tag:blogger.com,1999:blog-22827735661815007722008-07-24T10:49:46.299+02:00Blog Yad Vashem FranceJEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comBlogger59125tag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-59920702529716983532008-07-21T08:02:00.004+02:002008-07-21T13:42:04.402+02:00P. 58. Journée nationale pour les persécutés raciaux et les Justes de France<a href="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIQpfj-UTrI/AAAAAAAAA6I/-52zVhnHvG0/s1600-h/Plaque.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225347089865920178" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIQpfj-UTrI/AAAAAAAAA6I/-52zVhnHvG0/s400/Plaque.JPG" border="0" /></a><span style="font-family:verdana;font-size:78%;">(Photo JEA. Le monument du Judenlager des Mazures).</span><br /><br /><div><span style="font-family:verdana;"><strong>Echo ardennais<br />de la Journée nationale à la mémoire<br />des victimes des crimes racistes et antisémites<br />de l'Etat français<br />et d'hommage aux Justes de France.</strong><br /><br /><span style="font-size:85%;">Une fois n'est pas coutume. Cette page ne proposera pas un reportage sur les cérémonies du Vélodrome d'Hiver à Paris ou sur celles qui se déroulèrent dans l'une ou l'autre métropole de l'hexagone.</span><br /><span style="font-size:85%;">Mais vous êtes invités aux frontières de la France, dans les Ardennes. Là où pour la première fois de son histoire, la Ville de Les Mazures, a intégré dans cette Journée nationale le souvenir des 288 juifs d'Anvers (Belgique) qui y furent mis au travail forcé dans le seul Judenlager de Champagne-Ardenne. Sans oublier les trois Justes parmi les Nations qui se sont distingués dans l'histoire de ce camp et dont la reconnaissance a été officialisée en décembre dernier lors d'une cérémonie exceptionnelle organisée par le Comité Français pour Yad Vashem à l'Hôtel de Lassay (1).</span><br /><br /><span style="font-size:85%;">L'histoire de Les Mazures qui s'étend du 18 juillet 1942 au 5 janvier 1944, ne fut exhumée qu'à partir de 2002. Avec pour premier objectif de retrouver les identités des déportés de camp puis de reconstituer leur destin individuel. Une Association pour la Mémoire de ce Judenlager éleva sur le site même du camp une pierre du souvenir en 2005. Ont été multipliées les publications (2), les conférences, les animations scolaires en Ardennes.</span><br /><br /><span style="font-size:85%;">Mais ce 20 juillet 2008 marque une évolution fondamentale car la Municipalité a invité la population à une première célébration de la Journée nationale devant le monument même du camp.</span><br /><span style="font-size:85%;"></span><br /><span style="font-size:85%;">Maire de Les Mazures, Madame Elizabeth Bonillo donna lecture du message signé par le Secrétaire d'Etat Jean-Marie Bocquel. Venue d'Anvers (Belgique), Yaël Reicher, fille d'évadé du Judenlager, Présidente de l'Association, lui succéda :</span> </span><br /><br /><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225194877490270290" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIOfDor_kFI/AAAAAAAAA5o/bWLWOZ7kXF4/s400/CPYR.jpg" border="0" /></span> <span style="font-size:78%;">(Photo de M. Tzwern. de g. à dr. : la parole à Yaël Reicher, le Conseiller général Gérard Drumel, Mme Bonillo Maire des Mazures).</span> </span></p><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">"Monsieur Drumel, Conseiller Général,</span><br /></span><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">Madame Bonillo, Maire des Mazures,<br />Monsieur Jacques Namer, Président de la Communauté Juive des Ardennes,</span><br /></span><span style="font-size:85%;"><br /><span style="font-family:verdana;">Chers Amis,<br /><br />Tout d’abord merci ... Merci à Madame le Maire de Les Mazures de nous avoir invités à cette importante journée du souvenir – celui de la Commémoration de la Déportation des Juifs de France et celui des Justes de France.<br /><br />Au nom de l’<em>Association pour la Mémoire du Judenlager des Mazures</em>, je suis particulièrement émue du geste de la Ville de Les Mazures d’avoir pris l’initiative de s’arrêter un moment pour se souvenir mais aussi de donner une reconnaissance officielle à un passé douloureux qui s'est déroulé au Camp des Mazures, se situant à l’endroit même où nous nous trouvons aujourd’hui.<br /><br />Le Judenlager des Mazures, un de ces lieux de barbarie humaine, de déshumanisation et d’obsession collective par le régime fasciste avec pour but l’anéantissement du peuple juif, était une anti-chambre de la mort. 288 déportés d’origine anversoise étaient obligés de construire un camp de travail ici-même, où ils furent astreints au travail forcé au bénéfice de la machine de guerre fasciste pour la fabrication de charbon de bois. Le 5 janvier 1944, ils sont tous transportés dans des wagons à bestiaux pour être déportés vers la mort, lieux vides d’humanité.<br /><br />22 juifs des 288 internés aux Mazures ont réussi leur évasion et ont vu la Libération. Mon papa est décédé il y a presque 9 ans maintenant. Il était l'un de ces 22 survivants des Mazures. Il a été sauvé par le grand héros et résistant Emile Fontaine, qui a mis en péril sa propre vie et celle de sa famille pour sauver des gens comme mon père.<br />Comment est-il possible de remercier un personnage comme Emile Fontaine (3) de m’avoir donné un père aussi magnifique que le mien ? Je ne pourrais même pas. Le courage et l’intégrité d’Emile Fontaine évoquent pour moi, en tant qu’enfant d’un survivant des Mazures, des sentiments intenses d’humble admiration.<br /><br />Simon Helfer (4), qui vient aujourd’hui pour la toute première fois aux Mazures, sur le lieu même où son papa a vécu les derniers moments de sa vie, il y a 66 ans, vit une journée importante. Son papa n’est plus jamais revenu des camps. Le papa de Simon a été exterminé par les nazis à Auschwitz quand Simon avait tout juste 1 an. Je répète, quand Simon avait tout juste 1 an. Et il a été exterminé parce qu’il était juif. Simon a dû grandir et vivre sa vie sans père parce que les nazis estimaient qu’il fallait exterminer des êtres humains.<br /><br />Nous continuons à nous mobiliser pour dire non. Plus jamais cela. Nous sommes là pour qu’on se souvienne, qu’on n’oublie pas la mort des nôtres, la mort d’êtres humains. Nous sommes là pour se souvenir des actes héroïques de résistants comme Emile Fontaine. Nous sommes là aujourd’hui pour combattre ces fléaux de la haine, de l’antisémitisme et de l’intolérance.<br /><br />Je tiens à remercier Madame le Maire des Mazures de votre geste du souvenir de nos parents et de votre prise de position par rapport à un passé douloureux, qui a été merveilleusement retracé par le travail historique du Professeur Andreux, ici présent, même s'il est accablé par une longue et douloureuse maladie.<br /><br />N’oublions jamais le devoir de mémoire ...<br />Souvenons-nous humblement de la grandeur des héros de la résistance ... </span></span><br /><span style="font-size:85%;"><br /><span style="font-family:verdana;">Luttons contre la haine et<br />Gravons ces mots dans nos cœurs à jamais.<br />Merci.<br /><br />(S) Yaël Reicher."<br /><br />Une gerbe a été déposée par Madame le Maire devant la stèle des 288 déportés juifs. Puis les membres de l'Association ont posé chacun un galet sur la Pierre du Souvenir. </span></span><br /><br /></p><p><span style="font-family:verdana;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225196455455718754" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIOgffERfWI/AAAAAAAAA5w/uZLItEu_zT8/s400/CPGalets.jpg" border="0" /><span style="font-size:78%;">(Photo de M. Tzwern. S'avancent vers la Pierre : Simon Helfer, fils de déporté des Mazures mort ensuite à Auschwitz, Jean-Emile Andreux et son petit-fils Chapouillet, Suzy Collard et Jacques Namer, Président de la Communauté des Ardennes, puis Françoise Parizel)</span><br /><br /><span style="font-size:85%;">La Municipalité a ensuite présenté l'exposition réalisée par la Bibliothèque centrale de Charleville-Mézières et sous la responsabilité de Florence Subissati (4). Basée uniquement sur des documents authentiques retrouvés au long de quatre années de recherches, cette exposition retrace l'histoire du Judenlager de Les Mazures et de ses déportés. Documents et conception ont été à charge de Jean-Emile Andreux, historien du Judenlager (4). Le montage initial a été supervisé par Marie-France Barbe, historienne ardennaise (4). </span></span></p><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">Après 9 présentations dans d'autres localités ardennaises (et une belge), cette exposition restera à la disposition de la population et des touristes dans la salle du Conseil municipal de Les Mazures.</span> </span></p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225347964335289266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIQqSdoD87I/AAAAAAAAA6Q/ATiYwQWjriQ/s400/CPExpo.jpg" border="0" /> <p></p><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:78%;">(Photo de M. Tzwern. Description des documents à Yaël Reicher, à Simon Helfer, à l'ancienne Maire de les Mazures Mme Cachard, et à Danielle Helfer)</span></span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><strong>Notes :</strong></span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(1) Voir le diaporama sur la page 2 de ce blog.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(2) Dernière publication : Jean-Emile Andreux. <em>Mémorial des déportés du Judenlager des Mazures. <a href="http://www.tsafon.boxnet.net/">TSAFON. Revue d'études juives du Nord</a>. n°3 hors-série - octobre 2007. </em>155 p.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(3) Emile Fontaine, Juste parmi les Nations de même que sa compagne Annette Pierron et la mère de celle-ci, Camille Pierron. Lire : <em>La lettre d'information du Comité Français pour Yad Vashem.</em> N° 7 Eté 2007. <em>Emile Fontaine, un Juste dans l'enfer des Mazures.</em> pp 6-7.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(4) Membres de l'Association pour la Mémoire du Judenlager des Mazures (L. 1901). A noter que cette Association créée en 2003 n'a jamais été invitée par la Préfecture des Ardennes à une seule célébration telle cette Journée nationale.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(5) Tous nos remerciements à Manu Tzwern dont les photos illustrent cette page.</span><br /><br /></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Une dernière image. Porteuse d'espoir. Celle d'un Mazurois qui, loin d'occulter le passé de sa localité, explique à ses enfants le pourquoi et le comment du monument élevé en mémoire des déportés du Judenlager :</span><br /></p><p><span style="font-family:verdana;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225203581183324818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIOm-QeH8pI/AAAAAAAAA6A/hjmEq5bG5NA/s400/CPP%C3%A8re.jpg" border="0" /><span style="font-size:78%;">Photo : Manu Tzwern (4 et 5).</span> </span><br /></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:78%;"></span></p></div>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-57224070660081247642008-07-16T16:00:00.001+02:002008-07-16T16:03:32.780+02:00P. 57. Quand Résistance n'était pas synonyme de solidarité avec les Juifs persécutés<a href="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SH3_h3S62PI/AAAAAAAAA4w/FzPEwilguig/s1600-h/Poznanski.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223612100063713522" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SH3_h3S62PI/AAAAAAAAA4w/FzPEwilguig/s400/Poznanski.jpg" border="0" /></a> <div><span style="font-family:verdana;"><strong><em></em></strong></span></div><div><span style="font-family:verdana;"><strong><em>PROPAGANDES ET PERSÉCUTIONS. LA RÉSISTANCE ET LE "PROBLÈME JUIF", 1940-1944.</em></strong></span><br /><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><strong><span style="font-size:100%;">Renée Poznanski. Fayard</span>.