tag:blogger.com,1999:blog-231032462009-07-09T22:55:39.265+02:00Le pot de mousseAdanoreply@blogger.comBlogger92125tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-64584139319745098832009-07-09T13:21:00.001+02:002009-07-09T13:26:32.872+02:00♫ It's the same old story ♫<div style="text-align: justify;">Les vacances hein. Tu parles.<br /><br />Elle devait me donner ses clés avant de prendre le train. Mais moi tu vois j'ai une vie quand même et ce soir-là le timing était serré. Il fut entendu qu'elle me cueillerait à la sortie de chez l'analyste, qu'éventuellement on boirait une bière vite fait et que chacune voguerait vers son destin. Mais ce n'est pas mon amie pour rien : à la bourre dans ses préparatifs, elle sortit le plan B (<a href="http://pot-de-mousse.blogspot.com/2006/08/midnight-express-sans-sucre_18.html">l'histoire se répète</a>), à savoir l'intermédiaire (je te dis que si on supprimait les intermédiaires, la vie serait moins chère). Il me revenait donc de rencontrer le lendemain une certaine Machine, jamais vue, jamais entendu parlé, qui par un hasard miraculeux se rendrait sur mon lieu de travail. Bien.<br /><br />Mais le destin est coquin, et le lendemain je réalise un peu tard que j'ai oublié le rencard. Et aucun moyen de joindre Machine. Ce n'aurait pas été si grave si, derrière la porte qu'ouvrent ces clés, ne se trouvait pas un chat, que j'étais censée nourrir et abreuver pendant trois semaines. On a passé la soirée à estimer combien de temps il pouvait tenir avant que j'aie sa mort sur la conscience et on en a déduit que par ces temps de grosse chaleur, il allait pas falloir trop traîner. Ouais mais on fait comment, t'es gentil toi. On va dormir déjà.<br /><br />Heureusement, vers 8 heures du mat (et ça, tu vois, ça ne se fait pas), Machine appelle. Ah ben t'avais mon numéro et c'est maintenant que tu le dis, bravo. Mais je te pardonne car ainsi tout s'arrange.<br /><br />Alors je rentre dans l'appart, le chat a survécu, il a même l'air plutôt enjoué, je lui donne ses croquettes, de l'eau fraîche et puis on tape la discut parce qu'il faut leur parler aux bêtes non ? (ah non je confonds avec les plantes)</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-6458413931974509883?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-22819168487131365512009-06-29T14:24:00.000+02:002009-06-29T14:24:50.695+02:00♫ La joie qui nous inonde n'est pas feinte ♫<div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(204, 51, 204);">Bzzzz, fait la sonnette.</span><br /><span style="color: rgb(204, 51, 204);"><br /><br />Depuis la terrasse ensoleillée où je sirote un cocktail aux couleurs fraîches et chatoyantes, vêtue d'ambre solaire et d'une mini-nuisette en mousseline transparente, j'actionne l'ouverture de la porte.</span><br /><br />Bzzzz, fait la sonnette.<br /><br />Depuis le couloir où je m'essuie les mains sur un torchon, vêtue d'un vieux pantalon retroussé façon pêche aux moules, les pieds dans l'eau, j'appuie sur le bouton de l'interphone.<span style="color: rgb(204, 51, 204);"><br /><br />C'est le plombier, dit une voix chaude et virile.</span><br /><br />C'est le plombier, dit une voix entrecoupée des parasites électriques de l'interphone merdique.<br /><span style="color: rgb(204, 51, 204);"><br />Entre un homme au bronzage doré, aux muscles saillants et aux fesses rebondies, bien moulés dans son tee-shirt comme dans son jean.<br /><br /></span>Ah ben tout pareil là. Vraiment bien le plombier. Pas très grand toutefois. Cela dit, j'ai jamais rencontré un plombier grand.<span style="color: rgb(204, 51, 204);"><br /><br />Pour lui montrer la fuite je me mets à quatre pattes, lui tendant innocemment une croupe qu'il ne peut s'empêcher de flatter en disant : Laissez-moi faire, j'ai les choses bien en main.</span><br /><br />Pour diagnotisquer les causes de la fuite, il s'accroupit et se tortille en tentant de passer la tête sous le placard du bas (et là tu comprends pourquoi les plombiers sont pas grands, c'est un peu des hôtesses de l'air inversées).<span style="color: rgb(204, 51, 204);"><br /><br />- Je vois de quoi il s'agit, tout va bien se passer.<br /><br /></span><span style="color: rgb(204, 51, 204);">- Il fait chaud, non ? Que diriez-vous d'un rafraîchissement avant de commencer le travail, lui dis-je, maintenant agenouillée à hauteur de son entrejambe turgescente.<br /><br /></span><span style="color: rgb(204, 51, 204);">- Vous me rappelez une souris verte, répond-il, une souris verte qui courait dans l'herbe.<br /><br />Alors je l'attrape par la queue, il me tire les cheveux, et pas que.</span><br /><br />Je vois c'que c'est, ma p'tite dame, mais croyez-moi que vous avez eu de la chance de pas vous faire arroser plus que ça, vous voyez ce gros tuyau ? c'était à deux doigts d'exploser (euh je crois que tu t'es trompé de réplique là, le porno, c'est le texte en couleur).</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-2281916848713136551?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-15624293532830289562009-06-26T19:23:00.000+02:002009-06-26T19:23:37.230+02:00♫ Mais aujourd'hui j'ai peur car l'horloge a tourné ♫<div style="text-align: justify;">Les bonnes nouvelles, si elles les atténuent, ne suffisent pas à compenser les mauvaises. Et la mauvaise nouvelle, c'est que j'en ai marre de monamour. De ses attitudes fuyantes, de son immaturité, de ses indécisions. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais il faut que tu saches quand même qu'après les grandes vacances et suite à la réussite du concours, je retourne à l'école pour un an. Une école en province. Je pense que ce sera l'occasion de prendre de sérieuses distances pas seulement physiques. Pas que ça m'enthousiasme mais à un moment, si t'as pas ce que tu veux, c'est pas une raison pour avoir ce que tu veux pas, tu comprends ? Et là je lâche l'affaire. Voilà c'est dit. C'est assez étrange de prendre ce genre de décision, je le fais à contre-coeur et en même temps ça s'impose.<br /><br />Pour autant, on est censé partir en vacances ensemble en août. Est-ce vraiment une bonne idée ?</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-1562429353283028956?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-71280210695352590462009-06-12T14:45:00.001+02:002009-06-12T15:09:37.195+02:00♫ Ce sont des trucs qui ne s'expliquent pas, ces jolies choses qu'on se dit tout bas ♫<div style="text-align: justify;">Tu veux que j'te dise ? La bonne nouvelle, c'est que j'ai réussi un concours. Eh oui, encore, ah la la, ça devient une habitude (cela dit en toute modestie, sans la moindre fierté ni prétention, je suis pas du genre à me mettre en avant ou à faire remarquer combien je suis brillante, non non non) (la preuve). Mais attends, comment ça déchire !<br /><br />Et alors du coup faut fêter. Ben oui. Tout en passant des entretiens avec monsieur le directeur, madame la directrice et le saint esprit. Parce que c'est pas tout de réussir, après faut faire des voeux d'affectation, et pour que le choix soit parfaitement éclairé, faut aller sur le terrain, à savoir des bureaux où tu dois arriver bien coiffée, bien sapée (j'te raconte pas le boulot), faire la fille enthousiaste aux compétences tellement variées que bien sûr que c'est moi qu'il vous faut, tu rigoles. Mais bon, comme je te disais, faut fêter aussi, très important de fêter. Et donc, réfléchis deux minutes, ça paraît pas vraiment compatible.<br /><br />Notamment quand, aux alentours de 5-6 heures du mat, tu décides d'enlever tes lentilles et que le charmant charmeur chilien te garantit que le flacon marqué d'idéogrammes est bien du nettoyant pour lentilles. Écoute je veux pas chipoter, mais après ça, mes yeux ont pleuré quarante-huit heures (et bien bien plus que ninety-six tears) (dis donc, ninety-six c'est le double de quarante-huit, c'est dingue) (et ne me dis pas que tu connais pas Question mark, je te l'avais mis en video). J'étais un peu énervée.