tag:blogger.com,1999:blog-20824034428978735182008-07-19T09:22:36.553+01:00Rêves dans la nuit noireAl'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comBlogger120125tag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-8743683819506255062008-07-19T03:46:00.005+01:002008-07-19T09:22:36.563+01:00O Canada<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SIFV-UcVMdI/AAAAAAAAAyc/GWCrpYkJzl0/s1600-h/police+mont%C3%A9e.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SIFV-UcVMdI/AAAAAAAAAyc/GWCrpYkJzl0/s400/police+mont%C3%A9e.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224551571854275026" border="0" /></a><o:p></o:p><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Pas de rêves depuis quelque temps. Pas que je ne rêve pas : les cauchemars persistent à suinter par l’entrebâillement des Portails d’Hypnos avec cette régularité qui n’est pas leur trait le plus angoissant (étant par eux-mêmes, des concrétions d’angoisse, un peu comme des météorites encore fumantes, que l’on retrouverait au petit matin au bout d’un long sillon de terre déchirée). Juste, ils sont trop chauds, trop coupants, pour que je les manipule sereinement. Ou trop bêtes. Ou les deux. Plutôt s’abstenir que de décevoir mon faible lectorat. Il y a quelques heures, j’ai rêvé d’un manga dessiné psychiquement par des souris qui habitent une maison abandonnée. Le manga raconte les aventures dans l’espace d’une poignée d’ossements ; ces mêmes ossements, recouverts de toiles d’araignée alourdies de poussière brune, que les souris viennent contempler chaque jour dans une des anciennes chambres. Puis le rêve garde le thème du manga, mais avec des vampires. Et j’en perds le fil. Au réveil, à l’heure où les bars ferment pour confier leurs clients aux boîtes de nuit (j’ai parfois des horaires de sommeil très particuliers), je suis sorti dans la ville. Il me fallait marcher. Ma vie ne ressemble à rien. Ce n’est pas une vie. Je revis mon adolescence, en plus moisi, sans les folles échappées et les bringues en roue libre. Il est temps de couper le cordon ombilical, ce filament tenace.<br /></p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><br /></p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-37617979044675342492008-07-09T15:40:00.002+01:002008-07-09T15:42:08.201+01:00Le rêve de la banlieue pavillonnaire<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SHTOLlV4jZI/AAAAAAAAAyU/k6zcqjD1BRE/s1600-h/cauchemar+freddy.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SHTOLlV4jZI/AAAAAAAAAyU/k6zcqjD1BRE/s400/cauchemar+freddy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221024566427028882" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une banlieue pavillonnaire, la nuit. Peut-être est-elle vide d’habitants, en tout cas le soleil ne se lèvera pas car c’est un rêve au sein<span style=""> </span>d’un rêve. Des scientifiques en blouse blanche, le visage dissimulé par un voile d’obscurité, y mènent des expériences. Cette ville existe dans les rêves d’adolescents de différentes époques. L’un d’eux est l’écrivain Robert Howard. Les scientifiques tentent de conditionner ces adolescents par la terreur, les suggestions hypnotiques prenant la forme de cauchemars. Un adolescent d’allure ingrate court dans un parc pour échapper à des chiens parlants, qui lui disent du monde ce qu’il ne veut surtout pas savoir. Une jeune fille se retrouve piégée dans un cinéma, à regarder un film incompréhensible en compagnie d’autres adolescents ; on l’autorise à sortir, mais c’est pour traverser un dédale de chambres où on la confronte à des visions incestueuses. Le jeune Howard, quant à lui, tente de s’évader d’un camp de travail, où dans la poussière d’autres jeunes gens des années 30 s’échinent sur des machines étranges, sortes de groupes électrogènes monstrueux posés sur des rails. Sa mère visite sa chambre, inquiète, tandis qu’il gît impuissant. A son chevet, elle trouve un livre sur les loups-garous. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-3262404454235680492008-07-02T04:22:00.002+01:002008-07-02T04:23:49.256+01:00Le rêve du temple perdu d'Akhénaton<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SGr0n_j39AI/AAAAAAAAAyM/svbWv0U_DJE/s1600-h/temple+perdu.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SGr0n_j39AI/AAAAAAAAAyM/svbWv0U_DJE/s400/temple+perdu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218252086176117762" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je fais partie d’une équipe d’archéologues britanniques, dans les années 20, en Egypte. Nous sommes quatre. L’autorité appartient au plus âgé, érudit au visage en lame de couteau. Il ne s’entend pas très bien avec son subordonné, un jeune professeur à l’allure virile de héros de <i>serial</i>, qu’il trouve trop impulsif. La femme de ce dernier nous accompagne, elle aussi travaille à l’université. Des casques coloniaux complètent nos tenues kaki. On conduit les camions de l’expédition. Nous laissons une longue traîne dans ce désert crépusculaire, entre le sol poudreux et le ciel du même brun terne. Il n’y a pas de vent à proprement parler, juste des mouvements d’air nerveux, lourds d’une tempête de sable. Laquelle ne tarde pas à éclater, nous dispersant. Mon camion suit celui du couple. On sort en courant trouver refuge au pied de rochers noirs, tourmentés par des