tag:blogger.com,1999:blog-234686712008-07-24T16:03:57.718+02:00Chroniques du jour d'aprèsSammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comBlogger250125tag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-60517101547828982902008-07-17T15:59:00.000+02:002008-07-17T16:11:52.673+02:00Pause estivale !<div style="text-align: justify;"> Je ne sais pas si on peut vraiment parler de pause étant donné ma faible cadence de mise à jour... Toujours est-il que je vais continuer à ne pas raconter grand chose pendant les semaines qui viennent ; mais cette fois, le travail ne sera pas cause de mon silence, puisque que je serai en vacances ! On se retrouve à la rentrée, avec plein de choses à lire (je vous fais confiance !) ou à raconter (je vais essayer) !<br />
</div><div style="text-align: justify;"></div>Bon été à tous !<br />
<div class="separator" style="text-align: center; clear: both;"></div><br />
<div class="separator" style="text-align: center; clear: both;"><a href="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SH9Qlj4k_fI/AAAAAAAAA7w/TUrpmjETaM8/s1600-h/EmbarquementpourCythere.jpg" imageanchor="1" style="border: 0pt none ; background-color: transparent; margin-left: 1em; margin-right: 1em;"><img src="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SH9Qlj4k_fI/AAAAAAAAA7w/1oZYe3kDqjw/s400-R/EmbarquementpourCythere.jpg" style="border: 0pt none ;" /></a></div><div style="text-align: center;"><font size="2"><i>Charles Lapicque - L'embarquement pour Cythère - 1980</i></font></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-42111682695428880832008-07-07T08:00:00.000+02:002008-07-07T08:00:12.680+02:00Bluetooth connection, chronique sur un air de Sanseverino<div style="text-align: justify;">Nous vivons une époque moderne et fascinante. Au temps du fier mousquetaire d'Artagnan, quand on souffrait des dents, on vous faisait asseoir sur une robuste chaise dont on vous priait de tenir fermement les accoudoirs, puis le barbier, se saisissant de sa plus grosse tenaille, vous soulageait, d'un coup de poignet vigoureux, d'un écu et de quelques molaires. Voire davantage si le besoin s'en faisait sentir. Aujourd'hui, non seulement nous pouvons être soignés préventivement, mais en plus ceci se fait dans des sièges de science-fiction qui montent, descendent, s'inclinent, pivotent, comptent jusqu'à huit, donnent la patte, font le beau, font mille autres tours variés, sans le moindre bruit. Pas le plus petit chuintement de vérin. C'est un vrai régal de s'allonger sur un tel bijou technologique.<br /><br /></div><div id="gb:d1" style="text-align: center;"><div id="dqcf" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><div style="text-align: left;"><div style="text-align: center;"><img id="gb:d2" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_249cgtzvzdq_b" height="244" width="235" /><br /></div><div style="text-align: center;"><span id="smkb" style="font-size:85%;"><i id="smkb0"><a title="La classe internationale à la portée de toutes les bouches" target="_blank" href="http://www.anthos.com/site/page.wplus?ID_COUNT=A3_Plus&LN=3" id="k9:s">La classe internationale à la portée de toutes les bouches</a></i></span></div></div> </div> </div><br /><div style="text-align: justify;">Malgré tout, vous fermez les yeux pour ne pas trop en voir, il ne faut pas abuser de tels plaisirs, et on pourrait finir par se blaser. De temps en temps vous les rouvrez, louchez sur ceux du praticien, et replongez aussitôt dans une intense méditation. Celle-ci ne tardera pas à être troublée, quand l'homme de l'art vous demandera de vous rincer la bouche. Ne vous y trompez pas, ce n'est qu'un prétexte pour ajuster à sa lance quelque nouvel harpon. Profitez-en pour noter le drôle de petit jet d'eau qui sort de vos lèvres disjointes, de façon totalement incontrôlée, à cause des premiers effets de l'anesthésie. C'est très rigolo, on peut jouer à se prendre pour un cachalot. Ne jouez toutefois pas trop longtemps, sinon il va se rendre compte que vous le faites exprès. D'autant plus qu'il continue à jouer de son côté, en vous enfournant toute la ménagère en argent de tatie Germaine dans la bouche. Et son petit miroir de sac. Et un petit aspirateur -le balai brosse ne pouvait plus rentrer- qui apporte une touche que vous pensez finale à l'ensemble. Hormis les charmants petits outils d'amateur de modélisme qu'il manie avec une grâce et une dextérité faisant plaisir à voir, vous ne doutez pas que le test de vos compétences d'avaleur de sabres ne s'arrête là. Lourde erreur.<br /></div><br /><div id="x.b2" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img id="hs6:" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_250nbxh5zgp_b" height="123" width="176" /> <i id="ls6c"><a title="Lampe à polymériser - en vente sur Ebay" target="_blank" href="http://cgi.ebay.es/Photopolymeriser-lampe-Photo-polymerisation-Dentaire-FR_W0QQcmdZViewItemQQitemZ190226693492#ebayphotohosting" id="vs2a"><br />Lampe à polymériser</a></i> </div><br /><div style="text-align: justify;">Alors que vous commencez à vous détendre -vous venez de comprendre que vous crisper ne servirait à rien- il en profite pour vous attaquer au matériel de travaux publics. Kärcher, disqueuse et marteau piqueur rentrent dans votre bouche et en action, signalant leur arrivée par d'inquiétantes vibrations qui menacent de séparer votre mâchoire inférieure de sa voisine du dessus. De temps en temps, sans doute pour se repérer dans ce chantier, il vous braque dans la bouche une torche bleue, dont il se protège à l'aide d'un petit disque couleur d'ambre. Mais les travaux touchent à leur fin. Il enlève les bandes de chantier rouge et jaune, pose son casque sur une petite table, essuie la sueur perlant de son noble front. Au loin, on entend un camion reculer tandis qu'une assistante dévouée ramasse un à un les cônes de signalisation. Encore quelques minutes et vous pourrez couper le ruban inaugural. D'ailleurs il vous tend un petit papier bleu qu'il vous demande de mordre. C'est sans doute un rituel. Mordez-le de toute votre énergie pour lui prouver votre reconnaissance. Le papier, pas le dentiste.<br /></div><br /><div id="yz7y" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img id="d.gk1" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_251gsd2g8gp_b" height="126" width="131" /></div><br /><div style="text-align: justify;">Profitez maintenant du calme revenu pour lui poser moult questions ; il ne pourra refuser de vous répondre, maintenant que vous êtes devenus des intimes ; vous lui avez quand même montré votre intimité buccale, ce n'est pas rien. Et il est toujouws won d'awrendre de ses wairs les connaissanches qu'ils zont à vous tranchmettre. Ne tentez même pas d'articuler. Vous ne feriez qu'accentuer votre ridicule. Sortez en reculant et en vous inclinant tous les dix pas en signe de soumission. Et n'oubliez pas : avoir peur ne permet pas de payer moins cher.<br /></div><br /><br /><center><div style="width: 220px; height: 55px;"><a style="left: 109px ! important; top: 15px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-009922105825863536 visible ontop" href="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=537680&colorBackground=0xFF6600&textColor1=0x333333&colorVolume=0x7A3000&autoplay=0"></a><a style="left: 109px ! important; top: 15px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-009922105825863536 visible ontop" href="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=537680&colorBackground=0xFF6600&textColor1=0x333333&colorVolume=0x7A3000&autoplay=0"></a><object height="55" width="220"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=537680&colorBackground=0xFF6600&textColor1=0x333333&colorVolume=0x7A3000&autoplay=0"><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=537680&colorBackground=0xFF6600&textColor1=0x333333&colorVolume=0x7A3000&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" height="55" width="220"></embed></object><br /><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:78%;" > <a href="http://www.deezer.com/fr/sanseverino.html">Sanseverino c'est bon, mangez-en</a>!</span></div></center>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-51469294219867501922008-06-26T21:20:00.001+02:002008-06-26T21:20:38.884+02:00Une éternité d'argile, centième chronique<div style="text-align: justify;"><a href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2008/06/chronique-du-premier-auguste-souverain.html">Shihuangdi a édifié un empire qui doit durer 10000 ans</a> ; fils du ciel, il règne sur toutes choses, vivantes ou inanimées. Il rêve à des projets impossibles, les ordonne d'un mot, et ils deviennent réalité. Tout le monde s'incline devant lui, tout le monde lui obéit. Tout le monde, sauf la mort. Car cette personnalité charmante est agréablement agrémentée d'une peur panique de la mort, ou plutôt de son refus : le premier auguste souverain, après avoir accompli tant de belles choses, ne peut tout de même pas mourir comme le premier venu. Cet entêtement l'amènera à rechercher tantôt l'île des immortels, tantôt l'élixir de longue vie, s'entourant de magiciens, d'alchimistes, de devins et autres astrologues.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br />Il finira par mourir quand même d'un coup de froid mal soigné. C'est balot.<br /><br />Mais, à défaut d'atteindre à l'immortalité, il s'était fait édifier un empire souterrain pour régner par delà le trépas. Un mausolée gigantesque, haut comme une colline, renfermant des trésors fabuleux protégés par des pièges ; des rivières de mercure, des constellations de perles, des oiseaux d'or et d'argent, des arbres de jade. Deux rivières ont été détournées pour le construire, et ce travail a nécessité la sueur et le sang de 700 000 hommes pendant 36 ans. Commencé en 247 av. J.C., il ne sera achevé que vers fin 211, soit un an tout juste avant la mort de son propriétaire. Ce qui prouve qu'à l'époque on savait tenir les délais de construction.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKpDFF_xkI/AAAAAAAAA4Q/UBo0I6hR9Fw/s1600-h/armee-xian.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKpDFF_xkI/AAAAAAAAA4Q/UBo0I6hR9Fw/s320/armee-xian.