tag:blogger.com,1999:blog-217574652008-10-12T00:51:35.302+02:00about thirtyJe viens de passer le cap de la trentaine : avide de vie, je compte bien la remplir d'expériences novatrices hétéroclites, des plaisirs simples de la vie aux expériences plus surprenantes.
Je compte bien livrer mes impressions sur cette tranche de moi, dans une succession d'articles tantôt graves, tantôt légers, selon l'humeur du moment...CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comBlogger99125tag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-47453391549341388992008-10-03T14:49:00.007+02:002008-10-03T23:50:49.920+02:00Les dents de l'amer<div align="justify"><a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/LIF/LIF115/SA404001.jpg"><span style="color:#663333;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 111px; CURSOR: hand; HEIGHT: 168px" height="176" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/LIF/LIF115/SA404001.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#663333;">Ô rage de dent ! Orage de dent !</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">Déjà une semaine que je souffre de la plus insidieuse des douleurs.<br />Cette dent m’obsède, aliène mes pensées, blanchit mes nuits, et déjà trois praticiens se sont cassés les dents sur son cas.<br />Aurais-je trop mordu la vie à pleines dents ?</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">Si c’est le cas, je me contenterai à l’avenir de l’apprécier du bout des dents.<br />Aucune explication valable non plus du côté d’éventuelles dents longues qui rayeraient le parquet, mes ambitions étant aussi mesurées que les dalles de carrelage qui pavent ma demeure.<br />Quoi qu’il en soit, il m’est impossible en ce moment de ne pas penser, dire, écrire ou vivre sans évoquer cette dent, et cet article n’y échappera pas.<br />J’ai pourtant connu quelques souffrances physiques plus ou moins dérangeantes, et même certaines du même acabit, mais de courte durée, de celles qui se soulagent après l’acte bienveillant d’un homme de bonne volonté, de juste spécialité, aux honoraires dépassés.<br />De toutes, celle qui me ronge à cet instant m’est la plus insupportable : elle a la dent dure et ne compte pas me quitter de sitôt ; elle s’insinue seconde après seconde dans les méandres de ma boîte crânienne toute entière et se fait les dents sur mon seuil de tolérance.<br />A défaut de pouvoir dormir, et sous l’effet hallucinatoire de la combinaison stratégique des médicaments, je me surprends à rêver éveillée d’un dentiste aux canines luisantes, armé jusqu’aux dents, et d’une extraction miraculeuse à coups de pied de biche ou de marteau-piqueur.<br />J’en arrive à me demander le plus sérieusement du monde si mon tourment cessera quand j’arriverai à pondre des Å“ufs ou quand les poules auront des dents.<br />N’est-ce pas dans la souffrance que l’on devient le plus philosophe, ou perd-on seulement la raison ?<br />Me mentent-ils comme des arracheurs de dents qu’ils sont, en affirmant que ma dent est intouchable tant que l’infection qui ronge son bout de racine oublié n’est pas guérie ?<br />Ces brahmanes en blouse blanche risquent-ils la mise à mort ou les humiliations s’ils osent toucher l’ombre de ma molaire ?<br />Je me représente un volcan miniaturisé scellé dans ma gencive et dont les laves ardentes lèchent la myéline du nerf qui, le mors aux dents, s’empresse de transmettre l’information à mes neurones fatigués.<br />Dois-je en rire ou en pleurer ? Je n’aurai jamais de dent de sagesse ("dent de l’esprit", en Roumanie) : la faute à l’évolution selon Darwin ? à l’indulgence selon Dieu ? ou au manque de docilité selon moi ?<br />Dois-je en rire ou en pleurer ? L’expression « chaque fois qu’il me tombe une dent », censée signifier « presque jamais », ne s’applique pas du tout à ma situation : il y a à peu près autant de chances qu’une de mes dents me quitte sans prévenir qu’elle daigne rester en place sans faire parler d’elle.<br />Entre mes dents, je dirais que j’ai toujours eu de mauvaises dents, ou qu’elles ont toujours eu une dent contre moi, chacune à tour de rôle, et que ni le brossage intensif dans le sens du poil, ni les incantations à Sainte Apolline n’y ont jamais remédié.<br />Si les dents de lait se nomment ainsi en référence à la boisson la plus consommée de la naissance à leur début de chute, comment doit-on appeler les dents qui suivent ?<br />Si la dent de lion et la dent de chien sont aussi des plantes, pourquoi la dent du chat est-elle une montagne ?<br />Pourquoi devient-on dentiste ? Existe-t-il une vocation prémolairienne, un désir de spéléologie refoulé à moindre danger ou un plaisir sadique d’assouvissement du fantasme de la roulette ?<br />Pourquoi le praticien pose-t-il toujours des questions ouvertes alors que notre bouche l’est toute autant et que seules les voyelles parviennent à s’en échapper ?<br />Pourquoi rencontre-t-on systématiquement la personne qu’il ne faut pas en sortant du cabinet, après une anesthésie de la moitié de la mâchoire, la bouche tordue et un filet de bave au bord des lèvres ?<br />J’aimerais avoir les dents du fond qui baignent, j’ai les crocs mais rien à me mettre sous la dent, ou plutôt pas la possibilité technique de mettre quoi que ce soit sous ma dent martyr.<br />Les liquides sont mes seuls alliés cette semaine, et je goûte avec appréhension un aperçu de ce que pourra être mon alimentation d’ci au 4ème âge : purée, yaourts et soupes.<br />La boucle sera bouclée : on finit en mangeant les mêmes choses qu’au tout début de sa vie.<br />Je n’ai même pas droit à l’alcool pour noyer ma peine et anesthésier mon mal.<br />Je ne peux ni montrer les dents pour surmonter la rage, ni les serrer pour conserver le contrôle, ni même grincer des dents en signe de désaccord.<br />Je n’arrive pas à les claquer pour signaler ma peur et mon impuissance, ni à garder le couteau entre les dents en perspective d’une éventuelle vengeance.<br />Et contre qui ou quoi retourner la loi du Talion, « Å“il pour Å“il, dent pour dent »?</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">Une simple conjonctivite règlerait-elle le problème ?<br />Mon humeur est en dents de scie, en fonction de l’efficacité des antidouleurs, tantôt aussi nulle que mon inspiration littéraire du moment, tantôt me plongeant dans un état de grâce très éphémère, gâché par l’impression justifiée que cela ne va pas durer.<br />En ces rares et précieuses trêves je perds mon temps à traquer le retour des symptômes ; il y en a qui sont devenus fous pour moins que ça.<br />A bien y creuser, il y a un R de trop à mon pseudonyme Carrie, comme un nerf de trop à la base de ma carie…<br /></span></div><blockquote><p align="justify"><span style="color:#663333;">« "Je pense donc je suis" est un propos d’intellectuel qui sous-estime les maux de dents » Kundera</span></p><p align="justify"><em><span style="color:#663333;">NB : Interactions médicamenteuses responsables de cet article : antibiotiques, cortisone, antidouleurs et un roman de Beigbeder, mais lequel ?</span></em></p></blockquote>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-81151320803902458082008-09-19T13:55:00.012+02:002008-09-19T14:19:17.338+02:00De Niro's game<div align="justify"><a href="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SNOWvD_ElXI/AAAAAAAAAE4/11tBWrVP970/s1600-h/Couverture+De+Niro%27s+game.doc"><span style="color:#666666;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247703726084625778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 109px; CURSOR: hand; HEIGHT: 167px" height="181" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_4Z07In1fVtg/SNOWvD_ElXI/AAAAAAAAAE4/11tBWrVP970/s200/Couverture+De+Niro%27s+game.doc" width="122" border="0" /></span></a><span style="color:#666666;">Je rentre juste du Liban, toute essoufflée, pour mon 100ème article.</span></div><div align="justify"><span style="color:#666666;">Du Beyrouth Ouest des années 80, plus précisément.<br />Enfin, c’est comme si j’y étais allée, tant j’ai pu percevoir les sifflements des 10 000 bombes qui tombaient en pluie, palper la tension du quotidien et respirer la poussière qui a inspiré le titre québécois de ce livre : "Parfum de poussière".<br />"De Niro’s game", le titre original, fait référence à la scène mythique du film "Voyage au bout de l’enfer" de Michael Cimino, dans laquelle De Niro et Walken, en pleine guerre du Viêt Nam, doivent se livrer à une séance de roulette russe insoutenable.<br />Roulette russe du désespoir, jeu résigné de la banalité, quand à chaque instant un obus peut emporter père, mère ou enfant, au cÅ“ur d’une guerre civile sans fin qui tient lieu de théâtre à des milliers de vies.<br /><em><span style="color:#333333;">"Les bombes pleuvaient et moi j’attendais Georges"</span></em> : ainsi débute ce roman passionnant, le premier de l’auteur Rawi Hage, libanais réfugié au Canada, qui écrit en anglais, sa troisième langue (!), et est traduit par Sophie Voillot pour cette rentrée littéraire.<br />En plus d’apporter un éclairage différent, parce qu’immergé, aux guerres de religions, ce livre dépeint également une formidable histoire d’amitié entre Bassam et Georges, deux jeunes désabusés qui tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées.<br /></div><blockquote><p align="justify"><em><span style="color:#333333;">"(…)On est remontés sur la moto et on est repartis sous la pluie de balles ; on<br />s'en foutait. […] On roulait sans but, deux mendiants, deux voleurs, deux Arabes<br />en rut avec nos cheveux bouclés, nos chemises déboutonnées, un paquet de<br />Marlboro coincé dans une manche, deux rebelles, deux nihilistes sans pitié avec<br />nos revolvers et nos jeans américain.(…)"</span></em> </p></blockquote><div align="justify">L’alcool et la drogue leur permettent de rêver à des jours meilleurs, tandis que l’amour, les corps à corps interdits avec des filles sous haute surveillance familiale, subsistent leurs seuls moyens de se sentir vivants.<br /></div><blockquote><p align="justify"><span style="color:#333333;"><em>"(…)On a étalé nos vêtements par terre comme des tapis de prière, nos corps sur<br />le lit comme des macchabées dansants. Dix mille autres baisers sur son corps.<br />Les bombes tombaient plus fort et plus près. J’ai glissé ma main sous sa jupe.<br />Elle s’y est agrippée. Elle tenait bon.(…)A ce moment-là , elle m’a repoussé en<br />disant : Arrête. Arrête Bassam, s’il te plaît, arrête. Ma mère doit me chercher<br />partout.(…) "</em></span></p></blockquote><div align="justify">Les deux amis veulent changer de vie, chacun à leur manière, et c’est l’idée du vol de la recette d’un casino tenu par la milice chrétienne qui va déterminer la suite de leurs existences, si proches et si différentes à la fois.<br />Le récit est porté par une plume acérée, une écriture rythmée, qui donne envie de lire vite, encore plus vite, comme si le temps nous était compté, à nous aussi lecteurs, et ressentir plus intensément tour à tour la peur, l’indifférence, la violence, la trahison, la mélancolie, l’absurdité, l’envie d’en finir.<br /></div><blockquote><p align="justify"><em><span style="color:#333333;">"(…)Le garde m’a giflé de nouveau à la tête, m’a poussé et m’a gratifié d’un<br />coup de botte dans le tibia. J’ai perdu l’équilibre et je suis tombé par terre.<br />Quand j’ai touché la surface drue et raboteuse du béton, j’ai senti son humidité<br />glacée ; à son contact, mes vêtements ont pris la patine grise des grains de<br />poussière veloutée qui la recouvraient. Je me suis dit que celui qui avait coulé<br />cette dalle avait fait du mauvais boulot. Le plancher n’était même pas au niveau<br />; c’était sûrement pour ça que les chaises se balançaient quand je m’asseyais<br />dessus, me suis-je dit, tandis qu’une pluie de godillots matraquait mon visage<br />et mes yeux fatigués.(…)"</span></em></p></blockquote><div align="justify">Au fil des pages, la guerre y est décrite dans son plus simple appareil, l’homme y devient animal et les enfants y vieillissent prématurément, quand ils survivent.<br />Bref, un roman dont on se demande où s’arrête la réalité et où commence la fiction, et qui laisse à méditer sur les guerres passées, présentes et à venir.<br />Un roman qui ne s’oublie pas et qui laisse des traces, comme je les aime.<br /><br /></span><span style="font-size:85%;color:#333333;"><em>"De Niro’s game" de Rawi Hage, Editions Denoël<br />Cet ouvrage a été récompensé par le prix des Libraires du Québec, et le très convoité prix Impac de Dublin<br /></div></em></span>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-72203799828898331812008-09-05T12:17:00.003+02:002008-09-05T12:57:42.220+02:00Vive la rentrée!