</strong></span></span><br /><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><br /><strong>Présentation de l'Editeur :</strong><br /><br />- "Les dits - et les non-dits - de la propagande développée par la Résistance nous mènent au plus profond de l'imaginaire social de la France de l'Occupation. Dans la guerre du verbe entre les Français de Londres - émissions de la BBC renforcées par la presse clandestine - et la voix officielle de Vichy, l'enjeu était de séduire une opinion qui au début avait soutenu Pétain avec ferveur. Quant aux Juifs, ils ont subi presque tout de suite les effets d'une double persécution, l'une pilotée par Vichy, l'autre imposée par les Allemands. À la marginalisation à laquelle les procédures d'exclusion les acculèrent se superposèrent bientôt, pour beaucoup, l'internement puis la déportation vers un inconnu terrifiant.<br /><br />Des explications circonstanciées en même temps qu'un tapage haineux précédèrent et accompagnèrent chacune des étapes de leur calvaire. En face, la propagande de la Résistance a parfois mené et souvent esquivé la bataille sur ce front dans une guerre des mots. Aucune étude d'ampleur ne s'était encore penchée attentivement sur la façon dont la Résistance s'est exprimée sur les persécutions antisémites en France et/ou sur le sort des Juifs déportés à l'Est. Comparer les publications des organisations juives, les émissions de Londres et la presse des mouvements montre que l'ignorance invoquée (a posteriori) sur le sort promis aux Juifs n'explique rien ; c'est dans les priorités des uns ou des autres que se trouve la clé des thèmes avancés, des expressions ambiguës ou des silences obstinés.<br /><br />Pour la première fois est examiné ici - force citations à l'appui - ce qui a contribué à en fixer l'échelle dans les médias de l'époque - collaborateurs ou résistants, autorisés, tolérés ou clandestins, radiophoniques ou écrits. Ces choix de propagande, mis en regard des études d'opinion circulant dans les milieux résistants, jettent une lumière crue sur la place qu'occupa «le Juif» dans l'imaginaire de la société française, comme dans l'esprit des élites en lutte contre l'occupation nazie.En cela, ce livre apporte aussi une contribution majeure à l'histoire de l'antisémitisme et à celle de la Résistance."<br /><br /><strong>Thomas Wieder, Le Monde, 10 juillet 2008 :</strong> </span></span><br /><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><br />- "Il y a (...) beaucoup à dire sur l'ambivalence d'une grande partie des résistants à l'égard du sort des juifs. Une ambivalence que les antécédents maurrassiens ou fascisants de quelques-uns ne suffisent pas à expliquer. C'est ce que rappelle, dans un livre dense et foisonnant, Renée Poznanski, professeur de sciences politiques à l'université Ben Gourion de Beer Sheva (Israël) et auteur d'une synthèse de référence sur Les Juifs en France pendant la seconde guerre mondiale (rééd. Hachette, "Pluriel", 2005).<br /><br />Pour l'historienne, la "convention du silence", déplorée après la guerre par Raymond Aron, s'explique en grande partie par la volonté des combattants de l'ombre de ne pas briser un "consensus résistant" qu'ils savaient fragile. Sans cesse à la recherche du "plus petit dénominateur commun", ils choisirent de taire les sujets controversés. (...)<br /><br />Au début, seules quelques voix isolées - autour de <em>La France continue</em>, de <em>L'Université libre</em>, de <em>Témoignage chrétien</em>, ainsi que des groupuscules de communistes juifs - se distinguèrent par leur lucidité. Elles furent plus nombreuses à la mi-1942, à l'époque de l'étoile jaune et des grandes rafles. Mais le sursaut fut éphémère. Car les arrestations de juifs furent volontiers présentées dans la presse clandestine comme un "prélude" à la "déportation" de tous les Français. La Relève et, en février 1943, le service du travail obligatoire (STO) contribuèrent à reléguer de nouveau les juifs au second plan.<br /><br />A la veille du débarquement en Normandie, Bernard Lecache, le fondateur de la LICA, constatait que les grandes figures de la France libre restaient, à propos des juifs, "embarrassés, faisant des entourloupettes, usant de prétéritions et de circonlocutions, d'euphémismes et d'allusions". La plus franche condamnation des exactions nazies pouvant cohabiter, chez un même individu, avec la revendication d'un numerus clausus. Les textes que Renée Poznanski exhume sont accablants. Ils rappellent que persista, jusqu'à la fin de la guerre, un "penser-double" qui ne prépara pas la société française, après l'ouverture des camps, à penser la singularité du génocide."</span> </span><br /></div></span></span></span></span>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-84539157894337317432008-07-08T16:00:00.000+02:002008-07-23T12:19:11.454+02:00P. 56. Quatre Justes à Givet<a href="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SH3-g_9a7wI/AAAAAAAAA4o/O0kAc0GP5ao/s1600-h/Givet.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223610985697963778" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SH3-g_9a7wI/AAAAAAAAA4o/O0kAc0GP5ao/s400/Givet.jpg" border="0" /></a> <div><div align="left"><span style="font-family:verdana;"><strong>Deux couples des Ardennes ont été honorés le 6 juillet.</strong></span></div><div align="left"><strong><span style="font-family:Verdana;"></span></strong></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">A l'invitation de Claude Wallendorf, Conseiller Général, Maire de Givet</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">et de</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Didier Cerf, Délégué Régional du Comité Français pour Yad Vashem,</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">les salons d'honneur du Centre Culturel des Récollectives à Givet</span><br /></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">ont abrité une cérémonie de reconnaissance comme Justes parmi les Nations</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">de <strong>Lucien</strong> et de <strong>Marie ACHART</strong></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">ainsi que de <strong>Georges</strong> et de <strong>Lucienne DEREIMS</strong>.</span><br /></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Les Médailles et Diplômes de ces quatre sauveteurs de Juifs ont été remis</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">à titre posthume</span> </div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">à leur fille et petite-fille Gisèle Lelong-Dereims</span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">ainsi qu'à leur petit-fils et arrière petit-fils Eric Lelong.</span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Article de <em>L'Ardennais-L'Union</em>, le... 24 juillet :</strong></span></div><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- <em>"Le temps d'une réception, Givet est remonté dans le temps… 1940 - 1945. Le déchirement des peuples, l'exode… des milliers de personnes vivent un véritable drame. Des Ardennais n'hésiteront pas à tendre la main à des Juifs pour les aider à échapper à la terreur nazie. C'est le cas de Lucien et Marie Achart ainsi que de Georges et Lucienne Dereims qui habitent respectivement Lalobbe et Remaucourt.</em></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><em>Les décennies se sont écoulées et les souvenirs sont omniprésents. </em></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><em>Lors d'une réception qui s'est déroulée récemment</em> {le 6 juillet} <em>dans les salons d'honneur du centre culturel des Récollectines, Peleg Lewi, diplomate de l'ambassade d'Israël en France, a remis à titre posthume la Médaille des Justes parmi les nations à Lucein et Marie Achart ainsi qu'à Georges et Lucienne Dereims représentés par leur fille et petite-fille, Gisèle Lelong-Dereims et leur petit-fils et arrière-petit-fils, Eric Lelong, particulièrement connus à Givet.</em></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><em>Précédant cette remise de médailles, Mme Dollart-Leplomb, de l'association des amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, a relaté cette douloureuse page qui a marqué l'histoire de France.</em></span></div><br /><div align="left"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><em>Cette page d'histoire s'est poursuivie par l'intervention de Didier Cerf, délégué régional du Comité français pour Yad Vashem.nDe son côté, Jérôme Lelong a relaté l'histoire de la famille juive qui a été sauvée. Claude Wallendorff a remis la médaille de la ville notamment à Didier Cerf, à Gisèle Lelong-Dereims et à Eric Lelong." </em></span></div><br /><div align="left"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226147645495648338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SIcBmCGDIFI/AAAAAAAAA8g/V4ymLTbu-4w/s400/Givet.jpg" border="0" /></div></div><br /><br /><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(Photo :<em> L'Ardennais</em>).</span></p><p></p>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-60677262498032775722008-07-07T08:30:00.000+02:002008-07-07T08:30:00.480+02:00P. 55. Abel et Suzanne Fournier, Justes parmi les Nations<span style="font-family:verdana;"><strong>Suite de la page 43 décrivant la cérémonie de remise de diplômes et de médailles de Justes qui s'est tenue à la Mairie du 3e arrondissement de Paris, le 2 juin dernier.</strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"></span><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">En complément des échos déjà proposés sur cette longue cérémonie au cours de laquelle furent honorés de nouveaux Justes parmi les Nations, Viviane Saül, déléguée du Comité Français pour Yad Vashem, propose cet article publié dans <em>"la Ruche".</em> Ce journal est celui de la Congrégation de Soeur Gisèle Fournier, fille d'Abel et de Suzanne Fournier. Les photos mises en illustration nous ont été aimablement transmises par Soeur Gisèle Fournier.</span><br /><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"></span><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218881434308098498" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG0xA4DQucI/AAAAAAAAA0Q/TK61kPfGnBg/s400/Parentsfournier+Janv.jpg" border="0" /> <span style="font-family:verdana;font-size:78%;">Suzanne et Abel Fournier, 1946 (Arch. fam. Soeur Gisèle Fournier)</span><br /><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">- <span style="font-family:verdana;"><em>"Quel privilège et quelle grâce d’avoir été témoin – à l’invitation de notre sœur Gisèle - de l’hommage officiel rendu par l’Etat d’Israël à ses parents, Abel et Suzanne FOURNIER, deux des sept Justes parmi les Nations honorés le 2 juin 2008, à la Mairie du 3è arrondissement de Paris !<br />Françoise Gorioux, Mariannick Caniou et Marguerite Gohier participaient aussi à cette émouvante cérémonie, où se côtoyaient les familles des Justes et des personnes vouées à la mort parce que juives, mais sauvées grâce au courage de ces Français qui par humanité ont su affronter les pires dangers, au péril de leur vie et de celle de leurs proches. </em></span></span><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><br /><span style="font-family:verdana;"><em>Des sept Justes honorés ce jour-là, seul M. Robert CORNON, âgé de 92 ans, est encore vivant et il était là en personne, estimant qu’en sauvant des juifs il n’avait fait que son devoir…<br />« Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier » dit la phrase du Talmud gravée sur la Médaille des Justes, jointe au Certificat honorifique remis à un proche en cas de reconnaissance posthume. En outre, à Jérusalem, leurs noms sont inscrits sur le Mur d’honneur du Jardin des Justes à Yad Vashem. C’est la distinction suprême décernée par l’Etat d’Israël à des non-juifs en témoignage de la reconnaissance du peuple juif."