tag:blogger.com,1999:blog-21968390335520511002009-04-08T02:31:00.481-07:00la noticeOn a tort de croire que les notes de bas de page, les digressions, les silences, les hurlements, les pleurs, les mots feutrés ne comptent pas. Il se pourrait que la vie ne soit faite que de ces aléas...La noticenoreply@blogger.comBlogger228125tag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-14426758866961571622009-02-20T13:39:00.001-08:002009-02-20T13:39:48.832-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/t2yLMpGPU8A&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/t2yLMpGPU8A&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>C’est à cause de notre besoin de sauver les apparences que nous laissons faire l’histoire ou que nous l’activons. Que nous laissons se déplier toutes ces choses anodines auxquelles, soudain, nous donnons une importance qui nous rassure ou nous encombre. Laissez-moi, un instant, être plus vieux que vous et plaider pour le déjà jadis. Votre patience des mots, votre douleur des mots, votre vigueur des mots sont jeunes et tendres. Vous êtes dans une robe de soirée.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-1442675886696157162?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-36723368768346588462009-02-19T08:38:00.001-08:002009-02-19T08:38:41.824-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ekta6EKhb2g&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ekta6EKhb2g&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Le miel de la vie lui avait coulé sur les doigts. Il l’ avait lêché avec application mais aussi avec beaucoup de retenue et de discretion. En silence presque. Quand le miel fut lapé, il voulu recommencer. Pas encore assouvi. Il hérita pour le second écoulement de la fiente de la vie. Comme il n’en connaissait pas le goût, il lapa la pâte sêche, s’aidant de sa bave et des pluies qui tombaient. En silence presque. Pas encore assouvi, il hésita alors beaucoup à se nourrir encore. Mais il le fit.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-3672336876834658846?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-59691676793152875732009-02-18T11:39:00.000-08:002009-02-18T11:41:23.870-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dvyDWGF290M&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/dvyDWGF290M&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Sur le temps de midi. J’imagine mal que ce soit une expression partagée par le monde francophone. Le temps de midi signifie, en Wallonie, la période prise entre le début de la pause du déjeuner et sa fin, sur le lieu de travail.. Sur le temps de midi donc, j’ai rencontré un beau gamin, d’une trentaine d’année, investi d’une belle et naïve mission d’analyse des comportements d’accompagnement. On m’avait prévenu qu’il s’agirait de “job coaching” mais je n’ai pas entendu une seule fois prononcer ce vocable imbécile pendant notre entretien. J’ai raconté ce que je faisais au quotidien pour les demandeurs d’emploi. J’aime bien raconter ce que je fais au quotidien parce que j’ai la permission de remettre ainsi les pendules à l’heure. Je refais le point doucement. Je me conforte dans l’idée de ce que je défie en permanence. Nous avons passé une heure du temps de midi entre le début du Rite des flamands et l’après-midi qui allait les secouer. J’ai invité le gamin à venir voir, se mouiller, se vautrer... Il m’a parlé du renfort qui devait l’aider... et que ce renfort n’était pas là encore et que donc, il était débordé... Cela me fait toujours rire quand les priorités disparaissent derrière les carences... Et puis, on s’étonne qu’il pleut....<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-5969167679315287573?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-6851119642544475572009-02-06T10:26:00.001-08:002009-02-06T10:26:45.236-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-ngwIb-DxTI&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-ngwIb-DxTI&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Ce truc est la limite entre la guimauve et le décapage. ce truc est en même temps énergétique et énergivore. Ce truc pousse à bouger et à lâcher. C’est un des Beatles de rupture passé inaperçu dans la grande production. Ce truc me donne envie de courir dans les rues sans rien attendre de cette fuite. Ce truc tient sur le “aille” long, le “I ” long soulevés par le souffle de l’harmonica.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-685111964254447557?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-80159366723179456672009-02-04T13:40:00.001-08:002009-02-04T13:40:56.279-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/XrkThaBWa5c&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/XrkThaBWa5c&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> C’est la voix des petits matins raides et longs. Celle des jours encore lestés d’alcool et de fumées de cigares pas encore recrachées. C’est la voix de la voiture dans le petit jour qui se cherche des refrains petards et saouls. La voix qu’on perd sur le coup de neuf heures quand on a assez dit sa détresse et sa fatigue.. Qu’il faut parler plus vite au collègue pour ne pas paraître vieux. Tu danses Mathilde ?<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-8015936672317945667?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-26072443518905127202009-02-03T12:46:00.000-08:002009-02-03T12:48:20.907-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dtqrqjERhkQ&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/dtqrqjERhkQ&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> C’était simple et évident. Quand les derniers instants de Didon et Enée glissaient dans mon âme. Quand Katleen Ferrier en finissait, elle aussi de sa vie, when I am laid, j’avais la douce volonté de m’assoupir pour de bon dans cet abandon sublime. Je ne savais rien encore alors du Café Müller. Rien encore. C’est dire ma certitude d’avoir touché à l’issue avant d’en avoir reçu les sacrements après avoir aussi refait cent fois l’essentiel de cette oeuvre magique.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2607244351890512720?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-69120245133342821992009-02-02T08:00:00.000-08:002009-02-02T08:01:37.309-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/nC2gZMNkyJo&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/nC2gZMNkyJo&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Comment en finir avec l’époque qui vous a fait saliver ? Aujourd’hui, je cherche ma bave. Je la trouve, à l’occasion, dans celle d’une autre bouche. Plus vorace et plus impudique. Une paire de lèvres, une langue chaude. Pas le moindre refrain. Il y eu un temps, autrefois, où je chantais par dessus les baisers et les affolements.