tag:blogger.com,1999:blog-219519262009-06-02T08:40:51.021+02:00Décadence S.A.On vous parle au quotidien de tolérence, de respect, de fraternité. Que de beaux mots ! Moi je vais vous monter l'enfer, il parait que c'est les autres. Peut être mais alors dans l'entreprise !Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.frBlogger46125tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-11367107721501285392008-02-03T17:29:00.000+01:002008-02-03T17:49:04.362+01:00L'informationQuand je regarde les médias en train de s'acharner sur un grand patron qui a perdu des miliards et qui réclament à corps et à cri sa démission pour cause d'incompétence, ça me fait bien rire. Un dirigeant de haut niveau s'occupe de stratégie, de vision globale , d'investissement pour le développement de l'entreprise etc. Croyez vous vraiment qu'il ait vent de ce qui se passe dans une salle de marché ou un de ses sous fifres et en train de le faire couler avec le bateau ? Bien sur que non. Ceux qui croient cela sont des idiots. Des gens sont payés pour assurer une chaine de commandement, un contrôle efficace. C'est à ça que cela sert un encadrement. S'il fallait à chaque fois reporter l'ensemble des informations inhérentes à la société à un quelconque dirigeant, il finirait par devenir fou !<br /><br />Les dirigeants sont il pour autant irresponsable pour ce qui se passe sous leur gouvernance ? Certainement pas non plus mais arretons le lynchage. Je suis plutôt du coté des cadres spécialisés et je peux dire que je peux cacher un bon nombre de chose à mon n+1 qui lui même peut faire de même avec son n+1 etc. Ce qui prouve bien qu'au sommet de la pyramide l'information est très parcélaire et très globale. Jamais aucun point de détail n'est abordé. Et encore, je parle dans le meilleur des cas.<br /><br />Quand vous avez un dirigeant qui est un incompétent notoire, il vous explique qu'il laisse de la latitude et de l'autonomie. En clair, débrouille toi mais si jamais il y a un problème c'est toi qui saute. Tant que tout va bien vous avez une paix royale et vous pouvez mener votre train train quotidien sans soucis. Par contre, le jour ou sa coince, sortez les mouchoirs car la grande comédie du "c'est pas moi c'est lui" va commencer.<br /><br />Première étape : identifier d'ou vient le problème. Pas de chance, c'est vous. Vous êtes sommés de vous expliquer. Votre chef perfide comme il est fait le surpris : "quoi ! c'est incroyable pourquoi ne m'en as tu pas parlé !" il faut dire que son supérieur fait les gros yeux, il doit donner le change.<br /><br />Deuxième étape : reprise en main de votre chef. Réunion de crise, rapports réguliers de la situation et obligation de résultats (comme si vous êtiez faiseur de miracles). Les choses s'enveniment, le problème est insoluble, vous vous plantez !<br /><br />Troisème étape : la sanction inélucatble. Vous êtes convoqué, votre compétence mise en doute (c'est vrai cela ne faisait que dix ans que vous étiez à ce poste !) et donc la conlusion évidente. Le pauvre fusible que vous êtes saute. Ciao l'ami.<br /><br />Rassurez vous, votre chef s'en tire avec les honneurs. Sa gestion de crise a été exemplaire lui qui ne s'est jamais occupé, ni intêressé à rien !<br /><br />Moralité : Faites très attention, quel que soit le chef que vous ayez. Quel que soit sont niveau de compétence ou d'implication, vous serez le premier à partir. Ce n'est qu'une fois qu'il aura grillé tout ses fusibles que son tour viendra. Le grand court circuit n'est pas pour demain !!!<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-1136710772150128539?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr1tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-86324796477931997502008-01-26T08:58:00.000+01:002008-01-26T09:31:23.338+01:00In Vino VeritasOn n'imagine pas combien cette maxime est juste. L'alcool au sein de l'entreprise joue un rôle social indispensable.<br /><br />D'abord d'après la loi, c'est interdit, or dans la réalité des faits, on en trouve dans tous les bureaux. Il n'y a pas de mal à se faire du bien. Mais en général, c'est plutôt bon enfant. On prend un apéro et roulez jeunesse. Ou cette pratique devient déviante et perverse c'est lorsque les équipes sortent de leurs locaux de travail. Les raisons en sont diverses et variées : Séminaire, voyages etc. Dès lors vous entrez dans un autre monde, un univers ou les équipes les plus soudées dévoilent leur face cachée. Rien de tel qu'une soirée qui clôture une semaine de travail pour prendre la température d'un groupe et de connaître tous les petits secrets du dit groupe.<br /><br />Cette pratique est assez courante chez Décadence S.A. Après des semaines de travail à l'angélisme dégoulinant, vous terminez cette session par une petite fête dans un lieu quelconque avec de la musique et de l'alcool, beaucoup d'alcool. Après un démarrage diesel (repas gentil, amabilité en tout genre, satisfaction du travail bien fait), vous emmener votre troupeau bouger un peu pour qu'il puisse se déhancher frénétiquement et libérer la tension de la semaine. Il faut laisser passer une ou deux bouteilles et alors vous pouvez tendre l'oreille.<br /><br />Là, par contre, vous n'êtes plus sur le diesel, vous passer directement à l'essence avec turbo compresseur et nitro. En quelques minutes (dès que le taux d'alcool dans le sang est suffisant) les gentils petits agneaux que vous connaissez si bien se transforme en loups et le grand déballage commence. Vous pouvez passer tous les sujets en revue : Le chef qui est déteste par tous (quel surprise !), les histoires de rivalités entre personnes, celles de cul également, les plus infâmes ragots etc. Tout y passe et c'est avec une grande délectation que vous finissez par tout savoir sur tout le monde.<br /><br />Vous avez fait le plein d'histoire et le lendemain comme par miracle les petits démons sont redevenus des agneaux dociles et idiots. Baisant la main du chef qu'ils exècrent, souriant au collègue de travail qu'il déteste et faisant des courbettes en face de la belle qu'ils veulent dans leur lit. Tout cela est tellement prévisible, tellement pathétique mais dans le monde de Décadence S.A. ça fait des années que sa dure et tout le monde s'en satisfait. L'hypocrisie est le succédané du courage et de la conviction.<br /><br />Alors merci alcool pour tout ce que tu nous donnes. On comprend mieux pourquoi tu n'as jamais été interdit. Sans toi, l'entreprise ne pourrait pas fonctionner correctement. Merci aussi  de nous fournir les idiots habituels qui boivent trop quand le patron est là. Cela permet d'avoir un divertissement supplémentaire et de bien se moquer du pauvre hère victime de sa propre déchéance et bavard à souhait pour combler le patron qui apprend bien des choses sur lui. Longue vie à l'alcool qui nous a tant donné !<br /><br />Finalement, chez Décadence S.A. on érige le vice en vertu. La vertu est tournée en dérision. Ne pas boire c'est ne pas être marrant. Ne pas faire la faite, être rabat joie. Faire des blagues de gros lourd sur les femmes, c'est être drôle. Respecter les femmes, être un flagorneur. Merci Décadence S.A. pour mettre en avant toutes les qualités humaine qui font de nous des humanistes soucieux du bien commun !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-8632479647793199750?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr1tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-74690296069370057922008-01-19T16:22:00.000+01:002008-01-19T17:08:54.127+01:00La PeurOui c'est un sujet particulièrement fort au sein de l'entreprise. On parle beaucoup des relations au sein de l'entreprise mais elle sont dominées par une seule thématique : La peur. Et il faut dire qu'on a peur de tout. Des autres, du chef, de se faire virer, de foirer un dossier important etc. Enfin le sujet ne connais guère de limites. Ce qui vous donne des ambiances particulièrement lourdes. Quand vous naviguez au sein des différents courants d'une entreprise, vous pouvez tout savoir car les gens en petit nombre se confient facilement. Le seul problème c'est qu'il y a des <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">passerelles</span> entre les groupes et tout le monde finit par tout savoir.<br /><br />Ce qui est le plus drôle c'est que vous êtes à peu près sûr d'avoir des personnes d'un même groupe de pensée se critiquer mutuellement quand elles sont avec d'autres <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">interlocuteurs</span>. Oui, là nature humaine est ainsi faite. On a toujours quelque chose à dire de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">désagréable</span> sur quelqu'un même si l'on prend toujours la précaution de dire qu'on a rien contre lui. Au contraire, on se positionne comme un ami mais même les amis doivent dire la vérité. Alors une petite critique dans le dos, ça ne peut pas faire de mal !<br /><br />Finalement au sein de l'entreprise, on aime personne. On défend ses intérêts et parfois il faut le faire au détriment d'un ami de 30 ans. Mais bon, que pouvez vous y faire, ce n'est tout de même pas votre faute s'il a fallut lui savonner la planche ! C'était lui ou vous non !?! Bien sur que non, ce genre de choix est absurde. La peur qui domine l'homme qui travaille lui fait faire tout et n'importe quoi. Souvent un dirigent habile utilise cette peur pour briser des groupes de solidarités. Et puis, régner par la peur n'est ce pas un bon moyen de se faire une place au soleil?<br /><br />On ne vit plus dans des dictatures, on a la chance de profiter de la démocratie. Or cette dernière s'arrête la ou commence l'entreprise. La démocratie n'a pas encore franchie ses portes. Elle va bien avoir du mal. Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">S.A</span>. a compris tout le profit qu'elle pouvait tirer d'une approche dictatoriale : Soumissions des masses, élimination de l'opposition et lavage de cerveau. Avec un résultat implicite ; trouver de bons petits moutons bien sage pour se faire tondre. Vous voyez que la peur à du bon ! Mais, même le règne de la terreur est un savant mélange de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">carotte</span> et de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">bâton</span>. Beaucoup de coup <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">évidemment</span>, mais il faut aussi, de temps en temps, trouver quelques récompense futile pour la bête que l'on exploite sans ménagement. Sinon, l'animal ne produira plus de laine et l'on serra bien embêté !<br /><br />Personne n'a réellement compris que dominé par la peur on est plus faible, on voit des ennemis partout, on sombre dans la paranoïa qui accule à l'isolement. Ce qui est le contraire de l'effet recherché. Une fois qu'on est seul, notre vulnérabilité est d'autant plus forte car personne ne fera bloc pour vous défendre. Céder à la peur c'est se poser soi-même le pistolet sur la tempe et votre adversaire n'aura plus qu'à appuyer sur la <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">gâchette</span>. Cessons donc de lui faciliter la tâche !<br /><br />Attention, le courage cela ne signifie pas <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">s'exposer</span> de manière irréfléchie. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">Être</span> courageux n'a rien à voir avec la stupidité de dire des choses qui vont forcement vous pénaliser. Il faut faire preuve de discernement et de dissimulation (parfois avoir quelques défauts un peu sournois sont les bien venus, on ne survit pas dans un environnement hostile en enfilant des perles). Il est possible de trouver dans cette jungle des personnes sincères et de confiances. Elle sont peu nombreuses mais cela existe. Ainsi, on doit pouvoir éviter les travers de la peur. Ainsi vous serez toujours entouré et armé pour faire face aux mauvais coups qui, je vous le garantis viendrons un jour ou l'autre.