</em></span></span><br /><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><br /></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218881840142445362" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG0xYf5tazI/AAAAAAAAA0Y/x3FMOQCHLFA/s400/GFournier.JPG" border="0" /></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><span style="font-size:78%;">(De g. à dr. : Louis Grobart, vice-président du Comité Français, Soeur Gisèle Fournier recevant la Médaille et le Diplôme de Justes portant le nom de ses parents, Peleg Levi représentant l'Ambassade d'Israël, Madeleine Peltin Meyer et Viviane Saül, déléguées du Comité).<br /></span><br /><span style="font-family:verdana;"><em>"Ses parents étant décédés, ce fut Gisèle qui reçut la Médaille des Justes en leur nom, avec une émotion partagée par les membres de sa famille, par ses amis, par nous ses sœurs, et surtout, sans doute, par Madame Dina MOYAL, venue exprès du Canada pour la circonstance, après avoir vécu un temps aux USA. Car cette dame, née en 1941, est l’une des sept personnes cachées et prises en charge par M. et Mme FOURNIER pendant deux ans et demi. « Leur dire merci, leur exprimer notre reconnaissance, c’est tellement insuffisant ! » disait-elle quelques moments plus tard. « Quatre-vingt quatre membres de notre famille sont morts dans la Shoah. Nous reconstituons peu à peu la famille, nous sommes maintenant trente-six. » Et sa voix s’est brisée lorsqu’elle a évoqué sa maman, Tobe FECHTER, arrêtée par la police française le 16 juillet 42. Par miracle, le policier qui l’emmène ne prend pas les deux filles. Il accepte qu’elles se rendent à une autre adresse, celle de leur tante.<br />Pour chacun des Justes, les circonstances de leurs actes de bravoure ont été évoquées, d’abord par les soins des responsables de Yad Vashem France, puis par des proches souhaitant s’exprimer."</em></span></span><br /></span><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"></span></p><p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218881142292270146" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG0wv4NQzEI/AAAAAAAAA0I/Uu4H423KcyY/s400/Dina.JPG" border="0" /></p><p><span style="font-size:78%;"><span style="font-family:verdana;">( De g. à dr. : Madeleine Peltin Meyer, déléguée du Comité, Peleg Levi et Dina Moyal)</span><br /></span><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><em>"En ce qui concerne Dina, en septembre 1942, elle se trouvait à l’Hôpital pour subir une opération des amygdales, accompagnée par sa tante, Madame Tsipa ZELIK, chez qui après l’arrestation de leur mère elle avait trouvé refuge ainsi que sa sœur Evelyne née en 1934. Une enfant de la famille Fournier s’y trouvait aussi. La tante fait part à M. FOURNIER de sa détresse : elle ne sait pas où aller pour être en sécurité. Celui-ci, membre du réseau de la Résistance de la SNCF, lui répond de ne pas s’inquiéter, il va s’occuper d’elle et des siens."</em> </span></p><p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218880689498027122" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG0wVhas9HI/AAAAAAAAA0A/FUNiSgDq2y4/s400/Famille+Z%C3%A9lik+Fechter.JPG" border="0" /> </p><p><span style="font-family:verdana;font-size:78%;">(Après la Libération : Mirka Zélik, Eveline Fechter, Marcelle Zélik, Mme Tsipa Zélik, Salomée Zélik et la petite Dina Fechter - Photo Arch. fam. Soeur Gisèle Fournier)</span></p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><p><em>"Et c’est ce qu’il fit pendant deux ans et demi, de 1942 à la libération en août 1944, leur apportant généreusement soutien moral et matériel, mettant en outre à leur disposition une parcelle de terre pour leur permettre de planter et de cultiver des légumes. La famille habitait dans l’Yonne, sous une fausse identité au village de Vigny, à 150 km de Paris, dans une maison inoccupée voisine de celle de la famille FOURNIER. Tous les habitants savaient qu’il s’agissait de juifs, mais personne n’a parlé. Le danger était grand, car des troupes allemandes étaient stationnées à 1 km 500 du village et un poste de commandement où des résistants étaient arrêtés et torturés était installé à 5 km.<br /><br />« Par pure fraternité et noblesse d’âme », M. et Mme FOURNIER ont pris de nombreux risques pour eux-mêmes et pour leurs deux filles, et nous nous associons à la gratitude de Madame Dina, pour exprimer à Gisèle nos sentiments d’admiration et de fierté à l’égard de ses parents. « Justes parmi les Nations », ils sont l’honneur de la France. J’ajouterai, en citant le psaume 112,2, « la race des justes est bénie ».<br /><br />Au 1er janvier 2006, le titre de « juste » a été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé, car nombreux sont ceux qui resteront anonymes, faute de témoignages.<br /><br />Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l’humanité. Tous considèrent n’avoir fait rien d’autre que leur métier d’homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.</em></span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><em>(s) Marie-Madeleine PIOU." </em></span></p></span><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218880431338644002" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG0wGfstYiI/AAAAAAAAAz4/xQRbBYrH_qE/s400/Mairie3e.JPG" border="0" /> <p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">Une vue très partielle de l'assistance dans la salle des cérémonies de la Mairie du 3e.</span></span></p><p></p>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-36867439364837026712008-07-02T07:30:00.006+02:002008-07-02T14:13:53.010+02:00P. 54. L'affaire Leo Frank<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGi4YkbJ1LI/AAAAAAAAAyg/2T1dhWZyDoU/s1600-h/Lynchage.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217622900542657714" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGi4YkbJ1LI/AAAAAAAAAyg/2T1dhWZyDoU/s400/Lynchage.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">Cliché authentique du lynchage de Leo Frank. Mis en vente ensuite comme carte postale... (Photo : <span style="FONT-STYLE: italic">The Johns Hopkins University Press, </span>EAS, D.R.)<br /><br />1913. Venu de Brooklyn, Leo Frank a cru que son avenir allait s'épanouir en Georgie. Hélas, il s'est installé aussi dans une région où le KKKlan et l'antisémitisme se complètent dans des haines sanglantes. Aussi, lorsqu'une petite chrétienne de 13 ans, Mary Phagan, est violée et assassinée, accuse-t-on un Juif comme si c'était évident et donc indiscutable. Ce Juif, Leo Frank, employeur de la jeune fille, est alors entraîné dans une spirale infernale.<br /><br />La "justice" d'alors et de là est aussi primitive qu'expéditive. Leo Frank, qui n'a évidemment jamais avoué, fort de son innocence, est néanmoins condamné à mort. Mais la veille de l'exécution, John, Slaton, gouverneur de Georgie, empêche la mise à mort. Leo Frank devrait rester en prison à vie. Aux yeux du gouverneur, il a absence de preuves fiables et plus que des doutes sur la culpabilité de l'accusé. Poussée par des forces et des intérêts racistes plus ou moins occultes, la foule crie alors vengeance. Elle veut se faire "justice" elle-même et s'empare de Leo Frank pour le lyncher sans pitié.<br /><br />Leo Frank n'a été innocenté qu'en ... 1986. Cette histoire est remise en mémoire et en perspective par un ouvrage tout juste sorti aux Ed. L'Harmattan.<br /><br /><br /></span></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGi7RUcRFoI/AAAAAAAAAyo/xRULov0sMFk/s1600-h/CouvLeoFrank.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217626074528159362" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGi7RUcRFoI/AAAAAAAAAyo/xRULov0sMFk/s400/CouvLeoFrank.jpg" border="0" /></a><span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" ><span style="font-family:verdana;">Aux Ed. L'Harmattan, Victor Kuperminc </span></span><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">(1)</span></span><span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" ><span style="font-family:verdana;"> publie son dernier <span style="FONT-STYLE: italic">opus</span> retraçant l'histoire de Leo Frank, victime - parce que Juif - d'une erreur judiciaire provoquée par le plus sudiste des racismes .<br /><span style="font-size:85%;"><br /></span></span></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><span class="textenoirsmallR"><strong>Extrait de la préface signée par André Kaspi, Professeur à la Sorbonne, spécialiste de la civilisation américaine :<br /></strong><br />- "Leo Frank fut la tragique victime de l'intolérance. accusé, à tort, d'avoir assassiné une très jeune employée de l'usine dont il était le directeur, il fut condamné à mort, puis gracié par le gouverneur de la Géorgie, et finalement lynché par une foule en délire. Le drame ne se déroule pas au Moyen Age, mais en 1913 et 1915. Il n'a pas pour théâtre la Russie Tsariste, ou un royaume oublié au fin fond de notre planète. Il se déroule aux Etats-Unis. Certes, d'autres pays ont connu des affaires scandaleuses. Le capitaine Dreyfus fut dégradé mais une extraordinaire campagne d'opinion le sortit de sa geôle, et, en fin de compte, il obtint sa réhabilitation. Leo Frank, le juif américain, n'a pas bénéficié de la même clémence, et pour parler sans ambages, de la même justice."</span></span><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><span class="textenoirsmallR"><br /><br /></span></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><span class="textenoirsmallR"><span style="FONT-WEIGHT: bold">4e de couverture :</span><br /><br /></span></span><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">- "Une Affaire Dreyfus aux Etats-Unis ? La terre d'asile qui accueille les rejetés, les bafoués de toutes origines, de toutes croyances est bien le dernier endroit sur terre où on s'attendait à voir l'antisémitisme prendre une part essentielle à l'une des plus graves erreurs judiciaires du siècle.</span></span></span><br /><p><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">Leo Frank, accusé sans preuve du meurtre de Mary Phagan, une jeune ouvrière de l'usine dont il est le directeur, est condamné puis sa peine est commuée ; il est finalement lynché à mort par la foule d'Atlanta.</span></span></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Les Américains voyaient resurgir les démons de la Guerre de Sécession. Le Nord considérait Leo Frank comme un martyr du racisme, et le Sud se vengeait de sa défaite. Et c'est à la suite de l'affaire Leo Frank que les Sudistes les plus extrémistes ressuscitèrent le KuKluxKlan, et que fut créée "l'Anti Diffamation League".</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">L'affaire fut l'objet de nombreux articles, enquêtes et livres. Depuis 1915, le théâtre, le cinéma, le music-hall et la télévision se sont emparés du formidable scénario des destins tragiques de Mary Phagan et de Leo Frank.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Victor Kuperminc</strong> a traduit <em>Les Joies du Yiddich </em>de Leo Rosten et <em>Le Grand Livre de la Sagesse Juive </em>de Joseph Telushkin (Calmann Lévy, 1994 et 1999). Il est l'auteur de <em>Idées reçues sur les Juifs </em>(Le Cavalier Bleu, 2001). Il écrit pour différents journaux de la presse juive française."</span><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><br /></span></span></span><span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" ><span style="font-family:verdana;"><br /><span style="font-size:85%;">Note :<br /></span></span></span><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><br />(1) Délégué pour Paris et la Région parisienne du Comité Français pour Yad Vashem.</span></span></span><span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" ><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><br /></p></span></span></span>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-70390478080060521232008-06-30T07:00:00.000+02:002008-06-30T07:09:26.852+02:00P. 53. Six mois de blog...