millénaires d’abrasion : les bourrasques ont déblayé l’entrée d’une grotte. Des inscriptions en démotique veinent ses parois. Nous progressons plus avant, pour déboucher sur une salle dont l’immensité se laisse deviner entre les rais d’une lumière ténue, tombant depuis des failles dans le plafond. Séparés par l’obscurité, des îlots de hiéroglyphes racontent, à l’étonnement du jeune professeur, des passages qui figurent à peine déformés dans l’Ancien Testament. Sur une paroi, en face de l’ancienne entrée comblée par le sable, une autre énigme : on a gravé en grec un hymne au soleil remontant au monothéisme d’Akhénaton. Au sein des mots les lettres ont une disposition verticale curieuse, comme si le lapidaire, ne connaissant rien au grec, avait suivi l’ordre d’écriture d’un hiéroglyphe. Le lendemain, une équipe de secours dirigée par le vieux professeur nous libère. En quête d’informations sur cette découverte, nous nous rendons à Louxor. Orthographié « Luksor ». Le lieu du rêve ne ressemble en rien au site tel qu’on le connaît. C’est une petite ville arabe construite sur les ruines d’une ancienne bibliothèque, plus ancienne et plus vaste que la bibliothèque d’Alexandrie. Les colonnes obèses des anciennes salles hypostyles gisent, de travers ou renversées, sur des centaines de mètres au-delà des maisons, formant un faubourg mégalithique d’une tristesse infinie. Il n’y a qu’à se baisser pour récupérer des livres, certes en miettes ou peu s’en faut, mais dont le papyrus a été préservé par le climat sec du désert. Les enfants du pays fouillent les ruines en petits groupes, pour ensuite les revendre aux touristes. Chez un bouquiniste, en parcourant au péril de s’étouffer des rayonnages aussi labyrinthiques que surchargés, nous trouvons des références au temple perdu. Il nous faut rentrer à Londres pour planifier des fouilles. De retour, après des mois passés à batailler pour les crédits, nous découvrons horrifiés que les Japonais ont été plus rapides et en ont profité pour restaurer le temple perdu d’Akhénaton à la manière shinto, avec plein de petits autels à offrande et des guirlandes de papier torsadé. L’ensemble comprend même un bâtiment pour les chercheurs. Dégoûté, furieux, je me mets à tout arracher. <span style=""> </span></p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-12886032225176032212008-06-19T17:10:00.002+01:002008-06-19T17:12:35.975+01:00Le rêve du banquet des monstres<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SFqFLsSAq5I/AAAAAAAAAwU/E3znmoSGhs0/s1600-h/banquet.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SFqFLsSAq5I/AAAAAAAAAwU/E3znmoSGhs0/s400/banquet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213625954546527122" border="0" /></a><br /><span style="font-style: italic;">Désolé pour cette interruption d'un mois. Soucis personnels, grosse flemme, etc...<br /><br /></span> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je loge dans un grand hôtel sur la côte, en Espagne, en compagnie de mes parents et de cousins. L’hôtel fait également casino, on y joue principalement aux dés. Ce sont les fêtes de fin d’année. Pour le premier de l’an, on va dîner dans un hôtel voisin. Un grillage, posé au milieu de la longue table rectangulaire, nous sépare des autres clients, peu nombreux. La salle de banquet ressemble à un réfectoire de monastère, avec des tables massives, dépourvues de nappes. On mange des gâteaux à la crème. Au milieu du repas, je glisse imperceptiblement dans une dimension parallèle. Il s’agit des mêmes lieux, quoique plus sombres. A la place des clients et du personnel, il y a des monstres. La chair et les os sont tordus, les yeux expriment une sourde malveillance. Je parcours l’hôtel en courant, ouvrant les chambres au hasard, à la recherche d’un passage. Je crois que mon père me cherche. Les alter ego monstrueux de mes cousins tentent de m’aider comme ils peuvent. Lorsque enfin je réintègre le monde normal, je m’assois à table et je mange du gâteau. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-17105983534225663852008-05-11T17:38:00.001+01:002008-05-11T17:39:58.883+01:00Le rêve de l'île d'Egma<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SCchRb7zR-I/AAAAAAAAAtI/vkksdpiY6bs/s1600-h/ruine+sous-marine.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SCchRb7zR-I/AAAAAAAAAtI/vkksdpiY6bs/s400/ruine+sous-marine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199160878262601698" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">J’ai rêvé d’un archipel à moitié englouti, situé entre l’Égypte et Chypre. L’une de ses îles, portant le nom d’Egma, a une importance particulière. Il suffit de plonger non loin du rivage pour visiter les ruines de ses anciens villages, avalés par la mer durant l’Antiquité. C’est le fragment d’un rêve interminable à l’ambiance <i style="">pulp</i>, impliquant des voyages dans le temps : parties de chasse au Jurassique contre un crapaud géant, investigations dans le Tunis des années 1900 sur une mystérieuse secte de janissaires… Les ruines sous-marines me fascinent, dans l’éveil comme dans le rêve, et ce depuis que je suis gosse. Que peuvent bien représenter ces avatars de l’Atlantide sur la carte de mon inconscient ? </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-11793635976285708262008-05-07T20:56:00.003+01:002008-05-07T21:13:25.094+01:00Un bout de rêve sur une main<div style="text-align: justify;">Ces derniers temps je rêve toujours autant, à la différence près qu'au réveil il ne me reste plus qu'un magma incohérent dont j'ai les plus grandes peines du monde à tirer un récit. Voici deux bouts de rêves qui ont émergé tant bien que mal.