<br /><br />Tout comme la mort est inéluctable, le coup bas est de la même veine. Il sera là pour tenter de vous détruire parfois même au moment ou vous vous y attendrez le moins. Alors soyez prudent et faites les bon choix.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-7469029606937005792?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-80625659850547464222008-01-12T18:09:00.000+01:002008-01-13T11:51:33.056+01:00Vive la promotion interne !Chez Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">S.A</span>. ont est pour la promotion interne. L'idée est des plus louable et noble, quoi de mieux que de favoriser l'évolution de personnes directement au sein de l'entreprise. C'est, en effet, une bonne chose et je valide cette <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">approche</span> de tout mon coeur. Cependant, celle-ci doit s'effectuer dans un cadre précis et clairement défini. Sinon les dérives de toutes sortes peuvent vous <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">entraîner</span> sur une pente contre productive. Je crois que Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">S.A</span>. fait partie de cette catégorie étant donné sa capacité à tomber sans arrêt dans de douteux excès. Regardons donc de plus prêt ce qui se passe dans les profondeurs de l'avancement des hommes.<br /><br />Nous avons donc nombre d'hommes qui, rentrés au bas de l'échelle et à force de travail se sont <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">hissés</span> vers les sommets. Ce type de personne force l'admiration et il s'agit plutôt de la génération précédente. Cela pouvait se comprendre, les diplômés étaient rare et on faisait souvent la différence à l'implication, la capacité de travail et les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">résultats</span>. Mon père a fait parti de cette génération peu diplômée mais qui avait des <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">possibilités</span> folles de changer son avenir.<br /><br />Dans le contexte actuel, la donne est somme toute différente. Les meilleurs ne commencent plus au bas de l'échelle, il arrive souvent dans des positions intermédiaires. Au contraire, les moins bons se contentent des restes et n'ont parfois pas d'autres solutions que de commencer sur des postes délaissés et abandonnés par les autres. C'est à ce moment précis et conscient de cette nouvelle donne qu'il faut revoir la politique de promotion interne. Sinon, il est probable que cette stratégie sera catastrophique et <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">entraînera</span> une faillite définitive<br /><br />Voilà tout l'enjeu des difficultés de Décadence S.A., elle s'est souvent contentée de ne recruter que ceux qui étaient moyens voir médiocres. Elle s'est donc coupée de l'élite. Ce n'est pas par hasard, par un douteux calcul, elle s'est dit que ce serait moins chère et qu'on finirait bien par trouver dans le tas des hommes capable d'assumer les plus hautes <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">responsabilités</span>. Or et c'était prévisible cela à fonctionné du temps de nos pères mais aujourd'hui la machine s'est grippée. Pour réduire sa masse salariale, elle n'a finit par attirer que les mauvais. N'ayant qu'un potentiel limité, elle s'est contentée de leur médiocrité et à donc promu des éléments qui n'avait pas le niveau.<br /><br />C'est pourquoi, les mentalités sont en train d'évoluer chez Décadence S.A., car elle se rend compte que les hommes qui la dirigent sont surannés et obsolètes. En fait, ils n'ont jamais eu les compétences requises pour le degrès de poste qu'ils occupent. Les conséquences sont multiples, au-delà de l'incompétence notoire de la grande majorités des <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9">encadrants</span>, il y a aussi les problèmes de management qui font fuir des extérieurs aux capacités bien supérieurs, les problèmes d'image vers l'extérieur ou nombre d'interlocuteurs rigole bien de la <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10">bêtise</span> et de l'incompétence des personnels de Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">S.A</span>.<br /><br />L'urgence est donc bien de faire le ménage sinon, tel le <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12">Titanic</span>, <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">l'insubmersible</span> Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">S.A</span>. risquerait bien de sombrer avec son équipage mais là, l'équipage sera bien moins volontaire et, tel des rats, il <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15">préférera</span> abandonner le navire à son triste sort avec pour consigne chacun pour soi. Affaire à suivre sur la durée, nous verrons bien si les pathétiques <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">RH</span> seront à la hauteur du défi. Il ne faut jamais oublier une réalité fondamentale : "on a toujours l'équipe que l'on mérite". A bon entendeur...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-8062565985054746422?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-65189606072386709342008-01-05T09:29:00.000+01:002008-01-05T10:02:12.182+01:00Le Syndrome Blonde (deuxième partie)Et oui, finalement c'est un sujet inépuisable, les blondes rodent ! Chez Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">S.A</span>. nous avons intégrée une nouvelle blonde <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">fraîchement</span> <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">émoulue</span> d'une grande école. Et quand je dis grande école c'est vraiment la crème de la crème. L'élite nationale ! Cette jeune femme est arrivée dès illusions plein la tête (comme nous tous quand nous avons débuté) certaines de ses compétences et de la reconnaissance que ça lui apporterait. Et là ce fut une erreur fatale.<br /><br />Disposant d'un naturel plutôt avenant, très rapidement la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">gente</span> masculine lui a trouvé nombre de qualités qui <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">n'avaient</span> rien à voir avec son intelligence ou sa compétence si vous voyez ce que je veux dire. Et donc le safari blonde a commencé pour savoir quel serait le joli coeur qui le premier serait dans son lit. Bien entendu, notre blonde ne s'est rendu compte de rien, elle croyait tellement en ses <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">idéaux</span> : le chef guide pour progresser vers sur la voie de l'excellence, les collègues <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">sympathiques</span> avec qui ont peu rigoler, etc.<br /><br />Que nenni mesdames ! Quand vous êtes dans le monde de l'entreprise, vous êtes <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">une</span> proie potentielle, jamais une employée <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8">lambda</span> comme un homme. Le <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">résultat</span> est qu'il faut s'habiller comme une grand mère (sinon vous faites de la provocation) et ne jamais trop copiner trop avec un homme sinon vous couchez avec (ou êtes en passe de...). En plus on dira, quel que soit la situation, que c'est vous qui lui avait fait des avances (et oui !). <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10">Donc</span> vous devez rester dans le professionnel sans jamais vous laisser aller aux familiarités habituelles entre personnes normalement constituées sinon un jour ou l'autre vous en payerez le prix.<br /><br />Difficile la vie d'une blonde ! Dans le cas qui nous intéresse; les choses sont allées assez loin car notre chef s'était épris de la petite blonde (pour sa brillante intelligence bien évidemment, c'est un chef tout de même !). Il commencé donc à faire du favoritisme de façon éhonté (même un aveugle s'en serait rendu compte, c'est dire) qui à se mettre dans des situations impossibles vis à vis de sa <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11">hiérarchie</span>. Tout cela dans le simple but d'attirer ses faveurs. Qu'il faut être crédule pour croire qu'une femme (même jeune) peut se <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">conquérir</span> uniquement en lui faisant miroiter ce qu'on peut lui offrir. Pathétique !<br /><br />Les choses ont tellement dérapé que ladite équipe du chef a commencé à trouver cette blonde agaçante. En effet, elle devenait dangereuse car ce que la blonde demandait, elle l'avait au détriment de tous les autres. L'équipe a donc pris peur et à isolée la petite blonde qui s'est retrouvé prise dans un étau entre un chef qui la voulait et une équipe qui n'en voulait plus. Elle n'avait malheureusement plus beaucoup de choix, elle devait partir sous peine de sombrer au sein de cette tragi-comédie hostile. C'est d'ailleurs ce qu'elle a fait : total respect pour sa force de caractère car elle aurait pu tomber dans la facilité et <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">profiter</span> de la situation.<br /><br />Finalement, quel immense <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_14">gâchis</span>, Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15">S.A</span>. a réussi à tuer les illusions d'une jeune femme brillante, le patron par son comportement de dragueur de base à privé l'entreprise d'un haut potentiel dont elle avait besoin et il a par la même occasion sapé son autorité sur ces hommes. Ils n'oublierons pas de sitôt son comportement plus que border <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16">line</span> à cette occasion. Tout le monde fut perdant : Bravo Décadence <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17">S.A</span>.<br /><br />Message personnel : Ce <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18">post</span> t'es dédié petite blonde car tu te <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19">reconnaîtras</span>. Tu as toute mon amitié car tu es vraiment quelqu'un de bien. Je terminerai pas les philosophes "Tonton <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20">Fligueurs</span>" : " les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-6518960607238670934?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-32447186802134692312007-12-29T10:47:00.000+01:002007-12-29T11:22:33.838+01:00Culturellement CorrectHélas, le politiquement correct sévit partout, il s'insinue, se faufile et impose ses oukases. Bien évidemment, vous le retrouvez tapis dans l'ombre de toutes les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">réflexions</span> d'une masse de personnes qui à la prétention de penser par elle même alors qu'elle ne fait que régurgiter ce qu'elle entend de ci de là. Chez Décadence S.A., il y a des discussions parfois passionnées autour de la télévision (une sorte de nouveau <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">satan</span> pour l'humanité). Les débats font rage face à des émissions de plus en plus <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">trash</span>. Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin, chez Décadence S.A., on condamne sans appel ces <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">émissions</span> viles et abêtissantes. Nous avons même une parfaite unanimité qui se dégage et nos croisés sont prêt à partir en campagne pour évangéliser les impies et les purger de leurs pêchers.