tag:blogger.com,1999:blog-24014795765037993222008-07-24T22:47:11.696+02:00Miroirs ... RefletsMuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comBlogger151125tag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-34722635422191993632008-07-24T18:58:00.002+02:002008-07-24T19:02:53.511+02:00C'est tout simple<a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIi0_V62pJI/AAAAAAAABkE/gnP7RY35Ai4/s1600-h/Tout+simple.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226626367872214162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIi0_V62pJI/AAAAAAAABkE/gnP7RY35Ai4/s400/Tout+simple.jpg" border="0" /></a><br /><div>C’est tout simple…<br /><br /></div><div>Je rêve… Je me balance…<br /><br /></div><div>Le rocking chair grince à petits cris d’oiseaux sur le sable gravillonné. Quelque sol pierreux s’est désintégré depuis de nombreux éons, et préside encore à sa formation.<br /><br /></div><div>Quelques palmiers au loin psalmodient un chant soufi des temps immémoriaux, vibration subtile émanée d’une autre terrre, ailleurs… Une brise légère mêle sa douce et sifflante litanie à la mélodie irradiant l’air ambiant.<br /><br /></div><div>Le livre, très ancien, serre ses pages… il se repose et ne cherche plus de lecteur.<br /><br /></div><div>Le fond de ciel s‘imagine un arc étrange, souhaitant ne ressembler qu’à lui-même, en osmose cependant avec l’ardeur de l’invisible soleil rose.<br /></div><div>Je rêve… Je me balance…<br /><br /></div><div>Le parasol sussure et se raconte l’histoire des couleurs dont il raffole. Je n’écoute plus.<br /><br />Le gravillon de sable s’élève et me pique les yeux… ah oui, le marchand de sable est passé me disaient mes aieux. Je dors…<br /><br /></div><div>Ce n’est qu’apparence… le parasol se tait et l’ours s’étonne de la fraîcheur et de la douceur du gravillon sous son rondelet postérieur.<br /><br /></div><div>Je m’entends lui dire … évidemment , petit ! Regarde… ici, la glace ne fond pas…<br /><br /><span style="font-size:85%;">Mutti</span></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-88468999652238772008-07-23T20:07:00.003+02:002008-07-23T20:13:05.921+02:00Partage d'instant...<a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIdzhGApfdI/AAAAAAAABjE/1JBaJTUf0_I/s1600-h/Free+Spirit.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226272904972959186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIdzhGApfdI/AAAAAAAABjE/1JBaJTUf0_I/s400/Free+Spirit.jpg" border="0" /></a><br /><div>Pause à la saveur du repos, compagne attendrie des chats de mes enfants et petits enfants, l'instant joue en principal sur la note des caresses, des promenades sereines et à la veillée de la création de quelques images...<br /></div><div></div><div>Rien qui ne puisse se partager ...<br /></div><div></div><div>Ecrire sera sur un autre temps....</div><div></div><div>Mutti</div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-64766622523107462532008-07-19T13:25:00.001+02:002008-07-19T13:28:00.892+02:00A tout bientôt...<a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIHPQcfeqaI/AAAAAAAABic/oYsNGfIEWC4/s1600-h/Bruno+Gordiano.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224684924159568290" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SIHPQcfeqaI/AAAAAAAABic/oYsNGfIEWC4/s400/Bruno+Gordiano.jpg" border="0" /></a><br /><div align="center"><br />« C’est donc vers l’air que je déploie mes ailes confiantes<br />Ne craignant nul obstacle, ni de cristal, ni de verre,<br />Je fends les cieux et m’érige à l’infini<br />Et tandis que de ce globe je m’élève vers d’autres globes<br />Et pénètre au-delà du champ éthéré<br />Je laisse derrière moi ce que d’autres voient de loin. »<br /><br /><span style="font-size:85%;">Bruno Giordano</span> </div><div align="center"><span style="font-size:78%;">– Extrait de Exergue –</span> </div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-45249521453059992932008-07-17T14:05:00.003+02:002008-07-17T14:09:51.434+02:00Terre Mère<div align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SH81q2LuDdI/AAAAAAAABh0/-jYLudZIDcM/s1600-h/Terre+M%C3%A8re+5.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223953102988512722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SH81q2LuDdI/AAAAAAAABh0/-jYLudZIDcM/s400/Terre+M%C3%A8re+5.jpg" border="0" /></a> <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/iamyourshadow.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/iamyourshadow.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object><br /><br /><div align="left"><br /> Ô Terre douce et meurtrie, ne pleure pas, du Ciel tu es la fille.<br />Sèche tes larmes, l’homme orgueilleux se croît ton maître et âprement, il méprise tes peines.<br />D’une Mère, il est vrai, l’amour parfois est amer, puisqu’elle sait que chaque enfant porté, de son sein, un jour, sera envolé.<br />Mais aussi, tu le sais, c’est de l’Esprit, ton tendre Père, le dessein, pour que toujours l’Univers soit sans cesse neuf et sempiternellement renouvelé.<br />Fille divine, délicieux fruit du Mystère, pour la purification des âmes tu es émanée. Porte ton cœur à tes lèvres et souris, quelle plus merveilleuse tâche l’Esprit aurait-il aimé t’offrir ?<br /><br />Tu portes des créatures qui soutiennent tant de beauté, tant de pureté encore cachées.<br />Long leur semble le chemin, mais si doux, si magique est ton sein<br />Patience, réjouis toi, puisque tu sais qu’un jour, soudain, tout corps effacé, par son âme illuminé, irradiera ta chair bleutée.<br /><br />Au firmament, dès lors, ô Terre, ô douce Mère, tu seras le plus étincelant des astres sacrés.</div><div align="left"> </div><div align="left"> </div><div align="left"><span style="font-size:78%;">Image numérique Mutti</span></div><div align="left"><span style="font-size:78%;"></span> </div><div align="left"><span style="font-size:78%;">Musique Lisa Gerrard - Sanvean - I am your Shadow</span></div><br /></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-52396509925352256422008-07-07T16:34:00.004+02:002008-07-07T16:48:23.738+02:00Space...<div align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SHIptUCVrTI/AAAAAAAABg0/WuCRrYozXxQ/s1600-h/aquila-perkins.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220280776525196594" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SHIptUCVrTI/AAAAAAAABg0/WuCRrYozXxQ/s400/aquila-perkins.jpg" border="0" /></a> <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/fireandice.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/fireandice.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object></div><br /><br /><br /><div align="center"></div><div align="left"></div><div align="left">Ici, maintenant, comme au long d’un fleuve d’ondes, je navigue, je parcours l’espace visible et invisible ; Le regard vide de pensées se réalise conscience, observateur aérien et léger qui se glisse, se pose sur tous les reflets, les hologrammes, les formes-pensées qui, organisatrices expérimentées, créent le décor, scénarisent les évènements.<br />Naviguer entre les échos d’hier, les écueils d’aujourd’hui, les pics de souffrance, les montagnes de certitudes, les oasis de sentiments, les gouffres de l’angoisse, les cavernes de la peur, n’est pas si simple, et ne permet que rarement l’aisance.<br /><br />Le voyage appelle un barreur émérite, guidant l’embarcation au fil de l’onde de graines de lumière qui telle un chemin de sable mouvant emporte le voyageur de-ci, delà, au gré de l’exponentielle idée d’espace.<br />Le miroir spatial, naturellement souple et ouvert, écran magique qui trace et retrace en un continuum temporel étrange, les lacis, les croquis, les épures, les eaux-fortes de toutes les histoires, de toutes les projections se couvre parfois du voile noir de l’oubli précipitant le sentier grumeleux et scintillant dans le trou profond et insondable du mystère.