<br /><br />Avec un groupe scolaire je me promène dans les rues d'une petite ville. On croise des capoeristes. L'un d'eux, un jeune homme torse nu portant des dreadlocks, déplace son index sur sa main gauche à chaque évolution du rythme (puisque la Capoeira se pratique accompagnée de chants et de musique). Sa main gauche est peinte en vert, et porte des traces brunes qui évoquent le genre de bandes dont on sert pour mixer avec des logiciels du type <span style="font-style: italic;">Soundforge</span>.<br /><br />Je suis au lit en compagnie de ma mère et de mon frère, dans la chambre de mes parents. On lit des magazines. Soudainement, j'ai envie d'aller aux WCs. J'y vais. Là je me rends compte qu'il me manque de la lecture. Je reviens dans la chambre pour me servir dans la pile de revues. Tandis que j'en attrape une, mon frère fait une remarque sur la récente inversion de mon rythme circadien. Alors, je vis la nuit ? A cet instant, mon envie pressante devient intolérable, et je me mets à chier abondamment, de partout, y compris de la bouche. Ce sont des boudins énormes qui jaillissent, mon pantalon est rempli.<br /></div>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-14453413900684966772008-05-01T19:13:00.001+01:002008-05-02T01:39:35.551+01:00Le rêve de la fille aux tresses faites de tentacules<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SBpivjbB3EI/AAAAAAAAAgs/PO-54epHLoQ/s1600-h/apollinairePoulpe.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SBpivjbB3EI/AAAAAAAAAgs/PO-54epHLoQ/s400/apollinairePoulpe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195573689227271234" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><span style=";font-family:";font-size:100%;" >Une voisine vient me rendre visite en début de soirée. Elle porte des tresses qui sont en fait de longs et fins tentacules, car elle s’est fixée sur les tempes des petits poulpes qui adhèrent par succion. Puis avec des amis on sort en boîte. Au petit matin c’est l’hiver ; de la glace recouvre les flaques, tandis que la circulation salit et repousse la neige à moitié fondue. Je n’arrive pas à retrouver ma voiture, bien que je l’aie garée dans un des trois parkings à proximité. Alors j’erre parmi les groupes de noctambules qui rentrent chez eux à pied. J’ai une vision très précise du quartier : des immeubles d’habitation datant des années 60, leur alignement perturbé par les boîtes de nuit, l’ensemble massé de part et d’autre d’une grande rue, laquelle donne sur un carrefour puis un pont. D’anciennes amies du lycée m’invitent à prendre un cappuccino dans un café.</span></div>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-61501108262551210762008-04-27T20:03:00.001+01:002008-04-27T20:04:34.014+01:00Le rêve de la bibliothèque d'Aristote<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SBTONTbB2lI/AAAAAAAAAcw/jwaunrHsOOI/s1600-h/forteresse+ottomane.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SBTONTbB2lI/AAAAAAAAAcw/jwaunrHsOOI/s400/forteresse+ottomane.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194002998212287058" border="0" /></a><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans le rêve, au milieu des paysages désolés du nord de la Grèce, se trouvent les restes monumentaux de la bibliothèque d’Aristote. Le bâtiment a survécu jusqu’à nos jours car les Ottomans ont élevé par-dessus une de leurs forteresses, enterrant les anciens manuscrits entreposés par les Byzantins. C’est aujourd’hui le lieu de fouilles intensives. Je m’y rends avec un groupe de journalistes. Après la visite, on me propose pour quelques drachmes de sponsoriser une excavation. Je choisis l’endroit, n’importe où dans le labyrinthe de couloirs, et des ouvriers ôtent le dallage, creusent, et si j’ai de la chance, extraient des livres de valeur, peut-être même des rouleaux remontant à l’antiquité. Certains lieux sont plus propices que d’autres. On me dit que tout est arrangé et que je me fais arnaquer. Pourtant, je ne résiste pas à la tentation. Les premières fouilles sont décevantes : pour l’essentiel des encyclopédies vieilles d’un siècle seulement. Mais alors que je m’apprête à abandonner, derrière des livres, je trouve un vieux portefeuille. Les personnes autour de moi haussent les épaules, à tord : c’est celui de Saint-Exupéry, qui avait séjourné dans la forteresse quelque temps dans les années 20, lors d’un raid aérien. De quoi rentabiliser largement mon investissement. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-72266191494080415342008-04-18T16:52:00.006+01:002008-04-22T20:52:45.485+01:00Le rêve du film Z<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SA5B_zbB2KI/AAAAAAAAAZQ/ME5Sd0a6xAc/s1600-h/zombie.