tag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-89090796075093322132008-02-12T13:21:00.000+01:002008-02-12T13:37:51.396+01:00Crise financière (4) : "D'accord pour ne rien dire"<a href="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R7GTAgtvHAI/AAAAAAAAAM0/rHHRLH0933o/s1600-h/G7.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166071884561718274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R7GTAgtvHAI/AAAAAAAAAM0/rHHRLH0933o/s320/G7.jpg" border="0" /></a><br /><br /><p align="justify">Tous les quotidiens se l’accordent : le G7 n’a pas démontré une volonté politique suffisante pour reprendre la main sur la crise. « G7 : d’accord pour ne rien dire » titrait le Journal du Dimanche, « le sommet de Tokyo a offert une nouvelle preuve de l'inefficacité de ces rendez-vous. […] Encore les marchés se sont-ils habitués au fil du temps à limiter leurs espérances. Mais, cette fois-ci, ils ont pu en outre prendre en compte l'aveu d'impuissance des membres du sommet de Tokyo », renchérissait la Tribune ».<br /><br />C’est grave, nos leaders politiques semblent ne plus vouloir donner de direction, ni prendre de décisions. Ils ont à peine évoqué les taux de change, n’ont rien dit sur le subprime si ce n’est l’appel aux banques à publier toutes leurs pertes – ils ne pouvaient quand même pas faire moins –… bref, ils n’ont donné aucune directive économique et se sont contentés d’afficher quelques bonnes intentions dont on sait pertinemment qu’elles n’auront aucun effet.<br /><br />Parce que nous n’acceptons pas que le pouvoir politique ne prenne pas ses responsabilités, voici un début de propositions que nous soumettons au débat et qu’il conviendra d’enrichir au fil du temps.<br /><br />1/ Inscrire à l’ordre du jour du Parlement un débat annuel sur la situation des marchés financiers, avec des représentants des banques, le Gouverneur de la Banque de France et des agences de rating. Alors que le Parlement européen et de nombreux parlements nationaux se sont saisis de sujets complexes liés aux activités financières (les LBOs, les hedge funds, l’impact des fonds quantitatifs sur les prix et les volumes de titres échangés), le Parlement français ne s’y est pas encore attelé. Or le marché est devenu un acteur économique comme un autre et il est indispensable de le prendre en compte pour une réflexion globale.<br /><br />Lors de ce débat, devront être présentés clairement un état macro des principales tendances ainsi qu’une présentation quantifiée des risques portant tant sur le bilan que le hors bilan, à la fois des banques mais aussi de toutes les structure adjacentes (hedge funds, véhicules de titrisation, « rehausseurs de crédit » (monolines).<br /><br />En particulier, un point précis devra être présenté sur les innovations financières. On constate que chaque nouvelle crise porte quasiment sur la dernière innovation en date… pour laquelle, par définition, les leçons tirées de la crise précédente ne peuvent s’appliquer.<br /><br />2/ Engager une réflexion avec nos partenaires européens sur les organismes non régulés et échappant à la consolidation : hedge funds, véhicules de titrisation. On le voit bien, la crise s’est certes propagée via les banques, mais ce ne sont pas elles qui l’ont initiée mais bien les organismes non régulés.<br /><br />3/ Demander à la Cour des Comptes de mener un audit précis des investissements opérés par les collectivités locales. En particulier, il s’agira de s’assurer qu’aucun investissement dans des produits dérivés n’est entrepris. Cet audit devra faire l’objet d’une présentation devant le Parlement. </p><div align="justify"><br /></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.com