<br /><br />Surtout quand je suis arrivée chez monsieur le directeur, avec des yeux de lapin, les lèvres gercées et le nez qui pèle (bon d'accord on ne peut pas tout mettre sur le dos de ce nettoyant. Reconnaissons que d'autres produits du genre ferroviaire avaient fait leur oeuvre) et qu'il a fallu exposer mes motivations (alors écoute, gars, c'est bien simple, là moi je rêve que d'une chose, c'est de me recoucher, et éventuellement, ce soir, ressortir le champagne et ce qui va avec). Eh ben en fait nous avons établi un contact très satisfaisant et si ça se trouve, c'est là-bas mon nouveau boulot. Mais si ça se trouve, c'est pas là-bas, quel suspens...<br /><br />Enfin toujours est-il que ça a sacrément déconné ces derniers temps. Quand le charmant susnommé demandait : Est-ce que vous m'aimez ? il fallait répondre : Oui je vous pépé, et quand monamour, de retour de vacances, disait : Tu m'as manqué, y avait juste à savourer. Pour te dire qu'on a atteint des sommets.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-7128021069535259046?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-45980335254362604892009-06-05T15:15:00.000+02:002009-06-05T15:15:21.546+02:00Attends, man, transfert<div style="text-align: justify;">Figure-toi le cabinet de l'analyste, moi étendue sur le divan, lui assis derrière sur un fauteuil, le téléphone sonne, il décroche et, oh mon dieu, le truc est en mode haut parleur :<br /><br />Au bout du fil : Bonjour ! Comment vas-tu ?<br /><br />L'analyste : Bien.<br /><br />Moi (in petto) : Mais j'entends tout !<br /><br />Au bout du fil : Tu finis de travailler à quelle heure ?<br /><br />L'analyste : À 19h30.<br /><br />Moi (in petto) : Petite journée dis donc...<br /><br />Au bout du fil : Je pourrais passer alors ?<br /><br />L'analyste : Oui oui, pas de problème.<br /><br />Moi (in petto) : C'est un ami de l'analyste ! L'analyste a des amis !<br /><br />Au bout du fil : J'amène quelque chose ?<br /><br />L'analyste : Non ce n'est pas la peine, il y a tout ce qu'il faut.<br /><br />Au bout du fil : Bon d'accord. Et comme ça je pourrais récupérer mon linge. Gros bisous papa !<br /><br />L'analyste : Oui voilà.<br /><br />Je suis traumatisée.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-4598033525436260489?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-24693337139155528802009-05-22T20:57:00.000+02:002009-05-22T20:57:51.107+02:00♫ Let me whisper in your ear ♫<div style="text-align: justify;">En ces temps où les marronniers des régimes avant l'été fleurissent, je te propose un slogan spécial week-end de l'Ascension en chemins de fer : <span style="font-style: italic;">Avec la cocaïne, tu gardes la ligne</span>.<br /> <br />Quant à l'itinéraire, oui, il s'agit bien d'une bonne nouvelle. Mais laquelle donc ? Eh ben devine.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-2469333713915552880?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-76026537434693363922009-05-19T15:50:00.000+02:002009-05-19T15:50:57.085+02:00Entre Grands Boulevards et Strasbourg-Saint Denis<div style="text-align: justify;">Dans la lignée d'un rêve récent où je prenais un bus-cheval...oui, il était vraiment à la fois bus et cheval, sans que ce soit le moins du monde incongru, comme dans les rêves quoi, ou à la limite comme dans les emportements parachutistes (cf MDMA) où tu ne t'étonnes pas une seule seconde que ta bière perde ses poils...et à la réflexion ce sont tous trois des modes de transport hein, mais je m'égare (routière), un bus-cheval, disais-je, qui avait pour terminus la station Chèvre-Poivre...dans la continuité de ce rêve donc, faisons une escale entre Grands Boulevards et Strasbourg-Saint Denis, sur la ligne 9 du métro parisien, mais tu peux aussi prendre la 8, c'est parallèle.<br /><br />Et pourquoi donc ? Eh ben devine.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-7602653743469336392?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-26146525019267811462009-05-06T17:44:00.000+02:002009-05-06T17:44:11.545+02:00♫ Les mots qu'on dit avec les yeux ♫ (oui mais tu louches chéri)<div style="text-align: justify;">Après trois semaines de vie quasi monastique, j'étais bien contente que ce soit enfin l'heure de l'apéro. Sur la route, je devais être plutôt souriante quand un grand gars à capuche a manifesté son intérêt pour ma personne. Cela a décuplé ma bonne humeur,naturellement, mais je reste très déçue du point de vue de la forme.<br /><br />Parce que bon, je veux bien que ça fasse une éternité que j'ai le nez dans les bouquins, les journaux et les rapports officiels (la France fonctionne sur des rapports, t'imagines pas à quel point...D'abord t'as un ministre qui se dit que tiens faudrait réfléchir au problème X. Alors il charge Untel d'écrire un rapport sur le sujet. Dans ce rapport Untel fait des propositions pour résoudre le problème X. Alors le ministre se dit que faudrait réfléchir à ces propositions. Du coup il charge Machin d'écrire un rapport sur la faisabilité des propositions d'Untel. Mais parfois, Untel dit juste que finalement le problème X n'est pas un problème, tout va bien merci. Et toi tu t'es tapé le rapport et t'as légèrement les boules mais c'est le jeu ma pauvre Lucette. Heureusement, rassure-toi, il arrive aussi que ces rapports se transforment en projet de loi, y a quand même une justice)...je veux bien, disais-je, m'être privée d'un peu tout ce qui fait le sel de la vie ces derniers temps, je veux bien que le simple fait de passer l'aspirateur, ou de descendre les poubelles me mettent en transe (enfin de la bonne vraie corvée pas intellectuelle), oui je veux bien, mais c'est pas une raison pour me draguer à la va comme je te pousse. Parce qu'à force ça déteint.<br /><br />J'espérais quelque développement du genre : <span style="font-style: italic;">La réflexion que je m'apprête à vous faire ne s'inscrit dans aucune tradition. On chercherait en vain dans les rapports publiés antérieurement une référence similaire à celle que j'ai sous les yeux. Le groupe de travail Capuche a travaillé durant six mois et s'est réuni périodiquement à un rythme bi-hebdomadaire. Soucieux de l'intérêt général et au nom des principes communs qui fondent notre démocratie, en tant que rapporteur, je sollicite de votre bienveillance, mademoiselle, l'acceptation d'un hommage à votre aménité, je l'atteste par la présente.</span><br /><br />Au lieu de quoi j'ai eu droit à : <span style="font-style: italic;">Vous êtes trop charmante, j'te jure</span>.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-2614652501926781146?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-45748651318511564752009-04-18T18:27:00.000+02:002009-04-18T18:28:17.044+02:00Sex, drug and rock'n'roll<div style="text-align: justify;">D'abord un peu de sexe : <span style="font-style: italic;">Il existe deux possibilités pour un fonctionnaire d'entrer dans un autre corps que le sien : le détachement (...), ou l'intégration (avec perte du lien avec le corps d'origine). On conçoit aisément la souplesse ainsi introduite...</span><br /><br />Puis un peu de drogue :<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-4574865131851156475?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-38152994591369643372009-04-18T18:26:00.000+02:002009-04-18T18:27:45.001+02:00<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><object width="425" height="350"><param value="http://youtube.com/v/3TKqptOVZWI" name="movie"><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://youtube.com/v/3TKqptOVZWI" width="425" height="350"></embed></object></p></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-3815299459136964337?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-19902938935880780972009-04-18T18:25:00.000+02:002009-04-18T18:27:12.264+02:00Et pour finir, un peu de <a href="http://www.deezer.com/track/25131">rock'n roll </a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-1990293893588078097?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-24044910100114183302009-03-25T15:10:00.000+01:002009-03-25T15:10:37.430+01:00♫ If you got bad news, you wanna kick them blues...She don't lie, she don't lie, she don't lie ♫<div style="text-align: justify;">C'est le piège classique tu me diras. Quand le moral est moyen, t'as tendance à avoir des idées moyennement bonnes. Là c'était le printemps, Bashung venait d'être enterré et un ami du charmant charmeur chilien aussi. Ça faisait trois prétextes pour faire une incursion dans mon ancien quartier. Grosso modo de 20h à 5h, avec point trop d'alcool mais beaucoup de chemins de fer. Dans le taxi je piquais du nez et une fois sous la couette j'ai trouvé le sommeil sans problème. Le lendemain, hormis une fatigue somme toute normale, rien à signaler. Enfin si, bien sûr, le nez qui coule, les lèvres gercées et les cheveux brillants (la coke me rend le poil soyeux qu'est-ce que j'y peux). Mais tout allait bien. Pas de gros bad, pas de déprime, non rien de tout ça.