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SA5B_zbB2KI/AAAAAAAAAZQ/ME5Sd0a6xAc/s400/zombie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192159984795900066" border="0" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SAjEE87-gcI/AAAAAAAAAYQ/75czZSsNUig/s1600-h/killersfromspace.jpg"> </a><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Adolescent, je faisais partie d’une bande de nerds, vaguement grunge, qui se délectait de films Z. Le week-end, autant poussés par l’ennui que par une sorte de fascination pour le grotesque, on prenait nos mobylettes et on allait à la ville voisine en louer par paquets de quatre ou cinq. Le rêve se déroule à cette époque. On va en Lousiane, dans les bayous, aider au tournage de films de zombis. Des films très très amateurs, avec à la caméra deux frères. Les tournages ont lieu de nuit, autour de leur maison, en l’absence des parents. Tout le monde participe : nous bien sûr, mais aussi les copines ou l’éventuel petit frère ou petite soeur. Les effets spéciaux sont bricolés à partir d’abats et de pétards. Puis l’un des frères, le plus âgé, va répéter avec son groupe dans un coin aménagé, à la limite du marais. La prise de sa guitare est fichue, alors, comme il ne peut pas jouer, la répétition est annulée. On apprend plus tard qu’il s’est suicidé de frustration. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-8648989802176801652008-04-17T23:47:00.005+01:002008-04-18T01:46:16.754+01:00En mythoscope<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SAfUo87-gaI/AAAAAAAAAYA/hv9zmco5AMY/s1600-h/Sentinel1024.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SAfUo87-gaI/AAAAAAAAAYA/hv9zmco5AMY/s400/Sentinel1024.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190350895585329570" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;">Deux nuits d'insomnie, deux nuits passées à lire Lovecraft et à visionner et revisionner Call of Cthulhu, l'adaptation culte -si j'ose dire- tournée <a href="http://www.cthulhulives.org/cocmovie/trailer.html"><span style="font-style: italic;">en mythoscope</span></a>. Enserré dans la couette, les membres pris dans le cocon, les yeux grands ouverts sur la pénombre, j'ai fixé des heures le rectangle noir de la porte entr'ouverte, terrifié à l'idée qu'au delà de ce seuil à la géométrie douteuse, quelque part, là-bas, un être incroyablement ancien se tenait accroupi et guettait. Oui, j'ai des nuits un peu particulières. Mais c'est le thème de ce blog, non ? Qui pourrait évoluer. J'ai vu à la FNAC une tablette graphique en promotion, que je songe à m'offrir sous peu -enfin, dès que j'aurai dégagé quelques thunes-, afin de démarrer un projet de webcomic qui me trotte dans la tête depuis longtemps. Comme je ne sais pas dessiner, je compte partir de captures de vieux films de SF (au charme rétro et... libres de droit !), retaillées pour entrer dans des strips. Qui formeraient alors une sorte de roman-photo déglingué. Un développement pharaonique des collages réalisés pour illustrer mes rêves. Immensément laborieux si je me cantonne à la souris. Mais on verra bien. On y est pas encore.<br /><br /><br /></div>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-63364060797712809822008-04-14T20:22:00.002+01:002008-04-14T20:41:10.139+01:00Le rêve du frère peintre<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SAOzP87-gZI/AAAAAAAAAX4/keSzOjHfTuw/s1600-h/peintre.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/SAOzP87-gZI/AAAAAAAAAX4/keSzOjHfTuw/s400/peintre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189188282298040722" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Mon frère et moi avons été enlevés par des extra-terrestres. C’est un tout autre rêve, et ces extra-terrestres ont plus à voir avec une jet set intergalactique qu’avec les petits-gris le plus souvent associés aux histoires d’enlèvement. On ne revient pas aujourd’hui, mais dans les années 70, chez nos parents. Quant au frère qui m’accompagne, je ne sais plus vraiment si c’est bien mon frère ou si c’est moi, dédoublé. Bref, depuis son retour, mon frère s’est mis dans la tête de devenir peintre. Il abandonne son travail au sein de l’entreprise familiale pour se consacrer à sa carrière. Ma réaction est très violente. Je n’aime pas ce qu’il fait, je le trouve trop basique, trop « art contemporain des années 70 ». Je le dis partout. Mais comme il est en phase avec son époque, il rencontre le succès, et ses toiles s’accumulent à la maison. Finalement, intoxiqué par mon jugement, il se décourage et déchire ses toiles. Je le regarde faire avec une joie mauvaise. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-25121580118534436432008-04-07T06:18:00.002+01:002008-04-07T06:32:21.387+01:00Le rêve de la fillette<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R_mxp5L096I/AAAAAAAAAXw/-Pc_dOTf3EQ/s1600-h/alice.jpeg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R_mxp5L096I/AAAAAAAAAXw/-Pc_dOTf3EQ/s400/alice.