<br /><br />Pourquoi rejeter ce qui est populaire, en ce qui me concerne j'adore ce genre <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">d'émission</span> (pas toutes mais un bon nombre). C'est un excellent moment de détente et j'avoue que je rie beaucoup de voir le niveau de bêtise de certains. Il n'y a aucune manipulation, tout le monde sait parfaitement ce qu'il décide de regarder. Ce n'est pas un problème de choix. C'est un problème d'envie. Tout le monde n'a pas la volonté de regarder une <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">émission</span> littéraire à 20H45 après une journée <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">harassante</span> de travail. On veut du <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7">divertissement</span> parfois un peu <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">trash</span>, parfois un peu voyeur oui, mais c'est tellement relaxant. Et puis, si vous n'avez pas envie de regarder, il suffit de changer de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9">chaîne</span> ou <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10">d'éteindre</span> purement et simplement le téléviseur.<br /><br />Il faut donc arrêter de condamner à l'emporte pièce, de se lever contre des productions dont nous n'avons pas le droit de juger la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11">positivité</span> ou non. Chacun doit faire son <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12">propre</span> chemin vers ses désirs, ses envies. C'est ça la liberté. C'est pourquoi, je dis toujours que j'aime ces programmes quand le débat fait rage. Je m'attire le regard consterné de mes collègues et leur réprobation. Comment peut on à mon niveau regarder un genre aussi ordurier !?! Et bien la réponse est simple, je ne fais pas d'intellectualisme. Il y a un moment pour tout.<br /><br />Finalement, qu'est ce qu'une bonne <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13">émission</span> ? Un programme qui a du succès ou celui qui est applaudit par les critiques <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14">auto-proclammées</span> ? La télévision est un <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15">média</span> qui est soumis au lois du marché, elle diffuse ce qui a du succès et c'est tant mieux. Allez demander à un producteur de disques de lancer un auteur adulé par les critiques mais qui ne fait pas de ventes, vous verrez bien le <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16">résultat</span> ! Il n'y a ni bon, ni mauvais programme, il y a des choses que vous avez envie de voir, d'autres pas. Il y a des instants ou votre choix va se diriger vers de la culture, d'autres ou ce sera le divertissement qui fera la loi. L'essentiel dans tout ça c'est de garder son libre arbitre et sa capacité à prendre du recul.<br /><br />Pour clore cette <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_17">réflexion</span>, ne croyez vous pas que le journal de 20 H est la plus <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18">trash</span> de toute les <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19">émission</span> du petit écran ? Vous avez dit télé réalité, moi je dit réalité tout court et d'un niveau de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20">gore</span> jamais égalé par les productions dites de bas étage. Et puis si vous êtes un inconditionnel de l'underground, il suffit d'aller <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_21">jeter</span> un oeil sur internet pour se dire que la <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22">téléréalité</span> est encore hautement culturel par rapport à ce qui macère sur la toile.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-3244718680213469231?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-84064063605329028862007-12-23T09:28:00.000+01:002007-12-23T09:56:59.749+01:00Des nouvelles du frontEt oui cela faisait trop longtemps que j'avais disparu. Trop absorbé par mes nouvelles fonctions et un trop plein d'activités personnelles. Mais ma chère Décadence S.A. me manquait trop pour que je puisse la laisser en sommeil plus longtemps. Alors pour commencer, avant de rentrer dans le vif du sujet, voici ce qui m'est arrivé ces derniers temps. Et bien chez Décadence S.A. j'ai fini par bouger et par avoir un poste particulièrement intéressant. Disons pour faire court que j'occupe une fonction international. Les personnes du monde de l'entreprise comprendrons.<br /><br />Pour les autres , voici une définition succincte : Dans toutes les organisations, la mondialisation a entraîné la création de structures dédiées chargées de diverses missions (achat, vente, suivi de pays, stratégies marketing mondiales etc.) connues sous le nom de Bla bla bla International. Ces personnes dont je fais parties désormais voyages à travers le monde pour assurer des tâches qui se réalisaient auparavant de manière locale.<br /><br /><div align="left">Inutile de vous dire que dans les sociétés qui ont ce type de structure, vous n'êtes pas vraiment adulé. Au contraire, on vous considère comme un empêcheur de tourner en rond, une sorte d'oeil de Moscou à la solde de chefs ignobles qui veulent tout contrôler. Vous êtes d'autant plus mal vu que les organisations locales vivent cet avènement comme une perte de pouvoir totalement insupportable. En effet, c'est terrible d'être désormais asservi à un ensemble de personnes qui, il y a seulement quelques années en arrière n'existaient pas.<br /><br />A leur décharge, il faut dire que la perte de pouvoir du national est réelle face à la montée en puissance de l'international. Cependant cette évolution est inéluctable, elle est liée à la réalité d'un marché, d'un capitalisme sauvage de plus en plus violent et mondialisé. Alors, il faudra bien que tout ce petit monde s'habitue. Nous sommes là et pour longtemps...<br /><br />Bien évidemment , la petite vie de l'homme international est particulièrement croustillante. Vous avez aimé Décadence S.A. national, vous adorerez Décadence S.A. international. Car là vous êtes au coeur d'une population qui à la certitude de faire partie de l'élite absolue. La race des seigneur est née, la modestie et la vertu y ont laissée leur peau. Allons, allons, nos ancien souverains n'ont jamais été des modèles de vertu et de simplicité, alors pourquoi voudriez vous que ces nouveaux roi soit différents !<br /><br />Pour ceux qui ont lu les posts précédents, je voulais simplement dire que des nantis désormais j'en suis, sans aucun doute possible et de manière définitive, un ! Hélas ou heureusement je n'en sais rien !!<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-8406406360532902886?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr1tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-75895581070710897302007-03-21T11:39:00.000+01:002007-03-21T11:43:33.466+01:00Le retour pour bientôt !Cela faisait bien longtemps, mais hélas je ne peux pas tout mener de front. Sachez que je reste toujours actif mais que je n'ai pas le temps materiel de faire des commentaires qui sont long et passionnés. Je ne sais d'ailleurs pas quand je serai en mesure de reprendre le rythme de mes posts.<br /><br />Pour ce qui est du court terme je vais essayer de me tenir a un post par mois afin de continuer ce que j'ai commencer et donner un peu de grain à moudre à mes lecteurs. Dans cette attente, je vous dit à bientôt.<br /><br />En tout cas pour ce qui est de la présentation, j'ai plein de probmèmes avec le nouveau format qui a crashé tout ce que j'avais introduit sans que j'ai trouvé la solution à ce jour. Alors...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-7589558107071089730?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr3tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-88207273949741816132007-01-27T20:17:00.000+01:002007-03-21T11:44:14.905+01:00La Culture du ConflitToute entreprise est marquée par ce que nous appelons la culture d'entreprise. Lorsque l'on est une nouvelle recrue, il n'est pas rare de passer un bon moment à comprendre ce qui caractérise cette fameuse culture d'entreprise. Dans tous les cas, comme dans toutes les cultures propres aux civilisations, l’entreprise dispose d’atout et d’inconvénients. Et petit à petit on découvre les rouages et les leviers de cette fameuse « culture ». On devrait d’ailleurs trouver dans tous systèmes des aspects positifs et des désagréments de manière plus ou moins équilibrés. Cette hypothèse est en faite totalement fausse. L’entreprise est culturellement axée sur le mal car elle concentre toutes les frustrations et les violences d’êtres bridées à l’extérieur.<br /><br />Chez Décadence S.A., c’est le retour de la préhistoire au XXIième siècle. Quand une société de plus en plus réglementée ou de moins en mois de choses sont possibles, les hommes trouvent une forme d’exutoire à leur frustrations : leur chère entreprise. Dans ce lieu, toutes les passions se déchaînent. Ce qui fait fureur : Le conflit. A l’extérieur interdit de faire des vagues car vous êtes très vite hors la loi. Dans le cénacle de l’entreprise, vous pouvez « massacrer » des gens que vous n’aimez pas en toute impunité avec la bénédiction de votre patron.<br /><br />Chez Décadence S.A., le jeu consiste à mettre une pression inutile à tous les niveaux dans un but assez obscure. Tout est bon pour rendre les humains hystériques, pour les persécuter, les rabaisser. Pourquoi ? Il existerait une vague théorie qui voudrait que des gens sous pression soient plus alertes, plus productifs. C’est surtout un bon moyen de détourner l’attention de ses propres carences ou d’aller à la facilité au lieu de se creuser un peu la tête.<br /><br />Dans notre glorieuse entreprise, nous avons une partie des champions du monde de la catégorie. Ce qui est fou c’est que le turnover est important mais que tous les nouveaux rentrent rapidement dans le moule de la sauvagerie. Et ce qui paraissait inadmissible ou choquant au départ devient normal. Normal de hurler sur les employés, normal de dénigrer les autres services (toujours incompétents de surcroît !), normal de harceler sous couvert de l’intérêt supérieur de l’entreprise. Le tout avec la bénédiction du grand chef.<br /><br />Les conséquences sont pourtant terribles : troupes démotivées, aigries, violente et incapable de la moindre cohésion ou d’un quelconque esprit de groupe. On en arrive à un tel point de pression psychologique que le moindre petit virus fait des ravages dans les rangs de l’entreprise. Les absences se cumulent, s’accumulent sur des soldats brisés épuisés par tant de haines abjectes et sournoises. Tout le monde est sur le qui-vive et la moindre anicroche entraîne une bataille rangée entre les services. Voilà un quotidien dont on se passerait non !<br /><br />Cela m’a marqué récemment Décadence S.A. est ancrée dans le conflit. Peu importe les hommes qui la constituent, elle persévèrera dans cette voie. On peut faire une analogie avec les bizutages, les persécutés d’aujourd’hui seront les persécuteurs de demain. On devrait dire stop, on voudrait dire stop mais les flot de la haine vous emporte et vous finissez par devenir ce que vous détestiez le plus : Un avatar de votre maudite culture d’entreprise. BEURK !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-8820727394974181613?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-35085898756219312132007-01-14T19:32:00.001+01:002007-01-14T21:16:50.032+01:00Diabolo et Satanas<div align="left"><span><span><span>On fonde souvent beaucoup d’espoirs sur les nouveaux arrivants et on est souvent déçu car nos attentes sont trop folles, trop irréalistes pour coller à la dure réalité. C’est pourquoi nous étions tous soulagés de voir arriver un nouveau directeur du marketing. Notre consolation fut de courte durée.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>Bien que plus convivial que son ignoble prédécesseur, il n’en reste pas moins un petit chef à la solde de son patron. Revenons un peu en arrière, quand il est arrivé. Le DG nous l’a présenté comme une personne qu’il appréciait beaucoup. Déjà, nous aurions du nous méfier vu les compétences exceptionnelles qui sont les siennes dans tous les domaines touchant à l’humain et à ses valeurs. Ce personnage s’est présenté et c’est vrai que de prime abord il semblait plus agréable, plus humain. C’est là que l’erreur fut fatale.