<br /><br />Ah ben dis donc, elle devait être bonne pour que la descente se fasse aussi discrète. Ouais peut-être. Peut-être qu'elle était bonne, je sais pas, j'y connais rien. Certes elle ne m'a pas empêchée de dormir, elle ne m'a pas soumis à des problèmes digestifs d'ordres divers, elle ne m'a pas coupé l'appétit trop longtemps, elle n'a pas glacé mes sens, elle ne m'a pas fait serrer les mâchoires, j'ai kiffé. On peut donc en déduire qu'elle était bonne je suppose. Mais alors quand elle est bonne, ça veut dire aussi que la descente se fait à retardement. Et là ça rigole moins. Parce que telle que tu ne me vois pas, ça fait cinq jours que je descends. Ah ben oui, carrément. Cinq jours. Cinq jours que je me mouche (toujours de la même narine, avec un peu de sang en bonus mais pas toujours). Cinq jours que je me traîne sans pour autant atteindre le stade de la loque vautrée dans un semi-coma . Comme si j'évoluais dans un environnement gluant sans que ça m'empêche de bosser, juste ça rend la moindre activité pénible et laborieuse.<br /><br />Le pire c'est que j'oublie les raisons d'un tel état. Hier dans le lit, alors que défilait sous mes yeux, dans sa quasi-intégralité, une émission de toute beauté, encore inédite pour moi. Les chapitres m'ont fascinée : de <span style="font-style: italic;">Ma femme m'insupporte</span> (bon, pas très original) à <span style="font-style: italic;">Mon mec me néglige, il préfère ses tortues</span> (attends, ton mec m'intéresse), en passant par <span style="font-style: italic;">Ma mère veut s'exhiber dans un bain de lait d'ânesse</span> (une relation incestueuse magistralement interprétée par les protagonistes). Et donc de fil en aiguille je m'interroge : comment se fait-il que je tombe si bas, ça me rappelle certains moments de mon adolescence où le joint tournait du matin au soir, où la démotivation et l'inaction régnaient en maîtres. Et là par association d'idée, ça me revient : mais c'est bien sûr, tu t'en es mis plein les narines vendredi (ceci est la suite du morceau qui commence par "Hier dans le lit" et qui finit par un point mais qui n'est pas une phrase) (c'est bien de se relire mais ça sert pas à grand chose quand comme moi t'as la flemme de corriger et que tu préfères alourdir un style déjà en surpoids par des précisions dont tout le monde se fout) (cette façon d'écrire est toutefois, me semble-t-il, un bon plaidoyer contre la drogue).</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-2404491010011418330?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-1662128950970597722009-03-18T15:32:00.002+01:002009-03-18T15:59:15.892+01:00♫ Une rose de Picardie ♫<div style="text-align: justify;">- Par la porte entrebâillée je te vois rêver...tu l'auras toujours ta belle gueule, <span style="font-style: italic;">dis-je à Monamour qui se pomponne dans la salle de bain,</span> tu l'auras ta superbe...T'aimes tant qu'on t'aime, que tous les autochtones sortent leur totem.<br />- J'veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même, <span style="font-style: italic;">répond-il</span>.<br />- T'as mis des diams sur ta veste Hillbilly ?<span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">- Ouais</span>, j'suis comme un pape au volant de sa caisse (le garçon que j'aime fait peur à mes voisins). Je suis le roi des scélérats, à qui sourit la vie. <span style="font-style: italic;">Mais</span> s'il suffisait de se faire une beauté pour retrouver grâce à tes yeux, <span style="font-style: italic;">ça se saurait hein</span>.<br />- Aujourd'hui nos regards sont suspendus. Dans quoi tu te mires, dans quel étang ? <span style="font-style: italic;">je repars</span>.<span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">- Ben quoi</span> ? Mes yeux sont dans le miroir où j'les ai laissés. Prends-moi dans tes bras.<br />Et mes doigts de palper, palper là cet épiderme. <span style="font-style: italic;">Comme de bien entendu, nous sommes interrompus par la sonnette</span> :<br />- J'ai les mains prises, chérie va ouvrir, <span style="font-style: italic;">qu'il dit (mais c'est pas grave parce que tout au long de la soirée</span>, nos corps ont joué, tellement joué à se toucher, à s'effleurer, personne n'a rien vu<span style="font-style: italic;">).<br /><br /></span><span style="font-style: italic;">Ben oui, je t'ai pas dit mais c'est son anniversaire, donc on fait la teuf</span>. Pour une occase, c'est une occase. À la centrale y a carnaval. <span style="font-style: italic;">Alors on convie les amis</span>, on les invite à venir prendre un verre, ils disent d'accord. Rendez-vous sur la lande, à l'endroit où l'on s'est épris <span style="font-style: italic;">(dans l'appart de ses parents quoi, parce que c'est plus grand)</span>.<br /><span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">Moi</span>, les anniversaires j'ai l'air dans la lune. Au self les elfes me sollicitent <span style="font-style: italic;">(buffet libanais (</span>cuisine-moi kitsch et net<span style="font-style: italic;">, il avait dit Monamour) c'est fourré à quoi ces petits machins appétissants ? eh ben goûte tu verras bien) (ça se voit pas trop que j'en sais rien ?)</span>. Des érudits m'abreuvent de leurs fioles. Comment tu trouves mon calva ? <span style="font-style: italic;">Tu sais ce que c'est</span>, on se noie dans des murmures. La fermer, se taire, l'ouvrir, ça va sans dire : est-ce que vous en avez ? du réseau, des rougeurs, des nerfs d'acier ? Si c'est pas malheureux notre monde qui part en brioche <span style="font-style: italic;">ouh la</span>. <span style="font-style: italic;">Et puis</span> les pluies acides décharnent les sapins. <span style="font-style: italic;">Sans aucun doute</span>, l'homme de demain sera hors norme. <span style="font-style: italic;">Mais</span> je me tue à te dire qu'on ne va pas mourir<span style="font-style: italic;">. </span>Qu'en dit le héron ? Il en sait long. <span style="font-style: italic;">Et toi sais-tu qu'</span>en Écosse des gosses écossent des chimères en chair et en os ? Et les mouettes se délectent de nos anecdotes (tous nos échanges coulaient de source).<br /><span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">Allez</span>, tous à l'assaut de l'euphorie. Les fruits à portée de main, et les délices divers. Pommes d'or, pêches de diamant (<span style="font-style: italic;">ah zut,</span> j'ai encore un bout d'paille dans l'nez)<br /><span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">Attends</span>, remets l'champ' dans la glace, <span style="font-style: italic;">j'ai une question à te poser. Oui vas-y, je t'écoute.</span> <span style="font-style: italic;">Hein quoi ? ah ok</span>, fond du couloir troisième porte à droite <span style="font-style: italic;">(on aurait dû flécher).<br /><br /></span><span style="font-style: italic;">À un moment c'est l'heure du gâteau...(alors c'est pas compliqué</span>, pour la tarte aux pommes, deux ou trois goldens, un p'tit verre de rhum, un bâton de cannelle). <span style="font-style: italic;">L'heure du speech de monamour aussi :</span> Les années immaculées circulent dans mes veines, mais sait-on où passent-elles ? Je veux quand même me souvenir de tout (pauvre caribou) (le blues il sent bon dans ta voix, <span style="font-style: italic;">je lui dirai en aparté)</span>.<br /><span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">Et puis alors que paisiblement</span> j'plantais mes olives dans une pizza chaude, <span style="font-style: italic;">vlà que le musicien s'approche.</span><br /><span style="font-style: italic;">- Tu sais</span>, j'ai des doutes sur la notion de longévité, <span style="font-style: italic;">ah la la</span>, où l'acheter le courage...la vie d'artiste n'est pas rose, n'est pas sans tache...