<a href="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGch4Ir4FlI/AAAAAAAAAxc/Y-L_-viDllA/s1600-h/DiplomeM%C3%83%C2%A9daille.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217175941619914322" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SGch4Ir4FlI/AAAAAAAAAxc/Y-L_-viDllA/s400/DiplomeM%C3%A9daille.jpg" border="0" /></a><br /><div><span style="font-family:verdana;"><strong>Evaluation (sommaire) après six mois de blog.</strong></span><br /><strong><span style="font-family:Verdana;"></span></strong><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><strong>- 54 pages</strong> dont :</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >26 relatives au Comité Français pour Yad Vashem ;</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >24 consacrées aux nouveaux Justes parmi les Nations honorés en France ;</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >22 à l'actualité des publications.</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><span style="font-weight: bold;">- Plus de 7.800 visites réelles</span> (le compteur présente quelques semaines de retard sur les débuts du blog)</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><strong>- Des lecteurs venant d'horizons multiples</strong> :</span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ></span><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Algérie<br />Allemagne<br />Australie<br />Belgique<br />Brésil<br />Canada<br />Croatie<br />Espagne<br />Finlande<br />France<br />Ghana<br />Grande-Bretagne<br />Hollande<br />Indonésie<br />Israël<br />Italie<br />Liban<br />Martinique<br />Maroc<br />Pologne<br />Portugal<br />Réunion<br />Sénégal<br />Serbie et Montenegro<br />Soudan<br />Sri Lanka<br />Suède<br />Suisse<br />Turquie<br />USA : Californie, Floride, Georgie, Maryland, Massachusetts, Missouri, New York, Ohio, Pennsylvanie, Texas, Washington.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">- Des lecteurs entrant sur le blog</span> :<br /><br />via des sites référents = 48%<br />via des moteurs de recherches = 27 %<br />en accès direct = 25%.<br /></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><span style="font-weight: bold;">- Une moyenne de 3 pages</span> lues à chaque ouverture du blog.</span><br /><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" ><span style="font-weight: bold;">- La page 51</span> a été la plus consultée, soit celle décrivant l'agrandissement du Musée de Roubaix pour un membre du groupe si bien nommé "Collaboration".<br /></span><span style="font-family:Verdana;"></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><span style="font-weight: bold;">- Mais une réactivité très faible </span>attestée par le nombre fort limité de commentaires. Un seul de ceux-ci a été refusé sous la responsabilité de la modération. Pour cause d'antisémitisme.<br />Eu égard au nombre important de lecteurs habitant dans des pays non francophones, il importera de préciser dorénavant qu'aucune obligation ne restreint au Français la rédaction des commentaires.<br /></span> </div><div></div><div><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" ><strong>Constat</strong> : Ce blog a tenté de répondre à la confiance qui lui avait été accordée pour ouvrir un espace complémentaire au Portail, aux Publications, aux Cérémonies et aux autres activités fondamentales du Comité Français.<br /><br /></span></div><div><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Objectivement et en six mois, cette cinquantaine de pages n'ont rencontré qu'une indifférence limitée et n'ont point trop soulevé d'hostilités déclarées. </span></div><div><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Sans négliger ces réactions négatives, ce blog a veillé à remplir concrètement un rôle d'information et de diffusion des travaux menés à bien par tous les Membres du Comité. Celles et ceux qui constituent avec une infinie patience et une grande compétence les dossiers de reconnaissance de Justes. Puis celles et ceux qui élaborent avec grande attention et animent avec un humanisme chaleureux les cérémonies de remise de diplômes et médailles de Justes. Enfin, toutes celles et ceux qui, à des titres divers mais indispensables et complémentaires, font du Comité un lieu et un organe unique pour reconnaître et honorer les Justes de France.<br /><br />Une précision encore. Pour chacune des cérémonies de remises de diplômes et de médailles, le blog dépend et de Paris et des délégués du Comité. Sans eux, aucun écho spécifique ne peut être diffusé largement comme l'attestent les chiffres de consultations. Ce qui explique les remerciements pleinement justifiés qui complètent ces échos.<br /><br /></span> </div><div> </div><div></div><div><span style="font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:85%;" >Enfin, s'il a proposé régulièrement une lisibilité du Comité Français, ce blog s'est inscrit plus largement dans "une défense et une illustration" du travail de mémoire - toujours à recommencer - portant sur la Shoah. Il s'agit-là d'une fidélité fondamentale au souvenir des persécutés mais aussi des Justes parmi les Nations.</span><br /><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Le dernier mot de cette évaluation sera un remerciement à Jenny Laneurie, alors Secrétaire générale, qui fut à l'initiative de ce blog.</span><br /></div><span style="font-family:Verdana;"></span>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-57266576625978741002008-06-28T12:37:00.005+02:002008-07-05T11:51:21.575+02:00P. 52. Deux Justes dans les Vosges<div><a href="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG8-6lMhxBI/AAAAAAAAA0o/dgowiDGFM4g/s1600-h/TitreBazoilles.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219459669283685394" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" height="128" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG8-6lMhxBI/AAAAAAAAA0o/dgowiDGFM4g/s400/TitreBazoilles.jpg" width="446" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"> (Titre de <em>L'Est Républicain</em>, le 23 juin).</span></span><br /><br /><p><span style="font-family:verdana;"><strong>Marie-Berthe Durant</strong> et sa fille <strong>Marie-Louise Pardonnet-Cousot</strong> ont été reconnues à titre posthume comme Justes parmi les Nations.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>La cérémonie s'est déroulée ce 22 juin à Bazoilles et Ménil dans les Vosges. Le Comité Français pour Yad Vashem était représenté par son délégué, Didier Cerf. Dans son discours, celui-ci a mis en évidence la rareté d'un tel événement dans la Région :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- "On compte 22.000 Justes dans le monde dont 2.800 en France et une dizaine dans les Vosges."</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Reportage de <em>L'Est Républicain</em> (signature S. Mx) :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- "La voix saccadée, les yeux rougis par l'émotion. Plus que dans tous les longs discours, c'est dans le visage d'henriette que l'on pouvait lire l'horreur de la Seconde Guerre mondiale. L'horreur mais aussi la gratitude envers celles qui lui ont sauvé la vie ainsi qu'à son frère et à sa soeur.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Plus de soixante ans plus tôt, Henriette Zygas n'était encore qu'une jeune fille. Paulette, Jacques et elle vivaient des jours heureux avec leurs parents, Léon et Néché. Propriétaires d'une blanchisserie à Nancy, ils durent s'exiler à Prades dans les Pyrénées-Orientales, à l'arrivée des troupes allemandes.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Près de quatre ans plus tard, la famille Zygas sera brisée à jamais. En cette funeste nuit du 23 février 1944, des policiers allemands, aidés de miliciens français, viennent arrêter Léon et Néché. Ils périront à Auschwitz après être passés par la Citadelle de Perpignan et le camp de Drancy.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Envisageant le pire, les époux Zygas avaient souvent répété à leurs enfants que, s'il arrivait {malheur}, il leur fraudrait tenter de rejoindre Bazoilles-et-Ménil. Là où se trouvaient Marie-Berthe Durant et sa fille Marie-Louise Pardonnet-Cousot. Celles qui allaient devenir "Maman Berthe" et Malou pour les trois orphelins.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Les enfants Zygas connaissaient bien les deux femmes pour avoir, dès 1932, passé plusieurs séjours chez elles. Malgré tous les risques qu'elle encourait, la fratrie prit le train en direction de la Lorraine., accompagnée d'une amie de leurs parents. Arrivés à la gare de Mirécourt, ils furent pris en charge par Marie-Louise Pardonnet-Cousot. Par les bois, ils rentrèrent à Bazoilles-et-Ménil où Marie-Berthe Durand et sa fille prirent soin des deux jeunes filles jusqu'à la libération et de Jacques jusqu'en 1949, lui qui était scolarisé dans la commune."</span></p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219464169814105026" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SG9DAi-mG8I/AAAAAAAAA0w/3lbioHV6CSs/s400/Bazoilles.jpg" border="0" /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(Cliché de <em>L'Est Républicain</em>, à gauche : Didier Cerf, délégué qui doit être remercié pour sa documentation).</span></div><div><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span> </div><div> </div>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-30982557286545602202008-06-25T07:00:00.003+02:002008-06-25T21:53:51.944+02:00P. 51. Une extension de Musée pour un membre du groupe "Collaboration"<span style="font-family:verdana;"><strong>A Roubaix, le Musée de la Piscine s'agrandit </strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>pour Henri Bouchard, </strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>Président du "Salon des Artistes français" </strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>tout au long de l'occupation</strong></span><br /><br /><a href="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_ZpeNBII/AAAAAAAAArY/bsU6tvamIGY/s1600-h/Bouchard.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213478859752408194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_ZpeNBII/AAAAAAAAArY/bsU6tvamIGY/s400/Bouchard.jpg" border="0" /></a> <span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Henri Bouchard dans son atelier (Photo : <em>"Nice Matin"</em>).</span><br /><br /><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><strong>Dans <em><a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/06/14/un-artiste-qui-a-flirte-avec-les-nazis-va-etre-mis-en-valeur-a-roubaix_1058208_3246.html">"Le Monde"</a> </em>, Clarisse Fabre a rendu publique une forme muséale de réhabilitation pour un collaborateur très officiel :</strong></span></span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">- "Faut-il transférer l'atelier d'Henri Bouchard (1875-1960), sculpteur académique qui a fait le voyage en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et qui a exprimé sa sympathie pour l'occupant nazi, au musée de La Piscine, à Roubaix ? Et l'artiste est-il important au point que ce musée du Nord engage des travaux d'extension pour reconstituer son atelier - installé jusqu'en 2007 dans le 16e arrondissement de Paris - et accueillir ses 1 296 oeuvres, des sculptures mais aussi des dessins ? Ces deux questions sont déjà tranchées, et le débat n'a pas eu lieu. Le passé de Bouchard n'a jamais été évoqué dans la longue chaîne de décisions qui a précédé le décret ministériel de décembre 2006, autorisant le transfert de propriété de l'atelier qui appartenait à l'un des fils du sculpteur, François Bouchard. Seuls les Verts de Roubaix ont tenté de barrer la route au projet, en vain.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">(...)