<div align="justify"><a href="http://video.google.com/ThumbnailServer2?app=smh&contentid=e45b110ee83426ca&offsetms=1&itag=w160&sigh=pMssYn1BpdIKaj4XgoOlAYrgGS8"><span style="color:#996633;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 157px; CURSOR: hand; HEIGHT: 118px" height="127" alt="" src="http://video.google.com/ThumbnailServer2?app=smh&contentid=e45b110ee83426ca&offsetms=1&itag=w160&sigh=pMssYn1BpdIKaj4XgoOlAYrgGS8" border="0" /></span></a><span style="color:#996633;">L’événement de la rentrée était encore une fois cette année, et sans surprise…la rentrée des classes.<br />Etape plus ou moins angoissante selon le vécu des parents et l’approche des enfants, tout est fait pour ne pas en oublier l’échéance, et ce dès le début des vacances scolaires.<br />A peine les bambins ont-ils quitté les bancs de l’école pour une trêve bien méritée début juillet, que les boutiques spécialisées et autres grandes surfaces sortent de leurs linéaires piscines gonflables, pelles et râteaux, pour étaler vicieusement cahiers à spirale et stylos en tous genres.<br />Un bon moyen de rappeler que toutes les bonnes choses ont une fin, que les vacances n’y échappent pas, et, alors que la plupart des parents n’a pas logiquement à cette période l’envie de penser aux lendemains de grisaille et de travail qui déchantent, attendre la veille de la rentrée scolaire pour s’en inquiéter relève du challenge de l’année.<br />A la fin août ou début septembre, les rayonnages, à l’image des arbres avec leurs feuilles d’automne, ont été dépouillés de leurs affaires les plus intéressantes, quand ils ne se sont pas garnis entre temps des jouets en prévision de Noël.<br />En tout état de cause, et quel que soit le moment choisi pour l’achat des précieuses fournitures, c’est une réelle épreuve à laquelle s’exposent les parents, et qu’il convient de préparer un minimum, afin de faire en sorte qu’elle soit de la plus courte durée possible.<br />Accompagnés de leurs chères têtes blondes (ou brunes, ou rousses…) et après une profonde inspiration, ils s’engagent dans le rayon « fournitures scolaires » comme on part au combat, une main crispée sur la barre du caddie, et l’autre tenant fébrilement la ou les fameuses listes, sésames pour une reprise sans reproche.<br />On se croirait presque en période de soldes, excepté le fait que faire les soldes n’est pas une obligation.<br />Les disputes sont légion au cÅ“ur de l’allée, entre les jeunes enfants qui se roulent par terre en hurlant qu’il leur faut à tout prix le sac à dos de leur superhéros préféré, les ados qui braillent qu’ils ne se feront jamais d’amis avec un agenda pareil, et le père qui hurle à la mère qu’elle s’est encore trompée en prenant un classeur 2 anneaux alors que la liste stipule noir sur blanc 4 anneaux…stress multiplié évidemment par autant de familles présentes devant les rangées de colles bâton.<br />Bref, énormément de tension nerveuse concentrée sur l’espace de quelques mètres carrés, exacerbée par le trop large choix proposé : pour une simple boîte de feutres, ce sont dix marques qui s’exposent, essayant de se démarquer à coups de pointes parfumées, d’encres lavables ou de formes ergonomiques.<br />De quoi y perdre largement son latin et se retrouver à hésiter pendant un bon quart d’heure entre deux gommes quasiment similaires.<br />Qui dit septembre dit aussi début de l’automne et refonte complète de la garde-robe, et il s’agit de dénicher les meilleures promotions de la rentrée, avec essayage de jeans, parkas et cols roulés par 35 degrés, et surprise des 2 pointures de plus, prises l’air de rien en l’espace de quelques mois.<br />Une fois terminée la corvée du matériel et des vêtements, il ne reste plus qu’à profiter des derniers jours de vacances, ponctués de « je veux pas retourner à l’écooole ! » pour les plus petits, ou de « c’est trop nul l’école, de toutes façons c’est pas avec des diplômes que je trouverai du travail » pour les plus grands.<br />Heureusement qu’il y en a qui aiment l’école (comme moi, </span><a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=aux+origines+du+commencement"><span style="color:#996633;">rappelez vous</span></a><span style="color:#996633;">) et à qui il tarde de revoir copains et copines de classe !<br />La veille du jour J, c’est le rituel de la grande préparation des vêtements et du cartable, en vérifiant 3 fois que rien ne manque, pour finir par s’apercevoir que le double décimètre de l’an dernier qu’on comptait récupérer a étrangement disparu.<br />Arrive le jour tant attendu ou redouté, entamé par un réveil avec tambours et trompettes souvent difficile.<br />Je ne manquerai pas de préciser qu’après un été passé à se lever aux alentours de 8 heures, le jour de la rentrée scolaire est forcément celui élu par beaucoup d’ enfants pour une grasse matinée.<br />L’arrivée à l’école est plus ou moins triomphante, selon le niveau de nouveauté, et il y a évidemment des caps plus difficiles que d’autres à passer, comme la première rentrée, le CP, la 6ème ou la 2nde.<br />Dans la majorité des cas, l’attitude des parents est décisive et il n’y a qu’à regarder les visages déconcertés de certains, leurs mains hésitant à lâcher leur progéniture, pour deviner les larmes qui vont immanquablement suivre de part et d’autre.<br />Une certaine inquiétude ne manque pas d’envahir les parents au fil des heures qui suivent, mais quel bonheur, à 16h30, d’entendre les enfants se chamailler dans la voiture, à qui racontera le premier sa journée, le nom du camarade assis à côté de lui, de la maîtresse ou des professeurs, les nouveaux cours ou les projets de classe…<br />Rien que pour ça on recommencera sans hésiter l’an prochain !</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-66719617889135105332008-08-14T10:46:00.005+02:002008-08-14T11:41:56.515+02:00La fausse veuve<div align="justify"><a href="http://media.paperblog.fr/i/93/937757/fausse-veuve-florence-ben-sadoun-L-1.jpeg"><span style="color:#330033;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand; HEIGHT: 159px" height="225" alt="" src="http://media.paperblog.fr/i/93/937757/fausse-veuve-florence-ben-sadoun-L-1.jpeg" border="0" /></span></a><span style="color:#330033;">C’est le titre d’un livre à paraître ce 25 août, et que j’ai eu le privilège de lire en avant-première.<br />Etrange coïncidence, j’avais visionné le film « Le scaphandre et le papillon » peu de temps auparavant.<br />Quel est le rapport ?, me demanderez-vous fort à propos.<br />Le fait est que le premier ouvrage a été écrit par une femme qui s’avère être la dernière à avoir vécu avec le personnage principal et auteur du livre qui a inspiré le second.<br />L’histoire paraîtra sans doute plus claire si je précise que « Le scaphandre et le papillon » a été « dicté » lettre à lettre par Jean-Dominique Bauby, grâce aux clignements de son Å“il gauche qui représentaient son unique mode de communication avec l’extérieur.<br />Suite à un accident vasculaire cérébral, le rédacteur en chef du magazine <em>Elle</em> fut hospitalisé en 1997 à l’âge de 44 ans, avec un diagnostic de Locked-In Syndrome après une période de coma.<br />Le LIS se traduit littéralement par « bloqué à l’intérieur », un état neurologique rare dans lequel le patient est éveillé et totalement conscient de son corps et de son environnement, il voit tout, il entend tout, mais ne peut plus ni bouger ni parler en raison d'une paralysie complète exceptée le mouvement des paupières.<br />Son histoire a été largement médiatisée et a permis de faire connaître cette pathologie, de créer une <a href="http://alis-asso.fr/">association</a> qui communique, informe, soutient et encourage les progrès de la recherche pour le confort des patients atteints (environ 500 en France).<br />Jean Dominique Bauby est décédé quelques jours après la parution de son livre, qui fut adapté au cinéma en 2007, et dans lequel il raconte son calvaire d’« emmuré vivant », en faisant plutôt la part belle a son ex-femme et laissant dans l’ombre celle pour qui il l’avait quittée et dont il partageait le quotidien depuis 9 mois.<br />C’est celle-là même, Florence Ben Sadoun, « La fausse veuve » qui a voulu donner sa version de l’histoire, 10 ans après, dans un roman qui ressemble d’avantage à une autobiographie ou un témoignage.<br />Certes, elle ne cite jamais nommément son amour perdu ni même l’hôpital de Berck-sur-mer (qu’elle a rebaptisé « Vomi ») auquel elle se rendait pour être à ses côtés, mais la similarité des histoires impose le rapprochement, tout comme l'aile de papillon qui figure sur la couverture.<br /><em><span style="color:#cc33cc;">« Aujourd’hui je suis plus vieille que toi alors que j’avais neuf ans de moins que vous… »</span></em><br />Ainsi commence cette ultime lettre à l’absent parfois très intime, oscillant entre tutoiement et vouvoiement facilement déstabilisateurs, à laquelle viennent se greffer souvenirs d’enfance, d’adulte, religion et rapport à la mort.<br />En trame de fond, une belle histoire d’amour qui prend un virage inattendu et la valse des sentiments qui l’accompagnent.<br />D’aucuns l’interprèteront comme une sorte de règlement de comptes, un appel au rétablissement de sa légitimité de veuve suite à la frustration de l’appropriation de l’homme qu’elle aimait par la postérité et les intérêts financiers, une remise en cause des partis pris, de la retranscription et de l’interprétation qui a pu être faite des dictées de son conjoint.<br /><br /></div><blockquote><p align="justify"><em><span style="color:#993399;">« (…) Qui a le droit de nous déposséder de notre histoire en émiettant notre intimité autour d’un club-sandwich ? Qui gagne quoi et surtout combien en falsifiant la réalité ? Quand on ne comprend pas ce qui se passe, ce qui se trame par en-dessous, il faut toujours penser à un seul mobile : l’argent. (…) »</span></em> </p></blockquote><div align="justify">D’autres, comme moi, apprécieront cet ouvrage qui se lit facilement et rapidement, avec de jolies pointes d’humour, pour son point de vue différent, son approche de l’impuissance et du désespoir des conjoints des patients, de leur intimité impossible, mais aussi plus généralement sur la place dans la société des femmes « invisibles », maîtresses dont on connaît l’existence mais qui n’ont aucun droit que celui d’aimer et d’attendre seules, souvent en vain.<br /><br /><blockquote><div align="justify"><em><span style="color:#cc33cc;">« (…) J’ai l’impression de vivre sur la pointe des pieds. Pour le corps médical elle redevient ta femme alors que vous ne vous êtes jamais mariés et que tu viens surtout de la quitter. Quitter pour moi. Elle sera pourtant leur unique interlocutrice. (…) » </span></em></div><div align="justify"><br /><em><span style="color:#cc33cc;">« (…) Ils ne frappent pas à la porte. Que pourraient bien faire deux adultes qui s’aiment (qui s’aimaient, qui ne s’aimeront plus faute de combattants ?) enfermés depuis quatre heures dans cette chambre de neuf mètres carrés qui pue, sans pouvoir ni se parler, se dire, rire, ni se toucher. La sexualité à l’hôpital est un plus grand tabou encore que les maladies nosocomiales. (…) »</span><br /></em></div></blockquote><br />Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de découvrir cette histoire d’une femme a qui on a volé son amour, son chagrin, son deuil, et qui a bien fait d’utiliser son droit de réponse.<br /><br /><blockquote><p><em><span style="color:#cc33cc;">« (…) Je n’ai pas la parole, je suis votre fausse veuve, celle du rang de gauche à l’église dos à la nef. Celle à qui le curé n’a pas parlé. Celle qu’il n’a même pas regardée une seule fois dans les yeux. Pour les siècles des siècles. (…) </span></em></p><p><em><strong><span style="font-size:85%;">Florence Ben Sadoun est directrice de la rédaction de Première, journaliste à Elle, et chroniqueuse cinéma à France Culture.</span></strong></em></p><p><em><strong><span style="font-size:85%;">Merci aux éditions Denoël et à chezlesfilles.com de m’avoir fait découvrir ce livre.</span></strong></em></span></p></blockquote></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-77611755540618738082008-07-24T14:58:00.004+02:002008-07-24T18:41:46.970+02:00Mon petit roi<div align="justify"><a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/UNX/UNX128/u12833020.jpg"><span style="color:#cc33cc;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 189px" height="205" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/UNX/UNX128/u12833020.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#cc33cc;">Il s’appelle Vittorio Tobia Corrado.<br />C’est M.CarrieB qui me l’a présenté un beau soir de juillet, à ma grande surprise, alors qu’il ne m’y avait pas préparé et que je n’avais rien prévu pour l’accueillir.<br />Prise de court, je n’imaginais pas qu’il trouverait un volontaire aussi facilement et rapidement, et je me suis retrouvée toute bête devant lui, à ne pas savoir quoi dire ni faire.