèfles, alors j'panique, j'me tétanise... J'suis perdu, j'aimerais être ailleurs, j'suis là, il faut qu'j'fasse quelque chose, faut qu'j'agisse... </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Un exemple concon pour comprendre... Comme une fois en cours d'grec, la prof me dis : "Traduisez" (à main levée), moi j'regarde les mots, j'comprends qu'dalle, c'est du chinois pas du grec. Y'a l'silence. Faut dire un truc. Faut qu'j'dise : 'J'sais pas !" et j'aime pas dire ça.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Face à une souffrance d'une personne, y'a un coté de moi qui veut s'barrer très loin de toute c'te merde, et l'aut' qui veut consoler, guérir, sauver mais qu'est impuissant car pas la force.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">y'a encore 4 aut' questions mais déjà en ayant bossé sur les quat' là, j'suis bien chargé et ça m'coûte, alors les quat' autres : plus tard.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">En r'lisant mes réponses ici, j'm'rappelle les cauchemars qu'j'faisais enfant et qu'je déteste. J'me fais courser, agresser, et j'dois répondre, frapper, cogner et j'n'ai plus d'force, j'ai les bras et les poings tout mous, i' répondent pas, mes coups ne portent pas, i sont molassons, j'frappe au ralenti mollement. L'horreur ! L'horreur d'l'impuissance, d'la léthargie.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'ai souvent jouéla comédie de l'hyperactivité pour mon lutter contre c't'eau lourde et dormante qu'j'sens en moi etqu'j'redoute d'voir m'entraîner par le fond. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">J'me suis foutu dans l'passé dans des situations de merde pour avoir l'dos au mur et être forcé par les circonstances d'agir. J'ai fait du parachutisme pour m'jeter dans l'vide comme on s'jette à l'eau. La pédagogie du coup d'pied dans l'cul. Autrement dit, j'me suis violenté, foutu des claques... pour réagir. </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Mais maintenant, j'sais qu'il faut j'm'approche de c't'eau, qu'j'm'y plonge. Ainsi, j'verrai qu'elle va pas m'engloutir et m'tuer. Qu'elle est pas mortelle, qu'c'est pas un sable mouvant. Faut qu'j'ose. Et j'vous dirai.</div><div align="justify"> </div><div align="justify"> </div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-42908717804097583282008-05-22T23:12:00.004+02:002008-05-22T23:28:39.150+02:00Dans l'coltar<p align="justify">Ouais, j'ai été feignasse d'clavier c'temps-ci. Mais bon, pour vous zavouer l'truc, ça fait trois mois qu'j'suis un peu dans l'gaz spirituellement parlant. Ambiance : nuée blanche, sans r'pères. Rien d'inquiétant pourtant. Juste un sas, un quai d'gare. J'pense qu'la brume va s'lever mais ch'ais pô quand.<br /><br />Un tournant s'annonce, mais ch'ais pô vers quoi, ni vers où.<br /><br />A la dernière gare connue, j'avais coché des convictions :<br />- Arrêter d'm'défiler quand Jésus m'regarde dans les yeux et m'appelle en lui répondant: "Choisis-en un aut', moi j'me sens pas cap'".<br />- Carpe diem à donf (résultat grosse teuf pour mes 40 piges le 7 juin)<br />- Privilégier les relations humaines sur l'comptable, quitte à "perdre" du temps.<br />- M'fixer un objectif prof' vraiment ambitieux, et donc arrêter d'jouer avec des zallumettes.<br />- Conscience aigüe qu'ma vie peut basculer, s'arrêter là, tout d'suite. ça s'appelle la conscience d'sa fragilité. ça m'torture beaucoup moins l'esprit, mais ça m'travaille encore.<br />- Demander à Jésus du nouveau, du neuf dans ma vie.<br />- Garder ma main dans la sienne tout l'temps. Ne p'us accepter d'vivre 1 micros'conde sans lui : il transfigure tellement ma vie c't'homme-là.<br />- Arroser mon jardinet intérieur pour qu'la plante puisse pousser dans d'bonnes conditions.<br />- M'rappeler c'te vérité, trop balèze d'ta mère, lue dans un canard : "Quand un cultivateur sème du grain en terre, ce n'est pas lui qui le fait pousser. qu'il dorme ou qu'il soit éveillé, la nuit et le jour, la semence germe et grandit. Le cultivateur peut l'aider à se développer par ses soins ; il peut aussi l'empêcher de se développer par ses négligences. Mais ce n'est pas lui qui fait pousser le grain. Tu peux empêcher la Parole de Dieu d'être féconde en toi mais ce n'est pas toi qui fais la fécondité de la Parole."