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>Il est incontestablement amusant. Mais nous n’avons pas besoin d’un clown mais d’un patron. Or là-dessus aussi il a montré toutes ses limites. Le DG l’a intégré à la structure car s’est une lavette qui exécutera bien docilement tout ce que son patron lui ordonnera. Ca n’a pas raté, sitôt dit sitôt fait, il a étrillé le service sous la houlette de son chef. Il a fait tout le sale boulot se débarrassant des uns et des autres au gré du bon vouloir de son supérieur. Il s’est fourvoyé, s’est sali les mains. Et qui s’en est sorti blanc comme la colombe : Son commanditaire notre charmant patron.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span></span></div><div align="left"><span><span><span><span>Ce qui est fou c’est qu’il est tellement sot qu’il a tout fait sans broncher avec le sourire s’il vous plait. Il a donné tout sons sens au mot pathétique. Une fois que la chasse aux sorcières fut finie, le service était décimé. J’ai presque été surpris d’être passé à travers les mailles du filet tellement qu’elles étaient serrées. Tant d’acharnement était inutile car nous nous retrouvons désormais sans effectifs, de nombreux postes restent à pourvoir et cela fait plusieurs mois que cela dure. Il faut dire que la réputation de Décadence S.A. la précède partout. Rare sont les fous qui souhaitent se mettre dans la gueule du loup. Pour recruter, on est même obligé de sortir du milieu habituel comme cela on est sûr que les recrues n’ont jamais entendu parler de Décadence S.A.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>Malgré tous ses problèmes nos deux compères (Diabolo DG et Satanas Dir mkt) vont de l’avant. Il se foutent totalement des problèmes que cela crée et n’ont rien anticipé de leurs sombre petites magouilles. De toute façon cela fait toujours des économies et on pourra toujours pressurer les pauvres idiots d’en dessous pour faire le boulot. Dans tous les cas cela fait longtemps que le DG considère le marketing comme le comble de l’inutilité alors qu’on soit deux ou dix peu lui importe du moment que cela ne coûte pas cher.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>Quand à Satanas, le problème ce sont les courants d’air qui passent entre ses deux oreilles. Il est là mais il ne sait pas trop bien pourquoi. Il est grassement payé alors il ne faut surtout pas faire de vagues. Il est toujours d’accord avec Diabolo, il ne fout rien de la journée sauf les rares sujets sur lesquels Diabolo pourrait l’interroger. Il donne le change point final. Pour le reste quand vous le voyez de l’intérieur de son service, c’est un incompétent notoire doublé d’un incapable dont la vacuité est impressionnante. Sa réputation de nullité est telle qu’elle dépasse les frontières de l’entreprise. J’ai contacté des amis en dehors de Décadence S.A. qui se marraient bien de nos déboires et qui avait déjà entendu parler du boulet qu’était notre chef. Amusant non ? Cela m’aurait fait rire s’il n’avait pas été mon boss.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>En ce qui me concerne, il ne m’apporte rien, ne me sert à rien et surtout ne m’apprend rien. Ce que je fais je le réalise seul sans son approbation de tout façon les rares fois ou je suis obligé de l’impliquer il est toujours d’accord avec moi. En tout cas il est très rusé pour un crétin car il a atteint un niveau de poste dont il n’aurait jamais du oser rêver. Encore une preuve éclatante que ce n’est pas forcément la compétence qui domine dans le recrutement. Avoir les bons amis aux bons endroits est bien plus efficace pour être porté au pinacle.</span></span><span><span><br/></span></span><span><span><br/></span></span><span><span>Un bel exemple de l’ascenseur social !?!</span></span><div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-3508589875621931213?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr3tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-13696810490314066182006-12-03T11:03:00.000+01:002007-01-14T21:11:00.289+01:00ExemplaritéL’exemplarité. Un concept plutôt abstrait dans nos sociétés capitalistes. Pourtant, un dirigeant qui se veut critique et qui décide de faire des remontrances à ses subordonnés devrait être irréprochable, montrer l’exemple. Il devrait être l’homme que l’on admire pour sa compétence et son efficacité au quotidien. Il devrait être reconnu comme le meilleur d’entre nous. C’est ainsi que devrait se passer les choses à chaque échelon hiérarchique. Avec un référent : votre supérieur, vous qui épaté par sa compétence n’aspire qu’à une chose : égaler votre « mentor ». Ce sont bientôt les fêtes de fin d’année, j’ai le droit de croire encore un peu à Papa Noël non !<br /><br />Plus jeune j’ai toujours eu la conviction que nous ne pouvions être dirigé que par des hommes d’exception, des personnages qui dépassent de la tête et des épaules les autres par leur compétence. Je croyais que les postes de direction étaient réservés à une élite véritable. Quand j’ai mis un pied dans le monde du travail, j’ai compris. La désillusion fut à la hauteur de mes espérances. Vous avez en fait trois types de gens qui parviennent au sommet de la pyramide.<br /><br />Les premiers et les pires sont les fils de. Il y en a plus que de raison. Ils ont été élevés la plupart du temps dans des conditions déplorables, ce qui en fait des êtres suffisant et abjects. Ce genre de parasite se croit tout permis. Pourtant, il n’a pas une once des qualités de papa et il entraîne souvent dans son fiasco personnel l’entreprise familiale qui avait mis des décennies pour se hisser à ce niveau. Non l’intelligence pas plus que la bêtise ne sont héréditaires. Souvent, c’est d’ailleurs papa le responsable de cette faillite. Il a tout donné à son bambin en omettant l’essentiel : Le goût de l’effort, du travail et la modestie. Merci papa !<br /><br />Les seconds dirigeants appartiennent à la famille Copinage and Co. Entreprise très efficace de lien tissé dans l’enfance, dans les grandes écoles ou via amitiés communes. Là, on ne parle pas compétence c’est inepte ! N’appartient on pas à une caste supérieur de fait. On parle d’amis, tout doute sur les aptitudes serait vulgaire ! Et on place ses pions tel les échecs. En cas de coup dur on trouvera toujours un « ami » pour renvoyer l’ascenseur ! Les effets sont saisissants, vous retrouver toujours les mêmes têtes qui tournent dans les différentes entreprises. C’est comme nos hommes politiques qui sont sur la scène publique jusqu'à ce que mort s’en suivent.<br /><br />Le dernier groupe, le plus noble, ceux qui se hissent à la force du poignet. Très largement minoritaires, ces hommes doivent déployer des trésor d’astuce pour espérer un jour sortir de leur condition de roturier. Parfois, il vendent leur âme au diable et deviennent les Sherpas de ces derniers, leurs bouffons, leurs amuseurs publics. L’ascension à parfois un prix très élevé. Mais certains y arrivent grâce à leur exceptionnelle compétence. Les obstacles sont nombreux mais la persévérance paye.<br /><br />Voilà où nous en sommes. Nous sommes bloqués par des inamovibles, des indéboulonnables. Peu importe votre compétence, il faudra ronger votre frein jusqu’à ce qu’ils ne soient plus sur le marché pour faire votre place au soleil. Tout tourne à l’envers et il faut espérer que les choses vont changer à brève échéance sans quoi l’accumulation de frustration pourrait déchaîner les passions. Ne dit on pas que patience est mère des vertus…<br /><br /><br /><br /> <style>i{content: normal !important}</style><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-1369681049031406618?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-73188818408757101932006-11-18T19:44:00.000+01:002006-11-18T19:45:34.684+01:00Le budgetDans les sociétés commerciales, il existe un moment bénis. Un instant de grande satisfaction qui se prénomme budget. En gros, il s’agit de faire les prévisions pour l’année prochaine. Ces évaluations des ventes, chiffres d’affaires et des profits potentiels se veulent sincères. Prenant leur courage à deux mains, des armadas de bonne volonté vont passer des jours pour tenter de donner une vision exacte de la situation de l’année à venir. Elles vont tenter de faire de la prospective et ainsi de caractériser l’évolution de la société sur le court terme.<br/><br/>Ces budgets sont les ligne guides de l’année qui va se mettre en place. Elles seront comme un fil conducteur, un repère dans la nuit pour toute la société. Ce sera un jalon et l’entreprise devra trouver les solutions nécessaires pour remplir les objectifs qu’elle s’est fixée. Je vous parle du contexte idyllique. Celui auquel on croit quand on est novice. Quand on pense qu’il existe une certaine noblesse dans les processus de vie de l’entreprise, quand on croit que l’entreprise est un projet fédérateur entre hommes de bonne volonté. Quand on croit encore que l’entreprise est un endroit ou a été passé un pacte entre l’employeur et l’employé pour le bien de tous.<br/><br/>Et oui, on n’est jamais au bout de nos désillusions. Dans la pratique, comment se concrétise véritablement un budget. La première fois que l’on fait l’exercice c’est vrai que l’on a tendance à la sincérité. Après s’être fait berner, on devient sournois afin d’éviter le plus possible de se retrouver dans une situation inextricable. Je m’explique. Si vous ne mentez pas dès le début et que vous annoncer réellement le potentiel de votre produit ou autre, vous êtes mort. En générale, les dirigeants vous assigne des objectifs supplémentaires afin d’être sûr que vous ne puissiez pas remplir vos objectifs. (C’est le premier niveau de tromperie) Quel intérêt me direz vous ? Il est en fait multiple : <br/><br/>1- Vous et nombre de personnes êtes rémunéré en fonction des objectifs assignés. Conséquence, vous allez coûter moins chère car incapable de remplir les objectifs plus insensés les uns que les autres. Adieu primes !<br/><br/>2- Vous travaillerez avec une pression constante. Quand vous n’accomplissez pas vos but, vous aurez la pression de votre hiérarchie qui ne se privera pas de vous faire passer pour un incapable car pas foutu de rentrer dans les chiffres assignés. Forcément que vous n’y arriverez pas puisque c’est votre propre direction qui vous aura miné le terrain. Cela vous poussera à travailler plus et surtout vous serez en position de faiblesse pour les négociations salariales. (On ne donne pas d’augmentation aux mauvais !)<br/><br/>Deuxième niveau de mystification : Le patron présente ses objectifs aux grands pontes de votre multinationale. Comme il vous en a rajouté une bonne louche, il bombe le torse. Une progression de ce niveau est flatteuse, il va briller chez les grands chefs. Or les patrons des patrons n’ont pas plus d’état d’âme que les autres. Vous avez mis +20 % c’est que vous essayer de minimiser le potentiel de la société alors vous aurez un +40%. Gloups, votre grand manitou est sous le choc, comment va-t-il toucher ses stocks options avec cette évolution du chiffre qui est inatteignable. Il faudra qu’il mette encore plus de pression sur ses équipes. Il ne va tout de même pas s’asseoir sur ce beau pactole qui lui tend la main. Il faudra pressurer les troupes pour réussir coûte que coûte. S’il y a de la casse on fera avec. Il y a suffisamment de chômeurs pour remplacer ceux qui craquent !<br/><br/>Un jour votre chef vient dans votre bureau, c’est ce qu’on appelle l’information descendante. Il vous explique sans rire que vos objectifs manquaient d’ambition, de vision. Il était trop conservateur. Heureusement le siège (qui ne connaît rien de votre marché) a vu juste pour vous et a retravaillé vos prévisions pour en faire un gigantesque n’importe quoi. Par contre, celui qui devra assumer ces âneries, c’est vous. Et voilà comment on vous a préparé à votre insu une bonne année de galère, ou vous aurez tout le loisir de passer pour un idiot d’avoir fait un budget aussi absurde.