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215917188820485698" border="0" /></a><br />En surface, c'était tout un sanctuaire, avec ses bâtiments, son mur d'enceinte, son temple pour honorer la mémoire du disparu. Et ses boutiques de souvenirs pour rentabiliser l'ensemble. Avec l'empereur dans une boule en verre, qui neige quand on la retourne. Sous le niveau du sol, des fosses ont été creusées, qui renferment les colonnes d'une armée certes en terre cuite, mais gigantesque, avec ses fantassins, ses archers, ses officiers ; tous regardent vers l'Est, d'où pourraient revenir les âmes des ennemis autrefois combattus.<br /><br />Sitôt le mausolée refermé, ses loyaux sujets, en proie à la plus vive douleur, s'empressèrent de montrer leur affliction en ne laissant pas pierre sur pierre de l'édifice, puis en brûlant ce qui restait. Mais c'est sans doute cet évènement qui a protégé les soldats de terre cuite : les galeries de bois qui les protégeaient se sont écroulées sur eux, laissant la terre et les siècles les ensevelir, effaçant de la mémoire des hommes jusqu'au souvenir de leur existence.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKpdlVkw1I/AAAAAAAAA4Y/tnSIowzTtoU/s1600-h/xian.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKpdlVkw1I/AAAAAAAAA4Y/tnSIowzTtoU/s320/xian.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215917644152357714" border="0" /></a><br />Après un sommeil de vingt-quatre siècles, les fosses et leurs soldats endormis ont été redécouvertes en 1974, par des paysans qui creusaient un puits. C'est du moins la version officielle. Au lieu de l'eau espérée, ils remontèrent une tête, ou alors un bras. Ou peut-être un morceau de jambe. En tout cas quelque chose de suffisamment grandiose, ancien et magnifique pour que l'on juge utile de creuser un peu. Depuis trente ans que les archéologues recollent les morceaux après les avoir déterrés, on commence tout juste à avoir une idée de l'ampleur de la découverte : ils sont des milliers qui dorment sous la terre, aux visages tous différents, avec leurs armes et leur équipement reproduit fidèlement.<br /><br />Quelques uns sont exposés à la <a href="http://essentielblog.pinacotheque.com/2008/06/09/2000-soldats-dans-une-fosse/">Pinacothèque de Paris</a>, depuis le 15 avril dernier et jusqu'au 14 septembre. Venus de Chine enveloppés dans du coton, ils ne se montrent qu'entourés de gardes du corps ; un petit doigt cassé, c'est l'incident diplomatique. Un bras ou une jambe, c'est l'embargo sur les cuisses de grenouilles. Voilà pourquoi dans chacune des pièces où se trouve une statue, se trouve également son alter ego de chair et de muscle.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKqjw2HpvI/AAAAAAAAA4g/vJGITFBDkFg/s1600-h/flyer.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SGKqjw2HpvI/AAAAAAAAA4g/vJGITFBDkFg/s320/flyer.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215918849832494834" border="0" /></a><br />Un peu plus grands que nature, ils toisent une humanité qui s'étonne presque de les voir ainsi immobiles. Ils ont perdu leurs couleurs, quelques uns leur tête, on leur a pris leurs armes, mais ils sont toujours impressionnant. Les fantassins semblent prêts à reprendre leur marche, un lutteur impose sa masse et le respect aux badauds qui l'observent. Un officier aux bras croisés, aux veines bien dessinées, contemple les visiteurs avec ce regard calme et froid de ceux qui ont l'éternité pour eux.<br /><br />Cette éternité que Shihuangdi n'aura peut-être pas cherché en vain.<br /><br />Ma chronique est un peu longue, mais il n'en fallait pas moins pour ce terrible fils du ciel. Il est encore plus beau que ce soit la centième.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-13429110863244110822008-06-11T10:30:00.002+02:002008-06-11T11:42:12.660+02:00Chronique du premier auguste souverain<div style="text-align: justify;">Pour les princes, il existe plusieurs façons de laisser une marque dans l'Histoire. Il peuvent être des conquérants, et construire un empire à la force de l'épée ; ils peuvent légiférer, et dicter les lois qui régiront la société pour les siècles à venir ; ils peuvent aussi faire édifier des édifices monumentaux, voire, pour les plus mégalomanes, des tombeaux plus beaux que les demeures des vivants. Tous sont généralement des despotes cruels, ce qui serait à vrai dire plutôt recommandé, un despote modéré étant assez peu crédible.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br />Le jeune Zheng Ying a commencé sa carrière de despote modestement, comme roi de la province de Qin, et a plus ou moins tout fait en même temps, sans doute pour faire bonne mesure. Le destin lui ayant offert la Chine comme terrain de jeu, autant dire il n'a pas opéré à petite échelle. Après avoir uni la mosaïque de royaumes qui composaient la Chine d'alors, il s'octroya le titre d'empereur, sous le nom de Shihuangdi. Ce qui veut dire à peu près, et sans fausse modestie, "premier auguste souverain". Et comme personne n'avait eu l'idée avant lui, il est resté dans l'histoire comme le premier empereur de Chine.<br /><br /><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SE-Js3mxezI/AAAAAAAAA3w/4_7QrBN_4t4/s1600-h/Qinshihuang.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SE-Js3mxezI/AAAAAAAAA3w/4_7QrBN_4t4/s320/Qinshihuang.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210534697824779058" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Qinshihuang<br />Source : Wikipédia</span><br /></span></div><br />Il a uniformisé la langue, l'écriture, la monnaie, les poids et les mesures. La Grande muraille, c'est lui. Le grand canal du sud vers le nord, c'est lui aussi. Il a fait agrandir les routes, imposé des règles dans tous les domaines, se mêlant de codifier jusqu'à la taille des essieux des chars. Toutes choses qui lui survivront largement, puisque elles contribueront à créer l'assise des empires à venir. Cette fièvre normative s'explique par la doctrine qui lui tient lieu de philosophie : le légisme.<br /><br />Il ne connait que deux principes : l'ordre et la discipline. Il ne croit ni à la bonté, ni à l'art, et pas plus à l'héroïsme ou à la droiture. Dans son armée, on gagne du grade au nombre de têtes coupées. Il considère les livres et les philosophes comme dangereux, et fait donc brûler les premiers et enterrer les seconds. Vivants, pour qu'ils en profitent mieux. Sur le chantier de la Grande muraille, les rebelles sont cuits au chaudron. Avec des carottes et des navets. Et un oignon piqué de clous de girofle, pour le goût.<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">A suivre...</span><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-26636436194237808302008-05-28T11:00:00.000+02:002008-05-28T11:01:09.294+02:00Il faut une suite aux débuts - Fin !<div style="text-align: justify;">Comme vous l'avez bien sûr deviné, le texte du billet précédent, écrit pour la consigne 69 de Paroles plurielles, est composé uniquement d'incipits de livres plus ou moins connus.<br /><br />Mais les avez-vous tous reconnus ?<br /><br />Ce texte compte 11 phrases, mais il ne contient que 10 incipits ; j'ai un peu triché, je l'avoue : l'une des œuvres que j'ai utilisé m'a fourni ses deux premières phrases. Cela dit, elles ne se suivent pas dans mon texte.<br /><br />Alors, qui saura retrouver les 10 livres en question ?<br /><br />...Tilu et Dominique Hasselmann <a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=23468671&postID=6861972714167768876&page=1">ont commencé le travail</a> !<br /><br /><div style="text-align: center;">***<br /></div><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Mise à jour du 28/05</span></span><br /><br />Voici la liste des réponses, remplie au fur et à mesure, avec leur auteur entre parenthèses - en vert, les titres qui n'ont pas été trouvés (et quelques liens en prime)<br /><br />1- Le journal d'un fou / Nicolas Gogol (deuxième phrase) (<a href="http://www.blogger.com/%28Marieke%29">Marieke</a>)<br />2- <a href="http://www.amazon.fr/Charl%C3%A9moi-Christine-Jeanney/dp/2916236066">Charlémoi</a> / Christine Jeanney (Marieke)<br />3- Le tambour / Günter Grass (Marieke)<br />4- La vie devant soi / Romain Gary (Marieke)<br />5- Moby Dick / Herman Melville (<a href="http://unjouretpaslautre.blogspot.com/">Tilu</a>)<br />6- <span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;">Le journal d'un fou</span> <span style="color: rgb(0, 153, 0);">(première phrase... eh oui, n'avais-je pas prévenu ?)</span><br />7- <a href="http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/manuscrit-saragosse.html">Manuscrit trouvé à Saragosse</a> / Jean Potocki (Marieke)<br />8- La chute de la maison Usher / Edgar Poe (<a href="http://dominiquehasselmann.blog.lemonde.fr/">Dominique Hasselmann</a>)<br />9- Je me souviens / Georges Perec (Dominique Hasselmann)<br />10- Madame Bovary / Gustave Flaubert (<a href="http://voxpopuli.blogspirit.com/">Florence</a>)<br />11- <span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;"><a href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2007/05/battling-le-tnbreux-chronique-du.html">Battling le ténébreux</a> / Alexandre Vialatte</span><br /></div></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-68619727141677688762008-05-15T09:15:00.000+02:002008-05-15T09:15:00.205+02:00Il faut un début à tout<div style="text-align: justify;">Pour la consigne 69 de <a href="http://coumarine2.canalblog.com/">Paroles plurielles</a>, je n'avais pas d'idées, alors j'ai décidé de m'amuser un peu. Si ce texte vous parait un peu décousu, c'est normal, mais je vous laisse réfléchir au pourquoi de la chose. Au demeurant, l'explication n'est pas très difficile à trouver. Cela pourrait même faire l'objet d'un petit concours...<br /><br />L'incipit proposé était : "Ce matin, pour la première fois depuis longtemps..."<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SCtMgAXUXOI/AAAAAAAAA3U/M0GevEU6pFQ/s1600-h/25313418.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SCtMgAXUXOI/AAAAAAAAA3U/M0GevEU6pFQ/s320/25313418.