<br />- Proxima estacion : trouver ma mission. Pour m'aider j'potasse un bouquin qu'a du bouquet : <a href="http://www.editions-bayard.com/pages/fiche.php?isbn=2227439025&rub=Religions">"Chacun sa mission", </a>un quinbou qui vient d'mettre conseillé par un frêrot en Christ.<br /><br />Et, roule ma poule, bo'del !</p>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-39410810576760109042008-05-16T15:31:00.007+02:002008-05-16T15:45:37.861+02:00NicO vu d'ailleurs<div align="justify">Dès j'vois un texte qui paraît sur Nicodème, j'fonce. Celui-là, j'l'ai trouvé particulièrement savoureux. D'où sa présence ici !<br /><br /><br />Selon l'Évangile de Jean, c'est « de nuit » que Nicodème vint trouver Jésus (Jean 3, 2). La nuit, c'est l'obscurité qui s'épaissit, avec des sentiments et des pensées qui se pressent, se chevauchent et tournoient sans cesse sans trouver une demeure stable. Envol des imaginaires, remontée de peurs enfantines, rappel des insatisfactions du jour. Spirale de l'enfermement intérieur que le silence ne fait qu'exacerber.<br /><br />C'est le constat amer que dresse le psaume 22 : « Mon Dieu, le jour j'appelle, et tu ne réponds pas, la nuit, point de silence pour moi... » Nuit des camps et des prisons, nuits des hôpitaux. Nuit qui ne semble jamais devoir finir selon le prophète Isaïe : « Veilleur, où en est la nuit ? Le veilleur répond : Le matin vient, puis encore la nuit » (Isaïe 21, 12).<br /><br />La nuit peut être aussi moment privilégié pour y voir clair et entrer dans une nouvelle vigilance, en profitant d'un silence complice : « Ta lumière se lèvera dans les ténèbres et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour » (Isaïe 58, 10). C'est « de nuit » que Nicodème, notre frère, notre contemporain, vient trouver Jésus. Il sait que la nuit, plus que le jour, est le temps de l'attente : « J'espère Yahvé, murmure le psaume 130, j'espère de toute mon âme et j'attends sa parole, mon âme attend le Seigneur plus que les veilleurs l'aurore. »<br /><br />Toute nuit trouve sa fin, et après la nuit se lève forcément une aurore. La loi cosmique de la succession quotidienne des jours et des nuits habite tout homme, tiraillé entre les ombres menaçantes du temps nocturne et les lumières d'un nouveau jour qui recommence. Le Dieu créateur qui, aux origines, a séparé le jour de la nuit, en disant : « Que des ténèbres resplendisse la lumière », est le même que celui qui habite en nos cœurs pour faire surgir la clarté dans nos ténèbres, la face solaire après la phase obscure.<br /><br />Nicodème, en effet, sort de ses doutes, quitte sa nuit pour reconnaître en Jésus un être lumineux dans sa singularité, inexplicable totalement à travers son allure et ses gestes. Impossible de l'enclore dans une humanité comme la nôtre, tissée, elle, de faiblesse dans son élan vital. Cet homme ne peut venir que d'un monde inconnu, marqué du sceau divin. Ses façons de faire, ses paroles, pour qui l'a patiemment et longuement observé, ne peuvent se comprendre sans référence à un Autre qui lui donne de vivre ainsi. En tout lieu, et dans le cœur de tous, ne laisse-il pas l'empreinte d'une habitation divine ? « Rabbi, nous savons que tu viens nous instruire de la part de Dieu, personne ne fait de pareils signes si Dieu n'est avec lui. »<br /><br />Alors se déroule entre les deux protagonistes un étonnant dialogue : Jésus invite Nicodème à vivre une nouvelle naissance, comme celle que l'on propose à tout catéchumène [adulte se préparant au baptême NDR]. Il ne suffit pas d'être né, il faut naître à nouveau pour vivre durablement. Mais Nicodème est déjà avancé en âge. Il reçoit donc cette invite comme l'appel à un retour en arrière, l'annonce d'une nécessaire régression vers son propre commencement. Comment devenir jeune, alors que le corps et l'esprit sont marqués par une vieillesse inexorable ? Faudrait-il retourner dans le sein de sa mère ? Impossible équation.