<span style="font-style: italic;">mais</span> y a pas d'quoi faire un drame, sur l'prospectus ça disait provisoire.<span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">C'est quoi cette histoire, </span>ça cache quekchose, <span style="font-style: italic;">que je me dis, perspicace. Il se passe quoi, dis-moi</span>.<span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">- Tonamour m'a demandé de t'annoncer ça avec précaution alors voilà,</span> sais-tu qu'la musique s'est tue ?<span style="font-style: italic;"> finit-il par accoucher.</span><br /><span style="font-style: italic;">- Mais comment t'es au courant toi ? que je réponds, un peu sous le choc</span>.<br />- Ah il sait tout mon petit doigt.<span style="font-style: italic;"></span><br /><span style="font-style: italic;">- Attends, </span>y a oune dé ké pipé<span style="font-style: italic;"> là...</span><br /><span style="font-style: italic;">Mais bon qu'est-ce que tu veux</span>, l'heure c'est l'heure, on n'est pas d'humeur à verser des pleurs. Qu'on me presse une orange.<span style="font-style: italic;"><br /><br />C'est pas tout ça mais</span> j'ai des faims de loop de loop, de shalala chaloupés, <span style="font-style: italic;">on va </span>dans[er]<span style="font-style: italic;"> </span>sous des pluies diluviennes<span style="font-style: italic;">, même si </span>les danses d'ici se différencient des danses du ventre. C'est fou c'que j'ai la banane, j'fais la noce avec Yasmina, à découvert le ventre à l'air, ça sent le cramé sous les projos. <span style="font-style: italic;">Y en a même qui en viennent aux choses sérieuses, genre</span> Je veux te dominer aux dominos, je te veux nue sur l'avenue à chaud (la nuit draguait un vieux parfum de furie). Et mon corps de se vouer à des lunes surdouées. C'est l'heure où je glisse dans les interstices, <span style="font-style: italic;">où il vaut mieux</span> balanc[er] les jumelles pour ne garder que le flou. Des heures, des heures de voltige à plusieurs, des kilomètres de vie en rose.<br /><br />Après cinq babies, c'est l'heure de me zoner, mes circuits sont niqués, puis y a un truc qui fait masse. Où veux-tu qu'j'te dépose ?<span style="font-style: italic;"><span style="font-style: italic;"> se demandent-ils mutuellement. </span>Heureusement qu'on rentre à pied parce qu'</span>à l'analyse il ressortirait que j'suis pas d'équerre, yé n'en pé plou. Dans les faubourgs je décante. En moi gronde une ville, grouille la foule dessaoulée. <span style="font-style: italic;">Oh tu sais</span>, les capitales sont toutes les mêmes devenues (voyez-vous ces êtres vivants ?)<br /><br />Après la colline j'y suis <span style="font-style: italic;">(chez moi)</span>. Éteins une à une les lumières <span style="font-style: italic;">que je dis à Monamour</span>, j'ai fait un songe, une hypothèse, un projet de baise. <span style="font-style: italic;">Mais avant</span>, glissé le carbone plus papier dans la machine et au travail, c'est ça oui c'est ça <span style="font-style: italic;">(j'écris un mot sur le blog quoi)</span>. <span style="font-style: italic;">Parce que quand même</span>, j'sens comme un vide, remets-moi Johnny Kid. <span style="font-style: italic;">Alors bien sûr</span> ses congénères crient au génie, <span style="font-style: italic;">évidemment</span>. <span style="font-style: italic;">Putain</span> les grands voyageurs laissent dans le coeur des ardoises.<br /><br />Tout est redevenu étrangement calme, les fakirs traversent dans les clous <span style="font-style: italic;">(pour te dire)</span>. <span style="font-style: italic;">Oui</span>, tout est si calme ce soir, puis-je être ému ?<br /><br /><span style="font-style: italic;">[Il va de soi que seuls les textes en italiques sont de moi]</span><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-166212895097059772?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-77539656271845018092009-03-15T05:10:00.000+01:002009-03-15T05:11:20.910+01:00Bashung est mort, les enfants (qui tombent du balcon). Je suis touchée<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-7753965627184501809?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-33038699852592052732009-02-20T12:49:00.001+01:002009-02-20T12:49:46.058+01:00♫ Y a plus qu'à espérer qu'on n'arrache pas tous mes pieds ♫<div style="text-align: justify;">Enfant, jadis ou naguère selon ta conception du temps, je chérissais un livre entre tous, d'une part parce qu'il me venait de l'institutrice (avec une dédicace <span style="font-style: italic;">À une petite élève bien sage</span>, plus fière que moi tu mourais) mais aussi tout simplement parce qu'il était bon. Ce livre s'intitule <span style="font-style: italic;">Tistou les pouces verts</span>.<br /><br />Je sais pas toi mais moi ça marche jamais ces histoires. J'essaye pourtant. Je fais de mon mieux. Je prends exemple sur monamour qui s'en sort très bien lui. Une fois (disons jadis) il avait planté des carottes sur son balcon. Bon je dis pas qu'elles avaient le goût du terroir, mais le goût de carotte oui un peu quand même et on leur en demandait pas plus. Et plus récemment (naguère quoi) il a planté un noyau d'avocat. Déjà faut avoir l'idée. T'es là avec ta petite cuillère, tu kiffes ton avocat et tu te dis <span style="font-style: italic;">Tiens je vais planter le noyau</span>. Mais admettons. Admettons que l'idée te traverse l'esprit. Après il faut la réaliser. À savoir : se procurer un pot, du terreau...Bref je ne te cache pas que rien que la deuxième étape pour moi c'est hors d'atteinte.<br /><br />Et cet avocatier il prospère figure-toi. Oui parce qu'il faut te préciser qu'au début il était sur un balcon (le même que pour les carottes), et au bout de deux mois d'hiver rigoureux, monamour s'est dit que peut-être il se caillait les miches (ah bon ? mais qu'est-ce qui te fait penser ça ? il fait que moins 6 hein) et il l'a ramené chez nous. Au vu de ses feuilles noircies et de son allure générale de grand dépressif, je misais sur une espérance de vie plutôt très courte et j'avoue même avoir supputé qu'il était déjà mort, non mais tu te rends pas compte, c'est une plante tropicale ce truc, aucune chance de survivre au climat parisien, il a dû geler en plus, c'est foutu (je suis d'un naturel optimiste oui). <span style="font-style: italic;">Laissons-lui une chance</span>, rétorqua monamour, grand humaniste (les plantes sont des hommes comme les autres). Eh ben il a ressuscité dis donc, ça tient du miracle.<br /><br />Depuis, chaque jour, monamour l'arrose. Et attends, parfois il lui met de l'eau minérale et même, encore plus fort, les fonds de verres de jus de fruit, et du café et que sais-je encore, j'exagère à peine (à un moment j'ai failli proposer l'engrais naturel tant qu'à faire mais un je ne sais quoi m'a retenue) (la peur que cela lui agrée je pense). Ainsi donc l'avocatier croît et s'épanouit. Très bien.<br /><br />Mais moi aussi je peux faire pousser des trucs si je veux, me disais-je en tripotant le petit sachet de graines qu'un sympathique agent de la Ratp venait de m'offrir. Oui alors je sais pas pourquoi, il devait sûrement y avoir une raison à cette action promotionnelle, toujours est-il que l'année dernière y avait retour vers la nature...enfin bon pas la jungle non plus hein, il s'agissait juste d'une dizaine de graines de marguerites. Situation idéale : même pas besoin de trouver l'idée puisque la bonne parole m'était apportée de l'extérieur ; quant à la réalisation rien de plus simple, j'avais tout sous la main : l'avocatier ayant été rempoté par monamour suite à son expansion fulgurante, je n'avais qu'à prendre l'ancien pot et le reste de terreau. En plus, continuais-je à me dire, c'est vachement mieux les marguerites parce qu'au moins ça fleurit, pas comme ce con d'avocatier qui fait rien qu'à étendre ses grandes feuilles vertes et qui est pas près de produire des avocats hein feignant ?