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-6912024513334282199?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-27934369672802028112009-02-02T01:27:00.000-08:002009-02-02T01:28:04.564-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/a9kRUY4WLFI&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/a9kRUY4WLFI&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Aimer le silence. Le regarder sans bouger soi-même. Sans le voir bouger lui. Coma comme silence. Abandon comme silence. Rupture en douceur. Eloignement si présent et si proche. Silence qui finit en souffle. Juste bon à éteindre la flamme. Regagner le silence comme on le fait du terrain. Contourner le silence. Tutoyer le silence. Jusqu’à sa grogne perceptible. Là où n’est plus silence donc.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2793436967280202811?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-4625930294735344032009-01-30T02:40:00.000-08:002009-01-30T02:41:48.449-08:00Allonger, en le faisant souffrir de ses membres tendus et de ses heures lasses, le jour. Trois minutes de clarté en plus.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-462593029473534403?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-24444483811627900072009-01-17T09:31:00.000-08:002009-01-17T09:32:09.274-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-CAQERAcJDc&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-CAQERAcJDc&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> A jamais à chaise comme on dit à terre. Robert Wyatt et le plus bel envol léger et dérouté de toute la musique populaire et raffinée de la fin du siècle dernier. Je pèse mes mots. Légers, envolés.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2444448381162790007?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-80666965067249673732009-01-17T09:05:00.001-08:002009-01-17T09:05:56.339-08:00<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/F_4fiMIxO2E&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/F_4fiMIxO2E&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> Rien que de laisser faire les doigts, sur la fébrilité et l’émotion. Rien d’autre. Pas d’autorisation de soupirer ni de se plaindre. Pas la moindre remarque sur la cassure du corps au dessus du clavier.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-8066696506724967373?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-79991249448434664452008-12-19T06:15:00.000-08:002008-12-19T06:31:34.367-08:00<a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUut_k9nowI/AAAAAAAADtU/RnTnqmrW2d8/s1600-h/miettes"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUut_k9nowI/AAAAAAAADtU/RnTnqmrW2d8/s400/miettes" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281506295787528962" /></a> -T'as déjà vu un vieux cerf-volant prendre le vent ? Ca monte, ça hésite, ça fait du raz le bord. C'est vaniteux à se lever et   m'as-tu-vu à se tenir debout... Ca oublie le vent... Ca croit pouvoir l'oublier...Et ça doit sa survie à celle qui est  l'autre bout... qui tient les fils, qui tire et qui lâche, qui secoue et déplie. Je crois que ce soir je pleurerai sur ton épaule... - Tu sais, j'ai les os pointus et les épaules pas très larges, mais, je te les prête volontiers ... Elle a écrit : Y a t-il des mots pour exprimer l'amour que l'on porte à ses enfants ? Non, c'est un amour qui ne s'écrit pas, qui ne se dessine pas, c'est un amour qui se vit chaque jour. Quel beau cadeau de la vie que de pouvoir aimer inconditionnellement, sans jamais, jamais, jamais se poser de question, sans jamais jamais jamais le remettre en question. J’ai répondu : Mes petits enfants ont pris cette place si rare et si belle qu’elle n’appartient qu’à nous. Il a écrit : j'ai même parfois l'impression que vous n'allez jamais au bout des choses parce que vous placez la barre hors de vos limites... je vous hais quand vous êtes comme ça quand vous pleurnichez sur vos insatisfactions... J’ai répondu, assez d’accord : .......... Elle a écrit : Écrire c’est ce mouvement concentré sur lui-même. De mon écriture, je sais les longues boucles. Je tasse, j’ effleure pour ne laisser qu’une trace de la lettre, si je pouvais j’écrirai tout sans déplacer la plume, cela ferait un tas, à charge pour me lire de déplier. J’ai répondu : .......... J’ai écrit : tes poings sont trop menus, ton allonge trop courte, tu es trop faible. Tu frappes comme une femme qui fait sourire les hommes cons. Elle a répondu : je suis toute cabossée de partout ... et je suis si fatiguée je ne suis pas fragile, c'est trop, c'est tout! il me faut bientôt partir travailler je t'embrasse. Faut être inquiet, anxieux ou frimeur pour porter aujourd’hui encore une montre-bracelet, un bracelet -montre. Y a l’heure partout. Dans chaque portable, dans chaque borne de parking, sur chaque livreur de billets de banque, à chaque terminal de paiement, dans les rues , dans chaque magasin. Il y a l’heure au clocher de l’église, au cadran du tableau de bord de la voiture. A chaque personne croisée , on peut demander l’heure... Il y a l’heure et la bonne heure. La bonne heure est celle qui vient naturellement, sans qu’on la demande à personne. celle qu’on vit sans la regretter jamais. La bonne heure, comme la bonne santé. La bonne heure, celle que nous vivons à l’instant, sans que personne ne s’en rende compte. L’heure de se tirer, de s’étirer, de se retirer. Tôt. Laisser le lit s’enrouler autour du corps. C’est l’heure. Quand les muscles et le coeur sentent qu’il faut prendre congé. Quand je me glisse dans les draps, ces derniers jours, très tôt, j’imite le bruit du vent froid, celui de la tempête. J’y vois de la neige. j’ouvre alors les portes d’une maison imaginaire, chaude et remplie de musiques et de tableaux, de livres et de fleurs. Dans laquelle je m’engage. On y parle fort et bien sauf au téléphone ou au clavier. L’heure d’un dîner qui a patienté sur le bord du fourneau. L’heure de dire avec ses doigts l’envie et ses sourires l’urgence dans la poêle ou l’assiette. C’est l’heure d’une dernière capsule, d’un dernier coup d’eau préféré à une dernière lampée de Côtes du Rhône. Rien à voir avec l’outil. Il pourrait avoir vingt lames pour racler la peau, trente couperets pour la taillader, quarante épées pour combattre le dru. Rien à demander au jetable ou à l’autre. Rien à exiger du gel d’avant et de la douceur d’après. Passez votre chemin, faucheur. Se couper le poil, c’est laisser faire la faux d’abord et renoncer à brûler ensuite. La brûlure qu’on donne à la joue amie et l’autre qui vous est due pour avoir voulu