<br/><br/>Vous ne réaliserez pas vos objectifs, vous ne toucherez pas vos primes en passant par la case départ, vous n’aurez pas d’augmentation pour incompétence notoire. Vous n’aurez plus qu’à allez directement à la case chômage et passer votre tour. Par contre si les résultats sont honorables par rapport à l’année précédente, votre chef aura tout le loisir de négocier sa prime au regard de résultats toutefois satisfaisant !<br/><br/>Moralité : Comment fait on un budget dans une société ? C’est très simple on ment. On ment sur tout en prenant bien soin de tout minorer le plus possible parce que l’on sait que l’inflation des niveaux de direction va faire grossir de manière anarchique votre plan. Pas besoin d’être vraiment crédibles, vos chefs n’y comprennent en général pas grand-chose alors autant se lâcher ! En amputant votre vision de 15% vous aurez peut être la chance de vous retrouver avec un objectif qui cadre avec ce que vous pensiez. C’est ainsi que vont les choses chez Décadence S.A. Les même absurdités se reproduisent années après années à l’infini. Espérons qu’un jour nous serons touché par la grâce et qu’enfin les choses changeront. Non je rigole !<br/><br/><br/><br/> <div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-7318881840875710193?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr4tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-13906200501518431492006-11-11T16:45:00.000+01:002006-11-11T17:19:26.170+01:00Opération coup de balaiEt oui chez Décadence S.A., il y a aussi une période des soldes. Elle s’effectue sur le personnel au moins une fois par an. Et hop, on vous fout dehors et tout le monde est content. Je lis souvent que le code du travail en France surprotège le salarié. Cela entraîne une sorte de rigidité du travail qui serait à l’origine de tous les maux. C’est certainement vrai, mais chez Décadence S.A. cela ne se passe pas du tout comme cela. <br/><br/>D’abord avec un bon service spécialisé en droit du travail, on peut faire n’importe quoi. C’est comme cela qu’un licenciement économique totalement factice peut passer inaperçu alors que l’on embauche à tour de bras. Quand vous avez des experts de la loi, se moquer de cette même loi est un jeu d’enfant. Contrôler les employeurs relève de la gageure. Le deuxième point clef du laisser faire : le carnet de chèque. Quand on ne vous veut plus et que vous n’êtes pas un imbécile qui se laisse impressionner, l’entreprise devient très conciliante et vous fait un petit chèque pour que vous puissiez voir venir. Excellente méthode pour se dire au revoir en bon terme.<br/><br/>En ce moment les projets personnels factices ou réels se succèdent. Parfois, j’ai la sensation que mon tour n’est pas loin ! En tout cas, la méthode Décadence S.A. est infaillible, on vous nomme sur un poste car on croit en vous. Si vous vous en sortez bien alors l’amour, la gloire et la beauté sont votre ! Dans le cas contraire, on vous laisse vous enfoncer pour que vous vous consumiez à petit feu. Une fois que vous avez touché le fond, le prédateur fond sur sa proie pour porter l’estocade finale. Hébété, pris par surprise, vous rester sans réaction. Vous étiez déjà dans le renoncement car la pression psychologique a été constante sur vos épaules. <br/><br/>Ne vous as t on pas seriné que vous étiez un mauvais depuis des mois. Tout le monde ne dit pas que vous n’êtes pas à votre place. La méthode Coué de l’exclusion est en marche, au départ quelques sournois leaders d’opinion à la solde de personnes mal intentionnées lancent des rumeurs négatives. Les gens s’emparent de ses rumeurs et les amplifient. Tout le monde le dit et croit que vous êtes fini jusqu’à ce que vous en soyez persuadé. Vous êtes emporté par les flots de la conspiration. Ce travail de sape peut prendre du temps, un an ou deux selon votre résistance mais au bout du compte, elle fini toujours par avoir votre peau.<br/><br/>Se battre pour démontrer une forme de harcèlement morale est vain. Les bonnes intentions de nos législateurs sont des chimères inutiles. Le coup de balai que nous sommes en train de vivre chez Décadence S.A. est, comme toujours, habillé de bon sentiments. La réalité est plus sombre, tout est imprégné de mépris pour l’homme, de petitesse, d’absence totale d’humanité avec un objectif clair : Vous faire dégager le plus vite possible à moindre frais. Je prie pour que les personnes qui sont capable de telles bassesses payent un jour pour ce qu’elles ont fait. Oui l’entreprise n’est pas une association humanitaire, cela ne l’empêche pas toutefois de traiter ses hommes avec respect et courtoisie et non se fourvoyer dans cette parodie, cette commedia del arte qui nous est servie à chaque fois que l’on veut se débarrasser d’un « inutile ».<br/><br/><br/><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-1390620050151843149?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr4tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1162021848184791982006-10-28T09:50:00.000+02:002006-10-28T15:18:59.597+02:00le pseudo manager ou le complexe messianiqueChez Décadence S.A. la franche rigolade est quotidienne. Que dis-je le pathétique nous colle à la peau. L’entreprise est un lieu de vie. Nous devrions donc avoir des personnes aptes au plus élémentaire management. Et bien non, nous sommes confronté à une situation paradoxale qui veut que nos managers peuvent se targuer de « nombreuses qualités » mais pas de celles inhérentes à leur poste ! Déjà inapte à fédérer et à entraîner derrières eux des hommes sur un projet commun, ils font preuve d’une étonnante absurdité lorsqu’ils sont impliqué dans le processus de décision.<br /><br />Pour prendre une bonne décision, il faut savoir déléguer des tâches et faire confiance aux spécialistes missionnés pour apporter les éléments nécessaires à la décision. Chez Décadence S.A. les managers savent déléguer plus que de raison. Comme ça, ils n’ont rien à faire et se complaise dans une oisiveté navrante. Ils délèguent tout et n’importe quoi et se prennent pour des chefs d’orchestre qui finissent par accoucher d’une sublime cacophonie. En clair, le boss téléphone pour accomplir un travail quelconque. Dans la seconde qui suit votre chef et sur votre dos pour que vous réalisiez le boulot. Il repart enfin dans son bureau rongeant son frein en attendant que vous ayez terminé. Il n’oubliera pas bien sur de vous rappeler dix fois pour vous mettre la pression afin que ce soit terminé pour hier ! Il accepte toujours des délais ahurissant vu qu’il n’a aucune idée du temps que cela peut prendre.<br /><br />Une fois la mission accomplie, vous rendez votre copie. Comme votre supérieur n’y comprend rien, il prend des notes pour retranscrire vos éléments. Ensuite, il part la fleur au fusil expliquer les fruits de SON travail et récolter les lauriers. Amusante conception de l’équité !<br /><br />Si les décisions à prendre sont complexes, votre chef doit avoir recours à votre expertise. Il doit vous emmener avec lui pour apporter des éclaircissements. Pour une fois vous pensez enfin que l’on pourra reconnaître votre travail. Vous imaginez pouvoir démontrer un certain nombre de choses. ERREUR, ERREUR, ERREUR.<br /><br />Il manque une deuxième qualité essentielle à nos chefs : la capacité d’écoute. Vous entamez une démonstration avec des arguments à l’appuie. C’est très utile mais cela ne change rien. Les chefs ont déjà une idée de ce qu’il faut faire. Vous êtes là uniquement pour la forme, pour les rassurer. Ils survolent ce que vous dites et les décisions tombent à l’emporte pièce. Pourquoi ? Parce que chez Décadence S.A nous avons les décideurs les plus « intelligents » du monde. Ils ont une qualité unique : Ils sont omniscient !<br /><br />La boucle est bouclée. Personne ne vous respecte, personne ne vous écoute. Vous travaillez sans repères avec perplexité. Il suffirait de peu de chose pour que cela change, pour que de grosses erreurs soient évitées et que vous vous entiez mieux dans votre peau. Mais rien ne vient. Alors lentement mais sûrement vous vous délitez jusqu’au jour où le départ sera inéluctable.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-116202184818479198?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr4tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1161450137977132502006-10-21T19:00:00.000+02:002006-10-28T15:15:05.879+02:00NantisIl y a quelques semaines je lisais dans Le Point un excellent reportage sur les classes moyennes. J’y appris avec stupéfaction que je ne faisais absolument pas partie de cette population. Ce fut un vrai choc. Je ne m’étais jamais considéré comme faisant partie des plus aisés. Il faut dire que vous êtes piégé dans votre quotidien par vos fréquentations. Vous évoluez dans votre milieu en imaginant que c’est la norme et pourtant… Cela ne fait pas de moi un nantis. Je dirais que je suis sur la mauvaise marche du podium. <br /><br />Pourquoi la mauvaise ? C’est très simple. En dessous, il y a ce qu’on appelle la classe moyenne. Ce sont des gens qui travaillent dur la plupart du temps mais qui d’une certaine façon ont renoncé. L’absence de cohésion, l’individualisme rampant, la peur font que cette masse laborieuse est sous la domination totale des nantis. Ils se font exploiter avec les méthodes les plus outrancières. La plus courante est le chantage à l’emploi. Le chômage fait que bien des plus combatifs aient renoncé de peur de faire les frais d’une tentative de rébellion. Les leaders se sont tus. (Je ne parle pas de syndicats, je me suis largement exprimé dessus).<br /><br />Prendre le leadership d’un mouvement de contestation est une grande preuve de courage. Ce serait plus souvent fait si à la moindre menace des nantis, les leaders se faisaient lâcher par leur base. Et oui les hommes ont peur de se faire virer et d’être confronter à l’hydre du chômage. Ainsi, personne ne fait rien de peur que… Voilà le renoncement.<br /><br />Cela permet aux nantis de vivre en toute quiétude. De faire passer n’importe quelle humiliation sans que qui que ce soit ne pipe mot. Tout ceci leur va bien et c’est pour leur plus grand profit que la masse laborieuse est exploitée, roulée dans la farine. La grande faiblesse de ce groupe au-delà de la carence de leader, c’est le manque d’information sur la vie de l’entreprise. Ils ne savent pas vraiment ce qui s’y passe, il sont trop loin du pouvoir. Ce qui permet au patron de lui faire avaler les plus incroyables couleuvres.<br /><br />Être sur la deuxième marche du podium c’est être pris entre le marteau et l’enclume. Vous n’avez pas plus de pouvoir que la masse laborieuse mais vous détenez l’information qui circule dans l’entreprise. Donc vous savez tout ce qui se trame, ce qui est communiqué aux autres et de quelle manière on les manipule. C’est d’ailleurs avec un cynisme et un dédain inouïe que la réalité est tronquée et adapter aux besoins du moment. On est en plein dans la manipulation mentale.<br /><br />Cela crée une violente frustration de se retrouver dans cette sorte de purgatoire. Chez Décadence S.A la middle classe ne dépasse pas le Bac +2. Souvent, je suis atterré de voir son niveau et son comportement. Elle fonctionne comme du bétail qui va à l’abattoir sans en avoir conscience. Elle est plus occupée à se tirer dans les pattes plutôt qu’à trouver un moyen de peser face à une direction immorale et méprisante. C’est le règne de l’absurde et de la bêtise.<br /><br />Dans les hautes sphères directoriales, les choses sont toutes autres. Etant une charnière entre les deux mondes, je côtoie aussi les nantis. La première chose de marquante, c’est le mépris absolu de la masse laborieuse. Elle est considérée comme imbécile, facile à exploiter, faible et pathétique. Ces gens là s’amusent de leur pouvoir. Ils humilient leurs subordonnés par pur plaisir, pour monter leur supériorité. Dans ce microcosme, on trouve beaucoup de parvenus petits d’esprits, malsains, arrivistes et prêt à tout pour une once de pouvoir supplémentaires. Ces êtres détestables sont payés des fortunes. Le paradoxe dans tout cela, c’est que sans la masse des employés lambda, ils ne seraient rien. Les succès dont il se gargarisent tant repose sur les petites mains !