<br /><br />Pendant longtemps il ne s'est rien passé. J'arrosais consciencieusement. Monamour me rappelait à l'ordre en cas de relâchement. Je commençais à en avoir plus rien à foutre (je suis d'un naturel patient) quand sont apparues de petites pousses. Quelle émotion. Et puis y en a une, de ces pousses, qui s'est mise à se développer démesurément. Je trouvais ça bizarre mais monamour me rassurait <span style="font-style: italic;">T'inquiète tout va bien</span>. J'insistais en lui disant que quand même ça ressemblait pas trop à des marguerites c't'affaire. Tu me diras : qu'est-ce que tu y connais en marguerites toi ? Rien, d'accord. Et c'est aussi ce que disait monamour <span style="font-style: italic;">Attend que ça fleurisse</span>.<br /><br />J'attends encore.<br /><br />Et maintenant tu verrais la gueule que ça tire. T'en trouves dans ton jardin, tu l'arraches direct. Autrement dit, loin d'effeuiller la marguerite, je n'ai donné naissance qu'à de la mauvaise herbe. Ah ben bravo. Cela étant posé, tu peux m'expliquer pourquoi c'est toujours à moi qu'on demande d'arroser ses plantes quand on part en vacances ? Je sais pas arroser les plantes bon sang c'est pas compliqué, jusqu'ici c'est moi la belle plante qu'on arrose, faudrait voir à pas inverser les rôles.<br /><br />Post scriptum : Que Tistou fasse pousser des fleurs à l'hôpital, sur les barreaux de la prison et autour des canons vendus par Monsieur Père, c'est symbolique, poétique, allégorique. Quand je te raconte que j'ai pas la main verte, c'est moins poétique mais je me rends compte à la relecture que le symbole de la copie qu'on forme est transparent, dès le premier mot.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-3303869985259205273?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-35550250378213275482009-02-09T14:38:00.000+01:002009-02-09T14:38:47.190+01:00♫ Encore une belle journée ♫<div style="display: block; text-align: justify;" id="previewbody">Comment tu veux que j'y arrive si tout se ligue contre moi ? (si vis pacem paranoïa)<br /><br />Je lutte pour me lever tôt, c'est pas nouveau, regarde <a href="http://pot-de-mousse.blogspot.com/2006/08/midnight-express-sans-sucre_18.html">ici</a> ou <a href="http://pot-de-mousse.blogspot.com/2006/07/tiiiime-is-on-my-side-oh-yes-it-is_06.html">là</a> si tu veux. Mais là tu m'aurais vue...<br /><br />Trois jours avant j'y pense et j'y repense, l'angoisse monte, la peur de pas réussir tu comprends. Alors la veille...non mais tu m'aurais vue (j'insiste). Je mets le couvert avant que monamour n'arrive, genre soir de fête où tout il est prêt pour recevoir les invités, sauf que y a ni convives ni petit plat mijoté (mais des crêpes quand même oh), oui donc je dresse la table en avance pour gagner du temps. Mais du temps sur quoi ? va savoir.<br /><br />A 21h30 dents brossées, je suis sous la couette comme si le fait de se coucher tôt allongeait le temps de sommeil, mon dieu quel naïf tu fais. Quand t'as l'habitude de t'endormir passé minuit, je vois pas bien comment tu pourrais ronfler à 22h tapantes. Je suis sous la couette, la la la, comme on est bien sous sa couette à 21h30 et tout.<br /><br />Bon et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Eh ben on continue la mission. Surtout, ne pas lire, malheureux, ça tient éveillé, c'est contraire à l'objectif. Regarde plutôt une belle merde à la télé. Les infos allez, en plus y a le président qui a parlé, voyons ce qu'ils en disent. Eh mais hé, ils en disent rien...Attends je change de chaîne...hé mais eux non plus ils disent rien. Au bout de la troisième chaîne d'infos en continu (perso j'appellerais plutôt ça des chaînes d'info en boucle mais bon), ça me revient, c'est pas aujourd'hui qu'il doit parler, c'est demain. Pour te dire que je suis pas en possession de tous mes moyens.<br /><br />Zapping sur une émission présentée non pas par Nikos Kokaïnos (alias je parle du nez) mais l'autre là, Gendre-Luc Idéal (mâchoires serrées pour les intimes, mais tu fais ce que tu veux de tes sinus mon garçon). Un truc sur le développement durable si j'ai bien compris. Y avait un gars, il venait chez toi et il te disait : alors pour bien faire, vous prenez plus l'avion hein, une fois par an c'est trop, ça suffit les vacances, et puis vous faites vos yahourts vous-mêmes, ça fait moins d'emballage d'accord ? (mais bien sûr que je vais faire mes yahourts, bien sûr. J'en mange pas des yahourts, qu'est-ce que tu m'emmerdes !?)<br /><br />Idéal comme somnifère.<br /><br />Ne te réjouis pas trop vite quand même parce qu'en ce genre de circonstances je me réveille toutes les heures, au bas mot. Attends ce serait pas l'heure de se lever ? Ah non c'est vrai je viens à peine de m'endormir. Etc etc. Très reposant comme nuit. Un sommeil vraiment réparateur. Même pas le temps de rêver...<br /><br />Et là c'est le drame. Au énième réveil intempestif, je regarde l'heure sur le téléphone portable : 11h36. Alors d'abord ça te fait comme un gros blanc dans la tête. Après tu te redresses dans le lit et tu hurles : Putain il est 11h36 !!! Monamour est toujours là, à côté, lui aussi il s'est fait avoir par le complot mondial de la bourre mâtiné de grasse matinée, mon dieu la menace s'étend, chaque jour de nouvelles victimes, jusqu'à quand pourra-t-on tenir ? la fin est-elle proche ? En même temps tu sais pas à quelle heure il était censé se lever lui, autant le laisser dormir, surtout qu'il a pas l'air de s'en faire, il sera bien temps de lui apprendre la triste vérité, préservons-le encore un peu, ce pauvre innocent qui ne se doute pas de l'ampleur du désastre.<br /><br />Bon on se calme, cherchons confirmation sur un autre appareil, la boîte à Internet par exemple. Alors voyons voir what time it is, je suis curieuse de le savoir, quel suspens et tout. Mais sans trop se presser hein parce que foutu pour foutu...Tiens donc la boîte à Internet affiche 6h02. Eh ben je vais te dire, vu qu'il fait nuit (indice que, dans ta panique, tu as négligé. Tu pourrais faire preuve d'un peu plus de réflexion quand t'es réveillé comme ça au milieu de la nuit, c'est pourtant pas compliqué) j'aurais plutôt tendance à lui faire confiance. Bon alors il est 6h02, c'est cool, encore trois quarts d'heure à dormir, ouh la la comme c'est cool...Si ce n'est que l'affolement t'a complètement réveillé, pauvre de toi, tu danserais presque la java dis donc...<br /><br />Non mais non hein, vas-y, profite du peu de temps qu'il te reste. Allez, rendors-toi. Rendors-toi je te dis. RENDORS-TOI BON SANG !!! Tu penses bien que si tu le prends sur ce ton, ça marche pas. Attends, vérifie d'abord que le portable est reparti du bon pied. Oui c'est bon, il est 6h30, il fonctionne, toi tu te lèves et t'es même en avance alors de quoi tu te plains ?<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-3555025037821327548?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-39315285533783723552009-01-28T11:09:00.001+01:002009-01-29T12:43:05.916+01:00♫ I am the eye in the sky, looking at yououou...♫<div style="text-align: justify;">Rions un peu pendant la dépression (oui oh écoute j'exagère si je veux. J'aurais pu dire déprime mais il aurait manqué un pied au décasyllabe).<br /><br />Le charmant charmeur chilien et moi on échange des mails parfois, par le biais d'un site de réseau social. Hier il annonçait dans ses humeurs : <span style="font-family:times new roman;">Le charmant charmeur chilien a mal à l'oeil</span>.<br /><br />Alors je lui écris : <span style="color: rgb(51, 51, 255);">Tu connais le remède le plus agréable quand on a mal à l'oeil ? Il faut se rincer l'oeil (ah ah ah)</span><br /><br />Il répond :<span style="color: rgb(102, 0, 204);"> <span style="color: rgb(204, 51, 204);">pppffff...mééééé ! tjrs aussi drôle tuuuuaa ! :) j'ai vraiment mal, ça ressemble à une conjonctivite, c'est relou ! :( Jdois aller voir le médecin.</span></span><br /><br />Entre temps ses humeurs changent et il affiche : <span style="font-family:times new roman;">Le charmant charmeur chilien get blind !</span><br /><br />Je renchéris : <span style="color: rgb(51, 51, 255);">Oui c'est courageux d'aller voir le médecin, tu n'as pas froid aux yeux toi hein (hi hi hi). Mais bon, si tu deviens vraiment aveugle, j'espère que pour autant on ne se perdra pas de vue (ouh ouh ouh)</span><br /><br /><span style="color: rgb(51, 51, 255);"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Aujourd'hui je pense lui envoyer un truc du style : <span style="color: rgb(51, 51, 255);">j'espère que ça va mieux et qu'il t'a soigné en un clin d'oeil (uh uh uh)</span>.