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200334307466697954" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;"> Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis levé assez tard, et quand Mavra m'a apporté mes bottes cirées, je lui ai demandé l'heure. Commencer par commencer ; commencer par je... D'accord : je suis pensionnaire d'une maison de santé. La première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. <br /><br />Appelez-moi Ismaël. Il m'est arrivé une aventure étrange. Officier dans l'armée française, je me trouvais au siège de Saragosse. Pendant toute la journée d'automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j'avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre et, enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique maison Usher. <br /><br />Je me souviens que Reda Caire est passé en attraction au cinéma de la porte de Saint-Cloud. Nous étions à l'Etude, quand le proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Il me suffit de fermer les yeux pour entendre encore ronronner les becs de gaz de la petite étude, voir les murs verts et les grandes cartes géographiques, le Bassin Parisien avec ses auréoles, le Tonkin violet, l'Annam rose, et trente têtes penchées patiemment sur des cahiers.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-89177228432334143522008-04-24T10:57:00.028+02:002008-04-24T19:05:35.037+02:00Un fauve au Luxembourg, chronique illustrée<div style="text-align: center;"><a href="http://picasaweb.google.fr/SammyFisherJr/ChroniquesDuJourDAprS/photo?authkey=4rF8TXCU5u0#5192744203546499106"><img style="width: 423px; height: 351px;" src="http://lh3.ggpht.com/SammyFisherJr/SBBVVz3bmCI/AAAAAAAAA2E/90B2c8vaEgg/s800/Vlaminck_Ramasseursdepommesdeterre.JPG" /></a></div><div style="text-align: justify;"><div style="text-align: center;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Les ramasseurs de pommes de terre, 1905</span></span><br /></div><br />Un fauve s'est installé dans le tranquille musée du Luxembourg, qui ronronne paisiblement dans l'écrin du non moins paisible jardin éponyme, à deux pas de sénateurs qui ne se caractérisent pourtant pas pour leur violence. Mais il s'agit ici de violence picturale, et le fauve en question n'exprime ce caractère que dans ses toiles ; encore l'épithète lui fut-elle accolée dédaigneusement à l'époque. En 1905, au Salon d'automne. Son style rejetant l'académisme -on ne lui fera pas tort en parlant d'anarchisme- avait quand même de quoi dérouter le critique pompier de service.<blockquote style="font-style: italic;"><span style="font-size:85%;"> "Ce que je n’aurais pu faire dans la société qu’en jetant une bombe -ce qui m’aurait conduit à l’échafaud- j’ai tenté de le réaliser dans la peinture, en employant de pures couleurs sortant de leur tube. J’ai satisfait ainsi à ma volonté de détruire, de désobéir, afin de recréer un monde sensible, vivant et libéré."</span></blockquote>Le rêve secret de Vlaminck, son ambition de peintre ? Rien de moins que figer le présent, capturer d'un seul coup de pinceau la lumière, les couleurs, et surtout les émotions du moment avant qu'elles ne s'envolent. Exprimer du réel les sentiments qu'il recèle par l'usage (l'abus ?) de la couleur.<blockquote style="font-style: italic;"><span style="font-size:85%;">"Je haussais tous les tons, je transposais dans une orchestration de couleurs pures tous les sentiments qui m’étaient perceptibles. J’étais un barbare tendre et plein de violence."</span></blockquote><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCP3z3bmHI/AAAAAAAAA3I/9uvEG4mrEkQ/s1600-h/LescoteauxdeRueil.JPG"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCP3z3bmHI/AAAAAAAAA3I/9uvEG4mrEkQ/s400/LescoteauxdeRueil.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192808559336462450" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Les coteaux de Rueil, 1906</span></span><br /></div><br />Car chez Maurice de Vlaminck, ce qui compte, c'est la couleur. Surtout dans les oeuvres de la période présentée dans l'exposition (de 1900 à 1915), époque au début de laquelle le vermillon sort directement du tube pour s'étaler sur la toile, créant d'un tableau à l'autre un festival de rouges et des explosions de jaune, entrecoupées des vaguelettes bleues de la Seine après le passage d'un lourd chaland à vapeur.<br /><br /><div style="text-align: center;"><a href="http://picasaweb.google.fr/SammyFisherJr/ChroniquesDuJourDAprS/photo?authkey=4rF8TXCU5u0#5192751994617174066"><img src="http://lh5.ggpht.com/SammyFisherJr/SBBcbT3bmDI/AAAAAAAAA2M/jpZz8JZR6EA/s400/Vlaminck%20tugboat%20on%20the%20seine%2C%20chatou%201906.jpg" /></a></div><div style="text-align: center;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Tugboat on the Seine, 1906</span></span><br /></div><br />Car le Vlaminck des premières années ne s'éloigne guère des bords de Seine. Pour des raisons financières essentiellement, à une époque où ses petits camarades partaient se faire les griffes sous le soleil du Midi. Mais également car son caractère le pousse à se singulariser ; bien que sa trésorerie se soit alors améliorée, il ne passera qu'une semaine à Martigues en 1913, à l'invitation de son ami <a href="http://images.google.fr/images?q=Derain&num=100&hl=fr&pwst=1&um=1&ie=UTF-8&sa=X&oi=images&ct=title">Derain</a>. Il est avant tout individualiste, têtu, original. Profondément sincère.<br /><br /><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBB__j3bmEI/AAAAAAAAA2w/LvHd2TjhgUY/s1600-h/SeineatChatou.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBB__j3bmEI/AAAAAAAAA2w/LvHd2TjhgUY/s400/SeineatChatou.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192791100294404162" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">La Seine à Chatou, 1906</span></span><br /></div><br />Serait-il un affreux anarchiste, un peintre maudit tendance nihiliste, sans dieu ni maître, ne respectant ni école ni modèle ? Même pas. <a href="http://images.google.fr/images?q=Signac&num=100&hl=fr&pwst=1&um=1&ie=UTF-8&sa=X&oi=images&ct=title">Paul Signac</a> aura pu avoir un rôle dans son inspiration, mais sa première référence restera <a href="http://images.google.fr/images?hl=fr&q=Van%20Gogh&safe=images&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wi">Vincent van Gogh</a>, dont l'influence se fait sentir dans sa façon de travailler la peinture, dans l'amplitude de certaines déformations où la force d'expression de la couleur compte davantage que la géométrie.<div style="text-align: center; font-style: italic;"><blockquote><span style="font-size:85%;">"J’aime mieux van Gogh que mon père!"</span></blockquote></div><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCFXz3bmFI/AAAAAAAAA24/vRPl9xwDQnc/s1600-h/Vlaminck_Compotier.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCFXz3bmFI/AAAAAAAAA24/vRPl9xwDQnc/s400/Vlaminck_Compotier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192797014464370770" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Nature morte au compotier, 1905</span></span><br /></div><br />En 1907, lors de la rétrospective <a href="http://images.google.fr/images?hl=fr&q=C%C3%A9zanne&safe=images&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wi">Cézanne</a>, c'est le choc. Il s'assagit un peu. Les couleurs se font moins vives, les formes des choses font leur apparition dans sa peinture ; le fauvisme s'essoufle, il n'aura pas duré 3 ans. Mais déjà Vlaminck s'intéresse aux <a href="http://www.lesechos.fr/weekend20080404/swe_marche_de_l_art1908/4706294.htm">arts africains et océaniens</a> et ce, avant Picasso ; frôle le cubisme mais sans l'aborder complétement, dans un souci constant de rester proche du réel.<br /><br /><div style="text-align: center;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCO0j3bmGI/AAAAAAAAA3A/e9RiHMuVZlE/s1600-h/Vlaminck_VinsLiqueurs.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SBCO0j3bmGI/AAAAAAAAA3A/e9RiHMuVZlE/s400/Vlaminck_VinsLiqueurs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192807403990259810" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Vins et liqueurs, 1910</span></span><br /></div><br />La Première Guerre mondiale finira d'ancrer en lui ses opinions anarchistes et anti-militaristes, et viendra s'ajouter aux autres influences. Les dernières toiles de l'exposition (qui en compte 70) sont plus sombres, plus mélancoliques, avec des paysages moroses et des ciels annonciateurs d'orage. La suite de l'histoire de cette vie intimement liée aux grandes évolutions artistique de la première moitié du XXème siècle nécessitera sans doute une autre exposition.<br /><br />Le grand fauve ne se chasse pas facilement.<br /><br /><div style="text-align: center;">***<br /></div><br /><span style="font-style: italic;font-size:85%;" >Vlaminck au Musée du Luxembourg : <a href="http://www.museeduluxembourg.fr/">du 20 février au 20 juillet 2008</a></span><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-63194531810329125912008-04-19T14:10:00.002+02:002008-04-19T14:19:26.106+02:00Peut-on rire de tout ?La réponse, vous la connaissez :<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><a style="left: 0px ! important; top: 0px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-05526518357255863 visible ontop" href="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE"></a><a style="left: 0px ! important; top: 0px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-05526518357255863 visible ontop" href="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE"></a><a style="left: 0px ! important; top: 0px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-05526518357255863 visible" href="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE"></a><a style="left: 0px ! important; top: 0px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab-05526518357255863 visible" href="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE"></a><object height="350" width="425"><param value="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE" name="movie"><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://youtube.com/v/YDfwJp8TbBE" height="350" width="425"></embed></object></p></div><div style="text-align: justify;"><a style="font-style: italic;" href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/04/19/vingt-ans-sans-pierre-desproges_1035943_3246.html">Pierre Desproges est mort d'un cancer. Etonnant, non ?</a> C'était il y a vingt ans, déjà... Il est temps d'investir !<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SAnichppLXI/AAAAAAAAA1U/_GpvxPKL8Zw/s1600-h/ToutDesproges.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_L5g5FTgV0Xc/SAnichppLXI/AAAAAAAAA1U/_GpvxPKL8Zw/s320/ToutDesproges.