<br /><br />Revenir vers son origine, fait remarquer Jésus, est un chemin sans issue. La vie s'écoule comme le fleuve qui va vers la mer sans jamais devoir revenir à la source primordiale. Tout retour en arrière est à bannir et ne saurait être qu'une impasse. Le fil d'or des générations descend inéluctablement vers l'avant et ne peut jamais remontrer vers sa matrice originelle. Il importe au contraire, pour chacun, de vivre au sein de son temps et au milieu de ses contemporains. Mais le salut ne se trouve pas non plus dans un contournement de ses propres déterminismes biologiques. Ce serait une nouvelle folie. Pascal le dira : « Les médecins pourront te guérir mais tu mourras quand même. » Ce qui est chair est chair. Nul ne peut endosser une nouvelle livrée charnelle.<br /><br />Seul l'Esprit, accueilli dans la chair, affirme Jésus, est, dans le présent qui s'offre à chacun, puissance transformatrice et assurance de durabilité. Il tire vers « l'avant ». Il donne un dynamisme intérieur qui se reçoit « d'en haut » et ne se comprend qu'en se situant dans la confiance. « Sans l'Esprit, écrit au soir de sa vie un physicien croyant, Louis Leprince-Ringuet, notre monde aussi sophistiqué, aussi perfectionné soit-il, risque fort de se déséquilibrer, de se détruire, malgré l'admirable potentiel de travail, de génie, d'invention, de persévérance des hommes. » Celui qui se régénère dans l'Esprit découvre le souffle de la liberté qui est le propre de l'Esprit mêlé à notre esprit et agissant dans les fibres de la chair.<br /><br />Dans le dialogue avec Jésus, l'étonnement grandit chez Nicodème, si proche de nous. Le voici appelé à une conversion de tout son être, à une sortie courageuse loin du jeu illusoire de ces miroirs déformants que l'on voit dans les fêtes foraines. « Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit.» Silencieusement, comme une brise discrète, l'Esprit souffle dans le cœur de l'homme un vent de liberté, une liberté capable de surmonter les déterminismes qui font la pesanteur de la chair. </div><div align="justify"><br />Saint Paul parlera, dans le même sens, de la victoire finale de l'Esprit en toute chair : « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous» (Romains 8, 11).<br /><br /><em>Nicodème, veilleur dans notre nuit</em>. Henri Madelin, Service jésuite européen (Bruxelles-Strasbourg). La Croix, paru le: samedi 19/04/2008</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-64525322748783943002008-05-16T15:28:00.002+02:002008-05-16T15:30:52.825+02:00Coup de ventCh'uis désolé d'vous avoir laissé tombé comme une vieille chaussette. J'ai fait plein d'truc super : une semaine de voyage à New York avec ma chérie, cinq jours de marche (et 150 Km) sur le chemin de Compostelle... Des trucs beaux, forts. J'vous oublie pas.Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-80135837507152255632008-04-18T09:45:00.004+02:002008-04-18T12:09:47.353+02:00Métro, c'est trop<div align="justify">Métro Concorde. La lourde s'ouvre. Par d'ssus les têtes, j'vois une femme, la trentaine rondouillarde assise. Elle tend la main aux gens, qui passent, comme si elle voulait les arrêter. Mais tous passent en évitant son r'gard. "S'il vous plaît... s'il vous plait... Aidez-moi", implore-t-elle.<br /><br />L'gros NicO, il a pas bougé. Il aurait pu sortir pour aller vers elle. L'gros NicO, il a pensé qu'fallait pas arriver trop en r'tard au boulot. Il a laissé la porte s'fermer et l'train r'partir. Et la femme implorer dans l'vide.<br /><br />NicO, il a prié pour qu'l'Seigneur des Vivants envoie quelqu'un d'plus généreux qu'lui. Quelqu'un qu'accepte d's'arrêter pour pô laisser c'te femme seule sur son quai. Il a prié l'NicO, car il a été trop lâche pour aimer comme Dieu aime.<br /><br />L'gros NicO, il avait son bréviaire en main. Et voilà c'qu'il venait d'lire,d'méditer : "Assurons donc le salut du corps entier que nous formons dans le Christ Jésus, et que chacun se soumette à son prochain, selon le charisme que celui-ci a reçu, écrit saint Clément. Que le fort se préoccupe du faible, que le faible respecte le fort; que le riche subventionne le pauvre, que le pauvre rende grâce à Dieu qui lui a donné quelqu'un pour compenser son indigence."