<br />Fracassant tous les germes, tout les possibles illusoires, sans doute ou peut-être, ranimera-t-il, à l’extrême fond du filet tubulaire, une autre idée, un instant frétillant de jeunesse et d’illusoire nouveauté, un dessein renouvelé, une vision d’arc-en-ciel au pied duquel, nous dit le conteur, se dissimule un trésor…<br /><br />Le mystère possède l’étrange ressort de se perpétuer indéfiniment… invitant l’espoir de découvertes ultimes surgissant de nulle part à l’heure dite et voulue par ce mystère lui-même.</div><div align="left"><br /></div><div>Et peut-être alors, projettera-t-il un nouveau monde, une nouvelle terre, un espace en lequel le corps penseur n’imaginerait pas la mort, se laissant à penser sans plus rien retenir de ce nuage qui passe, s’étire et s’évanouit, irradiant simplement l’Amour sur un fond d’infini bleu de ciel, toujours présent, immaculé.<br /><br /></div><div></div><div><span style="font-size:78%;">Texte Mutti</span></div><div><span style="font-size:78%;">Musique : Enya - Fire and Ice</span></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-91676492304556053582008-07-04T15:17:00.001+02:002008-07-04T15:17:05.603+02:00Jakarta - One Desire<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/K2ohny1WY2s' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/K2ohny1WY2s'/></object></p><p>POUR LE FUN<br /><br />LE SUIVI DES GENERATIONS<br /><br />CLIN D'OEIL VACANCES... </p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-59352557661886885202008-07-01T15:05:00.003+02:002008-07-01T15:48:17.987+02:00L'Enfant semblait dormir<a href="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SGo1ZnwWljI/AAAAAAAABfs/HC0gPok6ZBI/s1600-h/Structure.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218041832546932274" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SGo1ZnwWljI/AAAAAAAABfs/HC0gPok6ZBI/s400/Structure.jpg" border="0" /></a> <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/thelongmarch.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/thelongmarch.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object><br /><div><a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SGor_VDNCPI/AAAAAAAABfk/weGspdrWqWI/s1600-h/Structure+blg2.jpg"></a><br />L’enfant semble dormir.<br />Pourtant, assise bien droite, colonne dressée comme un i pointant vers le ciel, lèvres étirées en un sourire empreint de douceur et de paix, l’œil laisse filtrer un éclair de joie. Et la conscience s’élève, visiteuse de mondes insoupçonnés…<br />Sous le regard, des ondes lumineuses paraissent s’enlacer, se caresser, et engendrent selon l’intensité de leurs baisers, volutes, sphères, tétraèdres et pyramides ondulantes qui, à peine dessinées se déploient, se rencontrent, se frôlent, se frottent, et s’aiment, érigeant une multitude d’idées nouvelles, de rythmes nouveaux, une symphonie de couleurs, d’odeurs et de sons pleins de saveur, qui s’animent, se caressent et s’enjôlent faisant naître, encore et encore, des ondes de lumière, irradiantes… invitation secrète à la danse éternelle de l’imagination de l’amour.<br /><br />L’enfant semble dormir.<br />Pourtant, une plissure légère sur le front lisse et pale signe l’amorce d’une concentration plus ferme, l’enfant tente de fermer plus fort ses yeux, d’enserrer le bruissement d’ailes qui semble gêner le Silence. Elle tente de serrer plus fort ses paupières, d’éteindre le regard, pour pénétrer plus loin, plus avant, dans la valse des ondes, dans l’épaisseur impalpable du Silence.<br />Ne pas voir, se surprend-elle à penser, ne pas entendre le bruissement de la symphonie qui semble s’animer sous le regard.<br />Dépasser les idées créatrices des formes, abandonner… pense encore la petite fille ; abandonner les questionnements qui surgissent et se pressent comme un battement de tempes sous les paupières pourtant closes.<br />Traverser, se dit-elle, traverser les ondes qui folâtrent et respirent, en créant des bulles d’air et d’eau. Pénétrer les ondes qui jouent et créent ces mondes où la couleur est reine et où le son est roi.<br /><br />L’enfant semble dormir.<br />S’abîmer au cœur des couleurs et des sons, mourir et laisser le roi expirer la saveur des sons, mourir et laisser la reine inspirer la forme des couleurs, négliger, oublier les deux globes prisonniers sous le regard clos, qui reflètent les pensées.<br />S’évanouir, se glisser plus loin, plus avant dans l’Onde, s’aveugler, pour enfin dépasser sans peur les mondes d’idées. Ouvrir, ouvrir d’une volonté ferme, l’étroite porte du Silence ; se glisser, désormais minuscule et sans forme, se faufiler, s’insérer dans l’Onde, ou bien, fusionner, se fondre … ?<br />Désincarnation … Union …<br />L’enfant semblait dormir.<br /><br /><span style="font-size:78%;">Texte et image Mutti - Musique Vangelis "China" The Long March<br /></span></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-59970970621504215962008-06-25T13:23:00.003+02:002008-06-25T13:26:51.396+02:00Dualité<a href="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SGIq7Zp2wEI/AAAAAAAABe4/S_K9gIRXTCM/s1600-h/Buildings+dualit%C3%A9.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215778518435545154" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SGIq7Zp2wEI/AAAAAAAABe4/S_K9gIRXTCM/s400/Buildings+dualit%C3%A9.jpg" border="0" /></a> <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/thegrandballoftheduljas.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/thegrandballoftheduljas.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object><br /><br /><br />La dualité dans la nature.<br /><br />Il y a un changement continuel dans le monde extérieur. La vie et la mort se côtoient. Il y a la lumière et l'obscurité, le soleil et l'ombre, le plaisir et la douleur, la chaleur et le froid, l'amour et la haine etc. Ces opposés sont innombrables.<br />Mais nous aimons certains et détestons les autres. Nous voulons les bons, pas les mauvais. Nous avons soif de plaisir, détestons la souffrance. <br />Mais la vie se compose de toutes ces expériences: bonnes et mauvaises, difficiles et faciles, simples et complexes. Nous voulons l'agréable et pas le désagréable. Ainsi, nous appauvrissons nos vies.<br /><br />Vivre, c'est tout expérimenter. Nous voulons le miel et pas la piqûre de l'abeille. La mère désire un enfant, mais pas les douleurs de l'enfantement. Ceci est dû à l'ignorance.<br />Le plaisir ne va pas sans la peine.<br />C'est uniquement quand nous connaissons la peine que nous pouvons apprécier le plaisir. Seul l'homme qui a souffert de la chaleur du soleil peut apprécier la fraîcheur de l'ombre. <br />De plus, rien n'est mauvais ou bon entièrement, absolument. Il y a seulement des différences. Le venin de cobra peut être mortel, et aussi sauver des vies dans d'autres circonstances thérapeutiques. Tout est relatif, autrement dit. Le bien et le mal sont relatifs.<br />Ce qui est bien pour l'un est mal pour l'autre. Et chaque chose est un mélange de bien et de mal. Donc acceptez la réalité comme elle s'exprime dans la dualité et adaptez-vous en conséquence.<br />L'unité de l'existence. Que voyez-vous autour de vous ?<br />Partout un effort vers l'unité, vers la destruction de tout ce qui sépare l'homme de l'homme. Consciemment ou inconsciemment, nous cheminons vers l'unité, car nous savons que l'unité est le bonheur et la séparation la souffrance.<br />Une action qui mène à l'unité est juste, celle qui mène à la séparation est mauvaise.