</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Dernière question : pourquoi l'oeuvre de Bouchard, natif de Dijon - dont le Musée des beaux-arts possède des sculptures - atterrit-elle à Roubaix ? La réponse est sans doute la clé de l'histoire : la belle-fille du sculpteur, Marie Bouchard, est devenue conservatrice pour préserver au mieux l'atelier - qui sera classé "musée de France" en 1985. Elle s'est liée d'amitié, entre autres, avec Bruno Gaudichon, du musée de Roubaix, et Antoinette Le Normand-Romain, aujourd'hui directrice générale de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA). Cette dernière a eu l'idée d'envoyer l'atelier à Roubaix. Elle le reconnaît : <em>"Cette sculpture a longtemps été snobée pour son académisme. Aujourd'hui, nous formons une petite famille."</em> Très soudée." (14 juin 2008) </span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong><em>"La Voix du Nord" </em>répond à cet article. Sur le ton de la mise en cause d'une Parisienne manipulée politiquement, une journaliste cherchant à travers le sculpteur... le Musée même :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- "...À moins que la polémique vise davantage à faire du tort à La Piscine, jeune musée (ouvert en 2001) qui se retrouve cette année classé 5e au palmarès national des musées... <em>« La journaliste du Monde a été bien briefée par les Verts de Roubaix, qui se sont toujours opposés à l'extension du musée »</em>, note, amer, Jean-François Boudailliez (1). La meilleure façon de trancher est encore de se faire sa propre opinion : La Piscine organise à partir de samedi et jusqu'au 20 septembre une exposition de dessins et croquis de Bouchard." (18 juin)</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Les lecteurs comprendront que sur ce blog, il n'est pas question de céder à des sirènes politiques. Pas plus que de prononcer des jugements esthétiques ou de vouloir mettre en cause l'importance d'un Musée, soit-il du Nord ou d'ailleurs.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Par contre, tout travail de mémoire sur l'époque de la Shoah appelle ici des échos. Sans recherche de revanche. Mais par esprit de justice et de respect pour celles et ceux qui ont été persécutés, qui ont osé résister.</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><strong>Or, au nombre des "sympathies" d'Henri Bouchard pour le nazisme, figure bien l'incontournable voyage officiel à Weimar (en novembre 1941).</strong> <strong>A dix kilomètres du camp de Buchenwald. </strong></span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">De retour, le sculpteur passe la brosse à reluire sur les bottes de ses hôtes. Dans <em>"L'Illustration"</em> du 7 février 1942 et sous le titre : <em>"La vie de l'artiste dans</em> <em>l'Allemagne actuelle",</em> il signe quatre pages non équivoques. </span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Henri Bouchard y salue :</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">- "... la vie presque féerique que le gouvernement du Reich sait faire à ses artistes qui semblent être là les enfants chéris de la nation" ;</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">et conclut :</span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">- "... c’est ainsi qu’un grand pays estimant la valeur et l’effort de la création artistique, comprenant sa nécessité dans les fastes de son histoire met sur un piédestal l’artiste, son savoir, son bonheur, sa culture intellectuelle, ses œuvres et la dignité de sa vie". </span></p><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Si près de Buchenwald, évoquer une "vie féérique" et parler de "dignité" !!! Pas un mot pour tous les artistes stigmatisés comme Juifs, chassés des sphères de la musique, du cinéma, du théâtre, de la peinture, dont les livres ont été brûlés, aux oeuvres traitées avec barbarie, et qui ont été finalement exterminés dans les camps... Au grand bénéfice d'"artistes" aryens bien en cour auprès des nazis, eux qui inventèrent les termes d'"art dégénéré"...</span></p><p><a href="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_Qbre6fI/AAAAAAAAArQ/9OMXUeYx4HA/s1600-h/voyage_weimar_1941.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213478701431187954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_Qbre6fI/AAAAAAAAArQ/9OMXUeYx4HA/s400/voyage_weimar_1941.jpg" border="0" /></a><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"> Autres glorieux "pélerins" français de Weimar : des écrivains au nombre desquels Brasillach, Chardonne, Drieu La Rochelle, Fernandez et Jouhandeau (DR).</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>La célébrité d'Henri Bouchard étant objectivement relative, juste quelques dates pour jalonner sa carrière :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1901 : Prix de Rome ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1902 - 1906 : pensionnaire de la Villa Médicis à Rome ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1914-1918 : passe la guerre dans les rangs de la Section de camouflage à Amiens ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1924 : installe son atelier 25 rue de l'Yvette à Paris 16e ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1929 -1945 : enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1930 : monument "Au génie colonisateur français" pour marquer le centenaire de la colonisation de l'Algérie ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1941-1944 : Président du Salon des Artistes Français ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1942 : membre du "Comité d’Honneur" de l’exposition Arno Breker à Paris (voir photo) ;</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- 1944 : à la Libération, reconnu comme collaborateur par le comité directeur du Front National des Arts réuni sous la présidence de Picasso.</span></p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213512073929950242" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFodm97OBCI/AAAAAAAAArg/JU5OQKmTXuI/s400/ExpoBreker.jpg" border="0" /><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;">Mai 1942, discours inaugural d'Abel Bonnard (2) pour l'ouverture de l'exposition Breker (3) à l'Orangerie des Tuileries (Photo : LAPI/Roger-Viollet. DR).</span><br /></span><br /><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Sur son portail, "Paris 16e et vous" présente Henri Bouchard comme prolifique mais grand méconnu :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><em>- "Artiste libre et indépendant mêlant académisme et innovation art déco, Henri Bouchard, sculpteur du début du XXème siècle, étonne par la pureté et le dépouillement de ses sculptures.<br />On lui doit l’apollon de la terrasse du palais de Chaillot et la façade monumentale de l’église saint-Pierre de Chaillot. Henri Bouchard a laissé derrière lui un nombre incalculable d’oeuvres : façades d’immeuble, monuments aux morts, statues pour les parcs publics, décorations d’église...Malgré cette oeuvre féconde, son nom reste très peu connu..."</em></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Silence prudent sur les années d'occupation. A la lumière de sa collaboration et de son comportement de courtisan pour installer une "corporation" des artistes, les mots <em>"libre et indépendant"</em> sont plutôt inadéquats. Et si <em>"son nom</em> <em>reste méconnu",</em> n'est-ce par aussi parce que ce nom est définitivement lié à une collaboration active et sans excuses ?</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span><a href="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_JVlfxcI/AAAAAAAAArI/-ri326f7ARU/s1600-h/ArtdelaDéfaite.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213478579536381378" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFn_JVlfxcI/AAAAAAAAArI/-ri326f7ARU/s400/ArtdelaD%C3%A9faite.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><strong>Dans une étude publiée au Seuil sous le titre : <em>"L'art de la défaite. 1940-1944",</em> Laurence Bertrand Dorléac, elle, n'avait pas laissé Henri Bouchard dans l'ombre et le flou artistique.</strong> </span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">Au contraire, elle y précisait la personnalité de ce sculpteur et son comportement sous la double férule de Vichy et des occupants. Une (re) lecture s'impose pour retrouver les hommes et les faits qui ont marqué cette époque où d'aucuns perdirent toute dignité devant les uniformes allemands.</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">Interrogée sur l'article de Clarisse Fabre publié dans <em>"Le Monde",</em> Mme Bertrand Dorléac ne se range pas derrière les suspicions des Amis du Musée relayées par <em>"La Voix du Nord" </em>(chercher à nuire à un nouveau Musée)<em>.</em> Pour ce blog, elle commente :</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">- "A vrai dire, je n'ai vraiment rien à ajouter. L'article du <em>Monde</em> ne fait pas état de la participation du sculpteur au groupe Collaboration mais pour le reste, il résume bien la situation." (Courriel, 15 juin).</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">Car effectivement, Henri Bouchard était membre d'un groupement au nom devenu synonyme de bassesse devant l'occupant : "Collaboration". Fondé fin 1940 par Alphonse de Châteaubriand (4), ce groupe fut autorisé début 1941 par Otto Abetz (5). </span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;"><strong>Contrairement à ce qui se dit et s'écrit actuellement à Roubaix, la "collaboration" de ce groupe ne fut pas <em>"uniquement artistique".</em> Comme le prouvent ses statuts, cette "collaboration" se voulait pleinement idéologique :</strong></span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">- "1. Pour rassembler les Français de bonne volonté qui souhaitent sincèrement établir une France nouvelle dans une Europe nouvelle ;</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">2. Pour réaliser ce dessein tel qu'il a été exposé dans les divers messages du maréchal Pétain ;</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">3. Pour soutenir la politique extérieure et intérieure de la France telle qu'elle a été définie par le Message du Chef de l'Etat du jeudi 10 octobre 1940, et au besoin pour le défendre ;</span></span></p><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:Verdana;">4. Pour établir dans les rapports franco-allemands cet esprit de collaboration tel qu'il a été défini et préconisé par l'entrevue de Montoire et pour mieux faire connaître aux Français l'Allemagne réelle." (6)</span></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">A Roubaix, au <a href="http://www.roubaix-lapiscine.com/index.php">Musée de la Piscine</a>, ce sculpteur va bénéficier d'une reconnaissance et d'une mise en valeur dans une nouvelle aile. Comme trop souvent, d'une part s'accumulent les discours appelant au "devoir de mémoire", à la nécessité de ne pas "banaliser" l'occupation et ses zones d'ombres... tandis que d'autre part, les faits contredisent voire trahissent concrètement ces intentions publiques. </span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Reste au Musée de la Piscine à prendre langue avec celui de Nörvenich pour demander en prêt des sculptures de Breker afin qu'à Roubaix, Henri Bouchard se retrouve en bonne compagnie.</span><br /><br /></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Notes :</strong></span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(1) Adjoint au maire de Roubaix, en charge de la culture.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(2) Autre membre du groupe Collaboration. Ministre de l'Education et de la Jeunesse à partir d'avril 1942. Surnommé "la gestapette" par Jean Galltier-Boissière. Exilé en Espagne après guerre. Exclu de l'Académie française.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(3) Arno Breker. Sculpeur préféré d'Hitler auquel il servit de guide dans Paris occupé. Au service du ministère de la propagande du IIIe Reich. Mort sans une once de regret, considérant jusqu'au bout que son "art" n'avait rien de "politique".