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190929025218456946" border="0" /></a>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-27951846962548299972008-04-11T22:46:00.002+02:002008-04-19T13:08:33.280+02:00Chronique de la bêtise triomphante<div style="text-align: justify;"> Je n'ai pas beaucoup de certitudes dans la vie. Encore ne sont-elles que rarement optimistes : je suis persuadé par exemple de la force de la bêtise, la <a title="toute-puissance de la connerie" href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2006/09/la-vrit-toute-nue-et-autres-expressions.html" id="ered">toute-puissance de la connerie</a> et son côté violemment séduisant, soulagé seulement devant son aspect égalitaire, dans la mesure où nous sommes tous susceptibles d'être frappés à part égale. Mais ses manifestations me laissent toujours un arrière-goût dans la bouche, une sorte de lassitude amère, un peu comme devant le constat d'un échec irrémédiable. Parce que dans ma grande naïveté, j'ai tendance à placer les plus hauts sentiments dans l'humain, dans ses réalisations, dans sa volonté farouche de dépasser sa condition.<br /><br />Et quoi de mieux que l'art pour atteindre ce but ? A travers l'art, l'homme a toujours voulu exprimer ce qui était plus puissant que lui, son ineffable peur de la mort, l'évidence tragique de l'existence, un désir un peu fou de se survivre à lui-même ; il a dessiné ses prières au noir de fumée sur les parois des grottes, il s'est tatoué le visage, il a pris de la glaise pour en faire des idoles ; il a peint des fresques, sculpté des bas-reliefs, érigé des monuments qui lui survivront encore quelques siècles, inventé le chant, la poésie, la miniature et l'art du récit. Il a fait ce qu'aucun autre animal n'est capable de faire, il a utilisé son intelligence pour créer, bipède fragile et vaniteux se rêvant à l'égal de ses dieux. </div><div id="z4wf" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img id="zjhe" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_238gqc8nvgj_b" height="401" width="364" /> <span id="czxh" style="font-size:78%;"><span id="ijrr"><i id="bl0l"><br />Richard et Paul, photo de Christian Delécluse</i></span></span> </div><div style="text-align: justify;"> Les moyens et les techniques ont évolué, la fièvre est restée la même. La photographie remplace l'art pariétal, la force de l'image demeure. Il est certaines choses qui n'évoluent pas beaucoup, malgré le passage des siècles : l'amour d'un père pour son fils, ce sentiment éternel de la paternité, que l'on peut illustrer d'un <a title="long poème" href="http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_des_si%C3%A8cles_-_2%C3%A8me_s%C3%A9rie._XV.3._La_Paternit%C3%A9" id="qrkm">long poème</a> ou d'une simple image. Christian Delécluse a choisi l'image, puisqu'il est de son métier <a title="photographe" href="http://cdelecluse.free.fr/" id="o1.q">photographe</a>. Il a réalisé une série de clichés autour de ce thème de la paternité, réunis depuis dans <a title="un livre" href="http://www.amazon.fr/Untel-p%C3%A8re-fils-Christian-Delecluse/dp/2702204988/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1207944582&sr=8-1" id="njry">un livre</a> qui n'a jamais fait la moindre vague, même dans les rayonnages des librairies les plus prudes. Et il n'est venu à l'esprit d'aucun détraqué de considérer qu'une image emplie d'une telle tendresse puisse être une apologie du crime sexuel.<br /><br />Mais cette semaine, au Musée d'Aquitaine de Bordeaux, il en a été différemment. Son travail devait faire partie de l'exposition <a title="Humain, très humain" target="_blank" href="http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=25315&iEvt=0&retourListe=1&classListe=sommaire&idListe=1090" id="oqz1">Humain, très humain</a>, qui s'ouvre ce samedi, et quelques dizaines d'heures avant le vernissage, certains beaux esprits ont décidé qu'il était dangereux de laisser à la vue de tout un chacun de telles photographies car, je cite le directeur du musée, ouvrez les guillemets avec des pincettes : "<i id="wrjx">On sait bien qu’avec les problèmes de pédophilie ou d’inceste, les gens auraient pu mal réagir. Ils risquaient d’être choqués." </i> Braves gens vous voilà prévenus, on vous protège contre vous mêmes. Les scandaleuses images ont donc été retirées, au grand désarroi de leur auteur et des autres photographes de cette exposition collective. Ceux-ci ayant menacés de se désengager si le travail de leur confrère n'était pas réintégré, celui-ci le sera de manière effective la semaine prochaine -après le vernissage- et en lui associant un "<span id="lmib"><i id="b6go">dispositif d'avertissement</i></span>", comme il se doit pour toute image pornographique, bien entendu. Le principal est de ne choquer personne.<br /><br />Il est de nos jours préférable de passer pour un lâche que d'inciter à la réflexion. Le plus petit accroc à la bien-pensance est un affront, un homme nu posant avec son petit garçon est crime contre l'ordre moral établi. La morale triomphante prend ses quartiers, elle va rester quelques temps parmi nous. La bêtise est son colocataire fidèle. Puissiez-vous leur faire bon accueil. Pour ma part, je reste convaincu que [<span style="font-style: italic;">dans ce type de situation</span>] la pornographie est dans l'oeil qui regarde, pas dans l'image.<br /></div><br /><div id="fg90" style="text-align: center;">***<br /><br /><div style="text-align: left;"><ul><li style="font-style: italic;"><a href="http://www.libebordeaux.fr/libe/2008/04/un-sexe-et-un-e.html"><span style="font-size:85%;">Un sexe et un enfant sur la même photo : le musée d’Aquitaine décroche les oeuvres</span></a></li><li><a href="http://www.libebordeaux.fr/libe/2008/04/le-muse-daquita.html"><span style="font-size:85%;"><span style="font-style: italic;">Le musée d'Aquitaine réintègre dans l'urgence les photos de nu avec enfants</span></span></a><br /></li></ul><span style="font-style: italic;">Ajout du 19/04 : passage entre crochets</span><br /></div></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-65553674132956698092008-04-07T11:18:00.002+02:002008-04-07T11:21:07.391+02:00L'homme des foules<div style="text-align: justify;"><a title="Paroles plurielles" href="http://coumarine2.canalblog.com/" id="wpyh">Paroles plurielles</a> poursuit sa route de mots avec une consigne n°66 où il fallait illustrer cette photo de <a title="NarB" href="http://photorma.canalblog.com/" id="z256">NarB</a> en s'inspirant de l'incipit suivant : "C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué"... Le titre est un emprunt à Edgar Poe, bien sûr. </div><div id="sfnb" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img style="width: 440px; height: 335px;" id="vuv4" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_233c4z9jpdh" /></div><div style="text-align: justify;"> C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué. Quitter mon lit est chaque matin plus difficile que la veille. Le moindre effort me coûte, et sortir de chez moi m'est de plus en plus odieux. Mes journées s'écoulent lentement, toutes semblables, comme tissées d'une même étoffe grise, sale et usée. Rien ne parvient plus à m'intéresser, les jours glissent l'un après l'autre, les saisons se suivent, et ma vie est comme un long tunnel sans lumière. Lors de mon pot de départ, entre deux claques dans le dos, ils m'avaient pourtant assuré de ma chance : "Quel veinard ce René ! La retraite a 60 ans, tu seras dans les derniers a en profiter !" A quoi bon ? Je n'ai pas de femme, pas d'enfants, pas vraiment d'amis ; pas de passions, aucun vice à assouvir. J'ai passé ma vie à thésauriser sans le moindre but. Mon travail, pour peu passionnant qu'il fut, donnait au moins un sens à mon existence. Maintenant je ne sers plus à rien. Je ne prend même plus la peine de faire semblant d'exister.<br /><br />Aujourd'hui, je ne saurais pas dire pourquoi, je suis descendu dans la station de métro, celle qui est en face de chez moi. Je ne pense pas que ce soit par nostalgie du temps, qui me semble déjà si lointain, où je prenais place moi aussi sur un strapontin crasseux ou bien restait debout, agrippé à une barre, tassé contre des congénères dont je fuyais le regard. Non, je ne sais pas pourquoi je suis là. Je regarde mes cheveux gras, luisant à force de n'être pas lavés, dans la vitre garantie incassable d'un panneau d'information où se reflètent également les voyageurs montant dans la rame. Dans un instant les portes vont se refermer, ils vont repartir et je vais rester seul sur ce quai, seul dans ma vie, seul avec les rails électrifiés sous les yeux. Il suffirait d'un si petit effort pour passer de l'autre côté du miroir dans lequel je contemple cette vie qui s'agite juste à deux pas de moi, que j'en ai les larmes aux yeux.<br /><br />Si peu de choses ; je me retourne, je m'approche de la foule, un pas, deux pas, et je m'intègre à cette cohue bruyante et odorante, je retrouve ma place dans ce manège un peu vain, juste pour quelques minutes, quelques tours supplémentaires, juste pour rester vivant encore un moment. J'ai bien fait le tour de la question, j'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac, (je n'en avais jamais parlé à personne), et j'ai commencé à observer mes biens chers frères et leurs attitudes plurielles. Je crois que je vais rester encore un peu finalement.</div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-14627507523826955252008-03-21T22:44:00.002+01:002008-03-22T10:57:18.639+01:00Chronique des plaisirs régressifs<div style="text-align: justify;"> Ca commence toujours comme ça : on ouvre la porte du réfrigérateur, d'un geste souple et décidé, ni trop brutal ni trop mou, afin de lui imprimer juste la force nécessaire pour ne pas faire s'entrechoquer les bouteilles de lait, jus de fruit ou vin, et autres récipients de verre bringuebalant à la moindre secousse. On peut alors se saisir de la plaquette de six petits pots, apprécier, d'une légère pression du bout des doigts, le contact de leurs parois rainurées alliant la dureté de l'emballage au moelleux du contenant puis, d'un geste vif et précis, en soustraire deux dans un claquement sec de plastique qui casse.