<br />Ce n'est qu'une fois transcendé les différences et les changements que le sage devient un avec tout.<br /><br /><br /><span style="font-size:85%;">Ecrit par R. Srinivasan - disciple de Swami Prajnanpad</span><br /><br /><span style="font-size:78%;">Création numérique Mutti - Musique Andreas Vollenweider</span> <br /><div></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-45842103958423439282008-06-22T14:56:00.005+02:002008-06-22T15:17:51.727+02:00Vivre au Présent<a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SF5P_5GGJ8I/AAAAAAAABW4/8zOZQgAe3Pc/s1600-h/20071113180118_sonfous2+Lasiate.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214693377618356162" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SF5P_5GGJ8I/AAAAAAAABW4/8zOZQgAe3Pc/s200/20071113180118_sonfous2+Lasiate.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:78%;">Danser loin de l'école </span><br /><span style="font-size:78%;">défeuillé d'uniforme<br />Danser bras écartés </span><br /><span style="font-size:78%;">la peau au frais de l'eau<br />Danser le corps offert </span><br /><span style="font-size:78%;">aux caresses du ciel<br />Danser les yeux fermés </span><br /><span style="font-size:78%;">se riant du décor<br />Danser nu face au monde </span><br /><span style="font-size:78%;">pour être unique pour être roi pour être soi<br />Je suis sage il est fou </span><br /><span style="font-size:78%;">Je sais déjà </span><br /><span style="font-size:78%;">Ni les dieux ni les hommes </span><br /><span style="font-size:78%;">N'aiment les bonheurs affranchis­<br />Il faudra se couvrir </span><br /><span style="font-size:78%;">Et le corps Et l'esprit.<br /><br />From "Lasiate"<br /></span><br /><div align="center"><span style="font-size:78%;"></span></div><div align="center"><span style="font-size:78%;">***<br /></span><br /></div>Que signifie « Vivre au présent », sinon être pleinement là, ici et maintenant, au quotidien dans le présent vivant, avec ce qu’il apporte à tout instant, de telle manière que la conscience ne s’accorde plus aucune dérobade dans un ailleurs, imaginé ou souhaité.<br />Vivre au présent n’est-ce pas, pénétrer consciemment ce qui est, dans l’instant, dans chaque parole, chaque geste, chaque acte, chaque sourire.<br />N’est-ce pas une concentration permanente qui se condense en un acte d’écoute totale et permet de se donner avec amour.<br />Etre là, ici et maintenant, Présence, manifeste et manifestée, ne signifie en aucune manière, de fuir et nier tout désir et toute volonté.<br />Etre ici, Présent, c’est inscrire tout désir et toute volonté dans l'instant manifesté, dans l’être du maintenant. En quelque situation que décline et déroule le Présent, n’existe plus dès lors, de dispersion, nulle fuite vers un ailleurs possible qui supposerait une quête de devenir autrement que nous sommes, ici, présentement.<br />C’est une concentration intense face à ce qui est, à ce qui se montre… concentration qui brûle comme La Passion : c’est un Eveil, <em>sans le mot</em>, plus riche et plus élevé qu’un regard sur soi encore trop préoccupé de vigilance.<br />C’est un positionnement de l’être, une assise sereine, absoute d’inconstance et d’inquiétude en laquelle ne réside plus jamais l’ennui. Il y a, en cette assise permanente, une puissance contenue, une confiance absolue, qui accomplit ce qui doit être fait, au moment où cela doit être fait, une force qui ne néglige rien et se donne entièrement à tout ce qu’elle manifeste, même s'il s'agit de converser simplement avec un ami, de pratiquer tout aussi simplement la convivialité, de danser lors d'une fête, d’accompagner autrui dans ses souffrances.<br />La Présence est OUVERTURE, <em>elle est la disponibilité de la Vie</em>, qui fait que chaque instant est neuf, riche et plein d’intérêt. Ce n’est pas seulement une sorte d’abandon à l’instant, recherché seulement dans le silence de la Nature qui fait la vie dans le présent, <em>c’est un recueillement conscient dans le maintenant</em>.<br />Vivre au présent est un art.<br />Il est vrai que cet un art, implique un certain « travail sur soi » un déblayage des impressions psychologiques, et ce n’est certes pas, l’avidité d’une consommation de plaisirs, ni une recherche ordinaire de bien-être, de bonheur, ni de béatitude sans retour…<br />Vivre au Présent, est une « spiritualité » vivante.<br /><br />C’est ainsi que j’ai entendu et vu … La Présence.<br /><br /> <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/lonelylookingsky.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/mickrob/lonelylookingsky.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><div align="left"></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-4275793737473732952008-06-19T00:19:00.001+02:002008-06-19T00:19:25.507+02:00Traviata Gourmande<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/5DRpeaAvGPU' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/5DRpeaAvGPU'/></object></p><p>En liaison évidente avec le billet précédent...<br /><br /></p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-79160074743077042642008-06-19T00:08:00.006+02:002008-06-19T00:24:47.080+02:00Convivialité... suite Invitation« L’habitude est une étrangère<br />Qui supplante en nous la raison :<br />C’est une ancienne ménagère<br />Qui s’installe dans la maison.<br />[…]<br />« Mais imprudent qui s’abandonne<br />A son joug une fois porté !<br />Cette vieille au pas monotone<br />Endort la jeune liberté ; […]<br /><br /><span style="font-size:85%;">(Extrait de l’Habitude) - René-François SULLY PRUDHOMME<br /></span><br />Et l’habitude, ou la spécification, n’habitera pas ce blog !<br />Dès lors, en réponse à la convivialité initiée par Kaikan, puis en ce qui me concerne par Guelum, je vous présente mes confitures et déconfitures de piètre cuisinière.<br /><br /><strong>Je n’aime pas, les câpres</strong>… brrr ! N’en déplaise à tous ceux qui me serinent que « la câpre est la star des condiments » … mais j’avoue, oui j’avoue humblement, le ravissement qui fut le mien en dégustant une tartine de tapenade… jusqu’à ce que l’on m’apprenne que la câpre s’y trouvait en partenariat avec les olives...<br /><br />Maintenant, à l’ouverture du panel <strong>« mes aliments favoris »,</strong> la déception vous guette… peut-on appeler ça… de la cuisine !<br /><br />- Je raffole des tomates, surtout la Cœur de Bœuf, et l’Olivette aussi pour sa chair un peu ferme… rapidement ébouillantée, ma tomate se déshabille prestement, se laisse épépiner sans rouspéter, puis trancher sans trembler… je l’arrose alors d’un filet d’huile d’olive, la couvre de feuilles de coriandre et l’enrobe d’un petit tour de moulin de mon poivre favori qui exhale le parfum de ses bais roses. Frugal me direz-vous, pourtant, accompagné d’une tranche d’un bon pain aux graines… Imaginez…<br /><br />- Sans crainte devant votre éventuelle déception, je m’en viens vers « mes mueslis »… où l’imaginaire autour d’un frais yaourt m’emporte à la recherche de tous les fruits, parfois les plus inimaginables, les plus exotiques, qu’accompagneront les graines céréalières les plus ravissantes et goûteuses qu’une visite au marché me permettra de récolter… Oh ! Muesli de mes amours, tu ravis mes sens, que je te petit déjeune, déjeune, goûte ou dîne…<br /><br />- Ici, et maintenant… je suis certaines de trouver quelques accordailles… parce que je me dois bien de rendre hommage « aux pâtes »… à toutes les pâtes, les penne, les rigatoni, les farfalle, les fettucine fraîches… et autres spaghetti, macaroni, tagliatelle… accommodées de mille manières inventives, toujours renouvelées… et là…<br /><br />Nous arrivons à ma <strong>recette favorite</strong>, plutôt simple évidemment, piètre cuisinière oblige…<br />Cuisson des pâtes, al dente, c’est impératif… Pendant ce temps je chauffe un peu d’huile en laquelle je verse une petite tasse de parmesan et (chut ne le répétez pas) une grosse louchée de crème, j’ajoute une belle tasse de persil frais et odorant que j’ai préalablement finement ciselé, un peu de sel, mon poivre favori… Sauce prête, je nappe immédiatement mes pâtes … ne me reste plus qu’à murmurer, Mummmm Alfredo… c’est le nom de cette préparation… découverte chez une amie.