</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(4) Président du groupe Collaboration. Directeur de <em>"La Gerbe".</em> Parti dans les bagages des Allemands en déroute, est mort caché dans un monastère du Tyrol.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(5) Sous l'occupation, Ambassadeur de l'Allemagne à Paris.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">(6) Jeannine Verdès-Leroux, <em>"Refus et violences. Politique et littérature de l'extrême droite des années trente aux retombées de la Libération"</em>, Gallimard, 1996.</span></p><p></p>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-44179836106322118152008-06-20T07:56:00.001+02:002008-07-22T11:18:26.909+02:00P. 50. 6 jours pour les 60 ans d'Israël<div align="left"><a href="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFgJzgtCr3I/AAAAAAAAAqw/fnOTQMfbwYk/s1600-h/EnTete.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212927349238181746" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFgJzgtCr3I/AAAAAAAAAqw/fnOTQMfbwYk/s400/EnTete.jpg" border="0" /></a><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Chères Amies, Chers Amis,</span><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" ><br />60 ans de combats de toutes natures,<br />60 ans de victoires dans les domaines de la démocratie, du courage, de la science, de la recherche médicale, de la culture, et de l'art.<br /><br />A cette occasion, <strong>YAD VASHEM</strong> en partenariat avec l'<strong>APAC</strong><br />( Association pour la Promotion de l'Art Cantorial et des Jeunes Talents )<br />propose à un nombre limité de personnalités d'horizons divers, un voyage d'exception.<br /><br />Un programme d'excellence permettra à chacun des contacts de haut niveau et des spectacles exceptionnels.<br />Préparé avec beaucoup de soin, il offrira à chacun de l'agrément, de l'intérêt et du partage.<br />Cette approche d’Israël se veut conviviale, originale, riche de contenu…et de détente.<br />Ce voyage est conçu en exclusivité pour nous et par nous.<br />Tout est mis en oeuvre pour que ce souvenir soit UNIQUE dans la mémoire de chacun.<br />Si certains, parmi ceux qui nous feront l'honneur et le plaisir de participer à ces "6 jours pour 60 ans" ont des contraintes particulières à respecter, nous en tiendrons le plus grand compte lors de votre inscription.<br /><br />Merci de nous contacter si vous désirez prolonger votre séjour après le 30 octobre.<br />Le prix définitif, tout compris (vol, transferts, hébergement, tous repas, spectacles, visites), sera de 2.550 €/personne (base chambre double -hors assurances) sachant que nous souhaitons un groupe limité à 80 personnes.<br />Les inscriptions doivent être effectuées avant le 25 juillet 2008.<br />Afin de bloquer votre réservation, merci de bien vouloir nous envoyer un chèque de 1.000 euros par personne en dépôt non encaissable, que nous vous restituerons lors de votre paiement global : Comité Français pour Yad Vashem, 20, quai des Célestins 75004 Paris.<br />Le voyage sera à régler directement à l’agence de voyage par carte bancaire.<br /><br />Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez nous contacter :<br />01.47.20.99.57<br /><a href="mailto:yadvashem.france@wanadoo.fr">yadvashem.france@wanadoo.fr</a><br /><br />La qualité optimale au profit de chacun et chacune d'entre vous sera notre souci permanent .<br />C'est pourquoi nous avons choisi un voyage " TOP-VIP ", à nul autre pareil, après toutes les festivités officielles qui se dérouleront de Mars à Mai, afin de vous garantir l'excellence des prestations.<br />Dans l'attente de votre réservation, dont nous vous remercions.<br />Très sincèrement à vous.<br /><br /><strong>Me Corinne CHAMPAGNER KATZ - Raphaël COHEN Cantor<br /></strong>Présidente du Comité Français pour Yad Vashem - Président Fondateur de l’APAC<br /><strong>Daniel SANDLER</strong><br />Conseil Exécutif du Comité Français Yad Vashem, Porte Parole de l’APAC. </span><br /><br /><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212927081794385858" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFgJj8ZeN8I/AAAAAAAAAqg/p9FGM7lEQaA/s400/6jours.jpg" border="0" /><span style="font-family:verdana;"><strong>Programme</strong></span><br /><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><br /><strong>Vendredi 24 Octobre :</strong><br /><strong><br /></strong>Départ pour Tel Aviv sur le vol régulier EL AL de 11 H.<br />A l’arrivée transfert vers Jérusalem.<br />Hébergement à l’hôtel Inbal 5 étoiles luxe jusqu’au 28 octobre.<br />Participation à l’office de la grande Synagogue de Jérusalem avec Cantor et la chorale de la Synagogue.<br />Dîner de Chabbat à l’hôtel (en présence d’un invité de marque).<br /><br /><strong>Samedi 25 Octobre :</strong><br /><br />Le matin participation à l’office de la grande Synagogue de Jérusalem avec Cantor et la chorale de la Synagogue.<br />Un programme spécial est prévu pour ceux qui ne souhaitent pas participer à l’office.<br />Après l’office ballade à pied dans le quartier de Talbieh.<br />Déjeuner de Chabbat au Sheraton Plaza puis ballade à pied dans la vielle ville de Jérusalem.<br />Le soir visite privée du Musée de Jérusalem avec dîner en musique en présence d’un invité de marque.</span></div><div align="left"><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" ><br /><strong>Dimanche 26 Octobre :</strong><br /><strong><br /></strong>Départ tôt le matin pour la visite de Ir David ensuite visite complète de Yad Vashem avec déjeuner sur place.<br />Retour à l'hôtel Inbal en fin d’après midi.<br />19 H : cocktail - barbecue - soirée concert.</span> </div><div align="left"><br /><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213727484954584162" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFrhhihopGI/AAAAAAAAAro/Vxif37joKxA/s400/mer-morte.jpg" border="0" /><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" ><strong>Lundi 27 Octobre :</strong> </span><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" ><br />Visite de la Mer morte (Photo : DR), Massada, Ein Guedi, déjeuner chez les bédouins, baignade dans la Mer morte.<br />Le soir réception dans la résidence du Président Shimon Peres.<br />Dîner dans les jardins du musée Anna Ticho avec musique et invité de marque.<br /><br /><strong>Mardi 28 Octobre :</strong> </span></div><br /><div align="left"><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Après le petit déjeuner, visite de la Cour Suprême, puis départ pour Tel Aviv visite de la ville blanche, de Newe Tsedek et de Jaffa.<br />Dîner sur la terrasse du musée Ilana Gour à Jaffa et invité de marque.<br />Hébergement à l’hôtel David Intercontinental 5 étoiles luxe.<br /><br /><strong>Mercredi 29 Octobre : </strong><br /><strong><br /></strong>Journée consacrée à la Galilée, Césarée, les villages Druzes, puis visite d’une entreprise symbole de la réussite israélienne, déjeuner sur place.<br />Rencontre avec le Président fondateur de l’entreprise.<br />Ensuite départ pour Safed puis Tibériade.<br />Croisière dînatoire privée sur le Lac de Tibériade, en musique. Retour à Tel Aviv.<br /><br /><strong>Jeudi 30 Octobre :</strong><br /><br />Après le petit déjeuner, reconnaissance des bagages à l’hôtel, réception des cartes d’embarquement.<br />Départ pour la visite du Musée du Palmah, déjeuner sur le port de Tel Aviv avant de partir pour l’aéroport pour le retour sur Paris.<br />Départ 17 H sur le vol régulier EL AL. Arrivée à Paris à 21 H.<br /><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" ><br /></span><span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"><span style="font-size:100%;">22 juillet : nous sommes désolés d'annoncer que ce voyage est annulé.</span></span><span style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><br /><br /></span></span></span></div>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-60929828506606479632008-06-18T07:03:00.015+02:002008-06-18T18:40:24.432+02:00P. 49. Les sauveteurs de Denys Lévy<a href="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFi8Nawa6QI/AAAAAAAAArA/VwL4_0jUfz8/s1600-h/NiceM.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213123507388082434" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFi8Nawa6QI/AAAAAAAAArA/VwL4_0jUfz8/s400/NiceM.jpg" border="0" /></a> <span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Photo extraite du Reportage de Nice Matin en date du 18 juin.</span><br /><div><span style="font-family:verdana;"><strong></strong></span></div><br /><div><span style="font-family:verdana;"><strong>Deux nouveaux Justes parmi les Nations : </strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>Emile Hugues et son épouse Lucie Laffitte</strong></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>ont été honorés à Saint-Paul de Vence.</strong></span><br /><br /><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><strong>Leur dossier à Yad Vashem porte le résumé du sauvetage de Denys Lévy :</strong></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><br /><br /></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">- "Jérôme Lévy, est issu d’une famille d’Alsaciens ayant opté pour la France après la guerre de 1870. Il était commandeur de la Légion d’Honneur et a joué un rôle important dans la vie politique d’avant-guerre : chef de cabinet d’Aristide Briand, délégué de la France à la Société des Nations. Il rejoindra la Résistance en 1940 suivi de son fils Denys qui, dès 1941 (il a 16 ans) adhère au réseau Brick.<br /><br />En Septembre 1939, la famille a quitté son domicile de l’Avenue Foch pour sa maison de Deauville, Denys suivant sa scolarité à Caen. Quand les Allemands franchissent les lignes alliées, ils séjournent à Vichy puis au Pyla. Les Lévy s’installent ensuite à Cannes en zone libre où Denys poursuit sa scolarité en première et terminale.<br /><br />En octobre 1942, ne pouvant poursuivre ses études à Cannes où ses parents restent, il est hébergé à Nice par une cousine, Anne-Mathilde Paraf.<br />Il est élève de Mathématiques supérieures au Lycée Masséna de Nice pendant l’année scolaire 1942-1943, il y fait connaissance du futur sénateur Pierre Laffitte.<br /><br />En septembre 1943, les Allemands ayant envahi la partie de la zone dite libre préalablement occupée par l’Italie, procèdent à des rafles massives de juifs. Denys est alors conduit par Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche, chez <strong>Lucie Laffitte</strong>, mère de Pierre Laffitte, à Saint-Paul de Vence, où il reste une semaine sans sortir dans une chambre aux volets clos.<br /><br />Maître <strong>Emile Hugues</strong>, notaire à Vence et ami de <strong>Lucie Laffitte</strong>, vient chercher Denys et l’amène chez lui, où il reste quinze jours tout seul. Puis les parents de Denys le rejoignent et Emile Hugues met à leur disposition la maison de ses parents proche de la sienne. Ils y resteront jusqu’à la Libération, en août 1944. <strong>Lucie Laffitte</strong> et <strong>Emile Hugues</strong> leur rendaient visite presque quotidiennement. Pierre Laffitte venait régulièrement donner des leçons de mathématiques à Denys. Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche leur rendaient également très souvent visite." </span><br /></span><br /></div><br /><div><a href="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFfEnw_OLsI/AAAAAAAAAqA/qTbUSejt1sI/s1600-h/PLaffitte2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212851281148653250" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFfEnw_OLsI/AAAAAAAAAqA/qTbUSejt1sI/s320/PLaffitte2.jpg" border="0" /></a> <span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Pierre Laffitte, sénateur des Alpes maritimes, à l'origine de la Technopole Sophia-Antipolis.</span><br /></div><br /><div><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">La cérémonie de remise à titre posthume des médailles et diplômes aux noms d'Emile Hugues et de Lucie Laffitte s'est déroulée à la Fondation Maeght de St-Paul de Vence ce 17 juin. La délégation du Comité Français pour Yad Vashem était composée de Jacques Eloit ainsi que de William Zekri.