<br /><br />Le jour où enfin les français moyens se réveilleront et prendront conscience de leur pouvoir, il y aura peut être enfin des changement. Pour le moment, les nantis se gavent de stock options et de salaires mirobolants en compressant les masses salariales, en taillant dans les coût etc. <br /><br />La « morale » de cette histoire : Les nantis sont de plus en plus riche pendant que l’immense majorité continue de trimer pour boucler ses fins de mois. Le capitalisme n’est pas absurde, c’est la méthode que nous utilisons qui est viciée. L’entreprise de demain ne gagnera pas sans les forces vives qui la constituent. Et pour gagner, elle devra partager plus équitablement ses gains pour que tout un chacun face corps avec son travail sans avoir l’impression d’être le dindon de la farce.<br /><br />Pour le moment j’avoue que je suis plutôt dans l’antichambre des nantis. J’espère toutefois que si un jour j’accède à la « caste suprême », je n’aurais rien à voir avec eux et que je pourrais si ce n’est changer les choses, les faire évoluer.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-116145013797713250?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr4tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1159641872776556052006-09-30T20:13:00.000+02:002006-10-28T15:14:38.151+02:00Règlement de compte à OK CorralCa y est c’est fini. Le suspens est levé, la nomination tant attendue est enfin tombée. And the winner is : Le plus jeune et le moins expérimenté de tous. Toutefois ce n’est certainement pas le moins brillant mais les dents ont grincées. On peut supposer que la cooptation copinage à joué à plein comme de coutume. Son prédécesseur ayant certainement tout fait pour que son poulain soit l’heureux élu. Le nouveau messie aura une charge des plus ardue. Il devra s’imposer malgré son jeune age et faire preuve de crédibilité auprès de ses interlocuteurs. Enfin, il devra manager des troupes qui ne vont pas oublier de sitôt qu'elles se sont fait piquer la place. Il faudra aussi gérer d’éventuelles défections motivées par la déception de ne pas avoir était le gagnant dans cette course de fond.<br /><br />Tout un programme et beaucoup d’action pour les mois qui viennent. Il faudra aussi pour lui faire face aux coups fourrés car être propulsé ainsi au sein de Décadence S.A. au nez et à la barbe de certains vous promet de solides inimitiés. Le conseil de base, ne jamais sortir sans gilet pare balles et casque lourd et toujours être armé (juste au cas ou !). Le risque pris par notre brillantissime D.G. m’a laissé pantois. Qui l’eut cru capable d’une telle audace et de tels risques de déstabilisation de l’entreprise face à ce choix incroyable. Finalement ne serait il pas moins benêt qu’il en à l’air !<br /><br />Et oui un risque fou car les différents jockeys sur la ligne de départ espéraient tous remporter le prix de l’arc de triomphe. De surcroît, il avait tous de plus solides montures mais c’est le plus jeune poulain qui a raflé la mise au grand dam des hommes d’expérience. Ces derniers vexés par ce coup d’éclat et obligés de se plier à ce nouveau chef ne devraient pas faire long feu dans l’écurie. L’humiliation et trop grande voire insupportable. En cas de départ massif, il faudra faire preuve de ressource pour le nouveau seigneur car sans soldats, il sera difficile de tenir le cap et donc de sauver sa peau.<br /><br />Ainsi, son premier objectif sera de ménager ses caciques pour pas qu’ils le lâchent trop tôt sous peine de le mettre face à des difficultés épouvantables. Il faudra qu’il fasse preuve d’une grande habileté pour les brosser dans le sens du poil. Il faudra aussi qu’il fasse avaler la pilule aux autres grands chefs à qui il a toutefois damé le pion dans la course à la succession qui s’ouvrira un jour. <br /><br />La seul grande question reste : méritait il cette promotion ? Et bien, ce fut un habile manœuvrier pour aller aussi vite aussi loin. Par contre, il est certain qu’il dispose de toutes les qualités requises pour le poste. Nous verrons si les évènements futurs me donnerons raison. Wait and see !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115964187277655605?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1159019615893165112006-09-23T15:21:00.000+02:002006-10-28T15:05:52.850+02:00La promotionAvoir une promotion, c’est ce que tout salarié normalement constitué tente d’obtenir. Pour arriver à ses fins il faut faire preuve de beaucoup de persévérance et d’habileté surtout si vous n’êtes pas blonde, pas le fils de, pas un ami de etc. Donc si vous êtes l’employé moyen autant dire que vous êtes dans une belle m… Car pour vous hisser parmi l’élite dirigeante, il faudra attendre que tout les autres se soient servis. <br /><br />Cette mission est presque impossible. Pourquoi presque ? Car il reste une arme fiable pour passer entre les mailles du filet : l’hypocrisie. Cet attirail de combat manié avec beaucoup de subtilité et d’habileté peut vous porter aux sommets. Soyez prêt à certains sacrifices : intégrité, franchise, honnêteté, spontanéité, générosité etc. Travaillez le mensonge, la flagornerie, la veulerie, la duplicité, la fourberie etc<br /><br />L’important pour votre chef : que vous lui fassiez croire qu’il est le meilleur, que vous n’êtes pas une menace, que vous serez pour toujours sont obligé et enfin que vous l’appréciez plus que tout. C’est plus simple quand vous n’avez pas d’antipathie primaire avec lui sinon il faut faire des efforts surhumains. Ayant une nature changeante et ambiguë parfois, je joue avec cela pour éviter le piège de la détestation. A la guerre comme à la guerre non ?<br /><br />Pour mener à bien votre projet vous devez avoir une organisation toute militaire. Une bonne information permet d’anticiper les coups. Dès qu’un poste se libère et que vous le convoitez, vous pouvez être le premier sur les rangs et prendre de vitesse la concurrence (n’oubliez jamais la pause café !). Surtout ne faites jamais de vague, au plus haut niveau on déteste les fortes têtes réputées incontrôlables. Soyez lisse comme l’eau, d’humeur constante et si possible souriant et positif. En clair, aimez les con même s’il ne vous le rende pas !<br /><br />Une fois que les infos sont fiables, passez à l’action. En sachant qu’il est nécessaire d’avoir fait un bon travail en amont auprès du décideur pour que celui-ci pense spontanément que vous serez la bonne personne pour occuper le dit poste. Le passage à l’acte repose sur une sollicitation directe du supérieur afin de postuler officiellement pour le poste. Votre offre sera prise comme étant toute naturelle voire presque évidente tant votre manière d’être, votre compétence perçu est bonne. Grâce à se travail de fond, le poste vous incombe sans coup férir. Vous vous êtes fait des ennemis mais vous les avez coiffés sur le poteau. Vous êtes devenu intouchable et vous entrez dans la cour des grands.<br /><br />Chez Décadence S.A. nous avons notre lot d’opportunistes. Je suis chaque jour surpris par leur ascension phénoménale et hors du commun dans un timing exceptionnel. Cela démontre une chose : Votre communication est la chose la plus importante en interne dans une entreprise. Elle fait de vous celui qui réussira ou celui qui échouera. Il vaut mieux être moyen et faire bonne impression à ses hiérarchiques que d’être brillant et avoir une image exécrable. Donc, ne faites plus rien au hasard, travaillez votre image, elle est l’unique clef de votre succès si vous n’êtes pas un imbécile.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115901961589316511?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1158430183871841472006-09-16T20:03:00.000+02:002006-10-28T15:14:09.244+02:00Le séminaireLa fin de la période estivale est propice à remobiliser les troupes. Alors, Décadence S.A. comme toute bonne entreprise cède à la mode du séminaire de rentrée. Objectif avoué : remobiliser les troupes pour terminer l’année en fanfare et surtout cracher du cash (on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche !). Pour que les gens se sentent bien tout est prêt : Séance de bourrage de crâne, pseudo activité sensé renforcer la cohésion de groupe et pour couronner le tout chambres communes pour ne pas s’ennuyer !<br /><br />Alors donc, je disais, au menu : intoxication totale dix heures par jour. C’est ainsi que se succèdent diverses interventions plus ou moins intéressantes à un rythme effréné. Le supplicié à tout de même le droit de se restaurer mais rapidement il est rappelé à l’ordre car il doit enchaîner avec la session suivante. Dès le premier jour, l’homme de terrain est à bout, le regard hagard, l’air paumé il n’en peut déjà plus ! Comme il reçoit un débit ininterrompu d’informations il ne retient évidemment rien. De toute façon à quoi bon !<br /><br />La journée s’articule donc autour des formations ponctuées par de courtes pauses pour refaire le plein et recharger les batteries. Parlons de ses moments, quand vous avez de la chance, les lieu de séminaires vous permettent de vous restaurer correctement. Si vous êtes poissard alors tout peu arriver et le régime que vous deviez entamer devient de fait effectif. Finalement ce n’est pas si dur de perdre quelques kilos.<br /><br />Une fois que le supplicié à terminé sa longue journée de labeur en faisant semblant d’écouter le flot d’âneries qu’on lui assène, il peut alors se laisser aller à un peu de relaxation. Chez Décadence S.A. la relaxation du commercial passe par un bon whisky coca. D’ailleurs, il la pratique de façon intensive la relaxation du soir. Il est gênant de trop se relaxer car les lendemains déchantent quand on a dépassé les limites du raisonnable. Dieu à sois disant crée le monde en six jours, il en faut beaucoup moins pour achever les forçat de la salle de réunion.<br /><br />Une fois la soirée terminée, vient l’heure au combien mérité du repos du guerrier. A ce moment fatidique, l’angoisse se lit sur tous les visages car en fonction de la loterie des chambres vous pouvez vous retrouver avec le pire des colocataires : ronfleur, ne connaissant pas les principes de l’hygiène, spécialiste de la réunion dans votre chambre quand vous voulez dormir etc. Vous finissez en général votre semaine fourbu et au bord de la crise de nerf.<br /><br />Pour couronner le tout et afin de vous montrer que votre chère entreprise vous aime et n’est point ingrate avec vous, vous aurez droit à une activité de groupe. Bien évidemment, il faut trouver quelque chose de bateau pour plaire au plus grand nombre. Cela finit souvent par ne plus plaire à personne. Les participants y vont contraint et forcés pour faire bonne figure face au patron mais le cœur n’y est pas. Cela vire même au pathétique selon l’activité choisi.<br /><br />Enfin, un jour l’heure de la délivrance arrive, le séminaire se termine enfin. Tout le monde prononce un ouf de soulagement mais personne ne se plaint de peur de se faire une mauvaise réputation auprès de nos charmants dirigeants. Une renommé de contestataire équivaudrait à une condamnation à mort. Nous en restons donc au faux semblants, les participants se congratulent, ne tarissent pas déloges sur ce merveilleux séjour enrichissant et brillamment organisé. Bonjour tristesse.<br /><br />Bilan : Une période qui mobilise les ressources de l’entreprise avec un coût exorbitant pour un bénéfice nul. Finalement, il suffit qu’un gourou populaire dise une immense connerie pour que tout ses affidés singe benoîtement ses percepts. Un séminaire peut fédérer un groupe autour d’un projet à condition de le faire avec du cœur, de l’émotion pour faire adhérer les individus. Aujourd’hui Décadence S.A. ne fait son séminaire que par pur formalisme imbécile. Quel gâchis !