<br />Ca faisait longtemps qu’on en parlait puis on n’en parlait plus, on en avait envie tous les 2, pour mettre un peu de piment au quotidien, mais on n’avait jamais osé franchir le pas, bien que nous ayons désormais toute la place nécessaire pour l’héberger à la maison sans éveiller les soupçons, et que nous soyons chacun assez mûrs et confiants pour assumer.<br />Lui comme moi avions déjà tenté l’expérience maintes fois quand nous étions plus jeunes, plus en forme, plus fous, mais jamais ensemble.<br />Et là encore le problème se poserait : Impossible de se le partager sans laisser les enfants seuls ; nous n’osions pas imaginer le faire monter dans la chambre, ni faire ça dans une autre pièce de la maison ; le plus loin était le mieux, et il était décidé de situer les rendez-vous en pleine nature, loin des regards indiscrets.<br />Il était prévu que je le laisse exclusivement à M.CarrieB, qui avait envie de tenter quelque chose de nouveau, pour son seul plaisir, mais très vite je suis tombée sous le charme du nouvel arrivant et l’ai supplié de me laisser seule avec lui au moins un soir, juste pour l’aventure.<br />Il a fini par accepter, un peu à contrecÅ“ur, me faisant promettre que ça ne changerait rien entre lui et moi et que je ne m’enfuirais pas avec Vittorio pour ne plus jamais revenir.<br />Il faut dire qu’il était bien plus beau que je ne l’imaginais, encore vierge de toute escapade, magnifiquement racé et dont les courbes luisaient au soleil.<br />J’ai alors mis ma plus jolie tenue pour l’impressionner, et prévu de quoi boire pour me donner du courage et pouvoir me désaltérer sans freiner nos ébats.<br />M’abstenant de préliminaires, à peine étais-je montée sur lui que je retrouvais ces sensations délicieuses oubliées depuis mes 17 ans.<br />Pas facile à convaincre au départ (le contrat ne m’incluait pas et il affiche clairement qu’il préfère les hommes), il a fait son difficile et a tenté de m’épuiser très vite, mécaniquement, sans que l’un ou l’autre n’y prenne vraiment de plaisir.<br />Je n’arrivais pas à suivre le rythme, et nous avons du nous arrêter un moment pour reprendre une allure plus calme, ne pas nous lancer à corps perdus si nous voulions en profiter mieux et plus longtemps.<br />Je devais lutter de toutes mes forces pour faire oublier les années et lui prouver que l’expérience de l’âge valait bien l’audace de l’adolescence, et qu’une femme était capable de lui procurer de nouvelles sensations.<br />Nous avons fini par nous entendre, et la soirée fut douce et enivrante, alternance de halètements dans l’effort de va et vient et de longues expirations quand je le laissais faire seul, bercés que nous étions par les parfums de pêche et d’abricots des vergers qui nous entouraient.<br />Les mains serrées très fort dans les siennes, le dos tantôt cambré tantôt courbé, nos silhouettes s’éloignaient pour mieux se retrouver, et mes jambes se serraient de plus en plus autour de son corps tatoué.<br />Nous n’avons pas vu le soleil se coucher discrètement derrière nous, tant nous étions bien ensemble : le temps était comme suspendu, l’espace entier nous appartenait, et cette impression de communion avec la nature me grisait.<br />La fatigue s’installant à la tombée de la nuit, c’est à regrets que nous sommes rentrés à la maison, sans faire de bruit pour ne pas réveiller les enfants, rejoignant M .CarrieB qui commençait à s’inquiéter de ne pas nous voir revenir.<br />C’est naturellement d’abord vers Vittorio que M.CarrieB s’est tourné, histoire de voir si tout s’était bien passé, si je ne l’avais pas trop traumatisé, et s’il était envisageable que nous trouvions un arrangement pour alterner les soirées passées ensemble, à mon plus grand plaisir.<br />Ensuite Vittorio est allé se coucher, et nous avons pu parler calmement en couple de mes impressions quant à cette première fois : Malgré l’épuisement physique, la sensation de vide et des douleurs lancinantes à l’entre-jambes, j’avais follement envie de réitérer l’expérience un autre soir, quand M.CarrieB m’y autoriserait.<br />Après une douche bienvenue et une merveilleuse nuit de sommeil, je suis allée voir mon amant de la veille le lendemain matin : il allait bien, bien qu’il ait dormi sur la béquille, et, en hommage à nos premiers trente kilomètres parcourus ensemble, je me suis dit que nous nous étions suffisamment rapprochés pour que je puisse enfin l’appeler par ses initiales : VTC.<br />Et nous vécûmes M.CarrieB, notre vélo et moi, heureux et en bonne intelligence jusqu’à la fin des temps (ou au moins de la saison estivale).</span></div><div align="justify"><span style="color:#cc33cc;"><br /><br /></span></div><div align="justify"><span style="font-size:85%;color:#cc33cc;"><em>Ca vous a plu ? Preuve que l’été me fait aborder des sujets plus légers, vous pouvez lire ou relire ce que j’avais écrit dans le même style en août 2006 sur un de mes </em></span><a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=plaisir+solitaire"><span style="font-size:85%;color:#cc33cc;"><em>plaisirs solitaires</em></span></a><em><span style="color:#cc33cc;"><span style="font-size:85%;">…</span> </span></em></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-64401841427764349382008-07-03T18:22:00.002+02:002008-07-03T19:20:15.135+02:00Pour le meilleur et...?<div align="justify"><a href="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/ITS/ITS004/itf270s025.jpg"><span style="color:#339999;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 153px; CURSOR: hand; HEIGHT: 210px" height="190" alt="" src="http://bc.fotosearch.com/bigcomps/ITS/ITS004/itf270s025.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#339999;">Ah, les jolis mois de juin/juillet, mois de la Saint-Jean (mais aussi de la Saint-Médard et Barnabé, si si), de la fête de la musique (et pas toujours des oreilles) et de celle de notre pauvre France, des fraises non transgéniques (celles qui auront survécu à l’invasion des escargots et fourmis) et autres fruits radioactifs, mois de l’été (en théorie du moins), mais aussi et surtout mois des mariages !<br />Eh oui, en 2008 il y a encore des couples qui se marient, ça me surprendra toujours, même si on s’accorde désormais plus de temps pour y réfléchir, en moyenne à l’aube de la trentaine pour les femmes et juste après avoir passé le cap pour les hommes.<br />Bien que l’amalgame amour/mariage ne me paraisse plus de nos jours d’une grande évidence, environ 267 000 couples ont encore sauté le pas en 2007.<br />C’est assez étonnant, pour moi qui suis connue entre autres pour mon côté vieille France, fleur bleue, romantique-nunuche et tout-ce-qui-s’en-suit, mais le Mariage avec un grand M ne m’a jamais fait rêver (pas plus que les miss France d’ailleurs).<br />Et je me dis que ça n’est sans doute pas plus mal, parce que pour celles qui ont le fantasme de la longue robe blanche à froufrous depuis leur plus jeune âge, le rêve peut vite virer au cauchemar.<br />On a toutes en tête les mariages princiers et ceux idylliques des soaps télévisés, mais que se cache-t-il donc réellement derrière le sourire crispé des mariés-lambda le jour J ?<br /><br />Tout commence avec la fameuse demande en mariage : Dans bon nombre de cas, il s’agit uniquement d’un constat « ça fait 10 ans qu’on est ensemble, on pourrait se marier, tu ne crois pas ? », « on a 3 enfants, le 4ème en route, ce serait peut-être mieux que tu portes leur nom », d’un passage obligé religieux « pas d’enfants avant le mariage », d’un choix stratégique « j’ai fait la simulation, si on était mariés on paierait 2 fois moins d’impôts » ou d’une nécessité « la banque ne nous accordera pas le crédit pour la maison si on n’est pas mariés ».<br />Soyons lucides : une demande formulée hors de la période passionnelle des débuts, après plusieurs années de vie commune, est rarement le fait d’un élan soudain d’amour, et parfois même uniquement la conséquence de l’insistance d’un des deux concubins.<br />Alors adieu la demande genou au sol dans un endroit extraordinaire, la larme à l’œil et la voix tremblante, adieu le « oui » fatidique dans un souffle avant l’évanouissement et les violons qui entament leur balade romantique tandis qu’en filigrane apparaît le « the end » précédant le générique, qui laisse entendre « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».<br />La demande, en réalité, n’a souvent rien de pompeux, et s’enchaîne très vite sur le choix de la date et du lieu, qui peut s’avérer première source de discorde, et qui forcément n’arrange jamais personne, à moins de s’y prendre au moins 2 ans à l’avance.<br />Mariage religieux ou non ? La plupart du temps quand on choisit l’église, ça n’est pas par conviction profonde, mais juste parce que « ça se fait dans la famille » ou pour pouvoir faire durer plus longtemps le suspense et se rapprocher du sacro-saint mariage en grande pompe.<br />Il s’agit aussi de décider qui on invite, et pour quel moment : l’apéritif ? le repas ? le dessert ? (si si ça se fait), et là les vieilles rancunes familiales commencent à resurgir « tatie Jeanine n’a pas donné signe de vie depuis le divorce de tes parents, tu crois vraiment que c’est indispensable de la convier? »<br />S’ensuivent en quelques mois marathoniens, méli-mélo, le choix et l’envoi des faire-part, la paperasse à réunir, le choix du traiteur et des menus, du vin, des dragées, la préparation religieuse avec le prêtre et ses interrogations d’un autre temps, les textes, les chants, les fleurs, les alliances, la liste de mariage, le photographe, l’animation, le costume, la robe et les accessoires, les chaussures, bijoux, le thème de la soirée, la décoration, les tulles pour décorer les voitures…et j’en passe.<br />Autant de raisons pour se lever en pensant au mariage, manger en pensant au mariage, ne parler que de mariage et se coucher en rêvant au mariage, autant dire une forte probabilité d’overdose de pression, et de disputes à répétition dans le couple ( difficile d’être toujours d’accord en étant si impliqué affectivement dans cet évènement), voire même au sein des familles.<br />Et tout ça a un coût bien sûr, pas moins de 11 800 € en moyenne en France, et qui va payer ?<br />L’argent et la répartition des dépenses sont un sujet sensible, qui vire vite en une guerre de négociations et d’arguments si les futurs mariés ne règlent pas seuls la note, et à condition qu’ils n’aient pas à contracter de crédit pour le faire.<br />Parmi les moments douloureux, la désignation des témoins est également à noter, avec son lot de déceptions, de colères voire de pleurs parmi la fratrie ou les amis.<br />Il s’agit là d’un choix émotionnel certes, mais stratégique aussi, sachant que les témoins vont s’occuper des enterrements de vie de garçon et fille respectifs et peut-être aussi du déroulement de la soirée de mariage, alors autant choisir des gens qui ne nous ferons pas sauter à l’élastique si on déteste les émotions fortes ni imposeront un discours d’un goût douteux le grand jour, en récitant la liste de toutes les ex du marié ou en abordant les tendances alcooliques de la mère de la mariée.<br />Ajoutons à cela l’établissement du plan de table et l’énervement est à son comble « qui va supporter de manger en face de mémé Yvonne ou d’écouter les blagues salaces du cousin Gaspard ? », « comment éloigner tonton André de tonton Alain, qui ne se parlent plus depuis cette histoire de vol de petite amie à la fac ? »…<br />Le jour J, épuisés mais…épuisés, les mariés se mettent enfin sur leur 31 tout en se demandant si tout est bien prêt, s’ils n’ont rien oublié, obsédés par la météo et la personne qui s’occupe des alliances « si elle les a oubliées, je la tue de mes mains » : le niveau de stress est si élevé qu’il est palpable, et qu’on sent que si un petit détail flanche, c’est la cocotte d’angoisses accumulées qui va exploser et faire s’écrouler l’édifice éphémère du mariage parfait.<br />Après au moins 4 bonnes heures de torture (triple couche de maquillage waterproof, chignon-lifting avec tentative d’ancrage des épingles directement dans le crâne généreusement arrosé d’une bombe entière de laque, et enfilage de la tenue à 3 personnes avec serrage de corset compressif, au minimum), la mariée est généralement belle (puisqu’elle a souffert pour l’être, tout de même) et souriante (dès qu’elle croise quelqu’un, tout au moins).<br />Le marié l’est aussi, même s’il a moins de mérite, si ce n’est celui de porter costume, gilet et cravate jusqu’au bout, quelle que soit la température.<br />Et la journée tant planifiée, tant espérée, peut enfin commencer.