</span></span><br /><br /><span style="color: rgb(51, 51, 255);"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Je me demande combien de temps je peux tenir</span></span><br /><br />(<span style="color: rgb(51, 51, 255);"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Faut-il déduire de ces facéties que ça va mieux ou que ça se dégrade ? J'hésite.)</span></span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-3931528553378372355?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-18722999771507283412009-01-16T19:33:00.001+01:002009-01-16T19:34:03.619+01:00<div style="text-align: justify;">Bon ben ça va être long c't'affaire...<br /><br />Je pensais benoîtement que ça passerait comme c'était venu, vite. Qu'avec le temps ça diminuerait. Et c'est le cas en partie. Mais ça revient au moment où je m'y attends pas, en pleine nuit. Des rêves dont je me souviens même pas en plus, j'enrage, mais qui me laissent dans un état que je croyais dépassé. Ou en plein jour. Quand je me sens d'un seul coup tellement vide et indifférente à tout.<br /><br />Ah on s'marre qu'est-ce que tu crois.<br /><br />Mais ce n'est pas anodin ce que tu vis là, me dis-je en moi-même, tu as subi des pertes dont on ne se remet pas facilement (ah ben je constate en effet) et il n'est ni stupide ni honteux de prendre le temps d'en faire le deuil. Oui je me dis tout ça parce que dans ces cas-là, on a tendance à culpabiliser, à s'en vouloir de se laisser aller, à marteler des "reprends-toi" aussi inefficaces que dépréciatifs.<br /><br />Paul Auster l'a dit hier à la télé.<br /><br />Au journaliste qui lui demandait pourquoi, systématiquement, ses personnages perdaient un enfant, ou une femme, ou les deux, mais pourquoi ? hein pourquoi ?, il a répondu que la perte était selon lui la pire expérience que pouvait vivre un être humain. Ouais. Pire que de pas manger à sa faim tu vois. Enfin ça il l'a pas dit mais on peut imaginer. Donc moi là telle que tu ne me vois pas, je vis la pire expérience possible according to mister Auster. Qui parle bien français soit dit en passant. Mais ne change pas de sujet veux-tu.<br /><br />Il a dit aussi que parfois ça va pas et il arrive pas à écrire. Et dans ces cas-là, il boit et fume beaucoup. Comme moi. Et il regarde plein de films et il lit plein de livres. Mais là, à mon avis, c'est le stade où ça commence à aller moins mal. Ou je dis ça pour me rassurer ? Non parce que je me remets doucement à lire, une histoire de la Guadeloupe, une histoire de l'empire romain et puis hier j'ai acheté le dernier Dennis Lehane ; il m'a l'air fichtrement bien foutu. J'ai vu, au théâtre, la <span style="font-style: italic;">Trilogia della Villeggiatura</span>, trois heures qui passent comme l'éclair, tout en italien surtitré en français mais on s'en sort.J'ai fini par aller voir le film des frères Coen, pour faire contrepoids léger à <span style="font-style: italic;">Hunger</span>, qui pourrait, ceteris paribus, invalider ce que j'ai dit sur la faim juste avant non ? (tu vois ce que c'est ? parce que sinon tu dois rien comprendre)<br /><br />D'ailleurs tu te souviens de ce bouquin d'Auster, <span style="font-style: italic;">L'art de la faim</span> ? <span style="font-style: italic;"></span><br /><br /><span style="font-style: italic;"></span><span style="font-style: italic;">Un jeune homme arrive dans une ville. Il n'a pas de nom, pas de domicile, pas de travail. Il est venu dans cette ville pour écrire. Il écrit. Ou, plus exactement, il n'écrit pas. Il se laisse mourir de faim.</span> (Dixit Paul Auster dans<span style="font-style: italic;"> L'art de la faim</span> sur <span style="font-style: italic;">La faim</span> de Knut Hamsun)<br /><br />Comme quoi hein, y en a qui cumulent.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-1872299977150728341?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com6tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-53511093964996318752009-01-06T17:25:00.002+01:002009-01-06T20:45:38.687+01:00♫ Turn around, I'm by the window where the light is ♫<div style="width: 220px; height: 55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=876319&colorBackground=0x009074&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x003D31&autoplay=0"><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=876319&colorBackground=0x009074&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x003D31&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"></embed></object><br /><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Arial;font-size:78%;" >Découvrez <a href="http://www.deezer.com/fr/the-velvet-underground.html">The Velvet Underground</a>!</span></div><br /><br /><br /><div style="text-align: justify;">Y a tous les amis, les meilleurs et les autres, qui me payent des coups, qui m'écoutent parler ou me taire.<br /><br />Y a ceux qui téléphonent matin et soir, alors que parfois on s'est vu dans la journée, pour voir comment ça va depuis tout à l'heure, ah t'as une meilleure voix, allez t'inquiète pas, vas-y pleure un bon coup ça fait du bien, je te rappelle, bisous. Ça dure quoi, deux à trois minutes, juste pour dire on est là, et puis aussi parce qu'ils s'inquiètent. Je les aime bien ceux-là, je les aime bien, vraiment hein.<br /><br />Mais bon. Quand ils appellent à midi et que je me suis couchée pas longtemps avant, comment te dire, non seulement j'ai la voix éraillée clopes-whisky mais en plus il faut faire genre que j'ai pas la gueule de bois, sinon, je viens de te le dire, ils s'inquiètent. Alors ça va bien maintenant d'accord ? on se calme et on me laisse dormir.<br /><br />Y a le charmant charmeur chilien, qui se manifeste à pic avec des cadeaux ferroviaires et qui susurre dans un demi-sommeil <span style="font-style: italic;">oh pauvre marmotte mais je serai toujours là moi</span>, ce qui déjà, permets-moi de te le faire remarquer, est faux. Ben oui l'éternité, tout ça, on va pas y revenir. Mais j'aime beaucoup. Après il dessine des nuages sur les murs de mon nouveau quartier, un ici, et un autre juste là, je les vois tous les jours si je veux, mais des fois j'oublie et ça me fait comme une surprise.<br /><br />Y a mon ami de mail, qui me raconte un peu sa vie et je lui raconte un peu la mienne, on se marre bien même quand c'est pas trop drôle, car mon ami de mail est profondément drôle (et drôlement profond, ça n'empêche pas).<br /><br />Et puis y a ceux qui viennent ici, autant dire toi quoi, c'est bien aimable et réconfortant.<br /><br />Comme tu vois je suis bien entourée, ce qui fait que globalement ça va.<br /><br />Dans le détail je lutte un peu. T'as qu'à voir cette note, franchement c'est flagrant que je lutte. Et il en va de même au taff. Le problème majeur étant de m'extraire du lit le matin. C'est pas nouveau mais là j'atteins des sommets, je suis trop fatiguée tout le temps.<br /><br />Alors je te vois venir évidemment. Entre l'un qu'on couche dans une fosse, et moi qui fais une fausse couche, y a de quoi avoir du mal à se lever. Certes. Cependant, comme je n'ai pas l'intention de prendre un congé maladie ni des vacances (en tout cas pas tout de suite), il va bien falloir trouver une solution. D'aucuns pourraient pernicieusement insinuer que je bosse déjà à mi-temps vu mes horaires d'arrivée. Mais ceux-là je les emmerde, comme à l'accoutumée. Et je n'ai pas non plus l'intention de réellement passer à temps partiel, même avec un enfant, pour te dire que là y a vraiment aucune raison. Donc pas d'autre possibilité que de se lever le matin, on est bien d'accord.<br /><br />Alors hier soir je rentre sous la neige, humeur très médiocre, un petit coup d'oeil au nuage dans le recoin, fugace sourire intérieur, attente de l'ascenseur trop longue pour éviter la discussion de bonne année avec la voisine, entrée dans l'appartement. J'hésite à me coucher direct. Ben oui hein, on peut toujours tenter le couchage anticipé. Finalement j'entame une guerre contre les Mongols, ça défoule, ça vide la tête...