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115843018387184147?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1157819108488636212006-09-09T17:46:00.000+02:002006-10-28T15:05:36.888+02:00Un jour mon prince viendra !En de rares occasions de grâce, nous avons l’insigne honneur d’avoir la visite du N°1 de la société : J’ai nommé le grand chef, le grand manitou, celui qui fait et défait les hommes de pouvoir. Dans ces moments, la fébrilité de nos veules et poltron dirigeants les met en état de transe. Il faut faire bonne impression au maître si on veut avoir un avenir chez Décadence S.A. Au summum de son intelligence, la direction fait passer un mail désespéré à l’ensemble de la force laborieuse avec un contenu qui ferait hurler de rire n’importe quel crétin tant sa vacuité est énorme. Pour résumer, il faut ranger les bureaux pour la venue du roi !<br /><br />Ranger les bureaux serait donc un moyen de faire bonne impression ? Ca frise l’imbécillité absolue, en ce qui me concerne si j’étais dirigeant et que je ne voyais rien sur les bureaux des hommes qui travaillent pour mon entreprise, je me ferai du souci. Je me poserait la question de savoir ce que fabriquent cette multitude de personne au milieu de services vierge de tous papiers ! Mais là, rien ne se passe, on fait les femmes de ménage pour recevoir un gros bonnet : pathétique.<br /><br />Au rang des absurdité, se trouve aussi une sorte de fausse modestie des grands patrons chez Décadence S.A. Ils ont besoin de s’humaniser, de montrer à leur troupes qu’ils sont comme eux, qu’ils partagent leur quotidien, qu’ils communient avec eux. Alors quand le grand chef fait son apparition c’est pour finir à la cantine et manger « à la bonne franquette » comme un employé quelconque. Par contre, une fois que la représentation est fini c’est hôtel de luxe, jet privé et grands restaurants. Quelle hypocrisie, quels mensonges, quelles insultes envers les autres ! C’est gentil de nous prendre pour des cons mais il ne faut pas pousser !<br /><br />L’incroyable manque de tact de ce genre de personnage est à peine croyable. En effet, malgré tout un dirigeant de grande envergure exerce une fascination sur ses subordonnés. L’envoûtement de la réussite très certainement. C’est pourquoi, il est bien venu de faire un geste vers les autres pour tenter de fortifier ce lien et cette admiration latente. Hélas, le mépris est grand. Les petites mains ont bien fait tous leurs devoirs de rangement et tout brillait tel un sous neuf. La récompense du devoir accompli : Le néant. Le goujat arrive dans les bureaux, il rentre dans une réunion et il s’envole !?!<br /><br />Moralité : Un grand chef se fout royalement de ce qui se passe chez Décadence S.A., il veut voir les résultats, le cashflow, l’EBIT et ça va bien. Le reste est totalement sans intérêt pour lui. Quel intérêt à faire un tour dans les étages pour saluer une bande d’abrutis ? Pourquoi perdre son temps en vaines parlotes ? Pourquoi se rabaisser au niveau de vils roturiers ?<br /><br />Souvent de petites attentions peuvent changer la physionomie d’une société, lui donner un élan nouveau, fédérer des hommes autour d’un projet commun, leur donner envie de se battre. Chez Décadence S.A. on ignore totalement ce que cela peut vouloir dire. L’employé reste un numéro et on lui fait bien comprendre que s’il n’est pas content la porte est grande ouverte. Je dois dire qu’avec de tels encouragements, les troupes vont faire preuve d’un zèle hors du commun !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115781910848863621?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1157210721418552552006-09-02T16:54:00.000+02:002006-10-28T15:05:19.919+02:00La loi des sériesVous connaissez tous la loi des séries, elle veut que les évènements s’enchaînent de manière cohérente malgré le facteur hasard inhérent à tous types de situations. Et bien cette fois la loi des séries est ponctuée de bonnes nouvelles. Après le départ de l’effrayant directeur marketing, c’est au tour du directeur commercial. Elle est pas belle la vie ! Un regret toutefois c’est celui que je détestais le moins. Dommage ! (En fait non, pas de remords, pas de regrets, ça fait du ménage). Il a un beau projet professionnel devant lui, grand bien lui fasse ! Comme c’était un historique au sein de Décadence S.A., il était indéboulonnable, son corps était littéralement vissé aux locaux.<br /><br />C’était donc le seul homme qui ne faisait pas parti de l’équipe mise en place par le DG. Ce dernier ne pouvait s’en débarrasser (trop compliqué politiquement) et devait donc prendre son mal en patience en priant qu’un jour, il ferait le grand sot (non pas une faute d’orthographe, juste un peu d’humour déplacé). Son voeu fut donc exaucé contre toute attente car si j’avais eu à parier, jamais je n’aurais mis un euro sur son départ. Et pourtant… Parfois les retournements de situations son dû à des opportunités que l’on ne peut pas refuser. Elle s’est présentée, elle a été saisie au vol.<br /><br />Le plus amusant dans cette histoire c’est que l’on pourrait se satisfaire d’un : « tout est fini ». Bien au contraire, le roman de l’automne ne fait que commencer. Voici la situation : Un départ non prévu, un poste clef qui est l’antichambre obligatoire pour assurer demain une direction générale. Vous voyez où je veux en venir. Non ? Quelques indices : « le roi est mort, vive le roi ou la faim fait sortir le loup du bois ». Ca y est vous avez compris, le cadavre du mort était à peine refroidi que la guerre de succession était ouverte. Dès qu’une place aussi stratégique à la droite de Dieu se libère, elle aiguise les appétits et beaucoup de monde crie famine.<br /><br />Il n’y a plus qu’une stratégie, se placer, faire la roue, démontrer qu’on est le meilleur, le plus apte à remplir les contraintes liées au poste. Il faut montrer que l’on est un pilier de Décadence S.A., une valeur sûre, un fidèle, faire serment d’allégeance et le signer de son sang. C’est sur ce dernier point que tout va se jouer. Oubliez la compétence, le mérite ou tout autre valeur du travail, ce qui va emporter la décision : LA POLITIQUE. Chez Décadence S.A. notre divinité n’est point amour et miséricorde, elle est vil et abjecte. Son objectif est clair : un Sherpa bien docile. Après tout, une personne trop influente ou indépendante pourrait représenter une menace mortelle !<br /><br />Les fauves sont lâchés mais bien peu on leur chance parce qu’ils sont trop peu de-ci ou beaucoup trop de ça. Reste certains médiocres qui pourraient faire l’affaire du service minimum. Ou alors la surprise pourrait venir de l’extérieur. Finalement n’est ce pas le meilleur choix que d’appeler un de vos anciens camarades de classe pour lui donner un poste de rêve dont il vous devra reconnaissance éternellement. Nous verrons bien, la chasse est ouverte, il ne restera plus qu’à compter les cadavres et se méfier des amis de 30 ans !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115721072141855255?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1156604322137890482006-08-26T16:56:00.000+02:002006-10-28T15:13:25.379+02:00Pause CaféEt oui, la pause estivale fut longue et je m'en excuse auprès de tout mes lecteurs. Il faut parfois se ressourcer avant de pouvoir à nouveau tenir la plume. Il est vrai aussi que je poursuis pas mal de projets et qu'il n'est jamais facile de tout faire. Je suis là et bien là, normalement pour longtemps. Pour la fréquence de mes notes, nous verrons bien !<br /><br />Une entreprise est une véritable mini société, vous y retrouvez donc tous les travers de la société perverse dans laquelle nous vivons. Le besoin d’information est très légitime mais c’est dans notre monde c’est plutôt la désinformation qui règne. Les média ne font que déformer la vérité, la travestissent ou n’adopte que le point de vue qui les intéresse. Ainsi notre information au sein de l’entreprise est le nerf de la guerre. Rien de tel pour parer les mauvais coup ou préparer l’hideuse trahison d’un ami de trente ans. <br /><br />Le carrefour stratégique de ce microcosme est une vulgaire machine doté de pouvoirs incommensurables : La machine à café. Dès que vous en approchez vous êtes ensorcelés, le sortilège vous pousse à parler, parler, parler sans fin. Vous dites tout, les informations vous échappent, vous n’arriver plus à vous retenir. Une seule solution, la fuite loin de l’objet maudit. C’est ainsi que vous pouvez tout apprendre ou presque sur la vie de votre chère entreprise et de ses composantes humaines.<br /><br />Tout y est, comme à la maison devant le vingt heures, mensonges, ragots, trahisons et véritables scoops. Soyez dont vigilent car l’information ne se livre pas d’elle-même. Elle est protéiforme et il n’est pas rare de se fourvoyer dans son interprétation. Quand vous avez la chance de tomber sur une exclusivité, soyez patient, trouver le bon interlocuteur et monnayez le tout à son juste prix. Parfois, de jolies surprises peuvent vous attendre. Restez quand même sur vos gardes car certains flux sont des fameux guêpiers destinés à vous écharper.<br /><br />C’est pourquoi la jungle informative doit être maniée avec précaution sous peine d’y perdre ses ailes. Faites aussi attention car dès que vous approchez de la chose envoûtante vous êtes aussi soumis à son pouvoir de prolixité. Cela peut être parfois pire que les bénéfices que vous pouvez en retirer. Manier donc la pause café avec modération, envoyez un poisson pilote bien rapporteur est plus sûr. Et n’oubliez jamais que savoir c’est le pouvoir !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115660432213789048?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr3tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1151250767982852192006-06-25T17:25:00.000+02:002006-10-28T15:04:55.419+02:00Le vent du renouveauBien évidemment toutes les belles histoires ont une fin et c'est sans regret que l'on va se séparer de notre prétentieux directeur marketing. Il a fini par se faire virer. Ses appuis étrangers ne lui ont pas suffit. Le pauvre petit, quand il a annoncé sont départ (ce que tout le monde savait depuis au moins un mois), il avait presque la larme à l'oeil. Il partait évidemment pour un projet personnel selon la direction, selon lui pour un désaccord sur la stratégie managériale et globale de l'entreprise.<br /><br />Il faut dire que j'ai failli m'étouffer face à ses mots. Son niveau de manager étant plutôt infrahumain, on aurait pu penser à une grosse blague de mauvais goût. Mais, il était très sérieux ! Pour résumé, il est persuadé que l'entreprise se prive de son meilleur éléments et qu'elle fait une grosse erreur. S'il savait, il est détesté de son équipe mais également de l'ensemble des cadres supérieurs y compris le DG. J'avais rarement vu une personne faire une telle unanimité.<br /><br />Il frise le génie avec son arrogance et sa suffisance. Le seul souci pour lui c'est qu'il va devoir retrouver un boulot et là ça ne va pas être simple. Il a intérêt à changer de secteur car ses brillants résultats dans la branche sont connus de tous. Il faut qu'il vogue désormais vers de nouveaux horizons. Il faut dire qu'il y a tellement de sociétés pleines de vitalités qu'il est en mesure de couler grâce à son incompétence et son aveuglement.<br /><br />Il va falloir qu'il se mette aussi à bosser le bougre car il n'arrivera pas en terrain conquis et protégé des dieux (à moins que son papa ou sa maman lui trouve un boulot chez des amis). Enfin, dans tous les cas, on lui souhaite bon vent et surtout bon débarras. On ne sait pas à quelle sauce nous allons être mangés mais en tout cas, on savait que l'assaisonnement actuel avait dépassé depuis longtemps sa date de péremption.