<br />L’impression de tourbillon peut assez bien résumer son déroulement, les étapes se suivent à la chaîne, les sourires, les embrassades, les photos, la mairie, les embrassades, l’église (en option), les embrassades, les photos, le vin d’honneur, les embrassades, les photos, le repas, les photos…STOP !<br />Voilà comment nous arrivons à notre fameux sourire crispé des mariés lambda le jour-J.<br />Du temps, de l’argent, des soucis, tout ça pour ça : une seule et unique journée festive ; il vaut mieux bien en avoir conscience avant de lancer l’idée au détour d’une soirée plus arrosée que les autres !<br />La bonne nouvelle, c’est que si les mariés sortent indemnes de tout ça, ils ont une chance de vivre heureux et tout ce qui s’en suit…ce serait quand même dommage que ça se termine quelques années plus tard par un divorce, enfin, je dis ça, je dis rien, mais 1 mariage sur 3 à peu près…ça veut dire que 2 s’aiment toujours !<br />Mes parents viennent juste de fêter leurs 38 années de mariage, et je connais bien d’autres couples qui font rimer amour (et mariage) avec toujours, alors qui dit (à part moi pour le moment) que je ne (re)sauterai pas le pas d’ici quelques années?<br />Ben oui parce qu’entre les impôts, les enfants et le projet maison, je vais bien finir par devoir céder !</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-24198250181019558232008-05-25T00:22:00.009+02:002008-05-25T02:15:04.540+02:00Fete des mères, mais pas que<div align="justify"><a href="http://storage.canalblog.com/12/74/68197/13538694_p.jpg"><span style="color:#990000;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 174px; CURSOR: hand" height="139" alt="" src="http://storage.canalblog.com/12/74/68197/13538694_p.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#990000;">Ce dimanche 25 mai est bien sûr celui de la fête de toutes les mamans, mais j’en ai déjà parlé par le passé suffisamment </span><a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=accueilli+le+livreur+"><span style="color:#990000;">ici</span></a><span style="color:#990000;"> et </span><a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=sa+couleur+pr%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9e"><span style="color:#990000;">là </span></a><span style="color:#990000;">, et puis </span><a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=puzzle+%C3%A0+l%E2%80%99imposant"><span style="color:#990000;">là </span></a><span style="color:#990000;"> aussi.<br />Ce qu’on sait moins, c’est que cette date correspond aussi au pire cauchemar de chaque mère, de chaque parent : la disparition d’un enfant.<br />Aujourd’hui a lieu pour la 6ème année consécutive en France (la 25ème pour les USA) la Journée Mondiale des enfants disparus, dont le nombre s’élève ici encore chaque année à environ 40 000, qui pourraient être les vôtres, ou les miens.<br />Parmi eux, une grande partie de fugueurs, ou plutôt de fugueuses, puisque les filles sont plus nombreuses à oser quitter le domicile parental sur un coup de tête, et de plus en plus d’enlèvements parentaux, exponentiels à l’augmentation des séparations et divorces, et contre lesquels il est difficile d’agir, à plus forte raison lorsque le parent kidnappeur se cache à l’étranger.<br />La plupart des ces 40 000 mineurs sont heureusement retrouvés dans l’année, sachant que les 48 premières heures sont toujours décisives en cas d’enlèvement, et qu’en cas de fugue l’échéance du mois semble être souvent concluante.<br />Mais environ 2%, seulement et tellement à la fois, constituent les enlèvements criminels.<br />Seulement parce que le pourcentage faible semble une proportion "acceptable" pour un statisticien, tellement parce qu’aucune de ces histoires individuelles ne peut laisser insensible.<br />Face à ce drame, les familles concernées se sentent souvent abandonnées, obligées de se conformer aux recherches habituelles menées par la gendarmerie, démunies face à l’inconnu et anéanties, par l’inquiétude et la douleur, même si de plus en plus d’associations sont présentes à leurs côtés.<br />Dans tous les témoignages de parents, ce qui revient inlassablement comme le pire à surmonter est l’incertitude, même de nombreuses années après la disparition.<br />Comment faire le deuil contre nature d’un enfant quand l’espoir est intact, faute de corps, entretenu par de fausses alertes et l’absence de nouvelles, et quand on n’a aucun lieu où se recueillir, où pleurer une réalité officiellement constatée ?<br />En tant que mère, c’est sans aucun doute la pire chose qui pourrait m’arriver, et, tout en compatissant sincèrement avec les familles concernées, je n’ose imaginer dans quel désarroi une telle situation peut les placer, et je sais bien que personne n’est préparé à ce genre d’épreuve, que personne ne veut s’y préparer, à juste titre.<br />Sans doute n’y a-t-il pas plus de disparitions que par le passé, sans doute en entend-on davantage parler avec l’expansion des médias et la surexposition des « affaires », mais le risque est là , omniprésent, de l’école au supermarché, du quartier à la fête du village.<br />Sans devenir paranoïaque ou terroriser les enfants, la meilleure action de prévention reste la communication et la confiance, la liberté dans un cadre bien défini, et l’information des attitudes à avoir en cas de doute, plus que l’explication précise des dangers encourus.<br />J’en ai pour ma part parlé très simplement à ma fille dès qu’elle a été en âge de comprendre qu’il ne fallait pas répondre aux inconnus, quand l’occasion s’en est présentée, et continue à communiquer sur le sujet au fil de ses interrogations et de sa croissance.<br />Beaucoup de mamans dans mon entourage n’ont jamais abordé le sujet et pensent à tort traumatiser leur progéniture en évoquant une éventualité qui reste marginale.<br />Je pense personnellement que c’est dans tous les cas une bonne entrée en matière au monde tel qu’il est, fait certes de rose, mais aussi de nuances de gris et de noir, un monde imparfait à la mesure d’humains non exempts de failles.<br />Dans mes recherches pour cet article, j’ai découvert plusieurs outils simples et faciles d’accès aux plus jeunes, supports à une discussion mère/enfant par exemple, propice en ce jour spécial de fête des mères, mais aussi de mobilisation des pouvoirs publics et du grand public sur la problématique des disparitions d’enfants.<br />Il y a notamment le « <a href="http://apev.org/article.php?sid=61">marque-page de sécurité</a> », avec les 7 conseils élémentaires de prudence et de sécurité de l’enfant, ou encore la mini-bande dessinée « <a href="http://apev.org/index.php?op=newindex&catid=4">Et toi, tu fais quoi ?</a> », ou comment il peut faire face aux situations imprévues, disponibles l’un et l’autre gracieusement sur simple demande par mail à l’<a href="http://apev.org/index.php?op=edito">APEV</a> (Aide aux Parents d’Enfants Victimes).</span></div><div align="justify"><span style="color:#990000;">Pour éviter un jour d’être dans les 2% qui font mal, et parce que quand on peut prévenir, c’est faiblesse d’attendre (dixit Jean de Rotrou), parlons-en, parlons leur.</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-35715350660781064442008-04-22T00:23:00.009+02:002008-04-22T01:03:15.922+02:00Paris, tu paries ?<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_4Z07In1fVtg/SA0ZTisNmLI/AAAAAAAAAEQ/gmXYTQzxZUk/s1600-h/IMGP0278.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191833768948504754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 165px" height="175" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_4Z07In1fVtg/SA0ZTisNmLI/AAAAAAAAAEQ/gmXYTQzxZUk/s200/IMGP0278.JPG" width="131" border="0" /></a><span style="color:#666666;">C’est un peu comme ça qu’avait été lancée l’idée d’une folle escapade à Paris par </span><a href="http://labrunequiroule.canalblog.com/"><span style="color:#666666;">ma fée préférée</span></a><span style="color:#666666;">, qui s’est concrétisée il y a 15 jours déjà …<br />Mais au fait, à quoi reconnaît-on deux provinciales qui passent quelques jours à la capitale ?<br />Elles commencent par se perdre dans le hall de gare, ensuite se retrouvent systématiquement sur le quai de métro opposé à leur destination et, une fois dans la rue, prennent encore la mauvaise direction.<br />Elles ne se déplacent jamais sans leur plan détaillé des arrondissements et arrêts de métro, mais ne le tiennent pas forcément dans le bon sens.<br />Elles remarquent immédiatement que Paris ne sent pas bon, ni en sous-sol, ni en surface, et n’arrivent pas à faire abstraction du mélange d’odeurs qui atteint leurs narines, mais éveillent tous leurs autres sens pour compenser.<br />Elles courent, comme les parisiens, mais pas pour les mêmes raisons : d’abord emportées par le mouvement, elles veulent voir tant de choses, visiter, découvrir, que le temps leur manque toujours.<br />Elles s’excusent lorsqu’elles se font bousculer, sourient et osent même parler à des personnes qu’elles ne connaissent pas, tout en restant polies.<br />Elles ne s’engouffrent pas dans la première bouche souterraine en cas d’averse, elles préfèrent admirer l’architecture urbaine de plain-pied, même sous la pluie.<br />Elles ne regardent pas où elles marchent, leurs yeux s’attardent en l’air, sur des bâtiments chargés d’histoire ou bien plus hauts qu’elle n’en voient au quotidien.<br />Elles refusent de se laisser prendre au piège des attrape-touristes chargés de porte-clés Tour Eiffel et de T-shirts « I love Paris », mais s’attardent anormalement dans les boutiques des musées.<br />Elles se font aborder dès la sortie du train pour se faire vendre des livres d’occasion au prix des neufs, et enchaînent sur une bonne partie des malheureux de la ville lumière, en demande d’argent, de cigarettes ou d’attention.<br />Elles s’émerveillent de chaque chose, et par-dessus tout de ce choix trop large d’activités dont les autochtones n’imaginent peut-être pas le côté exceptionnel.<br />Elles n’hésitent pas à aider, dans la mesure de leurs capacités et de leur sens de l’orientation, d’autres provinciaux égarés à trouver leur chemin.<br />Elles disent qu’elles adorent Paris, mais n’envisageraient pas même une seconde d’y vivre.<br />Elles aiment se perdre dans les rues à la lueur des réverbères en refaisant le monde, et arriver malgré tout à retrouver leur hôtel, même au petit matin.<br />Et pour ces deux là , ce week-end précis, elles savent apprécier la douceur d’un soir en terrasse à Beaubourg, une pièce aussi intime qu’hilarante* et un restaurant aussi inattendu qu’expérimental**.<br />Elles découvrent avec admiration les grands classiques du Louvre, puis une exposition surprenante et qui submerge d’émotions***.<br />Elles rencontrent des blogueurs au grand cÅ“ur****, voient l’Opéra, Notre Dame, l’Ile Saint-Louis, Pigalle, Luxembourg, Montmartre, le marathon de Paris et tant d’autres!<br />Elles rentrent chez elles trop vite, épuisées mais des images plein les yeux et des sourires plein le cÅ“ur.<br />Paris, tu paries, Paris, que je te quitte?</span></div><div align="justify"><span style="color:#666666;">Mais que je reviendrai un jour y rejouer la provinciale, ça c’est sûr, et avec plaisir.<br /><br />* « </span><span style="color:#666666;"><a href="http://www.chaussuresrouges.fr/">Quand je serai grande j’aurai des chaussures rouges</a> </span><span style="color:#666666;">», pièce tendre, émouvante et drôle aux Blancs Manteaux, avec Valentine et Sandrine, comédiennes au bagout et au dynamisme sans faille : une soirée fous-rires à ne pas rater ! </span></div><span style="color:#666666;"><div align="justify"><br /></span><span style="color:#666666;">** « </span><a href="http://www.danslenoir.com/"><span style="color:#666666;">Dans le noir ?</span></a><span style="color:#666666;">», ou comment manger un menu surprise (ou boire un verre) dans l’obscurité totale, avec l’aide de guides non-voyants d’une grande compréhension : expérience sensorielle aussi étonnante que déstabilisante. </span></div><span style="color:#666666;"><div align="justify"><br />*** « </span><span style="color:#666666;"><a href="http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/exposition_739.htm">Sorbonne Plage</a> </span><span style="color:#666666;">», à la bibliothèque Nationale de France, jusqu’au 18 mai, manuscrits originaux, photographies, dessins, films et enregistrements d'époque : correspondances, idéaux, et liens de 4 prix Nobel engagés </span></div><div align="justify"><span style="color:#666666;"><br />**** </span><a href="http://www.laminute.canalblog.com/"><span style="color:#666666;">Mme de Keravel</span></a><span style="color:#666666;"> (et Monsieur, bien sûr, quel accueil!), </span><a href="http://chezpepina.canalblog.com/"><span style="color:#666666;">Pepina</span></a><span style="color:#666666;"> (et junior, adorable) et </span><a href="http://titouns.blogspot.com/"><span style="color:#666666;">Titouns</span></a><span style="color:#666666;"> (en coup de vent, à regrets)</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-83350494848699886992008-03-21T12:00:00.003+01:002008-03-21T13:46:32.333+01:00Saison de l'écriture<div align="justify"><a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/CSK/CSK006/pr21675.jpg"><span style="color:#006600;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 158px" height="175" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/CSK/CSK006/pr21675.