<br /><br />Au moment où je me dis que j'ai la flemme de faire chauffer la bonne soupe de légumes bio (surgelée, attends, tu crois quand même pas que je la fais moi-même ?) mais que bon, va bien falloir, arrive Monamour. Pleine d'espoir sur la possibilité, pas d'une île puisque les vacances : voir plus haut, mais d'échapper à la corvée, je m'enquiers :<br />- T'as acheté quelque chose à manger ?<br />- J'avais envie qu'on tire les rois alors j'ai acheté une galette...(il est d'une logique implacable)<br />- ... (j'ai comme l'impression qu'on ne pourra pas échapper à la soupe)<br />- ...et du champagne et du foie gras<br />- Ah cool ! Mais pourquoi ?<br />- Parce que la galette ça se mange avec du champagne, et que le champagne ça se boit avec du foie gras (eh ouais o-bli-gé, c'est mathématique)<br /><br />Forcément d'un coup la soirée prend une autre tournure, surtout qu'il m'a choisie comme reine, tu te rends compte ? quelle surprise totalement inattendue ! Mais avant il dit <span style="font-style: italic;">Hey mange pas tout le foie gras, il faut qu'il en reste un peu pour demain</span>. Pour demain ? Et en quel honneur ? <span style="font-style: italic;">Comme ça tu pourras en prendre pour ton petit déjeuner</span>. Cet homme sait trouver les mots pour me faire sortir du lit.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-5351109396499631875?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-2953418168110153562008-12-19T11:04:00.000+01:002008-12-19T11:04:55.176+01:00<div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">Un quasi conte de no hell.</span> Oui au début ça pourrait. Bon quand je sors du taff dimanche soir pour me précipiter à l'hôpital suite au décès de l'être cher, ça paraît pas si évident tout de suite car quand la mort frappe, tu restes un peu comme un con. Soit dit en passant, tu remarques qu'une fois de plus on profite que je ne suis pas disponible pour lâchement décéder. Quand je te dis que les morts ont pas trop de savoir-vivre.<br /><br />Alors on est là, autout du lit, et il est tellement maigre que tu devines à peine son corps sous les draps. On est là à regarder nos pieds, personne ne pleure, bientôt on aura même faim. Et puis finalement, si tu réfléchis bien, mieux vaut la délivrance que la souffrance. Hein.<br /><br />Et puis la vie continue dans un relais sans fin, comme c'est beau. La preuve, quelques semaines avant, j'ai acheté un bleu clair, qui devient rose quand tu lui pisses dessus (encore une histoire de parité je présume), bon j'avais des indices je te signale, même si les seins en expansion ça peut être aussi un symptôme contraire. Et donc le test s'avère positif. Là tu sautilles de joie et déjà tu dégaines les félicitations en commentaire mais calme-toi.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Le no hell, tu oublies, c'est ni la vie, ni le paradis, c'est la mort</span> (le monde des bisounours, on n'y est pas, je te préviendrai, t'inquiète t'as le temps). Parce qu'en fait, ce dimanche où je taffe, il commence à se passer des choses qui devraient pas. Je suis évidemment inquiète des réactions de mon corps mais je ne peux m'y attarder, souviens-toi que je suis à l'hôpital et qu'on organise des obsèques. J'attends le lendemain pour consulter et le diagnostic est pessimiste. Je te passe les détails pour en arriver à la conclusion que la copie qu'on forme elle est partie avec l'eau du bain.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Oui il faut rire de tout.</span> Par contre je nuancerais en donnant un exemple : il s'agit de choisir si on laisse le mort en chaussettes ou si on lui met ses chaussures. Et là, on me glisse à l'oreille <span style="font-style: italic;">Il lui faut des chaussures s'il veut marcher</span> (rires). Alors d'accord qu'il faut rire de tout, à condition que ce soit drôle hein, les blagues à deux balles j'ai un blog pour ça (non mais tu pourrais démentir merde, je te fais du jeu de mots de qualité depuis le début oh). Après chacun décompresse comme il peut, je dis pas. Pendant la cérémonie, j'ai beaucoup pleuré, c'était assez troublant, un petit mélange de vrai chagrin et d'auto-apitoiement, de là à dire que je pleurais deux morts en même temps, non quand même pas, mais un double deuil oui.<br /><br />Mais ça va, détends-toi (sauf si t'es à la bourre pour tes cadeaux de no hell, auquel cas crois bien que j'en ai rien à foutre. Je suis a-mère)</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-295341816811015356?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com11tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-56852540291311627972008-12-12T14:37:00.001+01:002008-12-12T14:37:26.162+01:00"Je suis l'ombre longue et lente..."<div style="text-align: justify;">Mon cousin d'Amérique a débarqué, ça faisait bien vingt ans qu'on ne s'était ni vu ni parlé. Eh ben on s'est reconnu dis donc. En même temps on avait rendez-vous.<br /><br />En entrée il a voulu tenter la salade landaise à base de canard ou de poulet, qu'importe, et comme il s'étonnait de la gueule du volatile, je lui ai expliqué qu'en fait ce qu'il mangeait, c'était l'<span style="font-style: italic;">inside</span> de la bête (oui ben maintenant je sais dire gésier en anglais, merci), du coup la salade landaise, elle a fini dans mon assiette. Ce qui, franchement, est pas très très rationnel vu que juste avant il disait <span style="font-style: italic;">hum very good</span>. Ces Américains j'te jure.<br /><br />Après moultes supplications comme quoi il était totalement ridicule qu'il restât à l'hôtel alors que je lui offrais si volontiers l'hospitalité, il a fini par m'honorer de sa présence, le lendemain de ce dîner mémorable où le filet de panga, pourtant sans arête et que tu aurais donné à ton enfant sans crainte qu'il n'étouffât, le filet de panga, disais-je, lui est resté en travers de la gorge. Je commandai une bête pizza quatre fromages et il se régala.<br /><br />Par ailleurs monamour (ah oui au fait on se sépare plus) et moi nous l'interrogeâmes sur son pays et quand je lui demandai comment faisaient les pauvres pour se loger, il répondit qu'ils louaient des apparts dans le genre du mien. À l'analyse il se pourrait que sa vision biaisée des pauvres soit la conséquence du montant de son salaire mensuel net, assieds-toi sur un truc solide genre en acier voilà, si si j'insiste assieds-toi, merci : il gagne dix mille dollars par mois. Bien qu'il ne l'ait pas dit, la France a dû lui apparaître comme une sorte de Roumanie façon URSS où les gens roulent dans des voitures qui ont plus de trois ans (délire !) et n'ont pas une salle de bain par chambre (ben en fait si car souvent ils n'ont qu'une chambre). Pour alimenter le cliché, figure-toi qu'il fait du surf et du snowboard et qu'il se sent plus à l'aise dans un avion que dans un train.<br /><br />Mais sinon je l'aime et j'oublie pas que c'est ensemble que nous connûmes nos premiers émois sexuels, vers 6-7 ans, sur un lit de camp bancal, en plein après-midi mais on avait fermé les volets rapport à la canicule. Dans cette pénombre propice on jouait comme des enfants au papa et à la maman. Je te conseille d'ailleurs d'aller voir Sombreros de Philippe Découflé, c'est spectaculaire et en plus y a le président de Groland.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-5685254029131162797?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-20677862926018404882008-12-01T15:17:00.001+01:002008-12-01T15:18:48.505+01:00♫ But I just keep on laughing ♫<div style="text-align: justify;">Je viens de vivre un de mes plus beaux fous rire. Dans une réunion du genre table ronde mais avec pas beaucoup de chevaliers quand même. Disons qu'on était une douzaine. Que du passionnant, comme d'habitude.<br /><br />Pour te donner une idée, des fois on parle de la mise en place d'un groupe de travail sur la gouvernance de la maison, du fait qu'on n'a pas trop la culture du séminaire par chez nous, ni de véritables instances de réflexion, et l'usage vertical de la messagerie électronique, c'est franchement critiquable. D'autres fois on rappelle que les fauteuils roulants ne peuvent pas accéder aux loges, que c'est Machin qui assure l'intérim pour les parasites et les champignons mais que par contre les mites et les souris on sait pas qui s'en occupe et t'avoueras que ça peut être préoccupant. Heureusement que le dîner des mécènes a rapporté pas loin de 300 000 euros, tu me rassures. Bref on s'éclate à Dallas.