<br /><br />En tout cas, c'est pas à cause d'toi, NicO, quelle rendra grâce à Dieu. Mais elle rendra grâce à Dieu.<br /><br />La facilité, ce s'rait de m'attarder sur ma ch'ite misère, sur la p'tite merde qu'j'me suis senti à c'moment-là. Oh, NicO, t'es trop nul, t'es pas charitable, t'es un égoïste ! J'en ai des listes.<br /><br />Non, l'truc que j'ai fait, c'est d'm'tourner vers Jésus qui m'apprend "les chemins de la vie". Et comme tu peux l'voir, j'suis loin d'avoir fini d'apprendre....<br /><br />Alors j'ai prié d'transformer ma merde en or. Car il est l'seul à pouvoir le faire. Faut avoir d'l'ambition pour sa vie spirituelle, comme on peut en avoir pour son boulot, sa vie perso et familiale. Mon ambition d'c'jour, c'est qu'un jour, pour l'amour de Jésus et de l'humanité, j'bougerai mon cul pour aller voir l'pauvre qui crie vers Lui.<br /><br />Prends 'tiep d'moi. Et d'elle surtout.</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-12613865044603711022008-04-15T22:41:00.003+02:002008-04-15T22:57:11.903+02:00Chercher la mietteQuand j'prie dans l'métro, y'a des versets d'psaumes ou d'a 'Bible qui m'font lever l'nez d'mon bréviaire et m'font fixer un point vague au-d'ssus d'la tête d'mes congénères. Y'a des mots qui m'ébranlent comme des montagnes.<br /><br />Quand j'atterris, j'me dis : "Faut qu'j'le mette dans le blog pour partager ça avec mes frères et soeurs". Mais l'truc, si j'attends trop, j'trouve p'us qu'dalle. ça vient d'm'arriver : y'a en gros 6-7 mots qui m'avaient fait sauter au plafond hier, bin j'ai cherché, j'r'trouve p'us. Pfffuitttt. J'ai digéré la Parole, i' reste même pas une miette, pfff...Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-84630691802159778112008-04-09T23:19:00.009+02:002008-04-09T23:40:12.362+02:00La zonmai à NicO<div align="justify">Deux projectiles m'ont explosé l'pare-brise pour m'découvrir l'aut'ciel, brother.<br /><br /><em>"[L'ennemi] me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis</em>" (Psaume 142, 3)<br />Le souvenir des morts des aut' t'retiennent dans les ténèbres, mon pov' NicO. Laisse-les partir. Ils n't'appartiennent pô, mon vieux. Laisse les à d'autres bras mille fois plus généreux et plus puissants. Laisse, laisse, laisse filer, j'te dis, sinon t'vas t'pourrir l'grenier.<br /><br />"<em>Vous êtes la maison que Dieu construit</em>" (1re lettre aux Corinthiens, chap. 9, vers. 3)<br />J'aime c't'image, putain, ça r'met les choses en perspective. Ta vie, il la construit jour après jour. Toi tu vois pas pas la logique, mais lui, il les plans. Y'a une suite. Bonne nouvelle, non ? J'ai tenté d'visualiser la tronche d'l'maison qu'j'suis. Pô facile. Ch'crois quand même qu'les fondations y sont, les murs aussi, les fenêtres et les portes sont plus récentes. L'toît pas encore because, là, on bâtit les étages, on s'élève encor'. Et toi, elle a quelle tronche ta maison qu'Dieu bâtit ?</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-3843018655726684572008-04-05T09:51:00.001+02:002008-04-05T09:55:10.601+02:00Vazy Titi !J'aime bien alors j'partage :<br /><br />«La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu’on a entrevu dans la lumière", disait le "philosophe-paysan" Gustave Thibon.<br /><br />Bien vu Titi !Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-72881615820787627072008-04-01T22:05:00.003+02:002008-04-01T22:11:47.544+02:00Ma peur est un clebsMa peur, au fond, c'est un clébard qu'faut apprivoiser. Faut l'accueillir comme un animal domestique, bon, c'est vrai, elle pue d'la gueule, elle bave un peu, et tu demandes t'jours si ce clebs n'fait pas partie des zanimaux qui défrayent la chronique parce qu'ils ont arraché la gueule d'leur maître en plein jour.<br /><br />Au fond, t'vois, j'commence presqu'à bien l'aimer, c'te peur, avec c'poil rapeux, et ça démarche balourde, qui pèse trois tonnes quand elle s'couche sur toi au risque d't'couper la respiration.<br /><br />Ksssss, kssss, allez viens là, couché, tranquille. C'est ça ! Ch'est bien cha ! Hein, l'gros chienchien...Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-91195251046506647482008-03-31T16:41:00.005+02:002008-04-01T06:17:54.696+02:00Commentaire antiradioactif<div align="justify">'Tain, Geneviève ma Vittozienne, elle a beau avoir 83 balais, on peut dire qu'elle sait encore smasher comme Federer. </div><div align="justify"></div><div align="justify">J'lui ai posé ma fameuse question : "Que c'serait ma vie si j'avais pô peur de l'mort et d'la maladie ?". Elle m'a rega'dé avec un sourire. Après un silence, elle m'répond : "Ce s'rait inhumain ! Tout homme a peur de la maladie de la mort". </div><div align="justify"></div><div align="justify">En gros, elle m'ramenait sur terre en m'disant qu'c'était un rêve qu'd'vouloir échapper à ma condition d'homme ! Elle a même ajouté qu'Jésus himself était venu assumer toute cette réalité-là.</div><div align="justify"></div><div align="justify">En revanche, elle m'a bien expliqué qu'l'important, c'est pas d's'laisser emprisonner par nos peurs. Quand j'y cède, j'ai l'impression d'm'retrouver dans un nuage radioactif, dans un cercle vicieux où tout s'qu'j'pense est catastrophe sur catastrophe. J'n'suis plus dans la réalité, j'suis dans le fantasme qui m'fait croire qu'il est la réalité. J'faisais partie d'ces gens qui prennent leurs peurs pour la réalité. C'est fou, non ? Le r'tour au réel voilà c'qui nous libère d'la peur. Faut sortir d'l'attraction fatale d'la planète de la peur : faut changer d'orbite !</div><div align="justify"></div><div align="justify">Quand Geneviève a vu ma tronche, elle s'est marrée tant j'avais l'air interloqué. Mais elle venait d'm'ouvrir un sacrée porte ! L'contraire d'la peur, a-t-elle ajouter en ouvrant grand les bras, c'est s'ouvrir à la vie, à la vie qui vient, qui est là, qui s'offre à nous gratuitement à travers ces p'tits cadeaux quotidiens. Plus t'es dans la peur, plus faut faire mémoire, à la fin d'ta journée, de tout c'qu'y a eu de bon, d'heureux, de beau dans ta journée. </div><div align="justify"></div><div align="justify">Et si j'trouve pô, c'est pô que ça n'a pas existé, c'est qu'j'ai pas su accueillir ces micro moments d'grâce qui m'étaient offerts. Y'a des gens "bien portants" qui sont fascinés par l'malheur et deviennent aveugles aux belles et bonnes choses toutes simples. Qu'est-ce qu'ils gagnent ? Rien ! Et Satan ricane : et hop, un flippé d'la vie en plus, coooool !</div><div align="justify"></div><div align="justify">Ne plus vivre sous l'esclavage de la peur, comme disait saint Paul, c'est ne plus laisser toute la place d'la peur dans ma vie, sachant qu'bien sûr, comme j'suis humain, y'aura des moments d'peur et c'est surtout le moment où j'suis invité à m'ouvrir encore davantage à la vie qui vient à moi. </div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-38382047740566980902008-03-30T21:29:00.005+02:002008-03-30T21:41:54.070+02:00Prière de demander<div align="justify">Quand j'ai proposé à Véro de prier pour elle, elle m'a répondu : "Surtout pas ! De toute façon, y a d'autres personnes plus importantes que moi dont Dieu doit s'occuper". Contexte : fils de 16 ans en garde à vue pour conneries récidivées.<br /><br />J'ai essayé d'lui expliquer qu'elle était importante aux yeux d'Jésus, mais comment pouvoir le croire quand on n'est même pas important à ses propres yeux... En tout cas, j'la respecte trop pour aller contre sa volonté.<br /><br />Lorsque JB m'a appris tout à l'heure à la sortie d'l'église qu'elle a un début de cancer aux poumons, j'le suis entendu lui demander (Véro était passée par là): "Veux-tu que je prie pour toi ?". Elle m'a répondu : "Evidemment !".<br /><br />J'ai réalisé qu'poser la question, c'est beaucoup plus respecteux du désir de l'autre. J'adopte.</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-75446167323066268232008-03-26T13:09:00.005+01:002008-03-26T13:26:03.962+01:00Prendre d'la hauteur'Tain, ça m'a fait du bien d'avoir lâché la note précédente ; ça fait des s'maines qu'elle germine en moi. J'osais pas la finaliser, la poster. J'avais peur d'ce qu'je disais dedans : reconnaître mes peurs, mes limites, mes zones d'ombre.