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#006600;">Je me suis rendue compte récemment que mes périodes lecture/écriture ne coïncidaient jamais.<br />Il y a résolument dans ma vie des épisodes, plus ou moins longs, consacrés à l’une ou à l’autre, mais de manière quasi obsessionnelle et systématique.<br />Quand l’envie de lire me prend, c’est une boulimie de lignes qui m’envahit : je lis jusqu’à l’<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">endormissement</span>, jusqu’au dégoût, jusqu’à l’overdose de ces mots d’auteurs qui me touchent ou m’indiffèrent.<br />Je ne possède que peu de livres, trop nourrie depuis mon enfance des exemplaires cornés et odorants des rayonnages de la bibliothèque, et l’idée même d’annoter de ma main la marge d’un ouvrage dont j’aurais fait l’acquisition m’apparaît comme un blasphème.<br />Je respecte l’<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">objet-livre</span> et son histoire en tant que tel, et ne tente de me l’approprier que l’espace de ma lecture, par l’imagination, l’identification psychologique, parfois jusqu’au transfert momentané.<br />Dans ma "culture littéraire" il y a de tout et de rien, romans, nouvelles, biographies, poèmes, contes et j’en passe, du genre littéraire, d’auteurs connus ou pas du tout.<br />J’en ai oublié la plupart, à vrai dire, et retenu que peu, mais à coup sûr ils ont tous apporté leur contribution au puzzle de mon existence, des choix que j’ai faits et des directions que j’ai prises.<br />Alors, lorsque la frénésie me prend, je les sélectionne le plus souvent selon des critères qui mêlent le hasard à l’intuition, et les dévore sans relâche de la première à la dernière miette de mot.<br />De bonnes surprises parfois, des déceptions aussi, ou pire certains qui ne m’atteignent en rien, mais la joie de lire est toujours intacte.<br />Dans l’idéal, pour être rassasiée, ne serait-ce que provisoirement, il faut que je trouve le livre qui me bouscule, me bouleverse, m’apprenne, m’interroge sur mes convictions les plus profondes, me laisse sans voix et stupide de ne pas l’avoir lu plus tôt.<br />Il y en a comme ça, qui font que vous ne serez jamais plus la/le même, aussitôt la dernière page achevée.<br />Oui ce que j’aime dans la lecture c’est, en plus du rapport charnel, sensuel (littéralement) avec l’objet, ce besoin impérieux, essentiel, que l’on mette à mal mes neurones, mon mode de pensée même, mes certitudes, et c’est sans doute la finalité de cette orgie de chapitres.<br />Lire beaucoup, de tout, du bon et du médiocre, pour mieux apprécier la pépite qui se cache dans la masse et saura faire chavirer mes sens sans crier gare, et me faire renoncer à écrire quoi que ce soit sans que je ne chiffonne chaque ébauche de début de genèse de naissance de prémices de commencement de texte.<br />Après avoir lu tant et tant de pages rédigées par d’autres, au prix de mois, d’années de travail ou de l’œuvre d’une vie, comment ne pas penser que tout à déjà été écrit ?<br />Comment imaginer pouvoir apporter quelque chose à l’autre, le distraire, susciter de l’intérêt, éveiller une étincelle, l’attiser, et satisfaire et l’auteur, et le lecteur ?<br />Mais l’écriture revient toujours, saison bénie, car à défaut de la connaître ou de la maîtriser, je l’aime et elle a toujours été quelque part à l’intérieur, faisant parfois un signe, se cachant, s’extériorisant tout à coup, puis repartant se blottir à l’abri de moi-même.<br />J’aime cet instant précis où une idée me vient, sans préméditation, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, légère ou plus personnelle, simple ou sur laquelle il me faudra travailler.<br />Un mot, une phrase, autour de laquelle il faudra construire une histoire, vécue ou non, de toutes pièces.<br />L’inspiration de départ est comme l’unique indice d’une enquête, une base de travail pour l’imagination, la mémoire, l’esprit en général, <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">qu</span>’il faudra analyser, fouiller, torturer aussi.<br />Quand les mots commencent à s’échapper du stylo sur la page blanche, soit ils s’enchaînent automatiquement en un flot rapide qui ne cesse <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">qu</span>’au point final, soit ils s’arrêtent trop tôt en une ph(r)<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">ase</span> incomplète.<br />Plus je m’implique dans l’écriture, plus elle me fait souffrir, trébucher à chaque étape sur des obstacles invisibles, tomber dans le trou noir de la page blanche.<br />Le vide ne m’a jamais tant effrayé que dans ma tête et sur le papier.<br />Je veux écrire, mais je ne peux pas : frustration extrême, tiraillement des méninges et douleur physique indescriptible, comme si tout le corps se contractait, s’arrêtait d’accomplir ses fonctions vitales, déçu de si peu de résultats fournis par le cerveau.<br />Mais quel bonheur quand les mots reviennent !<br />Même un seul, clé mystérieuse qui permet d’ouvrir la porte à la suite de syllabes encastrables, de sujets <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">modulables</span>, adjectifs interchangeables, verbes indispensables et compléments <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6">déplaçables</span>, qui composeront le texte.<br /><span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7">Etrangement</span> mes cahiers ne sont pas du tout soignés, couverts de caractères illisibles et puérils, de symboles de renvoi vers note, de ratures grossières, qui ne correspondent en rien à mon écriture habituelle, comme s’il avait fallu conserver intact l’état d’esprit des premiers poèmes griffonnés de mon enfance.<br />Je noircis des pages en abondance, souvent plusieurs textes à la fois, passant de l’un à l’autre au gré de mon humeur, et dois limiter mes relectures pour ne pas tous les éliminer prématurément, et que certains subsistent malgré tout.</span></div><div align="justify"><span style="color:#006600;">Alors j’écris pour le plaisir d’écrire, comme je lis pour le plaisir de lire, et peu importe le résultat, tant que l’envie est là .<br />J’écris à saturation, ou à satisfaction, mais n’insiste jamais quand le moment est venu, quand cahier et stylo implorent du repos.<br />Alors ils s’ouvrent seulement, avec parcimonie à quelques notes concises, quelques idées qui vagabondent, et qui peut-être plus tard feront l’objet d’un récit, ou pas.</div></span><div align="justify"><span style="color:#006600;">En attendant revient le temps de la lecture, comme une saison nouvelle <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8">qu</span>’on n’a jamais eu l’occasion d’attendre.</span></div><div align="justify"><span style="color:#006600;"></span> </div><div align="justify"><span style="color:#006600;"></span> </div><div align="justify"><span style="color:#006600;"><em>Saison aussi du partage des expériences : Qu'en est-il de votre relation à la lecture/l'écriture?</em></div></span>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-25507502555665355092008-03-11T16:20:00.011+01:002008-03-11T19:45:13.881+01:00Lettre ouverte à C.<div align="justify"><a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/DSN/DSN021/1809611.jpg"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 123px; CURSOR: hand; HEIGHT: 170px" height="188" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/DSN/DSN021/1809611.jpg" border="0" /></a><span style="color:#663366;">Cette journée de la femme avait un goût bien amer cette année, après ce que tu m’avais annoncé une semaine plus tôt.<br />L’heure n’était plus à te dire que c’était prévisible, que tu pouvais te douter que ni le temps, ni la patience, ni le déménagement d’il y a quelques mois ne le feraient changer.<br />C’était tentant de te rappeler qu’il t’avait déjà frappée par le passé, prétendant à des « accidents », que sa personnalité déroutante , sa jalousie maladive et son alcoolisme grandissant avaient réussi à te couper du monde, des amis, de ta famille.<br />Que l’amour ça n’est pas ça, tout simplement.<br />J’aurais pu te blâmer de ne pas l’avoir quitté déjà depuis longtemps, de ne pas avoir réagi à ses accès de colère, de ne pas en avoir parlé avant, malgré les fluctuations de son comportement.<br />Mais je me suis souvenue qu’il y a plus de 10 ans, je m’étais fait prendre au même piège insidieux de la violence psychologique qui détruit à petit feu, de l’intérieur, dévalorise, fait perdre toute confiance en soi, en son propre jugement, et mène à douter de sa propre intégrité mentale.<br />Je me suis remémorée l’incompréhension et l’impuissance de l’entourage lorsque j’avais plié bagages avant l’irrévocable, les doutes qui m’assaillaient et la peur du lendemain, de l’inconnu, mais aussi l’instinct de survie et l’espoir, oui l’espoir.<br />Alors je me suis abstenue de porter un jugement et ai tenté de t’aider au plus vite comme je le pouvais, sans attendre que tu me le demandes, quitte à ce que tu m’en veuilles de me mêler ainsi de ta vie, d’intervenir sans ton autorisation sur le cours de ton avenir.<br />Parce que je voulais que tu en aies un, d’avenir, et je savais qu’en te laissant ainsi, déjà couverte d’ecchymoses et dangereusement amaigrie, le tien était plus qu’incertain,.<br />Tu as fini par comprendre que ma main n’était tendue vers toi que pour te protéger, et sortir tes enfants d’une situation qu’ils n’ont jamais choisie, que je faisais le choix, pour toi, de croire en des lendemains meilleurs.<br />« Violence conjugale » : les mots étaient lâchés, à la gendarmerie, aux associations d’aide aux femmes battues, et P., M., R., les hommes en bleu et moi t’avons accompagnée du mieux que nous avons pu au jour le jour, au fil de tes hésitations et de tes craintes, jusqu’à ce qu’enfin tu acceptes de porter plainte, de dénoncer l’individu malveillant qui confisquait ta vie, te réduisant à l’ombre de toi-même.<br />Bien sûr, il n’est jamais simple d’accepter un échec et de passer outre la culpabilité injustifiée et la peur, cette peur qui était ton quotidien et qui ne t’a pas encore quittée.<br />Bien sûr, il y a eu cette goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la tolérance, ce coup de trop porté à la chair de ta chair.<br />Bien sûr j’ai craint pour ta vie, celle des enfants, celle de M. venue te soutenir, et prié fort lorsque tu m’as dit que je signais ton arrêt de mort.<br />Je prie toujours à qui veut bien m’entendre quand la situation ne dépend pas que de moi, on ne sait jamais.<br />Mais ce dont je suis certaine, quoi qu’il arrive maintenant, est que tu as, nous avons, pris la meilleure décision, premier pas vers une nouvelle existence qu’il va te falloir reconstruire de toutes pièces sur des bases plus saines, plus sereines.<br />Ce qui est sûr est que demain, date de ton déménagement improvisé dans l’urgence chez M. et P., sera le premier jour du reste de ta vie, et que tu ne seras pas seule pour y faire face.<br /><br /><em>Tristes rappels</em> : En France, 1 femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon.<br />Entre 2005 et 2006, 330 000 femmes ont déclaré vivre avec un conjoint qui a porté la main sur elles. 8,8% seulement ont déposé plainte et 84% de ces actes n'ont fait l'objet d'aucun signalement à la police ou à la gendarmerie. </span></div><div align="justify"> </div><div align="justify"><span style="color:#663366;"></span></div><div align="justify"><span style="color:#663366;"></span></div><div align="justify"><span style="color:#663366;"><em>« Tant que la violence faite aux femmes sera occultée et relativisée , tant qu'elle ne sera pas suffisamment prise en compte par l'Etat et reconnue comme un véritable enjeu par la société tout entière , elle ne cessera pas. C'est à ce prix seulement que la France qui se revendique comme la patrie des droits de l'homme sera aussi celle des droits des femmes »,</em> écrit Amnesty International dans « les Violences faites aux femmes en France, une affaire d'Etat » ( Autrement, 2006 ).</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-17569737353181400372008-03-06T22:37:00.007+01:002008-03-13T16:12:33.754+01:00Prends le temps...de tout regarder!