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186371779177019298" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je suis chez un ami. Dans le rêve, il habite un petit pavillon, en campagne. Il a transformé son garage en salle télé. On est assis sur de grandes cuvettes de WCs, reconverties en fauteuils. On regarde un dessin animé de SF, pas vraiment passionnant, en discutant de choses et d’autres. Le dessin animé fini, j’ai la surprise de voir une fillette se lever en écartant les bras. Elle a de longs cheveux noirs ondulés et des yeux pétillants d’intelligence. Elle s’était enroulée dans une couette entre nous deux. Mon ami m’explique que c’est sa nièce, qu’il la garde jusqu’au soir. Au réveil, je me souviens : elle est décédée depuis déjà plusieurs mois… </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-6349424061099015402008-04-06T04:41:00.001+01:002008-04-06T04:41:45.727+01:00Un bout de bois se décomposant à la surface d'un océan noir<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;">Depuis quelques temps, je me suis fait plus rare dans la notation de mes rêves. Il y a une raison à ça : je m’en souviens moins bien. Ma mémoire semble s’être dégradée pour une raison qui n’appartient qu’à elle ; et lorsque malgré tout, je me souviens quand même, j’ai moins envie de faire l’effort qu’implique la mise au propre. En plus, en ce moment, je suis malade. Je fais des rhinopharyngites à répétition, de la variété la plus agressive. Là, je profite d’une accalmie dans la fièvre pour écrire ce petit mot. Il suffit d’un peu de fièvre pour me faire perdre toute capacité de concentration ou de mémoire, c’est dire à quel point mon cerveau ne vaut pas grand’chose. Les rêves que je fais quand je suis malade sont un magma incohérent transpercé par des éclats de peur, de culpabilité, d’angoisse. Par exemple, je rêve que je loge chez un oncle et une tante, à l’étage. Une nuit, pris d’une terreur abjecte, je déboule de l’escalier. Pourquoi ? Et de quoi j’avais peur ? Je ne suis même pas certain de l’avoir su dans mon rêve. Mais la dégradation des rêves n’est pas le seul symptôme. Plus dangereusement, je sens que je me rapproche de ce précipice à côté duquel je marche tous les jours. Ou plutôt, à côté duquel je fais du surplace. Mon envie de vivre est très fragile : c’est plus une sorte d’habitude désespérée, maintenue à coup de cachets, qu’une véritable conviction. Un pote vient de se suicider. Une foule s’est déplacée pour l’enterrement ; il a causé une grande peine parmi les gens que je connais, et fait pleurer tout le monde. Ca m’a servi de leçon, quant au suicide. Un suicide c’est égoïste. Il y aura toujours quelqu’un à qui on fera de la peine, même si on a l’impression du contraire. Rien que mon chat. C’est un siamois. Je viens d’apprendre que les siamois étaient capables de se laisser dépérir s’ils ne voyaient plus leur maître, au bout d’une période assez courte. Petit enfoiré. Pourtant, je ne vois pas d’issue. Je ne peux pas me suicider, mais je ne peux pas vivre non plus. Je ne fais rien de mes journées. Je n’arrive pas à écrire. Pas de volonté. Écrire pourrait un jour me faire sortir la tête hors de l’eau, à défaut de me rendre millionnaire. Alors, je m’en empêche. Si je mange, c’est plus par boulimie névrotique (rigoureusement surveillée) que par réelle faim. Et je dors. Je dors pour fuir. C’est ma solution au dilemme. A moins que ça ne soit les cachets. J’ai essayé de me passer des cachets. En quelques jours je suis revenu à ce qui doit être mon état naturel. Je ne veux plus le revivre. Cette nuit, je me sens comme un bout de bois se décomposant à la surface d’un océan noir. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-59787050645023068652008-04-03T21:19:00.002+01:002008-04-04T03:04:20.123+01:00Le rêve du manuscrit<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R_U8DJL095I/AAAAAAAAAXo/-efzbWdsMps/s1600-h/burroughs.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R_U8DJL095I/AAAAAAAAAXo/-efzbWdsMps/s400/burroughs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185116570689795986" border="0" /></a><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je vais passer quelques jours chez un ami écrivain et sa copine. Il insiste pour lire les quelques pages d’un roman que j’ai commencé à écrire, sur un flic confronté à des disparitions d’origine extra-terrestre, dans le New-York des années 50. On est dans sa chambre. Il annote mon manuscrit ; il trouve le début très bon, mais le reste vraiment nul. Il me dit, un peu gêné, que je perds mon temps avec l’écriture, que je n’ai pas le talent pour. De rage, incapable de parler, je m’empare de son stylo et j’écris sur la première page : TU M’AS DIT QUE JE N’AI AUCUN AVENIR FILS DE PUTE. Je vais dans le salon rassembler mes affaires. J’entends sa copine qui lui dit de ne pas s’en faire, que je suis un pauvre type. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-78261113024841294992008-03-27T20:22:00.002Z2008-03-27T20:24:44.859ZLe rêve de la princesse solitaire<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-wCO5L094I/AAAAAAAAAXg/NICnbdhfFKk/s1600-h/princesse+au+lit.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-wCO5L094I/AAAAAAAAAXg/NICnbdhfFKk/s400/princesse+au+lit.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182519726088451970" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je suis vêtu comme au XVIIIème siècle, et un valet m’accompagne. Pourtant je dispose d’un appareil photo numérique. Je loge dans un château, vide à l’exception d’une belle et jeune princesse, la maîtresse des lieux. Peut-être a-t-elle des domestiques, mais il fait nuit. Dans la journée, je me suis promené à cheval dans la campagne. J’ai pris des photos d’arbres. L’appareil que j’utilise a le pouvoir de révéler les formes latentes dans l’écorce : elfes repliés en position fœtale, aux vastes ailes diaphanes ; corps surpris dans leur dernier instant, figés par les cendres d’une explosion volcanique, et que la brise effrite… Je me glisse dans la chambre de la princesse pour voler une photo d’elle dans son sommeil. Elle se réveille brusquement. Elle me demande de lui montrer les photos. Je mets l’appareil en mode diaporama. Les photos se succèdent très vite, comme un petit film d’animation stroboscopique. Puis en riant elle va chercher mon sexe, le sort, et entreprend de le couper avec un cutter, par petits coups. Curieusement, le sang ne gicle pas. Juste une coupure rouge bien nette. A mi-chemin je prends conscience de la situation et je lui dis d’arrêter. Je quitte le château en courant. Vu de l’extérieur, le château ressemble à celui de ma famille. Je traverse en battant des bras le pré en contrebas; la nuit m’engloutit. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-20430271081497507802008-03-27T19:35:00.001Z2008-03-27T19:37:45.800ZLe rêve du chat<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-v3aZL093I/AAAAAAAAAXY/3jT98snbW0U/s1600-h/minou.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-v3aZL093I/AAAAAAAAAXY/3jT98snbW0U/s400/minou.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182507829029042034" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Encore un rêve de téléportation. Je me réveille un peu avant l’aube, paniqué car je n’y vois rien : panne de courant. La chambre, dans mon appartement, et ma chambre, chez mes parents, se confondent : je sais que je suis dans mon appartement seulement parce qu’il y a mon chat qui dort contre mes jambes. Il y a, sur ma gauche, un élément de ma chambre d’adolescent : un combiné radio-cassettes-cd posé sur un tabouret. J’entends des bruits, et la télé, très étouffée, en provenance de la cuisine, chez mes parents, comme à chaque fois qu’ils se lèvent. Je voudrais prendre le petit-déjeuner avec eux. Je me lève, le chat me suit. Je porte un pyjama. Dès que je passe la porte, je suis dans le couloir, chez mes parents. Je suis guidé par la lumière en provenance de leur chambre et de la cuisine. Ils échappent forcément à la panne de courant de mon appartement. Mon père est dans la cuisine, quant à ma mère elle est encore en train de se lever. Je vais la voir. Elle est ravie de cette surprise, elle me demande comment j’ai fait pour venir dans la nuit sans les prévenir. Je lui explique, je lui montre le chat occupé à tout sentir, en lui disant que c’est mon élément de repère, mon attache, qu’il me permettra de rentrer chez moi (dans le rêve, je pense au mot « clef »). Je ne suis qu’à moitié réel. Puisque la porte de ma chambre fait sas de téléportation, ma mère se dit que je repartirais bien avec quelques meubles qu’elle gardait pour me les donner. Dans une sorte de frénésie, devant la porte, elle empile tables basses et commodes, comme si elles n’avaient pas de poids. De beaux meubles art déco, c’est dommage que je n’aie pas de place dans mon appartement. Puis je prends le chat dans mes bras, et je rentre en réintégrant une sorte de moi spectral resté figé un peu après la porte. <span style=""> </span></p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-6695710600574664712008-03-23T08:40:00.004Z2008-03-23T08:45:03.534ZLe rêve du goulag<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-YXq5L092I/AAAAAAAAAXQ/P6v0gAADOVk/s1600-h/mandelstam-ossip.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-YXq5L092I/AAAAAAAAAXQ/P6v0gAADOVk/s400/mandelstam-ossip.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180854447008708450" border="0" /></a><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">C’est le début du printemps, en Sibérie, dans les années 30. Il gèle encore le matin. Un cinéaste et sa femme ont été enfermés par les forces de progrès dans un camp de travail, sur ordre direct de Staline. Le camp est un grand bâtiment dont on restaure les murs de briques. Le cinéaste est grand, très maigre et affaibli, ses yeux trahissent une nostalgie abyssale. Une cigarette tordue dépasse de son écharpe. Sa femme est belle en dépit de ses yeux cernés, de magnifiques boucles blondes s’échappent de l’espace entre le col de son trench coat et son béret. Le couple erre dans la cave en compagnie d’autres prisonniers politiques. Ils attendent leur exécution. On appelle le cinéaste, pour qu’il monte. On lui laisse écrire une dernière lettre à sa femme, sur un pupitre d’écolier. Il la laisse blanche, se contente de signer. Un ouvrier lui demande de venir l’aider sur une plate-forme, en haut d’un mur. Il pousse un soupir, ce n’était que pour accomplir une corvée, finalement. Arrivé en haut, l’ouvrier le pousse. Au sol, un groupe se forme pour l’achever à coup de marteau.<span style=""> </span>Une tristesse infinie s’abat sur l’ouvrier chargé de l’exécution. Il ne contrôle plus ses larmes. Le directeur du goulag est gêné, car l’opération devait rester discrète. Il envoie l’ouvrier à la cave. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-11336236366908038072008-03-21T01:40:00.004Z2008-03-21T01:43:36.131ZLe rêve du grenier<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-MSLJL091I/AAAAAAAAAXI/QKLZKtjxAek/s1600-h/grenier.