<br /><br /><strong>Pour la boisson</strong>, hum, trois fois hum ! Hormis les jours de relâche, heu, de lâcher-prise devrais-je dire, je ne sirote que de l’eau… toutefois ces jours là, je peux m’abandonner, sans problème, à la griserie de la treille qui me sera proposée à la table de mes hôtes… avec une préférence non dissimulée pour les vins blancs… mais je ne suis guère sectaire !<br /><br /><strong>Le rêve de réaliser un plat</strong>… m’avait abandonné… je gage que ce jeu pourrait bien m’emporter vers un tel désir… mais j’avoue, et oui, à nouveau, j’avoue, qu’il me vient souvent comme une envie d’emprunter, ne serait-ce qu’une once, du talent culinaire, de ma fille. Ah ! Oh ! Ses lasagnes, ses tagines, sa tartiflette… oui, mais voilà, c’est bel et bien… un rêve !<br />Chez elle, c’est tellement… un embrasement de tendresse partagée…MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-5362596882702029322008-06-16T11:57:00.008+02:002008-06-16T16:05:35.463+02:00All is Full of Love<div align="center"><a href="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SFY5LAPH0oI/AAAAAAAABUA/bBE-EMBCw0k/s1600-h/Aigle+Marine+Corel+3.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212416479932699266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SFY5LAPH0oI/AAAAAAAABUA/bBE-EMBCw0k/s400/Aigle+Marine+Corel+3.jpg" border="0" /></a><br /><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/guelum/m-allisfulloflove.mp3" height="20" width="200"><param name="movie" value="http://www.loiclemeur.com/france/files/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/guelum/m-allisfulloflove.mp3&bgcolor=#FFFFFF"></object><br /><br /><br />Accomplir...<br />Des mémoires partout, en tout, à travers<br />Chaque parfum d’objets inanimés<br />Et elle sourit aux choses et parle aux araignées<br />Qu’elle ne connaît pas.<br />C’est une force qui par elle agit en gaieté<br />Non formulée, habitée qu’elle est de<br />Cette folle humeur de joie étonnée.<br />Elle puise on ne sait où ce je ne sais quoi<br />De superbe défi du sourire avant toute chose.<br />Elle n’ignore pas les paradoxes<br />Hypothèses inédites<br />D’un sourire en retour du fond d’un iris.<br />Perdue la famélique critique<br />Des prunelles corrompues.<br />Elle gît dans les mondes insondables,<br />Oui, dans le monde,<br />Sans le masque de possibles visages empruntés.<br />Autrui est son maître à ne rien penser.<br />Aimantée...<br /><br /><br /><span style="font-size:85%;">Nathalie Coulon<br />Mercredi 23 Janvier 2008<br />Recueil « Unie Vers Celle Si » - d’Amour</span> </div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-68115179499729162502008-06-15T18:30:00.001+02:002008-06-15T18:30:29.394+02:00Anggun - Un Jour Sur Terre<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/k9S-I77lHYo' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/k9S-I77lHYo'/></object></p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-15364349556180629022008-06-10T12:35:00.003+02:002008-06-10T12:35:54.158+02:00Un Jour sur Terre Teaser 1<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/19BfU98qGUs' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/19BfU98qGUs'/></object></p><p>Emerveillement.... AMOUR</p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-11386186563886082382008-06-10T12:35:00.001+02:002008-06-10T12:35:14.039+02:00Un Jour sur Terre Teaser 2<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/66sHwKFRWB0' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/66sHwKFRWB0'/></object></p><p>Admirer... Aimer...</p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-73463151214067885422008-06-10T12:16:00.003+02:002008-06-10T12:27:44.682+02:00Un Jour sur Terre (3)<div align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SE5Uq6k_0sI/AAAAAAAABSU/Agf6pDmRk6E/s1600-h/58728_c33f41e43cde05687171105caf771d2f.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210194915169915586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SE5Uq6k_0sI/AAAAAAAABSU/Agf6pDmRk6E/s400/58728_c33f41e43cde05687171105caf771d2f.jpg" border="0" /></a> UN JOUR SUR TERRE</div><div align="center"></div><div align="center"> </div><div align="center"></div><div align="center">ADMIREZ LA BEAUTE DE NOTRE PLANETE</div><div align="center"> </div><div align="center"></div><div align="left">De l'Arctique à l'Antarctique, en passant par l'Equateur, suivant la course du soleil,le rythme des saisons, le cycle de l'eau et de La Vie, Un Jour sur Terre explore les milieux marins, aériens et terrestres. Des images inédites : une famille d'ours polaires à la fonte des glaces, un troupeau d'éléphants menacés par les lions, la migration ders baleines à bosse, la parade nuptiale d'oiseaux multicolores... Parmi toutes les planètes de notre univers, il n'y en a qu'une capable de porter La Vie...</div><div align="left">Certains l'appellent, La Planète Miracle...</div><div align="center"></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-59667915604662415312008-06-05T07:54:00.006+02:002008-06-05T19:59:19.084+02:00Mécontement et Créativité<div align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEd_zcpUJGI/AAAAAAAABRs/mNnY_xRxiII/s1600-h/Juddi+Krishnamurti.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208272015916803170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEd_zcpUJGI/AAAAAAAABRs/mNnY_xRxiII/s400/Juddi+Krishnamurti.jpg" border="0" /></a> Jiddu Krishnamurti</div><br /><div align="center">« La créativité prend sa source dans l'initiative, </div><div align="center">qui ne naît qu'en présence d'un mécontentement profond.</div><br />N'ayez pas peur du mécontentement, mais nourrissez-le jusqu'à ce que l'étincelle devienne une flamme et que vous soyez perpétuellement mécontent de tout – de votre travail, de votre famille, de la traditionnelle course à l'argent, à la situation, au pouvoir – de sorte que vous vous mettiez vraiment à penser, à découvrir.<br /><br />Or, en vieillissant, vous vous rendrez compte qu'il est très difficile de maintenir cet esprit de mécontentement. Vous avez des enfants à nourrir, et les exigences de votre travail à prendre en compte, l'opinion de vos voisins, de la société qui se referme sur vous, et très vite vous commencez à perdre cette flamme ardente du mécontentement.<br />Quand vous êtes mécontent, vous allumez la radio, vous allez voir un gourou, vous récitez la puja, vous vous inscrivez à un club, vous buvez, vous courez les femmes – tout est bon pour étouffer la flamme du mécontentement. Or, voyez-vous, sans cette flamme du mécontentement, vous n'aurez jamais l'initiative qui est le commencement de la créativité.<br />Pour découvrir la vérité, vous devez être en révolte contre l'ordre établi.La créativité ne consiste pas simplement à peindre des tableaux et à écrire des poèmes – ce qui est bien, mais reste minime en soi.<br /><br /><strong><em>L'important est d'être mécontent de fond en comble</em></strong> car ce mécontentement global est le début de l'initiative qui devient créative à mesure qu'elle mûrit; et c'est la seule manière de découvrir ce qu'est la vérité, ce qu'est Dieu, car Dieu n'est autre que l'état créatif.Il faut donc éprouver ce mécontentement total, mais dans la joie – comprenez-vous?