vaincre. Le rasoir manuel est toutefois plus valeureux que l’électrique. Il doit à l’escrime sa parfaite maîtrise. ses angulations et ses armes , ses battements renversés, Ce coup des deux veuves qui fait saigner la peau mais qui la laisse fière. Je ne veux rien avoir à dire à la joyeuse que portait l’empereur... Je vous hais. Vous en avez trop dit. Vous êtes rasoir... -Ca va comment ton nouveau boulot ? Rita surgissait du couloir à droite du comptoir. Celui qui vient des toilettes. -C’est curieux de devoir écrire ce qu’on croit savoir ou imaginer d’ un objet... t’as pas l’habitude... J’ai l’impression que j’ai écrit comme un moineau picore. Trop léger. Ca déplace du vent ce que j’ai écrit... -T’es pas content donc -Non, pas trop... -C’est joli pourtant un moineau qui picore... Elle s’était approchée de moi. Très près comme elle le fait quand nous sommes seuls dans le bistrot. Sur le coup de dix heures, le matin, quand elle vient d’ouvrir, de relever le volet taggé, elle sent le frais. Une forte senteur d’eau de Cologne mélangée à celle de ce savon à base de bactéries lactiques qu’elle utilise pour désodoriser les urinoirs. Sur le coup de dix heures, je suis très poétique. - Un café ? - Non, rien... j’y retourne. Je me disais que j’aurais bien aimé que le gars qui envoyait les photographies me fasse livrer un cliché des studios Harcourt. Je pensais à Carole Bouquet. J’ai fumé mon premier cigare à dix heures trente sept. <a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuuj7O4TgI/AAAAAAAADtc/ug8BirntB4Q/s1600-h/samedi+146.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuuj7O4TgI/AAAAAAAADtc/ug8BirntB4Q/s400/samedi+146.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281506920240795138" /></a> Je me suis fait beau. On ne sait jamais. Penser “on ne sait jamais”, c’est déjà renoncer. C’est se dire qu’il faudrait un sacré concours de circonstance pour qu’une infime partie de la banalité de votre existence change. Et qu’en plus ce sacré concours de circonstances, Le restaurant est paisible. J’étais attendu. La patronne, élégante latine, me choisit une table discrètement éclairée. Deux couverts sont dressés. -Vous serez seul, je pense... -Eh oui, hélas Elle enlève, en dansant presque, l’inutile assiette. Deux couples sont attablés dans la salle. Le premier, affairé déjà autour d’une pièce de viande s’est échappé à coup sûr des quartiers chics. La soixantaine pour les deux. Lui, très hautain, avise avec un respect déplacé, mécanique et distant la viande qu’il découpe en confetti rouges. Elle est lourde et déborde de partout, parle haut pour revenir souvent sur cette histoire de voisinage qu’elle ne veut pas laisser passer. L’autre couple est plus jeune. La femme est petite et noire de cheveux. Elle est plus âgée de quelques heures que son compagnon, qui, d’une discrétion et d’une attention touchante, lui demande mille choses en se penchant au dessus d’assiettes encore vides. Ils terminent un verre de bulles. Ils ont tout du couple meetic. Meetic chicos cependant. Je vais passer commande comme on passe vitesse, sollicité par le sourire de cette belle femme qui me conseille le compressé de foie d’oie auquel je fais faire, avec élégance mais gourmandise, un sort. Le vieux couple en finit vite avec son repas. Il la tire vers la sortie, elle bouscule une chaise. Elle se retourne pour vérifier qu’elle n’a pas oublié son sac. Les deux autres gazouillent discrètement, je peux me concentrer sur l’ aiguillette de pigeonneau rosée sous sa croûte dorée. Je les entends parler des pays de Loire, d’enfants qui grandissent. Ils se connaissaient si peu avant ce soir ... On ne s’inquiète pas de savoir si on part plusieurs fois en vacances par an quand on est dans le partage. Au dessert, alors que je me penche sur une banane écrasée au citron vert. Tout s’embrouille. J’entends que la chamaille a troublé leur complicité. Ils se disputent, avec élégance. Elle lui dit... je ne gueule jamais... comme si elle lui avait demandé de lui passer le sel. Il s’en va, règle discrètement la note, s’éclipse. Il tombe sur les tables comme un voile de neige lourde, d’asphalte léger, un de ces instants qui ne doivent que finir vite. Elle termine son déca et moi le mien. Peut-être qu’il l’attend dehors. Il n’y a que du silence maintenant qui donne de l’importance au bruit des clés qu’on tripote sans le savoir, à celui des talons contre les pieds de la chaise, au bruit de la solitude. Je me suis dis que j’allais lui parler. J’allais lui dire quoi ? Que c’était la vie qui passait... Et puis, aujourd’hui j’étais beau... Je l’ai regardé et j’ai entendu, sans qu’elle n’ouvre la bouche, qu’elle me disait... - Et vous restez bien tranquille dans votre coin... avec votre tête de “on ne sait jamais, j’ai peut-être ma chance...” Elle me disait ça, avec une extrême douceur et un sourire neutre. Elle l’avait déjà dit tout à l’heure... Elle ne se fâche jamais... j’ai attendu de longues minutes qu’elle soit loin. Qu’elle ne puisse pas penser que je lui emboîtais le pas. La patronne a dit des choses de circonstances comme “C’est dommage, ils sont jeunes encore...” J’ai dit “Eh oui, hélas” comme je l’avais dit deux heures avant pour autre chose. Avec la même tristesse sincère. <a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuvOpNfl4I/AAAAAAAADtk/8K5qzB76UWk/s1600-h/samedi+158.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuvOpNfl4I/AAAAAAAADtk/8K5qzB76UWk/s400/samedi+158.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281507654137517954" /></a> Le contrôleur était parti, au début de la nuit, pêcher la jeune anguille entre Longues et Courseuilles, avec son nouveau collègue, jeune, hilare et niais. Le capitaine lui avait renseigné des lieux prometteurs. Une liste d’ embouchures de petits ruisseaux parallèles qui se jettent comme des égouts oubliés dans l’océan. des pipis de chats sans noms ni vertus, si l’on excepte celle de recueillir par dizaine de milliers de jeunes anguilles affolées. Sachant le contrôleur sur les routes, je pouvais rejoindre Rita. Passer avec elle le reste d’une nuit d’autant plus longue qu’elle avait fermé tôt le débit de boisson. Elle avait poussé gentiment dehors le capitaine et sa tablée mais aussi Anne Bonny qui restait accrochée, des heures en silence, aux yeux de Mary. C’est ainsi qu’il appelait, agacé, les deux jeunes femmes discrètes qui se vouaient un amour insolent qu’elles venaient cacher, pendant le week-end, chez Rita. Avant de partir, le capitaine nous avait encore sorti le dernier courrier que le rappelait au continent. Son continent: L’Afrique. Son pays : Le Congo, le belge, où il était né en quarante trois du siècle dernier. Sa mer à