<br /><br />Sur le nouveau, il n'y a pas de surprise, dès qu'un nouveau dirigeant prend des fonctions, il entraîne dans son sillage tous les chacals qui suivent leur roi lions. Ils attendent qu'il soit repus de son festin avant de prendre leur propre part parmi les restes. Les charognards étaient donc aux aguets, prêt à bondir et se repaître de la carcasse de la victime sacrifiée. Voilà tout est fait et rentre dans l'ordre.<br /><br />Je ne vais pas condamner, notre novice car il faut attendre avant de donner une quelconque évaluation. Les mois qui viennent seront décisifs dans le succès ou l'échec du directeur fraîchement intégré. Souhaitons lui bonne chance car chez Décadence S.A. il en aura besoin. Pour survivre dans l'entreprise, il en aura bien besoin et elle ne sera pas suffisante pour sauver sa peau si les évènements tournent mal !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115125076798285219?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1150043270732115802006-06-11T18:14:00.001+02:002006-10-28T15:02:19.921+02:00Une PauseCette semaine, je n'ai pas envie de me lancer dans une nouvelle attaque entreprenariale. Cela viendra mais en ce moment, je suis très occupé par d'autres choses. Donc disons que c'est un coup pour rien cette fois. D'ailleurs, je pense aussi élargir les réflexion de ce blog à tout ce qui peut être lié à la bonté humaine dans l'entreprise evidemment mais aussi toutes les bonnes choses qui existent à l'extérieure.<br /><br />Je pense que les sujets sont intarissables car il existe tellement d'absurdités qu'il faudrait plusieurs vies pour les décrires. Et puis dans cette France ou il fait bon vivre, le spectacle de la fin d'une époque recèle tout ce qu'il y a de consternant et de pathétiques.<br /><br />Esperons que très vite nous saurons nous réinventer et aller de l'avant car ce qui nous guette, c'est qu'un jour on parle de la France comme de l'Egypte ou de la Perse (L'Iran aujourd'hui). Pays qui ont connu une immense puissance et un rayonnement mondial avant de sombrer vaincu par l'illusion de l'éternité. Oui toutes les grandes puissances ont connu leur heure de gloire et se sont effondrées à plus ou moins long terme. Leur déclin démontre qu'elles ont été incapable de penser le monde qui les entourait, incapable de voir la modernté et la vitalité qui affluait chez les autres. Incapable aussi de penser qu'un jour elles pouvaient être surclassées. Ce complexe de supériorité se paye très cher.<br /><br />Il faudra plus que de la bonne volonté pour redresser la barre, il faudra souffrir bien plus que nous l'imaginons. Mais tout vaut mieux que de sombrer définitivement...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-115004327073211580?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1149344835352838162006-06-03T15:47:00.000+02:002006-10-28T15:13:03.171+02:00Comment virer un indesirableChez Décadence S.A., on a parfois envi de se séparer d’un salarié. Le problème, c’est que lui n’est pas très motivé pour se séparer de cette bonne vielle entreprise. Ce désir de changement est souvent justifié par des motifs très nobles : Rivalité, détestations, délit de sale gueule, changement de direction qui veut faire table rase du passé etc. Certaines bonnes âmes partent d’elles même mais il reste une portion d’irréductibles. Ces individus ne laissent pas le choix, il faut les éliminer et là tous les moyens sont bons.<br /><br />Différentes pratiques peuvent être mises en vigueur. Elles sont rarement angéliques mais elles remportent toutes un vif succès. Première option : La pression et le dénigrement. Pratique très sympathique consistant à faire pression sur le collaborateur en lui demandant des choses impossibles dans des délais délirants pour faire la preuve de son incapacité. Rabaisser les gens, les traiter comme des moins que rien est un concept porteur pour les faire démissionner. Au bout d’un moment, l’écoeurement doit le pousser à partir de lui-même.<br /><br />Parfois, la cible est dure au mal, il est temps de passer à la vitesse supérieure. Il faut guetter sa proie et la pousser grâce au stress à faire une erreur. Dès qu’elle est accomplie, vous pouvez lui adresser une lettre d’avertissement avec blâme etc. Une fois que le dossier est bien chargé, vous pouvez vous débarrasser de l’intrus par un licenciement pour faute grave. Le gros avantage de ce petit plan, c’est qu’il ne vous coûtera pas un cent. Attention, il faut avoir un dossier solide car en cas de Prud’Homme ça peut être onéreux. L’objectif n’est pas de perdre de l’argent (on est tout de même chez Décadence S.A. une entreprise qui aime ses employés !).<br /><br />Dans d’autres circonstances, la position plutôt élevée du parasite est complexe à gérer. Qu’à cela ne tienne, il faut sortir la grosse artillerie : La promotion placard. Si tout espoir est perdu, reléguer l’indésirable dans un bureau miteux au fond d’une cave sans lumière est un bon moyen de faire craquer l’ami de trente ans. Les ordres sont stricts, ne pas lui parler, l’ignorer en toutes circonstances, faire en sorte qu’il s’ennuie à en mourir en ne lui offrant aucun moyen de distraction (il faut donc couper sa connexion internet, supprimer les jeux potentiels pré installés sur son P.C. etc.). Si possible le dénigrer pour lui assurer une réputation épouvantable. S’il ne meurt pas d’ennui au moins il finira tôt ou tard par démissionner.<br /><br />Ce qui est sûr c’est qu’il existe un nombre incommensurable de coups fourrés susceptible de vous faire perdre votre job. Quand une entreprise veut votre peau, elle fini toujours par l’avoir. Le seul moyen de se protéger, c’est d’ouvrir les yeux, de bien garder toute note potentiellement utile afin que, le jour où on décide de vous virer, vous puissiez négocier votre départ. Rassurez vous, la plupart du temps vous n’êtes pas en cause. On ne devient pas subitement mauvais, vous êtes juste en décalage avec votre hiérarchie ou la stratégie de l’entreprise (formule consacrée pour être poli). <br /><br />On dit souvent : « un tel est parti de l’entreprise car il avait un projet personnel ». Tu parles, le décryptage est : « ce nouveau connard de chef, ne veut plus voir ma tronche. Il a décidé de se débarrasser de moi par tous les moyens. Comme il est pressé, il préfère me filer un chèque plutôt que de jouer la montre ». Dans d’autre cas, c’est la promotion du neveu du patron qui vous fait partir car vous occupez la place qu il a promise au petit ! Le pire moment pour un salarié c’est le changement de direction. Le nouveau D.G. débarque rarement seul, il apporte dans ses bagages une équipe de courtisans qui lui sont voués corps et âmes. Vous faites donc rarement le poids. Et le moment est venu de faire ses valises.<br /><br />Finalement, la compétence ne sauve de rien, elle n’est pas un bouclier invulnérable. La compétence est un outil nécessaire mais pas suffisant. Regardez le nombre d’incompétents qui réussissent car meilleurs flagorneurs. La moralité : Remplissez votre carnet d’adresse en premier, vous aurez tout le temps de vous perfectionner en remplissant votre tête après !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-114934483535283816?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr3tag:blogger.com,1999:blog-21951926.post-1148140455966014592006-05-20T17:19:00.000+02:002006-10-28T15:04:17.267+02:00La hierarchie salarialeDans une entreprise, il existe une véritable hiérarchie des salaires. Plus votre poste est « important » mieux vous êtes payés. Il suffit toutefois de bien savoir ce que veut dire important. Ne soyez pas naïfs et ne penser pas non plus que plus vos études seront longues et plus votre salaire comportera de zéro car il se pourrait qu’à la fin il n’y ait que des zéros. L’entreprise part d’un postulat simple : ou vous faite rentrer de l’argent dans les caisses ou vous êtes un coût pour elle. Pour faire rentrer de l’argent, il faut être une sorte de personnage à part : un commercial. Mot magique et dans ce cas on sort le tapis rouge. Pour les autres, beurk, vous coûtez déjà trop chère car vous ne rapportez rien. Vous êtes une sorte de mal nécessaire.<br /><br />Ce qui veut dire en résumé : Commercial beaucoup d’argent le reste, il faut faire des économies. Ce qui est amusant c’est que pour postuler à ce type de poste pas besoin de sortir de St Cyr. Un peu de bagout, un zeste de belles paroles, de la réparti et hop vous êtes intronisé commercial. On se prosterne devant vous tant que les résultats sont là sinon on tire la chasse et on retrouve de l’eau propre ! Notez bien que j’ai vu aussi de très brillants commerciaux mais il reste quand même une bonne partie d’ignares incultes dont le seul talent est celui d’un bonimenteur de foire.<br /><br />Pourquoi subsiste t il de tels scories dans ce domaine ? Très simple parce qu’il faut se mettre au niveau des acheteurs aussi abrutis que leurs homologues. Bien que là aussi, il existe réellement des personnalités dont le brio est incontestable. Ce qui est navrant dans tout ça, c’est qu’il existe dont une faune de parvenu avec des salaires proche du scandale mais qui savent refiler de la camelotte à des ânes eux aussi grassement rémunérés pour leur piètre performance.<br /><br />A l’opposé de cette opulence honteuse vous avez de très brillants personnages dont le seul défaut est de ne pas aspirer à être commercial. Fatal erreur ! Les galères commences, les salaires sont bas (c’est vrai à quoi sa sert des employés qui pensent des stratégies qui contrôlent etc.). Et ben pas à grand-chose finalement car il vendent rien dont pas de cash dans les caisses. Terrifiant !<br /><br />Toutefois une orientation peut vous sauver du naufrage. La finance, faite financier, on a besoin d’un technicien dont personne ne comprend le langage et qui sait écrire des beaux résultats pour les analystes financiers qui achètent les actions. Financier c’est comme avocat, ils parlent pas français mais tout le monde en veut un comme les nains de jardins ! La grande qualité du financier c’est sa propension à mentir. Vous mettez vos chiffres dans le shaker, vous agitez fortement et vous faites sortir du chapeau le lapin qu’il vous plait de valoriser. Tout le monde applaudit, on achète vos actions, vous les revendez au plus haut. Pour le reste advienne ce que pourra, c’est plus votre problème. Vous voyez de quoi je veux parler ; quelques scandales retentissants ont prouvé que les chiffres pouvaient être assaisonnés à la sauce que l’on souhaitait.<br /><br />Pour ceux que la carrière commerciale tente, il faut retenir quelques principes de base. Quand les chiffres de ventes sont bons, c’est grâce au commercial. Quand ils sont mauvais c’est de la faute du marketing qui n’a pas fourni au commercial le bon produit. Quand l’entreprise gagne de l’argent, c’est grâce au commercial, si elle en perd c’est à cause des financiers qui brident le commercial. Quand le suivi administratif des clients est bon, c’est grâce au commercial, s’il est mauvais c’est à cause de la gestion commerciale qui est peuplée d’incapables. Enfin, pour toute autre erreur potentielle ce sera de la faute de l’informatique, de la logistique, de Dieu, du voisin, une conspiration etc.<br /><br />Pour un commercial sa responsabilité n’est jamais engagée puisqu’il est infaillible. On ne peut en dire autant des autres, comme il est entouré d’être inférieurs, il passe sont temps à corriger les erreurs des autres. J’espère que Dieu leur a réservé une place spéciale au paradis pour tant de dévotion et d’aide à autrui. En attendant, il faudra supporter encore et encore ces lourdauds plus proches des étapes hôtel miteux que des musés d’art primitifs. C’est ça la dure loi de la jungle. Finalement, je me demande si c’est le singe le plus proche cousin de l’homme !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21951926-114814045596601459?l=decadence2006.blogspot.com'/></div>Theodosehttp://www.blogger.com/profile/17508707381929893008theodose-ll@club-internet.fr0