<br /><br />Comme si l'fait d'en parler, leur donnait une réalité plus forte et qu'j'me fasse bouffer... Fantasme nébuleux...<br /><br />En sortant du tromé, c'matin, l'Bon-Dieu m'a fait un cadeau. L'avenue à-côté grondait d'bagnoles mais moi, j'ai entendu l'chant répétitif d'un p'tit zoiziau perché sur un immeuble. J'lai entendu comme la p'tite musique d'la vie.<br /><br />Faut dire que pendant mon trajet, l'Bon-Dieu m'a éduqué l'oreille. Il m'a aidé à prendre d'la hauteur, à décoller d'mon nombril pour contempler son oeuvre.<br /><br />Et quelle oeuvre p'tain, j'te jure !<br /><br /><em>Dans les ravins tu fais jaillir des sources<br />et l'eau chemine aux creux des montagnes ;<br />elle abreuve les bêtes des champs :<br />l'âne sauvage y calme sa soif ;<br />les oiseaux séjournent près d'elle :<br />dans le feuillage on entend leurs cris.</em><br /><em></em><br /><em>De tes demeures tu abreuves les montagnes,<br />et la terre se rassasie du fruit de tes oeuvres ;<br />tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,<br />et les champs pour l'homme qui travaille.</em><br /><br /><em>De la terre il tire son pain :<br />le vin qui réjouit le coeur de l'homme,<br />l'huile qui adoucit son visage,<br />et le pain qui fortifie le coeur de l'homme.</em><br /><br />(Psaume 103, 10-15)Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24345728.post-85618128263006037232008-03-26T08:18:00.005+01:002008-03-26T13:28:40.844+01:00Quand t'es dans l'désert...<div align="justify">« Qu’est-ce que s‘rait ma vie si j’avais plus peur de la mort et de la maladie ? » C’est la question qu’je posais au Père Did, qui m’accompagne depuis des lustres. Car su’l’chemin j’ai bien senti au-d’ssus d’moi comme un plafond d’verre qui m’empêche d’me déployer comme j’devrais…<br /><br />Et c’p’tain de plafond d’verre, c’est la peur d’crever et d’voir les autres crever. Peur tout humaine, j’t’l’accorde bien, man. Mais, moi ça m’empêche d’être vraiment moi-même.<br /><br />En plongeant en moi-même, j’me suis aperçu que c’te peur vient surtout de l’expérience des autres : ma mère, mon père, ma femme, des oncles et tantes. Des gens qui ont fait face à une cata d’chez cata qui a abouti soit à la mort pure et simple, soit à un mégaflip.<br /><br />Dans c’p’tain de p’tit cirque, y’a un personnage qui r’vient souvent, il fait vraiment chier l’monde tant il a tendance à monopoliser la scène: son p’tit nom, c’est cancer. Mais il a aussi des potes tout aussi peu ragoutants genre Accident d’la route, Guerre, ou MSN (non pas le tchat, l’aut’ saloperie de Mort Subite du Nourrisson…), par exemple.<br /><br />Là j’prends qu’des exemples qui m’ont impressionné au sens quasiment photographique. J’ai donc grandi dans la trouille d’la Catastrophe Imminente. Genre, la tuile mortelle que tu t’ramasses sur l’coin d’la tronche.<br /><br />En méditant, ces jours-ci, j’me rends compte que ces catastrophes vécues pour d’vrai ne sont pas directement les miennes mais celles d’autres, des proches certes, mais c’est pô mon histoire à moi directement. Un peu comme tu sors d’chez toi avec l’manteau d’un autre, et tu sais qu’y’ a truc bizarre mais tu sais pô dire quoi…<br /><br />Depuis qu’j’suis né, j’me suis fait une p’tite spécialité de merde : celle d’porter les manteaux des autres. J’veux dire : leurs peurs, leur douleur. J’y peux pas grand-chose ch’uis une sorte d’éponge qui capte les bad waves alentours. Et c’est comme si j’avais voulu réparer c’que j’avais pas vécu. Con, non ? </div><div align="justify"></div><div align="justify">D'un aut' côté, j'dirais qu'c'est le revers d'un don qu'j'ai reçu : l'empathie... L'tout, c'est d'savoir jusqu'où va l'empathie. En tout cas, pas jusqu'à l'oubli d'soi. L'empathie mal gérée, j'le sais d'expérience, ça donne, ce que les psys appellent "la projection"... Une p'tain d'épine que j'ai appris à démasquer. Ma grande affaire : trouver la juste distance entre le blindage total, la fuite, l'éloignement et la proximité envahissante. J'dois dire qu'j'tâtonne toujours ent' les deux...