lui, le désert. Ses plus belles tempêtes étaient de sable et les dunes, ses vagues les plus hautes. Il y avait donc des déserts là-bas. C’est ce qu’il jurait au nom d’une confiance amicale qu’il avait en nous mais dont tout le monde, aujourd’hui ici, doutait. Il n’était rien de mieux aujourd’hui qu’un marin d’eau douce et brune. Obligé de traîner sur les pontons, d’agiter la cloche pour appeler les touristes, de déchirer des billets et de ramasser des parapluies oubliés sur les banquettes. Le dernier courrier qui le reliait au continent, c’était une enveloppe brune, pliée et dépliée cent fois, qu’il arrachait de sa poche chaque fois qu’il avait trop bu ou qu’il était triste. Il était moins souvent ivre que triste. Il parlait d’abord du timbre. Un Kennedy. Un tirage exceptionnel ordonné par le gouvernement en mémoire à l’homme d’état charismatique. Le visage du président était détourné d’un cliché de Walter Emmerich, un photographe indépendant qui l’avait vendu au Washington Post pour une bouchée de pain. Il nous saoulait avec l’histoire de son timbre dont personne n’imaginait, disait-il, qu’il fut imprimé par les Presses de la Présidence en bichromie et non en quadrichromie comme tout le monde le pensait. Le brave Franklin Sépulchre N’galo en avait signé le bon a tirer, le onze août 1972, pour une série de 8000 planches de 600 timbres dont l’encollage fut défectueux sur une bonne partie de la production. Quand il en avait fini avec le timbre, il parlait de l’écriture enlevée, à l’encre de chine sur le recto de l’enveloppe. Écriture qui, selon toute vraisemblance, était celle de Ndyaye kaletougan, qu’il avait connu au bureau des consulats réunis, un homme d’une trentaine d’année, attentif et jovial, qui remplaçait toutes les machines à écrire déglinguées de son service par l’amplitude et la précision de sa calligraphie. Quand il en avait fini avec l’enveloppe, il parlait enfin de la lettre. Une missive brève et administrative qui l’ enjoignait, pour des raisons de salut public et de sécurité, à rejoindre le pays. ce qu’il n’avait pas fait. Ce qu’il allait faire. Ce qu’il devait faire. Ce qu’il ferait sans doute. Quand il en avait fini avec le papier. Il s’enfonçait la tête dans les épaules et cessait de parler. On voyait alors dans ses yeux, pendant quelques instants à peine, qu’il devait soit arrêter de boire, soit retourner au pays. Le café fermé, les lampes éteintes et le frigo rempli de bières en bouteille pour le lendemain, nous allions chercher dans les draps cette douce chaleur qui est sans saison. Quand elle disait doucement : “les eaux viennent, ne bouge plus...”, je savais que nos corps allaient être séparés par la marée. Avant d’essayer de dormir, nous retournions le matelas et enlevions les draps trempés. le bonheur est passé à deux doigts de nos lèvres, deux doigts si fins Il n’arrivera jamais que nous vivions ensembles Mais maintenant, je sais à quoi le bonheur ressemble.... -Vous n’avez pas d’autre titres dans le mp3 de vot’vie, ça fait cent fois qu’on l’entend... la scie... -Non... Pour le moment, j’peux pas mieux, désolé... Mustapha s’occupait de l’huile. Il avait disparu avec la 405 dans le trafic -Si jamais vous n’avez pas de nouvelles de moi dans deux jours... appelez les flics... Je suis resté avec la petite. Nous sommes assis sur un banc, elle m’a délesté de quelques euros pour revenir avec un hamburger gercé et froid. -Désolé, c’était loin... -Et toi ? -Je l’ai mangé en marchant... -Tu dois pas en manger souvent... t’as que la peau sur les os... c’est quoi tous ces bracelets... - Des histoires, t’occupe... - Tu fais quoi entre Marseille et Paris ? - Je décompresse... Et puis, le temps venait s’installer entre le soleil, les enfants et des mères qui les promènent, les bancs, les canards et les vieux. - J’aime pas les vieux... - Moi non plus... - T’as quel âge ? - Je m’occupe de tes bracelets moi...? Je faisais quoi moi, là, à cette minute de ma drôle d’aventure... -T’es en train de te demander ce que tu fous avec moi, non... ? - Vrai... - Tu dirais quoi si je te disais que je reste là... Je pensais que je dirais qu’elle aille se faire voir, que j’avais déjà donné dans l’élevage des poussins ... - Tu me dirais que t’as rien à foutre d’un vilain petit canard... - Non, d’un poussin, j’ai rien ... - Quoi ? - Rien... - Tes vieux ? - Attends, mes vieux comme tu dis, y sont plus jeunes que toi... -Y sont où ? - un ici et un là bas... enfin, je crois... j’en sais rien... Souvent quand ils sont ensembles, ils sont loin l’un de l’autre... et quand ils sont séparés, c’est comme s’ ils se touchaient... -Je vois... -Tu vois rien de ça ... Elle est partie shooter sur des cailloux et faire le ménage dans ses poches... -Je reste -Si je veux... -Tu vas pas me laisser en rade avec ton gros coeur de pépère... La dernière fois qu’on m’a appelé pépère, c’est quand j’avais joué au couillon avec les matelots du Copère, en mai dernier... Qu’on avait pris la raclée. Que Rita en avait ri. Comme elle rit quand elle est heureuse. J’ai vu les cheveux de Nina flotter dans l’hiver. Elle s’est couchée sur le sol pour dire -T’entends, j’arrête... Je vais pas plus loin sans toi... Je me disais que c’était une galère. Que j’allais devoir me demander comment je devais me tirer d’affaire... -Tu crois que c’est une galère, hein ? -Arrête de penser à ma place... (Extraits de Siméon-Maurice, en miettes. Photos F. Dumont))<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-7999124944843466445?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-37647020685065401012008-12-19T05:04:00.000-08:002008-12-19T05:12:00.116-08:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuc8VYCrQI/AAAAAAAADtM/xY69dGw8vEw/s1600-h/sud.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuc8VYCrQI/AAAAAAAADtM/xY69dGw8vEw/s320/sud.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281487548366105858" /></a> Patrimoine et traditions du sud Grivois de Wallonie. Les Guingoises. De légères constructions sans véritable ossature, ne reposant sur aucune fondation. Généralement ouvert au vent, le frêle bâtiment de parpaing et de carton épais est coiffé d’un clocheton. Les guingoises font l’objet d’une visite pieuse mais bruyante de la part des jeunes indigènes poches de l’édifice, le premier vendredi de l’été. On y veille au plus tard du jour en s’échangeant des vêtements démodés ou devenus trop petits. (Sur notre dessin, les guingoises de Salm-Chemin-Sauf.)<a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUucQVofYsI/AAAAAAAADs0/AAVhuCL2E6k/s1600-h/scan20030726_233905.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUucQVofYsI/AAAAAAAADs0/AAVhuCL2E6k/s400/scan20030726_233905.