<br /><br />On ôte alors l'opercule (du premier coup bien sûr), puis on fait tomber le fromage dans une soucoupe - de préférence en duralex, celle avec le numéro de moule au fond- en pressant légèrement le pot, qu'il est possible de tenir par ses coins pointus. Puis vient le moment le plus délicat, le déroulage du papier collant. Car dans les petits suisses, tout le monde le sait, le nom du produit n'est pas indiqué sur l'emballage, mais sur un papier tout fin, enroulé autour du contenu lui-même, et que l'humidité a fragilisé. C'est ce qui fait la beauté de la chose, car il ne faut ni déchirer le papier, ni écraser prématurément la forme encore cylindrique qu'il recouvre.<br /><br />Mais les vrais amateurs contournent cette difficulté en un tournemain, pour passer, après avoir plié le papier sur lui-même et l'avoir introduit dans le pot en compagnie de l'opercule (le tout sans s'en mettre plein les doigts, ce qui exige malgré tout une certaine pratique), à l'étape suivante, celle du sucrage. Encore tais-je l'ajout du deuxième pot, rendu moins aisé par la présence du premier dans la soucoupe. Mais il ne me parait pas indispensable de m'attarder sur cette péripétie, alors que je n'ai toujours pas décrit le petit monticule pyramidal que le sucre doit former en recouvrant les petits suisses. Tout au plus peut-on encore voir émerger l'endroit où le fond du pot a imprimé son quadrillage sur la pâte molle.<br /><br />Le malaxage à la petite cuillère, accompagné du bruit du sucre qui crisse contre le bol, annonce la fin du cérémonial. En quelques bouchées tout sera avalé, l'écuelle nettoyée, au besoin léchée, et ne subsistera sur la langue qu'un arrière goût étrange, mélange doux-amer de sucre et d'enfance enfuie. On peut alors poser sur le monde, la vie et toute ces sortes de choses un regard repu, empreint de bienveillance et de sérénité. Car tel est le plaisir régressif du petit suisse.<br /><br /><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-31720371523627604642008-03-08T08:00:00.001+01:002008-03-08T08:00:01.136+01:00Chronique des pierres et des ciseaux<div style="text-align: justify;"> Feuille ciseaux caillou, je me suis fait couper les cheveux. Ce n'est peut-être pas la nouvelle de l'année mais c'est sûrement parce qu'il s'agit d'une coiffeuse normale, pour ne pas dire banale, avec des tiroirs plein de ciseaux, des doigts plein de bagues, une tendinite à l'épaule et d'agressives brosses garnies de piquant blancs, surgissant de dessertes en plastique noir, tels des buissons d'aubépine mutants.<br /><br />Caillou ciseaux feuille, le salon où je me rendais auparavant offrait à la vue les mêmes ciseaux exotiques, les mêmes brosses belliqueuses, les mêmes bombes de laque et les mêmes mémères à la teinture ratée, mises à réchauffer à feu doux sous d'improbables parasols halogènes, sèches-cheveux futuristes dont Gaston Lagaffe aurait dessiné les plans. Seulement, ciseaux feuille caillou, mon ancienne coiffeuse, elle avait un truc en plus : elle croyait au pouvoir des pierres. Elle aimait les cailloux. On pouvait à la limite entrer sans voir le bloc de lignite posé sur le comptoir, vaguement dissimulé entre le téléphone et le pot à crayons, mais dès que le regard allait plus avant dans la découverte du lieu, on ne pouvait plus les manquer, les cailloux, qui trônaient un peu partout, narguant les ciseaux et snobant les feuilles des magazines. Caillou ciseau feuille, à ce jeu là le caillou gagnait toujours.<br /><br />Feuille caillou ciseau, une grande géode d'améthyste posée sur un haut meuble d'angle dominait le petit peuple des pierres. Sur une autre étagère, disposés sur un plateau tels des fromages rares, divers quartz attiraient le regard. En cercle et en alternance, cinq cristaux roses polis et autant de blancs bruts occupaient le bord, une autre sorte de pierre translucide taillée en obélisque miniature étant posée au centre. Ce dispositif se répétait en plusieurs lieux de la pièce, sans doute à des endroits bien déterminés, calculés par des procédés mystérieux, cabalistiques, ésotériques en diable, enseignés aux seuls initiés les nuits de pleine lune, après des années d'une pratique intense et secrète.<br /><br />Ciseaux feuille caillou, je ne peux m'empêcher de penser que cette brave dame croit vraiment dans les vertus des pierres, qu'elle s'adonne à la lithothérapie en dilettante, qu'elle pense sérieusement répandre la joie, l'harmonie et les ondes positives dans sa boutique grâce à ses cailloux. Peut-être se livre t-elle, la nuit venue, ou chaque 29 février -les voies du mysticisme prennent parfois de bien étranges chemins- à des rites capillolithothérapeutiques, où les fidèles, une pierre posée sur la tête et un cristal dans chaque paume, psalmodient inlassablement le mantra sacré : Feuille ciseaux caillou, caillou ciseaux feuille, feuille caillou ciseau, ciseaux feuille caillou... Avec des petits cailloux dans la bouche, tels des <a title="Démosthène" href="http://www.insecula.com/oeuvre/O0011357.html" id="u5u2">Démosthène</a> du XXIème siècle.<br /><br />Ou alors c'est juste pour faire joli. Comme les piercings en diamant dans le menton de sa jeune apprentie.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-38953727391168588412008-03-05T08:00:00.031+01:002008-03-05T08:00:00.294+01:00Chronique du temps qui passe, mais pas tant que ça<div style="text-align: justify;">Ce blog a aujourd'hui deux ans. Deux ans déjà ! C'est fou comme le temps passe vite. Je sais à quel point cette phrase fait cliché, mais c'est le moment ou jamais de la placer. "<span style="font-style: italic;">C'est fou comme le temps passe vite</span>", c'est toujours mieux que "<span style="font-style: italic;">Ouhlala comme il a grandi</span>", "<span style="font-style: italic;">Il vous ressemble de plus en plus</span>" et autres "<span style="font-style: italic;">Ah ben ça nous rajeunit pas tout ça</span>". "C'est fou comme le temps passe vite", ça mange pas de pain, c'est un truisme consensuel, tout le monde s'y retrouve et les plus malins pourront toujours réfuter en citant <a href="http://www.chevalets.net/article-6730009.html"><span style="font-style: italic;">Léonard de Vinci</span></a> : "<span style="font-style: italic;">C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.</span>" Oui, j'ai décidé que cette troisième année serait culturelle. Alors autant commencer tout de suite.<br /><br />Chaque début d'année s'accompagnant de son cortège de bonnes résolutions, voici un petit florilège de mes meilleurs penchants affichés pour la saison de blog 2008-2009. Je dis florilège exprès, parce que c'est d'un niveau de langue plus soutenu que <span style="font-style: italic;">sélection</span>, et toujours préférable au hideux "<span style="font-style: italic;">best of</span>". Mais <strike>j'eusse pu</strike> j'aurais aussi bien pu dire <span style="font-style: italic;">anthologie</span>. Ou pas. C'est moi qui décide.<br /><br />Le 1er mars, sans doute dans l'optique d'avoir matière à écrire dans cet article d'anniversaire, je suis allé m'inscrire à la bibliothèque de Dijon. D'emblée, on voit le côté culturel de la chose. Les plus perspicaces noteront également qu'il m'aura fallu quatre années depuis mon arrivée dans cette ville pour en trouver la bibliothèque, à croire qu'elle était décidément bien mal indiquée. Mais la douce pression de Chérie de Sammy, associée à un manque de place de plus en plus flagrant m'ont aidés à en trouver le chemin. Plus exactement, il s'agit de l'annexe la plus proche de chez nous, dont le responsable m'a gentiment assuré la visite guidée des 40 m². J'aime beaucoup les bibliothèques. C'est juste le fait de devoir rendre le livre après l'avoir lu qui me chagrine. C'est paradoxal pour quelqu'un dont le métier de bibliothécaire aura été la <a href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2007/06/petit-questionnaire-littraire.html">première formation</a>, (et dire que ça remonte à presque 10 ans ! <strike>C'est fou comme le temps passe vite !</strike>) mais je pense que tous ceux qui se sentent plus ou moins proches de la chose littéraire comprendront ce que je veux dire.<br /><br />La bonne résolution suivante n'en est pas une, ce qui fait que ce florilège ne comptera qu'un élément. C'est comme ça. Il ne faut pas être trop ambitieux. Il s'agit d'une petite nouveauté sur le blog, la nouvelle version de la "blogroll", qui permet notamment d'afficher ses blogamis en fonction de la date de leur dernière publication. Les liens sont "en dur", je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il parait que c'est bien. Je la teste depuis une bonne semaine, et je trouve que c'est plutôt pas mal. Ca prend juste un petit peu plus de place que l'ancienne version, mais ça met mieux en valeur vos productions respectives, que j'ai eu le loisir de découvrir ces deux dernières années. Déjà. C'est fou comme le temps passe vite.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-65860848963851232682008-02-29T13:00:00.000+01:002008-03-05T14:56:41.130+01:00Chronique du Sapeur, billet paraissant tous les quatre ans<div id="po_4" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img style="width: 200px; height: 291px;" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_216g38wwgfz" /> </div><div style="text-align: justify;">Disponible dans toutes les bonnes librairies, mais aujourd'hui seulement, <i>La Bougie du Sapeur</i> est un <a title="périodique paraissant tous les 29 février" href="http://www.rfi.fr/francefr/articles/098/article_63285.asp" id="dr.8">périodique paraissant tous les 29 février</a>. Et ce depuis 1980, fait dont je me suis avisé ce matin. <i>La Bougie du sapeur</i> est donc née la même année que moi. Gage de qualité qui ne pourra que conforter le lecteur hésitant devant cet opuscule au prix relativement élevé. Quatre euros, c'est une somme. Ce à quoi je répondrai qu'il est relativement facile, même en ces temps troublés (le pouvoir d'achat, à l'instar du canard sauvage, batterait de l'aile) de thésauriser un euro par an.<br /><br />Voyez-vous la beauté de la chose ? Une petite boîte, que j'imagine volontiers en fer-blanc et ornée d'une vache hilare, percée d'une fente en son sommet, où le petit enfant glisse une à une les piécettes dans l'attente de ce jour si rare, ce fameux 29 février qui ne tombe que les années <strike>bisectiles</strike> <strike>bisextilles</strike> bissextiles - d'ici là il saura même l'écrire. Les plus grands économiseront avantageusement sur le prix de 3 litres d'essence pour s'offrir ce luxe.