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R-MSLJL091I/AAAAAAAAAXI/QKLZKtjxAek/s400/grenier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180003979059590994" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Une variante d’un rêve que j’ai déjà fait plusieurs fois. J’habite un appartement différend. Il n’a rien de particulier, c’est juste un autre appartement. J’ai faim. J’ouvre plusieurs plats tout prêts, bien au-delà de mes besoins, j’en laisse les trois-quarts dans une assiette, au frigo. Quelqu’un frappe à ma porte. C’est ma grand-mère. Je passe le seuil et instantanément, je suis dans sa maison. La porte du grenier et celle de mon appartement se confondent. Dans la vaste cuisine, baignée de la lumière d’un jour de printemps, il y a ma mère et deux de mes tantes. Elles sont contentes de me voir, mais s’étonnent de ma venue à l’improviste. Je suis venu par téléportation. Je ne reste pas. Je n’ai de toute façon pas pris mes affaires. On discute un moment. Le soir arrive. Il me faut repartir. Si le coup du grenier ne marche plus, je suis bon pour prendre le train. Mes craintes se confirment. Je monte dans le grenier. Il occupe l’intégralité de l’étage, abandonné depuis longtemps. C’est la caverne d’Ali Baba de mon enfance ; labyrinthique, poussiéreuse, riche d’un passé mystérieux. Apparemment, des touristes y logent. Près de l’escalier, un couple s’affronte à l’escrime, à l’aide de poutres. Il les manipule avec grâce, comme si elles n’avaient pas de poids. Je m’assoupis en regardant le duel. Je me réveille dans l’appartement du début du rêve. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-72443406361160297152008-03-18T02:55:00.002Z2008-03-18T03:01:07.879ZLe rêve de la bombe<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R98wZXaIMjI/AAAAAAAAAXA/t_01osyjP6s/s1600-h/st-ex+desert.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R98wZXaIMjI/AAAAAAAAAXA/t_01osyjP6s/s400/st-ex+desert.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178911308837827122" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je fais partie d’une organisation terroriste, dans les années 50, à Paris. Il est prévu que je me fasse sauter. Le rêve est dans les tons gris-clair. Je suis allé chercher la bombe dans une librairie que tient un contact. La librairie est spacieuse, elle occupe toute une maison ensoleillée. Le libraire a dissimulé la bombe dans un livre de poche. C’est un classique de l’âge d’or de la SF, l’œuvre d’un auteur américain. Le roman décrit les randonnées dans le désert d’un pilote chargé de faire s’abattre le feu nucléaire. Il court pour rattraper quoi ? Mais je ne veux pas mourir. Je suis un traître. Je me rends dans une planque des services secrets, au fond d’une cave à vin derrière un panneau coulissant. Un agent m’attend. Je dénonce le complot. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-77182628055580280482008-03-17T00:00:00.005Z2008-03-19T04:52:03.628ZLe rêve du backstage<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R921cXaIMiI/AAAAAAAAAW4/aFhmsekJ8-4/s1600-h/faust2.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R921cXaIMiI/AAAAAAAAAW4/aFhmsekJ8-4/s400/faust2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178494645470507554" border="0" /></a> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je suis dans une petite ville qui monte à l’assaut d’une colline. Au sommet, il y a un terrain vague, avec de l’herbe et des arbres, sur lequel donnent d’anciennes fermes. Il y a plusieurs mois de ça, on y a dressé une scène pour un concert. On ne l’a toujours pas démontée car une partie du public la squatte encore; la mairie n’ose pas procéder à l’évacuation. J’y vais un soir par curiosité et pour voir une amie. Le backstage, surpeuplé, est occupé par des étudiants d’extrême-gauche, ainsi que par des groupes resserrés d’altermondialistes. <span style=""> </span>Ils fument des joints, se font à manger sur des réchauds. Au fur et à mesure que je me fraie un chemin, je reçois des regards mauvais, des coups de coude, on cherche à me faire tomber. Je prends conscience de la haine paranoïaque des yeux fixes et brillants, de la violence difficilement contenue derrière la mollesse des gestes. Le sourire sanglant de l’innocence, quand par l’affirmation d’un idéal, on recherche l’abolition des barrières morales. Mon amie se précipite à mon secours, me prend par le bras et me fait sortir. Sous les étoiles, elle me dit de ne plus jamais revenir. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-75227215689187264672008-03-14T03:53:00.005Z2008-03-14T03:58:27.871ZLa Porte des Rêves... située dans l'Interzone ?<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R9n3DXaIMhI/AAAAAAAAAWw/PQRNzQ0cXmo/s1600-h/CFR04083_009.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R9n3DXaIMhI/AAAAAAAAAWw/PQRNzQ0cXmo/s400/CFR04083_009.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177440883834368530" border="0" /></a>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-76329985440591917972008-03-11T17:14:00.003Z2008-03-11T17:40:27.272ZLe rêve de la princesse japonaise<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R9bCo3aIMgI/AAAAAAAAAWo/CNHj0NlOr88/s1600-h/princesse.