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281486792520852162" /></a> <a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuca-m75oI/AAAAAAAADs8/FeTUFgmtfwY/s1600-h/u.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUuca-m75oI/AAAAAAAADs8/FeTUFgmtfwY/s400/u.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281486975318877826" /></a> Patrimoine et traditions du sud Grivois de Wallonie. La Liasse est un vêtement de lin et de coton, noué autour de la taille des jeunes femmes des villages de Salm-la-Mineure et Salm-chemin-Sauf. Entre robe et sarreau, Entre filet et corset , l’habit glisse en s’évasant de la taille au sol. Ses couleurs sont exclusivement ocre, rouge vermillon et broux de noix. Elles sont censées représenter la robe d’un papillon rare présent quelques jours entre juin et mi-juillet. Seules, les filles promises à mariage dans l’année peuvent se ceindre de la liasse.( Sur notre dessin, la iasse de 1959, lavée par les pluies dilluviennes du trois juillet; Saint-Chemin-Sauf.) <a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUucr_qVsXI/AAAAAAAADtE/jPZp1U1sha4/s1600-h/scan20030727_203404.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SUucr_qVsXI/AAAAAAAADtE/jPZp1U1sha4/s400/scan20030727_203404.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5281487267659362674" /></a> Patrimoine et tradition du sud Grivois de Wallonie. La Bombe est un édifice de boue épaisse contruit entre le premier jour de novembre et le dernier de la première quinzaine de décembre. Ce jour correspond souvent au milieu des accrochailles d’hiver. La construction se caractérise par un partage d’eaux graisseuses et de terre grises ramassées en bordure de Meuse dans la région d’Andenne. La Bombe est sensée exploser, du moins dans sa partie supérieure ( au delà de douze metres d’altitude), pour donner des projections de terre protectrice, en contrebas, sur la population locale venue se rassembler sous d’énormes parapluies noirs. Les mottes de boues peuvent être projetée à une violence rare capable de blesser les plus maladroits et les plus exposés. En 1987, un mouvement de panique du au fracas inattendu de la charge d’explosif provoqua un moment de panique heureusement sans conséquence. C’est le quartier-maître Lemartin qui officie en tant qu’artificier depuis le milieu des années 1990. (Sur notre dessin, la bombe de Seille-le-Tremble).<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-3764702068506540101?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-71565116608657949112008-12-08T03:21:00.001-08:002008-12-08T03:22:05.832-08:00<a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/ST0DT4__cCI/AAAAAAAADr0/y7AD35k_kmA/s1600-h/de%CC%81si.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/ST0DT4__cCI/AAAAAAAADr0/y7AD35k_kmA/s400/de%CC%81si.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277377978601271330" /></a> “Un bruit délibéré qui n'est pas causé par une simple désinvolture “ C’est une phrase sortie d’un arrêté d’application d’une loi communale pour lutter contre le tapage nocturne. Une presque définition. C’est une pépite poétique. Je me contente de peu. Mais cette petite ligne suffit largement pour l’instant à me plaire et m’interroger. De l’essoreuse à 1600 tours qui s’emballe au milieu de la nuit par la grâce d’un tarif de l’énergie économique à la sono embarquée dans la golf tunée qui va renouveler au night-shop sa cargaison de redbull et de Jack Daniels, la planète nuit n’en finit pas de péter plus haut que son cul. Et ça s’entend... Et ça se sent... Ces lieux où le bruit s’enhardit by night sont les mêmes que ceux où la poubelle se fait sauvage, le détritus volage et le trottoir empissé. Chaque silence résigné vient cautionner les bruits parasites et violents. Chaque regard détourné vient cautionner les amas de canettes et de sacs plastics vagabonds. “... qui n’est pas causé par une simple désinvolture”, donc. La désinvolture. C’est un mot sorti de l’impertinence et du sans-gêne mais en même temps de l’élégance et de la liberté. La limite toujours en question. La marge toujours en cause. Repoussée ou contestée, la limite doit être aujourd’hui un aléas de la politique et une conquête sociale. Une barrière héras ou nadar pour empêcher le débordement. Une rubalise rouge et blanche pour délimiter les territoires sous contrôle. Naïvement, comme toujours au fil des siècles.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-7156511660865794911?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-76866742482327800962008-11-16T06:36:00.001-08:002008-11-16T06:40:09.972-08:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwJ6FajpI/AAAAAAAADpM/-RABLIxDFJA/s1600-h/pasmoi.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwJ6FajpI/AAAAAAAADpM/-RABLIxDFJA/s400/pasmoi.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269264510792404626" /></a> Parfois, je m’attends à prendre un coup dans l’aventure. Un coup de vieux, un coup de lassitude. Je m’attends à tirer, d’un coup et définitivement, la leçon des choses de la vie. A tirer ma révérence, tout biessement. Je m’attends à sentir le trop de fatigue venir freiner mon ardeur à convaincre, ma volonté à faire changer le regards des gosses que j’ai devant moi sur leur propre vie. Parfois, je m’attends à prendre un sale coup dans l’aventure, un coup de lame, à l’âme et au corps. Pourquoi faudrait-il que les gosses abandonnent en un instant, les certitudes imbéciles dont certains par défaillance et abandon les ont lestés et dont aucun sage, dans les mêmes tribus, préaux et familles, n’est parvenu à les délester. On freudisait jadis le moi pour le renforcer. La famille, l’école ont aujourd’hui rancardé avec le pas-moi. Le surtout pas-moi familial et social, culturel et pédagogique, corrolairement donc, le surtout pas-moi des principaux concernés en bout de filière, sur la première ligne de l’éducation et de la formation, les bébés alertés mais pas consentants à marcher, ni même d’ailleurs à se lever. Je vais donc prendre un coup dans l’aventure. Un jour. Un gros cou pensent mes si jeunes collègues. Perclus de certitudes formatives comme moi de rhumatismes, ils savent, eux, ce que donner, apprendre, corriger veut dire. Foutaises. Je me casse la gueule à chaque coup de gueule. Ils ronronnent, résignés, comme des chatons en face de la belle dentition du tigre. Je vais donc prendre un coup dans l’aventure ou je l’ai pris déjà. <a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwTRO-9AI/AAAAAAAADpU/yWqzFzMpyR8/s1600-h/el2.