<br /></div><div style="text-align: justify;"><blockquote>"<i>Le 29 février rira, quatre années bien passera</i>"<br />Li Chen Glu, penseur injustement méconnu<br /></blockquote></div><div style="text-align: justify;">Ce huitième numéro que je survole en écrivant ces lignes parait bien fourni et promet des lectures riches d'enseignement. Mais je ne perds pas de vue que j'ai quatre ans pour en venir à bout. J'apprendrai ce faisant ce que nous réserve l'Administration en matière de taxation automobile, pourquoi le nombre de pêchés capitaux risque de passer de 7 à 6, quels sont les politiciens les plus drôles et comment sont notés les ministre à la fin du conseil <strike>de classe</strike> : avec carnet de liaison à faire signer par les parents. Puis, quand ce travail m'aura épuisé, je laisserai le supplément <i>La Bougie du sapeur Madame</i> à Chérie de Sammy. En attendant <i>La Bougie du sapeur dimanche</i>, qui devrait sortir, si la météo le permet, le dimanche 29 février 2032...<br /></div><div id="l6db" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img style="width: 215px; height: 304px;" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_217dzqcjcgz" /><br /><span style="font-size:78%;"><i>Photo extraite du site </i><a title="La confrérie du Sapeur" href="http://confreriedusapeur.fr/index.php" id="ly0v"><i>La confrérie du Sapeur</i></a></span><br /></div><div style="text-align: justify;">Où serons-nous alors ? Je me souviens très bien du 29 février 2004, je venais tout juste d'arriver à Dijon. Je me souviens un peu moins bien du 29 février 2000, et encore moins du 29 février 1996 ; je ne sais même plus où sont rangés ces précieux anciens numéros. La Bougie du sapeur est-elle un moyen d'éclairer le chemin parcouru ? N'exagérons rien, ses auteurs ne se veulent que de joyeux lurons. C'est à dire qu'ils n'aspirent qu'à habiter dans la riante commune de <a title="Lure" href="http://www.lure.fr/" id="gt9v">Lure</a>, berceau de <a title="Georges Colomb" href="http://confreriedusapeur.fr/colomb.php" id="yea9">Georges Colomb</a> et du <a title="sapeur Camember" href="http://confreriedusapeur.fr/sapeur.php" id="mjpa">sapeur Camember</a>, qui a même sa statue de bronze quelque part dans la ville. Je nourris le secret espoir que des autochtones me fournissent davantage de précisions sur son emplacement.<br /><br />Après avoir rendu à Christophe ce qui est à Georges Colomb, et à Lure ce qui est au Sapeur Camember, je ne saurais terminer ce billet qui se veut avant tout culturel sans rendre à <a title="Olivier" href="http://oliviersc.blog.lemonde.fr/" id="hv_n">Olivier</a> ce qui est à Olivier, l'expert en revues du net, qui nous mâche chaque jour notre web quotidien. A cause de lui, je n'ose plus faire de liens dans mes billets de peur d'être taxé d'imitation ! Il <a title="signalait" href="http://oliviersc.blog.lemonde.fr/2008/02/27/eviv-bulgroz/" id="yl83">signalait</a> dès hier l'article de <a title="Legweak" href="http://www.legweak.com/archive/2008/02/27/la-bougie-du-sapeur.html" id="lqeg">Legweak</a> sur le même sujet. Nous voilà unis dans le Camember.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-27535984107500400632008-02-28T17:10:00.000+01:002008-02-28T17:08:12.890+01:00Chronique des droits du chien<div style="text-align: justify;">Il y a quelques mois de cela, dans un <a title="article injustement cynique et méchamment ironique" href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2007/08/chronique-des-chiens-errants.html" id="yeph">article injustement cynique et méchamment ironique</a>, j'insinuais qu'utiliser un produit répulsif pour éloigner les SDF, les clochards, les chiens et autres encombrants des pavés du centre-ville, ce n'était pas bien. Il y a des fois comme ça, on ferait mieux de se taire, parce qu'on dit des bêtises sans même s'en rendre compte. C'est vrai quoi, je ne suis pas vraiment qualifié pour parler des pauvres, n'étant pas à la rue moi-même, et encore moins pour donner un avis sur les élus municipaux, n'étant pas maire de ma ville.<br /><br />Je ne suis qu'un blogueur inutile et improductif, piteusement caché derrière son clavier, qui lâche son fiel sans maîtriser les tenants et les aboutissants du sujet qu'il évoque. Mais je fais amende honorable, je m'excuse, je m'humilie publiquement, et promet désormais de ne plus me mêler des affaires de la Cité, laissant ce soin -que dis-je, cette écrasante responsabilité- à ceux auxquels le peuple a choisi d'accorder sa confiance pour jouer ce rôle. Mon étroitesse d'esprit, mon manque de hauteur de vue, mon absence presque totale de recul par-rapport aux dures nécessités de la vie urbaine m'avaient en-effet fait négliger ce point capital : "<a title="Il faut tout tenter dans une ville" href="http://www.lexpress.fr/info/france/municipales2008/actu.asp?id=467203&xtor=RSS-96" id="utea"><i>Il faut tout tenter dans une ville</i></a>". Devançant la demande de la population, le maire se doit donc de "<a title="répondre aux préoccupations des gens" href="http://www.marianne2.fr/_afp_newsmlmmd.c3a5c69db2b1baedbb78c0a140fd9766.8f1_pnewsmlmmd.c3a5c69db2b1baedbb78c0a140fd9766.6b1_n_r9" id="g6sf"><i>répondre aux préoccupations des gens</i></a>", <a title="d'essayer des choses" href="http://www.france24.com/fr/20080228-controverse-autour-propos-rama-yade-spray-anti-sdf-banlieue" id="chgu">"<i>d'essayer des choses</i></a>" pour satisfaire leur légitime demande de sécurité, de salubrité <strike>de propreté</strike> et de tranquillité.<br /><br />Et <a title="bouter" href="http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2008/02/21/m-bouton-fait-les-manchettes/" id="eg..">bouter</a> les <strike>nuisibles</strike> pauvres hors les murs de la cité, c'est un des droits de l'homme -et par conséquent le devoir de l'élu- j'en veux pour preuve les affirmations sus-citées de la personne en charge des Droits de l'Homme dans ce pays. Il est tout simplement impossible de l'imaginer disant quelque chose qui pourrait sembler contraire aux Droits de l'Homme. C'est son boulot, elle sait de quoi elle parle, non ? Ce qui n'est bien évidemment pas mon cas. Mais me voilà bien puni, je ne suis pas près de recommencer à accoler le qualificatif d'humain au premier pauvre venu. La prochaine fois, je songerai à ses sages préceptes avant de dire n'importe quoi, ou mieux encore, je me tairai, <a title="de peur de mal m'exprimer" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/municipales_2008/20080228.OBS2666/a_argenteuil_rama_yade_justifie_lemploi_de_repulsifs_co.html" id="srig">de peur de mal m'exprimer</a>, et continuer à passer pour quelqu'un qui parle sans réfléchir.<br /><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-15065730732662247682008-02-26T22:06:00.001+01:002008-02-26T22:08:47.240+01:00Charognards en rafale<div style="text-align: justify;">Décidément les journalistes se croient tout permis.<br /><br />On savait déjà que ces <a href="http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/post/2008/02/08/La-charogne-vous-salue-bien-08/02">charognards</a> gagnaient leur vie en accablant de pauvres hommes politiques. Mais voilà que certains s'imaginent qu'ils peuvent interviewer qui ils veulent, poser tout à trac des questions embarrassantes, venir jouer les troubles fêtes dans une sympathique réunion entre amis.<br /><span style="font-style: italic;"><blockquote>"Elle a voulu interviewer de manière brutale monsieur Dassault. Les gens s’en sont émus. Je ne peux que regretter la manière non-déontologique dont s’y est pris cette journaliste. "</blockquote></span>C'est vrai quoi. Poser des questions qui n'ont pas été approuvées avant, ce n'est pas déontologique. C'est de la provocation pour tout dire. Braquer un micro siglé France Inter sous le nez d'un pacifique marchand d'avions, c'est brutal. Sans doute s'est-il senti agressé cet homme.<br /><br />C'est d'ailleurs pour ça qu'il s'entoure d'un service de sécurité. Pour éviter ce genre de rencontre inconvenante. Mais les gorilles sont magnanimes. <a href="http://www.rue89.com/municipales-2008/une-journaliste-malmenee-par-les-gorilles-de-dassault">Ils ont tout juste feints de lyncher Pascale Pascariello</a>, parce qu'ils n'étaient pas tout à fait sûrs qu'elle soit journaliste. Il serait en effet regrettable de s'en prendre à un citoyen inconscient mais inoffensif.<br /><br />Ils l'ont secoué comme un prunier, sans doute pour voir si une carte de presse allait tomber de son blouson, puis lui ont dit <strike>de se casser</strike> d'aller voir <a href="http://www.la-bas.org/">là bas si j'y suis</a>.<br />On y va avec elle ?<br /><br /><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-64187757162646102912008-02-13T19:05:00.006+01:002008-03-02T21:15:27.121+01:00Au revoir, et merci<div style="text-align: justify;">On avait tous en nous quelque chose d'Henri Salvador. Je viens d'apprendre sa mort, et ça fait un choc. Quand j'étais petit, j'écoutais en boucle sur un vieux 45 tours <span style="font-style: italic;">Zorro est arrivé</span>, puis j'ai appris à découvrir les autres facettes du bonhomme. Pas seulement un roi du gag, mais avant tout crooner jusqu'au bout des ongles, et la classe internationale jusqu'à 90 ans.<br />Chapeau l'artiste.<br />Et merci.<br /></div><br /><center><div style="width:180px;height:25px;"><object width="180" height="25"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=19993&colorBackground=0xFF6600&colorButtons=0xD95700&textColor1=0x333333&autoplay=0"></param><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=19993&colorBackground=0xFF6600&colorButtons=0xD95700&textColor1=0x333333&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="180" height="25"></embed></object><a href="http://www.deezer.com/" style="border:none;margin:0;padding:0;"><img src="http://www.deezer.com/embedded/footer.jpg" alt="free music" title="free music" border="0" style="border:none;margin:0;padding:0;" /></a></div></center><br /><br /><br />Lire sur :<br /><a href="http://www.20minutes.fr/article/212665/Culture-Henri-Salvador-est-mort.php"><span style="font-style: italic;">20 minutes</span></a><br /><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3382,36-1010721@51-1010725,0.html"><span style="font-style: italic;">Le Monde</span></a><br /><br /><div style="text-align: justify;">A tout seigneur tout honneur, c'est chez <a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/02/13/864-in-memoriam"><span style="font-style: italic;">Maître Eolas</span></a> que j'ai lu la nouvelle en premier (ou : "la force des blogs") Il a choisi <span style="font-style: italic;">Une chanson douce</span> pour illustration, mais je trouve que le <span style="font-style: italic;">Jardin d'hiver</span> évoque mieux le <a href="http://www.erik-orsenna.com/grammaire_coulisses.php"><span style="font-style: italic;">monsieur Henri</span></a> des dernières années.