<br /><br />Donc, j’ai vécu avec le manteau d’malheurs des autres. Mais, encore une fois, c’tait pas mon histoire à moi. Ce n’est pas mon histoire : c’est leur histoire. Ce n’est pas ma vie : c’est leur vie…<br /><br />Bref, j’en suis arrivé au stade où ma théorie d’catastrophe imminente m’empêche d’avancer, d’grandir, d’aller jusqu’au bout d’moi-même. Et là, ça fait sérieusement chier ! Donc, j’ai dit tout ça au Father Did, qui m’a écouté.<br /><br />Mardi Saint. J’déboule dans son église pour aller à confesse. Pour confesser tout d’abord la bonté de Dieu : tout c’qui est beau et d’bon dans ma vie. C’est d’abord ça la confession. P’is, j’ai confessé c’qui m’empêche d’avancer, d’laisser assez d’place à Jésus in my life.<br /><br />Et là, tout à coup, j’me suis rendu compte qu’je vis depuis des millénaires en lui défigurant la gueule : j’crois pas qu’Jésus soit le maître de la vie et d’ma vie. J’ai encore et toujours cette vieille méfiance qui remonte à la Genèse : Dieu veut-il mon bien ? Dieu veut-il mon bonheur ? Dieu veut-il qu’je vive pleinement ? Dieu veut-il qu’j’vive tout court ?<br /><br />Ma tête m’disait : oui ! Mais mon cul, ma chair m’criait : non ! Non, NicO, tu crois pas au fond d’toi qu’Jésus c’est le maître d’la vie, qu'il veut qu’te donner la vie, c’qu’il y a d’meilleur. </div><div align="justify"><br />« Je suis le chemin, la vérité et la vie », dit Jésus.<br /><br />Chemin : oui, j’le crois, ça fait des années qu’j’ai décidé de le prendre ce ch'min car il me semble le meilleur, même si j’ai pas d’carte topographique pour savoir où il mène. Au fond, j'm'fous un peu aujourd'hui, c'qui compte, c'est d'savoir qu'j'marche avec Lui.<br /><br />Vérité : oui, ça dès l’départ. C’est ça qui m’a attiré vers l’christianisme : et si tout c’qui était dit dans la Bible était vrai ? Et si c’était une parole solide sur laquelle appuyer ma vie ? J’l’ai senti intuitivement, très tôt : y’a du vrai là-dedans, mon boulot c’est d’creuser tantôt avec une pelle, une p’tite cuiller ou à main nue. Mais j’creuse.<br /><br />La vie : bin là, non, désolé ! La vie, au fond j’crois pas qu'tu sois la vie, mon Jésus. Pourtant tout me dit l’contraire (les Ecritures, l'expérience, la terre, les zoiziaux, et tout et tout) mais ma chair au fond de moi dit : non, c’est pipeau ! Mon esprit lui dit : « Arrête de déconner, bordel, tu vois bien qu’c’est qu’des conneries de penser ça ». Ma chair s’en fout : elle continue à dire : non ! Et moi, pov’ naze : j’préfère la croire. Misère, misère, misère !<br /><br />Alors j’ai accepté d’vivre tout recourbé comme un gros naze bossu sous mon plafond d’verre en m’disant : « P’tain, ça y est c’est maintenant la tuile, la fin, la mort ». Et pis, à chaque fois, rien n’se passe. Bon, c’est clair, j’vais pô m’plaindre mais bon j’ai du mal à reconnaître qu’la vie est plus forte que tout. Et faute d’reconnaître c’te réalité (« Et leurs yeux étaient empêchés de voir… »), pour l’coup, j’me gâche la mienne.<br /><br />Sur mon ch’min d’KrM des paroles m’ont tout d’abord aidé à considérer la mort autrement.<br /><br />D’abord, la parole qui décrit c’que j’vis et c’qu’Jézus a fait pour moi :<br /><br />Parole 1 : "Il partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclave. " (Lettre aux Hébreux, chap. 2, vers. 15)<br /><br />J’relève, j’souligne, j’élève… parole fondamentale qui éclaire ma condition d’homme : "Ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclave. » Bin, c’est moi tout craché ! Jésus m’libère de cet esclavage-là. Il l’a fait, m’t’nant à moi de m’relever, d’sortir de mon tombeau comme Lazare car ch’uis vivant. </div><div align="justify"></div><div align="justify"></div><div align="justify">Mais pour moi, ça n’a rien d’une évidence… C’est là où j’bloque encore… J’ai pas encore accueilli c’te vérité vraie jusque dans l'fond d'mes tripes, dans ma chair afin qu’elle puisse être transfigurée par c’te vérité. J’espérais un coup d’baguette magique à Pâques, connement, j’sais d’expérience qu’tout ça, c’est l’affaire d’une lente (et souvent longue) maturation… Jusqu’à l’accouchement.