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwTRO-9AI/AAAAAAAADpU/yWqzFzMpyR8/s400/el2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269264671625376770" /></a> Aujourd’hui, sur le site d’Elvire (maviepoireau.blogspot.com), je lis ces lignes denses et ouvertes. Des mots dans la main et la main serrée au fond des poches... Au départ, c'est un malentendu. Je pose ma main sur ton bras pour te demander de me passer le sel. Ce n'est pas pour toi que je ris, pas pour toi que je rêve, pas pour toi que je brille. Pourtant, lorsque, tellement infatué et si peu habitué à ce qu'une femme ne te regarde pas, tu choisis de m'embrasser, je me laisse noyer dans le glacier de tes yeux. Ne va pas faire d'un quiproquo un roman de gare. Il est l'archétype. Je me tue à l'aimer. Les autres ne sont que plagiat. Tous ces passants fac-similé, copies à peine conformes à l'original. Dans leurs baisers je cherche les siens. Parfois je finis par y croire. En fermant fort les yeux. Et comme elle rêve d'un impossible amour, elle se les rend tous impossibles. Ainsi, jour après jour, elle poursuit son chemin d'utopie ; avide de prendre le narval pour licorne et les vessies pour des lanternes.<a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwkMkj4oI/AAAAAAAADpc/9af1yCaDSos/s1600-h/el3.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SSAwkMkj4oI/AAAAAAAADpc/9af1yCaDSos/s400/el3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269264962431476354" /></a> Ici, je me promène au coeur des jardins ouvriers. Nos vies sont pleines de fantômes pour qui laisser pendre nos bras. Aussi, je marche à voix haute et je te dis mes petits riens. Je cueille au bois noir la fleur dernière, pâle et frileuse, de l'églantier. Seul le héron cendré perché sur l'autre rive répond à mon verbiage : immuable et pensif, chaque jour, il m'attend. Il y avait ce couple qui n'était pas le mien, avec ces enfants qui formaient une famille de quatre qui était autre que la mienne. C'est comme ça que j'ai compris ce à quoi je ne saurais renoncer : l'image d'Épinal. Tu parles de dizaines et puis de nostalgie comme on dirait la pluie ou bien le temps qui passe. Je n'ai pas de nostalgie. Je n'ai que des constats. Je préfère que tu restes en silence plutôt que de me jeter comme ça trois points de suspension entre deux mots météo.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-7686674248232780096?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-20515352839501085302008-11-11T07:26:00.001-08:002008-11-11T07:26:56.472-08:00<a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRmkNId2mPI/AAAAAAAADpE/amU9XzmTs4g/s1600-h/chou.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRmkNId2mPI/AAAAAAAADpE/amU9XzmTs4g/s400/chou.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267421784704456946" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2051535283950108530?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-84179236154841880312008-11-10T07:49:00.000-08:002008-11-10T07:51:28.360-08:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhYdbzpmXI/AAAAAAAADo8/NkPMGYpWubY/s1600-h/yes.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhYdbzpmXI/AAAAAAAADo8/NkPMGYpWubY/s400/yes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267057026913638770" /></a> <a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhYU0ioy8I/AAAAAAAADo0/piyNxH4Sb_Y/s1600-h/cons.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhYU0ioy8I/AAAAAAAADo0/piyNxH4Sb_Y/s400/cons.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267056878934346690" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-8417923615484188031?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-20482790139523992202008-11-10T07:29:00.000-08:002008-11-10T07:30:16.624-08:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhTettstxI/AAAAAAAADos/WJ-lhMXuYr4/s1600-h/anges.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRhTettstxI/AAAAAAAADos/WJ-lhMXuYr4/s400/anges.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267051551342245650" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2048279013952399220?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-91202917892196399512008-11-08T12:47:00.001-08:002008-11-08T12:48:15.010-08:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRX6_DrQKcI/AAAAAAAADok/WQtpEbVaVBE/s1600-h/bien.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SRX6_DrQKcI/AAAAAAAADok/WQtpEbVaVBE/s400/bien.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266391300505086402" /></a> Longue randonnée ce matin dans les villages accrochés à l’autre sommet de la vallée. Entre Biert et Flavion, entre Molignée et Meuse. Les arbres ont encore des restes rutilants d’orgueil et d’ors. Quelques jours avant de baisser pavillon. Je cherche un village, un hameau, un lieu-dit. Je cherche quelque chose qui ressemble à un emboîtement de maisons, un pâté, un rouleau, une tranche. Trois ou quatre façades ou une enfilades de frontons. Dans la nature grasse et moite - Il n’a pas encore gelé ici - je roule sur des bandes étroites de béton. Des chemins de remembrement ou des presque sentiers qui serpentent à travers champs. Les dernières betteraves sont arrachées. Les labours abondent. Les voies sont suintantes de boue. Je cherche une demeure. Hâte de devenir demeuré. Pourquoi vouloir finir si près de ces lieux où rien ne me retient ? Par crainte du voyage, de l’embarquement, du débarquement ? Par crainte du déplacement, de l’ hagard, de la gare, du hangar ? Par crainte des autres gens, des tronches austères et hostiles, des visages fermés, fermentés ? Par fatigue d’entreprendre ? Longue randonnée cet après-midi. Un petit tournant sur la droite de la route. Quelques kilomètres entre champs et champs. Deux fermes imposantes en cul de chemin. Entre les deux fermes, une maison claire en pierre grises. Entourée d’un pré carré, flanquée d’une grange sans murs. Les arbres autour toussent leurs dernières feuilles. Tour du propriétaire. L’herbe est spongieuse et lourde. Les pièces sont vides. Le soleil presque couchant déjà donne sa lumière dorée au travers des fenêtres. Il fait presque froid. Je suis en terre de désir et de connaissance. J’aime le lieu. Que je le regarde par le sud ou par le nord, j’aime les engouffrées du vent léger partout et les railleries du soleil orange. Que je le regarde de l’ouest ou de l’est, j’aime les fuites du regard, l’échappée des perspectives. Courtes ici, lointaines là. Discuter et manœuvrer pour acquérir le bien. Pas le mal.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-9120291789219639951?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-31168958171168767362008-11-03T11:30:00.000-08:002008-11-03T11:33:06.234-08:00<a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQ9R7GT9sFI/AAAAAAAADoc/Me9LentN7OY/s1600-h/pp.