<br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-78889527732089232122008-02-11T14:52:00.000+01:002008-02-11T14:54:14.959+01:00C'est Balot, et c'est en Bourgogne<div style="text-align: justify;"> Il y a un peu plus d'un an, confronté au caprice d'un ordinateur qui n'en pouvait mais, le pauvret présentant tous les symptômes de l'attaque pernicieuse d'un virus, je faisais part <a title="ici même" href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2007/02/ah-ben-cest-balot.html" id="w0u.">ici même</a> de mon désarroi en ces termes :<br /></div><blockquote><i>Comme si un fichier système était important à ce point... Quoi ? Si ?! Ah bon. C'est balot.</i><br /></blockquote><div style="text-align: justify;">Une commentatrice arrivée là ce matin je ne sais trop comment -les voies de Google, à l'instar de celles seigneur, sont impénétrables, du moins c'est ce qu'on dit- me fait remarquer que balot, ce serait plus joli avec deux <strike>ailes</strike> L. Ballot donc.<br /><br />Avant que de lui répondre (je ne sais pas si il est très pertinent d'utiliser la formule "avant que" dans ce contexte, mais j'avais envie de la placer, c'est mon choix), je prie <strike>le seigneur</strike> Google de me donner quelques informations supplémentaires, voire une preuve de l'existence du balot monoélé. Parce que pour moi, un ballot avec deux ailes, c'est un colis. Or, si l'option du ballot à doublelle semble se confirmer (<i>ballot </i>dans le sens de "<i>sot</i>" serait alors un glissement à partir du premier sens, "<i>colis</i>", mais reste à savoir pourquoi), j'ai découvert que Balot existe bel et bien, et c'est en Bourgogne ! C'est un village qui m'a l'air charmant, pour ne pas dire rural, et que le <a title="Géoportail" href="http://www.geoportail.fr/" id="ggpy">Géoportail</a> de l'IGN vous permettra de découvrir.<br /></div><br /><div style="text-align: center;"><div id="vo1h" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img style="width: 464px; height: 595px;" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_197drbw3ng3" /></div></div><br /><div style="text-align: justify;">Accessoirement, la première occurrence non-géographique de <i>balot</i> dans Google se trouve être mon article de février 2007. Ma correspondante était-elle une balotine ? Les habitants de Balot sont-ils les balotins ? A t-on le droit de créer autant de mots en si peu de lignes ? Même pas. Google m'indique qu'une foultitude de quidam a déjà eu les mêmes idées avant moi. J'suis chocolat.<br /><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-41264308206488949502008-02-08T12:25:00.000+01:002008-02-08T12:28:35.545+01:00Vu sur le web, le blog-notes de Sammy<div style="text-align: justify;">Je vois et j'apprend beaucoup de choses sur internet, et j'ai une fâcheuse tendance au conservatisme. Je garde tout. J'enregistre des url à tout va, je remplis la barre personnelle de Firefox de sites sur lesquels je me jure de revenir, et que je finis par enfouir au fond d'une arborescence compliquée au bout d'un temps plus ou moins long.<br /><br />Il était temps que ça change.<br /><br />Depuis quelques semaines, je nourris un petit blog qui me sert à recueillir à la volée toutes ces petites choses que je souhaite garder. Une sorte de bloc-notes en ligne en quelque sorte, et bien plus sympa que le <a title="bloc-notes de Google" href="http://www.google.com/notebook/public/05898171660087669354/BDQ9bQgoQguy_0aAi?hl=fr" id="xs0i">bloc-notes de Google</a>, avec lequel j'avais déjà tenté une semblable expérience.<br /><br />Finalement, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde ? Ca se passe ici : <a title="Vu sur le web" href="http://web-sammy.blogspot.com/" id="vtwp">Vu sur le web</a><br /><br />Et il y a même un petit gadget dans la colonne de droite pour suivre en direct l'évolution de la chose.<br /><br />C'est grand et magnifique.<br /></div><br /> <div class="kwout" style="text-align: center;"><a href="http://web-sammy.blogspot.com/"><img src="http://kwout.com/cutout/a/39/rw/dc3_bor_rou_sha.jpg" alt="http://web-sammy.blogspot.com/" title="Vu sur le web" style="border: medium none ; width: 425px; height: 427px;" /></a><a href="http://web-sammy.blogspot.com/"><br />Vu sur le web</a> via <a href="http://kwout.com/quote/a39rwdc3">kwout</a></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-4894515703621337702008-02-01T16:00:00.000+01:002008-02-01T15:49:35.500+01:00Société anonyme généralisée<div class="kwout"><div style="text-align: justify;">Connaissez-vous le site "<a title="La blague du matin" href="http://blague.dumatin.fr/" id="a59a">La blague du matin</a> " ? C'est un site qui propose une blague chaque matin. C'est fou hein. Je devine votre légitime étonnement. Il y a des fois comme ça, où on peut se fier aux apparences en toute quiétude. C'est réconfortant quand même.<br /><br />Ce n'est pas toujours tissé avec la dentelle de la plus fine des délicatesses, le bon goût est parfois oublié au vestiaire et les vannes ne sont pas toujours inédites, mais bon, ça fait au moins sourire. Et puis il y a des perles, pas forcément les plus drôles, mais bien senties, qui chatouillent là où ça fait rire jaune. Comme celle de ce matin.<br /></div><br /><div style="text-align: center;"><a href="http://blague.dumatin.fr/blague-30.htm"><img src="http://kwout.com/cutout/s/f4/pm/v7g_bor_rou_sha.jpg" alt="Pastiche Société Générale - la blague du 31-01-2008" title="Pastiche Société Générale - la blague du 31-01-2008" height="327" width="370" /></a></div><p style="text-align: center; margin-top: 10px;"><a href="http://blague.dumatin.fr/blague-30.htm">Pastiche Société Générale - la blague du 31-01-2008</a> via <a href="http://kwout.com/quote/sf4pmv7g">kwout</a></p><p style="text-align: center; margin-top: 10px;"><br /></p><div style="text-align: justify;">Sinon, si vous voulez en savoir un peu plus sur l'homme qui valait 5 milliards et ses gentils employeurs, allez faire un tour sur le site du journal en ligne <a title="20 minutes" href="http://www.20minutes.fr/article/209232/France-Pourquoi-l-affaire-de-la-Societe-generale-suscite-t-elle-le-scepticisme.php" id="ctqf">20 minutes</a></div><p style="margin-top: 10px; text-align: left;"> </p></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-34104325111069840532008-01-31T12:00:00.000+01:002008-01-31T12:09:41.604+01:00Le devoir d'oubliQui se souvient du bagagiste de Roissy ?<br /><blockquote><div style="text-align: justify;"><i>« Rebondissement spectaculaire dans l’affaire du bagagiste de Roissy arrêté le 28 décembre dernier : Abderazak Besseghir clamait son innocence, il avait raison, il a été victime d’un complot, ou plus exactement d’une sombre histoire de vengeance [...] »</i><br />France Inter, 10 janvier 2002, journal de 19h, présenté par Serge Martin.<br /><br />Difficile pourtant de parler de rebondissement, et plus encore de rebondissement spectaculaire ! Du moins d’un point de vue strictement judiciaire, puisque l’instruction est à charge et à décharge. Le « rebondissement » n’existe qu’en raison du traitement médiatique de cette affaire ; et il n’est « spectaculaire » qu’en raison de son traitement... spectaculaire.<br /></div><br />Source : <a title="Acrimed" href="http://www.acrimed.org/article878.html" id="uxpq">Acrimed</a><br /></blockquote><br /><div style="text-align: justify;">Le "bagagiste de Roissy" c'est monsieur Abderazak Besseghir, monsieur, j'insiste, car quelqu'un qui a été à ce point privé de sa dignité a besoin plus que n'importe qui d'autre de se voir traité avec un minimum de considération. Vous souvenez-vous ? C'est déjà tellement loin (pour nous) mais pourtant si récent (pour lui). 28 décembre 2001. Une dénonciation, une arrestation, le début de l'enfer. Des armes, de l'explosif, la qualification de taliban, la machine médiatique qui s'emballe.<br /><br />Le 11 septembre est encore tout proche, les décombres du World Trade Center fument toujours, et la chasse aux sorcières ne fait que commencer. Tant pis pour les victimes collatérales, les dommages innocents, les bavures, les incidents regrettables... je ne suis pas au courant du dernier terme à la mode censé remplacer "injustice". Tout cela se révélera au final comme une <a title="bien triste affaire" href="http://fides.ifrance.com/fides/html/terrori15.html" id="r4ll">bien triste affaire de famille</a>, un complot comme on croit qu'il n'en existe que dans les films.<br /><br />En parlant de film... c'est justement là que le bas blesse. Car non content d'être innocent des crimes dont on l'accuse, monsieur Besseghir refuse avec la dernière énergie de prêter son nom et son histoire à toute une foule de gens, journalistes, éditeurs, producteurs, qui se voient déjà rentabiliser son cauchemar sous une forme ou sous une autre. Il a pourtant dit non à tout le monde, ce qui lui vaut d'être harcelé par un <strike>pudique</strike> trop curieux <a title="journaliste en veste de cuir" href="http://programmes.france2.fr/faites-entrer-laccuse/2980442-fr.php" id="qvcn">journaliste en veste de cuir</a>, un <a title="éditeur" href="http://www.michel-lafon.fr/" id="orx9">éditeur</a> <strike>ému</strike> avide, rien que des gens biens intentionnés ne rêvant que d'informer le bon peuple. Et tant pis si ce sont peu ou prou les mêmes qui crièrent <a title="haro sur le baudet" href="http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lafontai/8.html" id="j-1n">haro sur le baudet</a> quelques mois plus tôt.<br /><br /><b><i>Rue89</i></b> publie aujourd'hui une <a title="tribune" href="http://www.rue89.com/2008/01/30/le-bagagiste-de-roissy-a-france2-oubliez-moi" id="y76_">tribune</a> dans laquelle cet homme réclame, pour lui et pour sa famille, le droit à l'oubli. Ce droit que nous savons tous exercer quand ça nous arrange, vous savez, pour toutes ces vilaines choses du journal qui nous empêcheraient de dormir si on s'en souvenait encore après la météo... Prenez le temps de lire son cri de gueule, son coup du coeur, sa supplication. Et juste après, oubliez le !