<br /><br />Parole 2, extraite d’un commentaire de saint Jean Fisher sur le psaume 129. J’ai été touché qu’il considère notre vie comme un Temple, qui, comme le Temple de Jérusalem, est composé de deux parties : "l’un est la terre que nous habitons maintenant ; l’autre est encore inconnue des mortels que nous sommes ". Plus loin, il parle de Jésus qui est entré "dans le Saint des Saints, c’est-à-dire le ciel".<br /><br />Le Saint des Saints, c’est le ciel : j’kiffe l’image. La terre et le ciel n’forment qu’un grand temple d’amitié entre Dieu et l’homme. Mais le Saint des Saints, c’est le lieu d’la rencontre en face à face. Et nous sommes tous devenus, grâce à Jésus, l’grand-prêtre qui seul pouvait pénétrer dans c’te partie-là, dans le Temple terrestre bâtie par Salomon.<br /><br />Parole 3. "Pour notre âme, cette espérance est sûre et solide comme une ancre fixée au-delà du rideau du Temple, dans le Sanctuaire même où Jésus est entré pour nous en précurseur, lui qui est devenu grand prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek." (Hébreux chap 6, vers. 19). C’est l’image du Temple, toujours, Jésus est en entré dans l'Saint des Saints. Il a traversé le rideau d’lamort. Et là, j’suis super touché par l’image de l’ancre fixée au-d’là du rideau du Temple.<br /><br />J’vois pô Jésus, il est d’l’autre côté du rideau maint’nant. Mais si je tire sur la corde qui est nouée à l’ancre, j’peux sentir que c’est solide, qu’y a du répondant, que j’peux avancer même si j’vois pas d’l’aut’ côté. J’peux avancer sur les ch’mins de ma vie encordé à c’te espérance-là.<br /><br />Là encore, ces paroles sont bonnes, vraies et justes, mais elles sont pô encore totalement descendues en moi, ancrées en moi. J’n'ai pô encore l’espérance paisible de celui qui sait d’expérience…<br /><br />Parole 4, paroles qui font l’point et m’encouragent à n’ pas renoncer sur c’te tronçon plus abrupt. "A peine aviez-vous reçu la lumière que vous avez enduré un lourd et douloureux combat" (Hébreux chap. 10, 32). </div><div align="justify"></div><div align="justify">L’combat, j’l’sens bien mais j’sais pas encore si c’est une bataille ou une guerre nucléaire, t’vois l’blème. Mais bon, p’isque faut y aller, faut y aller. Faut pô s’arrêter en si bon ch’min : "Ne perdez pas votre assurance, elle obtient une grande récompense. C’est d’endurance, en effet, que vous avez besoin, pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation de la promesse … Nous, nous ne sommes pas hommes à faire défection pour notre perte, mais hommes de foi pour le salut de nos âmes." (Hébreux 10, 36-36.39)<br /><br />Parole 5, une histoire d’leçon à recevoir. Une leçon d’vie pour apprendre à s’défendre, à s’relever quand on est tombé, à découvrir la vie, la vraie : celle qu’on reçoit…<br /><br />"D'ailleurs nos parents d'ici-bas nous faisaient la leçon, et nous les respections. Ne devons-nous pas encore plus nous soumettre au Père du ciel pour avoir la vie ? Les leçons que nos parents nous donnaient en croyant bien faire n'avaient qu'un effet passager. Mais celles de Dieu sont vraiment pour notre bien, et il veut nous faire partager sa sainteté. Quand on vient de recevoir une leçon, on ne se sent pas joyeux, mais plutôt triste. Par contre, quand on s'est repris grâce à la leçon, plus tard, on trouve la paix et l'on devient juste… Ainsi, celui qui boite ne se tordra pas le pied ; bien plus, il sera guéri." (Hébreux 12, 9-11.13)<br /><br />Les mots importants pour moi ici, c’est "se soumettre au Père du ciel pour avoir la vie" et "il veut nous faire partager sa Sainteté". Si j’veux respirer à grandes bouffées la vie, la bonne vie, la vie pleine, heureuse, pas entamée par la peur ou l’angoisse, j’dois saisir ma corde et avancer.<br /><br />La boucle est bouclée, j’suis face au plafond de verre et j’invoque Dieu pour refaire le coup des trompettes de Jéricho qui ont abattu les murailles de la plus épaisse forteresse. J 'souffle dans mon cor pour qu'Lui vienne péter tout c’qui me sépare encore de lui.<br /><br />Ouais, mon Jésus, t’es l’mec d'ma vie et j’veux être totalement, pleinement à toi, comme la Bien-Aimée pour son Bien-Aimé, car tu est "le maître de la vie", l'maître de ma vie. Voici, je viens…</div>Nicodème ou le sens de la viehttp://www.blogger.com/profile/05103188073709397904noreply@blogger.com