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQ9R7GT9sFI/AAAAAAAADoc/Me9LentN7OY/s400/pp.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264516565167878226" /></a> Je ne connaissais pas les forces en présence. Je veux dire, je ne savais pas qui pouvait postuler pour la coordination, un poste de numéro trois, certes partagé, à la Mirec. Ma naïve candidature ayant été repoussée. J’ai appris que la décision était, rapidement, tombée. Après une audition des trois postulants menée sur les chapeaux de roues. Pas envie, ni d’ailleurs le moindre besoin, de parler de la lauréate. Pas besoin non plus de dire que l’un des perdants savait son inexperience et sa jeunesse dans la maison préjudiciables. Besoin par contre de dire que l’autre était, là, à sa place. Mais qu’il n’y est pas... Pas trop de compréhension pour le coup. Il doit y avoir trop de chicanes dans le circuit. Les vibreurs étaient trop glissants sans doute. Ou j'ai du dériver dans le bac à sable. Bref, enlisé et déçu, je regarde se jouer le titre dans la grande courbe.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-3116895817116876736?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-50823896485688356032008-11-03T11:07:00.000-08:002008-11-03T11:09:42.155-08:00<a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQ9Ma4N9h3I/AAAAAAAADoU/rmvkWZia_30/s1600-h/PA300016.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQ9Ma4N9h3I/AAAAAAAADoU/rmvkWZia_30/s400/PA300016.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264510514070652786" /></a> De celui-là, je n’oublierai pas la bouille. Je n’oublierai pas le questionnement immense. je n’oublierai pas l’attention soutenue. La couleur du visage qui se caramélise au fil des heures. De celui-là, je n’oublierai pas qu’il est le premier depuis des années. Le seul à vrai dire, collègues et stagiaires confondus, a m’avoir dit, à la pause de midi, lors d’un tête à tête que je me refuse de croire impromptu : “Vous êtes très inspiré par les théories de Bourdieu sur l’habitus”. De celui-là, je n’oublierai jamais qu’il n’a pas de diplôme. Qu’il a tout appris de lui même. Qu’il manie la langue avec emphase et couleurs. Qu’il en veut à la société qui le regarde sans le voir. S’il ne va pas se fourvoyer dans un bureau quelconque à faire les doux yeux à la photocopieuse, je le balancerai à l’emploi en Flandre. Il parle parfaitement le flamand, en autodidacte, bien sûr...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-5082389648568835603?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-75278505833433306752008-10-24T06:35:00.001-07:002008-10-24T06:42:36.852-07:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHP3N7lkhI/AAAAAAAACsA/sF-rWFr9Id0/s1600-h/PA190003.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHP3N7lkhI/AAAAAAAACsA/sF-rWFr9Id0/s400/PA190003.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260714387284791826" /></a> <a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHPU5RL16I/AAAAAAAACrw/J4_2WoWTIYU/s1600-h/gamin.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHPU5RL16I/AAAAAAAACrw/J4_2WoWTIYU/s400/gamin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260713797622683554" /></a> Miss Amérique. Ma tête est pleine comme une poubelle. C’est mieux d’être avec une moche souriante qu’avec une belle femme chiante. Si belle, si lisse, ma Mirec. Arno dans itune pour me pousser à rédiger ici. Trop rédigé ailleurs. Perdu une énergie folle pour rien, pour une illusoire réflexion qui ouvrait sur une hypothétique promotion. Tout est tombé à l’eau et avec elle, le bébé dans le bain. Imbécile naïveté de ma part qui consistait à imaginer la Mirec comme un campus universitaire bouillonnant et créatif. Loupé. Je vais voir surgir sans pour autant en être directement concerné, un boulet ou une boulette convié(e) à réfléchir à une transversale charité envers quelques animateurs, trices, fatigués, guées, de tables poussiéreuses, habitué(e)s aux ressacs des mises à l’emploi ratées. Résigné(e)s ici, floué(e)s par là. And the winner is... un pote surgi d’une promotion sac d’emballage, une potée surgie d’une promotion sac de Lidl. Tant mieux si l’élu vient d’une grande surface, cela nous évitera de manoeuvrer avec une grande surfaite... <a href="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHPiMoGT_I/AAAAAAAACr4/NYBb11MWb1Y/s1600-h/surface.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHPiMoGT_I/AAAAAAAACr4/NYBb11MWb1Y/s400/surface.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260714026157363186" /></a>Ben dis donc, j’ai la haine là ? Des fois, ça fait mieux de l’avouer. Je voulais transmettre mes dernières forces pour lever un gamin encore un peu tendre, lui ouvrir les portes de la communication rebelle et tirer les autres en dehors de leurs habitudes foireuses et simplistes. Déployer des plans de carrière pour tous, même ici où la tête est trop dans le guidon. Seule consolation, le bébé que j’aimais bien à postulé. Trois ans trop tôt. Il serait devenu roi. Il sera valet. Mon corps est plein comme une poubelle. Vu de près aujourd’hui, la limite illusoire de l’accompagnement tel que je le pratique. Le gamin a tous les droits, identiques aux miens. Celui d’avoir le même poids social, le même avis éclairé, juste et droit; Le gamin a le droit de dicter ses règles et d’officialiser son plein pouvoir, de décider haut, fort et vulgairement qu’il n’est pas partant pour un exercice, qu’il ne supporte pas la remarque. Merde, c’est trop simple. Si je ne la ferme pas, je prends du cutter ? Non, du syndicat... ou peut-être les deux. Ben dis donc, j’ai non seulement la haine mais honte du gâchis social dont je suis bien, certes, en partie responsable mais que la grande platitude nauséabonde du clientélisme de tous bords, de l’exécutif social consensuel, de l’estompement de la norme, de l’énorme, m’empêchent de corriger. Je me bats pour quoi ? Pour rien... Je ne voulais pas voir que nous sombrions avec élégance entartré par ce fameux “respect” à la crème que tout le monde semble revendiquer. Mieux même, s’en enduire... Le respect, Monsieur, cela ne se partage pas unilatéralement... Cela se gagne... Qui oserait prétendre être l’égal d’un compagnon, d’un maître bâtisseur quand il sait seulement porter de la pierre et de la caillasse ? Qui oserait prétendre ’être l’égal du philosophe quand son cerveau nage dans la starac comme dans le formol ? Qui oserait se prévaloir du geste et de la forme quand sa pratique est tactile sous les stimuli de la Playstation. Qui oserait se prévaloir de connaître le monde quand, seule la rue de la Montagne fait office de terre d’accueil. Donner raison au gamin, c’est renoncer à le former, lui ouvrir l’oeil autant que la bouche. Déculotter son orgueil, ne signifie pas manquer d’ambition pour lui. Je suis fatigué. Non seulement par l’éprouvante relation que j’entretiens avec les différents groupes mais fatigué de devoir me battre dans le maquis, dans la résistance. Les généraux étant, ailleurs, de la revue. Petit repas chaleureux, heureusement, ce midi avec le vieux Vincent très à l’écoute. Tendrement. Il est tellement plus modeste et juste quand nous sommes ensembles. <a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHQmbMXyfI/AAAAAAAACsQ/YtQJ8P_Pz7c/s1600-h/PA230025.