<br /><em><strong>Il faut être complètement mécontent, sans se plaindre, mais avec joie, avec gaieté, avec amour.</strong><br /></em><br />La plupart des mécontents sont mortellement ennuyeux : ils se plaignent sans cesse du manque de justesse de telle ou telle chose, ou bien ils souhaiteraient avoir une meilleure situation, ou bien ils voudraient que les circonstances soient autres, car leur mécontentement reste très superficiel.<br />Quant à ceux qui ne sont pas du tout mécontents, ils sont déjà morts.<br /><br />Si vous pouvez être en révolte tandis que vous êtes jeunes, et en vieillissant <strong><em>nourrir votre mécontentement de toute la vitalité de la joie et d'une immense affection</em></strong>, alors cette flamme du mécontentement aura une portée extraordinaire, car elle bâtira, elle créera, elle fera naître des choses nouvelles.<br /><br /><span style="font-size:85%;">Krishnamurti « Le sens du bonheur »</span><br /><span style="font-size:78%;">Editions Points Sagesses</span>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-78453199798983478082008-05-30T22:30:00.005+02:002008-05-31T08:39:20.842+02:00Rêver ... lucidement<a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBkoSJCk0I/AAAAAAAABQ8/RMhdu0JK79k/s1600-h/Meeting.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206271812467594050" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBkoSJCk0I/AAAAAAAABQ8/RMhdu0JK79k/s400/Meeting.jpg" border="0" /></a><br /><div align="center">Le Rêve lucide<br /><br />« Nous ignorons la plupart du temps que nous rêvons lorsque nous rêvons. Nos rêves semblent d'un tel réalisme pour notre cerveau endormi que nous leur accordons d'ordinaire un statut de réalité matérielle. Au cours d'une nuit typique de sommeil, la réalité de nos expériences oniriques parait incontestable, comme l'est le présupposé que nous sommes éveillés. »</div><br /><br /><div align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBke6DfgRI/AAAAAAAABQ0/8NE4BEgZJzs/s1600-h/Dreaming+Somewhere.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206271651383050514" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBke6DfgRI/AAAAAAAABQ0/8NE4BEgZJzs/s400/Dreaming+Somewhere.jpg" border="0" /></a> « Les rêveurs lucides disent être en pleine possession de leurs facultés cognitives (c'est là le sens du mot " lucide ") : ils sont à même de raisonner clairement, de se souvenir de leur vie de veille et d'agir à volonté - de manière réfléchie ou selon des plans d'action établis avant le sommeil. Ils n'en demeurent pas moins profondément endormis, vivant de manière intense dans un monde onirique qui semble étonnamment réel. »<br /><br /><a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBkWAUXbWI/AAAAAAAABQs/PEdkRuscBaQ/s1600-h/Chrysolite+world.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206271498445614434" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SEBkWAUXbWI/AAAAAAAABQs/PEdkRuscBaQ/s400/Chrysolite+world.jpg" border="0" /></a> « Parce qu'ils savent que le monde onirique est purement imaginaire, les rêveurs lucides possèdent une maîtrise tout à fait remarquable du contenu de leurs songes: ils peuvent le transformer (en faisant apparaître ou disparaître à volonté des personnages ou des objets oniriques, par exemple) et transgresser les lois physiques, voler ou transpercer la matière, par exemple, facultés qui sembleraient magiques, voire impossibles dans le monde matériel.»<br /><br />Stephen LaBerge </div><div align="center"><span style="font-size:78%;">Psychophysiologiste<br /></span><br /><br /><br /></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-20723752648316393062008-05-29T12:28:00.003+02:002008-05-29T12:35:46.787+02:00Le Monde est un Miroir<div align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SD6Fn_B5wXI/AAAAAAAABPE/sgdQ9i8ZLV0/s1600-h/Dessin+de+Lung+Ta.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205745141267677554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SD6Fn_B5wXI/AAAAAAAABPE/sgdQ9i8ZLV0/s400/Dessin+de+Lung+Ta.jpg" border="0" /></a> Dessin de Lung Ta - <a href="http://lungtazen.canalblog.com/">http://lungtazen.canalblog.com/</a></div><p><br />Le monde est un miroir en lequel se reflètent tous nos états de conscience.<br />Tout, en ce que nous percevons de l’existence manifeste le produit de nos créations mentales. Tout, en ce qui se présente à nous, manifeste le reflet des formes-pensées que nous émettons et mettons à l’œuvre.<br /><br />La quête d’une « transformation » du monde, à laquelle un très grand nombre aspire de plus en plus passe par une transformation de soi-même, par un regard attentif et la prise de conscience en soi, que tout ce que nous percevons, observons, ressentons, que ce soit vis-à-vis d’une situation, d’un évènement, ou face à face avec une personne, nous entraîne, voire nous emporte, vers une attitude émotionnelle et ou sentimentale, liée inexorablement à une habitude mentale.<br />Nos attitudes correspondent à un concept, sensitif ou sensoriel, que nous avons « fabriqué » à partir de notre histoire personnelle, d’une expérience plaisante ou déplaisante, ou encore d’une opinion collective, que cette opinion prise pour vérité soit d’origine ethnique, familiale ou régionale…<br />Toutes nos « réponses » sont issues de l’expérimentation d’un « Je, moi » auquel nous nous identifions… un « Je » qui réagit émotionnellement « conformément » (dans la forme) de l’impression psychologique que nous avons laissé se développer. Nous acceptons et accaparons cette impression et la conservons en mémoire comme « vérité personnelle ».<br /><br />Changer, se transformer… si la conscience de cette nécessité pointe en soi, appelle à ce que nous réalisions que toutes nos attitudes sont les reflets réactionnels de nos impressions et sensations mentales, capturées et conservées en mémoire pour construire et habiller un « Je » qui ne possède aucune réalité discernable.<br /><br />Réagir ne sera jamais Agir…<br /><br />La source principale des conflits dans le monde réside dans le fait que, chacun se pensant être une entité personnelle et indépendante (à la fois de l’autre et de l’environnement) nous prêtons aux évènements comme aux personnes que nous regardons, la qualité mentale qui émerge de notre mémoire à un moment donné.<br />Si nous nous offrons l’opportunité d’observer la situation d’un œil ouvert et clair, nous pouvons percevoir que rien ne prouve que cette situation, ou cette personne, manifeste réellement l’attribut ou la qualité que la sensation mémorisée nous pousse à lui prêter.<br />Si nous n’offrions pas du crédit à la sensation, au sentiment, à l’émotion que nous avons pris l’habitude d’accaparer pour vrai et de laisser tous ces conditionnements rebondir incessamment…tout notre regard en serait transformé…<br /><br />En fait, égarés dans le mirage de toutes les formes-pensées préfabriquées par les personnages bien aimés auxquels nous nous accoutumons et avec lesquels nous nous identifions, nous avons dressé un voile épais devant le Miroir de notre réalité profonde.<br /><br />Nous regardons « l’autre » et « l’existence » sans Voir que nous regardons seulement les reflets de nos accoutumances, de nos désirs-projections et de nos identifications phénoménales….<br /><br />Modifier le regard, s’absoudre des habitudes conceptuelles mémorisées, prendre conscience que chacun est le Soi en sa démultipl’Action, permet d’entrer en relation avec tout, ce qui est, ici et maintenant, en ce cycle du temps, pour pratiquer le face à face sans différenciation conflictuelle…. </p><p>Mutti</p>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-46986064635372022172008-05-27T01:08:00.006+02:002008-05-27T14:50:37.213+02:00M'Avarra<a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SDtDF_B5wVI/AAAAAAAABOY/1vwPuk4KrpI/s1600-h/Birthday.