</span> </div><br /><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Remerciements à Arlette Sebag, chargée au Comité de l'organisation des cérémonies, pour la documentation ayant permis cette page.</span></p><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">Pour le reportage de Nice Matin, cliquer <a href="http://www.nicematin.com/ra/cagnes/131396/vence-emile-hugues-et-lucie-laffitte-justes-parmi-les-nations">ici</a>.</span></p><p></p>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-21221136164327595882008-06-16T07:51:00.027+02:002008-06-16T08:45:07.132+02:00P. 48. "Mémorial des juifs de Seine et Marne"<span style="font-family:verdana;"><strong>Aux Editions La Plume et l'Ecran :</strong></span><br /><strong><span style="font-family:Verdana;"></span></strong><br /><span style="font-family:Verdana;"><strong><em>"Le livre mémorial des juifs de Seine et Marne durant la seconde Guerre Mondiale 1940-1945"</em></strong></span><br /><br /><span style="font-family:Verdana;"><strong>par Frédéric Viey</strong></span><br /><br /><span style="font-family:Verdana;"><strong>illustration de couverture ("le poids des silences") par Charles Goldstein</strong></span><br /><br /><br /><strong><span style="font-family:Verdana;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211982263488065618" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFSuQR7XsFI/AAAAAAAAApo/JgLNo0D1ekI/s400/violon(41)-1.JPG" border="0" /></span></strong><br /><strong><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Les Editeurs :</span></strong><br /><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><br /></span><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- "Avec l’ouverture des documents aux Archives Nationales et Départementales concernant la Seconde Guerre Mondiale, il est possible d’avoir accès à toutes les pièces même si certaines sont encore très sensibles. Madame Isabelle Rambaud, directrice des Archives départementales de Seine-et-Marne, donne la possibilité de pouvoir consulter toutes les archives concernant cette période.<br /><br />Dans ces documents, le plus incroyable est, sans doute, la découverte d’un camp de transit à Dammarie-les-Lys pour les Juifs étrangers habitant la Seine-et-Marne avant leur envoi vers Beaune-La-Rolande ou Pithiviers. Puis il y a aussi ces camps disciplinaires où des juifs sont internés selon leurs capacités professionnelles : manœuvres, tailleurs, tailleurs sur cuir, etc…<br />Il y a également ces camps de travail agricole où des Juifs parisiens se portent volontaires pour y travailler. Au bout de ces chemins, il y a, inexorablement, l’application des lois raciales antijuives, la déportation et la mort.<br /><br />La Fondation pour la Mémoire de la Shoah travaille pour préserver la mémoire de cette immense catastrophe qui a réduit les rangs du Peuple Juif dans le Monde : 6.000.000 d’âmes. Cette fondation finance différents projets de recherches sur le recensement, le marquage, la déportation et l’extermination des Juifs et plus particulièrement des Juifs de France. Ces travaux trouvent leur réalisation et leur archivage dans le Mémorial de la Shoah qui remplace ce qui a été pendant plus de 50 ans le Centre de Documentation Juive Contemporaine. Il faut rappeler ici le long travail de recherches des minutes de la mise en place de l’extermination des Juifs de France et la traque des criminels de guerre ayant œuvrés en France, par Serge et Beate Klarsfeld, aidés par les ’’Fils et Filles des Déportés Juifs de France’’. Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, leur avait ouvert la voie.<br /><br />Frédéric Viey, historien, retrace dans ce livre les douloureuses étapes de la vie quotidienne des Juifs en Seine et Marne de 1940 à 1945. Puis rend hommage aux Justes, qui au péril de leur vie, sauvèrent des fils d’Israël. Il y en a eu plus d’une vingtaine dans notre département."<br /><br /><br /><strong>L'auteur :</strong><br /><br />- "Aujourd’hui, il faut rendre hommage aux personnes qui trouvèrent la mort durant cette sombre période en citant les véritables raisons de cette extermination. En effet, en Seine-et-Marne comme dans tout l’hexagone, les israélites français et étrangers sont énumérés, marqués, spoliés, déportés et exterminés parce que Juifs ; vieil anti-judaïsme clérical ? La xénophobie du régime nazi, amplifiée par l’antisémitisme d’Etat d’un gouvernement ultra-nationaliste conduisent aux portes de l’enfer plus de 80.000 juifs de France."<br /></span><br /></span>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-78886802836057775552008-06-12T08:00:00.015+02:002008-06-12T13:37:32.909+02:00P. 47. Le P. Antonius Delaire, Juste parmi les Nations<a href="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFECoRvpRDI/AAAAAAAAApI/tMdeiUPEE64/s1600-h/2008+06+07+La+montagne.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210949134825636914" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFECoRvpRDI/AAAAAAAAApI/tMdeiUPEE64/s400/2008+06+07+La+montagne.JPG" border="0" /></a><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"> Le 7 juin, "La Montagne" consacrait une page entière à l'annonce de la cérémonie d'hommage au <strong>P.</strong> <strong>Antonius Delaire</strong>.</span><br /><div><div><br /><span style="font-size:100%;"><span style="font-family:verdana;"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Grâce d'abord à son supérieur, l'Institut Saint-Pierre de Courpière a servi de havre de paix pour de jeunes Juifs alors que régnait la Shoah.</span> </span></span><br /><br /><div><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">Ce 11 juin, médaille et diplôme de Juste ont été remis (à titre posthume) au nom du <strong>P. Antonius</strong> <strong>Delaire</strong> par la déléguée du Comité Français pour Yad Vashem, Annie Karo. La cérémonie s’est déroulée dans les murs de l’Institut Saint-Pierre même, là où ces documents ont été déposés dans les mains de l'actuelle directrice, Mme Anne-Marie Rey, et là où ils resteront en dépôt.</span></span><br /></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210947964963611858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SFEBkLqzZNI/AAAAAAAAAo4/BfXDFU8M_70/s400/Photo+P%C3%A8re+Delaire.JPG" border="0" /></span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">Voici la synthèse du dossier établi par Yad Vashem en vue de reconnaître ce nouveau Juste parmi les Nations :</span></span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">- "Kurt Niedermaier est né en 1923 en Allemagne.<br />Début 1939, alors que ses parents hésitent à fuir l’Allemagne nazie, il décide de partir pour la France : il a 15 ans.<br />Il entre clandestinement en France où il est pris en charge par les Eclaireurs Israelites de France (EIF) dans la maison de Moissac (Tarn et Garonne).</span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">En 1942, la chasse aux juifs s'accélère, les risques de déportation augmentent et la direction des EIF décide de cacher Kurt à l’Institution St-Pierre de Courpière, sous le faux nom de Henri Kurtz, réfugié protestant de Mulhouse.<br />Il arrive à l’Institution St-Pierre en novembre 1942 où il est accueilli dans la plus grande discrétion par le père supérieur, le <strong>Père Delaire</strong>. Seul l’économe le Père Bastide partage ce secret.<br />Kurt Niedermaier reste jusqu’en juin 1944 à Courpière, où il passera brillamment les épreuves du baccalauréat. Il quittera ensuite l’établissement pour aller combattre avec la résistance.<br />Kurt Niedermaier est décédé en septembre 2006.</span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">D’autres enfants sont cachés à l’Institution, et en particulier Maurice et Joseph Jonas<br />Quand la guerre éclate, leurs parents, Philippe et Myriam Jonas, juifs polonais qui sont arrivés en France en 1920 et ont été naturalisés français, habitent dans la région parisienne.<br />Philippe est dessinateur industriel et Myriam s’occupe des enfants, Maurice, Joseph et Paulette qui sont respectivement agés de 11 ans, 9 ans et 7 ans.<br />En 1940, la famille fuit l’avancée des allemands et se réfugie à Clermont-Ferrand.<br />La situation matérielle de la famille est difficile.<br />L’entrée des Allemands à Clermont en novembre 1942 alarme M. et Mme Jonas qui décident alors de cacher Maurice et Joseph dans une institution catholique.<br />Grâce à l’intervention de Monseigneur Piguet, ils sont placés, pour l’année scolaire 1942-1943 sous le nom de Jouas, de religion protestante, à l’Institution St-Pierre.<br />Là aussi le <strong>Père Delaire</strong>, qui connaît l’identité des adolescents, les accueille dans la plus grande discrétion, avec chaleur et dévouement, et veille à ce qu’aucune pression ne soit exercée sur eux.</span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"><strong>Antonius Delaire</strong> avait été ordonné prêtre en 1922, après des études au Grand Séminaire de Chamalières et une licence de lettres classiques.<br />Il avait rejoint l’Institution St Pierre en octobre 1923 comme professeur de lettres classiques et avait été nommé Supérieur de l’Institution St Pierre en 1937.</span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;">C’est avec intelligence, bonté et sensibilité que le <strong>Père Delaire</strong>, homme d’Eglise patriote et résistant, a fait face aux douloureux événements de l’occupation."</span></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">Ainsi la volonté des enfants Juifs si efficament cachés dans cet Institut, s’est-elle concrétisée : </span><span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"><span style="font-family:verdana;">« rendre hommage à celui qui avait pris le risque de les cacher et aussi pour que les générations futures gardent mémoire de tous ceux qui ont eu le courage de sauver des enfants ».</span> </span></span><br /><br /></p><p class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Remerciements à Annie Karo, déléguée, pour le dossier et les photos composant cette page.</span></p><p class="MsoNormal" face="verdana"></p></div></div></div>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-32568847924152227082008-06-09T07:12:00.001+02:002008-06-09T09:54:16.460+02:00P. 46. Les Juifs raflés à Bugeat<div><a href="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZUBxZo-I/AAAAAAAAAoY/9PPCzH-A3wo/s1600-h/JeudiS.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209003750871114722" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZUBxZo-I/AAAAAAAAAoY/9PPCzH-A3wo/s320/JeudiS.jpg" border="0" /></a><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:78%;"> </span><span style="font-size:100%;"><strong>Chez Stock :</strong></span></span><br /><span style="font-family:verdana;"><strong><em>"Jeudi Saint"</em> de Jean-Marie Borzeix</strong></span><br /><strong><span style="font-family:Verdana;">...</span></strong><br /><span style="font-family:verdana;"><strong>pour que ne se "désagrège" pas la mémoire des Juifs raflés sur le plateau de Millevaches en Corrèze.</strong></span><br /><span style="font-family:Verdana;"><br /><span style="font-size:85%;"><strong>Présentation par l'Editeur :</strong></span><span style="font-size:85%;"><br /><br />- "Le 6 avril 1944, un détachement de soldats allemands traquant les résistants, nombreux dans la région, investit une bourgade du Limousin. Soixante ans après, la population se souvient que ce jour-là quatre paysans d’un village voisin ont été pris en otage et fusillés pour l’exemple.<br />Jean-Marie Borzeix connaît bien cette histoire, c’est celle du pays où il est né au début de la guerre. Mais parce que ces événements en cachent d’autres, il raconte l’enquête qu’il a menée ces dernières années. Celle-ci le conduit à découvrir que le 6 avril, un Jeudi Saint, et pendant tout le printemps 44, des dizaines de Juifs ont été arrêtés et déportés dans cette commune et dans plusieurs autres du plateau de Millevaches."