<br /><br />À la fin le chef rituellement demande <span style="font-style: italic;">Vous avez d'autres points à voir ?</span> et aujourd'hui la collègue hystérique, dont j'ai déjà dû te causer, pose une question con comme elle en pose à longueur de journée mais en général ça sort pas du bureau, ce qui fait qu'il y a encore des gens pour ignorer à quel point elle est conne mais c'est un autre débat. Le chef fronce les sourcils en signe de désarroi, je croise le regard de la collègue kabyle et là c'est parti.<br /><br />Bon tu as sans doute remarqué que les fous rires n'ont pas forcément pour origine des choses drôlissimes, c'est pourquoi je ne te dirai rien de la question en question, car d'une part tu n'en connais pas la réponse et ça te ferait te sentir con et donc pas rire, et d'autre part ça n'a aucun intérêt. Tu as sans doute aussi remarqué que le fou rire, c'est communicatif et que moins t'as le droit, plus t'as envie. Par conséquent, de deux que nous étions, nous passons rapidement à quatre, qui en camouflant ses hoquets derrière une toux de saison, qui en regardant ses pieds, qui en se prenant la tête dans les mains dans l'attitude de l'intense concentration. Tout cela ne sert strictement à rien puisque les bides et les torses continuent à tressauter.<br /><br />Au bout d'un moment je décide de focaliser sur le chef, qui a pris son ton le plus grave et sa gueule de méchant. Et là je me rends compte que lui aussi il est contaminé, il durcit encore ses traits mais je croise son oeil qui frise et pour moi ça repart de plus belle. Cette fois je ne regarde plus personne, trop dangereux. Et trop bon évidemment. À la sortie le chef dit qu'il va distribuer des mauvais points si ça continue, mais allez avoue, t'as kiffé petit coquin.<br /><br />Ça ne vaut pas cette expo de peintres amateurs (attention, j'ai rien contre les peintres amateurs) (mais plutôt contre certaines de leurs oeuvres, ça j'ai quand même le droit) où j'étais face à un abîme de perplexité et à une toile qui, à mon sens, ne pouvait représenter qu'un trou noir...Une tâche noire étalée de façon concentrique dans un geste fougueux d'artiste inspiré, j'avais beau réfléchir, je ne voyais que le trou noir. Et la galeriste amateur, guidant quelques égarés, de dire : <span style="font-style: italic;">Oui ça lui vient comme ça, d'un coup, elle sort ça de sa tête</span>. J'ai été obligée de sortir.<br /><br />Je t'ai gardé le meilleur pour la fin. Autour de minuit, à l'époque où les communications nationales revenaient cher à certaines heures de la journée, le téléphone sonne, je sors du lit où je faisais la lecture à un cher et tendre et je décroche. Au bout du fil, un très bon ami. Fauché donc et je dirais même fauché comme...Bref tu verras. Le haut-parleur branché on s'engage dans une discussion à trois, jusqu'au moment où il demande ce que nous faisions avant qu'il appelle. Et là le cher et tendre s'écrie "Elle me lisait <span style="font-style: italic;">Quand germe le blé</span> !" Celui-ci je peux encore en rire longtemps juste en y pensant.<br /><br />Alors bon je suis d'accord, un fou rire ça ne se raconte pas, c'est visuel, ça se vit. Par contre sachant que je lisais André Gide, tu peux trouver le bon titre.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-2067786292601840488?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-63338267575778362632008-11-25T15:40:00.001+01:002008-11-25T15:40:47.228+01:00♫ Then love, love will tear us apart again ♫<div style="text-align: justify;">Bon tu n'aimes pas Cali, soit. Mais moi non plus tu sais. Sauf cette chanson que j'écoutais sur les routes du sud. Le reste m'a beaucoup déçue. Peu importe. Ce que je voulais te dire par là, c'est que monamour et moi avons résolu notre désaccord de fond en décidant, d'un commun accord, de nous séparer.<br /><br />Affliction, détresse et désolation. Une matinée au lit, à tourner le problème dans tous les sens. Misère, douleur et chagrin. Aucune issue viable. Tourment, désespoir et déchirement. Une seule solution, la séparation.<br /><br />C'est une décision logique, rationnelle, prise de sang froid. Une date est même fixée pour la fin de la cohabitation. L'après-midi de ce jour marqué du sceau de l'atrocité (bon ça va aller les synonymes là ?), chacun va pleurer de son côté dans des bras hospitaliers et bienveillants.<br /><br />Vient le soir, un soir genre sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille, un soir de fusion amoureuse pour oublier qu'on va en chier sévère.<br /><br />Un soir comme tous les soirs suivants. Comme si de rien n'était. On convient quand même qu'il va falloir en reparler un de ces quatre. Oui bien sûr, un de ces quatre. En attendant, comme si de rien n'était je te dis.<br /><br />Alors du coup je sais pas. Ou plutôt si, je ne sais que deux choses, c'est que je ne sais rien et qu'on veut pas se séparer.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-6333826757577836263?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-53038972249981887812008-11-18T17:42:00.001+01:002008-11-18T17:42:18.404+01:00Je n'arrive pas à écrire, il me faut un peu de distance. Pareil pour les commentaires, je te prie de m'en excuser. En attendant, une petite chanson qui résume la situation. Je te mets pas le texte, t'as qu'à l'écouter pour une fois.<br /><div style="width:220px;height:55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13114&colorBackground=0x009074&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x003D31&autoplay=0"></param><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13114&colorBackground=0x009074&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x003D31&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"></embed></object><br><font size='1' color ='#000000' face='Arial'>Découvrez <a href='http://www.deezer.com/fr/cali.html'>Cali</a>!</font></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-5303897224998188781?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-23103246.post-52351359719886556682008-11-05T10:43:00.003+01:002008-11-05T10:45:45.724+01:00Je vais mal, ne t'en fais pas<div style="text-align: justify;">Ah t'as vu comme ça dramatise dès le titre...Ben oui écoute, tu m'as rien demandé mais je te le dis quand même. Et je t'aime pas particulièrement en ce moment, je suis pas en phase. Ça n'a rien à voir avec le charmant charmeur chilien qui, à l'heure où je te cause, arpente nu-pieds la terre de ses ancêtres. Non faut plutôt chercher du côté de monamour. On a un (ou plusieurs si ça se trouve mais j'en ai surtout un en tête) désaccord de fond qui m'embrume le cerveau. J'en suis pas encore à pas me lever le matin, quand même pas, mais c'est bien parce que je me noie dans le travail (symptôme dépressif manifeste). Si j'arrête je pleure, du coup j'arrête pas. Tu me diras fut un temps je me serais noyée dans des liquides plus liquoreux, y a de l'évolution. Ça n'empêche pas que c'est le bordel à l'intérieur, je suis comme dans un chapitre du Da Vinci Claude tu vois. Je dirais même plus, j'suis dans un état proche de l'Ohio. C'est de circonstance, certes. Mais j'en ai malgré tout pas grand chose à faire. Non parce que les élections américaines, c'est bien gentil mais ils avaient le choix entre deux mecs de droite hein je te signale, blanc bonnet et bonnet blanc...Oui bon d'accord y en a un qu'est noir, d'accord. Y en a même qui pensent qu'avec l'élection qui casse la baraque les choses vont aller mieux dans le monde. On peut croire en dieu aussi dans le genre, c'est pas mal non plus. Et puis on se laisse prendre au jeu, on mise sur un canasson, ça court vite les Éthiopiens à ce qui paraît, ah non il est kényan, au temps pour moi, non mais je comprends, c'est prenant ce genre de grand spectacle, on se passionne ! Tiens quand t'auras fini, si t'es en manque, tu peux toujours aller à la Mutualité demain, y a Olivier qui s'appliquera à t'insuffler une nouvelle passion. Non mais laisse tomber va, c'est la dépression.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23103246-5235135971988655668?l=pot-de-mousse.blogspot.com'/></div>Adanoreply@blogger.com6