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHQmbMXyfI/AAAAAAAACsQ/YtQJ8P_Pz7c/s400/PA230025.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260715198298704370" /></a> Mes yeux le matin sont embués d’un mélange de larmes et de pus. C’est ce que je trouve de plus pertinent pour dire que je vois ce que je veux bien voir. C’est à dire bien peu de choses nettes. Depuis quelques petits jours, les phares de bagnoles sans couleurs ni formes. L’ocre gras du bord des chemins. Des accidents en pagaille, spectaculaires ou discrets. <a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHQJ6UoDKI/AAAAAAAACsI/R9i4eW_ED_w/s1600-h/PA230019.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: undefinedpx; height: undefinedpx;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SQHQJ6UoDKI/AAAAAAAACsI/R9i4eW_ED_w/s400/PA230019.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260714708438617250" /></a>Chaque fois, je pense aux flamands partis pour nulle part dans le feu rouge brûlé du petit matin. Pas le courage d’appeler femme, compagnes et amis pour demander de leurs nouvelles dont je sais qu’elles sont forcément lavées de résignation et de silence. Pas le courage de m’en remettre une couche. Mes yeux le soir sont secs des vents de la journée. Penchés sur des coutumes de survie et rivés à des lignes droites, faciles, prévisibles mais maladroites.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-7527850583343330675?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-86598440232445128732008-10-13T11:59:00.000-07:002008-10-13T12:00:03.081-07:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPOaq3MEuAI/AAAAAAAACoM/ruR8ibED-9U/s1600-h/cagoule%CC%81s.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPOaq3MEuAI/AAAAAAAACoM/ruR8ibED-9U/s400/cagoule%CC%81s.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256715251231275010" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-8659844023244512873?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-25735940749775243632008-10-12T08:51:00.000-07:002008-10-12T08:53:43.064-07:00<a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdfmy4IQI/AAAAAAAACn8/h4VZaa0ZeOs/s1600-h/pot1.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdfmy4IQI/AAAAAAAACn8/h4VZaa0ZeOs/s400/pot1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256296143921881346" /></a> <a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdXO_Hv1I/AAAAAAAACn0/UOcyko2M0Qs/s1600-h/pot2.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdXO_Hv1I/AAAAAAAACn0/UOcyko2M0Qs/s400/pot2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256296000091832146" /></a> <a href="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdQeeNV4I/AAAAAAAACns/yn3DFZbrblA/s1600-h/PA110010_1.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SPIdQeeNV4I/AAAAAAAACns/yn3DFZbrblA/s400/PA110010_1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256295883989669762" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-2573594074977524363?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2196839033552051100.post-35830187877238624212008-09-30T12:32:00.000-07:002008-10-12T08:55:57.448-07:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SOJ-_RU-3DI/AAAAAAAACm0/MpWk3sfrirU/s1600-h/radio+cite%CC%81.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GEqv1-rzHR4/SOJ-_RU-3DI/AAAAAAAACm0/MpWk3sfrirU/s400/radio+cite%CC%81.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251899740915686450" /></a> Encore une sale histoire. Une histoire des choses qui vous tombent dessus sans qu’on puisse s’en relever. Marc Moulin s’est absenté. Il s’est soustrait aux choses ordinaires qui ne l’étaient plus pour lui depuis longtemps puisqu’il mâchouillait son cancer, sans pouvoir le cracher. C’est notre histoire qui vient s’échouer sur un banc de sable terne. Parce qu’il est notre histoire. La mienne, celle de mon épouse, de mes amis proches. Celle des gens de mon âge, imbéciles et orgueilleux. Celle des gens qui l’ont déjà construite et déconstruite cette société imbécile et orgueilleuse. A coup de riffs et de musiques lointaines de l’autre continent. Cette histoire des bohémiens qui veulent qu’on les pardonne encore et toujours. pour les maladresses de leur vie, leurs errements, leurs égarements. Sa maison est à l’ombre d’une petite rue d’Ixelles, pas loin des étangs , pas loin de l’Académie où le bon Blaise a appris la bande dessinée. A l’ombre, sur le côté droit donc, d’une rue étroite, à sens unique. Une toute petite maison qu’il a fait de son mieux pour la tirer en longueur, sur l’arrière, vers la lumière. Une terrasse. J’ai mangé là avec lui et la fille de Billy, qui dirigeait la Maison de la Culture de Huy, que j’avais croisé avant encore dans les études. Mangé, chez lui, avec Philippe Baron qui n’a pas fait la différence entre un gaspacho et une sauce cocktail. J’ai le souvenir des peintures sur les murs aimables. De petites huiles et quelques aquarelles, des cadeaux de proches, d’amis. Le souvenir de lui avoir raconté une fierté partagée d’être grand-père... Il m’a trouvé un sobriquet, un surnom : Bobon... Celui qu’allait prononcer mon petit ou ma petite... Il m’a dit le bonheur que cela allait être... Il ne s’est pas trompé. Notre première rencontre sur les ondes, avec Marc Franquart. J’organisais un festival d’art contemporain. Il m’a donné l’antenne juste après Suite Judy Blue Eyes de Crosby, Stills et Nash. Je ne pourrai jamais oublier cet instant. J’étais un gosse. Je rêvais de faire de la radio. J’en ai fait. Marc sera le frère de Delfeil de ton à jamais. Sans le savoir, ils ont eu les mêmes maîtresses... Madame le jazz et l’intelligence de l’humour... Si j’avais pu en posséder une seule de ces maîtresses... J’aurais sacrément réussi ma foutue vie. Dors bien, mon Marc. Il y a des milliers d’anonymes qui ne dormiront pas ce soir en pensant à ton jazz et à ta belle humoeurs. J’ai pris un Témestat . T’allais quand même pas gagner...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2196839033552051100-3583018787723862421?l=lanotice.blogspot.com'/></div>La noticenoreply@blogger.com