<br /></span><span style="font-size:85%;"><br /><br /><strong>Pierre Assouline, <a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/06/04/enquetes-sur-nos-parts-dombre/">La république des livres</a> (4 juin 2008) :</strong><br /><br />- "... Le spectre de l’Occupation rôde à toutes les pages. Dès les citations placées en épigraphe, il invite à ne pas se résigner à la défaite que constitue l’oubli, et à ne pas se laisser envahir par le présent à l’exclusion de la suite des années.<br />Le village de l’Echameil en Haute-Corrèze est le théâtre intime de cette chronique des jours passés, elle aussi gouvernée par une enquête agitée de rumeurs et de murmures. Ca s’est passé en avril 1944 dans la journée du jeudi saint. C’était le temps des rafles et des otages. Le narrateur de ce récit, qui ne cherche pas à se draper dans les habits de cérémonie du roman, veut se faire l’attentif historien de cette journée particulière dans ce minuscule coin de France.<br />Ecartelé entre le crédit à accorder aux souvenirs des témoins et la totale confiance généralement donnée aux documents d'archives, il navigue entre les petites lâchetés et le courage ordinaires de personnes que sa quête élève au statut de personnages. Tout cela pour retracer le destin d’une poignée d’étrangers échoués là à seule fin de s’y cacher, des "parmi nous" comme on dirait des "malgré nous". Jamais le plateau limousin n’avait été aussi cosmopolite. Un drame s’est joué là, à l’ombre des bals clandestins, forme de résistance qui connut une vogue considérable à la fin de l’Occupation.<br />L’auteur, né par là à cette époque-là, a voulu comprendre comment s’étaient superposées la déportation des dizaines de Juifs planqués dans des communes du plateau de Millevaches et l’exécution de quatre paysans pris en otages. Soudain, des gens que ceux du cru avaient fini par connaître s’évanouissent dans la nature. Il faudra le travail du temps et l’obstination d’un seul qui n’avait <em>"rien à voir avec cette histoire"</em> pour que l’on sache ce qui était véritablement advenu. Et pour cause : <em>"Ce n’est pas un pogrom sauvage, c’est une série d’arrestations tranquilles, une sorte de banal contrôle administratif".</em><br />L’histoire s’achève sur le télescopage de deux dates : celle du 6 avril 1944 quelque part en France avec celle du 7 avril 1994 quelque part en Afrique :<em> "Ce jour-là commence le dernier génocide du XXème au siècle au Rwanda. Un génocide préparé de longue date et monstrueusement artisanal".</em><br /><br /><br /><strong>Gérôme Garcin, Le Nouvel Observateur (8 mai) :</strong><br /><br />- "... c'est en réveillant la tragédie de Bugeat qu'il a découvert, caché derrière le monument aux morts, effacé de l'histoire locale, oublié de tous, un autre drame, pourtant concomitant : l'exécution, par ces mêmes nazis, d'un jeune résistant juif, Haïm Rozent, alias Chaïm, alias Jem, qui refusa, sous la torture, de désigner les maquis environnants, et dont la tombe, au fond du cimetière de L'Eglise-aux-Bois, portait un numéro de téléphone à Haïfa.<br />Commence alors une enquête qui conduit Borzeix en Belgique, Pologne, Israël, à Paris, Berlin et dans les archives du fort de Charenton. Pièce après pièce, il reconstitue le puzzle éparpillé, la généalogie enfouie, le destin brisé de ce juif de Corrèze et de tous les autres, qui ont combattu les Allemands quand ils ne furent pas déportés, et auxquels nul, avant Borzeix, n'avait pensé à célébrer le courage, à graver les noms, à fixer les visages."</span></span><br /><br /><span style="font-size:78%;"><span style="font-family:verdana;">Plaque inaugurée à la Mairie de Bugeat en 2004. Ce monument est évidemment et tristement lacunaire (ou imprécis, si l'on préfère). En effet, il ne porte pas que ces <em>"victimes du nazisme arrêtées à Bugeat"</em> le furent en tant que Juifs persécutés en application de la Shoah.</span><span style="font-family:Verdana;">Chaïm Rozent est présenté comme <em>"mort à l'Eglise-aux-Bois"</em> alors qu'il a été fusillé... (Cette note n'engage que l'animateur du blog) :</span> </span><br /><br /><a href="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZL39_RDI/AAAAAAAAAoQ/0oCCsyeJl7g/s1600-h/Plaque.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209003610800604210" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZL39_RDI/AAAAAAAAAoQ/0oCCsyeJl7g/s400/Plaque.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:78%;"> </span><br /><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><strong>La Croix (28 mai) :</strong></span></span><br /><p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">- "Mais voici qu'a surgi Chaïm, un juif assigné à résidence à Bugeat, avec des centaines d'autres réfugiés et pourchassés éparpillés dans la campagne limousine. Aide-coiffeur et bon garçon, «le» Chaïm jouait aussi du violon. Mais le salon de coiffure était aussi une plaque tournante de la Résistance locale.<br />On imagine la suite quand débarquèrent les camions vert-de-gris. Borzeix a retrouvé sa tombe, avec sa Table et son étoile de David. Il a rameuté ses enfants depuis Haïfa et le Tennessee, pioché les archives, salué les Klarsfeld, hanté Yad Vashem, assemblé le puzzle, étoile jaune sur coutil bleu. Et pris sa plume. Courez lire la suite, d'un mémorial l'autre, quand les passés s'apaisent, las de s'être tant chevauchés et interpellés. Quand les hêtres du Plateau s'empourprent." </span></span></p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><strong><br />Catherine Martinez-Scherrer, Parutions.com (2 juin) :</strong></span></span><p> </p><span style="font-size:85%;">-<span style="font-family: verdana;"> "Attraper l’Histoire, avant qu’elle nous échappe. Par son nouveau roman, Jean-Marie Borzeix s’interroge sur cette science si inexacte, faite d’oubli et d’incertitude. «L’histoire est construite sur un entassement immense de témoignages de première main qui n’ont été ni livrés, ni retenus» ; que faire quand les anciens disparaissent et avec eux la vérité. Mais n’y a-t-il qu’une seule vérité, un seul point de vue, où est l’objectivité ?<br /></span></span><span style="font-family:verdana;font-size:85%;">Dans ce livre contre l’oubli, Jean-Marie Borzeix traverse les contours obscurs des souvenirs, les souvenirs qui s’égrènent comme des vérités. Livre d’interrogation et de réflexion, Jeudi Saint est un hommage à ces milliers de vie effacées, gommées. Jean-Marie Borzeix capte dans une écriture épurée la fragilité de la mémoire, la nécessaire écriture, l’indélébile empreinte. Une leçon d'humanité..."</span><p> </p><a href="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZEmLR_hI/AAAAAAAAAoI/xnAoOe2dHoE/s1600-h/bugeat-8mai45-1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209003485765434898" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEoZEmLR_hI/AAAAAAAAAoI/xnAoOe2dHoE/s320/bugeat-8mai45-1.jpg" border="0" /></a><span style="font-size:78%;"><span style="font-family:verdana;">Manifestation patriotique devant le monument aux morts de Bugeat après la libération (photos extraites de : "<a href="http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.mourieras/">Bugeat</a>, une commune du pays vert qui vous accueille en Corrèze"). </span></span><br /><br /><p><span style="font-family:verdana;font-size:85%;"><strong>André Rollin, Le Canard enchaîné (4 juin) : </strong></span></p><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;">- "Son récit, écrit avec une force tranquille, n'est pas un texte de plus sur cette période saccagée. C'est la recherche d'un homme qui ne peut admettre que le passé ne se décompose, que les faits se désagrègent. Il veut oublier les mensonges, effacer les lâchetés... </span></span><span style="font-size:85%;"><span style="font-family:verdana;"><br />Cette recherche de l'auteur est bouleversante tant elle démonte les mécanismes de l'effroi. Avec des déclarations des plus précises. Comme celle du préfet de la Corrèze, Pierre Trouillé, qui fait son rapport à Vichy :<br /></span><strong style="font-family: verdana;"><em>"Le ramassage des étrangers par les autorités allemandes et françaises a été particulièrement bien accueilli par les Corréziens qui redoutent cette catégorie d'étrangers".</em></strong></span><p><span style="font-family:verdana;"><span style="font-size:85%;"> </span></span></p><br /><p><span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"></span> </p></div>JEAhttp://www.blogger.com/profile/09901185508424512940noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2282773566181500772.post-90486474181231100312008-06-06T07:16:00.033+02:002008-06-30T11:16:58.778+02:00P. 45. Cérémonies à Châtenay-Malabry et à Toulon<span style="font-family:verdana;"><strong><span style="font-size:130%;">Nouveaux Justes parmi les Nations :</span> </strong></span><strong><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:130%;" >Marthe Marie Potvin<br />ainsi que<br />Jean et Aimée Barange<br /></span><br /></strong><strong></strong><p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207861249852329618" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_ClYcSaPsLm4/SEYKNtz4TpI/AAAAAAAAAnw/v4minPNvL5Y/s320/MairChatMal.jpg" border="0" /><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >Ce 5 juin, la Mairie de Châtenay-Malabry a servi de cadre à une cérémonie de reconnaissance (à titre posthume) de <strong>Marthe Marie Potvin</strong>. Délégués du Comité Français pour Yad Vashem, Viviane Lumbroso et Paul Ejchenrand ont remis médaille et diplôme aux ayant-droits de cette Juste parmi les Nations.</span><br /><br /><span style=";font-family:verdana;font-size:85%;" >A la Mairie d'honneur de Toulon, Médailles et Diplômes de Justes parmi les Nations ont été remis ce 6 juin aux ayant-droits de <strong>Jean</strong> et d'<strong>Aimée Barange</strong> pour avoir sauvé Alik-Albert Zylbersztejn, persécuté par la Shoah.<br /></span></p><p><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >- "<strong>Jean Barange</strong>, fils de paysan des Monts du Lyonnais, était instituteur comme son frère Claude et sa sœur Perrine.<br />Maitre d’école, il épouse <strong>Aimée</strong>. Ils auront un fils en 1910, Aimé-Jean Barange, qui deviendra médecin et père de Marianne, Elisabeth et Perrine.<br />Jean, appelé sous les drapeaux en 1914, sera très grièvement blessé. Après de longs mois de soins il ne sera pas renvoyé au front mais deviendra instructeur pour les jeunes recrues ne sachant pas conduire (durant la première guerre mondiale on était passé dans l’urgence de l’hippomobile à l’automobile !)<br />La paix revenue, il reprendra sa mission d’enseignant puis, après l’acquisition des connaissances nécessaires, il dirigera une école de sourds-muets à Villeurbanne, sa femme Aimée en assurant l’intendance. Laïque, socialiste, progressiste et franc-maçon, il est mis à la retraite anticipée en 1941 par le régime de Pétain.</span></p><p><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >Durant l’occupation de la France, le régime de collaboration et les lois anti-juives mis en place par l’Etat français, <strong>Jean et Aimée Barange</strong> accueillent clandestinement un jeune garçon d’origine israélite : Alik Zylbersztejn qui deviendra pour la famille, les proches et les voisins, «le cousin Albert».<br />Pendant les années noires ils vivront dans une maison située à Estressin près de Lyon. Le «cousin Albert» deviendra le compagnon de jeu des ses «cousines» Marianne et Elisabeth.</span></p><p><span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;" >C’est une histoire simple ! Celle du «courage ordinaire» qui fort heureusement se terminera bien : le petit Albert deviendra un brillant physicien collaborateur de Pierre-Gilles de Gennes ; marié il aura deux enfants : un garçon et une fille qui n’est autre que la comédienne sensible et émouvante El