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204827564454560082" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SDtDF_B5wVI/AAAAAAAABOY/1vwPuk4KrpI/s400/Birthday.jpg" border="0" /></a><br />Badaboom ! … Et voilà ! ... Il n’y a pas deux secondes M’Avarra se ressentait, tranquille, joyeuse et virevoltante telle une danseuse enlacée d’un long tutu blanc et s’exprimait secrètement dans le silence laiteux de la Voie à juste titre nommée... Lactée.<br />Inutile de dire … que vraisemblablement elle rêvait, se laissant voguer au rythme de croyances idéalistes d’un virtuel mieux être dans le meilleur des mondes à venir jamais.<br />Badaboom, c’est un euphémisme ! Se dit-elle en mémoire de cet instant, étonnant, déstabilisant, galvanisant ...<br />La chute fut si vive qu’elle y pressenti l’idée de sa mort, plutôt que l’idée d’une existence à goûter … enfin !<br />Pourtant, cet instant se marque en mémoire, tout au plus comme un coup léger reçu au niveau d’une impalpable omoplate, accompagnant la conviction d’un enfermement au cœur profond d’une tulipe jaune.<br />Regard immobile et serein, M’Avarra regarde, écoute et visite l’instant disparu.<br /><br />… Comme au secret dans une tulipe d’ambre léger, elle entend des murmures de révolte, tel un ressac tumultueux provenant d’un espace corporel indiscernable... Inspir, expir, inextinguible, à l’intervalle duquel paraît se languir le son devenu quasi inaudible de la liberté.<br />Liberté … L’idée, seule, de cet ange de félicité flotte au gré du flux et du reflux qui organise, une forme nouvelle. Le tutu blanc s’est évanouit, comme happé par la bouche d’un monde révolu... elle se retrouve nue.<br /><br />M’Avarra, mais est-ce elle, se présente au voir aussi nue que le ver. Il lui apparaît n’être plus … qu’un têtard.<br />Mental inactif.<br />L’horreur de la situation visuelle n’a pas le temps d’apparaître. Sans nom, sans réelle forme, un éclat de conscience traverse l’océan de l’oubli. Et l’idée de s’enfuir de cette prison aux parois lisses et jaunes se suspend pourtant à l’horizon de cette conscience enfouie, quelque part, aux tréfonds de la forme larvaire en gestation. M’Avarra sent qu’elle doit apparaître, quelque part, pour être vue comme quelque chose d’existant, et d’important, pour quelqu’un …<br />La conscience en éveil, reconnaît la fausseté de la situation mais ne possède pas le pouvoir d’y échapper.<br />Badaboom ! ... M’Avarra pénètre dans le tissu du temps !MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-52875065483210245962008-05-22T09:50:00.003+02:002008-05-22T10:07:10.959+02:00Etrange Instant ...<a href="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SDUl9vB5wOI/AAAAAAAABMw/FhaV4N28-vU/s1600-h/Light+Spiral+Two.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203106687023169762" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SDUl9vB5wOI/AAAAAAAABMw/FhaV4N28-vU/s400/Light+Spiral+Two.jpg" border="0" /></a><br />Etrange instant.<br />L’abandon de la pensée fait place à la vision des archétypes de la mémoire des mondes.<br />Etrange instant qui déporte la conscience hors du temps et l’entraîne en une sensation de vitesse inimaginable, à la rencontre de l’imagerie des mondes.<br />Etourdissants vestiges des désespoirs et des espérances posés là, comme flottant dans l’éther, telle une épure à triple dimension sur une toile diaphane, d’une substance luminescente impalpable.<br />Etrange livre d’images à peine identifiables récepteur d’idées et de passés révolus.<br />Souvenirs abolis par la mémoire défaillante.<br />Etrange instant en lequel le Silence murmure des paroles sans mots et fusionne tout être à l’Etre.<br />Etrange instant que le déploiement de la conscience sur divers plans d’elle-même.<br /><br />Terrible instant du retour qui remodèle la forme et manifeste en la conscience la sensation grumeleuse et déchirante d’une traversée de la matière…<br /><br />Etrange instant qui emporte sans fracas ni douleur au cœur de la plénitude, puis d’un arraché puissant reconduit et reformate la conscience du temps.<br /><br />Etrange instant qui invite à la poursuite du voyage existentiel, avec ce qui, de cet étrange instant, aura laissé de traces sur les strates de la conscience …<br /><br />Etrange instant que jamais ne pourra récupérer, la pensée...MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-34626493801291649342008-05-18T10:24:00.003+02:002008-05-18T10:36:00.561+02:00ELLE (3)<a href="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SC_n0ZITPyI/AAAAAAAABLM/0ta-H5ZqqZY/s1600-h/Bouquet+d%27Elle.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201630981921128226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SC_n0ZITPyI/AAAAAAAABLM/0ta-H5ZqqZY/s400/Bouquet+d%27Elle.jpg" border="0" /></a><br />Les reflets d’une histoire, jamais n’offrent cette sensation de continuité que l’on ressent dans le vécu des jours ; les reflets se glissent au creux du front, loin derrière le regard, comme un cœur palpitant qui zoomerait la mémoire. La tendresse afflue sous tant d’images des hier lointains, disparus en apparence et pourtant toujours furtivement, présents.<br /><br />C’est ainsi qu’ELLE s’apparaît…sur un aspect passé participant du présent…quelques notes sur une portée musicale, sans l’oubli des silences ; quelques notes, diffusées en gouttes de couleurs et de sons, imagerie à puissance variable, évolutive, légère ou dense, à la ressemblance du réel…<br /><br />… et la voici, fluette, longue… « mollets de Coq » la surnommait son père… mais déjà sous l’œil frontal se présente la noce étrange des grands-parents. Ils semblent heureux, entourés de deux témoins ; la petite ELLE les accompagne, sourire déployé jusque l’arcade soyeuse de ses sourcils. Emotion inénarrable, dans sa jolie robe lavande… Exceptionnelle demoiselle d’honneur », lui a dit sa grand-mère.<br /><br />L’attente s’allonge sur ses minutes intarissables, ELLE, s’impatiente, se pose ici, se pose là, se tourne et se retourne tel un chaton aux aguets prêt à sauter sur une ombre. Elle s’impatiente avec au regard un désespoir inquisiteur qui gomme le sourire de l’instant précédent.<br />Un hoquet étranglé de larmes se fait entendre et laisse jaillir presque en un cri de rage, un péremptoire… Je veux me marier !<br />Geste tendre, en espoir d’apaisement, le témoin de la future mariée se voit lancer un regard d’une fureur assassine ; au-delà de l’arcade que n’abrite plus la joie, un orage se dessine et trace une ride sévère au front d’ELLE, qui s’écrie :<br />« Tatie prend un autre grand-père…c’est que « le mien » m’attend, là, derrière la grande porte. »<br />Un vent glacé se plaque aux visages des futurs époux sur une seconde qui s’éternise, puis se rompt en éclats de rire.<br />Sourires douceur, caresses lentes et chaleureuses, ELLE s’accroupie, sa jolie robe enserrant ses genoux, tête baissée, elle boude un tantinet.<br /><br />La grande porte de la salle des mariages s’ouvre enfin, une femme enjoint à tous de s’avancer. ELLE se lève, s’élance, agrippe la main de Tatie… son regard s’éclaire, elle le sait, elle le sent, son papy Marc est là, il l’attend… et Tatie deviendra « sa » demoiselle d’honneur…<br />L’œuvre mouvante et expressive des émotions insolites de l’enfant, modifie à nouveau son regard. Les yeux, comme voilés, s’assombrissent.