<p align="center"><object width="504" height="391" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-ca45e8840540f285" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="movie" value="http://www.blogger.com/img/videoplayer.swf?videoUrl=http%3A%2F%2Fvp.video.google.com%2Fvideodownload%3Fversion%3D0%26secureurl%3DqgAAAHZQAKfu6jF-JfdYz_38Vli5PDvsIrzRn58m3yJ5WGqHnIHJHA0Nwg0wzvLuKW3m7n03qUyZYAPR8o5FQLRgS7jtrHEtcWG2Lg5lfKIwkkRLuY2odt6dStbNubqVUB8JJwVlpKNNKWROR9DoHyPu1LN8z2rbNxf2ZY59Wrj_W4ravVRGFgzFhiWvzOZRR_Zin1wqJaGzLq94uxtcV3lANGSOr7YYZDIJoQUhcC1mm1LT%26sigh%3DJ8GO6GoryS-cg7h2WIdYMxlPQjc%26begin%3D0%26len%3D86400000%26docid%3D0&nogvlm=1&thumbnailUrl=http%3A%2F%2Fvideo.google.com%2FThumbnailServer2%3Fapp%3Dblogger%26contentid%3Dca45e8840540f285%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw320%26sigh%3DOEdzTpAMH_PjHe1D2OyOFvy8d04&messagesUrl=video.google.com%2FFlashUiStrings.xlb%3Fframe%3Dflashstrings%26hl%3Den"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF"><embed width="504" height="391" src="http://www.blogger.com/img/videoplayer.swf?videoUrl=http%3A%2F%2Fvp.video.google.com%2Fvideodownload%3Fversion%3D0%26secureurl%3DqgAAAHZQAKfu6jF-JfdYz_38Vli5PDvsIrzRn58m3yJ5WGqHnIHJHA0Nwg0wzvLuKW3m7n03qUyZYAPR8o5FQLRgS7jtrHEtcWG2Lg5lfKIwkkRLuY2odt6dStbNubqVUB8JJwVlpKNNKWROR9DoHyPu1LN8z2rbNxf2ZY59Wrj_W4ravVRGFgzFhiWvzOZRR_Zin1wqJaGzLq94uxtcV3lANGSOr7YYZDIJoQUhcC1mm1LT%26sigh%3DJ8GO6GoryS-cg7h2WIdYMxlPQjc%26begin%3D0%26len%3D86400000%26docid%3D0&nogvlm=1&thumbnailUrl=http%3A%2F%2Fvideo.google.com%2FThumbnailServer2%3Fapp%3Dblogger%26contentid%3Dca45e8840540f285%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw320%26sigh%3DOEdzTpAMH_PjHe1D2OyOFvy8d04&messagesUrl=video.google.com%2FFlashUiStrings.xlb%3Fframe%3Dflashstrings%26hl%3Den" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object></p><p align="justify"><span style="color:#cc33cc;"><em>Avec toutes mes excuses à l’anonyme à qui j’ai emprunté le début de ce diaporama...<br /></em><br /><em>Pour les malheureux qui n’arriveraient pas à lire le film, vous pouvez télécharger Windows Media Player <a href="http://www.01net.com/windows/Multimedia/lecteurs_video_dvd/fiches/24011.html">là </a>.</em><br /><br />Et, sélectionnée ou pas, je compte bien aller au <strong>Festival de Romans</strong> (en même temps, c’est près de chez moi), alors si vous en êtes aussi, faites moi signe pour qu’on s’y rencontre !<br /><br /><strong>Rappel :</strong> </span><a href="http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/participants/"><span style="color:#cc33cc;">http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/participants/</span></a><span style="color:#cc33cc;"><br />Catégorie « blog de vie », « aboutthirty » fiche détaillée, « voter pour aboutthirty », puis attente confirmation par mail et valider le vote</span> </p><p align="justify"><em><span style="font-size:85%;">PS : Vous avez vu? J'ai réussi à transformer un fichier Powerpoint en fichier vidéo toute seule comme une grande, je suis trop forte!</span></em></p><p align="justify"><strong>Important, edit du 13/03 :</strong> <em>Il semblerait qu’un ou plusieurs admirateurs secrets aient utilisé un ou des comptes mail provisoires pour m’attribuer d’avantage de voix, et je viens d’en être informée par l’équipe du Festival. Ce phénomène n’est pas isolé, puisqu’il concerne a priori plusieurs blogueurs, mais ça n’est pas nous rendre service que d’adopter ce genre de comportement, alors merci de ne plus rien en faire. Je préfère de loin être la dernière de la liste honnêtement que la première de façon frauduleuse !</em></p>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-49490283082468673802008-02-28T13:59:00.002+01:002008-02-28T14:10:03.049+01:00Entretien d’embauche : attention sport extrême !<div align="justify"><a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/UNN/UNN262/u10103664.jpg"><span style="color:#3366ff;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 173px; CURSOR: hand" height="111" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/UNN/UNN262/u10103664.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#666666;">Après le rafting, le parapente ou le bobsleigh, j’ai trouvé, un peu malgré moi, un nouveau hobby générateur d’adrénaline : l’entretien d’embauche.<br />Il a l’avantage de n’être coûteux qu’en temps, même si le temps c’est de l’argent, enfin plus pour l’entreprise que pour le candidat quand même.<br />Il ne nécessite pas d’équipement particulier, juste une tenue correcte et un tant soit peu élégante, dans laquelle on se sente bien.<br />Au niveau des protections, ni casque ni harnachement : une solide personnalité est censée suffire, les attentes mesurées et les pieds sur terre.<br />Tout comme la veille d’une épreuve sportive, il vaut mieux éviter les abus et fêtes trop bien arrosées, sous peine de ne pas avoir le temps de retrouver tous ses moyens pour le face à face.<br />On peut manger presque ce que l’on veut au repas qui précède l’épreuve, sans craindre la nausée, sachant qu’il est toutefois recommandé d’éviter légumes secs et plats trop généreusement épicés, pour convenance personnelle tant que pour le confort de l’interlocuteur.<br />Pas d’exigences climatiques favorables, si ce ne sont celles qui permettent d’aller au point A domicile au point B lieu de l’entrevue par un moyen de transport approprié dans de bonnes conditions.<br />C’est une discipline qui se pratique de préférence seul, parce qu’en groupe la solidarité n’est pas toujours de mise, avouons le : les coups bas sont fréquents et l’esprit d’équipe totalement absent.<br />Elle nécessite d’être d’une ponctualité sans faille, sous peine non seulement de laisser une très très mauvaise impression, mais aussi et surtout de rater sa chance à tout jamais.<br />Avec un entraînement régulier, elle permet de garder le cap sur ses objectifs et d’en améliorer la pratique.<br />La condition physique y est moins importante que la psychologique : un long entraînement mental peut être nécessaire, avec option répétition orale, au volant de sa voiture ou dans le métro (pour les adeptes de la dernière minute), ou encore devant le miroir de la salle de bain (pour les nostalgiques des discomobiles des années 80, ou pour vérifier la cohérence de l’ensemble geste/discours/apparence).<br />Stimulé par l’adrénaline, il n’est pas rare d’y accomplir des exploits, tours de force de facilité d’élocution, d’assurance et d’aisance d’échanges dont on ne se serait pas senti capable quelques heures plus tôt.<br />Cela n’empêche pas l’entretien de pouvoir être aussi épuisant pour l’esprit que pour le corps (et ce, sans penser à la promotion canapé bien sûr), le stress causant inévitablement et entre autres quelques contractures musculaires et encombrant la tête de toutes sortes de questions aussi stupides qu’inutiles (puisque a posteriori).<br />Alors, comme avant et après le grand saut, les coups de fil et SMS affluent, pour encourager et rassurer d’abord, pour savoir et rassurer encore ensuite.<br />Dans la plupart des cas, on en sort content de l’avoir fait, mais soulagé que ce soit fini.<br />Mais là où la situation se complique et où la différence avec les autres sports extrêmes se fait vraiment ressentir, c’est au niveau de l’échéance, de la réservation, du rendez-vous, parce qu’on a beau faire de notre mieux, envoyer de jolies lettres, une photo avec un beau sourire, téléphoner gentiment, l’initiative viendra toujours du recruteur.<br />Et une fois le cap passé, il y a encore cette attente lourde, pesante, insoutenable, et cet espoir mêlé d’angoisse, qui aboutissent bien plus souvent à des déceptions qu’à des joies et en font une activité des plus fortes en émotions.<br />Cependant, bien plus que du mérite, une satisfaction personnelle ou un certificat, l’entretien d’embauche peut ouvrir de belles promesses d’avenir et ça, c’est un sacré enjeu.</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-76605771448900513412008-02-05T21:51:00.000+01:002008-02-05T23:48:09.955+01:00Une rencontre tout sauf virtuelle<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/_4Z07In1fVtg/R6jMzWGIWsI/AAAAAAAAADM/DNJ5XCOJOa8/s1600-h/we+fevrier.jpg"><span style="color:#3333ff;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163602155256961730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="119" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_4Z07In1fVtg/R6jMzWGIWsI/AAAAAAAAADM/DNJ5XCOJOa8/s200/we+fevrier.jpg" width="163" border="0" /></span></a><span style="color:#3333ff;">Ca faisait longtemps, trop sans doute, que je n’avais pas franchi le pas du virtuel au réel.<br />Ca faisait longtemps, trop sans doute, que j’avais envie de les rencontrer, mais l’occasion ne s’était pas présentée.<br />Alors j’ai créé l’occasion, proposé une date, un week-end entier pour ne pas faire les choses à moitié, et le seul regret que j’ai est que nous ne l’ayons pas fait plus tôt.<br />Ils sont arrivés devant ma porte, avec des fleurs et des sourires, deux beaux enfants presque identiques mais en même temps si différents.<br />Très vite leurs enfants et les nôtres jouaient ensemble comme s’ils s’étaient toujours connus.<br />Très vite nous avons eu l’impression de nous être tous toujours connus.<br />Si la lecture de leurs écrits respectifs était une bonne introduction, la réalité de leurs personnalités respectives méritait qu’on ne s’en arrête pas là .<br />Ses mots à elle me touchent par l’émotion qui en transpire, par sa faculté à donner, aimer et écouter l’autre et les autres.<br />Sa vie est un combat, contre elle, pour elle, et pour tous ceux qui n’en ont plus la force ou pas la possibilité.<br />Elle veut croire en un monde meilleur alors qu’elle en côtoie souvent le pire, elle ne baisse pas les bras quand ce serait sans doute plus facile.<br />Ses mots à lui me touchent par leur sincérité et leur simplicité, des vérités-hameçons lancés sur la toile et qui accrochent, ne laissent jamais indifférents.<br />Son humour, son ironie aussi des choses de la vie, ne sont pas sans cacher une profonde sensibilité à l’humain et des blessures passées.<br />Il donne sans compter quand il aime, quitte à se prendre de plein fouet revers de médailles et reproches.<br />Elle et Il sont entiers, généreux, sur les chemins virtuels et dans la vie aussi.<br />D’anecdotes en confidences, de discussions en éclats de rire, de jeux improbables en mots inventés, de repas partagés en verres trinqués, le bonheur simple d’être soi-même et d’être bien ensemble.<br />Le temps nous a filé trop vite entre les doigts et les heures, même volées à la nuit, sont passées sur la pointe des pieds sans qu’on s’en aperçoive.<br />La frustration de leur départ n’a fait que confirmer cette merveilleuse impression qu’une belle amitié était en train de naître et que, c’est sûr, nous allions bientôt nous revoir.<br />On sait tous qu’on a encore beaucoup de choses à se dire, beaucoup à apprendre les uns des autres et, insatiables, l’impatience est déjà là de la prochaine opportunité.<br />Les moments que nous avons partagé sont de précieuses pépites que j’ajoute à ma petite collection, depuis déjà 2 ans que ce blog existe.<br />Merci à Kundun et sa douce, pour ce qu’ils sont et pour leur amitié.</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-30710700998569582262008-01-28T21:14:00.000+01:002008-01-28T21:30:11.673+01:00«Bougez avec la Poste», enfin commencez tout seul<div align="justify"><a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/BLD/BLD010/jp2006_0002815.jpg"><span style="color:#000066;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; CURSOR: hand" height="154" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/BLD/BLD010/jp2006_0002815.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#000066;">Je sais que Danny Boon en a déjà fait </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2abl2_dany-boon-la-poste_fun"><span style="color:#000066;">un sketch désopilant</span></a><span style="color:#000066;">, mais c’était plus fort que moi : il fallait que j’écrive sur cette merveilleuse administration qu’est La Poste.<br />J’ai eu ces derniers temps plusieurs fois l’occasion de me rendre à celle de ma ville, et depuis ma première visite j’angoisse à l’idée d’y retourner.<br />D’abord la Poste est située juste au bord de la nationale, à côté d’une école et de quelques commerces de proximité, à proximité desquels, justement, il est impossible de se garer.<br />Les seules places de parking sont disputées par des riverains désespérés qui aspirent uniquement à ne pas laisser leur voiture à l’autre bout de la ville lorsqu’ils rentrent éreintés du travail ou du plein de courses au supermarché.<br />Evidemment la Poste est au nord de la ville, alors que j’habite au sud, ce qui me rend l’accès à pieds, si ce n’est impossible, du moins difficile, surtout quand il faut effectuer l’aller ou le retour lesté d’un colis de plusieurs kilos.