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R9bCo3aIMgI/AAAAAAAAAWo/CNHj0NlOr88/s400/princesse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176538829033058818" border="0" /></a><br /><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je suis assis en tailleur dans un dojo, en compagnie d’autres personnes. J’ai sur mes genoux le fac-similé d’un livre d’estampes, avec des espaces à remplir pour le texte. Le sensei possède le même livre, en japonais, qu’il traduit à voix haute. Au fur et à mesure qu’il lit, je note la traduction au feutre. Je calligraphie chaque mot, car je veux que mon exemplaire soit unique, je compte l’offrir à quelqu’un. Le livre raconte la légende d’une princesse dont le mari est parti à la guerre. La princesse se rend dans un temple au sol rouge, pour y danser le printemps et la sauvagerie des combats; jusqu’à ce qu’elle s’effondre, à bout de forces. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-85197443171348801352008-03-06T10:21:00.001Z2008-03-06T10:23:10.228ZLe rêve de l'émission télé<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8_F7jVUFRI/AAAAAAAAAWg/8k-jkCpzDQQ/s1600-h/guignols.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8_F7jVUFRI/AAAAAAAAAWg/8k-jkCpzDQQ/s400/guignols.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174572123759580434" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je fais partie d’un groupe de personnes qui ont remporté, via un concours, le droit d’assister à l’émission <i style="">Les Guignols de l’Info</i>. Plusieurs jours d’affilée, depuis les coulisses. Sauf que je suis là par hasard et que j’ai pris la place d’une autre personne qui n’est pas venue. Je suis un peu perdu, je ne sais jamais où me mettre. Les coulisses sont labyrinthiques et encombrées : de câbles, de consoles, de gens pressés. Il faut constamment se tasser dans un coin, pour laisser passer un technicien ou éviter le champ d’une caméra. Je pars à la recherche de toilettes. Je parcours plusieurs étages d’un fouillis incroyable. Je traverse même une pièce éclairée à la bougie, qui remonte à l’époque où l’immeuble était un hôtel particulier. Une personne y dort, j’entends ses ronflements, mais elle demeure invisible. Pour le dernier jour, on doit se mettre sur son 31. Je m’habille anglais, je me sens fin et élégant. Le type que j’ai supplanté se pointe en pleine réunion de préparation, l’après-midi. Il demande ce qui se passe. Aïe. <span style=""> </span><o:p></o:p></p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-46501178019485429762008-03-06T09:49:00.003Z2008-03-06T09:51:26.925ZLe dormeur ne doit pas se réveiller<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8--WjVUFQI/AAAAAAAAAWY/mKErJHfOBpg/s1600-h/frankenstein.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8--WjVUFQI/AAAAAAAAAWY/mKErJHfOBpg/s400/frankenstein.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174563791523026178" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Je me lève très tôt le matin. Je m’occupe du chat, je prends un petit-déjeuner qui se résume à une baguette de pain de campagne et un mug de café. Et puis, parfois, horrifié à la perspective d’une journée de plus à tirer, je me recouche… Mes rêves sont rarement agréables. Le plus souvent même, ils me dérangent terriblement. Pourtant, mes rêves ont une qualité que ma vie n’a pas : tout y est possible. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-2082403442897873518.post-24007764181708079232008-03-04T01:35:00.002Z2008-03-04T01:36:32.231ZDeux rêves sur l'adolescence<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8ynhLia2XI/AAAAAAAAAWQ/9uXjkvFqNns/s1600-h/mante+g%C3%A9ante.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_uAnxRhaGv7M/R8ynhLia2XI/AAAAAAAAAWQ/9uXjkvFqNns/s400/mante+g%C3%A9ante.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173694260416534898" border="0" /></a><br /> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Un magazine télé au format poche a décidé d’augmenter considérablement sa pagination de BDs. Il y a même des hors série assez épais, toujours en poche, qui offrent des intégrales. Il s’agit de BD franco-belge des années 70-80, comme Gaston Lagaffe ou les Schtroumpfs.<span style=""> </span>Plusieurs petits rêves sont consacrés à la lecture de séries imaginaires. Un ancien rêve médiéval fait même sa réapparition sous forme de BD. Je suis de nouveau adolescent, je vis chez mes parents ; je décide d’acheter le magazine plusieurs semaines de suite ainsi que des hors série. Je les montre à ma mère. Enfin quelque chose que je peux lui montrer. Non seulement manifeste-t-elle de l’indifférence, mais elle avait justement besoin d’un exemplaire pour réaliser un gratin. C’est-à-dire qu’elle prend le magazine, qu’elle le met dans un plat, qu’elle le recouvre de fromage et qu’elle le met au four… </p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><o:p> </o:p></p> <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">Dans le rêve, j’ai une sœur. Le rêve se passe essentiellement dans ma chambre d’adolescent, chez mes parents. Ma sœur se passionne pour le catholicisme. Elle se laisse embobiner par un vague prêtre aux idées sectaires. Elle veut devenir nonne. De jeune et belle, elle devient petite et grosse, à la peau jaunâtre. Elle continue de se tasser, tout en se transformant en insecte. Une mante religieuse blanche et bleue. Chitineuse, replète. J’essaie de la convaincre d’arrêter avant qu’il ne soit trop tard, mais elle refuse d’entendre quoi que ce soit. Je l’écrase entre les pages d’un livre. Puis avec un briquet, je brûle les posters de ma chambre, à même le mur : ils me lançaient des regards maléfiques. </p>Al'http://www.blogger.com/profile/01061204495804400184noreply@blogger.com