<br />Un reflet d’inquiétude frise d’un tremblement la paupière. Tandis que s’écoule en un murmure inaudible à la petite fille, le discours que marmonne l’homme à l’écharpe, ELLE cherche et ne trouve pas l’Amour de sa vie, ne voit plus, n’entraperçoit plus le visage du grand-père bien aimé.<br />Soudain, comme un cabri se libérant de la corde qui le tenait prisonnier, ELLE s’échappe de la chaise où l’on avait assise, la sermonnant en réclamation de sagesse.<br />ELLE, s’élance au devant du maire, puis comme sidérée, quasiment tétanisée, fixe l’homme ébaubi qui s’essaie un visage amusé.<br />Irrationnel instant… l’enfant entonne, d’une voix gracile cependant claironnante, une suite chantante de Oui, oui, oui, déclaration inattendue assortie d’un franc sourire sous les deux magnifiques yeux brun vert étincelants de bonheur.<br />C’est un véritable chant d’allégresse, pétrifiant de surprise l’assemblée spectatrice qui, finalement, s’esclaffe.<br />Les fous rires dans la salle ne la dérangent pas.<br />ELLE murmure, se dessinant un petit air patelin… mon bien aimé est là… je le savais, je le savais bien ! Puis elle retourne s’asseoir, paisiblement, laissant la cérémonie suivre son cours.<br /><br />Aucune des personnes présentes, grands parents, témoins, maire ou adjointe n’ont véritablement perçu ce qui se manifestait dans le cœur esprit de la petite fille. Le temps, ce monde, en lequel toutes les sensations s’objectivent, leur avait dérobé la réalité.<br />L’espace du cœur se révèle d’une telle vastitude que seul, un enfant ne s’effraie pas, ose y poser un regard sans crainte et l’ouvre ainsi aux possibles de l’attention seconde.<br />Méfions-nous de l’eau qui dort, annonce un ancien dicton… la grand-mère aurait du s’en souvenir. L’étrange petite fille est coutumière des rêves éveillés qui traversent son vivre.<br /><br />Au lendemain de ses noces subtiles, ELLE, se traîne, descend péniblement de sa chambre, ses longues jambes, atrocement cotonneuses lui font mal. Tatie découvre le malaise au visage pâle de l’enfant, gravit rapidement les marches, juste à temps pour maintenir de ses bras la petite fille qu’une toux rugueuse déséquilibre.<br />ELLE, brûlante de fièvre semble épuisée. Son regard s’embrume, elle ne supporte plus la lumière, un nouvel accès de toux l’évanouit…<br /><br />Ce n’est que la rougeole, a dit le médecin.<br /><br />… Le corps, cet étrange et extraordinaire automate, ne sait encore que répondre en douleurs et souffrances, aux assauts de l’irrationnel…MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-49431277687079467762008-05-15T11:07:00.001+02:002008-05-15T11:07:07.952+02:00Seeds of Light<div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'><p><object height='350' width='425'><param value='http://youtube.com/v/Q7Vb5y3RLUE' name='movie'/><embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/Q7Vb5y3RLUE'/></object></p><p>... Battements de Coeur ...</p></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-13614536369930164962008-05-13T20:35:00.002+02:002008-05-13T20:41:21.942+02:00ECHO...<div align="center"><a href="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SCnf1ZITPwI/AAAAAAAABKk/SR0Ds2MuBm4/s1600-h/vladstudio_orchestra_1024x768.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199933353147711234" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SCnf1ZITPwI/AAAAAAAABKk/SR0Ds2MuBm4/s400/vladstudio_orchestra_1024x768.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:78%;">Fond d'écran de Vladstudio - </span><a href="http://www.vladstudio.com/fr/wallpapers"><span style="font-size:78%;">www.vladstudio.com/fr/wallpapers</span></a> </div><div align="center"><br /><br />Poème d’une essentielle Amie, NATHYE</div><div align="left"><br /><br /> Ah! L’indispensable joute, le drôle de combat<br />Pour que la lueur ne délaisse pas ce corps blessé!<br />Et quelle énergie faut-il déployer encore pour laisser aller<br />La vie là où elle doit œuvrer sitôt.<br />Ici je meurs,<br />Et ici je nais spontanément hors des temps,<br />Sans mémoire, tout m’est parfaitement connu, gravé au fer de vent.<br />Et je ne sais rien, rien de cette inconnaissance sensible,<br />Tout de l’esprit et de la lettre,<br />Et la découverte est au détour d’une couverture d’instant,<br />S’étire comme un écheveau de soie.<br />Ici je meurs, et nais à la fois, particule à l’infini,<br />Forme force sans structure vraiment<br />En deçà ou au delà de tout ordre, de toute suite orchestrable.<br />Rien pour se raccrocher à un quelconque réel,<br />Sinon à la perception imminente<br />Qui sans cesse se meurt.<br />Seules la paix et l’innommable douceur de l’accueil de la vie en soi<br />De la mort en soi<br />Dans l’imminence des naissances joyeuses<br />Trouvent grâce à la conscience en éveil.<br />De cette tragédie du furtif instant, de l’existence en pointillés de craie<br />Naît un fil, une trame.<br />La trame de fil vital,<br />Et en elle la flamme qui jaillit petite sous la braise,<br />Le souffle qui redonne vie au naufragé,<br />La lumière qui respire à la cinquième heure<br />Cette trame est<br />Abandon.</div><div align="left"> </div><div align="left"><br /> </div><div align="left"></div>MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2401479576503799322.post-46931033036830406562008-05-11T19:23:00.003+02:002008-05-11T20:57:25.216+02:00ELLE (2)<a href="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SCcr8JITPtI/AAAAAAAABJE/XKVtiNKbxLs/s1600-h/Passion%C3%A9ment.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199172607065407186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_qmn4n7be7sE/SCcr8JITPtI/AAAAAAAABJE/XKVtiNKbxLs/s400/Passion%C3%A9ment.jpg" border="0" /></a><br />Dans le déroulé d’un regard sur le passé, se dessinent des gestes d’écriture, des lettres qu’ELLE destinait alors à ses parents, à ses enfants, à ses amis. Le geste s’était interrompu, les lettres n’ont pas été transmises. Le possible « dire » n’a pas percuté l’instant, s’est embrouillé dans la pensée du « le puis-je ? », s’est dilué dans la rumeur du « est-ce que je dois » et s’est finalement éteint sans préserver une once d’ardeur suffisante à ranimer la parole sur un instant second.<br />ELLE, est restée secrète sinon muette.<br />ELLE, ne connaît pas le regret, toutefois, ce regard du jour posé sur hier lui dévoile quelques actes manqués. Des instants de partage abandonnés au fil du courant dont elle a gardé la trace. Telle la braise, la mémoire, miraculeuse gardienne du verbe égaré dans les non-dits, s’est postée comme en attente de déceler l’instant qui permettrait le retour de la parole.<br />Un retour de parole non asservi à quelque explication comportementale mais un simple dire, un mot sourire qui assouplissant les lèvres déplisse le regard et ouvre largement les quatre portes en vis-à-vis. Comme hier… avant-hier…<br />« … Allons, parlons, entre « quat’zyeux » disait souvent sa grand-mère maternelle lorsqu’elle ressentait les peines, les douleurs, les interrogations de la petite fille devant l’âpreté de la langue adulte.<br />« Tati », la grand-mère ainsi surnommée par emprunt aux petits cousins qui partageaient avec ELLE l’amour fort et simple de cette ardente femme aux yeux d’amande douce, trop brièvement maintenue près des siens dans le monde... Le départ de « Tati » - si rapidement, si furtivement, dépossédé elle-même de son compagnon ce transmetteur fervent d’amour nourricier - ne choqua pas la petite fille.<br />ELLE, ne pleura pas, ses yeux s’élargirent encore.<br /><br />Le grand père, visionnaire du regard aigu de sa petite fille lui avait appris à déchiffrer les mots écrits, à les dire, à les entendre, à les réciter, les comprendre.