<br />Bref, tout ça pour dire que je me gare comme je peux, et pas forcément sur des emplacements appropriés (trottoir, abri bus…).<br />L’ennui c’est qu’il faut prévoir à chaque fois au moins une bonne demie heure pour accéder à l’unique guichet, ou à l’un des deux si l’on tombe par chance sur un jour en sureffectif, pour cause de RTT soldés ou d’erreur de planning.<br />Le 3ème guichet, celui du milieu, est destiné aux détenteurs de la carte professionnelle, pass magique qui est censé permettre aux chefs d’entreprise de ne pas perdre trop de leur précieux temps en allant directement à la case comptoir sans passer par la case file d’attente.<br />La première fois que je suis allée à cette Poste, il y avait déjà une dizaine de personnes devant moi, dont au moins la moitié de personnes âgées.<br />Oh, je n’ai rien du tout contre elles, mais j’ai eu largement le temps de me demander si cette tranche de notre population écrivait davantage de lettres que la moyenne, si elle tenait particulièrement à remettre son courrier en main propre au postier pour lui demander des nouvelles de sa mère plutôt que de le glisser bêtement dans une boîte impersonnelle, ou si, par peur de se faire agresser et voler, elle venait chaque jour retirer de son compte la somme nécessaire à ses achats quotidiens :<br />« - Je voudrais retirer 8 euros 24, s’il vous plait monsieur : il faut que j’aille acheter du pain, le journal et de quoi me faire une bonne soupe de légumes.<br />Pas de celles qu’on achète toutes prêtes et pleines de cochonneries de conservateurs non.<br />Mon feu mari adorait cette soupe, il nous a quittés il y a 12 ans maintenant, ça passe…vous savez ce que je mets dans ma fameuse soupe ? Des navets, des pommes de terre bien sûr…et bla bla bla »<br />Je comprends la solitude de certaines personnes âgées, et je compatis, mais de là à venir la combler au bureau de Poste, non : il y a bien assez de clubs de bridge ou de scrabble ici pour avoir une bonne excuse.<br />Bref, j’allais chercher un colis, que le facteur avait tenté de déposer chez moi la veille à 11h18, pendant l’un des seuls créneaux horaires où je ne suis pas censée être à la maison, vu qu’il faut que je sois à la sortie de l’école.<br />Alors que j’attendais patiemment (ou au moins en apparence), tout en jetant un Å“il à ma voiture (mal garée, je le rappelle), une privilégiée détentrice de la carte pro, juste devant moi dans la file, osa la question qui fâche en demandant pourquoi il n’y avait personne au 3ème guichet, celui justement tout fait exprès pour elle.<br />« - Ah désolée madame, mais le guichet pro n’ouvre que de 14 à 15 heures : il faudra repasser plus tard ou faire la queue comme tout le monde »<br />Nos regards incrédules et stupéfaits se sont croisés, et elle m’a prise à témoin : « On dirait un sketch, c’est fou ! Elle me sert à quoi cette carte si je dois faire la queue pendant une demie heure ? », et moi, compréhensive : « c’est clair que de 14 à 15, tout le monde le sait, les chefs d’entreprise n’ont rien de spécial à faire, si ce n’est aller à la Poste ».<br />Il aurait suffi que l’un des employés se décale d’un guichet l’espace de quelques minutes, mais a priori le déplacement latéral n’est mentionné nulle part dans les procédures de la Poste, pas plus que de quelconques objectifs de productivité visiblement.<br />Après une longue, longue, longue attente, j’arrive enfin au guichet, munie de mon bordereau et de ma pièce d’identité (heureusement que je ne l’avais pas oubliée, celle-là ).<br />Je ne vois pas la personne à qui je m’adresse, elle doit être assise par terre ou le comptoir n’est pas à la bonne taille.<br />En face de moi, une vitre à la propreté douteuse munie d’une large barre de métal pile à la hauteur de mes yeux : je dois me contorsionner en dessous pour apercevoir un petit monsieur de la cinquantaine, rabougri, au visage figé.<br />« Bonjour, je viens chercher un colis », et je m’empresse de lui remettre les documents avec le sourire.<br />Là , il part sans un mot dans la salle adjacente, qui semble être un entrepôt de colis de plusieurs milliers de m², étonnant pour une petite ville, étant donné qu’il ne revient qu’au bout de 15 minutes.<br />« Je ne l’ai pas trouvé, il ressemble à quoi ?<br />- Mais comment voulez-vous que je le sache, je ne l’ai pas encore vu, vous comprenez ? c’est pour ça que je viens le chercher d’ailleurs…<br />- Ah. »<br />Et il repart de plus belle encore 10 minutes.<br />Si ça continue je vais rater la sortie des enfants et je n’aurai même pas mon colis, ou comment passer sa matinée à piétiner pour rien.<br />Oh mon Dieu, il est 11h18 : peut-être que le facteur est en train de rédiger un autre avis de passage devant ma boîte aux lettres, alors que moi je suis là , à la Poste !<br />Inspirer, expirer, garder son calme.<br />L’employé revient alors, les mains vides, et s’assoit tranquillement : « Ah, j’ai oublié de regarder là . »<br />« Là », c’est un grand casier juste à côté de son guichet, qui contient évidemment mon précieux colis !<br />Je déteste la violence, mais je ne peux que constater avec étonnement le self-control des clients de la Poste : c’est peut-être parce qu’on n’a pas (encore) le choix, sinon le choix serait vite fait.<br />Une autre fois, je voulais à mon tour expédier un colis. J’avais apporté tout ce que je comptais y mettre, en me disant qu’acheter une boîte toute prête serait plus facile et rapide.<br />Après seulement 25 minutes, je déclarais à la dame du guichet : « Je souhaite acheter une boîte colis, voilà ce que j’ai à y placer », et de lui montrer mes cadeaux soigneusement emballés.<br />« - C’est pour la France ou pour l’étranger ?<br />- L’étranger<br />- Quel pays ?<br />- Tahiti<br />- Ah ben non, ça n’est pas l’étranger, les boîtes sont différentes ; c’est un DOM ou un TOM ?<br />- Mais j’en sais rien moi, pourquoi ? les boîtes sont aussi différentes pour chaque ?<br />- (criant à son collègue du guichet 1, à 2 mètres) Tu sais si on en a recommandé des boîtes DOM-TOM ???<br />- Non, faut que t’ailles voir en réserve<br />- Faut que j’aille en réserve<br />- (après 6 minutes 48 secondes) Non, on n’en a plus de la taille intermédiaire, j’ai juste le petit ou le gros modèle<br />- Dans le petit, ça ne rentrera pas, même à plat on le voit, et l’autre est beaucoup trop gros<br />- On va essayer de monter le petit<br />- Non, non, pas la peine (je tourne la tête et vois la file d’attente qui s’allonge et se met aux exercices de respiration contrôlée), on voit très bien que ça ne passera pas<br />- (après 3 minutes de simulation de montage) Ah non, c’est vrai c’est trop petit. Vous pouvez prendre le gros alors.<br />- Non, le contenu va nager, je n’ai pas de quoi le remplir<br />- Oui, mais il peut contenir 7 kilos<br />- Sauf que je n’ai pas 7 kilos de cadeaux à envoyer moi<br />- Vous pouvez l’emporter chez vous et le charger jusqu’à 7 kilos ?<br />- …Mais non ! Je n’ai rien d’autre à mettre dedans, je ne vais quand même pas le remplir de cailloux !<br />- Oh vous savez, on y est vite à 7 kilos, et puis il doit coûter dans les 40 euros, ça vaut le coup…attendez, je vérifie le code-barre…ah non : 75 euros »<br />Et là , tollé général dans la foule de gens incrédule qui s’est amassée derrière moi.<br />- Je ne vais pas acheter une boîte vide 75€ alors que je n’en ai pas pour cette somme à l’intérieur !<br />- Oui, mais vous pouvez mettre jusqu’à 7 kilos !<br />- … »<br />Et là , je suis partie avec mes cadeaux sous le bras en claquant la porte, c’en était trop pour mes nerfs.<br />De retour chez moi, il a fallu que je fabrique moi-même un emballage adéquat, en bricolant et recoupant un carton pioché dans mon garage (et il y en a !), et c’est toute fière que je me représente en 9ème place de la file d’attente le lendemain matin.<br />Je reconnais des visages familiers dans la queue : ont-ils passé la nuit sur place pour être sûrs d’arriver un jour au guichet ?<br />Il y a également de l’autre côté du comptoir la dame d’hier, et une jeunette : je vais attendre devant la novice, peut-être est-elle encore vierge de l’esprit d’entreprise, ou, avec un peu de chance, a-t-elle travaillé ou même effectué des stages auparavant dans une société privée.<br />J’ai trouvé le truc : dans la file, je bouquine, mets à jour mon agenda, trie mes tickets de caisse, bref : je m’occupe pour ne pas perdre patience.<br />J’ai même le temps de regarder les panneaux publicitaires et de découvrir leur super nouvelle opération marketing : pour toute ouverture d’un livret enfant, la Poste offre, tenez-vous bien : un sticker géant Shrek ! Le truc que tout le monde rêve d’avoir.<br />Je me demande où va notre monde, et mes pensées sont interrompues lorsque je me rends compte que ça y est, c’est à moi ! Je me présente enfin devant la jeune fille, et lui tends vaillamment mon colis-fait-maison digne de leurs boî-boîtes, avec beaucoup plus de ruban adhésif marron (j’en ai toujours à la maison, en cas de redéménagement en urgence).<br />Aucune question : elle sait lire une adresse toute seule sur un paquet et se contente de le peser. Elle ira loin cette petite, elle ne devrait pas rester au guichet bien longtemps.<br />« - Ca fera X euros madame, mais vous savez qu’en prenant un prêt-à -poster ça vous aurait coûté moins cher ?<br />- Oui je sais, MAIS VOUS N’EN AVEZ PLUS DE CETTE TAILLE, N’EST-CE PAS ? (assez fort pour que l’employée d’hier entende)<br />- (l’autre employée) Ah oui, c’est vous qui êtes venue hier, même que les gens derrière vous s’étaient tous moqués de moi quand je vous avais dit que la boîte coûtait 75€<br />- Oui oui<br />- (elle à sa jeune collègue) Oui mais elle peut contenir 7 kilos ! »<br />Ca ne doit pas être la Poste, juste une mauvaise parodie : les employés doivent avoir tellement d’humour qu’ils se caricaturent eux-mêmes à l’extrême, c’est ça ? Oui, ça doit être ça.<br />Et je laisse le mot de la fin à Dany Boon :</span></div><div align="justify"><span style="color:#000066;">« Bougez avec la Poste : ceux qui ont écrit cette pub ne sont jamais allés à la Poste ! S’il y a bien un endroit sur terre où ça ne bouge pas, c’est à la Poste ! »</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-7544183243732354782008-01-21T21:00:00.000+01:002008-01-21T21:10:00.243+01:00CarrieB fait sa résolution<div align="justify"><a href="http://images.fotosearch.com/bigcomps/csk/CSK218/KS13103.jpg"><span style="color:#cc9933;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 177px" height="173" alt="" src="http://images.fotosearch.com/bigcomps/csk/CSK218/KS13103.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#cc9933;">Il paraît qu’on a jusqu’au 31 janvier pour souhaiter ses vÅ“ux pour la nouvelle année, alors je suppose qu’il en est de même pour les résolutions.<br />Etant donné que nous sommes déjà le 21, il faudrait que je m’affole un peu, mais j’ai beau me creuser la tête, me malaxer les neurones, je ne trouve pas de résolution qui ne figure pas déjà au top 5 universel des choses qu’il serait plus raisonnable de faire.<br />Alors d’abord, une bonne année à tous ceux à qui je ne l’aurais pas déjà souhaitée (ça, c’est fait), et pour ce qui est des résolutions…<br />Je pourrais ré-arrêter de fumer, tiens, très original, puisque de toutes façons on ne peut plus fumer nulle part.<br />Ca sert à quoi de fumer sur le trottoir devant le restaurant sous une pluie battante, alors que pendant ce temps on se fait voler sa future conquête par le mec qui mâche des Nic*rette ?<br />Et puis j’avais déjà arrêté en 2006, repris en 2007, alors on pourrait dire que j’arrête de fumer les années paires, c’est toujours mieux que les bissextiles.<br />Il y a aussi la nourriture qui préoccupe pas mal de gens, bien sûr : perdre du poids, arrêter de manger des sucreries délicieuses et des plats bien consistants pour faire plaisir à ma balance, à la dentiste aussi, même si je pense sincèrement que ce sont mes chèques qui la satisfont davantage et qu’elle se frotte les mains après ces fêtes de fin d’année, l’hypocrite.<br />Et si je maigrissais vraiment, je serais obligée de refaire toute ma garde-robe, je ne pourrais plus mettre ma robe préférée, la grise, ni ce jean slim qui n’aurait plus de moulant que les os de mes chevilles.<br />Manger plus sain, plus équilibré, « au moins 5 fruits et légumes par jour », qu’il disent, et autant pour mes enfants, ce serait bien, c’est sûr.<br />Mais alors quand est-ce que je leurs fais des pâtes, de la purée, du riz, des crèpes, bref, tout ce qu’ils préfèrent ?<br />On va dire alors que 6 semaines par an, on ne mangera que des fruits et légumes : 43 par jour très exactement, comme ça en lissage annuel le compte sera bon.