<br /></div><br /> <div class="kwout" style="text-align: center;"><a href="http://www.rue89.com/2008/01/30/le-bagagiste-de-roissy-a-france2-oubliez-moi"><img style="width: 433px; height: 361px;" src="http://kwout.com/cutout/u/nm/94/x5a_bor_rou_sha.jpg" alt="Le bagagiste de Roissy à France2: "Oubliez-moi" | Rue89" title="Le bagagiste de Roissy à France2: "Oubliez-moi" | Rue89" /></a><p style="text-align: center; margin-top: 10px;"><a href="http://www.rue89.com/2008/01/30/le-bagagiste-de-roissy-a-france2-oubliez-moi">Le bagagiste de Roissy à France2: "Oubliez-moi" | Rue89</a> via <a href="http://kwout.com/quote/unm94x5a">kwout</a></p></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-43809300278147787842008-01-30T16:23:00.000+01:002008-01-30T16:25:10.262+01:00Lettre au Père Noël<div style="text-align: justify;">La consigne de la première semaine de <a title="Kaleïdoplumes" href="http://chroniques-de-sammy.blogspot.com/2008/01/forum-kaledoplumes.html" id="znp1">Kaleïdoplumes</a> était la suivante :<br /> <blockquote>On a tous cru, un jour, au père Noël.<br />Enfant, on rêvait de cadeaux.<br />Adulte, on a peut être voulu encore y croire, pour un jour, une minute, une seconde.<br />Une lettre, adressée au père Noël, écrite par un adulte, ou bien un enfant, avec, à l'intérieur, une demande très particulière.<br />Vous êtes cet adulte, ou cet enfant. Ecrivez cette lettre.<br />N'oubliez pas de mettre un titre et de signer la lettre.<br />A vos plumes</blockquote>"Papa Noël, je veux pas de cadeaux"<br /><br />Papa Noël,<br /><br />Il parait que tu vis au ciel, ou au Pôle Nord, on sait pas trop où en fait. Il parait que tu viens sur un traineau volant tiré par des reines. Il parait que c'est des lutins qui fabriquent les cadeaux. Il parait que tu es très très vieux. Il parait que tu as un gros ventre. Il parait que tu apporte toujours les cadeaux que les enfants ils te demandent.<br /><br />Papa Noël, il parait que tu lis toutes les lettres qu'on t'envoie. Momo il m'a même dit que des fois tu répondais. Par contre, Lulu il arrête pas de dire que tu existes pas. J'espère que tu ne lui en veux pas et que tu lui amèneras quand même ses cadeaux. Papa Noël, moi je sais que tu existes, et je sais que tu liras ma lettre.<br /><br />Moi je veux pas de cadeaux papa Noël. Je veux pas de vélo avec une sonnette à réaction et des pédales en laiton, j'veux pas de trompette à cou lisse, et pas non plus de plaie station ou de AlainIxe Boxe. J'veux pas de trucs pour jouer. Tu comprends, j'ai 8 ans, je suis presque grand maintenant.<br /><br />Moi tout ce que j'voudrais, c'est que mon papa il revienne. <br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-27713800793889913512008-01-22T17:35:00.000+01:002008-01-27T10:18:10.470+01:00Chronique des deux gouttes d'eau<div style="text-align: justify;"> Cette chronique -que vous attendiez avec une impatience justifiée- chantera les mystères des miroirs, les délicates mouvances de l'eau et les subtiles beautés de la danse. Ce sera grand et magnifique, mais le spectacle relaté ne l'était pas moins. A vrai dire ce n'est pas à une seule, mais à <a title="deux représentations" href="http://autour-de-sammy.googlegroups.com/web/Ballet+de+Lorraine.pdf" id="ovkb">deux représentations</a> que nous avons assisté ce soir là au grand théâtre de Dijon. Mises en scène par le chorégraphe Christophe Béranger du Ballet de Lorraine, elles n'avaient a priori rien en commun, la première s'annonçant sous le titre énigmatique de "<i>Solo pour deux, mémoires d'eau</i>", et la seconde étant une adaptation du conte de Madame Le prince de Beaumont, <i>La belle et la bête</i>. Mais il ne faut pas se fier aux apparences.<br /><br />Tout commence par une scène vide de tout décor où deux danseurs s'avancent de part et d'autre d'un bac rempli de quelques centimètres d'une eau que nous ne voyons pas. Un corps prostré, l'autre mobile. Une musique assourdie et résonnante comme une goutte d'eau qui tombe dans une caverne. Des mouvements fluides et liquides, d'autres éclaboussés de saccades. L'essentiel de la chorégraphie se déroule sur cette eau, où les interprètes s'avancent, se penchent, découvrent leur image reflétée par ce miroir mouvant, deux corps complémentaires unis autour d'un même reflet, deux hommes confrontés à leur image et à leur double. L'eau est un miroir au travers duquel on peut passer.<br /><br />Ils font montre d'une maîtrise hallucinante du corps et du mouvement, à tel point que la plus petite goutte d'eau semble commandée par celui qui la projette ; les déplacements à la surface du liquide sont contrôlés de bout en bout. Chaque geste s'arrête où il a été convenu qu'il devait s'arrêter. Au millimètre près. Il se dégage de l'ensemble une impression d'harmonie, de sérénité ; une poésie tranquille, un voyage en bateau sur une mer calme, mais qui aurait aussi ses tempêtes, sans que cela ne devienne désordonné pour autant.<br /></div><br /><div id="j596" style="padding: 1em 0pt; text-align: center;"><img style="width: 300px; height: 324px;" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_185hrd86vd5" /></div><br /><div style="text-align: justify;">Dans <i>La belle et le bête</i>, ce qui est le plus frappant de prime abord, c'est la coordination de toute une foule d'intervenants - il y avait des passages où ils étaient près de vingt à virevolter et sauter ensemble sur scène. C'était fascinant. Les troupes de la nuit affrontent celles du jour, le noir répond au blanc, comme le ballet des créatures plus ou moins démoniaques qui encadrent la Bête souligne la beauté cristalline de la danse solitaire de la Belle. La danse réussit à rendre visible l'opposition entre eux deux, chacun ayant sa propre façon de se mouvoir, son propre registre, jusqu'à la fin où ils dansent ensemble, et accordent leurs styles. Car la Belle est le reflet de l'âme de la Bête. Leur rencontre est le résultat d'une quête, celle de cette harmonie qui permet d'aller au delà des différences, au delà des apparences. Au delà des images, qui ne sont bien souvent que des reflets trompeurs, des miroirs déformants et menteurs.<br /><br />Il fallait passer au delà du miroir pour que tombe le masque. Il faut souvent aller au delà de ce que l'on croit voir, et ce fut le cas pour ces deux spectacles en apparence dissemblable, mais que relient de subtils liens : dans chacun, deux êtres sont confrontés à leur double et à leur image. L'autre est un moi différent et pourtant si semblable, si proche et tellement loin, insaisissable, à l'image de l'eau toujours la même et toujours renouvelée. C'est le thème du double qui unifie ces deux créations. Mais il laisse transparaître la recherche de l'harmonie. La contemplation est une invitation à la tolérance<br /><br />Car finalement, les danseurs du solo double, la Belle, la Bête, tous se ressemblent.<br /><br />Comme deux gouttes d'eau.<br /><br /><br /></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-69289886815503618612008-01-21T13:43:00.000+01:002008-01-21T13:46:25.511+01:00A propos des commentaires, suitePour le coup, je crois que ça se passe de commentaires...<br /><div id="bm.c" style="padding: 1em 0pt;"><div style="text-align: center;"><img style="width: 332px; height: 645px;" src="http://docs.google.com/File?id=dhjn8np8_184634886fn" /><br /></div><br /><div style="text-align: left;">Je crois qu'il ne me reste plus qu'à écrire quelque chose, afin que vous puissiez de nouveau commenter !<br /></div></div>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23468671.post-10717899440958183462008-01-15T17:15:00.000+01:002008-01-31T09:28:30.915+01:00Forum Kaleïdoplumes<div style="text-align: justify;">Des fois il y a des gens, ils ouvrent un forum consacré à l'écriture. Et comme ce sont des gens qui gravitent autour de <a style="font-style: italic;" title="Paroles plurielles" href="http://coumarine2.canalblog.com/" id="pcnr">Paroles plurielles</a>, comme c'est par Coumarine elle même que j'apprends la chose, je ne peux faire autrement que d'aller voir de quoi il retourne. Et il se trouve que pour être admis en cette confrérie, il faut écrire un petit texte sur notre rapport à l'écriture. Après avoir gaiement sauté à pieds joints par-dessus la consigne (je suis juvénile dans mes enthousiasmes parfois), un petit peu râlé, un petit peu réfléchi, j'ai fini par écrire ça :<br /></div><div style="text-align: justify;"><blockquote><span style="font-style: italic;">Ecrire, ça commence par des ratures et des phrases de travers, seule compte l'idée. Puis on rajoute, on empile, on déplace, on élague et on coupe dans le tas. Ecrire c'est juste trouver les mots pour dire ce que l'on a envie de dire. Mais pour le dire avec sa petite musique, celle que l'on a dans sa tête, et qui n'est pas la même que celle du voisin. </span><br /><br /><span style="font-style: italic;">C'est partir d'une idée, aussi ténue soit-elle, et tirer dessus pour voir comment elle se transforme. Le grand et indispensable Vialatte utilise l'image de la pelote de laine ; elle me plait beaucoup. On tire sur le bout de la pelote, et au fur et à mesure qu'elle se dévide on regarde ce que ça donne. Et qu'importe le bout de la pelote sur lequel on tombe, aucun n'est meilleur que l'autre. Le principal c'est de débuter. Le début c'est le plus dur, mais c'est aussi le plus facile. On peut dire tout ce qu'on veut. C'est pour ça que j'ai commencé avec cette phrase là. Le reste, je l'ai ajouté après, en aller-retour incessants entre le début et la fin de ce texte.</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">Ecrire, c'est un peu comme ce sujet : la version initiale n'a pas beaucoup de rapport avec ce qui sera finalement publié. Chacune de ces phrases a été corrigée plusieurs fois. Car le plus important dans l'écriture, ce sont les ratures. Un texte est terminé quand on ne peut plus rien enlever.</span> <br /></blockquote></div><br /><span style="font-size:85%;"><a href="http://kaleidoplumes.forumpro.fr/index.htm"><span style="font-style: italic;">Forum Kaleïdoplumes</span></a></span>Sammyhttp://www.blogger.com/profile/06880787095971164076noreply@blogger.com