<br />Cette présence, si intense, pourtant toujours en partance, toujours en route pour quelque lieu de représentation procurant l’alimentaire, avait appris à la toute petite enfant que les mots ne sont là que pour tenter de décrire une image, une fonction, un rôle, un état d’apparence.<br />Les mots ne sont pas les choses, lui murmurait-il. « Regarde la pendule, entends le carillon, observe son mécanisme cranté, il découpe, il scande, il note, il dessine le temps … et ne représente que le temps qui passe ; le temps est comme un pas, comme lorsque tu danses. »<br />Bien sûr, les mots de l’époque, la langue du grand père, s’étaient adaptés à l’écoute de l’enfant mais la transmission du sens de la Vie, fut un acte parfait.<br />Ces deux êtres là, la grand-mère et le grand-père, se sont mis en quatre pour couvrir l’enfant d’un manteau de clarté qui déjà lui faisait dénoncer la réalité de la mort et lui donnait à connaître que la disparition du corps n’est que l’indice d’une libération, le saut d’une étincelle, le voyage de la conscience vers d’autres espaces. La transmission du grand-père n’émanait pas d’une quelconque religion, ces deux êtres avaient épargnés à l’enfant la terrible charge des croyances béquilles. Le départ simultané de ces nourriciers allait la poster au seuil de la liberté d’être. Bien sûr, ELLE, ne le « savait » pas … la connaissance n’est pas contenu dans le savoir.<br />La liberté d’être … être, être libre … ? Les couleurs du temps transposent l’acte et le rende indiscernable. Et plus encore, le rende si pratiquement indéchiffrable que la pensée égarée va se poser sur les affres de l’idée d’abandon.<br /><br />Le départ du grand père avait laissé ELLE, pour encore cinq années à vivre auprès de « Tati » qui, toute emplie d’un chagrin dissimulé se laissait tomber peu à peu dans la maladie.<br />L’érosion du temps, l’usure de la matière se manifestait aux tréfonds de l’os. La déminéralisation minait la forme, préparait au voyage intemporel.<br />« Tati » eut le temps d’épouser (en secondes noces, dit-on) le grand père paternel … ELLE, vécu le mariage de la grand-mère maternelle et du grand père paternel dans la vision de toutes les circonvolutions possibles de l’attachement aux choses, aux craintes matérielles, à la sexualité, à la peur viscérale et fausse de rester, seul, sur le plancher de l’existence.<br />Le possible de cette union rare s’était joué, hasard étrange, dans la simultanéité du veuvage de chacun. La grand-mère paternelle, elle aussi, s’était envolée, prête pour le grand voyage.<br />ELLE, perçoit ici le trou de mémoire qui ne lui permet pas d’inscrire le mouvement en date exacte. Ce passé ramené au présent sur le fond d’oeil ne laisse que des images découpées, des lambeaux de sentiments au demeurant très chauds. Des jeudis-promenade, des crêpes et des madeleines au beurre, le cirque « Fanny », la Foire du Trône, les visites au Sacré Cœur …<br />Les visites au Sacré-Cœur …<br />Al contrario du grand-père maternel, cette femme avait offert le secret de sa Foi vive et bravant les interdits parentaux, avait entrepris son œuvre paradoxale : ouvrir, pour sa petite fille, un accès au mystère entraperçu du visage du Christ sur le voile présenté aux fidèles… instant crucial, soudainement accompagné de la prière énoncée d’une voix haute perchée, par une femme inconnue…<br />ELLE, en cet instant qui s’inscrit violemment au centre de la mémoire, est toute petite, toute petite … l’heure attend Noël, la crèche est disposée, ornée, ELLE, attend, que la grand-mère installe le petit Jésus.<br />Il y a la crèche … dans le Sacré-Cœur … Il y a la crèche dans le salon des grands parents paternels … Il y a papa et maman, le dîner de Noël … les verres étincelants, la nappe rutilante d’une blancheur nacrée auréolée des taches ombreuses des feuilles de houx … il y a soudain sous la paupière de la petite fille, cette femme inconnue qui prie et récite sa litanie au pied du suaire, si fort et si puissamment, que les gestes et les mots de la femme en prière se sont comme ancrée dans le front de l’enfant…<br />ELLE, s’agenouille en imitation, devant la crèche illuminée du salon et déverse en flot les mots déchirants de la prière, notre Père….<br />La vision ne lui indique pas précisément quel était son âge en cette heure fatidique où père et mère repoussent leurs chaises, se lèvent en fureur, crient et tempête à l’encontre des grands parents, surtout de la grand-mère qui pleure enserrant de ses bras la petite ELLE qui s’affole de qu’elle a bien pu dire d’aussi affreux.<br />Quelqu’un l’arrache des bras de sa grand-mère, l’accablant plus encore d’un péremptoire : « Vous ne la verrez plus !... »<br />Pétrifiée l’enfant n’est plus que regard atterré. ELLE, à l’instant de cette note découpée du temps, comprend qu’il lui faudra connaître la portée de ces mots là et découvrir ce qu’ils ne décrivent pas.<br />Les paroles « des grands » contiennent des mots exorbitants, qui forcent le mouvement de l’esprit et compliquent les situations dans le temps.<br /><br />Ici, s’interrompt le calendrier temporel … ELLE ne sait pas, ne sait plus, si le Grand Père est là, la protégeant si tendrement de ses yeux silencieux … Ici, ELLE, voit la grand-mère paternelle surnommée « Daleine » fatiguée, ne parvenant plus à lever le bras tandis qu’elle pense et croit le maintenir fermement au-dessus de sa tête…<br />ELLE, voit, les regards appuyés d’apitoiements.<br />Puis elle rencontre l’hôpital, les enfilades de lits recueillant des femmes aux sourires tristes et éteints, et sa grand-mère presque au bout de l’allée qui la regarde sans la voir et se laisse manipuler par un homme en blouse blanche qui soulève le drap, prononce des mots destinés aux parents et ne se préoccupe pas, du geste parfait de l’aïeule qui se recouvre vivement de sa chemise de nuit pour ne pas livrer sa cruelle et maigre nudité aux yeux de l’enfant.<br />ELLE, a vu.<br />L’enfant a vu la crudité du décharnement, la violence de la toison grise du pubis, l’atermoiement supplié par le regard de la grand-mère pour que cesse la visitation du corps dans l’indifférence à l’humain.<br /><br />La belle vendéenne, la frêle Daleine… s’en est allée le plus discrètement possible glissant au cœur d’ELLE, une lampe d’Aladin, la possibilité d’une quête d’absolu, et de la place pour les épousailles secondes de son compagnon de vie.<br />De cet homme là, de ce grand-père paternel, ELLE ne voit rien, n’a rien vu tandis qu’il se trouvait en investiture de sa parenté … sauf peut-être … qu’il était musicien … qu’il aurait aimé être musicien.<br />Le silence et l’absence de couleur ont-ils été réels ? Cet homme a-t-il voulu ne pas apparaître, ne pas se laisser voir, au point que le regard de son fils en fut terriblement entravé, embourbé d’incompréhensions destructrices des liens…<br />La succession d’actes destructeurs de la famille, mit rapidement Elle, dans la nécessité de devenir autonome et de s’interroger profondément sur la nature des relations humaines.<br />Au cœur de la foule de visages, parents, amis, enseignants et rencontres de l’enfance à l’adolescence et au-delà, tous prêts à vouloir catégoriser la nature d’autrui, ELLE se destinait à comprendre, sans encore le percevoir nettement, le fait incroyable mais ô combien véritable, du désir inconscient de chacun à se représenter dans le monde, munis des masques du paraître, espérant s’offrir et offrir une image que l’on puisse admirer, aimer soi-même, jusqu’à la faire admirer et aimer d’autrui…<br />Enorme travail que cette construction de la belle image de soi !<br />Tâche herculéenne révélatrice de l’illusion environnante et de la solitude de chacun…MuttiFreehttp://www.blogger.com/profile/05638525740983563883noreply@blogger.com