<br />On appellera ça « les semaines végétariennes », et ce sera trop drôle, si si les enfants : on va s’éclater à faire des flans aux courgettes et des gratins de topinambours, manger des régimes de bananes entiers et jouer à croque-carotte !<br />« Ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ! », entonnent-ils en chÅ“ur en dévorant respectivement une belle tranche de saucisson et une tartine de N*tella…<br />Et du sport, mais oui, il faut faire du sport ! Qui ne fait pas de sport ?<br />Ah bon il n’y a que moi ? Et si on a des amis qui en font, ça suffit ? Ou si on pense très fort qu’on en fait ?<br />En fait ça ne me dérange pas de faire du sport, non : ce qui me dérange c’est la démarche d’inscription, et aussi le fait de m’y rendre, mais une fois que j’y suis, tout va bien, les endorphines font leur travail, et ma conscience me félicite même chaleureusement après l’effort. Je la soupçonne d’ailleurs fortement d’être de mèche avec ma balance, la mesquine.<br />Ah, il y a aussi l’incontournable question de l’alcool : j’ai entendu dire qu’il ne fallait pas en abuser.<br /></div></span><div align="justify"><span style="color:#cc9933;">Oui, mais il faudrait quand même préciser si c’est mieux deux verres de vin par jour ou une bonne cuite de temps en temps.<br />J’habite dans la vallée du Rhône, et il me tient à cÅ“ur de soutenir les producteurs locaux, surtout quand il s’agit des viticulteurs : c’est important pour l’économie locale, et pas franchement désagréable, entre nous.<br />Donc, 6 semaines par an, je soutiendrai les maraîchers en dégustant les fruits et légumes du terroir, tandis que le reste de l’année sera consacré, avec la modération de rigueur, aux vignerons.<br />Au top des bonnes résolutions figure aussi « mettre de l’argent de côté », mais de quel côté d’abord ? Et pourquoi ? « Pour t’acheter une maison bien à toi, pardi ! » répondent ensemble tous mes amis bien intentionnés.<br />Sauf que, même en mettant l’intégralité de ce que je gagne de côté, il me faudrait une bonne vingtaine d’années pour pouvoir me la payer, cette maison, alors d’ici à ce qu’elle soit « bien à moi », elle sera surtout « bien à ma banque ».<br />Quant à placer de l’argent pour payer les études de mes enfants, ça ne sera pas utile : la grande veut être coiffeuse et le petit, Spiderman, et, à ma connaissance, nul n’est besoin de coûteuses et longues études pour y arriver, même si je n’exclus pas l’éventualité d’un changement d’avis d’ici quelques années (pour mon fils, ce serait assez indispensable, parce que je ne dispose pas des équipements adéquats, et qu’on risque de se moquer de lui quand il annoncera son choix à la conseillère d’orientation du collège).<br />Non, vraiment, je ne vois pas de résolutions originales pour mon top 5, si ce n’est, peut-être…<br />- Ne pas prendre de résolution du tout, ou en trouver une vraiment bonne pour 2009<br />- Ecrire plus souvent, sur ce blog, et ailleurs<br />- Arrêter de fumer quand même, ben oui, je ne suis pas folle non plus<br />- Trouver un bon travail (c’est pas que je m’ennuie à la maison, mais c’est drôle un temps)<br />- Commencer dignement à siffler avec des gants (celle-là , je l’ai trouvée sur le fameux, l’original, l’unique </span><a href="http://lucianoz.free.fr/?p=40"><span style="color:#cc9933;">Générateur Interactif de Bonnes Résolutions</span></a><span style="color:#cc9933;">)<br />Et vous, vous faites votre résolution en 2008 ?</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-64533537494399901532007-12-20T23:16:00.000+01:002007-12-20T23:24:44.403+01:00Esprit, es-tu là ?<div align="justify"><a href="http://www.fotosearch.fr/comp/CSK/CSK008/noel-arbre-brouille-~-pr83256.jpg"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand" height="161" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/CSK/CSK008/noel-arbre-brouille-~-pr83256.jpg" border="0" /></a><span style="color:#3366ff;">Je vous ai <a href="http://aboutthirty.blogspot.com/search?q=conte+de+noel">déjà raconté</a> les noëls de mon enfance et à quel point l’approche des fêtes me les remémore.<br />Bien loin du marketing agressif et de l’élitisme commercial, l’esprit de noël, le vrai, selon moi, ne s’achète pas, n’a pas de prix, ne se trouve pas en tête de gondole des grands magasins.<br />Je définirais l’esprit de noël en quelques verbes, tels qu’offrir, recevoir, s’émerveiller, partager, être solidaire, termes qui bien sûr doivent s’appliquer au quotidien, mais que cette période particulière de l’année souligne plus que jamais.<br />Offrir et recevoir, des cadeaux de toutes sortes, tant qu’ils sont sincères.<br />Un petit présent, une parole gentille, une pensée, un dessin, une carte fabriquée par des petites mains aimantes, sont autant de marques d’affection à communiquer à ceux que l’on aime.<br />Mon fils m’a offert tout à l’heure un petit sapin de noël-magnet en pâte à sel qui figure déjà en bonne place sur le frigo et me touche infiniment par sa symbolique : c’est la première Å“uvre d’artiste en herbe qu’il me ramène de l’école, et qui va ouvrir le balai de tant d’autres petits trésors.<br />Penser à ce qui ferait plaisir à ses proches, emballer les précieux cadeaux : l’éclat des papiers brillants et des rubans me projette dans celui qui fera bientôt briller mon regard du plaisir de les offrir à leurs destinataires, peu importe leur valeur ou leur taille.<br />S’émerveiller, retrouver un moment ses yeux d’enfant en accrochant les boules et guirlandes au sapin avec ma fille, en contemplant les illuminations de la ville à la nuit tombée, les maisons et vitrines décorées, les flocons de neige qui nous surprennent au réveil, et prendre le temps de s’arrêter au beau milieu d’une galerie marchande bondée pour observer les chalets animés d’oursons automates.<br />Partager, un repas, de bons moments, un peu de chaleur, avec la famille, les amis, ceux que l’on n’a pas forcément l’occasion de voir aussi souvent qu’on le voudrait.<br />D’ici quelques jours je fêterai noël avec mes parents, avant d’avoir la chance de pouvoir m’envoler vers la Finlande pour y retrouver ma petite sÅ“ur.<br />Pendant ce temps, mes enfants vont se partager entre leurs grands parents et arrière-grands-parents, profiter de ceux qui leurs sont chers mais dont l’éloignement rend la présence trop rare.<br />Etre solidaire, penser à ceux qui ont moins de chance, tendre une main bienveillante, ou encore joindre l’utile à l’agréable par de belles initiatives, telles que celle du village de noël de Pont-saint-Esprit, dans le Gard.<br />Nous y sommes allés en famille, et les enfants ont pu notamment y patiner, y luger ou y pratiquer le quad sur glace, le prix de chaque place d’attraction étant reversé à des associations pour la recherche sur les tumeurs de l’enfant.<br />Cet esprit de noël est bel et bien présent, là , quelque part, à portée de main.</span></div><div align="justify"><span style="color:#3366ff;">Je vous souhaite à tous et à toutes de le trouver, et de passer de merveilleuses fêtes de fin d’année.</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-54115871935112311902007-11-28T22:39:00.000+01:002007-11-28T23:03:29.215+01:00L'arche de noël<div align="justify"><a href="http://www.fotosearch.fr/comp/icn/icn203/monde-symboles-noahs-arche-~-f0013762.jpg"><span style="color:#cc0000;"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; CURSOR: hand" height="108" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/icn/icn203/monde-symboles-noahs-arche-~-f0013762.jpg" border="0" /></span></a><span style="color:#cc0000;">« - Alors, qu’est-ce que tu vas commander au Père-Noël cette année ma chérie ?<br />- Euh, maman…ben, y a un chien, deux chats, une tortue, un poisson, et aussi un lapin !<br />- Ah oui mais là il va y avoir un problème ma puce, nous avons déjà parlé de l’éventualité de prendre des animaux à la maison, tu t’en rappelles ?<br />Un chien : j’adore les chiens tu sais, j’en ai déjà eu, et ils ont été les plus gros chagrins de ma vie à l’époque.<br />La première est morte pendant que j’étais à l’hôpital, alors que je vivais encore chez tes grands-parents, et j’ai mis énormément de temps à m’en relever.<br />Le deuxième, j’ai été contrainte de le laisser derrière moi lors d’une sombre période de ma vie et ça a été un véritable déchirement.<br />Et puis les chiens, ça ne fait pas que des câlins : il faut les sortir régulièrement, les nourrir, les soigner…<br />- Mais…<br />- Pas de mais. Quant aux chats, parlons-en justement ! Je t’ai déjà dit que maman est allergique aux chats : dès qu’il y en a un dans la même pièce que moi, mes yeux gonflent et je me mets à éternuer sans pouvoir m’arrêter ; ça n’est pas bien joli à voir.<br />Tu vois, on a trouvé un assez bon compromis avec le chat de la voisine : il vient nous voir devant la maison, on le nourrit et tu peux le caresser tant que tu veux sans qu’il rentre chez nous.<br />Mais deux chats ? Pourquoi deux chats ? Déjà un seul…<br />- C’est que, maman…<br />- Parlons de la tortue : maman a eu des tortues quand elle était petite comme toi, et elles ont toutes eu une fin tragique : c’est que c’est fragile, ces petites choses, un courant d’air sur leur bocal près de la fenêtre et vlan, plus de tortue.<br />Et puis il faut dire qu’on ne partage pas grand chose avec une tortue non plus, ça n’est pas l’animal qui manifeste le plus son affection, si tu vois ce que je veux dire.<br />- C’est pas ça…<br />- Et les poissons…tu te souviens qu’on en avait acheté trois il y a quelques années ? Le plus gros a mangé les autres, et a fini par se suicider en se fracassant la tête contre les parois du bocal.<br />Bon d’accord, c’est rare les poissons schizophrènes et tueurs en séries, mais quand même.<br />- …<br />- Et puis un oiseau ? C’est fait pour vivre en liberté, un oiseau ! Déployer ses ailes et se laisser porter par le vent, au gré des saisons, chanter sur une branche d’arbre au creux d’une forêt, fabriquer son nid dans l’attente d’une portée à nourrir…Il n’y a rien de pire que de mettre un oiseau en cage, je ne le cautionnerai pas.<br />- Maman !<br />- Pour ce qui est du lapin, c’est un animal que je connais bien, pour en avoir élevé un certain nombre. Mes parents achetaient des lapins soit-disant nains, qui pesaient plus de 2 kilos au bout d’un an, et semaient leurs petites crottes partout dans la maison.<br />Tu sais que le mâle éliminait systématiquement ses bébés si on les mettait dans la même cage ? Si, si, ça peut être odieux un lapin, capable de piétiner sa propre progéniture…tu ne t’en remettrais pas.<br />Et puis, avec la vie qu’on mène, les week-end d’absence, comment pourrait-on gérer ces petites bêtes sans qu’elles soient malheureuses ?<br /><br /></span></div><div align="justify"><span style="color:#cc0000;">J’aime bien trop les animaux pour leur faire subir un tel sort.<br />Alors tu es comme tous ces enfants qui réclament des animaux uniquement pour le bon côté des choses, mais qui sont aux abonnés absents dès qu’il s’agit de s’occuper de leurs besoins primaires, c’est ça ?<br />- …(montant dans sa chambre en sanglots)...mais non maman, je voulais juste commencer une collection de </span><a href="http://www.hasbro.fr/page-de-resultats-63-1.html?cible=&age=&typej=&gamme=38&budget=&x=52&y=21"><span style="color:#cc0000;">Petshops</span></a><span style="color:#cc0000;"> ! »</span></div>CarrieBhttp://www.blogger.com/profile/13744828940676009212noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21757465.post-90380202340719621932007-11-19T15:51:00.000+01:002007-11-19T15:54:04.880+01:00L'affaire CarrieB<div align="justify"><a href="http://www.fotosearch.fr/comp/age/age004/detective-gangster-~-e53-146968.jpg"><img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 117px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" height="150" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/comp/age/age004/detective-gangster-~-e53-146968.jpg" border="0" /></a>Cela faisait déjà 4 mois que la dénommée CarrieB avait disparu.<br />Blogueuse avertie, elle ne laissait plus la trace d’un commentaire sur la toile, et n’offrait plus d’articles à ses lecteurs désemparés.<br />Quelques uns d’entre eux m’avaient engagé, moi, détective privé, pour la retrouver et savoir ce qu’il en était.<br />Mon enquête s’annonçait simple : une mère de famille qui n’a rien à se reprocher a priori ne s’évanouit pas comme ça dans la nature.<br />Je commençais donc mes investigations un beau jour d’août, sur son lieu de travail habituel, dans le nord de l’Ardèche, où depuis 5 ans déjà elle exerçait un métier sérieux et stable qui lui servait de couverture idéale dans la vie réelle.<br />Quelle n’était pas ma surprise d’apprendre de la bouche de son patron qu’elle avait donné sa démission quelques semaines plus tôt pour partir vers de nouveaux horizons !<br />Mais quels horizons ?<br />On me conseillait alors dâ€